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Guide des célébrations liturgiques pour la visite du Pape

Le Vatican a préparé un Missel pour le voyage apostolique de Benoît XVI en France (format pdf, 192 pages). On note que, lors des messes de dimanche et lundi, le canon sera prononcé entièrement en latin. Samedi, à Paris, au début de la messe célébrée en la fête de Saint Jean Chrysostome, évêque et docteur de l’Eglise, Benoît XVI affirmera :

"Aujourd’hui, l’Eglise fête Saint Jean Chrysostome, lumière de l’Orient, prédicateur passionné de la Parole de Dieu, qui a manifesté une profonde vénération pour l’Eucharistie, vénération nourrie à travers la célébration de la Divine Liturgie. Le mystère de la liturgie en effet, nous place entre la vie terrestre et les réalités célestes ; c’est pourquoi le Pasteur de Constantinople invitait ses fidèles à s’y préparer et à découvrir sans cesse que la Table du Seigneur est le lieu privilégié où nous vivons la Charité."

Par la suite, l’intégralité des 11 discours prononcés par le Pape sera visible sur cette page.

Michel Janva

Un colloque pro-mort avec notre argent

De Jeanne Smits dans Présent :

"Le Mouvement français pour le Planning familial (MFPF) organise, les 19 et 20 septembre prochains, un colloque européen sur le thème Droit à l’avortement : quels enjeux pour les femmes en Europe ? Jusque-là, rien d’étonnant. Qu’une association adhérente de la Fédération internationale du Planning familial (IPPF), plus importante pourvoyeuse mondiale d’avortements, milite pour toujours plus d’« IVG » légales, c’est scandaleux et tragique, mais conforme à ses statuts et à sa pratique. Que la CADAC (Coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception) et l’ANCIC (Association nationale des centres d’interruption de grossesse et de contraception) soient partenaires de l’événement, rien de plus naturel, hélas. […]

Mais le colloque bénéficie également du soutien de l’Etat et des collectivités territoriales. La région Ile-de-France. La mairie de Paris, bien sûr. La Mutualité française, dont le président, Jean-Pierre Davant, fils d’instituteur communiste, ouvrira solennellement le colloque qui d’ailleurs aura lieu à la Maison de la Mutualité. La Mutualité française fédère la quasi-totalité des mutuelles de santé françaises soit, indirectement, 38 millions de personnes, toutes embarquées malgré elles dans cette initiative mortelle.

Plus symboliquement encore, le colloque bénéficie du « label Présidence de l’Union » : il trouve tout naturellement sa place parmi la longue liste de manifestations européennes officiellement annoncées sur le site ad hoc… Merci, président Sarkozy ! C’est donc avec l’aide, les encouragements et plus encore la complicité des pouvoirs publics que l’on réfléchira à la manière de faire de l’avortement dans l’Union un droit pour tous… pardon, toutes. […] Parmi les intervenants, on note l’inévitable présence d’Elfriede Hart, membre de « Catholics for a Free Choice » (les catholiques pour l’avortement…), et d’une représentante du Bureau pour l’Europe pour l’Organisation mondiale de la santé. […] Si je vous dis que Roselyne Bachelot, ministre de la santé, se déplacera en personne pour clore le colloque, vous comprendrez que l’infernale boucle sera bouclée."

Michel Janva

Le laboratoire du XIXe : un résultat des idéologies

De Bernard Antony :

"Les incidents et même les agressions se multiplient à Paris dans le XIXème arrondissement où l’importante population juive (30 à 40.000 personnes) est de plus en plus en butte à l’hostilité de la plus importante encore population maghrébine et africaine, le plus souvent musulmane. Par un effet de mimétisme politique, la rivalité entre Israéliens et Palestiniens est ainsi transposée au cœur de la France entre des communautés sur la base de leur appartenance que l’on dira, faute de meilleur mot, civilisationnelle.

Les Juifs de ce quartier éprouvent ainsi les conséquences de la politique de l’immigrationnisme et de l’idéologie de l’antiracisme véhiculées par beaucoup « d’intellectuels » et militants juifs de gauche comme d’ailleurs par nombre de chrétiens de même orientation.
Mais que fait donc S.O.S. Racisme ? Que font donc le M.R.A.P. et la LICRA ? La vérité c’est qu’ils se haïssent et s’épient. Que fait donc la Halde alors que se développe une situation de discrimination réciproque établissant un apartheid de fait ? Dans quelle boucherie hallal trouvera-t’on un apprenti juif ? Dans quelle charcuterie cacher trouvera-t’on un ouvrier musulman ? Alors continuera-t’on à pratiquer de ridicules contrôles dits de testing en suspicion de braves Français bretons, corses ou auvergnats qui aiment bien travailler plutôt avec leurs voisins et leurs cousins ?

