Dépendance de la presse = censure
Un éditorialiste du Monde vient de l’apprendre à ses dépens. Laurent Mauduit, qui a été chef du service économie de Libération, puis rédacteur en chef du service entreprises du Monde, proche d’Edwy Plenel, a annoncé lundi qu’il quittait Le Monde en raison
"d’un différend très grave avec la direction du journal, touchant au respect du droit du travail, et plus encore au respect des règles éthiques et déontologiques qui, à mes yeux, doivent impérativement régir notre profession.
Mauduit explique que certains de ses articles ont été «censurés en catimini sur pression d’un actionnaire du groupe». Il fait allusion à une enquête sur les Caisses d’épargne, parue avant l’été, dans lequel il mettait en cause Charles Milhaud, président du directoire de la Caisse nationale des Caisses d’Epargne (CNCE). Les Caisses d’épargne sont actionnaires du Monde. Gérard Courtois, directeur des rédactions du Monde, affirme que l’article sur les Caisses d’épargne
"a été relu par l’avocat du journal, qui a soulevé un certain nombre de points litigieux pouvant donner lieu à des procès en diffamation".
Vous n’achetez pas Le Monde ? Bien. Vous n’avez plus qu’à changer de banque.
L’UMP ne luttera pas contre le MPF
On apprend que la Commission nationale des investitures de l’UMP réunie mardi a confirmé que le parti de Nicolas Sarkozy ne présenterait pas de candidat aux législatives dans les 2 circonscriptions vendéennes (4ème et 5ème) détenues par le MPF de Philippe de Villiers.
Evidemment, le choix de cette obscure décision n’appartient qu’à l’UMP. Le MPF ne s’est pas exprimé sur cette étrangeté.
Addendum 18h30 : on peut trouver ici le communiqué de l’UMP :
"s’agissant des Députés du MPF de Vendée, ceux-ci feront l’objet de la part des instances nationales de l’UMP d’un traitement identique à ceux de l’UDF. A savoir comme l’a décidé, le Bureau Politique du 5 juillet 2006 que ces circonscriptions de députés sortants sont "réservées"".
Et la raison invoquée par le MPF : "L’UMP a peur de Philippe de Villiers" (à croire que Sarkozy chercherait à négocier un poste dans le futur gouvernement de Philippe de Villiers !). Plus sérieusement, Guillaume Peltier estime que l’UMP fait ainsi preuve de "carence politique en Vendée". C’est tout de même plus crédible que de parler de "peur". MJ
Encore un effet Sarkozy
Le nombre d’agressions perpétrées contre des usagers des transports publics urbains (hors RATP et SNCF) a augmenté de 8,9% en 2005. On n’imagine même pas le chiffre de la croissance en comptant la RATP et la SNCF.
Dieudonné abandonne
Dieudonné a décidé de renoncer à être candidat à l’élection présidentielle de 2007 :
"pour obtenir 500 signatures, il faut des moyens. A ce jour, je n’en ai que 200. Je mets donc la politique de côté au profit de mon métier. Mes voix, je ne les donne à personne. Peut-être que j’entrerai dans les débats entre les deux tours".
Matraquage homosexuel en Catalogne
Jeanne Smits nous informe que, Carme Figueras, la Conseillère pour le bien-être et la famille [sic] du gouvernement autonome de la Catalogne, qui a obtenu son statut de quasi-rupture avec l’Espagne, a présenté 76 mesures pour lutter contre l’homophobie et la "transphobie", dans un plan élaboré en étroite collaboration avec un collectif gay, lesbien et transsexuel. Le plan, approuvé par le gouvernement, a déjà reçu une dotation de 90000 €.
Il s’agit de promouvoir les droits homosexuels aussi bien à l’école, que devant la justice, dans le domaine social, de la santé, du travail. L’accueil des homos, bi, lesbiennes et trans dans les prisons et les centres de rétention fera ainsi l’objet d’une mesure spécifique. Les violences à l’intérieur des couples homos et trans seront poursuivies dans le cadre de la loi sur la violence de genre. Sans oublier les campagnes de prévention du sida dirigée vers les «sourds et aveugles gais et lesbiennes». Dans toutes les écoles, dès que l’on considérera la chose convenable, il faudra choisir des activités centrées sur l’homosexualité afin de "promouvoir des référents positifs ainsi que la visibilité du fait homosexuel et transexuel". La culture se mobilisera pour proposer les spectacles que l’on imagine aux «enfants et adolescents», tandis qu’une nouvelle «commission de suivi» veillera à la conformité des programmes audiovisuels. Prévue également : la «communication suivie avec les représentants des diverses croyances et religions» pour présenter les principes et les dispositions du Plan.
