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Homosexualité : les orthodoxes soutiennent les catholiques

"Les Eglises orthodoxe et catholique ont des divergences concernant les candidats à la prêtrise (en ce sens que les catholiques insistent sur le célibat, tandis que les orthodoxes ont des prêtres mariés), mais l’approche du sujet de l’homosexualité est commune", a déclaré un porte-parole officiel du Patriarcat de Moscou, le prêtre Igor Vyjanov. Ceci étant, certaines branches de l’Eglise catholique (maronites, orientaux, etc.) admettent aussi des prêtres mariés.

Le père Vyjanov a souligné que l’homosexualité constituait un péché, clairement condamné par l’Ecriture "d’une manière qui ne laisse aucune latitude pour une interprétation différente". A ce propos, le prêtre a exprimé son incompréhension face aux tentatives de certaines congrégations protestantes de "réviser l’attitude de la Bible face à ce vice". L’approche libérale de l’homosexualité chez les protestants peut s’expliquer par l’influence du politiquement correct et la prédominance d’un état d’esprit purement séculier, "qui est en train de perdre tout fondement moral". "Cependant, ce que les gens viennent chercher dans l’Eglise, n’est pas le politiquement correct, mais un fondement ferme de leur foi et de leur vie". Il a ajouté que les homosexuels devaient être considérés comme des gens "souffrant d’un mal profond".

Michel Janva

Les rouages déroutant de l’Union européenne

Voici le témoignage d’une assistante parlementaire à Bruxelles, Maria Castillejo, juriste et suivant les dossiers concernant la femme : "les groupes de pression sont puissants, les décisions se prennent dans la précipitation, les textes sont rédigés à la hâte au profit de puissants groupes d’intérêt comme Alcatel, Ford Motor Company mais aussi la Scientologie, les Quakers… Des groupes qui se comptent par milliers ! Quant à la question précise de la femme, son leadership est assuré par un groupe de "lobby européen des femmes" malhusien, égalitariste, influent mais peu représentatif. Il prône la femme au travail, le contrôle des naissances, la recherche sur les embryons". (Source : Famille chrétienne).

Michel Janva

Quand rave et émeutes s’allient

Des violences dans le centre-ville de Rennes se sont soldées par des dégâts matériels et une trentaine d’interpellations, fait savoir le préfet de la région Bretagne, Bernadette Malgorn. Deux fonctionnaires de police ont été légèrement blessés lors des affrontements entre jeunes et forces de l’ordre. Les pompiers ont par ailleurs évacué des personnes victimes d’hypothermie ou d’alcoolémie.

Des témoins ont fait état de jets de bouteilles et de cailloux contre les forces de l’ordre et certains magasins dans le quartier de la préfecture. Les troubles, qui ont commencé samedi après-midi, visaient à protester contre l’interdiction d’organiser une rave-party ce week-end en marge du festival des "Transmusicales". Bernadette Malgorn a expliqué que les conditions de sécurité n’étaient pas remplies. "Les organisateurs potentiels nous montraient qu’ils étaient incapables de nous garantir [s’il y aurait] 10.000 ou 30.000 personnes".

Michel Janva

Premiers résultats honorables pour Narnia aux Etats-Unis

Anna_popplewell1 Le film de Disney tiré des livres de C.S. Lewis est sorti vendredi aux Etats-Unis. Il a fait une première journée très honorable, sans être exceptionnelle pour un film de cette ampleur : c’est la 19ème plus forte sortie de l’histoire du cinéma américain, en termes de revenus, avec presque 24 millions de dollars. Cela augure bien des semaines à venir, particulièrement à l’approche de Noël.

A titre de comparaison, le dernier Harry Potter est à la troisième place des plus fortes sorties, la Passion du Christ à la 13e. Mais le Disney a fait mieux que Le Monde de Nemo (31e) ou le premier épisode du Seigneur des Anneaux (44e).

Hollywood a découvert, après la Passion de Mel Gibson, qu’il existait un important public pour un cinéma à message chrétien. Toutefois les studios ne continueront à produire des films pour ce public que s’ils sont rentables. Comme pour la Passion, on n’encourt pas l’excommunication si l’on n’aime pas Narnia – j’avoue que le livre me tombait des mains quand, enfant, j’ai tenté de le lire. Mais, au-delà des goûts de chacun, la réussite commerciale de Narnia est importante dans la bataille culturelle. Comme l’écrit Jeanne Smits dans Présent de ce week-end :

Oui, la sortie du film et l’intérêt renouvelé pour Narnia sont un signe d’espérance – encore un – pour notre monde qui a tant besoin de retrouver aussi bien le sens du péché que celui de la miséricorde.

Narnia sort en France le 21 décembre.

