La mort lente des églises pro-avortement
La Coalition Religieuse pour les Droit à l’Avortement (devenue pour le Droit Reproductif)a été créée en 1973 aux Etats-Unis, à la suite de la légalisation de l’avortement par la Cour suprême. Financée par la Fondation Playboy, elle visait surtout à faire contrepoids au discours pro-vie de l’Eglise catholique. Sont membres de cette "coalition" des branches du judaïsme américain et le groupe pro-avortement pseudo-catholique Catholics for a Free Choice, mais surtout les principales dénominations anglicane, méthodiste et presbytérienne américaines.
Cet engagement si manifestement opposé à l’enseignement du Christ rappelle à quel point il manque aux branches du protestantisme le discernement que donne au catholicisme son universalité. Comme l’Eglise Réformée Hollandaise d’Afrique du Sud, qui justifiait théologiquement l’apartheid, ces églises ne parviennent pas à se détacher des préjugés de la côte Est américaine, où elles sont concentrées.
Mais ce contre-témoignage devient de plus en plus marginal. Un article de NRO remarque que les églises protestantes qui soutiennent l’avortement légal déclinent de manière continue : au milieu des années 1960, un Américain sur 6 en faisait partie; aujourd’hui, c’est un sur 15.
C’est une leçon à méditer : les églises qui pactisent avec l’avortement meurent, spirituellement et numériquement, tandis que les catholiques et les évangéliques pro-vie sont de plus en plus nombreux.
Emeutes anti-occidentales : faits du jour (20h)
La journée a été marquée par de nombreuses manifestations : Berne (un millier de musulmans), Amsterdam (une centaine), Paris (3.000), Strasbourg (2000), Londres (plusieurs milliers), Düsseldorf (un millier) et Jakarta où 500 participants ont affirmé que les dessins controversés s’inscrivaient dans "une guerre contre l’islam". Ces membres du Hizbut Tahrir, le Parti de la Libération, qui milite pour l’instauration d’un régime islamique en Indonésie, se sont réunis en brandissant des banderoles affichant "Stop à la propagande contre l’islam" et "Les caricatures sont la preuve de l’hostilité occidentale contre l’islam".
Les partis islamiques du Pakistan ont appelé à une grève générale en mars dans tout le pays à l’issue d’une convention nationale de ces formations.
Le ministre turc des Affaires étrangères, Abdullah Gül, a critiqué le Premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen, pour son attitude dans l’affaire et a estimé que "l’islamophobie" progressait dans le monde. Nous attendons toujours ses doléances quant au prêtre assassiné dans son pays, ou la "christianophobie" n’a pas disparue…
Les ambassadeurs du Danemark en Iran et en Indonésie ont quitté provisoirement ces deux pays à la suite de menaces proférées contre eux. Et comme ces pays n’ont pas l’air de tout faire pour garantir leur sécurité…
Le ministère danois des Affaires étrangères a appelé tous ses ressortissants à quitter l’Indonésie, jugeant qu’ils étaient menacés. Le ministère fait état d’informations fiables signalant une "menace importante et immédiate contre les Danois et les intérêts danois en Indonésie".
Le Haut représentant de l’UE pour la politique étrangère, Javier Solana, rencontrera lundi à Djeddah le secrétaire général de l’Organisation de la Conférence islamique, preuve s’il en est que cette ‘conférence’ risque de peser dans la politique étrangère de l’UE…
Nouveau scandale judiciaire ?
En pleine période de scandale judiciaire (Outreau), la cour d’assises du Tarn a acquitté vendredi Bouazza Benouahi, jugeant pénalement irresponsable cet homme au lourd passé psychiatrique. Sur demande du procureur de la République, une procédure administrative a immédiatement placé l’homme dans un établissement psychiatrique spécialisé, compte-tenu de "son extrême dangerosité".
Le 24 février 2003, l’homme avait poignardé à la gorge et dans le dos à plusieurs reprises Francine Roques, 53 ans dans une rue de Gaillac, sans que rien ne laisse prévoir ce geste contre cette mère de famille qu’il ne connaissait pas. Un peu plus tôt, il avait acheté un couteau de cuisine en vue du crime. Selon lui, "des voix l’avaient poussé à tuer quelqu’un pour sauver le monde, délivrer l’humanité de l’enfer".
Le mari de la victime, Michel Roques, est sorti de la salle en déclarant "c’est un verdict lâche, demain les médecins vont le remettre en liberté".
L’échec de l’internat de la réussite
Bien qu’ayant brièvement mentionné ce fait –ce crime !- dans un message précédent, je crois qu’il présente un réel intérêt qui me pousse à en parler plus longuement.
