Le Danemark est tombé
Le parlement danois a ratifié le traité de Lisbonne : 90 députés ont voté pour, 25 contre, 64 absents. C’est le le 11e pays.
MJ
Benoît XVI vu par Georges Bush
Daniel Hamiche rapporte les propos du Président Bush à l’égard de Benoît XVI, dans un discours sur le Pape, la défense de la vie, le rôle des catholiques dans la société américaine et le système scolaire catholique :
"Cette semaine a été une semaine de grande joie. Ce fut un moment de grande joie pour les catholiques – et cette semaine ne fut pas non plus si mauvaise pour les méthodistes ! La joyeuse excitation était palpable. Les rues était pleines de gens tout excités à l’idée que le Saint Père était là. Et ce fut un très grand honneur que de recevoir cet homme bon aux États-Unis. Pour ceux qui étaient sur la pelouse du Sud [de la Maison Blanche] – ou qui ont suivi en direct cette cérémonie – ce fut, chose incroyable, ce fut tout simplement un moment exceptionnel. Et ce fut aussi un moment exceptionnel que de recevoir le Saint Père dans le Bureau ovale. C’est un humble serviteur de Dieu. C’est un brillant professeur. C’est une âme ardente et généreuse. Il montre du courage dans la défense des vérités fondamentales. Sa Sainteté croit que la liberté est un don que Dieu donne à chaque homme, à chaque femme, à chaque enfant sur cette terre. Il sait que toute personne possède une valeur, ou mieux, pour utiliser des propres mots : “chacun de nous est voulu, chacun de nous est aimé [et] chacun de nous est nécessaire”. Le Saint Père croit fermement qu’à celui à qui il a été beaucoup donné on doit attendre qu’il donne beaucoup : il est un messager de l’appel de Dieu à aimer notre prochain comme nous voudrions être aimés nous-mêmes".
MJ
A quoi sert le Haut Conseil de la Famille ?
Jean-Louis Deroussen, président du conseil d’administration de la Caisse nationale des allocations familiales, publie une tribune dans Le Monde :
"Un débat de politique familiale, spontané, vif et finalement brouillé, est né à l’occasion de deux mesures prises par le gouvernement. La confusion de ce débat n’est à la hauteur ni de notre débat public ni des enjeux portés par la politique familiale. […] Nos concitoyens admettent de moins en moins qu’on envisage de modifier les prestations familiales comme on faisait autrefois avaler l’huile de foie de morue aux enfants : une cuillère à la fois en faisant diversion entre chaque cuillère.
Il faut une instance qui organise les travaux qu’impose le traitement de ces questions essentielles, qui soit un lieu d’échanges et de préparation des décisions. C’est pourquoi j’ai soutenu la création d’un Haut Conseil de la famille qui, à l’égal du Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance-maladie ou du Conseil d’orientation des retraites, remplirait toutes ces missions. J’attends de ce Haut Conseil qu’il permette un dialogue équilibré et réaliste."
Très étonnant : le conseil d’administration de la CNAF a émis un avis défavorable (16 voix contre 6) à la création de ce Haut Conseil de la Famille, ce que ne précise pas ce papier. M. Deroussen se chercherait-il dans Le Monde une nouvelle légitimité ?
Lutte d’influence pour prendre la tête de l’UE
Le Traité de Lisbonne n’est pas encore ratifié par les 27 (mais en bonne voie), que les discussions sont déjà vives pour savoir qui aura la prééminence au niveau international : le futur président du Conseil européen, le haut représentant pour les affaires étrangères ou le président de la Commission. 3 hommes qui pourront prétendre incarner l’Europe sur la scène internationale.
Contre la France, l’Allemagne, la Commission européenne et de nombreux pays cherchent à imposer une présidence modeste de l’Europe. Elu pour deux ans et demi, le président préparera les travaux du Conseil européen, qui réunit les chefs d’Etat et de gouvernement. Ses prérogatives formelles apparaissent minces par rapport au pouvoir des 2 autres têtes de l’Europe, le haut représentant – poste actuellement occupé par Javier Solana -, et le président de la Commission, fonction exercée par José Manuel Barroso. Le président n’aura pas autorité sur les conseils des ministres. De surcroît, il a été décidé de ne pas abroger les présidences tournantes de six mois en six mois.
Le haut représentant, qui sera aussi vice-président de la Commission, pourrait devenir l’homme fort du système. Tout dépendra de la personnalité choisie et des contours de son futur service diplomatique. José Manuel Barroso, à la tête de plus de 20 000 fonctionnaires !, gardera un rôle moteur dans ses domaines de compétence. Mais il voudrait accroître son influence sur la diplomatie européenne.
Assassinat au Liban : retour d’une guerre entre chrétiens ?
