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Offensive diplomatique du Pape

Le souverain pontife va accorder une audience aux ambassadeurs auprès du Saint-Siège des pays à majorité musulmane dans sa résidence d’été de Castel Gandolfo. Elle aura lieu lundi 25 septembre, à 11 h 45.

MJ

3 condamnés en Indonésie : refus des sacrements

Il faut boire la coupe jusqu’à la lie. Le père Jimmy Tumbelaka, accompagnateur spirituel des 3 catholiques exécutés confie sa douleur d’avoir été empêché par le procureur de donner les derniers sacrements aux condamnés et de célébrer la messe avec eux. Les condamnés s’étaient également vu refusés de recevoir le sacrement de la réconciliation. Il s’agit de la part des autorités d’un dernier manque lourd aux droits des condamnés, le système judiciaire indonésien prévoyant que soient réalisées « dans la mesure du possible » les dernières volontés des condamnés. L’aumônier n’avait pu célébrer une messe à l’extérieur qu’avec les familles des condamnés.

Le procureur s’oppose également à l’inhumation des corps à la cathédrale de Palu comme le souhaite la communauté catholique. Les trois catholiques avaient déclarés peu de temps avant leur exécution : «nos mains sont innocentes, la loi est contre nous, pendant des années nous avons essayer de montrer la vérité, mais ils nous ont amenés au silence».

Mais nous, sommes-nous forcés au silence ?

Michel Janva

L’Occident doit défendre le Pape

Si c’est le gauchiste Jacques Julliard (nouvel Observateur) qui le dit, alors on peut estimer que Benoît XVI est plus que le ‘chef des catholiques’, il est (re)devenu la boussole de l’Occident :

"Dans la ligne de saint Thomas et de son prédécesseur Jean-Paul II, Benoît XVI s’efforce de jeter un pont entre la foi et la raison. En cette époque de fidéisme et de superstition, faudrait-il le lui reprocher ? Il réclame notamment qu’en matière religieuse comme ailleurs, ce soit la liberté qui soit la règle, non la contrainte. Les démocrates devraient-ils lui en faire grief ? Le problème d’aujourd’hui n’est donc pas ce qu’a dit le pape, si respectables qu’aient été ses paroles. Le problème d’aujourd’hui, c’est son droit de les dire en toute quiétude. Il peut paraître étrange au pays de Voltaire qu’il faille défendre le pape et l’Eglise catholique contre le fanatisme. C’est pourtant désormais ainsi. Plutôt que de déplorer lâchement sa « maladresse », je réclame hautement pour Benoît XVI, comme hier pour Rushdie et pour le dessinateur danois, le droit à cette « maladresse »."

Michel Janva

Etranges communistes

Lu dans Valeurs Actuelles :

"Curieusement non publiée, une étude réalisée par l’Ifop, à la veille de la Fête de l’Humanité, sur la base d’une année de sondages, dresse un portrait pour le moins paradoxal des sympathisants communistes. Ceux-ci sont, en effet, 35% à estimer qu’«il faut rétablir la peine de mort» ; 37% à considérer qu’«il faut que l’État donne plus de liberté aux entreprises» ; 42% à juger que «les chômeurs pourraient trouver du travail s’ils le voulaient vraiment». Enfin, 49 % – presque un électeur communiste sur deux – affirment qu’«il y a trop d’immigrés en France»."

L’Ifop aurait pu sonder aussi combien pourraient voter Le Pen.

Michel Janva

Controverse de Ratisbonne : le pape dénonçait surtout l’Occident

Dans Le Figaro, Ivan Rioufol critique ceux qu’il appelle "les caniches des intégristes" :

"Pour n’avoir pas su, en février, défendre les caricaturistes de Mahomet, les élites françaises avaient apporté de contestables limites à l’esprit critique. En prenant leur distance avec les propos de Benoît XVI, elles ont dévoilé leur peur. […] Cette soumission devant le fanatisme et l’inculture est affligeante. Observer, au pays des Lumières, tant de renoncements à résister au nouveau délit de blasphème, ne peut que dérouter des citoyens attachés à la liberté d’expression. […]

[Pourtant,] les fondamentalistes ont démontré l’urgence de la réflexion sur la raison proposée par le Pape. Et, une fois encore, les représentants des musulmans français ont laissé passer l’occasion de réclamer clairement un aggiornamento dans l’interprétation du Coran. […] En insistant, récemment, sur «l’importance de la réciprocité», le Saint-Père a brisé le tabou de l’islam intouchable, exigeant par exemple des mosquées partout en Europe, mais n’autorisant aucune chapelle en Arabie. Fallait-il continuer à tendre l’autre joue ?

