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L’Unef conteste les élections

Unef L’Unef a perdu sa place de 1ère organisation étudiante lors des élections du CROUS, qui se sont déroulées du 21 au 23 mars dans les 26 académies. L’organisation, très proche du PS, qui avait appelé au boycott du scrutin, a obtenu 35 sièges contre 89 en 2004, une déculottée qui la place derrière la FAGE. C’est désormais ce réseau regroupant 1400 associations d’étudiants qui est majoritaire, avec 79 sièges, contre 33 en 2004. En 3ème position arrive l’UNI qui double sa représentation (27 sièges contre 13) et devance la liste PDE (17 sièges au lieu de 19). SUD Etudiants/FSE et la Confédération étudiante font des scores ridicules.

A Paris, le RED talonne l’Unef, largement perdante (1 élu).

Ces élections ont été émaillées de nombreux incidents, notamment des vols d’urnes. L’Unef avait tenté dans un premier temps de faire reporter le scrutin. Ses collègues anarchistes veulent boycotter les résultats. L’Unef a annoncé vouloir déposer dans plusieurs académies des recours devant le tribunal administratif pour obtenir l’annulation des élections.

Mauvais perdants.

Michel Janva

Création de cardinaux

Arton7841 Le pape Benoît XVI a présidé ce matin place Saint-Pierre la messe clôturant le premier consistoire de son pontificat convoqué pour créer 15 nouveaux cardinaux (en photo : le nouveau cardinal Levada, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi). Les 15 nouveaux cardinaux, revêtus de blanc et or, ont célébré avec lui cette messe suivie par plusieurs milliers de fidèles et par les représentants des autorités politiques de nombreux pays étrangers (Pascal Clément pour la France). Afp_060324consistoire15cardinaux_n Les autres cardinaux, qui ont suivi la célébration aux premiers rangs du public, étaient eux en pourpre, la tenue de choeur qui leur est réservée. Durant la messe, qui a commencé à 10H30, le pape Benoît XVI a offert aux nouveaux cardinaux un anneau pastoral en or frappé d’un crucifix et du sceau papal, symbole de leur engagement et de leur fidélité :

"Que votre acceptation de cet anneau soit pour vous le renouvellemement du ‘oui’ et du ‘me voici’ que vous avez adressés au Seigneur Jésus qui vous a choisis et à sa sainte Eglise que vous êtes appelés à servir avec l’amour d’un époux".

Vendredi, pendant le consistoire, Benoît XVI leur avait remis la barrette, coiffe rouge à trois cornes insigne de leur fonction.

Michel Janva

Une nouvelle loi sur l’Histoire

Tandis que des centaines d’historiens et d’universitaires demandent l’abrogation des lois qui enfreignent la liberté de la recherche historique, une cinquantaine de députés UMP ont déposé un projet de loi visant à aggraver la loi Gayssot sur le révisionnisme, (2854è proposition de loi relative à l’incrimination pénale de la contestation publique des crimes contre l’humanité).

Depuis le 1er mars 1994, les crimes contre l’humanité figurent dans le nouveau code pénal français. Mais selon un principe fondamental du droit pénal, l’incrimination ne peut s’appliquer à des faits antérieurs à son entrée en vigueur, soit avant le 1er mars 1994. Cette proposition de loi vise à instaurer la rétroactivité dans ce domaine. Cette loi vise en fait à punir les négateurs du génocide arménien. Certes, punir les Turcs qui nient le génocide arménien peut sembler être une bonne chose. Mais une nouvelle loi dans ce domaine constitue une nouvelle atteinte à la liberté d’expression et à la nécessaire séparation entre l’Etat et la recherche historique.

Parmi les signataires de cette proposition on retrouve Manuel Aeschlimann, Eric Raoult, Olivier Dassault, Nicolas Dupont-Aignan…

Michel Janva (via Faits & Documents)

Le mouvement anti-CPE sera-t-il asphyxié par les bandes ethniques ?

Michel évoquait la convergence croissante au cours de la semaine passée des actions violentes de l’extrême-gauche anti-CPE et de celles de voyous de Bandesenaction_mars2006banlieue. Cette convergence ne signifie toutefois pas amitié inconditionnelle (via Vox Galliae) : lors des émeutes des Invalides, des heurts brutaux ont opposé des bandes ethniques à des gauchistes, que les premiers avaient apparemment pris pour… des skinheads. Le site identitaire Novopress a recueilli sur un site anarcho-syndicaliste des commentaires outrés :

« J’suis arrivé au moment où les lascars commençaient à attaquer le reste du cortege CNT [anarcho-syndicalistes], apparement au début ils les ont pris pour des “skin” […] puis après voyant une legere resistance des centaines de bonhommes sont arrivés de partout. On s’est fait caillaisser, charger et prendre à 15 contre 1.
Plusieurs blessés apparement j’en sais pas beaucoup plus. »

