Blogs avec images

Argentine : un candidat à la présidence s’oppose à la loi sur l’avortement

Un candidat à la présidence de l’Argentine a récemment émis des critiques radicales sur l’avortement, annonçant qu’il offrirait aux citoyens la possibilité de renverser la permission d’avorter jusqu’à 14 semaines pour mieux protéger les enfants à naître, s’il était élu.

Javier Milei, qui a fondé la coalition politique de droite La Libertad Avanza (La liberté avance), a fait ces remarques le lendemain de sa victoire aux élections primaires du 13 août. Les élections générales auront lieu le 22 octobre. Le président sortant, Alberto Fernandez, ne se représente pas.

S’adressant au journaliste Alejandro Fantino de Neura Media, Milei a déclaré que ce n’est pas parce que « quelque chose est légal qu’il est légitime », arguant que de nombreuses lois ne le sont pas. Lorsque Fantino a évoqué l’exemple de la loi argentine sur l’avortement — qui autorise le meurtre des enfants à naître jusqu’à 14 semaines de gestation —, le candidat a déclaré qu’il « s’opposait » à cette loi, car « elle va à l’encontre du droit à la vie ».

À la question de savoir s’il allait « revoir » la législation, M. Milei a répondu qu’il ferait « au moins un plébiscite » qui, s’il était approuvé par l’électorat, conduirait à « l’élimination » de la loi.

Il a insisté sur la nécessité de « laisser les Argentins choisir », reconnaissant qu’ils peuvent être en désaccord avec lui s’ils « croient en l’assassinat d’un être humain sans défense dans le ventre de sa mère ».

« En réalité, cela fait partie de l’une des discussions du post-marxisme, qui est l’homme contre la nature, l’écologisme. Et la ligne la plus sanglante de tout cela est l’agenda de l’avortement ».

Le journaliste Fantino a répondu : « Je vous avertis, c’est un droit déjà gagné ».

« Comment se fait-il que ce soit un droit acquis de pouvoir tuer d’autres êtres humains ? » « Ma position, une question philosophique, je la fonde sur une question biologique et sur une question mathématique ». « Le fait est que… c’est la vie, et ce n’est pas philosophique, c’est biologique ». « La vie commence au moment de la fécondation. Au moment de la fécondation, vous êtes déjà passé par tout ce processus. Alors, si à, je ne sais pas, trois semaines, votre mère avait l’idée de vous tuer dans son utérus, ce serait autorisé parce que vous n’étiez pas encore en vie ? En quoi n’étiez-vous pas une vie en train de grandir ? »

L’avortement a été légalisé en Argentine en décembre 2020, lorsque le Sénat du pays a voté en faveur d’une loi autorisant le meurtre volontaire des enfants à naître jusqu’à 14 semaines de gestation. Auparavant, l’avortement n’était légal qu’en cas de viol et lorsque la grossesse menaçait la santé de la mère.

Seulement 6,9% des OQTF exécutées en 2022

Le taux d’exécution des OQTF en 2022 est tiré du rapport annuel du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (p. 203), lui-même appuyé sur le rapport général de la commission des finances du Sénat sur le projet de loi de finances pour 2023 (ici et ).

Selon le Contrôleur, 4 474 OQTF ont été exécutées en 2022 sur les 65 076 prononcées, soit un taux d’exécution d’environ 6,9%.

En 2019, Emmanuel Macron avançait, dans un entretien à l’hebdomadaire Valeurs actuelles, l’objectif de porter à 100 % le taux d’exécution des obligations de quitter le territoire français.

Et pendant ce temps, l’invasion s’accélère :

 

Henri d’Anselme à la grande soirée des Eveilleurs le 29 septembre

Le héros d’Annecy fait une pause exceptionnelle sur sa longue route pour venir s’exprimer publiquement à la grande soirée des Éveilleurs, afin de parler des nombreux motifs d’espérance en la France qu’il a retrouvés à travers son chemin des cathédrales.

Pour fêter cela, les tarifs “normal” et “étudiant” baissent de 20% jusqu’au dimanche 17 septembre, n’hésitez plus.

Les mesures prophylactiques d’Olivier Véran contre le RN…

Le maire RN de Beaucaire Julien Sanchez apprend que le sinistre Véran vient dans sa commune sans même le solliciter. A défaut de masque ou de vaccin anti-RN, le ministre gribouille :

Chronique des cinglés

La limitation de l’instruction en famille par l’extrême-centre est un sujet d’actualité

Alors que la France va bientôt être interrogée par l’ONU sur cette question, l’instruction en famille était au programme de plusieurs rédactions du journal de France 3 régions hier soir : 

L’extrême-centre veut toujours plus de censure

Deux députés de la majorité ont déposé mardi une proposition de loi pour garantir l’emprisonnement en cas de propos racistes et antisémites. Mathieu Lefèvre et Caroline Yadan soulignent :

“Pour préserver notre pacte républicain et protéger nos concitoyens, la sanction pénale doit être garantie et systématique”.

L’enjeu

“est de pouvoir sanctionner les idéologues qui sévissent sur les réseaux sociaux ou sur internet, ces multirécidivistes qui sont rarement présents à leurs audiences et vivent à l’étranger pour échapper à leurs condamnations”.

Les auteurs de la proposition de loi citent notamment l’exemple de l’essayiste d’extrême droite Alain Soral, résidant en Suisse, et de sa condamnation en avril 2019 à une peine d’un an ferme (allégée en appel), qui avait été assortie d’un mandat d’arrêt, dans une affaire de contestation de crime contre l’humanité. Le parquet avait fait appel, estimant que le tribunal ne pouvait pas délivrer un tel mandat pour cette condamnation au titre d’une infraction relevant de la loi de 1881 sur la liberté de la presse.

Pour remédier à ce type de cas, la proposition de loi prévoit d’

“élargir le pouvoir du tribunal en lui donnant la possibilité d’émettre un mandat de dépôt ou un mandat d’arrêt pour permettre l’exécution immédiate de la peine d’emprisonnement en cas de condamnations pour contestation de crimes contre l’humanité ou apologie de crimes contre l’humanité ou de crimes de guerre”.

Cette mesure avait été défendue par Élisabeth Borne, lors de la présentation en janvier dernier d’un plan de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations.

Le second des deux articles du texte prévoit de

“transformer en délit les contraventions actuellement prévues en matière de provocation non publique à la discrimination et d’injure et de diffamation non publique à caractère raciste et antisémite”.

Les opposants à l’immigration ou à l’islamisation seront ainsi plus facilement poursuivis par les extrémistes qui nous gouvernent.

Les BRICS : un monde unipolaire va passer le témoin à celui multipolaire

Lu sur Conflits :

Les six nouveaux membres de ce bloc revêtent une importance économique et géostratégique pour eux-mêmes et le reste du monde. Il est utile de passer en revue les caractéristiques de ces nouveaux arrivants et, par anticipation, des futurs admis.

Les BRICS ont réussi, malgré quelques péripéties, à organiser, les 22 – 24 août, son 15e sommet en Afrique du Sud. C’est l’un des événements majeurs depuis la fin de la 2e guerre mondiale dont nous verrons plus clairement avec le temps les répercussions de longs termes.

