Le syndrome du 21 avril
…touche la Belgique.
Il faut dire que les sondages sont particulièrement favorables au Vlaams Belang. Les élections communales auront lieu le 8 octobre prochain. VoxGalliae nous rapporte une publicité que la France de l’entre-deux tours n’aurait pas reniée.
Un vol Tirana-Istamboul détourné
Les pirates de l’air voulaient apparemment protester contre la visite du Pape en Turquie, prévue le mois prochain. On ignore où les terroristes voulaient mener l’avion, mais la chasse italienne les a contraint à atterrir à Brindisi, dans le sud de l’Italie.
Chapelle royale de Versailles : nouvelle victoire ?
Plusieurs lecteurs nous font part de ce courrier du maire reçu ce jour, suite à leur réaction :
"Madame, Monsieur,
Vous m’avez saisi par mail en début de semaine à propos de la manifestation "Versailles Off" du samedi 7 et dimanche 8 octobre prochains au Château de Versailles. Tout d’abord, je vous informe que cette manifestation n’a pas été organisée par la Ville de Versailles mais par l’Etablissement Public du Château de Versailles sous la tutelle du Ministère de la Culture et avec le soutien du musée d’art contemporain du Centre Pompidou.
Sous l’appellation de "Versailles Off" le Château de Versailles organise un parcours d’art contemporain dans le Château et ses Jardins. Cette année est la troisième année d’organisation de cette manifestation. Parmi les différentes expositions dans l’enceinte du Château, les organisateurs ont prévu d’exposer des robes de mariée de Christian Lacroix dans la Chapelle Royale. Cela m’apparaît, comme à vous, tout à fait inacceptable de même que la phrase écrite par Christian Lacroix dans le dossier de presse de la manifestation. Bien évidemment, à aucun moment n’était prévu de "magie noire ou de cris et chuchotements". Néanmoins, même si la phrase de Christian Lacroix n’a aucun rapport avec l’exposition celle-ci demeure inopportune dans un lieu de culte consacré.
C’est pourquoi, j’ai demandé de façon extrêmement ferme à la Présidente de l’Etablissement Public du Château de faire supprimer partout cette phrase et d’exposer ces robes de mariée dans un autre endroit afin que la Chapelle Royale soit retirée de ce parcours d’art contemporain. Comme vous, j’ai été choqué par la manière dont a été imaginée cette partie de la manifestation et tenais à vous le faire savoir.
Etienne PINTE"
Nous remercions le maire de sa prompte réaction et nous espérons qu’elle sera suivie d’effet. En effet, un autre courrier envoyé par Mme Albanel, l’organisatrice de cet événement, montre que nos préoccupations n’ont pas été prises en compte, puisqu’elle considère que ce projet est "un hommage à ce lieu chargé d’histoire" ! Que les lecteurs ne relachent pas la pression.
Le communautarisme affiché de l’UMP
Marianne nous apprend que les proches du président de l’UMP ne cachent rien sur les pourcentages de voix escomptés aux présidentielles dans chaque communauté ethnico-religieuse :
- Abderrahmane Dahmane, président des démocrates musulmans et «secrétaire national de l’UMP chargé des relations avec les associations des Français issus de l’immigration» dévoile tout sur le clientélisme outrancier du président du mouvement.
- Le maire d’Asnières, Manuel Aeschlimann, n’hésite pas à proclamer «l’échec du sacro-saint principe de l’intégration républicaine» et à décréter «Il faut segmenter tout cela et cibler chaque groupe».
- Roselyne Bachelot, vice-président de l’UMP, après avoir inauguré le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) en compagnie de Patrick Devedjian, déclare […] que «la nostalgie du creuset républicain n’est en aucun cas opérationnelle et que le phénomène communautaire est inévitable dans une société globalisée» avant de remercier chaleureusement le CRAN pour son invitation à «passer de l’indifférence à la différence».
- Le sociologue Michel Wieviorka, grand prêtre du multiculturalisme, voit dans Nicolas Sarkozy l’homme politique qui a le mieux compris qu’on était dans une configuration post-républicaine et qui « s’y installe ».
Selon Marianne, il ne fait nul doute que :
"après tout ce que l’on sait déjà de l’engouement de Nicolas Sarkozy en faveur des discriminations positives et des «préfets musulmans», que la «rupture» essentielle proposée par le candidat UMP devrait être celle du modèle républicain. Il suffit, pour s’en convaincre, de voir les affiches du ministère de l’Intérieur qui s’étalent déjà sur les murs des Facultés de droit pour vanter «une police aux couleurs de la République», lesquelles ne sont plus «bleu, blanc, rouge», mais «black, blanc, beur»".
Les effets de la discrimination positive
Un million de Sud-africains blancs, soit presque un cinquième des Blancs, ont quitté le pays dans les 10 dernières années. Ce chiffre a été publié la semaine dernière dans un rapport de l’Institut Sud-Africain des Relations Raciales (SAIRR). Frans Cronjé, auteur du rapport, affirme que ce sont surtout le crime et la discrimination positive (affirmative action) qui ont poussé un cinquième de la population blanche de l’Afrique du Sud à quitter le pays. Il a fait une analyse à partir des Enquêtes Statistiques des Ménages d’Afrique du Sud (Statistics South Africa’s Household Surveys) entre 1995 et 2005, des chiffres de l’émigration et des autres estimations fiables sur les chiffres de population. Cronjé dit que lui et ses collègues ont été sidérés par les résultats :
«Quand nous avons tracé les graphiques, nous avons vu que presque une génération entière de Sud-africains blancs ne sont plus là.»
