Lancement d’une pétition : Euthanasie, ne nous laissons pas abattre !
L’équipe Tout mais pas ça ! de la Fondation Jérôme Lejeune lance une pétition :
Depuis des mois, les militants de l’euthanasie occupent sans relâche le terrain : instrumentalisation de la fête de la Toussaint, chantages à un référendum, incrustation au Salon des maires, présence sur les marchés de Noël… Leur stratégie est claire : faire croire à un consensus, installer l’idée que la légalisation serait une « priorité des Français ».
Pourtant, tous les sondages sérieux montrent l’inverse : non seulement la demande d’euthanasie n’est pas une attente du pays mais elle baisse.
C’est précisément pour briser ce récit politico-médiatique, porté par une élite et un audiovisuel public qui verrouillent le débat, que nous lançons une pétition : Euthanasie, ne nous laissons pas abattre !
Elle met en lumière ce que beaucoup sentent confusément : une manipulation de l’opinion, une tentative d’imposer à marche forcée une loi qui ferait basculer notre société dans une logique d’abandon des plus fragiles.
Notre objectif est simple : rendre la parole à cette majorité silencieuse, souvent peu mobilisée (supprimer “sur ces sujets”) mais lucide face aux dérives de ce débat confisqué. Vous pouvez nous (supprimer “y”) aider.
Alors que les discussions reprennent au Sénat dès janvier (en commission la semaine du 12, en séance à partir du 20 et vote solennel le 28 janvier), chaque signature compte réellement. Une pétition ne change pas seule le cours des choses, mais elle peut infléchir des votes, convaincre des indécis, soutenir des initiatives alternatives en cours et rappeler qu’une autre voie existe : celle du soin, de la solidarité, et du refus de faire de la mort une réponse politique.
👉 Signez et faites signer autour de vous : https://stop-euthanasie.fr
En brisant le mythe idéologique du consensus, nous pouvons empêcher que la France franchisse une ligne qui ne se franchit qu’une fois.
Le député LFI Raphaël Arnault définitivement condamné pour violences volontaires en réunion
Le député La France insoumise Raphaël Arnault, Archenault de son vrai nom, fiché S, a été définitivement condamné par la justice pour «violences volontaires en réunion» en mars 2025.
Le député avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Lyon en février 2022. Mais il avait interjeté appel. Alors qu’un nouveau procès se profilait, son avocat a demandé le renvoi de l’audience à deux reprises. Raphaël Arnault a fini par renoncer à son appel, en toute discrétion, il y a plusieurs mois. Un arrêt de la cour d’appel de Lyon du 10 mars 2025 constate son désistement.
L’affaire qui lui a valu cette condamnation remonte au 24 avril 2021. Ce jour-là, aux alentours de 17h, une manifestation d’identitaires se déroule sur la place du Forez, dans le 1er arrondissement de Lyon. Au niveau de la rue des Capucins, un jeune homme de 18 ans est pris à partie par un groupe de six individus parmi lesquels se trouve Raphaël Arnault. Le jeune est agrippé, bousculé, plaqué contre un mur. Ses agresseurs lui demandent d’enlever sa veste pour «vérifier s’il n’a pas de tatouage nazi» puis de déverrouiller son téléphone. N’obéissant pas à cette seconde injonction, le jeune homme est projeté à terre. Souffrant d’hématomes et d’écorchures, il se voit attribuer un jour d’ITT (incapacité totale de travail).
Fondateur de la «Jeune Garde», Raphaël Arnault est identifié grâce à ses vêtements, reconnaissables sur la vidéosurveillance. Le plaignant reconnaît formellement le militant antifa. Placé en garde à vue en juin 2021, Raphaël Arnault nie en bloc. Il conteste sa présence sur le lieu des faits et affirme que le plaignant s’est «trompé». Mais lors du procès devant le tribunal correctionnel de Lyon, le 18 février 2022, le futur député fait volte-face. Il reconnaît finalement avoir été présent lors de l’agression.
Le tribunal correctionnel de Lyon l’a condamné à quatre mois de prison avec sursis pour «violences volontaires en réunion ayant entraîné une ITT d’un jour» et 1600 euros de dommage et intérêts, qu’il a depuis payés à la victime. Le tribunal lui a accordé une dispense de sa condamnation au bulletin numéro 2 de son casier judiciaire, ce qui lui permet de continuer à travailler dans l’éducation nationale.
En plus de sa condamnation pour violence, Raphaël Arnault est mentionné dans plusieurs procès verbaux pour des affaires d’agression ou de menaces.
Union des droites au Parlement européen
La Croix gommée s’inquiète : au Parlement européen le Parti populaire européen (PPE) n’hésite plus à s’allier avec les groupes de droite pour faire passer certaines mesures, mettant fin au cordon sanitaire :
À Strasbourg, la « majorité Venezuela » fait trembler l’hémicycle. Au Parlement européen, cette majorité désigne la réunion de la droite, soit le Parti populaire européen (PPE, 188 membres), et des trois groupes d’extrême droite : les Conservateurs et réformistes européens (CRE, 78 membres), les Patriotes pour l’Europe (PfE, 84 membres) et l’Europe des nations souveraines (ENS, 25 membres). Le surnom de cette coalition remonte à septembre 2024, quand ces quatre groupes ont voté de concert une résolution reconnaissant le candidat d’opposition Edmundo Gonzalez Urrutia comme président du Venezuela, après une élection finalement confisquée par le sortant Nicolás Maduro. Ce vote a marqué une rupture. Longtemps, le PPE a été la pièce maîtresse au Parlement européen d’une alliance dite « traditionnelle » qu’il formait avec les socialistes (S&D, 136 sièges) et les centristes de Renew (77 fauteuils). Mais la donne a changé car le PPE n’hésite plus à s’allier avec les groupes à sa droite, même pour des dossiers législatifs.
Les textes s’enchaînent : votes sur le « devoir de vigilance » (CS3D) et sur les obligations des entreprises de mesurer leur impact sur la planète (CSRD), sur le règlement anti-déforestation, vote d’amendements budgétaires cherchant à financer des murs anti-migrants.
Le gynécologue refuse de prendre en charge un homme qui se prend pour une femme : il est relaxé mais aussi condamné !
Un gynécologue exerçant à Pau était poursuivi pour avoir refusé de prendre en charge un homme se prenant pour une femme (transgenre). Il a été relaxé le 4 décembre par le tribunal correctionnel mais écope toutefois d’une amende de 1000 euros avec sursis pour avoir « tenu des propos transphobes sur Internet ».
Sollicité par un homme de 26 ans, le médecin l’informe via sa secrétaire qu’il ne peut pas le prendre en charge.
« Je n’en ai pas les compétences, je n’ai jamais vu dans ma carrière une glande mammaire chez un homme sous traitement hormonal depuis trois ans ».
Suite à ce refus, le compagnon laisse un commentaire négatif sur la page Google du praticien. Ce dernier répond alors qu’il s’occupe de « vraies femmes », n’ayant « aucune compétence » pour prendre en charge des hommes « même s’ils se rasent la barbe et qu’ils viennent dire à [sa] secrétaire qu’ils sont devenus femmes ». Le gynécologue conclut la réponse à ce commentaire en « remerci[ant son interlocuteur] d’avoir informé les personnes trans de ne jamais venir [le] consulter ».
Qualifiant ce message d’« ordurier » et le refus de rendez-vous de « purement discriminatoire », le procureur Orlane Yaouanq a requis une peine de six mois de prison avec sursis, et une amende de 3750 euros.
Le conseil régional de l’ordre des médecins avait sanctionné le spécialiste de six mois d’interdiction d’exercer, dont cinq avec sursis !
Cinq associations s’étaient constituées parties civiles dans l’affaire.
Source : Gènéthique
Procession aux flambeaux – Immaculée Conception – à Dijon le dimanche 7 décembre
Procession aux flambeaux, en l’honneur de l’Immaculée-Conception, à Dijon, Dimanche 7 décembre, 17.30
Depuis de la cathédrale St Bénigne – Place St Bénigne – 21000 DIJON. Organisé par le Prieuré de la Sainte-Famille – FSSPX – DIJON – Déclarée en préfecture.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
La France et l’Europe chrétiennes s’islamiseraient-elles à marche forcée ?
De Antoine Bordier, auteur, biographe, essayiste, consultant et journaliste indépendant :
Cette question se pose de plus en plus dans la France de Clovis, de saint Louis, et de de Gaulle. Il en est de même dans une Europe de 730 millions d’habitants qui compte encore 500 millions de chrétiens. La question se pose au moment où le voyage du Pape Léon XIV en Turquie et au Liban a suscité de nombreuses questions : pourquoi le Chef de l’Eglise catholique a-t-il refusé de prier dans la Grande Mosquée Bleue d’Istanbul ? Pourquoi n’a-t-il pas dénoncé la désacralisation de la cathédrale Sainte-Sophie et sa transformation forcée en mosquée par le dirigeant Erdogan qui enferme ses opposants et refuse toujours de reconnaître sa responsabilité héritée dans le génocide des Arméniens perpétré par les Ottomans ? Eclairage.
Ici au Liban, Charbel qui est un jeune professionnel trentenaire travaillant dans les nouvelles technologies évoque ses aller-retours avec la France ces 10 dernières années où il a étudié en partie :
« J’ai vu la France changer trop vite entre 2015 et aujourd’hui. Maintenant, je vois de plus en plus de femmes et de jeunes filles avec le voile intégral. Et, je vois de plus en plus de mosquées. Je me suis rendu la dernière fois à Strasbourg, et j’ai été choqué de voir la plus grande mosquée de France et d’Europe en construction. Pour moi la France n’est plus la France. Elle est en danger… Et l’Europe aussi. »
Cet échange sur la France, l’Europe et le Liban, mêlée de son opinion, ses observations et ses expériences en tant que Libanais sonne comme une alerte, un tocsin qui retentit depuis Beyrouth. Charbel s’interroge sur le voile islamique, sur la charia, sur le halal.
La France, l’islam et les mosquées
Si on veut se souvenir des conquêtes musulmanes qui ont marqué la France et le sud de l’Europe, il faut remonter avant 732. Les forces armées musulmanes de l’émir Abd al-Rahmân al-Ghâfiqî, les omeyyades, ont, déjà, conquis l’Espagne et s’y sont installées. Dans un premier temps, il n’y a pas d’islamisation forcée, car les troupes berbères et arabes ont pour principal objectif de voler les trésors des chrétiens qui se trouvent dans les abbayes, les églises, les monastères, les villes et les villages. Il y a des dizaines de milliers de chrétiens qui tombent sous le sabre musulman.
Dans un deuxième temps et parce que l’avancée des armées de l’émir a été stoppée par Charles Martel, en 732, dans les environs de Poitiers et de Tours, les forces musulmanes qui battent en retraite et sont obligées de retraverser les Pyrénées pour se cantonner en Espagne commencent à convertir de forces les populations chrétiennes. Des mosquées sont construites. C’est le deuxième temps de la conquête.
En Espagne, les premières mosquées sont construites après la conquête musulmane, vers 720-750. Et, en France ? Il en est de même, avec notamment la mosquée de Narbonne, dont il ne reste aucune trace.
En cinq siècles, l’islam a conquis : l’Arabie Saoudite, l’Egypte, la Syrie, l’Iran, l’Irak, la Lybie et tout l’Afrique du Nord, qui était chrétienne. Une partie de l’Europe est, également, devenue musulmane. Puis, la chrétienté a repris ses territoires, en Europe en tout cas. L’épisode des Croisades (entre le 11e et le 13e siècle) s’explique par le fait que les terres chrétiennes, la Terre Sainte de Jérusalem était conquise par les Fatimides (d’Egypte), puis par les Seldjoukides (Turcs des steppes d’Asie, près de la mer Aral).
Ensuite, il y a l’épisode Ottoman et de nouvelles mosquées ont fait leur apparition entre le 13e et le 20e siècles. De nouvelles mosquées en Europe !
En France, la première mosquée qui subsiste encore est celle de Paris, construite entre 1922 et 1926. La grande mosquée de Paris fêtera son centenaire l’année prochaine.

Combien de musulmans et de mosquées en France ?
Il est difficile d’avoir les chiffres exacts. Ils sont plus ou moins approximatifs concernant le nombre de musulmans. Ce qui est certain, c’est qu’ils étaient moins de 200 000 à la sortie de la Première Guerre mondiale, et qu’ils seraient entre 7 et 12 millions. Sur une population de 70 millions, ils seraient entre 10 et 15%, avec une nette augmentation ces 10 dernières années liées à l’immigration de masse en provenance d’Afrique du Nord.
Le nombre de mosquées et de salles de prières est plus facile à obtenir. Le chiffre de 3 000, dont 2 000 mosquées, circule. Selon le CFCM, le Conseil Français du Culte Musulman, fondé par Nicolas Sarkozy pendant son mandat (2007-2012) pour mieux encadrer le culte, il y aurait en France 2 600 à 2 700 mosquées et salles de prières. Leur nombre a été multiplié par 300 ! En 1975, il n’y avait que… 8 mosquées en France.
La France deviendra-t-elle musulmane en 2050 ?
C’est la question que se poserait une majorité de Français. Selon certains sondages, les Français ont un ressenti très négatif sur le sujet de l’islam. Et, ils n’auraient pas tort. Des projections sont très inquiétantes : en 2050, près de 20% de la population serait musulmane, et il y aurait plus de 5 000 mosquées en France.
La question de l’islam est un sujet de plus en plus complexe. D’autant plus que la radicalisation fait peur.
Il faut ouvrir le Coran et le lire pour bien comprendre que l’islam est comme une plaque tectonique qui vient percuter une autre plaque tectonique : la plaque arabo-berbère-musulmane et la plaque européo-franco-chrétienne s’entrechoquent avec des dégâts déjà apparents.
Que serait une France musulmane en 2050 ? Pour bien comprendre ce que risque de devenir la France, il faut regarder ce que sont devenus les pays chrétiens du Moyen-Orient. Les chrétiens y ont été persécutés, soumis. Les attaques, les génocides, les guerres, les injustices et les pogroms y ont été le lot quotidien des chrétiens. Le Moyen-Orient a été vidé de son sang chrétien. Ils sont devenus ultra-minoritaires. Ceux qui restent sont des Héros, des Martyrs, des Saints !

