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Pour ceux qui n’ont pas suivi la logorrhée verbale du président

Pas d’inquiétude, Le Salon beige vous informe que vous n’avez pas besoin d’aller écouter la rediffusion des plus de deux heures de conférence de presse.

En voici un résumé :

Jacques Delors et le principe de subsidiarité

Olivier Debesse, Secrétaire Général du syndicat SM-TE, nous autorise à publier sur le Salon beige cette tribune qu’il a diffusée initialement sur le site travaillonsensemble.org:

L’annonce du décès de Jacques Delors survenu le 27 décembre 2023 à l’âge de 98 ans (né le 20 juillet 1925) a suscité une abondante littérature. Il est présenté comme « une figure de référence de la CFDT » (Libération, 27 décembre 2023) et « l’architecte de la construction européenne » (La Croix, 27 décembre 2023).

Voici l’occasion de parler de 60 ans d’histoire syndicale, et d’apporter un éclairage particulier sur un sujet essentiel qui traverse autant le syndicalisme que la construction européenne : la subsidiarité.

Jacques Delors commence une carrière à la Banque de France. Il est remarqué par la CFTC. Il y adhère en 1945, puis devint expert économique de la confédération CFTC. Il fut associé au groupe Reconstruction animé par Paul Vignaux, Charles Savouillan et Albert Detraz et travaille avec eux à l’effacement de la référence chrétienne de la CFTC. En 1964, il devient CFDT et resta adhérent CFDT jusqu’à sa mort.

Il adhère au Parti socialiste en 1974, devient député européen en 1979 (PS) et ministre de l’économie et des finances dans le gouvernement de Pierre Mauroy de 1981 à 1984. Il a été président de la Commission européenne de 1985 à 1995.

La transformation de la CFTC [1] en CFDT [2] en 1964

Lors du congrès de 1964 d’Issy-les-Moulineaux (6 et 7 novembre), la confédération CFTC se transforma en CFDT qui consacra l’aboutissement des idées de Marc Sangnier sur la Démocratie chrétienne, portées par le mouvement du Sillon. Cette transformation eut pour conséquence, outre un changement du titre, un changement d’orientation par l’abandon de la référence à la morale sociale chrétienne à laquelle faisait référence l’article premier des statuts pour devenir « Humaniste » et « Démocratique » [3].

Des militants tentèrent la suppression de l’adjectif français et proposèrent une autre appellation réduite à trois mots : « Confédération Démocratique du Travail (CDT) ». L’expression cédétiste utilisée alors par les journalistes est encore reprise de nos jours. L’extrait du jugement de juillet 1965 opposant la CFDT aux militants voulant maintenir la CFTC confirme cette analyse où, par deux fois, est mentionnée l’expression : « Confédération Démocratique du Travail (C.F.T.C.) ».

Des formations syndicales se tenaient fréquemment à Bierville, la propriété de Marc Sangnier qu’il léga à la CFTC. La CFTC en devint propriétaire en 1950 et, après le congrès de 1964, la CFDT.

Le Sillon fit l’objet d’une condamnation par le pape PIE X en 1910 par sa lettre Notre charge apostolique. C’est dans cette lettre que l’on trouve la citation : « On ne bâtira pas la cité autrement que Dieu ne l’a bâtie ; on n’édifiera pas la société, si l’Eglise n’en jette les bases et ne dirige les travaux … omnia instaurare in Christo ». Curieusement, ce document est ignoré du Compendium de la Doctrine Sociale de l’Eglise publié en 2005.

Lors du congrès de « 64 », près de 400 militants de levèrent et déclarèrent vouloir maintenir la CFTC. Parmi eux, Jacques Tessier, Jean Bornard, Joseph Sauty, Pierre Boisard. Alphonse Brégou, que j’ai bien connu, m’a affirmé que Jacques Delors, présent au congrès, ne s’était pas levé pour rejoindre ceux qui ne voulaient pas abandonner la référence à la morale sociale chrétienne. Il faut dire qu’il faisait partie des « réformateurs » et qu’après « 64 », il resta syndiqué à la CFDT jusqu’à sa mort.

Il aura fallu trois ans de bataille juridique pour que la « CFTC maintenue » obtienne l’usage du sigle et qu’elle soit reconnue comme confédération syndicale représentative (décret du 31 mars 1966).

Le traité de Maastricht et les suites

En maintenant la CFTC et la référence à la morale sociale chrétienne dans ses statuts pour l’action syndicale, les militants de 1964 ne pouvaient ignorer le principe de subsidiarité défini par l’encyclique du Pape Pie XI, Quadragesimo anno, publiée en 1931.

Voici ce que dit le paragraphe 86 de cette encyclique : « Ce serait commettre une injustice que d’enlever leurs attributions aux échelons hiérarchiquement les plus bas pour les transférer aux instances de niveau plus élevé ». Il est possible de le dire autrement : « Celui qui est hiérarchiquement au-dessus (personne physique ou personne morale) doit servircertainement, respecter les attributions de chacun, aider éventuellement et remplacerexceptionnellement » (Michel Creuzet, Alphonse Brégou).

Le traité de Maastricht approuvé par référendum le dimanche 20 septembre 1992 comportait le terme de subsidiarité, ce qui a donné à ce terme une publicité certaine. Auparavant, le terme de subsidiarité était surtout utilisé dans les milieux chrétiens [4].

Voilà ce que dit l’article 3 B du traité de Maastricht : « En vertu du principe de subsidiarité, dans les domaines qui ne relèvent pas de sa compétence exclusive, l’Union intervient seulement si, et dans la mesure où, les objectifs de l’action envisagée ne peuvent pas être atteints de manière suffisante par les Etats membres, tant au niveau central qu’au niveau régional et local, mais peuvent l’être mieux, en raison des dimensions ou des effets de l’action envisagée, au niveau de l’Union ». Cette définition a donné à l’Union le pouvoir de décider ce qui est « mieux » pour atteindre ses propres objectifs et les imposer aux Etats membres.

On voit bien que les deux définitions, celle de Pie XI et celle de Maastricht, sont contradictoires.

Mais en parlant de subsidiarité, le traité de Maastricht a joué sur l’ambiguïté du terme. Au moment du référendum, beaucoup se sont laissés prendre surtout dans les milieux chrétiens, catholiques.

Tel le conseil confédéral de la CFTC du 4 septembre 1992 qui se déclara : « favorable à la ratification du traité le 20 septembre » [5].

Tel Jacques Tessier, président honoraire de la CFTC qui, dans le quotidien La Croix daté du samedi 19 septembre 1992 (veille du référendum), exprima l’opinion suivante : « A moins donc de faire dire aux mots le contraire même de ce qu’ils expriment, il est impossible d’apercevoir une divergence entre cet article 3 B du traité et la définition du principe de subsidiarité selon Quadragesimo anno ».

Cette opinion de Jacques Tessier en faveur de la construction européenne est dans la ligne poursuivie par le Conseil confédéral de la CFTC depuis au moins 1976.

En préparation des premières élections européennes au suffrage universel directe qui eurent lieu en France le 10 juin 1979, citant une résolution du Conseil confédéral de septembre 1976 [6], Jacques Tessier dit ceci : « La CFTC souhaite donc “… une intensification du processus d’unification politique des Etats et de la Communauté et considère que, dans cette ligne, l’élection du suffrage universel de l’Assemblée européenne, prévue par l’article 138 du Traité de Rome, doit être réalisée rapidement” ».

Dans les mêmes Informations confédérales CFTC, au sujet de la première élection des députés européens au suffrage universel du 10 juin 1979, Jacques Tessier conclut : « Or, il est clair que ce contrôle [des organes exécutifs da la Communauté européenne] serait amoindri si, lors de l’élection du printemps prochain, on devait enregistrer un pourcentage élevé d’abstentions. Voilà pourquoi, dans l’accomplissement même de son rôle de défense et de promotion du sort moral et matériel des salariés, la CFTC devra les exhorter à participer le plus massivement possible à ce scrutin, en leur laissant naturellement leur totale liberté de choix entre les candidats en présence ».

Finalement, peu importait le choix des électeurs du moment qu’en votant, ils acceptaient le principe du transfert des prérogatives des Etats à la Communauté européenne.