Mais c’est bien davantage aux Européens que le Pape fait la leçon, en leur reprochant d’avoir perdu l’esprit chrétien qui a bâti leur civilisation, héritière de Jérusalem, d’Athènes et de Rome. Et c’est cette volonté de faire renaître une culture dans ses différences, au nom de l’histoire et des filiations, qui affole les docteurs Folamour et leurs laborantins : leur créature, l’homme déraciné et amnésique, est dans le collimateur de la Reconquista du Vatican. […]

Son discours s’oppose à ceux qui assurent : «Les racines de l’Europe sont autant musulmanes que chrétiennes» (Jacques Chirac) ; «La dimension islamique fait partie intégrante de l’Europe» (Dominique de Villepin) ou qui invitent à «revisiter l’histoire ensemble» (rapport de la Commission européenne). C’est parce qu’il est politiquement incorrect que Benoît XVI, qui dit non à la Turquie en Europe, est lâché par les puissants. Il pourrait bien être plébiscité par le peuple. Il est vain de nier la dynamique islamiste qui a pris l’Europe pour cible, y compris grâce à l’immigration."

Michel Janva

Benoît XVI et l’islam : les 3 axes du dialogue

Toujours dans Valeurs Actuelles, Laurent Dandrieu rappelle que :

"Dans une interview accordée au Figaro magazine en octobre 2001, le préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi notait que «l’islam n’existe pas comme un bloc», mais qu’on y rencontre des poches de «fanatisme terrible». Dans Foi, vérité, tolérance, un livre écrit en 2002, il évoquait «les différentes façons dont on peut vivre et comprendre l’islam : certaines formes sont destructrices et d’autres nous laissent reconnaître une certaine proximité avec le mystère du Christ.»

Devenu pape, s’il réaffirma son adhésion à Nostra Aetate, Benoît XVI a renforcé son infléchissement sur l’islam, selon trois axes.

  • Le premier est une plus forte affirmation de la nécessaire réciprocité : l’islam ne peut prétendre au respect de l’Occident s’il ne respecte pas lui-même les minorités chrétiennes, […]
  • Le deuxième axe est un discours de vérité sur l’islam, car il ne peut y avoir de dialogue établi sur des faux-semblants, des vérités occultées ou partielles. […]
  • Le troisième est le transfert progressif de ce dialogue, du terrain religieux, sur le terrain culturel : les vérités de foi ne pouvant émerger d’un dialogue, place au “dialogue des cultures” – lequel devrait fournir à l’islam les instruments intellectuels de sa critique interne, seul moyen pour lui de mettre fin à sa complaisance pour la violence. […]

En Italie toujours, un groupe d’intellectuels athées, baptisés “teo-cons” par allusion aux “neo-cons” américains, mené par le philosophe Marcello Pera et l’éditorialiste Giuliano Ferrara, voit dans la lutte de Benoît XVI contre « la dictature du relativisme » la dernière chance de l’Europe."

Michel Janva

Controverse de Ratisbonne : l’heure de vérité

Dans Valeurs Actuelles, Frédéric Pons note que la conférence de Benoît XVI est un appel au dialogue franc et réciproque :

"Attaché à poursuivre le dialogue noué avec l’islam, Benoît XVI rappelle aux musulmans qu’il n’est pas interdit à un non-musulman de parler de l’islam. […] Benoît XVI n’a pas cité les innombrables sourates d’une violence inouïe sur l’obligation de la foi musulmane, le sort des apostats, des blasphémateurs, des femmes. Il n’a pas parlé du statut discriminatoire réservé aux “impies” et aux “pervers” (juifs et chrétiens), des violences faites aux chrétiens en terre d’islam, des kamikazes du djihad. Rien de cela n’a été évoqué mais ces quelques lignes sur l’islam (10 % de sa conférence) marquent l’“heure de vérité” entre chrétiens et musulmans : Benoît XVI veut dialoguer avec l’islam, mais dans la clarté, dans la réciprocité. Son message est aussi un appel à la responsabilité adressé aux chefs musulmans."