L’exemple de la Turquie : une alerte pour la France
Il faut regarder ce que sont devenues l’Anatolie, Byzance, la Cilicie, une partie de la Grèce antique, sous les coups de boutoirs des Seldjoukides, des Turcs, à partir du 11e siècle. Il faut regarder toutes les persécutions que les chrétiens ont enduré pendant des siècles jusqu’à l’abomination des abominations, après les guerres et les pogroms : le premier génocide du 20è siècle, le génocide des 1,5 millions d’Arméniens, celui des Assyriens, celui des Araméens, celui des Chaldéens, celui des Syriaques. Que de sang, que de spoliation, que de tragédies et de crimes, que d’abominations au nom de l’islam contre les chrétiens.
En Turquie, les chrétiens visités par le Pape Léon XIV à la fin du mois de novembre ne dépassent pas le chiffre de 100 000 ! Ils étaient combien au début du siècle dernier avant les génocides de 1915 ? Ils étaient plus ou moins 3 millions ! Est-ce pour cela que le pape a refusé de prier dans la mosquée bleue ? La première mosquée construite en Anatolie daterait du 13è siècle. Et, la première église ? C’est l’Eglise Saint-Pierre d’Antioche, dont l’apôtre Pierre devint le premier prêtre, avant de devenir le premier pape. Et pourquoi Erdogan a-t-il désacralisé la Cathédrale Sainte-Sophie d’Istanbul pour la transformer en mosquée ? Pourquoi reste-t-il figé dans le déni du génocide ? Pourquoi avons-nous laissé faire l’épuration ethnique des Chrétiens du Haut-Karabakh, en Azerbaïdjan ? Certes, il y a eu des protestations au plus haut niveau de l’Etat français et au plus haut niveau de l’Union Européenne, mais les accords énergétiques et les accords gaziers, le fait que la Turquie soit dans l’OTAN, tout cela ressemble à des baisers de la mort, des compromissions, des lâchetés, des soumissions, enfin, des trahisons, non ?

Et, les politiques dans tout ça ?
Oui, effectivement, si le sujet est religieux, dans un état laïque comme le nôtre, qui a érigé la loi de 1905 au-dessus des religions, malgré des racines chrétiennes, il est vite devenu politique.
A droite des personnalités politiques comme Marine Le Pen, Eric Zemmour, Marion Maréchal Le Pen, Sarah Knafo, Jordan Bardella, Eric Ciotti, dénoncent le « grand remplacement » en cours en France. Elles dénoncent l’islam, l’islamisme « terreau du terrorisme ». En effet, depuis 50 ans, les attaques terroristes en France sont principalement dues aux attaques terroristes islamistes. Plus de 300 morts !
D’autres personnalités plus molles, plus au centre, moins à droite, dénoncent du bout des lèvres cette islamisation en marche : comme Bernard Retailleau et François-Xavier Bellamy.
Au centre-gauche, à gauche et à l’extrême-gauche, les alliances, les connivences et les soumissions aux électeurs appartenant au monde musulman (issus de l’immigration pour la plupart) sont de plus en plus légion. D’ailleurs, la plupart de ces politiques soutiennent le Hamas. Ils sont dénoncés par leurs confrères dans l’opposition comme antisémites. La question qui est posée, en outre, à La France Insoumise, LFI : sont-ils soumis aux Frères musulmans, aux salafistes, aux Loups Gris, etc.
Les politiques prennent position au nom de la France ? Non, au nom du Prophète… La France a peur… à juste titre !
La Grande Mosquée de Strasbourg
Sa vidéo a fait plus de 100 000 vues en quelques minutes. C’est celle de Marion Maréchal Le Pen, ce jour. On voit la députée européenne devant la plus grande mosquée d’Europe qui est en pleine construction à Strasbourg.
Cette mosquée géante turque ne se trouve pas à Istanbul, mais bien à Strasbourg.
Aux élections municipales, nous devons tous nous mobiliser pour faire barrage à l’islamisme ! pic.twitter.com/ZdCZf87WI4
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) November 30, 2025
Déjà, il y a quatre ans, en mars 2021, l’annonce de sa construction avait fait scandale, puisque le maire de l’époque, Jeanne Barseghian, d’origine arménienne, avait donné son accord et prévoyait même une subvention de près de 10% du coût de l’édifice, évalué à plus de 30 millions d’euros.
Elle alerte et dénonce les associations, mouvements et structures politiques et religieuses qui se cachent derrière. « Ce projet, il est mené par le Millî Görüs, une sulfureuse organisation islamiste turque, qui gère 71 mosquées en France, et 500 en Europe et qui promeut un islam frériste, séparatiste et hostile à nos valeurs françaises et européennes. » Elle dénonce, l’ombre d’Erdogan qui se profile. Erdogan ne s’est pas caché qu’il voulait contrôler l’islam de France, comme Alger le souhaite, et plus loin, comme l’Iran cherche à le faire avec la présence de 50 000 franco-libanais appartenant au Hezbollah.
L’enjeu des prochaines élections en France
Dans cette France et dans cette Europe où la déchristianisation est en marche, où les églises sont attaquées, brûlées ou transformées en bar, en discothèque, en habitation, ou en magasin, à l’inverse la croissance de l’islam et de l’électorat musulman est devenue un enjeu majeur.
En France, en mars 2026 auront lieu les prochaines municipales. Déjà, dans les 40 000 villes et villages de France des milliers de candidats s’affichent comme étant musulmans et proche des milliers radicaux. La plupart viennent renforcer les listes situées au centre et à gauche.
Comme à New-York, comme à Londres, combien de villes et de villages français vont-ils tomber aux mains d’élus qui ne cachent pas leur appartenance à l’islam ?
Concluons avec cette phrase d’Hassan II, le roi du Maroc : « Ils ne seront jamais 100% Français. »

