Peut-on encore parler de Vatican II ?
Il y aura soixante ans, le 8 décembre prochain, que le concile Vatican II s’achevait, après quatre années de travaux, de débats, de textes votés et largement commentés dans la presse. Le temps de quatre sessions, le monde entier vivait à l’heure catholique, pendant que Rome accueillait le plus grand nombre d’évêques et de supérieurs majeurs jamais réunis. Une nouvelle ère pour l’Église allait s’ouvrir, définie par le pape Jean XXIII comme « une nouvelle Pentecôte ».
Avec L’invité du Club des Hommes en noir, le professeur Luc Perrin, historien de l’Église, spécialiste du clergé et du monde traditionaliste, le Club des hommes en noir revient sur la singularité de ce concile pas comme les autres et sur les deux papes, Jean XXIII et Paul VI, qui l’ont conduit. À travers cette approche historique, il s’agit de saisir autant les intentions des pères conciliaires que les résultats qui sont sortis de ces travaux hors du commun.
Les dispositifs technologiques ne doivent jamais nuire à la relation personnelle entre les patients et les soignants
Ce matin, le pape Léon XIV a adressé un message aux participants au Congrès international de l’Académie pontificale pour la Vie, sous le thème “IA et médecine, le défi de la dignité humaine” :
J’adresse mes prières et mes meilleurs vœux à tous les participants du Congrès international intitulé « IA et médecine : le défi de la dignité humaine ». Je tiens tout particulièrement à exprimer ma gratitude et mon appréciation pour le sujet que vous avez choisi d’aborder. La révolution numérique joue un rôle central dans ce que le pape François a qualifié de « changement d’époque ». Nous vivons actuellement une période de progrès technologiques sans précédent, comparable à la révolution industrielle à certains égards, mais bien plus profonde. Elle influence considérablement notre façon de penser, modifiant notre compréhension des situations et notre perception de nous-mêmes et des autres. Nous interagissons désormais avec les machines comme s’il s’agissait d’interlocuteurs, devenant ainsi presque leur prolongement. En ce sens, nous risquons non seulement de perdre de vue les visages de ceux qui nous entourent, mais aussi d’oublier comment reconnaître et chérir ce qui est véritablement humain.
Il ne fait aucun doute que le développement technologique a apporté, et continue d’apporter, des bienfaits considérables à l’humanité, notamment dans les domaines de la médecine et de la santé. Afin de garantir un véritable progrès, il est impératif que la dignité humaine et le bien commun demeurent des priorités absolues pour tous, individus et collectivités. Le potentiel destructeur de la technologie, voire de la recherche médicale, est manifeste lorsqu’elle est mise au service d’idéologies inhumaines. À cet égard, l’histoire nous met en garde : les outils dont nous disposons aujourd’hui sont encore plus puissants et peuvent avoir des conséquences encore plus dévastatrices sur la vie des individus et des peuples. Toutefois, s’ils sont maîtrisés et mis au service de la personne humaine, ces outils peuvent aussi être transformateurs et bénéfiques.
De ce point de vue, je considère votre engagement à explorer le potentiel de l’intelligence artificielle (IA) en médecine comme étant d’une grande importance. La fragilité de la condition humaine se manifeste souvent dans le domaine médical, mais nous ne devons jamais oublier la « dignité ontologique inhérente à la personne humaine, du simple fait qu’elle existe, qu’elle est voulue, créée et aimée de Dieu » (Déclaration Dignitas Infinita , 7). C’est précisément pour cette raison que « les professionnels de la santé ont la vocation et la responsabilité d’être les gardiens et les serviteurs de la vie humaine », en particulier dans ses moments les plus vulnérables (Note Antiqua et Nova , 71). Il en va de même pour ceux qui sont responsables de l’utilisation de l’IA dans ce domaine. En effet, plus la vie humaine est fragile, plus grande est la noblesse requise de ceux qui en ont la charge.
L’objectif de prodiguer des soins aux individus souligne le caractère irremplaçable des relations humaines dans ce contexte. Le professionnalisme médical exige en effet non seulement l’expertise spécifique nécessaire, mais aussi la capacité de communiquer et d’établir une relation de proximité. Il ne saurait se réduire à la seule résolution d’un problème. De même, les dispositifs technologiques ne doivent jamais nuire à la relation personnelle entre les patients et les soignants. En effet, si l’IA doit servir la dignité humaine et l’efficacité des soins, nous devons veiller à ce qu’elle enrichisse véritablement les relations interpersonnelles et la qualité des soins prodigués.
Compte tenu des vastes enjeux économiques souvent en jeu dans les domaines de la médecine et des technologies, et de la lutte de pouvoir qui en découle, il est essentiel de promouvoir une large collaboration entre tous les acteurs de la santé et de la politique, bien au-delà des frontières nationales. C’est pourquoi je me réjouis de la présence, à votre conférence, d’intervenants venus de différents continents et horizons.
Chers amis, sachez que je prie pour que cette conférence porte d’abondants fruits pour vous, vos collègues et toutes les personnes qui bénéficieront de votre engagement compétent et généreux. Je vous remercie tous et invoque sur vous et vos familles la bénédiction du Dieu Tout-Puissant.
Le caractère propre des établissements sous contrat est un droit, y compris la prière
Anne Coffinier répond au ministre laïcard de l’enseignement, qui considère que les enseignants des établissements sous contrat ne sont pas payés pour prier. Les établissements sous contrat reposent sur la liberté de conscience, pas sur un “service bis” public :
A noter que le nouveau directeur de l’enseignement catholique envisage de réévaluer la notion de « caractère propre » pour défendre le droit des enseignants à prier :
« il faut qu’on s’empare de cette notion juridique pour parler du Christ, parce que c’est ça, notre projet éducatif ».
Fin des passeports affichant un sexe différent du sexe biologique
Aux Etats-Unis :
Le 6 Novembre, la Cour suprême a autorisé l’administration américaine à interdire la délivrance de passeports « avec le genre « X » ou un genre différent de celui de naissance pour les personnes transgenres ou non-binaires ».
L’ordonnance rendue considère qu’
« afficher le sexe des titulaires du passeport à la naissance ne porte pas davantage atteinte aux principes d’égalité devant la loi que d’afficher leur pays de naissance. Dans les deux cas, le gouvernement ne fait qu’attester d’un fait établi ».
Les juges ont ainsi mis fin, par six voix contre trois, à la suspension des mesures prises par Donald Trump lors de son investiture, celles-ci n’étant pas jugées discriminatoires.
Anna Kelly, porte-parole de la Maison Blanche, se réjouie de cette décision qui constitue « une victoire pour le bon sens » selon elle.
Différentes procédures contre les mesures de l’administration Trump
Le 20 janvier 2025, le président avait signé un décret autorisant uniquement la reconnaissance de « deux sexes, masculin et féminin » reconnus à la naissance. Le département d’Etat américain avait ainsi mis fin aux passeports mentionnant un sexe différent du sexe biologique ou la lettre « X ».
Ces mesures ont été attaquées par l’American Civil Liberties Union (ACLU) et, en Juin 2025, un juge fédéral a suspendu leur application. Cette décision a ensuite été confirmée début Septembre par une cour d’appel fédérale de Boston. Cela a conduit l’administration Trump à déposer un recours d’urgence devant la Cour Suprême en s’appuyant sur la décision de la cour autorisant l’interdiction des traitements hormonaux pour les mineurs transgenres.
En Mai, la Cour Suprême avait déjà confirmé une mesure excluant les personnes transgenres de l’armée en attendant une décision au fond. Dans les prochains mois, les hauts magistrats devront également se prononcer sur une autre mesure de l’administration interdisant aux femmes transgenres de participer aux compétitions sportives féminines.
Source : Gènéthique
“Nous croyons que la liberté éducative est une chance pour notre pays”
Message de soutien des évêques, réunis en Assemblée plénière à Lourdes, aux acteurs de l’Enseignement catholique :
Réunis en Assemblée plénière à Lourdes, les évêques de France vous adressent un message de reconnaissance et de proximité. Nous savons le bien qui se fait dans tant d’établissements à travers notre pays avec créativité éducative et pédagogique, enthousiasme pastoral et un grand souci des jeunes les plus fragiles.
Comme le pape Léon XIV vient de le faire par sa Lettre apostolique « Dessiner de nouvelles cartes d’espérance », à l’occasion des soixante ans de la déclaration du Concile Vatican II sur l’éducation chrétienne, nous saluons votre générosité d’hommes et de femmes engagés jour après jour au service des jeunes, en tant que chefs d’établissement, enseignants, responsables de pastorale, prêtres, religieux et religieuses, éducateurs, encadrants, personnel administratif et de service, membres des directions diocésaines et du secrétariat général, parents et bénévoles impliqués dans la vie des établissements.
Nous n’oublions pas les faits de violence qui ont été révélés il y a quelques mois. Plus que jamais nous nous tenons aux côtés des personnes victimes. Plus que jamais, nous encourageons ceux et celles qui portent un poids de souffrance à parler, en prenant contact avec les cellules d’écoute de nos diocèses, France victimes, la justice. Plus que jamais, nous appelons à une mobilisation de tous au service de la bientraitance de chacun. C’est à une véritable culture du plein respect des jeunes par les adultes et des jeunes entre eux que nous avons tous ensemble à travailler sans relâche.
