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Faire face au lobby gay

La Fondation de service politique a adressé à tous les parlementaires une note argumentaire sur les revendications du lobby gay (mariage et filiation). La Fondation constate que :

"le mariage et l’adoption d’enfants par 2 personnes du même sexe sont subitement devenus une priorité dans le débat public et un standard du conformisme politique. Les militants des "droits homosexuels" sont nettement minoritaires dans leurs propres milieux, mais leurs revendications, très généreusement médiatisées, seront l’un des enjeux majeurs des élections de 2007, pour la présidentielle ou les législatives."

C’est pourquoi, "dès le mois de septembre, avec la rentrée politique, c’est chaque élu, chaque candidat ou futur candidat, qui devra se positionner clairement sur des questions devenues décisives". Pour ce faire, la Fondation demande à tous "les Français de s’emparer du débat", à l’aide du document présentant brièvement les arguments, en saisissant leurs élus pour que chacun se prononce clairement et justement.

Michel Janva

Le Cardinal Biffi et l’immigration

Ce discours du cardinal Biffi sur l’immigration date du 8 octobre 2004 mais il garde toute son actualité. Surtout, il présente un certain réalisme par rapport à certains discours épiscopaux, tels qu’on a pu en entendre en France. Ce qui est vrai pour l’Italie semble être aussi vrai pour la France. Le texte complet peut être consulté ici. En voici quelques extraits :

Pic_13 " Il me semble que jusqu’à présent l’on n’a pas accordé à ce problème l’attention pastorale qu’il mérite, et que l’on a manqué de réalisme dans la façon de l’évaluer et de l’affronter. [On ne peut pas] déduire – si on veut être vraiment "laïque" au-delà de tous les impératifs idéologiques – qu’une nation n’a pas le droit de contrôler et de régler l’afflux des gens qui veulent y entrer à tout prix. On peut encore moins en déduire qu’elle a le devoir d’ouvrir sans discernement ses propres frontières.

Il faut dire au contraire que tout projet viable d’insertion pacifique suppose et exige que les entrées soient surveillées et fassent l’objet de réglementations. Entre autres, il est évident pour tous que les entrées arbitraires – quand elles ont la réputation d’être assez facilement réalisables – déterminent fatalement, d’une part le développement incontrôlé de la misère et du désespoir (et souvent de dangereuses apparitions d’intolérance et de rejet absolu des étrangers), d’autre part le développement d’une industrie criminelle qui exploite ceux qui aspirent à passer clandestinement les frontières. […] Celui qui vient chez nous doit savoir dès le début qu’il lui sera demandé, comme contrepartie nécessaire de l’hospitalité, le respect de toutes les règles de vie en commun qui sont en vigueur chez nous, y compris les lois fiscales."

Voici le passage qui me semble être le plus intéressant :

Biffi01 "Une introduction considérable d’étrangers dans notre péninsule est acceptable et peut même s’avérer bénéfique, à condition de s’occuper sérieusement de sauvegarder la véritable physionomie propre de notre nation. […] Dans une perspective réaliste, on préférera (à égalité de conditions, surtout pour ce qui concerne l’honnêteté des intentions et la correction du comportement) les populations catholiques ou au moins chrétiennes, dont l’insertion est infiniment plus aisée […] ; puis les Asiatiques […], qui ont montré leur capacité à s’intégrer avec une bonne facilité, tout en conservant les traits distinctifs de leur culture. […]

Si l’on ne veut pas éluder ou censurer cette perspective d’attention au réel, il est évident que le cas des musulmans doit être traité à part. […] Les musulmans – dans l’immense majorité des cas, et à quelques exceptions près – arrivent chez nous résolus à rester étrangers à notre type d’"humanité" individuelle ou sociale, dans ce qu’il a de plus essentiel, de plus précieux ; étrangers à ce à quoi il nous est le plus impossible de renoncer "laïquement". Plus ou moins ouvertement, ils viennent chez nous bien décidés à rester substantiellement "différents", en attendant de nous faire devenir tous substantiellement comme eux. […]

Quant aux rapports à entretenir avec les différentes religions qui sont présentes parmi nous en conséquence de l’immigration, il sera bien que personne n’ignore ou n’oublie que le catholicisme – qui indiscutablement n’est plus la religion officielle de l’Etat – reste néanmoins la religion historique de la nation italienne, la source principale de son identité, l’inspiration déterminante de nos grandeurs les plus véritables."

Vient ensuite l’attitude que doivent avoir les catholiques vis-à-vis des immigrés :

"Aux immigrés catholiques – quelles que soient leur langue et leur couleur de peau – il faut faire sentir de la façon la plus efficace qu’à l’intérieur de l’Eglise il n’y a pas d’étrangers : ils font partie de plein droit de notre famille de croyants, et sont accueillis dans un esprit de fraternité sincère. […] Aux chrétiens des anciennes Eglises orientales, qui ne sont pas encore en pleine communion avec le Siège de Pierre, nous exprimerons sympathie et respect. […]

Ceux qui appartiennent aux religions non chrétiennes seront aimés et, dans toute la mesure possible, aidés dans leurs nécessités. De certains d’entre eux – notamment des musulmans – nous pouvons apprendre la fidélité aux exercices rituels et aux temps de prière, mais il ne nous revient pas d’accorder une collaboration positive à leur pratique religieuse."

Quant à la conclusion, elle est franche :

"J’estime […] que l’Europe redeviendra chrétienne ou deviendra musulmane. Ce qui me paraît sans avenir, c’est la "culture du néant", [qui] ne sera pas en mesure de résister à l’assaut idéologique de l’Islam. Seule la redécouverte de l’événement chrétien comme unique voie de salut pour l’homme, et donc seule une résurrection décidée de l’antique âme de l’Europe, pourra donner une autre issue à cette confrontation inévitable."