Résumé de la conférence de Ratisbonne
A l’occasion de l’inauguration de la nouvelle année universitaire, le recteur de l’Université pontificale Regina Apostolorum et de l’Université européenne de Rome, le père Paolo Scarafoni, a résumé la conférence prononcée par Benoît XVI à Ratisbonne :
"Bonté et charité sont indissociables de la vérité, et nous ne pouvons pas imaginer pouvoir taire pendant longtemps ce qui doit être dit et faire semblant que soit vrai ce qui ne l’est pas. Nous ne pouvons pas appeler bon ce qui de manière objective va contre la dignité humaine la plus élémentaire et la vérité des choses. Il est important de révéler la fausseté de la conception d’un Dieu qui n’est pas doté de raison, derrière laquelle on peut sans difficulté justifier l’incitation à la violence ; ainsi que la fausseté de la conception d’une science qui a exclu de manière artificielle, de ses propres recherches et interrogations, la plus fondamentale, sur Dieu, la vérité totale et le sens de la vie. Le fanatisme auquel on ne peut faire pas entendre raison et la partialité de la raison qui ne veut pas se soumettre et répondre à la vérité tout entière, finissent tous deux par tomber dans l’utilisation de la force physique, précisément parce qu’ils n’ont pas de raisons, parce qu’ils n’ont pas d’arguments pour parler à l’esprit des hommes, parce qu’ils n’ont pas la confiance pour conduire à la reconnaissance de la vérité, qui libère et rend heureux."
Jean Ferré, RIP
Le fondateur de Radio-Courtoisie (1987), le journaliste Jean Ferré, est décédé hier peu après 21h à l’hôpital de St Germain-en-Laye.
Monarchiste, admirateur de Charles Maurras, il dirigeait le magazine d’actualité C’est-à-dire avec l’homme de théâtre Jacques Hébertot à la fin des années 1950. Poursuivi pour sa participation au putsch d’Alger, son soutien à l’OAS pendant la guerre d’Algérie et offense au chef de l’État (le général de Gaulle), il a été incarcéré au camp de Saint-Maurice l’Ardoise et a du s’exiler en Espagne. Revenu en France, il y a repris ses activités de journaliste, étant notamment chroniqueur au Figaro Magazine, chargé de la radio et de la télévision.
Radio Courtoisie est conçue par lui comme un outil pour faire progresser ses idées. Comme il l’affirma lui-même sur les ondes, il souhaite «rassembler tous les patriotes» et réconcilier tous les Français. En août 2006, des raisons de santé l’ont obligé à interrompre la présentation de son « libre journal » hebdomadaire sur Radio Courtoisie.
Le Christ du Corcovado
La célèbre statue du Christ Rédempteur surplombant la ville de Rio de Janeiro sur le mont du Corcovado fêtera jeudi ses 75 ans et sera déclaré à l’occasion nouveau lieu de pèlerinage par l’Eglise brésilienne. Classé monument historique depuis 1973, le Christ du Corcovado est l’endroit touristique le plus fréquenté de Rio avec 1,8 million de visiteurs par an. Mgr Eusebio Scheid, archevêque de Rio, a déclaré :
"Nous voulons que le Corcovado soit un lieu sacré et pas seulement un endroit d’où l’on peut admirer les beautés de la ville".
Dans trois mois, le "Sanctuaire Christ Rédempteur" pourra devenir lieu de baptêmes et de mariages, quand aura été achevée la restauration de la chapelle située sous l’imposante statue de 38 mètres de hauteur. Un message du pape Benoît XVI doit être lu jeudi lors de la messe célébrée par le cardinal Scheid.
Tout a commencé avec un concours organisé par l’Eglise en 1921 et remporté par Heitor da Silva Costa. Il consacrera dix ans au projet. "Il était athée mais il a fini par devenir catholique". L’idée était de construire un monument religieux pour le centenaire de l’Indépendance du Brésil (1822). L’année suivante Heitor part en France pour conclure les calculs de structure. Le sculpteur français Paul Landowski fait à sa demande une première maquette de 4 mètres de haut et le moule en plâtre grandeur nature de la tête (3,75 m) et des mains (3,20m).
L’inauguration a lieu le 12 octobre 1931 en présence du président Getulio Vargas.
La télévision anti-conformiste britannique
Belgique, Pays-Bas : le poids du vote immigré
Lors des municipales de dimanche dernier en Belgique, les commentateurs ont noté la progression en Flandre du parti sécessioniste Vlaams Belang… mais aussi sa stagnation dans son bastion d’Anvers.
