Arizona : Un projet de loi pour punir les prêtres qui refusent de violer le secret de la confession
Un nouveau projet de loi en Arizona menacerait les prêtres catholiques d’amendes massives et jusqu’à deux ans de prison s’ils refusent de rompre le secret sacré de la confession.
Cette loi est la dernière tentative de la démocrate Stacey Travers. Travers avait proposé une loi similaire en 2023, qui n’avait finalement pas aboutie.
Le projet de loi 2309 oblige les prêtres à signaler tout cas d’abus ou même de menace d’abus au confessionnal dont ils auraient connaissance. Tout manquement à cette obligation est passible d’une peine criminelle de catégorie 6, pouvant atteindre 150 000 dollars d’amende et deux ans d’emprisonnement. Cette peine ne concerne toutefois qu’une première infraction. Les prêtres qui persistent à enfreindre cette loi, pourtant exigée par le droit canonique et l’Église catholique, s’exposent à des peines d’emprisonnement de plusieurs années.
Lundi, LifeSiteNews a contacté le bureau de la députée Travers par téléphone et par courriel afin de recueillir des informations sur le projet de loi. LifeSiteNews a demandé si un expert en liberté religieuse avait examiné la proposition, notamment au regard d’une loi similaire en vigueur dans l’État de Washington, depuis abrogée suite à une décision fédérale. Mme Travers n’a pas répondu à cette question, ni aux autres concernant ses tentatives de prise de contact avec les responsables catholiques.
LifeSiteNews a également interrogé Travers sur d’autres difficultés juridiques potentielles liées au projet de loi, compte tenu des récentes décisions de la Cour suprême en faveur de la liberté religieuse, comme par exemple une décision de juin 2025 qui protégeait le droit des parents de refuser les programmes scolaires à caractère sexuel.
Un responsable catholique a critiqué la loi, affirmant qu’elle était vouée à l’échec juridique si elle était adoptée.
« Le caractère sacré du secret de la confession – connu en droit civil sous le nom de privilège du prêtre et du pénitent – est reconnu par le droit américain depuis l’arrêt People v. Philips en 1813 », a déclaré Doyle, directeur exécutif de la Ligue d’action catholique, à LifeSiteNews dans un courriel. Cette affaire, portée devant les tribunaux de New York, a confirmé que les prêtres catholiques ne peuvent être contraints de témoigner de ce qu’ils entendent en confession.
Doyle a déclaré que cette loi ressemblait à une « manœuvre politique ». Il a déclaré que les motivations de Travers étaient claires, étant donné qu’elle avait reçu le soutien de groupes pro-avortement et pro-LGBT.
Doyle a fait remarquer :
Elle a coparrainé des projets de loi visant à abroger l’ancienne interdiction de l’avortement après 15 semaines de grossesse dans l’État ; à supprimer l’obligation de déclarer les avortements ; à ratifier l’amendement sur l’égalité des droits ; à supprimer la protection de l’objection de conscience pour les professionnels de la santé dans la fourniture de contraceptifs ; à interdire les thérapies de conversion ; à légaliser le suicide assisté ; et à établir le mariage homosexuel comme un droit en vertu de la Constitution de l’Arizona.
« Pour Travers et d’autres démocrates de gauche, l’Église catholique est un adversaire idéologique qu’on peut vilipender et discréditer en la présentant comme indifférente aux abus sexuels », a-t-il déclaré. « Leurs motivations sont cyniques, malveillantes et punitives. »
Le directeur exécutif de la Ligue d’action catholique a appelé ses coreligionnaires catholiques à s’opposer à cette proposition.
« Les catholiques doivent clairement faire savoir que toute tentative de violation du sceau sera considérée comme une tentative de criminaliser le catholicisme, à laquelle nous nous opposerons par tous les moyens appropriés », a déclaré Doyle à LifeSiteNews.
L’Oeuvre d’Orient face aux violences en Syrie
Communiqué de l’Oeuvre d’Orient:
La ville d’Alep a de nouveau été le théâtre d’affrontements meurtriers dans la nuit du 6 au 7 janvier. Selon nos partenaires sur place, ces violences ont fait au moins neuf morts, constituant l’un des épisodes les plus graves observés depuis plusieurs mois.
Présente à Alep depuis de très nombreuses années, L’Œuvre d’Orient continue d’accompagner la population locale, qu’elle a soutenue sans interruption durant toute la guerre. La ville abrite une communauté chrétienne ancienne et nombreuse, durement éprouvée par le conflit, à l’instar de l’ensemble des habitants d’Alep.
Situation actuelle sur le terrain :
– Écoles et administrations sont fermées
– Des habitants ont été contraints de se déplacer, afin de s’éloigner des zones proches de la ligne de front
– Les besoins humanitaires augmentent rapidement, notamment pour l’accueil des personnes déplacées et les soins aux civils
L’Œuvre d’Orient appelle l’ensemble des parties prenantes à faire cesser les combats.
Sur place, l’ensemble des partenaires de l’Œuvre d’Orient ainsi que son collaborateur présent à Alep sont pleinement mobilisés pour venir en aide aux populations déplacées et assurer le soutien médical et humanitaire nécessaire aux civils.
Portes ouvertes de l’école Blanche de Castille au Mans
Le 24 janvier prochain:

Victoire décisive de la Maison d’éducation Pauline Jaricot devant le Conseil d’Etat
De Thérèse Madi, Présidente de l’association Maison d’Éducation Pauline-Marie Jaricot :
Le 2 janvier 2026, le Conseil d’État a rendu une décision majeure en faveur de la Maison d’Éducation Pauline-Marie Jaricot, mettant un terme à une procédure administrative lourde et éprouvante. Par cette ordonnance, la plus haute juridiction administrative a reconnu le bien-fondé de notre démarche et a sanctionné des décisions qui portaient une atteinte injustifiée à notre fonctionnement et à notre projet éducatif.
Cette victoire dépasse largement le cadre de notre seul établissement. Elle constitue un précédent important pour toutes les écoles libres, rappelant que la liberté de l’enseignement n’est pas une tolérance accordée, mais un droit fondamental qui doit être respecté par l’administration. Elle affirme que les projets éducatifs indépendants, lorsqu’ils sont sérieux, rigoureux et respectueux du droit, sont pleinement légitimes.
Depuis plus d’un an, notre école a dû faire face à un harcèlement administratif coûteux en énergie, en temps et en moyens financiers. Nous avons choisi de nous défendre, non par esprit de confrontation, mais pour rester fidèles à notre mission éducative et pour ne pas laisser fragiliser, par le silence ou la résignation, l’ensemble de l’enseignement libre.
Ce combat a été mené au prix de frais d’avocat importants, que notre association doit aujourd’hui assumer. Or, en défendant notre école, c’est bien l’intérêt général des écoles libres que nous avons servi.
C’est pourquoi nous lançons un appel au soutien et à la solidarité.
Par votre don, vous contribuez concrètement à :
- Soutenir une école qui a tenu bon,
- Défendre la liberté de choix éducatif des familles,
- Permettre aux écoles libres de ne pas céder face à des pressions injustes.
Chaque aide, même modeste, est un acte de résistance pacifique au service de l’éducation, de la liberté et de l’avenir de nos enfants.
Pour nous aider :
https://www.helloasso.com/associations/maison-d-education-pauline-marie-jaricot/formulaires/1
Aider aujourd’hui, c’est protéger demain la liberté d’enseigner.
Ce combat gagné est un combat pour tous.
Merci de nous aider à le porter jusqu’au bout.
Thérèse Madi
Présidente de l’association
Maison d’Éducation Pauline-Marie Jaricot
Extrait de la décision du Conseil d’Etat :

Euthanasie : la commission des lois du Sénat estime que les articles litigieux ne peuvent pas être adoptés
Dans son rapport sur la proposition de loi, adoptée par l’Assemblée nationale le 27 mai 2025, relative au droit à l’aide à mourir, la commission des lois du Sénat souligne que
Les articles 2 et 4 de la proposition de loi instaurent un droit à une aide à mourir, conditionné au respect de cinq critères cumulatifs. Cette aide à mourir prendrait la forme d’une assistance au suicide ou, si le patient n’est pas en mesure de s’administrer lui-même la substance létale, d’une euthanasie.
Ces articles introduisent ainsi une double rupture par rapport à l’état du droit, qui n’autorise qu’une sédation profonde et continue, associée à une analgésie, maintenue jusqu’au décès.
En premier lieu, ils inscrivent la fin de vie dans un horizon temporel plus large que la sédation profonde et continue jusqu’au décès, qui n’est plus celui de la mort imminente.
En second lieu, ils autorisent, pour la première fois, un acte létal per se, le décès ne pouvant plus être considéré comme naturel.
L’article 17 crée, sur le modèle du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse, un délit d’entrave à l’aide à mourir, qui pourrait être puni d’une peine de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.
Sur proposition de son rapporteur, Agnès Canayer, la commission a considéré que ces articles ne pouvaient pas être adoptés dans l’état issu des travaux de l’Assemblée nationale. Elle a émis un avis de sagesse au bénéfice d’une réécriture du texte qui sera portée par les rapporteurs de la commission des affaires sociales, saisie au fond.
La commission s’est prononcée sur les trois articles en s’appuyant sur des considérations principalement juridiques. Tout d’abord, les travaux du rapporteur ont démontré l’absence d’unanimité autour du principe d’ouverture d’une aide à mourir, voire la vive inquiétude exprimée par un nombre significatif de professionnels de la santé, d’une part, mais aussi par de nombreux intervenants extérieurs au domaine de la santé, d’autre part.
Sur le plan juridique, l’adoption du texte représenterait une profonde rupture quant au rapport de notre société à la mort.
