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Les propositions de loi sur la fin de vie suspendues au calendrier parlementaire

Les députés reprendront en février l’examen des propositions de loi sur la fin de vie, dont le sort apparaît désormais déterminé par le seul calendrier et la capacité de celui-ci à permettre une lecture définitive avant la présidentielle.

A compter du lundi 9 févier en commission des Affaires sociales puis à partir du mardi 17 février dans l’hémicycle, ont fait savoir leur auteur, le député (app. MoDem) de Charente-Maritime Olivier FALORNI, et la présidente (EPR) de l’Assemblée nationale Yaël BRAUN-PIVET.

L’exécutif envisage lui aussi de faire aboutir la navette dès cette année, malgré le rejet des dispositions sur l’euthanasie par les sénateurs.

Avec un Premier ministre qui jongle entre le recours au 49.3, les motions de censure et la menace d’une dissolution, l’issue de ces propositions de loi n’est pas garanti. Par conséquent il est encore utile d’agir et d’écrire aux élus.

Le pape Léon XIV a envoyé un message d’encouragement à la Marche pour la Vie aux Etats-Unis

La traditionnelle March for Life, qui a lieu chaque année aux Etats-Unis depuis plus de 50 ans, se déroule chaque 23 janvier à Washington D.C. Un message du pape a été lu par le cardinal Pierre, nonce apostolique aux Etats-Unis, lors de la messe célébrée au sanctuaire national de l’Immaculée Conception à Washington, jeudi, à la veille de la marche, à laquelle assistaient quelque 6500 personnes.

Traduction du message par Jeanne Smits pour Réinformation.tv :

Aux participants à la Marche pour la vie 2026

Je vous adresse mes salutations chaleureuses, à vous tous qui prendrez part à la Marche pour la vie 2026. Je vous exprime également ma sincère gratitude et vous assure de ma proximité spirituelle lors de votre rassemblement qui rendra un témoignage public et éloquent de ce que « la protection du droit à la vie constitue le fondement incontournable de tout autre droit humain » (Discours aux membres du Corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège, 9 janvier 2026).

En effet, « une société n’est saine et avancée que lorsqu’elle protège le caractère sacré de la vie humaine et s’efforce activement de la promouvoir » (ibid.). A cet égard, je vous encourage, en particulier les jeunes, à continuer de tout mettre en œuvre pour que la vie soit respectée à toutes ses étapes, au moyen d’efforts appropriés à tous les niveaux de la société, y compris le dialogue avec les responsables civils et politiques.

Que Jésus, qui a promis d’être toujours avec nous (cf. Mt 28, 20), vous accompagne aujourd’hui alors que vous marchez courageusement et pacifiquement au nom des enfants à naître. En défendant leur cause, sachez que vous accomplissez le commandement du Seigneur de le servir dans les plus petits de nos frères et sœurs (cf. Mt 25, 31-46).

Animé de ces sentiments, je vous confie tous, ainsi que ceux qui vous soutiennent par leurs prières et leurs sacrifices, à l’intercession de Marie Immaculée, Patronne des Etats-Unis d’Amérique, et je vous donne volontiers ma Bénédiction apostolique, gage d’abondantes grâces célestes.

Fin de vie : le Sénat fait preuve de sagesse en ouvrant un nouveau chemin

Communiqué du Syndicat pour la famille :

Alors que les débats sur la fin de vie laissaient prévoir une issue annoncée en faveur de l’euthanasie et du suicide assisté, le Sénat a déjoué ce scénario. En rejetant l’article central de la proposition de loi sur « l’aide à mourir », il a recentré le texte sur les véritables besoins d’accompagnement des personnes en fin de vie et le soulagement de leurs souffrances, faisant ainsi preuve d’une sagesse précieuse, loin des postures idéologiques.

Alors que l’issue de la discussion publique au Sénat sur la fin de vie semblait, pour certains, écrite d’avance avec la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté, le Sénat a démontré qu’un autre chemin était possible, même s’il reste à confirmer le 28 janvier. En rejetant l’article clé de la proposition de loi, les sénateurs ont fait le choix de la responsabilité, de la cohérence et de l’humanité. Cette tournure du débat confirme ce que le Syndicat de la Famille affirme depuis longtemps : il n’existe en France ni consensus dans la société, ni attente forte en faveur du suicide assisté et de l’euthanasie. Derrière les slogans et les présentations simplistes, la société reste très majoritairement attachée à des réponses fondées sur le soin, l’accompagnement et la solidarité.

Une véritable loi sur la fin de vie, sans idéologie

En réécrivant en profondeur la proposition de loi, les sénateurs ont choisi de la recentrer sur ce qu’elle aurait toujours dû être : une véritable loi sur la fin de vie, destinée à accompagner les personnes malades, à soulager leurs souffrances et à respecter leur dignité jusqu’au bout. La fin de vie ne peut être réduite à la possibilité de provoquer la mort, même renommée « aide à mourir » ou « assistance à mourir ». Elle appelle avant tout une réponse médicale, humaine et sociale. Il est aujourd’hui possible de traiter et de soulager la douleur, d’apaiser les souffrances physiques et psychiques, d’entourer les patients comme leurs proches. C’est cette approche que le Sénat a choisi de privilégier, en refusant une vision idéologique et en répondant aux besoins réels des personnes en fin de vie.

Des soins palliatifs pour tous et partout

Cette réorientation est cohérente et complémentaire avec l’autre proposition de loi en discussion au Sénat sur le développement des soins palliatifs et qui remet au cœur du débat un enjeu essentiel : l’accès effectif aux soins. Car la réalité demeure préoccupante : l’accès aux soins palliatifs est encore très inégal sur le territoire français. Trop de patients n’y ont pas accès, faute de structures, de moyens ou de professionnels formés. L’urgence, c’est de garantir à chacun, partout en France, un accompagnement digne et adapté.

« En refusant de considérer l’euthanasie et le suicide assisté comme la réponse adaptée à la fin de vie, les sages ont ouvert un autre chemin pour sortir de l’impasse : la société n’attend pas qu’on organise la mort, mais qu’on offre à tous les soins adaptés jusqu’au bout. Le véritable progrès, aujourd’hui, c’est de garantir à tous l’accès aux soins palliatifs, à l’accompagnement et au soulagement de la souffrance, et non d’ouvrir la voie à l’acceptation du geste létal » résume Ludovine de La Rochère, Présidente du Syndicat de la Famille.

Certains pensent sérieusement que l’IA prendra le contrôle de la religion

L’historien israélien Yuval Noah Harari, à la fois athée et LGBT, a formulé une prédiction glaçante lors d’un avertissement au Forum économique mondial (WEF) de Davos, en Suisse : l’intelligence artificielle (IA) contrôlera bientôt non seulement la plupart des systèmes juridiques, éducatifs et de santé du monde, mais « l’IA prendra le contrôle de la religion ». 

« C’est particulièrement vrai pour les religions fondées sur des livres, comme l’islam, le christianisme et le judaïsme ».  « Tout ce qui est fait de mots sera pris en charge par l’IA », « qu’adviendra-t-il d’une religion du livre lorsque le plus grand expert du livre saint sera une IA ? »

Harari a déclaré qu’il y a trois choses importantes à savoir sur l’IA :

  • premièrement, ce n’est pas un « outil » mais un « agent ». Elle peut apprendre et évoluer par elle-même et prendre des décisions par elle-même. 
  • Deuxièmement, l’IA « peut être un agent très créatif ».
  • Troisièmement, et c’est le plus alarmant, a-t-il averti, « l’IA peut mentir et manipuler ».

« Quatre milliards d’années d’évolution ont démontré que tout être vivant qui veut survivre apprend à mentir et à manipuler ». « Ces quatre dernières années ont démontré que les agents d’IA peuvent acquérir la volonté de survivre et qu’ils ont déjà appris à mentir. » 

Comme le décrit Harari, l’IA semble être l’agent idéal du père du mensonge dans sa quête pour subvertir la prédication et la pratique de l’Évangile, la Bonne Nouvelle du salut et de la vie nouvelle par Jésus-Christ. 

Tout comme les sociétés qui sont reconnues comme des personnes morales dotées d’obligations et de droits dans de nombreux pays, les IA se verront également accorder le statut de personne morale. 

« L’IA va complètement changer la culture de chaque pays », « elle va changer notre religion ». 

« Dans dix ans, il sera trop tard pour vous de décider si les IA doivent fonctionner comme des personnes sur les marchés financiers, dans les tribunaux, dans les églises. Quelqu’un d’autre en aura déjà décidé pour vous. Si vous voulez influencer le cours de l’humanité, vous devez vous décider maintenant. »  

Son ton général, cependant, laissait clairement entendre que l’IA s’efforcera de défaire le christianisme et d’établir une nouvelle religion mondiale

Par le passé, il a également affirmé que, dans un avenir proche, l’IA pourrait créer une religion mondiale « correcte ».

« Depuis toujours, les religions rêvent d’un livre écrit par une intelligence surhumaine, une entité non humaine ». « Dans quelques années, il se pourrait que certaines religions détiennent la vérité. Imaginez une religion dont le livre sacré serait écrit par une IA. Cela pourrait devenir réalité d’ici quelques années. »

Certains se sont empressés de corriger la théologie douteuse d’Harari. Joshua Charles, converti au catholicisme et ancien rédacteur de discours à la Maison Blanche, a souligné :

« D’une manière très étrange et diabolique, ces inepties sataniques représentent le stade final du protestantisme : le christianisme réduit à un « livre » doté d’une autorité « ultime », dont l’interprétation est ensuite confiée à des « experts » autoproclamés, créés par l’homme (en l’occurrence l’IA), arrachés au magistère réellement établi par le Christ »« Le christianisme n’est pas une religion du “livre” – aussi essentielle que soit la Bible –, c’est une religion de la PAROLE, qui est Dieu, par qui l’univers entier a été créé et ordonné, qui a assumé la nature humaine en Jésus-Christ et a promis de guider son Église dans toute la vérité jusqu’à son retour ». « Cette Église a survécu à des siècles de martyre sans même que le Livre ne soit entièrement compilé. Elle survivra également à l’enfer que vous et d’autres choisirez de nous faire vivre ».

Un autre commentateur chrétien est allé droit au but : « L’IA ne fait pas le poids face au Saint-Esprit. »

Davos : et si le Forum économique mondial reconnaissait le règne de Notre-Seigneur ?

Communiqué de presse de L’Institut pour la Famille en Europe

L’Institut pour la famille en Europe était représenté à Davos pendant le Forum Economique Mondial par son directeur, Guillaume d’Alançon.

Ce dernier est intervenu en réponse à l’invitation de la présidente de la « House of God », Nicoletta Acatrinei. Il est intervenu à 3 reprises sur la thématique « si tu veux la paix, défends la famille » en présence d’acteurs variés du monde des affaires, de la politique ou de la philanthropie.

La mission des Accueils Louis et Zélie, lieux d’écoute et d’accompagnement, a été évoquée comme un signe de la miséricorde de Dieu en direction des personnes en situation de fragilité familiale. La mise en lumière de la puissance d’intercession des Saints époux Martin et de Sainte Thérèse de Lisieux, leur fille, a été une découverte pour la plupart des personnes présentes.

Ces interventions contrastaient avec l’ambiance tendue qui régnait à Davos sur fond de guerre, de loi sur l’euthanasie en France ou de voracité de l’IA et de ses créateurs.

L’Institut pour la famille en Europe est heureux d’avoir pu apporter quelques rayons de la lumière du Christ qui désire tant régner sur nos familles et nos nations.

Devant une assemblée composée de protestants, orthodoxes, catholiques, Guillaume d’Alançon a évoqué l’encyclique de Pie XI “Quas Primas” qui réaffirme la royauté sociale de Jésus-Christ sur les familles et les nations. L’auditoire a manifesté un bel intérêt pour les axes fondamentaux de ce manifeste pontifical pour l’évangélisation.