Derrière ce paradoxe se cache un phénomène historiquement important : le poids politique que prend la population immigrée – y compris étrangère : la Belgique autorisait pour la première fois les étrangers extra-communautaires à y voter lors des élections municipales. Ou peut-être les y forçait-elle, puisque le vote est obligatoire en Belgique.
Une fois ce paramètre pris en compte, on voit se dessiner une polarisation politique entre un parti "islamophobe" (le Vlaams Belang revendique le qualificatif) et les partis qui bénéficient du vote des immigrés.
Les commentateurs remarquent ainsi la progression de 15 points du Parti socialiste à Anvers – et l’attribuent au talent du maire PS. Le blogueur belge Paul Belien y voit de manière plus convaincante l’effet du vote des étrangers : 7 des 22 élus socialistes anversois sont des immigrés musulmans (et deux des six élus chrétiens-démocrates aussi, d’ailleurs).
Belien avait noté le poids du vote immigré (80% pour le seul Parti travailliste) lors des municipales néerlandaises de mars dernier. Pour lui, le paysage politique qui se dessine dans toute l’Europe occidentale est le suivant : des partis accomodant les musulmans à la tête des grandes villes, et des mouvements identitaires progressant ailleurs. Si c’est vrai, ce n’est guère enthousiasmant.
Add. : je découvre, un peu tard, ce post du "Conservateur" sur le même sujet !
Un Cardinal contre l’homosexualité
Jeanne Smits nous fait part de la
"courageuse prise de position du cardinal Wilfrid Napier. Il s’exprimait devant des éducateurs catholiques lors d’une conférence à Johannesbourg ce week-end, décrivant la Constitution de son pays comme «férocement contraire à la vie à travers sa volonté de promouvoir la contraception, l’avortement à la demande et le mariage homosexuel». C’est même une forme d’idolâtrie qu’il dénonçait puisqu’il accusait le fait de mettre la Constitution au-dessus de tout le reste. […]
A propos des unions civiles homosexuelles le cardinal a précisé : «C’est inacceptable. Cela va contre la nature et contre ce à quoi sert le mariage : avoir des enfants. Ce genre d’activité ne peut pas faire surgir la vie. En aucun cas nous ne pouvons donner à une personne le droit de faire quelque chose de moralement mauvais.» […]
L’Afrique du Sud fait partie des pays où les chrétiens craignent de ne plus pouvoir éduquer leurs enfants comme ils l’entendent : la prétendue «éducation sexuelle» avec son message de non-discrimination en raison d’«orientation sexuelle» est déjà obligatoire dès les très jeunes années dans l’enseignement public."
Alliot-Marie vs Sarkozy
L’hypothèse d’une candidature chiraquienne se profile et le ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, fait trembler Sarkozy, qui pourrait perdre son monopole sur la ‘droite’. Ce soir, lors d’une "visite d’amitié" à la Grande Mosquée de Paris à l’occasion de l’iftar (rupture quotidienne du jeûne pendant le ramadan – c’est la mode !) et d’un débat autour du thème "l’islam, la France et ses musulmans", MAM s’est déclarée "opposée à la discrimination positive" :
"Mais, et je vais peut-être en surprendre certains, si je suis opposée aux discriminations, je suis aussi opposée à la discrimination positive. Ce n’est pas nouveau chez moi. Je l’ai été lorsqu’on a parlé des quotas pour les femmes en politique. Parce que c’est chez moi une réaction fondamentale. Les quotas induisent toujours un doute sur la qualité et les compétences des personnes qui sont visées."
On ne peut que souscrire à cette déclaration.
Dans son discours prononcé dans une salle de la Mosquée, Alliot-Marie s’est également déclarée "opposée au communautarisme parce qu’à mes yeux le communautarisme c’est privilégier le vivre entre soi plutôt que le vivre ensemble. C’est finalement une forme d’exclusion comme une autre." Le ministre a estimé que "le pacte fondateur de la République française", c’est "l’égalité des chances et la réussite et la promotion sociale par le mérite".
Danemark : après les dessins la vidéo
Le chef de la diplomatie danoise Per Stig Moeller a assuré à son homologue iranien Kamal Kharrazi que le Danemark prenait ses distances avec une vidéo réalisée raillant le prophète Mahomet. Il a rejeté la faute sur l’extrême droite. Evidemment : c’est celle-ci qui est violente, pas les musulmans…
La vidéo pésentait le prophète Mahomet comme un chameau buveur de bière et un terroriste ivre attaquant Copenhague. Des extraits de ce film, montrés vendredi à la télévision danoise, ont suscité l’indignation dans le monde musulman et mardi, une majorité de députés du parlement iranien ont demandé la rupture des relations économiques avec le Danemark.