Lu dans Présent, le récit d’un assassinat de chrétiens commis vraisemblablement par des chrétiens :
"Il y a trois ans, jour pour jour, les Libanais, en liesse et incrédules encore, vivaient le retrait des troupes d’occupation syrienne. Cet anniversaire a été anticipé dimanche par l’assassinat de deux cadres du parti Kataëb à Zahlé. […] L’attentat, visiblement maquillé en « incident isolé », en « mouvement d’humeur spontané », a été le fait de deux partisans du député de la ville, Elie Skaff, allié du général Aoun et qui joue à fond la carte syrienne depuis de très longues années […] Depuis, la ville est en ébullition. […] Zahlé est la dernière ville du Liban – et du Proche-Orient ? – entièrement, exclusivement chrétienne. Tout un symbole."
Le parti Kataëb, dirigé par Amine Gemayel (photo), affirme :
"Le député Skaff cherche également à défendre désespérément les assassins, ce qui laisse planer des doutes sur son rôle dans cette affaire. Et l’on peut s’interroger sur le fait de savoir s’il a été préalablement mis au courant des desseins des meurtriers, vu qu’il tente de justifier le crime et de minimiser sa portée".
Michel Moawad, maronite membre du comité de suivi des Forces du 14 Mars, s’est exprimé à l’issue d’un entretien avec le patriarche Sfeir :
"L’image qu’offre le 8 Mars [le parti d’opposition] aux Libanais est horrible. Ce camp ne se contente plus de couvrir le crime moralement et de torpiller le tribunal international en tentant de défendre les quatre généraux, il est désormais complice de crime. Ce qui s’est passé à Zahlé est inadmissible, quelles qu’en soient les raisons. […] Ce qui est certain, c’est que le 8 Mars, plus particulièrement le député Skaff et le Hezbollah, sont des comparses dans la couverture du crime. […] Ce qui m’importe, c’est que la société chrétienne n’entre pas à nouveau, et malgré les conflits, dans la spirale du sang. Nous avons tous payé un prix exorbitant par le passé."
Des tractations sont en cours pour prévenir une explosion à Zahlé. Le chef des Kataëb, Amine Gemayel, le patriarche des grecs-catholiques, Grégoire III, et le député Élias Skaff sont impliqués dans ces tractations.
Mardi, l’élection du président a de nouveau été reportée. Le député et ancien ministre Michel Murr (orthodoxe) s’est désolidarisé de la coalition parlementaire opposante, dont il était l’un des piliers aux côtés du député Michel Aoun. Ce dernier perd ainsi un allié de poids. M. Murr est en effet une importante clef électorale de la région du Metn, à l’est de Beyrouth. Il estime que l’élection d’un président de la République est d’une extrême urgence et a lancé une campagne de pression auprès des députés, en particulier chrétiens, pour les convaincre de se rendre aux urnes.
L’Infamille : un crime contre l’humanité
Extrait d’un communiqué de Bernard Antony :
"[L]es FRAC sont les Fonds Régionaux d’Acquisition Culturelle financés avec vos impôts par les Régions et l’Etat essentiellement pour la promotion des horreurs de l’art contemporain. Celui de lorraine reçoit 700 000 euros de la Région et 500 000 euros de l’Etat. Cette très forte somme a permis de subventionner l’infâme exposition appelée « L’infamille ». C’est l’honneur de Françoise Grolet, Conseiller Régional de Lorraine et mère de huit enfants que d’avoir, la première, réagi face à ce que la collectivité régionale propose aux visites des jeunes Lorrains. […] Compte-rendu de visite par Françoise Grolet :
L’exposition « L’Infamille » au FRAC de Lorraine (entrée gratuite) a pour thème la famille.
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Dans une salle, l’artiste Gina Pane se taillade les lèvres au rasoir à côté d’un corps nu féminin (sa mère ?).
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Dans la deuxième salle, deux écrans présentent l’artiste Patty Chang en train d’embrasser sur la bouche sa mère et son père, tous pleurent à chaudes larmes, en fait le film est passé à l’envers et ils sont en train de régurgiter un oignon.
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Dans la troisième salle, consacrée à Eric Pougeau, trente-trois mots affichés au mur évoquent un post-it «tu as à manger dans le frigo – bonne journée mon chéri – maman». Plan commun des mots : «Une phrase, puis : vous êtes notre chair et notre sang – à plus tard – papa et maman».
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Florilège des premières phrases : « Nous allons faire de vous nos putes… vous violer… vous sodomiser et vous crucifier… vous coudre le sexe… vous tuer par surprise… vous pendre et baiser vos cadavres… filmer votre mort… » […]
Tout cela est à vomir. Ma vision de la famille reste incomplète, car je n’ai pas trouvé la sortie vers deux autres salles, où des artistes exposent des vidéos mettant en scène des incestes… […]
l’infâme exposition du FRAC de Metz constitue non seulement une injure à la France, aux valeurs chrétiennes et humaines, une profanation de la dignité de la femme mais un crime contre l’humanité. Naturellement l’AGRIF porte cette affaire devant la justice."