Et effectivement, selon Annie Laurent,

"La plupart des prises de position de responsables musulmans, politiques ou religieux, montrent que les chefs de l’islam refusent de regarder la réalité en face. Ils nient que l’islam puisse être autre chose qu’une religion de paix et de tolérance, ce que l’actualité se charge de démentir tous les jours. […] L’“affaire de Ratisbonne” est intéressante parce qu’elle révèle les fragilités et les ambiguïtés du dialogue islamo-chrétien, noué ces dernières années. Désireuse d’avancer, l’Église catholique a minimisé les divergences doctrinales. Elle s’est montrée peu exigeante dans le domaine de la réciprocité. Elle s’est mise en position de faiblesse, entretenant l’idée qu’elle reconnaît l’islam comme une religion qui vient de Dieu. Le baiser de Jean-Paul II au Coran, offert par une délégation irakienne, en 1999, suscita un trouble réel chez les chrétiens d’Occident et d’Orient, comme une attestation officielle de la vérité de l’islam.

Sous l’impulsion de Benoît XVI, l’Église préfère aujourd’hui la netteté philosophique et théologique, conjuguée avec le respect des personnes. […] L’Église est confrontée à un choix difficile. La première approche du dialogue avec l’islam s’est avérée décevante. Redoutant tout ce qui peut conduire au relativisme et altérer l’identité chrétienne, Benoît XVI privilégie désormais la seconde : vérité et franchise. […] Sensibles à la force – spirituelle dans le cas du pape –, les musulmans pourraient se montrer plus attentifs aux exigences d’un dialogue authentique. Le voyage du pape en Turquie aura valeur de test.

Michel Janva

Des musulmans pour le renvoi de Benoît XVI !

Des intellectuels [?] et des chefs religieux musulmans réunis jeudi lors d’une convention à Lahore, au Pakistan, ont réclamé que le pape Benoît XVI soit renvoyé en raison de ses récents propos :

"Le pape a commis un blasphème contre notre grand prophète, il doit être renvoyé. L’excuse et l’explication données par le pape sont rejetées".

La convention, qui se tenait dans une mosquée de la ville de Lahore, réunissait environ 100 intellectuels musulmans, les chefs d’une vingtaine de partis religieux et plus de 500 membres de partis et sympathisants. L’assemblée avait été convoquée pour traiter des propos du pape.

Encore une réaction rationnelle… Pour des ‘intellectuels’, cela fait peur.

Michel Janva

Indonésie : la colère des chrétiens

Des centaines de chrétiens d’Indonésie ont laissé éclater leur colère dans l’est de l’archipel quelques heures après l’exécution controversée de trois catholiques. Dans la localité d’Atambua, située dans la partie occidentale de l’île de Timor, les protestaires ont brisé des vitres à coups de pierres et incendié les bureaux du procureur général. Un évêque et d’autres dignitaire religieux ont appelé les manifestants au calme.

Actuellement, environ 1000 personnes ont été conduites vers un champ pour écouter l’évêque. Il y aurait eu des victimes. A Palu, la capitale provinciale de Sulawesi Centre, quelque 2000 fidèles catholiques étaient rassemblés dans une église pour honorer la mémoire des exécutés.

Michel Janva

La furie musulmane

Plusieurs centaines de personnes ont saccagé des bâtiments publics (dont la mairie) de la localité touristique de Djenné, une ville située à environ 400 km au nord-est de Bamako au Mali, après avoir constaté la présence d’"étrangers blancs" sur le toit de la principale mosquée de la ville. Un journaliste a rapporté que :

"Les habitants ont vu sur le toit de la mosquée des étrangers qui en réalité étaient là dans le cadre de la restauration de ce lieu de culte, mais les populations ont pensé qu’il s’agissait de touristes qui violaient ce lieu sacré".

C’est cette "grande incompréhension" qui a provoqué la "colère" des habitants de Djenné. La mosquée fait partie des bâtiments protégés et son accès est formellement interdit aux non-musulmans. L’opération de restauration de la mosquée consistait notamment à "sécuriser sa toiture vétuste".

Michel Janva

Exécution de 3 catholiques en Indonésie

Trois catholiques indonésiens, qui avaient été condamnés à la peine de mort pour incitation à la violence contre des musulmans en 2000, ont été fusillés par un peloton d’exécution. Selon leur avocat, aucune preuve n’avait vraiment été annoncée pour prouver leur culpabilité (affaire évoquée ici). Le pape était intervenu en leur faveur.