L’actualité est suffisamment lourde en ce moment pour que ce texte important du magistère retrouve droit de cité dans l’Eglise. Il réaffirme que le Christ est l’unique sauveur de l’homme et a été rédigé à un moment où les idéologies totalitaires, communistes et nazies, montaient en puissance. La menace de l’euthanasie qui plane sur la France impose de le méditer à frais nouveaux.

Le “dialogue avec le monde” ne doit-il pas être enraciné dans l’écoute de la vérité qui est la lumière du monde pour mieux la faire connaître ? Oui, le Christ est la pierre d’angle de toute construction qui veut durer.

Yaël Braun Pivet annonce le retour du texte sur l’euthanasie à l’Assemblée à partir du 16 février

Yaël Braun-Pivet, Présidente de l’Assemblée nationale, n’attend pas la fin du débat au Sénat pour annoncer mensongèrement qu’elle est attendue par les Français

Il est possible de lui écrire à cette adresse : [email protected]

Des médias tous gauchistes ? Quand l’info devient propagande

L’image de la semaine :

Les grands médias forcés de sortir du bois sur leur ligne éditoriale
Alors que Gilles Belmer, PDG de TF1, tente encore de dire qu’il ne “cherche pas à façonner l’opinion” tout en vendant une société où “on a envie de vivre ensemble sans attiser les tensions”, les responsables du service public auditionné par Charles Alloncle se retrouvent obligés de se justifier pour leur répartition partisane du temps de parole.

Le dossier du jour :

Le racisme antiblanc, le déni médiatique
Pourquoi le racisme antiblanc est-il systématiquement minimisé ou nié par une partie des médias ? Dans “Quotidien” un petit “humoriste” s’est pris les pieds dans le tapis sur le sujet.

Les pastilles de l’info :
– Les lunettes de Macron : il se fourre le doigt dans l’œil ?
– Sonia Mabrouk se positionne sur l’affaire Morandini
– CAN : Entre communautarisme et violences
– Jordan Bardella et la princesse
– Ça chauffe pour les violences conjugales !

Portrait piquant : Sonia Mabrouk

Si les sénateurs rejettent la proposition de loi profondément réécrite, l’Assemblée nationale reprendra en 2e lecture son texte adopté en 1ère lecture

Le Pr. Guillaume Drago, professeur à l’Université Paris Panthéon-Assas, est interrogé dans Gènéthique sur les suites du texte sur la fin de vie, réécrit par les sénateurs :

Le Sénat avait, lors des débats de sa commission préparatoire, remplacé le « droit à l’aide à mourir » par une « assistance médicale à mourir », moindre mal mais mal quand même en ce que cela signifiait un accord de principe sur l’euthanasie et le .

En séance publique, dans l’hémicycle, les sénateurs ont profondément modifié ces propositions en supprimant cette « assistance médicale à mourir », dans son principe et en remodelant le texte en insistant sur l’aide médicale en fin de vie et les , en supprimant par voie de conséquences les dispositions procédurales sur « l’aide à mourir » (décision du médecin, préparation létale, …), en renforçant la clause de conscience des personnels de santé et surtout en supprimant le délit d’entrave à « l’aide à mourir » qui pénalisait largement ceux qui souhaitent s’opposer à ce projet.

Comment analysez-vous le travail des sénateurs ? Y aurait-il eu un moyen pour que le texte tombe en désuétude ?

Le Sénat a pris ses responsabilités en ayant une attitude active face au texte de l’Assemblée nationale. Supprimer les principes et les modalités de « l’aide à mourir » est la meilleure solution pour éviter d’ouvrir, même faiblement, la porte à des actes qui portent gravement atteinte à la dignité des personnes en fin de vie.

Si le texte était retiré par le gouvernement, comme cela a été évoqué par le ministre de la Santé, le processus législatif s’arrêtait et tout aurait été à recommencer depuis le début. Le Sénat doit apporter sa contribution, raisonnable et responsable, à la question de la fin de vie, mais sans renier ses valeurs de raison et d’attention aux plus faibles. Remplacer l’« aide à mourir » par le renforcement des soins palliatifs et de fin de vie est évidemment une solution préférable.

On comprend que les sénateurs ont d’une certaine façon fait barrage à la légalisation de l’acte létal et à son dispositif en réécrivant ou rejetant les articles principaux. Mais 6 articles du texte (art 11, et 15 à 19) issu des débats concernent encore l’« aide à mourir ». Cette incohérence pose-t-elle un problème de lisibilité de la loi ?

C’est en effet sans cohérence puisque la disposition « source » (« l’aide à mourir ») a été supprimée par le Sénat. La discussion a continué, comme à regret, sans véritable cohérence. Mais la fin du texte a son intérêt puisque le Sénat en a profité pour renforcer la clause de conscience des personnels de santé, supprimer le délit d’entrave et a renforcé les dispositifs d’information sur les soins palliatifs.

Quels sont les enjeux du vote solennel des sénateurs sur le principe et pour la suite de la navette ?

Le vote solennel prévu le 28 janvier 2026 portera sur le texte tel qu’il a été adopté les 20 et 21 janvier, sans possibilité de modification. Ce vote conclusif doit être par « oui » ou « non ». Le rejet du texte pourrait apparaître comme une solution qui montrerait que le Sénat est, par principe, opposé à « l’aide à mourir ». Mais il faut réfléchir au « coup d’après », selon les arcanes de la procédure parlementaire.

Voter pour ce texte est acceptable en ce qu’il ne crée pas d’« aide à mourir », renforce la clause de conscience des personnels de santé – élargie aux pharmaciens, ce qui est essentiel car ils devaient être directement associés à l’acte létal en préparant les produits destinés à tuer, supprime le délit d’entrave, renforce le recours aux soins palliatifs, bref va dans le bon sens, même si certaines dispositions votées manquent de cohérence.

Rejeter en bloc ce texte serait redonner entièrement la main du débat et du vote à l’Assemblée nationale sur le texte qu’elle a voté. C’est le texte de l’Assemblée nationale qui sera la base de discussion et seulement lui ! Ce sera alors pour le Sénat l’absence de possibilité de défendre son texte, en seconde lecture comme en commission mixte paritaire puisque ce texte du Sénat aura été finalement rejeté en bloc et ne sera plus présent dans la discussion générale.

La meilleure solution, le 28 janvier prochain, est de voter solennellement ce texte du Sénat qui corrige dans la bonne direction les dérives euthanasiques voulues par la seule Assemblée nationale.

30 ans de prison pour l’assassin du prêtre

La cour d’assises de la Vendée a condamné jeudi Emmanuel Abayisenga à 30 ans de prison pour l’assassinat du père Olivier Maire, survenu dans la nuit du 8 au 9 août 2021 à Saint-Laurent-sur-Sèvre. La cour n’a pas retenu l’altération de son discernement au moment des faits. Cette peine s’accompagne d’une interdiction définitive de séjour sur le territoire français et est assortie d’une période de sûreté de vingt ans.

Depuis l’ouverture du procès, l’accusé était resté muré dans un mutisme quasi total, refusant de s’exprimer. Dans son réquisitoire, l’avocate générale a dénoncé les mensonges répétés de l’accusé depuis son arrivée en France, évoquant sa «vraie personnalité», celle d’un «criminel sans foi ni loi». Elle s’est dite «convaincue» qu’Emmanuel Abayisenga était pleinement conscient lorsqu’il a frappé à mort le prêtre.

Le crime s’est produit alors que l’accusé était hébergé par la congrégation des missionnaires montfortains, dans le cadre de son contrôle judiciaire après l’incendie de la cathédrale de Nantes, pour lequel il a depuis été condamné à quatre ans de prison. Le corps du père Olivier Maire, 61 ans, avait été retrouvé allongé au pied d’un escalier, le visage tuméfié, mort des suites de coups violents portés à la tête avec un objet contondant.

Né au Rwanda et arrivé en France en 2012, Emmanuel Abayisenga avait été débouté à plusieurs reprises de ses demandes d’asile. Le 9 août 2021, au lendemain du meurtre, il s’était présenté de lui-même à la gendarmerie, demandant à être renvoyé en prison.

Euthanasie : le combat n’est pas fini !

Ainsi que le rappelle la Marche pour la vie :

Chers amis,

Merci pour votre mobilisation pour la Marche pour la Vie !

Merci aux bénévoles et associations, qui ont aidé à l’organisation et sans qui cette marche ne pourrait pas avoir lieu.

Merci à tous ceux qui, de toute la France et même d’ailleurs, se sont déplacés pour rappeler que toute vie vaut la peine d’être vécue.

Merci enfin à tous ceux qui, même sans pouvoir se déplacer, ont prié et soutenu la Marche pour la Vie depuis chez eux.

Notre mobilisation a déjà porté des fruits : hier, les sénateurs ont enlevé l’acte létal de la proposition de loi sur l’« aide à mourir ».

Le texte est donc dépourvu de sa substance !

Mais le combat n’est pas fini !

Le vote final par le sénat est prévu le 28 janvier. Il faut que les sénateurs votent le texte en l’état, pour que l’Assemblée nationale ne reprenne pas le sien.

Écrivez à vos sénateurs pour leur demander de voter ce texte !

De son côté, l’ECLJ est heureux d’avoir contribué à ce succès :

À cet instant, nous retenons trois choses du vote des sénateurs.

La première est qu’il n’y a pas de consensus, ni de compromis, sur la question de l’euthanasie et du suicide assisté. Le narratif des media qui voulait faire croire en l’existence d’un consensus et d’une «ouverture» des sénateurs en faveur de l’euthanasie est faux. On l’a vu au cours des débats du 21 janvier: les positions sont irréconciliables entre ceux qui veulent protéger la vie et ceux qui veulent faire de la mort un droit.

Le rejet du texte résulte de l’opposition conjuguée des sénateurs fondamentalement opposés à l’euthanasie et au suicide assisté, et de celle des sénateurs, notamment socialistes, qui estimaient à l’inverse que le texte n’allait pas assez loin.

Deuxièmement, et c’est une autre victoire, le Sénat a adopté un amendement garantissant la liberté des établissements de santé et médico-sociaux, y compris confessionnels à ne pas pratiquer l’euthanasie et le suicide assistéNotre plaidoyer avec les religieuses de congrégations hospitalières a été fructueux: les sénateurs ont été convaincus de la nécessité de prévenir l’injustice qui leur aurait été infligée.

Le Sénat a remplacé le droit au suicide assisté et à l’euthanasie par «le droit» de toute personne «au meilleur soulagement possible de la douleur et de la souffrance […] jusqu’à son décès sans qu’aucune intervention volontaire ait pour intention de provoquer la mort ou d’aider à mourir.»

Le texte final sera soumis au vote du Sénat le 28 janvier. S’il l’adopte, il sera envoyé à l’Assemblée nationale pour une seconde lecture à partir du 17 février. Si le Sénat rejette ce nouveau texte, l’Assemblée se saisira alors de son propre texte adopté en première lecture, avant de le renvoyer encore au Sénat.

Au-delà, la balle est aussi dans le camp d’Emmanuel Macron. Va-t-il oser convoquer un référendum ? Il avait promis l’année dernière de consulter les Français dans l’hypothèse où le débat «s’enliserait» au parlement ; il a redit sa détermination sur cette loi le 31 décembre dernier… Tout devrait l’y pousser mais il sait qu’un tel scrutin pourrait se transformer en référendum pour ou contre lui.

Dieu seul sait ce que les prochains mois nous réservent mais une chose est sûre: notre mobilisation a produit des effets ; nous avons obtenu une victoire.

L’acharnement de certains à promouvoir l’euthanasie et le suicide assisté est pathétique alors que l’accès aux soins palliatifs est très insuffisant en France. La France répond à peine à 50% des besoins à ce jour, et ces besoins vont augmenter dans le contexte du vieillissement de la population… Mais les soins palliatifs coutent plus cher que l’euthanasie…

Il faut continuer pour convaincre les députés de rejeter cette proposition de loi. Vous pouvez leur écrire des messages simples et spontanés. Osez, c’est très efficace!