Les chiffres 2005 estiment le nombre de Sud-africains blancs dans le pays à 4,3 millions, soit 841000 de moins que les 5,2 millions de 1995. Cronjé a prédit que la population blanche allait continuer à chuter et que la situation allait avoir un impact majeur sur l’économie :
«La population blanche vieillit, ce qui signifie que les contribuables blancs vont contribuer à l’économie seulement pour les vingt prochaines années. Il faudrait un énorme afflux de travailleurs qualifiés pour combler le vide. Cela n’est malheureusement pas le cas.»
Co-auteur du rapport, Macfarlane a dit que le crime et la discrimination positive étaient les principales raisons de l’exode des Blancs.
«Et comme les chiffres du crime ne vont pas décliner rapidement et que la discrimination positive va continuer, davantage de Blancs vont partir…»
La France, une nouvelle Afrique du sud ?
L’islam menace certaines valeurs occidentales
La poussée de l’islam en Europe menace certaines des valeurs occidentales, telles que la liberté d’expression et celle de la presse, estime le rédacteur en chef du périodique chrétien norvégien Magazinet, dans un ouvrage sur l’affaire des caricatures de Mahomet. Dans le livre Menacé par les islamistes traitant de la tourmente provoquée par les 12 dessins satiriques, Vebjoern Selbekk explique les motifs pour lesquels il a reproduit les dessins publiées le 30 septembre 2005 dans le journal danois Jyllands-Posten :
"Ce livre est une tentative de ma part d’exprimer certaines des valeurs que je considère aujourd’hui comme étant sous une pression croissante en raison de la poussée de l’islam en Europe".
"De mon point de vue, des valeurs essentielles de l’Occident sont menacées par le fondamentalisme islamiste".
Dans son ouvrage, Selbekk estime avoir été lâché par le gouvernement norvégien qui a, selon lui, tenté de désamorcer la crise en critiquant Magazinet au lieu de défendre la liberté d’expression.
S’il n’y avait que la liberté d’expression…
Refuser la promotion de l’homosexualité est homophobe
Le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Terry Davis, menace de porter devant le comité des ministres l’homophobie du gouvernement polonais. Il s’agit de l’affaire du limogeage en juin dernier du directeur du centre de formation continue des enseignants, consécutif à l’édition en polonais, par cet organisme, de la brochure Repères du conseil de l’Europe demandant aux enseignants d’inviter des organisations d’homosexuels pour parler de la «discrimination».
Terry Davis avait sommé le gouvernement polonais de s’expliquer sur ce «comportement homophobe». Il vient de recevoir une réponse qui ne le satisfait pas. S’il n’obtient rien de plus, il fera un rapport au comité des ministres, car «les valeurs du Conseil de l’Europe ne sont pas des plats sur un buffet où les gouvernements pourraient piocher à leur guise». Il est donc homophobe, selon le Conseil de l’Europe, de refuser la promotion de l’homosexualité, particulièrement auprès des enfants.
Hongrie : la gauche s’accroche au pouvoir
Le Premier ministre hongrois, Ferenc Gyurcsány, dont la droite réclame le départ depuis 2 semaines, a annoncé qu’il demanderait vendredi un vote de confiance au Parlement, sachant qu’il y dispose d’une majorité confortable (210 des 386 sièges de l’Assemblée). Son principal rival, Viktor Orbán, leader du Fidesz (droite), menace de convoquer de grands rassemblements dès vendredi après-midi si le chef du gouvernement ne jette pas l’éponge. On sait que les rassemblements hongrois ne sont pas de tout repos en ce moment…
Le président conservateur hongrois, László Sólyom, réclame, depuis le résultat du scrutin municipal de dimanche, la démission de Gyurcsány. Le Fidesz a remporté dimanche 16 des 23 principales villes du pays à l’exception de Budapest, dont le maire libéral a été reconduit pour un 5e mandat.
Du rififi à la mairie de Lyon
Gérard Collomb, maire de Lyon, a suspendu vendredi les délégations d’une élue communiste, son adjointe «à l’Intégration et aux Droits du citoyen», Sabiha Ahmine. Il lui reproche d’avoir défilé dans les rues de la ville en tête d’une manifestation pour le Liban où ont été scandés des slogans anti-israéliens et brandis des drapeaux du Hezbollah. Une manifestation à laquelle avait appelé à participer le PCF. Hier, la secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet a demandé à Gérard Collomb de «rétablir Sabiha Ahmine dans ses responsabilités».
Le scandale avait éclaté suite à la révélation par Novopress Lyon de la présence de drapeaux du Hezbollah et des effigies de son chef dans cette manifestation. Suite à cela, jeudi, 3 députés UMP du Rhône, Christian Philip, Jean-Michel Dubernard et Emmanuel Hamelin, ont écrit à Gérard Collomb pour lui signaler que lors de cette manifestation «des drapeaux d’un mouvement radical islamiste – auteur par le passé d’attentats contre des soldats français» avaient été agités, ils lui ont également demandé «de prendre une position claire», notamment sur la présence de son adjointe, laquelle a été suspendue dès le lendemain.