RIP

MJ

Veillée pour les martyrs de l’islam : place Saint Michel

La veillée de prière annoncée ce matin a finalement lieu place Saint-Michel. Notre correspondant étant sur place, actualisez cette page régulièrement pour plus de détails.

1 19h30 : 100 à 150 personnes sont présentes mais d’autres continuent d’arriver. On note la présence de l’avocat Frédéric Pichon (président d’Europa Gentes) et de Bernard Antony (président de Chrétienté-Solidarité), de 2 prêtres (dont un de la FSSP). La population se distingue en deux classes d’âges fortement représentées (25-30 ans et 60-70 ans). L’ambiance est sympathique et la musique orientale.

Frederic_pichon 19h50 : Après Frédéric Pichon qui a dressé un grave panorama de l’avancée de l’islam en Europe, Richard Haddad discourt sur l’histoire et notamment sur les croisades qui n’ont pas été des entreprises de conquêtes impérialistes mais des guerres de libération face à l’Islam conquérant, afin de libérer les chrétiens asservis. Devant la place, une banderole demande "Une cathédrale à la Mecque" !

19h55 : Les gens continuent d’arriver. David Mascré, secrétaire général de l’Association des Amis de l’Abbé Jean Carmignac, commente la conférence de Benoît XVI à Ratisbonne.

20h00 : Le Libanais Tony Daoud entretient la foule de la résistance libanaise face à l’islam. La seule chose qui a fait tenir les chrétiens au Liban, c’est leur foi. Puis le chapelet est récité, animé par trois prêtres.

5 20h30 : Le chapelet se termine. Prions pour les chrétiens de tous pays, martyrs de l’islam.

20h40 : Bernard Antony rompt la veillée, qui a regroupé environ 200 personnes.

Michel Janva (avec CC & GR)

Demain j’arrête !

De fumer ? Non la politique. C’est promis… :

"Lors d’un dîner organisé par Daniel Vaillant mardi soir et réunissant la garde rapprochée de Lionel Jospin, il a été annoncé que celui-ci avait décidé d’être candidat à la candidature socialiste. Des pressions vont êtres exercés par les jospinistes pour tenter de rallier Dominique Strauss-Kahn et Jack Lang à cette candidature. Martine Aubry, elle, s’est déjà ralliée à l’ex-premier ministre."

…enfin jusqu’à la prochaine. Cigarette ? Non, candidature.

Michel Janva (source : Le Point)

10000 euros pour la Licra

C’est le montant de la subvention généreusement accordée par le Conseil régional de Rhône-Alpes.

MJ

Succès du premier « Wash for Life »

916stjamesNous avions évoqué ici cette sympathique initiative pro-vie, qui s’est tenue le week-end dernier aux Etats-Unis : à travers le pays, des milliers de jeunes ont lavé des voitures pour récolter des fonds destinés aux femmes enceintes en détresse. Résultat : plus de 80.000 dollars de recueillis. Et un beau témoignage !

Henri Védas

Du blog à la radio

David Fontey, de Vox Galliae, animera une chronique "rebelle" sur Radio Courtoisie. On pourra entendre la première samedi prochain, de 12 à 13 heures.

Henri Védas

Grosdidier, le rapport Machelon et l’atteinte aux libertés municipales

Le député de Moselle François Grosdidier, secrétaire national de l’UMP chargé de l’intégration, qui avait déposé en juin une proposition de loi visant à "modifier la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat" afin de "permettre aux collectivités locales de construire des lieux de cultes pour répondre aux besoins de leur population", et ce pour promouvoir l’égalité de culte entre l’islam et les autres religions, a estimé que :

"Les deux rapports commandés par (Nicolas Sarkozy) à MM. Machelon et Rossinot démontrent que le statu quo n’est pas tenable. Avec raison, le rapport Rossinot insiste sur les devoirs à rappeler, notamment l’obligation pour les élèves de suivre les cours ou encore l’interdiction de récuser un médecin pour des raisons religieuses. Avec raison aussi, le rapport Machelon propose aux communes de subventionner des lieux de culte".