Henri Védas

Jean Sévillia sur la loi de Séparation de 1905

L’auteur est interviewé par Liberté politique. Il conteste la vision "consensuelle" de la loi de Séparation :

Le lieu commun répandu dans le public, y compris catholique, c’est que la laïcité est une mesure d’apaisement, et qu’elle est source de consensus. Ce faisant on occulte la violence antireligieuse initiale de l’idée de laïcité. […] [La loi de 1905] est l’aboutissement d’un mouvement commencé en 1880, lancé et entretenu par une succession de gouvernements dont l’anticléricalisme était l’un des moteurs politiques.

Jean Sévillia rappelle que si la loi a été atténuée après 1905, c’est grâce à la fermeté de Saint Pie X et des catholiques :

[C]ette libéralisation relative n’est pas le fruit du libéralisme du législateur, elle est le fruit des résistances catholiques. Notamment de la réaction de Pie X qui a refusé la constitution des associations cultuelles, ce à quoi les Républicains ne s’attendaient pas.

Il reconnaît toutefois que revenir au statu quo ante mettrait l’Eglise dans l’embarras :

Cette loi protége le patrimoine immobilier utilisé par l’Église, qui est considérable : si les catholiques devaient l’entretenir, ils en seraient bien incapables. De là à sacraliser cette loi, non !

Jean Sévillia dénonce l’illusion selon laquelle la "laïcité" serait un rempart contre l’Islam :

On ne lutte pas par le vide contre le plein. On lutte contre le plein par du plein. Je cite Chantal Delsol dans mon livre : "Seule une religion peut répondre à une religion."

Et il invite les catholiques à s’affirmer dans la sphère publique :

[L]es catholiques sont minoritaires, et le seront de plus en plus. Néanmoins les catholiques sont une très grosse minorité […]. Aucun parti politique, aucune famille de pensée ne réunit une telle minorité, la première minorité de France. Celle-ci doit faire entendre sa voix. Les catholiques doivent s’affirmer […]. Les évêques de France, au mois de mars, ont attaqué la publicité sur la Cène, et ils ont eu gain de cause.

Henri Védas

PS : Jean Sévillia sera, avec une centaine d’autres auteurs, à la fête du Livre de Renaissance catholique demain à Villepreux, à l’ouest de Versailles. Il donnera à 16H45 une conférence sur son dernier livre.

La “votation” sur le droit de vote des étrangers

Valeurs actuelles raconte la dernière opération d’agit-prop de la gauche:

Soutenus par la Ville de Paris, quelque soixante partis et associations de gauche et d’extrême gauche organisent depuis le 5 et jusqu’au 11 décembre une “votation citoyenne” dans la capitale. Objectif : réclamer le droit de vote aux élections locales pour les “étrangers non communautaires”.

L’hebdomadaire a eu la bonne idée de faire voter une stagiaire, à quatre reprises. Le récit finit de discréditer ce "scrutin" :

Nulle part le caractère secret du vote n’est assuré : ni isoloir, ni enveloppe dans laquelle glisser son bulletin. Pour peu que l’urne soit transparente, tout le monde sait dans quel sens vote l’électeur.
[…] Tout se déroule sous le contrôle des militants, qui n’hésitent pas à intervenir. « Ce matin, quelqu’un voulait voter non, raconte avec une certaine candeur un militant associatif. On a eu une longue discussion pour le convaincre de changer d’avis. »

Libération consacre un dossier, favorable bien sûr, à l’opération. Mais au lieu de nous convaincre, le récit du quotidien fait plutôt froid dans le dos :

Sur parvis de la gare Montparnasse, trois jeunes Français s’avancent vers le stand qui abrite les urnes transparentes prêtées par la mairie de Paris. L’un est d’origine marocaine, l’autre tunisienne, et le troisième est un «Français de souche», comme disent ses copains en rigolant. Tous les trois prennent un bulletin «oui» et inscrivent leur nom sur la feuille d’émargement. Ils sont tous favorables au vote des étrangers aux élections locales. «Les immigrés ont construit la France, faut pas l’oublier», glisse Anouar, 19 ans. Il ne comprend pas pourquoi ses parents, qui ont quitté le Maroc il y a plus de vingt ans, ne peuvent toujours pas voter en France. «Si les anciens pouvaient voter, ça ferait pencher la balance et reculer l’extrême droite, dit-il. Parce que, si Sarkozy est élu, moi je me lance dans la guerre civile !» Ses deux copains opinent du chef.

Henri Védas

Méthode globale : la contre-offensive de la gauche éducative

Dans Présent d’aujourd’hui, Jeanne Smits, qui suit pour le quotidien le dossier de l’éducation, prend acte des déclarations du ministre de l’Education sur les méthodes de lecture :

Gilles de Robien a tenu un langage extraordinairement ferme, des propos sans précédent qu’il a réitérés jeudi devant des étudiants de la Sorbonne. Il a promis une circulaire sous huit jours, applicable dès janvier. Il a promis une circulaire sous huit jours, applicable dès janvier. Il a dénoncé les méthodes globales et assimilées comme des outils qui conduisent les enfants à la noyade.