Et après, on s’étonne qu’il existe des Fourniret.
Fin de vie : l’exemple espagnol
Le gouvernement régional (Parti Populaire) de Madrid a autorisé les prêtres catholiques à aider les médecins à statuer sur le sort de malades en phase terminale hospitalisés dans la région. Les religieux présents dans tous les hôpitaux de la région participeront aux réunion des comités d’éthique et leur opinion sera prise en compte pour des décisions délicates telles que la sédation de malades en phase terminale, le maintien en réanimation de nouveaux nés ou l’avortement.
Les services d’assistance catholique des hôpitaux avaient jusqu’à présent pour unique fonction de rendre visite aux malades et de les conseiller d’un point de vue strictement religieux.
Georges Fenech et les dérives sectaires
Georges Fenech, magistrat, ancien président de la commission d’enquête sur les sectes et les mineurs, islamophile zélé, dont l’élection à la députation a été invalidée et qui est inéligible pour un an, est connu pour son hostilité envers l’école à la maison.
Il a été chargé par le Premier ministre d’une mission d’évaluation des "dispositifs judiciaires conçus pour lutter plus efficacement contre les dérives sectaires", et doit rendre son rapport au Premier ministre le 1er juillet. Sa mission est d’évaluer le dispositif existant concernant les auteurs des dérives et leurs victimes, d’analyser la formation des magistrats et leur sensibilisation aux dérives sectaires, le rôle des associations, etc.
M. Fenech se penchera-t-il sur le phénomène du satanisme, croissant en France ?
Egalité des chances : un totalitarisme sournois
Coup de colère de Fromageplus :
"Ce sont les mêmes qui hurlent au droit à la différence et à l’acceptation de l’Autre au nom des Droits de l’Homme, les mêmes qui crient au scandale de la souffrance et qui n’attendent qu’un claquement de doigt pour euthanasier hic et nunc la ribambelle des estropiés et des invalides au nom de la Dignité. […]
Ils veulent un peuple sain, un peuple tout nouveau et tout beau, un peuple qui ne fume pas, un peuple qui mange sa quantité optimum de fruits et de légumes, un peuple qui ne boit pas d’alcool, un peuple qui élimine 98% des trisomiques détectés avant la naissance, un peuple à la fécondité planifiée, un peuple politisé dès qu’il est en âge de parler, un peuple qui peut éliminer ses vieillards et ses handicapés en pleine conformité avec la loi, un peuple fasciné par la race et dont le Métis est le nouvel Aryen, un peuple qui projette la démolition de dizaines d’églises et tait les scandales quotidiens des profanations chrétiennes, un peuple qui réécrit son Histoire pour servir sa légitimité, un peuple vigilant et délateur, un peuple tombé sous la seule emprise de l’émotivité collective, un peuple qui raille et conspue tout raisonnement structuré et argumenté, un peuple qui récompense l’Art en fonction de son adéquation avec l’idéologie avant tout autre critère, un peuple dont les enfants sont éduqués par l’État et la Télévision et non par leurs parents, un peuple qui ne mange ni trop salé ni trop sucré, un peuple qui ne grignote pas entre les repas, un peuple amputé de toute culture et de toute orthographe, un peuple qui marche au pas vers l’enfer sous les banderoles de la Dignité létale."
Face à la crise : réorienter l’économie
Après avoir décrypté la fin de la "mondialisation heureuse", Polemia propose quelques solutions :
"Selon de nombreux analystes, la crise actuelle est la plus profonde depuis la grande dépression de 1929. Son ampleur doit conduire à une complète réorientation de l’économie mondiale :
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d’abord par l’arrêt de la fabrication artificielle de monnaie, la limitation de l’endettement des acteurs financiers et une meilleure couverture des risques qu’ils prennent par l’existence d’actifs réels pour les garantir ;
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ensuite par une meilleure maîtrise des autorités nationales sur les grands échanges économiques ; sauf à dénier toute souveraineté aux Etats – et à vider la démocratie de tout sens dans les pays qui la pratiquent encore – il faut rapprocher les centres de décisions politiques et les centres de décisions économiques ; ce que la mondialisation ne permet pas ;
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les pays les moins développés seront d’ailleurs conduits à agir dans le sens de la recherche de l’autosuffisance pour des raisons sociales : garantir l’accès aux produits alimentaires de première nécessité (céréales, oléagineux) à leur population ;
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les pays les plus avancés seront, eux, conduits aux mêmes nécessités pour protéger la rareté de leurs espaces et la qualité de leur environnement ; des règles strictes dans ces domaines étant difficilement compatibles avec la mise en compétition des entreprises européennes avec celles des pays aux normes beaucoup moins exigeantes.
Il faut reconstruire l’ordre économique des nations, selon les perspectives tracées depuis plus de 10 ans déjà par le prix Nobel français d’économie Maurice Allais, politiquement incorrect mais économiquement lucide !"