« Sinon, n’étant pas de paris, j ai vraiment été super impressionné, par leur nombre, j’imaginais pas qu ils étaient nombreux a ce point…
Pis quand meme super triste, voir répétitivement, des jeunes se faire massacrer seul contre 30 voir plus… ca fout les boules. »

Comme l’ont assez largement rapporté les médias, le cortège principal a lui aussi eu affaire à des bandes ethniques. Un journaliste du Monde a suivi une de ces bandes (toujours via Vox Galliae) :

Il faudrait pouvoir décrire minute par minute la violence inouïe de ces jeunes – une quarantaine de garçons et une dizaine de filles, nettement plus calmes – venus principalement de Bobigny et de Drancy (Seine-Saint-Denis) : les claques distribuées au hasard alors qu’ils courent le long du cortège ; les petits groupes de cinq ou six personnes qui se jettent sur un lycéen, le font tomber et le rouent de coups ; les jeunes filles tabassées à coups de pied ; les "balayettes", dont ils sont si fiers, qui renversent leurs victimes ; les pierres jetées aux policiers ; les portables volés, les appareils photo arrachés. On les suit et on voit leurs sourires, on les entend se raconter leurs performances : "T’as vu ce que je lui ai mis !" Au moins une quinzaine d’agressions ont ainsi été commises en une heure par le groupe. […]

"J’aime bien frapper la police. J’attends la bavure, comme ça, ça tournera à l’émeute", explique un des leaders du groupe, âgé d’une vingtaine d’années, qui refuse de donner son prénom.

C’est la réplique des agressions lors de la manifestation lycéenne du 8 mars 2005 contre la loi Fillon sur l’éducation, qui avaient popularisé le terme "racisme anti-Blancs". Asphyxié par ces violences, le mouvement lycéen ne s’en était pas remis : les manifestations suivantes avaient été de moins en moins fournies.

Henri Védas

Monument pro-vie à Malte

MaltapresidentLe président maltais Edward Fenech Adami inaugurera demain matin (25 mars… l‘Annonciation !) un monument, dédié à l’enfant à naître, qu’a fait dresser l’association pro-vie Gift of Life (le Don de la Vie).

Henri Védas (Via Lifesite)

Profanations de chapelles bretonnes : l’AGRIF déboutée

Clip_image004_045_1Comment oublier la vague d’incendies et de profanations de lieux de cultes catholiques qui a frappé la Bretagne en début d’année ? L’AGRIF avait fort logiquement demandé à se porter partie civile dans la plainte contre les deux satanistes qui ont avoué les faits. Présent de demain rapporte la réponse du juge d’instruction : il a débouté l’AGRIF. Avec cette justification incroyable :

[A]ucun élément du dossier ne permet d’affirmer en l’état, que les mis en examen ont voulu porter atteinte par leurs actes de dégradations ou de destructions à la religion catholique de manière spécifique et déterminée.

Henri Védas

La gauche unie pour le droit de vote des immigrés

Stdenis7c3 Dimanche 26 mars, François Hollande, Marie-George Buffet, Yann Wehrling (Verts), Olivier Besancenot et Arlette Laguiller se retrouveront à la mairie de Saint-Denis, pour parrainer le premier référendum d’initiative locale sur le droit de vote des étrangers aux élections locales. Jugée "illégale" par la préfecture de Seine-Saint-Denis, puis annulée, le 23 février, par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise – au motif que son objet ne relève pas de "la compétence de la commune" -, cette consultation a tout de même été maintenue par Didier Paillard PC, maire de Saint-Denis. D’autres personnalités ont répondu à son invitation, parmi lesquelles Danielle Mitterrand, Mgr Jacques Gaillot, le footballeur Basile Boli, Fadela Amara (Ni putes ni soumises), Dominique Voynet, ou encore Mouloud Aounit (MRAP).

En attendant, de violents incidents se sont produits dans la galerie marchande de Saint-Denis Basilique, aujourd’hui.

Michel Janva

Intimidation anti-démocratique à Rennes II

Un témoignage d’universitaire sur Liberté politique :

Le sommet a été atteint le lundi 13 mars : ce jour-là, la présidence avait enfin décidé d’organiser un vote avec comptage des voix sur la question du blocage, vote étalé sur toute l’après midi. Le comité anti-CPE, craignant de perdre face à la marée montante de la majorité silencieuse qui attendait son heure dans le calme, a organisé, avant le dit vote, et alors que tous les étudiants désirant voter n’étaient pas encore présents sur le campus, un vote préalable, à main levée, assez confus, au terme duquel ledit comité, à la fois juge et partie, a proclamé le maintien du blocage.