Jeanne Smits insiste, avec les italiques d’origine, sur la mise en cause des méthodes "assimilées", car c’est sur ce point que va se dérouler la vraie bataille. La stratégie de la gauche éducative est en effet de renvoyer dos-à-dos les partisans du "tout global" et du "tout syllabique", pour prétendre que les méthodes actuellement majoritaires sont un juste milieu : c’est ce que fait Libération de ce matin. Le quotidien présente les déclarations du ministre comme une "opération de com" dérisoire contre une méthode globale inusitée :

Alors que cette façon d’apprendre à lire est déjà écartée des programmes, le ministre attise la polémique.

Comme le Nouvel Obs dressant la liste noire des "néo-réacs", Libé énumère pour les diaboliser les auteurs hétérodoxes, les "idéologues" de la méthode syllabique :

Marc Le Bris, Rachel Boutonnet, Fanny Capel, Agnès Joste, Guy Morel et Daniel Tual-Loizeau ou Jean-Paul Brighelli.

La machine de désinformation de gauche est donc lancée pour défendre le statu quo en matière d’éducation. Jeanne Smits le constate, se demandant si le ministre tiendra bon :

Qu’en sera-t-il ? Il y aura, à tout le moins, une bataille très rude. Une bataille de l’information pour commencer.

Henri Védas

Tariq Ramadan, recalé

Les organisateurs du Colloque de philosophie La raison dans l’islam (oxymore ?), qui devait se tenir à la Maison de la Recherche à Clermont-Ferrand le vendredi 9 décembre 2005, ont annulé ce colloque "en raison de la présence de Tariq Ramadan parmi les intervenants". Atteinte à la liberté d’expression ? Pas sûr… N’oublions pas que lors d’un débat télévisé en direct avec Nicolas Sarkozy, Ramadan a clairement refusé de condamner les massacres de femmes par caillassage. Vu l’état de la France, il ne serait pas bon que Ramadan verse de l’huile sur le feu. Les organisateurs ont donc bien fait d’annuler ce colloque.

Michel Janva

Royaume-Uni : retour à la méthode syllabique

Gilles de Robien n’est pas le seul ministre de l’Education à vouloir enterrer la méthode "globale" d’apprentissage de la lecture. La semaine dernière, son homologue britannique, Ruth Kelly, a fait siennes les conclusions d’un rapport recommandant l’usage exclusif de la méthode syllabique. Elle s’est engagé à mettre en oeuvre cette recommandation pour la rentrée 2006.

Comme en France, les syndicats enseignants sont furieux. Mais Mme Kelly s’appuie sur une spectaculaire expérience menée en Ecosse : 300 enfants, suivant des méthodes de lecture différentes, ont été suivis sur 7 ans de scolarité entre 1998 et 2005. Aujourd’hui, ceux qui ont suivi exclusivement la méthode syllabique sont en avance sur leurs camarades : de plus de trois ans dans la lecture de mots, un an et demi en orthographe et plus de trois mois en compréhension de texte. Les résultats ont d’ailleurs été particulièrement nets pour les garçons.

On imagine le désarroi des parents des élèves qui, pendant les sept ans de l’expérience, ont subi les autres méthodes…

Henri Védas

Les francs-maçons dans la rue

Les francs-maçons manifesteront samedi après-midi à Paris afin de marquer leur attachement à la laïcité. La Maçonnerie française organise aussi des assises publiques de la laïcité vendredi et présente ses "Chantiers de Laïcité" au président de l’Assemblée nationale, aux parlementaires et aux représentants de l’Etat dans les grandes villes. La séparation de la Maçonnerie et de l’Etat ? Il ne faut pas y compter car "les francs-maçons ont participé de très près à l’élaboration de la loi de 1905, a rappelé Jean-Michel Quillardet, au Sénat et à la Chambre des députés la majeure partie était des francs-maçons".

Les neuf obédiences de la Maçonnerie française, qui rassembleraient 110.000 personnes, avancent douze propositions de loi intitulées "Chantiers de la laïcité", demandant d’étendre aux établissements d’enseignement supérieur et aux écoles privées la loi de 2004 interdisant les signes religieux ostensibles à l’école, d’abroger le statut concordataire en Alsace-Moselle et les divers statuts dérogatoires des Dom-Tom, de "rééquilibrer" les programmes de l’audiovisuel public pour les laïques aux côtés des émissions religieuses du dimanche matin, et d’instaurer un jour de fête de la Laïcité le 9 décembre.

Michel Janva

La République tchèque glisse-t-elle vers l’euthanasie ?

Mercredi 30 novembre, la chambre des députés de la République tchèque a adopté une modification du code pénal dans lequel l’euthanasie change de statut. Cette pratique reste un délit, considéré comme un crime mais plus comme un homicide. Jusqu’à maintenant l’euthanasie était passible de 10 à 15 ans de prison, désormais une personne qui aurait accepté de mettre fin à la vie d’un mourant qui lui en aurait fait la demande risquera au maximum 6 ans de prison. Les pro-euthanasie jugent ce texte trop strict, les pro-life craignent qu’il ouvre la voie à la légalisation de l’euthanasie.