L’instauration d’une aide à mourir créerait une incitation à la mort qu’aucun intervenant n’a niée, y compris ceux en faveur du texte, la seule existence de cette procédure conduisant nécessairement les personnes en fin de vie à s’interroger sur l’éventualité ou non de s’en saisir. Il est à craindre que l’accompagnement de la fin de vie, en particulier par le biais des soins palliatifs, et le soulagement de la souffrance ne soient délaissés au profit d’une accélération de la fin de vie, à mesure que les chances de rémission s’amenuiseraient.
Plusieurs des critères fixés par le texte pour accéder à une aide à mourir relèvent de l’appréciation difficilement objectivable, malgré tous les progrès de la médecine, du médecin ou du patient, notamment sur le caractère insupportable des souffrances. Le domaine d’application de la loi paraît donc extensible, et dépendra notamment de la pratique individuelle de chaque médecin. Les expériences étrangères ont en outre démontré qu’autant la jurisprudence que la législation ont rapidement étendu le périmètre des aides à mourir, une fois que le principe en a été adopté : le législateur de 2026 doit donc avoir en tête le risque que ce texte serve de « pied dans la porte » vers une extension future du champ couvert par ce droit à mourir, malgré toutes les garanties mises en avant par les promoteurs du texte.
Les garanties établies par le texte paraissent d’ailleurs insuffisantes au regard du public particulièrement vulnérable auquel le texte s’adresse. Outre le « flou » des critères d’accès à l’aide à mourir, dénoncé par de nombreuses personnes auditionnées, la volonté explicite de mise à l’écart du juge, avec l’ouverture du droit au recours au seul demandeur de l’aide à mourir, laisse craindre, dans l’intimité des familles, des situations difficiles, autant pour le patient qui risque de faire l’objet d’abus de faiblesse, que pour les proches qui estimeraient que les critères ne sont pas remplis, et n’auraient d’autres moyens d’accès au juge qu’une plainte pour homicide ou tentative d’homicide, dont les délais d’examen seraient incompatibles avec la temporalité d’une demande d’aide à mourir.
Au-delà de l’opportunité ou non d’ouvrir une aide à mourir, il est non seulement juridiquement inutile mais surtout dommageable pour les patients de consacrer cette aide à mourir en « droit ». Surtout, le terme de droit à l’aide à mourir constituerait un premier pas sémantique vers un droit inconditionnel à choisir sa mort, auquel la commission s’est opposée.
Enfin, la reprise presque identique à l’article 17 du dispositif du délit d’entrave à l’IVG pour l’aide à mourir soulève certaines fragilités juridiques qui soulignent son absence d’utilité sociale.
L’ensemble de ces considérations a conduit le rapporteur à écarter la proposition d’émission d’un avis favorable au texte transmis par l’Assemblée nationale, autant en opportunité qu’au regard des nombreuses lacunes juridiques qu’il contient.
Le texte sera examiné en séance publique à compter du mardi 20 janvier.
Un anniversaire hallucinant
Il y a tout juste quatre ans, Jean Castex alors premier ministre annonçait au journal de « TF1 » avec un sérieux sans égal :
« Pour freiner la progression fulgurante du variant Omicron, à compter du 3 janvier 2022, la consommation dans les bars et les cafés ne pourra plus se faire debout mais seulement de manière assise. »
En relisant cette déclaration, on peut se demander comment un peuple a supporté une telle absurdité sans réagir !
Aucun humoriste, pas même Raymond Devos dans ses pires délires n’aurait osé interpréter un sketch aussi absurde. Malheureusement pour nous, nous sommes de plus en plus confrontés à ce genre de consignes aussi délirantes que contradictoires.
Ainsi le port du masque considéré comme inutile au début de l’épidémie de Covid-19 était rapidement devenu obligatoire. Ensuite était apparu le vaccin anti-Covid qui empêchait la transmission, puis ne l’empêchait plus mais évitait les formes graves de la maladie avant d’entraîner des effets secondaires parfois mortels. En réalité, nous n’avons guère été épargnés ces dernières années par l’incohérence apparente de nos dirigeants. Je parle à leur égard « d’incohérence apparente », car une technique bien connue de manipulation des foules consiste à les maintenir dans un climat de peur et de confusion. Une fois que les gens sont totalement déboussolés, vous leur apportez la solution que vous teniez en réserve, et tels des moutons effrayés, ils se précipitent dans le piège préalablement tendu !
Tout récemment, on a eu l’exemple de la « Dermatose Nodulaire ». Au début, la maladie touchant les bovins n’étaient pas dangereuse mais par précaution nécessitait l’abattage des bêtes malades. Puis un jour, le ministère de l’Agriculture a imposé la destruction de tout le troupeau » aux premiers signes d’infection. Une fois les éleveurs terrorisés par la menace qui planait au-dessus de leur bétail, on leur a promis un vaccin sensé protéger les animaux et éviter leur mise à mort. Immédiatement, même les plus récalcitrants à la vaccination ont réclamé le traitement miracle sans même prendre le temps d’en connaître les effets secondaires !
Si la peur est mauvaise conseillère pour chacun d’entre nous, elle demeure un merveilleux outil de manipulation pour nos dirigeants !
Quel contraste avec ce passage des Evangiles :
« Vers le soir, Jésus demanda à ses disciples de passer sur l’autre bord du lac. Après avoir renvoyé la foule, ils l’emmenèrent dans leur barque. Il s’éleva alors une grande tempête et les flots se jetaient dans la barque au point qu’elle se remplissait. Lui, il dormait à la poupe du bateau sur un coussin. Ils le réveillèrent et lui dirent : Maître, ne t’inquiètes-tu pas de ce que nous périssons ?
S’étant réveillé, il menaça le vent et dit à la mer de s’apaiser, et il y eu un grand calme. Puis il leur dit : Pourquoi avez-vous peur, n’avez-vous point de foi ? »
Alors que nos dirigeants ont choisi de gouverner par la crainte, Jésus préfère apporter la paix. Il ne joue pas avec la peur, au contraire il nous aide à la surmonter pour devenir des hommes et des femmes confiants et non du bétail apeuré. Et à ce propos, en décembre dernier, lors de l’abattage de 208 vaches à la ferme des Bordes sur Arize en Ariège, de nombreux manifestants ont résisté aux CRS qui tentaient de passer en force pour détruire les animaux. Malgré les menaces et le gaz lacrymogène, quelques paysans se sont agenouillés courageusement face aux forces de l’ordre pendant que Pierre Guillaume Mercadal tentait de les convaincre d’abandonner leur sinistre projet. Il s’est adressé à eux sans crainte, sans haine, et il a su cette fois-ci trouver les mots justes pour toucher leur cœur. * *
Pendant qu’il parlait, plusieurs gendarmes émus par la situation ont relevé leur casque et comme dans une scène des Evangiles, on a pu assister à un dialogue amical entre CRS et paysans !
N’est-ce pas là, la meilleure forme de résistance face à de la violence injustifiée ?
* * Journal d’un croyant de 2025 – La fin de la paysannerie
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
2026, une année de reconquête française et chrétienne
Communiqué de l’AGRIF :
Le bureau de l’AGRIF souhaite à ses adhérents, amis et bienfaiteurs une belle et heureuse année 2026.
Une année dont nous voulons qu’elle soit de reconquête française et chrétienne.
L’AGRIF va maintenir une pression maximale et multiplier les actions contre ceux qui salissent notre pays et notre foi.
Plusieurs rendez-vous judiciaires sont d’ores et déjà programmés. Le premier sera d’importance puisque, dans l’affaire de Crépol, grâce à notre persévérance, le racisme anti-français et anti-blanc devra à nouveau être jugé par la Cour d’appel de Grenoble le mardi 13 janvier prochain.
Nous engageons également des poursuites contre l’influenceuse algérienne Sofia Belemmane qui s’est répandue en propos de haine anti-française en fin d’année 2025.
Par ailleurs notre plainte contre la « journaliste » Nassira Al Moadem a enfin été reçue. Elle avait qualifié la France de « pays de racistes dégénérés ».
De nombreuses autres affaires sont également en cours dont nous vous tiendrons, bien évidemment, informés des avancées.
Pour ce travail de longue haleine, nous avons, aujourd’hui plus que jamais, besoin de votre aide. N’oubliez pas votre réadhésion 2026. Si vous n’êtes pas encore adhérent, c’est le moment de nous rejoindre. Vous pouvez également aller plus loin dans votre soutien en faisant un don (défiscalisé à 66%) à l’AGRIF. https://www.lagrif.fr/nous-soutenir/
N’hésitez pas à faire connaître l’AGRIF autour de vous, partagez nos publications imprimées ou en ligne (X, Facebook, Instagram…).
Pour ceux qui le peuvent, venez nous rencontrer à l’occasion de notre traditionnelle galette des rois qui se tiendra le jeudi 22 janvier (ET NON LE 18 comme indiqué par erreur il y a quelques jours) à Paris. Inscriptions à [email protected]
Merci par avance pour votre précieux et essentiel soutien !
Yann BALY, Président
Bernard ANTONY, Président-fondateur émérite
La réforme post-conciliaire des sept sacrements : une critique irrecevable ?
L’abbé Laurent Spriet, prêtre du diocèse de Lyon et attaché à la messe traditionnelle, est revenu sur le livre publié par l’abbé Barthe sur la réforme post-conciliaire des sept sacrements (que l’abbé Barthe avait présenté ici), dans une vidéo, retranscrite dans La Nef. Il juge ce livre irrecevable, s’inscrivant dans le sillage de « l’herméneutique de la discontinuité et de la rupture » :
Dans Politique Magazine, Richard de Seze, soulignait que l’abbé Barthe “dénonce l’irénisme de rituels qui gomment toutes difficultés, écartent toute hiérarchie, affadissent le sacré, coulent le mystère dans les moules de la conversation et des usages de la politesse, presque, puisqu’il ne s’agit que de vivre-ensemble et de s’intégrer à la communauté”.
A quand un débat entre ces deux prêtres ?
