Les académies qui refusent le plus l’instruction en famille sont…
L’association Liberté éducation a été appelée au secours par plus de 400 familles pour un refus injustifié d’instruction en famille (sur 2200 familles adhérentes, soit 18%) : voici le Palmarès 2023 des pires académies délivrant le plus de refus d’autorisation d’instruire en famille :
- Toulouse : 10,6 % des refus (et 90,12% de refus des nouvelles demandes, selon le ministère).
- Créteil : 9,2 % des refus
- Grenoble : 9 % des refus
- Orléans-Tours : 8,7 % des refus
- Versailles : 7,6 % des refus
- Montpellier : 7 % des refus
- Bordeaux : 6,4 % des refus
- Rennes : 5,9 % des refus
- Metz-Nancy : 5 % des refus.
- Dijon : 3,9 % des refus.
Rappel à Dieu de l’abbé Venitus, 42 ans, aumônier des Scouts d’Europe de Limoges
On me communique :
Ce jeudi 27 avril à midi, un des plus jeunes prêtres du diocèse de Limoges, l’abbé André Vénitus, 42 ans est parti retrouver son Père.
Conseiller religieux des Scouts d’Europe, en charge de la 1ere Limoges depuis 6 ans (ainsi que de la 2e Limoges depuis cette année), il se battait contre un cancer depuis deux ans et demi. Cela n’avait jamais entamé sa joie de venir accompagner louveteaux, louvettes, scouts et guides. Un mois et demi avant son décès, déjà très mal, il avait traversé la Haute-Vienne pour venir bénir des promesses.
Aumônier d’un établissement scolaire jusqu’à l’an dernier, il était actuellement curé du Dorat, où il préparait avec joie les grandes ostensions de juin prochain (cérémonie très populaire qui a lieu tous les 7 ans au cours de laquelle sont présentées les reliques des saints locaux).
Il avait demandé que soient priés pour lui les saints Limousins afin de l’aider dans son dernier combat.
Hospitalisé en soins palliatifs depuis un mois, il a pu vivre une dernière semaine sainte depuis l’hôpital, entouré de frères prêtres.
Ardent défenseur des Scouts d’Europe, ordonné prêtre en 2015, ancien scout, ancien chef et infatigable conseiller religieux il nous avait laissé ce message au début de sa dernière hospitalisation :
“Je voulais juste vous dire, humblement, que j’ai beaucoup, et tellement reçu du scoutisme Europe ! Jeune puis adulte et prêtre !!
C’est pour cette période, vécue avec vous que je veux rendre grâce ! Si j’étais un bon aumônier il me faudrait faire une prière pour tous et individuellement…. mais je ne le peux plus ….
je veux vous dire combien je suis sûr que les Europe sont mais vont être un bel espoir de l Église en France
Je me recommande à vous …par notre dame et st François seigneur Jésus exaucez moi !!
Abbe Andre Venitus”
Le long chemin de croix des chrétiens d’Orient
RCF Anjou reçoit le spécialiste en géopolitique Antoine de Lacoste, pour dresser un panorama de la situation des chrétiens d’Orient des différentes communautés d’Egypte, de Palestine, d’Irak, de Syrie, d’Iran et de Jordanie.
Encore un concert annulé dans une église
Le chanteur Claude devait se produire mercredi soir à l’église Saint-Eustache à Paris dans le cadre du festival “Qui va piano va sano” mais il affirme sur Instagram que sa prestation a été déprogrammée sur demande de la paroisse.
Cette décision a été prise après avoir visionné le clip de son morceau Aide-moi un peu, jugé “provocateur”. Dans cette vidéo, Claude se met en scène en tant que prêtre dans une paroisse et raconte le tiraillement de ce personnage entre l’amour et sa vocation religieuse.
Le père Yves Trocheris, curé de l’église Saint-Eustache, estime auprès de BFMTV.com que ce clip, dont il a pris connaissance seulement mardi, “porte atteinte aux symboles de l’Église”.
“Je n’ai pas l’habitude de refuser des artistes mais je suis responsable d’une communauté religieuse de plus de 2000 personnes qui se réunit autour de ces symboles extrêmement sensibles pour elle”. Je ne peux donc pas cautionner une vidéo qui leur porte atteinte et la prestation de Claude était selon moi indissociable de cette vidéo”.
“Je ne parle pas de blasphème, mais, comme le drapeau français, l’hostie, le calice sont des symboles qui méritent le respect. Je ne sais pas si un artiste mesure toujours très bien, lorsqu’il utilise des symboles religieux, l’impact que cela peut avoir sur ceux qui les pratiquent”.
“Je tiens à rappeler que l’église a été vandalisée à deux reprises récemment. On a cassé l’autel principal et uriné sur le maître-autel et les paroissiens étaient vraiment touchés”.
Echantillon de logorrhée musulmane à destination des chrétiens
Le compte Twitter Penser L’islam qui, pour un site de ce type, a un nombre d’inscrits assez important (89K), semble apprécier l’étudiant en science religieuse (sa dénomination twitter) Bilal Abou Hafsa :
Et en avril, ce site réacheminait un tweet du sus-mentionné Hafsa annonçant une série de cours à destination des chrétiens pour les aider « à réfléchir sincèrement et à chercher la vérité ».
https://www.youtube.com/watch?v=dvAUkdMFIo4
Forcément alléchant.
Nous nous sommes donc paluchés la présentation de l’annonce de ce cours. En voilà le verbatim dont on peut apprécier tout à la fois la logique, la cohérence dialectique, la syntaxe et le vocabulaire (Pour ceux qui admireraient une soudaine expertise du rédacteur à transcrire des mots en arabe : c’est simplement que le texte est sous-titré, ça aide) :
« Espérant que les chrétiens vont l’écouter avec sincérité et en cherchant sincèrement la vérité [suit une longue digression en arabe]. Nous allons commencer une série de cours intitulé « Quelques questions pour des chrétiens qui veulent réfléchir » et avant de commencer cette série, il était important de se rappeler quelle est la croyance des gens de la sunnah [l’ensemble des récits (hadiths) de la vie de Mahomet, venant compléter le Coran] concernant les livres présents à notre époque. Comme le dit le cheikh Salih Fawzan [selon l’encyclopédie Wikipedia qui vaut ce qu’elle vaut : M.Fawzan, 88 ans, a été professeur de Charia à l’université islamique de Riyad, à la tête de la Cour suprême de justice d’Arabie saoudite puis membre du conseil de Chercheurs confirmés d’Arabie saoudite, la plus haute institution religieuse, qui conseille le roi sur les questions islamiques ; membre du Comité permanent pour la recherche islamique et la délivrance des fatwas….], il nous dit [de l’arabe] : « Ne disons pas que c’est la vérité et ne disons pas aussi que c’est le mensonge ». A part ce que le Coran et la sunnah ont attesté comme étant véridique ou attesté comme étant faux. Pour éviter de dire ce qui est faux est vrai ou ce qui est vrai est faux. Voilà la croyance des gens de la sunnah concernant les livres qui sont disponibles à notre époque. Et le premier sujet que nous allons traiter inch’Allah, ça sera : Jésus est-il Dieu ? Et on va se baser bidHnilah [traduction pour les lecteurs dévoués et non-arabophones : « avec la permission d’Allah »] sur la Bible elle-même pour répondre à cette question. Et en espérant que les chrétiens qui vont nous écouter ou qui écouteront cette série vont l’écouter avec sincérité et en cherchant sincèrement la vérité. Celui qui l’écoutera de cette manière, on espère pour lui la guider, comme vous savez celui qui cherche sincèrement son Seigneur le guide vers elle. On demande à Allah Ta’ala [qu’il soit glorifié] de nous faciliter. N’hésitez pas à partager un maximum vos voisins, vos collègues de travail Tayeb [bon ?] pour que le plus grand nombre de nos musulmans puisse suivre ce cours et pour que ça puisse être pour eux une cause de leur guidée. Comme le prophète [de l’arabe] Alayhi [accompagne souvent le mot Allah] nous l’a dit dans un hadith, celui qui montre un bien, il a la récompense. On demande à Allah de nous faciliter » [de l’arabe puis une psalmodie qui clôt l’enregistrement].
Si vous avez encore du courage, voilà le lien pour ce premier cours.
Toujours est-il que nous avons remarqué que cet étudiant en science religieuse était un Noir. Et bien sûr nous nous sommes remémorés quelques extraits du livre de Tidiane N’Diaye Le Génocide voilé. Enquête historique, chez Gallimard (Folio 2008) :
« Nous pouvons estimer à 7,4 millions le nombre d’Africains déportés au cours de la traite transsaharienne entre le 7ème et le début du 20ème siècles. A quoi il faut ajouter 1,6 millions de captifs décédés au cours du voyage et 0,4 million autres demeurés en bordure du désert ou dans les oasis. Ce qui donne pour le Sahara un chiffre de 9,3 millions de captifs. Dans les régions proches de la mer Rouge et de l’Océan indien, 8 millions d’Africains environ auraient été transférés. On aboutit ainsi à un total de plus de 17 millions d’Africains. Il est donc difficile de ne pas qualifier cette traite de génocide de peuples noirs par massacres, razzias sanglantes puis castration massive » (p. 270. Le dernier point faisant référence au chapitre 8 du livre : « Extinction ethnique programmée par castration massive »).
Entendre un Noir parler si chaleureusement de l’islam, en se référant au surplus à l’Arabie Saoudite temple( !) du hallal, paraît toujours démontrer une aptitude au pardon absolument formidable. Tant de charité donnerait presque à penser que cet éloquent étudiant mériterait d’être chrétien.
Anthropologie de l’islam, anthropologie dans l’islam
De Marion Duvauchel, historienne des religions :
L’islamologie « classique » (celle des XIX et XXe siècles) ne s’est jamais vraiment intéressée à la vision de l’homme dans l’islam, préoccupée qu’elle était de philologie et de constituer une bibliothèque de textes. L’idée d’une « anthropologie de l’islam » n’a tout au plus que quelques décennies et de ce fait, elle s’inscrit dans le paradigme de la « science de l’homme » élaborée depuis deux siècles, qui définit les pratiques et méthodes de l’ethnologie et en conditionne les débats comme les enjeux.
