Français, vous allez encore payer
Les préfets viennent de recevoir une circulaire les enjoignant "de rendre plus opérationnelle (…) l’aide au retour". Daté du 30 mars 2006, le document est cosigné par Nicolas Sarkozy, le ministre de l’Emploi et de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, et par son ministre délégué, Catherine Vautrin.
Le ministre des Finances s’est laissé convaincre de débloquer des crédits permettant le départ d’environ 5000 personnes. Dans ce programme, la traditionnelle indemnité de retour de 150 € a été transformée en prime de 2000 € proposée à chaque adulte et de 500 € par enfant.
Nicolas Sarkozy et les syndicats
Minute fait remarquer que dans son discours à Douai, Nicolas Sarkozy s’est dit prêt "à instaurer davantage de démocratie dans les élections professionnelles" :
"Je n’ai jamais compris le maintien de la règle archaïque qui donne le monopole de la présentation des candidats au premier tour des élections aux cinq grandes centrales syndicales issues de la guerre. Rendons à chacun le droit imprescriptible de se présenter librement à une élection."
Il s’agirait de modifier l’article L133-2 du Code du travail, selon lequel l’un des critères de "représentativité des organisations syndicales" est "l’attitude patriotique durant l’occupation" !
Certes, on n’est pas obligé de croire que Sarkozy transformera son verbe en acte, d’autant plus que c’est le premier homme de droite (exclusion faite de Bayrou, si toutefois il appartient à la ‘droite’) à avoir reculé face aux syndicats, suivi ensuite par toute sa clique (Bachelot, secrétaire nationale adjointe de l’UMP, vient de demander l’abrogation pure et simple du CPE). Mais le fait qu’il ait recopié la proposition 4 du programme social du Front national est assez plaisant…
Montpellier : sous la pression, l’UMP se décompose
La campagne d’intimidation révolutionnaire "soft" que subit l’UMP obtient d’emblée les effets escomptés : un lecteur de Montpellier nous transmet ces extraits d’un article du Midi Libre d’hier, relatant une opération des anti-CPE.
[…] 60 militants se sont introduits dans le siège départemental du parti, avenue d’Assas, pour en déménager tout le mobilier sur le trottoir. Comme ils l’avaient fait au siège du Medef, le 22 mars.
L’action fait suite à une occupation, lundi, par les étudiants en Staps. Très courte, une demi-heure tout au plus, elle s’est aussi traduite hier par quelques tags et la dispersion, par terre, de bulletins qui devaient servir à un vote interne des militants.
Mais surtout, elle a souligné la fracture au sein de l’UMP. Quand [le député UMP] Jean-Pierre Grand [maire de Castelnau-le-Lez] dénonçait "des méthodes fascisantes visant les partis et leurs élus", [le député UMP] Jacques Domergue invitait les étudiants à "faire la différence entre les sarkozystes qui veulent sortir de la crise et les villepinistes qui vont dans le mur". Et s’ils veulent manifester, à le faire à Castelnau-le-Lez…
« N’est pas Thatcher qui veut »
François d’Orcival rappelle dans Valeurs actuelles aujourd’hui à quel prix la Dame de Fer a réformé son pays – contre les syndicats-voyous, mais aussi contre de nombreux membres du Parti conservateur et du patronat, qui prenaient peur dès que la gauche haussait le ton.
Le journaliste rappelle la phrase mémorable de Thatcher à Brighton en octobre 1980, devant la conférence de son parti en proie à des états d’âme : "The lady’s not for turning !" (« Vous faites demi-tour si vous voulez – mais la Dame, elle, n’est pas prête à changer de cap. »)
Pour le plaisir, on peut revoir la vidéo de ce discours sur cette page (cliquer "play audio";le passage mythique est à 11’45.)
Et on souhaite une bonne lecture de l’article aux libéraux de l’UMP qui espèrent réformer sans que les syndicats ne s’en rendent compte et ne s’y opposent.