Ce sommet a été l’occasion d’un travail intensif entre les membres au plus haut niveau et a fourni la feuille de route menant à une nouvelle étape dans le développement des BRICS notamment en termes de partenariat pour un multilatéralisme inclusif, une croissance mutuellement accélérée et le développement durable, tout en favorisant un environnement de paix et de développement ainsi que le développement institutionnel des BRICS (Cf. la Déclaration de Johannesbourg II).

Les membres des BRICS se sont mis d’accord pour accueillir dans le groupe l’Arabie saoudite, l’Iran, l’Éthiopie, l’Égypte, l’Argentine et les Émirats arabes unis. De plus, la porte reste grande ouverte : des dizaines de pays supplémentaires pourraient rejoindre le bloc plus tard. Cet élargissement constitue un grand pas en avant dans le développement des BRICS mais aussi dans la transformation du monde.

Il est important de constater quantitativement que les BRICS pèsent maintenant plus lourds dans le monde : 29% du PIB, 46% de la population, 43% de la production pétrolière et 25% de l’export des produits. Il est encore plus crucial de voir les raisons sous-jacentes pour lesquelles les nouveaux membres ont été choisis. Cette analyse nous aidera à sentir les grandes ruptures à venir.

Regardons la carte du monde ci-jointe pour saisir la signification profondes des choix. Elle nous montre de façon saisissante la nouvelle situation du monde. Les membres BRICS actuels sont en rouge, les six nouveaux en gris et les candidats en orange.

L’importance des six nouveaux membres

L’entrée de l’Arabie Saoudite, des Émirats arabes unis et de l’Iran va amener à 43% la part des BRICS dans la production pétrolière mondiale. Résumer cette expansion en « BRICS + OPEC » est à peine une exagération. Cela va renforcer considérablement l’influence de ce bloc. C’est un euphémisme de dire qu’ils auront plus de voix au chapitre, ils vont en réalité déterminer les orientations de ce marché.

Il est prévisible également que les achats du pétrole peuvent s’exécuter dans une plus large mesure en devises nationales entre les membres des BRICS et sans être obligés de passer par les US dollars. Ainsi tout le système financier américain sera touché à la base via l’affaiblissement des pétrodollars.

L’Arabie Saoudite et les Emirats arabes Unis sont des centres financierspuissants et des hubs commerciaux au carrefour de l’Afrique, de l’Asie et de l’Europe.

Avec la présence des BRICS dans le Golfe Persique et sur les deux rives du détroit de Hormuz, le passage y sera nettement plus sécurisé.

LEgypte réduirait considérablement les inquiétudes liées à la sécurité du Canal de Suez, l’un des cauchemar des managers de supply chain dans le monde.

L’arrivée de l’Iran ajoute aussi une pièce déterminante pour former, avec, la Chine, la Russie et, un peu plus tard, les pays de l’Asie centrale dont certainssont déjà candidats, un ensemble stratégique dans le Heartland défini dans la théorie de Halford Mackinder et longuement examiné par Zbigniew Brzezinski dans son fameux ouvrage « Le Grand Echiquier ».

La surveillance et les capacités d’intervention dans le Golfe d’Aden seront largement renforcées avec l’Ethiopie dont la capitale Addis-Abeba est depuis 2002 le siège de l’Union africaine, l’un des centres d’influence de la nouvelle Afrique. Sa proximité avec Djibouti et d’autres pays de la région est aussi un élément constitutif pour l’équilibre dans la corne d’Afrique de l’Est.

En tant que producteur majeur de l’lithium, l’Argentine a entre ses mains une carte majeure pour le développement de l’énergie verte dans le monde sans parler de ses atouts dans l’agriculture. Main dans la main avec le Brésil, cela fera tache tuile en Amérique du Sud.

Nous n’avons pas vu de pays asiatique dans la liste cette fois-ci, sauf l’Iran. Compte tenu que la Chine et l’Inde sont déjà membres clés, l’Asie peut attendre la prochaine fournée.

Sous réserve que l’Indonésie rejoigne les BRICS, elle renforcera encore l’importance des BRICS en Asie, notamment en sécurisant davantage le passage de Malacca. Les richesses sous ses sols vaudraient son pesant d’or.

La présence du Vietnam apaiserait les tensions dans la Mer de Chine Méridionale et encouragerait la conclusion et la signature du « Code de conduite » dans cette mer qui voit passer la moitié des flux commerciaux mondiaux.

En guise de conclusion

Les avantages que les BRICS peuvent obtenir grâce à l’expansion sont multiples : il donnera plus d’accès aux ressources naturelles (pétrole, gaz, minéraux), aux marchés, aux investissements. Le supply chain mondial serait également plus sécurisé. Les BRICS auraient plus d’influence dans la gestion des affaires du monde, en ayant plus de voix au chapitre et plus d’atouts sur la table de négociation. Va bientôt naître un système financier plus équilibré et prenant plus soins des pays dans le besoin. En un mot, avec les six nouveaux membres, les BRICS ont plus d’atouts pour progresser vers son objectif de construire un monde multipolaire et plus juste.

Les BRICS gagnent de plus en plus en influence. Désormais, le G20 et les sessions importantes de l’ONU verront des réunions de préparation des BRICS en termes de pré-alignement interne entre les membres.

En même temps, le défi est de taille. L’intégration de cette ampleur n’est pas une simple opération d’addition arithmétique. Il faut s’attendre à des réactions chemiques complexes et, voire, parfois violentes. 1+1 pourrait donner plus, il pourrait donner moins également si c’est mal géré.

Les BRICS propose de faire évoluer le monde vers plus de justice et plus d’équilibre entre les pays et les peuples. Pendant qu’ils regroupent les synergies de ses membres en vue de son agenda, les coopérations avec d’autres pays restent indispensables. Nous vivons sur la même planète, notre destin est lié. Johannesburg sépare et relie deux époques : un monde unipolaire va passer le témoin à celui multipolaire. Mais il ne cherche pas à séparer le monde en deux camps. Des confrontations inévitables sortiraient un mouvement vers une plus grande convergence, qui consoliderait les progrès de chaque étape de l’histoire humaine y compris celle qui a commencé en 1945.

Complément d’enquête à charge

Philippe de Villiers met en ligne le courrier des experts comptables du Puy du Fou, prouvant qu’il n’a jamais été rémunéré par le Puy du Fou contrairement à la désinformation véhiculée par France 2.

 

 

Philippe de Villiers val porter plainte contre l’émission Complément d’enquête, comme le confirme l’avocat Me Goldnadel au JDD :

Je vous le confirme. Dans le cadre d’un véritable réquisitoire à charge, empilant les contre-vérités, ses responsables ont laissé dire par une personne prévenue contre lui et sans aucunement mettre en doute ses accusations, que mon client aurait touché la somme de 15 millions d’euros en contrepartie des scénarios qu’il a écrits pour le Puy du Fou. Or, à plusieurs reprises, Philippe de Villiers a indiqué solennellement que, jamais et d’aucune manière en quarante ans, ni directement ni indirectement, il n’avait touché ni voulu toucher le moindre centime de rémunération à titre de droit d’auteur ou pour toute autre raison, en contrepartie de ces scénarios. Je mets au défi les réalisateurs de l’émission de prouver le contraire, car il s’agit d’un mensonge disqualifiant.