La France s’aplatit devant la Chine
De Rémi Fontaine dans Présent :
"Trois personnalités proches du chef de l’Etat ont été en effet chargées d’apporter des messages aux autorités chinoises […].
Poncelet a remis mardi à Pékin une missive du Président français à son homologue chinois Hu Jintao, laquelle missive souligne l’importance qu’il attache au « partenariat stratégique » entre les deux pays. […]
Après Poncelet, c’est le sénateur Jean-Pierre Raffarin […] « Il y a un lien affectif puissant entre la France et la Chine, ose poursuivre Raffarin. Il est dû à l’initiative du général de Gaulle mais aussi au fait que de grands Chinois ont suivi leur formation politique ou universitaire en France. C’était le cas de Chou en Lai ou de Deng Xiaoping… » […]
Après ces nouvelles raffarinades bien peu reluisantes, ce sera enfin au tour du conseiller diplomatique du chef de l’Etat, Jean-David Levitte, de s’applatir samedi à son tour devant la « République populaire de Chine »".
Ce matin, la presse chinoise rapporte que Jean-Pierre Raffarin a jugé la décision de Bertrand Delanoë de faire du dalaï lama un citoyen d’honneur de la ville de Paris est une "très grave erreur politique". Pire, ce geste serait en opposition totale avec les efforts du gouvernement pour améliorer les relations tendues avec Pékin.
St Padre Pio attire les foules
A San Giovanni Rotondo (région des Pouilles, 380km à l’est de Rome), le corps de Saint Padre Pio sera placé dans un cercueil de verre aux alentours de 13h00 à l’issue d’une messe en plein air. La messe sera dite en présence du cardinal Jose Saraiva Martins, préfet de la Congrégation des causes des saints, et retransmise en direct à la télévision. Une foule immense est attendue.
Sa dépouille a été exhumée le 3 mars dernier et est, 40 après sa mort, dans un "état correct". Quelque 750.000 réservations ont d’ores et déjà été enregistrées dans la ville, où le corps de Padre Pio sera exposé jusqu’au 23 septembre.
Michel Janva (merci à OR)
Appel au Conseil de l’Europe contre la gay-parade à Moscou
Le Conseil Interreligions de Russie s’est adressé à Monsieur Thomas Hammarberg, commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, en lui demandant de ne pas soutenir les organisateurs de la gay-parade qui prévoient de l’organiser à Moscou le 31 mai :
"Nous vous prions de ne pas prêter votre appui à l’action prévue par les minorités sexuelles car elle peut créer une ligne de partage des valeurs et de la spiritualité entre la Russie et le Conseil de l’Europe.
Nous déclarons catégoriquement que les convictions de la majorité des habitants de la Russie excluent la propagande de phénomènes tels que l’homosexualité, la reconnaissance par l’Etat de toute forme d’union des homosexuels, l’acceptation que des personnes de sexualité non traditionnelle prennent la responsabilité d’éduquer des enfants dans leurs foyers, la création artificielle dans la société, y compris chez les enfants, d’une attitude favorable envers les déviances sexuelles au moyen du système d’enseignement et des mass-médias. Le viol de la conscience de notre société dans cette question est intolérable et illégitime [souligné dans le texte, NDMJ]. […]
[N]ous nous prononçons avec cohérence pour le rejet de la propagande des distorsions coupables de la nature humaine qui sont considérées comme telles depuis des millénaires".
Les membres du Conseil Interreligions appellent T. Hammarberg à faire en sorte qu’en Russie ne se forme pas l’opinion comme quoi la Conseil de l’Europe est une organisation prête à soutenir des actions «contraires aux convictions religieuses des habitants croyants de la Russie et qui bafouent leurs consciences».
Michel Janva (merci à CL)
Addendum 11h40 : Moscou a interdit la tenue d’une gay-parade le WE du 1er mai (merci à Bogomir).