Les traditionalistes en France
L’association Oremus a communiqué aux évêques de France réunis en ce moment à Lourdes un rapport statistique (pdf – 21p.) sur les traditionalistes en France. Un résumé de cette étude a été publié dans le mensuel La Nef de ce mois. On compte ainsi environ (hors fidèles de la Fraternité Saint Pie X, dont le nombre -au moins 35000 fidèles- n’est pas négligeable) 45000 fidèles, dont 85 à 90% ont moins de 55 ans. On compte aussi (Fraternité St Pie X comprise) 300 lieux de messes et 400 prêtres, 120 séminaristes français (soit 15% du total des séminaristes !) et 79 écoles.
Un mouvement important et donc incontournable.
Michel Janva (via le FC)
Rififi chez les libéraux de l’UMP
Regroupés au sein de l’association des Réformateurs, ils se divisent sur le CPE : le député d’Indre-et-Loire Hervé Novelli avait appelé à l’abrogation du texte. Son collègue Jean-Pierre Gorges (député-maire de Chartres, co-fondateur des Réformateurs avec Novelli) démissionne de l’association en protestation.
Les libéraux de l’UMP ont une tendance étrange à se disloquer dès qu’apparaît un enjeu important (dans le cas du CPE, symboliquement important) – nous le remarquions déjà l’an dernier à propos de la Constitution européenne.
La démission de Villepin
… n’est apparemment pas pour tout de suite ! Les tuyaux que ce blog a relayés étaient semble-t-il percés…
Benoît XVI, devenu prêtre face au nazisme
Lors d’une rencontre avec des milliers de jeunes place Saint-Pierre, Benoît XVI a répondu aux questions de cinq étudiants. L’un d’eux lui a demandé comment il s’est rendu compte de sa vocation sacerdotale.
"Il y avait le régime nazi", a répondu le Pape. "On nous disait de manière très forte que dans cette nouvelle Allemagne, ‘il n’y aurait plus de prêtre, il n’y aurait plus de vie consacrée, nous n’avons plus besoin de cela, trouvez une autre profession.’
"Mais en fait, à entendre ces voix qui parlaient fort, j’ai compris que face à la brutalité de ce système, ce visage inhumain, il y avait besoin de prêtres, précisément en contraste avec cette culture anti-humaine." (Source)
La conférence européenne des imams
L’affirmation d’une identité distincte des musulmans d’Europe au sein de l’Islam sera au coeur de la Conférence européenne des imams, qui s’ouvre demain pour 2 jours à Vienne. Le communiqué final de la réunion de 150 imams dans la capitale autrichienne devrait s’efforcer de tracer une voie médiane entre la laïcité à l’européenne et l’islam.
Mustafa Ceric, chef de la communauté musulmane de Bosnie, appelle les musulmans du Vieux Continent à accepter pleinement les normes occidentales d’ouverture et à rejeter les groupes prêchant la violence. Mais il appelle aussi l’Europe à soutenir l’enseignement islamique et à accorder une certaine autorité à la loi islamique pour les affaires familiales.
"Le plus grand défi est de reconnaître l’identité des musulmans en tant qu’Européens. Nous voulons notre intégration, apprendre les langues nationales, participer à la société à tous les échelons", souligne Mouddar Khouja, conseiller de la Communauté islamique d’Autriche.
L’Europe compte 33 millions de musulmans. Selon certaines données, la France compterait 5 millions de musulmans, soit 8,2% de la population, l’Allemagne : 3,7 millions, soit 4.5%, le Royaume-Uni : 1,64 million, soit 2.2%, les Pays-Bas : 804.000, soit 4.9%, l’Italie : 685.000, soit 1.2%, l’Espagne : 427.000, soit 1%, la Suisse : 307.000, soit 4.3%, la Suède : 179.000, soit 2%, le Danemark : 114.000, soit 2.1%, les Balkans : plus de 5 millions habitant notamment en Albanie, Bosnie-Herzégovine, Macédoine et Serbie-Monténégro.
Intimidation anti-CPE
Non seulement les désormais habituelles violences contre les policiers, mais des violences ciblées pour faire taire toute opposition. Une véritable démarche d’intimidation révolutionnaire. Exemples :
– "A Rennes, des centaines d’étudiants ont envahi la faculté de droit, qui n’est pas en grève, et saccagé le local du syndicat étudiant UNI, proche de l’UMP et favorable au CPE."