Chronique judiciaire
Lu dans Rivarol :
"Les faits s’étaient passés le 9 septembre 1996, voici exactement 10 ans. Dans une rue du centre-ville de Marseille, à quelques pas de la Canebière, un lycéen de 16 ans, Nicolas Bourgat, était tué d’un coup de couteau par Kthab El Hailoufi, alors âgé de 15 ans. […] Pour cet acte totalement gratuit, le meurtrier s’en était tiré avec 7 ans de prison ; le prix de la vie d’un jeune Français…
Ces années de prison ont-elles au moins servi à Kthab El Hailoufi à comprendre la monstruosité de son crime et à se mettre sur le droit chemin ? Il faut croire que non, puisque 10 ans plus tard, âgé de 25 ans, il vient d’être condamné, par le tribunal correctionnel de Marseille, à 4 ans d’emprisonnement, dont un avec sursis. En juillet dernier, il avait forcé la porte du domicile de sa sœur aînée, menacé d’égorger tout le monde, et enlevé sa jeune sœur, qui vivait là. Il voulait, disait-il, lui donner “une bonne éducation”.
Ce prétexte pourrait prêter à rire, de la part d’un Jeune qui, le mois précédent, avait agressé le directeur d’une école maternelle et une enseignante, qui refusaient de le laisser partir avec ses nièces de 2 et 4 ans et qui, toujours le même mois, avait frappé et mordu (!) sa petite amie. Il est donc retourné en prison. Quand il en sortira, que fera-t-il ?"
Vous avez aimé Indigènes ?
…vous aimerez la cité nationale de l’histoire de l’immigration ! Et vice versa…
Le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres a lancé à Paris le chantier de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, dont l’ambition est d’être un "élément majeur de la cohésion sociale et républicaine de la France". Présidée par l’ancien ministre Jacques Toubon, l’institution culturelle et pédagogique vise à reconnaître et à mettre en valeur la place des immigrés dans la construction de la France. Donnedieu de Vabres a estimé :
"La belle et noble ambition que nous portons tous, celle du ‘vouloir vivre ensemble’, trouve ici un écrin à sa hauteur. […] Lieu d’histoire [et] de réflexion, de partage, d’apprentissage et d’échanges sur le rôle considérable de l’immigration et des immigrés dans notre histoire".
Le but ? La Cité nationale invite "à un véritable changement des mentalités". Et si vous n’en aviez pas encore assez, sachez que cela se fait avec vos impôts : le ministère de la Culture finance près de 60% des investissements –qui s’élèvent à 20 M€- et plus de 40% du budget total jusqu’en 2009.
Bernard Antony, le FN et le MPF
Voici un communiqué de Bernard Antony :
"Un journaliste de l’Agence Reuters cite vendredi 29 septembre le «ralliement à Philippe de Villiers en 2005 de Bernard Antony, figure d’extrême-droite». Ceci est totalement faux.
D’abord je ne me reconnais nullement dans le qualificatif «d’extrême-droite», me considérant sur la plupart des questions politiques à égale distance des extrémismes, jacobins ou autonomistes, socialistes ou libéraux, sionistes ou antisémites. Je suis simplement pour l’essentiel catholique en religion, défenseur de la morale judéo-chrétienne du Décalogue et de la culture de vie, partisan de la souveraineté de mon pays dans une Europe des pactes, défenseurs de la liberté de recherche, de pensée et d’expression dans le respect de Dieu, des personnes et de la dignité de la nature humaine.
Sur le plan politique j’ai été attristé d’être de facto exclu sans débat du Front National dont je défends toujours les valeurs fondamentales du programme élaboré pour son congrès de Nice. Pour autant je n’ai pas rallié le mouvement de Monsieur de Villiers avec qui je n’ai pas constaté suffisamment de convergences. Son parti me parait à vrai dire surtout celui de son secrétaire général, Guillaume Peltier, locomotive et tête peut-être pensante mais pas toujours très bien… Je ne conseille pas à mes amis de rejoindre le tandem Peltier-Villiers."
Emeutes à Dijon
Après les Mureaux, on apprend que c’est près de Dijon que des voitures ont brûlé. Les sapeurs-pompiers se sont déplacés 5 fois de suite entre 21 heures et minuit. Vers 21h, 2 voitures s’enflamment rue Pasteur, et deux autres une heure plus tard, rue Saint-Exupéry. A 23h, Corcelles-les-Monts prend le relais, avec un véhicule en feu, puis ce sont les Grésilles à leur tour qui s’agitent, et plus sérieusement.
Car lorsqu’à 23h17 les sapeurs-pompiers sont arrivés, c’est à coup de cailloux qu’ils ont été accueillis par un groupe d’une quinzaine de personnes. Un de leurs véhicules a même été endommagé. Ne pouvant intervenir et dans l’attente de renforts de police, ils ont dû se retirer rapidement. A 23h47, un scénario identique s’est reproduit ailleurs. A nouveau reçus par les pierres, ils sont toutefois parvenus à éteindre le véhicule en flammes avant de quitter les lieux.
Philippe de Villiers et Philippe de Beauregard
Dans Présent daté de demain, on trouve un communiqué de Philippe de Beauregard (ex-FN) :
"Suite à l’entretien avec Philippe de Villiers publié dans Var Matin du vendredi 29 septembre, je tiens à apporter les précisions suivantes :
Je conteste fortement le qualificatif de « renégat du Front national » qui a été employé me concernant. En effet, je n’ai pas démissionné du Front national, mais j’en ai été exclu après avoir émis des critiques positives sur le fonctionnement de ce parti. En particulier je m’étais étonné de certaines déclarations émanant de la direction du FN, comme la proposition inapplicable et démagogique de mettre en place un RMI mondial. Or, ces derniers temps, l’entourage de Jean-Marie Le Pen s’est lancé dans une vaste purge de tous les contestataires.
