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I-Média – Trump inculpé : l’ombre de Soros ?

Cette semaine dans I-Média, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin ouvrent le bal avec la météo de l’info, et l’air sera plutôt léger et frivole avec le secrétaire d’État Marlène Schiappa, à la une du magazine Playboy.

On continue avec la traditionnelle image du jour : la comparution de Trump devant un tribunal de New York, une grande première pour un ancien président des Etats-Unis.

Puis pour le dossier du jour, nouvelle étude de l’INSEE qui illustre la situation des immigrés et des descendants d’immigrés en France.

Et puis il sera temps de passer aux pastilles de l’information !

Sans oublier un “Portrait piquant” de Xavier Niel, un homme de média totalement incontournable pour comprendre les enjeux de la presse.

 

La crise du sacerdoce n’est au fond qu’une crise de foi

Extrait de l’éditorial de Philippe Maxence dans L’Homme Nouveau :

[…] Parmi les nombreuses ruptures avec la Tradition de l’Église, les conclusions du synode allemand ont avancé une nouvelle fois la possibilité du mariage des prêtres. Comme un serpent de mer, cette idée hétérodoxe ne cesse d’être proposée comme devant résoudre la crise des vocations.

Jusqu’à la fin du monde, il faudra certainement rappeler qu’il n’y a pas d’autre prêtre possible que configuré au Christ.

Mais, à côté de ce rappel et de toutes ses conséquences, il n’est pas inutile de se plonger aussi dans… la littérature anglaise. Je relisais récemment l’un des volumes des Chroniques du Barsetshire, ce comté imaginaire né sous la plume d’Anthony Trollope (1815-1882).

Dans le roman intitulé Les Tours de Barchester, Trollope met en scène un ensemble de personnages de l’Église anglicane, depuis l’évêque Proudie jusqu’à son chapelain, M. Slope, en passant par l’archidiacre Grantly et d’autres membres du clergé. Comme il se doit, tous ces ecclésiastiques sont mariés ou comptent bien l’être un jour ou l’autre.

Et c’est ainsi que sans le vouloir, l’auteur met en lumière bien des aspects négatifs du mariage des prêtres, que l’on s’évertue à nous proposer comme une solution, par négation de la Tradition de l’Église, mais sans même voir les aspects strictement humains de cette proposition.

L’évêque Proudie est en effet sous la domination de son épouse qui assume pleinement à sa place le rôle de tête du diocèse. Son chapelain, pour entrer dans les bonnes grâces d’une femme convoitée, n’hésite pas à intriguer pour qu’un poste échoie au père, ecclésiastique lui aussi, de celle-ci. Enfin, à peine nommé à la tête d’une paroisse, un jeune clerc vit le drame intérieur d’un amoureux qui n’ose déclarer sa flamme plutôt que de s’occuper de ses ouailles.

Des situations très terre à terre et qui éloignent toujours plus des réalités spirituelles des hommes normalement dévoués à Dieu et aux âmes.

Seigneur, à qui irions-nous ?

La crise du sacerdoce n’est au fond qu’une crise de foi. La nôtre, trop tiède, trop mondanisée, pas assez tournée vers le Christ. […]

« Nous aurons à justifier notre volonté de vivre »

Christophe Régnier, Françoise Bourlière et Christèle Périsse, touchés par une grave maladie, signent une tribune contre l’euthanasie dans Le Figaro :

Nous, malades, prenons la parole en faveur des soins palliatifs et d’accompagnement, qui soulagent la douleur, et appelons à refuser l’euthanasie (ou sa version préliminaire, le suicide assisté), parce qu’elle accroîtrait, au lieu de les réduire, la souffrance et l’injustice. Nous avons l’expérience de la maladie, nous savons combien dès l’annonce du diagnostic autre chose commence et qui n’est pas ce qu’on croit. Nous savons ce qui aide le malade et ce qui lui nuit. Lanceurs d’alerte, nous mettons en garde contre la double mystification qui pèse sur le débat : le problème tel qu’il est posé exprime une méconnaissance de bien-portant, et sa présentation dissimule la réalité économique.

On parle d’un « droit de mourir dans la dignité ». Ceux qui parlent ainsi ne sont pas amis des malades. Cela revient à dire à ceux qui souffrent : vivre dans votre état est indigne, ayez la dignité
de mourir. Entendons Philippe Pozzo di Borgo, modèle du film Intouchables :

«Vous ne vous rendez pas compte du désastre que provoque chez les personnes qui se débattent avec des vies
difficiles votre soutien à l’euthanasie ou au suicide assisté comme des morts « libres, dignes et courageuses ».

Les faits incontestés sont que presque personne n’a envie de mourir, jeune ou vieux, malade ou bien-portant, et les malades moins que les autres, figurez-vous, car la maladie mortelle est une puissante incitation positive à vivre, qu’il ne faut pas ramener à la peur de la mort, alors que le bienportant, s’imaginant que la maladie est tout le contraire de la vie, déclare parfois, de loin, qu’il lui préférera la mort. Le prétendre n’est pas plus sérieux que ces gens jeunes qui déclarent ne pas souhaiter vieillir. Quand vous serez très malades, un désir de vivre qui exprime la vie et non la peur de la mort vous fera accepter des peines dont le bien-portant s’imagine qu’il leur préférerait la mort.

Comprenez que lorsque le malade déclare : « Je n’en peux plus, je voudrais mourir », ce langage indirect est pour lui la seule façon de dire « vous me laissez trop seul », « tu ne viens pas me voir assez souvent », « est-ce que tu tiens à moi ? ». La loi qu’on prépare lui fera rentrer ces paroles dans la gorge et, en le forçant à ce choix faussement libre qu’il ne demande pas, l’enfermera dans la solitude. L’euthanasie ne sera pas obligatoire, mais la situation du malade dépendant sera renversée : nous aurons à justifier notre volonté de vivre, devant nous-mêmes comme devant notre famille et la société. Demander à vivre deviendra égoïste, vouloir vivre sera se mettre dans son tort. […]

Messe vespérale du Jeudi saint “In Cæna Dómini”

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Le graduel de la Messe vespérale du Jeudi saint exalte le sacrifice du Christ sur la Croix. C’est un passage célèbre de l’Épître aux Philippiens dont vous pourrez lire le texte et sa traduction plus bas juste après l’Introït. Ce graduel est également chanté à la fin de tous les offices du Triduum sacré, Jeudi, Vendredi et Samedi saints et particulièrement de l’office des Ténèbres. Le premier soir on ne chante que la première phrase, le deuxième est ajouté mórtem aútem crúcis, et le troisième l’on entend la deuxième partie triomphale qui annonce la résurrection. La mélodie de ce graduel est faite de formules que l’on retrouve dans de nombreux autres graduels, mais elles sont admirablement choisies pour exprimer toutes les nuances du texte avec un contraste frappant entre les deux parties.

Introït : Nos autem

La messe vespérale du Jeudi saint commémore, on le sait, l’institution de la Sainte Eucharistie et du Sacerdoce. L’Introït et le Graduel de cette messe nous montrent le lien étroit qui existe entre la messe et la Croix, lien que nous avons trouvé en sens inverse dans la Communion du dimanche de la Passion. La première phrase de l’Introït est empruntée à l’Épître de saint Paul aux Galates, dans la conclusion de cette lettre, et la suite a été ajoutée par l’Église.

Nos autem gloriari oportet in cruce Domini nostri Jesu Christi : in quo est salus, vita et resurrectio nostra : per quem salvati, et liberati sumus.
Pour nous il faut nous glorifier dans la Croix de Notre Seigneur Jésus-Christ, en qui est notre salut, notre vie et notre résurrection, et par qui nous avons été sauvés et délivrés.

La mélodie est, comme il convient, assez triomphale, pleine d’ardeur mystique et de ferveur, avec un beau crescendo dans la première phrase vers Domini nostri, qui se renouvelle dans la deuxième phrase vers vita. La troisième phrase est plus calme et contemplative. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 66, petit psaume messianique annonçant la conversion de tous les peuples, ce qui sera un des fruits du sacrifice de la croix :

Deus misereatur nostri, et benedicat nobis : illuminet vultum suum super nos, et miseratur nostri.
Que Dieu ait pitié de nous et nous bénisse, qu’il fasse briller sur nous son visage et ait pitié de nous.