L’anthropologie de l’islam n’est pas la nôtre. Elle n’est pas portée par deux mille ans d’histoire philosophique ni marquée par la rencontre au IIe siècle de la sagesse chrétienne et de la sagesse grecque qui a coulé les concepts sémites dans l’univers linguistique de l’hellénisme ; contrairement à la nôtre, elle n’a pas élaboré un humanisme singulier, aujourd’hui battu en brèche mais qui n’en a pas moins plusieurs siècles d’existence et de débat.
Si l’on considère la structure de la pensée biblique, ses tendances constitutives, les raisons pour lesquelles saint Thomas d’Aquin, après son maitre Albert le Grand, a choisi comme guide en philosophie plutôt Aristote que Platon s’éclairent : la doctrine platonicienne de la matière, du sensible, du mal, de l’âme et du corps, était incompatible avec le réalisme biblique et avec l’amour de toute la tradition hébraïque pour la création sensible. Le premier acte de l’Ancien Testament est un texte justement célèbre, « le récit de la Création ». Ce que l’on appelle la Genèse est la réponse sémitique à la question que se sont posés les présocratiques, appelés aussi, les philosophes physiciens : celle de l’origine du monde. Mais contrairement à la dépréciation du monde grec puis du manichéisme, la formule « Dieu vit que cela était bon » établit un fondement solide pour une connaissance du monde sensible et même de la matière, capital pour le développement futur de la physique. C’est par ailleurs se méprendre que de croire que ce texte évoque l’origine de l’homme : il fournit les principes d’intelligibilité de la nature humaine, et donc des clés de compréhension et de connaissance de l’homme, à commencer par la nature véritable de la différenciation sexuelle. « Homme et femme (ish et isha) il les créa ». La femme dans la Bible ne peut s’interpréter que comme ce qui est au plus intime de l’homme, son vis-à-vis, son interlocutrice, son aide dans le difficile et exaltant travail proposé d’accomplir la création.
La Genèse implique une métaphysique et une idée du temps. Le monde n’est pas le produit d’un conflit d’éléments mus par le hasard – concession à la mathématique des jeux – et de la sombre nécessité des vieux mythes babylo-helléniques. Le monde est le lieu d’émergence, de développement et d’accomplissement de la liberté humaine, dans la création, dans l’histoire, et dans le monde humain, famille, cité, unités organiques différentes telles qu’elles apparaissent dans les climats et sous des cieux historiques divers. Le christianisme contient un principe d’ordre, de logique, de différenciation et donc de liberté, qui, bien compris est destructeur de toute oppression.
Rien de tel dans l’islam.
Le Coran n’a rien de comparable au « Dieu vit que cela était bon » qu’on trouve dans la Genèse. Pour l’Islam, la mort résulte d’un problème de difficultés techniques que le Créateur n’a pu résoudre. Il n’y a aucune liberté véritable dans la création islamique. Il en ressort un rapport à la parole bien précis : à quoi bon convaincre si tout est déterminé. À quoi bon agir si l’arbitraire divin gouverne la totalité du monde et des destinées humaines.
Les fondements mêmes de la religion sont hostiles à toute notre tradition de rhétorique, et le débat « foi/raison » s’est clôturé au XIIe siècle avec Al Ghazali, le « fossoyeur de la raison ». En cas de conflit entre elle-ci et les préceptes de Mahomet, ce sont les préceptes de Mahomet devant lesquels un musulman doit s’incliner. Foin de délibération, d’usage de la raison dans une situation difficile qui exige une décision libre et raisonnable.
Averroès lui-même, homme infiniment éclairé n’accordait qu’à quelques rares élus le droit de l’exégèse. Du point de la vue de la Loi révélée, les hommes se répartissent en trois classes : ceux qui sont inaptes à connaître toute interprétation, ceux qui peuvent connaître l’interprétation dialecticienne et ceux qui peuvent connaître l’interprétation certaine, c’est-à-dire les philosophes. Quelques rares élus.
On trouve dans la sourate la Table (Al-Ma’idah’) verset 101 : « Ne posez pas de question sur des choses qui, si on vous les explique, pourraient vous porter malheur. »
Or, toute la vie du musulman est gouvernée par le Coran ou par les hadith, même si souvent il ne les connait pas plus qu’ils ne les distingue. La loi musulmane appelée charia a été établie par des juristes en se fondant sur ces deux sources essentielles.
Si on veut poser correctement le problème d’une anthropologie de l’islam (ou dans l’islam) il convient donc de distinguer deux champs : celui de l’anthropologie coranique (comme on dit aujourd’hui l’anthropologie biblique) et celui de l’anthropologiepolitique de l’islam. Celle-là que l’on peut inférer à partir de la révélation mahométane, celle-ci requérant l’analyse des principaux modèles de domination que l’on peut voir se mettre en place dans l’histoire et à travers l’histoire musulmane.
Au cœur de cette anthropologie politique, il y a l’idée de jihad. Il y a la violence.
La prophétie musulmane entre très vite en histoire et cette histoire est une histoire de conquête militaire et de domination guerrière. Une idéologie de conquête a t-elle pu se forger avec une telle urgence ? C’est une vraie question d’histoire militaire et cette question renvoie aussi à une question d’anthropologie.
Les textes fragmentaires de la « révélation » à Mahomet sont censés avoir été inscrits, au fur et à mesure que cette révélation se disait, par des auditeurs attentifs sur des supports variés, constitués en texte plus complet à l’initiative de Mahomet puis à celle de ses grands compagnons supposés. La fixation définitive du Coran apparaît ainsi comme ayant comme source une action collective et conjointe émanant de la première communauté des croyants.
Or, le Coran se caractérise par la multitude des apports extérieurs, apports reconnus comme étant essentiellement d’origine « biblique ». Le « biblisme du Coran (qui remonte le temps jusqu’à la Création) paraît s’être constitué dans un rapport aux livres du judaïsme mais dans un hiatus historique permanent avec ce passé contigu. La première difficulté de l’anthropologie coranique vient donc de ces des sources bibliques que l’on s’est employé depuis un demi siècle à rendre autonome de la source à laquelle il se rapporte. Qu’il ait pu y avoir « emprunt » est même récusé au nom d’une recherche qui se veut libérée de ces mythes envahissants. Or, la Bible autant que le Coran affirme son statut de texte révélé. La reconnaissance a posterioridu Coran qui est demandé au monde juif est tout simplement impossible. On ne saurait parler de cohérence mais de cohérences de récit coranique dans un ensemble de sourates à la fois composites et terriblement répétitives. Du Coran–révélation d’époque prophétique au Coran-vulgate (supposé d’époque uthmanienne) des âges musulmans, on doit admettre une rupture de représentation. La mise par écrit du Coran semble avoir été une affaire arabe tandis que l’exégèse et la construction de l’islam califal ont été surtout une affaire de convertis. S’appuyant sur une tradition qui prétendait mythiquement s’authentifier en remontant au prophète et à ses compagnons, on s’est employé à présenter un ordre précis de révélation des sourates, qui corrigeait l’ordre de la vulgate. Il était essentiel qu’aucune question ne demeure sans réponse. La grande tradition sacrée de l’islam classique procède de cette réalité.
À ce hiatus entre les sources bibliques et leur « intégration » dans le Coran écrit, s’ajoute un autre hiatus, chronologique celui là, ou si l’on préfère historique entre l’âge tribal de Mahomet et les sociétés d’après. Hiatus qui est aussi social, ethnique et religieux. La notion de musulman n’est ainsi parvenue à se séparer de sa composante ethnique raciale qu’à partir du milieu du VIIIe siècle avec l’accession de la famille abbasside au pouvoir.
Le Coran reflète une société traditionnelle tribale extrêmement pragmatique : le but premier des familles patriarcales que sont les tribus est de survivre en milieu hostile. L’environnement du désert fait que leur mode de vie est cantonné aux problèmes pratiques. Pas de structure contraignante : ni police ni tribunaux. Marquées par un système de représentation de survie, les tribus sont régies par des rapports de solidarité et d’alliance. Dans la première période, être musulman signifie « entrer dans l’allégeance à Allah » et cela concerne toute la tribu (par la négociation voire par le chantage) ; c’est donc être soumis, et dès le début ; devenir musulman, c’est entrer dans une alliance d’abord sociale, ce qui n’est évidemment pas donné à tout le monde : il faut être accepté comme membre rattaché dans une tribu issue de la péninsule Arabique. Dès qu’on n’y a plus intérêt, on sort de l’alliance. Les membres de cette société n’ont que faire d’un paradis ou d’un enfer. Le but n’est pas de convertir le monde à l’islam mais de faire du butin. La sortie d’Arabie, ce sont des razzias et des massacres. Pendant un siècle et demi, les conquis n’étaient pas invités à se convertir ; Quand les tribus sortent d’Arabie, elles laissent en vie pour et parce que cela rapporte. Les premiers « musulmans » voulaient juste que les populations se tiennent tranquilles et leur payent un tribut. Ce qu’elles pensaient ou ce à quoi elles croyaient ne faisait pas partie de leurs préoccupations. Durant la période des deux premiers califats, celui de Médine (à l’âge fondateur de l’islam originel) qui est intégré dans la représentation traditionnelle de l’historiographie musulmane et celui de Damas qui lui succède au milieu du VIIe siècle, on ne pouvait devenir musulman qu’en s’agrégeant à une tribu arabe : la conversion était d’abord sociale avant d’être religieuse. Le converti recevait le statut de mawlâ, d’esclave affranchi.
La communauté musulmane idéale formée de pieux compagnons n’a donc jamais existé. Au IXesiècle quand l’islam intègre en les dominant des populations extérieures, il pénètre dans un tout autre modèle social et c’est alors qu’on va fabriquer le fantasme d’un passé idéal.
L’appropriation de la période des origines par le récit fondateur et le mythe fut d’autant plus aisée que les sociétés musulmanes pluriethniques et pluriculturelles de la période des califats triomphants avaient complètement rompu dans les faits avec la société d’avant, celle des hommes de l’Arabie tribale, contemporains du prophète dont pourtant ils se réclamaient. Ce qui avait été défini par une société première (disparue) est réécrit par une autre société, non pas celle des Arabes, mais celle des convertis, les Abbassides. Ils rompent avec un certain modèle tribal et instaurent une logique impériale, avec une hiérarchie, des contraintes, une idéologie et un dogmatisme qui ne donne plus la préséance aux tribus, même si elle entre encore en compte dans la logique de domination.