François Grosdidier ne doit pas savoir lire. Ou plutôt, la lecture qu’on lui a faite du rapport Machelon (ici en pdf) est inexacte, car il ne s’agit pas seulement de permettre aux communes de financer la construction de mosquées mais, comme le fait remarquer Le Pen, de les y contraindre :

"Le rapport stipule qu’il faut obliger les maires à financer la construction de mosquées, et que les préfets devront poursuivre les récalcitrants, «de manière systématique», devant la justice administrative (page 29). […] Non content de porter atteinte – excusez du peu – au principe de laïcité et à l’identité de la France, le rapport Machelon fait peser une menace gravissime sur les libertés municipales".

Michel Janva

Le Pen à Valmy : Rémi Fontaine

… dit ses préventions sur le choix de ce symbole révolutionnaire, dans Présent de demain :

Devant les nombreuses caméras, Marine Le Pen, à qui revient l’idée de ce "pèlerinage" […], a redit que le FN a été mis au ban de la République de manière illégitime : "Le message de Valmy est un message de réconciliation entre la République et la nation." Si la réconciliation des "deux France" chère à Péguy est un voeu assurément louable […], le symbole de Valmy est tout de même particulièrement mal choisi pour le souligner. Quant on sait ce que représente réellement Valmy dans l’histoire révolutionnaire et qu’on se rappelle qu’il fut choisi en 1996 par les francs-maçons pour s’opposer dialectiquement à Jean-Paul II, venu en France célébrer son baptême par saint Rémi…

Autre symbole malheureux, on notera que Jean-Marie Le Pen a déposé une gerbe aux pieds d’une statue du général Kellermann, qui participa en 1793 (avec, certes, plus de réticences que d’autres – ce qui lui valut des ennuis) à la répression de la révolte des Lyonnais contre le totalitarisme de la Convention.

Henri Védas

Sarkozy vs les juges

On peut estimer qu’il est un peu facile de se dédouanner de ses propres responsabilités sur le dos des autres et que, ainsi, Sarkozy, célèbre pour son karcher et son discours démagogue, a certainement un peu tort de rejeter ses propres carences sur son petit camarade, Pascal Clément. Il n’empêche que ces petits règlements de compte auront au moins le mérite de faire connaître au public certains chiffres (concernant uniquement la Seine-Saint-Denis) pour le moins éloquents :

  • En 2005, 1651 mineurs ont été déférés au parquet de Bobigny. Seuls 132 d’entre eux ont été écroués (moins de 8%).
  • Durant les émeutes de 2005, 186 mineurs ont été interpellés et placés en garde à vue, parmi eux 93 étaient déjà connus des services de police (la moitié). Au final 85 mineurs ont été déférés devant le tribunal et un seul incarcéré !

Visiblement, les juges ne se contentent de condamner (avec force véhémence) que les déclarations de Sarkozy. On aimerait qu’ils soient aussi prompts à condamner les délinquants.

Michel Janva

Couvre-feu au Nigéria

Nous évoquions hier l’attaque d’églises par des musulmans au Nigéria. Les violences sont telles que les autorités de l’Etat nigérian de Jigawa (nord) ont imposé un couvre-feu de 20H00 à 06H00. 10 églises et de nombreux commerces appartenant à des chrétiens ont été brûlés. Le porte-parole de la police a précisé que de nombreux chrétiens s’étaient réfugiés dans des locaux de la police.

Michel Janva

Le rapport Machelon : un rapport islamiste

L’analyse d’Yves Daoudal sur la rapport Machelon, que nous évoquions hier, est sans appel :

"Il sera donc inscrit dans la loi, si cela est voté par le Parlement, que les communes peuvent subventionner, sans plafonnement, les «lieux de culte». […] La loi de 1905 proclame ceci : la République (art. 1) garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après : (art. 2) la République ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte. Dans le rapport Machelon, il n’est pas question de toucher à ces articles, qui sont le fondement de la loi dite de « laïcité ». Doit-on comprendre que les communes ne sont pas la République ? […]

En fait, le professeur de droit public a trouvé une astuce juridique. Une double astuce tordue, qui n’est vraiment pas digne du droit français. D’une part, explique-t-il, si la loi stipule que la République ne reconnaît ni ne finance aucun culte, cela n’a pas valeur constitutionnelle. Donc on peut s’asseoir dessus… (Je vous promets que c’est vrai, c’est aux pages 20 à 22.) D’autre part, […] il suffit de modifier l’article 19, qui permet déjà une dérogation au non-financement pour les «réparations», en l’étendant à la "construction". Et il suffit ensuite de modifier le code général des collectivités territoriales pour donner à celles-ci le droit d’accorder des aides à la construction de lieux de cultes.