– "A Lille […] [l]es manifestants anti-CPE ont croisé des opposants au blocage des universités et les policiers sont intervenus pour éviter des affrontements après divers jets de projectiles." Un reportage ce soir sur Europe 1 était plus explicite : les violences venaient des seuls anti-CPE, qui sont parvenus à obliger la manifestation anti-blocage à se disperser. Un anti-blocage raconte :
"Nous étions, environ une centaine à revendiquer la liberté d’étudier, essentiellement des étudiants de Lille 2. Après à peine 10 minutes, nous nous sommes fait déloger par les bloqueurs qui, non seulement nous refusent notre droit d’étudier, mais désormais notre droit de manifester." (ici, bas de page.)
– "20H03 Christine Boutin (UMP) entartée par un jeune anti-CPE à Tours"
Addendum 22h36 : Ce soir à Millau, deux députés et des participants à une réunion publique de l’UMP ont été séquestrés pendant une heure par 250 manifestants.
Les franc-maçons et la laïcité
Le Grand Orient de France a mis sur pied une "commission de défense de la loi de 1905", qui a tenu ses auditions les 4 et 5 avril. Elle devrait rendre public un rapport en juin, soit à peu près au moment où la commission de réflexion juridique sur les relations des cultes avec les pouvoirs publics, rendra ses conclusions. Cette dernière a été mise en place par Sarkozy, afin de proposer "des ajustements législatifs et réglementaires" au régime des cultes.
Le Grand Orient voulait apporter "une réponse laïque" à cette commission "qui ne comprend pas un seul représentant des courants de la pensée laïque". La commission du GODF comprenait 18 membres, principalement des hauts responsables maçonniques et d’anciens grands maîtres, comme Patrick Kessel ou Jacques Lafouge. La Grande Loge mixte universelle était représentée par son grand maître, Michel Miaille. La commission comprenait 2 femmes : Caroline Fourest, journaliste à Charlie Hebdo, et Nadia Amiri, conseillère technique au cabinet d’Azouz Begag.
Un "toilettage" de la législation serait "un grand risque" a déclaré l’apostat Bayrou. Le socialiste Fabius a estimé qu’il y avait chez Nicolas Sarkozy "une tentative de confier à des religions des prérogatives de service public, comme l’enseignement, en échange de soutien électoral".
Jean Glavany, qui représentait le Parti socialiste, ne voit pas d’inconvénient à ce que des maires financent des locaux annexes à des salles de prière musulmanes. Il a annoncé que les parlementaires PS avaient l’intention de déposer une proposition de loi-cadre sur la laïcité avant l’été. Elle préconiserait la présence de la libre pensée dans les émissions dominicales du service public de télévision et dans les aumôneries d’hôpitaux ou de prisons.
Holeindre demande à Bompard de ne pas omettre le combat commun
Suite à l’ouvrage publié par Bompard, ex-FN rallié au MPF, Roger Holeindre ne mâche pas ses mots :
"Je suis étonné et même écœuré [des] critiques acerbes de Monsieur Bompard envers le Front National, qu’il a quitté. (…) La situation de la France aujourd’hui est telle, qu’il sera nécessaire demain, pour tous ceux qui pensent à l’avenir de notre pays, de s’unir et de s’entendre sur le principal pour mener un combat commun.
Il serait donc temps que cesse la guéguerre et les bise billes. Il serait temps, si l’on ne peut se rassembler sur 100 % de valeurs communes, de se contenter des 99 ou des 98 % qui pourraient nous unir. (…)
Je souhaite que Monsieur Bompard trouve dans son nouveau parti ce qu’il cherche et, si cela est, qu’il garde ses invectives et ses critiques pour les gens qui mènent notre pays sur une pente fatale."