Nous croyons que la liberté éducative est une chance pour notre pays. L’enseignement public et l’enseignement catholique sont des acteurs complémentaires. Enseignants du public et du privé accomplissent une tâche également indispensable et exigeante. Dans une société fracturée, où la rapidité des évolutions technologiques remet en cause les pratiques pédagogiques, toutes les énergies doivent s’associer au service de la fraternité et de la formation des jeunes. Leur ouvrir un avenir, avec bienveillance et espérance, et les rendre capables de contribuer au bien commun de la société en y déployant leurs talents est une mission magnifique : Merci de l’accomplir !
Nous croyons à une école authentiquement catholique accueillante à tous, où l’enracinement et l’ouverture ne sont pas en tension mais se conjuguent, où la présentation de la foi chrétienne est au service de la véritable liberté spirituelle. Nous faisons nôtre l’appel du pape Léon XIV, lui-même ancien enseignant, à l’occasion du récent jubilé des éducateurs : « je vous invite à faire de ces valeurs – intériorité, unité, amour et joie – les “points cardinaux” de votre mission auprès de vos élèves, en vous rappelant les paroles de Jésus : ‘’chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait’’ (Mt 25, 40) ».
Votre mission est belle. Vos évêques sont à vos côtés et prient pour vous et pour ceux et celles dont vous avez la charge. Soyez jour après jour remplis de l’espérance que vous avez à partager, l’espérance qui ne déçoit jamais.
L’assemblée de Lourdes a pu débattre de cette « liberté » sous contraintes dans le contexte du durcissement de la laïcité. Avec, comme principale illustration, les contrôles administratifs, souvent tatillons, dans l’enseignement catholique – 850 établissements contrôlés à ce jour, où le fameux « caractère propre », entendez « chrétien »ou « catholique », est parfois remis en cause.
La passe d’armes récente entre le nouveau secrétaire général de l’enseignement catholique, Guillaume Prévost, un laïc, énarque, et le nouveau ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray, n’a pas échappé aux évêques. Le premier avait soutenu en septembre que les enseignants « ont parfaitement le droit de prier avec leurs élèves en classe parce que c’est leur liberté pédagogique et leur liberté de conscience » . Mardi, le ministre a rétorqué : « Lorsque l’État paie un professeur, il le paie pour enseigner. Ça me semble l’évidence. Donc une minute payée par l’État, c’est une minute d’enseignement, ça ne sert pas à autre chose. Et donc je ne vois pas comment sur un temps d’enseignement, on pourrait faire une prière. »
Le lendemain, Guillaume Prévost était à Lourdes pour une rencontre prévue de longue date avec les évêques qui ont élu, au printemps, Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, pour suivre le dossier de l’enseignement catholique. Lors d’un rendez-vous avec la presse, ce dernier a reconnu que les inspections administratives récentes dans les établissements catholiques de son diocèse avaient été « assez toniques », voire « excessivement vigoureuses », bien qu’elles aient abouti à des « rapports extrêmement positifs ».
Guillaume Prévost a exposé tous ses projets aux évêques, dont celui de réévaluer la notion de « caractère propre », parce que ce mot est « le terme du législateur ».
« il faut qu’on s’empare de cette notion juridique pour parler du Christ, parce que c’est ça, notre projet éducatif ».
Henri Bosco, cet oublié de la littérature française
Cinquante ans après la mort d’Henri Bosco (1888-1976), Benoît Neiss, qui a enseigné plus de trente ans les lettres modernes à l’université de Strasbourg, qui a connu Henri Bosco à la fin de sa vie, avant de devenir président de l’association L’Amitié Henri Bosco, nous fait découvrir ou redécouvrir la vie, l’œuvre et l’héritage culturel et moral d’un géant de la littérature française du XXe siècle, avec Henri Bosco : du Lubéron aux sommets de l’Olympe.
On regrette avec l’auteur l’absence de réédition des oeuvres d’Henri Bosco, dont les Français connaissent essentiellement et souvent uniquement L’Enfant et la rivière. La liste est pourtant longue de ses romans, mais Henri Bosco est aussi l’auteur d’une biographie de son aïeul saint Jean Bosco, que l’on peut encore trouver d’occasion, ainsi que d’une traduction du livre de l’Apocalypse.
Benoît Neiss ouvre les portes d’un jardin merveilleux de ferveur et de beauté. Les écrits d’Henri Bosco expriment un constant et vivant amour pour sa chère Provence. Dépassant les limites du régionalisme, il nous élève de l’altitude de son Lubéron jusqu’aux vertigineuses hauteurs de l’Olympe, dans la transfiguration de la nature et l’enchantement de sa foi chrétienne.
Élan missionnaire chrétien ou prosélytisme ?
A l’Accor-Arena de Paris Bercy, des milliers de catholiques se réunissent ce week-end à l’occasion du Congrès Mission. Ce grand rassemblement donne l’occasion au père Danziec de s’arrêter, dans Valeurs Actuelles, sur ce qui anime l’évangélisation chrétienne : un élan d’amour communicatif, tout opposé à l’idée de contrainte.
Comme elle semble loin l’époque où, en 1986, le film Mission recevait la palme d’or à Cannes. Accompagnés par la musique enchanteresse d’Ennio Morricone, Jeremy Irons, Robert De Niro et Liam Neeson campaient des jésuites tout offerts à la plus noble des responsabilités : transmettre la foi – c’est-à-dire l’amour du Christ – aux tribus Guaranis vivant dans la jungle tropicale amazonienne. À cette évangélisation délicate, et profondément respectueuse, se trouve liée une élévation civilisationnelle saisissante par la musique, l’architecture, par l’organisation des récoltes et celle de la culture de la terre et tant d’autres sujets encore.
Aujourd’hui, les apôtres cathodiques sont mus par une nouvelle cause, celle d’un “vivre-ensemble” dénué de culte, dépourvu de notion de bien commun et sans référencement moral clair. Dans ce marasme existentiel où l’athéisme est devenu majoritaire (une enquête publiée en juin 2025 et réalisée par l’IFOP pour l’Observatoire français du catholicisme indiquait que seuls 41% des Français déclaraient croire en Dieu), le véritable évangélisateur se sent inévitablement de plus en plus seul. « Tout se vaut », « L’essentiel est de faire ce que l’on a envie » : autant d’assertions philosophiquement vides et rationnellement dangereuses. Ce contexte d’une société reniant ses racines chrétiennes conduit à ce que tout ce qui ressemble à une annonce audacieuse de la foi se trouve désormais suspecte et aussitôt requalifié en prosélytisme déplacé. Non sans ironie, l’on peut néanmoins constater combien les missionnaires du relativisme actuel ont la lapidation facile…
La religion catholique, tout sauf une soumission
Devant ce spectacle, les missionnaires à l’ancienne qui se sont fait occire sur tous les continents pour porter Jésus aux Indiens, aux Pygmées, aux Chinois ou aux Papous doivent se retourner dans leur tombe… Et il y a de quoi ! Tout le zèle des disciples du Christ trouve son fondement dans les Écritures, dont deux citations éloquentes attestent le bien-fondé : « Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit », finale bien connue de l’Evangile selon saint Matthieu, et « Malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile ! », tirade de saint Paul adressée aux Corinthiens. La grande peur du religieusement correct bouleverse les perspectives et interroge le présent : qui portera l’Évangile aux nations si les baptisés d’aujourd’hui restent les bras croisés et la bouche close, tétanisés à l’idée de témoigner ? Comment le chrétien peut-il porter la lumière s’il a peur de son ombre ?
Les papes, et l’Eglise dans son enseignement constant, n’ont eu pourtant de cesse de rappeler que l’élan missionnaire provient d’un débordement du cœur, d’une charité qui se désolera toujours de ne pas pouvoir aimer et donner davantage. Le zèle apostolique a le désir de la communication, l’appétit de la diffusion. Mais non la soif de la soumission. Saint Justin, martyr au IIe siècle, affirmait déjà : « Rien n’est plus contraire à la religion que la contrainte » (Apologie I, 2). Benoît XVI, dans son éblouissante leçon de Ratisbonne du 12 septembre 2006, opposait la raison et la liberté de l’acte de foi chrétien à toute violence religieuse, épinglant sans agressivité le processus religieux de l’islam.
Ni manipulation des masses, ni conversion d’infidèles à coups de goupillon
Fort heureusement, les lignes bougent, parfois à la surprise des responsables ecclésiastiques eux-mêmes. De plus en plus de baptisés assument la responsabilité d’une première annonce de la Foi, concentrée sur l’essentiel. En effet, de nombreuses initiatives missionnaires en reviennent à des fondements aussi simples que précieux : Dieu aime les hommes et veut leur bien, Jésus a donné sa vie pour chacun d’eux, la mort est notre point commun à tous et des comptes seront à rendre, le Ciel se mérite et il ne suffit donc pas “de s’inscrire” pour aller au Paradis. Vivre la charité dans la vérité et prêcher la vérité dans la charité, telle est l’exigence de l’élan missionnaire chrétien.