Il faut désormais réfléchir à la sortie de la démocratie

Le système moderne est né d’une injonction contradictoire entre liberté et unité. Progressivement, il a développé ses contradictions et les a gérées avec une capacité de rebond étonnante.

Aujourd’hui il s’épuise et vit son agonie. Il faut désormais réfléchir à la sortie de la démocratie. La démocratie illibérale est une voie de transition possible mais dont il faut pouvoir faire le bilan après des années d’existence.

Formation Polis propose aux étudiants et jeunes professionnels une formation approfondie à caractère universitaire à la chose politique dans l’optique de préparer un engagement futur. Le cursus 2023- 2024 démarre le 20 septembre dans les locaux de l’homme nouveau 10 rue Rosenwald Paris XV.

Marion Maréchal “à disposition” du patron du RN pour construire une union de la droite

Interrogée sur France 2, Marion Maréchal a déclaré :

« Si Jordan Bardella aujourd’hui a changé d’avis et évolué, et qu’il est prêt à travailler et à se mettre autour de la table avec des gens de LR […], avec Reconquête !, moi, j’ai envie de dire : « Allons-y, parlons-en » ».

Elle est allée jusqu’à se dire « à disposition », rappelant que

« le fondement même de [l’]engagement [de Reconquête], c’est de défendre depuis toujours cette coalition et cette alliance des différents partis et hommes de droite ».

« Nous, on est prêts à le faire, bien sûr, parce que c’est la clé de la victoire ». « La porte est ouverte. »« Maintenant, à lui [Jordan Bardella] de nous dire ce qu’il en est clairement. »

Sur RTL le même jour, Jordan Bardella a critiqué la décision de Reconquête! de présenter une liste face à la sienne.

« Se présenter aux élections pour faire 5 ou 6% (…)je pense que c’est totalement contre-productif ».

Interrogé sur un éventuel ticket commun avec Marion Maréchal, Jordan Bardella s’est montré intransigeant :  si improbable alliance il devait y avoir, cela se ferait selon les termes imposés par le Rassemblement national :

« Est-ce qu’Éric Zemmour et Marion Maréchal ne devraient pas, plutôt que de se présenter contre nous, venir aider les patriotes à gagner les prochaines élections ? »

Comme d’habitude, le RN veut des ralliés et non des alliés.

L’AFM-Téléthon encourage la débauche des personnes handicapées

L’AFM-Téléthon consacre son dernier guide Savoir et comprendre à la sexualité des personnes atteintes de maladies neuromusculaires. Par ses dons, Mme Michu croit aider la recherche sur les maladies des personnes handicapées mais elle se retrouve à financer un guide sur leur sexualité dépravée.

Puberté, émotions, identité sexuelle, anatomie des sexes, rencontre, confiance, désir, plaisir, corps, acte sexuel, solutions pratiques, sex-toys, aides techniques…  autant de questions autour de la sexualité et de l’intimité abordées sans tabous. (…) Il rappelle également le positionnement de l’association en faveur de l’assistance sexuelle

Le guide en question propose :

  • p. 3 : le témoignage de Z, lesbienne
  • p. 6 : promotion de la transexualité
  • p. 6 : promotion de la pansexualité
  • p. 8 : promotion de sites de rencontres en tout genre, y compris homosexuels ou pro-infidélité
  • p. 11 : promotion de la masturbation (+ p. 12), des relations sexuelles en groupe, de l’activité sexuelle sans amour
  • p. 12 : promotion de la pornographie
  • p. 18 : promotion de l’assistance sexuelle
  • p. 21 : promotion de l’avortement
Le tout alors que les personnes handicapées sont plus susceptibles que la moyenne d’être victimes de violences, sexuelles comprises.

Lancement de Sup’Etixs, Campus de la transition numérique par l’Enseignement Catholique

De Credofunding :

Nous assistons depuis quelques années à une vive accélération de la numérisation de la société. De cette accélération, de nombreuses interrogations éthiques et anthropologiques émergent. Cyber attaque, intelligence artificielle, algorithmes en masse, OpenAi et chat GPT, les nouvelles technologies développent un sentiment croissant d’incompréhension. Le recrutement de professionnels experts de cette transition est le grand défi des entreprises de demain. En 2030, selon l’Institut Montaigne, la France compterait un déficit d’1,5 million de talents digitaux pour assurer la transformation numérique du pays ce qui nécessite de former 130 000 personnes par an. En 2022, seules 70 000 personnes ont rejoint les métiers du numérique.

L’Enseignement Catholique souhaite ainsi répondre à cet enjeu sociétal en apportant ses valeurs et son savoir-faire éducatif, pour créer un lieu de formation dédié à la transition et au « numérique responsable » : Sup’Etixs, le campus de la transition numérique.

Situé au cœur de l’Est lyonnais à Décines au sein de l’OL Valley – territoire en pleine expansion démographique, géographique et économique où l’Enseignement supérieur Catholique n’est pas encore implanté – le Campus Sup’Etixs proposera, dès la première année, 4 titres en alternance (BTS et Bachelors) reconnus par l’Etat et certifiés par le Répertoire National de la certification professionnelle.

La mission de Sup’Etixs est à la fois de former les jeunes aux métiers clefs d’avenir dans le secteur du numérique, et dans le même temps d’offrir aux entreprises des profils experts qui relèveront les grands défis de la transition tels que la cybersécurité, l’intelligence artificielle, l’écologie numérique.

Accompagné par des partenaires solides et porté par 4 établissements reconnus de la région lyonnaise, le Campus Sup’Etixs répond à un appel national, local, public et privé et a pour l’ambition de devenir le pôle d’Enseignement Supérieur Privé Catholique en lien avec un des secteurs les plus pourvoyeurs d’emplois à l’échelle locale et régionale.

L’exigence académique du Campus Sup’Etixs doit se construire autour d’un enseignement de qualité mais également sur des installations de pointe : de nombreux ordinateurs nouvelles générations, des laboratoires équipés dernières technologies, et des espaces de collaboration et de recherche. L’investissement proposé financera l’aménagement des locaux et l’achat d’équipements de pointes nécessaires au démarrage du Campus Sup’Etixs.

Souhaitez-vous contribuer au lancement de cette initiative de l’Enseignement Catholique en donnant du sens à votre épargne ?

Pour toutes informations et investir au profit ce projet, cliquez ici :
https://www.credofunding.fr/fr/sup-etixs

Vous pouvez contacter Edouard Vieilfault ([email protected]) pour toute demande de précision.

Mgr Marc Aillet a pris son départ routier

La cérémonie a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche 10 septembre. Mgr Marc Aillet, ainsi qu’un prêtre, le père Paul de Lapasse, et un père de famille, ont pris leur départ routier avec les scouts d’Europe à Urrugne, dans le Pays basque.

Mgr Aillet avait été chef de la troupe 19e Paris.