Les représentants chrétiens, musulmans et juifs du pays ont publié une déclaration commune dans laquelle ils appellent le Sénat à rejeter la loi et le président de la République à ne pas la signer. Ils expliquent que cette protestation ne se base pas uniquement sur la foi, mais également sur des faits. Un prêtre constate que « les différentes recherches menées ont démontré que les personnes qui souhaitaient l’euthanasie voulaient mourir uniquement parce qu’elles se sentaient abandonnées ou souffraient de grandes douleurs », des situations que notre société doit surmonter. Et non ‘éliminer’…

Michel Janva

Pays-Bas et l’euthanasie de bébés

Au Pays-Bas, le ministre de la Justice Piet Hein Donner et la secrétaire d’état au Bien-Être (?!), à l’Ethique médicale et au Sport, Clémence Ross, expliquent dans une lettre aux parlementaires qu’ils ont décidé de suivre les recommandations du "protocole de Groningue" autorisant l’euthanasie des bébés atteints de souffrances incurables et insupportables et l’avortement après la 24ème semaine de grossesse. Euthanasie et avortement, les deux armes de la nouvelle extermination de ceux qui n’ont pas droit à la vie.

Michel Janva

La police de la pensée contre les “néo-réacs”

L’establishment a été très inquiet lors des émeutes : pas de voir l’état dans lequel ses utopies multiculturelles avaient plongé la France, mais inquiet que son échec ne favorise dans l’opinion un mouvement de "droitisation".

Ses pires cauchemars semblent se réaliser : des personnalités aussi prestigieuses que Hélène Carrère d’Encausse et Alain Finkielkraut remettent en cause l’idéologie officielle. La contre-offensive a cependant été lancée, notamment par le Nouvel Obs la semaine dernière : ceux dont les têtes dépassent sont des "néo-réacs".

Rappelons que le terme avait été popularisé en 2002 par Daniel Lindenberg dans son pamphlet contre des intellectuels aussi divers que Maurice Dantec, Philippe Muray ou Pierre-André Taguieff. Le terme se voulait disqualifiant, mais il a été mal choisi : son côté amusant et décalé fait que certains le revendiquent joyeusement. Même Alexandre Adler dit qu’il est d’ "accord" pour être qualifié de "néo-réac", à condition qu’il puisse qualifier ses adversaires de "néocons."

Les arguments du Nouvel Obs contre les "néo-réacs" sont sans intérêt : l’article tente platement de les diaboliser en les amalgamant au négationnisme et à Vichy – tout en leur reprochant de manquer de nuance ! Mais ce qui est intéressant, c’est le ton de sourde panique que trahit l’article; les policiers de la pensée craignent que leurs propres troupes soient convaincues par les dissidents :

Ami progressiste, lecteur de gauche, démocrate tolérant, avouez-le, en lisant ces paragraphes, vous vous dites que tout là-dedans n’est pas faux, que dans cette vision du monde il y a une bonne part de vérité.

Il y a quelque chose de réjouissant à constater cette panique, mais nous ne devons pas être dupes du qualificatif "néo-réac" : c’est bien une étiquette polémique collée par la gauche, et non une famille de pensée cohérente. Deux "néo-réacs" n’auront donc souvent rien d’autre de commun entre eux que de déplaire au Nouvel Obs.

Henri Védas

Finkielkraut face à la police de la pensée

Finkielkraut a renoncé à participer à un colloque sur la laïcité, organisé par le conseil régional Rhône-Alpes, sur le thème "Le sacré, le laïque et le profane". Un appel au boycottage de son intervention avait été mis en ligne sur le site musulman oumma.com, où il est traité de"raciste". Les signataires lui reprochent ses déclarations à Haaretz. Le site France-echos a lancé un mot d’ordre inverse original

Les organisateurs du colloque affirment avoir reçu environ 200 mails d’invectives ou d’insultes contre sa venue. Finkielkraut a déjà renoncé à une autre conférence qui devait se tenir à Montpellier. "Je n’y vais pas, parce que je suis complètement désespéré par ce qui m’arrive. Aujourd’hui, mon image préempte ma pensée. Je ne suis pourtant pas un dingue, mais quelqu’un qui essaie de réfléchir." C’est bien ce qui lui est reproché… Par ailleurs, une soixantaine de personnalités, parmi lesquelles Mgr Gaillot, ont adressé une lettre au directeur de la radio France-Culture, lui demandant de suspendre l’émission hebdomadaire du philosophe, "Répliques".

Michel Janva

Libération condamné… à disparaître ?

Les salariés de Libération se sont réunis le 8 décembre en assemblée générale après la tenue, la veille, d’un comité d’entreprise et d’un conseil d’administration de la SAIP (SA Investissements Presse, société éditrice du quotidien). Près de trois semaines après l’annonce du plan de 52 suppressions d’emplois, les salariés sont désemparés.

