La commission européenne veut faire aligner l’homosexualité sur le mariage
"Dans une interview accordée le jeudi 19 juin à un journal allemand, le commissaire européen aux Affaires sociales Vladimir Spidla estime qu’il est indispensable que Berlin mette fin à la différence de traitement entre couples mariés et paires d’homosexuels dans la fonction publique.
«Dans les services publics, explique le commissaire, les couples signataires d’un partenariat enregistré ne jouissent toujours pas du même traitement que les couples mariés en matière de pension de réversion, de primes de mariage et d’assurance maladie jumelée.»
MJ
Le statut du beau-parent : un projet contre l’enfant
La Croix consacre un dossier au sujet actuellement au stade d’avant-projet de loi. Jean-Eudes Tesson, conseiller conjugal indique :
"Lorsque nous nous sommes rendus, avec d’autres, à l’Élysée pour évoquer ce sujet, nous avons insisté sur le fait que c’est l’intérêt de l’enfant qui doit primer. Nous recommandons donc que les possibilités actuelles soient mieux utilisées pour aider le parent qui ne vit pas avec son enfant à rester parent et pour créer une relation de confiance entre l’enfant et son beau-père ou sa belle-mère, car celle-ci ne se décrète pas."
Françoise Dekeuwer-Défossez, juriste spécialiste du droit de la famille, estime :
"De toute façon, on va faire une loi qui sera quasi inapplicable."
L’avant-projet est en effet plus que flou. Combien de beaux-pères ou belles-mères un enfant pourrait-il avoir dans sa vie ? À partir de combien de temps de vie commune méritera-t-on ce statut ? Faut-il impérativement que le couple vive ensemble ? Enfin, sur quoi repose la parentalité ? Autant de questions sans réponse.
Le sociologue Didier Le Gall prévient :
"L’enfant risque fort de devenir un enjeu de pouvoir. À chaque fois que le divorce aura été douloureux, l’ex-conjoint risque de refuser son accord."
L’UE de la défense se passera du non irlandais
Hervé Morin est interrogé dans Le Figaro :
"Comment l’Europe de la Défense, l’une des priorités de la présidence française, peut-elle survivre au non irlandais ?
Le non de l’Irlande ne change rien dans ce domaine, à part ce qui concerne la coopération structurelle permanente. Mais qu’il s’agisse de la stratégie européenne de sécurité, de l’augmentation des capacités opérationnelles de l’Union ou du développement de l’Agence européenne de défense, tout peut être mis en œuvre."
Pourquoi les Irlandais ont-ils voté non ?
Les européistes répètent à satiété que les Irlandais n’ont pas voté contre l’UE, qu’ils n’ont pas vraiment rejeté le texte qu’ils n’ont pas lu, etc…
Dans une étude contre cette désinformation, Polémia rapporte l’étude publiée par le « Irish Times », le 6 juin, sur les intentions de vote des Irlandais. Les raisons évoquées pour voter Non concernaient essentiellement les questions européennes :
– Je ne sais pas, je ne comprends pas pourquoi je vais voter : 30%
– Garder à l’Irlande sa puissance et son identité : 24%
– Sauver la neutralité irlandaise : 22%
– Je n’aime pas qu’on me dise ce que je dois faire : 17%
– Les grands pays et les pays de l’Est auront trop de pouvoir : 12%
– Pour aider les fermiers irlandais dans les négociations sur le commerce mondial : 11%
– Pour éviter trop d’immigration à l’Irlande : 8%
– Parce que l’Union européenne est déjà trop grosse : 6%
– Pour maintenir un bas taux à l’impôt sur les sociétés : 5%
Toutes ces motivations sont clairement liées, soit à une incompréhension du Traité de Lisbonne (qui n’a rien de « simplifié », il est vrai), soit à une critique du projet européen tel qu’il fonctionne ; a contrario, les motivations de politiques intérieures sont quasiment absentes : protester contre le gouvernement n’a été une raison invoquée que par 5% des électeurs."