A chacun, en son âme et conscience de ne pas se laisser intimider par des comparaisons culpabilisantes. Il n’y a pas de “djihad” au sens propre du terme dans la doctrine catholique. Évangéliser, dans la pensée catholique, ce n’est pas manipuler les masses innocentes, convertir l’infidèle à coups de goupillon, mais se faire l’humble serviteur de l’Évangile en témoignant de l’amour de Dieu, en annonçant le salut et en portant le Christ à ceux qui ne le connaissent pas encore, avec tout ce que cela suppose de patience, de délicatesse, d’humilité, de simplicité, et aussi d’assurance dans la Foi. « Si, de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur ; si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité ; alors, tu seras sauvé car c’est en croyant de cœur que l’on parvient à la justice, et c’est en confessant de bouche qu’on parvient au Salut ! » peut-on lire dans la lettre aux Romains. (Rm 10, 9-10).
Mère Teresa, qui s’y connaissait en matière de misère humaine, aimait pourtant répéter que « La plus grande des pauvretés, c’est l’ignorance du Christ ». La vive compassion envers les pauvres des temps postmodernes : la voilà cette réalité où prend racine l’authentique zèle missionnaire d’aujourd’hui. Connaître l’enseignement de l’Eglise pour mieux communiquer la chaleur de l’évangile. Transmettre ce qui a été reçu. Partager un trésor. Finalement, cet ordre de mission n’a rien de sophistiqué. Il est même simple comme le Bon Dieu est bon.
L’incroyable histoire des chrétiens du Japon
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :
- Mgr Joseph MITSUAKI KATAMI, archevêque émérite de Nagasaki
- Père Jean-François THOMAS, jésuite, auteur de “La France en son âme” (ed Via Romana)
- Nathalie FOURMY, peintre-illustratrice, auteur de “Nagasaki 1945” (Ed Plein Vent)
“Que l’on veille à ce que la beauté simple des rites puisse exprimer la valeur du culte”
Extrait de l’homélie du pape Léon, prononcée aujourd’hui en la cathédrale Saint-Jean de Latran à Rome, en la solennité de la dédicace :
[…] Enfin, je voudrais mentionner un aspect essentiel de la mission d’une Cathédrale : la liturgie. Elle est le « sommet vers lequel tend l’action de l’Église et […] la source d’où découle toute sa vertu » (Conc. œcum. Vat. II, Const. Sacrosanctum Concilium, n 10). Nous y retrouvons tous les thèmes que nous avons évoqués : nous sommes édifiés comme temple de Dieu, comme sa demeure dans l’Esprit, et nous recevons la force de prêcher le Christ dans le monde (cf. ibid., n. 2). Son soin, par conséquent, en tant que siège de Pierre, doit être tel qu’elle puisse servir d’exemple à tout le peuple de Dieu, dans le respect des normes, dans l’attention aux différentes sensibilités de ceux qui y participent, selon le principe d’une sage inculturation (cf. ibid. nn. 37-38) et en même temps, dans la fidélité à ce style de sobriété solennelle typique de la tradition romaine, qui peut faire tant de bien aux âmes de ceux qui y participent activement (cf. ibid., n. 14). Que l’on veille à ce que la beauté simple des rites puisse exprimer la valeur du culte pour la croissance harmonieuse du Corps du Seigneur tout entier. Saint Augustin disait que « la beauté n’est que l’amour, et l’amour est la vie » (Discours 365, 1). La liturgie est un domaine où cette vérité se réalise de manière éminente ; et je souhaite que ceux qui s’approchent de l’autel de la Cathédrale de Rome puissent ensuite repartir remplis de cette grâce dont le Seigneur veut inonder le monde (cf. Ez 47, 1-2.8-9.12).

Des livres pour résister
Le 9 novembre, Terres de mission reçoit Tristan de Carné, directeur des éditions Téqui, l’une des plus vieilles maisons d’édition catholiques. Ce dernier vient présenter un certain nombre d’ouvrages consacrés à l’euthanasie – sujet que l’actualité parlementaire a placé au premier plan –, notamment un récent ouvrage de l’historien Charles Vaugirard sur “La face cachée du lobby de l’euthanasie” (qui exhume des déclarations clairement eugénistes des fondateurs du lobby euthanasique).
Puis Guillaume de Thieulloy présente à son tour quelques ouvrages à découvrir.
Défendre le christianisme… et le laïcisme
Dans L’Incorrect, Rémi Carlu évoque le dernier ouvrage d’Eric Zemmour, La Messe n’est pas dite. Extrait :

Vous pouvez commander ou vous abonner à L’Incorrect ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.
Christianophobie à Moissac : la communauté « Marie Mère de l’Église » demande qu’on respecte sa vie de prière
Communiqué de la Communauté Marie Mère de l’Église à Moissac, suite à l’agression commise par un musulman :
Dimanche 26 octobre, vers 9h15 du matin, un homme est entré dans l’abbatiale de Moissac s’avançant vers l’autel et le retable. Une sœur de notre communauté qui préparait la messe s’est alors interposée, lui demandant de sortir du chœur et de quitter l’espace sacré.
L’homme a ensuite formulé des menaces inintelligibles et poussé des cris. Menaçant la sœur de son poing, celle-ci l’a repoussé de ses deux bras. L’homme a ensuite quitté l’église, toujours en criant. Une vidéo de ce regrettable évènement a été publiée sans que nous soyons consultées.
Dès le lendemain, la sœur a porté plainte. Celle-ci a été classée par le Procureur.
Près de dix jours après l’évènement, alors que la vidéo fait le tour des réseaux sociaux laissant présager le pire, nous tenons à dire que notre sœur est en parfaite santé.
La communauté « Marie Mère de l’Église » remercie tous ceux qui lui ont manifesté son soutien et sa prière à cette occasion. Elle fait confiance aux forces de l’ordre pour assurer la protection
des croyants, dans et autour des lieux de culte. Elle demande qu’on respecte sa sérénité et sa vie de prière et ne communiquera pas davantage. Elle prie pour l’homme à l’origine de cet incident qui, selon nos informations, a été interné.
L’abbatiale reste ouverte pour ceux qui veulent y prier et s’y recueillir.
Léon XIV convoque un consistoire extraordinaire: un nouveau souffle d’unité pour l’Église
Le canon 353 du Code de droit canonique établit que les cardinaux
« offrent une assistance principale, de manière collégiale, au Pasteur suprême de l’Église en consistoires , qui peuvent être ordinaires ou extraordinaires ».
Les consistoires ordinaires traitent de questions récurrentes ou solennelles ; les consistoires extraordinaires, quant à eux, sont convoqués pour discuter de « questions particulièrement graves » ou de « besoins particuliers de l’Église ». C’est précisément ce dernier type de consistoire qui caractérise la convocation que le pape Léon XIV entend tenir au début de l’année prochaine. Dans une communication confidentielle adressée le 6 novembre par le Secrétariat d’État aux membres du Sacré Collège, il est indiqué que « le Saint-Père Léon XIV entend convoquer un consistoire extraordinaire les 7 et 8 janvier 2026 ». La note précise simplement que le doyen du Collège des cardinaux communiquera en temps voulu les détails officiels. Rien n’a encore été révélé quant au thème de la réunion, mais cette annonce suffit à susciter attente et interrogations. Après des années où la gouvernance de l’Église s’est exercée par des cercles restreints et des instances parallèles – comme le Conseil des Neuf Cardinaux institué par le pape François et surnommé au Vatican « le Conseil du Roi » –, Léon XIV semble désormais déterminé à redonner au Collège des Cardinaux son rôle originel : conseiller le pape de manière collégiale et universelle. Le 21 avril 2025, le Conseil a été dissous et les théologiennes invitées à s’exprimer sur l’ordination des femmes et autres sujets mineurs sont rentrées chez elles. Avant François, Benoît XVI préférait remplacer ces instances par des réunions informelles à la veille de la création de nouveaux cardinaux, tandis que saint Jean-Paul II convoqua six consistoires extraordinaires : trois concernant la réforme de la Curie et les finances du Vatican, et trois consacrés à la doctrine et des thèmes pastoraux de grande portée — de la défense de la vie à la préparation du Jubilé de l’an 2000, et enfin la réflexion sur la mission de l’Église au XXIe siècle à la lumière de l’encyclique Novo Millennio Ineunte (2001). Le premier consistoire extraordinaire du pape François remonte aux 20 et 21 février 2014, lorsque les cardinaux se sont réunis pour discuter de la famille, en préparation des deux synodes de 2014 et 2015. Les 29 et 30 août 2022, malgré la mention d’une « réunion de cardinaux » par le Bureau de presse du Saint-Siège, il s’agissait en réalité d’un consistoire extraordinaire convoqué pour « informer les cardinaux » de la nouvelle constitution apostolique Praedicate Evangelium concernant la réforme de la Curie romaine. À cette occasion, plusieurs cardinaux ont déploré d’avoir été convoqués seulement après la publication du document, un texte qui restructurait l’ensemble de la Curie.