Les convertis ont largement contribué à transformer le modèle originel. Leur pratique religieuse antérieure a influencé leur façon de pratiquer l’islam. Beaucoup sont d’anciens chrétiens et trouvent ainsi un espace dans lequel on parle quand même de la Bible, de Jésus et qui vont y importer quelque chose de la religion apostasiée. Et sans doute aussi dans le Coran.
Le corpus désigné comme « paroles prophétiques » s’invente dans ce nouveau contexte, deux ou trois siècles après l’émergence de l’islam des tribus, dans une société qui n’a plus rien à voir avec celle du VIIesiècle.
Cela signifiait-il qu’on effaçait la différence « tribale » ? Non, on mettait simplement désormais toutes les populations dans une égale sujétion au calife musulman. On passait ainsi d’un modèle politique à un autre modèle. Il ne restait qu’à substituer une représentation purement musulmane de ce passé. Ce qui fut fait dès lors que la société à construire eût trouvé les voies d’une configuration commune qui put intégrer les différentes composantes. C’est seulement à ce moment-là que se construit l’islam tel que nous en avons l’image aujourd’hui.
Deux projets politiques organisent et sous-tendent ces deux moments historiques, celui de l’islam des tribus et celui de l’islam des califes. Chez les premiers, il s’agit de constituer une société civile ayant l’islam comme cadre de référence, cadre adapté aux mode de fonctionnement socio-politique de la société clanique proche de l’islam originel du temps du prophète. Deux siècles plus tard, se met en place le modèle d’États impérialistes visant à dominer militairement, politiquement, économiquement, culturellement et donc religieusement d’autres états, royaumes ou contrées afin d’étendre leur hégémonie. D’où l’importance du contrôle des richesses pour financer l’habituel moyen de la conquête : l’armée.
C’est pourquoi on peut dire qu’il n’y a pas de notion de guerre sainte pour les califats arabes, Omeyyades ou Abbassides, mais seulement une guerre classique entre des empires.
Au long de l’histoire de la domination musulmane, on peut voir la coexistence de ces deux modèles politiques, parfois concurrents. Ainsi au XIe siècle, en Afrique de l’Ouest, face aux Berbères ibadites, tenants d’un islam non étatique, se dressent les arabo-berbères malékites pour lesquels il s’agit de constituer un empire où l’islam est la marque de soumission des païens (les noirs) et leur insertion dans le monde civilisé. Drainer l’or du Ghana et du Mali procède de la volonté de disposer d’une source de financement des campagnes militaires.
Au cœur même de l’anthropologie de l’islam, celle du Coran comme l’anthropologie politique telle que nous pouvons la théoriser, il y a la violence native de l’homme, et en particulier la violence politique : il y a le Jihad.
Au départ, jihad est un mot très ordinaire qui signifie « faire un effort pour aboutir à un résultat ». La première allusion dans le Coran parle de parents qui font le jihad contre leurs enfants afin qu’ils ne rejoignent pas Mahomet. Quand le Prophète arrive à Médine, il a besoin de volontaires pour mener une action, le jihad devient alors « faites un effort pour me rejoindre » ou « soyez volontaire ». Mais cela ne doit reposer que sur la volonté de l’individu. Certains même s’engagent puis trouvent cela trop dangereux et abandonnent. Le jihad devient alors une sorte de serment pour faire une action déterminée.
Ainsi le jihad n’est pas le dévoiement d’un combat essentiellement spirituel. Il est vanté, valorisé et justifié dans le texte coranique et toute l’histoire politique de l’islam n’est que l’histoire d’une violence institutionnalisée, justifiée et même glorifiée.
On tient le soufisme pour le courant mystique de l’islam et on raconte que le jihad véritable se rapporte d’abord au combat spirituel. Il n’en est rien. La figure de proue du soufisme, c’est Salman le Perse, que la tradition considère comme l’un des instructeurs de Mahomet, dans un mélange de merveilleux oriental et de légendes de type apocalyptiques. C’est un iranien mazdéen d’abord converti au christianisme puis à Mahomet. Il cherche la religion pure qu’il tient pour celle d’Abraham. Converti à la foi chrétienne, il est enfermé par son père, il s’échappe, se rend en Syrie, suit un enseignement religieux auprès de plusieurs évêques et moines chrétiens. Il apprend de l’un de ses maîtres la prochaine venue d’un prophète destinée à clore le cycle des révélations prophétiques ainsi qu’à faire revivre la vraie religion originelle d’Abraham. Surtout, avec lui, vient l’idée de l’existence d’une « famille » spirituelle unie par la foi et l’obéissance à Dieu et, de façon plus générale, d’une précellence de la filiation par la foi sur celle de la chair. Cette notion a été largement reprise par de nombreux courants mystiques et demeure très présente dans le chiisme, où les croyants au cœur pur sont considérés comme appartenant à une même famille, celle de la gnose et de la sagesse. Le personnage a plutôt été le support d’imaginations diverses, celle d’Occidentaux magnétisés par une certaine idée romantique de l’Islam et il a été instrumentalisé à des fins diverses. Il sert de cheville à la fois historique et symbolique pour visser l’islam mystique et initiatique à l’islam arabe. Il garantit ainsi l’unité de la doctrine et en évite le démantèlement. Au prix de beaucoup de violence. En réalité le personnage est parfaitement inconsistant. L’autorité qu’il a acquise est postérieure à son existence, peut-être réelle, de compagnon du prophète mais dont aucune source ne peut attester. Cette notoriété, il la doit à de grands intellectuels, orientaux comme occidentaux.
Ibn Arabî, l’un des grands maîtres de la gnose spéculative le présente comme l’archétype du Pôle et comme l’héritier du sens secret des révélations qui ont précédé l’Islam. Salmân tient ainsi le rôle éminent d’initiateur auprès du Prophète Muhammad concernant ces révélations antérieures, celles qui fondent en particulier cette religion abrahamide supposée pure. Le relais a été pris en France par Henry Corbin qui parle de « magistère angélique » quand il évoque cette fonction herméneutique. En 2022, France culture relaie ces idées que l’on peut écouter en replay.
On peut lire en sous titre:
« La figure du patriarche Abraham est fondatrice du monothéisme. La geste prophétique du coryphée des croyants, est présentée dans l’écrit coranique comme paradigmatique de la religion immuable, celle de la prime nature ».
Cet islam est une chimère d’épigones de Louis Massignon et son rêve d’un islam de paix et de pure spiritualité.
Le concept même d’anthropologie n’a pas de sens en islam; on ne s’y soucie en rien de ce qu’est l’Homme ni de son accomplissement. Il s’agit d’une violence institutionnelle, justifiée par le Coran, qui sert à canaliser la violence native des hommes et de leurs groupes tribaux. C’est dur mais cela fait une espèce de paix pour les musulmans (guerre bien précaire et parfois même remise en cause) et une guerre inexpiable pour tous les autres.
Comment une société peut-elle recevoir par la violence, l’intrigue, le meurtre et la guerre une puissance publique qui doit faire régner le droit, la paix, la justice, l’ordre et le bonheur ? Elle ne le peut que par l’oppression, la séduction, la propagande ou le mensonge.
C’est toute l’histoire de la domination violente de l’islam, quel que soit le modèle politique sous lequel il met en place cette domination violente, enveloppée dans la phraséologie religieuse qui la justifie.
Chronique des cinglés
Quelques mois après avoir vanté les mérites de la polygamie et nié la différence entre les sexes via une affiche montrant un homme enceint, le Planning familial de la Réunion explique désormais qu’« un suivi psychiatrique n’est pas nécessaire » pour réaliser une opération de transition. Autrement dit : la dysphorie de genre n’étant plus considérée comme une pathologie mentale, seule une déclaration à l’état civil suffira pour changer de genre.
En Espagne, une loi, promulguée en décembre 2022, permet aux personnes transgenres de faire changer leur nom et leur genre sur leurs papiers d’identité après simple rendez-vous auprès de l’administration, sans fournir de rapports médicaux. Et ce, dès 16 ans. Le texte permettra aussi aux 14-16 ans de changer librement de genre à l’état civil, s’ils sont accompagnés de leurs tuteurs légaux. Les 12-14 ans, eux, devront obtenir le feu vert de la justice.
En Europe, la Suède fait machine arrière sur les traitements hormonaux pour mineurs. En 2022, les autorités ont décidé de mettre fin à l’hormonothérapie pour les moins de 18 ans, invoquant la nécessité de faire preuve de « prudence ».
En Angleterre, la clinique Tavistock a fermé ses portes, après le scandale des opérations de transition sur mineurs réalisées à la chaîne.
En France, le Planning Familial continue sa marche en avant.
Évènement scandaleux à Saint Jean de Latran
Permettre à des ministres anglicans de célébrer un service liturgique sur un autel de la cathédrale du pape est une cause de scandale pour les catholiques, qui n’aurait jamais dû se produire, selon un éminent canoniste, même s’il s’agissait d’un acte bien intentionné de générosité œcuménique.
Un groupe de 50 ministres anglicans de la région de Fulham, à Londres, conduits par leur évêque, l’anglican Jonathan Baker, a concélébré une liturgie à l’autel de l’archibasilique Saint-Jean-de-Latran le 18 avril.
Dans une déclaration du 20 avril, Mgr Guerino Di Tora, vicaire de l’archiprêtre de l’archibasilique, a exprimé son “profond regret” que cela ait eu lieu, ajoutant que “l’épisode malheureux a été causé par une rupture de communication” et que l’autorisation de la liturgie était “en contravention avec les normes canoniques”.
Le canoniste Gerald Murray explique que la liturgie anglicane au Latran violait l’article 137 du Directoire du Vatican pour l’application des principes et des normes sur l’œcuménisme. Cette règle permet à un groupe en visite qui n’est pas en pleine communion avec Rome de célébrer une liturgie dans une église catholique, mais seulement “s’il ne dispose pas d’un lieu ou des objets liturgiques nécessaires pour célébrer dignement ses cérémonies religieuses”. Ce n’est “manifestement pas le cas”, a souligné le père Murray. Rome compte au moins deux églises anglicanes : celle de Tous les Saints et l’église épiscopale de St Paul’s Inside the Walls.
Cette règle n’est pas une interdiction absolue, car elle dépend de la disponibilité d’une église anglicane. Elle repose également sur la prudence d’accorder une telle permission, car cela ne doit pas “impliquer que l’autorité catholique croit que l’anglican est validement ordonné et donc capable de célébrer la messe”.
“Objectivement, le service de communion anglican est une simulation de la messe, et le ministre anglican, qui n’est pas un prêtre validement ordonné, n’a pas le pouvoir de faire ce qu’un prêtre catholique fait lorsqu’il consacre le pain et le vin.