Pour ses 10 ans, SOS Chrétiens d’Orient publie son livre anniversaire

Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :

« De l’urgence à l’espoir, 10 ans d’action aux côtés des chrétiens d’Orient »  

« Ce qui n’était au départ qu’une petite initiative de deux Français, est devenue une vraie association qui a su se faire une place au sein du paysage des ONG caritatives. Désormais présente dans neuf pays et sur trois continents, 3000 volontaires se sont relayés sur le terrain pour venir en aide aux communautés chrétiennes d’Orient. De la genèse de l’association à ses domaines d’action, découvrez les coulisses de SOS Chrétiens d’Orient … »

De l’urgence à l’espoir, 10 ans d’action aux côtés des chrétiens d’Orient, tel est le titre du livre publié par SOS Chrétiens d’Orient à l’occasion de ses 10 ans, préfacé par Son Eminence le cardinal Burke. Des origines de SOS Chrétiens d’Orient à ses nouveaux pays de mission, vous découvrirez nos forces vives : les volontaires en action ; nos projets réalisés, mais aussi des paysages envoûtants comme seul le Proche-Orient peut en dévoiler. Vous aurez aussi la surprise d’entrer en immersion dans les bureaux de SOS Chrétiens d’Orient, pour découvrir le quotidien de l’équipe au siège et notamment l’organisation d’une opération et le parcours d’un don.

Le livre est à retrouver sur notre boutique en ligne au prix de 17€, et de 20€ pour l’édition collector.

La France a l’un des taux de suicide les plus élevés d’Europe. Mais elle veut aussi légaliser l’euthanasie

En France, 10000 personnes décèdent chaque année après avoir attenté à leur vie. Il s’agit d’un des taux les plus élevés d’Europe. Les tentatives avoisinent 200.000, en augmentation.

Les soignants, premiers acteurs de la prévention, « ne peuvent pas être chargés d’aider des patients à en finir », plaide Michel Debout, psychiatre et membre de l’Observatoire national du suicide.

« Je ne juge en aucun cas le passage à l’acte suicidaire. Mais le suicide ne peut être que médicalement évité et non assisté ».

Compliqué de prévenir d’un côté le suicide et de légaliser de l’autre l’euthanasie. Marie Launay dont le mari s’est suicidé en 2016, la laissant avec leurs cinq enfants, souligne :

« Un message de prévention du suicide et une loi qui l’autorise ne sont pas compatibles. La contagion de ce message m’effraie ». « Pour les familles endeuillées, une loi sur le suicide assisté serait une “double peine” ».

Dépénaliser le suicide assisté augmente le nombre de suicides.

Source : Gènéthique

Abaya la cosmétique qui s’y met

La société de cosmétiques Sephora fait l’objet d’appels à boycott depuis la diffusion sur ses réseaux sociaux d’un clip dans lequel elle met en scène des hijabeuses jouant au football.

Les Hijabeuses est un collectif de femmes créé en 2020, sous l’égide de l’association Alliance citoyenne, et réclame le droit de porter le voile (hijab) lors des matchs de football. Sephora s’est donc associé au collectif pour une nouvelle campagne de cosmétiques.

Chronique des cinglés

Gynécologue à Pau, le Dr Victor Acharian a répondu, la semaine dernière, à un homme et son compagnon qui se prend pour une femme :

«Je n’ai aucune compétence pour m’occuper des hommes, même s’ils se sont rasé la barbe et viennent dire à ma secrétaire qu’ils sont devenus femmes»

L’erreur a été de rédiger ce commentaire en réponse au mauvais avis Google laissé par les deux hommes. Il a d’abord subi une kyrielle d’insultes et se voit maintenant menacé de plainte par les professionnels de l’indignation et du terrorisme intellectuel, SOS homophobie et Stop homophobie.

LR : Éric Ciotti ne veut pas donner la tête de liste aux européennes à François-Xavier Bellamy

Le patron des LR, Éric Ciotti, cherche la tête de liste de son parti pour le scrutin de juin prochain.

Parmi les personnes envisagées, l’ancienne ministre Nadine Morano, après un refus d’un autre eurodéputé sortant, Geoffroy Didier. Vincent Jeanbrun, porte-parole des Républicains et maire de L’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne), est également pressenti. Il a fait la une au début de l’été, lorsque des émeutiers ont violemment attaqué sa maison à la voiture-bélier, poussant sa femme et leurs deux enfants à s’enfuir… Son épouse a été grièvement blessée et ne peut toujours pas marcher normalement. Une enquête pour tentative d’assassinat a été ouverte par la justice. Elu local, pas spécialiste des questions européennes, il aurait refusé la proposition d’Éric Ciotti.

Et François-Xavier Bellamy ? Comme il est un proche de Retailleau (le patron des sénateurs LR est l’ancien adversaire d’Éric Ciotti pour la présidence des LR), il serait écarté.

Une chèvre a plus de droits qu’un foetus humain

Lu dans La Voix du Nord :

La Fondation Soros se retire de Bruxelles

Toutes les associations sous perfusion s’inquiètent :

« Cela a été un choc. Une surprise totale », glisse, encore étourdi, Nick Aiossa, le directeur par intérim du bureau européen de Transparency International, l’une des grandes ONG qui lutte pour l’Etat de droit et contre la corruption sur le continent. Fin juin, l’Open Society Foundation (OSF), créée par George Soros, a décidé de tourner le dos à quarante ans d’investissements dans la société civile au cœur de l’Europe, et de réorienter ses financements vers l’Ukraine, la Moldavie, les Balkans et le sort des Roms.

Transparency pourra-t-il encore toucher ces financements qui couvrent un tiers du budget de l’ONG ?

Chaque année, la fondation Soros finance à hauteur de plus de 200 millions de dollars une myriade d’ONG travaillant sur la promotion des pervers LGBT, en faveur de l’avortement, l’immigration.

En France, une ONG comme les Amis de la Terre a, par exemple, reçu plus de 100 000 euros de fonds de l’OSF. Depuis, ses responsables affirment avoir été prévenus de l’arrêt des subventions.

Depuis 2020, la fondation se restructure au niveau mondial. Elle a notamment décidé de réduire ses effectifs dans le monde, qui étaient encore de 1 600 personnes en 2021. Et le rôle de l’Union européenne (UE) a été réduit à sa portion congrue. La fondation a déjà supprimé un bureau à Barcelone et est en cours de réduire de 60 % ses effectifs à Bruxelles, qui compte une trentaine de personnes, et de 80 % à Berlin (150 personnes).

Alors qu’un nouveau cycle électoral s’enclenche, avec les élections européennes qui se profilent en juin, « le retrait de la fondation Soros est un très mauvais signe », estime l’eurodéputé écologiste allemand Daniel Freund, un ancien de Transparency International.

Prenez vos places pour les avant-premières de “Remissio” !

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Les 23 et 30 septembre, ainsi que le 7 octobre, l’association Ermonia présente sa dernière production, “Remissio”, en avant-première à Paris.

Remissio est un moyen-métrage de quarante cinq minutes retraçant l’évolution spirituelle d’un jeune officier.

Notre association propose de plonger son public dans la haute société du XIXe siècle. Entre bals mondains et solitude intérieure, que va devenir Joseph de Frénilly qui joue sa vie sur un pari ? L’histoire d’une promesse d’honneur qui ne sera pas sans conséquence…

Cette réalisation d’Ambroise Boulangé propose une adaptation cinématographique d’une histoire véridique, rapportée par Mgr Louis-Gaston de Ségur (1820-1881).