Le droit ? Non. L’obligation. J’attire l’attention sur les pages 27 à 29, où le rapport dénonce les maires qui prétendent s’abriter derrière des règles d’urbanisme pour empêcher la construction de mosquées […]. Ainsi, poursuit le rapport, il faudra dans un premier temps «inciter» les maires, par voie de circulaire, à prévoir des espaces réservés aux mosquées dans leurs documents d’urbanisme."

Après cette excellente analyse, Daoudal fait quelques rappels sur la notion même de culte :

"[S]i l’église catholique est effectivement un lieu de culte, la mosquée ne l’est pas, ou du moins pas au même degré, et en outre elle est aussi tout autre chose. L’église est nécessaire au culte catholique, parce que c’est normalement dans une église, consacrée pour cela, que les catholiques offrent à Dieu le sacrifice prescrit. La mosquée n’est pas du tout nécessaire au culte musulman, car le culte musulman repose sur 5 piliers, et aucun de ces piliers ne nécessite une mosquée, ce qui est logique puisqu’il n’y a pas de sacrifice en islam (hors le sacrifice annuel du mouton, qui précisément ne se fait pas dans la mosquée).

Michel Janva

Menacer le Pape, c’est menacer l’humanité

Frattini Le commissaire européen à la Justice Franco Frattini a condamné les menaces formulées à l’encontre du pape Benoît XVI et a appelé les gouvernements des Vingt-Cinq à "défendre le message de tolérance" du souverain pontife :

"L’Europe devrait être unie pour défendre le message de tolérance du pape Ratzinger".

Le commissaire a affirmé que des commentaires prononcés contre le souverain pontife constituaient "une menace contre l’humanité, pas seulement contre la chrétienté. Le pape symbolise non seulement la religion, mais aussi le message de tolérance et de respect mutuel".

Michel Janva

A quand l’unité des chrétiens du Liban ?

Les chrétiens du Liban, divisés et marginalisés, se cherchent un projet politique pour faire face à la montée en puissance du parti chiite Hezbollah. Fadi Daou, directeur de l’Institut de sciences religieuses de l’Université Saint-Joseph, explique :

"Le danger avec le Hezbollah, qui s’estime vainqueur de cette guerre, est de voir le système s’enfoncer dans le communautarisme, ce qui accentuerait la marginalisation des chrétiens et risquerait de créer un face à face dangereux entre les sunnites et les chiites".

Le camp politique chrétien est aujourd’hui écartelé entre Samir Geagea, chef des Forces libanaises allié aux druzes et sunnites contre Damas, et le général Michel Aoun, chef du Courant patriotique libre allié au Hezbollah chiite soutenu par la Syrie. Entre ces camps, qui s’étaient affrontés à la fin de la guerre, le patriarche maronite Nasrallah Sfeir cherche à adopter une position neutre. D’autant que l’élection d’un nouveau président, une fonction réservée à un chrétien, prévue dans dix mois, risque d’aviver les tensions.

Les chrétiens représentent environ 38% des 3,5 millions d’habitants au Liban. Nombreux aujourd’hui sont les chrétiens qui souhaitent que soit créé un courant politique chrétien uni, qui pourrait faire contrepoids au courant sunnite et au Hezbollah.

Michel Janva

Rappel : ce soir à 19h

Chrétienté Solidarité, l’Agrif, Europa Gentes, Reconquête-Jeunesse, les Jeunesses Chrétiennes Libanaises, des groupes Coptes, Chaldéens, Arméniens organisent une veillée de prière et de solidarité avec les chrétiens persécutés et menacés des pays d’islam devant Notre-Dame de Paris, Place Jean-Paul II.

MJ

Benoît XVI a levé le tabou du laïcisme

Dans Le Figaro, André Grjebine (Directeur de recherche au centre d’études et de recherches internationales de Sciences po) ne partage pas la pensée de Benoît XVI sur l’alliance entre la foi et la raison exprimée dans ce qui restera la célèbre conférence de Ratisbonne. Néanmoins, il semble que, lui, a compris la pensée du Pape :

"en prétendant réintroduire l’idée de Dieu dans les fondements d’une éthique sociale, c’est toute la conception de la séparation de la religion et du politique, héritée des Lumières, que Benoît XVI remet en question".

