L’actualité de Saint Pie X
Dans l'Homme Nouveau du 28 août, Philippe Maxence écrit :
"Le 1er septembre 1910 paraissait le motu proprio Sacrorum antistitum du pape saint Pie X sur les mesures pratiques contre le modernisme. Le 8 août de la même année était publié le décret Quam singulari sur l’âge de la première communion, suivi le 25 août de la lettre Notre charge apostolique condamnant les erreurs du Sillon. Un triple centenaire donc […]
Aujourd’hui, l’âge de la première communion est entré dans les moeurs catholiques, au point que la décision de saint Pie X semble avoir perdu de sa résonance. Et de fait, il semble que c’est surtout sur l’aspect doctrinal de la communion qu’il faudrait insister. Enseigne-t-on vraiment aux enfants qu’ils reçoivent bien ainsi le Corps du Christ rendu présent par la consécration lors du saint sacrifice de la messe ?
La lutte contre le modernisme a été le grand combat du XXe siècle. Dans Le Paysan de la Garonne, Jacques Maritain, peu suspect d’intégrisme, écrivit pourtant que le modernisme du temps de saint Pie X fut un simple rhume des foins au regard des dévastations de l’après-Concile… Corollaire politique de cette condamnation pontificale, la Lettre sur le Sillon soulignait que la véritable civilisation ne peut exister sans la vraie religion. Son actualité est frappante alors que la France entre de plus en plus dans la barbarie."
Eglise et immigration
Lu ici :
"Lorsque l’on ouvre le Catéchisme de l’Eglise Catholique, voici ce qu’on y lit : «Les autorités publiques peuvent, en vue du bien commun dont elles ont la charge, subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverse conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l’égard des pays d’adoption». La Commission pontificale Justice et Paix, le 3 novembre 1988, dans l’Eglise face au racisme, rappelle également qu’ «il appartient aux pouvoirs publics, qui ont la charge du bien commun, de déterminer la proportion de réfugiés ou d’immigrés que leurs pays peut accueillir, compte tenu de ses possibilités d’emploi et de ses perspectives de développement».
L’enseignement de l’Eglise est clair : il n’y a pas lieu d’amalgamer morale individuelle et morale politique, ni charité fraternelle et charité politique. Car l’objet de la charité politique, qui s’exerce dans le cadre de la communauté, c’est le bien commun ! Dans l’ordre temporel, le bien commun demeure en effet un principe moral supérieur aux autres critères de la morale politique. Il lui appartient donc, comme critère ultime de discernement dans le domaine de la politique, de déterminer le choix de la politique d’immigration. La question de l’immigration ne saurait ainsi être réduite à une question de morale individuelle : la France n’est pas une personne physique, mais une communauté politique ! La question de l’immigration est donc un problème d’ordre public, relatif au bien commun, et qui relève évidemment de la prudence politique.
L’Eglise reconnait ainsi le principe selon lequel l’autorité publique a le droit et le devoir de réguler les flux migratoires, et de subordonner cet exercice aux exigences du bien commun dont elle a la charge."
Ceux qui ne veulent pas de l’art contemporain à Versailles sont le diable
Au château de Versailles, l'exposition du plasticien pop japonais Takashi Murakami provoque des réactions. Mais pour Jean-Jacques Aillagon, président de l'établissement public du Château de Versailles, ces protestations
«émanent de cercles d'extrême-droite intégristes et de cercles très conservateurs».
Et hop : si vous êtes hostiles à l'exposition, vous êtes excommuniés.