Le CNI contre le PACS en mairie
"Le CNI s’élève contre la déclaration de Nadine Morano qui se dit favorable à la signature du PACS à la Mairie.
« Le PACS est un dispositif qui nous a été imposé par la gauche et que la droite a largement combattu. Cependant, le gouvernement n’en finit plus aujourd’hui de reculer et semble céder à la pression des socialistes, oubliant tous les arguments qu’elle opposa à ce mauvais texte » déclare la Présidente du CNI, Annick du Roscoät. « Il faut lire entre les lignes ! Il s’agit évidemment de transformer le PACS en un « vrai mariage homosexuel », alors que la loi prévoit que ce contrat doit faire l’objet d’une déclaration conjointe au greffe du tribunal d’instance » explique-t-elle. « Il s’agit d’un premier coup de « canif » de Nicolas Sarkozy et son gouvernement à la « Famille » conclut-elle. Le CNI demande au gouvernement de se ressaisir et ne pas oublier son électorat originel qui ne peut qu’être décontenancé par toutes les primes faites à la gauche."
Livre blanc sur la défense : réactions
Jean-Yves Waquet, membre du bureau national du MNR, déclare dans un communiqué :
"(…) le Président de la république (…) tente de présenter les orientations du livre blanc d’une manière favorable alors que ce beau discours ne fait que cacher la réalité, c’est à dire une diminution significative de nos forces opérationnelles, en personnels et en matériels.(…)"
"En effet, s’il est tout à fait louable de prendre en compte la menace terroriste et de développer nos capacités d’anticipation par le renseignement, il est en revanche imprudent de diminuer nos moyens d’actions avec la réduction importante du format prévu de nos armées de terre, de mer, et de l’air (…)"
"En fait, cet effort (de défense) n’a cessé de diminuer depuis quinze ans et se trouve réduit aujourd’hui, bien en deçà du discours officiel « d’environ 2% », à près de 1,5%, hors pensions et hors gendarmerie, soit nettement moins que la Grande-Bretagne. Le MNR considère donc que malgré un discours de façade, la réduction annoncée de nos moyens militaires traduit en fait un manque de volonté politique d’une défense à la hauteur du rôle que la France devrait avoir l’ambition de jouer, dans un monde de plus en plus instable et dangereux."
A noter l’émission très interessante du 18 juin de C dans l’air de Yves Calvi avec comme invités : Hervé Morin, Jean-Dominique Merchet (journaliste de Libération et animateur du blog Secret Défense), Pascal Boniface (IRIS) et Yves Boyer (FRS et professeur aux écoles de Coëtquidan).
Expulsions
14 660 personnes, selon le ministre Hortefeux, ont été ramenées aux frontières entre janvier et mai. Soit une augmentation des expulsions de 80%. Des chiffres analysés et un succès contesté par Yves Daoudal.
2e Guerre mondiale : des Juifs remercient l’Eglise
Le pape Benoit XVI a reçu hier un groupe de survivants juifs des camps de la mort nazis, qui sont venus remercier l’Eglise catholique pour ses efforts dans le sauvetage des juifs pendant la seconde guerre mondiale.
MJ
Irlande : pas de solution rapide
L’Irlande ne pense pas pouvoir proposer de solutions pour surmonter le "non" au traité de Lisbonne lors du prochain sommet européen d’octobre, a indiqué son ministre des Affaires étrangères, Micheal Martin.
MJ
4000 euros la voiture brûlée
Le Parlement a définitivement approuvé une proposition de loi UMP visant notamment à permettre, à compter du 1er septembre et à hauteur de 4.000 euros, l’indemnisation des véhicules incendiés par des tiers pour les propriétaires les plus modestes, via un fonds de garantie.