Depuis la bulle Apostolicae Curae du pape Léon XIII en 1896, l’Église considère les ordres anglicans comme “absolument nuls et non avenus”, de sorte que les ministres anglicans qui ont concélébré au Latran ne sont pas des prêtres valides et que la liturgie n’était pas une messe valide.
Le Latran n’est pas seulement le siège ecclésiastique officiel du pape en tant qu’évêque de Rome, mais aussi la “mère de toutes les églises de la ville et du monde”. Cela pourrait donc sembler “impliquer que le pape a personnellement autorisé cette célébration”, a poursuivi le père Murray, bien qu’il ait ajouté “qu’il n’y a aucune preuve qu’il l’ait fait”. En tout état de cause, la célébration anglicane serait interprétée par certains “comme une approbation papale d’une forme de culte qui objectivement, en soi, rejette la doctrine catholique sur la Messe et la Sainte Eucharistie”. Cela signifie donc qu’un
“acte de générosité œcuménique bien intentionné, sans intention de contredire la doctrine catholique, devient un événement scandaleux qui pourrait amener les gens à remettre en question l’enseignement de l’Église sur la nature de la messe et l’invalidité des ordres anglicans”.
“Pour cette seule raison, cette autorisation n’aurait pas dû être accordée.
Cette transgression a suscité d’autant plus d’inquiétudes que, jusqu’à sa nomination comme évêque anglican en 2011, le célébrant principal, l’évêque anglican Baker, était un franc-maçon notoire. En 2014, il est apparu qu’il avait divorcé et s’était remarié l’année suivante lors d’une cérémonie civile suivie d’une bénédiction dans une église anglicane.
Cette autorisation a également contrarié d’anciens anglicans aujourd’hui en communion avec Rome par l’intermédiaire de l’Ordinariat personnel établi par le pape Benoît XVI en 2009. Mgr Keith Newton, un ancien anglican qui dirige l’Ordinariat personnel de Notre-Dame de Walsingham, a déclaré qu’il pensait que c’était “une chose inappropriée à faire”.
Notre-Dame de Chrétienté lance une initiative caritative
Le 41e pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté, qui aura lieu du 27 au 29 mai, s’accompagne cette année d’une initiative caritative pour mettre concrètement en œuvre avec les pèlerins la vertu de charité. Denis Pinoteau, vice-président et directeur des Soutiens de Notre-Dame de Chrétienté, explique dans l‘Homme Nouveau :
Notre-Dame de Chrétienté souhaite proposer un projet caritatif à ses pèlerins lorsqu’ils s’inscrivent au pèlerinage de Chartres. En effet, le but de Notre-Dame de Chrétienté est de promouvoir le règne du Christ dans nos sociétés, dans nos familles, et bien-sûr au sein de nos chapitres, qui sont eux-mêmes des micro-chrétientés. Ce type de projet caritatif permet de concrétiser cette charité vis-à-vis de notre prochain, vertu naturelle pour un chrétien.
Alors que les pèlerins de chrétienté traversent chaque année les mêmes lieux entre Paris et Chartres, nous voulons laisser une trace de ce passage annuel, comme ce projet caritatif, au cœur du diocèse de Chartres. Nous érigeons également des calvaires, sur les bords des routes, comme à Sonchamp cette année, en partenariat avec SOS Calvaires.
Nous agissons aussi et d’abord par la prière puisque nos 15 000 pèlerins marcheurs prient pour les personnes qui nous observent, parfois avec surprise. Notre chapitre Emmaüs, par exemple, rayonne autour du pèlerinage pour évangéliser et expliquer ce que nous faisons, pourquoi nous marchons, notre foi et notre espérance.
Enfin, nous essayons de développer le plus important chapitre du pèlerinage, celui des Anges Gardiens, qui réunit ceux qui ne peuvent marcher avec nous pendant ce week-end de la Pentecôte, mais sont en union de prières, en France et par-delà les frontières. Nous dépasserons 5 000 pèlerins non-marcheurs cette année. Rien n’est plus simple que de devenir Ange Gardien, tout est expliqué sur notre site !
Pour la première fois, nous avons choisi cette année un projet caritatif spécifique, en émettant un appel aux dons.
[…] Après étude de différentes options, nous avons choisi ensemble le projet qui correspondait le mieux au pèlerinage. En effet, il s’agit de soutenir un établissement qui se trouve dans le diocèse de Chartres, non loin de l’itinéraire emprunté par les pèlerins : la maison Saint-Fulbert à Lèves, dans les faubourgs de Chartres, qui est un Foyer d’Accueil Médicalisé (FAM) accueillant et accompagnant des personnes adultes présentant des troubles du spectre autistique.
[…] Au moment où ils s’inscrivent au pèlerinage de Chartres, les pèlerins se voient proposer de faire un don pour le projet Saint-Fulbert, afin de financer l’achat des tricycles. En fonction des dons reçus, nous pourrons financer un ou deux tricycles, peut-être plus. […]
Il n’est pas indispensable de s’inscrire au pèlerinage de Chartres pour participer à cette collecte de dons et une page de dons pour que ceux qui ne pourraient pas participer au pèlerinage cette année est ouverte ici : https://www.nd-chretiente.com/projet-malte/.
Pour s’inscrire au pèlerinage c’est ici. La direction des Soutiens cherche encore des bonnes volontés pour accompagner les pèlerins, notamment des personnes pour acheminer les sacs, d’autres pour la gestion des haltes, celle des bivouacs… Pour toute information, contacter rh@nd-chretiente.com
Une génération aguerrie par La Manif Pour Tous
Extrait de l’éditorial de Gérard Leclerc dans France catholique :
“Ce n’est pas en s’ingérant dans la gestion des écoles privées que l’école publique sera relevée”
Face aux attaques du ministre de l’Éducation nationale, Pap Ndiaye, contre l’école libre, Éric Ciotti, président des Républicains, publie une tribune :
L’école de la République s’effondre et le ministre regarde ailleurs. Depuis quelques jours, l’école libre est prise pour cible par le ministre de l’Éducation nationale qui la caricature en sanctuaire des inégalités sociales et la destine à devenir un nouveau champ d’expérimentation de sa politique de mixité. Une politique aussi artificielle dans ses principes que dans ses résultats. Dans le contexte politique et social qui est le nôtre, la France a-t-elle besoin de pareille querelle? Déclencher une nouvelle guerre scolaire par pure idéologie serait une faute.
Au-delà de l’inopportunité flagrante, Pap Ndiaye se fourvoie en abordant la question scolaire par le seul prisme des inégalités et redouble la gravité de son erreur en accusant l’école libre d’en être la cause, proposant dès lors de rogner les libertés fondatrices de son identité.
Le ministre connaît-il seulement l’enseignement privé qu’il attaque? En connaît-il la diversité, au-delà des grands établissements parisiens où il scolarise d’ailleurs ses enfants? Ses déclarations semblent ainsi méconnaître le rôle important qu’il joue dans l’enseignement technologique et professionnel, notamment au sein des filières agricoles où la majorité des établissements sont privés.
Plutôt que de s’inquiéter de la mixité sociale des écoles privées, Pap Ndiaye devrait se préoccuper davantage du déclin tragique de notre niveau scolaire: 15 % des élèves de 6e ne savent ni lire ni écrire et ce sont près de 23 % des adolescents français qui n’atteignent pas les compétences minimales en compréhension de l’écrit, en mathématiques ou en sciences. Personne n’est d’ailleurs dupe de la motivation réelle des attaques contre l’école libre, dérivatifs malhabiles à la réalité peu glorieuse d’une Éducation nationale qui s’effondre à force d’abandons successifs et d’errements idéologiques.
L’idéologie égalitariste portée par le ministre n’est pas une solution et ne peut qu’abîmer l’école. Dans le grand flou des politiques éducatives d’Emmanuel Macron, on a longtemps – et désespérément – cherché une constante et une vision: on craint aujourd’hui de devoir la trouver dans les déclarations de Pap Ndiaye, partisan assumé des déconstructions diverses et variées du wokisme décomplexé. Une inquiétude que ne peuvent qu’aviver les atteintes à la laïcité qui se multiplient et contre lesquelles le ministre semble dramatiquement impuissant, si ce n’est complaisant.
L’éducation de nos enfants n’a pas à être un domaine d’expériences idéologiques. Nous devons revenir à un principe simple et pragmatique: la promesse d’égalité de l’école de la République n’est pas une promesse de parfaite mixité sociale mais une promesse d’homogénéité des conditions d’enseignement. Nos enfants ne réussissent pas en fonction des origines sociales de leurs camarades de classe mais grâce au cadre qui leur est donné pour développer leurs talents.
Que vous soyez riche ou pauvre, la République doit vous offrir des professeurs compétents et des classes paisibles. C’est cette promesse d’égalité qui a été rompue et les indices de mixité sociale compilés par les algorithmes du ministère – d’ailleurs souvent contestés – passent ainsi à côté de la véritable injustice.
La véritable injustice, ce n’est pas l’inégalité sociale mais l’inégalité scolaire, celle qui existe entre des établissements où la discipline n’est pas un vain mot et ceux où le désordre est devenu la règle. Et l’égal accès de tous à des écoles, des collèges et des lycées qui garantissent de bonnes conditions d’études est la première égalité à restaurer.
Ce n’est pas en s’ingérant dans la gestion des écoles privées que l’école publique sera relevée. Ce n’est pas en déconstruisant l’une qu’on reconstruira l’autre: Pap Ndiaye veut déshabiller Pierre sans habiller Paul.
Le problème majeur de notre école n’est pas dans la composition sociale des établissements privés mais dans la violence qui s’est installée dans trop d’établissements scolaires, et ce jusque dans ces campagnes autrefois paisibles. Plutôt que d’opposer artificiellement les deux secteurs constitutifs de notre modèle éducatif, Pap Ndiaye devrait travailler à les réunir autour de ce combat essentiel.
L’école a fait la République, et la République se défera sans elle: le désordre qui naît entre ses murs se retrouvera demain partout ailleurs et il est urgent d’y mettre fin. Monsieur le ministre, rangez vos statistiques, vos indicateurs, vos idéologies et vos rivalités inutiles, et redonnez à tous nos enfants la liberté d’étudier dans la sérénité et la sécurité. L’école doit redevenir un sanctuaire pour tous les enfants de France: le sanctuaire de l’avenir de notre nation.