En octobre 2005, Nicolas Sarkozy (en tant que président du Conseil général des Hauts-de-Seine mais aussi comme ministre de l’Intérieur) a inauguré "l’internat de la réussite" implanté à Asnières : le collège François-Truffaut (du nom de l’auteur des 400 coups…). Il s’agit d’une structure pilote lancée par Sarkozy lui-même, pour aider des adolescents de milieux défavorisés.
Or, en janvier dernier (3 mois après l’inauguration !), 5 des 8 pensionnaires (pilotes) de l’internat ont été impliqués dans un viol en réunion sur l’un de leurs camarades, dans le pavillon de l’Institut Baguer où sont hébergés provisoirement les jeunes pensionnaires. Deux des pensionnaires soupçonnés de viol ont été exclus définitivement et les trois autres, qui auraient «laissé faire», ont été renvoyés chez eux pour dix jours. Au moment des faits, les élèves, des garçons âgés de 12 à 13 ans, étaient seuls, l’assistant d’éducation qui devait assurer leur surveillance recevant la famille d’un des pensionnaires.
Pour Agnès Verduran, responsable du Snes, Syndicat national des enseignements du second degré, "les élèves ont été recrutés à la va-vite… Il fallait en plus que ce projet se fasse très rapidement pour prendre de vitesse Jean-Louis Borloo qui, dans son plan de cohésion sociale, avait lui aussi annoncé la création de tels établissements. Ce n’est qu’une opération marketing, un coup de pub pour Nicolas Sarkozy !" Le conseil général, à l’origine de la création de cet internat, tente de relativiser les faits. L’affaire dérange, l’internat devait être une vitrine. 40 000 € ont été déboursés pour assurer le gîte et le couvert aux 8 pensionnaires.
Le MRAP se disloque un peu plus
Certes, les catholiques ne sont pas tous d’accord sur l’affaire des dessins de Mahomet. Certains, pour résumer, lisent les événements sous le prisme "religions contre athéisme", d’autres sous le prisme "occident contre loi coranique." Mais ce qui console, c’est que ces lectures divergentes ne sont rien par rapport aux désaccords qui agitent d’autres courants de pensée.
Le MRAP connaît ainsi de nouvelles divisions (le résumé des précédentes est ici) entre une aile laïciste et la ligne pro-islamique suivie par Mouloud Aounit. La décision de ce dernier de poursuivre France Soir est contestée par plusieurs comités locaux. Devant cette fronde, le MRAP fera-t-il marche arrière, comme dans la poursuite qu’il avaient engagée contre Alain Finkielkraut ?
Chronique de la violence scolaire
La principale du collège des Roseaux à Illkirch-Graffenstaden, dans la banlieue strasbourgeoise, a été frappée au visage par un élève de 15 ans vendredi matin. Elle souffre d’un hématome au visage et a eu ses lunettes brisées par le coup. Elle a porté plainte. L’élève a été placé en garde à vue à la brigade des mineurs du commissariat central de Strasbourg puis libéré dans la soirée après audition.
PS : Et ceci, de même que l’affaire des dessins, ne doit pas faire oublier que la violence dans les banlieues demeure. Hier soir, une voiture a (encore) brûlée à Asnières-sur-Seine (92). Cette même semaine, une série d’incendies, d’actes de vandalisme, viols en bande dans un internat… et toujours dans la même ville !
Manifestation islamophile à Paris
Plusieurs milliers de personnes répondant à l’appel de l’Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis défilent à Paris. Partis peu avant 15h de la place de la République, les manifestants devaient se rendre place de la Nation, en défilant derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire "Liberté d’expression, respect des religions". Les participants brandissent pour certains d’entre eux le Coran, des drapeaux verts, la couleur de l’islam, ou encore des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Non à l’islamophobie", "Paix sur toi O Prophète bien-aimé" ou encore "Musulmans français, on a droit au respect".
Le Mouvement du pays libre
Dans le numéro de Reconquête de janvier, Bernard Antony indique que son Mouvement du pays libre, qui n’est pas un parti politique, a pour objectif de conjuguer la propagation des idées (par la doctrine, le combat des idées, la formation…) et la riposte percutante (manifestations, dénonciation de la désinformation…). Ce mouvement ne pourra appeler à voter, comme l’avait déjà indiqué Henri, que pour des candidats qui souscriront explicitement et sans ambiguïté aux six premières des 7 exigences suivantes :
Le remplacement de la loi sur l’avortement par une loi pour la vie ; l’abolition de la loi Rocard-Gayssot ; la suppression du CFCM ; l’affirmation de la souveraineté nationale (Europe des patries) ; réforme du chèque scolaire (permettant l’école libre) ; modification de la loi sur la représentativité syndicale et -la raison facultative- rétablissement de la peine de mort.
Une fois n’est pas coutume, je ferai un peu de publicité pour Reconquête, dont le numéro de janvier publie également un article sur votre blog préféré !