Le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI) pourra désormais rembourser le montant des dégâts, que l’incendiaire soit connu ou pas, aux victimes "de bonne foi" et "modestes" (dont le revenu ne dépasse pas 2.000 euros par mois).
Discrimination maçonnique : que fait la Halde ?
Cinq femmes ont été admises dans des loges relevant du Grand Orient de France, obédience maçonnique strictement masculine. Cinq loges ont décidé de passer en force et ont initié chacune une femme. Comme c’est contraire aux statuts, les vénérables de ces loges vont être entendus par une sorte de tribunal interne à l’obédience. Ils risquent la radiation, mais c’est au convent d’en décider finalement.
MJ
Le Traité : de Londres à Bruxelles sans passer par Prague
La Chambre des Lords a approuvé hier soir le Traité de Lisbonne, qui a été signé ce matin par la Reine d’Angleterre.
De son côté, la République Tchèque a suspendu la ratification du Traité en attendant la réponse de la Cour constitutionnelle (cet automne) sur les conséquences de Lisbonne.
Au sommet du Conseil européen à Bruxelles, on s’est mis d’accord pour ne plus parler de l’Irlande avant le mois d’octobre prochain.
Non au référendum défouloir, oui au fondateur !
…c’est le titre d’une tribune du Figaro signée par Alain Lamassoure, député européen et secrétaire national de l’UMP à l’Europe. Ce Monsieur, non content d’ignorer la décision du peuple irlandais se permet d’en inverser la signification:
"Comme dans le référendum français de mai 2005, ce qui est en cause dans le référendum irlandais, ce n’est ni le texte soumis au vote — la campagne du non n’a pas critiqué le fond — ni même un soi-disant divorce des peuples avec l’Europe : les Irlandais savent qu’aucun pays n’a autant profité financièrement, économiquement, politiquement et même historiquement de son appartenance au club européen. Tous les sondages le montraient il y a encore trois mois, et le remontreront dans trois mois. Alors ?"
Monsieur Lamassoure est même capable de prédire les sondages dans trois mois ! On n’arrête pas le progrès… ni l’Europe.
Plus loin il ose affirmer:
Est-ce à dire que le référendum est à proscrire à jamais pour construire l’Europe ? Non point, mais il faut s’assurer que les citoyens comprennent qu’ils ont entre leurs mains une décision historique, et non une occasion de se défouler.
Bref, si vous avez voté non, vous êtes idiot. La finesse de la démonstration est remarquable. Je n’ai pas eu le courage de lire la suite…
Rappelons à Monsieur Lamassoure que le traité de Lisbonne est identique au TCE, déjà rejeté par la France en 2005 et qu’on y retrouve les 4 éléments constitutifs d’un état européen, ce que ni les Irlandais, ni les Français ne veulent.
Un futur vice-président américain « catholique » pro-mort ?
Lu sur le blog de Daniel Hamiche:
"On parle de plus en plus aux États-Unis du sénateur […] Joseph R. Biden Jr., comme “ticket” – c’est-à-dire vice Président potentiel – du futur candidat démocrate Barack Obama. D’abord, parce que ce sénateur démocrate du Delaware depuis 1972 – il en est à son sixième mandat : un record – ne cache plus qu’il le souhaite désormais, après l’avoir nié auparavant. En outre, à 66 ans et avec plus de trente années de carrière politique à très haut niveau, il serait l’exact pendant d’un candidat très jeune (trop même pour beaucoup d’Américains) et à l’expérience politique réduite. […] Mais ce qui le “qualifie” davantage encore pour la charge, c’est qu’il est “catholique”. Curieux “catholique” en vérité. Voyez une de ses déclarations d’août 2005 : « Je suis très fier d’être catholique. Cela fait partie intégrante de ma spiritualité et de mon identité. Quand John Kennedy se lança dans la campagne présidentielle, je me souviens combien j’étais fier qu’il soit catholique. Mais il devait faire la démonstration que ses croyances ne le gouvernaient pas. Je suis sur la position de John Kennedy sur le rôle que la religion doit jouer en politique ». En fait, aucune ! Biden, comme le fut Kennedy, est “catholique” le dimanche (c’est un pratiquant régulier), mais oublie de l’être du lundi au samedi… Sur toutes les « questions non négociables », il est à l’opposé de l’enseignement de l’Église : pour l’arrêt Roe contre Wade – qui a fait de l’avortement un “droit constitutionnel” –, pour la recherche sur les cellules souches embryonnaires, pour le “mariage” gay, etc. Il aurait tort de se gêner, puisque son évêque, Mgr Michael Saltarelli, ordinaire de Wilmington (Delaware), s’est toujours refusé à interdire la Communion sacramentelle à Biden… "
Firefox 3 : 8 millions de téléchargements en 24h
Mozilla vient d’entrer grâce à Firefox 3 dans le Guinness Book des records. 8 millions de téléchargements en 24 heures mardi dernier pour le lancement de la dernière version du navigateur internet de Mozilla.