Les graves abus de l’État contre l’enseignement catholique
L’Incorrect publie les 14 pages du rapport établi par le Secrétariat général de l’enseignement catholique (SGEC), qui montre l’agressivité de l’appareil d’État lors des inspections : fouille des cartables, questions intrusives, retrait des croix ou effacement des références chrétiennes.
Suite à l’affaire Bétharram, Élisabeth Borne, alors ministre de l’Éducation nationale, avait annoncé 1 000 contrôles dans les écoles privées avant la fin de l’année. L’actuel ministre, Édouard Geffray, a indiqué fin octobre que plus de 850 contrôles avaient déjà été menés et que l’objectif serait effectivement atteint.
Auditionné le mardi 2 décembre par la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale, le secrétaire général de l’enseignement catholique Guillaume Prévost avait alerté de « graves abus d’autorité » lors de certaines inspections « une trahison profonde de la confiance des familles et un dévoiement grave de l’autorité dont nous avions la charge ».
Le rapport établi par le Secrétariat général de l’enseignement catholique (SGEC) recense les témoignages de très nombreux directeurs d’établissement et fait état de « trop nombreux abus d’autorité », qui montrent que « sous couvert de protection des enfants, l’administration s’est surtout attachée à défendre des intérêts corporatistes au détriment de la liberté des familles et de l’engagement des personnes ». Sous prétexte de lutte contre les « violences », les inspecteurs s’en prennent ouvertement, sur la forme et la fond, à l’enseignement catholique en tant qu’il est catholique, bafouant ainsi toute forme de liberté pédagogique.
« Les inspecteurs sont entrés dans les classes en interrompant les cours pour regarder les cahiers, sans même se présenter et ont fouillé dans les cartables des élèves. »
« Les contrôleurs coupent la parole des enseignants, s’emparent des cahiers et des affaires des jeunes, ce qui perturbe les séances »
« le classeur personnel d’une enseignante lui est pris sans pouvoir contester ; le cours est interrompu. Le casier d’un élève est vidé sur la table pour en examiner tout le contenu. »
- De très jeunes enfants sont interrogés seul à seul ;
- les comptes-rendus d’entretiens ne peuvent pas être relus par les interviewés ;
- des inspecteurs cherchent même à accéder aux messageries privées des professeurs.
Des questions intrusives ou orientées sont posées, comme
- « N’êtes-vous pas choqué par la tenue vestimentaire identique de vos élèves ? Pensez-vous qu’ils sont libres de s’habiller comme ils veulent ? »,
- « Allez-vous aux offices religieux ? »,
- « Vos élèves ont-ils une vision genrée de la société ? »
- « Pourquoi accordez-vous les excellences à un élève qui a 17 sur 20 et pas à celui qui fait des efforts ? ».
- « Les 2 IPR ont orienté les entretiens avec les enseignants, les élèves et les parents vers le caractère propre, le projet pastoral et la liberté de conscience. Ils ont cherché sur quel point ils pouvaient nous piéger. »
Le rapport révèle des atteintes manifestes au caractère catholique des établissements, notamment de leurs libertés concernant l’organisation du temps scolaire, l’organisation pédagogique et le règlement intérieur. Certains inspecteurs recommandent de ne plus parler de « Création » ou de phrase tirée de la Bible, de supprimer les croix, icônes et coin-prière dans les classes, reprochent même à un établissement de vouloir « développer la vie intérieure ». Il serait interdit d’afficher le Notre Père et le Je vous salue Marie dans les classes. Ailleurs, « invitation de la part de l’inspectrice à voiler le caractère propre de l’établissement au profit de la mission publique de service d’enseignement qui doit prévaloir, selon elle sur le charisme de notre tutelle congréganiste ».
Mgr Marco Agostini, démis de ses fonctions de cérémoniaire du pape
Le 1er janvier, Monseigneur Marco Agostini, prêtre italien qui occupait depuis plus de seize ans la fonction de maître des cérémonies pontificales, a été démis de ses fonctions au Vatican suite à la publication par le blog italien Silere Non Possum d’un extrait audio, tiré d’une vidéo de Vatican News, dans lequel une phrase chuchotée, attribuée à Agostini, était présentée comme faisant référence aux cardinaux. Le Saint-Siège n’a fourni aucune explication officielle quant à cette destitution.
On peut entendre la phrase « [ Sono ] culattoni, tutti insieme » (« ce sont tous des pédés ») vers la fin de l’extrait contesté, faisant prétendument référence aux cardinaux présents à la cérémonie.
La polémique a débuté avec un article publié par Silere Non Possum. Cet article intégrait un court extrait audio tiré d’une vidéo de Vatican News, accessible au public, montrant une célébration liturgique. Dans cet extrait, une voix indistincte, près d’un micro ouvert, profère des propos dénigrants sur l’homosexualité d’une personne, sans qu’il soit clair si ces propos visaient les cardinaux présents. L’enregistrement audio n’était accompagné d’aucune vérification technique, d’aucune clarification contextuelle, ni d’aucune confirmation indépendante de l’identité de l’orateur. La vidéo elle-même, produite et diffusée par Vatican News, n’identifiait pas la source des paroles murmurées et ne fournissait aucune preuve visuelle reliant cette phrase à Agostini. Pourtant, l’article de blog associait explicitement ces paroles à ce dernier.
Peu après la diffusion de l’article, la vidéo originale de Vatican News sur YouTube a été modifiée. Le segment initial contenant l’ambiance sonore a apparemment été supprimé, et la vidéo commence désormais directement par la formule liturgique « Surgant omnes », prononcée à haute voix par Agostini à l’entrée du pape.
Les renvois de ce type au Vatican se font généralement sans déclaration publique, mais le moment choisi pour cette décision a suscité l’attention des observateurs du Vatican. InfoVaticana a évoqué la possibilité que ce renvoi soit lié à la publication de l’enregistrement audio, tout en précisant qu’aucune connexion officielle n’a été confirmée par les autorités vaticanes.
Marco Felipe Perfetti, fondateur et propriétaire du blog italien Silere Non Possum, a déjà publié des articles sur l’homosexualité au sein de l’Église catholique. Par exemple, dans un épisode de son podcast Pensieri e Parole intitulé « Chiesa e omosessualità » (« Église et homosexualité »), diffusé le 27 avril 2022, Perfetti a déploré que la position de l’Église sur l’homosexualité n’ait « malheureusement » pas évolué sous le pontificat du pape François.
Mgr Agostini n’a fait aucune déclaration publique en réponse aux accusations portées contre lui ni à sa destitution jusqu’à aujourd’hui. De plus, selon une source proche du Vatican consultée par LifeSiteNews, de sérieux doutes subsistent quant à l’identité de la voix enregistrée : est-elle bien celle d’Agostini ?
« Agostini est issu du Secrétariat d’État, où il occupe toujours un poste. Son limogeage en tant que maître de cérémonie coïncide cependant avec l’expiration naturelle du dernier d’une série de mandats de cinq ans, qui avait déjà eu lieu en octobre ou novembre 2025. Il est donc difficile de voir un lien nécessaire entre l’enregistrement audio et la fin de son service liturgique », a déclaré la source interne.
Mgr Agostini a été ordonné prêtre en Italie. Le 13 juin 2009, sous le pontificat de Benoît XVI, il a été nommé maître des cérémonies pontificales, une fonction qui l’a placé au cœur des liturgies papales et des célébrations officielles. À ce titre, il a servi sous les papes Benoît XVI, François et Léon XIV, supervisant les canonisations, les consistoires, les voyages apostoliques et les principaux événements liturgiques.
Durant toute sa carrière, Agostini est resté largement inconnu du grand public et était considéré au Vatican comme un fonctionnaire discret et techniquement fiable. Son maintien en poste sous trois pontificats a été cité par les observateurs comme une preuve de la confiance institutionnelle en son travail.
Ces dernières années, Mgr Agostini s’est fait connaître dans certains milieux catholiques pour avoir célébré la messe selon le rite romain traditionnel, notamment dans la crypte de la basilique Saint-Pierre, et pour sa participation à des événements liés à la pratique liturgique traditionnelle, comme par exemple à Covadonga, en Espagne. Mgr Agostini a toujours célébré au Vatican avec l’autorisation expresse du pape François.
Euthanasie : la clause de conscience des pharmaciens de nouveau à l’étude
Un pays ne peut avoir à la fois une politique de mort (avortements, euthanasie, …) et une politique de vie (médecins, hôpitaux, médicaments, …).
Les sénateurs ont déposé leurs amendements sur le texte de loi encadrant la fin de vie, en vue d’une discussion en séance publique à partir du 20 janvier. Plusieurs d’entre eux rétablissent une clause de conscience pour les pharmaciens.
Trois amendements demandent le rétablissement d’une clause de conscience pour les pharmaciens. « La préparation et la délivrance d’une substance magistrale létale n’ont rien d’actes purement techniques : elles engagent au contraire la responsabilité éthique et professionnelle des pharmaciens », écrivent Mme Bonfanti-Dossat et M. Milon, rapporteurs du texte. Ces derniers estiment « indispensable d’ouvrir aux pharmaciens le bénéfice de la clause de conscience spécifique pour l’assistance médicale à mourir ». Leur amendement souhaite aussi ouvrir cette clause aux préparateurs en pharmacie.
Rappelons que la loi prévoit pour le moment que cette préparation soit réalisée en pharmacie hospitalière, avant d’être transmise à l’officine désignée pour la délivrer au médecin ou à l’infirmier prenant en charge le patient. Là encore, les discussions pourraient rendre ce dernier amendement caduc. En effet, pas moins de quatre amendements visant à ce que la substance létale soit une spécialité pharmaceutique et non une préparation magistrale ont été déposés. À propos d’une éventuelle préparation magistrale, donc, les Sages notent dans ces amendements qu’un « tel dispositif ralentit la procédure de production et ajoute une responsabilité lourde aux pharmaciens. C’est pourquoi leurs représentants ont sollicité une modification de cette disposition en faveur d’une spécialité pharmaceutique, c’est-à-dire un médicament préparé à l’avance, présenté sous un conditionnement particulier et caractérisé par une dénomination spéciale ». Enfin, un amendement des rapporteurs prévoit que les conditions « de préparation, de livraison, de traçabilité, de délivrance et de retour de la substance létale » soient définies par décret en Conseil d’État. Des précisions qui étaient demandées par les représentants des pharmaciens, afin de sécuriser la procédure.