Emeutes anti-chrétiennes : l’exemple libanais
Richard Haddad expliquait l’autre jour que les massacres antichrétiens du siècle dernier avaient débuté par quelques manifestations, violences et incendies d’ambassades. Or, les questions religieuses prennent au Liban plus qu’ailleurs une importance politique capitale, tant l’équilibre précaire entre les différentes confessions reste le gage de survie de l’État libanais. Les manifestants musulmans se sont déchaînés dimanche dernier dans le quartier chrétien. «Ils ne savaient pas où était le consulat du Danemark, alors ils ont commencé par traverser tout le quartier, en demandant leur chemin aux gens, raconte une habitante. Quand ils ont fini par revenir vers le consulat, ils étaient comme fous: leurs cheiks ne parvenaient pas à les arrêter. Je les ai aspergés avec de l’eau bénite depuis mon balcon, il n’y avait plus que ça à faire», dit une chrétienne.
En bas, les vitres de la banque Lati sont défoncées, et les émeutiers déversent de l’essence dans l’immeuble avant d’y mettre le feu. «Ils étaient partout dans les rues, ils cassaient les voitures ! Nous avons cru que notre dernière heure était arrivée quand on les a entendus casser la porte vitrée du hall et monter dans les étages. (…) C’est grâce à Dieu que l’incendie a été évité». Le coiffeur du quartier regrette qu’une partie de sa clientèle ne vienne plus aussi régulièrement, «mais le plus important, c’est que ni la police ni les habitants d’Achrafiyeh n’aient riposté. Ça aurait été un bain de sang, de part et d’autre."
La défaillance de l’armée libanaise, avec l’irruption au cœur du quartier chrétien, qui n’avait jamais été envahi pendant la guerre civile, de pillards musulmans, reste un symbole inquiétant pour beaucoup de chrétiens. «Achrafiyeh a été violée symboliquement et physiquement par ces manifestants», dit le père Richard Abou Saleh à la fin de la messe à Saint-Maron. «Mais c’est avant tout un événement politique, et pas du tout religieux», explique le secrétaire général du patriarcat maronite. Pour lui, le plus important a été la réaction des habitants chrétiens d’Achrafiyeh. «S’ils n’avaient pas été raisonnables, une nouvelle guerre aurait pu éclater."
La leçon est claire : face à la furie islamiste, les chrétiens du Liban nous montrent l’exemple. Attitude certes courageuse, voire héroïque. Si la légitime défense est… bien légitime, soyons conscients que seuls le pardon et le martyr auront raison de l’Islam. Jean-Paul II l’avait bien compris lorsqu’il affirmait que "la disparition du Liban ou des caractères propres de sa vie nationale qui en ont fait "UN MESSAGE VIVANT" serait, pour le monde une perte irréparable". (…) Il s’agit de sauvegarder la richesse exemplaire de ses citoyens, en même temps que de respecter l’ordre international lui-même".
18h25 : Voir l’interview de Richard Haddad par Vox Galliae. Devant la menace islamiste et l’incapacité politique, les chrétiens se réarment au Liban !
Le cercle vicieux du déclin démographique
The Economist de cette semaine consacre un article à la situation démographique de l’Europe. S’appuyant sur des travaux récents (en particulier celui-ci, v.o. pdf), l’hebdomadaire en dresse un portrait assez inquiétant : les dirigeants européens ont, ces dernières décennies, vécu dans l’illusion que la chute des taux de fécondité européens ne serait que transitoire. Or il s’avère que cette chute n’est pas un cycle, mais un cercle vicieux. On perçoit maintenant trois phases :
– Dans un premier temps, la chute brutale des taux de fécondité semblait liée à des facteurs conjoncturels : en Europe occidentale et du Sud, la déchristianisation; plus récemment, à l’Est, la fin des politiques familiales des régimes communistes.
– Dans un deuxième temps, on a pu espérer un rétablissement, car les couples disaient souhaiter plus d’enfants que le nombre qu’ils avaient effectivement. Mais ceci a été compromis par le recul continu de l’âge au mariage et au premier enfant. Une limite physiologique a de plus en plus empêché les parents d’avoir plus d’un ou deux enfants.
– On entre actuellement dans une troisième phase : celle où des jeunes couples, n’ayant connu que les deux phases précédentes ne considèrent même plus comme anormal de ne pas avoir d’enfants. Ce basculement culturel pourrait compromettre définitivement un rétablissement démographique.
Cette analyse laisse de côté deux aspects de la catastrophe démographique européenne : le rôle de l’Etat-Providence dans le recul de l’âge au premier enfant; et bien sûr la question de l’immigration. Mais elle a le mérite de montrer qu’on ne peut en rien espérer un rétablissement démographique européen sans nouvelle évangélisation : l’Europe dans 50 ans sera chrétienne ou ne sera littéralement plus.
