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Les 70 ans de la révolte des nationaux espagnols

Les journaux évoquent l’anniversaire, hier, du soulèvement des généraux espagnols. Pour Le Monde, et beaucoup d’autres, cette révolte a "déclenché la guerre civile" – ce qui est contestable : on peut plaider que la guerre civile avait déjà commencé dans le climat d’anarchie qu’avait laissé se développer le Frente Popular dans les mois précédents : des centaines d’assassinats politiques, dont celui du leader de l’opposition conservatrice avec la complicité de la police, et 160 destructions d’édifices religieux.

D’après un sondage d’El Mundo, 51% des Espagnols estimeraient que la révolte n’avait "aucune justification" (30% qu’elle était justifiée). Elle avait pourtant manifestement des justifications sérieuses, même s’il reste à savoir si elle remplissait les critères énoncés par le catéchisme (§2243):

La résistance à l’oppression du pouvoir politique ne recourra pas légitimement aux armes, sauf si se trouvent réunis les conditions suivantes : (1) en cas de violations certaines, graves et prolongées des droits fondamentaux ; (2) après avoir épuisé tous les autres recours ; (3) sans provoquer des désordres pires ; (4) qu’il y ait un espoir fondé de réussite ; (5) s’il est impossible de prévoir raisonnablement des solutions meilleures.

Sur le point N°3, il faut constater que les plus atroces massacres par les Rouges ont eu lieu dans les mois suivant la révolte – auraient-ils eu lieu sans cette dernière ? Mais combien de décennies de persécutions les catholiques d’Espagne auraient-ils subi si les nationaux avaient laissé le communisme totalitaire s’établir définitivement ?

Henri Védas

PS : le dernier numéro de la NRH porte sur la Guerre civile espagnole, avec un dossier sur les persécutions religieuses.

L’Etat israëlien est-il dans son droit ?

Hbl_1 Peut-on "comprendre", comme le dit Bernard Antony, le principe, sinon les modalités, d’une réaction armée d’Israël contre le Hezbollah ? La doctrine de l’Eglise semble effectivement autoriser la légitime défense des Etats contre des agressions d’acteurs non-étatiques au même titre que contre des agressions d’autres Etats.

Ce passage de Gaudium et Spes (1965), d’une actualité étonnante, décrit le type de "guerre larvée" faite par le Hezbollah à l’Etat d’Israël :

[L]a complexité de la situation actuelle et l’enchevêtrement des relations internationales permettent que, par de nouvelles méthodes insidieuses et subversives, des guerres larvées traînent en longueur. Dans bien des cas, le recours aux procédés du terrorisme est regardé comme une nouvelle forme de guerre. (§79-1)

L’Eglise reconnaissant ces méthodes subversives comme une guerre à part entière, leur victime (Israël, aujourd’hui) peut sans doute se prévaloir du droit de légitime défense décrit plus loin :

[A]ussi longtemps que le risque de guerre subsistera […] on ne saurait dénier aux gouvernements, une fois épuisées toutes les possibilités de règlement pacifique, le droit de légitime défense. Les chefs d’État […] ont donc le devoir d’assurer la sauvegarde des peuples dont ils ont la charge, en ne traitant pas à la légère des questions aussi sérieuses. (§79-4)

Mais la légitime défense est bien sûr régie, dans sa conduite, par le principe de proportionnalité et l’interdiction de cibler délibérément des populations civiles. C’est le sens des parole du Pape, dimanche dernier :

Il y a malheureusement des situations objectives de violation du droit et de la justice à l’origine de ces heurts sans pitié (…)

Mais ni les actes terroristes ni les représailles, surtout quand il y a des conséquences tragiques pour la population civile, ne sont justifiables.

Henri Védas

PS : Tous les jours, le correspondant de Présent au Liban, Maroun Charbel, livre dans le quotidien la chronique poignante et lucide de ce que vit actuellement son pays.