Graduel : Christus factus est

Comme l’Introït, le Graduel de la messe vespérale du Jeudi saint exalte aussi le sacrifice du Christ sur la Croix, et son texte est également de saint Paul, ce qui est pourtant assez rare dans les chants de la messe. C’est un passage célèbre de l’Épître aux Philippiens :

Christus factus est pro nobis obediens usque ad mortem, mortem autem crucis. Propter quod et Deus exsaltavit illum, et dedit illi nomen, quod est super omne nomen.
Le Christ s’est fait pour nous obéissant jusqu’à la mort, et à la mort sur la croix ; c’est pourquoi Dieu l’a exalté et lui a donné un nom au-dessus de tout nom.

Ce Graduel est également chanté à la fin de tous les offices du Triduum sacré, Jeudi, Vendredi et Samedi saints et particulièrement de l’office des Ténèbres. Le premier soir on ne chante que la première phrase, le deuxième on ajoute mortem autem crucis, et le troisième on ajoute la deuxième partie triomphale qui annonce la résurrection. La mélodie de ce Graduel est faite de formules que l’on retrouve dans de nombreux autres Graduels, mais elles sont admirablement choisies pour exprimer toutes les nuances du texte avec un contraste frappant entre les deux parties. La première est sombre et grave surtout le mot crucis qui s’enfonce dans les profondeurs. La deuxième, au contraire s’élève dans les hauteurs avec enthousiasme, particulièrement la grande vocalise aérienne ornant le mot illum, pronom qui désigne le Christ.

 

Ajoutons que cette messe ne comporte qu’un chant entre l’Épître et l’Évangile. Il n’y a donc pas d’Alléluia, bien entendu, mais il n’y a pas non plus de Trait.

Offertoire : Dextera Domini

Ce chant d’Offertoire était déjà celui du troisième dimanche après l’Épiphanie et l’on pourra s’y reporter. Ajoutons seulement qu’il est placé aujourd’hui dans la bouche du Christ, qui y rend grâce par avance à son Père pour la victoire de la résurrection, déjà mentionnée dans l’Introït. Le psaume 117 d’où est tiré ce chant est d’ailleurs, nous le verrons, le psaume pascal par excellence.

Communion : Dominus Jesus

Le chant de Communion de la messe vespérale du Jeudi saint est tiré de l’Évangile qui est lu à cette messe, celui du lavement des pieds, au chapitre 13 de saint Jean.

Dominus Jesus, postquam cenavit cum discipulis suis, lavit pedes eorum, et ait illis : Scitis quid fecerim vobis, ego Dominus et Magister ? Exemplum dedi vobis, ut et vos ita faciatis.
Le Seigneur Jésus, après avoir pris le repas avec ses disciples, leur lava les pieds et leur dit : Savez-vous ce que je viens de faire pour vous, moi qui suis votre Seigneur et Maître ? Je vous ai donné l’exemple pour que vous fassiez de même.

Après avoir lu les paroles de l’institution de l’Eucharistie dans l’Épître de saint Paul aux Corinthiens, l’Église a voulu retenir, pour être lue à l’Évangile de cette messe, cette sublime leçon d’humilité et de charité, qui en éclaire toute la signification. La mélodie de ce chant est un simple récitatif, assez régulier ; seul le mot Scitis au moment où le Christ prend la parole, est souligné par une belle montée expressive.

C’est un cas Binet

Au nom de la liberté d’expression, la nouvelle patronne de la CGT refuse de répondre à un média :

La CEDH affirme qu’un papa est un père et qu’une maman est une mère

Le 4 avril, la CEDH a rendu deux arrêts similaires, A.H. et autres c. Allemagne et O.H. et G.H. c. Allemagne, estimant que le refus d’inscrire en tant que mère une femme transgenre, ou celui d’enregistrer comme père un homme transgenre qui a accouché, ne violait pas le droit à la vie privée.

Dans la première affaire, une femme transgenre souhaitait être reconnue comme mère alors que ses gamètes mâles avaient été utilisés pour concevoir l’enfant. Une demande rejetée par l’officier d’état civil le 15 juillet 2015, puis en première instance le 11 janvier 2016, par la Cour fédérale de justice ensuite le 29 novembre 2017, et enfin par la Cour constitutionnelle fédérale le 9 août 2019.

Dans la seconde décision, la CEDH se fonde sur la même loi allemande. Dans cette affaire, il s’agit d’un homme transgenre qui souhaite être inscrit comme père de l’enfant, après lui avoir donné naissance en 2013. Il avait changé de genre en 2011.

Dans les deux arrêts, le lien de filiation n’ayant pas été mis en cause, la Cour conclut que l’article 8 de la Convention sur le droit à la vie privée n’a pas été violé.

Mgr Pierre-Yves Michel nommé à Nancy

Mgr Pierre-Yves Michel est nommé ce jeudi 6 avril évêque de Nancy. Il était depuis 2014 évêque de Valence. Il succède à Mgr Jean-Louis Papin.

Petite histoire de la messe

Par l’abbé Paul Roy, FSSP, sur Claves :

 

De retour d’Arabie Saoudite, le ministre de la culture très préoccupé par les menaces que subit Bilal Hassani

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Alors que le chanteur déguisé en femme a décidé d’annuler son concert dans une église, le ministre de la Culture Rima Abdul Malak s’est dite mercredi soir, au micro de France Inter, “très préoccupée” par “les menaces, les attaques” que subit Bilal Hassani. “Ces attaques contre Bilal Hassani, ce sont ni plus ni moins des attaques homophobes, des attaques transphobes. C’est la haine de tout ce qui se rapproche de l’univers queer”, a t’elle estimé.

Cette intervention intervient moins d’un mois après le retour du ministre franco-libanaise au royaume d’Arabie Saoudite. Le 12 mars dernier, le Ministre de la culture Rima Abdul Malak s’est rendu en “Arabie heureuse” à l’occasion d’un accord signé entre le Centre Pompidou avec la commission royale pour Al-Ula, une alliance stratégique qui confirme le “soft power” initié par l’Arabie Saoudite depuis quelques années.

Depuis l’arrivée au pouvoir en 2017 de Mohammed ben Salmane, le taux d’exécutions a doublé. Il y a eu 147 exécutions de condamnés à mort l’année dernière, dont certains mineurs au moment des faits. Les familles ne sont pas prévenues des exécutions et elles ne savent pas où se trouvent les corps. Est-ce que Rima Abdul-Malak y a pensé en dinant avec les officiels saoudiens ?

L’homosexualité est un délit passible de la peine capitale en Arabie saoudite, connue pour son interprétation stricte de la charia, la loi islamique. En avril, le royaume avait déclaré avoir demandé à Disney de supprimer les « références LGBTQ » du film de Marvel Doctor Strange in the Multiverse of Madness, ce qui lui avait été refusé. Le film n’avait finalement pas été projeté dans le pays.

Les autorités saoudiennes ont saisi des jouets et des vêtements aux « couleurs de l’homosexualité », jugés « contraires à la foi musulmane » dans des magasins de la capitale Riyad, ont rapporté les médias d’Etat. La monarchie du Golfe a fait ces dernières années la promotion de réformes sociales visant à donner une image plus libérale au monde et à sa jeunesse, mais le conservatisme religieux et la répression politique restent très importants. « Nous contrôlons les produits contraires à la foi musulmane et la morale publique et qui affichent les couleurs de l’homosexualité, en ciblant la jeune génération », a déclaré un responsable du ministère du Commerce.

Pourquoi Bilal Hassani a voulu se “produire” dans un bâtiment produit par la culture religieuse occidentale demeure une question sans réponse. Pourquoi le ministre qui le défend va signer de juteux accords commerciaux avec un des pays les plus homophobes du monde en est une autre.

Genève : l’interdiction d’une procession viole la liberté de conscience

Une paroisse de la Fraternité St-Pierre basée à Genève avait sollicité l’autorisation d’organiser une procession de la Fête-Dieu en juin 2022.

Le Département de la sécurité (DSPS) avait refusé la manifestation car il s’agirait d’une atteinte grave à la liberté et aux droits d’autrui à la neutralité cultuelle du domaine public. La paroisse avait fait recours contre cette décision auprès de la Chambre administrative de la Cour de justice.

Dans un arrêt rendu public le 31 mars 2023, la Chambre a conclu que ce refus violait le principe de proportionnalité et la liberté de conscience et de croyance.