A l’AG, les discussions ont largement porté sur l’avenir de la presse quotidienne, "très déprimante : le métier traditionnel décline et nous allons vers une économie numérique de l’information", tel est le message donné au conseil d’administration. "Accepter l’idée que le papier est condamné, c’est nous tuer", s’insurge un salarié. Libération va perdre plus de 8 M€, plus 4 M€ de pertes liées à la restructuration, soit plus de 12 M€ de pertes en 2005. Le chiffre d’affaires validé pour 2006 s’élève à 72 M€, contre 70 en 2005 en raison de la baisse du chiffre d’affaires publicitaire. Et quand on sait que les pubs qui financent Libé sont, disons, ‘rose porno’, c’est encore une bonne raison de ne pas l’acheter…

Michel Janva

La place de la religion dans la sphère publique

Christine Boutin explique dans Le Figaro pourquoi la religion ne peut être cantonnée à la sphère privée :

Réduire le fait religieux à la sphère strictement privée, c’est rendre l’homme schizophrène : comment peut-on penser différemment en privé et en public ? […]

Reléguer le fait religieux à la sphère privée reviendrait par ailleurs à renier que l’homme est un être personnel et social et que sa dimension sociale comprend une dimension spirituelle. La laïcité respectueuse des religions reconnaît l’homme dans sa diversité et sa complémentarité. Le fait religieux contribue ainsi à poser les règles du vivre ensemble.

Pour répondre à la fragilisation de nos liens sociaux, il serait irresponsable de ne pas reconnaître le rôle des religions et de ne pas les associer à la refondation de notre unité nationale.

Christine Boutin donne une caution partielle à la loi de 1905, mais avec des précisions importantes :

Le Forum des républicains sociaux a rappelé son attachement à ce principe de laïcité qui repose sur deux piliers : la liberté religieuse (qui inclut nécessairement la liberté de conscience) et la neutralité de l’Etat. Le Forum souligne que la liberté religieuse n’est pas seulement la liberté du culte, à laquelle la loi de 1905 donne un statut satisfaisant [sur le sujet : voir ce post de Michel, NDR], mais également la liberté de faire éduquer ses enfants selon ses convictions et d’exprimer celles-ci publiquement.

Ce qui va de moins en moins de soi : Liberté politique constate que

l’agnosticisme a gagné toute la société, et que, non content d’être omniprésent, il devient de plus en plus intolérant. Il supporte de moins en moins le fait religieux, considéré en tant que tel comme une contestation de sa prétention hégémonique. Or le vide religieux ne demande qu’à être rempli, et de multiples robinets, de plus ou moins bon aloi, ne demandent qu’à s’ouvrir.

Henri Védas

Jacques Bompard adhère au MPF

Dans Libération :

C‘est le mariage du jour, salle des fêtes de la mairie à Avignon : après trente-trois ans dans les bras de Le Pen, Jacques Bompard, maire d’Orange (Vaucluse), convole avec le Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers. Il signe, tout sourire, son bulletin d’adhésion, hier soir. Dans la rue, quelques dizaines de manifestants n’apprécient guère : «Fachos, aristos, à bas la France d’en haut ! C’est pas les étrangers, c’est pas les immigrés qu’il faut virer, c’est Bompard et de Villiers !»

Henri Védas

Le général Bentegeat chez les franc-maçons

Le chef d’Etat-major des armées (CEMA), le général Henri Bentegeat doit participer à une réunion de loge maçonnique au Grand Orient de France dans les jours prochains. C’est la première fois qu’un CEM de la ‘grande muette’ va visiter la ‘grande secrète’… (source : National Hebdo version papier).

Michel Janva

Mariages Blancs : Gérard Gachet témoigne

Dans son billet de Valeurs actuelles, le journaliste, commente l’hystérie qui a accueilli le témoignage de François Grosdidier sur les mariages blancs, et témoigne à son tour de son expérience d’élu :

[A]yant eu naguère l’honneur d’exercer les fonctions d’adjoint au maire dans un arrondissement de l’Est parisien, je puis témoigner, pour avoir célébré plusieurs centaines de mariages, de la colère et de la frustration que ressentent les élus obligés de valider des unions manifestement “bidons”.

Lorsque, paré d’une écharpe tricolore qui fait de vous un – modeste, mais réel – représentant de la nation, vous récitez les articles du code civil sur les “droits et devoirs respectifs des époux” à un étranger en situation irrégulière, ne parlant pas deux mots de notre langue et se souciant comme d’une guigne de sa “fiancée” française, laquelle n’a souvent pas l’air de bien comprendre ce qui se passe, vous ne pouvez qu’être furieux et consterné que la loi vous force à ratifier une telle mascarade.