Reportage réalisé par Antoine BORDIER
Copyright des photos A. Bordier et Vatican Media
I-Média – Le projet Macron : la labellisation des opinions
Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Martial Bild reviennent sur le scandale du “label”.
Au programme :
Le dossier du jour : La labellisation des médias et des sites d’information
– La déclaration d’Emmanuel Macron
– Label d’État ou simple ministère de la vérité ?
– Les initiatives de contrôle du contenu des médias : Décodex, la certification “Journalism Trust Initiative” (JTI)
– Le rôle actif de RSF : Reporters sans frontières dans le projet de contrôle
– Les réactions politiques et médiatiques
Conclusion : Le service public est le premier pourvoyeur de fake news.
Portrait piquant : Claude Chollet évoque Pierre Haski, président de RSF – Reporters sans frontières.
Un sacristain de la cathédrale d’Orléans menacé de mort
Le 2 décembre, un sacristain de la cathédrale Sainte-Croix, à Orléans, a déposé plainte pour menace de mort. Un homme auquel il a demandé de sortir de l’édifice religieux pour fumer, aurait mimé un geste à la gorge avec un couteau.
«Pas d’avenir sans enfants» – colloque sur la démographie avec Marion Maréchal
Le constat est alarmant : pour la première fois, le nombre de naissances est inférieur au nombre de décès dans notre pays.
Dans le même temps, l’Europe connaît une immigration massive sans précédent. La France et l’Europe font face à un effondrement historique de la natalité. Si rien n’est fait, c’est à terme notre disparition qui est programmée.
Pourquoi notre natalité s’effondre-t-elle ? Notre société peut-elle survivre à ce séisme ? Quelles solutions pour un véritable « réarmement démographique » ?
Experts, journalistes et élus vous donnent rendez-vous pour une soirée inédite consacrée à l’enjeu vital des temps à venir.
Intervenants :
Gabrielle Cluzel • Pr Jean-Didier Lecaillon • Rodrigo Ballester • Laurence Trochu • Sebastiano Caputo • Louise Morice • Eddy Casterman
Les interventions commencent à partir d’une heure :
51 milliards d’euros de fraude au budget européen
Après quatre ans et demi d’activité, 51 milliards d’euros de fraude au budget européen ont été identifiés par le Parquet européen. Frédéric Baab, le procureur européen français, explique dans Libération :
Nous avons actuellement 3 300 enquêtes en cours dans les 24 Etats membres du parquet pour un préjudice au budget européen estimé à 51 milliards d’euros. C’est donc un succès éclatant puisque, au départ, on ne s’attendait absolument pas à trouver un tel montant de fraude ! Et comme nous sommes en phase de montée en puissance, on va sans doute trouver des sommes plus importantes dans les années à venir. […]
Si l’on s’en tient au volume de préjudice, ce qui mobilise le plus le Parquet européen, ce sont les fraudes aux recettes communautaires [les impôts européens, ndlr], bien plus que celles aux dépenses. En tête du classement, on trouve la fraude à la TVA , dont une petite partie est destinée au budget communautaire. Cette fraude est d’autant plus tentante qu’elle n’est pas très complexe à mettre en place : comme la TVA est payée dans le pays où le bien est vendu et non dans celui dans lequel il est fabriqué ou importé, il suffit de le faire circuler entre différents pays pour qu’on finisse par en perdre la trace, ce qui permet de ne jamais la payer. Et bien sûr, le bien est vendu TVA incluse… C’est ce qu’on appelle le «carrousel TVA» . Elle s’ajoute souvent, lorsque le bien est importé d’un pays tiers, à la fraude aux droits de douane : on en minore la valeur ou l’on fait de fausses déclarations, ce qui permet de payer moins de droits de douane. […]
Et du côté des dépenses communautaires ?
Toutes les dépenses sont concernées, de la politique agricole commune à Erasmus, jusqu’au plan de relance post-Covid de 750 milliards d’euros. Par exemple, en ce moment, nous travaillons sur un dossier MaPrimeRénov, qui va être jugé devant le tribunal judiciaire de Paris en mars. Ce qui est intéressant dans ce cas, c’est que, alors que le financement européen est minoritaire, les autorités françaises n’ont fait aucune difficulté pour nous transmettre le dossier. […]
Quel est le palmarès des pays où il y a le plus de fraudes ?
Quatre sont particulièrement touchés en volume : sans surprise, l’Italie, parce que la mafia est très installée dans la fraude aux fonds européens. Ensuite, l’Allemagne, à cause de la valeur des biens qui sont concernés, puis la Roumanie et la Bulgarie, où la criminalité organisée est aussi très présente. La France vient ensuite. Mais attention : la capacité à prévenir et à détecter la fraude joue dans ce classement. Par exemple, l’Italie a un service d’enquête hyper efficace, la «Guardia di Finanza». […]
Intervention du Syndicat de la famille au Parlement européen sur le militantisme trans de l’UE
Intervention de Ludovine de La Rochère mercredi matin au Parlement européen, sur la propagande trans de l’Union européenne. Au côté de Daniel Black, détrans, la présidente du Syndicat de la famille dénonce ce militantisme qui cible particulièrement les adolescents et les jeunes, notamment via l’éducation sexuelle à l’école, mais aussi dans tous les textes :
Londres : la majeure partie de la population a été remplacée en quelques générations
C’est un constat du Telegraph.
La population blanche de Londres a chuté de 85% en 1975 à 37% aujourd’hui.
Le sens de l’offertoire – La messe, trésor de la foi
Qu’est-ce au fond que la messe ? Nous le répétons, épisode après épisode, nous le découvrons peu à peu : renouvellement non sanglant du sacrifice de la croix, la messe est le même sacrifice offert par Jésus au calvaire, renouvelé sacramentellement sur l’autel. Le concile de Trente insiste sur cette identité :
Puisque dans ce sacrifice divin qui est accompli à la messe, est contenu et immolé ce même Christ qui s’est offert une fois pour toutes sur l’autel de la croix : ce saint concile enseigne que ce même sacrifice est vraiment propitiatoire […]. C’est, en effet, une seule et même victime ; c’est le même qui, s’offrant maintenant par le ministère des prêtres, s’est offert alors lui-même sur la croix. Seule la manière d’offrir diffère[1].
Qu’est-ce qu’un sacrifice ?
Formulés pour répondre à l’erreur protestante, les termes sont si clairs qu’il ne devrait pas y avoir de doute : la notion de sacrifice n’est pourtant plus à la mode aujourd’hui, méprisée et rejetée par un monde matérialiste et individualiste. Même dans le contexte chrétien, on affirme parfois que le sacrifice, forme primitive et brutale de religiosité, n’aurait plus de raison d’être, puisque Notre-Seigneur s’est offert une fois pour toutes à notre place.
Mieux comprendre ce qu’est un sacrifice, et comment la messe renouvelle le sacrifice du Christ, peut nous aider à nous y unir plus intimement et efficacement, en particulier au moment crucial de l’offertoire.
Pour saint Thomas d’Aquin[2], le sacrifice est l’acte suprême de la vertu de religion, cette partie de la justice qui nous relie à Dieu en nous conduisant à lui rendre (un peu de) ce que nous lui devons. Dépendant absolument – comme toute créature – de son Créateur, l’homme est le seul être matériel doué de raison et par là capable de prendre conscience de sa dépendance et de la manifester extérieurement par un acte particulier : le sacrifice.
Loin de pouvoir rendre à Dieu à égalité ce qu’il reçoit de lui, l’homme manifeste sa dépendance et sa reconnaissance infinies par l’offrande à son Créateur d’une réalité sensible, réalisée par un changement voire une destruction, qui montre que cet être n’appartient pas à l’homme mais à Dieu.
Pour saint Thomas d’Aquin, le sacrifice n’est donc pas une conséquence du péché : il est dû naturellement par tout homme et toute femme, parce qu’il est une créature intelligente et libre. En faisant passer une réalité profane dans le monde sacré, le sacrifice établit un lien unique entre l’homme et son Dieu : il « est l’acte médiateur par excellence puisqu’il unit ou réunit l’homme et Dieu. […] il joint les deux extrêmes en mettant la communauté cultuelle et chaque participant dans l’attitude juste devant le créateur et maître[3]. »
Le sacrifice est nécessaire
Allons plus loin : le sacrifice n’est pas seulement naturel à l’homme, il lui est nécessaire, puisqu’il constitue une exigence de sa nature (en tant que créature libre et rationnelle).
L’essence même, la nature de la religion, implique la nécessité du sacrifice. C’est là que réside le suprême élément du culte divin, qui consiste à reconnaître et à révérer Dieu comme le souverain dominateur de toutes choses, sous la puissance de qui nous sommes nous-même, avec tout ce que nous possédons. […] Sans les sacrifices, aucune religion ne peut exister[4].
Pour mieux comprendre, précisons que l’homme s’accomplit en atteignant le but que lui fixe sa nature (ce pour quoi il a été créé) : or la fin de l’homme est Dieu lui-même, dont la glorification est le but premier de toute la création. En poursuivant cette première finalité, l’homme obtiendra sa fin secondaire, qui lui est subordonnée : le bonheur éternel. C’est en rendant gloire à Dieu que l’homme trouve la béatitude. Or l’acte par excellence par lequel l’homme recherche cette fin, celui dans lequel il poursuit premièrement et le plus directement son but, c’est le sacrifice.
Le sacrifice, naturel à l’homme, lui est donc doublement nécessaire : comme acte de justice envers Dieu (par lequel on cherche à lui rendre ce qu’on lui doit), et comme unique voie de salut (pour que l’homme atteigne sa fin). Le sacrifice a, par nature, une double dimension ou signification : il cherche à la fois l’adoration (finalité « latreutique » – reconnaître la gloire de Dieu) et la communion (être uni à lui).
Mais le sacrifice blessé ne peut atteindre sa fin
Ajoutons cependant que le sacrifice, pour atteindre son but, doit être accepté : plaire à Dieu. L’agrément divin est la condition déterminante du salut : c’est la grande différence entre le sacrifice d’Abel et celui de Caïn.
Dès les premiers instants, nos premiers parents auraient dû rendre à Dieu le sacrifice qui lui est naturellement dû : ils y auraient trouvé la plus grande joie, puisqu’il est le moyen par excellence d’être uni à lui. Mais plutôt que d’accepter leur dépendance et de lui en faire hommage, Adam et Eve ont écouté le tentateur et cherché l’autosuffisance : leur péché – comme tout péché – est l’exact opposé du sacrifice. Le sacrifice consiste dans la reconnaissance de la dépendance, le péché en est le refus.
Le drame du péché originel blesse terriblement la nature de l’homme mais ne la change pas : créature libre et rationnelle, il demeure tenu d’offrir à Dieu un sacrifice naturel, qui reste le moyen privilégié pour s’unir au Créateur et poursuivre sa fin. On pourrait même dire qu’après le péché, le sacrifice devient encore plus nécessaire, car il recouvre en effet deux dimensions supplémentaires : l’expiation (offrir pour demander pardon à Dieu pour l’offense en elle-même) et la satisfaction ou réparation (en réparer les conséquences).
Seulement, après le péché, qui détourne l’homme de Dieu, le sacrifice n’est plus recevable par Dieu, en ce qu’il procède d’un cœur libre mais éloigné de lui. L’homme pécheur est mis dans une terrible incohérence : il reste tenu en justice d’offrir à Dieu la soumission qu’il lui refuse.
Le péché originel empêche donc radicalement l’homme d’atteindre sa fin, qui demeure pourtant l’unique voie de son salut : voilà le drame qui secoue la création, dont l’homme est la cause mais dont il ne peut réparer les conséquences, car il est incapable de renouer par lui-même le lien de dépendance qu’il a volontairement brisé.
Le sacrifice racheté par le Christ
Le péché originel avait brisé en l’homme la capacité d’offrir un sacrifice agréable à Dieu, qui demeurait pourtant dû par nature : le salut n’était donc plus possible puisque son moyen n’était plus acceptable. Pour sauver l’homme, il était donc hautement convenable que Dieu répare ce moyen en restaurant le sacrifice. Or après la chute, le seul sacrifice qui puisse être agréable à Dieu est celui de son Fils : c’est donc la grande œuvre de Jésus, qui accomplit le sacrifice parfait pour nous donner la capacité de l’offrir à nouveau, qui redonne au sacrifice naturel sa puissance salvifique en le rendant à nouveau agréable.
Le sacrifice du Christ est parfait en vertu de l’union hypostatique, c’est à dire de l’union dans sa personne de la nature divine et de la nature humaine : les actions de Jésus sont donc « théandriques » – elles sont les actions d’un homme mais ont une portée infinie car elles sont celles d’un Dieu. En outre, la perfection d’un sacrifice se prend de l’unité entre celui qui offre (le prêtre) et ce qui est offert (la victime), pour exprimer l’union du sacrifice intérieur (la reconnaissance de notre dépendance) et le sacrifice extérieur (l’acte qui le manifeste). Puisque le Christ est à la fois prêtre et victime, offrant son corps et son sang dans une charité, obéissance et adoration parfaites, son sacrifice réalise au plus haut point cette perfection et est entièrement acceptable et agréable à Dieu, sa valeur infinie suffisant à racheter tous les péchés du monde.
De la croix à la messe
Pouvons-nous bénéficier de l’agrément du sacrifice du Fils ? Le sacrifice de Jésus n’abolit pas notre obligation de présenter à Dieu l’offrande naturelle de notre soumission, mais il ouvre une possibilité nouvelle : convertir notre sacrifice d’homme dans le sacrifice parfait du Christ, suprêmement agréable à Dieu. Cette conversion se réalise à la messe.
C’est bien le même sacrifice qui est offert par le Christ lui-même à la messe et à la croix :
Dans ce divin sacrifice qui s’accomplit à la messe, ce même Christ est contenu et immolé de manière non sanglante… C’est, en effet, une seule et même victime, c’est le même qui, s’offrant maintenant par le ministère des prêtres, s’est offert alors lui-même sur la croix, la manière de s’offrir étant seule différente[5].
La messe et la croix ont donc la même finalité d’adoration, d’action de grâces et de communion, d’expiation et de réparation. Seulement la messe, puisqu’elle est un sacrement, accomplit ce pour quoi elle est faite (cette finalité) selon le mode sacramentel : à travers des paroles et des gestes qui signifient l’œuvre de grâce que Dieu opère à travers elle.
À la messe, le renouvellement non sanglant du sacrifice a lieu au moment où le prêtre prononce les paroles de la consécration sur le pain et le vin, dont la substance se convertit dans celle du corps et du sang du Seigneur. Le sacrifice de la croix est ainsi rendu présent réellement dans le sacrement, par la séparation sur l’autel des espèces devenues le corps et le sang de Jésus.
L’offertoire : lieu de rédemption du sacrifice naturel
Avant l’instant suprême de la consécration, la liturgie permet à l’homme d’apporter à l’autel son propre sacrifice (naturel), afin qu’il soit uni à celui du Christ, offert en lui et ainsi accepté avec lui par le Père.
Dans ses prières – que nous détaillerons dans les deux prochains épisodes – l’offertoire rappelle la nécessité pour l’homme d’offrir ce sacrifice naturel à son Créateur, même après le péché. Il est comme la continuation de ce sacrifice, mais permet son intégration dans celui du Christ.
À l’offertoire, les fidèles et le prêtre sont invités à offrir leur sacrifice d’adoration, de communion, d’expiation et de réparation : ce sacrifice, quoiqu’imparfait et à lui seul inapte à être agréé par Dieu, est converti au moment de la consécration pour être englobé dans le sacrifice du Christ, comme le pain et le vin, matières humaines, sont convertis en son corps et son sang. Avec toutes ses insuffisances, le sacrifice que nous apportons à l’offertoire est converti dans le sacrifice parfait du Christ. Etant pour ainsi dire « devenu » le sacrifice de Jésus, notre sacrifice d’homme est rendu acceptable et reçoit de lui la puissance salvifique dont il était dépourvu depuis la chute. Le Père éternel ne peut qu’accepter un sacrifice si parfait que celui de son Fils, et faire descendre en retour sur lui et sur ceux dont l’offrande a été convertie en la sienne sa complaisance éternelle et sa grâce qui sauve.
Les textes de l’offertoire, que nous découvrirons dans les prochains articles, manifestent admirablement l’unité des deux sacrifices de l’homme et du Christ, comme deux réalités profondément unies. L’offertoire n’est donc pas un doublon de la consécration, il est le sacrifice des fidèles, offert pour être converti en celui du Christ. Il est donc un lieu particulièrement précieux pour nous unir à l’action salvifique du Christ et en recevoir les bienfaits. À l’offertoire nous récapitulons notre offrande à Dieu, celle que nous présentons chaque jour en offrant à Dieu nos actions et nos pensées, nos paroles et nos prières, nos joies et nos peines. Même notre souffrance peut devenir la matière de notre sacrifice, puisque le Christ lui-même a voulu offrir un sacrifice souffrant et propitiatoire, faisant de son propre corps et sang la matière de son oblation.
Moment incontournable de la messe, l’offertoire est donc le lieu privilégié de l’oblation de nous-même, de la reconnaissance de notre dépendance radicale et amoureuse de Dieu, de l’offrande volontaire et confiante de tous les événements de notre existence, pour tendre à vivre de plus en plus notre vie comme étant la matière d’un grand offertoire, un sacrifice acceptable car converti en celui de Jésus, moyen unique de notre union à Dieu.
Le Pape Léon XIV est reparti du Liban en semant ses mots : « Vous êtes aussi forts que les cèdres de vos montagnes ! »
De notre Envoyé spécial Antoine Bordier, auteur de la quadrilogie Arthur, le petit prince
Du haut de la passerelle de son avion, il adresse une dernière bénédiction, un dernier regard, un dernier sourire au Liban qui se dresse devant lui, avec ses collines, ses montagnes, ses rivages, ses villages et ses villes gorgés d’histoires millénaires. Il souhaite que le peuple qu’il a visité vive « uni ». Le pèlerinage de l’homme en blanc, que certains appellent « l’ange blanc » se termine : trois jours et deux nuits au Liban. Pendant sa visitation-éclair, il a été touché en plein cœur par les témoignages des Libanais qui ont été blessés par le blast de la déflagration du port de Beyrouth, le 4 août 2020. Il a été touché par cette « résistance » qui émane de tous les Libanais et, notamment, du peuple chrétien. Lors de la Sainte Messe pour la Paix et la Justice, il a déclaré :
« Chers chrétiens du Levant, je vous invite à regarder vers le ciel pour voir le Seigneur qui arrive. Soyez des artisans de la paix, des héraults de la paix, des témoins de la paix. »
Reportage sur une visite papale « angélique ».
Il est reparti hier, le 2 décembre. Son avion a décollé de Beyrouth à 13h49, en direction de Rome. L’artisan de paix a semé tout au long de ces trois jours ce bien si précieux au Liban souvent représenté par la colombe blanche, le drapeau blanc et le rameau d’olivier : la PAIX !
Il a terminé sa visitation par une halte plus qu’émouvante au port de Beyrouth en rencontrant les familles des victimes du 4 août. Puis, il s’est rendu sur le front de mer, pour y célébrer la Sainte Messe. Là, plus de 120 000 personnes l’attendaient. Dès 5h00 du matin, la foule des pèlerins se mettait en marche pour rencontrer le « faiseur de paix », « un homme providentiel » pour beaucoup.
En communion avec les victimes du 4 août 2020
Le ciel fait grise mine ce matin lorsque le Pape Léon XIV se rend au chevet des victimes des explosions du port de Beyrouth. Le ciel est triste. Là, une stèle de granit noir sculptée aux noms des 235 morts a été déposée. Combien de blessés ? Des milliers. Combien de déplacés et de foyers soufflés par le blast de l’explosion ? Des dizaines de milliers.
Le pape retient ses larmes, son émotion est très vive. Il pleure intérieurement avec les rescapés, les blessés, les survivants de cette terrible soirée. Une femme se jette dans ses bras et pleure sans s’arrêter. Il la réconforte avec douceur et profondeur. Et lui redonne son énergie.
« Qui m’a touché ? » demande le Christ lorsqu’il a senti qu’une force était sortie de lui, après avoir été, effectivement, touché par cette femme, malade. Ses disciples répondent : « Mais regarde toute cette foule qui te presse… ». Là, le pape fait la même chose, « l’homme en blanc » devient le « médecin des cœurs, des âmes et des corps ». Il prie, réconforte et prononce ces quelques mots : « Je porte en moi la douleur et la soif de vérité et de justice de tant de familles, de tout un pays ».
Vu du ciel, le lieu de l’explosion a gardé les stigmates de cette terrible tragédie. Sur 200 mètres de blocs de béton délimitant la chaussée ont été déposées les photos et les noms de ces 235 morts. Des martyrs ! Ici, cette terre sacrée est devenue un chemin de croix, les stations y sont nombreuses : 235 !
Cinq ans après, les survivants ont gardé une soif intacte et grandissante : celle de connaître la vérité. Celle d’obtenir une justice bien maigre face aux traumatismes. La justice se tait et son silence n’est pas monastique, il est traumatique. Il est une deuxième peine.

Le traumatisme d’un peuple-martyr
Il y a deux ans, nous avions enquêté et interviewé feu le docteur Robert Sacy (décédé à 73 ans le 13 mai 2024). Il faisait partie des victimes du 4 août 2020. Est-il mort des suites de cette explosion ? Ce qui est certain, c’est qu’il a vu souffler son hôpital, l’Hôpital gouvernemental de la Quarantaine, comme un château de carte.
Il témoignait ainsi :
« Je venais de rentrer à mon domicile, et à la première explosion, j’ai vu toutes les vitres de ma maison tomber. Je marchais sur un tapis de verre. A la seconde explosion, j’ai été projeté contre un mur. Puis, j’ai essayé de me rendre à l’hôpital de la Quarantaine. Mais, c’était impossible car les routes étaient bloquées par les débris de voitures démolies et les arbres arrachés. C’était l’apocalypse. Les nouvelles de l’hôpital étaient horribles. Les bébés des couveuses ont été transportés dans un camion de l’armée vers un hôpital de la banlieue de Beyrouth. En pédiatrie, tous les parents avaient spontanément évacué leurs familles. Le temps de me rassurer sur ma fille, j’ai retrouvé ma femme, mon frère et sa famille tous plus ou moins gravement blessés par le blast. C’était l’enfer. »
Comme le Christ, le pape a voulu rejoindre toutes ces victimes pour les sortir définitivement de l’enfer.

