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Terreur de l’immense océan

Montsaintmichelid Le Scriptorial, le nouveau musée des Manuscrits du Mont Saint-Michel, a ouvert ses portes ce samedi à Avranches afin de présenter l’exceptionnelle bibliothèque de la communauté religieuse du Mont. Le bâtiment va, grâce à sa muséographie, replacer les manuscrits du Mont Saint-Michel dans leur contexte historique et local selon un parcours chronologique et thématique dont l’aboutissement est la découverte des manuscrits originaux conservés dans le coeur du bâtiment appelé le Trésor :

"La ville d’Avranches est dépositaire depuis la Révolution de l’extraordinaire bibliothèque du Mont Saint-Michel constituée de 4000 ouvrages, dont plus de 200 manuscrits du Moyen-Age." "Parmi les 203 manuscrits provenant de l’ancien monastère du Mont Saint-Michel et quelques rares acquisitions récentes, 15 manuscrits originaux sont présentés en permanence et leur exposition sera régulièrement renouvelée afin de les préserver et de les maintenir dans des conditions optimales de conservation".

Ecrits à la main sur parchemin, ces 203 manuscrits, dont 200 pour le Moyen Age, entre le VIIIe et le XVe siècle, forment le fonds de la bibliothèque de l’ancien monastère du Mont Saint-Michel, déposé à Avranches en 1791. Ces manuscrits témoignent de la vie spirituelle, intellectuelle et artistique de la communauté des moines bénédictins.

Montsaintmichel20iluminadoLe Mont-Saint-Michel, lui, a été mis en perspective par les deux architectes des lumières que sont Louis Clair et son fils et coadjuteur Emmanuel, maîtres d’oeuvre d’un projet entamé en l’an 2000. Au total, 21 km de câbles dûment cachés, 1500 projecteurs, des milliers d’heures de chantier et des nuits de réglages, avec parfois alpinistes harnachés aux remparts.

Michel Janva

Vers un retour de la Syrie au Liban ?

Suite de l’extrait de la chronique quotidienne de Maroun Charbel dans Présent de samedi :

Hezb "L’autre bataille que le Hezbollah est en train de gagner est le retour par petites touches de son mentor syrien dans le concert des nations. Après l’intronisation de l’Iran par la France, après le souhait du secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, de voir l’Iran et la Syrie jouer un rôle dans la recherche d’une solution, c’est au tour de l’Espagne de souhaiter l’intervention de la Syrie. En visite à Damas, le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos a affirmé que

"la Syrie veut être une partie de la solution, la Syrie ne veut pas être une partie du problème".

Par ailleurs et bien que très vite démenti par un responsable syrien, Damas aurait accepté de faire pression sur le Hezbollah et de «jouer un rôle constructif dans cette situation délicate». Avec naïveté, ou un cynisme consommé, Moratinos se fait l’écho des souhaits syriens

«de soutenir le gouvernement libanais, et en particulier son Premier ministre Fouad Siniora (…) et un changement des circonstances et du contexte politico-militaire actuel au Liban».

Liban_2 Nous le disions hier, peu à peu, on nous familiarise avec la mise sous tutelle syrienne et iranienne d’un Liban exsangue – nous sommes déjà à un million de déplacés soit un quart de la population, près de 1000 morts et 3000 blessés. […]

Le collectif du 14 Mars aura beau se débattre et réclamer le «droit des Libanais à décider de leur propre sort», c’est déjà trop tard. A moins d’un tel retournement de situation que ce serait un miracle. A l’aube de ce vendredi matin, et alors que le bombardement n’a toujours pas cessé, j’ai l’intime conviction qu’un Liban libre et souverain, riche de ses peuples est loin, très loin de nous. Et je ne sais plus si c’est devant ou derrière nous."

Michel Janva

La révolution bleue : libérale et conservatrice

Valeurs Actuelles rend hommage à la Révolution bleue de Claude Reichmann :

"C’est la révolution orange ukrainienne qui a donné l’idée à Claude Reichman de manifester dans la rue, à Paris, avec des écharpes bleues – « couleur de la France ». Certes, il y a encore loin entre la marée humaine ayant porté au pouvoir Viktor Iouchtchenko il y a un an et demi et les quelque deux mille personnes que réunit régulièrement cet ancien chirurgien-dentiste, dont Raymond Barre préfaça l’un des ouvrages. La mobilisation n’en est pas moins réelle – au point d’avoir fait l’objet d’une note récente des Renseignements généraux estimant à dix mille le nombre de personnes ayant manifesté au moins une fois à l’appel de Reichman depuis décembre 2005."

Pour Claude Reichmann :

"Le message est clair : écrasés d’impôts, les Français ne font plus confiance à cette classe politique qui vit à leur crochet. Comment croire que ceux qui vous ont appauvris depuis 30 ans, droite et gauche confondues, vous enrichiront demain ? Comme le dit Einstein : “On ne résout pas les problèmes avec ceux qui les ont créés.” […] La seule condition au triomphe du mal, c’est l’inaction des gens de bien."

Pour Alain Griotteray, ancien député-maire de Charenton :

"Cela me rappelle le jour où, pour la première fois, nous avons manifesté contre l’occupant, le 11 novembre 1940 à l’Arc de Triomphe. Là aussi, les gens se disaient “à quoi bon ?” 4 ans plus tard, la France était libérée."

Le modèle ce sont les "révolutions libérales et conservatrices engagées fin 1970-début 1980 en Grande-Bretagne et aux États-Unis par Margaret Thatcher et Ronald Reagan".