Enfin, et plus gravement, s’avisera-t’on de ne pas voir l’islamisation jihadiste qui se développe dans la mouvance de certaines mosquées ?"

MJ

François Bayrou, laïciste forcené

Ce post de 2005 avait fait réagir personnellement l’intéressé, qui m’avait écrit. Aujourd’hui, François Bayrou, n’a pas renié son laïcisme fou. Il a déclaré

"Accueillir le pape à la descente d’avion, je trouve cela normal. Il y a des gestes qui sont des gestes de courtoisie et que je ne trouve pas ‘mélange des genres’, mais je suis moins fana du passage de Benoît XVI à l’Elysée. J’ai une idée assez simple qu’il ne faut pas mélanger l’Etat et la religion. Pour moi, le pape, c’est le chef d’une religion, pas le chef d’un Etat. C’est une fiction de le regarder comme un chef d’Etat. Je suis moins enthousiaste de cet aspect officiel de la visite".

Et non : Benoît XVI est aussi chef d’Etat, celui de la Cité du Vatican. Pour la visite du Dalaï-lama, François Bayrou n’a pas fait toutes ces distinctions subtiles. Le président du Modem ne sera pas présent dans les cérémonies officielles de Paris mais il ira par contre à Lourdes.

"Je suis un défenseur de la laïcité et je suis chrétien. Ce que nous faisons de l’ordre du symbole, on doit le peser avec beaucoup de sensibilité".

Bertrand Delanoë verra Benoît XVI à l’Elysée et au collège des Bernardins, mais pas aux cérémonies religieuses.

Michel Janva

Pour le Cal Tauran, il faut remettre les pendules à l’heure

Le cardinal français Jean-Louis Tauran, ancien Secrétaire pour les Relations du Saint-Siège avec les États sous Jean-Paul II et aujourd’hui en charge du dialogue avec les autres religions, l’affirme : le voyage de Benoît XVI pourrait être l’occasion «de remettre les pendules à l’heure» avec une fille aînée de l’Eglise un peu trop émancipée.

Le discours que Nicolas Sarkozy fit au Latran, à Rome, en décembre, sur l’importance des religions dans la sphère publique, avait ouvert au Saint-Siège de grands espoirs de voir une « laïcité à la Française » plus ouverte à l’Église catholique. Mais pour le moment, les actes n’ont pas suivi les mots. Benoît XVI pourrait bien demander de quoi il en retourne à un Président français.

Le Cal Vingt-Trois indique que la rencontre entre Benoît XVI et les évêques à Loudres

"a été un souhait explicite du pape […]. Le pape devrait dire un certain nombre de choses".

A Rome, la perception de l’Eglise qui est en France est plutôt négative. «La France est-elle enfin sortie du purgatoire ? », titrait un journal après la venue du président Sarkozy à Rome. Purgatoire, le mot est caractéristique de la vision très sombre que portent les responsables de la Curie romaine sur la situation de l’Église catholique de France. Certains parlent même "d’effondrement". Pour le cardinal Paul Poupard

"L’aspect négatif l’emporte encore largement sur le positif".

Comme le dit un responsable de la Secrétairerie d’État,

"pour la France, on ne peut masquer les problèmes et les difficultés, tant ils sont massifs".

Les chiffres sont mauvais : taux de pratique régulière à 8 %, baisse vertigineuse des vocations, disparition de la culture chrétienne… Paroisses sans prêtre, manque de séminaristes, extinction de congrégations… Au Séminaire français de Rome, les spiritains qui le géraient jusqu’ici déclarent forfait, faute de moyens. De même, le dernier Français élève de l’Académie pontificale – qui forme les hauts diplomates du Saint-Siège – est sorti l’an dernier. Dans quelques années, il n’y aura plus aucun Français dans les nonciatures. Cette année, aucun nouveau prêtre n’est venu se former dans les universités pontificales, signe que les évêques hésitent de plus en plus à envoyer à Rome des prêtres devenus rares. Pour les mêmes raisons, les Français sont de moins en moins représentés au sein de la Curie.