Michel Janva

Putsch en Thaïlande : quel rôle a joué le roi ?

Sonthi20boonyaratglin Premier musulman à occuper les fonctions de commandant en chef de l’armée, le général Sonthi Boonyaratglin est le principal leader du coup d’état militaire qui a renversé le gouvernement sans effusion de sang. Le Premier ministre s’était opposé à ce général sur plusieurs dossiers et son remplacement à la tête de l’armée devait intervenir le mois prochain. Son accession au commandement de l’armée en octobre 2005 était déjà apparue comme une surprise alors que la majorité des postes à responsabilités avaient été accordés à des proches du Premier ministre. C’est grâce au soutien affiché de l’ancien commandant suprême des forces armées et du Président du conseil privé du roi, qu’il avait pu atteindre ces hautes fonctions. Il apparaît donc comme un proche du palais et a toujours assuré le roi de sa totale fidélité.

L’opposition le plus visible de Sonthi avec la politique du gouvernement s’est manifestée sur la répression de la rébellion islamiste à la frontière de la Malaisie. Il avait publiquement reconnu l’existence de listes noires constituées par les services de sécurité pour éliminer des militants islamistes malais. Il avait dénoncé les impasses d’une telle politique et lancé des initiatives de dialogue avec les populations musulmanes du Sud.

Il a démenti que le roi (78 ans) soit derrière le coup d’Etat, en précisant: "L’armée a agi conformément aux voeux de la population" :

"Nous avons estimé que le Premier ministre […] avait provoqué un clivage sans précédent dans la société, une corruption rampante, du népotisme et de l’ingérence dans des agences indépendantes qui n’arrivaient plus à fonctionner".

Toutefois, il a estimé que le premier ministre, au pouvoir depuis 2001, avait "insulté le roi de manière répétée" et il a affirmé hier bénéficier de l’assentiment du roi pour conduire l’exécutif intérimaire. Un communiqué lu à la télévision précise :

"Afin de maintenir l’ordre et la paix dans la nation, le roi a nommé le général Sonthi Boonyaratglin au poste de dirigeant du Conseil militaire pour la réforme politique".

Michel Janva (avec notre correspondant en Asie)

Hongrie : une 3e nuit d’émeute ?

Environ 3000 personnes sont rassemblées ce soir sur la place Kossuth de Budapest pour demander la démission du Premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany, qui a de nouveau exclu mercredi de quitter le pouvoir.

S’adressant à huis clos à des membres de son parti socialiste, celui-ci avait admis avoir menti sur son programme politique pour remporter les élections législatives et conserver le pouvoir :

Ferenc20gyurcsany "Nous mentions le matin, nous mentions le soir. Vous ne pouvez pas me citer une seule mesure gouvernementale dont nous puissions être fiers, si ce n’est de nous être accroché au pouvoir".

Contrairement à ses promesses, le gouvernement a été obligé d’appliquer une politique d’austérité pour faire face à la situation des finances et de l’économie hongroise.

Dix mille manifestants de partis de droite se sont rassemblés devant le parlement pour réclamer la démission du Premier ministre, aux cris de «1956», en référence au soulèvement antisoviétique. La manifestation s’est dirigée vers l’immeuble de la radio où elle a rapidement dégénéré en affrontements. Les bâtiments de la radio et des dizaines de voitures ont été incendiés.Budapest

Au point de vue politique, le Président de la République, Laszlo Solyom, qui ne peut prendre aucune mesure à l’encontre du gouvernement, a déploré la crise morale dans laquelle ces révélations plongeaient le pays. Le Premier ministre a pour sa part reçu le soutien de son parti et a exclu toute démission. Dans 2 semaines se dérouleront des élections locales, que la droite espère transformer en référendum national.

Michel Janva

Le Pen veut réconcilier les « deux » France

Au cours d’une conférence de presse, Jean-Marie Le Pen a explicité les raisons de son déplacement à Valmy. En voici les passages qui nous semblent les plus intéressants :

Valmy "Tramée de grandeurs et de faiblesses, chaînée d’erreurs et de succès, [l’histoire de France] est toute entière, d’un bout à l’autre, notre patrimoine français. Elle est un héritage sur lequel nous n’avons pas l’outrecuidance de réclamer un droit d’inventaire. Les 40 rois qui firent la France, les Républiques, les Empires dans les victoires et les défaites ont été l’Histoire de France. Contrairement aux modes débiles de notre temps – repentance et soumission – je dis : nous sommes fiers de la France, fiers d’être Français.