Michel Janva

Le général Aoun contre une force multinationale

Le Figaro nous offre ce matin un entretien avec le général Aoun, ancien commandant en chef de l’armée (il s’était alors violemment opposé aux Forces Libanaises de Geagea) ayant conclu au printemps une alliance électorale avec le Hezbollah. Le chef du Courant patriotique libre est "totalement opposé" à l’envoi d’une force de stabilisation au Liban :

Aoun "Cette force ne stabilisera rien du tout, elle va au contraire déclencher une nouvelle guerre. Ce sera une force d’occupation pour faire la guerre au Hezbollah et pour assurer la sécurité d’Israël. Mais le Hezbollah ne se laissera pas faire. C’est pourquoi les Français ne veulent pas en faire partie. Ils se souviennent de l’attentat meurtrier contre leurs troupes en 1983 à Beyrouth. Je ne veux pas de forces étrangères au Liban. […]

Cela accroîtrait les risques de guerre civile. Le Hezbollah va se défendre contre une telle force. Que feront alors les Libanais ? Les uns prendront position pour, les autres contre. Essayons le droit plutôt que la violence. Depuis 50 ans, Israël, en cas de problème avec un de ses voisins, recourt à la même logique, celle de la force. Il n’y a pas d’issue militaire dans un conflit entre une guérilla et une armée. Le Hezbollah ne peut pas éliminer l’armée israélienne, qui ne peut pas éradiquer le Hezbollah. Résultat : ce sont les civils qui sont frappés. […]"

Au sujet de son allaiance avec le Hezbollah :

"Je ne vis ni avec les Français ni avec les Américains, mais avec une communauté chiite d’un million de personnes. Elle est une composante importante de la population libanaise, avec laquelle on doit vivre en paix. Ma priorité, depuis que je suis rentré au Liban, est de déconfessionnaliser les conflits pour que les Libanais se retrouvent sur un même pied d’égalité en cas de crise. J’aurais pu choisir de régler mes différends idéologiques avec le Hezbollah par la confrontation, j’ai choisi le dialogue. C’est par ce dialogue qu’on peut aboutir à l’intégration de sa branche militaire, sous la responsabilité de l’État, dans l’armée, une fois que le Liban aura récupéré ses territoires et ses prisonniers détenus en Israël."

Michel Janva

Dhimmitude balnéaire

Italydirectionsriccione La station balnéaire italienne de Riccione envisage de créer des plages accessibles au seul sexe féminin pour accommoder des femmes musulmanes qui souhaiteraient ôter le voile et les longues tuniques à l’abris des regards des hommes. Le Conseil municipal de cette ville de la côte est de l’Italie projette d’autoriser aux hôtels de créer, sur des parties de la côte, des plages interdites aux hommes, séparées par des cloisons, pour répondre aux souhaits du nombre grandissant de touristes en provenance de pays arabes et musulmans.

Pour faire plus simple, ils pourraient carrément léguer aux musulmans une partie de leur territoire, non ?

Michel Janva

Une webtv catholique dans le diocèse de Toulon

Webtvcn La communauté catholique brésilienne Cançao nova vient d’ouvrir une webtv dans le diocèse de Toulon. Au programme de cette webtv catholique : témoignages de convertis, informations, documentaires, enseignements, interviews, reportages, émissions spéciales.

Cançao nova ("chant nouveau") a vu le jour en 1978 à l’initiative d’un salésien, le Père Jonas Abib, suite à la parution de l’exhortation apostolique Evangelii Nuntiandi de Paul VI consacrée à l’évangélisation. Implantée au coeur du Brésil, à proximité de la ville de Queluz, la jeune communauté compte aujourd’hui plus de 800 membres, prêtres, familles et célibataires consacrés. Sa devise : "former des hommes nouveaux pour un monde nouveau". Elle organise des sessions de formation, des retraites géantes, de  l’aide sociale, elle gère également la 3e chaîne de télévision brésilienne, qui n’est autre qu’une chaîne entièrement catholique et qui vit grâce à 500000 bienfaiteurs mensuels pour un total de 45 millions de téléspectateurs !

Michel Janva

Les limites de l’offensive israélienne

Voici un extrait de la chronique quotidienne de Maroun Charbel (Présent de demain) :

Touchepas_au_liban "Piratant la télévision du Hezbollah qui continue à émettre d’un lieu tenu secret, les services israéliens y ont diffusé des images fixes de combattants morts sous le titre «Hassan Nasrallah vous ment» et expliquant que les corps des miliciens jonchaient le champ de bataille. Cela n’a aucune chance de démobiliser le vivier des candidats au martyre à qui Nasrallah promet le paradis en leur demandant de se battre jusqu’à la mort. Il est certain aussi qu’avec leurs méthodes de combat et leur extrême mobilité, ils prennent bien peu de risque. Ils sont nés et ont grandi dans ces régions, ils en connaissent le moindre caillou et le plus petit des bosquets. Ils y ont installé des kilomètres de galeries souterraines qui passent au coeur des villages et des quartiers d’habitation. Ce qui explique d’une part les difficultés d’Israël à avancer sur un terrain totalement dominé par le Hezbollah, comme le Vietcong en son temps, et de l’autre les limites de son option de bombardements intensifs.

«Ce qui importe dans ce type de situation, c’est de ne pas tuer les gens que l’on cherche à libérer. C’est le grand échec stratégique de la campagne israélienne», résume Robert Hewson, rédacteur en chef de l’hebdomadaire spécialisé Jane’s Air-Launched Weapons. La riposte du Hezbollah a été à la hauteur du raid israélien sur ce qu’Ehud Olmert a appelé «une base militaire déguisée en hôpital». Plus de 180 roquettes ont été tirées sur le nord d’Israël jusqu’à atteindre les profondeurs du pays à plus de 70 km de la frontière."

Michel Janva

Le vrai visage de l’islam

La session d’été de l’Institut CIVITAS qui s’est achèvée avant-hier avait pour thème : «La Chrétienté, unique réponse à l’Islam». Jean-Michel Alcader, auteur du Vrai visage de l’Islam figurait parmi les intervenants de cette session. D’origine arabo-musulmane, licencié d’Etat en théologie de l’Institut Pontifical du Caire, spécialiste des questions de civilisation et de linguistique arabes et président de l’association Kyrollos qui vient en aide aux Coptes d’Egypte, Alcader récuse l’apport moral de cette religion, condamne son matérialisme et fustige son agressif prosélytisme :

Vrai_visage_de_lislam "Je présente en premier lieu une analyse historique et montre la désormais quasi certaine origine judéo-chrétienne et plus précisément judéo-nazaréenne (ébionite) de cette religion."