Utiliser les contre-médias comme une contre-culture
Extrait d'une réflexion de l'abbé de Tanoüarn sur les médias :
"C'est l'éternel pb des mass media comme la télévision de masse, cette déformation systématique de l'information, au nom d'un message standard à faire passer, dont le vôtre ne représenterait plus qu'un symptôme parmi d'autres. Lorsque vous êtes invités pour permettre aux organisateurs de l'émission de prouver quelque chose, vous n'êtes pas maître de la donne. Alors de deux choses, l'une. Si l'on a que sa personne à promouvoir, si l'on fait dans l'autopromotion, ce n'est pas forcément très grave. Quoi que vous direz, c'est vous que l'on retiendra et peu importent les conditions dans lesquelles passera votre message, du moment que personnellement vous tiriez votre épingle du jeu. Mais si vous vous sentez chargés de porter une parole qui n'est pas vôtre, là les données du pb sont très différentes. Caute ! comme disait Spinoza. Il faut user de suffisamment de précautions pour que le message dont vous êtes porteurs ne soit pas parasité dans une sorte de surimposition médiatique d'un autre message.
Mais ce qui est merveilleux aujourd'hui c'est que la télévision de masse elle-même s'essouffle, que l'on préfère choisir son film soi-même moyennant trois euros et le regarder sur son ordinateur portable que de regarder le film obligatoire à 20 H 30, avec les pubs qui n'en finissent plus. Quant aux talk show, sans rentrer dans le détail de chacune des émissions proposées, on voit bien que la veine s'en épuise et que trop souvent l'on réinvite tout un petit monde de parleurs, toujours les mêmes, qui sont là parce que l'on sait (et donc que l'on contrôle) ce qu'ils vont dire. […]
Nous vivons une époque où la Culture de masse demeure pour tous ceux qui n'ont pas idée d'aller voir plus loin, mais où il est de plus en plus facile de la contourner, tant les offres sont nombreuses.Le pape nous exhorte (c'était à Malte je crois cette année) à considérer le message chrétien – non pas comme partie intégrante du conditionnement de masse – mais comme constitutif d'"une véritable contre-culture", antimatérialiste. Cette contre-culture, qui est une culture de vie, nous avons les moyens de la diffuser sans nous laisser asservir par le medium, grâce aux progrès prodigieux de la technologie."
Roms : la mauvaise raison de Jacques Myard
Interrogé par Valeurs actuelles, le député UMP explique pourquoi les Roms posent problème, dans la grande tradition du jacobinisme :
"On ne peut sérieusement envisager d’être encore nomade dans une société définitivement sédentarisée. Cela pose avant tout le problème de la scolarisation des enfants de cette communauté, sur laquelle l’Éducation nationale n’a aucun contrôle."
Cette idée purement étatiste selon laquelle l'Education nationale devrait pouvoir contrôler la scolarisation de tous les enfants est contraire au point non négociable de liberté éducative des parents.
Simples questions sur la vie
Le site de la CEF a mis en ligne le magazine "Simples questions sur la vie" qui présente de façon renouvelée les propositions de l'Église catholique. Ce document met en cohérence l'ensemble des questions de la famille et de la vie ; il est écrit dans un langage simple et accessible, volontairement grand public ; en partant des situations concrètes, il présente le témoignage de foi de l'Église et indique où et comment l'Église accompagne la croissance des personnes.
"Simples questions sur la vie" se présente sous forme d'un magazine de 100 pages constitué de 24 chapitres. Les textes sont téléchargeables. Exemple : l'avortement (16 pages).
Vilipendé par la presse alors qu’il rénove une chapelle
Lu dans l'Homme nouveau :
"Alors qu’il s’apprête à publier un livre important sur le « mémoricide », notre ami, l’historien Reynald Secher vient d’occuper les colonnes de l’actualité. Hasard ? Peut-être ! Mais un hasard qui fait bien les choses. C’est tout d’abord le quotidien Ouest-France, dont l’influence dans l’ouest du pays est énorme, qui consacre à Reynald Secher tout un article. Alors que l’historien occupe une place importante dans la vie culturelle et économique de cette partie de la France, l’article de Ouest-France est un véritable acte d’accusation. L’objet du délit ? Reynald Secher a consacré sa thèse à la Chapelle-Basse-Mer, un village qui sans lui serait bien inconnu du grand public. Chaque été, il utilise son temps et son argent à y rénover une petite chapelle, par piété chrétienne, nationale et familiale. Sans aucune aide de la municipalité. Simplement, en faisant appel, sur la base du volontariat, à quelques jeunes gens, heureux de participer ainsi à la rénovation de notre pays. Or, c’est justement à ces jeunes gens que s’en prend l’article de Ouest-France, qui leur reproche d’avoir les cheveux coupés courts. Un délit de faciès, que l’on s’étonne de trouver dans une telle publication qui semble ignorer qu’aujourd’hui une grande partie des jeunes de banlieue (par exemple) ont les cheveux extrêmement courts.