Le ministre danois des Affaires étrangères a également demandé à son homologue iranien "de s’assurer que la sécurité autour de l’ambassade danoise à Téhéran était assez bonne pour éviter la répétition de violence et de dégâts infligés à la mission diplomatique lors de la première crise (des caricatures) de Mahomet".
Bernard Antony lance un appel pour Le Pen
Bien que ne soutenant, pour le moment, aucun candidat, le président de l’Agrif fait ce communiqué :
"Je prends connaissance d’une feuille du secrétaire général du F.N., M. Louis Alliot, exprimant une grande inquiétude sur le recueil des 500 signatures d’élus nécessaires pour la candidature de Jean-Marie Le Pen à la présidence de la République.
Quoiqu’il en soit de ce que j’ai pu légitimement reprocher à ce dernier, l’éventualité qu’il ne puisse pas se présenter est intolérable, véritable déni de considération pour les millions d’électeurs français qui trouvent toujours en lui le défenseur de beaucoup de leurs idées, l’interprète de leur désespoir et de leurs aspirations. Je trouve indigne, misérable, l’attitude des candidats rivaux qui, selon mes informations, miseraient sur son absence du scrutin.
J’appelle tous les militants et sympathisants de Chrétienté Solidarité et du Conseil National de la Résistance du Pays Libre, tous mes amis à exercer la pression démocratique qui s’impose sur leurs élus pour que ceux-ci respectent par leur signature la libre expression démocratique dont ils se réclament tous."
La démocratie est nue
Dans Présent daté de demain commence la nouvelle chronique hebdomadaire de Me Jacques Trémolet de Villers, intitulée "Des nouvelles de la France qui vient". Extrait :
"[L]a démocratie a conquis l’univers. Il n’y a plus un régime qui ne se proclame pas démocratie. La victoire est totale. Elle est partout. Et cette victoire fait sa défaite. Car la démocratie n’est pas un système juridique de gouvernement, une forme de régime comme une autre – à l’instar de la monarchie ou de l’aristocratie –, la démocratie est un mythe, une conquête permanente, une utopie à réaliser. N’ayant plus rien à conquérir, et plus de citoyens à convertir, étant devenue, enfin, la réalité, la démocratie se montre pour ce qu’elle est : un leurre… un rideau de fumée, aurait dit Marx, qui cache aux yeux du peuple les ressorts de la domination matérielle, le déguisement juridique d’un jeu de pouvoirs et de complots pour conquérir et garder ces pouvoirs. « Le roi est nu », disait Shakespeare. Le roi, aujourd’hui, c’est la démocratie. Et la démocratie, ce n’est plus rien.
[P]our vivre, une démocratie a besoin, premièrement d’une certaine prospérité économique, secondement d’administrations – de corps étatiques – qui lui pré-existent et qui fonctionnent…, d’un personnel – une classe politique vertueuse et convaincue, décidée à la faire vivre, enfin, de la paix à l’extérieur. Autrement dit, la démocratie s’épanouit en consommant allègrement ce que le régime qui l’a précédée – la monarchie – avait construit. Nous arrivons au bout de cette consommation."
Ramadan et islamisation de la France
Le ramadan attire de plus en plus d’adeptes en France, y compris chez des musulmans non pratiquants, selon un récent sondage de l’hebdomadaire La Vie : 88% des musulmans de France observent le jeûne (94% chez les moins de 30 ans) durant le mois du ramadan. A noter toutefois qu’il ne s’agit pas d’un véritable jeûne puisque, après le coucher du soleil, les repas sont bien souvent pantagruéliques. La France compte la plus forte communauté musulmane d’Europe avec 4 à 5 millions de membres, d’autres piliers de l’islam sont nettement moins respectés : 56% des musulmans interrogés disent ne pas faire leurs cinq prières par jour et seulement 4% ont fait le pèlerinage à La Mecque. Selon l’anthropologue Malek Chebel :
"Dans son essence c’est un phénomène communautariste : en un temps donné, les musulmans de France ont le sentiment de ressembler à tous les autres à travers le monde".
Pour lui, cette pratique est le produit du prosélytisme religieux comme du discours politique en France :
"La prédication a fini par provoquer un complexe de culpabilité chez les non-pratiquants qui n’osent même plus s’afficher au milieu des pratiquants, [qui] ont su récupérer le discours des dirigeants politiques qui affirment vouloir sortir l’islam à la lumière".
La grande distribution n’est pas en reste en ouvrant des rayons de produits halal respectueux des préceptes islamiques. Ce marché, resté longtemps marginal, est estimé entre 1,5 et 3 Mds€ et croît d’environ 15% l’an.