La ‘fête’ de l’Achoura
Puisque l’islam fait la une de l’actualité, ‘cultivons-nous un peu sur cette religion "de paix et de tolérance"… Voici ce que l’on trouve sur le net concernant la fête musulmane de l’Achoura, célébrée hier :
L’Achoura commémore le martyre des petits-fils du prophète, Hassan et Hussein, morts assassinés en 61 de l’Hégire, le 10 Muharram. C’est un jour où l’on se souvient des morts : il est de coutume d’aller rendre visite aux défunts et d’allumer des bougies autour de la tombe du saint patron du cimetière. Dans certains endroits, la veille au soir, les enfants font de grands feux par-dessus lesquels ils sautent en chantant. Dans la région de Gabès, ils font la visite des maisons avec un petit roseau, appelé achoura, que les adultes remplissent de bonbons et de monnaie. C’est trop mignon…
L‘Achoura est la fête de l’enfance, de la famille et des traditions. C’est un jour de partage et de charité. Elle rappelle l’obligation de faire l’aumône, de s’acquitter d’une contribution matérielle, la Zakat, destinée à assister les plus démunis. Habillés de neuf, les enfants reçoivent des cadeaux. Le lendemain de l’Achoura, c’est "Zem-Zem" (allusion au puits du même nom à La Mecque. Son eau est traditionnellement purificatrice). Les enfants y disposent d’une totale liberté pour asperger voisins, amis et passants. Garçons et filles, dont l’âge n’excède pas 12 ans, trottent dans les rues à la recherche d’une proie ou d’un point d’eau pour s’approvisionner. gouzou gouzou…
Et voici maintenant la réalité, en images seulement, je n’ai pas trouvé les mots :
Le commerce « gay » n’est pas en grande forme
On se souvient de la campagne de promotion provocatrice que s’était offerte le salon commercial "gay" Rainbow Attitude dans le métro parisien à l’automne dernier. Nous remarquions ceci :
Rainbow Attitude est un salon commercial, qui n’a attiré que 40.000 personnes l’an dernier. Ces campagnes d’affichage sont disproportionnées par rapport à l’ampleur de l’événement : Rainbow Attitude, financé par des associations ultra-subventionnées, ne poursuit pas par ce biais un but commercial, mais s’appuie sur une structure commercial[e] pour faire du prosélytisme homosexuel sur la voie publique.
Apparemment, Rainbow Attitude est maintenant rattrapé par les réalités économiques. Ses organisateurs sont aux abonnés absents, d’après l’Observatoire du Communautarisme :
"[L]ignes téléphoniques coupées, courrier retourné à l’envoyeur, absence de réservation de salle pour les prochaines éditions. Malgré une communication provocante (les deux hommes s’embrassant dans le métro et tout le foin orchestré autour de cette affiche), il semble que le salon ne sera plus organisé après trois éditions au succès mitigé."
L’Observatoire renvoie à un article prescient qu’il publiait dès 2003 : il faisait une synthèse du succès généralement très mitigé des tonitruantes initiatives commerciales "gays". Et c’était avant même les difficultés de Pink TV.
L’Iran attaque la France
Mon titre est provocateur ? Je ne crois pas. Une soixantaine de jeunes Iraniens ont jeté des pierres, des pétards et des cocktails Molotov contre l’ambassade de France à Téhéran, brisant quasiment toutes les vitres de la façade et provoquant un petit incendie près de la grille d’entrée. La foule scandait "à bas la France! à bas Israël". Plus d’une centaine de policiers ont été déployés autour de l’ambassade et appelaient les manifestants à se disperser avec des hauts-parleurs.
C’est un casus belli de la part des autorités iraniennes car, d’une part, l’ambassade est considérée comme une partie du territoire français et donc attaquer l’ambassade, c’est attaquer le territoire français. D’autre part, on ne nous fera pas croire que, dans un pays où les opposants sont menés à la baguette (pour parler soft), les forces de police sont incapables de maîtriser quelques manifestants (une soixantaine !). Autrement dit : le pouvoir a laissé faire, voire, au vu de ses dernières déclarations, il a encouragé cette attaque.
Que nos responsables politiques en soient conscients et prennent leurs responsabilités ! La France attend des excuses.
Dessins : la responsabilité des imams
Les imams danois sont accusés par une grande partie de la classe politique et des médias, d’avoir déclenché la révolte contre le Danemark à l’étranger. En effet, ils ont envoyé en décembre deux délégations en Egypte et au Liban, qui ont emporté dans leurs bagages un dossier de 43 pages renfermant les 12 caricatures de Mahomet ainsi que trois photographies anonymes à caractère malséant, à la limite de la pornographie (Mahomet en pédophile ou en porc). Le gouvernement et le Parlement ont dénoncé «ces fanatiques qui jettent de l’huile sur le feu en propageant de fausses informations sur le Danemark et en déformant son image».