Au passage, l’article de Ouest- France indique que la thèse de Reynald Secher sur le génocide vendéen est contestée par des historiens. La belle affaire ! C’est justement parce qu’elle jette un éclairage nouveau et dérangeant que les mandarins de l’université ont tout fait pour enterrer ce travail. À ce sujet paraît dans le dernier numéro de La Nouvelle Revue d’Histoire un article du professeur Bernard Lugan qui, comme universitaire, a assisté à la mise au pilori de la carrière de Reynald Secher lequel devrait aujourd’hui être l’un des grands noms de notre université. Il faut lire cet article instructif sur les méthodes et l’ambiance soviétique qui ont régné dans l'université française (qui règnent encore ?). Aujourd'hui, Reynald Secher n'est pas universitaire. Avec une force incroyable, il a réagi en homme libre. En publiant des livres et en devenant chef d’entreprise. Avec une jeunesse d’esprit que nous pouvons tous lui envier."
Bernard Debré vs Alain Minc
Bernard Débré (UMP) est scandalisé par les propos tenus par Alain Minc sur le “Pape allemand”. Il lui demande de “démissionner” de son poste de conseiller (non officiel) de Nicolas Sarkozy.
Souscription pour la restauration du calvaire de Verdelais
La commune de Verdelais, située à 45 km de Bordeaux, lance une souscription pour restaurer le calvaire monumental qui domine le village et qui participe pleinement de la vie artistique et culturelle des XIXe et XXe siècle.
Beaufort : 3 reliquaires volés à l’église
Une médaille de Sainte-Faustine a également été dérobée. Une plainte a été déposée et l'enquête est en cours pour la gendarmerie.
Le Figaro, le quotidien d’une France d’en-haut stratosphérique
De Gabrielle Cluzel dans Monde & vie :
"Le Figaro l’été est un morceau d’anthologie : l’emblème d’une France d’en haut qui se flatte d’avoir de l’intelligence et de la hauteur de vue. Au-dessus de la masse en somme. Tellement au-dessus de la masse qu’elle finit par planer dans la stratosphère. Les maux qui rongent ce pays ne lui apparaissent plus, de ce fait, que comme de lointains petits points insignifiants. A quoi consacre donc le Figaro une double page estivale quotidienne ? A deux sujets proprement vitaux pour la France. Le premier est consacré aux objets mythiques: « Chaque jour un objet culte se raconte ». Quels sont donc ces objets auxquels le Figaro voue un culte? La Rollex, le sac Chanel, le macaron Ladurée… L’autre rubrique s’intitule « Duels au soleil », et s’emploie chaque jour à trancher des débats aussi brûlants, prégnants, essentiels que : Etes-vous plutôt « scrabble ou bridge », « pique-nique ou barbecue », « Paul Newman ou Robert Redford ». De vaillants journalistes se lancent donc dans ce morceau de bravoure, se grattant la tête pour lister laborieusement les arguments comparés de chacun de ces points de vue à la portée eschatologique. Pas simple. Même Natacha Polony, dont on connaît la plume fine et l’esprit vigoureux, peine à sortir du bourbier.