Un signe de méthode, avant même toute question de contenu.
Ce geste de Léon XIV revêt une signification qui dépasse le sujet qui sera abordé. La forme même du consistoire symbolise un retour à la collégialité ecclésiale, après une longue période durant laquelle de nombreux cardinaux ont déploré leur exclusion des processus décisionnels. Ce n’est pas un hasard si, lors des congrégations générales précédant le conclave, plusieurs cardinaux avaient exprimé le désir d’un pape capable d’écouter et d’ associer l’ensemble du cardinalat. Léon XIV semble déterminé à répondre à cette attente, en choisissant de convoquer tous les cardinaux, et non seulement un petit groupe de conseillers de confiance ou de « théologiens ». Dans l’attente du thème, on a le sentiment que ce consistoire extraordinaire pourrait marquer un tournant, non pas tant par ce qui sera dit, mais par ce qu’il représente. Une Église qui retrouve le droit de délibérer ensemble, en présence de son Pasteur, est déjà une Église qui respire à nouveau pleinement.
Bienvenue en Absurdie
Editorial de Richard de Seze dans Politique Magazine :
J’aurais aimé commencer cet éditorial par une statistique d’élite, un de ces chiffres sérieux qui posent un homme et assoient la discussion sur des bases solides : nombres d’immigrés de troisième génération au chômage ou montant exact des intérêts de la dette, par exemple.
Mais ces chiffres changent tout le temps, rien n’est plus fluide et fugace que la statistique politique, il faut traquer ce gibier au fin fond des pages des rapports parlementaires – qui précisent tous à quel point les chiffres sont sujets à caution puisque les administrations ne les ont donnés qu’à contre-cœur, après des mois de silences revêches et de rappels à l’ordre étonnés et douloureux de la part des représentants de la nation, très étonnés que les fonctionnaires ne leur obéissent pas et se comportent avec eux comme envers leurs concitoyens. Enfin, bref, en guise de solide et de certain, je ne vois pour bien commencer cet éditorial que les toilettes embarquées sur les embarcations d’ostréiculteurs de moins de douze mètres.
Il était certain qu’elles étaient devenues obligatoires par décret, par arrêté gouvernemental, par un de ces textes officiels garantissant au peuple qu’il est gouverné par des gens qui connaissent ses désirs secrets et les voies sûres du bien commun. Il était certain que les ostréiculteurs devaient embarquer des chiottes (le texte officiel précise « water-closet » mais c’est laid) sur leurs barcasses, et bien distinguer celles réservées aux hommes – ou en tout cas s’identifiant tels – et celles réservées aux femmes, pourvu qu’elles assument leur genre. Prudent, le législateur ne disait rien des chiottes neutres car, comme moi, il avait vainement cherché un chiffre certain lui indiquant quelle part exacte de la population des ostréiculteurs ne s’identifiait ni homme, ni femme. Prenant le double parti d’invisibiliser les ostréiculteurs transgenres et non-binaires et de virtualiser leurs latrines, le législateur pouvait à bon droit réclamer la reconnaissance des pêcheurs d’huîtres enfin pourvus de sanitaires règlementaires, ressort secret du bonheur républicain. Ne boudons pas notre plaisir et citons l’annexe II, division 215 : habitabilité, chapitres 1er, article 215.1, point 4 qui autorise des dérogations à l’installation de ces doubles cagoinces non mixtes « dans le cas des navires où il y a lieu de tenir compte […] des intérêts des gens de la mer ayant des pratiques religieuses ou sociales différentes et distinctes » : m’est avis qu’on parle des mahométans, nombreux chez les ostréiculteurs d’Arcachon (là aussi, les statistiques officielles font défaut). Ce souci des « pratiques religieuses ou sociales différentes et distinctes » aurait dû animer le législateur européen qui s’étonnait naguère que les Martiniquais ne fumassent pas leur poisson au bois de hêtre, contrairement à la législation en vigueur. Le fait qu’il faille importer du hêtre en Martinique est un point que les experts examinent.
Quand on part en mer, on fait pipi avant
Il est non moins certain que l’arrêté de la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche, gravé dans le marbre du Journal officiel électronique authentifié n° 0192, a été assoupli, en attendant d’être modifié. Les dérogations vont devenir la règle (un peu comme pour les prestations sociales à destination des étrangers). Reste une vraie question : a-t-on besoin de toilettes pour faire pipi ? L’ADEME ne s’est pas prononcé définitivement sur la question, ni le Conseil économique, social et environnemental, mais Jana Rose, ostréicultrice sur l’île de Ré, affirme que « Quand on part en mer, c’est pour quelques heures. On fait pipi avant. Et si on a besoin, nous aussi, on peut faire pipi dans la mer, on fait ça à l’ancienne » (20 minutes). Oui, un journaliste a posé cette question, pour aller au fond des choses et les établir avec certitude.
Voilà donc l’état des choses certaines en France, fin octobre 2025 : on peut faire pipi dans la mer depuis une barge ostréicole sans être hors-la-loi. Pour le reste, le budget, la dette, l’immigration, la sécurité, la guerre contre la Russie, on verra plus tard, l’important n’est pas là. L’important est que la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, la ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, le ministre des transports et le ministre de la ville et du logement, se soient mis d’accord, par arrêté en date du 16 octobre 2025, pour qu’il y ait désormais un référent laïcité commun pour l’Établissement public du Marais poitevin (EPMP), le Grand port maritime de Nantes Saint-Nazaire (GPM Nantes) et l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA), entre autres établissements. Qu’on ne vienne pas nous dire que la France est à l’arrêt.
Marie co-rédemptrice : le débat n’est pas clos
Analyse d’Aymeric Pourbaix dans France catholique :
En réalité, la réflexion n’est pas nouvelle. Le terme de « co-rédemption » de Marie apparaît au Moyen Âge, dans le prolongement de saint Bernard, et fait – déjà – l’objet de discussions âpres entre franciscains, très favorables, et dominicains, plus réservés. Il en va de même d’ailleurs pour le dogme de l’Immaculée Conception de Marie, défini des siècles plus tard, en 1854, après un développement laborieux… Le débat sur la co-rédemption, lui, rebondit à la veille de Vatican II, entre ceux qui sont accusés de « mariolâtrie » et de vouloir diviniser la Sainte Vierge, et ceux qui se voient reprocher de « protestantiser » l’Église en mettant Marie sous le boisseau. Le concile choisit de ne pas choisir, en n’évoquant pas la notion.
Le débat est-il clos ?
Dernier développement en date, cette note, qui n’est ni un décret, ni un motu proprio, et encore moins une encyclique, affirme que « l’utilisation du titre de co-rédemptrice pour définir la coopération de Marie est toujours inopportune ». C’est donc tirer le texte de manière abusive et déséquilibrée que de considérer, comme l’ont fait certains médias, qu’il met fin au débat. Si, « compte tenu de la nécessité d’expliquer le rôle subordonné de Marie au Christ dans l’œuvre de la Rédemption » (note MPF n° 22), le temps n’est peut-être pas venu, ou l’étude du sujet pas assez approfondie – ce que veut dire précisément le terme « inopportun » –, la question de Marie co-rédemptrice n’est en tout cas pas tranchée définitivement. De la même façon que le cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI et Préfet de la même congrégation, avait considéré, en 1996 et en 2002, que la doctrine n’était « pas mûre », car elle risquait de provoquer « des malentendus ». Notre obéissance à l’Église doit être absolue pour tous les articles de foi. Et toute « question disputée » doit permettre de prendre en compte les contributions diverses, pour une doctrine plus pure.
Ce qui est certain, c’est que Marie n’en garde pas moins une place « unique » – le mot est répété à neuf reprises dans la note – dans le Sacrifice de son Fils. En tant que Mère de Dieu, elle est la « première et la plus grande collaboratrice dans l’œuvre de la Rédemption » (n° 42). Déjà au Ve siècle, saint Augustin utilisait le terme de « coopératrice de la Rédemption ». Et à ce titre, la prière de Marie pour nous a « une efficacité » (n° 38) incomparables.