Une Messe et 120 000 fidèles
De l’enfer au Paradis, il n’y a finalement qu’un mot, qu’une parole, qu’un verbe : « Tu seras avec moi dans le Paradis ! ». Entre l’enfer et le Paradis, il y a une messe, celle qui est célébrée par l’ange blanc. Alors que 120 000 fidèles ont pris place (il y en avait près d’un million à la messe de Jean-Paul II en 1997), l’homme en blanc recouvert de sa chasuble violette, aux couleurs de l’Avent, avance tenant dans sa main gauche sa belle crosse dont l’extrémité se termine par la croix. Une croix qui ressemble étrangement à celle de Jean-Paul II.
Dans l’assistance, les personnalités les plus importantes du pays ont pris place avec le Président Joseph Aoun et son épouse, Neemat, avec le Premier ministre Nawaf Salam et son épouse, Sahar Baassiri. Il faut ajouter la plupart des ministres de son gouvernement et les personnalités du monde religieux.
Plus loin, dans l’assistance, des anciens ministres comme Vrej A. Sabounjian, ministre de l’Industrie, Vartiné Ohanian, ministre de la Jeunesse et des Sports, et des personnalités de la société civile, comme Roger Nasnas, l’ancien président du Conseil économique et social, Damien Kattar, économiste, consultant en stratégie et ancien ministre, viennent d’arriver. Des scouts, des moines, des religieuses et de nombreuses, des collégiens et des lycéens, des jeunes et des familles déambulent et se dirigent vers leur place. Aux abords de la nef en plein air, des chaises resteront tristement vides. La musique liturgique reprend de plus belle, c’est le chant d’entrée en arabe qui proclame le Jugement et la Justice de Dieu ! Le pape prononce en français le signe de la croix.
« Liban, relève-toi ! Sois une prophétie de paix pour tout le Levant ! »
Après la lecture de l’Evangile de saint Luc (10, 21-24) en arabe, où le Christ proclame : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits », le pape prononce son discours, en français.
Extraits : « Au terme de ces journées intenses que nous avons partagées dans la joie, nous rendons grâce au Seigneur pour les nombreux dons de sa bonté, pour la manière dont Il se rend présent au milieu de nous, pour la Parole qu’Il nous offre en abondance et pour ce qu’Il nous a donné de vivre ensemble. » Dans un silence de cathédrale en plein air, ou plutôt dans un silence des plus monastiques propre à celui de saint Charbel, le pape n’a pas fait d’envolée lyrique et a invité simplement les Libanais à « contempler la beauté du Liban chantée dans les Ecritures ». Il a rappelé que cette beauté était chantée dans le Cantique des Cantiques. Il a ralenti sa locution en rappelant que « cette beauté est assombrie par la pauvreté et les souffrances, par les blessures qui ont marqué votre histoire (…) elle est assombrie par les nombreux problèmes qui vous affligent, par un contexte politique fragile et souvent instable, par la crise économique dramatique qui vous oppresse, par la violence et les conflits qui ont réveillé d’anciennes peurs ».
Comme s’il restait marqué par son pèlerinage de la veille au monastère Saint-Maron d’Annaya, là où saint Charbel a vécu, le pape évoque la petite lumière, celle qui est propre au saint :
« La Parole du Seigneur, cependant, nous invite à trouver les petites lumières qui brillent au cœur de la nuit, pour nous ouvrir à la gratitude et pour nous inciter à nous engager ensemble en faveur de cette terre ».

Une visitation-éclair pour un Message de Paix
Christine Dezarnaud Dandine, qui est enseignante, docteur en physique à la Faculté des sciences de Paris, à Jussieu, est venue de France tout spécialement « pour vivre ce moment historique ». Elle est ici pour communier avec le peuple libanais « que j’adore ». Elle évoque, également, le vœu de Saint Louis, roi de France, qui a vécu sur ces terres de Levant de 1250 à 1254, lui, le « défenseur des chrétiens ». Elle vient au Liban depuis 40 ans. « J’ai vu le Liban en souffrance, et, aujourd’hui, je le vois en joie. » La question qui se pose : est-ce que cette joie va durer ? Christine qui est accompagnée de sœur Germaine Bechara, une sœur antonine, directrice du Collège Notre-Dame des Sœurs Antonines, à Kfarchima, à la croisée des terres chrétiennes, chiites et druzes, répondent ensemble : « Oui, nous sommes dans l’allégresse et une grande joie. Cette joie va durer avec la grâce de Dieu ! ». Les deux femmes sont resplendissantes, alors qu’elles repartent de l’esplanade.
C’est certain, à n’en pas douter, les 3 jours du Pape Léon XIV en Terre Sainte libanaise resteront dans les annales. Sa visitation rappelle celle du Pape Jean-Paul II, qu’il a cité à plusieurs reprises. En délivrant son message, il a fait référence à celui de son prédécesseur qui avait dit en 1997 :
« Il vous appartient de faire tomber les murs qui ont pu s’édifier pendant les périodes douloureuses de l’histoire de votre nation ; n’élevez pas de nouveaux murs au sein de votre pays. Au contraire, il vous revient de construire des ponts entre les personnes, entre les familles et entre les différentes communautés. Dans votre vie quotidienne, puissiez-vous poser des gestes de réconciliation, pour passer de la méfiance à la confiance ! Il vous revient aussi de veiller à ce que chaque Libanais, en particulier chaque jeune, puisse participer à la vie sociale, dans la maison commune. Ainsi naîtra une nouvelle fraternité et se tisseront des liens solides, car pour l’édification du Liban. »
C’est ce qu’est venu faire Léon XIV : il a fait tomber les murs de haine, il a visité le peuple libanais, il a pansé les plaies des déshérités et il a rempli d’espérance une nouvelle génération de missionnaires et de pacifiques.
Il repart dans la joie, avec un regret : « Je pense à toutes ces régions que je n’ai pas pu visiter, notamment le Sud qui vit dans l’instabilité. »

Laissons le dernier mot au Président Aoun
Toujours accompagné de sa femme, véritable chef d’orchestre de ces 3 jours, lors de la cérémonie d’adieu, Joseph Aoun lui livre son dernier discours officiel :
« Cette visite marquera la mémoire du Liban et de son peuple. Vous avez exprimé un message d’espoir et de paix. Vous êtes venus au Liban avec un message de paix et de réconciliation, et avez assuré que ce petit pays reste un exemple d’unité et de coexistence. Nous avons perçu votre volonté de voir ce pays rester un havre de réconciliation et de paix. Je vous dis que votre message a été bien reçu et que nous continuerons à rechercher la paix. Nous espérons que nous resterons dans vos prières, parce que ce peuple croyant mérite la vie et la paix ! »
Reportage réalisé par Antoine BORDIER
Copyright des photos A. Bordier et Présidence du Liban
Fin de la quadrilogie : Le Pape Léon XIV au Liban !
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Non au tourisme abortif
Communiqué de la Fondation Lejeune:
Audition au Parlement européen de « My Voice, My Choice » : les députés mettent en garde contre le tourisme de l’avortement financé par l’UE et défendent l’état de droit, la souveraineté nationale et la dignité humaine.
Le 2 décembre, le Parlement européen a auditionné l’initiative citoyenne européenne (ICE) « My Voice, My Choice » (MVMC), qui propose la création d’un tourisme abortif financé par les impôts des citoyens de l’UE. Organisée par les commissions parlementaires FEMM, PETI, LIBE, SANT et DEVE, elle a réuni des députés européens de plusieurs groupes politiques ainsi que la Commissaire Hadja Lahbib. Alors que les promoteurs présentaient leur initiative, de nombreux députés européens ont soulevé d’importantes préoccupations juridiques, éthiques et sociales concernant la proposition.
Dès le début, les députés européens ont rappelé que l’initiative citoyenne européenne la plus puissante de l’histoire de l’UE est ONE OF US. Le député européen Paolo Inselvini(ECR, Italie) a fait remarquer qu’« aucune autre initiative n’a mobilisé les citoyens aussi fortement que ONE OF US ». En effet, ONE OF US a obtenu 1,89 signatures en faveur de la protection de l’embryon humain.
Puis, tout au long de l’audition, les députés ont souligné l’incompatibilité de l’initiative avec les traités de l’UE. Le député luxembourgeois Fernand Kartheiser a rappelé que « les traités de l’UE défendent le droit à la vie », avertissant que « si la Commission européenne donnait suite à « My Voice My Choice », elle violerait directement le droit de l’UE ». Le député européen croate du PPE Tomislav Sokol a ajouté que l’avortement « ne fait pas partie des Droits de l’Homme », soulignant qu’« aucun traité international ne reconnaît l’avortement comme un droit, et qu’il ne peut donc pas être financé par l’Union européenne ». Leurs interventions ont souligné que le partage avec l’UE de la compétence en matière d’avortement porterait directement atteinte au principe de subsidiarité et à l’autorité souveraine des États membres sur des questions éthiques sensibles.
Plusieurs députés européens ont souligné que la proposition de MVMC risquait de créer un mécanisme de pression sur les États membres dont les lois protègent la vie à naître ou prévoient sur ce sujet des politiques encadrées. Le député européen slovène Matej Tonin (PPE) et la députée européenne slovaque Miriam Lexmann (PPE) ont tous deux averti qu’« aucun mécanisme financier de l’UE ne doit porter atteinte à la souveraineté des États membres », insistant sur le fait que « l’état de droit est une garantie de l’autodétermination démocratique ». La députée européenne française ECR Laurence Trochu a également déclaré que la demande de l’ICE en faveur d’un tourisme abortif financé par l’UE « dépasse clairement les compétences de l’UE et viole l’autorité souveraine des États membres ».
Des inquiétudes ont également été exprimées quant aux motivations et au financement de la campagne MVMC. Le député européen italien Paolo Inselvini (ECR) a rappelé que « l’avortement doit rester une compétence nationale » et s’est demandé si l’initiative reflétait véritablement la volonté des citoyens ou « si elle venait d’ailleurs ». La députée européenne espagnole Margarita de la Pisa (PfE) a ajouté que l’initiative MVMC « est financée par des organisations qui tirent profit du commerce de l’avortement, telles que Planned Parenthood », tout en rappelant que « les droits des femmes incluent également la protection de la maternité ». Elle a exhorté les organisateurs à « ne pas attaquer ceux qui soutiennent la maternité ».
S’appuyant sur ces préoccupations, Peter Agius, député européen maltais du PPE, a soulevé des questions urgentes relatives à l’état de droit et à la démocratie, en interpellant : « Comment pourrions-nous expliquer au peuple maltais que sa volonté exprimée dans ses lois serait contournée par les institutions de l’UE ? » Par ailleurs, la députée européenne polonaise Mirosława Nykiel, qui partage les opinions de MVMC sur l’avortement, a critiqué le manque de transparence financière de l’initiative citoyenne MVMC. Elle a également condamné le fait que MVMC qualifie les députés européens du PPE d’extrémistes simplement parce qu’ils ne se rallient pas à ses positions, ainsi que la pression exercée par MVMC sur les députés européens pour qu’ils s’abstiennent d’exprimer des opinions divergentes.
ONE OF US rappelle que la proposition de MVMC non seulement porterait atteinte aux traités de l’UE et au droit à la vie, mais faciliterait l’avortement sélectif au-delà des frontières, renforçant ainsi les pratiques eugéniques et contredisant l’article 21 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE, qui interdit toute discrimination fondée sur le handicap.
Partout en Europe, les femmes réclament instamment un meilleur soutien à la maternité, et non des mécanismes d’avortement financés par les institutions de l’UE. Les véritables droits des femmes nécessitent des mesures sociales concrètes – soutien financier, soins médicaux, structures d’accueil pour les enfants et protection sur le lieu de travail – plutôt que d’encourager un sordide tourisme de l’avortement au-delà des frontières. Trop de femmes, aujourd’hui, avortent sous pression et non par choix: la société et l’UE doivent mettre tout en œuvre pour aider les femmes à éviter l’IVG.
Le président de ONE OF US, le Pr Tonio Borg, a réaffirmé l’engagement à défendre le droit européen et les principes démocratiques : « L’audition d’aujourd’hui a été marquée par de fortes revendications idéologiques, mais l’idéologie ne peut jamais prévaloir sur les traités européens. La Commission européenne doit respecter les limites des compétences de l’UE. Les traités sont clairs : les questions relatives à la vie relèvent de la compétence des États membres, et non de Bruxelles. »
ONE OF US appelle donc les institutions européennes à rejeter fermement les propositions avancées par l’initiative « My Voice, My Choice », à respecter les traités, à protéger l’état de droit, à respecter l’autorité démocratique des États membres sur leur territoire. L’UE doit donner la priorité aux politiques qui apportent un soutien réel aux femmes pendant leur grossesse, protègent les personnes porteuses de handicap et défendent la dignité humaine à chaque étape de la vie.
ONE OF US, en tant qu’initiative citoyenne européenne ayant obtenu le plus grand nombre de signatures de toute l’histoire de l’Union européenne, exhorte les institutions à honorer la volonté de ses 1,89 million de signataires en promouvant les droits authentiques des femmes, en préservant la souveraineté nationale et en veillant à ce que les décisions de l’UE soient guidées par le droit et non par l’idéologie.
Prix des AFC 2025
Communiqué des AFC du 8e arrondissement :
Une foule nombreuse s’est pressée samedi 29 novembre à la Mairie du 8e arrondissement au Salon du Livre et de la Famille pour rencontrer les auteurs marquant une belle réussite pour ce 10e anniversaire organisé par les Associations Familiales Catholiques (AFC).
Et c’est Benoît de Blanpré, Président de l’AED (Aide à l’Eglise en Détresse) qui a reçu le Prix des AFC 2025 pour son livre « Lettre aux Pères de Famille ».
Noël le 25 décembre : la preuve par saint Luc
Dans son parcours de l’Avent, la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier revient sur la date de Noël.
Étude des indices scripturaires et historiques qui confirment la naissance du Christ le 25 décembre.
Chapitres :
- 0:00 : Noël le 25 décembre : la preuve par saint Luc
- 2:08 : Renseignements de saint Luc sur Zacharie
- 4:23 : Révélation d’un manuscrit de Qumran
- 6:41 : Jésus est-il né en hiver ?
6 décembre: Jubilé des premiers samedis du mois à Fatima
Lu sur le site du Jubilé:
Le samedi 6 décembre prochain, nous arriverons au douzième et dernier premier samedi du mois du Jubilé 2025 célébrant les cent ans de cette grande demande de Notre Dame de Fatima. Après avoir parcouru durant toute l’année de multiples sanctuaires à travers le monde, pour faire connaître partout les premiers samedis, le jubilé s’achèvera à Fatima.
En 1939, Sœur Lucie écrivait :
« Notre-Dame a promis de retarder le fléau de la guerre, si cette dévotion est propagée et pratiquée ».
Mais comme ses appels n’ont pas été entendus, quelques mois plus tard la deuxième guerre mondiale éclatait. Nous sommes de nouveau dans une situation relativement similaire. Ne recommençons pas les mêmes erreurs ! Agissons.
Venons nombreux à Fatima implorer Notre Dame lors de cet ultime premier samedi du Jubilé ! L’enjeu du monde se joue en ce moment. Mobilisons-nous. Ce court pèlerinage à Fatima ne prend que trois jours en tout (du vendredi 5, au dimanche 7 décembre 2025). Tout est organisé sur place – transfert aéroport inclus – est vous avez juste à réserver vous-même votre avion.
Réalisé avec Monseigneur Dominique Rey, ancien évêque de Fréjus-Toulon, le premier samedi se déroulera de la façon suivante :
- 14h00 Rosaire (mystères glorieux)
- 14h30 Méditation quinze minutes (Couronnement de la Saint Vierge dans le Ciel)
- 14h45 Procession pour déposer 1000 roses au pied de l’autel
- 15h00 Messe et communion du 1er samedi
- Toute la journée, confessions possibles
Pour les inscriptions et le programme complet, cliquez ici.
Calendrier 2026 : gardez le Jubilé romain sous les yeux
Les échos augustes des basiliques romaines résonnent-ils encore avec force au tréfonds de votre âme ? La ferveur exceptionnelle vécue en août 2025 ne saurait s’évanouir dans les brumes de l’oubli, happée par le tumulte délétère du monde moderne. Il est impératif, pour le salut de
nos mémoires, de conserver vivante la flamme de cette sainte pérégrination. C’est pour cristalliser cet insigne moment que le Calendrier mural 2026 a été conçu, s’imposant comme bien plus qu’un simple repère temporel.
Ce chef-d’œuvre au pratique en format A4, orné de clichés exclusifs, incarne la vitalité inaltérable de la Tradition catholique. Chaque mois, revivez l’émotion tangible du pèlerinage jubilaire à Rome organisé par la FSSPX en août 2025 ; laissez ces images sublimes transformer votre intérieur en un sanctuaire de mémoire. Cet objet devient alors un puissant souvenir spirituel, un rempart esthétique contre la tiédeur ambiante.
Ne permettez pas au quotidien profane d’étouffer les grâces reçues lors de ce pèlerinage historique. Saisissez dès à présent cette opportunité unique de sanctifier l’avenir : faites de votre année civile une véritable **Année Sainte** domestique.
PERPÉTUER LES GRÂCES DU PÈLERINAGE ROMAIN AU CŒUR DU FOYER
N’avez-vous pas craint, une fois rentrés de la Ville Éternelle, que cette ferveur indicible ne s’étiole face à la routine ?
Il est vital de faire de votre foyer une véritable « petite église ». En installant ce calendrier au centre de la vie familiale, vous créez un point d’ancrage quotidien. Ne le voyez pas comme un simple objet, mais comme une mémoire vivante : utilisez-le pour évoquer, lors des repas dominicaux, les souvenirs marquants de ce pèlerinage historique et maintenir l’esprit de croisade au sein de votre maison.
ROME, CŒUR DE LA CATHOLICITÉ ET LIEU DE PÈLERINAGE PROVIDENTIEL
Rome n’est pas une destination touristique ordinaire pour le catholique authentique. C’est le tombeau de Pierre, le lieu où coule le sang des martyrs, la cité qui a vu naître la chrétienté occidentale. Lorsque les fidèles de la FSSPX convergent vers ces basiliques séculaires, ils accomplissent un acte profondément contre-culturel : affirmer que la Tradition n’appartient pas au musée, mais irrigue le présent.
Vous n’êtes plus isolé dans votre combat spirituel : Rome demeure présente, palpable, nourrissante pour votre âme assoiffée d’authenticité catholique.
COMMENT INTÉGRER CE CALENDRIER DANS VOTRE QUOTIDIEN
Un calendrier ne doit pas végéter au fond d’un tiroir. Placez-le stratégiquement là où votre famille se rassemble chaque matin : près de la table du petit-déjeuner, dans le corridor menant aux chambres.
Feuilletez ensemble la nouvelle page, commentez l’image qui l’accompagne. Les enfants intériorisent ainsi que le temps appartient à Dieu.
Notez-y les fêtes traditionnelles, les neuvaines entreprises, les pèlerinages locaux. Transformez-le en chronique vivante de votre progression spirituelle collective.
TRANSMETTRE LA FOI CATHOLIQUE AUX GÉNÉRATIONS FUTURES
Pourquoi devriez-vous choisir entre l’esthétique sacrée et la praticité ? Avec son format A4 standard, ce calendrier s’intègre aussi bien dans une cuisine active que dans un bureau studieux, sans jamais encombrer l’espace.
Les cases sont suffisamment spacieuses pour y noter les anniversaires de baptême ou les devoirs d’état impératifs.
Offrez-vous la sérénité d’une organisation sans faille : commandez votre exemplaire pour planifier une année où l’ordre matériel soutient enfin votre élévation spirituelle.
En somme, ce Calendrier mural 2026 ne se contente pas d’égrener les jours ; il constitue un véritable trésor mémoriel pour tout fidèle attaché à la Tradition. Il allie la beauté impérissable des
souvenirs de notre pèlerinage jubilaire à la rigueur nécessaire d’une vie chrétienne bien ordonnée.
En l’acquérant, vous placez sous vos yeux, et ceux de vos proches, un rappel constant de notre appartenance à l’Église éternelle et de la ferveur vécue à Rome. Ne laissez pas cette année de grâce devenir une année ordinaire.
Commandez dès aujourd’hui votre exemplaire pour ancrer votre quotidien dans le beau, le vrai et le sacré.
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Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Évangéliser en France
Le 3 mai 2025 j’ai été invité à donner une conférence sur la situation du catéchuménat des adultes en un pays sécularisé comme la France lors du symposium sur l’évangélisation organisé par l’Université philosophico-théologique Benoît XVI, la plus grande université de formation des prêtres dans le monde germanophone, intégrée à l’abbaye cistercienne de Heiligenkreuz, en Autriche.
Peut-être allez-vous deviner pourquoi l’organisateur et grand chancelier de l’université a refusé de me communiquer la vidéo de ma conférence … que je reprends donc dans celle-ci pour vous la faire connaître ….
Après avoir salué les éminences, les professeurs, le public, et m’être présenté, j’annonçai le thème de la conférence, et son plan : d’abord un résumé de l’histoire de la sécularisation en France, ensuite une brève présentation de la situation actuelle, et pour finir, quelques propositions me semblant au bénéfice de l’évangélisation.
I. De la sécularisation
On peut faire remonter la sécularisation de la société au moins au traité de Westphalie (1648) lorsque le mot « sécularisation » fut utilisé pour désigner le transfert de certains biens ecclésiastiques aux princes protestants, qu’Ernest Renan définira comme le « processus d’élimination progressive de tout élément religieux. (L’avenir de la science (1890), cf. CNRTL) » La sécularisation est ainsi l’action faisant passer une chose du domaine sacré au domaine profane. À la Révolution française, ce mot prit le sens de « laïcisation » pour désigner la guerre anticatholique, la « profanation » donc de la France catholique, puis de l’Europe, et jusqu’au bout du monde, pour instaurer « La religion de l’homme qui se fait Dieu » selon l’expression de Paul VI.