La sénatrice (PS) de Paris Marie-Pierre de LA GONTRIE a déploré sur X les “dizaines d’amendements” déposés par les rapporteurs pour “vider de ses effets” la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir. Au total, 75 des 163 amendements sont signés des sénateurs (LR) du Lot-et-Garonne Christine BONFANTI-DOSSAT et du Vaucluse Alain MILON. La commission des Affaires sociales examinera ce texte à partir de mercredi, ainsi que la proposition de loi visant à garantir l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs. Les rapporteurs de ce second texte, les sénatrices (UC) de l’Essonne Jocelyne GUIDEZ et (LR) de Gironde Florence LASSARADE, ont signé la moitié des amendements.
Des villageois reconstruisent leur église
Les habitants d’un petit hameau de montagne niché à plus de 1300 m d’altitude dans le département des Alpes-de-Haute-Provence (04), Saint-Barthélémy, sis sur le territoire de la commune d’Ongles, ont restauré en dix-huit mois leur église médiévale qui était complètement ruinée.
L’église romane (XIe et XIIe siècles) Saint-Barthélemy a été dévastée durant les guerres de religion. Restaurée au début du XVIIe siècle, elle fut définitivement ruinée et abandonnée au XIXe siècle (1835).
En mai 2024, les fidèles ont décidé de restaurer entièrement l’église. Ils ont demandé à un architecte de réaliser un projet de reconstruction et se sont mis au travail. Après déblaiement, ils ont installé un autel dans l’ancienne abside, et ont reconstruit les murs et les arcs en pierre, le toit en poutres de bois recouvert de tuiles ainsi que le clocher muni de sa cloche ; un petit vitrail est venu orner le tout. Après un an et demi de travaux, l’ouvrage est pratiquement terminé, comme l’a annoncé Mgr Emmanuel Gobilliard, évêque du diocèse de Digne, Riez et Sisteron, dont dépend Saint-Barthélemy. L’évêque a noté dans un message que la dernière visite pontificale datait de… 1080 !
Le prélat s’est rendu au village pour visiter les travaux, et a exprimé son émotion et sa gratitude devant la restauration d’une église abandonnée depuis bientôt 200 ans. Le nouvel édifice sera consacré par l’évêque du lieu le 24 août 2026, en la fête de saint Barthélemy, patron de l’église.
L’utopie du droit international
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :
Le 24 décembre, le Secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a annoncé que cinq Européens impliqués dans la lutte contre les « discours de haine » seraient désormais interdits de séjour sur le territoire américain: le Français Thierry Breton, ancien commissaire européen, les Allemandes Anna-Lena von Hodenberg et Josephine Ballon, dirgeantes de l’association Hate Aid, et les Britanniques Imran Ahmed, dirigeant le Centre for Countering Digital Hate, et Clare Melford, dirigeant le Global Disinformation Index. Ces cinq personnes ont été particulièrement engagées dans l’élaboration du Digital Service Act (DSA) qui limite sévèrement la liberté d’expression sur internet pour les Européens. Les États-Unis considérant que la défense de la liberté d’expression partout dans le monde est un pilier de leur stratégie en tirent les conséquences.
Aussitôt, Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen ont protesté, déclarant à la fois que ces mesures étaient injustifiées (le DSA respectant, selon eux, la liberté d’expression) et que l’UE revendiquait son droit à une régulation autonome. Las, ces deux réponses tombent à plat.
D’une part, les États-Unis et l’Union européenne n’ont clairement pas la même vision de la liberté d’expression (par conséquent, dire que le DSA répond à la vision bruxelloise de cette dernière n’a aucun intérêt pour les autorités américaines).
D’autre part, une régulation internationale a logiquement des conséquences internationales : dire que, puisque nous sommes en Europe, nous choisissons nos règles indépendamment des Américains n’a aucun sens ici puisque ces règles européennes ont manifestement des conséquences pour les entreprises américaines : le réseau social X, dirigé par Elon Musk, a d’ailleurs été condamné à une lourde amende de 120 millions d’euros au titre du DSA quelques jours avant ces sanctions.
Naturellement, ces dernières ont quelque chose de comique – les européistes sont un peu « l’arroseur arrosé ». Quand on sanctionne tout le monde pour montrer à quel point on est vertueux, il faut s’attendre en effet à être sanctionné à son tour.
Mais le plus intéressant réside dans la démonstration que le droit international n’est pas vraiment contraignant, ni donc vraiment un droit. Car ce qui frappe dans notre actualité, c’est l’incohérence des dirigeants : l’Occident a bombardé la Serbie pour imposer l’indépendance du Kosovo, mais s’indigne que Poutine ne respecte pas les frontières de 1945. De son côté, ce dernier dénonce l’opération américaine au Venezuela au motif qu’elle violerait l’intégrité d’un État souverain, alors même qu’il piétine plus brutalement encore la souveraineté ukrainienne. En un mot, nos chers dirigeants disent tout et le contraire de tout et s’étonnent de notre défiance! Ici, cette incohérence est encore aggravée par le fait qu’il n’existe pas d’autorité susceptible de faire respecter les souverainetés.
Tout le monde fait mine de s’indigner du règne de la loi du plus fort. Mais, depuis la fin de la chrétienté médiévale (où le pontife romain était à la fois indépendant de tous les princes temporels et disposait d’un arsenal de sanctions susceptibles de menacer la légitimité et l’autorité de ces princes), plus aucune autorité (et l’ONU pas davantage que la SDN ou que quiconque) n’est capable de faire respecter une doctrine que l’on pourrait appeler « droit international » et qui serait reconnue par tous. Il est dès lors assez logique que les plus puissants imposent leur loi. Mais il est clair que cette loi de la jungle n’est guère compatible avec la civilisation!
Boris III de Bulgarie, un roi méconnu
Jean-Paul Besse, docteur d’État en histoire, spécialiste de l’Europe centrale et orientale, primé par l’Académie française, enseignant à l’Institut universitaire Saint-Pie X, vient e publier une biographie sur le roi Boris III de Bulgarie, le tsar gentilhomme, qui régna de 1918 à 1943, malgré un étau politique et militaire, entre la Russie nouvellement soviétique et l’Allemagne nazie. Il s’efforça de garantir le bien de ses sujets et la neutralité de la Bulgarie.
Né à Sofia en 1894, baptisé catholique et orthodoxe, il monte sur le trône en 1918 après l’abdication de son père Ferdinand Ier, compromis dans la Première Guerre mondiale. Proche de son peuple et monarque passionné de sciences et techniques, il tente de promouvoir des réformes mais les tensions politiques le conduisent à suspendre la constitution parlementaire. De son mariage avec la princesse Jeanne de Savoie, fille du roi d’Italie Victor-Emmanuel III, il a une fille, Marie-Louise, puis Siméon, prince héritier, le 16 juin 1937.
Le 1er mars 1941, la Bulgarie renonce à sa neutralité et adhère au pacte tripartite. Ses frontières doivent s’ouvrir aux troupes allemandes. Le 12 décembre 1942, Boris III déclare la guerre à la Grande-Bretagne et aux USA mais maintient sa relation avec l’URSS. Menant double jeu, il noue des contacts avec les Alliés, s’efforce d’épargner la minorité juive et refuse d’engager son armée sur le front de l’Est. Il meurt le 28 août 1943 dans des circonstances mal élucidées, au retour d’une visite à Hitler à Rastenburg.
Crans-Montana : L’écoute d’un drame au plan humain et spirituel
“L’écoute d’un drame au plan humain et spirituel” avec l’abbé Pico, curé de Lens (secteur de Crans-Montana). Organisé par les Accueils Louis et Zélie le vendredi 9 janvier de 20:30 à 22:30.
L’abbé Pico a accompagné les familles et les victimes pendant les journées et les nuits qui ont suivi le drame de Crans-Montana.
En outre, l’abbé Pico animera une session “Marie qui guérit les couples” au monastère de Géronde (CH) le 14 février 2026. Inscriptions via www.mariequigueritlescouples.com
Se connecter avec Google Meet: https://meet.google.com/ixp-eopp-afj
Alfred Sursock : un juste qui a marqué de son empreinte Beyrouth, le Levant et la Francophonie
De notre Envoyé spécial Antoine Bordier, auteur, consultant et journaliste :
Dans cette deuxième partie de notre trilogie journalistique qui clôture 2025 et ouvre l’année 2026 sur le Levant et le Moyen-Orient, avec son petit-fils, Roderick Sursock Cochrane, l’actuel gardien du palais, le Conte merveilleux des Sursock continue. Cette fois-ci, nous nous immergeons un peu plus dans les parfums de la vie de cette famille haute en couleur, dont les illustres personnages défient l’espace, l’histoire et le temps. Il y a dans la vie de rares moments où la rencontre avec des personnalités hors-du-commun embrasse le merveilleux. Dans sa chambre secrète où sont enfermées, tel un vieux trésor, ses archives familiales, le petit-fils continue à se passionner pour son grand-père, un véritable bâtisseur-bienfaiteur. Immersion dans le monde merveilleux des Sursock.