La dé-dollarisation du monde, un mouvement irréversible

Dans Le Figaro, Renaud Girard estime que la fin de la domination du dollar est en cours

[…] la crise financière internationale de 2008 renforça paradoxalement le dollar. Dans une conférence de presse de mars 2009, Barack Obama prédit que le dollar conserverait sa domination dans les échanges et les réserves de la planète. Son argument n’était pas économique mais politique : « Car l’Amérique a le régime le plus stable et le plus transparent du monde! » Tout le monde comprend en effet comment fonctionne le budget, la Réserve fédérale et le système financier américains alors que leurs équivalents chinois apparaissent opaques. Le dollar reste la devise refuge par excellence. Quand il y a une crise financière mondiale, les investisseurs se réfugient sur le dollar, même si la crise est d’origine américaine. C’est ce qui s’est passé en 2008-2009, où le dollar s’est réévalué par rapport à l’euro et au yen. Aujourd’hui, il représente encore 59 % des réserves mondiales de change (contre 72 % en 1999).

Mais, en transformant leur monnaie en arme de pression politique, les Américains ont, sans le vouloir, entamé un mouvement mondial de destitution du roi dollar.

En 2014 la BNP dut payer 9 milliards de dollars d’amende aux États-Unis pour avoir, légalement au regard des droits européens et français, financé (en dollars) des exportations depuis Cuba, le Soudan et l’Iran. Mais ces trois pays étaient sous embargo américain. Comme la compensation s’est faite à New York sur le compte de la BNP (une écriture électronique d’un millionième de seconde), la justice américaine s’est déclarée territorialement compétente. Voilà comment les Américains ont imposé leur droit aux autres pays de la planète. Et les sociétés européennes ont dû s’y conformer, comme on l’a vu lorsqu’elles quittèrent l’Iran en 2018, après que Trump eut unilatéralement dénoncé l’accord nucléaire de Vienne de 2015.

L’étape suivante de la « weaponisation » du dollar fut, en 2022, après l’agression de la Russie contre l’Ukraine, le gel des réserves de change de la banque centrale russe libellées en dollars. Les dirigeants non-occidentaux se sont alors dit : « Si je suis en guerre avec un voisin et que ce conflit ne plaît pas à Washington, je peux perdre brutalement une grande partie de mes réserves de change. Je vais donc diminuer drastiquement mon commerce en dollars. » C’est ce que fait désormais la Russie, mais aussi l’Arabie saoudite. Sa dernière facture pétrolière à la Chine a été libellée en renminbi (dont le marché offshore atteint déjà l’équivalent de 200 milliards de dollars).

Qui plus est, les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) envisagent de créer leur propre monnaie pour financer leurs échanges. La Chine a déjà mis au point son propre système de règlements électroniques interbancaires. Il offre une alternative au système Swift, coopérative contrôlée par les Occidentaux.

La dé-dollarisation du monde ne s’achèvera pas du jour au lendemain. Mais c’est clairement un mouvement irréversible.

Le terroriste Jean-Marc Rouillan plus honorable que le philosophe Sylviane Agacinski

Le député LR Patrick Hetzel a interrogé le 4 avril Sylvie Retailleau, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, à propos de l’étrange conception de la liberté d’expression de l’université Bordeaux-Montaigne :

Ma question s’adresse à Mme la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il y a quelques mois, madame la ministre, la présidence de l’université Bordeaux-Montaigne a interdit de parole Mme Sylviane Agacinski, philosophe, estimant que son intervention créerait un risque de trouble à l’ordre public.

Mme Émilie Bonnivard : Incroyable !

M. Patrick Hetzel : La semaine dernière, la même présidence laissait s’exprimer au sein de l’université M. Jean-Marc Rouillan, condamné pour apologie du terrorisme et pour deux assassinats à caractère terroriste.

M. Olivier Marleix : Quelle honte !

M. Vincent Descoeur : Scandaleux ! Nous sommes sur Mars !

M. Patrick Hetzel : Dans une interview, il avait ainsi déclaré au sujet des frères Kouachi : « J’en ai marre des poncifs antiterroristes […]. Moi je les ai trouvés très courageux […]. » Tout cela est pour le moins choquant : je n’ose imaginer, madame la ministre, que vous combattiez la philosophie et protégiez le terrorisme. Vous assurez la tutelle des universités ; vous avez mission de garantir qu’elles respectent la légalité ;…

M. Maxime Minot :Eh oui !

M. Bruno Bilde : Évidemment !

M. Patrick Hetzel :…mais étrangement, à ce sujet, on ne vous a pas entendue. Ma question sera donc double : pourquoi ce silence assourdissant, et que comptez-vous faire en vue de combattre cette inacceptable inversion des valeurs ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LR et sur plusieurs bancs du groupe RN. – Mme Blandine Brocard applaudit également.)

Mme la présidente :La parole est à Mme la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Mme Sylvie Retailleau, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche : Comme vous l’avez évoqué, monsieur Hetzel – vous êtes bien placé pour le savoir –, l’autonomie des universités constitue un fait historique,…

M. Vincent Descoeur : Cela n’autorise pas tout ! Il y a aussi la loi !

Mme Sylvie Retailleau : …qui ne leur permet cependant pas tout. Lorsqu’on ne s’exprime pas, on travaille : on œuvre afin de maintenir le calme, d’éviter les blocus, de conserver aux universités leur liberté académique, aux étudiants et aux personnels le droit d’y accéder. (Exclamations continues sur les bancs du groupe LR.)

M. Pierre Cordier : Deux poids, deux mesures !

Mme Sylvie Retailleau :Je le répète, c’est un travail que nous accomplissons quotidiennement pour nos étudiants. (Mme Émilie Bonnivard s’exclame.)

M. Fabien Di Filippo :Vous êtes la ministre des repas au Crous !

Mme la présidente :S’il vous plaît, chers collègues !

M. Fabien Di Filippo : Répondez sur le fond, madame la ministre !

Mme Sylvie Retailleau : Puisque ces sujets vous intéressent, voyez ce que nous venons de faire concernant les bourses, les récentes annonces touchant les universités ! (Huées sur les bancs du groupe LR.)

M. Pierre Cordier : Quelle médiocrité !

M. Fabien Di Filippo :C’est honteux !

M. Vincent Descoeur :La question ne portait pas sur les menus du Crous. Vous devriez prendre des sanctions, madame la ministre !

Mme la présidente : La parole est à M. Patrick Hetzel.

M. Patrick Hetzel : Madame la ministre, votre réponse est incroyable. Avez-vous bien conscience que la même université interdit à Mme Agacinski de s’exprimer dans son enceinte…

M. Maxime Minot : Eh oui !

M. Patrick Hetzel : …sans que personne trouve à redire à cette décision inquiétante, et entérine l’apologie du terrorisme, ce qui ne semble pas vous déranger ? (Exclamations et applaudissements sur quelques bancs du groupe LR.)

M. Maxime Minot :C’est hallucinant ! Démission !

M. Patrick Hetzel : En tant que ministre de l’enseignement supérieur, il vous revient, encore une fois, de vous assurer que la liberté académique, que nous devons évidemment défendre, ne franchisse pas les bornes de la légalité !

Mme la présidente : Merci, cher collègue.

M. Patrick Hetzel :Vous-même avez pu constater que, trois jours après les faits dont je vous parle, l’université Bordeaux-Montaigne était fermée pour plusieurs mois à la suite de dégradations massives. Tout cela est intolérable ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LR et sur plusieurs bancs du groupe RN.)

Le Charnier de la République

L’historien Joachim Bouflet vient de publier un ouvrage sur la Grande Terreur à Paris (juin-juillet 1794), intitulé Le Charnier de la République. Un ouvrage à mettre entre les mains des robespierristes mais aussi de ceux qui prennent à la légère le retour de l’extrême-gauche à l’Assemblée nationale. Cet épisode a été marqué par l’exécution à Paris, place du Trône Renversé – aujourd’hui place de la Nation -, de plus de 1300 personnes en six semaines. L’auteur raconte les jugements expéditifs d’accusés sans défense pris par le tribunal révolutionnaire présidé par le terrible Fouquier-Tinville. Il est le père de ceux qui diabolisent et condamnent sans procès des opposants politiques, voire toute personne qui ne pense pas correctement.