Le génocide arménien
Le commissaire à l’élargissement, Olli Rehn, a fait ouvertement pression sur le gouvernement français ainsi que sur les représentants de la nation pour empêcher le vote jeudi de la loi pénalisant la négation du génocide arménien :
“Le parlement français pourrait causer un grand tort aux relations entre la Turquie et l’Union européenne s’il vote une proposition de loi socialiste pénalisant la négation du génocide arménien par les Ottomans au début du siècle dernier“.
Cette épisode de la vie politique pose un double problème :
-
Ce n’est pas à l’Europe d’imposer la loi en France ;
-
Ce n’est pas à la loi de faire l’histoire. Même pour reconnaître des évidences. Afin d’ajouter l’absurdité à l’absurdité, Patrick Devedjian, qui est favorable à la loi, a déposé un amendement stipulant que l’interdiction ne s’applique pas aux recherches scolaires, universitaires ou scientifiques. Amendement co-signé par d’autres amateurs d’absurde nommés Eric Raoult, Nicolas Dupont-Aignan, Guy Teissier, Philippe Pemezec. Ainsi donc, si la loi, ainsi rendue raisonnable (sic, l’expression est de Devedjian), est adoptée, un « chercheur » pourra librement nier le génocide arménien, mais le quidam (le journaliste, le blogueur, etc.) qui osera dire la même chose (voire simplement citer le chercheur) sera traîné en justice et sévèrement puni.
Cachan : de délires en délires
Le sketch débuté hier ne s’achève pas ! Les quelque 200 derniers occupants du gymnase de Cachan refusent ce matin de quitter les lieux et de rejoindre les hébergements provisoires mis à leur disposition. Fidèle Nitiema, porte-parole des occupants du gymnase, explique :
"Plus personne ne bougera d’ici car l’association France Terre d’asile avait un accord avec l’Etat pour héberger des gens à Stains, Boissy-Saint-Léger et Créteil, mais depuis lundi soir on nous balance dans des hôtels n’importe où, très éloignés de Paris".
Depuis samedi en fin d’après-midi, début de l’évacuation du gymnase occupé depuis le 18 août dernier, plus de 150 personnes ont quitté les lieux, mais certaines sont revenues mécontentes.
En outre, on apprend que 4 familles campent depuis jeudi soir devant la mairie de Saint-Ouen. A l’exception d’une femme qui a le statut de réfugiée politique, ces familles étrangères sont en situation irrégulière. La préfecture, au lieu d’organiser leur rapatriement, leur a proposé un hébergement à Vaujours. C’est dans le même département, mais trop loin de Saint-Ouen, disent les familles, qui ont donc refusé. Le DAL réclame une «table ronde avec la mairie, la préfecture, le propriétaire de leur ancien immeuble et les représentants des familles». En attendant que ces étrangers qui n’ont aucun titre à résider en France se voient offrir des logements à leur convenance, l’Etat s’est déjà engagé à examiner de nouveau leurs dossiers, et la mairie à demander que ces familles soient régularisées, selon les propos du maire, la communiste Jacqueline Rouillon.
Du rôle public des religions
Le cardinal Angelo Scola, patriarche de Venise, signe une tribune dans Le Figaro, sur l’épineux concept de laïcité :
"Selon des principes qui varient d’un pays à l’autre, que ce soit en France, en Italie et en Espagne – des pays dans lesquels le débat sur la laïcité est particulièrement fiévreux -, on explique normalement que l’État contemporain doit être laïc et neutre. Mais il convient de bien interpréter cette formule. Dans ses acceptions les plus communes, en effet, l’adjectif «laïc» ne signifie pas seulement «areligieux», mais il résonne parfois comme un synonyme d’«antireligieux». […]
Obliger les croyants à se comporter et si Deus non daretur […] n’est-ce pas un prix trop élevé pour vivre en société ? Il n’est pas possible d’exclure, du moins dans les principes, que la motivation religieuse puisse être importante dans l’espace public. Il est acquis que la marginalisation de la religion dans la sphère sociale n’est pas acceptable pour les cultures non européennes. Pour ces dernières, en effet, la religion est fondamentalement un acte public. […]
Que pourrait être alors le nouveau profil public que les circonstances historiques actuelles exigent des religions, du moins en Occident ? Avant tout, il me semble souhaitable d’affirmer la nécessité d’une sphère publique plurielle et religieusement qualifiée, dans laquelle les religions rempliraient un rôle public, bien différencié des institutions de l’État et distinct de la société civile elle-même.
Le dialogue entre les grandes religions a plus que jamais besoin de cette nouvelle physionomie sociale. Il exige que le pouvoir politique, face aux religions, passe d’un comportement de tolérance passive à une attitude d’«ouverture active», qui ne réduit pas l’importance publique de la religion aux espaces accordés par l’État."