Prenez vos places pour nos projections ici : https://linktr.ee/Ermonia

– Le 23 septembre à 20 h au Christine Cinéma Club (4 rue Christine, 75006 Paris).
– Le 30 septembre à 20 h, également au Christine Cinéma Club.
– Le 7 octobre à 17 h 45 et 19 h, au Cinéma le Grand Action (5 Rue des Écoles, 75005 Paris).

Avec plus de trente acteurs et figurants costumés dans quatre lieux historiques, durant une semaine de tournage pour 400 heures de post-production, sur une musique originale de Richard Liégeois et de Julien Michel, Remissio marque le passage d’un cap artistique pour Ermonia.

Depuis juin 2021 Ermonia fait vivre l’Histoire de France à l’écran, dans des réalisations qui choisissent d’unir à la véracité un œil artistique, retraçant l’histoire d’un poilu de la 1ère Guerre Mondiale, dans La Lettre du Poilu (2021), celle des Guerres de Vendée dans Monsieur Henri, Le pardon de La Rochejaquelein (2022), et celle du vœu de Louis XIII dans Le Vœu de l’Épée (2023).

Visionnez la bande – annonce de “Remissio”:

https://youtu.be/N9_J0qJXvNc?si=KfDsmHuevHwOhGmp

Novak Djokovic remporte son 24e tournoi du Grand Chelem, tournoi sponsorisé par… le géant pharmaceutique Moderna

Novak Djokovic (alias novax nocovid) a remporté son 24e tournoi du Grand Chelem, à l’occasion de l’US Open de New York, un record.

Djokovic, qui n’a que 36 ans, a refusé publiquement de se faire vacciner avec le vaccin expérimental COVID-19. “Je n’ai aucun regret”, avait-il déclaré à l’époque. Les défenseurs de la liberté médicale ont fait l’éloge de sa courageuse résistance.

Né en Serbie, Djokovic est un fervent chrétien orthodoxe. Il est actuellement marié, a deux enfants et est le numéro un mondial du tennis.

Pour avoir refusé de se plier à la tyrannie médicale, Djokovic a été banni de plusieurs pays, dont l’Australie et les États-Unis, ce qui l’a empêché de participer à leurs tournois du Grand Chelem en 2022. Djokovic est revenu en force dans le cercle des vainqueurs en remportant l’Open d’Australie, de France et des États-Unis rien que cette année.

Le tournoi, qui s’est déroulé dans le Queens, était sponsorisé par… le géant pharmaceutique Moderna. Novak Djokovic, qui a refusé la piqûre, remporte le championnat.

“Je vais continuer. Vous savez, je me sens bien dans mon corps. J’ai toujours l’impression d’être soutenu par mon environnement, mon équipe, ma famille”.

Pilule abortive : recours de l’administration Biden devant la Cour suprême américaine

Le 8 septembre, en la fête de la Nativité de la Sainte Vierge, les satanistes de l’administration Biden et les laboratoires Danco, fabricants de la mifépristone, ont déposé un recours devant la Cour suprême des Etats-Unis remettant en cause la décision d’une Cour d’appel qui aurait rétabli certaines restrictions d’accès à la mifépristone.

En effet, en août dernier, la Cour d’appel fédérale de la Nouvelle-Orléans, avait statué en faveur du rétablissement de restrictions d’accès à la mifépristone, une des deux pilules utilisées au cours d’un avortement médicamenteux. Il ne manquait que l’approbation de la Cour suprême pour que la décision entre en vigueur. Dans ce cas, l’accès à la mifépristone aurait été limité à sept semaines de grossesse au lieu de dix, l’envoi par la poste aurait été interdit et seul un médecin aurait pu prescrire cette pilule.

Mais, les laboratoires Danco ainsi que l’administration Biden ont fait valoir que les juges fédéraux ne devaient pas remettre en cause l’approbation de la pilule par la FDA, ni les conditions dans lesquelles elle est délivrée. Selon eux, la Cour d’appel aurait ignoré des données scientifiques sur la sécurité et l’efficacité de la mifépristone depuis son autorisation en 2000.

Le différend pourrait être tranché d’ici le début de l’été 2024. Pour l’instant, la mifépristone reste disponible sans être soumise aux restrictions.

Source : Gènéthique.

Julien Odoul : “Sur la GPA, il y a un débat au sein du RN”

Et sur l’esclavage, il y a un débat aussi ?

Julien Odoul, Porte-parole du Rassemblement National, a été interrogé sur Radio France.

Dans son programme, en 2022, Marine Le Pen souhaitait revenir sur la reconnaissance en France des enfants nés de GPA à l’étranger. Pour Julien Odoul qui, à 25 ans, a posé en Une des magazines gays français Têtu et allemand Gab :

« la GPA en France, elle est légalisée pour les riches. Et elle est interdite pour les pauvres. Et je trouve cela insupportable. »

Père d’un enfant depuis 3 mois, dont on peut se demander comment il a été conçu, il ajoute :

« si un débat doit avoir lieu [sur la GPA] », il serait « plutôt partisan d’un référendum ».

Il reconnaît que la GPA ne fait pas consensus au sein de son parti comme dans « toutes les formations politiques » :

« A mon sens ces questions-là devraient être tranchées par la voie du référendum. Sur ces questions sensibles, intimes, je considère que ce n’est pas à 577 députés de trancher mais que c’est au peuple souverain de déterminer ce qu’il souhaite. »

Encore un cadeau au lobby LGBT

Bérangère Couillard, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, était invitée aux Rencontres d’été à Lyon, les 25, 26 et 27 août, par la Fédération LGBTI+. Intervenant en plénière, le ministre a déclaré que 

« les démarches pour changer de nom et de genre pourraient prochainement se faire en mairie et non plus auprès de la justice ».

Même les LGBT sont surpris : “Une annonce inespérée et une véritable surprise”.

Les maires vont être heureux…

Un synode sous secret ?

Les journalistes s’interrogent. Les catholiques aussi :

Cette fois-ci, c’est le secret pontifical qui couvre les débats qui ne passe pas. Et ce sont les commentateurs catholiques de diverses sensibilités qui observent cet aspect qui tend à miner la confiance. On notera que les débats des deux synodes sur la famille (en 2014 et en 2015) n’avaient pas été retransmis en direct et à la différence des synodes des précédents pontificats le climat “secret” et opaque n’a jamais été aussi fort.

Etrange synodalité.

“Aujourd’hui, ce sont les LR et leur groupe au Parlement européen – le PPE – qui codirigent l’Union européenne avec le centre et la gauche”

Extrait d’un entretien donné par Marion Maréchal au JDD :

Vous avez rallié Éric Zemmour après avoir quitté la politique. Que répondez-vous à ceux qui doutent de votre engagement ?

Dix ans après ma première élection comme députée puis présidente d’un groupe de 40 élus à la région PACA, je suis aujourd’hui maman de deux filles et j’ai fondé une école d’enseignement supérieur. Je crois fondamentalement que la politique peut changer les choses à condition que les Français élisent des hommes et des femmes qui fassent preuve de cohérence ; si je reviens comme candidate aux élections européennes, c’est avec une expérience plus grande et une volonté plus forte que jamais. […]

Qui est votre principal concurrent, le RN Bardella ou le LR Bellamy ?