"Contrairement à ce que l’on entend désormais trop souvent, «islam»  ne signifie pas «paix» mais bien «soumission». […] Quant au terme de «musulman», en arabe «mouslim», il est construit à partir de la même racine que «aslama» et «islam» (s-l-m), les racines des mots arabes étant toujours composées de trois consonnes ordonnées. Le préfixe «mou» est alors ajouté pour désigner la personne qui fait l’action : le «mouslim», (le musulman) est donc par définition «celui qui est soumis»."

"Plusieurs musulmans eux-mêmes m’ont confié leur peur viscérale de lire le Coran, tellement ils craignent la condamnation divine. Je me souviens, par exemple, de cette femme musulmane iranienne qui, alors que nous étudiions ensemble le Coran, devait régulièrement s’arrêter et, comme prise d’une panique contenue me disait : «Changeons de passage, car celui-ci me fait peur !» "

Alcader "Comme toute religion, l’islam exprime sa foi à travers des prières, et spécialement à travers une «profession de foi» appelée en arabe «chahada», de la racine «ch-h-d» qui signifie «témoigner». Celle-ci, telle la profession de foi catholique appelée «Credo», résume en quelques mots la foi musulmane. Contrairement à la profession de foi catholique au contenu développé, la profession de foi musulmane ne comporte qu’une courte phrase, composée de deux parties. La proclamation de la chahada est encore aujourd’hui le signe de la «soumission» à Allah et elle représente, à elle seule, le signe de l’appartenance à l’islam. Pour être musulman il faut, et il suffit, en effet, de la prononcer une seule fois devant deux témoins. Elle constitue encore le cœur de la foi d’un musulman qui doit la répéter 5 fois à chacune des 5 prières quotidiennes. La chahada s’oppose à la Trinité professée par le christianisme. Là est la raison essentielle de la difficulté de conversion des musulmans au christianisme." "Les pressions et persécutions dont sont victimes les chrétiens et les non-musulmans en terre d’islam sont la conséquence directe de la doctrine d’opposition de cette religion au christianisme."

"La quasi-impossibilité de l’islam de s’intégrer dans des sociétés qui sont étrangères à ses principes, c’est à dire dans des sociétés non régies ou influencées par la charia (la loi islamique), est malheureusement une conséquence inéluctable de ces principes que les faits ne font que confirmer. Les réalités de violence que véhiculent cette idéologie, et dores et déjà bien visibles dans nos propres cités, nos écoles, etc., devraient d’ailleurs au moins nous alerter."

Michel Janva

La Pologne milite pour la peine de mort

La Ligue des familles polonaises appartenant à la coalition gouvernementale, lance une campagne dans l’Union européenne en faveur du rétablissement de la peine de mort pour meurtre pédophile, a annoncé Wojciech Wierzejski, vice-président de LPR :

"Nous commençons une campagne sociale à l’échelle européenne. Nous voulons collecter un demi-million de signatures de citoyens de l’Union européenne en bas d’une pétition demandant la peine de mort pour des assassins pédophiles, en tant qu’exception à la non-application de la peine de mort dans l’Union."

Ww Selon Wierzejski, la législation actuelle concernant la peine de mort dans l’UE est «anachronique».  Dans une récente interview radiodiffusée, le président polonais Lech Kaczynski a souhaité un débat européen sur la peine capitale :

"Personnellement, j’ai toujours été et je reste partisan de la peine de mort. Il faut en discuter en Europe et je pense qu’avec le temps l’Europe changera d’avis sur ce point".

La peine de mort a été abolie en Pologne en 1997.

Michel Janva

Le Hezbollah serait-il prêt à désarmer ?

Le ministre libanais du travail, Trad Hamadé, membre du Hezbollah, est interrogé par Le Figaro :

Hamad "Depuis 3 semaines, le Hezbollah donne une leçon aux armées arabes. Les Israéliens sont incapables de remporter une victoire militaire franche. […] Les Israéliens peuvent pratiquer la terre brûlée, ils ne parviendront pas à atteindre leurs buts militaires. Aujourd’hui, la capacité militaire du Hezbollah n’a pas été réduite de manière importante. La preuve : hier encore, nous avons réussi à tirer de nombreux missiles sur plusieurs villes du nord d’Israël. […]

Nous réclamons un cessez-le-feu immédiat et le retrait des troupes israéliennes. Ensuite, le Hezbollah sera prêt à discuter avec la communauté internationale de l’envoi d’une force, de son mandat, de ses effectifs et de ses moyens. […]

Pour ce qui est du désarmement du Hezbollah, il dépend de la stratégie de défense nationale qui sera choisie après la guerre quand l’ensemble des formations politiques reprendra le dialogue national. Si on arrive alors à définir un système de défense basé sur l’armée libanaise, sans les armes du Hezbollah, cela ne nous pose pas de problèmes."

Michel Janva

Les forces du 14 mars veulent un cessez-le-feu

Les forces du 14 Mars -à l’origine du départ de l’armée syrienne du Liban- se sont réunies hier et ont soutenu avec force qu’il n’y aura pas de crainte concernant le Liban à partir du moment où ce pays pourra jouir d’une décision libre et souveraine, réaffirmant leur refus des ingérences étrangères et du transfert du Liban dans le giron syro-iranien.

"Les forces du 14 Mars soutiennent le plan du président Siniora tel que présenté à Rome, à commencer par un cessez-le-feu immédiat, ainsi que le texte historique annoncé à l’issue du sommet spirituel de Bkerké, et qui met l’accent sur le Liban-message et la garantie de la coexistence".

Les forces du 14 Mars insistent ensuite sur le

"droit des Libanais à décider de leur propre sort, décider de la guerre et, surtout, de la paix, comme tous les peuples du monde, et à faire face aux tentatives visant à occulter le rôle du Liban, comme en témoignent les récentes positions syro-iraniennes".

Elles ont invité les Libanais à "davantage de cohésion afin de réussir à blinder l’unité nationale".