Des soixante-huitards pères Fouettard
Extrait de l’éditorial d’Olivier Pichon dans Monde & Vie :
"Curieuse époque où l’Etat s’affaiblit, renonce à exercer ses prérogatives répressives et se couche devant la rue, mais prétend à une sévère omnipotence jusque dans l’assiette de ses administrés. […] Que ne ferait-on pas pour sauver l’emploi dans l’automobile tout en promettant les pires châtiments à ceux qui en font l’usage qu’elle permet ? […] Et voilà maintenant que les députés votent une loi contre tout ce qui pourrait inciter… à l’anorexie. En revanche, une orientation sexuelle contre nature ne saurait être jugée sous peine de condamnation. […]
Tous les jours les médias et les politiques disent Le Bien, leur bien […]. Nous savons quant à nous ce qu’elle vaut, leur morale, mais pourquoi diable ceux, qui il y a quarante ans ne voulaient ni Dieu ni maître, s’érigent-ils en père la morale ? […] Ainsi l’Etat s’affaire dans ce qui n’est pas son domaine et déserte ce qui relève de ses attributions. Ses attaques contre la carte de famille nombreuse et les allocations familiales en sont la forme la plus visible, mais la famille qui lui fait faire tant d’économies publiques, il la dédaigne quand il ne la combat pas. Lorsque le président Sarkozy s’avise que l’opinion est hostile à ce que l’on porte atteinte aux avantages familiaux, rétablit la carte SNCF, il a aussitôt besoin de s’en justifier en prétendant étendre cet avantage aux moins favorisés. Volontairement ou non, il commet cette grossière erreur de confondre politique familiale et politique sociale, dans le premier cas l’enfant est aidé parce qu’il est désiré pour l’avenir de la société, dans le deuxième cas, il s’agit d’exercer une justice distributive, confusion foncièrement de gauche. Que l’Etat cesse donc de nous materner (Big Mother), qu’il cesse aussi de jouer les Big Brother (la Halde), il n’est ni père ni mère ! Et si, père de famille il y a, qu’il le montre dans son mode de gestion budgétaire ; là aussi point n’est besoin de démontrer qu’il a tout faux."
Des droits de l’homme ‘fondamentaux’ et ‘relatifs’
"Le dernier Conseil des ministres [du 9 avril] a donné lieu à une proposition pour le moins surprenante. Le Premier Ministre a présenté un décret instituant un comité de réflexion (encore un) sur le Préambule de la constitution. […] Extrait du communiqué : « Alors que le contexte global dans lequel évolue la société française a profondément changé depuis 1958, notre pays n’a guère actualisé la liste de ses valeurs fondamentales depuis cette date. Le comité est donc chargé d’étudier s’il y a lieu de compléter les droits fondamentaux garantis par la Constitution et, dans l’affirmative, de rechercher quels pourraient être les principes nouveaux ». […]
La confusion des esprits est donc à son comble. Qu’est-ce que les droits fondamentaux, les fameux droits de l’homme ? Ce sont des droits qui découlent de la nature humaine, ceux que l’on appelle des droits naturels, liés à la dignité de la personne humaine. Ces droits ne sont pas créés par l’homme, encore moins par la loi, car ils préexistent à toute création étatique, étant par définition « naturels ». […] La seule question est de savoir comment mieux les faire respecter et c’est là que se situe le rôle d’une véritable Cour suprême, réellement indépendante, dont notre Conseil constitutionnel n’est qu’une pâle copie.
Cette conception simple et claire a été polluée par l’apparition d’une « deuxième génération » de droits de l’homme, les droits créances sociales : la société (c’est à dire l’Etat) doit garantir à chaque homme le travail, la santé ; l’enseignement, le logement ; etc. […] L’incohérence de cette deuxième génération est évidente : les droits de l’homme et du citoyen ont été proclamés pour affirmer la liberté des individus face à l’Etat […] tandis que les droits sociaux mettent les individus et les citoyens sous la dépendance de l’Etat qui doit leur prodiguer un certain nombre de bienfaits et qui devient la Providence. […]
Le terme même de « valeurs fondamentales », évoqué en conseil des ministres, montre bien cette confusion : les droits fondamentaux ne sont pas de simples valeurs à actualiser, encore moins cotées à la bourse d’une moralité fluctuante : ce sont des droits intangibles. Ajoutons enfin que confier la présidence de ce comité des droits fondamentaux à Simone VEIL, quel que soit le respect qu’on puisse lui porter, n’est pas le signal le plus encourageant, compte tenu notamment de sa conception discutable du droit à la vie, exprimée dans la loi qui porte son nom."
C’est ainsi que le droit fondamental à la vie devient le droit fondamental à disposer de son corps (et de l’enfant qui y grandit) : ainsi va la relativité de la vie.
Immigration : pas de prime à l’illégalité
De Brice Hortefeux dans Le Figaro :
"Comment des patrons ou des syndicats peuvent-ils me demander de donner une prime à l’illégalité ? Dois-je laisser sur le bord de la route des étrangers qui ont fait l’effort d’entrer légalement sur le territoire, de satisfaire au parcours d’intégration ? Faut-il sacrifier leurs enfants nés ici ? Lorsque je regarde les chiffres, je constate que si le taux de chômage est désormais passé sous la barre des 8 %, celui des étrangers en situation légale est encore supérieur à 20 %. En Seine-Saint-Denis, département concerné par les demandes de régularisations, sur 65 000 inscrits à l’ANPE, 21 000 sont des étrangers en situation régulière…"
De son côté, le FN organise un rassemblement contre les patrons-négriers, demain vendredi à 18h30 devant le siège de l’UMIH (Union des Métiers et des Industries de l’Hotellerie), 22 rue d’Anjou – Paris VIII.
Addendum 16h30 : Le MNR apporte son soutien au rassemblement organisé par le Front national et invite ses adhérents et sympathisants à y participer. Nicolas Bay, secrétaire général du MNR, y sera présent aux côtés de plusieurs membres du bureau national du mouvement.