Les Africains contre l’immigration choisie
Ils ont besoin de leurs ‘cerveaux’ et ne souhaitent donc pas que Nicolas Sarkozy relance la traite négrière. Mohammed Bedjaoui, ministre algérien des Affaires étrangères a affirmé que :
"En 2002, les migrants africains constituaient près de 5% des populations étrangères vivant dans les pays occidentaux. Près de 4 millions de diplômés de l’université se sont établis en Europe et presque autant dans d’autres régions du monde. Chaque année, cet exode incite plus de 80000 personnes à partir, sur lesquelles 23000 sont titulaires de diplômes universitaires. Ils sont encouragés par des politiques d’admission sélective des migrants, parfois couverts par les discours sur les migrations choisies adoptées par un nombre toujours plus important de pays développés."
Là où il n’y a pas de vérité : pas de communion
La catéchèse de Benoît XVI lors de l’audience de mercredi mérite d’être rapportée, car elle répond à une question que s’étaient posé les évêques il y a peu : faut-il donner la communion eucharistique à des hommes politiques connus pour leur refus de certains principes fondamentaux (droit à la vie, etc.) :
"L’Eglise de l’amour est aussi l’Eglise de la vérité, avant tout entendue comme fidélité à l’Evangile que le Seigneur a confié aux siens." La communion "naît de la foi, est suscitée par la prédication, se nourrit du pain rompu et de la prière, s’exprime dans la charité fraternelle du service… Ainsi les Apôtres et leurs successeurs sont les gardiens et les témoins autorisés du dépôt de vérité confié à l’Eglise, comme le sont les ministres de la charité révélée et offert par le Seigneur. C’est avant tout un service d’amour cette charité qu’ils vivent et promeuvent sans séparation de la vérité qu’ils défendent et transmettent. La vérité et l’amour sont deux visages du même don de Dieu qui, grâce au ministère apostolique, est conservé par l’Eglise des origines à nos jours!".
Actions révolutionnaires en France
Plusieurs centaines de lycéens et d’étudiants ont envahi les voies de la gare Saint-Lazare à Paris vers 14h. Ce matin, des manifestants avaient bloqué les gares de l’Est et du Nord.
L’accès aux usines Airbus près de Toulouse, des routes autour de Limoges, ou encore l’entrée de Nantes ont été bloqués ce matin.
La France s’est engagée à créer des comités de détenus
… en ratifiant des normes du Conseil de l’Europe sur les conditions carcérales. Ce qui serait à la fois nécessaire, vu l’état déplorable et attentatoire à la dignité des personnes de nos prisons; et périlleux : des courants islamistes pourraient rapidement prendre le contrôle des comités.
Mais peu importe puisque la France, toujours empressée à signer ce type d’engagement, ne l’honore pas – un peu comme un CPE qu’on promulguerait sans l’appliquer. Elle se prépare de nouvelles condamnations par la Cour Européenne des Droits de l’Homme.
Futurs journalistes, n’écrivez pas comme cet homme !
Que Libération écrivît des horreurs, on le savait. Mais cet éditorial de Pierre Haski les écrit de surcroît dans un style désastreux – marqué pas un enchaînement de clichés métaphoriques virant à l’absurde. Comptons-les ensemble :
Par gros temps, on a coutume de se demander s’il y a vraiment un pilote dans l’avion. Lorsqu’il y en a trois, bonjour les dégâts… Le spectacle que donnent au pays les trois personnages placés aux commandes de l’Etat s’apparenterait à du vaudeville si la France ne se trouvait simultanément plongée dans une crise profonde : politique, sociale, morale. Le plus étonnant n’est évidemment pas la rivalité, connue et amplement documentée, des deux prétendants de droite à la succession du président de la République, ni l’effacement de celui-ci dans une attitude de fin de règne si acrobatique qu’elle en est devenue illisible pour la plupart des Français. Le plus grave est que ce maelström se déroule dans une bulle totalement déconnectée du pays réel qui, depuis des semaines, exprime de façon massive et de plus en plus politique, un refus de la manière dont la France est gouvernée. A ceux qui penseraient que le succès des manifestations, mardi, redonnerait un sentiment d’urgence et rappellerait la nécessité de trouver la porte de la sortie de crise, le pouvoir (on est en mal de trouver un autre mot dans l’opacité des prises de décision au sommet) répond par une course de lenteur dictée par des impératifs tactiques. […] L’urgence exige que les trois copilotes cessent de prendre leurs millions de passagers en otages. Avant de s’interroger sur des institutions à bout de souffle.