Liban : Chirac et le Hezbollah

Tandis que Chirac multiplie les déclarations pour l’apaisement au Liban (en concentrant ses attaques sur le Hezbollah dont il demande le désarmement, par des moyens coercitifs s’il le fallait), ce blog nous rappelle les propos de ce même Chirac en 2002 à propos justement de la milice chiite :

"Il faut tenir compte du fait que le Hezbollah possède une branche politique et sociale, qui joue un rôle au Liban. Si nous le condamnons, cela va avoir pour seul résultat de le renforcer au Liban et d’affaiblir le pouvoir central — ce qui n’est pas dans l’intérêt d’Israël".

Le président français avait alors repoussé l’exigence du ministre israélien des Affaires étrangères, Shimon Pérès, d’ajouter le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes que tient l’Union européenne.

Comme me le disait un Libanais il y a quelques années : "Chirac ? Il parle beaucoup mais il n’a pas fait grand chose pour nous."

Michel Janva

Liban : communiqué du député Myard

Témoignage de Jacques Myard, alors que les premiers Français arrivent en ce moment à Roissy :

"De multiples témoignages directs proviennent du Liban de la part de Français séjournant au Sud Liban et à Tyr en particulier, selon lesquels l’armée israélienne tire à vue sur tout ce qui bouge, sur des civils notamment. Ces Français ont vu un hélicoptère tuer toute une famille, enfants compris, en tirant à vue à une distance de quelques mètres sur leur camionnette alors qu’ils fuyaient la zone du conflit. L’église de Rachaya aurait été détruite alors qu’elle était bondée de réfugiés.

Selon ces mêmes témoignages, l’armée israélienne utiliserait des bombes à fragmentation, des bombes incendiaires, et des bombes « à vide » qui détruisent par implosion. Les cadavres ressembleraient alors à des poupées totalement désarticulées, des poupées molles."

Pourquoi Israël détruit-il le Liban ?

Michel Janva

Les bienfaits du communautarisme

C’est la guerre des minorités : 7 personnes ont été interpellées pour insultes et menaces homophobes à Ivry-sur-Seine, dont 2 font l’objet d’un mandat de dépôt pour le jet d’un cocktail Molotov en direction de 2 homosexuels. Les 7 personnes nient les faits et invoquent des insultes à caractère raciste dont ils auraient été victimes de la part des homosexuels. Lequel des deux lobbys, le gay ou l’antiraciste, va gagner ?

Michel Janva

20H00 : Remise en liberté des deux personnes suspectées d’avoir jeté un cocktail Molotov chez un couple homosexuel avec qui ils avaient eu une altercation.

Liban : communiqué de Chrétienté-Solidarité

Bernard Antony, président de l’association Chrétienté-Solidarité, annonce qu’il compte soutenir le Liban pris en otage :

Logochretientesolidarite9pg "On pouvait comprendre que l’Etat d’Israël s’en prenne au Hezbollah, parti islamiste chiite menaçant de plus en plus sa sécurité avec sa milice financée et alimentée en armes modernes par la coalition irano-syrienne.

On pouvait comprendre que tout en frappant et affaiblissant le Hezbollah il mette le gouvernement libanais à la fois dans l’obligation et la possibilité d’en finir avec le Hezbollah, Etat dans l’Etat, dominateur et à terme instaurateur d’une république islamique.

Ce que l’on ne comprend pas à première vue c’est que ce soit le Liban dans son ensemble que frappe et ruine la puissance militaire israëlienne. Non seulement dans les zones de peuplement chiite elle ne s’en tient pas à des objectifs militaires mais partout elle frappe des installations civiles vitales pour les populations, détruisant même les laiteries indispensables à la vie des enfants. La milice du Hezbollah prend soin de se replier bien sûr, il fallait s’y attendre, dans des villages chrétiens qui seront autant de cibles.

Alors à la réflexion, la question se pose de savoir si ce n’est pas avec le Hezbollah qu’il n’abattra d’ailleurs pas, la prospérité économique du Liban qui se relevait de ses ruines, qu’Israël veut aussi anéantir. La terreur israëlienne a pour effet encore de solidariser dans le malheur toutes les populations du Liban et de les agréger pour un temps au Hezbollah. C’est une erreur tragique.

Le bureau de Chrétienté-Solidarité exprime toute sa compassion à l’ensemble des Libanais et particulièrement aux populations chrétiennes menacées de l’extérieur et de l’intérieur. Il annoncera prochainement ses décisions pour manifester son soutien par de l’aide concrète. A cette fin Bernard Antony se rendra dès que possible au Liban."