Alphonse Brégou, que j’ai connu dès 1980 lors d’une session sur la Morale sociale chrétienne, était chargé de la formation syndicale à la CFTC de 1977 à 1987. Il est auteur du livre : « La Doctrine Sociale de l’Eglise » [7], publié en 2002. Il avait été exclu de la CFTC après le Référendum de Maastricht voté le 20 septembre 1992 pour s’être opposé à la fausse conception du principe de subsidiarité introduite dans le traité. Alphonse Brégou m’a écrit le 20 septembre 2002 (sans doute pour commémorer les dix ans) : « Mon souci premier fut de comprendre pourquoi JT [Jacques Tessier, alors président honoraire de la CFTC] m’avait exclu … il était partisan du fédéralisme et de la suppression des nations ! … et moi j’écrivais le contraire en me basant sur la vraie subsidiarité !! ».

Après Maastricht, il y a eu le référendum sur la Constitution européenne le 29 mai 2005 ou le NON l’a emporté en France et aux Pays-Bas. Puis le 13 décembre 2007 à Lisbonne, la signature du Traité de Lisbonne par les 27 Etats membres. En France, le Traité de Lisbonne a été ratifié par le Congrès à Versailles le 4 février 2008 réuni pour modifier la Constitution française et permettre la ratification du nouveau traité par le Sénat et l’Assemblée nationale contournant ainsi la volonté du peuple.

Jacques Delors, Docteur Honoris Causa de l’Institut Catholique de Paris

Le 24 novembre 2011, Jacques Delors s’est vu décerné les insignes de Docteur Honoris causa de l’Institut Catholique de Paris (ICP), un établissement supérieur de recherche, lors d’une séance solennelle présidée par le Cardinal André Vingt-Trois.

Ce jour là, dans sa Laudatio, le recteur de l’ICP, Philippe Bordeyne, a déclaré à Jacques Delors : « vVus incarnez les options prises par l’Eglise catholique au Concile Vatican II, il y a bientôt cinquante ans », nous vous connaissons comme : « artisan et promoteur inlassable de l’Europe », au moment où : « C’était l’époque de grand bouillonnement au sein de l’Eglise catholique engagée dans un dialogue fécond avec un monde en profondes mutations ». Et citant la Constitution pastorale Gaudium et spes du Concile Vatican II : « L’ouverture au monde, vous ne l’avez jamais aussi bien incarnée que dans vos fonctions de Président de la Commission européenne, de 1985 à 1995 », « vous n’avez cessé d’oeuvrer pour vaincre les frontières inutiles », et encore : « vous continuerez de guider notre action et d’inspirer nos projets ».

Jean Monnet (1988-1979) dans ses Mémoires publiées en 1976, dira : « C’est ici qu’on touche du doigt le principe fondamental de la création de l’Europe, le transfert effectué en toute liberté de pouvoirs souverains par des nations qui n’ont subsisté jusqu’ici que sur la base de leur souveraineté nationale et qui délèguent maintenant une partie de cette souveraineté à des institutions communes qui l’exerceront en leur nom. Je tiens à souligner particulièrement ce point parce que la forme de cette révolution démocratique et pacifique que l’Europe subit actuellement aboutira, nous en sommes persuadés, à la création des Etats-Unis d’Europe. »

Dans Le Monde du 26 octobre 1990, dans l’article : « Le PS et l’Europe M. Delors et sa “légitimité” », nous lisons : « Pour M. Delors, dont les propos ont été rapportés par M. Jean-Jack Queyranne, porte-parole du PS, …, “L’Etat-nation, a-t-il dit, est en crise de projets. Il n’y a aujourd’hui qu’un seul projet collectif : l’Europe” ».

Comment ne pas comprendre avec le recul que les Etats ont été dépossédés de leur souveraineté et les citoyens de leur citoyenneté ?

Comme dit Etienne Chouard [8] le 1er janvier 2024 : « Nous n’avons pas voté pour l’interdiction des voitures à essence, nous n’avons pas voté pour l’obligation de vacciner, nous n’avons pas voté pour le confinement, nous n’avons pas voté pour l’interdiction de la viande. Mais tout cela est en train de se produire. »

En France, les orientations politiques depuis 60 ans, adoubées par nombre de politiques, de syndicalistes et d’hommes d’Eglise, dépossédant les Etats et finalement leurs citoyens, est un grand mystère (d’iniquité ?).

Pourtant, d’autres voix se sont élevées, telle Jean-Paul II. Dans Mémoire et identité publié après sa mort en 2005. Le pape défend la culture, la famille, il réhabilite la nation (famille de familles) et aussi la patrie (la terre de nos pères). Jean Paul II dit que la culture, la famille, la nation, la patrie, sont des notions chrétiennes. J’invite à lire les belles pages sur la Pologne et l’Europe (bien sûr, Jean-Paul II ne confond pas l’Europe territoriale et culturelle avec l’Union Européenne).

Le congrès de la CFTC de 2013 d’Issy les Moulineaux

Dans la ligne des congrès précédents, le 15 octobre 2013, était convoqué le Congrès extraordinaire des syndicats affiliés à la confédération CFTC, en vu de voter les propositions de modifications statutaires proposées par le Conseil confédéral.

Les syndicats membres pouvaient également proposer des amendements de modifications statutaires. Ce qu’avait fait le SDMY-CFTC, le Syndicat Départemental de la Métallurgie des Yvelines, affilié à la CFTC. Le SDMY avait rédigé des amendements qui avaient été validés par le Conseil du SDMY. A cette date, j’étais président du SDMY.

Depuis le congrès de 1993, la “confédération des syndicats” CFTC s’est transformée en “confédération d’adhérents” à l’occasion des congrès successifs, et parfois subrepticement.

La Vie à Défendre N°162 de décembre 2009 avait pour sous-titre : « Magazine mensuel des syndicats d’inspiration chrétienne ». Cela est devenu depuis le numéro 163 en 2010 : « Le magazine des adhérents de la CFTC ».

Que proposait le Conseil confédéral CFTC en 2013 ?

  1. La transformation de la CFTC de confédération de syndicats en confédération d’adhérents,
  2. La dépossession des syndicats du droit de se constituer en unions,
  3. La perte d’autonomie des syndicats,
  4. La suppression du rôle pivot des Unions Départementales dans l’organisation CFTC,
  5. La diminution du rôle du Comité national,
  6. La dépossession du Congrès confédéral d’affilier, de désaffilier ou de radier les syndicats.

Que proposait le syndicat SDMY ?

  1. De revenir à l’application du principe de subsidiarité en interne de l’organisation CFTC, point fondamental de la Morale Sociale Chrétienne (Art. premier des statuts confédéraux),
  2. La suppression dans les statuts confédéraux des clauses donnant au Conseil confédéral le pouvoir d’imposer aux structures affiliées (syndicats, fédérations, unions) des clauses dites essentielles dans leurs statuts et liberté à une structure membre d’écrire ses statuts.

Mandaté par mon syndicat, je suis intervenu quatre fois à la tribune du congrès pour défendre les amendements du SDMY-CFTC.

Extraits de mes interventions :

<< Le projet de modification des statuts proposé par le Conseil confédéral est dans la ligne des orientations votées lors du Congrès de Poitiers en novembre 2011, ligne initiée lors du Congrès de Versailles en 1993 qui a donné le pouvoir au Conseil confédéral d’imposer aux structures affiliées des clauses dites « essentielles » dans leurs statuts avec la menace, souvent exécutée, de mise sous tutelle.

La Confédération n’existe que parce que des syndicats décident de se confédérer librement, sans se départir de leurs libertés. Si les syndicats deviennent « filiales », nous ne sommes plus dans une confédération mais dans un système de démembrement. Je vous demande de ne pas inverser ni les priorités ni les valeurs.

Je rappelle que les familles précèdent l’Etat, et de même, les syndicats précèdent les confédérations. Les confédérations syndicales ont été constituées par la volonté libre des syndicats qui leurs sont antérieurs, les règles internes de fonctionnement du syndicalisme doivent être définies par les syndicats eux même, donc par la base, et non être définies et imposées par le haut.

La proposition [du SDMY], c’est de ne laisser comme obligation aux structures membres qu’une seule clause essentielle. Cette clause essentielle, c’est : l’article premier des statuts confédéraux. C’est-à-dire qu’un syndicat qui adhère à la Confédération ou qui s’y maintient, doit respecter l’article premier des statuts confédéraux qui entre autres, vous le savez, fait référence explicitement à la Morale Sociale Chrétienne. Si on n’y fait pas référence, on n’est plus dans le champ de la définition. Mais rien d’autre, c’est l’outil de base du bon militant d’avoir ça en tête, c’est tout >>.