A l’énoncé de son prénom, les yeux du petit-fils se mettent à briller : Alfred Sursock, un génie ? Ce qui est certain c’est qu’il était un bâtisseur. « Oui, c’était un génie. On lui doit la résidence des Pins, à Beyrouth, entre autres. Il était un gentleman, raffiné, découvreur du monde, et travailleur. A l’origine, il voulait faire de cette résidence… un casino ! » Roderick connaît l’histoire par cœur, il la cultive comme les semis de son jardin d’Eden, un jardin aux espèces orientales essentielles et rares. A Beyrouth, dans le quartier emblématique d’Achrafieh, dans la rue qui porte son nom se situe son palais familial des Mille et une Nuits. Là, dans la chambre secrète de ses archives, il feuillette des livres, ouvre de vieilles boîtes en carton et montre quelques photos d’un autre âge, en noir et blanc. Il dépoussière l’histoire, l’histoire familiale qui se mêle à celle du pays du Cèdre, dont les racines poussent les plaques tectoniques du monde, d’un monde qui entre dans la tragédie. Nous sommes en 1914 et les bruits de guerre entre les vieux empires tonnent de nouveau.
Au Levant, le Liban est, toujours, aux mains des Ottomans. Ils ont conquis ce petit territoire grand comme le département de la Gironde dès 1516. Ils y resteront jusqu’en 1918. Les chrétiens y sont persécutés.
Le Liban victime
La Première Guerre mondiale commence. Terrible. L’Empire ottoman se range du côté de l’Empire allemand et de l’Autriche-Hongrie. Les bruits de bottes sont bien réels et se multiplient partout en Europe et dans tout l’Empire ottoman. Un empire qui vit son dernier souffle, mais il ne le sait pas encore. Une tragédie mondiale est en marche forcée. L’attentat de Sarajevo s’est éloigné, mais il laisse derrière-lui une guerre mondiale qui fera près de 10 millions de morts. Il a suffi d’un seul attentat pour que le monde prenne feu et vacille. L’incendie couvait depuis longtemps et la haine se multipliait comme de la mauvaise herbe. Cet attentat : celui du 28 juin 1914 où l’on voit Gavrilo, le jeune nationaliste serbe à peine sorti de l’adolescence, assassiner le couple héritier de la couronne austro-hongroise. Le sang coule dans le carrosse et se répand dans le monde entier, comme une traînée de poudre.
Au Liban, « le gouverneur ottoman est sanguinaire », explique Roderick. Homme de pouvoir à la poigne de fer et au cœur desséché, barbare et haineux, Djemal Pacha (ou Jamel Pacha) voue une haine indescriptible pour tout ce qui n’est pas Turc. Le nationalisme et le panturquisme sont à la mode. Selon un ami de Roderick qu’il aime citer, historien et essayiste, Yousssef Mouawad, « Djemal Pacha le sanguinaire, curieusement, fréquente la bourgeoisie beyrouthine avec laquelle il aime converser en français étant lui-même francophone ». Ce mondain sanguinaire était plutôt panislamiste. Il aimait quand des Arméniens et des chrétiens déportés apostasiaient. L’homme est double et trouble. Car outre les pendaisons et les affres de ses horribles exécutions, de ses pendaisons, il a, aussi, sauvé des Arméniens du génocide. Mais, selon Roderick, « c’est lui qui est principalement responsable de la famine au Liban. Certes, il y avait le blocus militaire maritime des Alliés, mais à l’intérieur des terres, il a exercé son propre blocus ».

« Je veux embellir Beyrouth »
Face à cette réalité des plus désespérantes, celle des exécutions sommaires, de la famine et des spoliations, Alfred Sursock, son grand-père, ne peut rester sans rien faire. Il se rend chez le wali de Beyrouth, Azmi Bey, et lui expose ses projets qui ressemblent à une lueur d’espoir inimaginable dans un environnement des plus mortifères. Comme s’il éclairait de sa petite bougie le plus sombre des trous noirs. « Je veux embellir Beyrouth. J’aimerais que vous me cédiez 600 000 m2 de terres, au sud de Beyrouth. » Il le surprend encore plus quand il met son doigt sur la carte. « Vous voyez cette forêt des Pins, eh bien, je veux l’embellir, la transformer. Je veux en faire un hippodrome et je veux construire un casino ! »
Sir Alfred Sursock n’est pas n’importe qui. Avec ses amis entrepreneurs qui composent sa fine équipe, il est pris très au sérieux, malgré la terrible famine qui frappe déjà aux portes des familles. Cette famine va emporter 1/3 des Libanais, soit plus ou moins 150 000 personnes.
Oui, Alfred est déterminé, plus que jamais. « Son projet était motivé par le fait qu’il voulait sauver de la famine les ouvriers qu’il allait employer pour transformer ces 60 ha. Il a permis, aussi, de dispenser les hommes du service militaire obligatoire et de l’enrôlement forcée dans l’armée ottomane. »
Un juste au cœur d’or
Alfred Sursock a reçu le feu vert. Il va réussir à sauver de la mort des milliers de personnes. Ses employés et ses ouvriers sont nourris et reçoivent en plus un petit pécule. Entre 1915 et 1920, la forêt des pins se transforme : y poussent, notamment, un hippodrome et une résidence ottomane. Finalement, le projet du casino ne verra jamais le jour, l’armée ottomane ayant transformé le nouveau palais en hôpital.
Il faut le voir ce quartier de Beyrouth, remplaçant sa pinède par une route qui mène à l’hippodrome, qui deviendra l’un des plus importants au monde. En cette fin de guerre, la résidence des Pins va bientôt devenir le siège des autorités françaises mandatées pour gouverner et mener à l’indépendance le futur Liban. Nous sommes en 1920, et c’est là que le 1er septembre, sur les marches élégantes du perron de la résidence, s’ouvrant sur une galerie majestueuse en enfilade, où l’œil et l’émotion ne cessent de s’émerveiller, contemplant la beauté arabesque de ses grandes colonnes en marbre, avec ses chapiteaux finement taillés en dentelle. Oui, ce 1er septembre, donc, le général Henri Gouraud, le haut-commissaire de la France au Levant, signe en présence des autorités locales, le mandat qui engage la France et qui crée le Grand-Liban. En haut des marches, le vieux guerrier prend la pose avec le grand mufti de Beyrouth, Cheik Moustafa Naja, et le patriarche maronite Elias Pierre Hoayek. Le moment est historique et solennel. La photo va faire le tour du monde…
Parmi les invités, Alfred Sursock est là, mais il reste à l’ombre de son palais, revendu quelques mois auparavant. Quelle histoire ! Ce que ne dit pas Roderick c’est que son grand-père s’est ruiné en distribuant une partie de sa fortune. Un juste au cœur d’or !

Résidence des Pins en 1918 (en haut) et en 2023 (en bas et à droite) devenue résidence de l’ambassadeur de France
Un Francophone et un peintre
Plongeons-nous un peu plus dans ce personnage incroyable : Alfred Bey Sursock, de son vrai nom. Les archives familiales et la mémoire vive de son petit-fils nous apprennent qu’Alfred a vécu près de trente ans en France, dont vingt-cinq à Paris. Cet amoureux des arts, ce bienfaiteur du Liban est, également, un politique et un fin diplomate. Il devient le consul général de l’Empire ottoman à Paris pendant une quinzaine d’années, jusqu’à son retour au Liban, au moment de la Première Guerre mondiale. C’est sans doute pour cela, qu’il est l’un des hommes-clefs des pourparlers qui formèrent le nouveau visage du Levant, après 1918. Un homme-clef dans l’ombre des puissants !
Il meurt en 1924, laissant à sa fille unique, au prénom bien français d’Yvonne, le soin d’achever ses nombreux projets comme le Musée national, l’Aéro-club destiné à la formation des jeunes pilotes. Artiste lui-même, comment pouvait-il ne pas l’être quand on contemple son palais de rêve ? Artiste, il laisse un certain nombre de toiles restées inédites, mais reconnues comme l’œuvre d’un peintre de talent. Oui, Alfred était un peintre de talent.
Une descendance européenne unique !
Il fallait à cet aristocrate libanais un mariage et une descendance dignes de ce nom. C’est ainsi qu’il se maria en 1921 avec Donna Maria Teresa Serra di Cassano, fille de Francesco Serra, 7e duc de Cassano, en Italie. Lady Yvonne Cochrane Sursock est leur fille unique. Née en 1922, elle devient orpheline de père deux ans plus tard. A son tour, elle épouse une noblesse européenne en la personne de Sir Desmond Cochrane, premier ambassadeur d’Irlande au Moyen-Orient. Le Levant attire et fait tourner la tête de cette noblesse européenne, qui comme les grands auteurs français, les académiciens à l’instar de Lamartine, s’y rendent pour y trouver l’inspiration et pour y vivre leurs rêves en grand. Le Levant est un parchemin d’écrivains et de poètes.
Les Sursock ont du sang mêlé de la noblesse de robe et d’épée. Leur seule arme ? L’épée de la charité, du don de soi, des projets hors-du-commun de la bienfaisance et de la survie, de la sur-humanité. Ils sont des amoureux des arts, des femmes et des hommes, des lettres et des palais. Ils sont des Cendrillon, de génération en génération… Ils sont amoureux de la France.

Le grand escalier et les salons de la résidence des Pins, dans le style ottoman
Une explosion !
Roderick vient de sortir de sa chambre secrète aux archives familiales. Impossible pour lui d’y passer plus de temps, car il doit s’occuper des travaux de reconstruction. Il traverse son palais qui est en plein chantier, à la suite de la double explosion du 4 août 2020. Comme si le Liban, comme si les Libanais n’avaient pas assez payé le lourd tribut, depuis leur indépendance en 1943. Feu sa maman, Lady Cochrane Sursock, en sait quelque chose, elle qui a vécu de plein fouet ce blast qui telle une bombe nucléaire souffle tout sur son passage et transforme en fissures et ruines son palais merveilleux, faisant des centaines de morts, des milliers de blessés et dizaines de milliers de déplacés. Blessée, sa maman ne verra pas le mois de septembre 2020. La vive émotion, la folle tragédie et ce traumatisme de trop l’auront emportée.
Elle aussi était une femme des plus merveilleuses, d’une élégance inouïe, féérique, qui transforme la vie ordinaire en un conte merveilleux où fleurit l’Espérance avec un e majuscule. Un conte où scintille l’étoile du Liban.