L’avortement est au centre des programmes de santé
Le groupe international de gynécologues et obstétriciens catholiques Mater Care International (MCI) organise du 11 au 15 octobre au Vatican une session de travail sur le thème : «La dignité de la maternité et la pratique de l’obstétrique et de la gynécologie. Un défi au statu quo». Le groupe MCI explique qu’il a «choisi l’option préférentielle pour la culture de la vie» :
"Sa mission est d’insuffler la ‘vie’ dans la pratique médicale et par conséquent de veiller à la santé des mères. Malheureusement, ces 40 dernières années, en dépit d’une profonde connaissance du caractère humain de l’enfant à naître grâce au développement du foetus suivi à travers l’écographie, des changements fondamentaux se sont produits dans la manière dont les obstétriciens considèrent la maternité et les enfants à naître, vus comme une chose pouvant être arbitrairement détruite.
Alors que la médecine moderne et l’attention des obstétriciens ont permis d’éradiquer presque complètement la mortalité maternelle et de réduire fortement la mortalité périnatale, dans le monde développé, les décès pendant la grossesse et au moment de la naissance dans les pays en voie de développement ont atteint des chiffres sans précédent. Actuellement, l’avortement est au centre des programmes internationaux de santé. Dans les pays développés, on promeut l’avortement comme une solution aux problèmes sociaux, si bien que de nombreux hôpitaux font plus d’avortements que d’accouchements. L’ironie est que dans les pays en voie de développement, les programmes de santé désignés par l’euphémisme ‘programmes de santé reproductive’, sont promus pour réduire la mortalité maternelle en supprimant l’enfant à naître.
[…] Ces politiques naissent d’une pauvreté de pensée et d’une pauvreté concrète, mais en dernier ressort, d’un manque d’amour. La réponse à la question si c’est un être humain qui est conçu, est évidente. La vraie question n’est pas ‘quand commence la vie humaine ?’ mais ‘quelle valeur donne-t-on à la vie humaine à son commencement’ ?"
Une nécropole au Vatican
Une nécropole romaine de l’époque impériale, "Pompéi funéraire" découverte en 2003 lors du creusement d’un parking dans l’enceinte du Vatican et aménagée en musée, ouvrira ses portes jeudi au public. Trois ans ont suffi aux équipes des musées du Vatican pour exhumer 250 sépultures presque intactes et transformer le chantier en site archéologique protégé des intempéries par la construction d’un sobre bâtiment aux murs blancs.
Cette nécropole jette une lumière inédite sur 3 siècles d’histoire, couvrant la période allant de l’empereur Auguste à Constantin, du Ier au début du IVème siècle. Les sarcophages richement sculptés des familles aisées côtoient les humbles urnes funéraires des gens du peuple et donnent de précieux indices sur les stratifications sociales, la vie quotidienne et les bouleversements religieux en cours dans la capitale de l’Empire.
Le complexe archéologique, ouvert au public pour marquer les 500 ans des musées du Vatican, pourra être visité après inscription préalable, les vendredi et samedi matin, pour un prix d’entrée de 5€.
Les médias, à la botte du pouvoir
Un débat sur les médias sur LCI opposait Alain Soral à Christine Kelly, présentatrice sur LCI :
"Alain Soral : Les médias sont trop liés au pouvoir, ils n’ont aucune marge de manœuvre, donc plus d’indépendance.
Christine Kelly : Je constate qu’il y a de plus en plus de chaînes d’infos en continu : LCI, iTélé, BFM TV, Euronews… La crédibilité des médias réside dans la pluralité et la complémentarité.
A. S. : Ils matraquent le même message de toutes les façons possibles ; je vous mets au défi de me montrer une différence notable entre Libération et Le Figaro, à part la mise en page… Les journalistes sont à la botte des politiques. […]
C. K. : Selon un sondage TNS-Sofres réalisé en janvier, 76 % des Français ont confiance dans les médias, soit 4 % de plus que l’an dernier.
A. S. : Si les sondages disaient vrai, Lionel Jospin serait président de la République et Jean-Marie Le Pen, un patron pêcheur.
C. K. : Et vous, sur quelle vague surferiez-vous, alors ? J’affirme qu’à LCI nous avons une totale liberté, personne ne rédige nos textes. Et le mot censure n’y existe pas.
A. S. : Plus grave que la censure, il y a l’autocensure, et elle règne.
Paul Wermus [‘arbitre’ du débat]: Les journaux gratuits, c’est un bien ou un mal ?