Michel Janva

Laïcité à l’américaine

Hier, nous avons appris qu’un tableau représentant La Crucifixion a du être enlevé d’un palais de justice en Metz sous la pression du lobby laïciste. Une histoire du même type se déroule aux Etats-Unis.

Bilde La croix du mont Soledad, dans le nord de la ville de San Diego, a été érigée en 1954 sur un terrain municipal à la mémoire des combattants américains de la guerre de Corée (1950-1953). Mais depuis 1989, cette structure de près de 10 mètres de haut est l’objet d’une bataille juridique. Phillip Paulson, un défenseur de la laïcité, faisait valoir que l’érection d’un symbole religieux sur un terrain public entrait en contradiction avec le principe de la séparation de l’Eglise et de l’Etat et réclamait sa destruction.

Après de multiples rebondissements et même une tentative devant la Cour suprême, le Congrès s’est saisi de l’affaire. La chambre des représentants a voté le 19 juillet une loi transférant le mont Soledad et sa croix sous la responsabilité du ministère de la Défense, au titre de monument de guerre. Le Sénat a suivi mardi. Le président Bush doit désormais promulguer cette loi et il a déjà dit qu’il n’y mettrait pas son veto.

Le maire de San Diego, Jerry Sanders, a déclaré :

"Cela a été une bataille extraordinaire, menée par de nombreuses personnes pour concrétiser les voeux d’une grande majorité d’habitants de San Diego, des familles de nos soldats héros et de tous ceux qui croient en la valeur de l’Histoire".

Le gouverneur de la Californie Arnold Schwarzenegger, a affirmé que :

"permettre la destruction de ce monument aurait envoyé un mauvais message à nos anciens combattants et à tous les hommes et femmes qui servent actuellement dans l’armée pour défendre notre pays".

Michel Janva

Foetus de Saint-Vincent de Paul : deux blâmes

Un an tout juste après avoir révélé l’affaire des 440 corps entiers ou partiels de foetus et d’enfants mort-nés conservés illégalement à l’hôpital parisien Saint-Vincent de Paul, dont certains depuis 20 ans, le ministre de la Santé Xavier Bertrand a annoncé que le chef du service d’anatomopathologie et son adjoint, les Prs Alain Pompidou et Jean-Patrick Barbet, avaient écopé d’un blâme. Le ministère précise que ces blâmes ont été infligés par la juridiction disciplinaire des Professeurs des universités praticiens hospitaliers. Le rapport de l’IGAS note

"qu’une telle accumulation de corps depuis 1985 n’a été possible que par le souhait de certains médecins de conserver ces éléments et par des retards inacceptables dans la réalisation des autopsies".

Sur le plan judiciaire, le parquet de Paris avait annoncé le 10 mai dernier le classement sans suite de l’enquête préliminaire ouverte en août 2005. L’enquête qui avait été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne n’a révélé aucune infraction pénale.

Le ministre a annoncé la publication d’un décret fixant à un mois maximum le délai réglementaire pour procéder à des examens scientifiques sur les corps avant leur restitution aux familles qui l’ont demandé ou à leur incinération si le corps n’a pas été réclamé. Le décret oblige aussi les hôpitaux à tenir un registre mentionnant les étapes du suivi du corps des personnes décédées et des enfants pouvant être déclarés sans vie à l’état-civil. Un second décret, publié à l’automne, encadrera les conditions de déclaration des collections d’éléments de corps humain à visée scientifique, accompagné d’une circulaire sur les collections à visée pédagogique.

Michel Janva

Le président bolivien, cathophobe

Le président socialiste Evo Morales s’en est pris une nouvelle fois à l’Eglise catholique bolivienne : 

"Quelques pontifes de l’Eglise catholique agissent comme dans les temps de l’Inquisition. Nous sommes catholiques et nous respectons le catholicisme, mais ils doivent comprendre la liberté de culte, nous respectons la religion mais ils ne peuvent continuer avec leur démonstration de pouvoir".

Le ministre de l’Education Félix Patzi Paco a déclaré que le gouvernement ne permettrait pas que :

"des curés oligarques conspirent contre le gouvernement national avec leurs mensonges suivant lesquels nous voulons détruire leur Eglise".

L’Etat à déclaré dernièrement son intention de retirer à l’Eglise catholique la charge de l’enseignement religieux.

Michel Janva

Les chefs religieux du Liban s’accordent

Un sommet des chefs religieux du Liban –y compris chiite-, tenu au siège du patriarcat maronite, a insisté sur le fait que les armes doivent être seulement aux mains de l’État, tout en rendant hommage «à la Résistance» :

"Le recouvrement par l’État de son entière souveraineté et de ses responsabilités sur l’ensemble du territoire libanais constitue le socle national rassemblant tous les Libanais, qui y trouvent leur salut".

Le sommet a jugé que les "agressions" d’Israël "constituent des crimes de guerre contre les Libanais". Les responsables religieux ont appelé à l’unité de toutes les communautés et encouragé les citoyens à aider les déplacés. Autrement dit, l’offensive israélienne a unit les Libanais dans leur malheur commun. Ces derniers reconnaissent toutefois que le Hezbollah doit être désarmé puisque les armes doivent être seulement aux mains de l’Etat.

Le chef de l’Église maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, le mufti de la République, Mohammad Rachid Kabbani, le président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, le catholicos arménien-orthodoxe, Aram Ier, le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Mgr Élias Audeh, un représentant de la communauté druze, cheikh Nouhad Hariz, ainsi que les chefs religieux des communautés syriaques catholique et orthodoxe, arménienne-catholique, latine et protestante étaient présents.

Accueillant ses pairs, le patriarche Sfeir a affirmé :

Sfeir_1 "Nous ne doutons pas que le but de ce qui se passe chez nous est de monter les communautés libanaises les unes contre les autres, de distiller dans le peuple les sentiments de haine, de rancœurs, d’accusations réciproques. Mais le peuple libanais, en dépit de tout, a su faire preuve de solidarité et de sang-froid. Le Liban a été et sera toujours un modèle de convivialité entre diverses communautés religieuses, et il ne fait pas de doute que cette caractéristique gêne ceux qui souhaitent notre disparition."