Je crois que si la France – ce qu’à Dieu ne plaise –, se trouvait un jour en très fâcheuse posture, s’il arrivait à la Tour Eiffel les mêmes funestes bricoles qu’au World Trade Center, et que le camp des saints se trouvait retranché on ne sait où derrière le boulevard périphérique, le Figaro continuerait à garder quelques pages pour verser une larme émue sur l’épopée du polo Ralph Lauren et interroger Jean d’Ormesson sur les avantages respectifs de faire sa toilette avant son petit déjeuner ou de prendre son café avant sa douche. La rêveuse sérénité d’une certaine droite est proprement fascinante."
L’enseignement supérieur libre en France est négligé par les catholiques
De Michel Boyancé, dirigeant l'IPC, Facultés Libres de Philosophie et de Psychologie, dans l'Homme Nouveau :
"Le 24 juin 1984 près de 2 millions de personnes défilaient pour l’école libre. 25 ans plus tard, 60 après la loi Debré, la défense de la liberté d’enseignement n’est plus un enjeu politique et électoral. Elle est devenue un lointain souvenir, elle appartient à l’histoire. On lui préfère maintenant l’idée d’un grand service public, certes déconcentré (autonomie des universités), voire décentralisé, dans lequel un certain nombre d’établissements restent « privés » c’est-à-dire fondés sur des associations qui passent contrat, mais dont l’activité d’enseignement est peu ou prou de droit public ou assimilé. Cette situation est quasiment unique en Europe et dans le monde. Presque partout ailleurs, on reconnaît que les établissements privés remplissent un service de la nation sans être pour autant le prolongement d’une administration publique. Le «monopole de la collation des grades» reste une spécificité juridique française qui côtoie dans les lois et les décisions du Conseil constitutionnel la liberté d’enseignement. […]
Douce France
Un homme reconnaît plusieurs viols et est laissé libre.
Des policiers ont été visés par des jets de pierre hier soir alors qu’ils tentaient d’interpeller un automobiliste dans le quartier Pablo Picasso à Nanterre.
Un policier de Nice a été passé à tabac hier soir par quatre hommes après avoir fait une observation à l’un d’eux parce qu’il ne respectait pas la file d’attente dans un bar-tabac.
Sarkozy veut limoger Eric Zemmour
Lu dans Le Point :
"Évincé de France Télévisions, Patrick de Carolis a gardé le silence sur son tête-à-tête avec Nicolas Sarkozy, en juin, lorsque sa succession se jouait. Malgré tout, on en sait plus désormais sur les exigences du président de la République à l'égard du service public. Le chef de l'État, qui n'a jamais caché son intérêt pour les programmes télévisés, lui avait demandé, en termes abrupts, qu'un certain nombre d'animateurs-producteurs quitte les antennes publiques.
La "liste noire" du Président comprend deux "poids lourds" de l'antenne, connus comme étant ses opposants notoires : Laurent Ruquier et Patrick Sébastien. […] Nicolas Sarkozy ne veut également plus de Guillaume Durand, dont l'amitié ancienne avec Dominique de Villepin nourrirait l'animosité du Président. Franz-Olivier Giesbert, directeur du Point, est aussi dans le collimateur. Enfin, on compte sur cette liste le polémiste Éric Zemmour, dont l'Élysée souhaiterait qu'il cesse de tirer sur tout ce qui bouge, et notamment sur Nicolas Sarkozy, du haut de sa tribune chez Laurent Ruquier."
Il n’y a jamais eu autant de policiers révoqués et de sanctions que sous Sarkozy
Témoignage d'un policier de la BAC dans Monde & vie, suite au discours sécuritaire de Nicolas Sarkozy à Grenoble :
"Les propos du président de la République n’ont pas fait beaucoup d’effet dans la police. Certes, les policiers ne peuvent pas se plaindre de leur sort matériel : des réformes sont en cours, grâce auxquelles ils percevront de meilleurs traitements et auront davantage de moyens pour travailler. Mais on sent une désillusion par rapport à ce qu’ils espéraient de Nicolas Sarkozy. La peur des « bavures » jouant, il n’y a jamais eu autant de policiers révoqués et de sanctions disciplinaires que sous sa présidence. Il a même été question d’installer une antenne permanente de l’IGS – la police des polices – dans le 93 ! Quant à la situation générale, rien n’a changé par rapport à la situation antérieure."