Eric Zemmour : mener le combat culturel avant le combat politique
Éric Zemmour qui vient de publier son dernier livre, Je n’ai pas dit mon dernier mot. Le président de Reconquête!, un an après l’élection présidentielle, livre à Boulevard Voltaire comment il conçoit son engagement politique. « Je veux mener la bataille culturelle parce que je pense qu’arriver au pouvoir ne suffit pas », affirme l’ancien candidat qui ajoute :
« il faut préparer le terrain culturel, préparer les esprits, mener la bataille culturelle avant la bataille politique. Sinon, on se condamne à ne rien faire. »
- 00:00 Intro
- 01:14 Présentation
- 02:16 Pourquoi ce livre ? Est-ce une volonté de se justifier ?
- 04:11 L’autopsie d’un échec ?
- 06:01 Le nouveau clivage Droite/Gauche
- 08:08 La machine de guerre médiatique
- 14:37 Comment franchir ce mur médiatique ?
- 16:38 L’affrontement avec Marine Le Pen
- 20:53 Les “attaques antisémites” du RN
- 23:55 Quelle sera votre tête de liste aux européennes ?
- 28:00 Quel espace face au RN ?
- 33:02 La démographie dans le bon sens ?
- 33:23 Patrick Buisson soutien d’Éric Zemmour ?
- 35:15 Quel serait le J+1 de la victoire d’un Zemmour ?
- 36:53 Le Zemmour politique a-t-il tué le Zemmour journaliste ?
Les groupes politiques du Parlement européen à la remorque du lobby LGBT
Les principaux groupes politiques au Parlement européen ont demandé à la Commission d’utiliser « tous les outils à sa disposition » contre une nouvelle loi hongroise sur les lanceurs d’alerte permettant de protéger les enfants contre les prédateurs LGBT… Le courrier a été envoyé dimanche à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen par les chefs de file des groupes PPE (droite), S&D (Socialistes et démocrates), Renew Europe (centristes et libéraux), Verts, GUE/NGL (gauche radicale).
Ils s’inquiètent d’un projet de loi restreignant la liberté d’expression et le droit de grève des enseignants. Mais aussi d’une nouvelle loi sur les lanceurs d’alerte prévoyant notamment la possibilité pour les citoyens de dénoncer ceux qui remettent en cause la conception de la famille et du mariage, défini dans la Constitution hongroise comme l’union d’un homme et d’une femme. L’adoption par les LGBT est interdite en Hongrie.
Cette loi, dénoncée par le lobby LGBT+, a été votée par le Parlement hongrois le 11 avril mais la présidente, Katalin Novak, a demandé un réexamen du texte, jugeant les dispositions controversées difficilement « applicables en pratique ».
La Commission européenne a indiqué lundi qu’elle répondrait au courrier des parlementaires « en temps et en heure », notant que la loi contestée « a été renvoyée au Parlement hongrois (…) et que le processus législatif est toujours en cours ».
Bruxelles a déjà suspendu 6,3 milliards d’euros qui devaient être versés à la Hongrie dans le cadre du budget 2021-2027, et les 5,8 milliards de son plan de relance post-Covid.
Fox News se sépare de son présentateur vedette Tucker Carlson
Un communiqué de Fox News indique que “Fox News et Tucker Carlson se sont mis d’accord pour se séparer”. Le média a déclaré qu’il “le remerciait pour les services qu’il a rendus à la chaîne en tant qu’animateur et, avant cela, en tant que collaborateur”. Le producteur exécutif principal de Tucker Carlson aurait également quitté l’entreprise.
M. Carlson a lancé son émission nocturne “Tucker Carlson Tonight”, qui jouit d’une popularité monumentale, après avoir coanimé l’émission “Fox & Friends Weekend” de 2012 à 2016. Il gagnerait 8 millions de dollars par an chez Fox News, avec une valeur nette de 30 millions de dollars, et attirerait une audience massive d’environ 3,5 millions de téléspectateurs chaque soir.
Notant que la dernière émission de Carlson avec Fox News a eu lieu vendredi, la société de médias a déclaré que les émissions suivantes dans son ancien créneau horaire seront “dirigées par des personnalités de Fox News en rotation jusqu’à ce qu’un nouvel animateur soit nommé”.
Cette nouvelle intervient après que Fox News a conclu un accord historique avec Dominion Voting Systems concernant la couverture par le média conservateur d’allégations relatives à la fraude électorale lors des élections de 2020.
La rupture entre Carlson et Fox a provoqué une onde de choc dans l’espace médiatique politique.
Les raisons de la rupture de Carlson avec Fox News ne sont pas claires. Tout porte à croire que la nouvelle a été soudaine, puisque Carlson a terminé son émission de vendredi en disant aux téléspectateurs qu’il serait “de retour lundi”.
Peu avant l’annonce de sa séparation de Fox, M. Carlson a prononcé un discours à l’occasion du gala du 50e anniversaire de la Heritage Foundation, où il a affirmé que les désaccords entre les positions conservatrices et gauchistes sur des questions telles que le transgendérisme et l’avortement représentaient la différence entre le bien et le mal. M. Carlson a appelé ses auditeurs à consacrer au moins 10 minutes par jour à prier pour l’avenir de la nation.
Figure emblématique du mouvement conservateur américain, M. Carlson s’est exprimé avec force sur un certain nombre de questions très controversées, allant de la guerre en Ukraine à la fraude électorale présumée et à l’émeute du 6 janvier, en adoptant souvent des positions plus à droite que celles de nombreux autres républicains traditionnels. Par exemple, M. Carlson a affirmé que l’intervention des États-Unis en Ukraine équivalait à une guerre par procuration avec la Russie sans l’approbation du Congrès. Il a également diffusé des images exclusives de l’émeute du 6 janvier et a conclu que les événements de cette journée avaient été largement déformés par les médias et les politiciens démocrates, car les manifestants semblent avoir effectivement bénéficié d’une visite guidée des lieux par la police du Capitole.
Cet évènement montre que la campagne présidentielle est vraiment lancée, avec l’inculpation de Donald Trump et l’annonce de Joe Biden, candidat à sa réélection. Une candidature militante en faveur de l’avortement et de l’étatisation du système scolaire (Biden confirme que ce sont les enseignants, et non les parents, qui élèvent les enfants).
Our children are our nation’s future, and they are in the hands of teachers.
This White House will always have their back. pic.twitter.com/nryyVunFpV
— President Biden (@POTUS) April 25, 2023
Jeannette Bougrab : L’Islam et la France
Face à Tribune Chrétienne, Jeannette Bougrab répond sans réserve aux questions sur l’Islam, le voile islamique, la laïcité en France et le reniement des valeurs chrétiennes dans notre pays. C’est avec une parole juste et posée qu’elle revendique sa liberté de ton. Beaucoup de personnalités politiques mais également religieuses devraient s’inspirer de ce courage… C’est à la fois le signe d’une grande honnêteté intellectuelle et la force d’une pensée éclairée.
Deux concerts profanatoires annulés en quelques semaines
D’Olivier Frèrejacques sur Liberté Politique :
Après l’annulation de la représentation du travesti Bilal Hassani dans une église mosellane au début du mois d’avril, c’est un concert de rap et de techno qui a fait les frais d’une mobilisation.
À Lyon, c’est sur le toit de la basilique de Fourvière que devait avoir lieu le concert avec des invités assez peu compatibles avec la nature de l’édifice. Point intéressant : dans la capitale des Gaules, c’est avec la collaboration d’ecclésiastiques que l’évènement était organisé. À Metz comme à Strasbourg, c’est la mobilisation de la base catholique et de militants politiques qui a permis ces annulations, fait notable à l’heure où l’Eglise catholique vante les mérites de la participation des laïcs.[…] Ces batailles remportées sont mineures mais encourageantes. Dix ans après la défaite de la Manif Pour Tous face à la loi Taubira, cela rappelle néanmoins que des victoires sont envisageables. Partout en France, des réseaux se sont tissés, des associations se sont renforcées ou se sont créées, des médias alternatifs ont vu le jour, participant ainsi de l’éclosion d’un écosystème favorable.
Entretenir ces structures et faire perdurer les projets solides inscrits dans la durée (aide sociale à travers des maraudes, écoles hors contrat, valorisation du patrimoine…) permet de s’engager dans le temps long. Car c’est bien sur le long terme que le combat s’engage. L’appareil judiciaire français a montré récemment, en maintenant un tableau pédopornographique au Palais de Tokyo, que les lignes peuvent prendre du temps à bouger et que les héritiers des pédocrates de Libé dans les années 70 et 80 (et de certains ministres) sont encore nombreux.
La période est trouble mais aussi pleine d’opportunités. Les institutions (républicaines, religieuses) semblent agonisantes, peu sûres de leur fait, tandis que les groupes constitués de manière communautaire ou à travers la fameuse « société civile » apparaissent pleins de certitudes et prêts à prendre leur part dans les combats du temps !
C’est pourquoi Le Salon beige vous encourage à annoncer vos évènements en ligne, ce qui permet de tisser du réseau, indispensable pour la suite des évènements.
Concernant le concert à Lyon, bravo à Aliette Espieux, porte-parole de La Marche pour la vie, pour sa mobilisation fructueuse :
« Hardcore sur la basilique »…
Il y a tant à célébrer sur une basilique : la divine miséricorde, l’octave de Pâques …@diocesedelyon nous espérons que ce concert est un poisson d’avril de mauvais goût tardif ! pic.twitter.com/izV3LxtjVS— Aliette Espieux (@Aliette_Espieux) April 17, 2023
Activisme transgenre à l’école: ne pas se taire, ne plus subir
De Laurence Trochu, présidente du Mouvement Conservateur, parue dans Causeur :
En écrivant sur ce délicat sujet, je sais d’emblée les risques que j’encours : les accusations infondées de transphobie vont pleuvoir et les associations ad hoc, à grands renforts de financements publics, vont telles des Robin des Bois vouloir faire justice.