Voici des extraits du communiqué publié par le sommet religieux :

"À l’heure où le Liban était toujours en train de panser les plaies infligées par la série des guerres de discorde qui ont duré quinze années durant. […] En ce moment, le Liban est l’objet d’une nouvelle agression israélienne, dont le moins qu’on puisse dire est que sa barbarie et sa capacité de destruction reflètent la haine et le désir de se venger du Liban bien plus que la volonté de réagir à l’enlèvement de deux soldats israéliens."

Michel Janva

Changement de tactique pour Israël

Dans une opération surprise et après une série de frappes aériennes sur la région, l’armée israélienne a opéré un débarquement de parachutistes aux portes de la ville de Baalbek dans une tentative d’enlèvement de hauts cadres du Hezbollah. Ils ont investi un hôpital à l’entrée de la ville et ont enlevé selon des sources sécuritaires libanaises, 6 personnes. La cible des forces héliportées était l’hôpital Al Hikmeh, un établissement tenu et géré par une association relevant du Hezbollah, où probablement devait se trouver de hauts responsables du parti de Dieu, dont le Sheikh Mouhamad Yazbeck responsable du secteur au sein du parti.

Nul doute que ce type d’opération commando aura plus d’efficacité dans la traque du Hezbollah que les bombardements incessants des deux dernières semaines.

MJ

Le bouddhisme en France

Bouddh Le Figaro essaie de dresser l’état du bouddhisme en France. Le bouddhisme pourrait se situer à égalité avec le judaïsme : autour de 600 000 fidèles, même si le ministère de l’Intérieur penche pour 450 000 pratiquants. Fabrice Midal hasarde une estimation de 5 millions de sympathisants, de 400 000 à 500 000 fidèles d’origine asiatique et de 200 000 Français de souche, plus ou moins pratiquants. De son côté, l’Union bouddhiste de France estime que les Français convertis sont deux fois plus nombreux. Frédéric Lenoir, universitaire et auteur en 1999 d’une étude sur le bouddhisme en France, affirme quant à lui que depuis 10 ans, le nombre de convertis n’a pas réellement évolué et se situe autour de 150 000.

Rappels sur le bouddhisme : sa doctrine enseigne l’agnosticisme : l’existence d’une Cause première est insoluble et oiseuse. La croyance à la métempsychose est prépondérante (renaissance perpétuelle dans les êtres mérités par leur vie passée, sauf pour les bouddha). Il y a ainsi un pessimisme provenant du fait que l’existence est un mal puisque le bonheur est au Nirvâna, qui est mal défini. Le Nirvâna n’est ni un lieu, ni un état, c’est la non-existence, l’identification de l’âme individuelle et de l’âme universelle, la délivrance de la transmigration, de la douleur, sans amour et sans vie : c’est au sens étymologique l’extinction (c’est le contraire de la Béatitude chrétienne où l’homme exerce toutes ses facultés). Par conséquent, la morale préconise la pratique du renoncement car le désir est la source de la douleur : il s’agit donc de s’en débarrasser. Ainsi la morale ne peut être active et pratique. Il n’y a donc pas de charité. En effet, le bien et le mal sont une impression personnelle. Ainsi, le mal est l’existence d’un désir (vivre par exemple) et le bien la privation des besoins légitimes. Notons que la réincarnation est un mal dont le bouddhiste veut se libérer (alors que l’occident le perçoit plutôt comme un bien qui est un moyen pour se libérer). Pour le bouddhisme, la personne humaine n’a pas d’existence propre, car toute multiplicité est illusion. Si le Bouddhisme a tant de succès de nos jours, c’est parce qu’il propose à l’homme de supprimer la douleur, à la différence du christianisme qui ne la supprime pas mais lui donne un sens.

Michel Janva

Le FN contre le « mariage » homosexuel

Dans le magazine du Front National, Français d’abord du mois d’août, la question du "mariage" homosexuel a été abordée :

Fda_1 "FDA : Y-a-t-il une ambiguité sur la position du FN sur le mariage homosexuel ?

– JMLP : aucune ! Je suis contre le mariage homosexuel, Bruno Gollnisch est contre le mariage homosexuel, Marine est contre le mariage homosexuel : le FN n’est pas favorable au mariage homosexuel ! Le Mouvement national ne confond pas non plus les homosexuels et les minorités militantes de l’homosexualisme".

La commission fait la chasse aux Etats défendant le vrai mariage

Lors de la conférence internationale sur les droits des LGBT à Montréal (Canada), le 29 juillet, Vladimír Špidla, membre de la commission européenne responsable de l’emploi, des affaires sociales et de l’égalité des chances, a indiqué :

Spila_1 "En 1999, un nouveau traité est entré en vigueur [dans l’UE] et a introduit de nouvelles dispositions en matière de discrimination fondée notamment sur l’orientation sexuelle. L’Union européenne fut alors en mesure d’adopter dès l’année suivante, c’est-à-dire en 2000, une législation interdisant toute discrimination fondée sur l’âge, un handicap, la religion ou les convictions et l’orientation sexuelle dans les domaines de l’emploi et de la formation professionnelle. […]

Les Etats membres disposaient d’un délai de 3 ans pour prendre toutes les mesures nationales nécessaires pour appliquer les dispositions de cette législation européenne. […] La Commission européenne est en train de procéder actuellement à un examen de la mise en œuvre de ce texte et rédigera un rapport public sur ce sujet. […] Je m’engage personnellement à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que la législation sur la non-discrimination soit respectée par TOUS les Etats membres. […] Je souhaiterais déclarer clairement que la Commission ne tolérera AUCUNE omission de l’orientation sexuelle comme motif de discrimination. Si tel devait être le cas, notre réponse serait tout à fait catégorique, comme j’en ai fait la preuve devant l’omission de l’orientation sexuelle par la Lettonie [où la gay pride a été interdite]."