Aujourd’hui, le compteur affiche 10 millions. Il est consultable sur ce site, avec répartition par pays.
La troisième version du navigateur libre Firefox sort alors que Internet Explorer (IE) perd, lentement mais régulièrement des parts de marché. Parmi les nouveautés introduites par Firefox 3, figure la barre intelligente, une barre de navigation qui ne se contente pas de recevoir les adresses des sites Web tapées par l’utilisateur, mais propose des adresses pertinentes en fonction des mots-clés tapés.
Firefox 3 est en développement depuis trois ans, et apporte 15 000 changements par rapport à la version précédente. Les performances ont encore été améliorées et la consommation de mémoire est 4.7 fois inférieure à Internet Explorer.
Pour les JavaScript, Firefox 3 est 2 à 4 fois plus rapide que Firefox 2 et 6 à 9 fois plus rapide qu’IE. Ces résultats sont particulièrement visibles sur les sites Web complexes de type Ajax comme certains Webmails.
Et vous, quel navigateur utilisez-vous pour consulter votre blog préféré?
Profiter de l’été pour des expériences sociales et religieuses utiles
C’est en ces termes que le pape Benoît XVI s’est adressé aux jeunes à la fin de l’audience du mercredi.
"Chers jeunes, tout en pensant aux jeunes de votre âge qui doivent encore affronter des examens, je vous souhaite à vous, qui êtes déjà en vacances, de profiter de l’été pour faire des expériences sociales et religieuses utiles."
Des camps scouts aux universités d’été, en passant par les pèlerinages, les programmes sont nombreux, et les exemples cités sont loin d’être les seules activités saines de l’été : A vous de trouver celle qui vous correspond !
L’unité politique passe par la conversion
Benoît XVI a consacré la catéchèse de l’audience générale à Isidore de Séville (560-636), défini en 653 par le concile de Tolède comme "la gloire de l’Eglise catholique". Ce Docteur de l’Eglise
"était plein d’enthousiasme apostolique en contribuant à former un peuple qui retrouvait enfin son unité politique et religieuse grâce à la conversion [au catholicisme du prince Erménegilde]."
Ce qui était admirable chez saint Isidore, c’était
"son attention à ne rien négliger de ce que l’expérience humaine avait pu produire dans l’histoire de son pays comme du monde…, à ne rien perdre de ce qui avait été acquis dans l’antiquité, qu’elle fusse païenne, juive ou chrétienne".
Avec un réalisme de grand pasteur, Isidore de Séville a proposé une synthèse de la vie contemplative et de la vie active à l’exemple du Christ qui "se consacrait le jour à faire des miracles en ville et se retirait en prière de nuit sur une montagne". Il a montré comment aimer Dieu dans la contemplation et comment aimer le prochain dans l’action.
"Cette leçon, le grand évêque de Séville, la donne aux chrétiens d’aujourd’hui, appelés à témoigner du Christ en cette aube de millénaire".