Je vais être franche : aujourd’hui, ce sont les LR et leur groupe au Parlement européen – le PPE – qui codirigent l’Union européenne avec le centre et la gauche ! Les Français doivent savoir que les élus de M. Ciotti ont placé Ursula von der Leyen à la tête de la Commission, que ses députés européens ont voté, par exemple, la répartition obligatoire des migrants, les sanctions contre les gouvernements conservateurs polonais et hongrois, ou encore les accords commerciaux qui ont ruiné notre industrie et notre agriculture. J’ai de l’estime personnelle pour François-Xavier Bellamy, mais je pense qu’il n’a plus rien à faire chez les LR. Je lance un appel à François-Xavier Bellamy et aux électeurs de LR : rejoignez-nous pour enfin faire respecter la voix de la France en Europe. […]

Les hérésies chrétiennes dans le Coran : christologie et mariologie islamiques

Nouvelle analyse de La Petite Feuille Verte :

JÉSUS, SON IDENTITÉ ET SA MISSION

L’une des illustrations les plus éloquentes du nestorianisme, et plus largement des hérésies christologiques, apparaît dans l’appellation choisie par le Coran pour désigner le Christ : « Issa, fils de Marie ». Il s’agit d’une déformation de son nom biblique, « Yasouh », qui signifie en araméen « Dieu sauve », tandis que le nom arabe ‘Isâ ou Issa (cité 25 fois dans les 93 versets qui le concernent) est dépourvu de toute signification et il n’existait pas avant le Coran. On comprend pourquoi les chrétiens arabophones disent Yasouh, et non pas Issa, lorsqu’ils prient Jésus ou parlent de lui.

Plusieurs chercheurs évoquent diverses formes de détournement du nom, celles-ci pouvant émaner de milieux messianistes ou gnostiques où l’on aurait inversé la première et la dernière lettre pour le crypter, Yasouh donnant ainsi Esaü (Édouard-Marie Gallez, Le messie et son prophète, Éditions de Paris, 2005, t. 1, p. 171-178).

Dans une étude sur l’origine de ‘Isâ, Michel Hayek, prêtre et savant libanais maronite (1928-2005), émet l’hypothèse selon laquelle Issa proviendrait de ‘Isâ, forme en vigueur chez les nestoriens ou les jacobites (sur ceux-ci, cf. infra). C’est pourquoi cet auteur ne souscrit pas à l’opinion d’après laquelle le terme ‘Isâ aurait été inventé par Mahomet.

« Même si les documents préislamiques ne révèlent aucun témoignage absolument probant à ce sujet, il est hautement vraisemblable qu’il y a eu un chrétien ou plutôt des chrétiens à la base de cette déformation » (« L’origine des termes Isâ Al-Masîh dans le Coran », L’Orient syrien, t. VII, p. 248-252).

Quant au qualificatif « Messie » (Al-Masîh en arabe), attribué onze fois à Jésus dans le Coran, le P. Hayek note qu’il y est apparu « tardivement » : on le trouve seulement dans les passages correspondant à la deuxième partie de la vie publique de Mahomet, donc datés de Médine (622-632), mais précisément avant sa rupture avec les tribus juives et en plein débat avec des Arabes chrétiens. En se référant aux commentaires de divers chercheurs, l’auteur estime qu’en reconnaissant « en Jésus l’Envoyé d’Allah auprès des Israélites, pour lui [Mahomet] Al-Masîh semble avoir plus le sens de “Christ” que de “Messie ». Et puis, « ce qu’il entendait par Masîh n’est explicité nulle part dans le Coran et demeure inexpliqué dans la tradition exégétique de l’islam après lui » (op. cit., p. 365-382).

D’ailleurs, remarque Hicham Abdel Gawad, doctorant en Sciences des Religions, dans un article sur ce sujet, « lorsque le Coran fait parler Jésus, ce dernier ne se présente jamais autrement que comme Rasûlullah (envoyé de Dieu) ou encore comme Nabî(prophète) ». Le premier titre (Rassoul) est réservé à trois prophètes (Moïse, Jésus et Mahomet) auxquels Dieu aurait donné la mission spéciale de transmettre aux hommes le Livre unique ayant prévalu depuis toujours auprès de Lui (Torah, Évangile puis Coran). Ceux-là sont aussi des Nabîs, car il s’agit de l’appellation générale concernant tous les personnages que le Coran considère comme des prophètes.

L’auteur cite deux versets :

  • Jésus, fils de Marie, dit : “Ô fils d’Israël ! Je suis, en vérité, le Prophète de Dieu envoyé vers vous (61, 6).
  • Celui-ci [Jésus] dit : “Je suis, en vérité, le serviteur de Dieu” (19, 30).

À noter que la deuxième parole figure dans un récit où le Jésus nouveau-né s’adresse à la parenté de sa mère Marie (cf. 19, 27-33).

« À aucun moment le Coran ne fait dire à Jésus : “Je suis le Messie” », souligne aussi H. Abel Gawad (« Déconstruction synthétique du messianisme en islam », Les cahiers de l’Islam, 27 février 2023, p. 1 à 10).

Jésus se présente d’ailleurs comme étant l’annonciateur et le précurseur de Mahomet, « un Prophète qui viendra après moi et dont le nom sera Ahmad (le Loué) » (61, 6). Selon le Coran, Mahomet, en sa qualité de « Prophète de Dieu », est aussi « le sceau des prophètes » (33, 40), donc celui qui doit achever l’histoire religieuse. D’après le philosophe Rémi Brague, il s’agirait d’une formule empruntée à un texte de Mani, le fondateur du manichéisme (Du Dieu des chrétiens et d’un ou deux autres, Flammarion, 2008, p. 145).  Sur le manichéisme, cf. PFV n° 95.

Notons également que l’absence du nom « Christ » dans le Coran (même signification que Messie, mais à partir du grec) permet de comprendre pourquoi les disciples de Jésus y sont appelés naçârâs, mot arabe dérivé du syriaque nasrâyâ, qui se traduit en français par « nazaréniens » et non par « chrétiens » comme le font certains traducteurs.

  • Les Nasâras ont dit : “Le Messie est fils de Dieu”. Telle est la parole qui sort de leurs bouches ; ils répètent ce que les incrédules disaient avant eux. Que Dieu les anéantisse ! Ils sont tellement stupides ! Ils ont pris leurs docteurs et leurs moines ainsi que le Messie, fils de Marie, comme seigneurs, au lieu de Dieu. Mais ils n’ont reçu l’ordre que d’adorer un Dieu unique : il n’y a de Dieu que Lui ! (9, 30-31).

À propos de l’appellation Al-Masîh, on comprend alors pourquoi, du côté musulman, elle est comprise comme un simple surnom ou titre d’honneur. Telle est l’option de commentateurs célèbres du Coran, des anciens comme Fakhr al-dîn-al-Razî (1148-1209), ou des modernes comme Rachid Rida (1865-1935), mais aussi des musulmans en général.

Vu ainsi, « l’islam n’assume nullement l’attente messianique d’Israël ou l’affirmation chrétienne de sa réalisation en sus ». Autrement dit, il s’agit d’un « Messie sansmessianisme », souligne l’islamologue Maurice Borrmans (1925-2017), prêtre des Missionnaires d’Afrique, qui relève cependant des particularités dans le chiisme, lequel voit le descendant d’Ali comme un Messie (le Mahdi) à l’image de Jésus (« Messie, messianisme et islam », Communio, n° XIX, 3 – mai-juin 1994, p. 137-157). Sur le chiisme, cf. Mohammed Ali Amir-Moezzi, « Le chiisme et le Coran », Histoire du Coran, Cerf, 2022, p. 1027-1065.