Le SDMY eu le soutien de quelques syndicats, mais une majorité a voté comme le souhaitait le Conseil confédéral. Les propositions du Conseil ont donc été adoptées. Malgré un vice de forme : j’étais porteur d’une demande écrite signée par 38 délégués dont moi-même pour que les votes aient lieu à bulletins secrets comme le permettait le règlement intérieur du congrès s’il y avait une demande écrite d’au moins 25 délégués. Le bureau de séance a passé outre par un vote à mail levée par appel nominal pour décider de la modalité du vote. Il n’y a pas eu de vote à bulletins secrets sur les propositions confédérales ni sur les amendements du SDMY.

Similitudes entre l’Union européenne et la CFTC. Que faire pour en sortir ?

Les promoteurs de la Communauté européenne, devenue Union européenne en 1993, parlent de la construction européenne. Le groupe de réflexion chargé de transformer la CFTC en CFDT s’appelait Reconstruction. Depuis de nombreuses années dans ses communications, pour ne plus dire que le dernier « C » veut dire chrétien, la CFTC se présente aux salariés comme le syndicat constructif. Comme dit Jacques Herzog, un des architectes de la Tour Triangle à Paris : « Construire, c’est toujours détruire quelque chose » [9].

L’évolution de l’Union européenne, qui donne toujours plus de pouvoirs à la Commission au détriment des membres que sont les nations, suit le même chemin centralisateur de la confédération CFTC s’arrogeant toujours plus de pouvoirs au détriment de ses membres que sont les syndicats (et autres structures affiliées : Unions et Fédérations) [10].

Les militants qui ont fait la CFTC maintenue en « 64 », finalement, au plan idéologique n’étaient pas très éloignés de ceux qui ont fait la CFDT. Ils avaient en commun une vision centralisatrice et spoliatrice, et une conception erronée de la subsidiarité.

Si les nations ne sont que des filiales de l’Europe et si les syndicats ne sont que des filiales d’une confédération, comment le citoyen ou l’adhérent selon le cas, peut-il exercer son droit de contrôle, et éventuellement de révocation des élites, dès lors que les instances de pouvoirs lui sont de plus en plus éloignées ? Le pouvoir, qui doit être un service pour être légitime, devient une domination de laquelle il va être extrêmement difficile de s’en démettre ou de réformer. Mais nous n’avons pas le choix pour défendre notre civilisation, sa culture, son patrimoine moral, intellectuel et spirituel. Il faut agir.

Que faire pour en sortir ? Comment agir ?

  • Dans la vie professionnelle et syndicale en tant que salariés, créons des syndicats non confédérés et non financés par le patronat, comme le syndicat SM-TE (Syndicat de la Métallurgie – Travaillons Ensemble). Aux militants du syndicalisme confédéré, je leur dis : essayez la liberté. Rejoignez le SM-TE ou créez votre syndicat autofinancé par les seuls salariés. Comme moi, vous ne le regretterez pas.
  • Dans la vie nationale et politique en tant que citoyens, exigeons de nos politiques de mettre en place sans attendre les outils les plus démocratiques pour redonner le pouvoir et le contrôle intégral, à l´ensemble des électeurs européens, sur les actions et décisions de l´exécutif et des représentants élus de l´Union.

chacun selon ses charismes et ses disponibilités.

[1] confédération française des travailleurs chrétiens

[2] confédération française démocratique du travail

[3] Page 67 du « Rapport sur l’EVOLUTION et les PERSPECTIVES » présenté au CONGRES CONFEDERAL EXTRAORDINAIRE de la C.F.T.C. par Eugène DESCAMPS Secrétaire Général

[4] D’autres milieux pour exprimer la même chose, utilisent le terme de fédéralisme : contrat librement conclu entre personnes morales qui jouissent des mêmes droits (Mikhaïl Bakounine, Pierre-Joseph Proudhon, Hyacinthe Dubreuil)

[5] Extrait de la déclaration CFTC à la conférence de presse de rentrée du 8 septembre 1992

[6] Informations confédérales CFTC, N°134 d’octobre 1978

[7] Editions Unité, 38 Quartier Marcassu, 20225 CATERI

[8] Etienne Chouard s’est fait connaître dans les média en 2005 en appelant à voter NON au référendum sur la Constitution européenne. Source : Wikipédia

[9] Le Monde, 19 décembre 2021

[10] N’ayant jamais été membre d’une autre confédération syndicale, je ne me prononce pas pour les autres confédérations

 

La franc-maçonnerie milite pour l’euthanasie

La Grande Loge de France a envoyé sa propagande “humaniste” aux députés français pour les encourager à légiférer en faveur de l’euthanasie :

Le chant des cathédrales

Henri, le pèlerin des cathédrales, nous emmène à la découverte de ces bijoux architecturaux. Le premier volet de sa série documentaire a été diffusée vendredi dernier sur C8.

Malheureusement les audiences ne sont pas à la hauteur, notamment à cause de son horaire de diffusion. Pour s’installer de façon pérenne au sein du groupe Canal+, il faut que ses émissions soient vues par plus de téléspectateurs, en direct ou en rediffusion (disponible jusqu’à vendredi 23h59).

Le premier épisode se penche sur la fabuleuse cathédrale de Chartres. Vitraux monumentaux, architecture romane ou gothique : les bâtisseurs se sont succédé, parfois sur plusieurs siècles, pour construire ces édifices d’exception, patrimoine religieux des régions de France. Rencontres passionnantes, découverte de l’artisanat et visites très privées rythment ce périple.

La dernière folie d’Ursula

D’Antoine de Lacoste pour la revue d’Histoire européenne :

Plus les affaires militaires de l’OTAN vont mal en Ukraine, plus l’Europe se lance dans une ahurissante fuite en avant pour intégrer à marche forcée un pays en guerre.

C’est bien sûr la Commission de Bruxelles qui est à la manœuvre, représentée par sa sémillante présidente, Ursula von der Layen. Elle n’est élue par personne, mais agit comme un véritable président d’une Europe qui n’en possède pas. Ne nous en étonnons pas, c’est le fonctionnement normal du « machin » où les élus du Parlement européen ne semblent pas servir à grand-chose et avalisent, quand on leur demande leur avis, les décisions concoctées par la toute puissante Commission. Les élections à venir changeront peut-être certains fonctionnements mais la Commission poursuivra son œuvre.

En agissant ainsi, et sans se faire contredire par les chefs d’Etat ou de gouvernement européens (hormis Viktor Orban), Ursula von der Layen commet plusieurs graves erreurs qui se révéleront au grand jour au fil des ans.

Tout d’abord, elle fait passer l’Ukraine devant d’autres pays des Balkans qui tendent la sébile depuis longtemps : Serbie, Monténégro, Macédoine du Nord, Bosnie-Herzégovine, Albanie. Certes, on ne peut qu’observer avec circonspection l’arrivée dans l’Europe de pays aussi pauvres et, hormis la Serbie, aux taux de chômage fort élevés. La Serbie qui n’est d’ailleurs pas vue d’un bon œil par la Commission, car elle n’accepte pas d’entrer dans la russophobie ambiante, sésame pourtant indispensable pour être accueilli avec le sourire. Le président Vukic vient en outre de remporter largement les élections législatives anticipées, et la tentative de révolution de couleur qui a suivi semble tourner court.

A quel titre accélérer l’examen de la candidature de l’Ukraine ? Il s’agit d’une posture purement idéologique qui ne trompe personne. Elle provoque logiquement une grande amertume chez des pays candidats en vain depuis des années et fait croire aux Ukrainiens qu’un avenir radieux les attend, contrepartie macabre de leur résistance sanglante face à l’armée russe. En réalité, leur candidature prendra de longues années et ne débouchera pas nécessairement sur une adhésion : le peuple ukrainien a-t-il conscience de ce marché de dupes ?