« L’idéal de l’union la plus intime au Sauveur souffrant »
Question de vocabulaire donc ? Laissons les théologiens contribuer encore à la réflexion. Il reste que la dévotion mariale n’est pas facultative dans la foi catholique, car Marie est un modèle, l’« expression la plus parfaite de [l’] action [du Christ] qui transforme notre humanité » (n° 1). Ainsi, à sa suite, « nous pouvons tous être, d’une certaine manière, des coopérateurs de Dieu » (n° 28). Selon le jésuite Jean Galot, Marie demeure « l’idéal de l’union la plus intime au Sauveur souffrant (…) car elle brûlait du désir d’amener des âmes à son Fils ». Saint Paul lui-même, dans sa Lettre aux Colossiens, résume d’un trait : « Je complète en ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps, qui est l’Église. »
Parce que nous bloquons l’immigration clandestine en Hongrie, nous devons payer chaque jour un million
Révélation hallucinante de Viktor Orban :
« Pour information, en Hongrie, le nombre d’immigrés clandestins est de zéro. Parce que nous avons un système clair comme de l’eau de roche des entrées et des sorties. Si une personne souhaite entrer en Hongrie, elle doit d’abord en faire la demande. Une fois la demande accordée elle peut entrer sur le territoire de la Hongrie. Nul ne peut fouler le sol hongrois sans en avoir l’autorisation des autorités hongroises. Telle est la réglementation, simple et efficace. Quelles sont les conséquences ? Nous sommes sous sanctions financières de l’Union européenne, parce que nous bloquons l’immigration clandestine en Hongrie et dans l’Union européenne aussi. Donc nous devons payer chaque jour un million, en punition du blocage des migrants. Tel est le monde absurde dans lequel nous vivons en ce moment en Europe. »
Donald Trump a exhorté, vendredi 7 novembre 2025, l’Union européenne à «respecter» la Hongrie et son premier ministre Viktor Orbán, qui s’est plaint au côté du président américain des sanctions financières imposées par l’UE sur Budapest pour ses politiques migratoires. pic.twitter.com/HByTuw9Ycm
— Le Figaro (@Le_Figaro) November 8, 2025
Dédicace de l’Archibasilique du Très-Saint-Sauveur, à Rome, plus connue comme la basilique Saint Jean de Latran
Cette fête est célébrée le 9 novembre et a préséance sur le dimanche. Ce sera le cas cette année 2025, comme ce le fut en 1997, 2003, 2008 et 2014 !
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
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► Introït: Locus iste
Le texte de l’Introït est tiré du livre de la Genèse dans le récit qui relate la première consécration, non pas encore d’un édifice, mais d’un autel au Seigneur. Jacob fuyant devant la colère de son frère Esaü, auquel il avait ravi le droit d’aînesse, s’arrêta pour dormir en un lieu qu’il appela Béthel (maison de Dieu), et c’est là qu’il eut le fameux songe où il voyait une échelle unissant le ciel et la terre avec les Anges montant et descendant, tandis que Dieu s’adressait à lui en lui promettant son assistance et une postérité innombrable. Il consacra alors au Seigneur la pierre sur laquelle il avait posé la tête pour dormir, en prononçant les paroles que nous chantons aujourd’hui.
Terribilis est locus iste : hic domus Dei est, et porta cæli : et vocabitur aula Dei.
Ce lieu est redoutable : c’est la maison de Dieu et la porte du ciel, et on l’appellera le Temple de Dieu.
Ce qui est déjà une belle définition de ce que seront nos églises.
La mélodie malgré sa sobriété et son peu d’amplitude est grave et solennelle. Elle exprime bien les sentiments de crainte révérencielle et d’adoration qui furent ceux de Jacob, et que nous devons ressentir chaque fois que nous entrons dans une église. Le verset est le début du psaume 83 dans lequel le peuple juif exilé exprimait son désir de revoir le temple de Jérusalem, maison de Dieu :
Quam dilecta tabernacula tua, Domine virtutum ! Concupiscit et deficit anima mea in atria Domini
Que vos demeures sont aimées, Seigneur des armées célestes ; mon âme soupire et languit après vos parvis.
► Graduel : Locus iste
Le texte du Graduel de la dédicace n’est pas tiré de la Sainte Écriture, ce qui est assez exceptionnel pour un Graduel.
Locus iste a Deo factus est, inæstimabile sacramentum, irreprehensibilis est. Deus, cui adstat Angelorum chorus, exaudi preces servorum tuorum.
Ce lieu a été fait par Dieu, c’est un symbole d’un grand prix, il est irréprochable. Ô Dieu, devant qui se tient le chœur des Anges, exaucez les prières de vos serviteurs.
Le mot sacramentum, que nous avons traduit, faute de mieux, par symbole, ne signifie pas sacrement au sens théologique du terme, mais la figure qui représente une réalité sacrée et invisible, la présence de Dieu parmi les hommes. La mélodie de cette première partie bien qu’assez ornée est relativement peu développée pour un Graduel. On n’y trouve pas de grandes vocalises, elle exprime le respect et la vénération pour la sainteté du lieu.
La deuxième partie est très différente ; c’est une prière qui s’élève vers Dieu mais avec confiance et même enthousiasme. Comment ne serait-on pas exaucé en un tel lieu ? L’évocation des chœurs des anges introduit la perspective céleste qui s’impose, puisque ce lieu, comme chantait l’Introït, est la porte du ciel. La mélodie retrouve ici les grandes vocalises habituelles des Graduels, s’élevant à l’aigu d’une façon légère et aérienne pour chanter avec les chœurs célestes.
► Alléluia : Adorabo
L‘Alléluia est la seule pièce de la messe de la dédicace dont le texte est tiré d’un psaume. Il s’agit du psaume 137 qui est un cantique d’action de grâces. C’est pour le remercier de ses bienfaits que le psalmiste s’engage à venir adorer le Seigneur dans son temple.
Adorabo ad templum sanctum tuum: et confitebor nomini tuo.
Je viendrai Vous adorer dans Votre saint temple et je célébrerai Votre nom.
Il faut noter que cette phrase n’est que la deuxième partie du verset du psaume dont le début disait : « Je chanterai en présence des Anges ». Les Anges sont réellement présents, bien qu’invisibles, dans nos églises qui sont vraiment la figure du ciel. S’il est vrai qu’on est plus sûr d’être exaucé lorsqu’on s’adresse à Dieu dans sa demeure, comme le chantait le Graduel, quel meilleur lieu peut-il y avoir pour venir Le remercier,
La mélodie présente un contraste assez net entre l’alléluia et le verset. L’alléluia est calme et peu développé ; on se tient devant le Seigneur avec respect et humilité. Si le verset commence dans la même ambiance sur le mot adorabo qui s’incline jusqu’à terre, ce verset devient ensuite beaucoup plus mouvementé avec de grands élans vers l’aigu très enthousiastes.
► Offertoire : Domine Deus
Le texte de l’Offertoire de la dédicace d’une église est tiré du Livre des Chroniques dans l’Ancien Testament, qui raconte l’histoire du roi David. Il s’agit ici d’un extrait de la grande prière que David a adressée au Seigneur avant de mourir, en contemplant et en offrant à Dieu toutes les richesses qui avaient été amassées pour la construction du Temple que son fils Salomon allait mener à bien. Tout le peuple d’Israël avait participé à cette collecte et s’était rassemblé pour cette offrande, sacrifiant volontiers une partie de ses biens pour que la maison de Dieu soit plus belle. Voici donc ce que dit David :
Domine Deus, in simplicitate cordis mei lætus obtuli universa : et populum tuum, qui repertus est, vidi cum ingenti gaudio : Deus Israël, custodi hanc voluntatem, Domine Deus.
Seigneur mon Dieu, dans la simplicité de mon cœur, je suis heureux de Vous offrir tout cela. C’est avec une grande joie que je vois Votre peuple ici rassemblé. Dieu d’Israël, gardez ces bonnes dispositions, Seigneur mon Dieu.
Au moment où nous offrons à Dieu le Saint Sacrifice qui va se renouveler sur l’autel, et où nous nous offrons nous-mêmes en union avec Lui, nous pensons à notre église où nous sommes rassemblés, et pour la beauté de laquelle nous ne devons pas hésiter à offrir tout ce que nous pouvons. La mélodie simple et paisible exprime parfaitement la joie pure et légère de celui qui a tout donné.
► Communion : Domus mea.
Le texte de l’Antienne de Communion de la dédicace réunit deux passages de l’Évangile, deux paroles de Notre Seigneur. La première a été prononcée quand Il a chassé les vendeurs du temple en disant : « Ma maison est une maison de prière et vous en avez fait une caverne de voleurs ». La deuxième appartient à la parabole de l’ami importun sur la nécessité de la prière : « demandez et vous recevrez ».
Domus mea, domus orationis vocabitur, dicit Dominus : in ea omnis, qui petit, accipit : et qui quarit, invenit, et pulsanti aperietur.
Ma maison est une maison de prière, dit le Seigneur. En elle, celui qui demande reçoit, celui qui cherche trouve et à celui qui frappe on ouvre.
La liturgie a habilement relié les deux passages par les deux petits mots in ea – en elle. C’est dans la maison de Dieu, qui est une maison de prière, que, plus qu’ailleurs, celui qui demande avec insistance est exaucé. Cette certitude est affirmée par la mélodie d’une façon joyeuse et pleine d’allant, mettant bien en valeur tous les accents du texte.
La Basilique du Latran est la cathédrale du Pape en tant qu’évêque de Rome. Elle a été érigée par Constantin vers 320. C’est la plus ancienne des églises de Rome (Saint Pierre sera construite 10 ans après). Elle est la mère de toutes les églises. Au IVe siècle, à la fin des persécutions, la mère de l’empereur Constantin donna à Melchiade, l’évêque de Rome, successeur de saint Pierre, une partie de la propriété de sa famille, les Laterani, pour s’y établir. Depuis, l’église qu’il édifia est restée la cathédrale de Rome, malgré tous les remaniements qu’elle a subis. Même si, après son «exil» à Avignon, le pape préféra s’installer près de Saint-Pierre à cause des fortifications qui entouraient ce quartier et lui offraient une protection plus sûre, la basilique reste «mère et maîtresse de toutes les églises».