A. S. : C’est la punition, les gratuits prennent la place des titres prestigieux. Lire Métro, 20 Minutes ou Libé, c’est du pareil au même. […] La résistance s’organise sur Internet, c’est le dernier espace de liberté. On y trouve tout ce qu’on ne trouve plus dans les médias. Le Web offre cette pluralité de l’info qui permet de comparer, d’opposer, de recouper. Chaque internaute devient ainsi un journaliste en puissance.
C. K. : Faux ! Vous savez très bien qu’on peut trouver n’importe quoi sur Internet. C’est la moins crédible des sources. Il n’y a pas d’information sans journalistes. Et le journalisme est un métier."
Christine Kelly devrait nous rejoindre dans ce Salon…
Michel Janva (via VoxGalliae)
Internet vs médias papiers
L’internet a, pour la première fois, dépassé les journaux et magazines sur papier comme principal fournisseur d’informations aux lecteurs européens, selon une étude publiée lundi dans le quotidien économique britannique Financial Times. La télévision reste cependant le premier média, les Européens passant encore 3 fois plus de temps à regarder ses émissions qu’à surfer sur internet. En moyenne, les Européens passent quatre heures par semaine sur internet, mais n’en consacrent que trois à lire des journaux ou magazines. Selon, Mark Mulligan, le vice-président de Jupiter Research :
"Le fait que la consommation internet ait dépassé celle des papier est un moment important pour l’ancrage d’internet parmi tous les médias en Europe. […] Ce changement dans l’équilibre des pouvoirs va remodeler les stratégies de distribution, l’allocation des sommes réservées à la publicité et les stratégies de communication".
Il reste à supplanter la télévision.
Appel à la suppression des partis : les réactions
Suite à l’appel lancé au mois de septembre, La Nef a reçu plusieurs réactions, publiées dans son numéro d’octobre. On y retrouve le Général Pierre-Marie Gallois, Paul-Marie Coûteaux, Yves Daoudal, Chantal Delsol et Jacques Trémolet de Villers. Suite à ces réactions, les rédacteurs de La Nef ont précisé quelques points.
Ces réactions sont en ligne sur notre page Libres Réflexions.
Le Salon Beige
La chapelle royale, les « cathos-tradis » et la désinformation
C’est Patrice de Plunkett qui nous fait part de quelques réflexions intéressantes :
- Toutes les dépêches d’agence qualifient de «catholiques traditionalistes» les gens de Versailles qui ont protesté contre l’exposition. Or : tous les témoins indiquent que la foule des protestataires était assez diverse, et non exclusivement religieuse ; l’évêque de Versailles a été le premier à protester contre l’exposition. Personne ne considère Mgr Aumônier comme un « traditionaliste ».
- Christine Albanel est isolée : le 4 octobre, l’évêque de Versailles – Mgr Eric Aumônier – a fait savoir qu’il trouvait ce show déplacé dans un lieu de culte. D’autres protestations ont suivi : celle du maire de la ville, Etienne Pinte. Et celle de l’ancien maire, André Damien. Le ministre de la Culture (Renaud Donnedieu de Vabres) n’est pas venu voir l’exposition de la chapelle ; Nicolas Sarkozy non plus, les RG lui ayant annoncé qu’il y aurait des problèmes avec une population locale "très remontée contre Mme Albanel" ! Enfin, tout le milieu de la culture lui donne tort ! Il faut savoir que Mme Albanel avait été imposée par l’Elysée comme présidente de Versailles, soufflant ainsi la place à plusieurs éminents historiens. Voir leur heureuse rivale subitement empêtrée n’est pas pour leur déplaire.
- Christophe Girard, adjoint P.S. au maire de Paris et parrain de la Nuit Blanche parisienne (dans le cadre de laquelle était organisée l’ «animation» du château de Versailles), se plaint hautement de l’annulation de l’exposition dans la chapelle : «Il est inacceptable qu’une minorité entrave ainsi le fonctionnement d’un lieu de culture public, de surcroît financé par l’Etat». Ladite «minorité» – qui n’est pas seulement composée de catholiques – lui répond, semble-t-il : «Ce qui n’est pas acceptable, c’est que l’Etat finance (comme vous le dites vous-même) la promotion d’une firme commerciale privée, fût-elle de haute couture !»
- le grand couturier Gaultier fêtait ses 30 ans de carrière le même soir à l’Olympia, "privatisé" pour l’occasion. Au cours de celle-ci, des militants «animalitaires» de la PeTA ont manifesté contre la soirée Gaultier, et ça n’a pas choqué les journalistes. En revanche, les journalistes sont choqués par la manifestation contre l’expositon Lacroix, qui était pour le moins discutable dans une chapelle en activité dépendant des Monuments historiques.
