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Nouvelle victoire dans la lutte contre l’exposition des enfants à la pornographie en ligne

Vendredi 19 avril, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a adopté à l’unanimité une Résolution (n°2548) et une Recommandation (n°2274) relatives à «La protection des enfants contre la violence en ligne», dont l’exposé des motifs fait largement référence aux travaux du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) en la matière.

En particulier, le sénateur irlandais Joseph O’REILLY (Parti populaire européen), rapporteur de ces textes, renvoie expressément à la page du site de l’ECLJ contenant la contribution écrite envoyée il y a un peu plus d’un an à la Commission des affaires sociales de l’APCE. Cette contribution avait pour objectif de rendre le rapporteur attentif à la nécessité de traiter l’exposition des enfants à la pornographie puisqu’elle relève de la violence faite en ligne aux enfants. Si la pornographie s’avère néfaste pour toute personne, les enfants y sont particulièrement vulnérables: ceux-ci en visionnent massivement et en subissent de graves conséquences.

Force est de constater que, reprenant à plusieurs reprises ce travail et presque mot pour mot, le Rapporteur partage pleinement cete inquiétude concernant l’exposition massive des enfants à la pornographie et ses conséquences (§25 et 26). Il souligne ainsi qu’ «Il est particulièrement important de protéger l’enfant de toute exposition à la pornographie compte tenu de ses effets avérés sur le comportement et le développement». Il rappelle «que la consommation de pornographie [est] significativement associée à une augmentation des agressions verbales et physiques». Il souligne également l’existence du «lien entre la consommation de pornographie et les troubles compulsifs du comportement sexuel» et de la «corrélation entre la pornographie et la violence sexuelle entre jeunes».

«La pornographie doit être considérée comme une question de santé publique pour laquelle les États ont la responsabilité de prendre des mesures appropriées, notamment en matière d’éducation et de sensibilisation».

Pour expliquer ce phénomène si massif, la résolution adoptée en séance plénière met explicitement en cause le rôle néfaste de la pandémie de covid-19, ainsi que l’usage intensif du smartphone par les enfants.

Cette résolution édicte plusieurs recommandations. L’APCE invite ainsi les États à «prendre des mesures spécifiques visant à protéger les jeunes enfants d’une exposition prématurée à l’environnement numérique étant donné leur vulnérabilité face notamment à des contenus violents, sexuels ou pornographiques» (4.3). Parmi ces mesures, il s’agit de mettre en place une obligation de vérification efficace de l’âge sur les sites web (4.2), de sensibiliser et responsabiliser les parents et autres éducateurs face l’exposition des enfants à la pornographie en ligne (4.2 et 4.5), ou encore de responsabiliser davantage en la matière les parties prenantes du secteur technologique qui ont des comptes à rendre en matière de protection des enfants.

Il est finalement encourageant de constater que l’APCE se déclare «déterminée à examiner de plus près la question de la «pornographie violente», y compris en ligne, en prenant plus particulièrement en considération la situation des enfants qui sont exposés à ce phénomène».

Il importe de rappeler que l’APCE fait partie du Conseil de l’Europe, une institution internationale qui rassemble 46 États membres et qui est tout à fait distincte de l’Union européenne. Si l’APCE rassemble presque tous les États européens, les textes qu’elle adopte ne sont pas contraignants mais ont l’autorité d’une déclaration politique.

L’ECLJ se réjouit que son engagement pour la protection des enfants contre la pornographie porte ainsi du fruit au Conseil de l’Europe. Nous vous invitons à nous aider à poursuivre ce combat en signant et partageant cette pétition.

Violence des mineurs : soutenir la famille et son action éducative, l’angle mort du Premier Ministre

Communiqué du Syndicat de la famille :

Le discours prononcé par Gabriel Attal à Viry-Châtillon illustre l’absence de considération de l’Exécutif pour la famille. Le Syndicat de la Famille appelle à un sursaut pour réhabiliter la famille et l’éducation au cœur des politiques publiques.

Autorité à l’école, contrôle des écrans et des réseaux sociaux, laïcité, durcissement de la réponse pénale sont les grandes mesures annoncées par le Premier Ministre pour répondre à l’explosion de la violence chez une partie de la jeunesse. La responsabilité des parents est aussi pointée du doigt en proposant des travaux d’intérêt général pour les parents défaillants, le placement en internat des enfants ayant « de mauvaises fréquentations » ou encore des amendes pour les parents. Ainsi, le Gouvernement préconise de sanctionner les parents – soit financièrement, soit en remplaçant les parents par l’internat – tout en omettant la nécessité de soutenir les familles et les parents dans leur mission éducative, et de prévenir les difficultés familiales.

Pour le Syndicat de la Famille, ces annonces ne traitent pas la cause des problèmes. Le niveau de violence est déploré par tous les Français qui attendent une réponse. Mais elle ne pourra pas se construire contre les familles, mais avec elles : seule la prévention pourra changer la donne. Ainsi, les parents doivent être considérés par les pouvoirs publics et non méprisés. Le constat partagé est le résultat de dizaine d’années d’abandon de la famille. On ne peut pas « en même temps » déplorer l’absence des pères lors des émeutes de l’été dernier et vanter la filiation sans père ! Il y a là une incohérence fondamentale portée par Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs. Il en va de même pour les familles monoparentales. Elles sont confrontées à d’importantes difficultés matérielles mais, « en même temps », la place du père est dénigrée, considérée comme accessoire ou facultative comme l’illustre la PMA sans père.

Réguler les écrans et les réseaux sociaux : tout le monde est pour. Mais cela ne se fera pas sans les parents et cette évolution prendra du temps. Cette révolution copernicienne de notre modèle social porté par les pouvoirs publics implique de restaurer pleinement la famille et sa fonction éducative.

Australie : deux héros français

Lu sur Boulevard Voltaire :

Ils s’appellent Silas Despreaux et Damien Guérot et nous ferions bien de retenir leurs noms. Ces deux hommes se trouvaient dans un centre commercial de Sydney, en Australie, samedi 13 avril, quand un homme armé d’un couteau a commencé à frapper, au hasard semble-t-il. Il a tué cinq femmes et un agent de sécurité avant d’être abattu par une policière. Parmi les victimes, une maman dont le bébé, âgé de neuf mois, dans un état jugé « grave mais stable ». La police locale semble écarter le motif terroriste : l’homme semblait souffrir de maladie mentale. On connaît tout cela par cœur, en France, y compris ce que, parfois, il faut penser de ces loups solitaires. L’enquête tirera les conclusions appropriées.