Ces exécutions en masse ont nécessité le creusement de fosses communes pour recevoir les corps des victimes, véritables charniers institutionnalisés dont les pouvoirs publics ont tenté en vain d’effacer la mémoire, avant qu’ils deviennent un cimetière privé : le cimetière de Picpus. Nombreux sont ceux qui ont été mis à mort pour leur fidélité à la religion et à la foi de leurs ancêtres, comme les bienheureuses carmélites de Compiègne, mais aussi dix-huit autres serviteurs de Dieu ainsi qu’une multitude de martyrs. Ces pages rendent hommage à ces chrétiens héroïques envers lesquels la République n’a jamais fait de mea culpa. Nombre de laïcs ont été envoyés à l’échafaud comme “fanatiques”, et l’on sait que ce terme revêt une haine de la foi catholique. Ainsi Elisabeth Minet, couturière de 46 ans, arrêtée car elle a “cherché à réveiller le fanatisme en colportant et mettant en vente des figures superstitieuses”. Son crime ? Faire commerce de figurines de la Vierge et des saints. Taxée de fanatisme par le tribunal, elle réplique :

“Je ne connais pas de loi qui ait ordonné de faire disparaître tous ces objets ; je vous avoue que je voulais pour ma satisfaction avoir une figure de la bonne Vierge, parce que je suis attachée à la divinité”.

Cette naïve profession de foi suffit à la faire transférer à la Conciergerie, d’où elle ne sort que pour être menée à la guillotine le 16 juin 1794.

Une majorité pro-mort à la Cour Suprême de l’Etat du Wisconsin

Le Wisconsin fait partie des Etats qui ont fortement restreint l’avortement depuis la décision de la Cour Suprême. Les cliniques offrant l’avortement avaient temporairement arrêté de fournir leurs services de mort en raison d’une vieille loi qui interdit totalement les avortements.

Mais les électeurs du Wisconsin ont élu mardi la progressiste Janet Protasiewicz à la Cour suprême de cet État du nord des États-Unis. Avec cette victoire élection, la haute institution du Wisconsin compte désormais quatre juges progressistes contre trois conservateurs.

L’élection était considérée comme l’une des plus importantes de l’année aux États-Unis, car de son résultat dépendrait le sort du droit à l’avortement dans cet État.

La loi bannissant l’avortement au Wisconsin, datant de 1849, devrait être examinée dans les mois à venir par la Cour suprême de cet État.

Patrick Buisson : “Le RN n’arrivera jamais au pouvoir tant que Marine Le Pen en sera la candidate”

Analyse et perspectives électorales par Patrick Buisson [source] :

“Pour l’essayiste Patrick Buisson, les chances de voir la fille Le Pen à l’Élysée sont quasi-nulles, voire nulles tout court. Interrogé par nos confrères du Point à l’occasion de la sortie de son livre Décadanse (éditions Albin Michel) le 13 avril prochain, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2012 estime que «Marine Le Pen ne peut pas gagner», car désormais confrontée à un barrage «plus étanche que le front républicain: (celui) des retraités».

Ce dernier compte 17 millions d’électeurs, «33% des inscrits mais 45% des votants au second tour de la présidentielle, dont trois sur quatre ont rejeté l’ancienne présidente du RN», indique-t-il. Et d’ajouter: «Notre système de retraite par répartition est une machine à transformer les progressistes en conservateurs. Les boomers qui se positionnaient pour 42 % à gauche en 2002 ne sont plus que 28 % à le faire en 2022. Entre-temps, ils sont devenus des retraités.»

Alors que «Marine Le Pen est la dernière à brandir le fétiche archéo-marxiste de la lutte des classes – alors que même Mélenchon s’est rallié aux luttes intersectionnelles», selon le politologue, le «nom Le Pen» évoquerait chez les retraités un «imaginaire d’embrasement général, avec l’explosion des banlieues, de chaos économique, et, maintenant, de guerre sociale avec sa stratégie “classe contre classe“». Ainsi, pour Patrick Buisson, le «plafond (de Le Pen) n’est plus de verre, mais en béton armé.»

Le RN n’aurait également que peu profité des dernières élections législatives, avance-t-il, puisqu’elles ont été la preuve que «Le Pen n’avait plus le monopole de l’opposition» et de l’«antimacronisme», en raison de la percée de la Nupes. Face à l’alliance de gauche, où règne une «dérive zadiste» d’après Patrick Buisson, Marine Le Pen «fait le pari de la respectabilité». Or, «l’antiparlementarisme ne fera pas de tri», analyse-t-il. Et de cingler: «Le RN n’arrivera jamais au pouvoir tant que Marine Le Pen en sera la candidate. Il n’en sera peut-être pas de même le jour où il se trouvera un nouveau champion.»

Samedi Saint : provocation antireligieuse de l’extrême-gauche à Saint Pierre de Colombier

Alors que la Famille Missionnaire de Notre Dame vient de remporter deux victoires judiciaires importantes dans le cadre de son projet de construction, l’extrême gauche écologiste et radicale ardéchoise s’apprête à manifester autour de l’église et de la communauté le samedi 8 avril, Samedi Saint, date qui n’est pas choisie au hasard car de nombreux pèlerins viendront pour le Tridium Pascal.

L’appel à manifester est relayé par tout ce que l’Ardèche compte de mouvements d’extrême gauche les plus radicaux mais aussi les plus confidentiels. Au total, 30 associations ou partis appellent à cette provocation antireligieuse. Ce qui est rassurant pour la démocratie, c’est que si 200 à 300 personnes sont attendues, cela ne représente en moyenne qu’entre 6 et 10 personnes par association.

L’appel à manifester vaut le détour :

“(…) Ne laissons pas des religieux d’extrême-droite détruire la vallée de la Bourges ! En Ardèche, à Saint-Pierre de Colombier, une congrégation religieuse ultra-réacs menace de bétonniser plus de 35000 m2 d’espace naturel remarquable (…) Nous dénonçons le caractère liberticide, sectaire, homophobe, sexiste, raciste… des porteurs du projet et une totale aberration écologique et démocratique (…)

En outre, la « Famille Missionnaire de Notre Dame » est une congrégation catholique ultra-traditionnaliste. Il n’y a qu’à aller sur leur site pour découvrir leurs penchants idéologiques : Cette communauté se dit contre l’avortement et la contraception. Elle est favorable à une éducation stricte des enfants et considère les homosexuels comme des êtres « déviants » qu’il faut « soigner ». Elle est également ouvertement anti-islam, et prosélyte. Leurs principaux soutiens sont des groupuscules d’extrême droite fascistes, violents, antisémites et anti-écolos tel que le « Salon Beige » (…). Enfin, bien qu’ils ne vivent pas au village, ces religieux ont réussi à s’accaparer massivement les urnes pour élire leur maire et faire passer en force ce funeste projet (…)

Ami·es écologistes, zadistes, militant·es antifascistes, paysan·nes et à tous ceux et celles qui considèrent qu’il faut d’urgence mettre fin à la bétonisation de la nature, à la violence d’état et aux idées d’extrême droite.”

Le collectif “Pour notre vallée, la Bourges” qui défend le projet et soutient la communauté a exprimé son inquiétude et a communiqué sur ce sujet, sans doute pour alerter les autorités publiques des risques à l’ordre public probables :

Les organisateurs savent très bien que ce jour là plusieurs centaines de personnes seront présentes dans le village pour participer au « Triduum Pascal » qu’organise chaque année la FMND (…). Ces pèlerins viennent prier et se recueillir dans le calme, souvent en silence, loin du tumulte du monde. Ce temps de retraite est attendu par ces catholiques qui, bien souvent, n’ont pas le temps ni la possibilité dans leurs paroisses de se recueillir comme ils le souhaiteraient.

Mais cette année, ils devront subir les « déambulations » des opposants dans le village. Il est permis de penser que des dérapages auront lieu sous la forme de moqueries, de provocations, d’insultes ou de graffitis sur les murs comme cela s’est déjà produit à plusieurs reprises : haie d’honneur avec poings levés pour la sortie de la messe, pancarte « vos mères auraient dû avorter » devant la statue de Notre Dame des Neiges, inscriptions sur des murs et des ouvrages « non aux cathos intégristes » et « Dieu est mort » (…). Il est impensable qu’au même moment, dans le si petit village de Saint Pierre de Colombier, plusieurs centaines de pèlerins et de manifestants, dont les idées sont totalement opposées, puissent se croiser sans heurts.