Est-ce une raison pour se taire ? Je ne le crois pas et je ne le veux pas. Féministe ou fémelliste, Secrétaire général de l’Enseignement catholique, Présidente de parti politique, tous nous subissons la censure, les pressions et intimidations à coups de mises en examen, de bannissement des réseaux sociaux et de hargne médiatique. Je pourrais faire le choix de réponses argumentées, précises et détaillées pour affirmer que le rôle de l’école est d’instruire et non d’ouvrir ses portes à des lobbys motivés par des fins militantes et idéologiques. Mais ce n’est pas mon propos. Il faut ici comprendre pourquoi personne ne réussit à refaire de l’école un sanctuaire au sein duquel tous les élèves peuvent apprendre à lire, écrire, compter, raisonner, malgré un budget 2023 de 59 milliards d’euros qui est le premier poste de dépense de l’Etat. La feuille de route de Pap Ndiaye déclinée ces derniers jours est claire : quotas de mixité sociale dans l’enseignement privé, attention particulière aux « élèves LGBT » accrue dès le mois de mai, redéfinition de la laïcité dont l’objet visera le racisme ou l’égalité homme-femme. Il s’appuie pour cela sur des minorités qui tirent leur puissance de la crainte qu’elles génèrent chez leurs potentiels opposants.
Les lobbys trans, une stratégie de propagande envers la jeunesse
A la mode en ce moment, les lobbys transaffirmatifs se chargent eux-mêmes d’expliciter leur stratégie de propagande. L’association transactiviste IGLYO (fédération européenne d’associations transaffirmatives), en partenariat avec la fondation Thomson Reuters (spécialiste médias) et Dentons (cabinet d’avocats international) a publié en 2019 un rapport on ne peut plus clair mettant en lumière que l’approche d’autodétermination diffusée dans les écoles par les programmes scolaires et par la venue des associations en est un point central. Je salue l’excellent travail de SOS Education qui offre un décryptage très éclairant sur les méthodes, les arguments, les pratiques militantes grâce auxquels la pression est mise sur le système scolaire et le droit français. Tout cela se pare bien évidemment de la vertu, puisqu’y est réaffirmé que c’est pour le bien des jeunes. L’extrait ci-dessous offre un aperçu des mesures les plus emblématiques : « Cibler les jeunes politiciens, démédicaliser la campagne, utiliser des études de cas de personnes réelles, prendre de l’avance sur l’ordre du jour du gouvernement et sur l’histoire des médias, utiliser les droits de l’homme comme argument de campagne, lier votre campagne à une réforme plus populaire … »
Je pourrais développer les mises en garde d’ordre médical que nous adresse la Suède, premier pays au monde à avoir reconnu dès 1972 le droit des transgenres et qui désormais ne délivre plus de traitements hormonaux aux adolescents. Véritable électrochoc dans ce pays où les parents réticents étaient signalés aux services sociaux pour transphobie, les médecins voient aujourd’hui l’augmentation de risques de cancer, maladies cardiovasculaires et thromboses. Et les patients mutilés se découvrent cobayes sur lesquels ont été menées des expériences sans base scientifique et sans diagnostic fiable. Ils sont confortés par des médecins reconnaissant que des problèmes d’ordre psychique étaient en réalité la cause du mal-être chez des jeunes en quête d’identité.
Dire le réel, un acte subversif
Je ne ferai rien de tout cela. Je me bats pour qu’on puisse affirmer librement et sans être inquiété que deux et deux font quatre et que la pluie mouille. Ce qui se joue est de cet ordre et la référence à Orwell est ici inévitable :
« Le but de la propagande est de produire le découragement des esprits, de persuader chacun de son impuissance à rétablir la vérité autour de soi et de l’inutilité de toute tentative de s’opposer à la diffusion du mensonge. Le but de la propagande est d’obtenir des individus qu’ils renoncent à la contredire, qu’ils n’y songent même plus. »
Argumenter en faveur de l’évidence biologique qu’un homme et une femme sont différents serait accepter que les idéologues progressistes qui font profession de détruire les repères de la société ont déjà gagné. Ce serait reconnaître que nous avons l’obligation de voir le monde à travers les lunettes déformantes qu’ils portent. Ce serait admettre de la rationalité dans leurs propos dépourvus de fondements scientifiques. Ce serait affirmer que le réel n’existe pas. Voici donc pourquoi la peur de leurs représailles ne peut et ne doit nous guider. Voici pourquoi il est absolument nécessaire d’enseigner et transmettre des savoirs académiques avec des méthodes éprouvées qui permettent la structuration de la pensée et le développement du jugement critique. C’est en donnant aux élèves les outils pour comprendre le réel que nous les protégerons des idéologies dans « une époque de supercherie universelle où dire la vérité est un acte révolutionnaire. »
Mississippi pro-vie
Le 19 avril, le gouverneur du Mississippi, Tate Reeves, a signé plusieurs lois sur la « culture de la vie » pour offrir aux femmes enceintes des alternatives à l’avortement.
Dans cet objectif, le projet de loi 1671 vise à augmenter le crédit d’impôt pour les centres de ressources pour la grossesse de 3,5 millions de dollars à 10 millions de dollars.
Le projet 1318 autorise la mise en place de « boîtes à bébés sécurisées dans tout le Mississippi » et « augmente l’âge auquel les enfants peuvent être déposés dans ces boîtes ».
Les autres projets mettent en place différentes mesures telles que
- la création d’un groupe de travail chargé d’améliorer le système d’adoption et de placement familial,
- l’augmentation du budget du département des services de protection de l’enfance
- la mise en place d’une déclaration des droits des parents d’accueil.
Dakota pro-vie
Le 24 avril, le gouverneur du Dakota du Nord, Doug Burgum, a signé une loi visant à interdire l’avortement dès la conception, avec des exceptions jusqu’à six semaines de grossesse en cas de viol ou d’inceste. Une exception est également prévue en cas de danger pour la mère telle qu’une grossesse extra-utérine. En cas de violation de cette législation, les contrevenants risquent une peine maximale de 5 ans de prison et une amende d’un maximum de 10.000 $.
Le gouvernement eschiappara-t-il au scandale ?
Claude Raynal, président de la commission des Finances et sénateur de Haute-Garonne, a annoncé son intention de proposer la création d’une commission d’enquête sur le fonds Marianne.
Marlène Schiappa martèle qu’elle n’a été associée ni de près ni de loin à la sélection des dossiers.
Selon le sénateur, sur les six membres du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR), qui ont attribué les subventions, trois font partie du cabinet de la secrétaire d’État en charge de l’Économie sociale et solidaire et de la Vie associative. L’un est conseiller spécial, un autre est conseiller et le dernier est son directeur de cabinet. Pour aucune des dix-sept subventions versées dans le cadre du fonds Marianne la décision n’est motivée.
Ce fonds Marianne, doté de 2 millions d’euros et destiné à « promouvoir les valeurs républicaines et combattre les discours séparatistes » après l’assassinat de Samuel Paty, aurait bénéficié essentiellement à quelques associations, proches de la majorité, et produisant des contenus sans réel lien avec la laïcité.
4 associations se partagent 1,3 million d’euros, avec chacune un montant individuel compris entre 292 000 et 355 000 euros. L’USEPPM a perçu un montant de 355 000 euros. Il s’agit de la dotation la plus importante du fonds Marianne. Or, d’après le sénateur, l’objet de cette association « n’apparaît pas en lien évident avec les objectifs du fonds », et l’USEPPM « ne fait pas état, dans son dossier de candidature, d’expérience dans la lutte contre la radicalisation ».
Quant à l’autre association mise en cause, Reconstruire le commun, elle a touché 330 000 euros. Cette association a été créée six mois avant le début de l’appel à projets du fonds Marianne.
Retournements de veste : chez LR aussi
Il n’y a pas que des élus RN qui regrettent l’opposition du parti à la dénaturation du mariage. Valeurs Actuelles évoque les élus LR :
[…] Dans les colonnes du Figaro, le président des Républicains Eric Ciotti l’assure : « Je n’aurais plus la même attitude à propos du mariage pour tous. » Le maire de Meaux Jean-François Copé lui emboîte le pas, jugeant que ce vote constitue « le seul grand regret de [sa] vie politique ». De son côté, le maire de Nice Christian Estrosi voit le texte « comme une avancée ». Dès 2014, déjà, la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse jurait qu’elle avait « changé d’avis » sur la question. Et puis, il y a les ex-UMP convertis au macronisme. Nombre d’entre eux, au plus haute sphère de l’Etat, demandent aujourd’hui l’absolution. Du côté du ministre de la Transition écologique Christophe Béchu ou du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, même tonalité : « Si c’était à refaire, je voterais le texte du mariage pour tous. »
Pourquoi tant de reniements soudains ? Par peur, un peu, de se mettre à dos une opinion publique favorable à 65 % à la loi Taubira selon l’IFOP. Par calcul politique, beaucoup. Car en Macronie, mieux vaut ne pas être un dissident concernant les sujets sociétaux. Catherine Vautrin, pressentie à Matignon en juin 2022 avant d’être rattrapée par son opposition à la loi Taubira, en a fait les frais. « Tout le monde sait que les réseaux favorables au mariage pour tous ont empêché Catherine Vautrin d’être Première ministre », confie anonymement un député Républicain. Une dizaine de mois plus tard, la députée a compris la leçon. « Anticiper les attentes de la société, c’est majeur en politique. Il y a dix ans, en ne votant pas le mariage pour tous, j’ai raté ce rendez-vous qui est aujourd’hui devenu une évidence », rétropédale-t-elle mi-avril. « Elle essaye de se rattraper comme elle peut maintenant, mais c’est trop tard. Et c’est ce qui fait peur à un Gérald Darmanin : qu’on l’empêche de briguer Matignon en raison de ses positions passées », souffle un député.
Désormais, chez LR, rares sont ceux qui continuent d’assumer leur position de 2013. Le député européen François-Xavier Bellamy en fait partie. « Quand je relis ce que j’ai pu écrire ou dire à cette occasion-là, je constate que tout ce que nous disions s’est réalisé. […] Ce qui était en jeu, c’était un modèle de société qui incluait l’extension de la PMA et la gestation pour autrui », déclare-t-il sur Radio J. Tout comme le vice-président des Républicains Julien Aubert. « A l’origine, les renégats étaient sûrement défavorables politiquement au mariage pour tous, mais pas forcément sur le fond. Ils avaient peut-être l’impression qu’à l’époque il était obligatoire d’être contre. Avec l’affaire Caroline Cayeux [ancienne Ministre accusée d’avoir tenu des propos homophobes et contrainte à la démission] et le psychodrame Vautrin, ils ont rétropédalé car ils ont vu que ce pouvait être un frein à leur carrière et notamment dans la course à Matignon », analyse-t-il. […]
« La messe à l’envers »
Paix Liturgique est revenu sur le colloque du Centre International d’Études Liturgiques (CIEL) qui s’est tenu en février à Rome. Lors de ce colloque, l’abbé Claude Barthe a évoqué l’histoire de la célébration versus populum au XXe siècle, montrant que ce mode de célébration s’est imposé de manière quasi universelle dans le rite romain sans qu’il y ait jamais de législation pour le rendre obligatoire :
L’idée d’une célébration « à la romaine », c’est-à-dire pour imiter les messes solennelles du pape, elles-mêmes censées être le dernier témoin d’un antique usage, s’est assurément retrouvée dans l’aménagement de certaines cérémonies pontificales. Ainsi, en 1927, Mgr Harscouet, évêque de Chartres, très favorable au Mouvement liturgique, obtint un indult lui permettant de célébrer pontificalement, lors de certaines fêtes solennelles, à la croisée du transept, versus populum.