Cette subversion, de type naturaliste, vide la vie sociale de la Présence de Dieu, et de Son Église, ravalée au rang d’opinion, de superstition, confinée à la vie privée — ce que rend aisé le protestantisme.
Or, avec Dostoïevski, nous reconnaissons que « Si Dieu n’existe pas, alors tout est possible », c’est-à-dire le pire, et avec Chesterton, que si « l’on cesse de croire en Dieu, au Dieu de Jésus-Christ, ce n’est pas pour croire en rien, mais pour croire en n’importe quoi », au point que les individus finissent par perdre jusqu’au sens moral, comme le montre, par exemple, le « droit » à l’avortement, qui place, de facto, l’humanité à un niveau moral infra-animal, et donc démoniaque. Or, la vie divine offerte par l’évangélisation ne peut devenir celle de l’humanité que si celle-ci rejette son péché pour mener une existence honorant la raison, objet de l’appel à la conversion. Aussi, la reconnaissance de l’existence de Dieu et de Son incarnation dans le Christ n’est- elle pas facultative pour mener une vie digne de l’homme, et de cela l’État ne peut pas plus se désintéresser que des parents de l’éducation de leurs enfants.
Cela est souligné par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi dans sa Note doctrinale sur certains aspects de l’évangélisation, parue en 2007, approuvée par Benoît XVI, laquelle met en évidence l’importance de la vie sociale, de la culture, et donc du régime politique d’une nation pour l’évangélisation :
« Il se trompe celui qui pense se fier uniquement à ses propres forces dans la recherche de la vérité, sans reconnaître le besoin que chacun a de l’aide d’autrui. L’homme, dès sa naissance, se trouve intégré dans différentes traditions, dont il reçoit non seulement son langage et sa formation culturelle, mais aussi de multiples vérités auxquelles il croit alors presque instinctivement […]. Dans la vie d’un homme, les vérités simplement crues demeurent beaucoup plus nombreuses que celles qu’il acquiert par sa vérification personnelle. La nécessité de s’en remettre, par sa culture, aux connaissances acquises par autrui enrichit l’homme à la fois de la vérité à laquelle il ne pourrait accéder tout seul, et de relations interpersonnelles et sociales qu’il développe.(N°5) »
Comment mieux dire l’importance d’un État catholique pour le salut des citoyens ? Le grand missionnaire français saint Jean Eudes n’ignorait pas cette importance du pouvoir politique lorsqu’il écrivait à la reine Anne d’Autriche :
« Je suis certain, Madame, que, si votre Majesté voulait employer le pouvoir que Dieu lui a donné, elle pourrait plus faire, à elle seule, pour la destruction de la tyrannie du diable et pour l’établissement du règne de Jésus-Christ, que tous les missionnaires et prédicateurs ensemble. (in La Vie Spirituelle, 1925, p.235) »
II. Hier
Cette année, 2025, marque en France le 120e anniversaire de la loi de séparation de l’Église et de l’État, promulguée en 1905 pour instaurer la laïcité, dans un contexte de tensions croissantes entre la République laïque et l’Église catholique, les gouvernements républicains cherchant à réduire l’influence de l’Église sur la société. En 1864 le pape Pie IX avait publié le Syllabus, un catalogue d’erreurs modernes, afin que les catholiques s’en gardent Voici, par exemple,
la 15ème de ces erreurs : « Chacun est libre d’embrasser et de professer la religion qu’il aura reconnue vraie à la lumière de la raison. » ;
la 16ème : « Les hommes peuvent trouver le chemin du salut éternel et obtenir ce salut éternel dans le culte de n’importe quelle religion. » ;
la 19ème : « L’Église n’est pas une vraie et parfaite société pleinement libre ; elle ne jouit pas de ses droits propres et constants qui lui ont été conférés par son divin Fondateur, mais il appartient au pouvoir civil de définir quels sont les droits de l’Église et les limites dans lesquelles elle peut les exercer. »,
et la 55ème : « L’Église doit être séparée de l’État et l’État séparé de l’Église. »
Vous avez noté combien cet enseignement pontifical est devenu aujourd’hui, même dans l’Église, totalement incompréhensible …
Le franc-maçon et homme d’État Jules Ferry, souhaita alors « organiser l’humanité sans roi ni Dieu », et pour cela « arracher l’âme de la jeunesse française » à l’Église.
Dans la revue de La Libre Pensée intitulée La Raison, qui militait, et milite toujours, pour la laïcité, on pouvait lire sous la plume du franc-maçon Laurent Tailhade, à la date du 21 décembre 1902, ceci :
« Le prêtre, par la honte de son état, par la hideur infamante de son costume, vit en dehors de la loi commune, de la solidarité. Contre lui tout est permis, car la civilisation est en droit de légitime défense ; elle ne lui doit ni ménagement ni pitié. C’est le chien enragé que tout passant a le devoir d’abattre, de peur qu’il ne morde les hommes et n’infecte les troupeaux. Le prêtre, dans une société basée sur la raison et la science, le prêtre survivant aux âges nocturnes dont il fut un des plus redoutables produits, le prêtre n’aurait d’autre place qu’à Bicêtre, dans le cabanon des fous dangereux. Exclusion, ostracisme, prison perpétuelle, bagnes et cachots, tout est bon, tout est légitime contre lui. Discuter avec ça ? Non ! Mais le museler, mais le mettre à mort ! Car la peine capitale, si odieuse qu’elle soit, n‘est pas trop forte pour cet empoisonneur plus effrayant que Borgia. Le respect de la vie humaine cesse envers ceux-là qui se sont mis volontairement hors de l’humanité. »
J’ai personnellement vérifié l’actualité de ce propos lorsque ayant porté plainte pour avoir été traité de pédophile sur les réseaux sociaux, j’ai vu mes insulteurs publics être relaxés en première instance au motif que j’avais été injurié non en ma qualité de catholique, mais en tant que prêtre …
Je reprends le fil de mon discours. Le franc-maçon et homme d’État français, Léon Gambetta, refusant de voir l’Église catholique jouer un rôle politique, la présenta commel’ennemie de la République, et inscrivit, dès 1869, la séparation de l’Église et de l’État dans son programme politique.
Le rapporteur de cette loi, Aristide Briand, aux anticléricaux radicaux qui se plaignaient de ce que la loi ne protégerait pas suffisamment les personnes « contre les méfaits de la liberté religieuse » répondit que la donner à l’Église catholique, loin de renforcer ses moyens de contester la République, allait créer au contraire les conditions pour que l’Église accepte d’elle-même les principes républicains.
Et de fait, au sortir de la deuxième guerre mondiale, l’Assemblée des évêques et cardinaux de France, tout en affirmant que seule l’Église catholique est source de vérité, admit la laïcité « comme souveraine autonomie de l’État », et après le concile Vatican II, les évêques de France admirent « sans réserve » la liberté de conscience et le pluralisme religieux. Or, comment la reconnaissance de cette souveraine autonomie de l’État par l’Église n’aurait-elle pas donné à celui-ci les coudées franches pour revendiquer sa liberté face à l’Église, la dessaisir de sa propre souveraineté, et réduire sa fonction prophétique à un silence complice ?
III. Aujourd’hui
La lutte à mort engagée contre l’Église par la Révolution ne s’est pas arrêtée avec la promulgation de cette loi de séparation de l’Église et de l’État, comme le juif et ex Ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, en témoigne dans son ouvrage ‘La Révolution française n’est pas terminée (le Seuil, 2008)’, ou il écrit :
« La Révolution française est l’irruption dans le temps de quelque chose qui n’appartient pas au temps , c’est un commencement absolu, c’est la présence et l’incarnation d’un sens, d’une régénération, et d’une expiation du peuple français. 1789, l’année sans pareille, est celle de l’engendrement, par un brusque saut de l’histoire, d’un homme nouveau. La Révolution est un événement métahistorique, c’est-à-dire un événement religieux. La Révolution implique l’oubli total de ce qui précède la Révolution. Et donc l’école a un rôle fondamental, puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. Et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi. »
Vous avez peut-être noté, comment, dans ce propos, abondent, perverties, les références au message chrétien. La Révolution y est dite quelque chose n’appartenant pas au temps, mais hors du temps, il n’y a que l’éternité, c’est-à-dire Dieu ! De même, si la Révolution est un commencement absolu, Dieu seul étant absolu, alors elle est Dieu ! « Incarnation, régénération, engendrement, homme nouveau », autant de mots parodiant le mystère chrétien, tant il est vrai que le Démon ne peut que singer Dieu … Je note que la Révolution française est dite être « une expiation du peuple français ». Mais, de quelle faute le peuple français serait-il coupable ? Quel péché devrait-il expier ? Eh bien, de celle d’avoir été catholique ! C’est là son péché, véritablement originel, qui demande expiation et régénération, d’où sa mise à mort de toutes les façons possibles, et son remplacement par un autre peuple, à l’aide d’une autre religion. Apporté par une immigration de masse, l’islam (Ap 12.3) ne demande pas mieux que de jouer sa partition dans ce processus de remplacement où il voit s’accomplir la volonté hégémonique d’Allah de soumettre le monde à son abominable loi ! En effet : « Allah a envoyé Son messager avec l’islam, pour qu’il triomphe sur toute autre religion, quelque répulsion qu’en aient les chrétiens ! (Coran 9.33) »
Rappelons-nous que si la laïcité fut une nouveauté absolue apportée par le Christ dédivinisant César, le pouvoir politique, et spiritualisant la vie religieuse, la distinction de Dieu et de César n’invite pas à séparer leurs allégeances, mais à rendre possible leur complémentarité, dans le respect mutuel de leur différence, aussi vrai que l’on ne peut couper en deux les personnes vivant sous l’une et l’autre autorité ni souhaiter les voir devenir schizophrènes. Les ordres temporel et spirituel sont liés comme le sont le corps et l’âme. Un corps sans âme est un cadavre, et une âme sans corps n’existe pas … Le rôle de l’Église est de donner la connaissance de la Vérité révélée, d’indiquer le sens de la vie, d’enseigner la morale qui permet de vivre heureux, et le rôle de l’État est d’organiser la vie sociale en fonction de ces informations. Il n’y a pas de bonheur pour la société en dehors de cette complémentarité.
Le génie de la France a été d’en tenter la réalisation, qui fut, certes, imparfaite, comme tout ce qui est humain, mais dont les bienfaits et la fécondité se sont étendus dans le monde entier, et jusque dans l’éternité, d’où son titre de « Fille aînée de l’Église ».
La doctrine traditionnelle de l’Église est que l’État ne peut pas être neutre en matière religieuse, puisque la fin de celui-ci est le service du bien commun temporel, et que ce bien dépasse l’ordre public en impliquant d’autres biens très importants comme la vérité ou la vertu, et ce dans une société nécessairement hiérarchisée, d’autant plus riche et féconde, que chacun y vit en harmonie avec tous, devant Dieu, et pour l’amour de Dieu, auteur de la société, et rémunérateur de ceux qui Le cherchent (He 11.6). De fait, comme l’enseignait Pie XII :
« De la forme donnée à la société, en harmonie ou non avec les lois divines, dépend le bien ou le mal des âmes, c’est-à-dire que les hommes appelés tous à être vivifiés par la grâce du Christ, respireront dans les contingences terrestres du cours de leur vie, soit l’air sain et vivifiant de la vérité et des vertus morales, soit le virus morbide et souvent mortel de l’erreur et de la dépravation. (Radio message du 1er juin 1941, n. 5) »,
en sorte que, comme l’enseignait encore Pie XII (06.12.1953) :
« Ce qui ne répond pas à la vérité et à la loi morale n’a objectivement aucun droit à l’existence, ni à la propagande, ni à l’action »
Or, voilà que la Déclaration Dignitatis humanæ(n°2) affirme qu’un État ne doit pas interdire l’expression et la diffusion publique – dans de juste limites – d’erreurs contre la foi et les bonnes mœurs. Mais alors, comment peut-il ne pas contrevenir à l’obligation morale, s’imposant à tous, de se conformer à la vérité, et comme c’est le devoir de l’État de les y aider ? Ce refus de ne pas interdire la diffusion publique d’erreurs, n’est-il pas la cause de tant de malheurs que nous prétendons déplorer ?
Une chose est de rappeler à l’État son devoir de favoriser le salut de tous, tout en tolérant ce qui ne peut être évité, et autre chose de l’en déclarer dispensé « dès lors que demeure sauf un ordre public juste », car, qu’est-ce qu’« un ordre public juste » ? Ce qui l’est pour un État issu de la Révolution ne l’est pas nécessairement pour l’Église ! Mais le concile Vatican II, de fait, occulte la différence entre un État païen, ne connaissant pas le Christ, et l’État moderne, issu de la Révolution, basé sur le rejet du Christ. Comme si accueillir ou rejeter le Christ ne comptait pour rien ! Comme s’il existait un état de nature innocente dans lequel l’État moderne pouvait se trouver et agir justement, tout en rejetant le Christ ! Comme si le péché originel n’existait pas (cf. Rm 7.18-25) ! Pas même pour les législateurs et les dirigeants politiques !
La République française, volontairement ignorante de la réalité du péché originel et de la grâce donnée par le Christ pour nous permettre d’accomplir ici-bas notre destinée, se réclame de la laïcité pour prétendument garantir la liberté de conscience, d’expression, de croyance, de conviction, et la neutralité en matière religieuse et de culte. Comme s’il existait une neutralité possible face à LA vérité, raison pour laquelle (Jn 14.6) Jésus-Christ ne répond pas à une question aussi stupide que celle de Pilate demandant : « Qu’est-ce que la Vérité ? (Jn 18.38) » L’évidence de la Vérité est pareille à la lumière du soleil à midi par un splendide jour d’été ! Elle est telle que Qui n’est pas avec Jésus est contre Lui, que qui n’amasse pas avec Lui, dissipe. (Mt 12.30). C’est pourquoi la prétendue neutralité de la laïcité française n’est rien d’autre qu’un leurre destiné, notamment, à tromper les catholiques oublieux du Christ. Les juges de la Républiqueinterdisent les crèches de Noël dans l’espace public, mais ses ministres fêtent la fin du ramadan ! Ils commandent l’enlèvement des croix, mais autorisent le burkini ; ils font servir à la cantine de la viande halal par respect de la diversité, mais pas de poisson le vendredi par respect de la laïcité.
Aussi, Léon XIII annonce-t-il que :
« … le Christ accusera ceux qui L’ont expulsé de la vie publique, et ceux qui L’ont dédaigneusement mis de côté ou ignoré, et punira de pareils outrages par les châtiments les plus terribles; car Sa dignité royale exige que l’État tout entier se règle sur les commandements de Dieu et les principes chrétiens dans l’établissement des lois, dans l’administration de la justice, dans la formation intellectuelle et morale de la jeunesse, qui doit respecter la saine doctrine et la pureté des mœurs. (Quas Primas, n°21) »
La Révolution française a introduit son « droit nouveau » en le fondant non plus sur l’autorité et l’amour impartial de Dieu, mais sur la volonté du peuple, comme si l’opinion de la majorité d’un jour était douée d’omniscience et d’infaillibilité ! Il faut bien voir qu’à la différence d’un État encore païen, ignorant donc encore le Christ, l’État moderne rejette, par principe, la souveraineté du Christ et le culte public dû à Dieu par la simple morale naturelle, en sorte que se voulant antichrétien, l’État moderne s’oppose à la vocation des chrétiens de « faire rentrer triomphalement le Christ-Roi dans les conseils de leurs gouvernements, et dans les relations sociales de leurs semblables ».
Affirmer que l’État pourrait pourvoir au bien de la société en raison de « sa souveraine autonomie» nie donc qu’en raison du péché originel, il est impossible à quiconque, y compris aux représentants de l’État, de fonder « un ordre public juste », c’est-à-dire orienté vers Dieu et le salut, comme c’est là son devoir, sans le secours de la Grâce, et donc sans l’aide de l’Église, fondée précisément pour donner celle-ci à tous …