Accepter la candidature d’un pays en guerre est une autre erreur. C’est sans précédent et c’est surtout une décision qui n’intègre pas la défaite militaire de l’Ukraine. Celle-ci devient très probable maintenant et, en tout cas, il lui sera évidemment impossible de reconquérir le Donbass ou la Crimée. Dans ces conditions, poursuivre la guerre à tout prix défie l’entendement. L’Angleterre, agent américain avéré de l’Europe, qu’elle a pourtant quittée, veut la guerre jusqu’au bout, jusqu’au dernier ukrainien, selon l’expression consacrée. La France et l’Allemagne suivent docilement, contre toute raison. Pour quel résultat ? Le temps joue en faveur de la Russie et l’on veut se persuader du contraire. Le drame, c’est que nous n’avons plus de politique étrangère. Sous la houlette de Washington, nous sanctionnons de façon compulsive un pays qui a moins besoin de nous que le contraire.

Une autre erreur majeure de cet élargissement est l’absence de considération pour l’opinion des peuples européens. Dans leur grande majorité, ils ne veulent pas voir entrer l’Ukraine dans l’Union. Ils savent bien que le coût en sera exorbitant et que la France, déjà gros contributeur (21,6 milliards en 2024), verrait sa participation croître. Il n’y aura bien sûr plus de referendum sur le sujet, souvenir cuisant de nos si démocrates dirigeants.

Il y a également beaucoup à dire sur la corruption endémique qui sévit en Ukraine. De nombreux scandales ont éclaté et l’Europe préfère regarder ailleurs tout en sachant parfaitement ce qu’il en est.

L’Europe est un bateau ivre piloté par des commissaires et des fonctionnaires que personne n’a élus et que personne ne sanctionne. Et nous sommes prisonniers dans ce bateau.

Antoine de Lacoste

Présentation de la “Maison d’éducation Pauline Marie Jaricot”

Dans son émission sur Radio courtoisie, Thibaut de Chassey, assisté de Marie-Astrid, recevait Thérèse Madi, directrice pédagogique du collège et lycée Pauline Marie Jaricot, à propos de l’ouverture prochaine d’une école hors-contrat dans l’Ain près de Bourg en Bresse.

L’émission peut être écoutée ici.

Défense de la vie, la mère de toutes les batailles

Editorial d’Olivier Frèrejacques pour Liberté politique :

À l’heure des petites combinaisons politiques et des compromissions de toutes sortes, il est bon de hiérarchiser les combats. Au-delà de toutes considération partisane, quiconque vise le bien commun ne peut pas passer à côté de la défense de la vie. Alors que l’année 2024 pourrait être l’année de la légalisation de l’euthanasie en France, La Marche pour La vie organise le 21 janvier sa marche annuelle pour faire valoir une politique de défense du plus faible.

Dans un an, la République et les partis de toutes « obédiences » célèbreront les cinquante ans de la loi Veil, ouvrant la voie vers la légalisation de l’avortement. Cet « anniversaire » lugubre donnera lieu à un concert de louanges autour de Simone Veil et sa loi qui auront favorisé l’élimination de millions d’enfants dans le ventre de leur mère. Banaliser et généraliser la pratique de l’avortement n’était peut-être pas l’objectif principal du texte mais le résultat est là et si l’on peut expliquer la démarche du ministre de Valéry Giscard D’Estaing, elle ne peut en aucun cas être légitimée pour quiconque entend défendre la vie de sa conception à sa fin naturelle.

Là où le discours politique s’est « libéré » sur certains thèmes comme l’immigration, il semble n’avoir jamais été aussi tabou sur la question de l’avortement. En octobre 2023, sur les ondes de France Info le chef de fil du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau, censé incarner une forme de conservatisme à droite, s’est dit « totalement pour la loi Veil ».

Concernant la légalisation de l’euthanasie que le gouvernement entend mettre en place, les oppositions seront très limitées. Les Républicains seront divisés et le RN laissera au mieux une liberté de vote pour s’éviter une diabolisation tant honnie. On peut cependant légitimement se demander ce que vaudront les partis qui ne défendent pas une civilisation de la vie dans l’opposition une fois qu’ils seront au pouvoir. Pour les LR, on a déjà eu un aperçu, pour le RN, nous n’y sommes pas.

La droite tient les promesses de la gauche

En 1975, c’est un ministre de « centre-droit » qui a légalisé l’avortement en France sous la présidence de Valéry Giscard D’Estaing. En 2024, c’est un ministre issu des rangs de la droite qui devrait être chargé de « faire le travail ». Spécialiste des retournements de veste, Catherine Vautrin, fraîchement nommée en janvier 2024, était opposée au mariage homosexuel avant de « rétropédaler » pour rester dans le sens du vent. En 2004, celle qui était secrétaire d’État aux personnes âgées évoquait « les démarches, inacceptables, d’euthanasie active ». Aujourd’hui elle devrait faire voter un texte en faveur de ces « démarches inacceptables » sans sourciller.

L’électeur de droite politisé et sensible à la défense de la vie devrait toujours garder à l’esprit les trahisons de son propre camp. Faute de faire gagner un candidat, au moins pourrons-nous tenter de faire perdre ceux qui ont trahi.

Défendre le plus faible, c’est défendre les nôtres

Les slogans proposés par la Marche pour la vie 2024 expriment très justement l’ampleur du combat à mener : « lutter pour ceux qui ne le peuvent plus », « donner une voix à ceux qui n’en ont pas » ou encore « marcher pour ceux qui ne le peuvent pas ». Défendre le plus faible et mettre en œuvre les moyens pour le protéger dépassent par ailleurs les seules questions de l’euthanasie et de l’avortement : cela implique de favoriser une politique de soutien aux personnes handicapées, une politique de promotion de la natalité et d’envisager l’aide aux personnes âgées de manières plus généreuse.

Sans faire la promotion de la famille naturelle et de la nécessaire solidarité entre les générations, il n’y a pas de défense de la vie possible.

L’échec des partis politiques en la matière est criant. Il convient cependant de poursuivre le combat en défendant des politiques sociales pour la famille, en luttant contre les lois iniques mais aussi en proposant, par l’exemple un mode de vie sain, heureux, tourné vers les autres et pas vers un hypothétique « bien-être ». Une autre forme de témoignage existe : la manifestation, c’est ce que propose la Marche pour la vie. Si cela ne changera pas la donne dans l’immédiat, marcher avec d’autres permet de montrer que l’on existe, de savoir que nous ne sommes pas seuls et de développer notre écosystème pro-vie.

Prier le rosaire durant la Marche pour la vie

En fin de cortège vous pourrez vous associer à SOS Tout-Petits pour prier pour la vie :

Natalité 2023 en France : la débâcle démographique

Communiqué des AFC :

L’INSEE vient de publier les chiffres du nombre total des naissances en France pour l’année 2023. Il est né 48 000 enfants de moins qu’en 2022. En 2022 déjà, il était né 100 000 enfants de moins qu’en 2012.

Nous entrons dans un “hiver démographique”.

L’enquête commandée par les AFC à l’IFOP (consultez ici) en juillet 2023 permet de mieux connaître les causes du renoncement au désir d’enfant et de se défaire des supputations. Par exemple, si la crise climatique est invoquée, elle n’arrive qu’en cinquième position dans le classement des raisons pour lesquelles les parents renoncent à avoir le nombre d’enfants qu’ils désirent, alors que les deux premières tiennent aux modes de garde, trop chers ou inexistants, et aux problèmes d’emploi et de ressources financières.

L’UNAF vient de publier les nouveaux chiffres du désir d’enfant par foyer : 2,27 est le nombre d’enfant moyen souhaité dans l’ensemble de la population. Bien au-dessus des 1,68 enfants par femme en 2023.

Les AFC soutiennent donc la proposition de l’UNAF d’un congé court de 6 mois à 1 an, rémunéré à hauteur de 75% du salaire, comme en Suède, ce qui répondrait aux aspirations des parents et aux besoins des tout-petits et désengorgerait les modes de gardes. Elles encouragent aussi la liberté pour les pères ou les mères qui le souhaitent de prendre un congé jusqu’aux 2 ou 3 ans de l’enfant, congé indemnisé à hauteur de 1100 € par mois.

Le décrochage du nombre des naissances annuelles atteste d’une tendance inquiétante pour le modèle social français qui repose sur la solidarité intergénérationnelle et doit interroger notre société sur les perspectives qu’elle propose aux jeunes familles.

Les AFC attendent du nouveau gouvernement des mesures très fortes en matière de politique familiale. Celle-ci n’est pas une dépense supplémentaire mais un investissement déterminant pour l’avenir de notre pays.