MJ

Un franc-maçon en hôpital psychiatrique

Un magistrat parisien en état d’ébriété, Philippe Bonnet, substitut général à la cour d’appel de Paris, a agressé des policiers avec une épée de franc-maçon, avant d’être assommé à l’aide d’un flash-ball. Le magistrat a été placé d’office en hôpital psychiatrique.

Michel Janva

L’avortement est ignoble

C’est ce qu’ont découvert, contre leur gré, les Canadiens de Fredericton. Un groupe opposé à l’avortement et dénommé Show the Truth (Montrer la vérité) a en effet exposé en pleine rue de grandes photos en couleur de foetus démembrés à différents stades de leur croissance. Dégoûtés (comme on les comprend : voir ici – attention photos explicites), les passants ont envoyé des centaines de plaintes à la police.

Rosemary Connell, membre du groupe, a déclaré :

"Nous sommes en mission dans les Maritimes pour montrer aux gens que la réalité de l’avortement, ce sont des bébés qu’on tue. Fredericton était notre première étape".

Le maire et la police de Fredericton ont demandé aux protestataires de retirer le matériel offensant de la vue du public. Mais tant que le groupe manifestait pacifiquement et ne perturbait pas la circulation, il a été autorisé à continuer à protester.

Michel Janva (via le Bafweb)

Discrimination à l’embauche : selon que vous serez…

Deux affaires de discrimination à l’embauche ont été traitées simultanément mais de façon bien différente. La première présentation du journal de 20 heures sur TF1 par Harry Roselmarck – premier journaliste noir choisi dans la fonction, insiste-t-on – coïncidait justement avec la discrimination à l’embauche envers une coiffeuse noire. Comme l’écrit Présent de demain :

"Si discrimination à l’embauche il y a eu, elle a joué tout autant à TF1 contre Thomas Hugues d’abord pressenti puis éclipsé au profit de la préférence colorée (…). Cela n’a pas été ressenti et présenté ainsi, en tout cas, par les médias qui s’extasient devant cette discrimination positive."

Le directeur de l’information de TF1, Robert Namias, soulignant que sur un total de 200 journalistes, "la rédaction de TF1 compte une dizaine de journalistes" issus des minorités, précise :

"Je pense qu’il en faut et qu’il y en aura plus à l’avenir… La demande des différentes communautés d’être mieux représentées dans les médias est légitime. Mais nous avons toujours dit qu’il fallait aussi que les compétences soient là (…). C’est une volonté ancienne de mettre à l’antenne des journalistes qui reflètent la société française dans sa diversité".

Comme dirait Sanders :

"Nous n’aurions rien à dire là contre si dans le même temps on ne cessait de nous expliquer que ces minorités sont discriminées. Car c’est exactement le contraire qui se passe. Avec de surcroît, la culpabilisation des “de souche”, qui, non contents d’être stigmatisés, sont incités à laisser la place aux “autres”. (…) La promotion des “minorités visibles” consiste à rendre de plus en plus invisible la majorité."

Michel Janva

La bonne humeur du RJC

TenuerjcCi-contre : les consignes vestimentaires, avec le sourire en prime, du Rassemblement des Jeunes Catholiques qui se tiendra du 31 juillet au 6 août en Vendée (cliquer pour agrandir). Dans quelle vignette vous reconnaissez-vous ?

Henri Védas

Baisse des impôts : les mensonges de Chirac

Les Contribuables associés font remarquer qu’en matière d’impôt, le président de la République a doublement menti lors de son allocution du 14 juillet. Répondant à une question sur les baisses de l’impôt sur le revenu réalisées pendant son quinquennat, il a déclaré :

"J’avais dit : on fera 30% ; on en a fait 17%."

Les deux chiffres sont faux : le 27 février 2002, à Saint-Cyr-sur-Loire, le président avait promis de baisser les impôts d’un tiers en 5 ans, ce qui fait évidemment 33,3% et non 30% ; et la réalisation sera de 11,6% et non de 17%.