La Pologne a également du souci à se faire.

"En 2001, l’Union européenne a également adopté un programme communautaire de lutte contre les discriminations, qui visait à soutenir les efforts Etats membres en matière de lutte contre les discriminations. […] Parmi les nombreuses et diverses activités soutenues par le programme, j’aimerais en mentionner trois, qui me semblent particulièrement importantes. Tout d’abord, une grande campagne d’information européenne a été lancée en juin 2003, sur le thème «Pour la diversité – Contre la discrimination». […] Ensuite, au titre du Programme d’action de lutte contre la discrimination, la Commission européenne finance quatre réseaux d’ONG européennes, dont ILGA-Europe [un lobby gay]. Enfin, au cours de la période 2004-2006, le Programme d’action communautaire soutient 25 actions transnationales couvrant tous les motifs de discrimination, y inclus l’orientation sexuelle.

[Enfin,] la Commission a donc proposé de désigner 2007 Année européenne de l’Egalité des Chances pour tous."

Mais tout ceci ne suffit visiblement pas :

"Pour répondre aux attentes exprimées par certains députés européens et certaines ONGs [le fameux lobby gay], la Commission européenne considère la faisabilité d’une nouvelle proposition de directive étendant le champ de la protection contre les discriminations".

Michel Janva

Cathophobie au palais de justice

La Crucifixion (3,50 m sur 1,72 m) du peintre messin Théodore Devilly va quitter le palais de justice de Metz, où elle trônait depuis 1866, pour rejoindre l’église abbatiale de Saint-Avold, à une quarantaine de kilomètres de là. Ainsi en a décidé le garde des sceaux, Pascal Clément.

En septembre 2000, un rideau épais avait été tendu devant cette peinture sous la pression d’un avocat, Me Daniel Delrez, soutenu par la Libre Pensée contre ce qui lui semblait causer une "atteinte intolérable au principe constitutionnel de laïcité". Les magistrats de ce tribunal s’étaient prononcés majoritairement en faveur du maintien du tableau. Mais les chefs de cour de l’époque avaient jugé plus prudent de prendre une "mesure conservatoire provisoire", en attendant les instructions de la chancellerie.

Dans la plus pure tradition jacobine en haine de l’Eglise, Me Delrez estima au moment du voilage :

"Prétendre qu’il s’agit d’une oeuvre d’art alors qu’elle incarne la toute-puissance de l’Eglise est au mieux une cécité, au pire de la mauvaise foi. [Je salue la] victoire de la République sur l’obscurantisme local".

Le collectif de défense de La Crucifixion, constitué pour l’occasion, avait justement fait remarquer que la Moselle et l’Alsace annexées en 1905 ont échappé à la séparation de l’Eglise et de l’Etat et sont restées sous régime concordataire.

Si l’on peut ce réjouir que cette oeuvre soit désormais exposée dans une abbatiale, il est tout de même malheureux qu’un ministre bafoue le droit local pour ne pas contrarier la haine de groupuscules que l’on n’entend jamais lorsqu’il s’agit de faire construire des mosquées avec l’argent du contribuable.

Michel Janva

Hezbollah : vers un échec israélien ?

Finlande Le ministre finlandais des Affaires étrangères Erkki Tuomioja, dont le pays assure la présidence tournante de l’UE et qui doit présider une réunion d’urgence dans la journée consacrée au Proche-Orient, a estimé que l’offensive israélienne a "peu de chances d’aboutir à un succès militaire". Ce conflit va "à coup sûr renforcer le soutien au Hezbollah parmi la population de la région".

Il y a peu, Henri relayait l’analyse d’un site conservateur américain, lequel, bien que soutenant l’offensive israélienne, se montrait tout aussi sceptique quant à son issue.

Michel Janva

La Syrie interviendra-t-elle ?

Bachar al-Assad a appelé l’armée à se tenir prête pour faire face aux "défis régionaux" :

"Nous devons comprendre que tout effort et toute goutte de sueur à l’entraînement maintenant nous épargneront une goutte de sang, quand l’heure viendra. Le combat se poursuit, tant que notre terre est occupée et nos droits sont violés. Et la victoire sera la nôtre, avec l’aide de Dieu".

Vers escalade du conflit ? Le pire est à craindre.

Michel Janva

Il y a 10 ans, l’assassinat d’un évêque

Il y a dix ans, le jeudi 1er août 1996, Mgr Pierre Claverie, dominicain, évêque d’Oran, était assassiné. Quelques jours auparavant, dans son homélie, il disait :

"on m’a souvent demandé : «Que faites-vous là-bas ? Pourquoi est-ce que vous restez ? Secouez donc la poussière de vos sandales ! Rentrez chez vous !» « Chez vous… » Où sommes-nous chez nous ?…Nous sommes là-bas à cause de ce Messie crucifié. A cause de rien d’autre et de personne d’autre ! […] Donner sa vie. Cela n’est pas réservé aux martyrs ou du moins, nous sommes peut-être appelés à devenir des martyrs témoins du don gratuit de l’amour, du don gratuit de sa vie."

MJ

Barbarie

5 adolescentes de 14 à 17 ans ont été mises en examen pour "actes de torture ou de barbarie" sur une autre jeune fille de 16 ans placée comme elles dans un foyer éducatif à Saint-Quentin (Aisne). La victime a été rouée de coups par 3 autres pensionnaires du foyer éducatif dans la nuit de vendredi à samedi, en présence de 2 complices dont l’une faisait le guet :

"Elles ont tenté de l’étrangler avec un fil électrique, lui ont fait des coupures avec des lames de rasoir en divers endroits du bras, et sur le front avec une paire de ciseaux".