Posez votre question à Emmanuel Macron

Le président est interrogé ce soir par plusieurs chaînes de télévision. Posez votre question via CNews.

Marche pour la vie, de Saint-Sulpice à Denfert-Rochereau

Le 21 janvier, la Marche pour la vie commencera à 14h place Saint Sulpice, et terminera à Denfert-Rochereau :

La Marche pour la vie se mobilise chaque année pour le respect de la vie de la conception à la mort naturelle.

Cette année, l’actualité l’amène à s’opposer à l’inscription de l’avortement dans la constitution qui sera présentée en commission des lois le 17 janvier et débattue en séance le 24 janvier.

La Marche pour la vie s’oppose également à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté.

Voici les 10 propositions de la Marche :

1. Rejeter toute légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie.

2. Déployer un grand plan pour que les soins palliatifs soient accessibles à tout Français qui en aurait besoin.

3. Faire réaliser une étude sur l’IVG par les pouvoirs publics, pour mieux comprendre les causes et les conséquences de l’avortement, comme le souhaitent 88% des Français (sondage IFOP octobre 2020), et obtenir la création d’une mission d’études parlementaires sur ce sujet.

4. Mettre en place une politique familiale pour combattre la précarité et accompagner tous les parents pour que l’IVG ne soit jamais un choix réalisé pour des raisons économiques.

5. Permettre le remboursement à 100% des actes liés à une maternité, alors qu’une prise en charge à 100% est déjà prévue pour une IVG.

6. Rendre obligatoire, dès la sixième semaine de grossesse, une échographie qui permette d’entendre battre le cœur du fœtus.

7. Rétablir un délai de réflexion de trois jours minima, avant toute IVG.

8. Encourager l’accouchement sous X pour permettre aux jeunes femmes en difficulté de mener leur grossesse à terme et de permettre ainsi l’adoption.

9. Défendre le droit absolu à l’objection de conscience des personnels de santé et protéger la clause de conscience spécifique.

10. Refuser la constitutionnalisation de l’avortement.

100 gestes d’amour en couple

Nous avions relayé l’entretien donné par Edouard et Anne-Sophie Guillaume, fondateurs de “Au cœur du Foyer” et créateurs de “100 gestes d’amour”, dans le dernier numéro de l’Appel de Chartres.

Mariés depuis 8 ans, ils se sont engagés comme couple formateur dans la préparation au mariage de leur paroisse locale. Cette expérience les a poussés à créer un compte sur les réseaux sociaux @au_coeur_du_foyer sur Instagram et AuCoeurDuFoyer sur Facebook pour diffuser des conseils et des contenus sur le couple pratiques et quotidiens et surtout en cohérence avec leur foi catholique. Il existe aujourd’hui beaucoup de ressources pour les couples, de qualité et de nature différente. Mais entre les conférences qu’un couple n’a pas le temps d’écouter, les livres lus à moitié, les jeux qui restent au fond d’un placard, et les professionnels qui coûtent cher et qu’on réserve plutôt aux moments de crise, ils ne trouvent pas d’outil qui marie efficacité, régularité et simplicité. Au coeur du foyer propose un soutien qui correspond à la vision de l’Eglise, mais qui est aussi facilement appropriable et directement utile pour un public large. C’est ce qui a donné naissance à un coffret à destination des couples.

Cet outil, qui s’intitule “100 gestes d’amour en couple“, se présente sous la forme d’un jeu de 2 fois 52 cartes à piocher chaque semaine par le couple. C’est une réserve de gestes d’amour pour aider les couples à mieux s’aimer au quotidien. Les conseils proposés se veulent simples à réaliser et facilement appropriables. Il peut autant s’agir de petits gestes de tendresse que de conversations à lancer, ou encore de moments de qualité à organiser. Conçus à partir du quotidien de ce jeune couple avec plusieurs enfants en bas âge, ils restent tous très simples à mettre en place même dans un quotidien bien chargé ! Le principe est simple. Pas besoin de s’organiser ou de se donner rendez-vous. Chaque semaine, chacun de son côté pioche une carte, lit le conseil et applique l’idée proposée dans le courant de la semaine quand il le peut / le souhaite.

Où le nouveau ministre des affaires étrangères a-t-il été instruit ? A l’école publique ou privée ?

Stéphane Séjourné a étudié le droit à la faculté de Poitiers. Enfin, quand il n’était pas en train de la bloquer, en 2006, avec ses camarades de l’UNEF.

Jordan Bardella appelle à l’union des droites avec LR

Alors que le régime d’extrême-centre a rallié Rachida Dati et Catherine Vautrin, Jordan Bardella, lors de ses voeux à la presse, a déclaré :

« J’appelle l’ensemble des adhérents, des militants, des électeurs proches des Républicains, qui ne souhaitent plus se ranger derrière Emmanuel Macron et le bilan qui est le sien, à venir travailler à nos côtés. »

Jordan Bardella a rappelé que les deux partis avaient « des valeurs qui sont proches », avant de citer des exemples comme

« le rétablissement de l’autorité, la maîtrise drastique de l’immigration, la paix fiscale dans notre société, la valeur travail ».

Selon Jordan Bardella, Les Républicains n’ont « pas d’autres issues que de se scinder en deux », étant donné que le parti est devenu « un syndicat d’élus sans incarnation ni projet pour le pays ». La tête de liste RN aux élections européennes a encore estimé que les électeurs LR étaient « orphelins d’un leader ».

« Par conséquent, je crois que la constance et la solidité, qui sont les nôtres, doit nous permettre de rassembler au-delà des frontières ».

Oui, les parents préfèrent le privé, dès qu’ils en ont les moyens

Réaction d’Anne Coffinier à la polémique lancée par le nouveau ministre de l’Education nationale :

 

Le sénateur LR Max Brisson demande au nouveau ministre de rétablir la liberté scolaire :

De même, l’association Liberté éducation demande le rétablissement de la liberté pour les familles d’instruire leurs enfants :

A la Santé, Catherine Vautrin fait allégeance à la culture de mort

Lors de son arrivée au ministère du Travail et de la Santé, Catherine Vautrin a déclaré :

“En entrant ici, je veux immédiatement rendre hommage à l’une de mes prédécesseures (…), Simone VEIL”, au moment “où son texte fondateur doit être gravé dans le marbre de notre Constitution”.

Le projet de loi constitutionnelle relatif à la liberté de recourir à l’interruption volontaire de grossesse est attendu à l’Assemblée nationale dès mercredi en commission des Lois et le 24 janvier dans l’hémicycle.

Et ce n’est pas tout :

“Je n’oublie pas ce grand sujet de la fin de vie”.

Rendez-vous dimanche à 14 à Saint-Sulpice à Paris pour la Marche pour la vie.

“La fidélité n’est pas seulement question de morale, elle est affaire de sécurité”

Du père Danziec dans Valeurs Actuelles à propos du débauchage de Rachida Dati par la macronie :

« Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. » Cet argument facile, décoché en cour de récréation, finit toujours par perdre de sa superbe. En grandissant, la maturité aidant, on réalise que la sentence ne cherche qu’à masquer le mal-être de ceux-là même qui se comportent en girouettes. “Rester fidèle” ne signifie pas tant, cependant, de “rester figé”, au sens de “camper sur ses positions”. La fidélité n’a rien de statique, au contraire sa vocation est de transporter l’âme. “Vivre fidèlement” signifie avancer en cohérence avec ses principes.