"On parle de réformer la loi, mais il suffirait d’appliquer aux mineurs les peines déjà prévues par la loi, alors que les trafiquants font souvent appel à eux en sachant qu’ils ne risquent pas grand chose. Lorsqu’on voit des jeunes de 18 ans qui ont déjà une soixantaine d’antécédents judiciaires, on se demande où le système pèche…"
Roms : une diversion et un mensonge
D'Eric Letty dans Monde & Vie :
"Au risque de décevoir, les paroles de Benoît XVI ne me chagrinent pas. La nouvelle politique appliquée aux Roms par Nicolas Sarkozy pue la démagogie. Le président de la République profite de la coïncidence de deux événements graves, de même nature en ce que l’un et l’autre accusent le discrédit de l’Etat mais d’importance très différente, à savoir les émeutes de Grenoble et le saccage de la gendarmerie de Saint-Aignan, pour redorer son blason sécuritaire sur le dos de cette communauté. Il y a là une diversion et un mensonge. Une diversion, parce qu’en donnant ainsi le change comme on dit en vénerie, en lançant la meute médiatique sur les traces des Roms, il détourne l’attention du problème beaucoup plus préoccupant des cités de banlieue. Un mensonge, parce que les Roms, qui posent d’autres problèmes, ne sont pour rien dans les événements de Saint-Aignan, commis par des Gitans au nom de famille bien français –Duquenet – et possédant la nationalité française depuis plus longtemps que les Sarközy de Nagy- Bocsa.
Sur le fond, en quoi le discours du pape devrait-il gêner les Français à la fois catholiques et de droite ? Ceux-ci n’ont pas attendu de lire Le Monde pour savoir que, comme le rappelle le pape, «dans ce monde nous devons nous aider les uns les autres comme des frères pour construire la civilisation de l’amour», que la charité est au coeur de l’Evangile et que le mot catholique signifie universel. Ils n’ont pas attendu non plus les moralistes progressistes pour reconnaître la légitimité des diversités humaines : sur ce chapitre ils pourraient même en remontrer à ceux qui rêvent d’un melting-pot mondial et métissé qui se conformerait à leur propre et unique grille de valeurs. Mais ils savent aussi, avec Pascal, que qui veut faire l’ange fait la bête. La vertu d’hospitalité ne suppose pas d’accepter que l’hôte mette le feu à la maison. L’attention aux pauvres est un devoir chrétien, qui ne doit pas conduire à dépouiller les plus pauvres de nos compatriotes de l’héritage auquel ils ont droit. Les diversités humaines sont légitimes, et nous sommes nous-mêmes porteurs et responsables d’une part de cette diversité qui enrichit le monde."
Enquête sur l’exécution du dernier tsar de Russie
Lu dans Présent :
"Jugeant illégale la décision du parquet russe de clore l’enquête criminelle sur l’exécution du dernier tsar de Russie et de sa famille par les assassins de la Tcheka à Ekaterinbourg en juillet 1918, le tribunal Basmanny de Moscou a cassé jeudi cette décision prise en janvier 2009 par le comité d’enquête auprès du parquet russe. La Cour suprême russe avait prononcé en octobre 2008 la réhabilitation de Nicolas II et de sa famille, mais le parquet, sans donner de raisons, avait clos en janvier l’enquête sur le massacre du tsar, de son épouse Alexandra et de leurs cinq enfants par la police politique de Lénine.
Le jugement du tribunal Basmanny a bien sûr été salué par la famille impériale, qui exige à juste titre que le monarque soit reconnu «victime de la répression politique », et notamment par Alexandre Zakatov, représentant des Romanov, qui a souligné que, désormais, « soit il faut rouvrir l’enquête, soit il faut publier tous les documents relatifs à celle-ci en conformité avec la décision du présidium de la Cour suprême»."