Michel Janva

Le christianisme : la seule religion dont on peut se moquer

Michel Onfray est interrogé à propos du nouveau journal créé par Siné, le dessinateur exclu de Charlie Hebdo :

"Critiquez l’islam ou le judaïsme et vous êtes islamophobe ou antisémite. Bien sûr, vous pouvez critiquer le christianisme, mais vous tirez sur une ambulance."

MJ

Jean-Marie Le Pen souhaite passer la main à sa fille

Le président du Front National est interrogé dans Valeurs Actuelles :

"76 % des sympathisants FN disent souhaiter que votre fille Marine vous succède le jour venu, loin devant Bruno Gollnisch (14 %) et Carl Lang (7 %). Ce résultat vous surprend-il ?

Non. Je l’explique par la popularité et la visibilité des uns et des autres.

Les amis de Bruno Gollnisch expliquent son retard par sa moindre présence médiatique…

Cela tient aussi à sa personnalité. Bruno Gollnisch est là depuis trente ans. S’il ne s’est pas mis en avant, c’est peut-être aussi un élément de sa personnalité, qui par d’autres côtés est riche et attachante.

Marine Le Pen vous paraît-elle donc la mieux placée pour vous succéder ?

Étant en responsabilité pour encore au moins deux ans, la question pour l’heure ne se pose pas. Mais c’est ce que dit votre sondage…

Mais ce n’est pas ce que vous souhaitez ?

Non."

C’est aussi ce que vous pensez ?

J’ai vu que Bruno Gollnisch avait annoncé qu’il se présenterait en cas d’élection à la présidence du parti, c’est tout à fait son droit. Ce sera aux militants de décider. Marine n’est pas populaire que sur son nom. Il y a sa personnalité,son charisme. Elle est sympathique et passe très bien dans les médias.

Par-delà leurs différences de personnalité, y a-t-il deux lignes au FN, l’une incarnée par votre fille Marine, l’autre par Bruno Gollnisch ?

Même si Marine est plus “nationale-populaire”, comme je le suis, je parlerai surtout d’une différence de génération. Nous sommes, Bruno Gollnisch et moi, d’une génération qui a vécu un certain nombre d’événements et qui a une vue des choses qui,parfois, n’est pas celle des jeunes générations. À tort peut-être, mais c’est ainsi. Marine est plus proche, forcément, des préoccupations des gens. C’est une jeune mère de famille. Moi, je suis un grandpère. Bruno commence à l’être. Marine, ses enfants ont 10 ans…

Elle incarne donc davantage l’avenir?

Oui, forcément. Si la prochaine élection présidentielle a lieu en son temps,Marine aura 43 ans,Bruno 62 ans et moi 83 ans. Il faudrait des circonstances exceptionnelles pour que je sois candidat à nouveau.

MJ

La femme enceinte est protégée mais pas le foetus

C’est le constat du Pr Christian Brunet, directeur du laboratoire de biomécanique appliquée à l’Université de la Méditerranée. En voiture, en cas de choc, lors d’une décélération violente, le foetus pourrait subir des lésions graves de la tête et du cou. Sans demander le non port de la ceinture, le professeur insiste sur la nécessité de "la porter le plus bas possible" :

"La femme enceinte est protégée (…) c’est le foetus qui ne l’est pas".

Le Pr Brunet suggère aux constructeurs de mettre au point une ceinture dont la structure soit plus élastique, le diamètre plus large, et qui puisse être appliquée à différents endroits du corps à l’image des harnais des pilotes de Formule1.

Nous proposons aussi de supprimer les lois sur l’avortement car nous constatons qu’elles ne protègent pas non plus le foetus…

Michel Janva (merci à BM)

L’islamisme en France : des prisons au terrorisme

Les services antiterroristes ont interpellé 55 islamistes en France depuis le début de l’année et s’intéressent à de jeunes djihadistes partis pour l’Afghanistan. Michèle Alliot-Marie réagit :

"des Français se rendent aujourd’hui dans la zone pakistano-afghane pour y recevoir enseignement et entraînement. […] nous sommes également intervenus à plusieurs reprises au cours de l’année pour mettre fin à l’existence de groupuscules en lien avec al-Qaida au Maghreb islamique sur notre propre territoire. Ainsi des membres présumés d’un groupe terroriste d’Asie centrale ont été récemment arrêtés à Mulhouse, alors qu’ils envoyaient de l’argent et du matériel pour le djihad. À Toulouse et dans l’est de la France, des extrémistes ont été interpellés alors qu’ils soutenaient des entraînements paramilitaires. […] 89 activistes islamistes ont été interpellés en France en 2007. […]