Les trois barbares ont ensuite versé du parfum, du déodorant en spray et de la mousse à raser sur les plaies de la victime, en l’obligeant à garder les yeux ouverts.

Les jeunes filles, qui ont reconnu l’essentiel des faits à quelques divergences près, reprochaient à la victime des insultes à caractère raciste, ce que la victime conteste.

Serait-ce encore une conséquence de la jurisprudence Zidane ? Ce qui appraît assez clairement, c’est que les auteurs de ces tortures se réfugient derrière un racisme supposé, à croire que ce dernier pourrait tout excuser. Le lobby antiraciste, porteur d’une véritable idéologie, porte certainement une grave responsabilité dans ce genre de faits.

Michel Janva

Quand Sarkozy retourne sa veste

Voici un petit montage vidéo (environ 1 mn) montrant Nicolas Sarkozy affirmant une chose en 1997 et exactement l’inverse en 2002.

MJ

Fidel Castro près du jugement dernier

Fidel_castro Pour la première fois depuis 1959, Fidel Castro a fait annoncer hier soir que pour des raisons de santé, il transférait provisoirement ses prérogatives de président de Cuba à son frère Raul. A moins de deux semaines de son 80e anniversaire, Castro n’est pas apparu lui-même à la télévision où son secrétaire a lu une lettre du "lider maximo".

Dans cette lettre, Fidel Castro déclare à ses concitoyens avoir été victime d’une hémorragie gastro-intestinale, due apparemment au stress lié à ses récents déplacements en Argentine et dans Cuba. Il annonce également qu’il a dû subir une intervention chirurgicale. Le président communiste a annoncé qu’il transférait ses pouvoirs à son frère Raul, qui est également son successeur et l’actuel ministre de la Défense. Le président a également demandé que soit remise à plus tard la célébration de son 80e anniversaire, le 13 août. Les festivités seront décalées au 2 décembre, 50e anniversaire des Forces armées révolutionnaires de Cuba.

Michel Janva

L’unité politique de Villepin

Lors d’une conférence de presse, abordant le sujet de la crise au Liban, le Premier ministre a déclaré :

"J’ai eu l’occasion de présenter la position française à l’ensemble des formations politiques la semaine dernière. Je me réjouis de constater l’unité de vue, le très large consensus qui s’est exprimé à cette occasion. Elle est un atout pour notre pays dans sa volonté de participer pleinement à la définition d’une solution diplomatique à la crise. Je suis naturellement disposé à apporter à ces formations politiques, régulièrement, les éléments d’information nécessaires. Nous avons besoin de cette unité nationale qui renforce la voix et la capacité de la France sur la scène internationale."

Jean-Marie Le Pen ne l’entend pas de cette oreille, et pour cause, Dominique de Villepin n’a pas l’air de considérer le Front National comme une "formation politique" puisqu’il l’a tout bonnement ignoré :

"C’est tout à fait abusivement que vous avez fait état de "large consensus" et "d’union nationale" […]. Vous n’aviez pas jugé utile d’inviter le Front National […]. Comme l’âne de Buridan, vous êtes aujourd’hui incapable de choisir entre Israël et le Liban, bien que vous déclariez ami de toujours de ce malheureux pays, auquel vous n’offrez que des couloirs humanitaires et l’exode de nos ressortissants. Impuissance, verbiage, hypocrisie semblent être les fondements de l’action internationale, d’une France, dépouillée de sa souveraineté."

Michel Janva

Liban : analyse de la situation

Alain Chevalérias, chroniqueur à l’Homme Nouveau, est aussi consultant au Centre de recherche sur le terrorisme. Il analyse la situation au Liban :

Sur la disproportion de la réaction israélienne :

Ac "Si, le Hezbollah n’est qu’un parti politique, provocateur et/ou inconscient, Israël est un Etat, siégeant aux Nations unies et à ce titre, d’un point de vue légal, bien plus responsable. En outre, les Israéliens, qui entretiennent le souvenir des persécutions nazies dont furent victimes les juifs, devraient mieux que quiconque manifester du dégoût pour les punitions collectives et la cruauté contre des populations démunies."

Sur la capacité d’Israël à réduire le Hezbollah :

"Israël laisse entendre qu’il va éradiquer ce mouvement. Cela rassure les dirigeants occidentaux. Mis au pied du mur par des connaisseurs du sujet, les Israéliens admettent cependant ne vouloir que réduire l’infrastructure du Hezbollah. […] Pour croire [que] des frappes aériennes et des pilonnages [vont] pouvoir disloquer une guérilla, mobile et disséminée, il faut être naïf. Ces attaques n’auront guère plus d’effet sur le plan psychologique. Elles ne parviendront pas à démoraliser une force déterminée et bien encadrée comme le Hezbollah."

Aussi la guerre risque de s’aggraver :

"Cela veut dire qu’Israël sera obligée d’envoyer des troupes au sol et d’organiser une vaste chasse à l’homme. Compte tenu de leur état d’esprit, les hommes du Hezbollah se battront sans faiblir. 3 zones se dessinent déjà sur le terrain. L’extrême sud, dont la population s’enfuit, deviendra un champ de bataille. Un peu plus au nord et dans la Bekaa, les zones encore habitées à forte population chiite. Enfin le reste du Liban à majorités chrétienne, sunnite et druze."

Dans l’alternative :

"Si Israël se limite au pilonnage du territoire libanais sans oser combattre le Hezbollah, ce dernier sortira renforcé de l’épreuve. Les autres Libanais seront obligés de vivre avec cette nouvelle réalité."

Les conséquences :

"1/ Le risque de guerre civile […]. Cela peut aller jusqu’à une partition du Liban. Tout dépend de la capacité de résistance de l’armée libanaise à un éclatement sur une base confessionnelle.