Les émeutes en France sont sans équivalent
Directeur des Etudes au
département de recherches sur les
menaces criminelles
contemporaines de l'Université
Paris II-Assas, directeur de
collection aux éditions du CNRS,
Xavier Raufer est interrogé dans Monde & vie du 28 août à propos des violences urbaines :
"Ce qui se passe en France est sans équivalent en
Europe et même dans l’ensemble des pays développés,
comme le soulignait, après les émeutes
de 2005, une étude du Centre d’analyse stratégique,
service attaché au premier ministre. On
lit dans ce document :«Les « violences
urbaines » qui ont éclaté à l’automne 2005, en
France, sont inédites tant par leur durée que par
leur extension territoriale, leur coût économique
et leur impact politique, national et international.
Elles tranchent radicalement avec les affrontements
réduits à une commune durant trois à
quatre jours, tels ceux qu’avait connus Vénissieux
en 1981. Nous parlons ici de centaines de
communes touchées et se contaminant les unes
les autres entre le 27 octobre et le 19 novembre,
soit trois semaines sans interruption. Cette vague
d’envergure nationale a impliqué des milliers
d’émeutiers et de policiers, des centaines d’élus
locaux, sans compter les associations, les préfectures, les particuliers qui se sont trouvés pris
dans cette tornade. Elles sont sans équivalent
en Europe: aucun autre pays, même la Grande-Bretagne, n’a connu des événements d’une
même durée et touchant autant de communes.
Les émeutes de Los Angeles en 1992, les plus
longues depuis les premières émeutes urbaines
contemporaines, n’ont duré que six jours.»Sait-on combien d’armes à feu circulent dans
les banlieues?
40000 armes selon une étude récente, mais il
est d’autant moins possible de le savoir exactement
que la situation évolue constamment. […][C]ontrairement
à ce que prétendent les tenants de la culture de
l’excuse, ce n’est pas la pauvreté qui est à l’origine
de ces phénomènes. Les 26 départements
touchés par les violences urbaines ne sont pas les
plus pauvres: Les deux départements français les
plus pauvres, à savoir la Creuse et le Cantal, ne
font pas partie des 26 départements touchés par
ces violences. On n’y entend parler ni
d’émeutes, ni de criminalité. Les violences
urbaines ne sont pas des émeutes de la faim
déclenchées par les damnés de la terre – sinon,
pourquoi n’y en a-t-il jamais au mois d’août?
Les damnés de la terre ne sont-ils damnés que
11 mois sur 12 ? Un reportage diffusé dans
l’émission C dans l’air a présenté une cité du
Nord où des policiers ont été agressés : c’est un
rêve d’urbaniste, avec de petits immeubles et
des espaces verts."
Le Cal Tauran demande aux dirigeants musulmans d’asssurer la justice et le droit
A l'occasion de la fin du ramadan, le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, interpelle les musulmans au sujet des violences :
"Puissent les autorités civiles et religieuses apporter leur concours afin de remédier à tant de situations en vue du bien commun de toute la société ! Puissent les autorités civiles faire valoir la supériorité du droit en assurant une vraie justice pour arrêter les auteurs et les promoteurs de la violence !"
Chronique de l’allahicité
Le sénateur-maire de Marseille Jean-Claude Gaudin a adressé ses voeux aux musulmans pour le ramadan.
Pour le Carême ou Pâques, il était resté muet.
Pakistan : les associations humanitaires musulmanes refusent d’aider les chrétiens
L'agence d'information Fides a dénoncé
"Les aides qui, dans cette phase d'urgence, sont encore largement insuffisantes, sont gérées par des fonctionnaires proches de l'extrémisme islamique ou d'organisations humanitaires musulmanes qui font une discrimination systématique dans la distribution".
L'agence a précisé que 200.000 réfugiés chrétiens de la province du Punjab et 600.000 chrétiens et hindous de la province du Sindh sont concernés.
"Les réfugiés chrétiens sont souvent ignorés: intentionnellement, ils ne sont même pas identifiés ni enregistrés". "diverses organisations islamiques profitent de cette tragédie pour frapper une fois de plus les minorités religieuses".