Le président estimant pour sa part que cela méritait quand même d’être vérifié par un comptage individuel, lança l’opération de vote qu’il avait prévu, mais celle-ci fut interrompue au bout d’une demi-heure par l’intervention d’une sorte de commando cagoulé qui, usant de la force face au personnel légitimement paniqué, et sous les insultes des étudiants anti-blocage, a réussi à faire interrompre le vote, obligeant le président à ordonner la dispersion … des anti-blocage. Il semble dès lors que la voie choisie par la présidence soit d’attendre que le gouvernement cède […].

La paroxystique situation rennaise […] est […] révélatrice de l’inquiétante prise en otage de la gauche modérée par la gauche ultra, qui la terrorise par ses discours et, ici, sa pression physique. C’est ainsi que l’université prend des allures de territoire perdu pour la République.

Et un témoignage de plus à verser au dossier (merci à alphacharlie pour cette photo qui en dit long sur l’ambiance… démocratique).

Henri Védas

Bonnes nouvelles sur le front anti-blocage

en province :

Aix Marseille : des étudiants ont déposé un référé pour demander la levée des blocages

    Caen : le référendum est remporté à 57% par les étudiants anti-blocage

      Marne la Vallée et Paris 8 reprennent les cours

        Chambéry a voté la reprise des cours

          Grenoble devrait suivre le même chemin puisque le tribunal administratif a donné raison aux anti-blocages

            Limoges : les étudiants de la fac de droit reprennent les cours

              Lyon 2 reprend les cours

                Metz : les étudiants votent contre la grève et contre le blocage

                  Reims : plusieurs centaines d’étudiants font un sit-in pour demander la levée du blocage

                  Henri Védas

                  Emeutes étudiantes : premier bilan

                  Sarko_2 Sarkozy a affirmé vendredi que 1420 fauteurs de troubles avaient été interpellés, dont 630 hier (262 à Paris), depuis le début du mouvement anti-CPE. Il a précisé que 453 membres des forces de l’ordre avaient été blessés, dont 90 pour la seule journée de jeudi.

                  Par ailleurs, des syndicats de police ont expliqué que les autorités avaient décidé de n’intervenir contre les voyous qu’après la dislocation des cortèges… Mais les manifestants sont aussi des casseurs.

                  Michel Janva

                  Chasse au chrétien en Afghanistan

                  Af193020afghanistan2019301973_2 L’affaire Abdul Rahman est loin d’être un cas isolé. Le Bafweb rapporte que la médiatisation internationale a déclenché une intensification de la persécution et l’arrestation d’autres chrétiens afghans. 2 autres arrestations ont été rapportées. Un afghan récemment converti a été agressé devant son domicile par un groupe de 6 hommes. Il a été tabassé et a perdu connaissance. Il n’est revenu à lui que deux heures plus tard à l’hôpital. "Notre frère tient bon, malgré les hostilités et les coups" a déclaré un de ses amis. Plusieurs chrétiens ont été interpellés par la police, à domicile, au travail ou ont reçu des menaces par téléphone.

                  Michel Janva

                  Dissolution du CFCM ?

                  La Grande Mosquée de Paris et la Fédération nationale des musulmans de France (FNMF) annoncent qu’elles suspendent à compter d’aujourd’hui leur participation aux instances du Conseil français du culte musulman (CFCM). Dans un communiqué commun, Dalil Boubakeur (très silencieux sur l’affaire Abdul Rahman), recteur de la Grande Mosquée de Paris (qui soutient la loi contre l’islamophobie), et le président de la FNMF, Mohamed Bechari, expliquent que de "graves dissensions" règnent au sein du CFCM, empêchant de parvenir "aux équilibres du fonctionnement de cette institution".

                  4 organisations sont représentées au sein du bureau exécutif du CFCM : la Grande Mosquée de Paris (proche de l’Algérie), la FNMF (proche du Maroc), l’Union des organisations islamiques de France (UOIF, proche des Frères musulman) et le Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF). En juin, les élections au CFCM avaient été remportées par la FNMF (19 des 43 sièges au conseil d’administration), avec un recul de l’UOIF, qui dispose à présent du même nombre de sièges (10) que la Grande Mosquée de Paris.

                  Arbib A noter en passant que le tout nouvel aumônier musulman dans l’armée française, Abdelkader Arbi, est conseiller municipal socialiste de la ville de Cléon

                  Michel Janva

                  Le silence médiatique du Front National

                  0204f005h Jean-Marie Le Pen s’est plaint auprès du Conseil supérieur de l’Audiovisuel (CSA) de l’ostracisme médiatique dont souffre le FN. Mardi, une délégation frontiste (Bruno Gollnisch, Marine Le Pen, Jean-François Jalkh, Alain Vizier, Wallerand de Saint-Just) a été reçue par Dominique Baudis. Le Président du CSA s’est engagé à demander aux directeurs de chaînes de veiller à une plus grande pluralité.