Le Conseil d’Etat tue… la liberté d’expression
Vous pouvez dire que la police tue ou que l’immigration est une chance pour la France, mais il y a des choses qu’il est interdit de dire :
Audiovisuel : Le @Conseil_Etat valide une sanction de @CNEWS (50 000 €) par l’@Arcom_fr.
Du fait des propos discriminatoires du directeur du @leJDD, qui a imputé à « l’immigration arabo-musulmane » des agissements gravement délictuels.
Sans débat, ni contradiction à l’antenne. pic.twitter.com/JoWpHAuqSj
— Nicolas Hervieu (@N_Hervieu) November 7, 2025
Audiovisuel : Une énième sanction de @CNEWS (60 000 €) validée par le @Conseil_Etat.
Deux « chroniqueurs » ont affirmé que l’« immigration tue », incitant ainsi à la haine & à la discrimination envers tous les étrangers.
Le tout, sans aucun débat, ni contradiction à l’antenne. pic.twitter.com/EUMUEhOuU0
— Nicolas Hervieu (@N_Hervieu) November 8, 2025
Saint Henri, un empereur chrétien
Les Belles figures de l’Histoire sur CNews, avec Aymeric Pourbaix, le père Jean-François Thomas et Véronique Jacquier :
L’élue LFI Obono assimile le député RN Philippe Ballard à un chien
Communiqué de Yann BALY, Président de l’AGRIF :
Hier, sur le plateau de BFMTV, alors que le député du RN Philippe Ballard demandait à sa collègue LFI Danièle Obono si elle considérait le Hamas comme un mouvement terroriste, cette dernière, acculée, lui a haineusement répondu : « Allez monsieur Ballard, à la niche ! » avant de lui lancer avec virulence : « Arrêtez d’aboyer ! ».
L’AGRIF condamne fermement ces injures faites à un député et apporte son soutien à Philippe Ballard.
Chacun sait que l’animalisation de l’adversaire est une pratique habituelle des régimes communistes et une constante dans les discours d’extrême-gauche.
Par ailleurs, ces propos ne sont pas sans rappeler ceux de l’Algérienne Houria Bouteldja, présidente du Parti des Indigènes de la République (P.I.R) prononçait, en 2007, sur France 3 avec une très révélatrice expression de mépris : « Il faut bien leur donner un nom à ces blancs, moi, je les appelle des sous-chiens ! »
Poursuivie par l’AGRIF et Bernard Antony pour racisme antiblanc, elle allait invoquer pour sa défense qu’elle n’avait pas utilisé l’insulte de « sous-chiens » mais avait usé d’un néologisme : « souchiens » désignant…les Français de souche ! Grosse ficelle évidemment, car pourquoi voulait-elle donc donner un nom aux blancs en général et ne pas trouver mieux que de les affubler de l’appellation « souchiens » ?
Les juges, hélas n’allaient pas suivre la demande de l’AGRIF de condamner ces propos, laissant ainsi libre cours à des attaques comme celle que Philippe Ballard vient de subir.
Dédicace du livre d’Eric Zemmour à Bordeaux le 14 novembre
Ceux qui ne peuvent pas venir et voudraient un livre dédicacé, peuvent le commander sur LIVRES EN FAMILLE, en le précisant dans la commande !
Ces gentilhommes de l’intelligence nous parlent encore aujourd’hui pour demain !
Pourquoi ce livre d’“entretiens impertinents” ?
Sous ce titre provocateur, j’ai recueilli et compilé les propos plus ou moins oubliés d’une dizaine de personnalités historiques de notre famille de pensée au début du quotidien Présent quand j’y collaborais comme jeune journaliste (dans les années 80-90 au siècle dernier !).
Figures intellectuelles diverses, religieuses, littéraires, scientifiques ou politiques… puisque cela va du professeur Jérôme Lejeune à Jean-Marie Le Pen en passant par Mgr Marcel Lefebvre, Michel de Saint Pierre, Jean-Marie Paupert, Pierre Debray-Ritzen, le P. Bruckberger, Gustave Thibon, Louis Salleron, Jean de Viguerie. Sans oublier Dom Gérard pour la conclusion.
Malgré leur état de vie varié et leur diversité littéraire, il y a une certaine similitude entre eux. Ils nous parlent encore aujourd’hui pour demain ! Dans leur domaine respectif, ce sont ce qu’on appellerait aujourd’hui des lanceurs d’alerte, dans l’incrédulité générale de leurs contemporains.
Et relire leurs propos prémonitoires, voire prophétiques, a non seulement un intérêt historique mais aussi une valeur pédagogique pour notre combat d’aujourd’hui. Nonobstant leurs différences et parfois même leurs antagonismes, ils sont l’ADN de notre résistance intellectuelle : des repères pour nos nouveaux influenceurs, comme on dit maintenant, les veilleurs ou éveilleurs qui émergent. Il est toujours bon de revenir aux précurseurs…
C’est ce que souligne très bien la belle préface du P. Danziec : en dépit de leurs défauts inévitables, ils impressionnent tous et chacun par leur authentique liberté intérieure et leur recherche courageuse de la vérité : « Aux plus jeunes de tendre désormais l’oreille en vue des défis futurs. »
Au-delà de leur diversité, quel est le point commun de ces entretiens ?
Entretiens impertinents donc parce que politiquement ou religieusement incorrects. Mais paradoxalement pertinents par leur « vertu d’insolence » (comme disait Brasillach à propos de Jeanne d’Arc) à l’égard des nouveaux (évêques) Cauchons ou des nouveaux Créon (politiciens) au pouvoir. Vertu d’insolence à l’égard du faux respect des fausses vénérations, des grandeurs illusoires.
Ces témoins sont en effet du côté d’Antigone (appelant à ne pas transgresser les lois supérieures) et non de Créon (préférant l’opportunisme). Ils sont nés pour l’amour et la concorde et non pour la haine et le désordre, contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire dans une dialectique inversion accusatoire, plus que jamais à l’œuvre de nos jours avec le funeste wokisme.
Loin d’être des « extrémistes », comme on a voulu et on veut toujours les faire passer, ils sont au cœur, au centre de la civilisation française. Ce sont des héritiers et des passeurs de culture, des transmetteurs créatifs, parfois inventeurs, mais aussi souvent des prophètes, du côté de Cassandre également, très peu entendus. Car les vrais prophètes, à cause de la réalité du péché originel, sont rarement des prophètes de bonheur faits pour complaire aux oreilles du monde comme on en a trop vu depuis le dernier Concile. C’est la raison pour laquelle on cherche à les lapider médiatiquement : on les « extrémise » selon la technique nouvelle du terrorisme intellectuel issue de la dialectique communiste…
Ce sont enfin des réalistes (en religion, en philosophie, en science…) pour une une véritable “méthode expérimentale” de l’épreuve au contraire des idéologues. Quand Mgr Lefebvre, ancien missionnaire, demande par exemple : « Laissez-nous faire l’expérience de la Tradition », il réclame simplement, empiriquement, un espace de vie et de liberté. Comme Jean Madiran quand il demande : – Rendez-nous l’Ecriture, le catéchisme et la messe ! Ils ne font pas de longues théories, systématiques et abstraites, sur les textes novateurs imposés, par exemple sur la liberté religieuse. Sans verbalisme idéologique, ils réclament avant tout le B-A BA, les fondamentaux de la foi et de la philosophie, avec bon sens. Laissez-nous prier, laissez-nous vivre ! “Laissez-les vivre” : c’est du reste aussi le mot d’ordre du Pr. Lejeune pour le mouvement provie qu’il initie avec d’autres…
Lesquels de ces interlocuteurs vous ont le plus marqué ?
Deux plus particulièrement :
Le professeur Jérôme Lejeune dont la cause de béatification est en cours, parce que, précisément, il alliait le génie avec la sainteté, la cohérence de l’intelligence et du cœur. Avec son ami le pape Jean-Paul II (appuyé par le cardinal Ratzinger), il aura dénoncé la dictature du relativisme dans la science. Je me souviens quand il citait pour s’en désoler le premier président du Comité d’éthique Jean Bernard : « Les sciences nouvelles, proférait ce dernier, suscitent des essais thérapeutiques moralement nécessaires et nécessairement immoraux » C’est l’affirmation revendiquée, assumée, de la transgression de la loi morale naturelle en science – « Science sans conscience… » – . Dans un autre registre (politique) cela rappelle ce qu’avait dit (à la même époque) le député socialiste André Laignel : « Vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaires ! » Foin de la loi naturelle et du principe de non-contradiction ! C’est le primat accordé à l’arbitraire individuel ou collectif. Nous sommes en plein dedans.