Michel Janva

16 juillet : jour de la libération

fiscale ! Cette année, le jour à partir duquel les Français cessent de travailler uniquement pour financer les dépenses de la sphère publique et commencent enfin à profiter du fruit de leurs efforts, tombe le 16 juillet. Comme l’année dernière, en dépit des baisses d’impôts promises. La dépense publique absorbe, en 2006, 53,6% du Produit Intérieur Brut (PIB), c’est-à-dire 53,6% de la richesse créée par les Français.

Cette année, les Italiens sont libérés le 27 juin, les Allemands et les Britanniques le 17 juin, les Polonais le 7 juin, les Espagnols le 22 mai et les Irlandais dès le 10 mai ! Le Français, lui, se fait tondre jusqu’au 16 juillet.

Michel Janva

La cathophobie des institutions européennes

Elles ont condamné le Vatican à 29 reprises pour des "violations des Droits de l’Homme" (sic) entre 1994 et 2004, mais seulement 25 fois Cuba et 15 fois la Chine. C’est l’AED-Italie qui a fait ce décompte surréaliste.

Henri Védas

Le retrait des Conservateurs britanniques du PPE

est repoussé à 2009. On avait évoqué ici le scénario d’un retrait dès juin dernier, et les conséquences qu’aurait eu ce geste sur la composition de groupes eurosceptiques et souverainistes.

Henri Védas

Avortement légal : Présent sur les déclarations de Le Pen

Présent du 14 juillet analysait dans le détail la nouvelle position du candidat à l’élection présidentielle mardi dernier sur Radio Courtoisie (post de Michel; AFP). Jean Madiran :

Il n’est pas aisé de bien comprendre ce que Jean-Marie Le Pen a voulu signifier par ses déclarations à l’antenne de Radio-Courtoisie, mardi dernier, selon lesquelles une remise en cause des lois sur l’avortement « n’est pas un des thèmes du combat politique d’aujourd’hui ».

12sem […] Il ne sera ni rapide ni facile de « remettre en cause les lois sur l’avortement ». Mais si l’on n’y travaille pas dès maintenant, on n’y arrivera jamais. Et en cessant de les remettre en cause, on supporte sans protester, on cautionne, on respecte en fait le prétendu « droit » dont elles organisent et protègent l’exercice.

[…] Le « devoir d’état des hommes politiques » qui, selon Le Pen, se limite à « gérer la cité », peut-il méconnaître ce désastre [200.000 avortements par an] ?

Jeanne Smits remarque quant à elle qu’on attend des candidats, s’ils constatent à juste titre que l’avortement ne peut actuellement être aboli du jour au lendemain, qu’ils se prononcent au moins sur des mesures législatives intermédiaires : s’engageront-ils, par exemple, à rétablir un vrai droit à l’objection de de conscience pour le corps médical ? On ajoutera : s’engageront-ils à faire cesser le soutien systématique de la France à la culture de mort dans les instances internationales ?

23janvier042Ces questions s’adressent à Le Pen, mais aussi aux autres qui, comme Christine Boutin, professaient encore de fermes positions pro-vie il y a quelques années mais renoncent maintenant à remettre en cause l’avortement légal.

Le devoir des politiques est une chose – le nôtre, si nous voulons des réponses à ces questions, est de nous mobiliser dès maintenant pour la Marche pour la Vie du 21 janvier 2007.

Henri Védas

Liberté d’expression… pédophile !

Invoquant la liberté d’expression et d’association, la justice néerlandaise a refusé d’interdire un nouveau parti politique de pédophiles qui milite pour l’abaissement de l’âge de la majorité sexuelle de 16 à 12 ans, la légalisation de la pornographie enfantine et de la zoophilie. Les adversaires du parti Amour du prochain, liberté et diversité (PNVD) avaient demandé à un tribunal de La Haye d’interdire à la formation de se présenter aux législatives de novembre. Selon le magistrat :

"La liberté d’expression, la liberté (…) d’association, dont celle de créer un parti politique, peuvent être considérées comme le fondement d’une société démocratique. Ces libertés donnent aux citoyens l’occasion, par exemple, d’utiliser un parti politique pour demander un changement de la Constitution, de la loi ou de politique".

Le trésorier du parti, Ad van den Berg, 62 ans, a été reconnu coupable d’agression sur un garçon de 11 ans en 1987, écopant d’une amende et d’une peine de prison avec sursis.