                  Le Président du FN a souligné que la crise du CPE dévoile justement "une espèce d’incompatibilité de langage, une impossibilité d’écoute, d’expression" puisque le Parlement par le choix du mode de scrutin qui préside à son élection, "interdit au Front National, mais aussi à d’autres formations politiques importantes" d’être représentés, d’où une absence de véritables débats de fonds.

                  Il estime que l’instauration de la proportionnelle permettrait de retrouver les chemins du dialogue et d’une véritable démocratie, respectueuse de tous les Français, "moyen simple" de rendre la confiance au peuple dans ses institutions et dans les pouvoirs publics. Le Pen a rappelé mercredi que le FN avait été totalement interdit d’antenne lors des émeutes du mois de novembre, pourtant largement liées au phénomène de l’immigration. Or, en période de crise, il est plus que jamais nécessaire de faire connaître l’opinion des différents acteurs de la vie politique.

                  Michel Janva

                  Les étudiants responsables des violences

                  L’analyse de Daoudal sur les manifestants-casseurs :

                  "Les médias(…) en sont toujours au schéma selon lequel il y a de gentils lycéens et étudiants qui défilent pacifiquement contre le CPE, et de méchants casseurs (…). Une des applications de cette vision mythique de la réalité, imposée par la gauche, est qu’elle permet de stigmatiser les forces de l’ordre, donc le gouvernement, quelle que soit leur attitude. Si elles interviennent dès les premières tentatives de violence, c’est une "provocation policière" (…). Mais lorsqu’elles n’interviennent pas tout de suite (…), c’est que le gouvernement fait exprès de laisser agresser les gentils étudiants par les méchants casseurs.

                  Dans le hit parade de la mobilisation anti-CPE et des violences, Rennes occupe une place de choix. (…) Mercredi, leur prétendue "assemblée générale" a publié un communiqué (…) : "Les "exactions" sont majoritairement des actions menées par les manifestants, conformément à ce qui a précédemment été voté en AG par des milliers (sic) d’étudiants. Les affrontements pouvant parfois en découler sont liés à notre mouvement." (…)

                  Captvmi10503231937 On remarquera que le communiqué ne justifie pas seulement les violences commises par les étudiants, mais celles qui sont commises par "les manifestants" en général. (…) Un militant rennais de Sud Etudiant et de la LCR l’explique au reporter de l’AFP: "Un mix est progressivement en train de s’opérer entre la crise des banlieues et le mouvement anti-CPE. Depuis une semaine des jeunes des banlieues viennent défiler avec nous et participent aux violences." Tandis qu’un "ex-lycéen au chômage, membre du service d’ordre du Comité d’action lycéen", avertit, avant le début de la manifestation, qu’il y aura des violences en fin de parcours, et que "c’est voulu". D’ailleurs, ajoute-t-il, il ne faut pas dire "casseurs", mais "insoumis".

                  Halte donc à la désinformation.

                  Michel Janva

                  Vatican : programme des discussions

                  Benoît XVI a rassemblé le collège cardinalice depuis hier au Vatican pour évoquer les questions d’actualité touchant la vie de l’Eglise : les évêques émérites, la question soulevée par Mgr Lefebvre, et le dialogue avec l’Islam.

                  Pour la question de «la situation des évêques émérites», on sait que la norme canonique de Paul VI fixe l’âge de 75 ans pour la renonciation à la charge pastorale d’un diocèse. Il se pourrait que cet âge soit relevé. Il y aurait en effet, dans le monde, 900 évêques émérites

                  Le second thème : «la question soulevée par Mgr Lefebvre et la réforme liturgique voulue par le concile Vatican II».

                  Le pape a indiqué comme troisième thème les «questions liées au dialogue entre l’Eglise et l’Islam».

                  Les débats ont eu lieu à huis clos. Au cours de la matinée, se sont succédées des interventions du cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la congrégation pour les Evêques, sur le thème des évêques émérites ; du cardinal Darío Castrillón Hoyos, président de la Commission Ecclesia Dei, sur la question des disciples de Mgr Lefebvre. 20 cardinaux sont intervenus sur ce thème. Les travaux se sont poursuivis dans l’après-midi avec les interventions du cardinal Francis Arinze, préfet de la congrégation pour le Culte divin et la discipline des sacrements, et du cardinal Angelo Sodano.

                  Michel Janva

                  16h00 : un quatrième thème (lié au second) a fait l’objet de débats sur l’usage du Missel de St. Pie V.