Chamoun Interrogé sur les réserves de Téhéran à l’encontre du plan Siniora, Dory Chamoun, maronite, chef du PNL, a invité le ministre iranien des affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, à

"retourner dans son pays et dire ce qu’il veut, mais qu’il ne se mêle pas de nos affaires intérieures. Cela est totalement inacceptable, l’ingérence est flagrante, sans compter que c’est s’opposer à une volonté onusienne ; c’est comme s’il appelait à la poursuite des combats".

Michel Janva

Faire face au lobby gay

La Fondation de service politique a adressé à tous les parlementaires une note argumentaire sur les revendications du lobby gay (mariage et filiation). La Fondation constate que :

"le mariage et l’adoption d’enfants par 2 personnes du même sexe sont subitement devenus une priorité dans le débat public et un standard du conformisme politique. Les militants des "droits homosexuels" sont nettement minoritaires dans leurs propres milieux, mais leurs revendications, très généreusement médiatisées, seront l’un des enjeux majeurs des élections de 2007, pour la présidentielle ou les législatives."

C’est pourquoi, "dès le mois de septembre, avec la rentrée politique, c’est chaque élu, chaque candidat ou futur candidat, qui devra se positionner clairement sur des questions devenues décisives". Pour ce faire, la Fondation demande à tous "les Français de s’emparer du débat", à l’aide du document présentant brièvement les arguments, en saisissant leurs élus pour que chacun se prononce clairement et justement.

Michel Janva

Le Cardinal Biffi et l’immigration

Ce discours du cardinal Biffi sur l’immigration date du 8 octobre 2004 mais il garde toute son actualité. Surtout, il présente un certain réalisme par rapport à certains discours épiscopaux, tels qu’on a pu en entendre en France. Ce qui est vrai pour l’Italie semble être aussi vrai pour la France. Le texte complet peut être consulté ici. En voici quelques extraits :

Pic_13 " Il me semble que jusqu’à présent l’on n’a pas accordé à ce problème l’attention pastorale qu’il mérite, et que l’on a manqué de réalisme dans la façon de l’évaluer et de l’affronter. [On ne peut pas] déduire – si on veut être vraiment "laïque" au-delà de tous les impératifs idéologiques – qu’une nation n’a pas le droit de contrôler et de régler l’afflux des gens qui veulent y entrer à tout prix. On peut encore moins en déduire qu’elle a le devoir d’ouvrir sans discernement ses propres frontières.

Il faut dire au contraire que tout projet viable d’insertion pacifique suppose et exige que les entrées soient surveillées et fassent l’objet de réglementations. Entre autres, il est évident pour tous que les entrées arbitraires – quand elles ont la réputation d’être assez facilement réalisables – déterminent fatalement, d’une part le développement incontrôlé de la misère et du désespoir (et souvent de dangereuses apparitions d’intolérance et de rejet absolu des étrangers), d’autre part le développement d’une industrie criminelle qui exploite ceux qui aspirent à passer clandestinement les frontières. […] Celui qui vient chez nous doit savoir dès le début qu’il lui sera demandé, comme contrepartie nécessaire de l’hospitalité, le respect de toutes les règles de vie en commun qui sont en vigueur chez nous, y compris les lois fiscales."

Voici le passage qui me semble être le plus intéressant :

Biffi01 "Une introduction considérable d’étrangers dans notre péninsule est acceptable et peut même s’avérer bénéfique, à condition de s’occuper sérieusement de sauvegarder la véritable physionomie propre de notre nation. […] Dans une perspective réaliste, on préférera (à égalité de conditions, surtout pour ce qui concerne l’honnêteté des intentions et la correction du comportement) les populations catholiques ou au moins chrétiennes, dont l’insertion est infiniment plus aisée […] ; puis les Asiatiques […], qui ont montré leur capacité à s’intégrer avec une bonne facilité, tout en conservant les traits distinctifs de leur culture. […]

Si l’on ne veut pas éluder ou censurer cette perspective d’attention au réel, il est évident que le cas des musulmans doit être traité à part. […] Les musulmans – dans l’immense majorité des cas, et à quelques exceptions près – arrivent chez nous résolus à rester étrangers à notre type d’"humanité" individuelle ou sociale, dans ce qu’il a de plus essentiel, de plus précieux ; étrangers à ce à quoi il nous est le plus impossible de renoncer "laïquement". Plus ou moins ouvertement, ils viennent chez nous bien décidés à rester substantiellement "différents", en attendant de nous faire devenir tous substantiellement comme eux. […]

Quant aux rapports à entretenir avec les différentes religions qui sont présentes parmi nous en conséquence de l’immigration, il sera bien que personne n’ignore ou n’oublie que le catholicisme – qui indiscutablement n’est plus la religion officielle de l’Etat – reste néanmoins la religion historique de la nation italienne, la source principale de son identité, l’inspiration déterminante de nos grandeurs les plus véritables."

Vient ensuite l’attitude que doivent avoir les catholiques vis-à-vis des immigrés :

"Aux immigrés catholiques – quelles que soient leur langue et leur couleur de peau – il faut faire sentir de la façon la plus efficace qu’à l’intérieur de l’Eglise il n’y a pas d’étrangers : ils font partie de plein droit de notre famille de croyants, et sont accueillis dans un esprit de fraternité sincère. […] Aux chrétiens des anciennes Eglises orientales, qui ne sont pas encore en pleine communion avec le Siège de Pierre, nous exprimerons sympathie et respect. […]

Ceux qui appartiennent aux religions non chrétiennes seront aimés et, dans toute la mesure possible, aidés dans leurs nécessités. De certains d’entre eux – notamment des musulmans – nous pouvons apprendre la fidélité aux exercices rituels et aux temps de prière, mais il ne nous revient pas d’accorder une collaboration positive à leur pratique religieuse."

Quant à la conclusion, elle est franche :

"J’estime […] que l’Europe redeviendra chrétienne ou deviendra musulmane. Ce qui me paraît sans avenir, c’est la "culture du néant", [qui] ne sera pas en mesure de résister à l’assaut idéologique de l’Islam. Seule la redécouverte de l’événement chrétien comme unique voie de salut pour l’homme, et donc seule une résurrection décidée de l’antique âme de l’Europe, pourra donner une autre issue à cette confrontation inévitable."