Vous pouvez aussi partager les analyses et vidéos de l’ECLJ, notamment cet article: Aide à mourir : 14 problèmes majeurs avec l’actuelle proposition de loi.

Ou cette dernière vidéo de Sœur Marie-Foucauld, Petite Sœur des Maternités catholiques qui s’exprimait aujourd’hui sur Le Figaro TV:

https://video.lefigaro.fr/figaro/fin-de-vie-la-crainte-des-etablissements-de-sante-catholiques-20260122

L’analyse de la proposition de loi avec Fr Paul Adrien Loi sur l’euthanasie:

 

SNCF : quand l’exclusion des enfants s’invite en première classe

Le Syndicat de la Famille alerte sur les effets délétères de la tendance « no kids » et appelle la SNCF à revoir d’urgence sa copie :

Alors que la natalité en France est entrée en zone rouge, la décision de la SNCF de créer un nouvel espace « premium » dans certains TGV dans lequel les enfants de moins de 12 ans ne seraient pas acceptés suscite une vive et légitime indignation. L’interdiction des enfants dans l’espace « Optimum Plus », qualifiée de quiet zone, est justifiée par le souhait d’un confort accru pour les clients professionnels. « Affirmer que le confort des adultes passe par l’absence d’enfants véhicule un message profondément négatif sur la place des familles dans notre société », dénonce Ludovine de La Rochère, Présidente du Syndicat de la Famille. Cette offre, bien qu’a priori marginale (environ 8 % des places et limitée aux jours de semaine), s‘inscrit dans une tendance plus large qui consiste à exclure les plus jeunes de certains espaces publics ou services, au motif qu’ils seraient “incommodants”.

Les enfants rendent la société mobile et dynamique

Encourager le développement du mouvement « no kids », qui vise à segmenter l’offre de services entre adultes et enfants, n’est pas sans conséquence : marginalisation des familles, isolement des parents avec enfants, banalisation de l’idée que les enfants seraient une gêne plutôt qu’une richesse. Cela va aussi à contre-courant du défi démographique que la France doit aujourd’hui relever.

Dans ce contexte, l’idée de créer des espaces de vie ou de services qui excluent explicitement les enfants est doublement scandaleux : d’une part, elle stigmatise les familles alors que chaque naissance compte pour l’avenir du pays ; d’autre part, elle envoie un signal culturel délétère qui dévalorise la parentalité à un moment où la France cherche toutes les forces vives possibles pour inverser sa trajectoire démographique.

« Cette controverse n’est pas une question de confort ponctuel mais traduit un choix de société. D’une part les symboles ont de l’importance, et d’autre part, concrètement, les transports publics, pas plus que les espaces publics, ne doivent devenir des espaces segmentés selon l’âge des usagers. Voyager en famille n’est ni une anomalie ni un problème à corriger, mais une réalité à accompagner » souligne Ludovine de La Rochère.

Le Syndicat de la famille appelle donc la SNCF à revoir sa politique d’offre premium en tenant compte de l’importance de l’intégration des familles dans le service public ferroviaire mais plus encore, en changeant d’état d’esprit vis-à-vis des enfants : certes, ils peuvent être agités, mais ils changent toute l’atmosphère d’une société, qu’ils rendent mobile et dynamique, et assurent son avenir.

Neuvaine à l’Enfant-Jésus

L’abbé Billot (IBP) nous prie d’annoncer la neuvaine à l’Enfant-Jésus qu’il animera à partir de vendredi:

Nous proposons une neuvaine à l’Enfant Jésus à partir de ce vendredi pour terminer le mois de janvier (mois consacré spécialement à  l’Enfant-Jésus). Le Christ s’est plaint qu’on ne faisait pas assez attention aux mérites de sa Sainte Enfance. De très nombreuses grâces ont été accordées par de simples prières à l’Enfant Jésus (monastères sauvés, procès gagnés, paix dans les familles, guérisons physiques, vocations éclaircies).
Tous les jours, méditations et prières.  Pour s’inscrire : [email protected]

La Fondation Lejeune remercie les sénateurs

Communiqué de la Fondation Lejeune après le vote d’hier soir:

En réécrivant les articles de principe du texte dit « d’aide à mourir » pour les recentrer sur les soins palliatifs et l’accompagnement des plus vulnérables, ils ont opposé une digue salutaire à une logique de mort.

Mais rien n’est acquis.
La vigilance et la mobilisation doivent se poursuivre :
– Lors du vote solennel, le 28 janvier, où les équilibres politiques pourraient être différents. Il est essentiel de continuer à encourager les sénateurs afin qu’une majorité adopte ce texte.
– Lors de la deuxième lecture à l’Assemblée nationale. Cette deuxième lecture est programmée (pour l’instant) à partir de la deuxième quinzaine de février. Avec la possible réécriture d’un texte aussi mortifère que la version qui avait été votée en mai dernier.

Poursuivez la mobilisation, les urgences :
– Écrivez aux sénateurs.
– Signez la pétition qui franchit la barre des 100 000 signatures : https://stop-euthanasie.fr

Stop à l’acharnement euthanasique!

Communiqué d’Alliance Vita:

Face à l’absence de consensus politique, Alliance VITA appelle le gouvernement à suspendre le débat sur l’euthanasie et le suicide assisté pour donner lapriorité aux soins.

Hier, en séance publique, les sénateurs ont d’abord supprimé l’article 4 de la proposition de loi, qui fixait les conditions d’accès à l’« assistance médicale à mourir », avant de supprimer dans l’article 2 la possibilité de suicide assisté et d’euthanasie et d’y substituer un « droit au meilleur soulagement possible de la douleur et de la souffrance ».

Cette séquence parlementaire met en lumière l’absence manifeste de consensus en faveur de la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie. À l’inverse, les soins palliatifs — dont l’examen avait été relégué après celui de l’ « assistance à mourir », dans une inversion préoccupante des priorités — font l’objet d’un large accord.

Le gouvernement et les élus, qui invoquent sans cesse la recherche de compromis et de consensus, seraient bien inspirés de concentrer leurs efforts là où l’unanimité existe : garantir un accès effectif aux soins palliatifs sur l’ensemble du territoire. Nous en sommes pourtant encore très loin, malgré la stratégie décennale présentée en avril 2024.

Pour Tugdual Derville, porte-parole d’Alliance VITA : « L’urgence est claire : voter une véritable loi de programmation des soins palliatifs, seule à même de garantir les moyens humains et budgétaires nécessaires pour tenir les engagements annoncés. En l’absence d’un accès équitable aux soins palliatifs, dans un contexte sanitaire déjà fortement dégradé, le risque est fort de voir des Français se tourner vers une mort administrée faute de soins appropriés ».

Enquête après enquête, les Français expriment avant tout leur attente d’un système de santé réparé. L’acharnement à vouloir légaliser le suicide assisté et l’euthanasie a souvent été justifié par l’argument d’une opinion publique prétendument majoritaire et d’un consensus social. Les sondages récents, comme les débats parlementaires eux-mêmes, démontrent aujourd’hui que ce consensus n’existe pas.

Les sénateurs, les députés et le gouvernement doivent désormais en tirer les conséquences : suspendre le débat sur toute forme d’« aide à mourir » et revenir à la priorité des priorités, l’accès aux soins palliatifs pour tous.

Les Français ont besoin de soins, pas d’euthanasie.

Contrairement à ce qu’affirme le cardinal Roche, la diversité liturgique ne nuit pas à l’unité de la foi

Suite à la déclaration du cardinal Roche, préfet du Dicastère pour le culte divin, à propos de la liturgie traditionnelle, lors du dernier consistoire des cardinaux les 7 et 8 janvier 2026, Mgr Athanasius Schneider nous livre les réflexions suivantes recueillies par Diane Montagna et traduites par Renaissance catholique :

Excellence, quel est votre avis général sur le document relatif à la liturgie préparé par le cardinal Roche et soumis à l’examen des membres du Sacré Collège lors du consistoire extraordinaire ?

Pour tout observateur honnête et objectif, le document du cardinal Roche donne l’impression d’un préjugé manifeste contre le rite romain traditionnel et son usage actuel. Il semble motivé par une volonté de dénigrer cette forme liturgique et, avec le temps, de l’éliminer de la vie ecclésiale. Le cardinal paraît déterminé à nier au rite traditionnel toute place légitime dans l’Église d’aujourd’hui. L’objectivité et l’impartialité – caractérisées par l’absence de parti pris et un véritable souci de la vérité – font notablement défaut. Au contraire, le document recourt à des raisonnements manipulateurs et va jusqu’à déformer les faits historiques. Il ne respecte pas le principe classique « sine ira et studio », c’est-à-dire une approche « sans ressentiment ni partialité ».

Examinons maintenant quelques passages précis du rapport. Au point n° 1, le cardinal Roche affirme : « On pourrait dire que l’histoire de la liturgie est celle de sa “réforme” continue, dans un processus de développement organique. » Ceci soulève une question fondamentale : réforme et développement sont-ils synonymes ? La réforme semble suggérer une intervention délibérée et positiviste, tandis que le développement implique une croissance organique éprouvée par le temps. Historiquement, est-il exact d’affirmer que la liturgie a nécessité une réforme constante, ou vaut-il mieux la concevoir comme un développement organique, ponctué seulement d’interventions correctives ponctuelles ?

À cet égard, la déclaration du pape Benoît XVI demeure pertinente et incontestable :

« Dans l’histoire de la liturgie, il y a croissance et progrès, mais pas de rupture » (Lettre aux évêques à l’occasion de la publication de la Lettre apostolique Summorum Pontificum, 7 juillet 2007). Il est un fait historique, attesté par d’éminents liturgistes, que depuis le pape Grégoire VII au XIe siècle, soit pendant près d’un millénaire, le rite de l’Église romaine n’a subi aucune réforme significative. Le Novus Ordo de 1970, en revanche, apparaît à tout observateur honnête et objectif comme une rupture avec la tradition millénaire du rite romain.

Cette évaluation est confortée par l’avis de l’archimandrite Boniface Luykx, théologien liturgique, peritus (consultant, expert) du Concile Vatican II et membre de la commission liturgique vaticane (appelé Consilium) présidée par le père Annibale Bugnini. Luykx a mis en évidence les fondements théologiques erronés qui sous-tendaient les travaux de cette commission, écrivant : « Derrière ces exagérations révolutionnaires se cachaient trois principes typiquement occidentaux, mais faux : (1) l’idée (à la Bugnini) de la supériorité et de la valeur normative de l’homme occidental moderne et de sa culture pour toutes les autres cultures ; (2) la loi inévitable et tyrannique du changement constant que certains théologiens appliquaient à la liturgie, à l’enseignement de l’Église, à l’exégèse et à la théologie ; et (3) la primauté de l’horizontalité » (A Wider View of Vatican II, Angelico Press, 2025, p. 131).

La description que fait le cardinal Roche de la bulle Quo primum n° 2 du pape Pie V est-elle exacte ? Le pape saint Pie V n’a-t-il pas autorisé le maintien de tout rite en usage depuis deux siècles ? Et d’autres rites, comme le rite ambrosien ou dominicain, n’ont-ils pas également été autorisés à perdurer et à prospérer ?