                  L’Unef, filiale du PS

                  Lu dans Valeurs Actuelles :

                  0102059885400 "Le très médiatique Bruno Julliard, leader de l’Unef, qui affirme avoir rendu sa carte du PS après son accession à la tête du syndicat étudiant – le plus en pointe contre le CPE –, n’est autre que le fils d’Arlette Arnaud-Landau, la maire socialiste du Puy-en-Velay et vice-présidente du conseil régional d’Auvergne."

                  Michel Janva

                  Affaire Abdul Rahman – “Rejeter l’Islam c’est insulter Dieu”

                  Face aux pressions et à l’indignation internationales, d’influents responsables religieux exigent que Abdul Rahman soit exécuté, sans quoi ils pourraient inciter le peuple à le "réduire en morceaux". Mais les autorités afghanes, qui cherchent une sortie de la crise, évoquent désormais de plus en plus son état psychique, qui pourrait lui éviter des poursuites. Karzaï assure qu’il sera sauvé. Plusieurs responsables musulmans afghans ont réclamé que la peine de mort soit prononcée : "Rejeter l’Islam c’est insulter Dieu. Nous ne permettrons pas que Dieu soit humilié. Cet homme doit mourir", a déclaré Abdul Raoulf -qui est considéré comme une voix modérée.

                  "Il n’est pas fou. Il est allé devant les médias et a avoué être chrétien", a commenté Hamidullah, qui dirige la mosquée Haji Yacob à Kaboul. "Le gouvernement a peur de la communauté internationale. Mais le peuple le tuera s’il est libéré". "Coupez-lui la tête", a exigé Raoulf. "Nous en appellerons au peuple afin qu’il le réduise en morceaux pour qu’il ne reste rien". "Il faut donner l’exemple", estime de son côté Mirhossain Nasri de la mosquée Hossainia, en colère de l’ingérence de pays étrangers. "Il doit être pendu". "Nous sommes des musulmans et ceci sont nos croyances. Ceci est beaucoup plus important pour nous que toute l’aide que le monde puisse nous offrir".

                  Michel Janva

                  Casseurs : que fait Nicolas Sarkozy ?

                  Selon des témoignages de proches, membres des forces de l’ordre, la consigne émanent du ministère de l’Intérieur est claire : pas d’intervention. Les forces de l’ordre ont pour mission de bloquer les rues avoisinantes aux cortègex mais surtout de n’y pas interenir… et de laisser les casseurs faire leur ‘métier’. A un commandant d’escadron de gendarmerie, dont les hommes étaient violemment agressés la semaine dernière boulevard Saint-Michel et qui demandait soit du renfort, soit l’autorisation de se défendre, il a été répliqué : "Vous avez pour mission de tenir votre position. Point." Actuellement, une quinzaine de ces soldats sont à l’hôpital pour, notamment, traumatismes craniens. Les forces de l’ordre comptent des dizaines de blessés graves, dont les médias ne parlent pas ou peu.

                  Le but recherché par le ministre Sarkozy est double :

                  montrer la réalité de la gauche aux Français, qui par peur, voteront à droite aux prochaines élections. Le risque de Sarkozy, c’est que ces Français pourraient voter pour une vraie droite ;

                  faire porter la responsabilité de ces violences au CPE et donc à Villepin, son adversaire politique qu’il veut discréditer, afin de se poser en alternance (en ‘rupture’ comme il dit) de la chiraquie. Le risque pour lui, c’est que les Français lui fassent porter la responsabilité du désordre.

                  Il faut savoir, devant ces émeutes, que les forces de l’ordre ont les capacités d’intervenir. Mais il leur manque l’ordre. Et celui-ci ne viendra pas par calcul politico-médiatique.

                  Michel Janva

                  La parole aux anti-blocage

                  … dans Valeurs actuelles d’aujourd’hui (extrait):

                  Réussissez-vous à vous faire entendre dans les amphis ?.
                  Julie C’est très difficile. Les bloqueurs sont souvent violents, surtout à Tolbiac. Quand on dit qu’on est contre le blocage, on se fait traiter de fasciste ! […]
                  Jean-Baptiste Le seul moyen de se faire entendre, c’est d’arriver plus nombreux qu’eux. Ils ne comprennent que le rapport de force. On l’a fait une fois. Du coup, ils ont repoussé l’AG… Ils refusent tout débat, tout référendum. Certains ont pour modèle la révolution bolchevique : ce sont eux qui le disent !