Face à l’homme, que les caméras de sécurité ont filmé en train de monter dans l’escalator du centre commercial, Damien Guérot a empoigné un poteau, avec lequel il s’est mis en face de l’assaillant, en haut de l’escalier mécanique, pour le repousser. Silas Despreaux, lui aussi, s’est opposé à l’assaillant. Leur geste n’est pas sans évoquer celui d’un autre héros français, Henri d’Anselme, le « héros au sac à dos », qui faisait un pèlerinage solitaire à la découverte des cathédrales de France. Il s’est, lui aussi, opposé d’une manière qui pourrait paraître dérisoire mais qui, dans un cas comme dans l’autre, a suffi. Il y a, dans ces deux exemples, une leçon qui est loin d’être anodine : Henri, Silas et Damien n’étaient pas armés, ils ne se sont pas jetés sur l’agresseur et ils ne considèrent pas avoir fait preuve d’un extraordinaire courage (c’est peut-être à cela que l’on reconnaît un héros). Ces exemples nous prouvent qu’il suffit parfois de se dresser contre le mal pour le faire reculer.

Le Premier ministre australien a chaleureusement félicité nos deux compatriotes. Il a proposé à Damien Guérot, dont le visa n’allait pas tarder à arriver à expiration, la nationalité australienne, « même si ce serait évidemment une perte pour la France ». Il a bien raison dans les deux cas : un héros comme ça, on a envie de lui donner le passeport de son propre pays – et, oui, ce serait une perte pour la France, qui a bien besoin d’exemples héroïques. […]

Nouveau coup d’Etat du Conseil constitutionnel

Lu sur Polémia :

Par une décision du 11 avril 2024, le Conseil constitutionnel a enterré la proposition de référendum d’initiative parlementaire (RIP) des parlementaires LR visant à réformer l’accès aux prestations sociales des étrangers. Voici quelques éléments d’analyse de cette décision par Pierre Gentillet, avocat et chroniqueur sur CNews, partagés sur son compte Twitter.

Une décision, conséquence d’un « coup d’État juridique »

Le contenu essentiel de ce RIP : fixer une condition minimale de durée de résidence en France ou d’affiliation à un régime obligatoire de sécurité sociale pour les étrangers souhaitant bénéficier de prestations sociales. Le Conseil devait vérifier conformément à l’article 45-2 de l’ordonnance du 7 novembre 1958 que « aucune disposition de la proposition de loi (RIP) n’est contraire à la Constitution ». Et c’est sur ce dernier mot que tout s’est joué.

En effet, le Conseil a considéré qu’en réservant « le bénéfice de prestations sociales (…) à une condition de résidence en France d’une durée d’au moins cinq ans ou d’affiliation au titre d’une activité professionnelle d’une durée d’au moins trente mois » le projet de loi portait « une atteinte disproportionnée » au préambule de la constitution de….1946 ! Non, vous ne rêvez pas. La constitution de 1946. Et oui ! Depuis sa fameuse décision de 1971 (DC, Liberté d’association, 16 juillet 1971) le préambule de la constitution de 1946 est considéré comme une norme ayant actuellement valeur constitutionnelle.

C’est donc aussi sur ce fondement qu’il peut censurer une loi. Alors même que les rédacteurs avaient, dans leurs travaux préparatoires en 1958, expressément exclu le recours au préambule de 1946, le Conseil en décida autrement en 1971. Robert Badinter qualifia, avec joie, cette décision de “coup d’État juridique”.

Ce 11 avril 2024, le Conseil constitutionnel a donc estimé que les alinéas 10 et 11 du préambule de la Constitution de 1946 s’opposaient au projet de RIP, lesquels disposent respectivement :

10. La Nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement.
11. Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence.

Sur la base de ces principes dont chacun pourra constater le caractère relativement large, flou et politique, le Conseil constitutionnel a donc estimé que le fait de conditionner les prestations sociales à une durée de résidence d’au moins 5 ans portait une atteinte « disproportionnée » aux principes précités.

Une décision politique

Et évidemment, le Conseil reste maitre de ce qui est proportionné ou non. Tout est bien verrouillé. Une fois de plus, nous pouvons constater l’instrumentalisation politique des normes constitutionnelles dont le Conseil ne cesse d’abuser depuis 1971.

Il ne s’agit pas de droit ici mais de pure POLITIQUE. Cette instance est le verrou majeur à l’expression populaire.

Tout pouvoir politique authentiquement national, soucieux de faire place à l’expression populaire référendaire, devra s’en affranchir. Il y a urgence à réformer cette instance en vue de 2027.

Le pèlerinage de Chrétienté : une « opposition nationale et chrétienne au régime de l’apostasie officielle »

Alors que le pèlerinage de Chartres connaît un nouveau succès puisque, en dépit de l’accroissement des moyens, les inscriptions ont été  fermées plus d’un mois avant la Pentecôte, sort prochainement le nouveau livre de Rémi Fontaine “L’appel de Chartres !” aux éditions Via Romana.

Cet ouvrage retrace l’esprit originel, les fondements et les finalités du Pèlerinage de Chrétienté au cœur de la crise de l’Eglise.

Voici la préface, rédigée par l’abbé Jean de Massia (FSSP), aumônier général de Notre-Dame de Chrétienté :

Au-dessus du portail sud de la cathédrale de Chartres, quatre vitraux en forme de lancettes proposent au pèlerin attentif une scène étonnante. On y voit les quatre évangélistes, juchés sur les épaules des quatre grands prophètes de l’ancien testament ; illustration profonde de cette formule célèbre de saint Bernard de Chartres :

« Nous sommes des nains assis sur les épaules des géants. Si nous voyons plus de choses et plus lointaines qu’eux, ce n’est pas parce que nous sommes plus grands, c’est parce que nous sommes élevés par eux. »

Image évocatrice de la tradition (de tradere : transmettre), et de la dette qui nous lie envers ceux qui nous ont, selon le mot de saint Paul, transmis ce qu’ils avaient reçu.

Transmettre. Tel est bien le propos de ce recueil qui permet aux jeunes générations de Chartres d’avoir accès aux intuitions fondatrices du pèlerinage de Chrétienté depuis sa création en 1983, à travers le regard et la plume de l’un de ses fondateurs, Rémi Fontaine.

Transmettre. Tel était surtout l’objectif premier de ces primo-pèlerins historiques en lançant cette œuvre de résistance respectueuse mais tenace face à « l’amnésie de l’éternel» vers laquelle s’enfonçait la société, dans le silence assourdissant d’une certaine hiérarchie ecclésiale. « France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? ». Le pèlerinage est né de cet appel du pape au Bourget en 1980. Contre les partisans de la rupture qui n’assumaient plus le passé doctrinal, moral et liturgique de l’Église, ou refusaient de le voir s’incarner dans la chrétienté d’une nation, bradant ainsi deux mille ans de christianisme et mille cinq cents ans de France chrétienne, le pèlerinage de Chartres a voulu simplement rester fidèle à la vocation du chrétien : Tradition, Chrétienté, Mission.