Le Hizb ut-Tahir (parti de la libération islamique) a aussi instrumentalisé cette polémique en envoyant ses responsables au Caire et en Arabie Saoudite pour exciter les musulmans contre l’Occident. Ce mouvement, dont le porte-parole, Fadi Abdullatif, a déjà été condamné au Danemark pour incitation à la haine et appel au djihad, comprend une branche en Grande-Bretagne, qui est à l’origine des manifestations. Cette organisation possède aussi une solide implantation au nord du Liban, laquelle aurait joué un rôle important dans les violences de dimanche à Beyrouth…
C’est officiel : Jésus a bien existé !
On se souvient qu’un athée italien avait mis en prêtre en procès, l’accusant d’avoir enfreint deux lois, l’une sur l"‘abus de croyance populaire" et l’autre sur l’usurpation d’identité en affirmant que Jésus avait existé. Le juge italien a classé sans suite la plainte et a également demandé au parquet d’ouvrir une enquête pour déterminer si Cascioli (celui qui croit fermement -et paradoxalement- que Jésus n’a jamais existé…) s’est éventuellement rendu coupable de diffamation. Ce classement sans suite laisse penser que le juge n’a sans doute pas voulu que l’on étale longuement dans les médias les moult preuves historiques de l’existence de Jésus-Christ, preuves plus nombreuses que celles laissées par Jules César (par exemple) !
M. Cascioli envisage de porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme. Au risque que cette dernière se fasse la porte-parole d’une vérité que certains européens amnésiques auraient aimé voir oubliée…
« La Schizophrénie de l’islam »
Anne-Marie Delcambre, docteur en civilisation islamique et auteur d’un ouvrage dont le titre a été repris pour ce post, a été interrogée par Valeurs Actuelles : "Il y a, actuellement, une sorte de désinformation sur l’islam. Certains laissent croire que l’islam se comporte exactement comme une autre religion. Dire le contraire, ce serait de l’islamophobie." Or, "pour l’islam, l’intégrisme ou le fondamentalisme, c’est-à-dire l’attachement aux textes fondamentaux, c’est la norme. Beaucoup de gens parlent d’un islam qui n’existe pas. (…) Le problème, c’est qu’il y a des musulmans modérés, mais pas d’islam modéré. (…) Le tort de Nicolas Sarkozy, ou de Jacques Chirac, c’est d’essayer de moderniser l’islam, alors que les organisations islamiques veulent islamiser la modernité".
Immigration : le problème de la nationalité
Le problème de l’immigration est très vaste et comporte de nombreux volets. L’un d’eux concerne la question de la nationalité. Le code de la nationalité a été réintroduit dans le code civil en 1993. "C’est un véritable fatras", dû à un empilement de strates successives et contradictoires, qui fait que, de 17 articles de base, on en compte au final, après la multitude de rajouts, 114.
Pour Bruno Gollnisch, le code de la nationalité a "cinq faiblesses principales":
1 – Il attribue de façon automatique la nationalité française à tout enfant né en France de parents étrangers, même en situation irrégulière. Ce qui constitue à l’évidence "un puissant appel d’air pour les candidats à l’immigration" et pose de sérieux problèmes dans les départements d’outre-mer.
2 – En déclarant automatiquement français un enfant né en France dont un parent est "né en France" (ce qui inclut les anciens territoires français devenus indépendants), il institue un absurde double droit du sol sans condition de résidence.
3 – Il fabrique automatiquement des multinationaux, puisque les enfants d’étrangers nés en France deviennent français sans perdre leur nationalité d’origine (et sans même le savoir). Il en est de même pour les adultes qui acquièrent la nationalité française.
4 – Il impose peu de contraintes à ceux qui désirent être naturalisés. L’étranger qui vient d’un pays francophone est dispensé de la condition des cinq ans de résidence…
5 – Il donne très peu de possibilités à l’Etat de s’opposer à l’acquisition de la nationalité française.
Tout cela crée des Français de papiers, qui restent attachés à leur pays d’origine, et alimente donc le communautarisme. Les propositions de réforme du Front national s’articulent autour de "trois principes très simples mais essentiels : être français, cela s’hérite, ou cela se mérite, et cela se respecte".
1 – La nationalité française s’hérite : c’est le principe de la filiation, que les juristes appellent "jus sanguinis", ce qui n’a évidemment aucune connotation raciale, comme le montre le fait que l’adoption plénière a les mêmes effets que la filiation.