2/ Une augmentation du danger terroriste. Confortablement assis dans un bureau, il est facile de dénoncer le terrorisme. Quand on a perdu une partie de sa famille sous les pilonnages, il est plus difficile de faire la différence entre les bombes tombées des avions sur les immeubles et les charges explosives déposées par "un terroriste" dans un autobus civil. Résultat, au lieu de le désamorcer, l’offensive israélienne contre le Liban aura dopé le terrorisme. […]

3/ L’affaiblissement du gouvernement libanais.

4/ L’Etat d’Israël sortira complètement déconsidéré du conflit.

5/ Un nouveau pas franchi vers une guerre globale."

Michel Janva

Samir Geagea entre Hezbollah et Israël

Interrogé sur la chaîne Al Arabiya, le 19 juillet dernier, Samir Geagea estime que "vu les positions arabes et les positions internationales, vu l’équilibre des forces, si nous continuons dans la logique actuelle, la situation va empirer".

Hakim4 "En ce qui concerne l’agression contre le Liban, il est tout à fait naturel que nous ne puissions pas plaisanter avec cela. Quelle que soit l’agression, quel que soit le côté d’où elle vient ou quelle qu’en soit la cause, peu importe comment elle a débuté, il est de notre devoir de tous nous rassembler afin de la repousser. C’est un fait acquis".

Mais s’il y a unanimité contre l’agression, il demeure, à la base, un conflit avec le Hezbollah :

Hakim1 "Depuis 7 ou 8 mois, au niveau politique, et 2 ou 3 mois sous le regard des médias, nous sommes assis autour de la table de négociation. Nous craignions l’éclatement de tels évènements et le disions alors à haute voix […]. Cela ne peut rien donner avant qu’il n’y ait ce qu’on appelle en français "un interlocuteur." De l’étranger on vient visiter le gouvernement mais que peut faire celui-ci ? Rien ! Ce n’est pas lui qui tire et ce n’est donc pas lui qui peut arrêter de faire feu. Ce n’est pas lui qui a capturé les soldats, et ce n’est donc pas lui qui peut décider de leur libération. Il ne peut rien faire. C’est le point crucial, à mon avis, dont doivent discuter les politiques afin de nous mettre d’accord avant tout autre chose. Que nous acceptions l’intervention d’une force multinationale, pour moi ce n’est qu’un pas tactique. Il m’apparaît marginal au regard de la solution globale".

Geagea souhaite que le Hezbollah

"se soumette en tout à la décision gouvernementale, que ce soit concernant les captifs, le cessez-le-feu, la poursuite des combats, l’acceptation ou non des forces multinationales. Tout doit être décidé par le gouvernement".

Sur le Moyen-Orient :

Geagea1 "De façon globale et sans entrer dans les détails, nous savons tous qu’il y a une situation conflictuelle, au Moyen-Orient, entre un axe syro-iranien, d’un côté, et un axe européo-américain, de l’autre. Même si les Européens tiennent un discours plus courtois, en fin de compte, ils ont la même vision des choses que les Américains, surtout en ce qui concerne le Liban. Dans cette confrontation, l’Occident dispose de ses armes et l’axe syro-iranien des siennes. Les armes de l’axe syro-iranien sont le Hamas et le Hezbollah. Il les utilise avant que l’affrontement n’arrive sur son sol. Dès que le prétexte s’est présenté, que ce soit à Gaza ou au Liban, l’Occident a vu une occasion à exploiter pour casser les outils de la Syrie et de l’Iran".

Si le Hezbollah perdait militairement,

"Israël ne pourra rien exiger du Liban. […] Personne au Liban n’est prêt à payer quoi que ce soit à Israël. […]. Si le Hezbollah gagne, chose souhaitable, nous ne serions pas mécontents. Néanmoins, nous ne changerions pas d’avis en ce qui concerne la nécessité de réinstaller l’Etat dans ses prérogatives, ce qui implique qu’il soit parfaitement maître de la décision politique."

Il a affirmé ensuite que "jamais, à aucun moment", les Forces libanaises ne se réarmeraient. Il estime que l’armée libanaise ne doit pas se battre contre Israël ni "protéger" le Hezbollah comme le souhaite le général Aoun.

Michel Janva

Geagea pas surpris par la résistance du Hezbollah

Le chef du parti des Forces Libanaises, Samir Geagea, estime que :

Geagea7 "Le déploiement d’une force internationale à la frontière libano-israélienne est dans l’intérêt du Liban à 100%. C’est le meilleur moyen d’empêcher à l’avenir la poursuite des agressions israéliennes. Cette force devra avoir des moyens contraignants et son mandat ne devra pas se limiter à enregistrer les violations de part et d’autre de la frontière libano-israélienne comme cela est le cas actuellement avec la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL)".

Geageasfeir Geagea a soutenu le plan de paix proposé par le Premier ministre Fouad Siniora et qui a été adopté jeudi par le gouvernement libanais, y compris les ministres du Hezbollah. Le plan de Siniora réclame un cessez-le-feu, propose un échange de prisonniers entre le Liban et Israël et une pacification de leur frontière commune. Il prévoit également que le gouvernement libanais exerce une souveraineté totale sur la libération du Liban sud et que le Conseil de sécurité de l’ONU s’engage à mettre les fermes de Chebaa sous la juridiction des Nations unies.

Geagea affirme n’avoir "pas été surpris par la résistance du Hezbollah qui bénéficie du soutien logistique de l’Iran, mais son arme la plus importante est le moral de ses combattants".

Michel Janva

Christine Boutin contre le clonage

Suite à la publication du rapport Fagniez sur le clonage, Christine Boutin prévient :

"Ne soyons pas dupes que la finalité soit reproductive ou thérapeutique, le clonage humain constitue toujours une manipulation et une instrumentalisation de la vie humaine."