L’autre personnalité qui m’a marqué par son altitude intellectuelle et spirituelle est Gustave Thibon. Un aphorisme célèbre le résume : « Deux sortes d’être que je ne peux supporter : ceux qui ne recherchent jamais Dieu, ceux qui s’imaginent l’avoir trouvé. » Tout est dit.
Dans un autre genre, Bruckberger et Paupert m’ont frappé par leur aspect franc-tireur assez ressemblant du reste. Ce côté “mauvais élève” perturbateur (comme disait Péguy) qui peut plaire à Dieu, ce côté provocateur non dénué de grand talent. Tandis que Mgr Lefebvre et Michel de Saint Pierre m’ont impressionné par la détermination de leur foi, une foi fidèle à celle de leur enfance.
Tous demeurent pour moi des gentilhommes de l’intelligence.
La Californie, cette dictature trans
Elon Musk a rapporté qu’un de ses amis avait dû fuir la Californie pour empêcher que l’on fasse de sa fille de 14 ans un faux garçon.
« J’avais un ami qui vivait dans la baie de San Francisco, et ils ont essayé de transgenrer sa fille. L’école a littéralement envoyé la police chez lui pour lui enlever sa fille. »
La Californie est officiellement un « sanctuaire » pour les traitements transgenres. La loi donne aux tribunaux une compétence d’urgence si un mineur veut suivre ces traitements et en est empêché. Dans ce cas, c’est l’école qui a alerté la police.
« L’école et l’État de Californie ont conspiré pour monter sa fille contre lui et la forcer à prendre des médicaments qui auraient changé sa vie, l’auraient stérilisée et auraient eu des effets irréversibles. »
« Mais il a réussi à convaincre la police de ne pas lui retirer sa fille immédiatement, et cette nuit-là, il a pris un avion pour le Texas. »
Un an après, l’adolescente est normale et à l’aise dans son sexe.
Jeff Younger a décrit ce qu’il a ressenti quand son fils lui a été enlevé pour « changer de sexe » :
« Savoir ce qui est fait à son enfant et être incapable d’intervenir, c’est comme être attaché à une chaise pendant qu’il est victime d’abus sexuels, incapable de réagir. En bref, c’est une souffrance propre à notre culture folle, captive des LGBT. »
La famille habitait au Texas. Lorsque la Californie est devenue un « sanctuaire » transgenre, la mère a enlevé son fils et l’a conduit dans cet Etat pour qu’il devienne une fille. L’affaire a fait du bruit au Texas, car il y avait eu plusieurs décisions de justice donnant raison à la mère et lui confiant la garde de son fils. En 2022, le gouverneur du Texas Greg Abbott a ordonné aux services de protection de la famille de considérer tout traitement transgenre de jeunes comme un abus sur mineur.
Samedi 29 novembre à Paris : colloque “Science et Conscience” organisé par le Centre Charlier
Le samedi 29 novembre, le Centre Charlier et Chrétienté-Solidarité organiseront, rue des Renaudes, un colloque de réflexion pour une science chrétienne avec des intervenants de premier plan.
Nous avons posé quelques questions sur ce projet à Anne Figueras, Vice-présidente du Centre Henri et André Charlier :
Pourquoi un colloque sur la science ?
Il est évident que le transhumanisme, l’intelligence artificielle, plus généralement l’homme face au progrès technique, sont des débats qui passionnent, que ce soit au niveau parlementaire ou pour une réflexion plus personnelle. Ce sont vraiment des sujets sur lesquels tout le monde éprouve le besoin de se former, qu’ils nous ramènent finalement à une question fondamentale : qu’est-ce que l’homme ?
C’est donc vraiment un sujet universel ?
La science dans sa dimension anthropologique et philosophique pose vraiment les bases de la conception de l’homme et de l’organisation sociale. De là découlent les législations, les combats militants et même nos comportements individuels pour agir moralement face à tout cela. Il est donc intéressant d’étudier les problèmes de notre monde post-moderne par le biais de notre rapport à la Vérité et à la connaissance. Joël Hautebert ouvrira le colloque en nous exposant comment depuis la révolution copernicienne les rapports entre philosophie et science ont évolué et impacté également la politique.
Comment en est-on arrivé là ?
La place de la science dans notre société est le fruit d’une longue évolution historique qu’il est fondamental de connaître et de comprendre. Parmi d’autres, le grand écrivain visionnaire Bernanos le constatait déjà dans La France contre les robots où il écrivait :
« Nous n’assistons pas à la fin naturelle d’une grande civilisation humaine, mais à la naissance d’une civilisation inhumaine, qui ne saurait s’établir que grâce à une vaste, une immense, à une universelle stérilisation des hautes valeurs de la vie. »
A nous catholiques revient évidemment le devoir de faire face à cette civilisation inhumaine, de réfléchir à la manière de s’en émanciper et de rendre sa dimension spirituelle à l’homme. Par exemple Jeanne Smits nous fera étudier le grand combat de Chesterton contre la mentalité eugéniste prégnante qui a fait suite au Darwinisme.
Y aura-t-il une place pour la médecine dans ce colloque ?
Oui évidemment, parce qu’une grande partie de ces questionnements sont induits par nos propres expériences avec la médecine. D’un côté, est-il encore possible d’être un médecin catholique, un chercheur catholique ? De l’autre, il y a bien sûr une méfiance pour le corps médical, conséquence d’une pratique souvent inhumaine et matérialiste, sans même parler des dérives sanitaires appliquées pendant la crise du covid. Tout le monde est touché et c’est aussi à ce genre de problématique que ce colloque tentera de répondre: Aude Dugast nous présentera la figure du professeur Lejeune, ce grand scientifique qui est resté fidèle envers et contre tous à sa vocation de médecin. Joseph Le Bosquet de son expérience en tant qu’enseignant chercheur en biologie. Le Père Thibaut apportera un éclairage sur les médecines dites “alternatives” et nous proposera quelques outils de discernements quant à y recourir en tant que chrétiens.
Un dernier argument pour nous convaincre d’assister à ce colloque ?
En plus d’interventions de grande qualité, vous aurez l’occasion de poser directement des questions aux conférenciers, de vous faire dédicacer des livres, de mieux connaître le Centre Charlier et ses activités, et de profiter d’une ambiance très conviviale. André Charlier lui-même pourrait nous convaincre : « La règle la plus importante de la vie spirituelle est qu’il faut sans cesse rafraîchir le regard que nous devons porter sur les choses essentielles. »
Pour venir au colloque, inscription obligatoire avec ce lien : https://my.weezevent.com/centre-charlier-colloque-science-et-conscience
Pour plus d’informations : https://chretientesolidarite.fr/colloque/
Ou renseignements à l’adresse courriel : [email protected]
Islamo-gauchisme en Espagne : un député communiste soutient les revendications musulmanes sur la cathédrale de Cordoue
Enrique Santiago, communiste, avait saisi l’occasion de l’incendie qui a frappé la cathédrale de Cordoue pour tenter de « nationaliser » le bâtiment. Pour mémoire, le vendredi 8 août 2025, un incendie s’est déclaré dans le célèbre monument, qui a gravement endommagé une chapelle, dont le toit s’est écroulé sous le poids de l’eau utilisée par les pompiers.
Santiago avait demandé si le gouvernement allait
« prendre des mesures pour reconnaître juridiquement la propriété publique de la mosquée, garantir une gestion publique et transparente et rédiger un code de bonnes pratiques entre les administrations publiques, les universités, les citoyens et l’Unesco afin d’éviter toute action susceptible de nuire à l’image et à la signification du monument, comme le demandent la Plateforme Mosquée de Cordoue et d’autres collectifs citoyens ».
Le gouvernement espagnol a répondu qu’il n’existait aucun fondement juridique permettant de remettre en cause la propriété du chapitre de la cathédrale de Cordoue sur le monument.
« Dans le cadre des procédures préliminaires d’enquête menées à la suite de la plainte déposée par un particulier alléguant l’usurpation par l’évêché de Cordoue du bien immobilier connu sous le nom de Mosquée-Cathédrale, et sur la base du rapport du service juridique de l’Etat à Cordoue du 9 avril 2014, il a été conclu qu’il n’existait aucune preuve que le bâtiment puisse être la propriété de l’administration générale de l’Etat ».
Depuis 1236, l’édifice est officiellement une église, et est juridiquement propriété de l’Eglise catholique. Elle a le titre canonique de cathédrale. Cette cathédrale fait l’objet de « revendications » de la part de certaines instances musulmanes. Le culte musulman y est formellement interdit.
La Commission islamique d’Espagne, « soutenue par le parti socialiste espagnol », a réclamé en 2004 l’autorisation d’y « prier ». En 2007, la Ligue arabe fait de même, à l’OSCE, et la Commission Islamique d’Espagne lança un appel en ce sens en 2008 à l’UNESCO, demandes rejetées par les deux derniers évêques de Cordoue. Il y a eu plusieurs tentatives d’intrusion violente de musulmans.
Un « groupe de pression » a contesté et continue de contester la propriété légale de l’Eglise catholique, quoiqu’elle soit historiquement et juridiquement établie, souhaitant une « gestion publique » du monument.