Michel Janva

Une clinique d’avortements

…transformée en chapelle catholique aux USA : oui le miracle existe !

MJ (via le Bafweb)

Un Témoignage de contradictions

Le dernier livre de Sarkozy, Témoignage, paru aujourd’hui, semble être un festival de contradictions. Sur le plan des idées, il reprend celles qu’il a déjà égrenées sans suite malgré ses éminentes fonctions : l’immigration, les banlieues ou l’Islam, le "modèle social français", les institutions de la Ve République…

Mais c’est sa philosophie qui mériterait explication : "je crois en la volonté et en la détermination (…) Je crois que tout se mérite et qu’au final, l’effort est toujours payant" fait partie des mots vides de sens que le ministre s’amuse à lancer aux médias. Par exemple, sur la crise du CPE, malgré les fameuses "volonté" et "détermination", il affirme sans honte que "l’échec de cette réforme était inéluctable". Comprenne qui pourra : de la fermeté, le ministre semble être devenu adepte du mythe marxiste selon lequel on ne peut rien contre le sens de l’Histoire…

Cette contradiction qui a rythmé son long passage au gouvernement semble toutefois avoir une explication. Sarkozy évoque en effet ses relations avec Jacques Chirac, pour lequel il confesse éprouver "de l’admiration pour (s)es qualités", mais aussi pour "sa carrière", "exceptionnelle". On aura compris qu’en matière de contradictions, Sarkozy a trouvé son maître. Mais comme l’écrivait Minute, "Sarkozy c’est Chirac en pire".

Michel Janva

La France a-t-elle un avenir ?

Ichtus_2 C’est le thème de l’université d’été d’Ichtus. L’université (bulletin d’inscription, pdf) se déroulera du jeudi 24 août 14h au dimanche 27 août 14h à La Chartreuse Paradis (Puy en Velay), avec la participation de Mgr Henri Brincard, évêque du Puy en Velay, mais aussi de :

  • Père Yannick Bonnet, prêtre et écrivain
  • Xavier Lemoine, maire de Montfermeil
  • Isabelle Brancourt, historienne
  • Pierre Jeanson, chef d’entreprise
  • Philippe Darantière, écrivain
  • Fabrice Madouas, journaliste
  • Jacques de Guillebon, rédacteur associé de La Nef et écrivain
  • Maurice Caillet, écrivain, ancien vénérable du Grand Orient de France
  • Annie Laurent, journaliste, écrivain
  • Anne Coffinier-Barry, fondatrice de "Créer son école"

Michel Janva

Alerte à la grippe aviaire ?

C’est le très informé Libre Journal qui nous l’apprend. Début juin, Delanoë a reçu les représentants des principales religions mais aussi des "groupes philosophiques" et des associations familiales pour une réunion exceptionnelle du comité d’éthique funéraire. Il leur a annoncé que les organismes de veille sanitaires redoutent pour la rentrée une pandémie de grippe à virus H5N1 muté (à l’ordre du jour du G8) dont les conséquences dépasseraient celles de la grippe espagnole de 1918.

Dans le même temps, plusieurs patients privilégiés ont reçu de leurs médecins avis d’avoir à se munir, sans attendre que les stocks soient pris d’assaut, de Tamiflu en gélules, de Relenza en spray ainsi que de masques de protection individuelle pour les professionnels en contact avec les malades, et d’autres masques anti-projection imposés aux malades pour protéger l’entourage.

Le ministre de la santé, Xavier Bertrand, a annoncé qu’ :

"en cas de pandémie, l’institut de Veille Sanitaire estime qu’en l’absence d’intervention et de préparation, le nombre de malades pourrait, au fil de plusieurs mois, s’élever en France de 9 à 21 millions et le nombre de décès de 91000 à 212000."

Selon Le Libre Journal, les spécialistes confient hors médias qu’en raison de l’accélération et de la multiplication des migrations touristiques ou économiques, ils craignent plus d’un million de décès en France. Les organismes spécialisés prévoient en effet une pandémie plus grave que celle de 1918 qui fit officiellement 400000 morts en France.