En outre, je tiens à préciser qu’à ce jour je ne suis pas adhérent du MPF, même si l’évolution actuelle de Philippe de Villiers sur l’immigration ou la rupture avec le Système me séduit. Philippe de Villiers a beaucoup de courage : à l’heure où Voltaire et Mozart, sont déprogrammés, où un professeur de philosophie est menacé de mort, où de simples caricatures déclenchent des émeutes, où le Pape lui-même est vilipendé, Villiers est le candidat à l’élection présidentielle qui alerte avec le plus de force les Français sur les progrès de l’islamisme, facteur de terrorisme."
Le chiisme et l’Iran
Dans une étude sur "l’influence de l’Iran au travers du chiisme", le chef d’escadron Thierry Dufour estime que :
"La particularité de la civilisation musulmane est qu’aucun Etat phare n’est assez fort pour véritablement jouer son rôle [pour faire l’unité derrière lui]. La Turquie, trop laïque et occidentalisée selon certains, ne saurait faire l’affaire. […] L’Iran non plus : une puissance perse ne peut en aucun cas fédérer une civilisation comprenant une majorité de pays arabes. Cette identité perse est au cœur de la difficulté iranienne à jouer pleinement son rôle de fédérateur du monde chiite. Frédéric Tellier évoque «l’ethnocentrisme, voir le racisme qui oppose arabes et persans». Les mots sont forts et expriment bien l’aversion qui caractérise parfois les relations entre ces deux populations. Ce sentiment ambivalent apparut clairement lors de la guerre avec l’Irak qui s’est précisément déroulée dans les zones à peuplement chiite. Dans leur grande majorité, les populations chiites irakiennes sont restées fidèles à leur pays. La guerre s’est conclue, au moins sur le plan intérieur, par une victoire de l’idée baasiste d’intégration des communautés dans un Etat fort, au nom du nationalisme arabe. Les chiites du Sud de l’Irak ont décidé de faire passer leur arabité avant leur religion. S’ils «se sentaient solidaires de la religion de leurs ennemis, ils voyaient avant tout en eux des Iraniens, c’est-à-dire des ennemis traditionnels du monde arabe». Cette attitude est également observée chez les chiites des pays du Golfe chez qui le dilemme d’identité est tout aussi fort. Sont-ils avant tout des chiites, donc destinés à se tourner vers la nouvelle patrie du chiisme qu’entend incarner l’Iran des ayatollahs ? Ou sont-ils avant tout des Arabes pratiquant une forme différente d’Islam ? Le succès de la politique chiite de Téhéran dépend de la réponse qu’apporteront les chiites du Golfe."
En conclusion, l’auteur affirme ainsi que :
"L’Iran a bien conscience de ses limites : c’est bien pourquoi il fait montre d’une énergie décuplée pour tenter d’obtenir une arme nucléaire qui lui permette de s’affirmer plus encore. Comme le fait remarquer Bruno Tertrais, une telle arme «serait un moyen de dissuasion et serait peut–être davantage une bombe perse qu’une bombe islamique». La bombe d’un pays véritablement isolé sur la scène internationale."
Le Liban entre chrétiens, sunnites et chiites
Le président du comité exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a indiqué que le mouvement qu’il représente mènera les chrétiens à participer véritablement à l’État, à vivre un avenir où ils n’auront pas peur pour leurs enfants, à reprendre leur rôle pionnier et efficace sur les plans culturel, intellectuel et politique. Les FL ne mèneront pas les chrétiens et les Libanais à des guerres ou des agitations.
La tension est montée hier sur le terrain entre les sunnites et les chiites au Liban. Après le bras de fer qui a opposé le ministre de l’intérieur par intérim Ahmad Fatfat, au mouvement chiite Amal concernant un poste de responsabilité au sein des services de renseignements, c’est sur le terrain qu’a eu lieu un incident. Des jeunes gens relevant du mouvement Amal et d’autres du courant du Futur se sont affrontés d’abord en se lançant des pierres, puis l’incident s’est aggravé avec l’apparition de fusils mitrailleurs et des coups de feu ont été tirés en l’air. Rapidement l’armée s’est déployée dans la zone créant une ceinture de sécurité et a entamé plusieurs perquisitions. Par ailleurs, le mufti Jouzou s’en est pris directement au secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, critiquant ses prises de positions :
"Nasrallah aurait dû demander une minute de silence en mémoire des martyres tombés durant la guerre que le Hezbollah a entrepris de mener et de déclarer unilatéralement."
Sarkozy, danger pour la République
C’est la conclusion de l’Université annuelle du club de l’Horloge :
"le Club de l’Horloge pose des conditions à l’union de la droite, lesquelles découlent du fait qu’il s’agit précisément de la droite, ce qui impose que les ruptures nécessaires sont celles qui doivent être opérées avec tout ce qui ressort de l’idéologie de gauche. Or, non seulement Sarkozy ne rompt pas avec l’idéologie de gauche, mais il est, à «droite», celui qui s’en inspire le plus. D’où la conclusion du Club de l’Horloge : «la rupture de Sarkozy, c’est une imposture». Et l’appel lancé par Henry de Lesquen dans son discours de clôture : pas une voix pour Sarkozy au premier tour, pas une voix pour Sarkozy au second tour s’il y parvenait. Car cet homme «est un danger pour la République». […] [Sarkozy] :
- veut donner le droit de vote aux immigrés
- est favorable à l’installation de l’islam en France
- est pour le mariage homosexuel
- veut faire adopter la Constitution européenne par la voie parlementaire
- est un ardent partisan de la discrimination prétendue positive.