Que l’on change de terminologie, de l’expression «clonage thérapeutique» à l’expression «transfert nucléaire somatique» ou encore «clonage non reproductif», comme cela est proposé, n’est qu’un leurre, ouvrant la porte au clonage reproductif et à l’objectivisation de la personne, désormais soumise aux intérêts économiques et financiers.

Christine Boutin a réaffirmé la teneur de son engagement en faveur de toute vie humaine, et cela dès sa conception. A propos du clonage thérapeutique, elle rappelle qu’une telle proposition ne manquerait pas d’être contraire à la déclaration de l’Assemblée Générale des Nations Unies du 8 mars 2005 qui condamne le clonage – sous toutes ses formes – comme une violation de la dignité de la personne humaine.

Quant à la recherche sur les cellules souches, il existe de nombreuses recherches alternatives, telles que celles sur les cellules souches adultes, afin de poursuivre la recherche scientifique au service de la personne humaine.

"La médecine a pour vocation de soigner la personne dans son intégralité et son intégrité, n’oublions surtout pas cela !"

Michel Janva

2007 : l’année du scoutisme

Le scoutisme, fondé par Baden-Powell aura 100 ans le 1er juillet prochain. En France, à cette occasion, les scouts et guides de France comptent rassembler au cours d’une même fête les 8 autres structures reconnues par l’État. Une grande première dans l’histoire du scoutisme français, marqué depuis sa création par les scissions et les discordes. Les Guides et Scouts d’Europe ont dernièrement axé leur politique sur l’accueil plus sécurisé des enfants. «Nous avons développé la formation du personnel encadrant, mais aussi éliminé les aspects paramilitaires du mouvement et veillé à ce que l’interdiction de totémisation soit respectée», explique Yann Cotten de Saint-Yvi, son porte-parole. Une ‘élimination’ qui est passée bien souvent par une dissolution d’unités avec pour conséquence la formation de moult mouvements et groupes traditionnels indépendants qui donnent au scoutisme français une image unique au monde.

Michel Janva

« la politique ne parle pas assez d’amour »

Rfn
Dixit l’ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin. Autant un catholique peut penser que c’est vrai, quoique la politique ne devrait pas forcément en parler, mais en vivre (cf Deus caritas est), autant il ne faut pas tomber dans le piège de Raffarin et de sa notion de l’amour.
Il ne faut pas oublier en effet qu’il fait partie des hommes politiques qui se sont montrés les plus favorables au lobby gay, le groupuscule gay-lib n’ayant pas hésité à le qualifier de "Premier ministre le plus ‘gay-friendly’ de la Vème République".

Lahire

Les crimes du Hezbollah

Lu sur le blog du Conservateur :

"Des témoignages affluent, en particulier au travers des blogs [libanais], montrant un tout autre visage de la situation au Sud Liban. Selon plusieurs sources, des miliciens du Hezbollah se positionnent volontairement dans les villages chrétiens ou druzes, pour y tirer leurs projectiles. Alors que des mouvements d’autodéfense se sont formés, des villageois sont assassinés par les terroristes du "parti de Dieu"."

On apprend aussi que cet après-midi à Beyrouth, des Libanais proches ou affiliés au Hezbollah ont saccagé le siège des Nations unies.

MJ

Pierre Vidal-Naquet est décédé

Pvn L’historien Pierre Vidal-Naquet est mort à l’âge de 76 ans. Cet intellectuel très engagé à l’extrême gauche avait dénoncé la torture pendant la guerre d’Algérie occultant souvent les crimes commis par le FLN. Né le 23 juillet 1930 à Paris, Pierre Vidal-Naquet a 14 ans quand ses parents sont arrêtés à Marseille en mai 1944, et disparaissent en déportation. Il entame des études d’histoire, devient agrégé, spécialiste de la Grèce antique. En 1958, il signe le Manifeste des 121, appel à la désobéissance contre la guerre d’Algérie, et publie son premier livre, "L’Affaire Audin".

Fin 2005 encore, il signait avec d’autres historiens de renom la pétition "Liberté pour l’histoire" demandant l’abrogation des lois limitant la recherche et l’enseignement de l’histoire (loi Gayssot sur le négationisme, loi sur le génocide arménien, loi Taubira sur l’esclavage et article sur les aspects positifs de la colonisation, abrogé en février dernier).

Michel Janva

Fouad Abou Nader en appelle à l’ONU

Fouad6 Le Dr Fouad Abou Nader est le successeur de Béchir Gemayel et le prédécesseur de Samir Geagea à la tête des Forces Libanaises. Dans un entretien avec Libanoscopie, il exprime sa position :

"La solution du problème au Liban doit être politique, radicale et définitive. Cette guerre sur le sol libanais doit être la dernière. Sur cette base, j’en appelle aux Nations Unies pour l’installation d’une présence civile accompagnée d’une présence militaire internationales au Liban pour non pas se substituer à l’Etat libanais mais au contraire l’aider à imposer son autorité sur les 10452km2 au-delà de l’irrédentisme d’Israël, de la Syrie, de l’Iran et des palestiniens et à devenir un Etat de droit.[…]

Fouad La principale responsabilité de la présence internationale civile serait […] de superviser un règlement politique ainsi que la tenue d’élections libres et démocratiques sur la base d’une nouvelle loi électorale qui fasse consensus. […] Le mandat de la présence internationale militaire qui sera déployée avec l’armée libanaise pour agir au Liban incluront le maintien du cessez-le-feu et son imposition s’il y a lieu, la démilitarisation du Hezbollah et des autres groupes armés présents au Liban, […] l’exercice des fonctions requises en matière de surveillance des frontières avec Israël et avec la Syrie.

[…] L’ONU devra aussi : superviser la libération de tous les prisonniers libanais détenus dans les geôles syriennes et israéliennes, tracer les frontières définitives entre le Liban et ses voisins notamment en ce qui concerne les Hameaux de Chebaa, et trouver une solution à la présence de 500000 palestiniens autre que celle de leur implantation au Liban que nous refusons."