L’histoire du pèlerinage s’incarne dans des noms, qui claquent dans les mémoires telles des bannières au vent : Charles Péguy, Henri et André Charlier, le Père Emmanuel, Dom Gérard, l’abbé Montarien, Jean Madiran, Gustave Thibon… et tant d’autres, cités dans cet ouvrage. Ce furent des figures de foi, avec la passion et l’ardeur des témoins. « Nous tenions, nous aussi, violemment, à certaines choses plus qu’à la vie… » Mais ce furent aussi des penseurs de la chrétienté, héritiers de la lumière du thomisme vivant, qui ont posé les jalons essentiels pour guider l’action des hommes en période de crise. Dans un siècle gagné par la confusion des idées, Rémi Fontaine nous montre par son récit et nous démontre par ses réflexions comment une saine et solide formation intellectuelle peut féconder une œuvre concrète dans la durée. Son livre est un encouragement, pour les cadres de Notre-Dame de Chrétienté et plus largement pour toute personne désireuse d’évangéliser, à former droitement son esprit pour diriger droitement son action.

Certains s’étonneront, voire seront choqués, en découvrant les principes fondateurs du pèlerinage. Les mots militant, politique, résistant, combat, traditionnel, dissidence, composent la colonne vertébrale et l’identité du « pélé » depuis son origine. Ils y côtoient les termes de pénitence, conversion, prière, mission… C’est tout l’équilibre entre le spirituel et le temporel. Oui, Notre-Dame de Chrétienté est une œuvre de laïcs chrétiens militants qui pensent que la terre a besoin d’être irriguée par le Ciel pour être un bon escabeau vers lui, et que le Christ doit régner non seulement dans nos pauvres âmes mais aussi dans les institutions publiques et les nations.

Par ailleurs, on ne comprend rien au pèlerinage si l’on refuse de voir la crise que traverse la société et l’Église, ou si l’on s’en accommode comme un fait intangible et finalement pas si grave.

Le pèlerinage veut être, depuis 1983, une « opposition nationale et chrétienne au régime de l’apostasie officielle » [Jean Madiran]. Non par la critique amère, désabusée et triste d’un camp retranché la veille de sa défaite : mais par la fidélité joyeuse, pleine d’espérance et missionnaire d’une jeunesse lucide dont l’idéal est Jésus-Christ. Or la vérité de Jésus-Christ, ce n’est pas un scoop, a toujours été à contre-courant du monde. Que le chrétien soit un réactionnaire, ce n’est pas nouveau. Ce qui est nouveau, c’est que certains chrétiens ne le soient plus, et reprochent à leurs frères de l’être, tétanisés qu’ils sont par la peur, l’amour de leur tranquillité et le besoin de plaire où de ne pas choquer. Mais Péguy nous le dit : « tout chrétien est aujourd’hui un soldat : le soldat du Christ. Il n’y a plus de chrétien tranquille » : il ne peut y avoir de chrétien mondain.

La plus grande des charités est de dire la vérité et d’annoncer Jésus-Christ, et tout Jésus-Christ, à contre-courant de la confusion doctrinale qui sévit durement et qui perd les âmes. Les besoins de la cause – témoigner clairement de la Vérité – ont naturellement orienté le choix des fondateurs vers la liturgie traditionnelle, patrimoine indisponible de l’Église, comme vers un phare lumineux et sûr au milieu des tempêtes que traversait – et traverse encore – la barque de Pierre. Ces choix allaient de pair avec un attachement et un respect sincère pour la hiérarchie ecclésiale, malgré les refus, brimades et portes fermées. Cet équilibre, inconfortable comme l’est la Vérité, est l’ADN du pèlerinage de Chrétienté, que ce soit en 1983, en 1988, ou en 2023 : l’histoire ici racontée le démontre amplement.

Seraient-ce là seulement des combats passés entretenus par quelques vieux nostalgiques aigris qui n’entendent rien aux aspirations des jeunes ? Qu’on regarde le réel, plus important que l’idée – et que l’idéologie. Ils partirent 500, 1000 ou 2000 vers Chartres en 1983 ; ils sont 16000 désormais, pèlerins de chrétienté. La jeunesse d’aujourd’hui qui vient à Chartres n’a peut-être pas la même homogénéité que celles des fondateurs, et c’est pour nous une fierté, car le pèlerinage, étant de chrétienté, est tout sauf un ghetto refermé sur lui-même : il rayonne, comme la joie qui anime ses chapitres. Cette joie cependant n’est pas une joie factice, fondée sur de faux optimismes, des naïvetés benoîtes, ou des excitations vulgaires et passagères comme en proposent aujourd’hui tant de rassemblements de jeunes. A Chartres nous souffrons, nous prions, nous méditons, nous disons aux pèlerins ce qui ne va pas dans le monde mais aussi dans l’Église, et pourtant ils repartent le sourire aux lèvres et la paix dans l’âme, prêts à répandre le feu de la Pentecôte, parce que leur joie est ancrée dans le Christ qui lui ne change pas. Miracle de petite vertu espérance, celle des premiers chrétiens et des martyrs, qui n’est jamais aussi lumineuse que dans les temps de crises et de persécutions, tant que Jésus reste au cœur de notre message et que la Vierge Marie est aimée.

« Est-ce que ça suit, monsieur l’aumônier ? » C’est l’interrogation que nous lancent nos pères, ceux qui
loin de vouloir améliorer le christianisme l’ont simplement gardé et tenu comme on porte la bannière en tête de chapitre. L’aumônier d’aujourd’hui, fier neveu d’un fondateur du pèlerinage, est heureux de lui répondre : « Ne craignez rien, cher Rémi, cher oncle : ça suit. » Et pour que ça suive encore mieux, il est essentiel que la jeune relève ait l’humilité de grimper sur les épaules des anciens plutôt que de vouloir réinventer l’eau chaude à chaque génération, ce qui est au fond le péché d’orgueil de notre époque déracinée ; et pour cela, qu’ils se forment, et se retrempent dans l’esprit des origines, non pour cultiver stérilement le passé, mais pour semer les graines de l’avenir. C’est l’objectif de cet ouvrage.

Abbé Jean de Massia
Aumônier de Notre-Dame de Chrétienté

Proposition de loi pour protéger les enfants des transtarés

LGB Alliance viennent de lancer une pétition afin de soutenir le projet de Loi issu du rapport sur la transidentification des mineurs

Cette ppl sera mise au vote le 28 mai au Sénat. 

Une autre pétition circule depuis peu contre ce projet de Loi considéré comme transphobe et a déjà recueilli plus de 35 000 signatures.