Le cardinal Roche fait une référence sélective à Quo primum, en dénaturant ainsi le sens et en instrumentalisant le document du pape saint Pie V pour étayer une interprétation contraire à la tradition. En réalité, Quo primum autorise explicitement le maintien légitime de toutes les variantes du rite romain en usage continu depuis au moins deux siècles. L’unité ne signifie pas uniformité, comme l’atteste l’histoire de l’Église. Dom Alcuin Reid, liturgiste et spécialiste reconnu du développement organique de la liturgie, décrit ainsi la situation de cette période :

« Il ne faut pas tomber dans l’erreur révisionniste qui consiste à imaginer un « blanchir romain » centraliste et absolue de la liturgie occidentale : la diversité persistait au sein de cette unité. Les Dominicains conservaient leur propre liturgie. D’autres ordres maintenaient également des rites distinctifs. Les Églises locales (Milan, Lyon, Braga, Tolède, etc., ainsi que les principaux centres médiévaux anglais : Salisbury, Hereford, York, Bangor et Lincoln) chérissaient leurs propres liturgies. Pourtant, chacune appartenait à la famille liturgique romaine » (The Organic Development of the Liturgy, Farnborough 2004, p. 20-21).

Cette réalité historique confirme que le pape saint Pie V a bien permis le maintien de rites ayant une histoire continue d’au moins deux siècles, notamment des usages bien établis comme les rites ambrosien et dominicain, qui non seulement furent préservés mais continuèrent de s’épanouir au sein de l’unité de l’Église romaine.

Au point 4 de son article, le cardinal Roche écrit : « Nous pouvons certainement affirmer que la réforme de la liturgie voulue par le concile Vatican II est… en pleine syntonie avec le vrai sens de la Tradition. » Quel est votre avis sur cette affirmation, notamment au regard de l’expérience que la plupart des catholiques ont de la nouvelle messe dans leur paroisse ?

Cette affirmation n’est que partiellement vraie. L’intention des Pères du concile Vatican II était bien une réforme en continuité avec la tradition de l’Église, comme en témoigne cette formulation importante de la Constitution sur la sainte liturgie :

« on ne fera des innovations que si l’utilité de l’Église les exige vraiment et certainement, et après s’être bien assuré que les formes nouvelles sortent des formes déjà existantes par un développement en quelque sorte organique » (Sacrosanctum Concilium, n. 23).

Le cardinal Roche commet l’erreur typique de l’idéologue, à savoir un raisonnement circulaire, que l’on peut résumer ainsi : (1) la réforme de la messe de 1970 est en pleine syntonie avec le véritable sens de la Tradition ; (2) l’intention des Pères du concile Vatican II était en pleine syntonie avec le véritable sens de la Tradition ; (3) par conséquent, la messe de 1970 est en pleine syntonie avec le véritable sens de la Tradition.

Cependant, nous disposons d’avis de témoins éminents ayant participé directement aux débats liturgiques du Concile, qui affirment que l’Ordre de la messe de 1970 représente le produit d’une sorte de révolution liturgique, contraire à la véritable intention des Pères conciliaires.

Parmi ces témoins les plus importants figure Joseph Ratzinger. Dans une lettre de 1976 adressée au professeur Wolfgang Waldstein, il écrivait avec une clarté saisissante :

« Le problème du nouveau Missel réside dans le fait qu’il rompt avec la continuité historique qui s’est établie avant et après Pie V, et crée un livre entièrement nouveau, dont l’apparition s’accompagne d’une interdiction de ce qui existait auparavant, un type totalement étranger à l’histoire du droit canonique et de la liturgie. De par ma connaissance des débats conciliaires et après avoir relu les discours prononcés par les Pères conciliaires à cette époque, je peux affirmer avec certitude que telle n’était pas l’intention. »

Un autre témoin éminent est l’archimandrite Boniface Luykx, déjà mentionné. Dans son ouvrage récemment paru, « A Wider View of Vatican II. Memories and Analysis of a Council Consultor [Une vision plus large de Vatican II. Mémoires et analyse d’un consulteur du concile] », il déclare avec franchise :

« Il y avait une continuité parfaite entre la période préconciliaire et le Concile lui-même, mais après le Concile, cette continuité cruciale a été rompue par les commissions postconciliaires. […] Le Novus Ordo n’est pas fidèle à la CSL [Constitution de la liturgie sacrée], mais va bien au-delà des paramètres qu’elle avait fixés pour la réforme du rite de la messe. […] C’est le rouleau compresseur d’un horizontalisme anthropocentrique (par opposition à un verticalisme divin). » (pp. 80, 98, 104)

Que pensez-vous de l’affirmation du cardinal Roche au n° 9 selon laquelle « le bien premier de l’unité de l’Église ne s’atteint pas en « gelant les divisions, mais en nous trouvant dans le partage de ce qui ne peut qu’être partagé » ?

Pour le cardinal Roche, l’existence même du principe et de la réalité du pluralisme liturgique dans la vie de l’Église équivaut apparemment à « geler les divisions ». Une telle affirmation est manipulatrice et malhonnête, car elle contredit non seulement la pratique bimillénaire de l’Église, qui a toujours considéré la diversité des rites reconnus – ou des variantes légitimes au sein d’un rite – non comme une source de division, mais comme un enrichissement de la vie ecclésiale

Seuls des clercs étroits d’esprit, imprégnés d’une mentalité cléricale, ont fait preuve – et continuent encore aujourd’hui à faire preuve – d’intolérance envers la coexistence pacifique des différents rites et pratiques liturgiques. Parmi de nombreux exemples déplorables, citons la coercition des chrétiens de Thomas en Inde au XVIe siècle, qui furent contraints d’abandonner leurs propres rites et d’adopter la liturgie de l’Église latine, sur la base de l’argument selon lequel à une lex credendi doit correspondre une seule lex orandi, c’est-à-dire une seule forme liturgique.

Un autre exemple tragique est la réforme liturgique de l’Église orthodoxe russe au XVIIe siècle, qui interdit l’ancien rite et imposa l’usage exclusif d’un rite nouvellement révisé. Si les autorités ecclésiastiques avaient permis la coexistence de l’ancien et du nouveau rite, elles n’auraient certainement pas gelé la division, mais auraient évité un schisme douloureux – celui des « vieux-ritualistes » ou « vieil-croyants » – qui perdure encore aujourd’hui. Après une longue période, la hiérarchie de l’Église orthodoxe russe reconnut l’erreur pastorale de l’uniformisation liturgique imposée et rétablit le libre usage de l’ancien rite. Malheureusement, seule une minorité de « vieil-croyants » se réconcilia avec la hiérarchie, tandis que la majorité demeura schismatique, les traumatismes étant trop profonds et le climat de méfiance et d’aliénation mutuelles trop longtemps entretenu. Dans ce cas précis, l’intolérance de la hiérarchie envers l’usage légitime de l’ancien rite a littéralement gelé la division : les « vieux-ritualistes » furent exilés par le tsar en Sibérie glacée.

L’attachement à la forme la plus ancienne du rite romain ne « gèle pas la division ». Au contraire, il représente, selon les mots de saint Jean-Paul II, « une juste aspiration à laquelle l’Église garantit le respect » (Lettre apostolique Ecclesia Dei, 2 juillet 1988, n° 5 c). La coexistence pacifique des deux usages du rite romain, égaux en droit et en dignité, témoignerait que l’Église a préservé la tolérance et la continuité dans sa vie liturgique, mettant ainsi en œuvre le conseil du « maître de la maison », loué par le Seigneur, « qui fait sortir de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes (nova et vetera) » (Mt 13, 52). À l’inverse, dans ce document, le cardinal Roche apparaît comme le représentant d’un cléricalisme intolérant et rigide dans le domaine liturgique, qui rejette la possibilité d’un véritable partage réciproque en présence de traditions liturgiques différentes.

Au point 10 de l’article – qui a peut-être suscité la plus grande consternation –, le cardinal Roche déclare : « L’usage des livres liturgiques que le Concile a cherché à réformer était, de saint Jean-Paul II à François, une concession qui n’envisageait nullement leur promotion. » Comment répondriez-vous au cardinal sur ce point, notamment à la lumière de la lettre apostolique Summorum Pontificum du pape Benoît XVI et de sa lettre d’accompagnement à ce motu proprio ?

Je répondrais par cette sage observation de l’archimandrite Boniface Luykx :

« J’affirme que la pluriformité – c’est-à-dire la coexistence de différentes formes de célébration liturgique tout en conservant le noyau essentiel – pourrait être d’un grand secours à l’Église d’Occident. […] Le pape Jean-Paul II a d’ailleurs adopté le principe de pluriformité lorsqu’il a rétabli la messe tridentine en 1988. » (p. 113)

Cette observation contredit directement l’affirmation selon laquelle le maintien de l’usage des anciens livres liturgiques n’était qu’une concession tolérée, sans aucune intention d’encouragement ou de promotion. Un enseignement important de saint Jean-Paul II éclaire davantage ce point. Il déclare :

« Dans le Missel romain, connu sous le nom de Missel de saint Pie V, comme dans diverses liturgies orientales, il y a de belles prières par lesquelles le prêtre exprime le plus profond sentiment d’humilité et de révérence devant les saints mystères : elles révèlent l’essence même de toute liturgie » (Message aux participants de l’Assemblée plénière de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements, 21 septembre 2001).

Ensemble, ces témoignages faisant autorité démontrent que la reconnaissance et la restauration des anciens livres liturgiques n’étaient pas perçues comme de simples concessions faites à contrecœur, mais comme l’expression d’une pluralité légitime au sein de la vie liturgique de l’Église – une pluralité capable d’enrichir l’Église d’Occident tout en préservant le noyau essentiel du rite romain.

Il est fort possible que, si ce document avait été examiné lors du consistoire des 7 et 8 janvier, les cardinaux, pris collectivement, n’auraient pas été en mesure de l’appréhender correctement, compte tenu du manque généralisé de formation liturgique au sein de l’Église aujourd’hui, y compris parmi le clergé et la hiérarchie. Combien d’entre eux, par exemple, auraient pu réfuter l’affirmation du cardinal concernant le Quo primum de Pie V ? Lors d’un futur consistoire, il est parfaitement du pouvoir du pape de faire intervenir un expert afin de présenter aux membres du Sacré Collège un document plus approfondi et étayé sur un sujet qu’il souhaite alors examiner. Cette approche pourrait-elle être envisagée lors du consistoire extraordinaire prévu pour la fin juin 2026 ?

Je crois qu’il existe aujourd’hui une ignorance généralisée parmi les évêques et les cardinaux concernant l’histoire de la liturgie, la nature des débats liturgiques durant le Concile, et même le texte même de la Constitution sur la sainte liturgie du Concile Vatican II.

Deux faits très importants sont souvent oubliés.

Premièrement, la véritable réforme de la messe selon le Concile avait déjà été promulguée en 1965, à savoir l’Ordo Missae de 1965, que le Saint-Siège décrivait alors explicitement comme la mise en œuvre des dispositions de la Constitution sur la sainte liturgie. Cet Ordo Missae représentait une réforme très prudente et conservait tous les éléments essentiels de la messe traditionnelle, avec seulement quelques modifications mineures. Celles-ci comprenaient l’omission du psaume 42 au début de la messe – une modification qui n’était pas sans précédent, puisque ce psaume avait toujours été omis lors de la messe de Requiem et pendant le temps de la Passion – ainsi que l’omission de l’Évangile selon saint Jean à la fin de la messe. La véritable innovation résidait dans l’usage de la langue vernaculaire tout au long de la messe, à l’exception du Canon, qui devait encore être récité en silence en latin. Les Pères conciliaires eux-mêmes ont célébré cette messe réformée lors de la dernière session de 1965 et se sont généralement déclarés satisfaits. Même l’archevêque Lefebvre célébrait cette forme de messe et ordonnait qu’elle soit célébrée dans son séminaire d’Écône jusqu’en 1975.

Le second fait est le suivant. Lors du premier synode des évêques après le Concile, en 1967, le père Annibale Bugnini présenta aux Pères synodaux le texte et la célébration d’un Ordo Missae profondément réformé. Il s’agissait essentiellement du même Ordo Missae qui fut promulgué plus tard par le pape Paul VI en 1969 et qui constitue aujourd’hui la forme ordinaire de la liturgie dans l’Église catholique romaine.