Michel Janva

Quelle issue pour le Liban ?

Cv_maila Professeur de sciences politiques, ancien vice-doyen de la Faculté des Lettres et des Sciences humaines de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth et ancien recteur de l’Université catholique de Paris, Joseph Maïla livre son analyse.

Sur la solidarité entre les différentes communautés libanaises :

"Je distinguerais entre le lien patriotique, fondé sur la solidarité des abris et du malheur, et le lien politique consensuel. Après l’attaque israélienne, le premier est à son maximum. Le second, en revanche, est beaucoup plus fragile. Le chef de l’Eglise maronite, le cardinal Sfeir évoque l’impossible cohabitation entre l’Etat et une milice armée. C’est ce que les Libanais pensent. Le Hezbollah, après avoir pris sur lui d’enlever les deux soldats israéliens – initiative irresponsable – se montrera-t-il assez raisonnable pour mettre le bénéfice de son engagement dans le pot commun de l’édification du nouveau Liban ? Ses interlocuteurs sauront-ils éviter de faire de sa mise en cause leur seule stratégie commune ? La solidité du patriotisme libanais ne me paraît pas assurée d’avance."

Sur l’issue du conflit :

"Les plans avancés jusqu’ici concordent sur 3 points importants : la nécessité d’un cessez-le-feu, le déploiement d’une force d’interposition, la surveillance de toutes les frontières du Liban. Les propositions, en revanche, butent sur 2 obstacles – le désarmement du Hezbollah (que ce dernier refuse) et la position de l’Iran et de la Syrie. Comme aucune troupe extérieure ne peut prendre le risque de désarmer le Hezbollah, la question ne peut être réglée que par le dialogue inter-libanais […]. Or sans accord politique préalable, aucun pays n’acceptera d’envoyer ses soldats au Liban, sous peine de connaître le sort réservé en 1982 aux contingents américain et français.[…].

Pour la Syrie, le chaos libanais est une chance, et le Hezbollah une carte pour faire pression sur Israël. […] L’Iran fait la démonstration de sa capacité à projeter sa puissance à l’extérieur, et à déplacer le champ de la «conflictualité» du dossier nucléaire vers le Liban. Il est le véritable commanditaire du conflit actuel, et son principal bénéficiaire. […]

Ou bien l’Etat libanais existe, et il fait alors respecter la résolution 1559 de l’ONU, avec l’appui de la communauté internationale, ou bien il ne le peut pas, et les scénarios de tutelle et d’affaiblissement sont ouverts. La tâche est d’autant plus difficile que le Hezbollah est déjà victorieux de ne pas être défait. […] Ni Israël ni le Hezbollah n’ont intérêt à arrêter les opérations. La milice chiite campe ferme sur ses positions et fait la démonstration qu’elle n’a pas été atteinte. L’armée israélienne, quant à elle, n’a pas encore pris de gages territoriaux suffisants ni affaibli assez le Hezbollah. Dans tous les cas, les opérations se poursuivront aussi longtemps que les tirs de katioucha frapperont les villes israéliennes."

MichelJanva

Le commerce halal en France

Halal En moins d’un an, 2 rapports des ministères de l’Agriculture (septembre 2005) et de l’Intérieur (juin 2006) ont traité de cette pratique alimentaire de l’islam : la viande halal. Diffusé le 14 juin, le dernier document met en évidence le pactole que représente le secteur (chiffre d’affaires brut total = 523M€). Encore s’agit-il d’une «estimation basse» ne prenant pas en compte les grandes surfaces ou les boucheries traditionnelles qui comprennent un rayon halal. En septembre 2005, le premier rapport évoquait une situation de «laisser-faire» contribuant à «la formation de clivages entre communautés», le thème du halal devenant «une source de radicalisation religieuse, préjudiciable en terme d’intégration et d’ordre public». Le rapport de juin 2006 reprend ce constat et observe que :

«2 entreprises ont réussi à imposer leur label de certification au côté de ceux des 3 grandes mosquées (Paris, Évry, Lyon) : À votre service (AVS) et Muslim conseil international (MCI)».

AVS, soutenue sur son site Internet par Tariq Ramadan, a «attiré l’attention par l’importance des flux financiers qu’elle génère et par la présence au sein de son personnel d’anciens islamistes» :

«Il est à noter que plusieurs responsables – d’abattoirs ou de boucheries – sont régulièrement l’objet de pressions de la part d’AVS. Face aux refus réitérés, certains imams interdisent à leurs fidèles d’acheter de la viande dans ces boucheries, prétendant que le gérant est un mauvais musulman.»

La question du communautarisme vient s’ajouter à ce contexte. 3 exemples sont cités dans le Rhône, le Haut-Rhin et le Gard. Dans les 2 derniers cas, des élèves ont tenté de dissuader d’autres jeunes gens de consommer la viande servie par la cantine de leur collège. Et les rapporteurs de se demander si le marché halal ne peut devenir «un vecteur du communautarisme islamique».

Michel Janva

Le FN et le MPF inquiètent

Le Figaro de ce matin s’inquiète d’un FN qui pourrait atteindre les 20%. Les sondeurs essaient de se montrer rassurant, mais force est de constater que non seulement le vote FN ne faiblit pas, mais en outre, que les électeurs de Jean-Marie Le Pen se montrent de plus en plus "décomplexés".

Selon Fernand Le Rachinel, député européen, membre du bureau politique du FN, chargé de collecter les promesses de signature, leur nombre est actuellement d’«environ trois cents».

De son côté, Sarkozy a estimé dans un entretien que Philippe de Villiers est pire que Le Pen. Comme on le comprend : autant Le Pen ratisse son électorat sur tout l’échiquier politique, autant Philippe de Villiers s’attaque essentiellement à l’électorat UMP.

Michel Janva