                  Quand on fait le compte, pourtant, les étudiants qui manifestent contre les blocages ne sont pas si nombreux…
                  Pierre Beaucoup ont peur des casseurs, ça se comprend quand on les voit à l’œuvre. Quand on organise des rassemblements, devant la Sorbonne ou l’Hôtel de Ville, on reçoit des e-mails d’étudiants qui nous demandent si les forces de l’ordre seront présentes.
                  Jean-Baptiste Il faut reconnaître qu’on est moins bien organisé que les bloqueurs. Mais ça s’explique : l’extrême gauche ne fait quasiment que ça. Donc, forcément, ils ont une tradition de mobilisation qu’on n’a pas…

                  A propos de mobilisation : un nouveau rassemblement anti-blocage (et plus généralement anti-chienlit) aura lieu, à l’appel entre autres de Liberté chérie et SOS Education, à 15 heures dimanche place de l’Hôtel de Ville à Paris.

                  Henri Védas

                  Mouvement anti-CPE : vers l’implosion ?

                  L’establishment du mouvement anti-CPE vient de connaître trois échecs :

                  D’abord les élections des CROUS, en cours actuellement région par région : elles sont en train de tourner à la déroute pour les syndicats de gauche. A Paris, L’UNEF (gauche) s’effondre de 38,28% (en 2004) à 11,68% – surtout au profit du syndicat centriste/apolitique FAGE; l’UNI (pro-UMP) passe de 14,32% à 16,41%; le RED ("droite sans complexe") passe de 3.67% à 8.03 % des suffrages exprimés. Certes, l’UNEF avait appelé à boycotter les élections, qui ont connu de graves tentatives de sabotage – mais elles ont connu une participation convenable. Peut-être un vrai retour de bâton au détriment des syndicats de gauche.

                  La modestie des manifestations d’aujourd’hui, comme le note l’UNI : malgré la montée sur Paris d’étudiants provinciaux, la mobilisation y est 35% moins forte qu’il y a une semaine, d’après les chiffres de la police (23.000 contre 33.000). Sur toute la France, pour la police toujours, le total est passé de 247.000 à 220.000.

                  Enfin, la montée en puissance de l’aile jusqu’au-boutiste du mouvement, dans le quartier de l’Assemblée et de la Sorbonne. Des témoins que j’ai eus au téléphone indiquent que la jonction entre militants anarchistes et bandes de banlieue se confirme.

                  Henri Védas

                  Le quartier de l’Assemblée en état de siège

                  Planinvalides Un lecteur nous transmet des témoignages (cliquer sur la carte du quartier pour l’agrandir):

                  "Heurts entre forces de l’ordre et casseurs sur l’esplanade des Invalides" nous disent les media…
                  Témoignages de deux amis, l’un attaché parlementaire et l’autres photographe, tous les deux sur les lieux, joints par téléphone :
                  Devant la horde anarcho-banlieusarde les gendarmes ont dû évacuer les bureaux des parlementaires et les ont regroupés sur le toit, barricadant les escaliers.
                  La racaille a pénétré rue de l’Université, derrière l’Assemblée, la Garde Républicaine a effectué ses premières sommations et se promenait sabre au clair dans l’enceinte de l’assemblée…
                  On parle aux news de quelques voitures incendiées, mais c’est aussi l’intégralité des voitures stationnées sur l’esplanade qui ont eu leurs vitres brisées (environ 200 voitures).
                  Une dizaine de magasins ont été intégralement pillés, ainsi qu’un appartement en rez-de-chausée, habité par une vieille dame, intégralement saccagé et taggé.
                  La police annonce 420 arrestations à Paris [erratum : dans toute la France, selon France-Info, qui parle de 140 arrestations dans le quartier des Invalides].

                  Henri Védas

                  Add. 22H05 : un autre lecteur, témoin occulaire, considère que ce témoignage est exagéré (voir les commentaires).

                  Add. 22H50 : Inval Invalides (origine des photos : ici)

                  La propagande discrète de l’AFP

                  Comment faire d’une infographie un acte partisan ? En surlignant en rouge les chiffres des organisateurs, de préférence à ceux, beaucoup moins intéressants, de la police :

                  Via Le Conservateur.

                  Henri Védas

                  Abdul Rahman : la mobilisation enfle

                  Nous nous étonnions hier de l’indifférence de la presse française devant le sort de cet Afghan coupable de s’être converti au christianisme. C’est maintenant moins vrai : Le Monde, Le Figaro l’évoquent aujourd’hui.

                  Il faut dire que de nombreuses voix se sont désormais élevées à travers le monde occidental, et pas seulement aux Etats-Unis, pour s’indigner de son sort :

                  Le premier ministre canadien a appelé le président afghan : "J’ai appelé aujourd’hui le Président Karzai pour exprimer mes graves inquiétudes à propos du cas Rahman et la question de la liberté religieuse en Afghanistan."