Saint Isidore de Séville est le patron des internautes.
La citation du jour est de Chesterton
Lue sur le blog des amis de Gilbert Keith Chesterton :
"Nous ne savons pas ce qu’est l’Irlande; et nous ne le saurons jamais tant que l’Irlande ne sera pas libre, comme n’importe quelle nation chrétienne, de créer ses institutions."
Prix Jeune Cicéron : dernière ligne droite…
Parmi 193 candidats au Prix Jeune Cicéron, sept finalistes ont été retenus pour prononcer leur discours au Sénat le 28 juin prochain.
Venez les écouter et réservez sans tarder votre place !
Nadine Morano, extrêmement dangereuse
Le secrétaire d’Etat à la famille était interrogée par Le Figaro. Les perles :
"Internet est un outil fabuleux. […] Mais c’est aussi un outil extrêmement dangereux, un outil arrivé dans nos vies sans aucune règle de sécurité. Rien ne remplacera la vigilance parentale […] mais cela relève aussi des pouvoirs publics."
"Le président prône l’égalité des droits [pour les homosexuels] en ce qui concerne la protection sociale et la fiscalité. Nous travaillons sur des dispositifs. […] Personnellement, ça ne me choque pas qu’un Pacs puisse être signé en mairie."
Le lobby gay récompensé par Bruxelles
"Barrot vient de promettre une grande directive anti-discrimination, retoquée par son prédécesseur Frattini, assimilant notamment l’ "homophobie" au racisme. Jusqu’ici les deux étaient hiérarchisés, la discrimination envers les homosexuels n’étant réprimée que dans l’emploi. Le lobby pro-gay et ses relais menaient une campagne active pour cette revendication, culminant avec une résolution du Parlement européen. Une eurodéputé verte se réjouit : "Des mois de lobbying et de travail acharné sont enfin récompensés"."
MJ
Sarkozysme de gauche
Lu dans Minute :
"La Gauche moderne, le club du secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants et à la Défense Jean-Marie Bockel, prend l’eau. Les « sarkozystes progressistes » (sic) du club La Diagonale, dirigé par Thierry Coudert, directeur de cabinet de… Brice Hortefeux et ancien militant du Parti socialiste, ont décidé de le quitter pour rejoindre l’UMP, où ils estiment être plus utiles pour faire avancer leurs idées, notamment le droit de vote pour les immigrés aux élections locales !"
MJ
Il est nécessaire de reconnaître l’identité chrétienne de l’Europe
A quelques jours de la présidence française de l’Union européenne, le Cardinal français Paul Poupard rappelle l’identité chrétienne de l’Europe :
"Cette identité, elle est millénaire, elle a été traversée de beaucoup de courants y compris disons d’antichristianismes, maintenant d’indifférence mais tout ça ne peut pas se comprendre si vous ne faites pas références à cette culture chrétienne. Il s’agit donc d’une nécessité, je dirais, presque ontologique. Cela appartient à notre être même. L’enjeu d’aujourd’hui c’est de l’incarner, c’est de la développer, c’est de la faire croître. […]Le matérialisme pratique, le relativisme, l’hédonisme, petit à petit donc, est passé de l’ouest au cœur, au centre, à l’est de l’Europe et maintenant tout le magistère du Pape, des évêques, des conférences épiscopales s’attachent à aider les chrétiens à prendre conscience de l’enjeu et aider aussi dans les institutions européennes, Bruxelles, Strasbourg, à aider tous ceux qui sont en charge, y compris ceux qui ne sont pas chrétiens, à prendre conscience de l’enjeu, de l’héritage de la culture chrétienne si l’Europe veut être fidèle à elle-même et avoir un avenir."