Cette proposition de loi a pour but de protéger les enfants de la transition médicale. Nous demandons qu’elle soit acceptée par nos parlementaires !

La proposition de loi 435, déposée au Sénat par Jacqueline Eustache-Brinio et 100 autres sénateurs Les Républicains, envisage d’interdire “les bloqueurs de puberté“, “des traitements hormonaux“, et “les opérations chirurgicales de réassignation sexuelle“. Cette proposition de loi sera examinée au Sénat le 28 mai.

Au lieu de médicaliser les mineurs avec une dysphorie de genre, la proposition :

“a comme objectif que tout enfant ou adolescent bénéficie, dans les meilleurs délais, des moyens lui permettant de retrouver un état de bien-être psychique contribuant à l’épanouissement de son développement, et des soins psychiques nécessaires.”

Par cette pétition, nous montrons notre accord avec cette propositions de loi par nos parlementaires et leur engagement à lutter pour la protection des mineurs.

Colloque « Que Votre règne arrive »

INTERVENANTS

TRP Dom Bertrand de Hédouville, Abbé de Randol
Reynald Secher, Président de « Mémoire du futur »
Marie-Alix de Varax, Conférencière en histoire
Bruno de Saint-Chamas, Ancien Président d’Ictus
François-Xavier Clément, Directeur du Réseau Saint Joseph
Mickaël Ourghanlian, Luthier
Général Philippe Nicolardot, Contrôleur général des Armées (2s)
Gabrielle Vialla, Présidente du Centre Billings France
Jeanne de Milly
Guillaume Bernard, Maître de Conférence à l’ICES

Mossoul : SOS Chrétiens d’Orient finance la reconstruction de l’église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours

Le 5 avril, une délégation de SOS Chrétiens d’Orient était présente lors de la re-consécration de l’église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours à Mossoul, en Irak, détruite dix ans auparavant par les djihadistes de l’Etat islamique. Marquée par les rafales et les éclats d’obus, l’église a été intégralement reconstruite par le Fonds de dotation SOS Chrétiens d’Orient, grâce aux legs généreux de deux de ses bienfaiteurs.

Du 6 au 9 juin 2014, de violents combats font rage à Mossoul, seconde ville d’Irak. Le 10 juin, la totalité de la province vient de tomber aux mains de l’Etat islamique. Après trois ans d’occupation par les djihadistes, la ville est libérée le 10 juillet 2017. La ville est en ruines, rien n’a été épargné. A l’Ouest, sur la rive droite du Tigre, les combats ont été les plus violents.

C’est ici que se trouve l’église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours ainsi que l’école chrétienne attenante. L’édifice religieux est marqué par les rafales, les éclats d’obus ainsi que par une roquette non explosée plantée dans une de ses coupoles. L’école, elle, est en ruines.

Répondant à l’appel de Mgr Najeeb, archevêque chaldéen de Mossoul et d’Aqra, SOS Chrétiens d’Orient s’engage à reconstruire l’église et son école. Les travaux commencent en 2022, financés intégralement par le Fonds de dotation SOS Chrétiens d’Orient, grâce aux legs généreux de deux de ses bienfaiteurs.

En transmettant leur patrimoine au Fonds de dotation SOS Chrétiens d’Orient pour la reconstruction de cette église, nos bienfaiteurs contribuent ainsi au retour des chrétiens à Mossoul, dans cette ville biblique à l’héritage historique et civilisationnel, un des berceaux de la chrétienté.

I-Média – Israël/Iran : les médias dans quel camp ?

Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent sur deux images positives : le héros français de l’attentat de Sydney et la cérémonie des JO en Grèce.

Le dossier du jour est consacré au traitement médiatique du conflit entre l’Iran et Israël.

Les pastilles de l’info abordent :
1) Les ciseaux de la censure : Une conférence d’Orban et Zemmour annulée à Bruxelles
2) Le bon Point Mainstream : P. Cohen épinglé par l’ARCOM pour ses propos sur Crépol
3) Le super bobard : Par ponctuation !
4) Propagande, Propagande : R. Dati sponsorisée par Paris Match ?

Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM est consacré à Frédéric Haziza, un journaliste très communautaire !

Obsèques de Monseigneur Huonder : un pont pour la FSSPX ?

Les obsèques de Monseigneur Vitus Huonder, ancien évêque de Coire, furent un moment inattendu dans nos routines ecclésiales. Un millier de fidèles, venus de Coire, mais aussi attachés à la Fraternité Saint-Pie X, se sont pressés pour manifester leur attachement fidèle au prélat défunt.

La présence de Monseigneur Bonnemain et de Monseigneur Eleganti respectivement actuel évêque de Coire et ancien auxiliaire, marquera t-elle un rapprochement entre les autorités de l’Église et la Fraternité Saint-Pie X ?

La volonté de l’évêque défunt de reposer aux côtés de Monseigneur Lefebvre à Ecône s’inscrit dans une double logique. La première est une logique de continuité : Monseigneur Huonder a pris sa retraite dans une maison, qui est aussi une école, tenue par la Fraternité Saint Pie X, avec l’aval du pape François.

La seconde est un signal adressé aux autorités de la Fraternité et aux autorités romaines. Le voici en résumé : nous devons faire des ponts et l’exclusion est toujours le préambule d’une déchirure. Pour réparer cette déchirure le message envoyé par l’ancien évêque de Coire a été entendu par Monseigneur Fellay, qui a célébré la messe de funérailles. Durant l’homélie, ce dernier a délicatement commenté le choix de Mgr Huonder, rappelant que le pontifex est celui qui fait des ponts. Il a souligné la mission de la Fraternité Saint Pie X qui est d’être, selon lui, un signe de contradiction à comprendre de manière mystique, c’est-à-dire à la lumière du mystère de la Croix qui est la clé de toute fécondité. Il a présenté la Fraternité comme étant gardienne, avec d’autres, de la tradition. Il est donc clair que l’expérience de la tradition n’est pas réduite aux héritiers de Monseigneur Lefebvre.

Sans doute, la Fraternité Saint-Pie X n’est-elle pas la seule à faire cette expérience de la Croix. Sur ce registre, combien d’instituts, d’évêques, de prêtres et même de fidèles aujourd’hui font cette expérience de Gethsemani, du Vendredi Saint, du Samedi Saint…

Pourtant, la solution mystique ne suffit pas pour expliquer les difficultés de l’heure présente. Nous comprenons le souhait de fédérer les troupes lefebvriennes derrière une vision transcendante, c’est d’une certaine façon une manière comme une autre de conjurer d’éventuelles dissensions internes. La solution mystique pourrait être comprise comme une démission, un manque de foi en l’Eglise, une carence dans la réflexion théologique.