Elles se "sont improvisées organisations caritatives" mais visent en fait à "éliminer les chrétiens et le désastre leur offre une bonne opportunité".
Qu'en pense le Secours islamique de France, ONG actuellement à pied d'oeuvre au Pakistan, et qui s'est affichée dans le métro parisien en prenant le soin de préciser que la souffrance n'avait pas de religion ?
Les catholiques américains financent les candidats pro-vie
Les catholiques américains se lancent dans la bataille pour les prochaines élections de mi-mandat en aidant les candidats attachés aux points non négociables :
"l’association Catholic Advocate, dirigée par le journaliste catholique Deal Hudson, a créé le Catholic Advocate Candidate Fund destiné à financer les campagnes d’hommes politiques catholiques fidèles au Magistère, pro-vie et pro-mariage. Catholic Advocate vient d’enregistrer sa première “victoire” en vue des Midterm Elections du 2 novembre. Son soutien apporté au candidat Républicain Marco Rubio au siège à pourvoir de sénateur de Floride, contre un autre cacique Républicain Charles Crist, Gouverneur de Floride, et lui aussi candidat à ce même siège, n’aura pas été vain puisque les primaires, chargées de départager les deux candidats du même parti, ont largement été en faveur de du catholique Marco Rubio contre le méthodiste Charles Crist. Né en 1971 à Miami de parents exilés cubains, le jeune Marco Rubio est un avocat marié depuis 1998 et père de quatre enfants : il est pro-vie (et favorable à l’abolition de Roe v. Wade), pro-mariage (donc contre le simulacre du “mariage” homosexuel), contre l’euthanasie… Beaucoup le considèrent comme “l’étoile montante” du Parti Républicain en Floride."
Vaccin H1N1 : apparition d’une maladie neurologique
Moins d'un mois après la fin officielle de la pandémie, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a fait savoir que 22 cas de narcolepsie cataplexie, une maladie neurologique très rare, avaient été répertoriés en Europe – dont 6 en France – chez des personnes qui ont été vaccinées par un vaccin anti- H1N1.
Méconnue du public et même des médecins, cette maladie chronique est rare: elle concerne 20 à 30 individus sur 100.000. Elle se caractérise par des accès sévères de somnolence dans la journée. Surtout, le signe le plus spécifique est la survenue de cataplexie, des pertes brutales du tonus musculaire déclenchées par une forte émotion.
La suspicion autour des vaccins contre le H1N1 a commencé le 18 août, quand la Suède a informé l'Agence européenne du médicament de la survenue de 6 cas de narcolepsie cataplexie chez des enfants de 6 à 12 ans, un à deux mois après leur vaccination par Pandemrix (le pays a depuis reçu 4 nouvelles notifications). Puis la Finlande a signalé à son tour 6 cas. En France, l'Afssaps a été prévenue ces derniers jours de 6 cas concernant 3 enfants et 3 adultes. Chez ces patients, le diagnostic de narcolepsie cataplexie a été porté de façon formelle, les symptômes sont survenus entre un et deux mois après leur vaccination.
En France, plus de 5,7 millions de personnes ont été vaccinées contre la grippe H1N1, et 4 428 effets indésirables ont été enregistrés, selon le bilan de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), établi début mai. La majorité des vaccinés (4,1 millions) l'ont été par Pandemrix, le vaccin avec adjuvant des laboratoires GSK.
Les gens fuient le quartier Bagatelle à Toulouse
Des panneaux « à vendre » fleurissent dans toute la rue. Un habitant déclare :
"C'est dommage, bientôt il n'y aura plus personne".
Il faut dire que les habitants ont peur de prendre une balle perdue dans ce quartier où des criminels tirent des coups de feu pour un rien.
Louis XIV et Napoléon exclus des programmes du collège
Tour à tour, Eric Zemmour et Max Gallo se sont inquiétés de la réforme des programmes d'Histoire au collège. Le premier parle de "SMIC culturel" et le second estime :
"Une société amnésique est une société qui n’a pas de valeurs.”