Mais il s’agit là de cas marginaux, diront certains. Marginaux ? Selon la Situation démographique en 2003, que vient de publier l’Insee, le nombre de mariages mixtes entre Français et étrangers s’est envolé de 23 336 en 1994 à 46 800 en 2003, soit 17 % du total des mariages. Avec, comme par hasard, une forte hausse à partir de 1998, lorsque les socialistes rétablirent tous les avantages – délivrance du titre de séjour et acquisition de la nationalité française – que permet d’obtenir le passage devant monsieur le maire…

Henri Védas

Christine Boutin dans Marianne

L’hebdomadaire (papier) publie cette semaine une tribune du député des Yvelines sur l’actualité de la politique familiale :

[L]es événements récents des violences urbaines font rejaillir de façon inattendue la problématique de la famille. […]
Il m’insupporte que l’on stigmatise les parents qui sont dépassés par les événements – telle cette femme seule avec cinq enfants qui se retrouve en garde à vue – alors que la responsabilité de notre République devrait justement consister à soutenir les familles dans leurs difficultés.
[…] Aucune politique sociale, aussi généreuse et altruiste soit-elle, ne peut faire l’économie de la construction de la structure familiale. Cela devient tellement évident aujourd’hui, que des personnalités de gauche en viennent à défendre sans complexe cette valeur jugée si « conservatrice ».
Mes nombreuses prises de positions sur les prisons, la répartition des richesses, la valorisation des autres formes d’activité que le salariat, les mesures concrètes susceptibles de rétablir l’égalité des chances, tiennent de la même logique : tout ce qui gravite autour de la cellule familiale où
se joue la construction de l’identité de la personne – et donc du futur citoyen – devrait être prioritaire et non accessoire. […]

La structure familiale est suffisamment « conservatrice » de la cohésion sociale, pour qu’il faille en défendre le modèle, que cela soit à la mode ou non.

Henri Védas

La première encyclique de Benoît XVI

Le pape aurait signé aujourd’hui, en la fête de l’Immaculée Conception de Marie, sa première encyclique, indique une source italienne. Cette première encyclique, consacrée à l’Amour divin, devrait être rendue publique pendant le temps de Noël.

Nous l’attendons impatiemment, comme des enfants prêt à goûter à la bonne nourriture de leur père. De leur Saint-Père.

Michel Janva

Chronique de christianophobie bruxelloise

La composition du Groupe européen d’éthique des sciences et des nouvelles technologies, chargé de conseiller la Commission sur les questions morales, divise le Parlement européen. "Nous sommes choqués qu’il ait choisi tant de personnalités proches du Vatican", a confié Robert Goebbels, socialiste luxembourgeois. Sur les quinze membres du groupe, cinq (donc pas une majorité) sont "des activistes de la droite catholique, n’ayant que très peu de compétences scientifiques" (ce qui est faux), affirme le député socialiste Philippe Busquin. Les critiques déplorent surtout la nomination de l’Italien Carlo Casini, président du mouvement Pro-life Italie, et membre de l’Académie pontificale pour la vie et celle du Polonais Krzysztof Marczewski, professeur d’éthique à l’université de Lublin.

Peter Liese, membre de la CDU et opposant à la recherche sur les embryons, salue, outre les précédentes, la nomination du Slovaque Jozef Glasa, vice-président de la Fédération européenne des associations catholiques médicales et du théologien allemand Hille Laker, professeur de philosophie morale à la faculté de théologie catholique de Tübingen. Le président du groupe, le Suédois Göran Hermeren, professeur d’éthique médicale à la faculté de médecine de Lund, est favorable à la recherche sur les embryons. Sera-t-il seulement influençable ?

Noëlle Lenoir, ancienne ministre française, qui a présidé ce groupe de 1994 à 2001, s’inquiète car "sa composition, beaucoup plus militante, sera sans doute moins favorable au développement de la recherche". 170 eurodéputés christianophobes ont envoyé à Barroso une lettre ouverte dans laquelle ils se prononcent pour la recherche sur les embryons. Emmenés par Goebbels au sinistre nom, ils lui demandent de ne pas tenir compte d’une pétition contraire envoyée par 73 de leurs adversaires politiques. La Commission propose que le programme de recherche et de développement (2007-2013) finance, comme le précédent, les études qui impliquent l’utilisation de cellules souches embryonnaires dans les pays où cette pratique est autorisée. L’Allemagne, l’Autriche, l’Italie, la Pologne, la Slovaquie et Malte, qui constituent une minorité de blocage, s’y opposent.

L’affaire Rocco Buttiglione va-t-elle se reproduire ?

Michel Janva

David Cameron va-t-il tirer le Parti conservateur britannique vers la gauche ?