Vandalisme dans une église en Saône et Loire
Les statues de Ste Thérèse de Lisieux et du Sacré Coeur de Jésus ont été brisées à l’église de Montcenis mercredi 5 novembre.
Thierry Buisson, maire de Montcenis et le Père Godefroy de Suremain, curé de la paroisse Saint-François d’Assise, dont dépend Montcenis, ont fait part de leur consternation.
Les policiers du Creusot ont ouvert une enquête et ont procédé à différents relevés.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
La crise de l’institution judiciaire participe de la crise de notre civilisation
De Thibaud Collin dans L’Appel de Chartres :
La panthéonisation de Robert Badinter est riche d’enseignement sur notre société. Ce rite est une sorte de canonisation laïque effectuée par la République proposant ainsi des modèles incarnant ses valeurs. Le motif invoqué pour justifier une telle cérémonie est qu’il aurait été porteur d’une « vision humaniste de la justice », référence faite à sa lutte pour l’abolition de la peine de mort.
Or celle-ci apparaît comme l’arbre qui cache la forêt du laxisme judiciaire. Celui-ci repose sur l’idée que l’institution judiciaire a pour principale finalité de permettre au criminel de s’amender afin de se réinsérer dans la société. Dans un débat en 1977 avec le philosophe Michel Foucault et le psychanalyste Jean Laplanche, Robert Badinter à la question provocante de celui-ci le poussant dans ses retranchements : « On pourrait même se demander pourquoi il faut absolument punir certains criminels si l’on est sûr qu’ils se sont amendés avant d’être punis » répond ceci : « Il ne le faudrait pas. Mais le public réclame le châtiment. Et si l’institution judiciaire n’assouvissait pas le besoin de punition, cela produirait une frustration formidable, qui se reporterait alors sur d’autres formes de violence. Cela dit, une fois la dramaturgie judiciaire accomplie, la substitution du traitement à la punition permet la réinsertion sans toucher au rituel. Et le tour est joué (1) ». Badinter considère ainsi que le désir de justice est réductible à une pulsion malsaine qu’il s’agit de contrôler socialement en lui concédant le minimum de ce qu’elle exige. La justice serait censée par-là casser le cycle de la violence. Cela présuppose que la punition infligée au coupable serait de même nature que la violence qu’il a fait subir à sa victime. Cette conception utilitariste et pragmatique de l’institution judiciaire est une négation de l’authentique sens de la justice. Il convient de redécouvrir celui-ci, principe de toute institution judiciaire digne de ce nom.
La justice avant d’être une institution est une vertu morale par laquelle il s’agit d’attribuer ou de rendre à chacun ce qui lui est dû, sa juste part (jus en latin qui se traduit en français par droit). Dans le cas d’un conflit entre deux individus, le juge cherche la vérité des faits afin de discerner comment rétablir l’ordre que le crime ou le délit a rompu. Le symbole de la justice est la balance car elle cherche à rétablir l’équilibre entre les deux plateaux. Cela passe par le fait de punir le coupable. Punir, c’est-à-dire frapper d’une peine celui qui a commis un crime ou un délit, d’ une peine proportionnelle à l’acte injuste posé. Considérer la peine non pas comme une punition mais uniquement comme un moyen de corriger le coupable n’honore pas la totalité de l’ordre de la justice. Le déni de la punition engendre l’impunité, inspirant une indignation légitime.
D’aucuns objecteront, à la suite de Badinter, que punir est un acte de régression satisfaisant un désir cruel de vengeance. Or il faut distinguer deux sens au mot vengeance. Aujourd’hui, dans le langage courant, celui-ci est connoté péjorativement et signifie le désir et la jouissance de voir souffrir l’autre en lui faisant immédiatement subir ce qu’il nous a infligé. C’est dans cette acception que des parents vont apprendre à leur enfant « à ne pas se venger ». Mais le sens premier du mot est « dédommagement moral de l’offensé par punition de l’offenseur » (Le Petit Robert). Ainsi le désir de vengeance est le désir de justice ; désir qui ne doit pas être satisfait par la victime elle-même, car personne ne peut être juge et partie. C’est au juge impartial de déterminer, après une enquête et un procès contradictoire, où les droits de l’accusé sont honorés, si l’accusé est réellement coupable et si oui quelle est la peine qu’il doit subir en réparation. La justice repose sur la connaissance des faits et des biens engagés dans le litige opposant les parties. Sans vérité, pas de justice. Sans justice pas de paix. La crise de l’institution judiciaire participe de la crise de notre civilisation ayant perdu son fondement moral et anthropologique.
“Retrouver la royauté du Christ, c’est admettre que l’homme n’est pas sa propre mesure”
Dans un numéro consacré au Christ-Roi, France catholique a interrogé Thibaud Collin. Extrait :
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La crise politique que nous vivons est-elle la conséquence de la négation de la royauté du Christ?
La crise politique est le symptôme d’une crise bien plus profonde, morale et spirituelle, qui a des effets très concrets. Par exemple, la dette abyssale de notre pays est liée en grande partie à la désagrégation des anciennes solidarités : par ses interventions, l’État-Providence cherche désespérément à compenser la rupture des liens sociaux qu’avait tissés la chrétienté. Je pense notamment à la déliquescence de la famille. Nous payons le prix de la liberté sans entrave revendiquée naguère par les individus, et des droits sans limite exigés par des minorités innombrables, dont nous commençons à mesurer les effets délétères: la société se désagrège, la démographie s’effondre. Qui en paie le prix? Les femmes isolées, les enfants des couples divorcés – et ceux qui ne verront jamais le jour –, les personnes âgées « invisibilisées » et bientôt menacées d’euthanasie… Et, finalement, la collectivité financièrement mise à contribution pour panser ces plaies, et les générations à venir obligées de solder les dettes de notre inconséquence. L’effondrement de l’autorité est également lié à la perte des solidarités et des repères chrétiens: crise de l’éducation, crise de la justice, faillite de la sécurité… Or le fondement ultime de l’autorité, c’est bien l’autorité divine, supérieure à toute autre. Nier cette réalité au nom d’une liberté sans autre limite que la liberté de son voisin, c’est aller vers une société où l’on ne cesse de transgresser la loi naturelle et les interdits fondateurs. C’est aller vers le chaos, à rebours de la création ordonnée. C’est retourner au néant. Retrouver la royauté du Christ, c’est admettre que l’homme n’est pas sa propre mesure et que le bien commun n’est pas la somme des libertés ni des intérêts individuels. Il y a un bien objectif, qui n’est pas relatif.
Comment les chrétiens peuvent-ils agir pour rétablir cet ordre chrétien, conforme à la royauté sociale du Christ ?
D’abord, en accomplissant humblement leur devoir d’État. Chacun peut s’engager, selon ses compétences, dans le domaine familial, éducatif, associatif, communal… S’investir dans la « société civile », comme on dit, en ayant cependant conscience qu’on ne peut pas faire l’économie d’une réflexion politique critique. Bon nombre de chrétiens s’engagent généreusement dans l’action sociale mais récusent toute critique du système politique. Or se contenter de déployer une action charitable dans le cadre actuel, c’est assurer la pérennité d’un système intrinsèquement mauvais puisqu’il rejette la royauté du Christ, avec les conséquences qu’on a évoquées. Il faut que les chrétiens acceptent désormais d’agir dans le champ politique en tant que chrétiens, en montrant que seule la foi peut sauver la raison et seule la grâce peut sauver l’ordre naturel.
Ne risque-t-on pas d’accuser les chrétiens de fidéisme, ou de repli confessionnel ?
Je crois vraiment qu’il faut oser déployer les implications sociales et politiques de notre foi. S’ils s’y refusent, par excès de prudence ou par timidité, les chrétiens seront « cornérisés » – comme on l’a vu lors des débats sur la loi Taubira – mais surtout la société continuera de se déliter. La déconstruction de la raison et de la nature humaine est si avancée, et périlleuse pour l’homme, qu’il faut engager la réflexion sur les racines de la crise, donc sur le rejet de Dieu. Dans une société « post-chrétienne », il faut montrer l’actualité civilisationnelle, politique, sociale, anthropologique, éthique de la foi: la foi vient au secours de la raison, et la grâce au secours de la nature. Les chrétiens doivent s’en persuader et convaincre ceux qui ne le sont pas qu’elles vont de pair, pour le bien de la société. Mais ne soyons pas iréniques: cela n’ira jamais sans difficultés, ni tensions qu’il ne faut pas craindre d’assumer. Il ne s’agit pas de transiger avec la vérité, d’accepter une paix de compromis qui n’en serait pas une. La paix du Christ est une paix exigeante: elle est fondée sur la justice, et la justice est fondée sur la vérité. Pie XI le souligne dans son encyclique: « Si les hommes venaient à reconnaître l’autorité royale du Christ dans leur vie privée et dans leur vie publique, des bienfaits incroyables – une juste liberté, l’ordre et la tranquillité, la concorde et la paix – se répandraient infailliblement sur la société tout entière. » Cela vaut la peine d’essayer, non?