Cette incohérence montre, selon Plunkett, comment fonctionne la désinformation :
"de façon réflexe et quasi-subliminale, dans l’esprit du désinformateur lui-même. Un militant animalitaire, c’est cool, même quand ça tue des gens (cf l’Angleterre ou les USA). Un "traditionaliste", c’est pas cool, même si ça ne tue personne. Et tous les catholiques sont des "traditionalistes" dès lors qu’ils expriment leur conviction ; car la conviction catholique est la seule suspecte, dans notre société : la seule non référencée en rayon dans l’hypermarché."
Quand Dieu est chassé de la vie publique, le vrai sens du péché disparaît
Le Saint-Père a reçu ce matin les prélats de la Conférence épiscopale du Canada. Le Pape a affirmé que la responsabilité des évêques est d’expliquer que
"la présence destructive du péché peut être facilement comprise comme un service d’espérance : fortifiez les croyants pour éviter le mal et embrassez la perfection de l’amour et la plénitude de la vie chrétienne. Pour cela, je vous recommande de promouvoir le Sacrement de la Pénitence. Alors que ce sacrement est trop souvent considéré avec indifférence, ses effets sont précisément la plénitude de la guérison que nous souhaitons".
Le Saint-Père a expliqué que l’absence de reconnaissance du péché est un symptôme de
"la faiblesse de notre relation avec Dieu […] quand Dieu est chassé de la vie publique, le sentiment d’offense à Dieu -le vrai sens du péché- disparaît, comme quand la valeur absolue des normes morales se relativise, les catégories du bien et du mal s’évanouissent, conjointement à la responsabilité personnelle".
"Quand la nécessité de demander pardon et la disponibilité pour pardonner s’oublient, alors une préoccupante culture de culpabilité prend place. Cependant, ce dangereux phénomène doit être combattu".
Chronique de la violence scolaire
Un enseignant du Lycée d’enseignement professionnel (LEP) Pierre-Mendès-France à Ris-Orangis a demandé jeudi à un jeune homme, qui "ne ferait pas partie de l’établissement", de retirer son couvre-chef (un bonnet). Après un refus, l’enseignant l’a retiré lui-même. Mal lui en a pris. L’élève a alors fait chuter à terre le professeur, 55 ans, par un mouvement de "balayette". Celui-ci s’est cassé 4 côtes dans sa chute, et a été transporté à l’hôpital d’Evry, où il était toujours hospitalisé vendredi soir.
Michel Janva (via Présent)
Emeutes du Ramadan
En Suède : dans la ville de Göteborg, deuxième du pays, des quartiers ont été coupées du réseau électrique en raison de problèmes techniques tandis que des hordes de "jeunes" ont profité de l’obscurité pour piller les centres commerciaux, les magasins, les distributeurs de billets et les écoles de la banlieue nord-est.
La contraception mène à l’avortement
Sur son blog, Jeanne Smits tord le cou à cette croyance selon laquelle plus de contraception fait diminuer le nombre d’avortements :
"Une conférence organisée à Rosemont, Illinois les 23 et 24 septembre derniers par la Pro-Life Action League, a réuni un grand nombre d’experts venus exploser ce mythe. Avec une nouveauté : aux côtés des catholiques fidèles au magistère de l’Eglise sur la question de la contraception «artificielle», un nombre croissant de chrétiens protestants ou évangéliques dénoncent désormais celle-ci comme étant à la racine de la culture de mort. […]
Plusieurs militants de la régulation naturelle des naissances sont venus dire à leur tour le danger qu’il y a à séparer l’activité sexuelle, «don de soi inconditionnel», du «don de Dieu que sont les enfants». «Si les relations sexuelles n’ont rien à voir avec l’enfant, que faire si la contraception échoue ? L’avortement devient alors une solution de secours ; simplement une autre façon de se débarrasser de cet enfant dévalorisé dont on ne veut pas.» […]
Les statistiques britanniques et françaises pour 2004 et 2005, qui font état d’un recours massif à la contraception et à la pilule du lendemain, […] donnent raison : le nombre d’avortements légaux n’y diminue pas, il y augmente."
Soutenir la famille au niveau politique
Le pape Benoît XVI a affirmé que le monde a aujourd’hui besoin de familles unies capables d’aller à contre-courant, de ne pas se laisser entraîner par les modes culturelles inspirées de l’hédonisme et du relativisme. S’adressant en français aux pèlerins francophones, à l’issue de la prière de l’Angélus, Benoît XVI a demandé aux responsables de la vie publique de soutenir la famille :
"Je souhaite aussi que, pour le bien de tous, les responsables de la vie publique soutiennent l’institution conjugale et familiale, fondamentale pour la société".