Initiatives en Italie pour la « défense des valeurs de l’Occident »
Un article du Figaro de ce matin, datant d’avant les déclarations de M. Berlusconi, traitait de la question. Après avoir rappelé les récents rappels de Benoît XVI, l’article évoque d’intéressants développements politiques.
Le parti de Silvio Berlusconi […] a adressé une brochure aux 38 000 curés italiens pour vanter le bilan de son gouvernement à la lumière de la «doctrine sociale de l’Eglise». Les deux candidats du Parti centriste allié de Romano Prodi ont eux aussi envoyé une lettre aux prêtres et aux 65 000 associations catholiques de la Péninsule, assurant qu’une victoire de l’opposition n’entraînerait aucune «dérive laïciste». […]
Pour mener le combat en Italie, le Saint-Siège ne manque pas de réseaux, anciens et nouveaux […]. Les attentats qui ont frappé Madrid en 2004, Londres en 2005, après avoir endeuillé l’Amérique en 2001, la perspective même lointaine d’une entrée de la Turquie dans l’UE, ont suscité de nouvelles initiatives au nom de la «défense des valeurs de l’Occident».
Deuxième personnage de l’Etat, le président du Sénat, Marcello Pera, qui pourrait postuler à la succession de Carlo Azeglio Ciampi à la tête du pays, s’est lancé dans cette croisade [voir ce post]. Son credo, exposé dans un manifeste qu’il va défendre aux quatre coins du pays, rejoint celui des conservateurs chrétiens américains et s’organise autour de la doctrine de Benoît XVI. Dans son sillage, de jeunes parlementaires, déjà tournés vers l’après-Berlusconi, travaillent à la création d’un parti conservateur dont ce manifeste constituerait la base idéologique. D’autres rêvent à la reconstitution d’une force du centre rassemblant les démocrates chrétiens éparpillés à droite et à gauche.
Nouvelles des pro- et anti-blocages
Quelques infos :
– A Rennes : une manifestation pour la liberté d’étudier a été violemment prise à partie par des pro-blocages.
– A Paris II Assas (non-bloquée), c’est le RED qui a pris à partie des militants de l’UNEF venant prôner le blocage.
– A Bordeaux I : victoire des anti-blocages à un vote, hier; et aujourd’hui à Lyon II.
– Un tract édifiant Lille III : lire en particulier les dernières lignes, qui appellent à dénoncer des enseignants qui ne respecteraient pas les consignes de blocage.
– A Paris, les anti-blocages ont symboliquement… bloqué le siège du PS.
– A Montpellier, une permanence de l’UMP a été "vidée" par des anti-CPE.
Ce soir 20H30 sur Bafweb Radio
Une émission à ne pas manquer :
"Interview exclusive de Mme Marie-Claire Bonavia, secrétaire du groupe du parti populaire européen (démocrates-chrétiens) et des démocrates européens, en direct de Strasbourg pour nous parler de la situation à Malte en matière de politique pro-vie et du travail effectué par les députés maltais au Parlement européen."
Le site inxl6 propose une vidéo où cette jeune diplomate maltaise, aux convictions fortes et au français exquis, expliquait en 2004 le sens de son engagement.
PS : Afin de faciliter le téléchargement de l’émission, celle-ci réduit son format et ne durera désormais plus qu’une demi-heure (20h30-21h en direct; téléchargement disponible dans la soirée, sans doute à partir de 23h00).
Mise à jour 21h00 : L’émission n’a pas déçu. Pour résumer en quelques mots le message de Mme Bonavia : le combat pro-vie au Parlement européen peut connaître une nouvelle dynamique grâce à l’arrivée des députés des 10 nouveaux pays membres; mais ces derniers, qui cherchent un peu leurs marques, ont besoin de l’engagement de députés des membres plus anciens. La mobilisation de la jeunesse pro-vie de ces pays doit donc s’amplifier !