Très vite les commentateurs, en évoquant le casting du dernier gouvernement avec notamment la prise remarquée de Rachida Dati à droite, ont parlé d’un “joli coup”. Voilà la réalité spectacle de la politique lorsqu’elle perd en noblesse et en profondeur. François-Xavier Bellamy voit juste lorsqu’au micro de France Inter, il affirme :

« Ce qui m’intéresse, ce n’est pas de savoir d’où viennent les ministres nommés par Emmanuel Macron mais de voir où ils vont et où ils emmènent le pays. C’est cela qui compte. »

La cause finale, « première dans l’intention et dernière dans la réalisation » selon la formule d’Aristote, possède en effet toute son importance. Elle est capitale. Or la finalité d’une politique se trouve étroitement liée à la fidélité aux principes qui la dirigent. Pour l’élu philosophe, ce qui s’avère terriblement désolant, c’est justement

« la confusion permanente que tout cela crée. L’écœurement que les citoyens doivent ressentir quand ils entendent les responsables publiques faire le contraire de ce qu’ils ont dit pendant des années. »

Assurément, la fidélité n’est pas seulement question de morale, elle est affaire de sécurité. Elle garantit la tenue d’un cap. Parce que la vertu de fidélité confronte chacun aux aléas du temps et de la durée, elle est gage d’assurance. Pour saint Thomas d’Aquin, elle est la vertu de la mémoire et ses deux petites sœurs sont la constance et la persévérance. A propos de mémoire, celle des réseaux sociaux est implacable. Peu après sa nomination, les archives d’interview politique de Rachida Dati livraient leur pesant d’ironie. En juin 2021, elle déclarait notamment : « En Marche, c’est quoi ? Des traîtres de gauche et des traîtres de droite. » Ce à quoi Bellamy répondra

: « Moi, je pense du macronisme la même chose que Rachida Dati avant qu’elle ne reçoive un coup de fil hier. C’est-à-dire que le macronisme, c’est la contradiction permanente qui se dissimule derrière le “en même temps” et qui emmène la France dans le mur. »

Si le ridicule ne tue plus, l’inélégance de l’infidélité continue d’abîmer le commun des mortels. « Moi c’est moralement que j’ai mes élégances », clamait Cyrano avant son duel. L’enseignement socratique a pris quant à lui toute son épaisseur lorsque le maître de la maïeutique a préféré boire la ciguë plutôt que de renoncer à ses convictions. « Prenez garde à ceci que le difficile n’est pas d’éviter la mort mais bien d’éviter de mal faire. Le mal, voyez-vous, court après nous plus vite que la mort », dira-t-il à ses juges.

Emphases inutiles, punchlines faciles, buzz immédiat pour ensuite se contredire ? A quoi tout cela nous mène ? La société actuelle a pris l’habitude de se moquer de la fidélité comme de sa première chemise. C’est pourtant l’une des vertus qui permet à chacun de se construire. Mur porteur qui empêche de déserter son idéal comme le soulignait le Général Mac Arthur dans son texte fameux Etre jeune :

« On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années : on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal. Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme. »

Deux ans avant son rappel à Dieu, fin novembre 2011, Hélie de Saint-Marc était fait Grand-Croix de la Légion d’honneur à l’âge de 89 ans par le président de la République Nicolas Sarkozy. Avec la hauteur de vue que lui donnait la sagesse d’une vie cabossée et fidèle, il commentera ainsi ce geste non sans humour : « La Légion d’honneur, on me l’a donnée, on me l’a reprise, on me l’a rendue… » La mystique de la fidélité finit toujours par payer. Dans ce monde ou dans l’autre. Tout comme la trahison. Mais les traîtres l’oublient souvent. Hélas.

Pilule et dépression

Selon un sondage IFOP, six femmes sur dix (60%) s’accordent à dire que la pilule est un moyen de contraception contraignant et près de huit sur dix (79%) reconnaissent qu’elle n’est pas sans danger et peut provoquer de graves problèmes de santé.

Une étude menée en Suède et mentionnée par le New York Post, basée sur des données recueillies auprès de 264 000 femmes, les équipes de recherche ont pu établir un lien entre la pilule et les risques de dépression. Ainsi, les personnes qui ont commencé à prendre la pilule dès l’adolescence présentent un taux de dépression de 130 % plus grand que la normale.

Ces nouvelles données viennent renforcer des travaux dans le même sens qui avaient déjà montré une corrélation entre l’usage de la pilule contraceptive et celui de médicaments anti-dépresseurs. De plus, les adolescentes qui prennent la pilule seraient plus susceptibles à des troubles de l’humeur et du sommeil que d’autres femmes du même âge.

L’affiche du 42e pèlerinage de Chartres

Le thème du prochaine pèlerinage de Pentecôte, les 18, 19 et 20 mai prochains, est “Je veux voir Dieu. Les fins dernières, de la cité terrestre à la cité céleste”.

Et pour ceux qui veulent s’engager auprès du millier de bénévoles de ce pèlerinage, il suffit de contacter rh@nd-chretiente.com

 

Après une absence de plus de 700 ans, des moines catholiques sont revenus à Munkeby, en Norvège

En Norvège, comme dans tous les pays nordiques, le Moyen Âge est considéré comme une période catholique. Alors que le pays figure aujourd’hui parmi les nations les moins religieuses du monde, les nombreuses ruines d’abbayes et de monastères catholiques détruits lors de la Réforme protestante continuent de témoigner silencieusement du riche héritage et de l’histoire catholiques du pays. Les ruines de l’abbaye de Munkeby ne font pas exception. Situées au nord du sanctuaire de Saint-Olav à Trondheim, où repose la dépouille de Saint-Olav, saint patron de la Norvège, les pierres usées de l’ancien monastère cistercien ont résisté aux rigueurs du climat nordique et continuent de raconter une histoire que la nature a refusé de laisser s’effacer.

Selon les archives, l’abbaye de Munkeby a été fondée entre 1150 et 1180, alors que la christianisation de la Norvège était sur le point de s’achever. “Alors que la Suède a été principalement évangélisée par l’Allemagne et la France, nous savons que la chrétienté est arrivée en Norvège par l’Angleterre et l’Irlande”, explique l’évêque Varden.

“Ce qui s’est probablement passé à Munkeby, c’est que les moines anglais de l’abbaye de Lyse se sont rendus à Trondheim, probablement en tant que pèlerins de la cathédrale de Nidaros, pour prier sur la tombe de saint Olav, et ont décidé de fonder une autre abbaye près de Stiklestad, le lieu de la mort de saint Olav.

Avec sa création, l’abbaye de Munkeby est devenue la fondation cistercienne la plus septentrionale du monde.

En 1999, plus de 500 ans après la dissolution de cette abbaye norvégienne, les moniales trappistines de l’abbaye Notre-Dame du Mississippi dans l’Iowa ont décidé de créer une fondation-fille près des ruines de l’abbaye de Tautra. La première pierre du premier établissement cistercien permanent en Norvège depuis la Réforme a été posée par la reine Sonja de Norvège le 23 mai 2003.

De la même manière, l’abbaye trappiste de Cîteaux en France a décidé en 2007 d’établir un nouveau monastère trappiste à Munkeby (connu localement sous le nom de Munkeby Mariakloster), près des ruines de l’ancienne abbaye, ce qui en fait la première nouvelle fondation issue directement de la toute première maison de l’ordre en 500 ans. En 2009, l’abbaye a envoyé quatre moines à Munkeby, dont ses deux frères les plus jeunes et les plus récemment profès.

Bien que le nouveau monastère ne puisse pas être reconstruit sur les ruines de l’ancienne abbaye pour des raisons pratiques et de préservation historique, les moines ont rapidement trouvé un emplacement adéquat à quelques pas de celles-ci. L’église du monastère a été consacrée le 5 décembre.

Le travail, c’est la santé !

De Christian Baeckeroot , ancien député, pour le Salon beige:

J’étais en retard dans la lecture de la presse , mais tant pis, je découvre – avec retard donc – la nomination de Catherine Vautrin au gouvernement

Je reprends à mon tour le titre de la chanson de Henri Salvador , en espérant que Catherine Vautrin, ministre de la Santé et du Travail, rétablira aussi le plein emploi – en oubliant la suite de la chanson de l’humoriste: « ne rien faire , c’est la conserver » .

Pour l’heure , sa première sortie avec le nouveau Premier  ministre Gabriel Attal ne peut que nous inquiéter. Naguère, sans remonter au « toucher royal » qui guérissait les écrouelles avec la formule  «  le Roi te touche , Dieu te guérit » mais avait disparu avec les « Lumières », la Révolution française et la société sans Dieu, nos Eminences se penchaient au chevet des malades quand elles s’aventuraient  dans le monde de l’hôpital.

Aujourd’hui,  le  Premier ministre et le Ministre de la Santé  se penchent au chevet de l’hôpital.

C’est plutôt inquiétant pour notre système de santé qui était, paraît-il, le meilleur du monde… et  tout aussi inquiétant pour les patients !