Michel Janva

Laïcité à l’américaine

Hier, nous avons appris qu’un tableau représentant La Crucifixion a du être enlevé d’un palais de justice en Metz sous la pression du lobby laïciste. Une histoire du même type se déroule aux Etats-Unis.

Bilde La croix du mont Soledad, dans le nord de la ville de San Diego, a été érigée en 1954 sur un terrain municipal à la mémoire des combattants américains de la guerre de Corée (1950-1953). Mais depuis 1989, cette structure de près de 10 mètres de haut est l’objet d’une bataille juridique. Phillip Paulson, un défenseur de la laïcité, faisait valoir que l’érection d’un symbole religieux sur un terrain public entrait en contradiction avec le principe de la séparation de l’Eglise et de l’Etat et réclamait sa destruction.

Après de multiples rebondissements et même une tentative devant la Cour suprême, le Congrès s’est saisi de l’affaire. La chambre des représentants a voté le 19 juillet une loi transférant le mont Soledad et sa croix sous la responsabilité du ministère de la Défense, au titre de monument de guerre. Le Sénat a suivi mardi. Le président Bush doit désormais promulguer cette loi et il a déjà dit qu’il n’y mettrait pas son veto.

Le maire de San Diego, Jerry Sanders, a déclaré :

"Cela a été une bataille extraordinaire, menée par de nombreuses personnes pour concrétiser les voeux d’une grande majorité d’habitants de San Diego, des familles de nos soldats héros et de tous ceux qui croient en la valeur de l’Histoire".

Le gouverneur de la Californie Arnold Schwarzenegger, a affirmé que :

"permettre la destruction de ce monument aurait envoyé un mauvais message à nos anciens combattants et à tous les hommes et femmes qui servent actuellement dans l’armée pour défendre notre pays".

Michel Janva

Foetus de Saint-Vincent de Paul : deux blâmes

Un an tout juste après avoir révélé l’affaire des 440 corps entiers ou partiels de foetus et d’enfants mort-nés conservés illégalement à l’hôpital parisien Saint-Vincent de Paul, dont certains depuis 20 ans, le ministre de la Santé Xavier Bertrand a annoncé que le chef du service d’anatomopathologie et son adjoint, les Prs Alain Pompidou et Jean-Patrick Barbet, avaient écopé d’un blâme. Le ministère précise que ces blâmes ont été infligés par la juridiction disciplinaire des Professeurs des universités praticiens hospitaliers. Le rapport de l’IGAS note

"qu’une telle accumulation de corps depuis 1985 n’a été possible que par le souhait de certains médecins de conserver ces éléments et par des retards inacceptables dans la réalisation des autopsies".

Sur le plan judiciaire, le parquet de Paris avait annoncé le 10 mai dernier le classement sans suite de l’enquête préliminaire ouverte en août 2005. L’enquête qui avait été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne n’a révélé aucune infraction pénale.

Le ministre a annoncé la publication d’un décret fixant à un mois maximum le délai réglementaire pour procéder à des examens scientifiques sur les corps avant leur restitution aux familles qui l’ont demandé ou à leur incinération si le corps n’a pas été réclamé. Le décret oblige aussi les hôpitaux à tenir un registre mentionnant les étapes du suivi du corps des personnes décédées et des enfants pouvant être déclarés sans vie à l’état-civil. Un second décret, publié à l’automne, encadrera les conditions de déclaration des collections d’éléments de corps humain à visée scientifique, accompagné d’une circulaire sur les collections à visée pédagogique.

Michel Janva

Le président bolivien, cathophobe

Le président socialiste Evo Morales s’en est pris une nouvelle fois à l’Eglise catholique bolivienne : 

"Quelques pontifes de l’Eglise catholique agissent comme dans les temps de l’Inquisition. Nous sommes catholiques et nous respectons le catholicisme, mais ils doivent comprendre la liberté de culte, nous respectons la religion mais ils ne peuvent continuer avec leur démonstration de pouvoir".

Le ministre de l’Education Félix Patzi Paco a déclaré que le gouvernement ne permettrait pas que :

"des curés oligarques conspirent contre le gouvernement national avec leurs mensonges suivant lesquels nous voulons détruire leur Eglise".

L’Etat à déclaré dernièrement son intention de retirer à l’Eglise catholique la charge de l’enseignement religieux.

Michel Janva

Les chefs religieux du Liban s’accordent

Un sommet des chefs religieux du Liban –y compris chiite-, tenu au siège du patriarcat maronite, a insisté sur le fait que les armes doivent être seulement aux mains de l’État, tout en rendant hommage «à la Résistance» :

"Le recouvrement par l’État de son entière souveraineté et de ses responsabilités sur l’ensemble du territoire libanais constitue le socle national rassemblant tous les Libanais, qui y trouvent leur salut".

Le sommet a jugé que les "agressions" d’Israël "constituent des crimes de guerre contre les Libanais". Les responsables religieux ont appelé à l’unité de toutes les communautés et encouragé les citoyens à aider les déplacés. Autrement dit, l’offensive israélienne a unit les Libanais dans leur malheur commun. Ces derniers reconnaissent toutefois que le Hezbollah doit être désarmé puisque les armes doivent être seulement aux mains de l’Etat.

Le chef de l’Église maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, le mufti de la République, Mohammad Rachid Kabbani, le président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, le catholicos arménien-orthodoxe, Aram Ier, le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Mgr Élias Audeh, un représentant de la communauté druze, cheikh Nouhad Hariz, ainsi que les chefs religieux des communautés syriaques catholique et orthodoxe, arménienne-catholique, latine et protestante étaient présents.