Le rôle des services catholiques de santé
Il a été défini par le père Aurelio Mozzetta lors d’une table-ronde organisée par le Conseil pontifical pour la pastorale des services de la santé : préserver son identité, la conception de l’homme et apporter la valeur ajoutée du christianisme.
"[offrir] un service religieux ponctuel et minutieux ; d’offrir aux malades une attention et une qualité d’accueil, conforme à une ‘philosophie chrétienne’ explicite de la santé […]
Nous ne voulons pas être assimilés à ceux qui font de la santé une marchandise : à parité de prestations, objet de libre concurrence, les services de santé catholique doivent se caractériser par la vision qu’ils ont de l’homme et de l’homme malade […]
[D]ans le respect de la liberté religieuse et de la liberté de pensée, personne ne saurait nous demander de renoncer à notre conception de l’homme et de Dieu, ni de contredire notre identité ecclésiale, ni d’exercer des avortements ou de pratiquer l’euthanasie".
La défense française sous influence étrangère
Dans une lettre-ouverte à Nicolas Sarkozy, 6 fédérations syndicales représentant le personnel civil de la Défense soulignent qu’
"un tiers des effectifs de personnels civils serait supprimé avec le triptyque RGPP (révision générale des politiques publiques), Livre Blanc (sur la fonction publique) et loi de programmation militaire".
Et ce alors que les personnels en question ont
"déjà payé un lourd tribut aux restructurations permanentes, avec une réduction des effectifs de 50% en une quinzaine d’années".
Les auteurs de cette lettre ouverte, "soutenus secrètement par un très grand nombre de personnels militaires mais qui sont dépourvus du droit syndical", relèvent que
"les orientations et les choix qui se dessinent et qui pourraient être annoncés aux personnels et à l’opinion publique le 19 juin, aboutiraient à anéantir les capacités industrielles et de soutien d’une Défense Nationale qui n’en serait plus une […] La réforme de la carte militaire va contraindre la France à passer d’une démocratie républicaine possédant des valeurs fortes avec des fonctions régaliennes à un Etat dépendant trop souvent des lobbies industriels dont les secteurs sensibles peuvent passer sous dominance étrangère par le biais de fusions capitalistiques non maîtrisées […] si les mots ont un sens, cela signifie que les personnels du Ministère de la Défense accusent tout bonnement, entre les lignes, le chef de l’Etat de se rendre coupable de haute trahison au profit d’intérêts étrangers".
La Constitution européenne avance
Le Parlement portugais a ratifié le traité européen de Lisbonne. Le traité doit encore être promulgué par le chef de l’État, le président Anibal Cavaco Silva.
MJ
Tibet : l’arbre qui cache la forêt
E-deo nous informe que le 20 avril, à Saixi dans le Yunnan, la police a tiré sur un groupe de 100 agriculteurs qui défendaient leur terre contre l’appropriation étatique en faveur d’une compagnie minière. Au moins un paysan a été tué, cinq sérieusement blessés, une vingtaine battus, plusieurs dizaines arrêtés pour être interrogés.
Entre le 9 et le 13 avril, à Longqiao dans la province de Hainan, la police a lancé du gaz lacrymogène et a chargé contre 6 000 habitants qui protestaient contre la confiscation de 7000 hectares par le gouvernement local, pour créer des terrains de golf ! La police a blessé au moins 300 paysans et interdit aux journalistes d’interroger les habitants.
Pas de barrière à l’entrée de la Turquie dans l’UE
Le projet de réforme de la Constitution présenté aujourd’hui supprime l’obligation d’un référendum pour ratifier l’adhésion d’un nouveau membre de l’Union européenne. Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a indiqué :
"Nous pensons que ce verrou n’a pas véritablement de sens".
Le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet, a affirmé que cette modification réglait "une question de crédibilité" :
"Comment voulez-vous négocier si au terme des négociations vous dites (…): +J’ai négocié avec vous pendant deux ans, mais je n’y peux rien, ce n’est pas moi qui prendrai la décision et je m’en remettrai à un référendum+ ? Vous n’êtes plus crédible dans le cadre de négociations européennes".
Solution simple : faire un référendum tout de suite. Car on voit mal l’UE refuser l’adhésion après des années de négociations.
Un Comité parlementaire de vigilance contre l’adhésion de la Turquie à l’UE rassemble 75 députés français sous la présidence de l’UMP Richard Mallié (député pour l’extension de l’ouverture des magasins le dimanche).
Le président slovène a prôné devant les eurodéputés la poursuite des négociations d’adhésion avec la Turquie, estimant qu’aucun pays ne doit être écarté de l’élargissement sur la base de "préjugés culturels". Pourquoi ne pas commencer à négocier avec la Chine, l’Arabie ou l’Afrique du sud ?