Avec un tel candidat de droite, les Français n’ont pas besoin de la gauche, souligne Henry de Lesquen. […] Conclusion :
"En dépit des discours trompeurs qu’il multiplie à loisir pour berner les électeurs de droite, on a affaire à un adversaire déterminé de la République, à un complice de la gauche anti-nationale. Il faut le dire sans ambiguïté : nous qui sommes attachés à la nation et à la République, nous ne voterons jamais pour cet imposteur."
Antipapisme primaire
La BBC a fait état hier soir d’un document secret du Vatican qui prouverait que pendant 20 ans, le cardinal Joseph Ratzinger aurait couvert les prêtres pédophiles. Ce document absolument confidentiel intitulé "Crimen Sollicitationis", de 39 pages, écrit en 1962, serait une instruction destinée aux évêques du monde entier afin qu’ils sachent comment procéder en cas de "crime de sollicitation", dans le cadre du confessionnal ou en dehors. Ces instructions exigeraient le secret absolu, tant du prêtre que de la victime, et son non respect de ce serment signifiait une excommunication.
Les représentants britanniques de l’Eglise catholique ont immédiatement dénoncé ces accusations comme complètement fallacieuses. De fait, ce document est connu et déjà en 2001, des avocats américains avaient voulu impliquer le cardinal Ratzinger. C’est de fait une manoeuvre de déstabilisation, relayée par la presse antipapiste.
Ce document porte la signature du cardinal pro-préfet du Saint-Office sous Pie XII et Jean XIII, à savoir le cardinal Ottaviani. Son but n’est absolument pas d’énoncer un principe de protection des prêtres fautifs. Il s’agit d’un guide de procédure en droit canonique pour orienter le traitement judiciaire (interne) des cas de "sollicitation", étant définis comme n’importe quelle situation où un prêtre se sert de son ministère pour tenter un(e) pénitent(e), majeur ou non. Ce n’est donc pas restreint aux affaires de pédophilie ni même aux péchés consommés. Ce document s’adresse aux évêques du monde entier, à qui le Saint-Office rappelle qu’il est de leur responsabilité de juger ces affaires.
Ce guide juridique utilise un langage spécialisé qui n’a rien pour engager le lecteur à se rendre au bout de ses 39 pages, ce qui facilite la tâche de ceux qui lui font dire n’importe quoi. Il est bien vrai que la règle du secret de ces enquêtes y est fortement soulignée, cependant il ne s’agit pas là d’une politique adoptée en un temps oû le Saint-Siège aurait, par hypothèse, commencé à voir venir de sérieux problèmes sur le front de la moralité des prêtres, mais plutôt du rappel d’une norme édictée par une précédente instruction du Saint-Office qui remontait à 1867.
Surtout, ce texte dit "de peur que ces crimes demeurent cachés et impunis avec un grand dommage pour les âmes…" et affirme (en rappelant à ce propos une norme édictée par Benoît XIV en 1741) que les victimes ont le devoir en conscience de dénoncer le prêtre fautif en confession. On ajoute que celui qui ne dénonce pas le prêtre qui l’a tenté après avoir été averti de son devoir est automatiquement excommunié après un mois et ne peut être absous tant qu’il ne l’a pas fait. Le document poursuit plus loin en précisant de quelle façon les dénonciations doivent être recueillies, la règle étant par écrit, sauf en des circonstances exceptionnelles où il serait difficile ou impossible pour la victime de rencontrer un officiel. On traite même des dénonciations anonymes qui ne doivent qu’exceptionnellement être considérées. Lors de l’enquête il est spécifié qu’on ne doit pas demander à la victime si elle a consenti à la sollicitation et s’il le faut, on doit même lui dire expressément qu’elle n’a pas à le dire.
Il s’agit donc d’une désinformation à des fins cathophobes, pour déstabiliser le pape dans son gouvernement de l’Eglise. Nous invitons donc les lecteurs à prier pour Benoît XVI, afin qu’il ne se "dérobe pas, par peur, devant les loups" (cf. son homélie d’inauguration de son pontificat).
Victoire de la gauche en Autriche
L’opposition social-démocrate (SPÖ) a emporté une victoire sur la droite (ÖVP) du chancelier Wolfgang Schüssel, au pouvoir depuis 6 ans, lors des élections législatives. Le parti SPÖ d’Alfred Gusenbauer, était donné vainqueur avec 35,7%, contre 34,2% à l’ÖVP, 11,2% au FPÖ et 10,5% aux Verts. Les conservateurs perdraient ainsi 13 sièges de députés, avec 66 mandats contre 68 aux sociaux démocrates.
Ces résultats ne tiennent pas compte de 400000 bulletins de vote d’Autrichiens de l’étranger et de citoyens n’ayant pas voté dans le bureau de vote de leur domicile. Ces bulletins devraient être dépouillés seulement d’ici le 10 octobre.
La JOC, courroie de transmission du marxisme
La JOC a clôt ses Etats généraux sur l’emploi des jeunes par la signature d’une charte paraphée par plusieurs responsables syndicaux et politiques, dont la secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet, Dominique Strauss-Kahn, le président (PS) de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon, Clémentine Autain, adjointe (apparentée PCF) chargée de la jeunesse à la Mairie de Paris.