Le malaise grandit dans la police, de plus en plus impuissante
Les consignes venant de la hiérarchie indiquent clairement que les « courses-poursuites » ou les « chasses » sont officiellement à proscrire, sauf exception. Un policier déclare :
"La course-poursuite, c'est devenu un gros mot. Maintenant, il faut parler de "prise en charge", ça fait plus pacifique. Dans les faits, cela revient à faire peser le risque sur chaque policier et en plus sur le service, car en cas d'incident, on sait qu'on ne sera pas forcément soutenu."
Les forces de l'ordre vivent avec cette réalité : s'ils poursuivent un délinquant motorisé, ils ne prennent pas « seulement » le risque d'un accident, mais aussi celui d'une explosion de violences et d'éventuelles sanctions administratives. Un policier désespère :
"Je vois parfois des gamins sans casque, sur des scooters, qui me narguent de loin, en faisant des doigts d'honneur. Ils savent très bien qu'on ne peut pas bouger."
Ces événements font naître des sentiments de découragement chez nombre de fonctionnaires, à qui la hiérarchie demande souvent de ne pas s'exposer, voire de reculer pour ne pas ajouter aux tensions. Le syndicat Alliance affirme :
"Certains abandonnent complètement, mais d'autres ne peuvent s'y résoudre et ne vivent pas ça bien. On ne fait pas notre travail comme il faut. On tape sur le contribuable moyen, et pour d'autres on laisse faire pour ne pas faire de vagues. Il faut que la police soit crainte et respectée, qu'on sache ce qu'il en coûte de s'opposer aux policiers."
Les chrétiens doivent cesser de se poser trop de questions et affirmer leurs convictions
Patrons et hommes politiques ont témoigné, au cours de la première université d’été du diocèse de Versailles qui a rassemblé, jusqu’à jeudi, 220 étudiants et jeunes professionnels. Laurent Wauquiez, secrétaire d’État à l’emploi et maire du Puy-en-Velay, y a déclaré, mercredi 25 août :
"Affirmer ses convictions de catholique dans la société française ? Ce n’est pas un problème. Il faut que les chrétiens, et notamment les jeunes, arrêtent de se poser trop de questions et de se faire des nœuds au cerveau. La force des “cathos”, c’est justement d’arriver avec des réponses et d’être portés par des repères forts. Ils ne doivent pas craindre de sortir de leur sphère habituelle pour aller témoigner."
Laurent Wauquiez ne se pose pas de question non plus, quand il se rend dans une loge, ou soutient le lobby gay…
Ont participé également à l'université Acteurs d'avenir, organisée par l'abbé Pierre-Hervé Grosjean, vicaire à Houilles et responsable diocésain des questions de politique, bioéthique et éthique économique, l’ancienne directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy Emmanuelle Mignon, Jean-Christophe Fromantin, maire de Neuilly, Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, mais aussi le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, et le chef du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), le général Denis Favier.
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L'abbé Grosjean indique le but de ce genre de rencontre :
"Beaucoup de ces jeunes ont reçu un solide héritage de foi et de culture. Seulement, lorsqu’ils arrivent dans ces établissements [supérieurs], ils ne parviennent plus à faire le lien entre la construction d’un parcours professionnel et la foi qui les anime. Celle-ci est déconnectée du monde qu’ils découvrent. Nous voulons leur montrer que l’héritage chrétien ne bridera pas leur ambition professionnelle. Au contraire, elle lui donnera un sens."
L'abbé Pierre Amar, membre de l’équipe d’Acteurs d’avenir, ajoute:
"Cette jeunesse conçoit la vie comme une commode à tiroirs. On ouvre le tiroir “Église” le dimanche et on le referme la semaine. Or, la vie professionnelle et la vie chrétienne ne font qu’un, elles ressemblent plutôt à une grande malle où l’on puise selon les événements."