                  Angela Merkel  a fait de même :

                  La presse allemande a de son côté rapporté que le président afghan Hamid Karzaï avait assuré jeudi par téléphone à la chancelière allemande Angela Merkel que le cas d’Abdul Rahman "pourrait être réglé rapidement" et "en accord avec les obligations internationales" de l’Afghanistan, qui incluent en théorie le respect de la liberté de culte.
                  La mobilisation internationale pourrait pousser le tribunal afghan à "botter en touche", sans pour autant que abolie la loi inique qui menace Abdul Rahman. Yves Daoudal :
                  [L]es réactions internationales, et l’étroite dépendance du gouvernement afghan vis-à-vis des Américains et de l’OTAN, pourraient conduire à ce que Abdul Rahman échappe à la peine de mort. Si le président Karzai fait mine de se retrancher derrière l’indépendance de la Justice (sic), la Cour suprême de Kaboul a trouvé une solution: “L’accusé a peut-être un problème psychologique. Son cas doit être étudié par les autorités médicales. S’il est prouvé qu’il a un problème mental, il pourrait ne pas être jugé.” Reste à savoir s’il serait alors défini comme fou dangereux ou simple d’esprit…

                  Henri Védas

                  PS : à 20h ce soir, émission spéciale de Bafweb Radio consacrée à l’affaire.

                  En ce moment à Paris : c’est l’émeute

                  Plusieurs milliers de lycéens et d’étudiants défilent actuellement dans les rues de Paris. En amont du cortège, des actes de violence et de vandalisme ont été commis par plusieurs centaines de casseurs. Partis de la place d’Italie vers 14h30, les manifestants doivent se rendre jusqu’à l’esplanade des Invalides. Certains tenteront certainement d’aller à l’Assemblée, voire à Matignon.

                  La situation est tendue en tête de cortège où des bandes de jeunes casseurs ont cassé plusieurs abribus et vitrines de magasins. Certains magasins ont fermé leurs rideaux de crainte d’autres dégâts.

                  Vers 15h30, le cortège se dirigeait sur le boulevard de Montparnasse en direction des Invalides. On peut voir certains jeunes casseurs courir pour éviter le service d’ordre.

                  Michel Janva

                  17h00 : des dizaines de voitures ont été dégradées près des Invalides par des casseurs.

                  18h00 : de violents affrontements opposent des centaines de jeunes et des CRS sur l’esplanade des Invalides. Plusieurs voitures et un magasin étaient en feu peu après 17H30 rue Saint-Dominique à l’angle de l’esplanade des Invalides.

                  Abdul Rahman, disciple de Jésus-Christ

                  Lu sur Bafweb :

                  Abdulrahman_1 "Finir pendu ? Je l’accepte. Mais je ne suis ni un infidèle, ni un apostat, je suis un disciple de Jésus-Christ" a déclaré le futur martyr, condamné pour s’être converti.

                  Sa famille essaie de le faire passer pour dingue pour lui sauver la vie. "Nous allons le découper en petits morceaux" a déclaré Hosnia Wafayosofi , son geôlier, aux journaliste du Chicago Tribune.

                  Vous pouvez protester auprès de l’ambassade d’Afghanistan de Paris par mail [email protected], courrier 32 avenue Raphaël – 75016 PARIS,  téléphone : 01 45 25 05 29 ou fax : 01.45.24.60.68

                  Michel Janva

                  Après Poitiers, Tours

                  Hier, la ville de Poitiers a été bloquée durant 3 heures. Aujourd’hui, 600 lycéens ont envahi les voies de la gare de Tours (à 12h15) !

                  En Seine-Saint-Denis, quelques incidents ont déjà eu lieu ce matin avec des caillassages devant les lycées Jacques-Brel (La Courneuve) et Olympe-de-Gouge (Noisy-le-Sec). A Savigny-sur-Orge (Essonne), les jeunes ont caillassé des voitures de police et 2 voitures ont été retournées.

                  L’émeute guette. Et pas uniquement en banlieue.

                  Michel Janva

                  Blocages anarchistes : que fait “l’autorité” ?

                  Hier matin, entre 800 et 1000 jeunes ont bloqué les principales voies d’accès au centre de Poitiers pendant 3 heures, transformée en ville quasi déserte. Les étudiants ont convergé depuis l’université vers 7h en direction de sept points de circulation qu’ils ont bloqués avec des palettes ou des poubelles. Après l’intervention des forces de police, la situation est redevenue normale vers 10h. Visiblement le mouvement anarchiste est parfaitement organisé…

                  Des échauffourées ont opposé une centaine de jeunes aux forces de l’ordre au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) lors d’une manifestation lycéenne. Ensuite, pendant plus d’une heure, une centaine de jeunes ont caillassé des policiers et les CRS qui leur faisaient face. Des jets de pierre ont également eu lieu à proximité de lycées de Noisy-le-Sec et Villepinte. Des incidents ont éclaté durant la manifestation de ce matin à Marseille. Quelques groupes de jeunes visiblement sans rapport avec la manifestation ont caillassé les forces de l’ordre et leurs véhicules. Les gardes mobiles ont immédiatement réagi par des tirs de gaz lacrymogène. La manifestation est arrêtée.