Les signataires de cette charte s’engagent notamment à "faire de l’emploi une priorité et montrer une jeunesse qui va de l’avant" (contre le CPE…). A quelques mois de la présidentielle, la JOC entend prendre part au débat. Marie-George Buffet a encouragé l’assemblée dans ce sens : "Vous pouvez prendre en main la présidentielle, façonnez-la de vos idées".
On se demande bien ce que signifie le ‘C’ de JOC…
Mobilisation contre l’euthanasie
Suite à la sortie de son roman sur l’euthanasie Les assassins sont si gentils, Elisabeth Bourgois, infirmière, reçoit de nombreux soutiens individuels qui, collectivement, peuvent avoir un réel impact dans ce grave débat de société. C’est pourquoi le Collectif pour une médecine de vie vient d’être créé face à l’action omniprésente de ceux qui profitent de nombreuses affaires douloureuses d’euthanasie pour exiger le vote d’une loi en autorisant la pratique en France.
Ce Collectif, a-politique et a-confessionnel, souligne :
- qu’aider quelqu’un à mourir dans la dignité, c’est lui apporter tous les soins médicaux et psychologiques pour lui éviter des souffrances extrêmes, physiques et morales, de fin de vie.
- qu’aider quelqu’un à mourir dans la dignité ne peut en aucun cas vouloir dire : provoquer sa mort.
- que légaliser l’euthanasie, ce serait instaurer la possibilité pour quiconque, de prononcer la peine de mort d’êtres souffrants ou considérés comme indignes de vivre.
- que la médecine est l’art de soigner tout être vivant et qu’elle n’est pas un outil d’exécution.
Le Collectif pour une médecine de vie réclame que la loi Léonetti d’avril 2005 sur la fin de vie soit appliquée avec l’augmentation des lits de soins palliatifs. Il souhaite une formation plus approfondie des étudiants en médecine et des professions para-médicales sur le traitement de la douleur et de la fin de vie. Dans ce but, le Collectif lance une pétition pour défendre la vie.
L’islam en France selon Pasqua
Invité du "Forum Radio J", le sénateur Charles Pasqua apparenté UMP a évalué aujourd’hui à "5 à 10000, les personnes sensibles à la démarche intégriste qui peut les conduire éventuellement à s’engager dans des actions violentes à l’étranger, et peut-être en France". Lorsqu’il était ministre de l’Intérieur (1993-1995), les pouvoirs publics considéraient
"que par rapport à la communauté musulmane (5 millions), un million de personnes, au moins une fois par an, respectaient les principes de la religion musulmane, et les intégristes -ceux qui sont pour une application très stricte de la religion- à à peu près 100000".
"Ceux susceptibles de participer à des actions violentes, à l’époque, on les estimait à 5 – 6000".
5 à 6000 apprentis-terroristes en 1995. Combien 10 ans après ?
Controverse de Ratisbonne : Felix culpa ?
Recteur des collèges jésuites du Caire, le père Henri Boulad, estime le temps venu de "la clarté, de la sortie de l’ambiguité" avec l’islam "face à la poussée de l’intégrisme musulman". Ce catholique égyptien, né à Alexandrie en 1931, considère que le propos de Benoit XVI sur l’islam n’était pas "pur hasard" et pourrait inaugurer "un dialogue plus vrai et franc" :
"Si faute il y a eu de la part du Pape, elle pourrait être heureuse: c’est une felix culpa", [expression de Saint Augustin sur le caractère salvateur du péché originel].
Dans son bureau, il estime aujourd’hui que "nous ne sommes qu’au commencement de l’épreuve". Pour lui, l’islamisme "reflète l’essence même d’un islam figé, comme un poussin dans un oeuf. C’est un type de totalitarisme de la pensée".
"Il n’avait pas besoin de cette référence, mais elle reflète bien sa volonté de clarifier ce qui sépare l’islam et le christianisme sur ces questions fondamentales".
Benoit XVI "connaît assez bien" la théologie musulmane
"pour dire que l’islam est indissociable de la politique et d’un projet global de société. […] Le propos du Pape obligera chacun à sortir ce qu’il a sur le coeur, sans faux-semblants. […] Quand on dit que l’islam est une religion de tolérance, j’en attends les preuves, et constate surtout que dans les 57 pays à majorité musulmane, il n’y a pas de liberté religieuse. […] Cela le pape le sait : il est très lucide, et sans illusions sur la réciprocité religieuse, ou plutôt son absence".
Pour le père Boulad, le "courant massif est celui de l’islamisation de la société" :
"On voile les filles de plus en plus jeunes, et la poussée de l’intégrisme se poursuit, avec une radicalisation des esprits".
Il y a une "schizophrénie musulmane", à l’égard de la femme, "objet de convoitise et d’interdit".
"L’Islam est–il réformable ? c’est toute la question, et je souhaite de tout coeur qu’il s’adapte à une époque pluraliste dans des Etats où le temporel et le spirituel sont séparés. Aujourd’hui, le monde arabe s’est emparé du modernisme, c’est-à-dire l’écorce de la modernité, avec ses techniques et produits, mais il ne pourra indéfiniment résister à la modernité, qui passe par la pensée critique".