Il faut mentionner aussi la messe pontificale célébrée par le nonce Angelo Roncalli, futur Jean XXIII, à Notre-Dame de Paris, le 24 avril 1948, pour célébrer la récente canonisation de sainte Catherine Labouré. Le nonce décrivait l’aménagement dans ses souvenirs : « Trône au fond de l’autel comme à Rome. Autel face au peuple » (Journal de France I 1945-1948, Cerf 2006, p. 494). On peut supposer qu’on avait voulu ainsi offrir une sorte de messe papale au nonce, plus que sacrifier à une nouveauté archéologisante, sachant que le chapitre et les cérémonies à Notre-Dame étaient des plus traditionnels.
En revanche, la messe pontificale versus populum célébrée le 20 août 1953 par Mgr Haas, évêque de Grand Rapids, État de Michigan, aux États-Unis, au Civic Auditorium, à l’occasion de la Conférence Liturgique Nationale, est assurément de style Mouvement liturgique : l’autel est placé sur la scène de l’auditorium face au peuple, le trône de l’évêque est derrière, mais à quelques mètres seulement de l’autel, du fait de l’étroitesse du lieu.
Les traces, dans les articles et conférences relevant de la mouvance, par ailleurs assez complexe, de ce Mouvement liturgique, sur l’aspiration à une célébration versus populum sont relativement rares. Cependant, un article important du chanoine Maurice Michaud, professeur aux facultés catholiques de Lyon, est publié dans le deuxième numéro de la revue La Maison-Dieu, organe du Centre de Pastorale liturgique, un article sur « La célébration de la messe face au peuple » (La Maison-Dieu, 1945 – 2), qui rapporte l’idée commune à l’époque que la célébration versus populum était majoritaire jusqu’au VIe siècle.
Retour à l’antique, donc. « Entre les années 1930 et le Concile, remarquait le cardinal Jean-Marie Lustiger, les spécialistes de la liturgie ont généralement donné en modèle la liturgie basilicale de la belle époque, entre le IVe et le Ve siècle : c’était l’idéal qu’il fallait reconstituer ! Et on a fait de la reconstitution » (Le choix de Dieu. Entretiens avec Jean-Louis Missika et Dominique Wolton, Le Livre de Poche, 1987, p. 429. Dans les séminaires de France, un texte a joué, à cet égard, un grand rôle : la glose de l’Ordo romanus primus donnée par Dom Henri Leclercq, dans le Dictionnaire d’Archéologie chrétienne et de Liturgie, reprise ensuite dans L’Église en prière, manuel composé sous la direction d’Aimé-Georges. Martimort (Desclée, 1961), extrêmement répandu dans les séminaires. L’Ordo primus décrivait, à l’usage des pays francs, une messe stationnale du pape, celle du matin de Pâques à Sainte-Marie-Majeure, vers la fin du VIIe siècle, qui témoignait, avec des retouches franques, du rite romain en son état antique. La glose de Dom Leclercq fournissait ainsi une sorte de rituel que les clercs du XXe siècle rêvaient naïvement de reproduire, non pas dans la splendeur écrasante du culte des basiliques antiques, mais passé au filtre du goût religieux des années trente et cinquante. Au détail près cependant : le texte de l’Ordo primus, parce qu’adapté aux besoins francs, ne décrit pas une célébration versus populum, mais « vers le Seigneur »…
On vit ainsi se développer des expériences de « face au peuple » dès avant la seconde guerre mondiale, spécialement en Belgique, en Allemagne et en France, qui se fondaient sur le désir de reproduire la messe papale antique et, juridiquement, sur la mention de la célébration versus populum existant dans le Ritus servandus. « C’est à l’évêque seul qu’appartient dans son diocèse la direction et le contrôle d’un mouvement tendant à la célébration face au peuple », affirmait, sans autre explication, Maurice Michaud. Mais les évêques y étaient généralement peu favorables. Certains prêtres demandaient pourtant avec insistance des permissions, ou célébraient ainsi en omettant de les demander.
Parce que la célébration face au peuple nécessitait la mise en place d’un autel détaché du mur, les expériences eurent surtout lieu dans le cadre de messes célébrées sur un autel aménagé pour la circonstance, dans les haltes de pèlerinages, dans les activités champêtres des mouvements de jeunesse, spécialement au sein du scoutisme, ou encore, à partir des années 50, dans de nouvelles églises où l’autel était détaché du mur de l’abside de telle sorte que soit possible – assez souvent, mais pas toujours – cette forme de célébration.
La recherche d’une « participation active »
Maurice Michaud, dans l’article précité, intégrait aussi ce type de célébration versus populum dans l’ensemble des mesures destinées « à rendre vie dans l’esprit de nos “chrétiens moyens” à la sainte messe. » Il liait ainsi le développement possible de la messe face au peuple à celui de la messe dialoguée : « Actuellement, la tendance est de faire participer plus activement les fidèles à la “messe basse”. C’est la messe dite “dialoguée”. Ce genre de messe achemine plutôt à la célébration face au peuple, si certaines conditions sont réalisées. »
Pour la mise en œuvre pratique de cette forme de célébration, Maurice Michaud insistait sur la plus grande prudence à adopter, car « aux yeux des fidèles, eu égard à l’usage quasi universel de l’autel disposé pour la célébration dos au peuple, le retour à la discipline antique a l’aspect d’une innovation. » On connaît à ce propos la réaction de Paul Claudel, dans un article célèbre du Figaro littéraire, le 29 janvier 1955 : « La messe à l’envers ». Il protestait contre « l’usage qui se répand en France de plus en plus de dire la messe face au public », et dont la paroisse Saint-Séverin, à Paris, donnait l’exemple.
En outre, dans les nouvelles églises dont la revue L’Ars sacré diffusait les photos, on faisait en sorte de « revenir » à l’autel unique (ou presque : elles comportaient généralement, un maître-autel et un autel du Saint-Sacrement pour des messes de semaine), aménagement dont on pensait qu’il avait été de règle avant l’époque de la multiplication des messes privées. L’autel permettant la célébration face au peuple, sans gradin supportant les chandeliers et la croix, s’harmonisait aussi tout naturellement avec la concélébration. Ainsi furent conçues des églises emblématiques comme celle d’Aron en Mayenne (1955), du Plateau d’Assy (1946), de Lyon-Vaise (1955), etc.
Lors de grands rassemblements, comme celui de la JAC, en 1950, au Parc des Princes, réunissant 70.000 participants, on prit l’habitude de placer l’autel au centre de l’assemblée. De même, dans la basilique souterraine Saint-Pie-X à Lourdes, conçue par Pierre Pinsart, qui fut achevée et dédicacée en 1958, l’autel avait été édifié au milieu de la nef, ce qui instaurait nécessairement une célébration face au peuple pour une partie de l’assistance. En outre, la nouvelle basilique ne comportait que deux autels, l’autel central et un autel dans la chapelle du Saint-Sacrement.
Conjointement, on assistait à des tentatives dans le sens de la concélébration qui supposaient. un autel face au peuple, ou même au milieu du peuple. Ainsi, furent célébrées des messes synchronisées, par exemple au cours de pèlerinages ou de grandes réunions d’Action catholique : pèlerinage des prisonniers et déportés, à Lourdes, le 8 septembre 1946 ; pèlerinage de la ligue féminine d’action catholique, à Lourdes, en août 1952 ; pèlerinage étudiant à Chartres, à partir de 1945 ; rassemblements à l’occasion de la pérégrination de la statue de Notre-Dame de Boulogne à Colombes et à Rouen, en 1946. Dans ces messes synchronisées, un certain nombre de prêtres disaient individuellement la messe sur divers autels rassemblés in unum, ou en tout cas très proches, en « synchronisant » leurs gestes avec ceux du célébrant principal, en position centrale. Mais cette pratique fut interdite par l’instruction De Musica sacra du 3 septembre 1958.
Le face au peuple s’impose dès l’ouverture de la réforme liturgique
De la mort de Pie XII, en 1958, au début de la réforme liturgique, en 1964, les célébrations face au peuple devinrent extrêmement nombreuses. J’ai assisté, pour ma part, à une première messe célébrée face au peuple dans un bourg du diocèse d’Auch, en octobre 1958. En suite du décès du pape, un immense catafalque avait été dressé dans le sanctuaire, qui masquait l’autel majeur. Un autre autel provisoire avait alors été dressé à la hauteur de table de communion, où les célébrations, durant le deuil, furent versus populum.
Lors du couronnement de Paul VI, le 30 juin 1963, pour la première fois, la messe a été célébrée sur le parvis de Saint-Pierre (jusque-là, la messe était célébrée dans la basilique, suivie du couronnement proprement dit à la loggia). La configuration interne de la basilique avait été reproduite à l’extérieur, avec le trône sur le haut des marches d’entrée de la basilique et l’autel face au peuple plus bas.
Pour continuer à relater mon expérience propre, entré en 1964, c’est-à-dire un an avant la fin du Concile, au séminaire Pie XI attaché à l’Institut catholique de Toulouse, j’y ai connu en 1964, la messe face au peuple tous les jours de semaine, la messe solennelle dominicale, avec diacre et sous-diacre, se déroulant encore au maître-autel, le célébrant tourné vers l’abside. Puis, en 1965, l’autel fut placé au centre du chœur des séminaristes.
La réforme conciliaire n’aura de ce fait même pas à traiter du versus populum, la célébration face au peuple s’étant imposée au sein même du mouvement de transition vers la nouvelle liturgie.