Les obsèques de Monseigneur Huonder apparaissent comme un rayon de soleil, un moment providentiel, qui invite chacun a reconsidérer son attachement au mystère de l’Église qui est d’abord un mystère de foi et qui ne peut être vécu en dehors du lien canonique avec le successeur de Pierre.

Neuvaine à saint Joseph Artisan du 23 avril au 1er mai

Il n’est pas toujours simple d’associer travail et sainteté, pourtant “le travail est essentiel dans la vie humaine et constitue la voie de la sanctification”, nous dit le Pape François.

Le travail est un endroit où nous pouvons exercer nos talents, où nous sommes appelés à faire de notre mieux dans l’exercice de nos fonctions, malgré les difficultés et parfois, les échecs.

Pendant 9 jours, demandons à Saint Joseph de nous accompagner sur ce chemin de sanctification par le travail !

Vous pouvez rejoindre la neuvaine proposée par 9 prêtres, du 23 avril au 1er mai sur Hozana

Euthanasie : les franc-maçons à la manœuvre

Un article du Figaro et un autre du Parisien soulignent l’activisme des frères obscurs dans la mise en place d’une légalisation de l’euthanasie.
Les loges maçonniques, qui réclament une libéralisation de l’aide à mourir depuis de longues années, entendent peser sur les débats à venir malgré des nuances entre les obédiences.

Le 8 novembre, le chef de l’État se rendait rue Cadet à l’hôtel du Grand Orient de France, pour les 250 ans de la plus ancienne obédience maçonnique du pays. Le «droit à mourir dans la dignité» allait bientôt faire l’objet d’une «loi de liberté et de respect», a-t-il assuré au cours du long discours prononcé sous le buste proéminent d’une gigantesque Marianne.

Le président de la République a salué la mémoire de deux grands maçons engagés en faveur de l’euthanasie, Pierre Simon et Henri Caillavet. Ce dernier avait déposé une première proposition de loi relative au «droit de vivre sa mort» en 1978. Pour le grand maître du Grand Orient de France, Guillaume Trichard, ce projet de loi est «un soulagement».

Alors que le débat sur le projet de loi sur la fin de vie doit démarrer au Parlement fin mai, le Grand Orient de France entend peser en faveur de la « loi de l’ultime liberté ».

Guillaume Trichard, grand maître du Grand Orient de France (GODF), y voit la

« loi de l’ultime liberté, l’émancipation des êtres humains, libres de choisir leur mort, par rapport aux dogmes religieux ».

Il consacre ainsi le caractère satanique de cette nouvelle loi. La République dite française a toujours eu besoin du sang du peuple pour rendre un culte à Lucifer.

Encore un méga succès diplomatique d’Emmanuel Macron

Lisez ce que nous apprend La Lettre A :

La France n’a obtenu qu’un poste d’adjoint d’ambassadeur lors du grand mercato annuel de la diplomatie européenne. Une déception pour Paris, dont les succès de l’an passé ont fini par irriter ses partenaires. […]

Censure de la pub du livre Transmania : effet Streisand garanti

Les hystériques T du lobby LGBTXYZ sont vent debout contre la publication d’un livre qui dénonce le charcutage de mineurs influencés par les idéologues du genre.

L’afficheur JCDecaux a donc annoncé retirer les affiches publicitaires du livre « Transmania », une enquête sur les dérives de l’idéologie transgenre, publié aux éditions Magnus, après la demande de la Mairie de Paris. Les deux essayistes, Dora Moutot et Marguerite Stern, dénoncent un régime de terreur. Elles expliquent au JDD :

Nous sommes habituées à la censure sur le sujet trans. Plus rien ne nous surprend. Et en même temps on se demande si ça n’est pas une mauvaise blague tout ça. Nous avons comme l’impression de vivre dans un Truman Show perpétuel. Le grand cirque permanent.

Notre livre parle de choses très graves, de gamines de 16 ans à qui on coupe les seins, d’expérimentations médicales sur des enfants, de conflits d’intérêts dans lesquels sont impliqués certains laboratoires pharmaceutiques qui produisent les hormones de synthèse utilisées dans les parcours de transitions, des milliards injectés chaque année pour propager cette idéologie partout, et on nous répond « transphobes ! ». […]

Ce qu’il se passe est une parfaite démonstration de ce que nous dénonçons dans le livre. Nous parlons de la censure que vivent les personnes qui sont critiques de l’idéologie transgenre partout autour du monde. Nous analysons les techniques qui sont appliquées pour réussir à les discréditer et à les faire taire. Tout est autorisé : censure, construction de fausses réputations, divulgation d’informations privées, diffamation, injures, humiliations, dénonciations auprès de l’entourage, licenciements, accusations d’avoir du sang sur les mains, chantage au suicide, traque, menaces de mort et de viol, harcèlement en meute, moqueries concernant l’apparence physique et le quotient intellectuel, violences physiques et matérielles…

Le but est de terroriser les gens pour qu’ils n’osent pas s’opposer, il faut leur prouver que penser contre le dogme est un crime. Le but de cette stratégie est d’aboutir à l’autocensure et ça fonctionne à merveille. […]

Transmania: Enquête sur les dérives de l’idéologie transgenre

 

Affaire CapMissio : pour une Église juste

Le 15 avril 2024, des anciens de CapMissio prennent la parole sur la décision du diocèse de Montpellier de fermer l’école où ils ont donné un an de leur vie. Cette décision a été annoncée le 3 avril 2024 par Mgr Turini qui a présenté les conclusions d’une visite canonique initiée en février suite à un signalement concernant l’organisation et la gouvernance de CapMissio. Cette école d’évangélisation, fondée en 2015 par Mgr Carré et le Père René-Luc, a accueilli 87 jeunes, qui ont tous donné une année de leur vie pour se former à la mission et servir le diocèse de Montpellier.

« Si eux se taisent, les pierres crieront » (Lc 19, 40).

Nous, anciens de CapMissio, souhaitons par le biais de cette tribune apporter un éclairage supplémentaire car nous sommes fiers de notre année missionnaire vécue à Montpellier. Dans son communiqué, Mgr Turini nous y a d’ailleurs invité : « les anciens de Capmissio qui ressentent le besoin de mettre à plat tout ce qui n’a pas pu être exprimé. »

Nous exprimons donc publiquement nos voix à travers cette tribune, afin de partager notre expérience positive car à aucun moment lors de la visite canonique, nous n’avons été informés ou consultés, ni par le diocèse, ni par les visiteurs.

Nous espérons également que cette tribune incitera les autorités ecclésiales à réfléchir et à améliorer la manière dont elles organisent et conduisent les visites canoniques. Cela permettrait d’éviter à d’autres œuvres d’Eglise de connaître le même sort malheureux, avec une fermeture aussi soudaine que celle que nous avons connue en un mois.