Les handicapés veulent être rassurés : la société veut-elle les protéger ?
Le Collectif contre l’Handiphobie, par la voix d’un couple de parents d’enfants handicapés, a réagi à l’acquittement de Lydie Debaine :
"Le Collectif des Parents contre l’Handiphobie tient à exprimer son inquiétude et même son angoisse face aux doutes que les applaudissements à l’annonce de l’acquittement de Mme Debaine distillent dans notre société. Sans vouloir peser davantage sur les épaules de cette mère, nous regrettons que cet acquittement lance un message ambivalent dans un contexte où les personnes lourdement handicapées et dépendantes ont besoin d’être rassurées sur les intentions de la société à leur égard. Cette décision enfonce chacun dans sa part d’ombre. Un sursaut est nécessaire pour ne pas glisser dans la confusion.
Derrière le drame de cette femme et de sa fille c’est la société tout entière qui ne leur a pas porté suffisamment secours qui doit se remettre en question. Nous parents d’enfants handicapés, nous avons besoin d’un message fort de la société qui nous rappelle que toute vie, même affaiblie, a du prix à ses yeux.
Nous, parents d’enfants handicapés, comprenons d’expérience qu’elle ait pu perdre pied, mais nous avons besoin d’être sûrs que ce geste n’est pas une solution, ne doit pas en être une. Les personnes handicapées ont besoin d’être sûres que leur vie est autant protégée que celle d’une personne en bonne santé. Nos enfants handicapés ont besoin de vivre dans un climat de sécurité, de protection, et de respect."
Bonnes nouvelles pour la vie en Italie
Un rapport du ministère italien de la Santé indique que près de 70% des gynécologues italiens refusent de pratiquer des avortements. Entre 2003 et 2007, le nombre de gynécologues refusant de pratiquer les IVG est passé de 58,7% à 69,2%. Du côté des anesthésistes, le taux de refus est passé de 45,7% à 50,4%. Quant aux avortements, leur nombre est en baisse : entre 2006 et 2007, ils sont passées de 131 018 à 127 038, soit un recul de 3%.
MJ
Permis de tuer par amour : une violence inouïe
Philippe de Lachapelle directeur de l’Office chrétien des personnes handicapées (OCH), estime que l’acquittement de Lydie Debaine constitue une "violence inouïe" :
"L’acquittement de Lydie Debaine, cette maman qui a tué sa fille Anne-Marie atteinte d’un grave handicap, est dramatique. […] Cette décision renforce une idée qui chemine de plus en plus dans les esprits : « le permis de tuer par amour » la personne malade ou handicapée. Après le non lieu dont a bénéficié Marie Humbert, un pas dramatique vient d’être franchi par cette décision qui fera jurisprudence : le meurtre par amour devient un acte juste.
Après Nicolas Perruche, Vincent Humbert, Chantal Sébire, le message continue d’être martelé : la vie d’une personne gravement malade ou handicapée est un non sens. Il vaudrait mieux qu’elle ne soit pas née. Il vaudrait mieux qu’elle ne vive pas. L’aimer vraiment, c’est mettre fin à sa vie. Par compassion ! Quelle violence ! Violence de laisser entendre aussi explicitement à toutes les Anne-Marie que leur vie est sans valeur, et que leurs proches pourraient leur donner la mort par amour. […]
Oui, par cette décision de justice, la société a fait plus que justifier un acte coupable, indépendamment de la compréhension que l’on peut avoir de son auteur. Elle risque d’ouvrir la porte à toutes les dérives à venir, puisqu’elle a justifié que la personne gravement malade ou handicapée soit éliminée, alors que le seul devoir est de l’accompagner."
Espérons que l’appel du procureur de Versailles amènera la justice à se corriger.
La Mecque arnaque les pèlerins
Plus de 4.000 pèlerins français vont déposer une plainte collective contre X pour "vols", "escroqueries" ou "abus de confiance" dans l’organisation de leur pèlerinage à La Mecque. A l’occasion du dernier pèlerinage à la Mecque fin décembre, qui a rassemblé plus de 30.000 fidèles français, 11.500 se sont déclarés "victimes d’arnaque" dans l’organisation du voyage et les deux tiers "très insatisfaits".