Où l’on reparle du rite dit de Saint Pie V
Confirmant la rumeur lancée par l’abbé Laguérie, un site italien laisse entendre que la libéralisation du missel de 1962 se fera en novembre :
"Ainsi que l’avait annoncé il y a déjà plusieurs mois l’Archivum Liturgicum, dans quelques semaines le Saint Père promulguera le document de libéralisation de la Liturgie Romaine. De nombreuses voix bien informées confirment pour novembre la date de publication du décret. Autant qu’on puisse le savoir, le contenu du document concernerait la libéralisation totale du Rite tridentin – selon les rubriques de 1962 – le mettant sur le même plan que le rite réformé ; la nouvelle liturgie serait définie «rite ordinaire» alors que celle traditionnelle serait définie «rite extraordinaire», sans aucune limitation à la célébration par quelque prêtre catholique que ce soit. Il semble que dans le décret déjà signé par le Saint Père au début de septembre, soit exprimé le désir que les églises principales célèbrent au moins une messe tridentine dominicale."
Cette idée de rite ordinaire et de rite extraordinaire rappelle ce qui a été dit par le Cardinal Hoyos aux prêtres du nouvel Institut du Bon Pasteur. Celui-ci, créé début septembre, s’avère être en quelque sorte un "ballon d’essai" destiné à "tester" la réaction de l’épiscopat français avant ce fameux mois de novembre, durant lequel se déroulera également la traditionnelle réunion de la Conférence épiscopale à Lourdes, au cours de laquelle un groupe de travail doit présenter un texte sur la question des traditionnalistes (ici pages 2-3).
Le lobby immigrationniste enseigne à la maternelle
Imaginé par Elsa Devernois et Zazie Sazonoff, l’ouvrage La Fleur qui dérange est offert en cadeau aux nouveaux élèves de maternelle. C’est l’histoire d’un coquelicot qui, s’invitant dans un champ de pissenlits, est d’abord méprisé par ces derniers avant de "recevoir des coups violents" accompagnés de phrases du genre :
"On ne veut pas de toi ici ! On ne sait pas qui tu es ! On ne sait pas d’où tu viens ! […] Tu nous prends notre travail ! […] Tu pollues notre bon miel de pissenlits !"
Ceci pour des enfants de moins de 6 ans. Voici la suite de l’histoire-propagande :
"Un jour, un pissenlit s’approcha de la pauvre fleur rouge abandonnée […] Tu me plais, tu es différente de toutes les autres fleurs […] L’année suivante, on vit apparaître 4 fleurs orange dans un champ de pissenlits".
C’en est presque touchant. Mais ce n’est pas fini :
"Quelques années plus tard, le champ était devenu tout bariolé. Des fleurs oranges côtoyaient des fleurs jaunes et rouges. […] Et elles ne trouvaient rien de bizarre à cela".
Pour paraphraser un slogan politique en vogue, les auteurs ont du imaginer le champ d’après.
Michel Janva (via Minute)
Redeker : des imams complices ?
Après les déclarations ambigües de Dalil Boubaker, le recteur de la mosquée de Marseille a appelé les musulmans "à ne pas tomber dans ces manipulations et éviter de réagir comme certains le souhaiteraient". On se demande si de fait, ces imams ne sont pas de mèche avec les auteurs des menaces.
Kabtane n’a pas mâché ses mots à l’encontre du texte de Robert Redeker, qualifié d’"exposé provocateur et satisfait d’approximations grossières et ineptes", alignant "des âneries puisées dans la sous-culture des trottoirs et l’ignominie raciste" :
"N’est-il pas possible, surtout venant de la part d’un professeur de l’éducation nationale, (d’exiger) un minimum de science et de connaissance ? Que cherche le journal qui publie un texte dont le principal mérite est de combiner l’ignorance et la haine ?".
N’est-il pas possible à cet imam d’avancer quelques contre-arguments plutôt que de proférer des insultes à tout-va ? Mais la suite est pire, sinon criminelle. L’imam :
"émet les plus grandes réserves quant à l’origine exacte de ces menaces. Il est tout de même un peu facile d’attribuer aussitôt à des fidèles musulmans, égarés, de telles menaces. L’heure est aussi aux manipulations".
Nous n’aurons donc pas de condamnation de la violence que certains musulmans -certes pas tous- professent. Et c’est bien cela qui est complice.
Où l’on reparle de l’Arménie… et de la Turquie
Chirac a inauguré samedi une "Place de France" dans le centre de la capitale arménienne Erevan après avoir rendu hommage aux victimes des massacres d’Arméniens de 1915-1917 en déposant une gerbe au pied du monument Tsitsernakaberd à Erevan.
"C’est avec une émotion profonde que je découvre la terre d’Arménie. […] Emotion quand je pense à tous les survivants de cette tragédie qui durent prendre les chemins d’un douloureux exil".
Interrogé au cours d’une conférence de presse sur le fait savoir si la Turquie devait, pour entrer dans l’UE, reconnaître un caractère de génocide aux massacres d’Arméniens perpétrés entre 1915 et 1917 dans l’Empire Ottoman, il a répondu : "honnêtement, je le crois".
"Quand de surcroît il s’agit de s’intégrer dans un ensemble qui revendique l’appartenance à une même société et la croyance en de mêmes valeurs, je pense qu’effectivement la Turquie serait bien inspirée, au regard de son histoire, de sa tradition profonde, de sa culture qui est aussi une culture humaniste, d’en tirer les conséquences".