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Nous avons la plus mauvaise commission européenne de l’histoire!

Un entretien passionnant de Tocsin avec l’ancien sénateur Yves Pozzo di Borgo:

Les immigrés africains aimeraient pouvoir vivre chez eux

Lu sur Bd Voltaire ces lignes de Stéphane Buffetaut:

En pratique, « le Pacte sur la migration et l’asile » adopté le 10 avril dernier par le Parlement européen s’inscrit dans cette logique. Il ne s’agit pas d’arrêter, de limiter voire de choisir les flux migratoires mais de les organiser et répartir les migrants au sein de l’UE ou de faire payer les États qui ne souhaiteraient pas accueillir des migrants (20.000 euros par migrant). Même la procédure de filtrage prévue est un écran de fumée, dans la mesure où l’on sait que les retours au pays d’origine sont très rarement effectifs. Le groupe ID a donc eu raison de s’y opposer, hormis les points concernant l’amélioration des échanges et d’information (règlement Eurodac, notamment).
En fait ce pacte s’inscrit totalement dans la logique du Pacte de Marrakech qui compte « faciliter les migrations sûres ordonnées et régulières » (art. 11), non pas tant pour des raisons humanitaires mais parce qu’« à l’heure de la mondialisation, elles sont facteurs de prospérité » (art 8). Il est permis de s’interroger sur le fondement concret de cette affirmation, alors que le même article reconnaît que les migrations ont « indéniablement des répercussions différentes et parfois imprévisibles sur nos pays ». Ce qui impliquerait au minimum un peu de prudence.

Mais le plus surprenant en cette affaire est que nul ne semble se poser la question de savoir s’il serait possible de s’attaquer aux causes de cette immigration. Personne ne se détache volontiers de son milieu de vie, de ses liens affectifs, de sa culture d’un cœur léger. Le continent africain regorge de richesses naturelles et sans doute ses habitants aimeraient y trouver leur destin et leur avenir. L’oligarchie mondialisée, cynique, blasée et intéressée, ne semble guère s’en soucier. Et si la vraie générosité se trouvait ailleurs que chez les professionnels des bons sentiments ?

Référé contre le fichage à l’occasion des JO

Communiqué de Via:

Ce mardi 16 avril, VIA | la voie du peuple et les Patriotes ont déposé devant le Conseil d’Etat un référé-liberté en vue de contrer la décision implicite du ministère de l’intérieur d’instaurer un QR code « Jeux olympiques ». Cette disposition implique la mise en place à partir du 10 mai 2024 d’une plate-forme d’enregistrement obligatoire qui délivrera les laissez-passer pour pouvoir pénétrer ou traverser des quartiers de Paris dans un périmètre sans commune mesure avec les manifestations festives et sportives.

Le 8 avril, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a dévoilé le périmètre Silt (issu de la loi Sécurité Intérieure et Lutte contre le Terrorisme) où résidents, travailleurs ou simples visiteurs ne pourront accéder qu’à condition d’être enregistré sur une plate-forme en ligne et de pouvoir présenter un laissez-passer sous forme de QR code délivré après « criblage de sécurité ».

Toute mesure de police ne peut être, dans ses principes, considérée légale que si elle est nécessaire et proportionnée. Or, une fois encore, sous couvert de sécurité, il est à craindre que ce principe soit inversé et que l’exception, déjà disproportionnée en soi, ne devienne la règle. Ainsi donc, la portée inacceptable des dispositions a justifié que le Conseil d’Etat soit saisi et ce d’autant plus que le Parlement, pourtant acteur incontournable de la vie démocratique, n’a pas été consulté.

Ces mesures coercitives concernent des centaines de milliers de citoyens qui se retrouveront brutalement privés des libertés fondamentales d’aller et venir, à commencer par les habitant eux-mêmes, mais aussi de travailler puisque de nombreuses professions ont besoin de se déplacer (commerciaux, livreurs, avocats, restaurateurs, taxis), dans un périmètre gigantesque s’étendant bien au-delà du périmètre des enceintes sportives. Ces restrictions sont à l’évidence totalement disproportionnées.

En totale cohérence avec leur mobilisation constante et commune pour la défense des libertés individuelles et publiques, Jean-Frédéric POISSON et Florian PHILIPPOT ont donc saisi conjointement le juge du référé-liberté au Conseil d’Etat afin que soit suspendue l’exécution de ces décisions implicites du ministère de l’Intérieur.

L’émir de Bruxelles fait interdire une conférence avec Orban, Zemmour, Farage

St-Josse (Belgique) : viré du PS pour ses accointances avec les néo-fascistes turcs, le bourgmestre Emir Kir, à fait intervenir la police pour empêcher la tenue d’une conférence réunissant Éric Zemmour, Viktor Orbán ainsi que Nigel Farage.

Des agents de police de la zone ont reçu pour ordre de se rendre “immédiatement” sur les lieux pour faire appliquer l’arrêté.

Des musulmans perturbent un concert dans la cathédrale de Metz

Encore un clerc qui se moque du droit, comme si la cathédrale lui appartenait.

La commission européenne enregistre une initiative pro-avortement

La Commission européenne a décidé d’enregistrer une initiative citoyenne européenne intitulée

«My Voice, My Choice: pour un avortement sans danger et accessible».

Les organisateurs de l’initiative ont pour objectif d’inviter la Commission à présenter une proposition de soutien financier aux États membres qui seraient en mesure de réaliser des avortements  pour toute personne en Europe qui n’aurait toujours pas accès à un avortement.

L’initiative ne concerne pas l’octroi d’un droit à l’avortement au niveau de l’Union et la décision d’enregistrement doit être considérée dans les limites de l’article 168, paragraphe 7, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et dans les limites dans lesquelles l’Union ne dispose que d’une compétence d’appui de l’action des États membres dans le domaine de la politique de santé et de l’organisation et de la fourniture de services de santé, y compris en matière de santé sexuelle et génésique. La décision d’enregistrement est de nature juridique et ne préjuge pas des conclusions juridiques et politiques finales de la Commission sur cette initiative ni de l’action qu’elle compte entreprendre, le cas échéant, si l’initiative obtient le soutien nécessaire.

L’initiative citoyenne européenne remplissant les conditions formelles établies dans la législation applicable, la Commission considère qu’elle est recevable sur le plan juridique. À ce stade, elle n’a pas analysé les propositions sur le fond.

Étapes suivantes

À la suite de l’enregistrement, les organisateurs disposent d’un délai de six mois pour lancer le processus de collecte de signatures. Si, en l’espace d’un an, l’initiative citoyenne européenne recueille un million de déclarations de soutien provenant d’au moins sept États membres différents, la Commission devra réagir. Elle devra décider de prendre ou non des mesures pour répondre à la demande, et sera tenue de motiver sa décision.