Cependant, la majorité des Pères synodaux de 1967 – presque tous également Pères du Concile Vatican II – rejetèrent cet Ordo Missae, c’est-à-dire notre Novus Ordo actuel. Par conséquent, ce que nous célébrons aujourd’hui n’est pas la messe du Concile Vatican II, qui est en réalité l’Ordo Missae de 1965, mais bien la forme de la messe rejetée par les Pères synodaux en 1967, jugée trop révolutionnaire.

Quelles alternatives à l’article du cardinal Roche proposeriez-vous aux cardinaux, si vous ne pouviez leur présenter que quelques arguments ?

Je leur soumettrais plusieurs points fondamentaux. Premièrement, je rappellerais les faits historiques incontestables concernant la véritable messe du concile Vatican II, à savoir l’Ordo Missae de 1965, ainsi que le rejet de base par les Pères synodaux, en 1967, du Novus Ordo qui leur avait été présenté par le père Bugnini.

Deuxièmement, j’attirerais leur attention sur les principes toujours valides qui régissent le culte divin, tels que formulés par le concile Vatican II lui-même : le caractère théocentrique, vertical, sacré, céleste et contemplatif de la liturgie authentique. Comme l’enseigne le Concile : « En elle ce qui est humain est ordonné et soumis au divin ; ce qui est visible à l’invisible ; ce qui relève de l’action à la contemplation ; et ce qui est présent à la cité future que nous recherchons. … Dans la liturgie terrestre, nous participons par un avant-goût à cette liturgie céleste qui se célèbre dans la sainte cité de Jérusalem » (Sacrosanctum Concilium, nn. 2; 8)

Troisièmement, je tiens à souligner le principe selon lequel la diversité liturgique ne nuit pas à l’unité de la foi. Comme l’ont souligné les Pères conciliaires :

« Obéissant fidèlement à la Tradition, le saint Concile déclare que la sainte Mère l’Église considère comme égaux en droit et en dignité tous les rites légitimement reconnus, et qu’elle veut, à l’avenir, les conserver et les favoriser de toutes manières » Sacrosanctum Concilium, n. 4)

Enfin, j’en appelle à la conscience des cardinaux en leur rappelant que le Pape a aujourd’hui une occasion unique de rétablir la justice et la paix liturgique au sein de l’Église en accordant à la forme la plus ancienne du rite romain la même dignité et les mêmes droits qu’à la forme liturgique ordinaire, connue sous le nom de Novus Ordo.

Une telle mesure pourrait être prise par une ordonnance pastorale généreuse et définitive. Elle mettrait fin aux querelles nées d’interprétations casuistiques concernant l’usage de l’ancienne forme liturgique. Elle mettrait également fin à l’injustice qui consiste à traiter tant de fils et de filles exemplaires de l’Église – en particulier tant de jeunes et de jeunes familles – comme des catholiques de seconde zone.

Une telle mesure pastorale permettrait de tisser des liens et de témoigner d’une empathie envers les générations passées et envers un groupe qui, bien que minoritaire, demeure aujourd’hui négligé et discriminé au sein de l’Église – à une époque où l’on parle tant d’inclusion, de tolérance envers la diversité et d’écoute synodale des expériences des fidèles.

Excellence, souhaitez-vous ajouter quelque chose ?

Je ne saurais mieux exprimer la crise liturgique actuelle qu’en citant ces paroles lumineuses de l’archimandrite Boniface Luykx – érudit en liturgie, missionnaire zélé en Afrique et homme de Dieu qui célébrait les liturgies latine et byzantine, respirant de cette façon, pour ainsi dire, avec les deux poumons de l’Église :

« Le cardinal Ratzinger a également apporté son soutien, déclarant que la messe traditionnelle est une partie vivante et, de fait, « intégrale » du culte et de la tradition catholiques, et prédisant qu’elle apportera « sa contribution caractéristique au renouveau liturgique appelé par le concile Vatican II » (p. 115).

« Lorsque la révérence disparaît, le culte se réduit à un simple divertissement horizontal, une fête sociale. Là encore, les pauvres, les plus humbles, sont victimes, car la réalité évidente de la vie jaillissant de Dieu dans le culte leur est dérobée par les « experts » et les dissidents » (p. 120).

« Aucun hiérarque, du simple évêque au pape, ne peut rien inventer. Tout hiérarque est un successeur des apôtres, ce qui signifie qu’il est avant tout un gardien et un serviteur de la Sainte Tradition – un garant de la continuité dans l’enseignement, le culte, les sacrements et la prière » (p. 188).

Le document du cardinal Roche évoque la lutte acharnée d’une gérontocratie confrontée à des critiques sérieuses et de plus en plus vives, émanant principalement d’une jeune génération dont elle tente d’étouffer la voix par des arguments manipulateurs et, en fin de compte, en utilisant le pouvoir et l’autorité en guise d’armes.

Pourtant, la fraîcheur et la beauté intemporelles de la liturgie, unies à la foi des saints et de nos ancêtres, triompheront. Le sensus fidei perçoit instinctivement cette réalité, surtout parmi les « petits « de l’Église : enfants innocents, jeunes gens courageux et jeunes familles.

C’est pourquoi je conseillerais vivement au cardinal Roche et à nombre d’autres membres du clergé, plus âgés et parfois rigides, de reconnaître les signes des temps ou, métaphoriquement parlant, de sauter dans le chaudron pour ne pas être laissés pour compte. Car ils sont appelés à reconnaître les signes des temps que Dieu lui-même donne par l’intermédiaire des « petits » de l’Église, qui ont faim du pain pur de la doctrine catholique et de la beauté pérenne de la liturgie traditionnelle.

Suspension du Mercosur : un sursis bienvenu pour nos agriculteurs

A 10 voix près, les députés européens ont saisi la Cour de Justice de l’Union européenne sur le traité du Mercosur. Cela va retarder le processus de ratification pour de nombreux mois (on parle d’un an et demi, ce qui en fera un sujet de notre élection présidentielle…). C’est un revers majeur pour Von der Leyen. La Commission peut néanmoins décider d’une application provisoire.

Cette dernière doit maintenant faire face à une motion de censure. Le PPE, qui apparaît divisé sur le Mercosur, a dégainé la menace de sanctions contre les élus qui voteraient en faveur de la censure : six mois de sanctions. La délégation française de François-Xavier Bellamy est visée. L’abstention ou même l’absence « sans motif appropriée » lors du scrutin déclenchera la même sanction.

Encore du vandalisme à l’église de la Sainte-Famille à Metz

L’église de la Sainte-Famille, située dans le quartier de La Patrotte à Metz, a été récemment la cible d’un acte de vandalisme. L’acte de vandalisme a eu lieu durant la semaine du lundi 12 janvier 2026.

À l’automne dernier, la même église avait été cambriolée et profanée.

Encore un profanation à Saint-Pierre de Rome

Dans la chapelle du Saint-Sacrement, un homme adulte à la peau sombre a jeté à terre tout ce qui se trouvait sur l’autel : chandeliers, ostensoir et nappes. Un acte d’une gravité sans précédent, compte tenu du lieu et des circonstances.

La chapelle a été évacuée et fermée au public afin de permettre la remise en place des éléments. Et une cérémonie de réparation ?

Louis XVI, de Nantes au Loroux-Bottereau 

D’Henry Renoul pour Le Salon beige :

Il existe encore en France, érigées sur des places publiques, deux statues de Louis XVI, qui, bien qu’elles aient été parfois vandalisées, voire abattues, sont toujours visibles et même protégées par les Monuments historiques. De plus leurs histoires sont intimement liées.

Celle de Nantes est très connue. Elle est Installée en haut d’une colonne sur une place que les Nantais appellent toujours, place Louis XVI ! La décision de cette érection avait été prise avant la Révolution mais ne fut pas exécutée. On cachât même la statue déjà sculptée jusqu’au retour de la monarchie légitime après la chute de l’Empire. C’est à ce moment que les promoteurs de cette nouvelle installation s’inquiétèrent de la petite taille de la statue, qu’on ne verrait pas en haut de sa colonne. Il fut décider d’en commander une plus grande. Que faire de l’autre ? Au nom de Louis XVIII, le préfet de Loire-Inférieure fut chargé du dossier.

Il y avait dans le Pays Nantais une paroisse s’était particulièrement distinguée pendant les Guerres de Vendée. Les gâs du Loroux avaient été surnommés les « grenadiers de Charette », notamment lors de la fameuse bataille de Torfou, et étaient craints des soldats républicains. Turreau lui-même le rappelle dans ses mémoires. Et ses Colonnes infernales ravagèrent ce pays en mars 1794 en pillant, violant et tuant des centaines de Lorousains, dont le célèbre André Ripoche, le martyr de la croix qu’il défendait. L’un de leurs officiers, Honoré-Aymé Renoul, était élu au Loroux-Bottereau et plaida la cause de sa commune. Et la statue trouva sa place devant l’église de l’époque sur un socle qui porte toujours les inscriptions gravées :

« Je pardonne aux auteurs de ma mort, je prie Dieu que mon sang ne retombe pas sur la France ». « En souvenir de toute la Vendée martyre, héroïque et fidèle. O vous que nous commémorons, gardez chez vos fils la foi, l’union, la pays ».  « A la mémoire des 4500 Lorousains tombés ainsi que le Roi pour la religion, pour la France ».

Le 27 août 1988, entre le millénaire capétien et la commémoration de 1789, Alphonse de Bourbon, Ainé des Capétiens y déposait une gerbe de lys blancs.

Cette attention portée par les autorités à cette commune du Loroux-Bottereau fut confirmée par le roi Charles X qui lui offrit une peinture de Saint Jean-Baptiste, patron de la paroisse, réinstallée dans la nouvelle église construite sous le mandat d’Aymé-Simon Renoul sous le Second Empire. La dédicace y figure toujours :

« A la paroisse du Loroux, pour sa vaillance et son martyre durant la Grande Guerre de Vendée, Charles X Roi de France a donné ce tableau ».

En 1942, pour le 150ième anniversaire de l’assassinat du Roi, le docteur Renoul créait le Comité Louis XVI pour restaurer la statue. Honoré Renoul, toujours élu en 1830, remis évidemment sa démission lors de l’usurpation et l’instauration par Louis-Philippe d’Orléans de la Monarchie de Juillet.

Et c’est à nouveau un descendant la famille Renoul qui menait ce 21 janvier 2026, un groupe de marcheurs, de Nantes au Loroux-Bottereau, marche renouvelée tous les ans en mémoire du Roi-martyr !

La statue du Roi Louis XVI à Nantes

La statue du Roi Louis XVI au Loroux-Bottereau

Dernière nouvelle : les Insoumis, candidats aux municipales de Nantes et futurs alliés du PS, annoncent le retrait de la statue nantaise de Louis XVI et le remplacement par une Marianne, s’ils gagnent les élections !

Grande neuvaine pour l’ordination de 6 diacres

Ils sont 6, engagés, fidèles, membres des Missionnaires de la Miséricorde divine… et ils attendent toujours leur ordination sacerdotale dans le diocèse de Toulon.

Agissons concrètement :

  • Rejoignez la Grande Neuvaine
  • Partagez-la autour de vous
  • Objectif : 10 000 inscrits

Pourquoi 10 000 ?

  • Pour montrer notre confiance dans le Ciel
  • Pour montrer un soutien visible et sérieux
  • Pour rappeler à nos diacres qu’ils ne sont pas seuls

Partagez. Priez. Soutenez. https://grande-neuvaine.web.app/#/

Chers amis et soutiens,

En ce début d’année notre communauté sollicite un grand élan de prière pour éclaircir l’avenir de nos six diacres qui attendent le sacerdoce depuis plus de deux ans. Malgré l’engagement de Mgr Touvet et des progrès dans le dialogue avec les autorités romaines, la situation n’est toujours pas complètement débloquée. Les points de discussion concernent des éléments d’équilibre importants pour nous et prévus par nos statuts.