Accueillant ses pairs, le patriarche Sfeir a affirmé :

Sfeir_1 "Nous ne doutons pas que le but de ce qui se passe chez nous est de monter les communautés libanaises les unes contre les autres, de distiller dans le peuple les sentiments de haine, de rancœurs, d’accusations réciproques. Mais le peuple libanais, en dépit de tout, a su faire preuve de solidarité et de sang-froid. Le Liban a été et sera toujours un modèle de convivialité entre diverses communautés religieuses, et il ne fait pas de doute que cette caractéristique gêne ceux qui souhaitent notre disparition."

Voici des extraits du communiqué publié par le sommet religieux :

"À l’heure où le Liban était toujours en train de panser les plaies infligées par la série des guerres de discorde qui ont duré quinze années durant. […] En ce moment, le Liban est l’objet d’une nouvelle agression israélienne, dont le moins qu’on puisse dire est que sa barbarie et sa capacité de destruction reflètent la haine et le désir de se venger du Liban bien plus que la volonté de réagir à l’enlèvement de deux soldats israéliens."

Michel Janva

Changement de tactique pour Israël

Dans une opération surprise et après une série de frappes aériennes sur la région, l’armée israélienne a opéré un débarquement de parachutistes aux portes de la ville de Baalbek dans une tentative d’enlèvement de hauts cadres du Hezbollah. Ils ont investi un hôpital à l’entrée de la ville et ont enlevé selon des sources sécuritaires libanaises, 6 personnes. La cible des forces héliportées était l’hôpital Al Hikmeh, un établissement tenu et géré par une association relevant du Hezbollah, où probablement devait se trouver de hauts responsables du parti de Dieu, dont le Sheikh Mouhamad Yazbeck responsable du secteur au sein du parti.

Nul doute que ce type d’opération commando aura plus d’efficacité dans la traque du Hezbollah que les bombardements incessants des deux dernières semaines.

MJ

Le bouddhisme en France

Bouddh Le Figaro essaie de dresser l’état du bouddhisme en France. Le bouddhisme pourrait se situer à égalité avec le judaïsme : autour de 600 000 fidèles, même si le ministère de l’Intérieur penche pour 450 000 pratiquants. Fabrice Midal hasarde une estimation de 5 millions de sympathisants, de 400 000 à 500 000 fidèles d’origine asiatique et de 200 000 Français de souche, plus ou moins pratiquants. De son côté, l’Union bouddhiste de France estime que les Français convertis sont deux fois plus nombreux. Frédéric Lenoir, universitaire et auteur en 1999 d’une étude sur le bouddhisme en France, affirme quant à lui que depuis 10 ans, le nombre de convertis n’a pas réellement évolué et se situe autour de 150 000.

Rappels sur le bouddhisme : sa doctrine enseigne l’agnosticisme : l’existence d’une Cause première est insoluble et oiseuse. La croyance à la métempsychose est prépondérante (renaissance perpétuelle dans les êtres mérités par leur vie passée, sauf pour les bouddha). Il y a ainsi un pessimisme provenant du fait que l’existence est un mal puisque le bonheur est au Nirvâna, qui est mal défini. Le Nirvâna n’est ni un lieu, ni un état, c’est la non-existence, l’identification de l’âme individuelle et de l’âme universelle, la délivrance de la transmigration, de la douleur, sans amour et sans vie : c’est au sens étymologique l’extinction (c’est le contraire de la Béatitude chrétienne où l’homme exerce toutes ses facultés). Par conséquent, la morale préconise la pratique du renoncement car le désir est la source de la douleur : il s’agit donc de s’en débarrasser. Ainsi la morale ne peut être active et pratique. Il n’y a donc pas de charité. En effet, le bien et le mal sont une impression personnelle. Ainsi, le mal est l’existence d’un désir (vivre par exemple) et le bien la privation des besoins légitimes. Notons que la réincarnation est un mal dont le bouddhiste veut se libérer (alors que l’occident le perçoit plutôt comme un bien qui est un moyen pour se libérer). Pour le bouddhisme, la personne humaine n’a pas d’existence propre, car toute multiplicité est illusion. Si le Bouddhisme a tant de succès de nos jours, c’est parce qu’il propose à l’homme de supprimer la douleur, à la différence du christianisme qui ne la supprime pas mais lui donne un sens.

Michel Janva

Le FN contre le « mariage » homosexuel

Dans le magazine du Front National, Français d’abord du mois d’août, la question du "mariage" homosexuel a été abordée :

Fda_1 "FDA : Y-a-t-il une ambiguité sur la position du FN sur le mariage homosexuel ?

– JMLP : aucune ! Je suis contre le mariage homosexuel, Bruno Gollnisch est contre le mariage homosexuel, Marine est contre le mariage homosexuel : le FN n’est pas favorable au mariage homosexuel ! Le Mouvement national ne confond pas non plus les homosexuels et les minorités militantes de l’homosexualisme".

La commission fait la chasse aux Etats défendant le vrai mariage

Lors de la conférence internationale sur les droits des LGBT à Montréal (Canada), le 29 juillet, Vladimír Špidla, membre de la commission européenne responsable de l’emploi, des affaires sociales et de l’égalité des chances, a indiqué :

Spila_1 "En 1999, un nouveau traité est entré en vigueur [dans l’UE] et a introduit de nouvelles dispositions en matière de discrimination fondée notamment sur l’orientation sexuelle. L’Union européenne fut alors en mesure d’adopter dès l’année suivante, c’est-à-dire en 2000, une législation interdisant toute discrimination fondée sur l’âge, un handicap, la religion ou les convictions et l’orientation sexuelle dans les domaines de l’emploi et de la formation professionnelle. […]

Les Etats membres disposaient d’un délai de 3 ans pour prendre toutes les mesures nationales nécessaires pour appliquer les dispositions de cette législation européenne. […] La Commission européenne est en train de procéder actuellement à un examen de la mise en œuvre de ce texte et rédigera un rapport public sur ce sujet. […] Je m’engage personnellement à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que la législation sur la non-discrimination soit respectée par TOUS les Etats membres. […] Je souhaiterais déclarer clairement que la Commission ne tolérera AUCUNE omission de l’orientation sexuelle comme motif de discrimination. Si tel devait être le cas, notre réponse serait tout à fait catégorique, comme j’en ai fait la preuve devant l’omission de l’orientation sexuelle par la Lettonie [où la gay pride a été interdite]."