Contexte

L’initiative citoyenne européenne a été instituée par le traité de Lisbonne et conçue pour offrir aux citoyens la possibilité d’influer sur les programmes de travail de la Commission. Elle a été officiellement lancée en avril 2012. Une fois enregistrée officiellement, une initiative citoyenne européenne permet à un million de citoyens issus d’au moins sept États membres de l’Union d’inviter la Commission européenne à présenter des propositions d’actes juridiques dans des domaines dans lesquels cette dernière a compétence pour agir. Les conditions de recevabilité sont les suivantes: 1) l’action proposée ne peut pas être manifestement en dehors du cadre des attributions de la Commission en vertu desquelles celle-ci peut présenter une proposition d’acte juridique, 2) elle ne peut pas être manifestement abusive, fantaisiste ou vexatoire et 3) elle ne peut pas être manifestement contraire aux valeurs de l’Union.

La France face à l’UE : une question de volonté politique

Dans La France au bord de l’abîme, déjà évoqué ici, l’auteur aborde le cas de l’Union européenne :

L’Allemagne s’accommode de l’UE et de ses élargissements successifs parce que la monnaie unique lui convient bien compte tenu de ses gains de productivité, et parce que l’élargissement à l’Est lui a ouvert l’accès à un vaste réservoir de main-d’oeuvre qui lui permet de compenser sa faible natalité. Les paradis fiscaux que sont les Pays-Bas, le Luxembourg et la République d’Irlande s’en accommodent parce que les faibles taux d’imposition des bénéfices qu’ils pratiquent leur permettent de siphonner les bases fiscales des autres pays membres. Les pays méditerranéens s’en accommodent parce qu’en recevant plus d’argent en provenance de l’UE qu’ils n’en versent pour alimenter ce budget, ils ont l’impression d’y être gagnants ; ce n’est évidemment qu’une impression, car il y a les coûts (cachés mais énormes) de la désindustrialisation occasionnée par la monnaie unique. La France, quant à elle, perd sur à peu près tous les tableaux.

Faut-il pour autant sortir de l’UE ? Ce n’est pas certain, car la France a au sein de l’Union un pouvoir de négociation pour autant qu’elle veuille bien l’utiliser (conformément à ses intérêts…) : certes toute modification des traités doit être adoptée et ratifiée par l’ensemble des pays membres, mais on se doute bien qu’une UE sans la France n’aurait plus tout à fait la même consistance. Encore faut-il, pour que l’argument ait du poids dans les discussions, que la France soit prête à brandir – de manière crédible – la menace de sa sortie de l’Union : les discussions sont vouées à l’échec s’il est clair que la France n’envisage pas une seule seconde l’éventualité d’une sortie de l’UE. C’est avant tout une question de volonté politique. La montée des préoccupations souverainistes au sein des opinions publiques européennes, qui n’a pas encore trouvé la totalité de sa traduction en matière électorales, est susceptible aussi de faire évoluer les choses.

Cela dit, sit l’UE est une partie du problème pour la France, elle n’en est pas pour autant la totalité. […] Quand bien même nous sortirions de l’Union, nous ne serions pas dispensés d’apporter des solutions à ces problèmes, et il ne faudrait pas que la focalisation du débat public sur les vices de l’Union européenne en vienne à masquer tous les problèmes que nous pouvons dans une large mesure traiter par nous-mêmes sans en référer à Bruxelles.

Un évêque orthodoxe poignardé à Sydney

Attaque de l’Iran contre Israël : quelles conséquences ?

L’Iran a attaqué Israël dans la nuit de samedi à dimanche. Plusieurs remarques effectuées à chaud par Jean-Baptiste Noé de la revue Conflits :

1/ Les services secrets américains avaient vu juste en annonçant une attaque imminente de l’Iran en fin de semaine dernière. Comme il y a deux ans lors de l’attaque de l’Ukraine par la Russie. En dépit de tout ce qui est dit sur le déclin américain, on constate que leurs services fonctionnent de façon efficace et sont capables de jouer le rôle qui est le leur, à savoir anticiper et prévenir les événements.

L’hypothèse la plus probable est que les services américains aient été prévenus en amont de cette série de frappes. Ce que confirme Georges Malbrunot : « Iran-Israel: une source militaire française confie que le Premier ministre irakien, Mohamed al Soudani, avait été prévenu 48 heures avant l’attaque iranienne sur Israël. Comme ce dernier se trouve en visite officielle aux États-Unis, il est fort probable que l’avertissement iranien ait été transmis à Washington. D’où les déclarations de Joe Biden hier samedi. Selon ce militaire français, « on a assisté à une chorégraphie bien calibrée de l’Iran ». (Twitter, 14 avril, 15h).

2/ L’attaque de l’Iran est sans précédent. D’habitude, l’Iran agit par proxy et alliés interposés. Cette fois-ci, l’assaut est venu du territoire iranien directement vers Israël. Quelques drones et missiles ont bien été tirés depuis l’Irak, le Yémen et par le Hezbollah, mais de façon minoritaire. Il y a bien une rupture : l’Iran a attaqué Israël directement.

3/ L’attaque est un succès iranien.

Un succès, car cela permet à l’Iran de sauver la face après l’attaque contre le consulat iranien à Damas et la mort de 7 cadres iraniens. Pour Téhéran, c’était une question d’honneur et de crédibilité : il n’était pas possible de rester sans réagir. 99% des drones et missiles ont été interceptés, ce qui démontre l’efficacité du dispositif israélien. Mais l’Iran, touché par une crise économique et politique interne, peu soutenu par les pays arabes qui ont d’autres priorités, n’avait aucun intérêt à provoquer des dégâts en Israël, au risque de déclencher une escalade. Il n’y a quasiment pas eu de dégâts sur le sol hébreu. Pour Téhéran, le message est maîtrisé.

4/ L’Iran a sauvé la face. Pour Téhéran, « l’incident est clos ». Israël a attaqué son consulat, l’Iran a répliqué en attaquant Israël. L’Iran ne cherche pas à aller plus loin et d’emblée ne veut pas entrer dans une logique d’escalade. Il n’est néanmoins pas certain que le message soit reçu de cette façon par le gouvernement israélien.

5/ Les États-Unis aussi veulent clore l’épisode. S’ils ont informé et soutenu Israël, Joe Biden a d’ores et déjà demandé au gouvernement israélien de ne pas répliquer à cette attaque.

6/ Israël a été soutenu par les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, chacun des pays ayant aidé à constituer le « dôme de fer ». Témoin d’une coopération occidentale.