2 – La nationalité française se mérite : elle doit être le résultat d’une double volonté, celle de l’étranger, qui doit demander sa naturalisation, celle de la nation, qui accepte de l’accueillir. Tout mode d’acquisition automatique doit être supprimé. Et pour être naturalisé, l’étranger doit remplir des conditions : entrée légale, démarche volontaire et personnelle, durée du stage, assimilation, bonnes vie et mœurs, abandon de la nationalité d’origine, prestation d’un serment de loyauté envers la France, faite solennellement devant un représentant de l’Etat.
3 – Etre français, cela se respecte : en n’ayant pas une double allégeance (renoncer à sa nationalité d’origine), et en ayant un comportement conforme à la loi (l’absence de condamnation grave et une telle condamnation doit pouvoir être un motif de déchéance de la nationalité).
Rien à voir avec la poudre aux yeux de Nicolas Sarkozy, dont le principe d’immigration choisie a été qualifiée de"politique de négriers des temps modernes". "La sélection des esclavagistes se faisait sur la musculation et la dentition. Aujourd’hui, on se fonde sur le niveau de formation". Le FN a lancé une campagne pour réformer ce code de la nationalité.
Nous avons le droit de parler de Mahomet
Sorti le 24 janvier dernier, le livre de Kaare Bluitgen, "Le Coran et la vie du prophète Mahomet", n’a pas suscité de polémique. Tout a commencé bien avant, lorsque son auteur a cherché un dessinateur pour illustrer l’ouvrage. Il a essuyé nombre de refus. Certains n’avaient pas le temps. D’autres invoquaient la peur de représailles. Mais Kaare Bluitgen tenait à ses dessins, jugeant inconcevable de ne pas représenter le personnage principal du livre. Finalement, un dessinateur a bien voulu s’occuper des illustrations… à la condition de rester anonyme.
Plusieurs médias danois se sont fait l’écho de ses problèmes. Le "Jyllands-Posten" est allé plus loin en lançant un appel à tous les dessinateurs, invités à envoyer des dessins de Mahomet. Douze caricatures ont ainsi été publiées le 30 septembre dernier.
Aujourd’hui, Kaare Bluitgen ne sent pas responsable de la vague de protestations dans le monde musulman. Il explique avoir vu monter le sentiment anti-danois avec inquiétude et incrédulité. Pendant qu’enflait la polémique, le livre de Kaare Bluitgen est sorti dans les librairies danoises. Il n’a pas vraiment alimenté la controverse. L’imam Abdul Wahid Pedersen, un Danois converti à l’Islam, juge l’ouvrage "inutile", et l’accuse de décrire injustement Mahomet comme "un chef de guerre vraiment dur, vil et impitoyable". En revanche, les dessins ne le gênent pas. Après un tirage initial de 2.000 exemplaires, le livre a déjà été réimprimé deux fois.
Civitas fait peau neuve
Le site Civitas a changé de mouture ! Vous pouvez y retrouver des commentaires de l’actualité (ex. l’affaire des dessins), les dossiers de doctrine sociale, de la documentation (encycliques en ligne) et bien d’autres choses.
Dakota du Sud : interdiction de l’avortement ?
Le Comité d’affaires d’Etat de la Chambre a voté à 11 voix contre 2 l’approbation d’une loi qui interdirait presque tous les avortements dans l’Etat du Dakota du Sud. Si cela venait à être confirmé, alors quelle bonne nouvelle ce serait ! Dans cet Etat, il faut savoir qu’il n’y a plus qu’une seule clinique où les femmes peuvent aujourd’hui se faire avorter. Au Kansas, le parlement de l’Etat a voté une modification de la loi des assurance comportant des amendements restreignant les avortements.
Addendum 17H30 : l’enjeu de la proposition de loi du Dakota du Sud dépasse le cadre de cet Etat. Ces législateurs savent que la loi serait "inconstitutionnelle" sous la jurisprudence Roe vs Wade. Mais celle-ci est moribonde : déjà 4 juges sur 9 à la Cour Suprême pourraient être prêts à revenir sur cet arrêt, et de plus en plus de voix en critiquent la logique d’un simple point de vue juridique. Les législateurs du Dakota du Sud cherchent par leur loi à forcer la Cour Suprême à se prononcer : confirmera-t-elle l’arrêt Roe vs Wade ?
Cette loi a un autre enjeu : celui de l’après-Roe vs Wade, dont la chute semble maintenant n’être qu’une question de temps. Si cet arrêt est cassé, la Cour n’aura pas interdit l’avortement mais aura renvoyé aux Etats tout ou partie du pouvoir d’interdire l’avortement – "tout ou partie" car il est possible que la Cour maintienne une légalisation fédérale dans le premier trimestre, et permette aux Etats d’interdire les avortements tardifs.