Le 4 mai une femme contaminée par le H5N1 est morte dans l’île de Sumatra. Alertés, les experts de l’OMS ont établi que ce décès avait entraîné la mort, en 3 semaines, de 7 des 8 parents ayant dormi dans la même pièce que la défunte et ce en l’absence de tout contact avec de la volaille. Le 19 mai, l’OMS admettait la possibilité d’une contamination directe d’humain à humain qui avait été niée jusque-là.

Aux Etats-Unis, les experts ont reçu ordre de se préparer à vivre pendant 15 jours au moins en claustration complète (portes et fenêtres fermées, aucune sortie, aucun contact avec l’extérieur, réserve de nourriture et d’eau pour deux semaines et plus si possible).

Michel Janva

Le Liban en otage

Walid Joumblatt, le responsable druze du Liban, a dénoncé le rôle joué par la Syrie dans la crise israélo-palestinienne, dont le Liban est la victime :

Leb_french_20 "En kidnappant ces deux soldats, le Hezbollah joue un jeu très dangereux. […] Ces enlèvements dépassent les frontières de notre pays. Le Hezbollah pratique une surenchère, soutenue par l’Iran et par la Syrie, qui est devenue depuis un an un État satellite de Téhéran. Étant donné l’absence d’initiative arabe et occidentale sur le dossier israélo-palestinien, c’est l’Iran et la Syrie qui ont pris la relève, et dans ce cadre-là, le Liban est un champ de bataille naturel. […]

La Syrie cherche à déstabiliser le Liban, à faire sauter son gouvernement. Damas n’a qu’un objectif : tout faire pour empêcher la constitution du Tribunal pénal international, réclamé par le Liban pour désigner les assassins de Rafic Hariri. L’enjeu stratégique de Damas, ce n’est pas la Palestine, il s’agit de remettre la main, d’une manière ou d’une autre, sur le Liban. Nous tentions ces derniers mois de faire sortir notre pays de l’engrenage syro-iranien. Aujourd’hui, nous sommes ramenés de force dans ce piège."

En clair, cela signifie que le mouvement chiite Hezbollah a provoqué (sur ordre de la Syrie ?) Israël, qui est tombé dans le piège de l’escalade. Le Liban, qui n’a aucun pouvoir sur le Hezbollah, se retrouve victime des bombardements israéliens, certainement souhaités par le mouvement chiite pour justifier une prochaine intervention syrienne. Malgré le départ de ses troupes, la Syrie, qui vient de menacer Israël, n’a en effet pas renoncé à sa domination sur le Liban.

Le ministre libanais des Télécommunications Marouane Hamadé a souligné que le Liban est "le dindon de la farce". Dans un discours du 15 juillet, les Forces Libanaises, dirigées par Samir Geagea, refusent "d’être pris en otages entre le marteau israélien et l’enclume syro-iranienne." Quant à la France, Chirac vient d’envoyer Dominique de Villepin à Beyrouth.

Michel Janva

La connivence politico-médiatique française dénoncée par The Economist

Certaines causes de la crise française sont communes à d’autres pays comparables; mais d’autres sont spécifiques : au rang de ces dernières, le "verrouillage" du débat public dans notre pays par une connivence politico-médiatique qui serait inimaginable dans d’autres grandes démocraties.

The Economist du 8 juillet (sur abonnement) consacrait un article aux récents soubresauts à Libération ("la bible des révolutionnaires en fauteuil", pour le magazine) et Paris-Match. Ces épisodes permettent à l’hebdomadaire de faire un constat plus général sur les dysfonctionnements de la presse française.

L’économie et la politique sont liés de très près dans les médias français. La plupart des journaux et des chaînes de radio et de télévision appartiennent à de grands conglomérats qui dépendent en partie de contrats de l’Etat ou d’une influence politique. Lagardère [patron de Paris-Match] est également le propriétaire d’Europe 1, une des principales chaînes de radio, tout en ayant une part dans le géant de l’aérospatiale EADS […]. Une autre entreprise de défense, Dassault, possède Le Figaro, un quotidien qui penche à droite. D’après certains calculs, 70% de la presse française est entre les mains d’entreprises de défense, ce qui ouvre évidemment la possibilité d’interférences politiques.