Les prisons françaises sont un lieu de recrutement privilégié pour les islamistes […] Certains quartiers sensibles dans nos banlieues restent également des cibles de choix pour les activistes salafistes. Les jeunes sont ensuite envoyés en formation théologique en terre d’islam, pris en charge dans des écoles coraniques, comme les madrasas du Pakistan, d’Égypte ou du Yémen. […]

Ce qui se passe sur Internet nous mobilise de plus en plus. Les groupes communiquent entre eux par ce biais. […] Par ailleurs, il est essentiel d’intensifier le contrôle aux frontières pour repérer les réseaux ou les terroristes qui tentent de pénétrer dans notre pays. […] Je me souviens d’avoir fait supprimer une étape du Paris-Dakar au Mali car je disposais d’informations concernant une menace très précise […] j’ai observé des changements dans la structure d’al-Qaida. D’une organisation centralisée, on est passé à une myriade de réseaux autonomes, puis ces dernières années à des regroupements autour de mouvements comme l’ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat algérien, rebaptisé al-Qaida au Maghreb islamique."

Michel Janva


La perception de Benoît XVI en France

53% des Français et 65% des catholiques disent avoir une "bonne opinion" du pape, selon un sondage réalisé par le CSA. Seulement 25% des Français et 19% des catholiques ont une "mauvaise opinion" du pape. Par ailleurs, 76% des Français perçoivent Benoît XVI comme "conservateur", 57% estiment qu’il "représente bien les catholiques", 45% le trouvent "proche des jeunes", et 29% le qualifient de "moderne".

MJ

Vers l’union des droites ?

Nicolas Bay, secrétaire général du MNR, est officiellement invité par Jean-Marie Le Pen, à l’université d’été du Front national qui aura lieu à Evian les 13 et 14 septembre. Le MNR estime que

"Cette invitation témoigne d’une amélioration notable, réelle et concrète des relations entre le FN et le MNR et constitue, à ce titre, une étape importante vers le rassemblement de la droite nationale."

Michel Janva

La catholicisme est consubstantiel à la France

Membre du bureau exécutif du Front national, Maître Wallerand de Saint-Just, avocat au barreau de Paris, est l’un des six vice-présidents du FN. Il est interrogé par Minute à propos du procès interrompu pour cause de ramadan :

"Très souvent, au fil de ma carrière, j’ai vu des procès interrompus le vendredi à 17 heures, car un avocat et son client, tous deux de confession israélite, excipant du shabbat, parvenaient à renvoyer un procès à plus tard. J’ai vu aussi des refus de respecter le shabbat, et j’ai toujours vu des refus de respecter le Vendredi saint ! […] Cela me conforte dans l’idée que la religion catholique est bien plus adaptée à nos sociétés européennes que les deux autres religions du Livre, lesquelles peinent parfois – voire souvent – à faire le nécessaire distinguo entre sphères spirituelles et temporelles, surtout devant les tribunaux ! Mais il est vrai que le catholicisme est consubstantiel à la nation française, ce qui n’est pas exactement le cas de l’islam et du judaïsme."

Michel Janva

La France avait refusé l’asile politique à Soljenitsyne

Lu dans Minute :

"Valéry Giscard d’Estaing, alors qu’il était président de la République, a-t-il refusé l’asile politique en France à Alexandre Soljenitsyne ? C’est ce qu’affirme Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France et ami du dissident russe récemment disparu, dans un entretien au mensuel « Le Choc du mois » : « Soljenitsyne m’a confié que, dans les années 1970, la France lui avait refusé l’asile ! Nous aurions pu accueillir l’un des géants du XXe siècle, et le président Giscard lui avait fait dire par son ministre de l’Intérieur, Michel Poniatowski, qu’il craignait un incident diplomatique avec l’Union soviétique ! » « Ponia », disparu en 2002, n’est plus là pour s’en expliquer ; Giscard, si."

MJ

Message de Benoît XVI à la France

Benoît XVI a envoyé un message aux Français à la veille de son premier voyage pastoral en France :

"Je tiens à adresser mon cordial salut au peuple français et à tous les habitants de cette nation bien-aimée. Je viens chez vous en messager de paix et de fraternité. Votre pays ne m’est pas inconnu. A plusieurs reprises j’ai eu la joie de m’y rendre et d’apprécier sa généreuse tradition d’accueil et de tolérance, ainsi que la solidité de sa foi chrétienne comme sa haute culture humaine et spirituelle.