La Pologne a également du souci à se faire.

"En 2001, l’Union européenne a également adopté un programme communautaire de lutte contre les discriminations, qui visait à soutenir les efforts Etats membres en matière de lutte contre les discriminations. […] Parmi les nombreuses et diverses activités soutenues par le programme, j’aimerais en mentionner trois, qui me semblent particulièrement importantes. Tout d’abord, une grande campagne d’information européenne a été lancée en juin 2003, sur le thème «Pour la diversité – Contre la discrimination». […] Ensuite, au titre du Programme d’action de lutte contre la discrimination, la Commission européenne finance quatre réseaux d’ONG européennes, dont ILGA-Europe [un lobby gay]. Enfin, au cours de la période 2004-2006, le Programme d’action communautaire soutient 25 actions transnationales couvrant tous les motifs de discrimination, y inclus l’orientation sexuelle.

[Enfin,] la Commission a donc proposé de désigner 2007 Année européenne de l’Egalité des Chances pour tous."

Mais tout ceci ne suffit visiblement pas :

"Pour répondre aux attentes exprimées par certains députés européens et certaines ONGs [le fameux lobby gay], la Commission européenne considère la faisabilité d’une nouvelle proposition de directive étendant le champ de la protection contre les discriminations".

Michel Janva

Cathophobie au palais de justice

La Crucifixion (3,50 m sur 1,72 m) du peintre messin Théodore Devilly va quitter le palais de justice de Metz, où elle trônait depuis 1866, pour rejoindre l’église abbatiale de Saint-Avold, à une quarantaine de kilomètres de là. Ainsi en a décidé le garde des sceaux, Pascal Clément.

En septembre 2000, un rideau épais avait été tendu devant cette peinture sous la pression d’un avocat, Me Daniel Delrez, soutenu par la Libre Pensée contre ce qui lui semblait causer une "atteinte intolérable au principe constitutionnel de laïcité". Les magistrats de ce tribunal s’étaient prononcés majoritairement en faveur du maintien du tableau. Mais les chefs de cour de l’époque avaient jugé plus prudent de prendre une "mesure conservatoire provisoire", en attendant les instructions de la chancellerie.

Dans la plus pure tradition jacobine en haine de l’Eglise, Me Delrez estima au moment du voilage :

"Prétendre qu’il s’agit d’une oeuvre d’art alors qu’elle incarne la toute-puissance de l’Eglise est au mieux une cécité, au pire de la mauvaise foi. [Je salue la] victoire de la République sur l’obscurantisme local".

Le collectif de défense de La Crucifixion, constitué pour l’occasion, avait justement fait remarquer que la Moselle et l’Alsace annexées en 1905 ont échappé à la séparation de l’Eglise et de l’Etat et sont restées sous régime concordataire.

Si l’on peut ce réjouir que cette oeuvre soit désormais exposée dans une abbatiale, il est tout de même malheureux qu’un ministre bafoue le droit local pour ne pas contrarier la haine de groupuscules que l’on n’entend jamais lorsqu’il s’agit de faire construire des mosquées avec l’argent du contribuable.

Michel Janva

Hezbollah : vers un échec israélien ?

Finlande Le ministre finlandais des Affaires étrangères Erkki Tuomioja, dont le pays assure la présidence tournante de l’UE et qui doit présider une réunion d’urgence dans la journée consacrée au Proche-Orient, a estimé que l’offensive israélienne a "peu de chances d’aboutir à un succès militaire". Ce conflit va "à coup sûr renforcer le soutien au Hezbollah parmi la population de la région".

Il y a peu, Henri relayait l’analyse d’un site conservateur américain, lequel, bien que soutenant l’offensive israélienne, se montrait tout aussi sceptique quant à son issue.

Michel Janva

La Syrie interviendra-t-elle ?

Bachar al-Assad a appelé l’armée à se tenir prête pour faire face aux "défis régionaux" :

"Nous devons comprendre que tout effort et toute goutte de sueur à l’entraînement maintenant nous épargneront une goutte de sang, quand l’heure viendra. Le combat se poursuit, tant que notre terre est occupée et nos droits sont violés. Et la victoire sera la nôtre, avec l’aide de Dieu".

Vers escalade du conflit ? Le pire est à craindre.

Michel Janva

Il y a 10 ans, l’assassinat d’un évêque

Il y a dix ans, le jeudi 1er août 1996, Mgr Pierre Claverie, dominicain, évêque d’Oran, était assassiné. Quelques jours auparavant, dans son homélie, il disait :

"on m’a souvent demandé : «Que faites-vous là-bas ? Pourquoi est-ce que vous restez ? Secouez donc la poussière de vos sandales ! Rentrez chez vous !» « Chez vous… » Où sommes-nous chez nous ?…Nous sommes là-bas à cause de ce Messie crucifié. A cause de rien d’autre et de personne d’autre ! […] Donner sa vie. Cela n’est pas réservé aux martyrs ou du moins, nous sommes peut-être appelés à devenir des martyrs témoins du don gratuit de l’amour, du don gratuit de sa vie."

MJ

Barbarie

5 adolescentes de 14 à 17 ans ont été mises en examen pour "actes de torture ou de barbarie" sur une autre jeune fille de 16 ans placée comme elles dans un foyer éducatif à Saint-Quentin (Aisne). La victime a été rouée de coups par 3 autres pensionnaires du foyer éducatif dans la nuit de vendredi à samedi, en présence de 2 complices dont l’une faisait le guet :

"Elles ont tenté de l’étrangler avec un fil électrique, lui ont fait des coupures avec des lames de rasoir en divers endroits du bras, et sur le front avec une paire de ciseaux".

Les trois barbares ont ensuite versé du parfum, du déodorant en spray et de la mousse à raser sur les plaies de la victime, en l’obligeant à garder les yeux ouverts.

Les jeunes filles, qui ont reconnu l’essentiel des faits à quelques divergences près, reprochaient à la victime des insultes à caractère raciste, ce que la victime conteste.