Il ne s’agit pas d’idéaliser le comportement des médias dans d’autres pays d’Europe ou aux Etats-Unis – mais la situation française est une farce.

Henri Védas

FSSPX : l’accord serait prêt

Mais pas le supérieur de la Fraternité Saint Pie X (et pour cause : il vient seulement d’être réélu). C’est ce que déclare un quotidien italien (traduction française).

Simultanément à l’accord, le Saint-siège annoncerait une forme de libéralisation du missel de 1962.

Michel Janva

La personne est le coeur de la paix

Un communiqué annonce le thème de la prochaine Journée mondiale de la paix (1er janvier 2007) : "La personne est le coeur de la paix". Le thème retenu par le Pape

"exprime la conviction selon laquelle le respect de la dignité de la personne est la condition essentielle de la paix générale… La famille humaine va vers la paix et la communion avec Dieu si elle reconnaît la dignité transcendantale de tout homme et toute femme".

"La dignité humaine est menacée par des idéologies aberrantes, agressée par un usage abusif des sciences et techniques, étouffée par des comportements sociaux incongrus. Le nihilisme ou le fanatisme, qu’il soit matérialiste ou religieux, entendent nier ou imposer leurs vérités sur le monde, l’homme et Dieu".

Comment ne pas penser aux crimes de l’avortement, de la recherche sur les embryons, à l’euthanasie, au lobby gay ? Ces abominations menacent la paix. Voilà ce que veut nous dire le Saint-Père.

"Quant à la bio-médecine, elle est trop souvent utilisée au service d’une vision égoïste du progrès et du bien-être, au lieu de servir le bien commun de l’humanité. La propagande et l’avancée de modes de vie incohérents et contraires à la dignité de l’homme affaiblissent les coeurs et les esprits au point de renoncer à une existence calme et pacifique. Tout ceci est une menace pour l’humanité, la paix étant menacée lorsque la dignité de la personne n’est pas respectée et la vie sociale désorientée".

"L’Eglise a le devoir d’annoncer l’Evangile de la vie, le caractère central de l’homme dans l’univers et l’amour de Dieu à son égard. Elle se doit de répondre aux enjeux du moment en proposant une anthropologie chrétienne fondée sur la dignité, la socialisation et l’action de l’homme dans le monde, qui doivent répondre à l’ordre que Dieu a imprimé à l’univers. Il faut tendre à un humanisme global et solidaire, qui tende au développement de tout homme et de tout l’homme".

"Toute offense à la personne est une menace faite à la paix, que toute offense à la paix est une insulte à la vérité et à Dieu. La personne est véritablement le coeur de la paix".

Michel Janva

On ne peut pas excuser Zidane

On trouve dans le Figaro cette analyse du père Petitclerc, prêtre et éducateur :

"L’éducateur que je suis, travaillant depuis plus de 25 ans auprès des jeunes des quartiers qualifiés de sensibles, a mal au coeur. (…) Je sens ses jeunes supporters tellement prêts à le comprendre, lui qui, par ce geste non contrôlé, leur ressemble tant. Mais comprendre ne peut signifier excuser. Et je me réjouis que la sanction soit survenue sur le champ, grave et immédiate : on ne peut répondre aux mots par les coups, on ne peut régler soi-même ses comptes sur le terrain. (…)

Quelle belle leçon donnée par cet arbitre, capable de sanctionner un des plus glorieux capitaines de son temps, comme j’aimerais que continuent d’être sanctionnés tous les gamins tentés de régler leurs comptes par les coups lors d’un match banal du dimanche matin. Alors, face à ces jeunes que j’ai entendus injurier l’arbitre suite à cet incident, je ne cesse de prendre sa défense. Il a fait son travail. C’est la loi du sport. Elle s’applique à tous de la même manière. Et comme il serait bon que la loi de la République s’applique ainsi de la même façon sur le terrain de toutes les cités ! (…)

S’il est un défi important à relever dans notre société d’aujourd’hui, c’est bien celui de la régulation de la violence à l’école, sur les stades, dans la cité. Car la violence, c’est la manière naturelle d’exprimer sa colère, de régler les conflits. Ce qui n’est pas naturel, ce qui est le fruit de l’éducation, c’est la convivialité et la paix. Aussi est-il important d’apprendre aux enfants et adolescents d’aujourd’hui à maîtriser leur agressivité pour qu’elle ne se transforme pas en violence. Seule l’application de la loi permet cette régulation."