Cette phase de l’après-Roe sera très sensible pour le mouvement pro-vie américain, car il faudra alors, Etat par Etat, établir une nouvelle législation. Le mouvement se divisera-t-il, certains voulant l’abolition et d’autres se contentant d’une interdiction partielle ? Ou restera-t-il uni autour de lois telles que celle du Dakota du Sud, qui interdisent tous les avortements sauf en cas de danger pour la vie de la mère ?
242 !
Ce sont 242 Parlementaires qui ont signé le manifeste contre l’homoparentalité. La liste est ici. Et si votre député n’y est pas, écrivez lui !
L’Islam contre l’Occident
Le billet d’Ivan Rioufol dans le Figaro revient sur le délire musulman :
"L’Islam européen (…) n’a pas tenté de se désolidariser des propos anti-occidentaux ou des appels au djihad. Il n’a pas jugé utile de dénoncer la manipulation des foules, réagissant à des publications datant de septembre. (…) Les «modérés» se montrent solidaires de leurs «frères» et «soeurs» pour réclamer, de tous, le respect de leur religion. Or, cette alliance est une première victoire pour les islamistes, qui ont entrepris de tester la détermination de l’Occident à défendre la laïcité et la liberté d’expression. Leur deuxième victoire viendrait de la contrition des démocraties. Le défi est donc clair : ou la vieille Europe résiste, ou elle s’excuse encore. L’esprit munichois qui l’habite fait craindre le pire."
"C’est un délit de blasphème que les musulmans veulent voir sanctionner par les démocraties laïques. (…) En France, les bons esprits qui ont obtenu que les critiques contre les homosexuels soient punissables, ont ouvert la voie à une semblable législation contre l’«islamophobie». Des associations musulmanes lancent des pétitions dans ce but." Et l’Europe plie ! En France, des municipalités proposent "des piscines non mixtes. Des écoles se sont pliées à des obligations sur les interdits alimentaires, l’absentéisme pour raison religieuse, le contenu des programmes, etc. (phénomènes décrits en juillet 2004 par le rapport Obin). L’islamisation de certaines banlieues est à l’oeuvre, dans le premier pays musulman d’Europe."
La Pologne sur le banc des accusés
Le très gauchiste Courrier international consacre sa une à la Pologne. La critique fielleuse est explicite : "La Pologne, laboratoire de l’ordre moral". Evidemment, quand on sait que le président polonais Lech Kaczynski souhaite que la Pologne cherche à "promouvoir par tous les moyens les racines chrétiennes de l’Union européenne" et à combattre certaines tendances contraires, comme par exemple "l’idée de sanctionner ceux qui n’acceptent pas la culture homosexuelle", nos ‘démocrates’ ont de quoi s’inquiéter. Et, au fond, leur inquiétude ne nous déplaît pas.
Buffet contre la Constitution
Lu dans Le Figaro de ce matin : Marie-Georges Buffet a remis une pétition au Président de la République afin qu’il retire sa signature du projet de Traité de Constitution européenne. En effet, il doit respecter la volonté du peuple français. Entre nous, c’est pas gagné. La Belgique a même ratifié ce traité hier, par la voie parlementaire, comme si de rien n’était.
Rassemblement en hommage au Père Santoro
Vox Galliae a mis en ligne une vidéo de la manifestation, que nous avions bloguée en direct hier soir.
Décret d’application sur la recherche destructice d’embryons humains
Communiqué de Christine Boutin sur le décret paru cette semaine :
« Cette instrumentalisation de l’Homme par l’Homme, cette chosification "d’embryons conçus in vitro qui ne font plus l’objet d’un projet parental" en vue, notamment, de soigner ceux qui en ont fait l’objet, fait basculer l’Humanité dans une dimension eugéniste et utilitariste très éloignée des idéaux proclamés par notre société en matière respect de la vie et de la dignité de l’Homme, quel que soit sa condition sociale ou de santé. »
« Est-il inconcevable de s’interroger sur la valeur éthique d’un arbitraire qui fait qu’un embryon conçu in vitro devienne un enfant, tandis qu’un autre devient une boîte à outils cellulaire ? » […]
« De plus, cette conception utilitariste à court terme, issue de la compétition internationale en matière de recherche, fait ignorer aux scientifiques des pans entiers de prospection en matière de recherche dans d’autres domaines, pourtant tout aussi porteurs d’espoir, comme le démontrent les premières recherches sur les cellules souches adultes, par exemple. »
On reprochera ce que l’on voudra à Christine Boutin, mais quelle autre personnalité politique a réagi publiquement ?
« Immigration choisie » et fuite des cerveaux
Dans Le Figaro d’hier, Nicolas Sarkozy plaidait pour son concept d’ "immigration choisie".