Mais la République française a évacué la religion catholique de son horizon, non pas pour se retrouver dans une prétendue neutralité religieuse, comme elle ose l’affirmer, car cela est impossible, mais pour remplacer la seule vraie religion par la religion maçonnique, que tous les Papes ont dénoncé comme une «œuvre du démon (…) au service du royaume de Satan (cf. Léon XIII, Humanum Genus) ».
Pour la Franc-maçonnerie, en effet, il n’y a pas de vérité en soi, mais que des doctrines, des opinions, qui en rendent compte, si contradictoires qu’elles soient. Ainsi, parce que dans la société la capacité propre à l’être humain de connaître la vérité est niée, l’âme humaine est rendue aussi aride qu’une pierre, et la semence de la Parole de Dieu ne peut y prendre racine. Par les lois, l’enseignement, la culture, les média, la franc-maçonnerie, dont l’appartenance transcende partis politiques et frontières nationales, combat le Règne du Christ, et donc l’évangélisation.
Comment cette nouvelle norme de la prétendue neutralité de l’État pourrait-elle ne pas scandaliser les personnes en quête de vérité, et ce d’autant plus qu’elles en voient la contradiction avec le magistère pontifical antérieur, si bien exprimé par le cardinal Pie :
« Dire que Jésus-Christ est le Dieu des individus et des familles, et n’est pas le Dieu des peuples et des sociétés, c’est dire qu’Il n’est pas Dieu.
Dire que le christianisme est la loi de l’homme individuel et n’est pas la loi de l’homme collectif, c’est dire que le christianisme n’est pas divin.
Dire que l’Église est juge de la morale privée mais pas de la morale publique et politique, c’est dire que l’Église n’est pas divine. »
Nul ne peut mesurer l’étendue du traumatisme ainsi induit dans les consciences et les conséquences pour le salut des âmes que cette prétendue neutralité de l’État, devenu juge suprême du bien et du mal en raison de sa « souveraine autonomie ». La résistance du mouvement traditionaliste qui remplit ses séminaires, ses églises, ses écoles libres, et ses pèlerinages, avec une augmentation de 50 % entre 2010 et 2020, ne trouve pas ailleurs sa justification.
La Bête de l’Apocalypse a plusieurs têtes (12.3), ayant toutes en commun la haine du Christ et de l’Église, haine qui constitue donc l’essence de cette bête désireuse de dévorer la femme et l’enfant, l’Église et les chrétiens. L’une de ces têtes est le laïcisme, dénoncé par le Pape Pie XI, dans son encyclique Quas Primas, en 1925 :
« La peste de notre époque, disait-il, c’est le laïcisme, avec ses erreurs et ses entreprises criminelles. […] On commença par nier la souveraineté du Christ sur toutes les nations ; on refusa à l’Église le droit – conséquence du droit même du Christ – d’enseigner le genre humain, de porter des lois, de gouverner les peuples en vue de leur béatitude éternelle. Puis, peu à peu, on assimila la religion du Christ aux fausses religions et, sans la moindre honte, on la plaça au même niveau. On la soumit, ensuite, à l’autorité civile, et on la livra pour ainsi dire au bon plaisir des princes et des gouvernants. Certains allèrent jusqu’à vouloir substituer à la religion divine une religion naturelle ou un simple sentiment de religiosité. (n°18) »

Or, n’est ce pas ce que nous avons vu à Abou Dhabi, en février 2019, lorsque le pape François et le Grand Imam d’Al-Azar ont co-signé la « Déclaration sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune », selon laquelle « le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains » ? En effet, en rangeant dans l’ordre naturel l’Église catholique avec toutes les religions, le Pape François a nié l’ordre surnaturel auquel, seule, appartient l’Église, de par sa relation avec le Christ, seul Dieu parmi les hommes. Si cette déclaration n’est pas une hérésie pour l’islam, qui ne distingue pas la culture (langue, religion) de la nature (race, sexe …), s’identifiant à cette dernière (Coran 30.30 ; 7.172) pour se prétendre ainsi aussi bon, nécessaire et évident que ce que l’est la nature, pour le christianisme, à l’inverse, la reconnaissance du pluralisme et de la diversités des religions ne peut pas découler d’« une sage volonté divine », qui fonderait « le droit à la liberté de croyance et à la liberté d’être différents », mais elle découle du péché !
Je le répète : la diversité religieuse découle du péché et non pas d’une sage volonté divine !
Dieu veut en effet que tous les hommes soient un comme le Fils et le Père sont un (Jn 17.23), tous unis sous un seul chef, le Christ (Jn 10.14-16). Jésus n’est pas venu rassembler les hommes (Jn 11.52 ; Jn 17.21) sur la base de leur commune nature humaine (cf. Mt 12.47-50), mais en leur donnant part à Sa filiation divine (Jn 1.12-13), par la seule vraie religion en laquelle tous doivent s’efforcer d’entrer et de demeurer (Mt 28.18-19 ; Lc 14.23) ! La division spirituelle et morale de l’humanité n’a rien à voir avec la diversité des couleurs de l’arc en ciel ! Lorsque en France, l’Église catholique accepte de siéger à égal avec le judaïsme, avec l’islam, etc. , au sein de la conférence des responsables religieux organisée par l’État, enseigne-t-elle ainsi qu’elle doit être tenue pour la seule vraie religion, ou bien qu’elle est une religion égale aux autres, avec elles membre de la nouvelle religion démocratique, mondialiste, humanitaire, écologique, égalitaire, et pour tout dire, maçonnique ?
De fait, la parole de l’Église est toujours plus mise au ban de la société, et sa présence visible à travers ses symboles est effacée (enlevés statues, crèches, sonneries de cloches, calvaires …), spécialement depuis les années 2000, de par l’action d’associations d’obédiences maçonniques, subventionnées, et, aussi, du fait de la violence de zélés disciples d’Allah.
Sait on, par exemple, qu’au moment du vote de la loi sur le mariage pour les invertis, et contrairement aux dispositions de la loi, l’Église catholique a été chassée du Comité consultatif national d’éthique par le président Hollande ? De même, en 2021, un rapport remis au Premier Ministre à l’occasion d’une loi organique modifiant la constitution du Conseil Économique, Social et Environnemental, troisième assemblée de la République, stipulait d’exclure la prise en compte des associations cultuelles par lesquelles l’Église a une existence légale en France (cf. Cyrille Dounot, L’Église, hors la loi ?Hora Decima, 2025) ! De nombreuses affaires judiciaires ou médiatiques montrent une hostilité grandissante à l’encontre de l’Église et de sa mission.
Je m’attends à ce que l’État républicain, en vienne bientôt à condamner l’évangélisation comme une atteinte à la liberté de chacun de croire librement et tranquillement sous la protection de l’état, au service des intérêts particuliers et non plus du bien commun. D’ailleurs, une telle monstruosité est déjà à l’œuvre avec le délit d’entrave à l’avortement qui condamne toute tentative de dissuader une femme d’avorter, ce que pourtant tout catholique et toute personne morale ne peut que faire pour répondre au devoir d’assistance à personne en danger. La garantie par l’État de cette monstrueuse liberté est aussi incluse dans le projet de loi sur l’euthanasie devant condamner qui cherchera à dissuader quelqu’un de mettre fin à ses jours. Autant dire que la simple vue d’un prêtre ou d’une église est devenue contraire à la loi … Ce sont des exemples, parmi d’autres, montrant que la morale de l’Église est devenue hors la loi.