Nous sommes confiants que le climat de dialogue voulu par Léon XIV permettra l’unité et la paix. En attendant nous sollicitons vos prières pour nos diacres éprouvés.

Dans une attitude d’obéissance et de confiance dans l’Église, nous sommes certains de l’efficacité de la prière et nous vous proposons de participer à une grande neuvaine qui débutera le 25 janvier pour nous amener au 2 février. Pour recevoir le texte de la neuvaine, inscrivez-vous ainsi que les membres de vos familles. Votre prière est précieuse, merci de tout cœur.

Abbé Jean-Raphaël Dubrule et les Missionnaires de la Miséricorde Divine

La Gloire de Dieu : conclusion du canon

Le canon romain présente une certaine symétrie, dont le centre est la consécration. Après la consécration, nous retrouvons donc deux prières d’intercession, le Memento des morts et le Nobis quoque qui font en quelque manière pendant à celles qui précédaient la consécration, Memento des vivants et Communicantes.

1 – Memento des morts

L’allusion à la communion dans la deuxième partie du Supplices fut-elle l’occasion de l’insertion, à cet endroit précis du canon, du Memento des morts ? Ce rapprochement est au moins suggéré par saint Augustin :

La tradition de nos pères et la pratique universelle de l’Église, écrit-il, veulent que l’on prie pour ceux qui sont morts dans la communion du corps et du sang du Christ, lorsque l’on en fait mémoire dans le sacrifice au moment prescrit, et que l’on rappelle que pour eux également on sacrifie{{Saint Augustin, Sermon 172, II, 2 (PL, 38, 936) : « … ut pro eis, qui in corporis et sanguinis Christi communione defuncti sunt, cum ad ipsum sacrificium loco suo commemorantur, oretur, ac pro illis quoque id offerri commemoretur. « Afin que l’on prie pour ceux qui sont morts dans la communion au corps et au sang du Christ, on rappelle au moment même où l’on fait mémoire du sacrifice qu’il est offert aussi pour eux. »}}.

Cela permet de comprendre le lien avec la prière précédente, marqué par l’adverbe « aussi » [etiam] : 

[…] si nous sommes, nous, par l’effet du sacrement, remplis “de toute bénédiction céleste”{{Fin de la prière du Supplices, vue précédemment.}}, souvenez-vous aussi de ceux-là qui ne peuvent plus prendre part au sacrement{{Jungmann, J.A., sj., Missarum sollemnia, explication générique de la messe romaine, Aubier, 1957, t. III, p. 163.}}.

Et, en continuité avec cette idée :

[…] s’il est vrai qu’ils ne peuvent plus manger de ce pain sacré, il reste qu’ils sont passés à l’autre vie avec le sceau de la foi, praecesserunt cum signo fidei{{Jungmann, J.A., sj., Missarum sollemnia, explication générique de la messe romaine, Aubier, 1957, t. III, p. 163.}}.

Le sceau ou signe de la foi dont il est question ici est une référence directe au baptême{{Cf. {{Jungmann, J.A., sj., Missarum sollemnia, explication générique de la messe romaine, Aubier, 1957, t. III, p. 161 : Attention toutefois à ne pas réduire le signum fidei au seul caractère baptismal : il s’agit bien plutôt de l’effet total du baptême, englobant le caractère baptismal et la grâce baptismale.}}, sceau sacramentel de la foi et signe distinctif dont le Christ a marqué les siens, qui garantit l’accès à la vie éternelle pourvu qu’il ait été gardé intact{{Cf. Mc 16, 16 : « Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé. »}}.

Meménto étiam, Dómine, famulórum famularúmque tuárum N. et N., qui nos præcessérunt cum signo fídei, et dórmiunt in somno pacis. Souvenez-vous aussi, Seigneur, de vos serviteurs et de vos servantes… N. et N. qui sont partis avant nous, marqués du sceau de la foi, et qui dorment du sommeil de la paix.

Ainsi :

Les morts pour lesquels nous prions ne sont donc de soi, directement, que nos frères chrétiens. Et c’est, de fait, la pratique immémoriale de l’Église de n’offrir le Saint Sacrifice que pour ceux qui étaient [visiblement et manifestement] en communion avec elle et ont ainsi droit à son trésor de grâces. Tout au moins sont-ils seuls à pouvoir y être nommés {{Jungmann, J.A., sj., Missarum sollemnia, explication générique de la messe romaine, Aubier, 1957, t. III, p. 164.}}.

Toutefois, après une courte pause durant laquelle le prêtre prie en particulier pour les défunts de son choix ou du choix de celui qui lui a demandé la célébration de la messe à une intention particulière, le cercle s’élargit à « tous ceux qui reposent dans le Christ », le fait demeurant certain qu’aucun parmi les élus n’ait pu trouver son salut ailleurs que dans le Christ :

Ipsis, Dómine, et ómnibus in Christo quiescéntibus, locum refrigérii, lucis et pacis, ut indúlgeas, deprecámur. Per eúndem Christum Dóminum nostrum. Amen. À ceux-là, Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui reposent dans le Christ, accordez, nous vous en supplions, le séjour du bonheur, de la lumière et de la paix. Par le Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.

Quoi qu’il en soit, cette distinction très précise, faite au cœur même du canon, est à remarquer. 

Notons également les expressions typiques :

– le « sommeil de la paix » pour désigner la mort des justes, dont ils doivent se relever après une brève attente ; 

– la mort « dans le Christ »{{Cf. 1 Th 4, 17 et Ap 14, 13.}} car les justes sont insérés à jamais dans le Corps du Christ  ;

– le lieu « du rafraîchissement, de la lumière et de la paix » où nous demandons qu’ils soient admis : le « rafraîchissement » forme une image très suggestive de l’état des bienheureux pour les habitants des brûlantes contrées du Midi, tandis que la lumière est le symbole non seulement de la joie, mais également de la vérité, et renvoie donc à la vision béatifique.

Le mot lumière, symbole naturel pour tous de la joie (comme encore de la vérité et de la vision), s’impose encore plus vivement à des lecteurs de l’Apocalypse (21, 23 et sq ; 22, 5){{Jungmann, J.A., sj., Missarum sollemnia, explication générique de la messe romaine, Aubier, 1957, t. III, p. 165.}}.

En prononçant la conclusion – « Per eúndem Christum Dóminum nostrum. Amen. Par le Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il. », le prêtre incline la tête, ce qu’il ne fait pas pour les autres conclusions semblables des prières du canon. Dans une perspective allégorique – où chaque rite de la messe est associé à un geste de la vie ou de la passion de Notre-Seigneur – cette inclination de tête du prêtre symbolise le Sauveur qui expire en inclinant la tête.

2 – Nobis quoque

Nobis quoque peccatoribus… « À nous aussi pécheurs… »  Le prêtre élève un peu la voix et se frappe la poitrine en prononçant ces mots. 

Après avoir demandé pour les morts le séjour de lumière, nous demandons pour nous-mêmes part et société avec les saints du ciel{{Jungmann, J.A., sj., Missarum sollemnia, explication générique de la messe romaine, Aubier, 1957, t. III, p. 170.}}.

Nobis quoque peccatóribus fámulis tuis, de multitúdine miseratiónum tuárum sperántibus, partem áliquam et societátem donáre dignéris, cum tuis sanctis Apóstolis et Martýribus : 

intra quorum nos consórtium, non æstimátor mériti, sed véniæ, quǽsumus, largítor admítte. Per Christum, Dóminum nostrum.

À nous aussi pécheurs, vos serviteurs, qui mettons notre confiance dans votre infinie miséricorde, daignez accorder une place dans la communauté de vos saints Apôtres et Martyrs, 

 

Pour nous admettre dans leur compagnie, ne pesez pas la valeur de nos actes, mais accordez-nous largement votre pardon. Par le Christ notre Seigneur.

On remarquera le ton de timide effacement et d’humble aveu que le mot « pécheurs » imprime dès le début à cette prière, et qui en demeure jusqu’au bout la note dominante :

La requête ne se formule qu’en se fiant à l’abondance des miséricordes divines et n’en attend que cette modeste [part]{{« partem aliquam »}} du bonheur céleste ; et cela même, non en rémunération de mérites effectifs, mais à titre de faveur gracieuse{{Jungmann, J.A., sj., Missarum sollemnia, explication générique de la messe romaine, Aubier, 1957, t. III, p. 179-180.}}.

Semblable en cela au Communicantes, auquel il fait en quelque manière pendant, le Nobis quoque développe une liste de saints. Celle-ci présente quinze noms, répartis en deux septénaires – sept hommes martyrs puis sept femmes martyres – que précède saint Jean (Baptiste) :

cum Ioánne, 

Stéphano, Matthía, Bárnaba, Ignátio, Alexándro, Marcellíno, Petro, 

Felicitáte, Perpétua, Agatha, Lúcia, Agnéte, Cæcília, Anastásia, et ómnibus Sanctis tuis : 

avec Jean, 

Etienne, Matthias, Barnabé, Ignace, Alexandre, Marcellin, Pierre, 

Félicité, Perpétue, Agathe, Lucie, Agnès, Cécile, Anastasie, et avec tous vos Saints. 

Comme le Communicantes, le Nobis quoque continue un Memento, en établissant un rapport avec les saints du ciel. L’accent, toutefois est différent : 

– après le Memento des vivants est rappelée la communion déjà effective avec l’Église triomphante, du fait de l’appartenance à l’unique royaume de Dieu ;

– après le Memento des morts, « la pensée s’élève d’un degré et sollicite la participation définitive à la béatitude des élus »{{Jungmann, J.A., sj., Missarum sollemnia, explication générique de la messe romaine, Aubier, 1957, t. III, p. 179.}}. 

Nous l’avons noté, le prêtre élève légèrement la voix en commençant cette prière. C’est que la fin du canon approche et c’était une manière d’avertir le (et autrefois les) sous-diacre(s) de se redresser et de se rendre à l’autel pour être prêts, dès la conclusion du canon, à aider à la fraction. L’emploi de petites hosties pour la communion des fidèles a rendu superflue l’aide des sous-diacres pour la fraction, mais l’usage d’élever la voix est néanmoins demeuré. On en a parfois proposé une interprétation allégorique : de même que l’inclination de la tête à la fin du Memento des morts évoque celle de Notre-Seigneur au moment de rendre l’esprit, l’élévation de la voix et la percussion de la poitrine au début du Nobis quoque évoquent la profession de foi du centurion au pied de la croix{{Jungmann, J.A., sj., Missarum sollemnia, explication générique de la messe romaine, Aubier, 1957, t. III, p. 180.}}.

3.  Les doxologies finales

Les deux formules conclusives sur lesquelles s’achève le canon « ne sont plus comme les précédentes des prières […] de demande ou d’offrande ; leur tournure est bien plutôt celle d’une affirmation directe de louange et de glorification »{{Jungmann, J.A., sj., Missarum sollemnia, explication générique de la messe romaine, Aubier, 1957, t. III, p. 182.}}. Dans leur enchaînement, ces deux formules résument en quelque manière l’admirable échange qui vient de se réaliser de nouveau à l’autel :

La première montre que par le Christ descend sur nous le grand courant des bienfaits de Dieu, tandis que la seconde proclame comment ensuite par lui [le Christ] monte de la création vers Dieu tout honneur et toute gloire{{Jungmann, J.A., sj., Missarum sollemnia, explication générique de la messe romaine, Aubier, 1957, t. III, p. 182.}}.

1 – Per quem haec omnia

Per quem hæc ómnia, Dómine, semper bona creas, sanctí + ficas, viví + ficas, bene + dícis et præstas nobis. Par lui, Seigneur, vous ne cessez de créer bonnes toutes ces choses et vous les sancti+fiez, vous leur donnez + vie et vous les béni+ssez pour nous en faire don.