Avec Lamartine, pour finir
Ces deux hommes : Alfred Bey Sursock et Alphonse de Lamartine auraient, très certainement, aimé se rencontrer. Ils seraient, sans nul doute, devenus les meilleurs amis du monde. Ensemble, ils auraient évoqué la « sainte alliance de la civilisation ». Les Libanais ont donné le nom de l’écrivain-poète à la célèbre vallée qui entoure le village montagnard de Hammana.
Finissons, ainsi, cette seconde partie, en nous immergeant dans la vie poétique du voyageur Lamartine.
Extrait de ses carnets de Voyage en Orient :
« Le 7 septembre 1832.
J’ai passé la journée entière à parcourir les environs de Bayruth, et à chercher un lieu de repos pour y établir une maison.
J’ai loué cinq maisons qui forment un groupe, et que je réunirai par des escaliers de bois, des galeries et des ouvertures. Chaque maison ici n’est guère composée que d’un souterrain qui sert de cuisine, et d’une chambre où couche toute la famille, quelque nombreuse qu’elle soit. Dans un tel climat, la vraie maison, c’est le toit construit en terrasse. C’est là que les femmes et les enfants passent les journées et souvent les nuits. Devant les maisons, entre les troncs de quelques mûriers ou de quelques oliviers, l’Arabe construit un foyer avec trois pierres, et c’est là que sa femme lui prépare à manger. On jette une natte de paille sur un bâton qui va du mur aux branches de l’arbre. Sous cet abri se fait tout le ménage. Les femmes et les filles y sont tout le jour accroupies, occupées à peigner leurs longs cheveux, à les tresser, à blanchir leurs voiles, à tisser leurs soies, à nourrir leurs poules, ou à jouer et à causer entre elles, comme dans nos villages du midi de la France, le dimanche matin, les filles se rassemblent sur les portes des chaumières. »
Troisième et dernière partie du Conte merveilleux des Sursock à suivre…
Première partie à lire ici : https://lesalonbeige.fr/au-liban-le-conte-merveilleux-des-sursock-est-en-train-de-revivre/
Seconde partie de la trilogie journalistique réalisée par Antoine BORDIER
Copyright des photos A. Bordier
Interdire les réseaux sociaux pour les mineurs ?
Communiqué des Juristes pour l’enfance :
Juristes pour l’enfance participe mardi 6 janvier 2025 à une table ronde organisée à l’Assemblée nationale par la députée Laure Miller, rapporteure de la proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux.
➡️Juristes pour l’enfance partage la préoccupation relative aux risques encourus par les mineurs du fait de l’utilisation des réseaux sociaux.
Elle souligne cependant que la question doit être élargie et que les dangers d’internet pour les mineurs dont plus de 50% passent de 3 à plus de 5 heures par jour devant un écran, ne sont pas limités aux réseaux sociaux :
- sites aux contenus nocifs ou illicites pour les mineurs,
- escroqueries et exposition à des prédateurs en ligne,
- remise en cause du processus d’apprentissage et de développement du raisonnement et de la réflexion des collégiens et lycéens par la généralisation de l’utilisation de l’IA,
- jeux vidéos qui « esthétisent les violences psychopathiques »,
- messageries facilitant ou aggravant la commission d’infractions par des mineurs ou sur des mineurs…
C’est l’accès aux écrans, et plus spécifiquement aux smartphones et autres objets connectés, qui doit être questionné. Juristes pour l’enfance préconise l’interdiction de la vente de smartphones et autres objets connectés à des mineurs en dessous d’un seuil d’âge à définir.
➡️Juristes pour l’enfance attire ensuite l’attention sur l’emploi inopportun du syntagme « majorité numérique ».
En effet, si l’enfant était « majeur numériquement », cela signifierait qu’il prendrait seul les décisions relatives à sa présence et son activité sur les réseaux sociaux, mais aussi qu’il en assumerait seul les conséquences. Or, tel n’est pas le cas. Ainsi, si un mineur doté d’une « majorité numérique » commettait un dommage civil ou une infraction pénale via le numérique, les titulaires de l’autorité parentale seraient solidairement responsables civilement du dommage causé et devraient indemniser les victimes du dommage civil ou de l’infraction pénale. Alors qu’un individu de 18 ans, parce qu’il est majeur, est seul civilement responsable de ses actes.
Il n’y a donc pas en réalité de « majorité numérique » et l’emploi de ce terme entraîne une confusion néfaste.
➡️Juristes pour l’enfance préconise de renforcer l’information, la sensibilisation et l’aide éducative aux parents plutôt que d’inscrire dans la loi de nouvelles mesures répressives à leur encontre.
Alors qu’un tiers des parents estiment ne pouvoir compter sur personne pour contribuer à leurs côtés à l’éducation de leurs enfants, ils doivent être encouragés et promus, notamment par les collectivités territoriales et les établissements scolaires, les mouvements et initiatives permettant aux parents d’être sensibilisés aux effets pervers des écrans, et d’être guidés pour résister à la pression du marché.
➡️Enfin, Juristes pour l’enfance rappelle que le respect du statut de minorité implique qu’il appartient aux adultes de protéger les enfants des dangers du numérique et non pas d’abord aux enfants de se protéger eux-mêmes. A cet effet, elle demande à l’Education nationale de sortir de l’injonction paradoxale consistant à mettre en garde contre la dépendance et les dangers du numérique d’un côté tout en incitant à cet usage de l’autre côté, et à mettre en place des mesures efficaces pour limiter les contraintes numériques pesant sur les élèves.
Faire venir le pape en France à l’occasion des célébrations du 6e centenaire de sainte Jeanne d’Arc entre 2029 et 2031
En ce jour anniversaire de sainte Jeanne d’Arc, née il y a 614 ans, le jour de la fête de l’épiphanie 1412, l’association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc annonce de nombreux projets, à la suite du pèlerinage pour le 6e centenaire des apparitions de saint Michel à Jeanne en septembre dernier.
Parmi eux, faire venir le pape en France à l’occasion des célébrations du 6e centenaire entre 2029 et 2031, ou redonner le nom de Jeanne à un bâtiment de la Marine nationale, ou encore restaurer partout en France des statues de Jeanne en partenariat avec SOS Calvaires !
Découvrez tous ces projets sur le nouveau site internet.
Le chanoine Roussel contre “L’Eglise des pauvres”
Dans la revue Una Voce, Eric Doutrebente revient sur la figure du chanoine Roussel, dont nous avons fêté le 40e anniversaire du rappel à Dieu (lire l’homélie du chanoine Guitard)

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“L’Union européenne est allemande, le courage est belge, la tactique est italienne, et la bêtise est française”
Editorial de Richard de Seze dans Politique Magazine :
Thierry Breton, le mois dernier, le 19 décembre, expliquait qu’Ursula von der Leyen avait tenté un coup de force pendant le Conseil européen du 18 décembre qui devait entériner l’accord sur le Mercosur. « C’est-à-dire qu’aujourd’hui, ce qui est clair, c’est qu’il y a eu un coup de force qui a été tenté au cours de ce conseil. »
Atteint d’une brusque crise de franchise dont il paraissait lui-même le premier surpris, l’ancien commissaire européen a aussi expliqué que les Allemands défendaient leurs propres intérêts, que le traité avait été très mal négocié : « [Ursula von der Leyen] a mal négocié ? – Mais bien entendu qu’elle a mal négocié. La Commission a très mal négocié. Si jamais ce n’était pas le cas, nous n’en serions pas à ce psychodrame encore hier soir, bien entendu. Mais parce qu’elle est très poussée – je suis également un fervent militant de l’axe franco-allemand – mais il faut dire les choses comme elles sont… – Les Allemands ont imposé leurs intérêts ? – Mais bien entendu, tout le monde le sait. »
Il a ajouté, pour faire bon poids, que les clauses miroirs ne serviraient à rien : « Les clauses miroirs existent pratiquement dans tous les accords. Mais elles sont très compliquées à mettre en œuvre. Nous les avons appliquées deux fois seulement depuis 2019. » J’avoue avoir considéré cela comme un cadeau de Noël : un ancien commissaire européen reconnaissant que l’Union européenne est aux mains des Allemands et que les mécanismes prétendument protecteurs ne protègent rien.
Évidemment, en France, tout le monde a expliqué que cette victoire était celle d’Emmanuel Macron. En Italie, tout le monde s’accordait à y voir celle de Giorgia Meloni, en Italie comme dans le reste du monde. De même, on a salué le Premier ministre belge Bart De Wever, qui a résisté à la pression allemande visant à confisquer les avoirs russes détenus en Belgique. « Même pendant la Seconde Guerre mondiale, on n’a pas confisqué l’argent de l’Allemagne », a-t-il rappelé.
Le point commun entre Meloni et De Wever ? Ils sont eurosceptiques, patriotes et réalistes. Ils savent partager ponctuellement les positions françaises, mais ils savent surtout être intraitables avec le nouveau Reich et ne pas sacrifier l’intérêt national à la construction européenne. Contrairement à la France, qui déteste se retrouver seule, même lorsqu’elle a raison, et choisit toujours l’Union européenne contre elle-même.
Vous me pardonnerez d’écrire « France » là où il faudrait écrire « Macron ». Lorsqu’il adopte une position conforme aux intérêts français, il y a toujours lieu de se méfier ou de considérer qu’il y est contraint. Ainsi lorsqu’il déclare qu’il redeviendrait utile de parler à Vladimir Poutine : s’il le pense, c’est parce qu’il a constaté que d’autres parlent déjà à Poutine, et qu’il devient saugrenu de se taire quand tout le monde cause.
Il lui arrive cependant de ne rien dire. La France était absente lorsque dix-neuf pays européens ont demandé à la Commission de financer des « hubs de retour », c’est-à-dire des structures pour renvoyer les immigrés chez eux ou dans des pays tiers. L’immigration n’est manifestement pas un problème français. Le vrai problème serait la radicalisation des catholiques en prison, selon certaines chroniques médiatiques, et le terrorisme de l’ultra-droite, selon LFI. Voilà donc : l’Union européenne est allemande, le courage est belge, la tactique est italienne, et la bêtise est française.