“Il faut enfin avoir le courage de briser le monopole du ministère de l’Éducation en s’inspirant de la réussite du privé”

Lisa Kamen-Hirsig, professeur et auteur de « La Grande garderie », réagit dans le JDD à la polémique sur la scolarisation des enfants du ministre de l’Éducation dans le privé :

Ces ministres se présentent comme des ministres de l’école publique et non pas de toutes les écoles. L’argent public est monopolisé par l’Éducation nationale – un ministère qui entretient uniquement les écoles publiques ou privées sous contrat –, mais ne finance pas les initiatives privées et ne donne pas aux Français la possibilité d’inscrire leurs enfants là où ils le souhaitent. Pourtant, entre 50 et 60 % des Français souhaiteraient mettre leurs enfants dans une école privée s’ils le pouvaient. La ministre fait un choix qu’une majorité de Français aimeraient pouvoir faire. Hélas, beaucoup ne peuvent se permettre un tel sacrifice financier.

Pour se justifier, Mme Oudéa-Castéra a invoqué le non-remplacement des professeurs absents dans le public. Est-ce une réalité ?

Emmanuel Macron et le gouvernement avaient promis la présence d’enseignants devant chaque classe lors de cette rentrée 2023-2024. Force est de constater que ce n’est pas le cas. Le non-remplacement des enseignants s’explique par le manque d’attractivité du métier lié au statut de fonctionnaire. On ne peut pas négocier son salaire ni sa localisation géographique et il n’existe pas de passerelles du public au privé ni de l’école primaire au secondaire. L’autonomie doit être totale et concerner aussi bien la gestion des établissements scolaires, les personnels éducatifs et la pédagogie qu’ils souhaitent mettre en place dans le respect de l’hygiène, de la sécurité et de l’ordre public.

Pourquoi oppose-t-on toujours en France l’autonomie des établissements scolaires à l’idéal républicain, selon lequel « uniformité » signifie « égalité » ?

Depuis le début du XXe siècle, l’État estime que c’est à lui d’éduquer les enfants pour fabriquer de bons petits républicains et non pas pour former des individus libres. On a commencé par interdire aux ordres religieux d’enseigner. Puis, récemment, on a abaissé l’âge de la scolarité obligatoire à trois ans et interdit de fait l’instruction en famille. Plus le temps passe, plus l’État met la main sur l’éducation des petits Français avec cette idée que seul l’État est capable d’instruire. Or, j’estime que le rôle de l’État n’est pas de transmettre les « valeurs républicaines », mais de former l’intelligence en inculquant les savoirs fondamentaux.

Justement, Amélie Oudéa-Castéra a indiqué vouloir poursuivre le travail de son prédécesseur, qui a tenu une position ferme sur la question de la maîtrise des savoirs fondamentaux…

Certes, mais cela ne fonctionnera pas tant que l’on fera du jacobinisme et de la centralisation la seule réponse à nos problèmes. Il faut enfin avoir le courage de briser le monopole du ministère
de l’Éducation en s’inspirant de la réussite du privé : supprimer la carte scolaire, mettre en concurrence les établissements et ouvrir les écoles libres aux plus modestes par un financement public type chèque scolarité ou défiscalisation.

Vocations : remettre le prêtre au centre du village ?

Aymeric Pourbaix reçoit :

  • Ingrid D’USSEL, essayiste
  • Père Thierry-Dominique HUMBRECHT, dominicain
  • Père Luc de BELLESCIZE, prêtre de Paris

 

Comment vivre en chrétien dans un monde qui ne l’est plus – Terres de Mission

Eglise universelle : Après la chrétienté

Les Actes de la XXIIème Université d’été de Renaissance catholique ici présentés par Jean-Pierre Maugendre, interrogé par Martial Bild, s’efforcent de répondre, en particulier, aux questions suivantes : Qu’est-ce que la chrétienté ? La fin de la chrétienté est-elle un bienfait ou un méfait ? Comment rester chrétien dans un monde qui ne l’est plus ? Conférences et tables rondes portent les contributions de : François-Xavier Bellamy, Aymeric Chauprade, Michel De Jaeghere, et bien d’autres.

Eglise en Marche : Les Petits Chanteurs de Saint Joseph

Directeur du chœur des Petits Chanteurs de Saint Joseph, l’abbé Eric Péron présente l’histoire, les activités et le répertoire du chœur dont il a la responsabilité dans le cadre de l’école de garçons de Saint Joseph des Carmes. Cela à l’occasion de la sortie d’un nouveau CD de chants de Noël : “Hodie”, aujourd’hui, premier mot de l’antienne de “Magnificat” des vêpres de Noël.

Projet de loi constitutionnelle relatif à la liberté de recourir à l’IVG : 7 députés courageux

Le projet de loi visant à ajouter l’avortement dans la constitution de la Ve République est actuellement en commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale. 110 amendements ont été déposés pour l’examen prévu mercredi 17 janvier à partir de 9h.

4 députés ont déposé des amendements de suppression de l’article unique : Emmanuelle Ménard (non inscrite), et les LR Xavier Breton, Thibault Bazin et Patrick Hetzel.

Par ailleurs les députés LR Philippe Gosselin, Anne-Laure Blin et Fabien Di Filippo se mouillent aussi avec des amendements visant à réduire la portée du texte.

Le RN brille par son absence.

20 janvier : veillée de prière pour la vie à la paroisse Saint-Roch à Paris

Cette année encore, à la veille de la grande marche nationale pour la vie, la Marche pour la Vie organise une veillée pour la vie qui aura lieu le samedi 20 janvier à 20h en l’église Saint Roch, à Paris.

Nous y confierons toutes les personnes impliquées dans notre combat, les enfants, les malades et les personnes âgées victimes de la culture de mort.

Nous confierons également les médecins, les mamans, les papas, tous ceux confrontés de près ou de loin à des acceptations parfois douloureuses.

La Marche Pour La Vie débutera le 21 Janvier à 14h Place St Sulpice à Paris. Nous marcherons jusqu’à la Place Denfert Rochereau. Plusieurs personnes viendront sur l’estrade témoigner et s’exprimer sur les sujets de l’avortement et de l’euthanasie. La fin de l’évènement est prévue vers 18h.

La culture du rejet imprègne certains choix politiques, qui ne mettent pas au centre la dignité de la personne humaine

Message du Pape pour la Journée Mondiale du Malade 11 février 2024 :

« Il n’est pas bon que l’homme soit seul » (Gn 2, 18). Dès le début, Dieu, qui est amour, a créé l’être humain pour la communion, en inscrivant dans son être la dimension des relations. Ainsi, notre vie, modelée à l’image de la Trinité, est appelée à se réaliser pleinement dans le dynamisme des relations, de l’amitié et de l’amour réciproque. Nous sommes créés pour être ensemble, et non pour être seuls. Et c’est justement parce que ce projet de communion est inscrit si profondément dans le cœur de l’homme que l’expérience de l’abandon et de la solitude nous effraie et est douloureuse, voire inhumaine. Elle l’est encore plus dans les moments de fragilité, d’incertitude et d’insécurité, souvent provoqués par l’apparition d’une maladie grave.

Je pense, par exemple, à ceux qui se sont retrouvés terriblement seuls durant le Covid-19 : les patients qui ne pouvaient pas recevoir de visites, mais aussi les infirmiers, les médecins et le personnel de soutien, tous débordés et enfermés dans des salles d’isolement. Et bien sûr, n’oublions pas ceux qui ont dû affronter l’heure de la mort tout seuls, soignés par le personnel de santé mais loin de leurs familles.

En même temps, je partage avec douleur la détresse et la solitude de ceux qui, à cause de la guerre et de ses conséquences tragiques, se retrouvent sans soutien ni assistance : la guerre est la plus terrible des maladies sociales et les personnes les plus fragiles en paient le prix le plus élevé.

Il faut cependant souligner que même dans les pays qui jouissent de la paix et de ressources plus importantes, le temps de la vieillesse et de la maladie est souvent vécu dans la solitude et parfois même dans l’abandon. Cette triste réalité est avant tout une conséquence de la culture de l’individualisme, qui exalte la performance à tout prix et cultive le mythe de l’efficacité, devenant indifférente et même impitoyable lorsque les personnes n’ont plus la force nécessaire pour suivre le rythme. Elle devient alors une culture du rejet, dans laquelle

« les personnes ne sont plus perçues comme une valeur fondamentale à respecter et à protéger, surtout celles qui sont pauvres ou avec un handicap, si elles “ne servent pas encore” – comme les enfants à naître –, ou “ne servent plus” – comme les personnes âgées » (Enc. Fratelli tutti, n. 18).