Il est évident que ce rassemblement du 8 avril est une folie et il convient d’indiquer que l’association « pour l’avenir de la Bourges », organisatrice de la journée, s’est rendu coupable d’une provocation en ayant choisi cette date ; sa responsabilité sera écrasante en cas d’incidents fâcheux. [source]

Ou encore :

“L’affaire est menée avec sérieux et une mobilisation conséquente est attendue (…) Mais hormis quelques retraités consacrant leur temps libre à s’indigner et de jeunes néo ruraux déstructurés tentant de s’enraciner en Ardèche, il est peu probable que les « amis de la Bourges » reçoivent de nombreux soutiens ; de fait, nous pouvons attester que la grande majorité des habitants de la vallée de la Bourges et des villages voisins est excédée par ce qui se passe à Saint Pierre de Colombier et ne supporte plus qu’une minorité d’agitateurs cherche à bloquer un projet légal, source de profits.

Ces personnes de bon sens sont offusquées par le fait que le village fasse régulièrement la une des journaux locaux, l’hebdomadaire La Tribune en particulier dont la ligne éditoriale est scandaleusement partiale, sans parler des médias nationaux (le dernier reportage de France Inter est à cet égard un monument de désinformation et de médiocrité). Le ras-le-bol est palpable et la mouvance gauchiste locale est de plus en plus montrée du doigt, ce qui est somme toute rassurant.”

Le JDD nous apprend par ailleurs que Saint Pierre de Colombier fait partie des 42 sites sous surveillance du gouvernement au titre des foyers de contestation possible par les mouvements radicaux :

Ce sont 42 sites considérés comme des foyers de contestation plus ou moins chauds, mais que les préfectures surveillent comme le lait sur le feu. Face à la montée des tensions autour de projets d’infrastructures (parcs éoliens, axes autoroutiers, futur mégaméthaniseur…), le gouvernement a dressé pour la première fois une carte des endroits où les manifestations pourraient dégénérer et les luttes, s’agréger. « Les contestations se renforcent et de manière violente », justifie-t-on Place Beauvau (…)

Localement, le renseignement territorial scrute les mobilisations organisées par des mouvements anarchistes et écologistes, tels Les Soulèvements de la Terre – dont Gérald Darmanin a demandé la dissolution –, Extinction Rebellion ou encore Bassines non merci.”

Merci de bien prier pour la FMND et les pèlerins et pour que cette journée du Samedi Saint puisse se dérouler dans le calme et permettre le recueillement dans l’attente de la Résurrection.

N’hésitez pas à soutenir ce projet de construction en effectuant un don sur cette page dédiée et en visitant le site du collectif de soutien au projet et en le faisant connaître autour de vous.

L’art de la dispute à la française est encore possible

Le 13 avril, l’hebdomadaire Valeurs Actuelles organise Le Grand Débat des Valeurs au Palais des Sports.

  • Lors de cette soirée, interviendront notamment Christine Kelly et Mathieu Bock-Côté.
  • Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, débattra face au journaliste Hugo Clément puis face à l’économiste Olivier Babeau.
  • François-Xavier Bellamy, eurodéputé Les Républicains, débattra face à l’ancien Premier ministre Manuel Valls.
  • Stanislas Rigault, président de Génération Z, débattra face à l’avocat Charles Consigny.

Nous avons interrogé Geoffroy Lejeune, directeur de la rédaction, pour en savoir plus :

Pourquoi organiser maintenant ce grand débat ?

Nous avons particulièrement regretté, l’année dernière, que l’élection présidentielle se déroule sans réels débats, et que la plupart des candidats, le futur vainqueur en tête, refusent de se confronter. Un an plus tard, chacun peut constater que le débat public, particulièrement à l’Assemblée nationale, se caractérise par des invectives, des chasses à l’hommes et des indignations stériles, et que ce n’est guère plus glorieux. Valeurs actuelles refuse de se résigner à cette défaite de l’esprit, et nous souhaitons avec cet évènement hors du commun démontrer que l’art de la dispute à la française existe toujours, que le débat d’idées est encore possible.

Et nous avons une seconde motivation, plus personnelle : il y a quelques mois, nos lecteurs se sont mobilisés pour nous sortir d’une mauvaise passe. À travers la campagne la campagne de mobilisation #JeSuisLàPourVA, où 10 000 abonnés nous ont rejoint, notre public nous a donné le nouvel élan qu’il nous manquait et la force pour continuer à défendre nos convictions. Nous voulions donc organiser une fête pour les remercier, et cette soirée sera largement consacrée également aux échanges et aux rencontres, autour d’un verre, avec ceux à qui nous devons notre indépendance.

Au-delà des personnalités annoncées, quels seront les thèmes de la soirée ?

Différents débats entre des personnalités politiques et médiatiques sont prévus lors de la première partie de soirée, parfois sur des thèmes sur lesquels nous ne sommes pas forcément attendus. Nous parlerons par exemple d’écologie avec Hugo Clément, et nous prendrons le temps de parler de biodiversité ou des difficultés rencontrées par les pêcheurs. Jordan Bardella évoquera le thème de l’intelligence artificielle et de ChatGPT. Stanislas Rigault et Charles Consigny débattront autour de l’avenir de la droite et Christine Kelly se confiera lors d’une intervention plus personnelle. Et la liste des invitations n’est pas figée, il y aura sans doute encore des surprises !

N’y avait-il personne d’autre à gauche pour participer ? Les mauvaises langues diront que Manuel Valls en profite pour revenir dans l’actualité. Les membres de la NUPES refuseraient-ils le débat ?

Nous avons envoyé plusieurs dizaines d’invitations à des personnalités de gauche, beaucoup sont restées sans réponse mais quelques personnalités ont eu la politesse de nous répondre. Il y a des négociations, certaines aboutissent, d’autres pas, c’est le lot et l’exigence de l’organisation de ce type d’évènements. Un petit secret : nous étions en discussions avancées avec un député de la NUPES, malheureusement le refus d’une personnalité de droite a annulé cette rencontre…

Concernant Manuel Valls, il n’a pas eu besoin de Valeurs actuelles pour être récemment invité sur plusieurs plateaux TV. L’annonce de sa venue a surpris plusieurs personnes mais nous voulions des personnalités qui surprennent et qui ne sont pas de notre bord politique. Même s’il y a de nombreux points de désaccords (son attitude lors de la Manif Pour Tous, entre autres), il a accepté de venir se confronter à François-Xavier Bellamy devant notre public qui, nous l’espérons réellement, saura lui reconnaître ce courage. S’il n’y avait pas d’invités de gauche, nous serions entre nous et cela s’appellerait une réunion de famille, pas un débat.

Pour s’inscrire c’est ici.

Provocation annulée

Voilà une provocation, pendant la Semaine Sainte, qui fait plouf. Même si l’église est désacralisée, le concert de Bilal Hassani, ex-candidat de la France à l’Eurovision, apparaissait comme une provocation (le chanteur est habitué des scènes limite pornos), destinée à faire parler d’elle. C’est à moitié réussi : si la provocation a en effet fait parler, elle n’a pas pour autant remplie les salles.

Le producteur justifie l’annulation par des menaces reçues. La réalité semble plus pratique : la tournée de Bilal Hassani est un bide et il convient de limiter les frais…

Saint vendredi au Conseil d’Etat…

Communiqué des Juristes pour l’enfance :

L’audience se tiendra au Conseil d’Etat vendredi 7 avril à 15h, en appel contre la décision du juge des référés du TA de Paris rendue mardi 27 mars.

Juristes pour l’enfance demande au Conseil d’Etat de faire cesser l’atteinte grave à l’intérêt supérieur de l’enfant qui résulte de l’exposition publique au Palais de Tokyo à Paris du tableau intitulé « Fuck abstraction » de Miriam Cahn, représentant une fellation imposée par un homme nu en érection à un enfant à genoux et ligoté.

L’association demande au Conseil d’Etat :

  • d’ordonner le retrait de ce tableau de l’exposition publique
  • ‘ordonner au minimum que cette exposition soit réservée aux adultes
  • Par le passé, la littérature a servi de prétexte pour justifier la pédophilie et les plateaux-télé faisaient bon accueil à des pédophiles racontant leurs exploits, sous couvert de littérature. A l’époque, ceux qui dénonçaient cette supercherie étaient conspués alors que, aujourd’hui, leur courage est salué et que la loi pénale exclut toute idée d’un prétendu consentement d’un enfant à un acte sexuel avec un adulte.