La Nation peut n’être pas républicaine, mais la République ne peut être que nationale. La République est cependant un terme ambigu. Il y a, en effet, des Républiques socialistes, soviétiques qui ont été ou sont des dictatures. Il y en a qui sont islamiques – République islamique d’Iran – et qui sont des théocraties. La République qui nous importe, c’est la République française, telle que définie par sa Constitution. Celle-ci précise qu’elle est une, indivisible (92), laïque, démocratique et sociale (58). […]

Parce que j’ai l’amour de la Patrie chevillé au corps, je suis donc fier de Valmy comme je le suis de tous les succès que l’Histoire a porté au crédit de la France et je fais partie de ceux qui disent que, si la France n’est pas née en 1789, elle ne s’est pas non plus arrêtée à cette date. J’assume le bon et le mauvais de mon pays aussi bien avant que depuis 1789 et, sur ce point, j’adhère à la formule anglaise qui veut que : "Right or wrong, my country !". […] Alors, Français et fiers de l’être, cessons de brasser la rancune. […]

Or, l’Etablissement politique oppose aujourd’hui complètement l’idéal républicain à l’idéal national […]. Depuis la commémoration du bicentenaire de la Révolution Française en effet, on ne célèbre plus en effet la République Française, régime politique d’un peuple vieux de plus de 2000 ans, mais une République universelle, abstraite, désincarnée."

S’ensuit une longue analyse du président du FN montrant que la République française n’est plus ni indivisible, ni laïque (en raison de l’islamisation que Le Pen condamne), ni démocratique, ni sociale.

"[N] ous savons que pour vivre et pour réaliser ses idéaux, la République ne peut être que nationale.[…] En 2007, pour les élections présidentielles et législatives, nous nous battrons seulement pour restaurer la République Française et par là-même, pour rétablir notre peuple dans ses droits fondamentaux, sans autre ambition que de servir notre peuple, tel Cincinnatus il y a 2 500 ans, quittant ses champs pour courir au secours de la Patrie, mais pour y revenir sitôt le devoir accompli."

Michel Janva

Vers le financement des mosquées ?

Le rapport de la commission Machelon, chargée d’aménager la loi de 1905 régissant les relations entre l’Etat et les cultes, propose que les communes puissent financer la construction d’églises, mosquées, synagogues et temples, ce qui était jusqu’ici interdit. Ce rapport, remis mercredi au ministre de l’Intérieur, chargé des Cultes, préconise par ailleurs plusieurs aménagements du texte, notamment en ce qui concerne le régime juridique des associations, l’immobilier cultuel et les cimetières. Les communes se voient reconnaître la possibilité de subventionner sans plafonnement la construction de lieux de culte.

Commentant le rapport dans La Croix, Nicolas Sarkozy a estimé qu’il était "juste" que chacun puisse pratiquer son culte. "Pour lutter contre l’intégrisme et le communautarisme, il faut que toutes celles et tous ceux qui ont la foi puissent la vivre et la pratiquer en toute égalité (…) à condition de respecter l’ordre public".

La commission a décidé d’assouplir le régime juridique des associations cultuelles. Jusqu’ici on distinguait les associations strictement cultuelles de celles qui dépendaient de la loi de 1905 (laquelle n’avait pas tout prévu, notamment pour les musulmans), désormais, la le cadre juridique est plus "contemporain".

Michel Janva

4 églises incendiées au Nigéria

Des jeunes de l’Etat de Jigawa, dans le nord du Nigeria, ont attaqué des églises et des commerces appartenant à des chrétiens. Les violences ont commencé lorsque la police a tenté de repousser avec des gaz lacrymogènes une cinquantaine de musulmans qui voulaient se rendre chez un de leur chef pour exiger des sanctions contre une jeune femme qui aurait selon eux insulté le prophète. La jeune fille est sous la protection de la police.

Un journaliste local, Hassan Karofi, a déclaré avoir compté au moins 6 blessés, 40 magasins et quatre églises incendiés.

Michel Janva