Déclaration sibylline de Villepin
… cet après-midi à l’Assemblée :
«En tant que chef du gouvernement, je tirerai naturellement toutes les conclusions nécessaires au fil des prochains jours. Le gouvernement, c’est le service de l’intérêt général et c’est pour cela que je serai au rendez-vous, ne laissant à personne d’autre le soin de tirer les conséquences qui s’imposent. Je le ferai, parce que je n’ai pas d’autre objectif, pas d’autre préoccupation que de servir l’intérêt national»
Certains députés ne peuvent s’empêcher d’interpréter cette phrase comme évoquant une démission – que l’UDF Hervé Morin et l’UMP/sarkozyste Thierry Mariani lui conseillent. Déjà le Figaro de ce matin parlait des bruits qui courent à la chambre basse :
Dans les couloirs de l’Assemblée, les députés ne savent plus à quel saint se vouer. Apprenant la présence de Jean-Louis Borloo à l’Elysée, certains relancent la rumeur d’un changement de premier ministre…
Le Monde a 11 mois de retard !
Dans son numéro daté de demain, Le Monde ‘révèle’ que la ‘nouvelle’ livre turque ressemble à s’y méprendre à une pièce de 2 € :
"Avec ses 26 millimètres de diamètre et ses 8,52 grammes, la nouvelle pièce de 1 livre turque est presque la soeur jumelle de la pièce de 2 euros : en moyenne, la différence est d’à peine un quart de millimètre et de 50 milligrammes. Mais, au cours actuel, la livre turque, mise en circulation en janvier 2005, vaut 61 centimes."
Le Salon Beige avait déjà relayé cette information en mai 2005 ! Et la monnaie turque a été mise en place à partir du 1er janvier 2005. Pas la peine de publier un journal avec la date du lendemain quand l’info ne date pas d’hier…
Le Monde suit les casseuses du ‘9-3’
Les journalistes du Monde ont suivi des jeunes filles, "casseuses du 93". Des barbares :
"Elles s’amusent à cracher sur les gens, à les gifler, à balancer des "sale p[…], je vais te n[…]" à des jeunes filles comme à des dames d’âge mûr. Certaines en profitent pour tenter de "chourer" un portable et des gâteaux. Mais elles sont surtout là pour se "bastonner".
(…) Elles sont 30. (…) La plupart sont noires et croient repérer derrière chaque manifestant "le Français qui pue". "De toute façon, nous sommes que des sales Noires dans ce pays. Il y a que des racistes", lâche Angélique. C’est la plus enragée de la bande. L’envie de "se taper" avec des "meufs" la démange. Alors elle provoque. Elle arrache le fanion aux couleurs d’un syndicat de jeunes filles. Elle pousse de vieilles dames à vélo pour les faire tomber. (…)
"J’aime bien embêter les gens. Ça me fait du bien", raconte "Rasta Kezia", la chef du groupe. (…) Une fois arrivée sur la place d’Italie, les filles du "9-3" se déchaînent. Bâton à la main : elles veulent se battre."
Islamisation de la télévision danoise
Une présentatrice musulmane d’une nouvelle émission de débats à la télévision danoise porte le foulard islamique. Asmaa Abdol-Hamid, 24 ans, d’origine palestinienne, présente depuis mercredi une série de 8 programmes sur la chaîne DR2, intitulée "Adam og Asmaa" (Adam et Asmaa) et consacrée aux rapports entre l’islam et l’Occident.
La présentatrice est membre d’une des organisations musulmanes qui ont intenté un procès contre le Jyllands-Posten, qui avait publié les fameux dessins. Radicale, elle refuse jusqu’à serrer la main aux hommes : "Pour moi c’est un choix religieux".
La France a encore un train de retard…
Vers une alliance de la droite nationale ?
On en a rêvé le 1er avril dans ce salon… C’est en passe de devenir réalité …en Alsace ! Le collectif Solidarité alsacienne, qui a lancé une campagne de distribution de soupe au porc pour les SDF à Strasbourg (que Bruno Gollnisch -FN- était venu soutenir le 15 mars), a pour responsable Chantal Spieler, épouse de Robert, ex-député FN brouillé avec Le Pen et fondateur, en 1989, du mouvement Alsace d’abord (AA).