Ainsi encore, le droit des parents, premiers éducateurs de leurs enfants, est sans relâche combattu. L’école libre est l’objet d’une guerre acharnée, qui débuta en 1888 avec l’expulsion hors de France des religieux, notamment enseignants. Vincent Peillon, l’ex-ministre de l’Éducation nationale, déjà cité, a encore affirmé :
« Le point de départ de la laïcité c’est le respect absolu de la liberté de conscience. Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel… (Journal du dimanche, 02.09.2012) »
Je suis toujours étonné que des gens passant pour intelligents profèrent de telles aberrations, comme si la liberté de conscience pouvait exister dans l’abstrait, hors de tout enracinement humain, et donc d’une culture particulière ! Mais cela permet de justifier la volonté idéologique de l’État de formater la jeunesse avec pour résultat l’abrutissement massif et généralisé que l’on constate aujourd’hui, l’éducation nationale bénéficiant pourtant du plus important budget de l’État. Bref, par une série de lois, la haine viscérale de l’Église est continuellement réactivée. Comme l’écrit Jean Saunier :
« Alors que depuis quelque temps l’école des quartiers revient aux méthodes traditionnelles et continue à recevoir une assistance préférentielle, l’école des petits Blancs est volontairement vouée à l’utopie pédagogique. Les enfants français de souche ne doivent pas apprendre, pas savoir, pas connaître. Il y a une volonté politique délibérée de les éliminer et de les remplacer.(in Riposte laïque, 24 mai 2025)»
Mais le pire en tout cela est lorsque l’Église s’autocensure … Simone Veil, auteur de la loi légalisant l’avortement en 1975, avait déjà remarqué : « Je n’ai pas rencontré de difficultés insurmontables avec les autorités religieuses(Simone Veil, Les hommes aussi s’en souviennent, Stock, 2004, p. 94-95) » …
Cette dramatique et incompréhensible cécité de l’Église à l’égard de l’État révolutionnaire, c’est-à-dire antichrétien par nature, se retrouve encore lorsque le concile ne distingue pas entre les religions d’avant la venue du Christ et celles d’après Sa venue … Comme si accueillir ou rejeter le Christ ne comptait pour rien dans l’évaluation du fait religieux ! Et cela de la part de chrétiens … J’avoue ne pas comprendre, ou devoir reconnaître que la doctrine maçonnique a influencé le concile, que les fumées de Satan ont pénétré l’Église (29.06.1972), et que son autodémolition (07.12.1968) est bien avancée, comme le déplorait, trop tard, Paul VI.
IV. De bonnes nouvelles ?
Avant de finir, il me faut évoquer ce qui dans l’Église en France a dernièrement suscité joie et espérance : les plus de 10 300 adultes et 7400 adolescents ayant reçu le baptême dans la nuit de Pâques. Une progression de 45 % par rapport à 2024 ! Une croissance observée depuis cinq ans qui se confirme, largement portée par les jeunes, et qui a vu le mercredi des cendres 2025 une affluence inattendue remplir les églises. Ce regain s’explique, certes, par la grâce du Christ, mais aussi par le besoin de trouver un sens à l’existence quand crise économique, réchauffement climatique, perspectives de guerre, insécurité, injustices, perversions morales institutionnalisées … assombrissent l’avenir.
Je relève que les nouveaux convertis disent tousl’importance qu’a constitué pour eux l’évangélisation faite sur internet ( merci islam et vérité.com !) mais aussi les réseaux sociaux, et les médias catholiques. Impossible, désormais, de penser notre apostolat sans l’envisager de façon prioritaire et massivement sur internet. 78%
des jeunes convertis considèrent que les réseaux sociaux ont joué un rôle dans la découverte ou l’approfondissement de leur foi ; 46 % estiment que cela a beaucoup compté pour eux. Mais les musulmans ont pris pied sur le continent numérique bien avant nous, et l’ont déjà largement islamisé … Il faut dire qu’ils sontcapables de prêcher maintenant, avec le Président de la Turquie, M. Erdogan, que ce sont les musulmans qui ont découvert le continent américain, bien avant Christophe Colomb … l’islam soit toujours avoir la primeur, c’est bien connu. Passons.
Si donc cette recrudescence des baptêmes d’adultes est un motif de joie, elle ne doit pas cependant faire oublier l’état de déliquescence dans lequel se trouve l’Église catholique en France. Depuis la séparation de l’État et de l’Église, la France ne dispose plus de statistiques officielles relatives aux communautés religieuses, aussi nos estimations en ce domaine ont -elles recours à des sondages.
Selon une enquête du Pew Research Center publiée ce 26 mars, 28 % des Français interrogés disent avoir quitté l’Église, et seulement 2 % l’avoir rejointe … De 1981 à 2018, le nombre des catholiques est passé de 70 % à 32 %. Le nombre de prêtres catholiques a été divisé par 10 entre 1950 et 1990, et par plus de 2 encore entre 2000 et 2023, passant de 25353 à 11644. 80 à 90 prêtres sont ordonnés chaque année, alors qu’il en meurt huit fois plus … Dès 1980, la célébration de la messe dominicale n’est plus assurée dans la moitié des paroisses de France. Le nombre de religieux et de religieuses a diminué de plus de la moitié entre 2000 et 2023. Le nombre des baptêmes d’enfants a, lui-aussi, diminué de plus de la moitié, passant de 400237 en l’an 2000 à moins de 200 000 en 2023. En 2006, sur l’ensemble des catholiques, seuls 5 % étaient fidèles à la messe dominicale, mais en 2021 ils n’étaient plus que 1,5 %. Le processus de sécularisation de la France est donc massif nonobstant la récente et limitée hausse du nombre des baptêmes d’adultes.
Il nous faut enfin aussi réfuter l’affirmation de l’explosion des conversions venues de l’islam, car leur nombre n’excède pas le pourcentage de la population musulmane par rapport à l’ensemble de la société. Par contre, selon un sondage récent (2025.03.28), 46 % des salariés de 18 à 24 ans jugent acceptable de refuser de s’asseoir là où une personne de l’autre sexe s’est précédemment assise … Un chiffre qui ne laisse aucun doute sur l’efficacité de l’islamisation. Sans surprise le même sondage (Harris Interactive pour le CRIF et l’Institut supérieur du travail) indique que 70 % des jeunes salariés sont favorables au port du voile dans l’entreprise, contre 20 % des plus de 50 ans.
De tels chiffres ne sont pas proportionnels à l’augmentation de la population musulmane en France … et impliquent une aide de la part de l’élite mondialiste au pouvoir dans les pays européens, capable de subventionner, par exemple, par l’Union Européenne, une campagne de communication intitulée « La liberté dans le hijab » qui présente le hijab comme un « un choix », « un droit humain », pour un coût de 439 millions d’euros ; ou bien, alors que l’influence du Coran sur les Européens a toujours été quasiment nulle : un programme de recherche visant à valoriser l’influence du Coran sur la culture et la religion en Europe au cours du dernier millénaire … pour un coût de 10 millions d’euros ! Ce sont là, parmi d’autres, quelques exemples de l’islamisation de l’Europe have à la caste des renégats et autres idiots utiles au pouvoir.
V. Conclusion
« Qui l’emportera : de la société fondée sur la volonté de l’homme, ou de la société fondée sur la Volonté de Dieu ? » Cette question posée au début du siècle passé par le franc-maçon et homme d’État français, René Viviani, exprime tout l’enjeu de l’évangélisation en un pays sécularisé comme la France. Pour relever ce défi, où est engagée sa survie, l’Église catholique doit sans doute s’interroger sur les points suivants :
• Comment les contradictions de son enseignement actuel, dit pastoral, avec sa doctrine pérenne, ne détruiraient-elles pas l’intérêt de devenir et de rester catholique ? Elle enseigne en effet maintenant, par exemple, que toutes les religions sont voulues par Dieu (05.02.2019), et mènent à Dieu (13.09.2024) … Dès lors, pourquoi se convertir ? Et pourquoi évangéliser ?
• L’apostasie enseignée de haut en bas de l’Église, telle la conviction que Dieu nous sauvera tous (15.09.2021), ou que le salut s’opère dans la mort, ne rend-elle pas inutile la conversion ?
• La perte de la foi en l’existence actuelle, et non virtuelle, de l’Enfer, n’est-elle pas une cause première de la torpeur et de la stérilité de l’Église ?
• La prétention d’avoir reçu la plénitude de la Révélation divine, est-elle vraiment synonyme d’intolérance et de bellicisme ?
• Le changement de morale pour complaire aux revendications du monde, au sujet par exemple de l’homosexualité, manifeste-t-il la miséricorde de Dieu, ou est-il une coupable compromission (1 Co 6.10 ; Ga 5.19-21 ; 1 Tm 1.10) attirant sur l’Église le mépris ?
• La perte du sens du sacré, notamment dans la liturgie, avec par exemple la communion dans la main – Dieu étant traité comme n’importe quel objet -, contribue-t-il à rendre gloire à Dieu et à proclamer la vérité à Sa présence réelle ?
• Pourquoi, face à sa progressive mise hors la loi, l’Église semble-t-elle vouloir continuer à croire naïvement à la native bonté de l’État, qui agirait toujours et nécessairement en vue du bien commun, et jamais pour nuire à l’Église ?
Daigne la Vierge Marie obtenir que ses enfants soient toujours plus « pour Dieu, la bonne odeur du Christ parmi ceux qui se sauvent, et parmi ceux qui se perdent ; pour les uns, une odeur qui de la mort conduit à la mort ; et pour les autres, une odeur qui de la vie conduit à la vie. Et de cela qui est capable ? (2 Co 2.15-16) »
Je vous remercie.
Objectif 2000 confitures pour aider les sœurs d’Échourgnac à acheter une «doseuse»
Résumé de l’opération en cours
Installées au cœur de la Dordogne depuis 1923, les sœurs trappistines de l’abbaye d’Échourgnac vivent selon la fameuse devise de saint Benoît : “prière et travail”.
Pour vivre du travail de leurs mains, elles produisent notamment d’excellentes confitures depuis 1983, grâce à un savoir-faire qui se transmet de génération en génération. De l’épluchage à l’étiquetage, toutes les sœurs mettent la main à la pâte !
Mais aujourd’hui, elles remplissent encore les pots à la main, avec un pichet, ce qui leur cause des tendinites régulières…
Elles ont donc besoin d’acheter une “doseuse”, un outil qui remplit les pots avec la bonne dose de confiture ! Plus rapide, plus précis, moins douloureux.
Et pour financer cet outil elles-mêmes, les sœurs se lancent le défi de vendre leurs confitures sur internet.
Objectif : vendre 2000 pots de confiture avant le 7 décembre !
Pour participer à l’opération, vous pouvez :
- passer commande ici : https://divinebox.fr/echourgnac/
- en parler autour de vous, notamment en partageant via ce lien Whatsapp (modifiable avant envoi)

Etiquetage et remplissage des pots, à la main ©Abbaye d’Échourgnac
En savoir plus sur l’abbaye d’Échourgnac
Tout commence en 1868, en plein milieu de la forêt de la Double, en Dordogne, lorsque des moines trappistes de l’abbaye du Port-du-Salut s’implantent sur cette parcelle. Ce lieu était alors insalubre et marécageux… Fidèles à la tradition cistercienne, ils en entreprennent donc l’assainissement, en drainant les marécages et en révélant la beauté de ces terres.
Malheureusement, les lois anti-religieuses de 1910 contraignent les moines à quitter l’abbaye. Les villageois s’organisent donc pour entretenir les bâtiments et perpétuer le savoir-faire des moines jusqu’à ce qu’une autre communauté religieuse prenne le relais.
Et ce jour-là arrive en 1923 ! Ce sont des moniales trappistines qui arrivent et relancent la machine. Elles redonnent vie au lieu, travaillent, prient, accueillent, et inventent deux trésors locaux : le fameux fromage au vin de noix ainsi que des confitures artisanales dont elles seules ont le secret.
Aujourd’hui, l’abbaye compte 19 moniales de 33 à 90 ans. Depuis les Vigiles à 4h45 jusqu’aux Complies à 20h, elles chantent sept offices par jour. Côté travail, elles sont bien occupées à la tisanerie, à la fromagerie, au magasin, à l’hôtellerie et bien sûr… à la confiturerie !
D’ailleurs, pour cette opération, les sœurs mettent à disposition une bonne partie de leur stock, avec dix parfums différents :
- des classiques, comme abricots, fraises, figues ou oranges amères
- d’autres plus originales, comme poires-gingembre, melon-framboises ou encore abricot-lavande
Régalez-vous et faites des heureux autour de vous pour Noël !