L’instruction Inter œcumenici du 25 septembre 1964 porte en son n. 91 : « II est bien de construire l’autel majeur séparé du mur, pour qu’on puisse en faire facilement le tour et qu’on puisse y célébrer vers le peuple ». Ce que reprendra la Présentation générale du Missel romain :
« Il convient, partout où c’est possible, que l’autel soit érigé à une distance du mur qui permette d’en faire aisément le tour et d’y célébrer face au peuple » (n. 262 dans l’édition typique 1970 du nouveau missel, n. 299 dans l’édition typique de 2002).
L’engouement fut tel, que certains évêques tentèrent – bien inutilement – de le réfréner. Ainsi Mgr Garrone, un des artisans majeurs de Vatican II, mettait en garde ses prêtres dans La Semaine catholique de Toulouse du 28 février 1965 : Il apparaît clairement, d’après ces articles [les nn. 91 et 95 d’Inter œcumenici], que la célébration de la messe face au peuple n’est pas cependant requise. Il peut en effet se présenter des cas où la disposition matérielle du chœur et l’architecture la déconseillent expressément. » Et de citer Mgr Jenny, évêque auxiliaire de Cambrai et membre du Consilium pour l’application de la Constitution conciliaire sur la liturgie : « Le prêtre se tourne maintenant délibérément vers les fidèles au cours des lectures et des appels qu’il leur adresse : il n’est pas sans intérêt qu’il soit à l’occasion tourné comme eux vers le Seigneur que l’on adore et que l’on prie ».
De même, la Commission diocésaine d’art sacré du diocèse de Paris, dans un document du 20 juillet 1965 émettait cette remarque : « Si le prêtre doit pouvoir célébrer face au peuple, il n’est pas indispensable qu’il le fasse tous les jours. Quand il célèbre, en semaine, sans assemblée il peut légitimement souhaiter célébrer sans avoir sous les yeux une nef vide. Aussi convient-il de prévoir des deux côtés de l’autel un marchepied assez vaste pour qu’on puisse célébrer dans les deux positions. »
Certains ont même cru pouvoir défendre que les indications de la Présentation généralepouvaient s’interpréter comme considérant le versus populum comme une exception. Mais en fait, au total, on est ainsi arrivé à une situation règle/exception inversée par rapport à l’ancienne législation : alors que le ritus servandus ancien évoquait la messe face au peuple comme une possibilité, l’instruction Inter œcumenici du 25 septembre 1964 et la Présentation générale du Missel romain du 3 avril 1969 supposent comme une possibilité la célébration face au Seigneur.
La procession du Catenacciu
VA+ a réalisé un reportage sur la belle procession pénitentielle du Catenacciu en Corse, avec Charlotte d’Ornellas.
Durant cette procession, un pénitent anonyme et en recherche réelle de contrition, va déambuler dans les ruelles escarpées de Sartène comme le Christ lors de son chemin de croix à Jérusalem. Cette tradition très célèbre en Corse est suivie de près par le peuple de Sartène qui entend perpétuer longtemps cette “tradition vivante”.
Un beau morceau de catholicisme enraciné et solide :
Chronique des cinglés
« Les députés canadiens (membres du Parlement) 👇 portant des talons roses 👠 pour « résoudre la violence contre les femmes » »
C’est sûr que ça aidera ..🧐 https://t.co/jgdgxArfbU
— Christine KELLY (@christine_kelly) April 22, 2023
C’est le ministre canadien des Transports, Omar Alghabra (né en Arabie saoudite), qui a diffusé cette vidéo, en expliquant :
« La violence à l’égard des femmes est encore répandue dans notre société. “Espoir en talons hauts” est un événement qui sensibilise à la violence contre les femmes tout en encourageant les hommes et les garçons à faire partie de la solution. Nous avons porté leurs talons roses emblématiques pour soutenir cette cause importante. »
Les associations de handicapés veulent boycotter une sauterie élyséenne
Lu dans Politico:
La Conférence nationale du handicap (CNH) qui se tient cet après-midi à l’Elysée va-t-elle tourner au fiasco ? Ce grand raout, qui rassemble les acteurs du secteur, n’a lieu qu’une fois tous les trois ans. Or, le collectif Handicaps, qui regroupe tout de même 52 organisations nationales représentatives des personnes en situation de handicap, a indiqué hier soir à mon collègue Antoine Comte qu’il comptait boycotter l’événement.
Il faut avouer qu’il est assez difficile à un gouvernement qui annonce son intention d’éliminer les “improductifs” par l’euthanasie de discuter sereinement avec les associations représentant les handicapés…
S comme Séparatisme
Nous poursuivons la série alphabétique d’extraits du livre de notre ami Bernard Prady: Islam et Islamisation dans une France macronisée:
Le 1er février, M. Darmanin, ministre de l’Intérieur, ouvrait à l’Assemblée nationale le débat sur le projet de loi confortant le respect des principes de la République . Et il pérorait: « Notre pays est malade. Il est malade d’un séparatisme dont le premier, le séparatisme islamiste, gangrène l’unité nationale. Après s’être attaqué au terrorisme, le Président de la République a souhaité diriger l’action de l’État et des pouvoirs publics contre ce qui en est le terreau. Quand on est malade, il faut savoir nommer sa maladie, identifier ses caractéristiques et étudier ses variants… » Une exigence de clairvoyance et de vérité en quelque sorte. Parfait. Il faut reconnaître que notre état d’esprit était pourtant légèrement dubitatif. Nous nous rappelions son fameux : « Au regard de l’histoire, s’il y a une religion qui a moins de difficulté à travailler avec la République, c’est l’islam… un dialogue plus facile, une discussion plus spontanée qu’avec les autres cultes » énoncé devant d’éminentes personnalités musulmanes à la Grande mosquée de Paris le 18 septembre 2020. Et voilà M. Darmanin qui twitte trois jours après son superbe exorde du 1er février: « L’islamisme que nous combattons n’a ni frontière, ni identité, ni religion. »
(Extrait de “Islam et islamisme : Darmanin pérore et Moussa ment” – Le 12 février 2021)
Les martyrs de la Commune de Paris
Hier, dans l’émission En Quête d’esprit, Véronique Jacquier a reçu
- Père Stéphane Mayor, curé de la Paroisse Notre-Dame à Paris
- Anne Bernet, spécialiste de l’histoire religieuse et auteur
- Père Philippe Mura, curé de Notre-Dame de La Salette à Paris
Un témoignage saisissant de prêtres qui ont donné leur vie aux Parisiens, y compris à ceux qui allaient devenir leurs bourreaux !
Dénaturation du mariage : quel RN êtes-vous ?
Florilège de réactions aux 10e anniversaire de la dénaturation du mariage et de la destruction de la filiation :
La #Nation est une #famille de familles. Aussi la défense de la cellule familiale est au cœur de mon engagement politique. Le #MariagePourTous était une œuvre de déstabilisation de l’unité nationale en fracturant la société. Je n’ai aucun regret d’avoir manifesté mon opposition. pic.twitter.com/jiEMNqDhsb
— Herve De Lepinau (@H2Lepinau) April 23, 2023
Il y a 10 ans, je faisais partie des centaines de milliers de Français qui descendaient dans la rue pour s’opposer au #MariagePourTous.
Avec toujours le même respect des personnes, je n’ai jamais renoncé à défendre la famille si malmenée ces dernières années. pic.twitter.com/Mr3hyIkLRj
— Grégoire de Fournas (@gdefournas) April 23, 2023
10 ans après je continue de déplorer, comme l'écrivait @MLP_officiel, que le #MariagePourTous menerait "à l'adoption, la PMA et la GPA, revendications ultra-minoritaires consacrant le droit à l'enfant au détriment du droit sacré de l'enfant d'avoir un père et une mère". pic.twitter.com/F0Wuh0Ofjw
— Amaury Navarranne (@aNavarranne) April 23, 2023
Il y a 10 ans, le parlement autorisait le #MariagePourTous que les Français soutenaient depuis 1995 !
La liberté, l’égalité et la fraternité sont au coeur de l’identité nationale.
Ce sont ces valeurs 🇫🇷🇫🇷🇫🇷 qui vaincront le wokisme, l’obscurantisme et la haine, pas la bigoterie pic.twitter.com/ZA6gXnbfQ8
— Jean-Philippe Tanguy Ⓜ️ (@JphTanguy) April 23, 2023
💍 Il y a 10 ans, les Français devenaient égaux devant le mariage.
✅ Cette avancée sociétale est un droit aujourd’hui acquis.
👍 C’est toujours une fierté pour moi, en tant que Maire, d’unir par les liens du mariage l’ensemble des couples sans distinction.— Ludovic PAJOT (@ludovicpajot) April 23, 2023
Ceux-là ont quitté le parti :
Mariage homosexuel, 10 ans après : toujours contre ! #ONLR pic.twitter.com/NMVlzKjahx
— Nicolas Bay (@NicolasBay_) April 23, 2023
Corentin Clerc : Von der Leyen ne défend pas l’Arménie, au contraire
Un blocus continue de paralyser l’enclave arménienne du Haut-Karabakh. Cela fait maintenant plus de 130 jours que l’Azerbaïdjan bloque tout contact entre l’Arménie et le Haut Karabakh (Artsakh). Un drame qui se joue à 3 500 km de Paris !
Malgré les appels à la communauté internationale et les rodomontades du président Macron, 120 000 Arméniens sont privés de biens de première nécessité. L’Arménie subit une guerre qui ne dit pas son nom. Et pendant ce temps, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission Européenne, négocie les contrats de fourniture de gaz avec les autorités de Bakou (Azerbaïdjan). En poursuivant cette politique, von der Leyen affaiblit l’Union européenne et renforce le régime dictatorial d’Ilham Aliev.
Pour évoquer l’ensemble de cette situation dramatique, TVL a fait appel à Corentin Clerc, chef de mission de l’association humanitaire SOS Chrétiens d’Orient en Arménie. Aidé de dizaines de volontaires, SOS Chrétiens d’Orient est venue en aide à plus de 15 000 bénéficiaires en soutenant des projets de reconstruction mais aussi des projets médicaux et en distribuant des vivres aux populations du Haut-Karabakh, malgré le blocus.
Pour Corentin Clerc : “Par-delà les paysages, les monastères millénaires et l’accueil des Arméniens, je suis impressionné par l’unité et la cohésion de ce peuple. L’Arménie chrétienne devrait être un pays modèle pour l’Occident car elle possède de vraies convictions”. Un témoignage important d’un engagement par l’action pour apporter aide et espoir.