Michel Janva

Le Pen à Valmy ?

On dit que Le Pen compte lancer sa campagne présidentielle à Valmy. Le choix du site est fortement discutable (mais quand Le Pen fête Jeanne d’Arc, il est accusé de récupération : que ceux qui critiqueront -à juste titre- le choix de Valmy acceptent au moins Jeanne d’Arc. Le FN prévoit même un futur déplacement à Domrémy), pour des raisons tant historiques que politiques.

En outre, le président de la communauté de communes de Sainte-Ménehould, Bertrand Courot (UMP), gestionnaire du site, refuse de mettre les lieux à disposition du Front national.

Entièrement détruit par une tempête le 26 décembre 1999, le moulin de Valmy a été reconstruit l’an dernier en partie grâce à une souscription lancée par le député-maire (UMP) de Châlons-en-Champagne Bruno Bourg-Broc. De nombreuses personnalités de tous bords y ont souscrit, dont Jacques Chirac et l’ancien ministre socialiste de la Défense Jean-Pierre Chevènement. Premier vice-président du conseil régional de Champagne-Ardenne, le socialiste Gérard Berthiot condamne pour sa part une "nouvelle provocation de Jean-Marie Le Pen" et appelle à venir manifester le 20 septembre à Valmy.

Michel Janva

Rien ne va plus chez Attac

L’association d’extrême gauche Attac est en crise. Alors que les soupçons de fraude lors de l’élection de la direction à l’assemblée générale des 17 et 18 juin se précisent et que la demande d’un nouveau scrutin enfle dans l’association, la fronde des organisations fondatrices s’élargit.

2 publications, Politis et Alternatives économiques, elles aussi à l’origine d’Attac, se rebellent contre les pratiques de la direction. A Politis, on indique que M. Beauvais (directeur général de la revue) représente à Attac non pas la rédaction mais les "seuls actionnaires" de l’hebdomadaire. Parmi lesquels Le Monde diplomatique, dont le directeur général est Bernard Cassen, fondateur d’Attac. Le magazine Alternatives économiques est intervenu face à la mise en danger "des principes démocratiques" [sic !] que feraient peser, selon lui, les "dérives de pouvoir" de la nouvelle direction.

Après Libé, France Soir, L’Huma, les difficultés de la presse marxiste -osons le dire- nous réjouissent.

Michel Janva

Les richesses du Vatican…

Ce matin, le Cardinal Sergio Sebastiani, Président de la Préfecture pour les affaires économiques, a présenté le budget global du Saint-Siège pour l’exercice 2005. Il présente un excédant de 9,7M€, ce qui est le meilleur résultat depuis 8 ans (en 2004, le solde positif avait atteint seulement 3,08 millions). L’Etat de la Cité du Vatican est lui-aussi en excédant de 29,6 M€. Quant à l’Obole de St.Pierre, fonds destiné à la charité papale, il a atteint 59,441 M$ en 2005, soit un accroissement de 14,95% par rapport à l’année précédente.

Michel Janva

Opus Mariae

Mgr Wladimir de Saint Jean, Père abbé des Chanoines Réguliers de la Mère de Dieu, a démissionné de sa charge abbatiale pour raison de santé.

MJ

Le regretté service militaire

La ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie a constaté qu’il y a chez les Français "une certaine nostalgie d’un service national", alors qu’un récent sondage Ifop publié dans Valeurs actuelles estime à 59% le nombre de Français qui regrettent la suppression du service militaire obligatoire. Pour la ministre, avant la suppression du service national la

"quasi-totalité des militaires servaient à l’encadrement des jeunes du service" et "lorsque nous étions amenés à intervenir sur une opération telle que la première guerre du Golfe (…), nous étions complètement incapables d’assurer la relève au bout de 3 ou 4 mois".

Mais au vu de la multiplication des théâtres d’opérations extérieures, l’Armée française est-elle aujourd’hui capable d’assurer cette relève ?

Michel Janva

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