Et le scandale ne s’arrête pas là : ces pèlerins se seraient fait abuser par une pseudo-religion, instituée par un prophète pour le moins étrange…
Education : comprendre le décervelage et y remédier
Elisabeth Nuyts sera ce soir sur Radio Courtoisie, de 19h30 à 21h00, invitée de L’émission de la Réplique (Bernard Antony, Cécile Montmirail et Jeanne Smits). Elle est l’auteur de L’école des illusionnistes (en voici un extrait). Non seulement elle pose un diagnostic complet et lucide sur le "décervelage" des jeunes, mais elle propose des moyens simples et concrets pour éviter ou réparer les dégâts. "Dyslexie", "dyscalculie", "manque de mémoire", "défaut de concentration" : combien d’enfants en sont frappés ? Ils sont victimes d’une injustice, d’une agression majeures puisque l’école, au lieu d’ouvrir leur intelligence, la déforme souvent. Une citation de son ouvrage :
"Les hommes de lettres … ont toujours fait trembler les pays totalitaires. Dans un pays dont on écarte les poètes, les écrivains, les historiens et les philosophes, il est évident qu’on n’aura pas besoin de censure. D’ailleurs, à quoi servirait la censure, si plus personne n’aime lire, parce que la lecture ainsi proposée est totalement inintéressante, et si plus personne ne mémorise ce qu’il a lu parce que la visualisation est éphémère ? La pédagogie nouvelle est en train de transformer à notre insu l’Occidental dont la force reposait sur l’analyse. Le faisant basculer sur son cerveau analogique, elle le rend manipulable à souhait […] Toute société non suicidaire choisit en principe une pédagogie capable de construire des hommes qui assurent sa pérennité. Notre société occidentale dont l’économie est basée sur la libre entreprise, a besoin d’une élite analytique pour survivre. Si donc nous voulons conserver ce type de société, il faut impérativement construire le raisonnement analytique de nos enfants".
Michel Janva (merci à JS)
La fausse bonne conscience de la droite
Laurent Dandrieu n’a pas aimé Césaire :
"C’est donc bien son versant politique, son engagement communiste, sa dénonciation de la France comme puissance coloniale et raciste, son assimilation de l’œuvre occidentale dans les colonies au nazisme, qui lui valent cet hommage national. Et de voir, parmi les dirigeants politiques de toutes obédiences, ceux de la droite aller, toutes affaires cessantes, rendre hommage aux valeurs de celui qui a toujours combattu les leurs. La mort efface tout, bien sûr, et renvoie justement les querelles politiques à un légitime oubli, et je n’entends pas ici attenter à la mémoire de Césaire, qui était très certainement un homme de haute culture et tout ce qu’il y a d’estimable. Mais cela n’en fait pas la grande conscience de notre temps que tout le monde – droite comprise – a dit. Et la mort n’efface pas le ridicule de cette droite toujours à la remorque des idées, des héros, des valeurs, des émotions des autres. Une droite qui aime Césaire parce qu’il le faut, non parce qu’elle le veut. Une droite décidément introuvable."
MJ
Référendum irlandais : les arguments en faveur du oui
Et bien il n’y en a pas ! Alors on remplace les arguments par autre chose.
MJ
Pour Pierre Lellouche la coupe est pleine
Le député UMP de Paris Pierre Lellouche a critiqué Bernard Kouchner et Rama Yade, estimant qu’en matière de politique étrangère,
"l’ouverture a atteint ses limites. Quand je vois M. Kouchner, ses sept voyages au Liban et puis le statu quo, les Libanais attendent toujours un président depuis 5 mois, quand je vois les voyages répétés autour du Darfour où il ne se passe rien, quand j’entends Mme Rama Yade annoncer trois conditions (pour) le président de la République pour la participation aux Jeux et puis (…) qu’on envoie trois émissaires [en Chine], je me dis que dans tout ça il y a un défaut de lisibilité. Dans l’exécution (…) les musiciens ne sont peut-être pas nécessairement à la hauteur de l’exercice".
Il s’en est également pris à Hervé Morin, qui estimait qu’il n’y aurait peut-être pas assez d’argent pour financer le deuxième porte-avions.
"Je n’accepterai pas, pour des arguments comptables à courte vue, qu’on sacrifie cet outil".
Un nouveau département d’Outre-Mer ?
M’Hamadi Abdou, vice-président du Conseil général de Mayotte, a affirmé vendredi, lors du vote à l’unanimité du Conseil général sur le changement de statut de l’île, que les Mahorais souhaitent le changement de son statut en département d’outre-mer. À la tête d’une délégation mahoraise pour préparer le passage du statut particulier de « collectivité départementale » à celui de département d’outre-mer, il est reçu aujourd’hui par le conseiller pour l’outre-mer de Nicolas Sarkozy, Olivier Biancarelli. Il demandera la tenue d’un référendum local dans un délai d’un an afin que la départementalisation se fasse dans les plus brefs délais.
Mayotte, la seule île de l’archipel des Comores à avoir voté pour son rattachement à la France en 1974, dispose actuellement d’un conseil général, d’une administration décentralisée et le droit commun français est y applicable. Les conséquences de son changement de statut seront surtout financières, avec l’introduction du Smic et avec l’application du système de retraite de la métropole, l’instauration du RMI. Ce changement risque de faire affluer une nouvelle vague d’immigration clandestine en provenance des îles comoriennes voisines. À Mayotte, plus d’un quart des habitants sont comoriens. A moins d’appliquer cette idée que Christian Estrosi a levée en février : abroger le droit du sol.