Après l’échec de Michael Howard aux législatives de mai dernier, les adhérents du Parti conservateur britannique viennent d’élire leur nouveau dirigeant : David Cameron, considéré comme appartenant à l’aile gauche de son parti.
L’élection d’un dirigeant "centriste" est a priori inquiétante : Cameron parle d’ "ouvrir" son parti, ce qui, dans le cas d’un parti de droite, veut souvent dire apporter son soutien au "mariage" homosexuel, à la dépénalisation de la drogue ou à la "discrimination positive".
Mais, au Royaume-Uni, les choses ne sont pas si simples : la division droite/gauche n’est pas aussi liée qu’ailleurs aux questions de société. Non seulement des chrétiens (et même des chrétiens pro-vie) militent au parti Travailliste, mais la droite des "tories" (Enoch Powell, Margaret Thatcher) a souvent déçu sur ces questions.
Cameron était d’ailleurs soutenu, contre un candidat plus "à droite", par un groupe de 25 députés tory attachés aux "valeurs traditionnelles", le Cornerstone Group; et par la "Christine Boutin" britannique, l’élue catholique Ann Widdecombe.
Deux engagements de campagne de Cameron sont plutôt prometteurs : soutenir des incitations fiscales au mariage; et retirer les élus tory au Parlement européen du groupe PPE (celui de l’UMP), jugé fédéraliste. Son premier geste politique après son élection a été encourageant également : soutenir le projet de Blair sur l’Education, qui va dans le bon sens.
Henri Védas

Les chiffres de la polygamie

Il y aurait plus de 30 000 familles polygames sur notre territoire. Combien cela coûte à la collectivité ? En voici un exemple chiffré :

M. X : RMiste, Situation de famille : 2 femmes – 12 enfants. (soyons modestes !)

Femme n°1 : légitime et 6 enfants dont 4 scolarisés et 2 de moins de 3 ans :
Allocations familiales : 978,08€ + Allocations Jeunes enfants : 323,32€ + Allocations Logement : 300€ + RMI 2 parents – 6 enfants : 1573,98€ + Allocations rentrée scolaire : 85,87 €. Total : 3261,25€ par mois.

Femme n°2 : concubine et 6 enfants dont 4 scolarisés et 2 de moins de 3 ans :

Allocation Parent isolé – 1 enfant : 707,19€ + Allocation Parent isolé – 5 enfants : 884€ + Allocations familiales 6 enfants : 733,56€ + Allocations Jeunes enfants : 484,98 € + Allocations Logement : 300€ + RMI 1 parent – 6 enfants : 1 420,78€ + Allocations rentrée scolaire : 64,40€. Total : 4 794,91€ par mois

TOTAL pour cette famille 7856,16 € par mois (51 533 francs). Somme versée dans que l’intéressé ait occupé une seule minute un emploi salarié ou cotisé un seul euro.

Michel Janva

Villepin contre l’écriture de l’Histoire par le Parlement

Dominique de Villepin a contesté la légitimité de l’article de la loi de février 2005 sur "le rôle positif" de la colonisation française. "Ce n’est pas au politique, ce n’est pas au Parlement que d’écrire l’Histoire ou de dire la mémoire". "Là je crois qu’il y a une règle à laquelle nous devons être fidèles". "Je pense que ce n’est pas son rôle, donc il faut en tirer les conséquences dans ce cas présent ou dans d’autres cas. Ne nous laissons pas entraîner sur ce terrain d’une réécriture de l’Histoire et de la mémoire. Il n’y a pas d’histoire officielle en France". Il serait bon que ce principe soit appliqué sur toutes les périodes historiques et, par exemple, l’histoire de la Révolution française qui nie, trop souvent, le génocide vendéen…

"Il y a une première règle qui me paraît essentielle, c’est regarder notre Histoire en face. Il ne faut pas faire un exercice d’illusionnisme". En face…, c’est reconnaître que 2 millions de Français sont morts par la Révolution française.

Michel Janva

Expérimentations sur les cellules souches embryonnaires : la voie sera bientôt libre

Genethique.org indique qu’un pas important va bientôt être franchi dans la recherche destructrice d’embryons en France :

Après avoir été examiné par le Conseil d’Etat le 8 novembre, le décret "relatif à la recherche sur l’embryon et les cellules embryonnaires" était hier à la signature des ministres de la santé et de la recherche. Il devrait paraître prochainement au Journal officiel. Ce texte doit permettre à l’Agence de biomédecine de recevoir et d’examiner les premières demandes de recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines.

Auparavant, on s’est assuré en haut lieu que cette Agence n’aurait pas un regard trop scrupuleux sur les demandes :

Rappelons que l’Agence de biomédecine est dirigée par Carine Camby. En novembre, on annonçait l’arrivée à la tête de l’Agence d’une nouvelle directrice, Claire Legras. Celle-ci est connue pour son opposition aux recherches sur l’embryon humain. Mais sous la pression de certains scientifiques, militants notoires pour la recherche sur l’embryon et le clonage, et avec le soutien actif de Frédéric Salat-Baroux, secrétaire général de l’Elysée, la nomination de Claire Legras a été annulée et Carine Camby a retrouvé ses anciennes fonctions.

Henri Védas

Quand l’Eglise dispense ses grâces, Henri Tincq n’est pas content

Les billets de Henri Tincq deviennent de plus en plus pathétiques. Dans sa dernière tribune, le chroniqueur religieux au Monde constate que son interprétation (subversive) de Vatican II "est à bout de souffle". Mais, un peu comme Antoine de Tounens se convainquant qu’il sera un jour, bientôt, reconnu dans ses droits, il se persuade qu’un concile "Vatican III" remettra à leur place les "conservateurs" et lui donnera raison.