                  Anar Hier, 59 universités et quelques 500 lycées étaient toujours bloqués ou fermés. Et souvent dégradés. Les enseignants et chercheurs de l’EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales) avaient fait de leur école un lieu de débat. Hier soir, ils sont sortis «sous les injures», laissant leur bâtiment à une cinquantaine d’occupants extérieurs à l’école. La présidente déplore le vol d’une dizaine d’ordinateurs, contenant des années de recherche, et des dégradations, comme le saccage de la salle de vidéoconférences. Elle a osé demander l’aide des forces de l’ordre. Sans effet, jusqu’à hier soir. Les occupants ne sont pas étudiants. Une banderole les présente :

                  "Travailleurs, sans papiers, taulards, étudiants, lycéens, chômeurs, précaires, […] pianistes, squatters, chiens, chats". "Nous ne sommes pas là pour pleurnicher sur le grignotage de nos-acquis-sociaux-conquis-de-haute-lutte par le Front populaire, la gauche plurielle et autres organisations de tous poils qui nous promettent un salariat plus sympa". Sur le papier, ils disent vouloir "faire un lieu ouvert, sans propriétaire, ni corporatisme (y compris étudiant) où nous tenterons d’inventer des formes de lutte adaptées à la situation".

                  Michel Janva

                  Les cardinaux à Rome

                  Cardinaux_2 15 nouveaux venus, la première promotion du pape Benoît XVI, dont les noms ont été révélés le 22 février, rejoindront demain les 193 princes de l’Eglise, ces électeurs et conseillers des papes. Parmi les promus, 12 cardinaux sont âgés de moins de 80 ans et permettent de ramener à 120 les membres du collège des électeurs.

                  Le consistoire de vendredi, dominé par la cérémonie d’intronisation des nouveaux cardinaux, est précédé aujourd’hui par une réunion à huis-clos de réflexion et de prière sur les défis qui attendent l’Eglise. La rencontre sera ouverte par une brève intervention du souverain pontife, qui écoutera ensuite les interventions des participants sur les sujets de leur choix.

                  Le cardinal hondurien Oscar Andrès Rodriguez Maradiaga, interrogé par une radio italienne, a déjà estimé que les deux principaux défis de l’Eglise étaient le fossé qui s’élargit entre pays pauvres et pays riches et "le dialogue avec la société moderne". Ces derniers mois ont été marqués par de fortes tensions entre la hiérarchie catholique et le gouvernement espagnol sur les odieuses réformes engagées dans ce pays.

                  Le dialogue difficile avec l’islam et la demande de réciprocité dans la reconnaissance des libertés religieuses formulée de plus en plus fermement par le Saint-Siège à l’égard des responsables et des pays mahométans, pourraient également être abordé. Le pape vient de se séparer du responsable au Vatican des relations avec l’islam, l’archevêque britannique Michaël Fitzgerald, qu’il a nommé nonce apostolique en Egypte. Le dialogue interreligieux sera désormais du ressort du conseil pontifical pour la culture, présidé par le cardinal français Paul Poupard.

                  Les cardinaux pourraient également donner leur avis sur la réforme de la curie, l’appareil du Vatican où nombre d’entre eux sont en poste, que Benoît XVI a amorcée à petit pas dans le souci d’alléger cette énorme machine.

                  Enfin, la réunion devrait permettre d’aborder l’état des discussions avec la Fraternité Saint Pie X. Une réunion spécifique sur ce sujet devrait avoir lieu début avril.

                  Samedi, le consistoire s’achèvera par une messe solennelle place Saint-Pierre.

                  Michel Janva

                  Mouvement anti-blocage

                  A Toulouse, vote à 68% pour la reprise des cours (via Bafweb).

                  A Tours, mercredi :

                  17h45 – Tours Quelque 300 manifestants, selon la police et les organisateurs, défilent dans le calme à Tours pour dire "Non au blocage" de l’université.

                  L’émission d’hier soir "spécial CPE" de Bafweb Radio peut être réécoutée, ainsi que le témoignage d’un des étudiants qui ont libéré la fac de Toulouse.

                  Et les élections aux CROUS se poursuivent, semblant sanctionner les syndicats anti-CPE.

                  Henri Védas

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