Cette fois, l’occasion de ma venue est la célébration du cent cinquantième anniversaire des apparitions de la Vierge Marie à Lourdes. Après avoir visité Paris, ce sera une grande joie pour moi de m’unir à la foule des pèlerins qui viennent suivre les étapes du chemin du Jubilé, à la suite de sainte Bernadette, jusqu’à la grotte de Massabielle. Ma prière se fera intense aux pieds de Notre Dame aux intentions de toute l’Eglise, particulièrement pour les malades, les personnes les plus délaissées, mais aussi pour la paix dans le monde. Que Marie soit pour vous tous, et particulièrement pour les jeunes, la Mère toujours disponible aux besoins de ses enfants, une lumière d’espérance qui éclaire et guide vos chemins!".

Invoquant la maternelle protection de Marie, le Saint-Père conclut son message à la France par une invitation à s’unir à sa prière pour que ce voyage porte des fruits abondants.

MJ

On n’est pas apôtre par soi-même

La catéchèse de l’audience générale a été consacrée par le Pape à un point fondamental de la vie de saint Paul. Le concept paulinien d’apostolat se caractérise par trois éléments.

  • Le premier est avoir vu le Seigneur, avoir eu avec lui une rencontre déterminante pour l’orientation de sa vie… On ne se fait pas apôtre, c’est le Christ qui constitue l’apostolat. Ainsi l’apôtre est-il sans cesse contraint d’en référer au Seigneur.
  • La seconde caractéristique est d’être envoyé.

"Le mot grec Apostolos signifie envoyé, représentant. Ici encore, c’est une initiative qui nous est étrangère, qui vient de Dieu en Jésus-Christ et constitue un devoir absolu…car il s’agit d’une mission à accomplir en son nom à l’exclusion de tout intérêt personnel".

  • "L’annonce évangélique et la fondation d’Eglises en découlant" constituent le troisième point fondamental. "Apôtre ne saurait être un titre honoraire car cet état engage totalement l’existence de la personne touchée".Une caractéristique du véritable apôtre est son identification entre Evangile et évangélisateur, dont le destin est commun.

MJ

Le gouvernement à la fête de l’Huma

  • Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat chargé des Anciens combattants, sera ce week-end à la Fête de l’Humanité. Il inaugurera vendredi, au côté de Robert Hue, une exposition sur Gabriel Péri.
  • Roger Karoutchi, ministre des Relations avec le Parlement et candidat à l’investiture UMP aux régionales en Ile-de-France, sera lui aussi présent, pour une table ronde sur le Grand Paris.
  • Le porte-parole de Rachida Dati au ministère de la Justice, Pierre-Yves Bournazel, qui vient d’entrer au Conseil de Paris, a accepté l’invitation à débattre de Ian Brossat, président du groupe PC au Conseil.

Qui a dit que le communisme était mort ?

Michel Janva

Le patrimoine français à l’abandon

Rentrée bien maussade pour le monde du patrimoine historique. Les chiffres font froid dans le dos :

  • A périmètre constant, le budget de l’État consacré aux monuments historiques est passé de 380,8 millions d’euros de crédits de paiement en 2007 à 303,8 millions d’euros en 2008, soit une baisse de 20%;
  • Les crédits de l’État alloués en 2008 aux Directions régionales des affaires culturelles (DRAC) ont baissé de -20 à -40% par rapport à 2007;
  • Les communes de moins de 2000 habitants qui concentrent 65% des monuments en péril sont délaissées au profit des des grands chantiers et des grandes villes;
  • L’endettement des DRAC qui représentent deux années de crédits engagés culmine à hauteur de 600 millions d’euros. Les DRAC de Rhône-Alpes et de Bourgogne doivent renoncer à tout nouvelle commande de chantier, faute de crédit;
  • On compte aujourd’hui 41% de monuments classés en état défectueux contre 32% en 2002;
  • L’aide publique aux monuments historiques privés, soit la moitié du patrimoine historique français, ne cesse de décroitre pour toucher un plancher de 7%…

La Demeure Historique, le groupement français des entreprises de restauration de monuments historiques (GMH) et les Vieilles Maisons Françaises appellent la tenue d’une conférence sur l’avenir du patrimoine qui réunirait tous les acteurs de ce secteur. Pendant ce temps, le ministère de la Culture s’apprête une fois de plus à se réjouir du succès populaire que vont rencontrer les 20 et 21 septembre les Journée européennes du patrimoine et l’argent est gaspillé auprofit d’exposition-business.