Serait-ce encore une conséquence de la jurisprudence Zidane ? Ce qui appraît assez clairement, c’est que les auteurs de ces tortures se réfugient derrière un racisme supposé, à croire que ce dernier pourrait tout excuser. Le lobby antiraciste, porteur d’une véritable idéologie, porte certainement une grave responsabilité dans ce genre de faits.

Michel Janva

Quand Sarkozy retourne sa veste

Voici un petit montage vidéo (environ 1 mn) montrant Nicolas Sarkozy affirmant une chose en 1997 et exactement l’inverse en 2002.

MJ

Fidel Castro près du jugement dernier

Fidel_castro Pour la première fois depuis 1959, Fidel Castro a fait annoncer hier soir que pour des raisons de santé, il transférait provisoirement ses prérogatives de président de Cuba à son frère Raul. A moins de deux semaines de son 80e anniversaire, Castro n’est pas apparu lui-même à la télévision où son secrétaire a lu une lettre du "lider maximo".

Dans cette lettre, Fidel Castro déclare à ses concitoyens avoir été victime d’une hémorragie gastro-intestinale, due apparemment au stress lié à ses récents déplacements en Argentine et dans Cuba. Il annonce également qu’il a dû subir une intervention chirurgicale. Le président communiste a annoncé qu’il transférait ses pouvoirs à son frère Raul, qui est également son successeur et l’actuel ministre de la Défense. Le président a également demandé que soit remise à plus tard la célébration de son 80e anniversaire, le 13 août. Les festivités seront décalées au 2 décembre, 50e anniversaire des Forces armées révolutionnaires de Cuba.

Michel Janva

L’unité politique de Villepin

Lors d’une conférence de presse, abordant le sujet de la crise au Liban, le Premier ministre a déclaré :

"J’ai eu l’occasion de présenter la position française à l’ensemble des formations politiques la semaine dernière. Je me réjouis de constater l’unité de vue, le très large consensus qui s’est exprimé à cette occasion. Elle est un atout pour notre pays dans sa volonté de participer pleinement à la définition d’une solution diplomatique à la crise. Je suis naturellement disposé à apporter à ces formations politiques, régulièrement, les éléments d’information nécessaires. Nous avons besoin de cette unité nationale qui renforce la voix et la capacité de la France sur la scène internationale."

Jean-Marie Le Pen ne l’entend pas de cette oreille, et pour cause, Dominique de Villepin n’a pas l’air de considérer le Front National comme une "formation politique" puisqu’il l’a tout bonnement ignoré :

"C’est tout à fait abusivement que vous avez fait état de "large consensus" et "d’union nationale" […]. Vous n’aviez pas jugé utile d’inviter le Front National […]. Comme l’âne de Buridan, vous êtes aujourd’hui incapable de choisir entre Israël et le Liban, bien que vous déclariez ami de toujours de ce malheureux pays, auquel vous n’offrez que des couloirs humanitaires et l’exode de nos ressortissants. Impuissance, verbiage, hypocrisie semblent être les fondements de l’action internationale, d’une France, dépouillée de sa souveraineté."

Michel Janva

Liban : analyse de la situation

Alain Chevalérias, chroniqueur à l’Homme Nouveau, est aussi consultant au Centre de recherche sur le terrorisme. Il analyse la situation au Liban :

Sur la disproportion de la réaction israélienne :

Ac "Si, le Hezbollah n’est qu’un parti politique, provocateur et/ou inconscient, Israël est un Etat, siégeant aux Nations unies et à ce titre, d’un point de vue légal, bien plus responsable. En outre, les Israéliens, qui entretiennent le souvenir des persécutions nazies dont furent victimes les juifs, devraient mieux que quiconque manifester du dégoût pour les punitions collectives et la cruauté contre des populations démunies."

Sur la capacité d’Israël à réduire le Hezbollah :

"Israël laisse entendre qu’il va éradiquer ce mouvement. Cela rassure les dirigeants occidentaux. Mis au pied du mur par des connaisseurs du sujet, les Israéliens admettent cependant ne vouloir que réduire l’infrastructure du Hezbollah. […] Pour croire [que] des frappes aériennes et des pilonnages [vont] pouvoir disloquer une guérilla, mobile et disséminée, il faut être naïf. Ces attaques n’auront guère plus d’effet sur le plan psychologique. Elles ne parviendront pas à démoraliser une force déterminée et bien encadrée comme le Hezbollah."

Aussi la guerre risque de s’aggraver :

"Cela veut dire qu’Israël sera obligée d’envoyer des troupes au sol et d’organiser une vaste chasse à l’homme. Compte tenu de leur état d’esprit, les hommes du Hezbollah se battront sans faiblir. 3 zones se dessinent déjà sur le terrain. L’extrême sud, dont la population s’enfuit, deviendra un champ de bataille. Un peu plus au nord et dans la Bekaa, les zones encore habitées à forte population chiite. Enfin le reste du Liban à majorités chrétienne, sunnite et druze."

Dans l’alternative :

"Si Israël se limite au pilonnage du territoire libanais sans oser combattre le Hezbollah, ce dernier sortira renforcé de l’épreuve. Les autres Libanais seront obligés de vivre avec cette nouvelle réalité."

Les conséquences :

"1/ Le risque de guerre civile […]. Cela peut aller jusqu’à une partition du Liban. Tout dépend de la capacité de résistance de l’armée libanaise à un éclatement sur une base confessionnelle.

2/ Une augmentation du danger terroriste. Confortablement assis dans un bureau, il est facile de dénoncer le terrorisme. Quand on a perdu une partie de sa famille sous les pilonnages, il est plus difficile de faire la différence entre les bombes tombées des avions sur les immeubles et les charges explosives déposées par "un terroriste" dans un autobus civil. Résultat, au lieu de le désamorcer, l’offensive israélienne contre le Liban aura dopé le terrorisme. […]

3/ L’affaiblissement du gouvernement libanais.

4/ L’Etat d’Israël sortira complètement déconsidéré du conflit.

5/ Un nouveau pas franchi vers une guerre globale."

Michel Janva