Au palais de Tokyo, c’est cette fois la peinture qui sert de prétexte à banaliser la culture du viol d’enfant. L’excuse invoquée d’une intention réelle ou supposée de la dénoncer ne justifie en rien de diffuser des scènes pédo-pornographiques.

Allons-nous encore mettre 30 ans pour réagir? La société doit protéger les enfants immédiatement”.

Au minimum, Juristes pour l’enfance demande que l’exposition soit interdite aux mineurs:

  • parce que la loi sanctionne pénalement le fait de diffuser un contenu pornographique accessible à la vue des mineurs (article 227-24 du code pénal).
  • parce que la confrontation d’un enfant à un contenu pornographique, d’autant plus violent ici qu’il s’agit d’un viol d’un enfant, constitue un viol psychique, susceptible de produire un effet déséquilibrant sur les jeunes en pleine construction identitaire et sexuelle, avec deux effets principaux: soit un effet d’exacerbation de la dimension sexuelle (menant à l’addiction, comportements désordonnés sur le plan de la sexualité, etc…) ; soit un choc traumatique ensuite inhibiteur de la sexualité, par l’écœurement et l’aversion qui resteront gravés dans la mémoire profonde du jeune en plein essor de lui-même, peu assuré encore dans l’expression de son identité sexuelle et en recherche de « modèles » identificateurs.

Le député RN qui a inauguré une mosquée quitte l’assemblée nationale

Le député Rassemblement national du Vaucluse, Joris Hébrard, va annoncer sa démission de l’Assemblée nationale. Une décision qui semble prise suite à sa participation réjouie, le 17 mars, à l’inauguration d’une mosquée franco-turque dans sa circonscription, au Pontet.

L’initiative a conduit le bureau exécutif du Rassemblement national à sanctionner d’un blâme le député.

Marine Le Pen précise que cette démission n’est d’aucune façon liée à l’inauguration de la mosquée :

« La décision de réintégration des soignants non vaccinés permet à Joris Hébrard de reprendre son métier de kinésithérapeute. Pour des raisons familiales, le rythme de l’Assemblée nationale était compliqué pour lui. Cela l’a décidé de reprendre sa place de maire du Pontet. »

Joris Hébrard réfute le terme de démission. Le maire du Pontet, Patrick Suisse, vient d’annoncer sa démission. Ainsi, Joris Hébrard pourrait redevenir maire et en vertu de la loi sur le non-cumul des mandats, ne pas pouvoir rester parlementaire. C’est sa suppléante, Catherine Jaouen, avocate, qui le remplacerait à l’Assemblée nationale.

Le nouveau sultan d’Ecosse pourrait instaurer une persécution LGBT des chrétiens

Quelques jours après l’élection du nouveau “sultan d’Écosse”, Humza Yousaf, proche des islamistes, au poste de Premier ministre, l’esprit antichrétien se révèle comme l’une des caractéristiques du nouveau gouvernement.

L’animosité anti-chrétienne et la volonté de maintenir les privilèges des avorteurs et des conventions et lobbies LGBTI ont refait surface, confirmant les promesses de mettre en place des “zones tampons à l’extérieur des cliniques d’avortement”, d’adopter une interdiction totale des “thérapies de conversion” et de “consolider” les droits des LGBTQ+ dans le pays.

Face à ce danger d’interdiction et de censure des chrétiens, tous les responsables des Eglises chrétiennes écossaises ont dû exhorter le gouvernement, le 3 avril, à reconsidérer son projet d’interdiction des “pratiques de conversion”, qui pourrait porter atteinte à la liberté religieuse et à la liberté des parents. La lettre réaffirme que la Bible affirme clairement que toutes les personnes sont “faites à l’image et à la ressemblance de Dieu et que, en tant que telles, elles méritent d’être protégées contre les pratiques abusives et coercitives”, mais que l’interdiction des “thérapies de conversion” irait bien au-delà de l’interdiction des abus et de la coercition. Au contraire, une telle interdiction criminaliserait tous les chrétiens pour avoir exprimé que

“le seul endroit pour l’activité sexuelle est dans le mariage d’un homme et d’une femme pour la vie, et que Dieu a créé chacun d’entre nous homme ou femme, selon sa volonté parfaite”.

Il est répété aux dirigeants écossais qu’

“en exploitant le langage chrétien de la “conversion”, la législation promue par le gouvernement écossais porterait atteinte à un principe central du christianisme lui-même”.

Pour les dirigeants chrétiens écossais, c’est peut-être l’interdiction même de la foi chrétienne qui est le véritable “objectif explicite de nombreux promoteurs de la nouvelle législation”. Rappeler et réaffirmer l’enseignement biblique et chrétien sur la sexualité, confirmé par la biologie et des études médico-scientifiques toujours plus approfondies, n’est ni un abus ni une violence, alors qu'”interdire aux chrétiens d’expliquer l’enseignement de la Bible sur le bon plan de Dieu pour une prospérité humaine vraie et saine” ou “l’attention et les soins pastoraux”, serait profondément répressif et constituerait une violation de la liberté de religion.

Pour le sultan à la tête du gouvernement écossais, fier promoteur de la doctrine du genre et des mœurs transgenres, la criminalisation même de chrétiens innocents simplement pour avoir enseigné ce qu’ils vivent et ont toujours enseigné dans leur tradition, dans la doctrine biblique et évangélique, pourrait être un point de fierté et de prestige. Le risque est réel.

Parmi les autres signataires de la lettre, le révérend William Philip a qualifié d'”alarmantes” les recommandations formulées par le “groupe consultatif d’experts” en octobre dernier et mises en œuvre par l’actuelle proposition du gouvernement écossais. Les recommandations/menaces comprennent “la révocation des droits des parents ou des tuteurs” s’ils “sont engagés dans des pratiques de conversion”, le retrait “de leur licence professionnelle en tant que chef religieux ou de leur autorisation de travailler en Écosse dans ladite institution, ou le retrait du statut caritatif de l’institution religieuse” si le prêtre, l’évêque ou le chef religieux ne met pas fin à tout enseignement qui “réaffirme également les obligations religieuses et culturelles”.

Que vaut la vie de Marie-Caroline Schurr ?

Alors qu’Emmanuel Macron annonce un projet de loi « fin de vie » d’ici l’été, BV a choisi d’interroger Marie-Caroline Schürr. Cette « consultante en inclusion sociale et développement personnel », auteur du livre “Out of the box – La joie à roulettes” est atteinte d’une maladie génétique rare qui la prive de l’usage de ses jambes et de ses bras. Ce qui ne l’a jamais empêchée de mener à bien bon nombre de projets dont celui de partir seule sur les chemins de Compostelle : 400 km en fauteuil pour « expérimenter de manière très concrète les chemins de la Providence ». Un témoignage choc à méditer pour ceux qui réfléchissent à l’idée de légaliser l’euthanasie.

  • 00:00 Présentation
  • 00:48 Marie-Caroline Schurr, Emmanuel Macron : la rencontre
  • 02:36 Qu’avez-vous à dire au président de la république ?
  • 04:22 L’euthanasie, est-ce l’affaire de tous ?
  • 07:50 Une loi qui va déprécier votre vie ?
  • 09:52 Est-ce un débat religieux ?
  • 11:33 Remerciements à BV

Plus de 220 contributeurs et plus de 55 000€ collectés pour l’abbaye Sainte-Marie de la Garde, pour son chantier de la Grande Espérance

La campagne de financement participatif se poursuit ! Les témoignages des donateurs sont encourageants :

« C’est une immense joie de soutenir le projet de la construction de l’Abbaye Sainte Marie de la Garde. Depuis 21 ans, installé en Lot et Garonne, quasiment en même temps que les premiers moines, nous avons vu année après année la communauté grandir pour devenir Abbaye indépendante en 2021. Merci pour votre prière, votre signe d’espérance en ce monde qui en a tant besoin. »
« Bravo pour votre confiance dans l’avenir de la chrétienté en construisant une abbaye »

« Que Dieu soit avec vous pour votre projet et que perdure la foi catholique et ces moines qui ont fait la France pendant des millénaires »

L’abbaye Sainte-Marie de la Garde est une fondation de l’abbaye bénédictine Sainte-Madeleine du Barroux. Depuis vingt ans, elle est implantée dans le Diocèse d’Agen.