Au fond, le messianisme en islam ne serait-il pas tout simplement cette religion dans sa dimension politique ?

À propos de la maternité divine de Marie

Pour étayer sa condamnation du nestorianisme, le concile œcuménique d’Éphèse (431) – cf. PFV n° 97 – avait aussi et surtout proclamé le dogme de la maternité divine de la Vierge Marie, véritable garantie de la foi au Christ vrai Dieu et vrai homme. Marie fut alors reconnue Theotokos (en grec « qui enfante Dieu »), doctrine que saint Athanase enseignait à Alexandrie. Présent à Éphèse, Nestorius y aurait dit : « Jamais je n’accepterai d’appeler Dieu un bébé vagissant dans une crèche » (cité par Yves Semen, La sexualité selon Jean-Paul II, Presses de la Renaissance, 2004, p. 15). Pour lui, Marie devait être appelée « Mère du Christ » et non « Mère de Dieu ».

Mais saint Cyrille, deuxième successeur d’Athanase à la tête du diocèse d’Alexandrie, affirmait que « refuser l’expression “Mère de Dieu” revenait soit à nier la divinité de Jésus soit à nier qu’il était l’incarnation de Dieu » (Yves Chiron, Histoire des conciles, Perrin, 2011, p. 30-31).

Nestorius, tout comme les controverses monophysite et monothélite, semblent ainsi avoir inspiré, au moins en partie, le regard que l’islam porte sur la Vierge Marie, qui est étroitement associée à Jésus dans le Livre sacré des musulmans.

Le Coran accuse les chrétiens d’avoir divinisé Marie ou de l’avoir associée au Dieu Un. Cela revient à nier l’Incarnation, qui reste impensable en islam parce que, à strictement parler, diviniser Marie ou l’associer au Dieu Un revient d’abord à nier la Trinité et ensuite seulement la vérité de l’Incarnation. Et inversement, ne réussissant pas à penser l’Incarnation en vérité, le court-circuit concernant le Christ se reporte sur sa Mère.

  • Ô gens du Livre ! Ne dépassez pas la mesure dans votre religion ; ne dites sur Dieu que la vérité. Oui, le Messie, Jésus, fils de Marie, est le Prophète de Dieu, sa Parole qu’il a jetée en Marie, un Esprit émanant de lui. Ne dites pas “Trois” ; cessez de le faire ; ce sera mieux pour vous. Dieu est unique ! Gloire à lui ! Comment aurait-il un fils ? » (4, 171).
  • Le Messie, fils de Marie, n’est qu’un prophète ; les prophètes sont passés avant lui. Sa mère était parfaitement juste. Tous deux se nourrissaient de mets. Vois comment nous leur expliquons les Signes. Vois, ensuite, comment ils s’en détournent. Dis : “Adorerez-vous, en dehors de Dieu, ce qui ne peut ni vous nuire ni vous être utile ?” (5, 75-76).
  • Dieu dit : « Ô Jésus, fils de Marie ! Est-ce toi qui as dit aux hommes : “Prenez, moi et ma mère, pour deux divinités, en dessous de Dieu” ? ». Jésus dit : « Gloire à toi ! Il ne m’appartient pas de déclarer ce que je n’ai pas le droit de dire ». Tu l’aurais su, si je l’avais dit. Tu sais ce qui est en moi. Toi, en vérité, tu connais parfaitement les mystères incommunicables » (5, 116).

Plusieurs passages concernant Marie sont empruntés aux évangiles apocryphes (notamment le Protévangile de Jacques, du IIème siècle, et le Pseudo-Matthieu, du IVème siècle), comme le sont aussi certains épisodes coraniques relatifs à la naissance et à l’enfance de Jésus.

  • Dès le berceau, il [Jésus] parlera aux hommes comme un vieillard ; il sera au nombre des justes (3, 46).
  • Elle [Marie] devint enceinte de l’enfant puis elle se retira avec lui dans un lieu éloigné. Les douleurs la surprirent auprès du tronc du palmier. […] Elle se rendit auprès des siens en portant l’enfant […]. Elle fit signe au nouveau-né et ils dirent alors : “Comment parlerions-nous à un petit enfant au berceau ?”. Celui-ci dit : “Je suis, en vérité, le serviteur de Dieu. Il m’a donné le Livre ; il a fait de moi un Prophète ; il m’a béni, où que je sois” (19, 22-31).

Selon l’universitaire belge Jan M. F. Van Reeth, « des études modernes ont démontré que cette scène est calquée sur l’Évangile apocryphe de l’Enfance attribué à Matthieu, où nous lisons (chap. 20) : “Quand Marie fut assise, elle regarda vers la cime du palmier et la vie chargée de fruits (…). Alors le petit enfant Jésus (…) dit au palmier : “Penche-toi, arbre, et nourris ma mère de tes fruits !” (…) Le palmier se redressa et d’entre ses racines se mirent à jaillir des sources d’eaux très limpides » (« La christologie du Coran », Communio, n° XXXII, 5-6, sept.-déc. 2007, p. 3-4).

Pour sa part, son confrère allemand Joachim Gnilka, spécialiste en exégèse et herméneutique bibliques, présente un ensemble plus vaste d’épisodes coraniques qui empruntent à des textes émanant du judéo-christianisme. Au Protévangile de Jacques, il ajoute l’Évangile de l’Enfance de Thomas, sans doute le plus ancien et le plus populaire récit de l’enfance de Jésus. « Rédigé à l’origine en grec, il a été traduit en beaucoup de langues, dont le syriaque et l’arabe » et « il jouissait d’une haute estime dans l’Église d’Orient et chez les ébionites » (Qui sont les chrétiens du Coran ?, Cerf, 2008, p. 104-106). Sur l’hérésie ébionite, cf. PFV n° 97.

L’un des exemples cités par J. Gnilka concerne le récit de l’annonce de l’ange faite à Marie. Il permet de saisir la proximité du texte du Protévangile de Jacques avec celui du Coran (3, 45). L’auteur expose la question en ces termes. Dans le Protévangile de Jacques, « l’annonce de l’ange est exprimée ainsi : “ Tu concevras de sa parole ” (§ 11). C’est en ce sens que l’on peut comprendre l’annonce selon la sourate 3, 45 : “Dieu t’annonce une parole émanant de lui-même et dont le nom est Jésus-Christ, fils de Marie”. En accord avec la tradition chrétienne, le Christ est engendré par la parole créatrice de Dieu, c’est-à-dire sans père. Le Coran ne reprend donc pas l’annonce que Jésus-Christ est fils de Dieu, c’est-à-dire les paroles : “aussi l’être saint qui naîtra de toi sera appelé fils du Très-Haut” (Luc 1, 35) ». (ibid., p. 107).

Il s’agit bien de nier à la fois la divinité de l’enfant à naître et la maternité divine de Marie. Le Coran occulte en outre le libre consentement, le Fiat, de Marie, si caractéristique de l’Annonciation chrétienne. Pour l’islam, les desseins de Dieu ne sauraient dépendre d’un acquiescement humain.