7/ Quelles conséquences ? Les États-Unis mettent d’ores et déjà un frein à l’hubris israélienne pour éviter un embrasement de la région.

Toutefois, le futur du régime iranien est posé. Les pays arabes ne veulent pas d’une guerre, ils ont d’autres préoccupations, plus matérielles. L’Iran commence à poser plusieurs problèmes à ses voisins. Sachant ses fragilités internes, il n’est pas impossible que des mesures de déstabilisation soient menées dans les mois qui viennent.

Ce médecin légiste a réalisé l’autopsie du Christ à partir du Saint-Suaire

Après 32 ans de carrière et plus de 4000 autopsies réalisées, le médecin légiste Philippe Boxho bute toujours sur le mystère qui entoure la mort de Jésus Christ. Aidé par le Linceul de Turin, il démêle avec nous le vrai du faux des dernières heures de la passion du Christ et de sa crucifixion sur la croix.

 

Communautarisme ou cité parallèle ?

Ecoles hors contrat, universités privées, « monasphères », économie communautaire, les catholiques se replient-ils dans une forme de communautarisme ? Faut-il parler de communautarisme ou de cité parallèle ?

Ce dernier concept a été créé par le dissident Vaclav Benda dans les années 70s dans le sillage de la charte 1977 dans une optique de suppléance face aux carences de l’Etat communiste par rapport au bien commun. Cette réflexion a justifié/lancé un ensemble d’initiatives clandestines : économie parallèle, écoles et universités clandestines, culture underground, etc.

Pour bien comprendre les enjeux de ce débat, il faut s’interroger. Qu’entendaient les dissidents quand ils parlaient de « cité parallèle » ? Comment justifiaient-ils le développement de cette cité parallèle et avec quel objectif ultime ? Quels enseignements peut-on tirer aujourd’hui de cette réflexion ?

Pour tout savoir, venez à la prochaine formation Polis le 24 avril prochain 10 rue Rosenwald à 20h00 (www.formation-polis.com)

Des immigrés enrôlés par les associations d’extrême-gauche

Journaliste chez Livre Noir, Pauline Condomines a infiltré pendant plusieurs mois de nombreuses associations d’extrême-gauche. Elle répond à Marc Eynaud pour Valeurs actuelles.

[…]

On a davantage l’impression d’être face à une organisation bien plus politique qu’humanitaire. Concrètement, comment cela passe ?

Ils vont vraiment les enrôler. C’est donnant-donnant. En échange, les clandestins doivent manifester quand on leur demande, ils doivent dire ce qu’on leur demande. Ce sont d’ailleurs les plus assidus aux évènements politiques de l’association qui sont prioritaires dans le traitement de leur dossier. C’est ce rapport très éloigné de ce qu’ils montrent de la façade humaniste qu’ils montrent dans leur communication C’est là que je me suis dit que c’était vraiment intéressant.

Mais concrètement, Utopia 56 gère des mineurs non accompagnés et leur fournit un toit. Comment les récupérez-vous ?

On ne peut raconter cela sans avoir en tête que leur agenda politique, c’est la régularisation et l’accueil de l’intégralité des clandestins. Comme je l’explique dans l’enquête, on allait vraiment tous les jours à l’AMNA, l’accueil des mineurs de ma compagnie, chercher les clandestins dont la minorité n’avait pas été reconnue. Parce qu’à l’AMNA, quand ils arrivent, ils ont un entretien, un entretien pour savoir s’ils sont mineurs, sur la base de déclarations et de papiers d’identité. Et nous, on est allé chercher ceux qui avaient été refusés. Et là, on les prend en charge, on les incite à formuler un recours et on leur explique que ce qui leur arrive est anormal, alors-même qu’ils sont majeurs en réalité. Pour être efficace sur les recours, j’ai reçu, dans le cadre de l’association, une formation juridique dispensée par une salariée de France Terre d’Asile. Ironiquement, c’est France Terre d’Asile qui s’occupe de faire les entretiens pour évaluer la minorité de ces fameux clandestins qui se prétendent mineurs du moins à Paris. Donc, c’était une salariée de France Terre d’Asile qui m’a formé mais pour le compte d’Utopia 56, qui pour le coup, est une association vraiment sans-frontiériste. Ça aussi, ça m’a posé question.

Utopia 56 mais également Urgence Palestine, les Zad… Qu’est-ce que toutes ces associations ont en commun ? Comment avez-vous pu évoluer d’une structure à l’autre ?

Franchement, c’est des associations qui sont toutes interconnectées. Pour la plupart. Je dirais que peut-être Dernière Rénovation (asso écologiste ndlr) reste un mouvement quand même un petit peu à part.  Et vous avez donc raison de l’observer, c’est ça qui m’a aidé à réaliser cette infiltration, parce que c’est devenu très naturel d’aller d’un groupe à l’autre. Ce n’est pas du tout mal vu parce que les groupes sont tous connectés. Il y a une vraie Convergence des luttes, pour le coup, qui m’a amené à Urgence Palestine en dernier lieu. Cette dernière association est en quelque sorte la quintessence de cette fameuse convergence des luttes, une substantifique moelle de ce que certains appellent « islamogauchisme ».

Vous décrivez un milieu aux cellules très poreuses entre-elles. Ces militants, est-ce qu’ils sont vraiment nombreux ou est-ce que ces associations, c’est un petit peu des coquilles vides, au fond, avec une poignée de militants multi-encartés, qui vont d’une association à l’autre ?

Non, pour le coup, les militants sont très nombreux, vraiment très nombreux. Après, il y a des militants qui ont une personnalité forte et qui eux, vont vraiment incarner la convergence des luttes parce qu’ils vont avoir plusieurs cartes et ils vont aller de collectif en collectif pour faire leur lobby en venant de la part d’un groupe ou de l’autre. Ça, c’est très marquant. Je pense notamment à un militant d’Alternatiba que je voyais dans plusieurs groupes et à chaque fois, il venait de la part d’Alternativa pour vraiment incarner cette Convergence des Luttes, pour créer des liens avec les autres collectifs. Mais indépendamment de ces militants qui ont plusieurs casquettes et qui incarnent vraiment cette addition de combats, j’ai vraiment rencontré des centaines de personnes pendant mon infiltration. Urgence Palestine, on a fait des réunions, on était une centaine. En manifestation, on était extrêmement nombreux. Les soulèvements de la terre, on était extrêmement nombreux aussi. Et c’est des mouvements où les gens vont et viennent, donc il y a énormément de passages. […]

La vieillesse, un trésor spirituel pour l’Église

Véronique Jacquier reçoit :

  • Sœur Marie-Claude, des Soeurs Augustines de Malestroit
  • Natalie Saracco, réalisatrice et auteur
  • Adrien SEREY, médecin spécialisé en soins palliatifs

 

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