Malheureusement, cette logique imprègne également certains choix politiques, qui ne mettent pas au centre la dignité de la personne humaine et ses besoins, et ne favorisent pas toujours les stratégies et les ressources nécessaires pour garantir à chaque être humain le droit fondamental à la santé et à l’accès aux soins. Dans le même temps, l’abandon des personnes fragiles et leur solitude sont également favorisés par la réduction des soins aux seuls services de santé, sans que ceux-ci soient judicieusement accompagnés d’une “alliance thérapeutique” entre médecin, patient et membre de la famille.

Cela nous fait du bien de réentendre cette parole biblique : il n’est pas bon que l’homme soit seul ! Dieu la prononce au tout début de la création et nous révèle ainsi le sens profond de son projet pour l’humanité mais, en même temps, la blessure mortelle du péché, qui s’introduit en générant soupçons, fractures, divisions et, donc, isolement. Il affecte la personne dans toutes ses relations : avec Dieu, avec elle-même, avec les autres, avec la création. Cet isolement nous fait perdre le sens de l’existence, nous prive de la joie de l’amour et nous fait éprouver un sentiment oppressant de solitude dans tous les passages cruciaux de la vie.

Frères et sœurs, le premier soin dont nous avons besoin dans la maladie est une proximité pleine de compassion et de tendresse. Prendre soin de la personne malade signifie donc avant tout prendre soin de ses relations, de toutes ses relations : avec Dieu, avec les autres – famille, amis, personnel soignant –, avec la création, avec soi-même. Est-ce possible ? Oui, c’est possible et nous sommes tous appelés à nous engager pour que cela devienne réalité. Regardons l’icône du Bon Samaritain (cf. Lc 10, 25-37), sa capacité à ralentir son rythme et à se faire proche, la tendresse avec laquelle il soulage les blessures de son frère souffrant.

Rappelons-nous cette vérité centrale de notre vie : nous sommes venus au monde parce que quelqu’un nous a accueillis, nous sommes faits pour l’amour, nous sommes appelés à la communion et à la fraternité. Cette dimension de notre être nous soutient particulièrement dans les moments de maladie et de fragilité, et c’est la première thérapie que nous devons adopter tous ensemble pour guérir les maladies de la société dans laquelle nous vivons.

À vous qui vivez la maladie, qu’elle soit passagère ou chronique, je voudrais dire : n’ayez pas honte de votre désir de proximité et de tendresse ! Ne le cachez pas et ne pensez jamais que vous êtes un fardeau pour les autres. La condition des malades nous invite tous à freiner les rythmes exaspérés dans lesquels nous sommes plongés et à nous redécouvrir.

Dans ce changement d’époque que nous vivons, nous, chrétiens, sommes particulièrement appelés à adopter le regard compatissant de Jésus. Prenons soin de ceux qui souffrent et qui sont seuls, peut-être marginalisés et rejetés. Avec l’amour mutuel, que le Christ Seigneur nous donne dans la prière, en particulier dans l’Eucharistie, guérissons les blessures de la solitude et de l’isolement. Et ainsi, coopérons pour contrer la culture de l’individualisme, de l’indifférence, du rejet, et pour faire grandir la culture de la tendresse et de la compassion.

Les malades, les fragiles, les pauvres sont au cœur de l’Église et doivent aussi être au centre de nos attentions humaines et de nos sollicitudes pastorales. Ne l’oublions pas ! Et confions-nous à la Très Sainte Vierge Marie, Santé des malades, pour qu’elle intercède pour nous et nous aide à être des artisans de proximité et de relations fraternelles.

Rome, Saint-Jean-de-Latran, 10 janvier 2024

Ces “différentes raisons” qui les obligent à mettre leurs enfants dans l’enseignement privé

Le député PS Jérôme Guedj fustige le ministre de l’Education Oudéa-Castera, qui a mis ses enfants dans une école privée, avant de justifier “pour différentes raisons” qu’il a mis son fils également dans le privé… :

 

De quelles origines sont ces “différentes raisons” ?… C’est comme la raison avancée par Madame Oudéa-Castera pour mettre ses enfants dans le privé.

Nous avons vu des paquets d’heures pas sérieusement remplacées, on en a eu marre

Pourquoi les heures d’éducation ne sont pas remplacées ? Parce qu’il manque des professeurs. Pourquoi manque-t-il des professeurs? Parce que les étudiants se détournent du métier de professeur par crainte d’être affectés dans les cités de l’immigration.

Immigration : la Corse se rebelle

A Bastia, plusieurs centaines de personnes rassemblées hier pour une mobilisation intitulée “Racailles fora”. Le frère du jeune homme victime d’une agression de la part d’une bande d’individus dans une zone commerciale de la région bastiaise a pris la parole :

“Nous sommes très en colère car nous n’aurions jamais pensé nous retrouver en insécurité dans notre propre ville. Il faut que ça s’arrête. Ça commence à devenir très anxiogène. On ne se sent plus en sécurité. Cette histoire pourrait arriver à chacun d’entre vous.”

L’association identitaire Palatinu, représentée par Nicolas Battini et une grande partie de ses membres, a déployé une banderole. Nicolas Battini a pris la parole pour décrire

“l’expression du peuple corse, pas celle de fascistes. Il s’agit principalement de défendre la famille et la victime. Nous sommes là pour les accompagner. Mais il ne s’agit pas seulement de ça. Il s’agit de parler sans stigmatiser la population d’un quartier. Les familles qui viennent de témoigner de leur solidarité, ce ne sont pas eux, les violents. Il s’agit de dénoncer ces comportements. Nous voulons pointer un certain nombre de responsabilités politiques. Le discours public de la majorité territoriale a décidé d’évacuer les questions et les réalités politiques qui nous touchent tous ici. Nous voulons être les porte-parole de ces gens, ces ouvriers et travailleurs, qui pâtissent des conséquences de ces réalités. Nous avons le droit d’être attachés à notre peuple. Les questions migratoires et sécuritaires doivent trouver des solutions pour protéger notre peuple.”

Nicolas Battini déclarait au mois de novembre :

“Il est évident que la communauté de destin peut apparaître comme un concept tout à fait pertinent dès lors que 95% de la réalité démographique de la Corse est une réalité autochtone, c’est-à-dire que la Corse est peuplée essentiellement par des Corses (…) Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Je pense que la plupart des acteurs politiques du nationalisme, mais pas seulement, s’accordent sur le fait que les Corses sont en passe de devenir minoritaires, et dès lors qu’on est minoritaires, nous n’intégrons plus, pire on tend à s’intégrer à ce que les dynamiques démographiques nous imposent”.

Un musulman ne peut pas devenir un Corse ?

 “Je pense que les individus peuvent devenir ce qu’ils veulent. En revanche, dès lors qu’on parle de communauté et de grands mouvements de masse, c’est plus délicat. Dites-moi s’il est possible pour des masses issues d’autres logiciels civilisationnels de chanter le Dio Vi Salvi Regina ou de partager avec vous un bout de figatellu ?”

“Quelle société voulons-nous vraiment construire ? J’illustre mon propos par un certain nombre d’autonomistes qui se servent de l’autonomie pour faire passer la théorie du genre, l’écriture inclusive et la volonté d’installer des réfugiés en Corse (…) Exemple : les parrainages de Jean-Luc Mélenchon par un certain nombre de conseillers territoriaux, dont le député Jean-Félix Acquaviva, le vote à la mairie de Bastia, le 5 mars 2021 du rapport numéro 16 qui entérine l’établissement d’une politique faisant la promotion, dans le cadre de la politique municipale de la ville, de la théorie du genre et de l’écriture inclusive (…) C’est d’autant plus révoltant  que cela n’a jamais été validé  par le suffrage universel. C’est bien finalement la grande raison de notre rupture, nous décelons au sein de l’autonomisme, sous prétexte d’établir des partenariats qui permettront d’obtenir l’autonomie, un certain nombre de de glissements vers le wokisme et vers l’islamo gauchisme.”

Les Belles figures de l’Histoire : saint Rémi

Aymeric Pourbaix reçoit le père Jean-François Thomas pour évoquer l’évêque de Reims :

 

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