Florissante, la communauté de Sainte-Marie de la Garde lance un grand projet de construction. L’agrandissement est devenu indispensable, tant pour la vie monastique que pour l’accueil des fidèles. Ce développement est le signe que la communauté-fille du Barroux continue de s’enraciner et de rayonner !

Une nouvelle chapelle avec son grand clocher : telle est la première phase d’un ambitieux projet de construction à Sainte-Marie de la Garde.

Situé au centre de la future abbaye, ce bâtiment mettra nos cloches au cœur du monastère. Dans nos campagnes, le son des cloches est aussi le puissant signe d’une vie chrétienne.

Dès ce printemps 2023 commenceront les terrassements nécessaires à cette nouvelle chapelle et à son clocher. Suivront ensuite des travaux plus importants encore… Car notre monastère Sainte-Marie de la Garde ne cesse de grandir depuis 2002. Une première phase de travaux en 2009-2013 a permis d’augmenter la capacité du monastère à une vingtaine de moines.

Plusieurs vocations arrivées depuis, ainsi que notre érection en abbaye en 2021, nous incitent à construire aussi les autres bâtiments manquant encore à ce jour à une abbaye complète : cloître, chapitre, réfectoire, cellules, ateliers et même un jour, une abbatiale… !

Tous nos bâtiments seront construits dans un esprit roman, empreint de simplicité et de noblesse, tout en harmonie et en lumière. Nous faisons appel à des entreprises locales et bâtissons avec des matériaux naturels et durables.

Les dons issus de cette campagne de financement participatif sont destinés au clocher attenant à la chapelle. Nous avons atteint le premier palier symbolique des 50 000€ et espérons atteindre les 75 000€.

Pour toute information et contribuer à cette œuvre d’Espérance, cliquez ici :

https://www.credofunding.fr/fr/sainte-marie-de-la-garde

Radio France au pèlerinage de Chartres ?

Dans une chronique publiée hier, un journaliste de Radio France s’interroge sur

La grande discrétion des catholiques français

C’est à se demander s’ils n’ont pas disparu de la circulation. On ne les voit plus, on ne les entend plus.

Qui peut-on citer aujourd’hui comme évêque médiatique, comme grand patron qui se revendique chrétien ou comme écrivain fier d’être catholique ? Pas grand monde.

Pourtant, le catholicisme est encore la première religion de notre pays : 29% des Français de 18 à 59 ans s’en réclament, selon les chiffres que l’Insee a publiés la semaine dernière. Mais ces millions de gens n’ont jamais été aussi timides. Notre consœur Sonia Mabrouk, dans son dernier livre, « Reconquérir le sacré », se demande pourquoi tant de chrétiens ont dévitalisé leur religion, comme si l’église n’avait plus sa place au centre du village. Et l’humoriste Gad Elmaleh s’étonnait récemment dans le Figaro Magazine qu’une grande majorité de catholiques ne vive pas sa foi au grand jour.

Comment l’expliquer ?

Il faut reconnaître que ce n’est pas simple de s’assumer catholique en ce moment. De très nombreux croyants sont terrassés – et il y a de quoi – par les horribles scandales sexuels qui secouent l’Eglise. Ils sont un peu désespérés, même s’ils n’y sont pour rien et même si l’écrasante majorité des prêtres sont sans reproche. Je vois aussi une autre raison à cette grande discrétion : c’est la peur de la comparaison avec l’islam. Les musulmans (qui représentent 10% des Français, encore selon l’Insee), ou plus précisément une partie d’entre eux, expriment un certain nombre de revendications dans l’espace public.

La dernière en date, vous l’avez peut-être vue, c’est de pouvoir interrompre les matches de foot pour la rupture du jeune en période de ramadan. Or ce genre de demandes indispose, et c’est un euphémisme, un grand nombre de Français. Du coup, beaucoup de catholiques veulent montrer qu’on peut pratiquer sa religion sans trop se faire remarquer, par exemple en abandonnant les processions traditionnelles. […]

Il y a pourtant encore un certain nombre de processions publiques en France. Il y en avait une lundi dernier dans Paris. Il y en aura d’autres vendredi, avec les chemins de croix. Et suggérons à ce journaliste de venir sur les routes de Chartres à la Pentecôte pour voir une génération nombreuse, qui s’assume, fière d’être catholique… Chaque année on s’y étonne de la grande discrétion des journalistes français

Chronique des cinglés

Nos journalistes découvrent qu’il faut en effet un papa et une maman pour un enfant…

Ils ne sont pas en couple et ont choisi d’avoir un enfant ensemble à RouenL’histoire de coparentalité atypique de Florent, homosexuel, et Pascale, hétérosexuelle, est racontée par la journaliste Sixtine Lys dans le podcast Un papa, une maman. En 11 épisodes, disponibles sur les principales plateformes audio, ils livrent un récit à cœur ouvert, touchant et sans concession. […] 

Florent est comédien et vidéaste et Pascale musicienne. Elle, approchant la cinquantaine, avait laissé cette idée derrière elle. Lui avait très envie d’être papa. « Pour mes amies hétéros, j’étais une sorte d’option au cas où elles ne trouveraient pas le bon compagnon », raconte Florent. « Ce n’était pas facile à vivre. » Il ne souhaitait pas passer par une gestation pour autrui (GPA), ni par une coparentalité à trois vue à l’œuvre avec son ancien compagnon, qui a eu des enfants avec un couple de femmes. « Je voulais que mon enfant ait un papa et une maman », souligne-t-il.

C’est en le voyant interagir avec « ses enfants de cœur », ceux de son ex, que Pascale a vu un père en Florent et a décidé de se lancer dans cette aventure avec lui. Ils se doutent que leur choix posera question à leur fils, né en mars 2021, et c’est en partie pour cela qu’ils ont accepté de témoigner. […] :

Le « coup de foudre amical » entre Florent et Pascale a muté en la construction d’une famille loin des carcans traditionnels, et par aspect assez proche de celle d’un couple divorcé. Chacun s’occupe de l’enfant un certain nombre de nuitées par mois, avec deux nuitées communes. […]

Un lycée courageux

Le groupe scolaire privé Jean-Paul II de Compiègne est dans l’oeil du cyclone car il défend la vie, à l’image de son patron :

Comme le révèle une enquête de Mediapart et une autre d’AEF info, le directeur de cet établissement catholique de 3200 élèves (du primaire au BTS) a empêché plusieurs classes de visionner des films traitant de l’IVG et de l’homosexualité. Il s’agit des œuvres Simone, le voyage du siècle sorti en 2022 et Rafiki, datant de 2018. Le premier a pourtant été le plus gros succès au box-office français de l’année et le second a été présenté au festival de Cannes.

Le premier film est un succès parce que la plupart des établissements publics y ont emmené leurs élèves. Grossier gonflage des chiffres qui relève de la subvention publique déguisée.

Le proviseur de l’établissement ira même jusqu’à ajouter que l’établissement “prône la vie et pas la mort”, devant plusieurs témoins qui se sont confiés à Mediapart.

Si cette histoire a révolté et choqué de nombreux professeurs au sein de l’établissement, elle n’a malheureusement pas été la seule. En décembre 2022, une autre affaire éclate dans le cadre du dispositif “Lycéens et apprentis au cinéma”. Un événement qui s’inscrit dans la politique de sensibilisation et d’éducation artistique du jeune public conduite par le CNC. Il est alors question que le film Rafiki soit projeté dans l’établissement aux classes de seconde et de première, en parallèle d’un travail effectué en classe. Ce film raconte l’histoire de deux jeunes lycéennes kenyanes, de leur rencontre à la naissance d’une relation amoureuse qui leur attirera les foudres et la violence d’une société conservatrice.

Hors de question pour la direction. Selon l’enquête de Mediapartle proviseur a jugé que le film “banalisait l’homosexualité” et qu’il susciterait “la controverse” au sein des familles des lycéens.

Pour une fois qu’un lycée catholique n’a pas peur d’aller à contre-courant, il mérite tout notre soutien.

Je vis donc je suis : Protégeons les plus fragiles contre l’euthanasie

Soulager mais pas tuer est un collectif parrainé par Philippe Pozzo di Borgo réunissant professionnels de santé et citoyens. Mobilisé pour le soulagement des douleurs et contre l’acharnement thérapeutique, le collectif milite pour la généralisation d’une véritable culture palliative et contre l’euthanasie et le suicide assisté.