Robert Spieler vient de quitter la présidence d’AA. Désormais, il se consacre à 2 associations : Défense de notre identité, "lieu de rencontre entre membres du FN, d’Alsace d’abord et de Solidarité alsacienne", et Strasbourg d’abord, plate-forme de combat en vue des municipales de 2008. Son ambition, c’est "l’union de la base" autour de "projets communs et précis". Et, visiblement, ça marche.
"Le temps des querelles doit être oublié. Moi, je m’en fiche que Robert soit d’Alsace d’abord", lance un membre du FNJ. Roland Hélie (ex du FN et du Parti des forces nouvelles), membre du club Ligne droite présidé par Jean-François Touzé (FN), décrête "l’unité des patriotes et des identitaires, comme le souhaitait Le Pen à la dernière fête des Bleu-Blanc-Rouge". Christian Chaton (AA), conseiller général du Haut-Rhin, résume : "Il faut insister pour que notre voix se fasse entendre au sein du conseil municipal et de la communauté urbaine de Strasbourg".
Les 2 partis songent à une candidature unique aux prochaines municipales à Strasbourg. En 2001, ils avaient respectivement recueilli 7,49 % et 9,20 % des voix dans la préfecture du Bas-Rhin.
Vers une scission à l’UMP ?
Le député UMP de l’Hérault Jean-Pierre Grand a lancé un appel pour fonder un parti politique qui soutienne l’action du Premier ministre, puisqu’"il y a des coupeurs de jarrets au plus haut niveau de l`UMP". Ceci confirmerait-il cela ? Grand évoque même sur son blog l’idée de Sharon, qui a fondé son propre parti politique, Kadima, car les députés de son propre parti ne l’ont pas soutenu dans sa politique. Mais il faut le comprendre : il a voté une loi il y a quelques semaines et le président a demandé à ce qu’elle ne soit pas appliquée. C’est à devenir fou.
A midi, Villepin déjeunait avec une vingtaine de ministres -Sarkozy n’y était pas ayant déjà déjeuné mardi avec le Premier ministre- afin de préparer la conférence de presse mensuelle de demain.
La barbarie dans nos rues
Que font la police et les officines (soit-disant) anti-racistes ?
Cliquez sur la photo pour l’agrandir.
Cela s’est passé hier, place d’Italie.
L’ « égalité des chances » devenue folle…
L’affaire se passe aux Etats-Unis, dans la ville de Virginia Beach. Pour sélectionner ses policiers municipaux, la ville faisait passer plusieurs tests, dont une épreuve de mathématiques. Un exemple de question :
"Mardi, l’Officer Jones devait travailler de 15 heures à 23 heures. A 22 heures 55, il a été appelé sur les lieux d’un accident, où il est resté jusqu’à 1 heure 30 du matin. De combien a-t-il dépassé son temps de travail prévu ?"
Plutôt simple. Mais figurez-vous que la ville, inquiétée par le Département fédéral de la Justice, a dû renoncer à ce test. La raison ? 85% des candidats blancs le réussissaient, contre 59% des noirs et 66% des hispaniques. Le test, d’après les autorités fédérales, était donc, bien entendu, raciste.
La ville va également devoir payer 160.000 dollars (130.000 euros) aux candidats de couleur qui avaient été rejetés à cause du test et s’est engagée à recruter au moins 3 hispaniques et 12 noirs sur le lot.
On peut en rire : avec les brillants projets de Nicolas Sarkozy, Azouz Begag ou de l’une ou l’autre des instances européennes, c’est pour demain chez nous. La consolation, c’est qu’en France, tout le monde aurait eu bon à la question sur les heures sups. (Source, via NRO)
Bilan des violences à Paris
Un journaliste a été blessé lors des incidents. Il a tout d’abord perdu connaissance mais était conscient lorsque les pompiers l’ont pris en charge. Au total, 18 personnes ont été blessées. Des voyous très mobiles ont pris pour cible tous les barrages de CRS, mais aussi les journalistes présents sur place, à l’aide de bouteilles, de morceaux de bitumes et de mobilier urbain arraché. Certains ont notamment réussi à arracher des panneaux pour utiliser la barre métallique du panneau afin de casser des morceaux de trottoir afin de s’en servir comme projectiles.
301 personnes ont été interpellées dont 207 à Paris.