Michel Janva

La zone euro frôle la récession

Joaquin Almunia, le commissaire en charge des Affaires économiques et monétaires, a déclaré :

"Nous devons prendre des mesures aptes à replacer nos économies sur la voie d’une croissance forte et durable, et il n’y pas beaucoup de temps à perdre"

Des mesures aptes, comme rendre la liberté monétaire aux Etats ?…

Michel Janva

Difficile, la visite du Pape en France ?

D’Henri Tincq dans Le Monde (qui a également rédigé un portrait de Benoît XVI) :

"La première visite comme pape de Benoît XVI dans l’Hexagone s’annonce difficile, parce que l’Eglise de France y est, comme on dit à Rome, au bord de l‘"effondrement". Parce que c’est en France que la pression des catholiques intégristes se fait la plus forte. Parce que ce pays reste traversé par des sursauts "laïcistes". Mais, comme pour Jean Paul II, les stéréotypes pourraient être levés, pour peu que la France apprenne à connaître ce pape intellectuel, clair, et d’une liberté déconcertante."

Il se pourrait même que Benoît XVI surprenne Henri Tincq.

Michel Janva

Corruption : un haut fonctionnaire de Bruxelles piégé

La direction générale du commerce et son commissaire, Peter Mandelson, sont ébranlés par une affaire de corruption présumée. Un des piliers de ce département, l’Allemand Fritz-Harald Wenig, s’est laissé piéger à Bruxelles par deux journalistes de l’hebdomadaire eurosceptique britannique The Sunday Times. Se faisant passer pour des lobbyistes londoniens, les deux reporters ont fait miroiter au haut fonctionnaire la promesse d’une juteuse commission, voire d’un poste grassement rémunéré, afin d’obtenir des informations pour le compte d’un pseudo-client chinois. Aucun versement n’aurait eu lieu, mais M. Wenig s’est bel et bien laissé aller à quelques confidences à la table des meilleurs restaurants bruxellois.

Le Sunday Times affirme disposer des enregistrements vidéo de trois rencontres compromettantes. D’après les conversations, M. Wenig laisse entendre, contre toutes les règles en vigueur au sein de la commission, qu’il pourrait être intéressé par les propositions financières qui lui sont faites. Devants ses interlocuteurs, il réfléchit à la meilleure façon de toucher les sommes promises après sa retraite, afin que l’affaire ne soit pas "illégale". L’ancien directeur de la politique antidumping de la commission trahit quelques secrets internes au sujet de fabricants chinois de chaussures et de bougies menacés par d’éventuelles sanctions européennes. L’Office européen de lutte anti-fraude a ouvert une enquête.

M. Wenig, qui va faire l’objet d’une procédure disciplinaire, a expliqué n’avoir transmis que des informations "semi-publiques".

Michel Janva

La Mairie de Paris répare l’injustice

On en parlait hier, c’est désormais réparé : le site de la mairie de Paris mentionne depuis aujourd’hui la visite de Benoît XVI dans la capitale.

MJ

Irlande : un oui à Lisbonne contre des compromis

Le gouvernement irlandais examine l’éventualité de renoncer à la politique de défense et de sécurité européenne afin de rendre le traité de Lisbonne plus acceptable pour le public. C’est ce que le ministre irlandais des Affaires étrangères Micheál Martin a déclaré à la presse le 7 septembre. Dublin aurait envoyé des officiels à Copenhague afin d’étudier l’expérience du Danemark, qui avait décidé de se retirer complètement de la défense de l’UE en 1992.Une source diplomatique a indiqué que si le retrait de la politique de défense est le prix à payer pour le « oui » irlandais au nouveau traité de Lisbonne, alors c’est ce qu’il faut faire.

La présidence française de l’UE a d’ores et déjà fait part de sa volonté à tenir compte d’éventuelles garanties que les Irlandais souhaiteraient voir adjointes au traité, notamment en matière de neutralité, de valeurs religieuses, d’avortement, de fiscalité ou de régimes d’aide pour certaines professions.

Une source de la Commission a déclaré que les pays de l’UE pourraient même tenter de convaincre l’Irlande de voter à nouveau en modifiant les dispositions du traité actuel concernant la réduction du nombre de commissaires. De nombreux Irlandais ont voté « non » en croyant qu’ils pourraient ainsi préserver le commissaire de leur pays. Le traité de Lisbonne envisage de réduire le nombre de commissaires de 27 à 15 d’ici 2014.