Il y avait hier des dizaines de mobilisations en France. Voici celle de Melun :

Je vis donc je suis ! C’est le nom de la campagne nationale lancée hier par le Collectif Soulager mais pas tuer pour que chacun se sente digne de vivre sa vie jusqu’au bout. C’est aussi la réponse du collectif aux participants à la Convention citoyenne sur la fin de vie qui se sont prononcés en faveur d’une « aide active à mourir ». Et c’est enfin un message adressé au président de la République après qu’il a annoncé un projet loi fin de vie d’ici la fin de l’été. 

Matérialisée par des affiches et des tracts invitant à regarder au-delà des vulnérabilités apparentes, cette campagne s’est aussi concrétisée dans la rue. Des chaines humaines se sont ainsi formées dans 40 villes de France pour dire non à l’euthanasie et au suicide assisté et manifester la solidarité dont la société doit faire preuve auprès des plus fragiles.

A Melun, ils étaient Place Gallieni (gare) pour affirmer que personne ne doit avoir à faire preuve de ses capacités, de sa dignité ou de son utilité pour avoir le droit de vivre. Des personnes de toutes conditions, bien portantes ou fragilisées par l’âge, la maladie ou le handicap se sont réunies dans cet événement. Ils manifestent l’importance de chaque maillon pour assurer la résilience de la chaine de solidarité de toute la société. Chacun a toute sa place au cœur de la société. La présence des plus fragiles en son sein est même le signe de son humanité.

Face aux pressions qui s’intensifient pour supprimer l’interdit de tuer, Soulager mais pas tuer appelle à :

  • Généraliser l’accès aux soins palliatifs et à la lutte contre la douleur partout en France.
  • Réaffirmer une opposition ferme à toute forme de suicide assisté ou d’euthanasie et à la stigmatisation de certaines maladies ou handicaps.
  • Faire de la lutte contre la mort sociale des personnes handicapées et de nos aînés une grande cause nationale impliquant toutes les générations.

Pékin organise la réconciliation de l’Iran et de l’Arabie Saoudite

D’Antoine de Lacoste dans Politique Magazine :

Les deux éternels rivaux du Proche-Orient ont décidé de rétablir leurs relations diplomatiques. L’affaire est d’importance car tout oppose depuis longtemps l’Iran, la grande puissance chiite à l’Arabie Saoudite, phare mondiale du sunnisme. Mais au-delà du symbole religieux, c’est tout la géopolitique du Proche-Orient qui semble amorcer un virage structurel.

C’est à Pékin que l’annonce a été faite, prenant tout le monde par surprise. Les pourparlers, secrets, duraient depuis plus de deux ans et l’accord doit se finaliser d’ici deux mois pour se traduire symboliquement par la réouverture des deux ambassades fermées depuis 2016. C’est cette année-là que l’Arabie Saoudite avait provoqué la fureur de l’Iran en exécutant le cheik Nimr al-Nimr, chef de la minorité chiite vivant en Arabie Saoudite, entraînant des émeutes à Téhéran devant l’ambassade de Riyad. Les relations diplomatiques entre les deux pays furent rompues dans la foulée.

La situation n’avait ensuite fait qu’empirer et connut même un pic de tension en septembre 2019 lorsque des missiles détruisirent une partie importante des installations d’Aramco, le géant pétrolier saoudien. Les rebelles houthis du Yémen revendiquèrent l’attaque mais chacun avait bien compris que l’Iran était derrière. L’absence de réaction américaine fut un signal pour Riyad : les temps étaient en train de changer et le nouveau dirigeant Mohamed Ben Salman, dit MBS, comprit que son pays ne pouvait plus se contenter de ne regarder que vers Washington.

LE « PARIA » S’EMANCIPE

Ce changement de cap s’imposa plus encore après l’assassinat de Jamal Khashoggi dans les locaux du consulat saoudien d’Istanbul en octobre 2018. Khashoggi était un farouche opposant au régime de Riyad. Réfugié aux Etats-Unis, il tentait d’organiser une alternative à la succession promise à Mohamed Ben Salman, sans grand succès d’ailleurs. Si Trump ne fit pas grand cas de ce meurtre, il n’en fut pas de même de son successeur. Sanglé dans son costume moralisateur, Biden, convaincu par ses services que c’est MBS en personne qui avait donné l’ordre, promit d’en faire un « paria ». Riche idée !

Toute honte bue, il rendit ensuite visite à MBS pendant l’été 2022 en lui demandant d’avoir l’obligeance d’augmenter sa production de pétrole pour faire baisser les cours. La guerre en Ukraine était passée par là. Ce Canossa des sables ne servit à rien : MBS sourit beaucoup et ne promit rien. Quelques jours plus tard, Saoudiens et Russes annoncèrent ensemble une baisse de la production : le Prince héritier n’avait pas oublié l’affront et infligea ce camouflet à Biden.

Les leçons de morale états-uniennes lassent jusqu’à ses plus anciens alliés. Il n’est pas certain en outre que les Américains aient compris la profondeur des changements que MBS compte impulser à son pays. Et cela passe nécessairement par un chemin géopolitique différent. La guerre en Ukraine n’a rien arrangé. La croisade démesurée dans laquelle s’est lancé l’occident indispose le reste du monde qui ne se sent guère concerné par ce conflit européen.

PEKIN S’IMPLANTE AU PROCHE-ORIENT

Dans ce contexte, la Chine a une carte à jouer décisive. Xi a été reçu en grande pompe à Riyad il a quelques semaines et a ensuite rencontré l’ensemble des dirigeants du Golfe. C’est un acheteur de gaz et de pétrole majeur bien évidemment mais c’est aussi pour les pays du Golfe la garantie de relations stables, sans interférence dans les affaires internes d’autrui. L’enjeu est d’autant plus important pour la Chine que MBS n’a pas dit non à de futures transactions libellées en yuan. La dédollarisation des échanges, en particulier énergétiques, fait partie de la stratégie chinoise.

Pékin, ravi de cet accord signé sur ses terres, a souligné la « sagesse et la sincérité » des deux interlocuteurs. Le succès diplomatique est d’autant plus complet que la signature du document est tripartite, la Chine ajoutant la sienne. C’est bien elle la puissance médiatrice.

Les Américains, on s’en doute, n’ont guère apprécié ce coup de tonnerre. Sans oser condamner formellement (comment le pourraient-ils ?), ils ont esquissé une moue dubitative : « Il reste à voir si l’Iran remplira ses obligations liées à l’accord. Ce n’est pas un régime habitué à tenir sa parole. » a indiqué un communiqué de la Maison-Blanche. Ça ou rien…

Certes, il y toujours autant de bases américaines au Proche-Orient et Washington continue de vendre des armes aux pays du Golfe, ce qui n’est pas encore le cas de la Chine. Mais les priorités de Biden, vaincre la Russie en Ukraine et faire reculer la Chine dans le monde, ne sont pas les mêmes que celles du reste du monde, Europe mise à part.

Cela entraîne nécessairement des modifications géopolitiques majeures.

Antoine de Lacoste

L comme Le Musée-mémorial

Nous poursuivons la série alphabétique d’extraits du livre de notre ami Bernard Prady: Islam et Islamisation dans une France macronisée:

 « Terrorisme, faire face » : beau programme, titre d’un rapport « remarquable » publié le 7 septembre 2018 et dont s’est servi le Président de la République lors de son discours pour la cérémonie d’hommage national aux victimes du terrorisme, ce 19 septembre.

… Suite aux propositions du rapport, E. Macron a annoncé la création d’un « musée-mémorial du terrorisme ». Au-delà des activités d’archivage, d’espace de réflexion, d’une inscription des noms de toutes les victimes de tous les attentats terroristes (on commence à partir de quand ?), ce musée offrira aussi aux visiteurs « un espace de recueillement qui prendrait la forme d’un jardin du souvenir ». Et là, on se dit: c’est sûr, on va être armé face au terrorisme

(Extrait de “« Terrorisme : faire face. » Vraiment ?” – Le 24 septembre 2018)

Islam et islamisation dans une France macronisée

 

Je vis donc je suis : mobilisation dans une quarantaine de villes

Comme annoncé, Soulager mais pas tuer se mobilise dans une quarantaine de villes de France pour sensibiliser les Français sur la fin de vie :

 https://twitter.com/soulagerpastuer/status/1643306424309538844?s=20

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