Comme souvent dans les tribunes du président de l’UMP (on pense à la discrimination positive), le raisonnement est parcouru de failles logiques béantes.
M. Sarkozy rappelle certes l’injustice que représenterait pour les pays pauvres une immigration "choisie" définitive, qui les priverait, et les prive déjà, de leurs élites :
[L]a fuite des cerveaux est bien une réalité, massive, comme le souligne un rapport de la Banque mondiale «Migrations internationales, transferts de fonds et fuite des cerveaux», publié en novembre 2005. D’après ce document, certains pays d’Asie, d’Afrique et des Caraïbes ont perdu 60% de leurs travailleurs qualifiés. […] [S]elon une étude de la revue médicale The Lancet de novembre 2004, il manque 4 millions de professionnels médicaux dans les pays les plus pauvres, en particulier en Afrique. Seuls 50 des 600 médecins formés en Zambie depuis 1964 n’ont pas quitté ce pays. La ville de Manchester compte plus de médecins malawites que tout le Malawi.
M. Sarkozy veut que cette immigration ne soit que temporaire (il parle de trois ans), avec à la clef un retour dans le pays d’origine.
Mais la faille essentielle du discours de M. Sarkozy est d’appeler "immigration" un dispositif qui s’apparenterait alors à un stage de longue durée. C’est une ambiguïté qui ou bien suscitera de faux espoirs chez les bénéficiaires, ou bien présage du fait qu’on n’a aucune intention de faire appliquer le volet "retour au pays." Le résultat serait alors bien la "fuite des cerveaux" que décrit M. Sarkozy.
Ici, la présentation du projet sur le site de l’UMP. Ici, la réaction du FN et ici celle du MPF.
Emeutes : la furie islamiste
Le site ESISC nous livre une analyse pertinente sur les émeutes et manifestations anti-occidentales, manipulées par les Frères Musulmans dans le but de soulever les musulmans contre l’Occident et de précipiter le ‘choc des civilisations’.
Ainsi, hier, alors que le reis Ul-ulema Mustapha efendi Ceric, chef spirituel des musulmans de Bosnie appelait la population à ne pas manifester, ce sont près de 3000 personnes qui ont défilé à Sarajevo devant les représentations diplomatiques française, danoise et suédoise. Protestation spontanée ou simple démonstration de force en direction des autorités ? Apparemment le peuple sait s’organiser… et louer des bus !
Au Pakistan des femmes ont vandalisé une église ! En Indonésie, les manifestants ont scandé aujourd’hui "Dieu est grand ! Pendons les Danois !". Si quelqu’un tue le caricaturiste auteur des dessins, les "talibans offriront 100 kg d’or", et cinq kg d’or à quiconque tuerait un soldat danois, norvégien ou allemand.
Le temps passé devant la télévision est pris sur les relations familiales
Le numéro de février du journal de l’Académie Américaine des Pédiatres publie une étude universitaire de l’impact de la télévision sur les activités des enfants (résumé, v.o.). L’étude a en particulier porté sur les corrélations entre le temps passé devant la télévision et celui passé à d’autres activités.
Ses conclusions vont en partie à l’encontre des idées reçues : les enfants qui regardent davantage la télévision ne passent pas moins de temps à lire ou à faire du sport. En revanche, ils passent moins de temps à des jeux faisant intervenir leur imagination, à faire des devoirs scolaires ou, plus grave, à communiquer avec les autres membres de leur famille. (Via Lifesite).
Royaume-Uni : Tony Blair cède sur sa réforme scolaire
Le premier ministre britannique tenait beaucoup à cette réforme, qui allait dans le bon sens : la création d’écoles privées devait être facilitée, tandis que les écoles publiques devaient acquérir une plus grande autonomie. David Cameron, le nouveau dirigeant conservateur, avait lui-même promis de soutenir ce projet qui renforcait la liberté de choix des parents.
La gauche du parti travailliste et les syndicats enseignants ont toutefois été opposés au projet dès l’origine. Ils ont été encouragés dans leur obstruction par la maladresse du ministre de l’Education, la jeune catholique Ruth Kelly. Cette dernière a récemment été politiquement affaiblie par le scandale du recrutement par son administration de délinquants sexuels à des postes d’enseignement.
Le premier ministre britannique a donc dû "lâcher du lest" sur son projet, rendant des pouvoirs aux conseils locaux qui, tenus par la gauche éducative, sont les gardiens d’un immobilisme dirigiste dans le système scolaire. Il se pourrait qu’il ait à céder encore davantage pour que son projet soit accepté par les députés de son parti. (Source, v.o.)
La bonne nouvelle, c’est que Ruth Kelly continue de se fixer pour objectif de créer un système où "les parents choisissent l’école, et non l’école les parents."