Abbaye d’Échourgnac vue du ciel © Abbaye d’Échourgnac
Ils seront au stand de LIVRES EN FAMILLE, à l’école Saint-Bernard – Villepreux
VENEZ NOMBREUX le 6 décembre !
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Corruption au sommet de l’Union européenne
Emmanuel Macron a dit lundi refuser de «donner des leçons» à l’Ukraine, secouée par une affaire de corruption qui éclabousse son gouvernement.
«Je constate qu’en tout cas, la lutte contre la corruption fonctionne puisqu’il y a des décisions qui sont ouvertes et des décisions aussi politiques qui sont prises».
La police belge a perquisitionné ce matin le Service européen pour l’action extérieure (les bureaux du « Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité »), et du Collège d’Europe (sorte d’ENA européenne privée qui forme les fonctionnaires de l’UE).
La directrice du Collège, Federica Mogherini, « Haut représentant » avant Kaja Kallas, a été arrêtée, ainsi que deux autres personnes dont un haut responsable de la Commission européenne.
Les infractions reprochées sont potentiellement : « fraude dans l’attribution des marchés publics, corruption, conflit d’intérêts et violation du secret professionnel » dans le cadre de la procédure d’appel d’offres du SEAE pour un programme de formation.
Christianophobie sur l’église des Chartreux à Marseille
Dénoncée par le sénateur Stéphane Ravier :
“La seule église qui illumine est celle qui brûle”.
La christianophobie s’affiche sur l’église des Chartreux en plein cœur de Marseille. Le même tag outrancier que celui des antifas au lendemain de l’incendie de ND de Paris.
Le maire doit retrouver et poursuivre ses auteurs. pic.twitter.com/DsyHB2hKc6— Stéphane Ravier (@Stephane_Ravier) December 2, 2025
L’idée (malsaine) que l’entreprise est un acteur politique
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :
Depuis quelques jours, sur les réseaux sociaux, on observe des appels au boycott contre Leroy-Merlin, enseigne spécialisée dans le bricolage et propriété du groupe Auchan.
Lundi 17 novembre, l’enseigne a été interpellée par les Sleeping Giants : cette organisation d’extrême gauche s’indignait que Leroy-Merlin affiche des bandeaux publicitaires sur le site du média identitaire « Frontières » et, comme elle le fait systématiquement, elle pratiquait l’amalgame subliminal (puisque Leroy-Merlin ne s’indignait pas d’apparaître en publicité sur « Frontières », « site d’extrême droite », naturellement, la marque était suspecte de connivence avec ladite « extrême droite »). En d’autres termes, les méthodes des Sleeping Giants reposent sur la délation et l’amalgame – dont on nous serine à longueur de journée qu’elles sont caractéristiques de « l’extrême droite ». Comprenne qui pourra!
Je précise que Leroy-Merlin n’était évidemment pour rien dans le placement de ses publicités sur le site de « Frontières »: c’est l’algorithme de Google et des réseaux sociaux qui repère que les visiteurs de ce site sont également intéressés par les produits vendus par l’enseigne de bricolage. Il était donc absurde de reprocher à la marque un quelconque positionnement idéologique. Mais c’est au contraire la réaction (attendue par les Sleeping Giants) qui constitue un choix idéologique: en déclarant à Google (et autres plateformes de publicité digitale) qu’elle ne voulait plus apparaître sur le site de « Frontières », la marque Leroy-Merlin est entrée dans la sphère politique. S’en est suivie une polémique, à laquelle, probablement, ni Leroy-Merlin, ni même sans doute les Sleeping Giants (qui s’en contrefichent certainement, puisque ce ne sont pas eux qui paient les pots cassés): plusieurs personnes, y compris des élus, ont appelé au boycott de Leroy-Merlin. Cela créa un énorme « bad buzz »: le tweet de Leroy-Merlin annonçant son refus d’annoncer sur « Frontières » a été vu plus de 4 millions de fois en moins d’une journée. Comme on pouvait s’y attendre, les appels au boycott sont apparus aux commentateurs « bienpensants » comme typiques de la culture intolérante de « l’extrême droite ». Oubliant opportunément au passage que ce sont les Sleeping Giants qui ont lancé l’appel au boycott de « Frontières » et que l’appel au boycott de Leroy-Merlin n’était qu’une réponse au premier.
Cependant, le problème principal n’est pas là: le plus grave, c’est que ces injonctions contradictoires imposent l’idée (malsaine) que l’entreprise est un acteur politique. On le comprend de la part de l’extrême gauche qui considère que « tout est politique ». Mais c’est tout simplement faux : Dieu merci, bien des pans de notre vie échappent à la politique – et le totalitarisme (que vise justement l’extrême gauche) est précisément de tout unifier au sein de la politique, c’est-à-dire, en pratique, sous le contrôle du pouvoir politique. Au passage, rappelons que ces fantasmes d’extrême gauche sont hélas partagés bien au-delà: on l’a encore vu récemment avec les délires de Macron qui prétend labelliser la vérité. En tout cas, la meilleure façon de résister aux injonctions des Sleeping Giants (et, plus généralement, d’éviter ces appels au boycott aux conséquences économiques désastreuses), c’est de rappeler que l’entreprise n’est pas un acteur politique et qu’elle n’est nullement tenue de tenir sa partition dans l’orchestre wokiste!
La véritable révolte serait de devenir responsable
De Jean-Frédéric Poisson dans Le Nouveau conservateur :

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Promenade à Barbès avec Jean-Eudes Gannat
Jean-Eudes Gannat a récemment fait 48h de garde à vue pour une vidéo TikTok où il ne faisait que décrire ce qu’il voyait (des Afghans assis par terre devant un Leclerc, tout près de son village natal). Vincent Lapierre se promène avec Jean-Eudes, quartier Barbès à Paris :
La question de l’identité à la lumière de la tradition
Le thème du Camp Chouan de l’été 2025 était celui de l’Identité, son origine dans la tradition et son destin dans la modernité.
Les Cahiers du Camp chouan sont désormais téléchargeables sous format PDF à cette adresse : viveleroy.net/cahiers-politiques-du-camp-chouan
La question de l’identité est une préoccupation moderne : elle n’apparaît qu’au XIXe siècle et ne cesse de devenir de plus en plus pressante jusqu’à aujourd’hui. En effet, la disparition progressive des coutumes, des traditions et des rites, amorcée dès la Révolution française, suscite immédiatement une profonde inquiétude identitaire. En réponse, un vaste mouvement s’étend à toute l’Europe ce même siècle, qui voit émerger de nombreux collecteurs animés par le souci de préserver le patrimoine culturel menacé. Ceux-ci parcourent les campagnes, recueillent traditions, contes, chants, musiques et pratiques religieuses, témoignant de la singularité et de la richesse des sociétés traditionnelles.
Pour tenter d’expliquer pourquoi les identités disparaissent avec l’avènement de la modernité politique, il convient, au préalable, de comprendre comment elles se créent. Sont-elles le fruit d’une construction historique, le résultat d’une volonté collective, ou l’expression d’un ordre naturel, donc divin ?
Les Cahiers du Camp Chouan 2025 exposent une réponse traditionnelle : L’identité d’un peuple ne s’impose pas arbitrairement, mais s’enracine dans la loi naturelle. En effet, les besoins fondamentaux de la nature humaine engendrent des coutumes, qui varient selon les contextes, la religion, le climat, et bien d’autres circonstances. Lorsque la raison reconnaît l’utilité et la justesse de ces usages, ceux-ci, éprouvés par le temps, s’intègrent progressivement aux lois et aux institutions. C’est ainsi que se forgent les civilisations, qui sont autant de manières originales d’appréhender le monde et de bien se comporter.
Héritée d’Aristote et de saint Thomas d’Aquin, cette conception identifie l’homme comme un animal rationnel et politique. La réalisation d’un être humain achevé repose sur une vie sociale organisée autour de la quête du juste — c’est-à-dire du droit naturel. C’est en effet le rôle de l’autorité de chercher le juste et de promulguer des lois conformes à la loi naturelle pour préserver le bien commun compte tenu des circonstances. L’autorité y réussit en valorisant chaque personne dont elle est responsable, en lui trouvant la place qui lui convient selon ses compétences dans le service du bien commun ; ce qui lui communique une part importante de son identité.
L’identité collective n’est pas une abstraction, mais le produit d’une histoire, d’une langue, d’une foi et d’un droit commun entretenus par l’effort continu d’autorités au service du bien commun. Ainsi, la France traditionnelle, forgée par la monarchie capétienne, incarne cette unité organique, où chaque province, chaque métier, chaque famille trouve sa place dans un tout harmonieux.
Pourtant, la modernité bouleverse cet équilibre. Avec les Lumières, puis la Révolution française, l’homme se proclame autonome, et rejette toute autorité supérieure à sa propre volonté. La vie sociale n’est plus organisée par le devoir de servir le bien commun, mais l’individu est valorisé quand il lutte pour ses droits, pour sa liberté à l’égard d’autorités désormais considérées comme aliénantes. La Déclaration des droits de l’homme de 1789 marque ce tournant : l’individu, libéré des hiérarchies traditionnelles, est devenu la mesure de toute chose. L’autorité abolie, la quête de l’égalité devient le corollaire de la liberté et le paradigme de la nouvelle société.
Mais cette émancipation se paye au prix d’un déracinement. En abolissant les privilèges — ces lois particulières qui structurent la société d’Ancien Régime —, la Révolution uniformise les hommes, les réduisant à des citoyens interchangeables. Les personnes deviennent alors des individus, et les peuples des masses d’individus formant des sociétés individualistes, sans ciment, sans liens, sans amour, autrement-dit : des dissociétés.
Rousseau avait cru résoudre le paradoxe de la liberté dissolvante par un contrat social, mais sa « volonté générale » n’a fait que remplacer une autorité légitime par une tyrannie, celle de l’État, de la majorité, ou de l’opinion. Comme le montre Louis de Bonald, le peuple n’est qu’une « fiction » : sans un principe supérieur qui l’anime (l’autorité de droit divin fondée sur la loi naturelle), il n’est qu’une foule sans cohésion, ballottée par les passions et proie des idéologies.
Pour juguler cette dissolution, la modernité érige la nation en nouveau cadre identitaire. Renan tente de la fonder sur un « plébiscite de tous les jours », Herder sur un « génie national », Maurras sur une « substance » quasi-organique et douée de volonté.
Mais ces constructions restent fragiles. La nation contractualiste de Rousseau mène à l’individualisme, la nation historiciste de Renan à un roman national artificiel effaçant les identités locales, et la nation essentialiste de Maurras à un culte païen et idolâtre de la nation. Aucune ne peut se substituer à la transcendance de Dieu et de sa loi naturelle.
La monarchie traditionnelle, en revanche, incarne un principe d’ordre vivant, très souple et non pesant, car elle trouve sa justification hors d’elle-même, dans la Divinité. Le roi, « lieutenant de Christ » — son ministre pour appliquer Sa loi naturelle —, unit les peuples sans les uniformiser. Robert le Fort, Hugues Capet et leurs successeurs bâtissent la France non par la contrainte, mais par la légitimité, en respectant les identités locales tout en les rassemblant sous une même couronne. Leur œuvre, patiemment construite sur huit siècles, fait de la France une nation à la fois multiple et unie.
Cependant, le XIXe siècle voit l’Église elle-même vaciller sur le principe de légitimité, cette nécessaire reconnaissance de la loi naturelle et de son origine divine par l’autorité. Le Ralliement de Léon XIII à la République (1892) marque, en effet, un compromis douloureux. Pour éviter une rupture totale, le Pape accepte la République pourtant fondée sur l’autonomie de l’homme et sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Il espère ainsi préserver l’influence catholique. Malheureusement ce pragmatisme, non seulement ouvre la porte au modernisme d’un concile Vatican II, mais il précipite les catholiques dans les griffes des partis, tous imbus d’idéologie où Dieu est chassé : Libéralisme, Nationalisme et Socialisme. Saint Pie X et Pie XI condamneront plus tard les dérives trop manifestes du Sillon et de l’Action française, rappelant que la politique ne peut se passer de Dieu, Souverain de la Création.
En particulier, le nationalisme maurrassien, bien que séduisant par son apparente défense naturaliste du bien commun, se révèle un piège : en faisant de la nation une idole, il exige des catholiques de renoncer au droit divin — à l’autorité politique représentante du Christ-Roi — au profit d’un pouvoir représentant la nation.
Aujourd’hui, la France est plus que jamais tiraillée entre deux modèles.
– D’un côté, la modernité propose une identité fluide, fondée sur les droits individuels et le relativisme de l’autonomie humaine, dans une société principe d’elle-même.
– De l’autre, la tradition rappelle que seule l’hétéronomie de la loi naturelle — et la reconnaissance de Dieu son Auteur — peut fonder une société juste, durable et pérenniser, à la fois l’identité personnelle et l’identité sociale héritée.
Face aux crises contemporaines — individualisme, mondialisme, invasion migratoire, perte de repères —, cette voie offre une solution alternative ; non pas le repli nostalgique, mais la restauration de la société traditionnelle, où chaque homme, chaque famille, chaque province retrouve sa place et une identité dans un tout harmonieux au service du bien commun.
Le vrai changement, la véritable espérance ne se situe donc pas dans la course sans fin à l’égalitarisme des socialistes, ni dans l’instauration d’un pouvoir fort, cher aux conservateurs et aux nationalistes, ni dans le libre échange capitaliste — tous, en effet prônent l’autonomie de l’homme —, mais dans la restauration de la légitimité, naturellement garante des identités et de la justice qui sont ses raisons d’être.
Aussi, les Cahiers du Camp Chouan appellent-ils à un retour aux sources : une monarchie légitime, une Église fidèle à sa doctrine, et une identité enracinée dans l’histoire, la raison et la foi ; alors nous retrouverons notre identité. Le philosophe Blanc de Saint-Bonnet le rappelle magnifiquement avec cette phrase inspirée : « la légitimité des rois est l’anneau par lequel les nations se rattachent à Dieu pour demeurer vivantes et honorées ».
Olivier Cerverette et Marc Faoudel, pour campchouan.fr et viveleroy.net
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