Quant à Joseph, l’époux de Marie, il est ignoré par le Coran. En fait, Marie y est présentée comme l’archétype de la femme musulmane (soumise à Dieu).

Ô Marie ! Sois pieuse envers ton Seigneur ; prosterne-toi et incline-toi avec ceux qui s’inclinent (3, 43).

UN DIEU INCONNAISSABLE

Plusieurs versets coraniquesévoquent la distance infranchissable entre l’homme et Dieu, reflétant ainsi directement la doctrine de Nestorius. Dans quelques-uns, Dieu ordonne à Jésus d’en témoigner.

  • Ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre lui appartient. Il est le Très-Haut, l’Inaccessible ! (42, 4).
  • Dis : “Je ne détiens pour moi-même ni profit ni dommage en dehors de ce que Dieu veut. Si je connaissais le mystère incommunicable, je possèderais des biens en abondance et le mal ne me toucherait pas” (7, 188).
  • Dis : “Je ne vous dis pas : Je possède les trésors de Dieu ; car je ne connais pas l’Inconnaissable” (6, 50 ; 11, 31).
  • Dis : “Lui, Dieu est Un ! Dieu ! L’Impénétrable ! Il n’engendre pas ; il n’est pas engendré ; nul n’est égal à Lui !” (112, 1-4).

Ces versets illustrent aussi l’impossibilité de scruter le mystère de Dieu devant laquelle sont placés les musulmans. Ce que l’islam traduit par le dogme de l’unicité (Tawhîd en arabe) exprimé par la Chahâda (confession de foi) : « J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors de Dieu ».

En prononçant ces mots, les musulmans rejettent la foi théologale des chrétiens qui croient à la Trinité. Cette foi est d’ailleurs reprochée implicitement à ces derniers dans les derniers versets de la sourate d’ouverture (Fatiha) du Coran.

  • Dirige-nous dans le chemin droit ; le chemin de ceux que tu as comblés de bienfaits ; non pas le chemin de ceux qui encourent ta colère ni celui des égarés (1, 6-7).

Par la récitation quotidienne de cette prière, selon une interprétation communément admise, les musulmans demandent à Dieu de les tenir à l’écart du rejet de la prédication de Mahomet par les juifs et des « égarements » doctrinaux des chrétiens.

Selon l’islamologue belge Alfred Havenith, le succès des hérésies nestorienne et monophysite s’explique par les relents de paganisme qui subsistaient dans des populations encore mal évangélisées. Pour leurs adeptes,

« la surdétermination de Dieu le rend incapable de s’incarner, le bloque dans sa toute-puissance et lui interdit la kénose. Et dans les deux cas, c’est finalement la peur, la vieille peur païenne qui joue : peur de rencontrer Dieu. On lui préfère un Seigneur lointain, incompréhensible, potentat, mais pas un Père. Et d’autre part, il y a le désir de l’homme de n’être lié à Dieu par rien et de n’avoir pas à se transcender. L’homme préfère abdiquer sa dignité de fils de Dieu et se préfère esclave de Dieu. Ainsi, n’étant plus responsable de lui-même, il peut se laisser aller à tous ses instincts et se pardonner ses actes les plus vils […]. Et les événements chimériques racontés par les apocryphes accentuent l’abîme entre Dieu et l’homme et le plongent dans la magie irresponsable » (Les Arabes chrétiens nomades au temps de Mohamed, Centre d’histoire des religions, Louvain-La-Neuve, 1988, p. 107-108).

Annie LAURENT
Déléguée générale de CLARIFIER

Pakistan : La minorité chrétienne de plus en plus inquiète

Le 16 août, de violentes attaques contre les églises et les propriétés de la minorité chrétienne ont éclaté à Jaranwala, dans l’est du Pakistan. Accusant des chrétiens d’avoir profané un exemplaire du Coran, des foules armées de bâtons et de pierres ont déferlé dans les ruelles du quartier chrétien situé en banlieue de Faisalabad, dans la province du Pendjab. Près de 19 églises et une centaine de maisons ont été vandalisées et incendiées, alors que plusieurs centaines de familles ont été affectées.

L’ampleur de ces émeutes antichrétiennes, appuyée par les images diffusées des lieux dévastés, a eu une portée retentissante au Pakistan. Les jours suivant les violences, plusieurs personnalités se sont rendues sur place, à Jaranwala, pour témoigner de leur solidarité envers les victimes. L’occasion, également, d’adresser un soutien à l’ensemble de la communauté chrétienne, qui représente moins de 2 % d’une population de 230 millions d’habitants au Pakistan.

« Il en va de la responsabilité de chaque musulman de protéger les communautés minoritaires », a déclaré, sur place, le Premier ministre pakistanais par intérim, Anwaar Ul Haq Kakar. Ce dernier a souligné que « la communauté chrétienne a joué un rôle important dans la création du Pakistan », rappelant que cette minorité fait partie intégrante de la nation. Le Premier ministre a promis que les églises vandalisées seraient réparées, et les victimes ont été assurées de percevoir des compensations financières pour les maisons détruites et les pertes engendrées par la fureur des émeutiers.

Des responsables musulmans ont également fait le déplacement et ont propagé des messages de respect et d’harmonie entre les différentes confessions qui coexistent dans le pays. « Nous devons nous efforcer de cultiver la tolérance, le respect et la patience dans notre société et rejeter toute tentative d’exploiter la religion à des fins personnelles ou politiques », a déclaré le président du Conseil des oulémas, Muhammad Tahir Mahmood Ashrafi.

Depuis, une enquête a été ouverte par la police pakistanaise afin d’identifier les raisons de l’attaque et les coupables. Plus de 600 personnes ont participé aux émeutes ; 37 d’entre elles ont été identifiées et placées en détention. D’après la police, les violences auraient été déclenchées par des accusations de blasphème, à la découverte d’un exemplaire du Coran aux pages déchirées.

En réalité, il s’avère qu’un différend privé, dans la localité chrétienne, a conduit à une mise en scène de la profanation du Coran, avec l’intention de faire accuser à tort un individu de blasphème. D’après la police, trois suspects ont confessé avoir jeté des pages du Coran devant la maison de leur ennemi personnel. « S’il s’avère que l’affaire a été conçue et fabriquée par des citoyens chrétiens, ce serait très grave », a commenté dans la presse le père Khalid Mukhtar, prêtre de la paroisse de Jaranwala. « On ne joue pas avec le feu, il faut penser aux réactions et aux conséquences d’actions insensées. »

Selon le Code pénal du Pakistan, une personne reconnue coupable de blasphème à l’encontre de l’islam encourt de lourdes peines, allant jusqu’à l’emprisonnement à vie et la peine de mort.

Face à l’augmentation des violences, et dans un pays plongé en pleine crise économique et politique, l’inquiétude des minorités s’intensifie. À la fin du mois d’août, plusieurs organisations chrétiennes ainsi que l’archevêque de Karachi, Mgr Benny Travis, se sont mobilisés à travers le pays pour demander davantage de protection. La résurgence des attaques terroristes au Pakistan force également l’Église locale à se protéger et à renforcer ses mesures de sécurité.

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services