Michel Janva

Les Catalans se convertissent à l’islam

En Catalogne Sud (Est de l’Espagne), plus de 3 000 personnes d’origine chrétienne se seraient déjà converties à l’islam, selon le quotidien espagnol El Païs. Abdenour Brado, président du Conseil Islamique catalan, estime ce chiffre sous-évalué.

MJ

Sarkozy veut-il faire entrer l’Ukraine dans l’UE ?

Nicolas Sarkozy a été un peu plus loin que la déclaration des Vingt-sept pays de l’UE en reconnaissant, à l’issue du sommet UE-Ukraine qui a eu lieu hier à Paris, la « vocation européenne » de l’Ukraine, une façon d’affirmer qu’elle pourra devenir, à terme, membre de l’Union européenne.

MJ

Nous ne devons jamais être timides dans notre manière de vivre notre foi

À la veille de sa venue en France au côté de Benoît XVI, le Cardinal Bertone, secrétaire d’État du Saint-Siège a donné un entretien :

"L’Église, en France, par son enracinement historique profond dans la société, par son exigence missionnaire et intellectuelle, a toujours voulu être présente à l’ensemble des questions sociales et des lieux où les hommes vivent et travaillent : attention aux problèmes bioéthiques, à l’éducation et à la famille, à la vie dans les banlieues, à l’accueil et à l’intégration des populations immigrées, à la culture… L’Église, en France, doit demeurer fidèle à cette tradition en continuant d’embrasser par son regard et par son engagement l’ensemble des réalités humaines. L’histoire de l’Église dans votre pays présente à cet égard des visages de sainteté très divers, qui attestent de son ouverture très large et permanente aux défis du monde, en même temps que de la grande fécondité sociale de l’Évangile.

La conception française de la laïcité a longtemps eu tendance à marginaliser la foi, la cantonnant au domaine privé. De son côté, l’Église, en France, qui a pourtant l’habitude d’être en dialogue avec les autres confessions religieuses et avec les autres familles de pensée présentes dans la société française, a souvent peiné à faire comprendre qu’elle ne parle ni n’agit à la manière d’un lobby qui cherche à faire avancer ses intérêts, mais qu’elle veut contribuer, par son expression, à la recherche du bien commun. […]

Aujourd’hui, l’État est conduit à prendre en compte le fait que, malgré l’avancée de la sécularisation, beaucoup de citoyens ont une « vie spirituelle » qui a un retentissement dans la vie sociale, et qu’il n’est ni juste ni fécond que l’on veuille bâtir le bien commun en dehors de toute considération pour ce qui est, à la lumière du bon sens, une réalité sociale. Si les mots ont une signification, la laïcité positive ne constitue pas une menace pour le principe de laïcité, ni même une rupture. Cela signifie seulement que cette laïcité n’est pas aveugle et qu’elle ne méconnaît pas le fait religieux. C’est une évolution qui la rend plus saine. Il faut maintenant que cette conception de la laïcité passe peu à peu dans les faits. […] je reprendrai volontiers les mots exprimés récemment par le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux : «Nous ne devons jamais faire preuve de timidité dans notre manière de croire et de vivre notre foi.» Le dialogue interreligieux ne s’oppose ni ne se substitue au témoignage. Ce dialogue entre les grandes traditions religieuses, dont la logique profonde est celle de la charité, n’a pas pour finalité d’effacer les différences entre les croyants […] je tiens à signaler qu’un document du Conseil pontifical est en préparation pour aider et stimuler les acteurs de ce dialogue."

Michel Janva

Le discours aux Bernardins, une suite de Ratisbonne ?

Le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, le père Lombardi, présentant hier le voyage de Benoît XVI en France, a expliqué que le discours que devrait tenir le pape vendredi au monde de la culture sera particulièrement important. Benoît XVI a personnellement beaucoup travaillé dessus ; il l’a d’abord rédigé en allemand, ce qu’il fait pour les textes auxquels il attache une grande importance.

A 17h30, Benoît XVI prononcera un discours au monde de la culture au collège des Bernardins. Cette conférence s’inscrit dans un des axes pastoraux favoris du Pape : l’articulation entre la foi chrétienne, la raison et la culture. Pour dire les choses brièvement, deux questions sont posées :

  • d’une part, comment la démarche du croyant chrétien a-t-elle une dimension exprimable en termes rationnels, recevables pour la raison humaine et,
  • d’autre part, comment la sagesse venant de la loi juive et de l’Evangile peut-elle éclairer les décisions des hommes d’aujourd’hui, qu’ils soient croyants ou non, qu’ils soient chrétiens ou non ?C’est aux Bernardins qu’il rencontrera des responsables de l’islam en France.