Et le dévaveu que lui inflige l’histoire rend Tincq grincheux. Au lieu de se réjouir, en catholique, des grâces dispensées par l’indulgence du 8 décembre, il la déplore et critique vivement le Pape :

Le recours aux "indulgences" (remise de peine encourue pour les péchés), qui furent à l’origine de la rupture avec Luther et restent un sujet d’irritation pour les protestants, devient abusif et ostentatoire. Comme il l’avait fait au moment des JMJ de Cologne, Benoît XVI vient d’en accorder à nouveau le bénéfice aux fidèles qui s’associeront aux célébrations du quarantième anniversaire du concile ! Ce qui est, précisément, en totale contradiction avec l’esprit de Vatican II.

Henri Védas

Narnia ne plaît pas à tout le monde

La superproduction de Disney, qui sort en France le 21 décembre, s’attire déjà des critiques "christophobes" au Royaume-Uni, où elle sort demain. La critique du Guardian, le Libération britannique, reconnaît que le film est "visuellement splendide et les acteurs sont merveilleux". Mais l’allégorie christique au centre de l’histoire (le lion Aslan se sacrifie et ressuscite) la répugne, et elle l’exprime dans des termes que je ne citerai pas tellement ils sont blessants pour les chrétiens – disons simplement que c’est le sacrifice même du Christ qu’elle trouve révoltant.

Le but de C.S. Lewis, en écrivant la série des Chroniques de Narnia, était explicitement évangélisateur : il a dit vouloir par ces livres "faire passer l’Evangile en contrebande" (Philippe Maxence vient d’écrire un livre sur le sens du conte). Il n’est donc pas étonnant que le film suscite des réactions christophobes.

Toutefois, et c’est peut-être plus triste encore, la critique du Guardian a sans doute raison quand elle dit que la métaphore chrétienne échappera à beaucoup de spectateurs :

Après tout, dans un sondage récent, 43% des personnes en Grande-Bretagne ne pouvaient pas dire ce que célébrait Pâques. […] C’est peut-être une ignorance culturelle regrettable, mais cela veut dire qu’Aslan ne restera qu’un lion pour la plupart des spectateurs.

Henri Védas

Finkielkraut a-t-il dit des banalités ?

Stéphane Denis relativisait, dans une chronique du Figaro (papier) de lundi dernier, la portée des récentes analyses iconoclastes de Finkielkraut : ce dernier n’aurait dit que "des banalités de bon sens". Jean Madiran, qui aurait pourtant plus de légitimité que quiconque à railler les critiques tardifs de l’antiracisme, défend le philosophe dans Présent de demain : Finkielkraut aura au moins permis d’ "ouvrir le débat."

[P]ar les voies qui sont les siennes et non les nôtres, le philosophe Alain Finkielkraut arrive à une conclusion qui est bien loin d’être courante :

"L’antiracisme sera au XXIe siècle ce que fut le communisme au XXe"

Cette conclusion de Finkielkraut est justement la nôtre depuis des années, sous réserve de deux précisions.

1. Il ne faut pas dire "sera", au futur, comme une prophétie, car cela est sous nos yeux depuis le dernier quart du XXe siècle […].

2. L’antiracisme actuel ne remplace pas le communisme, il le continue […]. La pratique de la dialectique selon le marxisme-léninisme utilisait le mythe de la "lutte de classe", c’est toujours elle, c’est bien la même "intrinsèque perversité" qui utilise désormais le mythe de l’antiracisme […].

Henri Védas

L’Allemagne de retour à une politique familiale ?

Ministre de la Famille du tout nouveau gouvernement d’Angela Merkel, Ursula von der Leyen est mère de sept enfants, incarnant, à 47 ans, un modèle en voie de disparition dans une Allemagne en péril démographique avec son taux de fécondité de 1,35 % enfants par femme.
Economiste et médecin, elle a étudié à Stanford, en Californie, tout en continuant à avoir des enfants. Ministre des Affaires sociales et de la Famille dans l’Etat régional de Basse-Saxe depuis 2003, elle a été élue à la direction de la CDU. Un parcours qui tranche dans un pays où 40 % des femmes diplômées n’ont pas d’enfants. Depuis des années, "nous avons complètement laissé en sommeil le thème de la famille, déplore-t-elle. Un changement urgent de mentalité " est indispensable, notamment pour permettre aux femmes de concilier travail et famille.
A peine nommée, elle a annoncé la création d’un salaire parental de 1 800 euros par mois, versé pendant un an après la naissance d’un enfant. Ebauche d’une politique familiale, qui devra être encore plus volontariste pour faire disparaître du vocabulaire la "Gebärstreik", ou "grève de la procréation", expression populaire désignant les femmes qui choisissent de ne pas avoir d’enfants. (Source : Famille Chrétienne)

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