Pourtant, mercredi dernier, le Parlement de l’UE a adopté un texte qui refuse de mettre en préalable à l’adhésion de la Turquie la reconnaissance du génocide arménien, bien que la question demeure :
"[Le Parlement] souligne que bien que la reconnaissance du génocide arménien en tant que tel ne constitue pas formellement un des critères de Copenhague, il est indispensable qu’un pays sur le chemin de l’adhésion aborde et reconnaisse son passé". (§56)
Ce n’est pas un critère formel mais c’est indispensable… C’est surtout du charabia.
Un nouveau supérieur à Lagrasse
Suite à la démission de Mgr Wladimir, souffrant, les chanoines de l’Opus Mariae ont élu hier leur nouveau Père Abbé. Il s’agit du Père Emmanuel-Marie de Saint-Jean.
Le MPF fait un exercice d’équilibriste
VoxGalliae rapporte l’entretien de Guillaume Peltier à Direct Soir :
"au sujet de ses relations avec l’UMP, M.Peltier revient sur la rumeur d’un accord UMP-MPF :
"La grande rumeur de l’UMP, c’est qu’il pourrait être ministre de Sarkozy ! Soyons sérieux, je vous confirme que Philippe de Villiers sera candidat. Ce qui inquiète l’UMP, c’est que les derniers sondages nous accordent 8% d’intentions de vote" (en fait il s’agit du cas de figure d’une candidature Villepin, en cas de candidature Sarkozy, Philippe de Villiers est crédité de 4%).
Guillaume Peltier a voulu également être rassurant sur les possibilités de Philippe de Villiers d’être candidat : "Nous avons déjà 300 parrainages". Concernant les reports des voix au deuxième tour, le slogan "pas une voix pour le système UMPS" semble céder la place à une prise de position plus souple. Ainsi parlant des éventuels reports de voix en faveur de Sarkozy, Guillaume Peltier déclare que "si nos idées sont prises en compte, tout est possible". (…) De la même manière il n’exclut pas la participation à un gouvernement de la part du MPF à condition que "nos idées soient prises en compte".
Nous savions déjà que le MPF n’appellera pas à voter FN. Mais revenant à une position plus pondérée que dans son communiqué, Peltier laisse entendre aujourd’hui une possible entente avec Sarkozy, si toutefois ce dernier prend ses idées en compte, alors que -au vu de ces fameuses idées- il apparaît tout de même moins probable que Sarkozy les prenne en compte que Le Pen. Alors, à quel jeu d’équilibriste joue le MPF ?
Selon Le Conservateur, ce petit jeu serait de la seule responsabilité de Guillaume Peltier. Pourtant, on apprend par ailleurs que Jean-Philippe Wagner, délégué de la circonscription MPF de Moselle et élu de Meurthe et Moselle, a voté au Conseil régional une subvention de 14369 € pour "l’Université turque de Tubitak-Adana-Usam, visant à développer la recherche et le développement en Europe", alors que la Turquie fait justement partie des 5 points "non négociables" du MPF. Voilà qui nous rappelle l’étrange affaire Yvon Claire, conseiller municipal MPF de Marseille votant le financement de la future mosquée.
Christine Boutin lance son blog
Cela se passe ici et s’est intitulé "l’être humain priorité absolue". Allez-y, il paraît qu’"aucune question n’est taboue" surtout que pour l’élection présidentielle, Christine Boutin avoue ne pas avoir encore pris sa décision. Sur le site de la FRS (qui a également fait peau neuve), on trouvera un argumentaire sur l’avortement -le FRS prône le respect de la dignité de la personne "de sa conception à sa mort naturelle"– assorti de propositions dont aucune, étrangement, n’évoque la nécessité d’une suppression -à plus ou moins long terme certes- des lois sur l’avortement.
Dans les Questions/réponses, le sujet est traité ainsi :
"Le FRS propose-t-il d’abolir la Loi Veil ?
Le FRS milite pour la défense de la vie considérant que même cabossée, elle vaut la peine d’être vécue. Or la société actuelle ne propose aucune alternative à l’avortement alors que tout le monde s’accorde à dire qu’il vaut mieux l’éviter. Face à cette contradiction, le FRS propose avant tout de renverser la tendance actuelle et d’aider les femmes en difficulté à garder l’enfant à naître plutôt que de les encourager à avorter.Proposer d’abolir la loi Veil purement et simplement ne saurait cependant résoudre la détresse des milliers de femmes confrontées à ce choix douloureux. Le FRS choisit donc surtout de militer pour que les dispositions en faveur de la vie qui existent déjà soient appliquées et renforcées."
Cette position n’est pas une position pro-vie. Car, s’il est nécessaire d’agir par étapes (voir l’exemple américain), il n’en reste pas moins que l’objectif de la suppression des lois criminelles doit être un but déclaré. Dans Evangelium vitae, Jean-Paul II ne demandait pas aux hommes politiques de se contenter de déplorer verbalement l’avortement, mais de s’engager courageusement pour des dispositions législatives protégeant la vie (§90):
"[L]es responsables de la vie publique […] ont le devoir de faire des choix courageux en faveur de la vie, surtout dans le domaine des dispositions législatives. […] Si les lois ne sont pas le seul moyen de défendre la vie humaine, elles jouent cependant un rôle de grande importance et parfois déterminant dans la formation des mentalités et des habitudes. Je répète encore une fois qu’une norme qui viole le droit naturel d’un innocent à la vie est injuste et que, comme telle, elle ne peut avoir force de loi."