Shoah en primaire : projet enterré
Nicolas Sarkozy avait lancé en février lors du dîner annuel du Crif une idée qui avait fait polémique: un élève de CM2 devra «parrainer» un des 11 000 enfants juifs déportés dès la rentrée prochaine. Pour couper court à la polémique, le ministre de l’Education Xavier Darcos avait mandaté une commission, chargée de réfléchir à la proposition. Présidée par Hélène Waysbord-Loing, présidente de l’association de la Maison d’Izieu, la commission a rendu son verdict : l’idée de Nicolas Sarkozy «n’est pas adaptable au monde éducatif».
Xavier Darcos laisse tomber l’idée du parrainage. Mais pour arrondir les angles, il affirme dans une circulaire diffusée aujourd’hui que
"la thématique des enfants victimes est cependant une entrée à privilégier au CM2: partir d’un nom, d’un visage, d’un itinéraire, de l’exemple singulier d’une familles dont l’histoire est liée aux lieux proches – l’école, la commune, le département – constitue une approche respectueuse de la sensibilité des enfants".
Pour aborder ces questions, «les maîtres» sont finalement «libres de leurs choix pédagogiques».
Bachar al-Assad, le 14 juillet et l’attentat du Drakkar
Lu sur le blog Secret Défense :
Lors du défilé du 14 juillet, auquel le président syrien Bachar al-Assad est officiellement invité par l’Elysée, un mort descendra les Champs-Elysées. La promotion de l’Ecole militaire interarmes (EMIA) de Coëtquidan porte en effet comme nom de baptême celui de Lieutenant de la Bâtie. Ce jeune officier parachutiste est mort dans l’attentat contre l’immeuble Drakkar à Beyrouth, le 23 octobre 1983. Antoine de La Bâtie avait 28 ans. Tous les spécialistes s’accordent à reconnaître que cet attentat n’a pas pû être commis sans l’aval de la Syrie. 58 parachutistes français ont été tués ce jour-là. Un site leur est consacré.
Les matchs cachés de l’Euro 2008 de football
Hier soir, en marge du match de football qui a vu l’équipe d’Italie dominer l’équipe de France, un autre match s’est déroulé sur le plateau de "100% Euro" sur M6.
François Hollande, présent autour de la table pour parler "d’esprit d’équipe, de travail collectif et de respect du leader" en vue du congrès du PS à Reims, s’est trouvé confronté à… la réalité.
Suite au match de la soirée, les spécialistes du ballon rond n’ont parlé que de "renouvellement de génération, nouvelle stratégie et changement de capitaine".
Voilà des thèmes qui doivent faire plaisir à Bertrand Delanoé, Ségolène royal et autres prétendants au fauteuil de premier secrétaire du PS.
Qu’ils aillent (se faire) voir chez les Grecs
Lu dans Minute à paraître demain, dans la chronique télévisuelle "La Télé les rend fous" :
"Mardi 10 juin, « Suède-Grèce », M6
Avant le match, la ferveur des Grecs émeut Thierry Roland :
«Très bel hymne national que celui de nos amis grecs. Voilà des supporters, des joueurs qui sont fiers de leur pays et fiers de leur origine. Ils ont tous repris en choeur l’hymne national de leur patrie et ça, c’est tout un symbole !»
Tout à fait Thierry !"
Le dernier National Hebdo
National Hebdo du 19 juin est déjà paru. Il est en ligne. On y lit :
"Dans les vingt-cinq années qu’a duré notre histoire, National Hebdo a maintes fois déjà frôlé la mort. Mais frôlé seulement […]. Aujourd’hui nous sommes passés de l’autre côté, pour de bon, contraints cette fois de mettre la clé sous la porte et de brader les meubles. Le bilan de National Hebdo a été déposé et il est à craindre que le tribunal s’apprête à prononcer la liquidation de l’entreprise lorsque vous lirez cette lettre. Peut-être serez-vous étonnés que nous ne vous ayons pas informés plus tôt, mais il en va ainsi des procédures aux yeux de l’administration : toute anticipation s’apparente à une manoeuvre. Cette fin, aujourd’hui inéluctable, a, vous le savez tous, des motifs économiques. […]
La France, aujourd’hui, nous ressemble. Elle est comme assommée, prise aux filets du sarkozysme dont elle avait naïvement espéré qu’il la sortirait d’une décennie de paralysie chiraquienne. Sur tous les plans, la désillusion est sévère et c’est à cette aune qu’il faut mesurer le potentiel de nos idées. Nous ne pouvons pas demeurer muselés et nous trouverons, d’une manière ou d’une autre, un vecteur pour les exprimer."