Consistoire : une lettre aux cardinaux en faveur d’une solution pour la messe traditionnelle
Alors que la liturgie figure à l’ordre du jour du consistoire extraordinaire des cardinaux convoqué cette semaine par le pape Léon XIV, le Père Louis-Marie de Blignières, fondateur de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, a adressé aux membres du Sacré Collège une lettre proposant une nouvelle voie pour l’ancien rite romain dans l’Église catholique.
Publiée exclusivement par Diane Montagna en français et en traduction anglaise, cette lettre datée du 24 décembre vise à ouvrir un dialogue constructif et à fournir un cadre pastoral stable aux communautés et aux fidèles attachés à la liturgie romaine traditionnelle.
Cette lettre fut envoyée par courrier à quinze cardinaux reconnus pour leur attachement à la liturgie traditionnelle, et par courriel à une centaine d’autres. Elle propose notamment la création d’une juridiction ecclésiastique – inspirée du modèle des ordinariats militaires – dédiée au vetus ordo, offrant une structure canonique respectueuse de la tradition et de la communion avec le Saint-Siège.
Le père de Blignières, âgé de 76 ans, est largement reconnu pour son autorité morale considérable et sa vaste expérience au sein du mouvement traditionaliste. En 1988, suite aux consécrations épiscopales illicites de l’archevêque Marcel Lefebvre, il figurait parmi les membres du clergé qui ont dialogué avec le pape Jean-Paul II, contribuant aux discussions qui ont abouti à la création de la Commission pontificale Ecclesia Dei, chargéede réconcilier les groupes attachés au rite traditionnel. Il a été prieur de la Fraternité Saint Vincent Ferrier depuis sa fondation en 1979 jusqu’en 2011, puis de nouveau de 2017 à 2023, dirigeant la communauté pendant plus de trois décennies sur deux mandats.
L’idée d’une juridiction ecclésiastique dédiée au rite ancien n’est pas nouvelle et fait l’objet de discussions depuis une dizaine d’années, notamment au sein des communautés traditionalistes françaises. Ces débats ont toutefois été largement mis en suspens après le motu proprio Traditionis Custodes.

La « réforme de la réforme », prônée par Joseph Ratzinger, est déjà en marche
Lors du prochain consistoire extraordinaire convoqué par Léon XIV les 7 et 8 janvier, la liturgie sera également abordée, et les pensées se tournent instinctivement vers Benoît XVI. Un héritage vivant et une proposition – celle de la « réforme de la réforme » – toujours d’actualité car fondée sur la redécouverte du sacré dans les cœurs qui reconnaissent la primauté de Dieu, explique Mgr Nicola Bux, théologien et ancien consultant de la Congrégation pour le Culte Divin sous le pontificat de Ratzinger, au journal La Bussola :
Pour Mgr Bux, lorsqu’on parle de Benoît XVI, il est presque inévitable d’évoquer la liturgie. Pourquoi occupe-t-elle une place si centrale dans son œuvre et sa spiritualité ?
Certains liturgistes, peu soucieux du fondement dogmatique de la liturgie, n’ont pas reconnu l’expertise de Ratzinger en la matière. Pourtant, ses écrits révèlent que sa critique de la liturgie moderne repose sur une théologie fondamentale et dogmatique réfléchie et cohérente, incluant l’ecclésiologie et l’œcuménisme. Le problème est que ces critiques sont compromises par la conviction, pas toujours exprimée, que la liturgie est le domaine exclusif de l’homme. Devenu pape, avec le motu proprio Summorum Pontificum et l’exhortation apostolique Sacramentum Caritatis, il a démontré la nécessité de repenser la liturgie comme l’acte qui exprime la primauté à rendre à Dieu. Une de ses affirmations clés : « Dans l’histoire de la liturgie, il y a croissance et progrès, mais pas de rupture. Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste sacré et grand pour nous aussi… » est un avertissement aux deux camps : il est temps de retrouver l’équilibre. Benoît XVI avait constaté que la forme extraordinaire du rite romain suscitait des vocations et des énergies vives ; c’est pourquoi il s’est attaché à démontrer sa valeur historique, théologique et pastorale pour la paix et l’unité de l’Église. Voici le premier signe de la sainteté de Joseph Ratzinger.
Comment pouvons-nous (du moins pour l’instant) comprendre cette sainteté ?
Sanctus, en latin, signifie « séparé du monde », non soumis à la mentalité du siècle présent, comme le rappelle l’Apôtre. Et Benoît XVI n’a pas craint, de son vivant, ceux qui l’accusaient d’avoir été progressiste puis restaurationniste : sa pensée était attentive à la vérité et indépendante des modes, jusqu’à dénoncer la dictature du relativisme. Sa mort a entraîné un durcissement et une accélération d’un certain « agenda » au sein de l’Église, qui aurait impliqué l’interdiction de la liturgie selon le Vetus Ordo . Mais les pensées de Dieu ne sont pas celles des hommes : ils sont impuissants face à une œuvre divine. Il arrive que de nombreux prêtres, à travers le monde, malgré les restrictions, célèbrent la messe selon le Vetus Ordo. Apprenez à célébrer la messe ordinaire avec dévotion et rigueur. Ainsi, la « réforme de la réforme », prônée par Joseph Ratzinger, est déjà en marche.
Dès lors, la proposition de Ratzinger pour une « réforme de la réforme » n’est-elle pas abandonnée ?
La démission de Benoît XVI a amené beaucoup à se demander si cette « réforme de la réforme » n’a pas, à présent, perdu de son élan. En réalité, la publication du volume 11 de son Opera Omnia – Théologie de la liturgie – ne clôt pas le débat sur la réforme liturgique et son application, mais l’élargit irréversiblement. En tant que théologien et cardinal, il avait qualifié les liturgies actuelles de « vaine danse autour du veau d’or que nous sommes ». Il a réitéré cette idée lors de sa méditation sur le Chemin de Croix pendant la Semaine sainte 2005. Trois semaines plus tard, il était élu pape. Un signe ! Mais, sur ce point, il s’était déjà exprimé : « Je suis convaincu que la crise ecclésiale que nous traversons aujourd’hui est largement due à l’effondrement de la liturgie, parfois même conçue comme un abandon de Dieu : comme si la présence de Dieu en elle, sa parole et son écoute n’avaient plus d’importance » ( Ma Vie ). En tant que pape, il ne semble pas avoir été en mesure ou disposé à innover radicalement ; de plus, il n’avait pas caché sa conviction que les changements constants, même ceux qui ramènent à la tradition, peuvent être véritablement destructeurs.
En pratique, une redécouverte patiente plutôt qu’une nouvelle révolution ?
Joseph Ratzinger participa au mouvement liturgique, tel que Guardini et nombre de penseurs de sa génération l’entendaient, mais, en tant qu’expert au Concile, il déplorait la rhétorique de l’impatience et du discrédit qui mettait davantage en lumière les problèmes de la liturgie que ses réussites. Il ne visait donc pas un changement fondamental, mais une restauration attentive. Il se trouva alors confronté à une révolution liturgique qui abolissait le latin, et avec lui mille ans de musique liturgique. D’autres changements suivirent, qui lui apparurent comme une incompréhension fondamentale de la nature de la liturgie : notamment, les formules de prière improvisées et la position du prêtre « face au peuple » pendant la messe, tout sauf une introduction au Mystère.
La liturgie figure également parmi les sujets à l’ordre du jour du consistoire extraordinaire convoqué par Léon XIV les 7 et 8 janvier. Dans quelle mesure l’héritage de Joseph Ratzinger permettra-t-il de recentrer le débat et de dépasser les clivages humains ?
L’héritage de Benoît XVI réside dans le fait que le quatrième point de l’ordre du jour du consistoire (« Réflexion historique, théologique et pastorale sur la liturgie pour préserver la saine tradition tout en ouvrant la voie à un progrès légitime ») ne peut ignorer la nature même de la liturgie, qui relève de la relation à Dieu, du sacré, lequel renaît sans cesse dans les cœurs, donnant l’impulsion à une « réforme dans la continuité de l’unique sujet, l’Église », comme il l’a déclaré le 22 décembre 2005 dans son célèbre discours à la Curie romaine. Avec Summorum Pontificum , Benoît XVI ne voulait pas seulement résoudre la question juridique de l’ancien Missel romain, mais aussi soulever la question de l’essence même de la liturgie et de sa place dans l’Église. Ce qui est en jeu, c’est la primauté de Dieu, et donc la foi : le véritable renouveau de la liturgie en dépend, lequel est la condition fondamentale du renouveau de l’Église.
Dès lors, peut-on parler de réforme authentique sans conversion ?
Interrogé sur le point de départ de la « réforme de la réforme », Ratzinger répondit : « Par la présence du sacré dans les cœurs, par la liturgie et son mystère. Car nous sommes toujours confrontés à l’excès de mystère : “La liturgie qui a perdu son caractère de mystère et sa dimension cosmique finit par engendrer non pas une réforme, mais une déformation de la liturgie.” Il affirma que « au milieu de toutes les controverses, un profond désaccord est apparu quant à l’essence de la célébration liturgique (…). Les concepts dominants de la nouvelle vision de la liturgie peuvent se résumer aux mots clés “créativité”, “liberté”, “célébration”, “communauté”. » Dans cette perspective, les notions de « rite », d’« obligation », d’« intériorité » et d’« ordonnance de l’Église universelle » apparaissent comme des concepts négatifs, décrivant la situation qu’il faut dépasser dans l’« ancienne » liturgie. Ainsi, il rappelle saint Cyprien, qui affirmait : « Les paroles et la posture de la prière s’accompagnent d’une discipline qui inclut un respect calme et profond. Nous devons nous souvenir que nous sommes sous le regard de Dieu. »
Nouvelles restrictions pour France Télévisions
Le groupe audiovisuel public a annoncé une réduction de ses dépenses d’environ 60 millions d’euros, une mesure qui concernera l’ensemble des secteurs, sport compris. Stéphane Sitbon-Gomez, directeur des antennes et des programmes et numéro deux du groupe, explique :
“Nous allons réduire nos dépenses d’environ 60 millions d’euros. Tous les genres seront touchés sans exception”.