Michel Janva

Le catholicisme n’influence plus la société française

Selon un sondage Ifop, 52% des personnes interrogées souhaitent que le catholicisme soit présent tel qu’il est actuellement dans la société d’aujourd’hui, 25% qu’il le soit plus et 20% moins. Pour 74%, le catholicisme n’est pas influent dans la société française. Il l’est pour 24%.

La famille et l’éducation (58%), la solidarité (56%) et l’éthique et la morale (44%) viennent en tête des domaines où le catholicisme pourrait jouer un rôle positif. Ils sont également les plus cités, dans le même ordre, par les catholiques, qu’ils soient pratiquants ou non. La protection de l’environnement, tout comme les débats de société ou la vie culturelle ne recueillent pour leur part que 14% chacun.

MJ

Le service ne peut être que volontaire

C’est la conclusion logique à laquelle est arrivée Luc Ferry, plutôt hostile à la mise en place d’un service civique obligatoire, alors que c’était une promesse de Nicolas Sarkozy. L’ancien ministre remet son rapport aujourd’hui au président de la République :

"Beaucoup de jeunes souhaiteraient s’engager, se rendre utiles, trouver leur place, être reconnus et valorisés, et pourtant on ne leur offre rien. Pour les familles dont les enfants ne savent pas quoi faire d’eux-mêmes, sans perspectives d’énergie mise au service d’autrui, il est très important de pouvoir leur offrir une solution. […] Au fil de nos analyses, nous nous sommes rendu compte que l’on ne pouvait pas valoriser quelqu’un pour ce qu’on l’oblige à faire. Privilégier une politique autoritaire pour maintenir un lien entre les jeunes et l’État serait donc mettre le pied sur un énorme râteau. Le modèle du service civique par la contrainte, dont l’objectif est de «recadrer» les jeunes, de favoriser le creuset républicain et la mixité sociale, se heurte à un problème de taille : trouver, chaque année, 700 000 postes – dans des associations, par exemple – au sein desquelles les candidats rempliraient des missions d’intérêt général. Le coût serait par ailleurs très élevé : entre 3 et 5 milliards d’euros. Dans un premier temps, mieux vaut donc privilégier le volontariat et l’engagement spontané, auxquels les structures prêtes à accueillir des jeunes attachent une importance considérable."

Le principe de solidarité est une composante essentielle de la Doctrine sociale de l’Eglise :

"Le principe de la solidarité implique que les hommes de notre temps cultivent davantage la conscience de la dette qu’ils ont à l’égard de la société dans laquelle ils sont insérés: ils sont débiteurs des conditions qui rendent viable l’existence humaine, ainsi que du patrimoine, indivisible et indispensable, constitué par la culture, par la connaissance scientifique et technologique, par les biens matériels et immatériels, par tout ce que l’aventure humaine a produit. [n°195]

Michel Janva

Drancy : la mosquée financée à 100% par la mairie

La mairie de Drancy a fait construire une mosquée municipale d’1,8 M€ en cachette. Pourtant sur le site du député maire de Drancy Jean-Christophe Lagarde on peut lire sur la page d’accueil

"Lorsque vous m’avez élu pour porter votre voix à l’assemblé nationale, je m’étais engagé à vous informer régulièrement des positions que je prendrai et à relayer vos demandes, c’est ce que je m’efforce à faire depuis 2002"

On trouvera ici des photos de la mosquée. Le loyer se monte à 4000 euros mensuels. Or, Jean-Christophe Lagarde prétend que le financement de 1,8 millions d’euros constitue un prêt remboursé par ce loyer. Mais 4000€ mensuels, cela donne un loyer annuel de 48.000€, soit 2,67% de 1.800.000 euros. Ce qui est est un taux inférieur à l’inflation, aux intérêts du Livret A ou de n’importe quel prêt commercial immobilier actuelle. Autrement dit, le loyer ne paie même pas les intérêts de la dette, et par conséquent, le capital d’1,8 millions d’euros « prêté » par la mairie ne sera jamais remboursé d’un seul centime. Autrement dit, la mairie de Drancy finance à 100% un culte privé.

Comme on dit dans les stades : mais ils sont où les laïcistes ?

Michel Janva