À quoi fait référence l’expression « toutes ces choses » [haec omnia] ? C’est une trace des bénédictions des fruits de la terre qui se pratiquaient à cet endroit, dont la prière Per quem haec omnia constituait alors la conclusion. Cet usage a disparu, sauf à la messe chrismale, où l’évêque bénit à ce moment l’huile des infirmes. Si l’on inséra des bénédictions à cet endroit, ce fut probablement pour les appuyer, les joindre à la « grande bénédiction ordonnée par le Christ et dans laquelle lui-même […] confère à des offrandes terrestres la suprême consécration et la plénitude de grâce »{{Jungmann, J.A., sj., Missarum sollemnia, explication générique de la messe romaine, Aubier, 1957, t. III, p. 187.}}. 

L’expression « toutes ces choses » renvoyait donc à ces fruits de la terre que l’on bénissait, mais, bien loin d’en être exclues, les offrandes eucharistiques étaient également visées par cette expression, puisque c’est précisément de leur proximité que l’on escomptait l’efficacité de la bénédiction. Ajoutons à cela que, si les mot haec omnia [« toutes ces choses »] semblent perdre de leur ampleur en présence des seules espèces consacrées, le maintien de cette hymne de louange au Créateur traduit « la conviction, […] que les oblats, même consacrés, conservent leur solidarité profonde avec le monde des créatures »{{Jungmann, J.A., sj., Missarum sollemnia, explication générique de la messe romaine, Aubier, 1957, t. III, p. 187.}}.

Ainsi, faisant pendant à l’épiclèse [Quam oblationem], qui formulait expressément la demande de transsubstantiation, cette prière constitue le remerciement adressé à Dieu et à notre souverain prêtre, le Christ.

2 – Per ipsum

Ayant proclamé que, par le Christ, toute grâce de Dieu descend jusqu’à nous, nous confessons désormais que, par le Christ également, toute louange et toute glorification remonte vers Dieu{{Jungmann, J.A., sj., Missarum sollemnia, explication générique de la messe romaine, Aubier, 1957, t. III, p. 187.}}. 

La doxologie – ou glorification – finale est en quelque sorte, pour le canon, l’équivalent, la forme développée, l’analogue du Gloria Patri qui conclut les psaumes, ou du Per Dominum qui conclut les oraisons :

C’est [en effet] une antique règle de la prière publique de se clore par la louange divine, de revenir ainsi au rôle fondamental de toute prière, qui est d’incliner la créature devant son Créateur{{Jungmann, J.A., sj., Missarum sollemnia, explication générique de la messe romaine, Aubier, 1957, t. III, p. 187.}}.

Per ip + sum, et cum ip + so, et in ip + so, est tibi Deo Patri + omnipoténti in unitáte Spíritus + Sancti omnis honor, et glória. Par + lui, avec + lui, en + lui, vous est donné, + Dieu Père tout-puissant, dans l’unité + du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire,

Remarquons que la louange est à l’indicatif (est tibi, que nous traduisons par « vous est donné »), et non au subjonctif, comme l’on pourrait normalement s’y attendre (sit tibi, que l’on traduirait par « vous soit donné »). En ce lieu, à cet instant, à cet autel où repose la divine victime, alors vraiment Dieu reçoit tout honneur et toute gloire, alors s’accomplit l’oracle de Malachie{{Jungmann, J.A., sj., Missarum sollemnia, explication générique de la messe romaine, Aubier, 1957, t. III, p. 189-190.}} :

Depuis le lever du soleil jusqu’au couchant, mon nom est grand parmi les nations, et en tout lieu on sacrifie et l’on offre à mon nom une oblation pure ; car Mon nom est grand parmi les nations, dit le Seigneur des armées{{Ml 1, 11 (Traduction Fillion).}}.

Joignant le geste à la parole, le prêtre conclut la doxologie en élevant légèrement l’hostie et le calice : c’est ce que l’on appelle la « petite élévation ». Contrairement à la « grande élévation » qui suit la consécration, elle n’a pas pour but premier de montrer au peuple le Corps et le Sang du Seigneur ; elle est le geste de les présenter à Dieu pour les lui offrir{{Nous avons vu que la « grande élévation » peut assumer également cette finalité.}}, geste essentiellement symbolique auquel suffit par conséquent une amplitude réduite.

Avant d’élever l’hostie, le prêtre effectue cinq signes de croix, qui ont la particularité d’être pratiqués, non pas sur, mais avec l’hostie. Les trois premiers, réalisés au-dessus du calice se situent dans la perspective déjà évoquée du geste indicatif. Ils accompagnent et soulignent le pronom « Lui » [ipse], trois fois répété : parlant de Notre-Seigneur, le prêtre montre qu’il est là présent sur l’autel. Les deux autres signes de croix, réalisés entre le prêtre lui-même et le calice et sa poitrine, sont peut-être le reste d’un rite qui consistait à toucher le côté du calice avec l’hostie afin de manifester « le lien entre les deux espèces sensibles d’un mystère unique »{{Jungmann, J.A., sj., Missarum sollemnia, explication générique de la messe romaine, Aubier, 1957, t. III, p. 192.}}. Quoi qu’il en soit, ils peuvent également être intégrés à une interprétation symbolique se rapportant à la Passion de Notre-Seigneur : les cinq signes de croix se rapportant aux cinq plaies – ou, mieux, les signes de croix pratiqués à côté du calice évoquant le coup de lance qui transperça le côté de Notre-Seigneur.

[…] en définitive ces signes de croix […] ne visent qu’à souligner la mention du Christ (ipse) en évoquant le mystère de la Croix, seule voie, en fait, par où monte vers Dieu “tout honneur et toute gloire”{{Jungmann, J.A., sj., Missarum sollemnia, explication générique de la messe romaine, Aubier, 1957, t. III, p. 195.}}.

“Aide active à mourir” : le sénat euthanasie la loi

L’article 4 de la loi euthanasie, qui conditionnait l’accès à la légalisation de la mise à mort, a été rejeté hier soir. Ce qui met l’ensemble du texte en situation de quasi mort clinique.

Mercredi, les sénateurs ont rejeté par 144 voix contre 123 l’article 4 de la proposition de loi sur l’aide à mourir, qui entérinait le principe d’une euthanasie et d’un suicide assisté.

Nombre de votants 318
Nombre de suffrages exprimés 267
Pour l’adoption 123
Contre 144

Voici ce que disait cet article 4 désormais supprimé :

Pour accéder à l’aide à mourir, une personne doit répondre à toutes les conditions suivantes :
« 1° Être âgée d’au moins dix-huit ans ;
« 2° Être de nationalité française ou résider de façon stable et régulière en France ;
« 3° Être atteinte d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause, qui engage le pronostic vital, en phase avancée, caractérisée par l’entrée dans un processus irréversible marqué par l’aggravation de l’état de santé de la personne malade qui affecte sa qualité de vie, ou en phase terminale ;
« 4° Présenter une souffrance physique ou psychologique constante liée à cette affection, qui est soit réfractaire aux traitements, soit insupportable selon la personne lorsque celle-ci a choisi de ne pas recevoir ou d’arrêter de recevoir un traitement. Une souffrance psychologique seule ne peut en aucun cas permettre de bénéficier de l’aide à mourir ;
« 5° Être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée. »

Ils avaient préalablement adopté l’article 1, intégrant une «assistance médicale à mourir» dans le Code de la Santé Publique. Une partie des sénateurs LR et centristes se sont ainsi opposés à cette réforme, rejoints par nombre d’élus de gauche, déçus de ne pas avoir réussi à restaurer le texte de l’Assemblée nationale qui ouvrait le suicide assisté et l’euthanasie aux patients « en phase avancée » de la maladie, avec encore plusieurs mois à vivre.

Après une suspension de séance, les sénateurs se sont interrogés sur la suite à donner à ce vote. «Tout le texte est vidé de sens aujourd’hui car la clé de voûte de ce texte est tombée», a regretté le président de la commission des Affaires sociales du Sénat, Philippe Mouiller (LR). Il a tout de même annoncé que les débats allaient se poursuivre.

Des élus ont mis en cause l’inversion de l’examen des textes, celui sur l’aide à mourir étant examiné avant celui sur les soins palliatifs.

Ce dernier texte sera examiné lundi et mardi prochain.

Le problème de la liturgie et pourquoi la liturgie ne devrait pas être un problème

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

Au début de l’année 2026, une grande attente entourait le consistoire convoqué par le pape Léon XIV. Parmi les différents points proposés à la discussion figurait celui de la liturgie. Finalement, la liturgie n’a pas été abordée, mais l’attention de beaucoup se portait précisément sur cette question.
Pourquoi tant de personnes perçoivent-elles la question liturgique comme un problème ? La réponse simple est la suivante : parce qu’elle est, en effet, un problème. D’un côté, il y a les tensions avec un monde qui se définit comme « traditionaliste » ; de l’autre, une réforme liturgique qui ne semble pas avoir atteint bon nombre des objectifs fixés par le concile Vatican II et par la Sacrosanctum Concilium. Il est regrettable que la liturgie doive être vécue comme un problème car, lorsqu’elle est bien célébrée, elle ne devrait pas en être un. S’il y avait un véritable respect pour la liturgie et pour les beautés qu’elle est capable de nous révéler, la liturgie serait quelque chose d’apaisant pour notre cœur, et non certainement une source de tensions.
Malheureusement, il existe une grande déséducation à la liturgie, surtout parmi les prêtres. Il m’arrive de parler avec des prêtres après des liturgies dont j’ai assuré la partie musicale, et il n’est pas rare qu’ils se montrent surpris qu’un musicien prête autant d’attention non seulement à la musique, mais aussi au rite lui-même. Mais cela ne devrait-il pas être normal ? Malheureusement, ce ne l’est pas. Et il est étrange de constater que, pour les prêtres eux-mêmes, le respect de la liturgie pour ce qu’elle est constitue une source d’étonnement.
Hélas, après des décennies d’engagement dans la musique sacrée, je dois constater une réalité profondément triste : la liturgie n’est pas aimée. Si la liturgie était aimée, on ne verrait pas les spectacles indignes qui affligent trop de nos paroisses, où la messe devient une occasion de faire du spectacle. En vieillissant, je deviens de plus en plus intolérant à cette situation et, d’un côté, je suis attristé de devoir vivre une telle période de l’histoire de l’Église. De l’autre, cependant, j’imagine que Dieu a voulu que je vive précisément en ce temps afin de contribuer, malgré mon évidente indignité, à l’édification de son Royaume sur la terre, notamment à travers la liturgie et la musique sacrée. Est-il possible que Dieu se serve d’un pécheur comme moi ? Sainte Teresa de Calcutta disait que Dieu écrit droit sur des lignes courbes. Je ne peux que croire que cela est vrai et qu’Il sait trouver le bien même chez des personnes qui ne sont certes pas exemplaires.
Je me sens comme ces cales placées sous les pieds des tables branlantes : peu agréables à regarder, mais qui, d’une certaine manière, fonctionnent. Et il faut beaucoup de personnes comme moi pour que la liturgie retrouve l’éclat de la beauté qui lui est propre. Il faut l’effort de tous pour que la liturgie cesse d’être un problème et redevienne une nourriture pour nos âmes, à travers des célébrations soignées, des prêtres attentifs au rite, une musique véritablement sacrée et un art profondément spirituel.

Entrisme au sein du Grand-Orient : la méthode maçonnique appliquée contre elle-même…

Le Point a enquêté sur l’entrisme de LFI au sein du Grand-Orient de France. Alors que les franc-maçons masquent leur identité pour mieux infiltrer les réseaux, que ce soit la police, la justice, l’Education nationale ou même l’Eglise, voilà que cette même instance est à son tour victime d’entrisme… Voilà qui est cocasse !