La Très Sainte Trinité et les valeurs de l’UE
Dans Présent, Me Trémolet de Villers salue la rébellion irlandaise :
"« Au nom de la Très Sainte Trinité… » : comment veut-on qu’une nation dont la Constitution historique commence par ces mots puisse se couler misérablement dans une union qui est, quoi qu’ils en disent, une constitution, et dont le préambule est un charabia que même un élève de sixième n’oserait pas réciter, pour définir « les valeurs de l’Union » ? Il y a une incompatibilité absolue entre la Très Sainte Trinité et « les valeurs de l’Union ». Les peuples sentent cela. Ce vote nous instruit ainsi sur la vraie démocratie, qui, comme la vraie laïcité, est à l’opposé des caricatures totalitaires qui usurpent les mots et dénaturent les choses. La vraie démocratie est le régime qui organise la consultation des peuples sur les sujets de sa compétence. Généralement, il s’agit, par la voie de la décentralisation, de reconnaître, aux corps intermédiaires qui la constituent, leurs vrais pouvoirs et leurs justes libertés. Pour cela, il n’est besoin que du respect de la nature et de l’histoire, une juste observation de ce qui est. Le mécanisme des élections locales, professionnelles, suffit pour l’organiser… et il n’est pas unique, car d’autres formes d’exercice et de transmission des pouvoirs peuvent exister : cooptation, tirage au sort, hérédité, désignation par l’homme en place de son « dauphin », consensus ou concours…"
Les européistes inventent le scénario post-référendum irlandais
Bruges-Europe fait le point sur la stratégie adoptée par les européistes suite au non irlandais :
"dès hier, lundi, à la réunion des ministres des affaires étrangères, une ligne commune était trouvée, et devrait aligner les discours de ce petit monde :
- achever, comme si de rien n’était, la ratification dans les 26 pays n’organisant pas de référendum, en éludant la question irlandaise;
- ces ratifications étant achevées (d’ici à novembre ?), prendre quelques mesures cosmétiques répondant ponctuellement à un ou plusieurs des arguments les plus porteurs du camp du "non" en Irlande (sur la portée de la Charte en matière de droit de la famille; sur la neutralité irlandaise; sur l’harmonisation fiscale; ou, plus probablement, sur le maintien d’un commissaire par pays);
- mettre la pression sur l’Irlande pour qu’elle organise un nouveau référendum, où l’on espère que la crainte de l’isolement l’emportera.
Le Herald Tribune détaille cette nouvelle stratégie, et note le net adoucissement du ton des dirigeants (il cite Kouchner) : à partir du moment où l’on se place dans la perspective de faire revoter les Irlandais, les récriminations contre-productives ne sont plus de mise, car la nouvelle campagne référendaire a d’une certaine manière déjà commencé ! Reste que ce plan pourrait se heurter à quelques obstacles :
- Il n’est pas impossible que l’on n’arrive pas à aligner si facilement les 26 autres pays – les présidents polonais (Kaczynski) et tchèque (Klaus) pourraient faire de la résistance, refusant de signer Lisbonne, prenant appui sur le "non" irlandais;
- La situation au Royaume-Uni est à suivre […] ;
- Enfin, un nouveau référendum irlandais – forcément précipité, cf supra – n’est pas gagné pour le "oui" "