Plusieurs tournages de téléfilms et de séries ont déjà été mis en pause, dans l’attente de décisions définitives ou de réaménagements financiers.
Certaines émissions ont déjà disparu de la grille, comme Cuisine ouverte, dont l’arrêt avait été évoqué précédemment.
La Tradition les a convertis
Au micro de « L’invité du Club des Hommes en noir », Philippe Maxence reçoit Philippe Pelissier pour son livre lIs sont entrés dans l’Église par la voie de la liturgie latine (Presses de la Délivrance). Nous avions interrogé l’auteur en juin dernier. Un ouvrage qui nous permet de découvrir les témoignages de convertis, essentiellement jeunes, qui ont franchi la porte de l’Église et demandé le baptême, principalement en découvrant la tradition liturgique latine.
Loin des polémiques et des débats théologiques, Philippe Pelissier nous permet de découvrir la réalité vivante concernant les nouveaux convertis ou les « recommençants ».
Aujourd’hui, nous avons besoin de repos, physique et contemplatif, et de simplicité
Le père Maximilien Le Fébure du Bus, chanoine régulier à l’abbaye de Lagrasse, avait déjà écrit un Éloge spirituel du repos. Il vient de publier un Éloge spirituel de la simplicité, dans lequel il propose de redécouvrir l’esprit d’enfance, la juste transparence dans nos relations, la douceur de la vérité, l’imitation du Christ qui modèle nos coeurs. Nous l’avons interrogé :
Après avoir fait l’éloge spirituel du repos, vous venez faire l’éloge spirituel de la simplicité. Pourquoi ces éloges ?
A mon sens, les deux éloges sont liés : car notre société occidentale valorise l’efficacité et la technicité. Au-delà des fruits positifs, cela engendre une hyper activité et une grande complexité dans le quotidien. Aujourd’hui, nous avons besoin de repos – physique et contemplatif – et de simplicité pour retrouver l’intériorité et la paix des cœurs.
La modernité est-elle responsable de nous avoir rendu la vie complexe ?
En vérité, le problème est plus ancien… Depuis le péché originel, nos cœurs ont des ombres et des replis. Le mot « simple » (simplex) signifie « sans plis ». Être simple attire vers Dieu et ouvre à la lumière. Le monde actuel nous oblige assurément à des choix nombreux qui complexifient nos vies et les « éclatent ». Celles-ci sont beaucoup moins tranquilles et simples qu’hier.
Laissons donc Dieu nous simplifier !
Vous écrivez que Dieu est simple. Mais la théologie, est-t-elle si simple ?
Un lever de soleil est beau et simple à regarder… En revanche, le décrire ou l’expliquer est difficile ! De même, la théologie s’efforce de nous faire connaître Dieu mais elle prend des détours. Si tu comprenais Dieu, cela ne serait pas Dieu, dit la sagesse des saints.
L’art naît de la religion
Le jeune peintre Augustin Frison-Roche, qui est en train de réaliser les peintures de la nouvelle église Saint-Joseph à Voisins le Bretonneux, a été interrogé dans l’Incorrect. Extrait :
Êtes-vous d’accord pour dire qu’au départ de tout geste artistique, il y a un sentiment religieux ?
Quand on se penche vraiment sur l’histoire de l’art, on voit qu’effectivement tout est religieux. On commence avec des tombes, des temples et le constat qu’on fait, c’est vraiment que l’art naît de la religion, naît du besoin de formaliser un rite. L’art réside dans cette dimension double, à la fois transcendante et pratique, de recréer un monde conformément à une vision. Car il n’y a pas de sociétés traditionnelles sans Dieu, sans spiritualité. Toutes les sociétés traditionnelles partent de ce constat : il y a un réel visible et un réel invisible. Et si on veut représenter le monde tel qu’il est vraiment, il faut représenter le réel visible et le réel invisible. L’art permet cette double représentation. Aujourd’hui dans un monde de plus en plus matérialiste, l’art garde quelque chose de cela. L’artiste ne peut pas s’empêcher finalement de recréer un monde conforme à son désir. […]
J’aimerais ajouter un autre aspect, qui fonde le rapport spécifique du christianisme à l’art : la parabole. C’est ce que dit le sculpteur Henri Charlier par exemple. On y retrouve cette réconciliation entre deux mouvements : l’incarnation et la résurrection. La parabole est justement ce moment du langage qui permet de passer de l’un à l’autre. Quand le Christ parle en paraboles, il évoque finalement des faits divers, des histoires triviales, très prosaïques, pour évoquer les plus grands mystères que sont la résurrection ou la miséricorde de Dieu par exemple. Là encore, on peut voir ça comme une sorte de manifeste artistique. Les sculpteurs, les peintres s’inscrivent dans cette méthode, qui consiste à utiliser des matériaux grossiers pour évoquer les plus hautes images. […]
Qu’a fait le droit international pour le peuple vénézuélien depuis 25 ans ?
De Jules Torres dans le JDD :
[…] Jamais un peuple n’a été libéré parce qu’il avait juridiquement raison. Le droit vient toujours après. Il ne précède pas l’Histoire : il entérine ce que le réel a déjà imposé.
La France n’a pas été libérée du nazisme par une résolution internationale. Elle l’a été par des débarquements, des bombardements, des sacrifices humains et une guerre totale. L’Union soviétique ne s’est pas effondrée sous le poids de l’ONU, mais sous celui de son propre mensonge, de son échec économique et de la pression exercée par l’Occident. À chaque fois, la même loi s’impose : le droit accompagne l’Histoire, il ne la précède jamais. Posons donc la question franchement, elle est simple : qu’a fait le droit international pour le peuple vénézuélien depuis 25 ans ? Rien. Un peuple affamé, contraint à l’exil par millions, broyé par un régime criminel. Un pouvoir tyrannique, longtemps préservé au nom de la stabilité, et souvent protégé par le droit international lui-même.
Tout patriote sincère devrait se réjouir de ce qui vient de se produire. Le régime de Maduro a compté parmi les plus nuisibles aux intérêts français. En laissant prospérer le narcotrafic, il a directement exposé nos territoires des Caraïbes et la Guyane à la violence. Cette économie criminelle a fragilisé l’autorité de l’État outre-mer, mis nos forces de sécurité sous tension permanente et installé une insécurité durable. À cela s’est ajoutée une pression migratoire massive. Ce régime constituait donc, très concrètement, une menace pour la souveraineté et la sécurité françaises.
Sur le plan international, espérons que nos dirigeants mesurent ce qui est en train de se jouer. Un nouvel ordre mondial émerge sous nos yeux. Le monde des puissances et des empires est de retour. Dans ce contexte, l’Europe – et trop souvent la France – s’est enfermée dans une diplomatie des bons sentiments. Or une vérité s’impose : pour être libre dans ce monde, il faut être craint ; et pour être craint, il faut être puissant. Ces dernières années, nous ne l’avons pas été.
La leçon est pourtant simple : dans le monde qui vient, ceux qui ne sont pas puissants deviennent des spectateurs. La liberté sans puissance n’est qu’un slogan. La puissance sans liberté devient une oppression. L’enjeu des nations libres est de tenir les deux. C’est au nom de cet équilibre que nous devons soutenir les peuples qui cherchent à sortir de la tyrannie – les Vénézuéliens aujourd’hui, les Iraniens demain, confrontés au joug islamiste des mollahs. La liberté des peuples opprimés ne sera jamais parfaite. Mais elle sera toujours plus légitime que le confort des tyrannies. Vive la liberté !
L’extrême-gauche dans ses oeuvres à Berlin
Le «Groupe Volcan» a revendiqué dimanche l’incendie de câbles qui a plongé dans le noir des dizaines de milliers de foyers allemands : panne géante d’électricité en pleine vague de froid.
La police de la capitale allemande a fait savoir qu’elle soupçonne le groupe d’extrême gauche le «Vulkangruppe» (Groupe Volcan) d’être à l’origine du feu. L’organisation a publié en ligne une revendication. Ce ne serait pas une première : le Groupe Volcan a déjà revendiqué un acte de sabotage dans une usine Tesla près de Berlin en mars 2024, où des lignes électriques alimentant le site avaient été incendiées.
Le maire de Berlin, Kai Wegner, membre de l’Union chrétienne-démocrate (centre droit), a condamné cette action :
«Des extrémistes de gauche présumés ont sciemment mis des vies en danger, en particulier celles de patients hospitalisés, ainsi que des personnes âgées, des enfants et des familles.»
Selon les autorités de la ville, la plupart des hôpitaux et cliniques touchés par la panne avaient été reconnectés dimanche, mais les écoles concernées devraient rester fermées pour l’instant.
Le courant a été rétabli dans environ 10 000 foyers. Il faudra en revanche attendre jeudi pour reconnecter l’ensemble des clients.
18 janvier : Marche pour la vie à Paris

Résolution n°1 : Faire réaliser une étude sur l’IVG par les pouvoirs publics ou un groupe d’associations, pour mieux comprendre les causes et les conséquences de l’avortement, comme le souhaitent 88% des Français (sondage IFOP octobre 2020).
Résolution 2 : Mettre en place une politique familiale pour combattre la précarité et accompagner tous les parents pour que l’IVG ne soit jamais un choix réalisé pour des raisons économiques.
Résolution 3 : Rejeter toute légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie, contraire à la solidarité.
Résolution 4 : Déployer un grand plan pour que les soins palliatifs soient accessibles à tout Français qui en aurait besoin.