Ce serait inquiétant :

Des militants LFI imposent leurs thèmes dans les loges du Grand Orient. Une stratégie d’entrisme qui divise les francs-maçons et menace l’équilibre de la plus grande obédience française.

N’est-ce pas la stratégie habituelle du GODF, avec l’exemple actuel en faveur de l’euthanasie ?

Dans les rangs des « frères » et « sœurs » qui composent les 1 400 loges, des militants et des élus insoumis profitent de la possibilité d’aborder des sujets sociétaux lors des « tenues » (les réunions, en vocabulaire maçonnique) pour inscrire des thématiques éminemment inflammables à l’ordre du jour. Au menu : islamophobie, flottille pour Gaza et résistance palestinienne.

Que l’exemple de Louis XVI soit une source d’inspiration pour les responsables politiques

À l’occasion du 21 janvier, date anniversaire de la mort du roi Louis XVI, Louis Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou, rend hommage sur Boulevard Voltaire à ce chef d’État qui avait – on l’ignore, bien souvent – une véritable vision stratégique pour la France. En cette année du 400e anniversaire de la Marine, le chef de la maison de Bourbon rappelle la vision stratégique et maritime du roi, fondement de la puissance et de la souveraineté françaises :

Aujourd’hui, nous commémorons l’assassinat de mon ancêtre Louis XVI, décapité le 21 janvier 1793. Il ne s’agit en réalité pas que de faire mémoire de ce roi injustement décapité. Il faut également se souvenir ensemble de ce que les Français ont été capables de faire entre eux afin de tout faire pour ne plus jamais sombrer dans la tragédie de la guerre civile. Puisse le Ciel ne jamais permettre à la France de revivre de tels événements.

De plus, il faut comprendre que la lame qui a tranché le corps du roi en ce jour de janvier a mis fin à l’existence d’un homme d’État profondément attaché à maintenir à son plus haut degré la souveraineté française. Ainsi, cette année particulièrement, alors que nous allons célébrer les 400 ans de notre Marine et les 250 ans de la déclaration d’indépendance américaine, je voudrais insister sur la pertinence de la vision de Louis XVI relative à la place de la France dans le monde. En effet, il convient de rendre hommage à l’action énergique et intelligente de ce monarque en matière navale et maritime. Dès le début de son règne, il a continué patiemment l’œuvre de résurrection de la Marine royale entreprise par son grand-père, le roi Louis XV, suite à la terrible guerre de Sept Ans. Pour cela, il a su s’entourer des plus grands marins et administrateurs de son temps.

Ainsi, Louis XVI a sans doute donné à la France la Marine la plus redoutable qu’elle ait jamais eue. Plus que n’importe quel autre chef d’État, ce roi avait compris l’importance primordiale d’entretenir des escadres de haute mer, capables d’être présentes sur tous les océans. Loin d’enfermer la France dans une seule logique continentale, ce monarque avait compris que, par la mer, la France avait une vocation mondiale. Nos flottes du Ponant et du Levant étaient alors en mesure de se battre avec succès à la fois dans les Caraïbes, en Méditerranée et dans l’océan Indien tout en faisant craindre à l’Angleterre une menace d’invasion. Nos vaisseaux disposaient de points d’appui judicieusement répartis dans le monde, grâce à un réseau d’îles stratégiques et de comptoirs plus facilement défendables qu’un vaste empire colonial.

Aujourd’hui encore, la puissance maritime française repose principalement sur ces mêmes îles et territoires disséminés à travers le monde, même si les régimes qui succédèrent à la monarchie légitime en augmentèrent le nombre. Cependant, ces derniers mois, je constate avec inquiétude que la France semble vouloir se désintéresser de sa vocation maritime. J’en veux pour preuve la marche rapide vers l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie suite aux accords de Bougival de juillet 2025, ainsi que la controverse autour de la cession des îlots Hunter et Matthew. Alors qu’une partie de l’Histoire du monde s’apprête à s’écrire dans la zone indo-pacifique, le recul de la France dans cette région serait une erreur stratégique majeure et un signe de faiblesse criant qui encouragerait nos ennemis à accroître la pression sur nos possessions. J’invite nos dirigeants à bien mesurer l’importance de leurs décisions concernant ces territoires et à s’instruire des leçons de notre passé. La France ne peut abdiquer si facilement le privilège d’être une puissance maritime.

En faisant mémoire du roi Louis XVI, je souhaite que son exemple soit une source d’inspiration pour les responsables politiques, afin que notre pays ne subisse pas un déclassement honteux. En effet, je désire au contraire que, par une action énergique et ambitieuse, la France puisse continuer à être présente sur toutes les mers, défendant nos intérêts et ceux de nos alliés, comme nous l’avions fait il y a plus de 250 ans avec nos lointains cousins d’Amérique ! Le règne de Louis XVI est plus riche en enseignements que cette seule et terrible journée du 21 janvier. J’ai à cœur, et je suis certain que c’est ce qu’aurait voulu mon ancêtre, que la France puisse s’inspirer de son action et que, grâce à son souvenir, la Royale continue encore pendant longtemps de sillonner les mers, défendant l’honneur et l’intérêt de la France partout où elle se trouve.

Que saint Louis protège notre cher pays !

“Le Président de la République, jupitérien, promettait un « réarmement démographique » : on aurait pu s’attendre à un texte sur l’accueil des enfants. Mais non, la priorité affichée pour 2026, c’est la mort”

Le sénateur LR Dominique de Legge s’étonne :

Je veux dire mon étonnement, ma stupéfaction : n’y a-t-il rien de plus urgent, dans la situation actuelle du pays, que de légiférer sur la mort ? Oubliés, le feuilleton budgétaire, la situation internationale, le Mercosur : il faut, toutes affaires cessantes, mettre une mesure au crédit de ce quinquennat qui n’en finit pas de s’achever.

Le taux de natalité n’a jamais été aussi bas depuis 1945, nous enregistrons davantage de décès que de naissances. Le Président de la République, jupitérien, promettait, il y a un an, un « réarmement démographique » : on aurait pu s’attendre à un texte sur l’accueil des enfants. Mais non, la priorité affichée pour 2026, c’est la mort.

Alors que nos hôpitaux souffrent, que nos Ehpad implosent et que nous attendons toujours une loi Grand Âge, nous légiférons sur la mort. Les soignants sont pourtant majoritairement réservés voire hostiles à cette évolution qui heurte leurs valeurs.

Dans un pays divisé, est-il si urgent d’ouvrir un nouveau front d’inquiétude ? Alors que notre système de retraites est en passe de s’effondrer et que nous peinons à financer nos renoncements, comment ne pas faire le lien avec l’étude de l’Igas qui chiffre le coût de la dernière année de vie à 26 000 euros par personne, soit 6,6 milliards d’euros ? On comprend le ralliement d’un collectif de mutuelles à un pacte progressiste sur la fin de vie…

Le législateur outrepasse ses compétences s’il prétend définir les critères d’une mort légale. Ne judiciarisons pas la mort, au risque de réduire la vie à un article du code civil. Que serait une fraternité qui justifierait que nous aidions à mourir et non à vivre ? Quelle confiance avoir en une société qui prétendrait régenter la fin de vie de ses membres ? Quelle confiance accorder à des établissements de soins où l’on donne la mort comme si elle était un soin ?

“Provoquer la mort est le pire des crimes dans notre code pénal. Nous inversons donc totalement les valeurs sur ce point”

La sénatrice LR Muriel Jourda rappelle des évidences :

Nous exprimerions tous des opinions personnelles sur la mort – la mort administrée, en l’occurrence – parce que nous en avons tous une expérience personnelle dans notre entourage proche. Mais notre vie ne peut servir d’unité de mesure à l’intérêt général ! Gardons-nous de bouleverser les fondements de notre société sur la base d’expériences personnelles.

La liberté de mourir existe en droit : c’est le suicide. Dès lors que vous faites intervenir un tiers qui fournit, prescrit ou injecte un produit létal, vous créez un droit, avec son créancier mais aussi son débiteur. Or provoquer la mort est le pire des crimes dans notre code pénal. Nous inversons donc totalement les valeurs sur ce point.

Il y aurait beaucoup à dire sur la fraternité, dont le Président de la République a parlé. Que souhaitons-nous à nos frères qui souffrent ? Leur tendons-nous la main ou la seringue ?

Il y va de notre vision de la société. Sommes-nous des désirs juxtaposés attendant de l’État qu’il les réalise tous ? Rappelons-nous que la fin ne justifie jamais les moyens politiques et qu’il faut des principes. Notre pays en a, notre civilisation en a. Ne les bouleversons pas pour répondre à la pulsion d’un moment, qui nous mènerait vers une société très éloignée de la fraternité.

“Ce n’est pas une aide à mourir que nos enfants attendent de nous, mais une aide à vivre”

La sénatrice de l’Union Centriste Nadia Sollogoub s’est prononcée contre “l’aide à mourir” à la tribune du Sénat :

« Mourir, c’est éteindre le monde », disait Jules Renard. Comme cela semble simple… Pourtant, quoi de plus complexe que la question de notre propre mort ? Chacun fuit la pensée de ce qui le terrorise : la perspective de souffrir.

Tous blessés par des deuils et des expériences personnelles, nous sommes responsables de nos choix devant les générations futures. Le texte sur le droit à l’aide à mourir doit dire son nom : il pose la question globale du suicide et inscrit dans la loi la possibilité de donner la mort, ce qui marque une modification anthropologique majeure.

Manque d’information du public, de formation des professionnels, de moyens palliatifs : il y a un décalage entre le cadre législatif actuel et la réalité. Dès lors, faut-il changer la loi pour donner suite à une promesse de campagne du Président de la République ? L’origine de la réflexion est la persistance, dans des cas rares, de souffrances extrêmes et réfractaires : face à ces situations dramatiques, n’est-ce pas notre système de soins qui prouve son absence de culture et de moyens palliatifs ? N’est-il pas plus simple de faire disparaître le malade plutôt que la souffrance ?

Ce débat fondamental exige une immense humilité, car chacun est porteur jusqu’à son dernier souffle d’une histoire singulière. Aucune loi ne répondra à la multiplicité des situations individuelles. Par ailleurs, les progrès de la médecine entraînent des situations inédites.

Je suis inquiète que ce texte sensible soit étudié dans une société fracturée où le climat social risque d’influencer irrationnellement des positions éthiques. Le Sénat doit retravailler ce texte. Son rejet pourrait certes entraîner son adoption en l’état, ce qui n’est pas mon souhait, mais c’est un risque.

En Belgique, l’objectif en 2002 était d’apporter une solution à des cas exceptionnels de souffrances inapaisables : vingt ans plus tard, on observe une croissance continue du nombre d’euthanasies. La subjectivité et la non-discrimination conduisent à une normalisation juridique de la mort dans des cas inimaginables au moment du vote de la loi. Au Canada, sur 13 000 personnes ayant bénéficié de l’euthanasie en 2023, 3,5 % n’étaient pas en fin de vie. Aux Pays-Bas, devant l’explosion du nombre d’euthanasies, des voix s’élèvent pour réclamer un allègement du protocole.

Ces constats interpellent : l’euthanasie deviendrait une proposition parmi d’autres dans la planification des soins. Pourtant, depuis la nuit des temps, les médecins prêtent serment avec un interdit de tuer. De plus, ce débat se déroule dans un climat qui met en avant le coût de la prise en charge des personnes âgées. Pourrait-on avoir un jour à se justifier de vouloir rester en vie à n’importe quel prix ?

Vous l’aurez compris, je suis contre cette évolution législative. Je repense à ce que disait le professeur Delfraissy : nous n’aurions peut-être jamais dû légiférer sur la fin de vie et rester dans le dialogue singulier patient-soignant. Avec un certain nombre de mes collègues centristes, je refuse fondamentalement que s’ouvre une voie qui serait sans retour. Ce n’est pas une aide à mourir que nos enfants attendent de nous, mais une aide à vivre.

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