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Recul de l’avortement en Grande-Bretagne ?

47 % des britanniques souhaitent voir réduire le délai légal maximal — 24 semaines de grossesse (près de six mois !) — au cours duquel l’avortement est autorisé et une femme sur dix est favorable à la mise hors la loi des avortements. Lors de la légalisation de l’avortement, en 1967, le délai initial était de 28 semaines. Il a été réduit à 24 semaines en 1990.

Le cardinal Cormac Murphy O’Connor, président de la Conférence épiscopale d’Angleterre et du pays de Galles, a immédiatement réagi à la publication de ce sondage en y voyant la confirmation du "réveil moral de ces dernières années à propos de l’avortement", le signe que "le public britannique est revenu à la réalité", et l’indice d’une "érosion de l’avortement en tant que droit de la femme". David Steel, l’ancien dirigeant libéral-démocrate et promoteur du texte de 1967, s’est déclaré, en 2004, favorable à une réduction de la période à 22 semaines. En 2005, le chef des conservateurs de l’époque, Michael Howard, avait suggéré de ramener ce délai à 20 mois. Mais la ministre de la santé, Patricia Hewitt, est hostile à une révision de la loi, tout en souhaitant une diminution des avortements tardifs.

L’évolution de l’opinion publique semble liée aux progrès de la technologie médicale, notamment grâce la diffusion d’images in utero montrant un foetus de 12 semaines s’étirant et donnant des coups de pied, d’autres âgés de 14 à 15 semaines, suçant leur pouce et bâillant, d’autres ouvrant les yeux à 18 semaines. Les avancées de la science pour sauver les bébés très prématurés, dès 24 semaines, ont aussi contribué à une prise de conscience des droits du foetus. France 2 diffusera demain soir un documentaire sur l’évolution intra-utérine de la vie de l’embryon : une chance pour une prise de conscience en France ?

Michel Janva

Révolution bleue le 11 mars

La prochaine manifestation de la Révolution bleue se déroulera le samedi 11 mars à 16h. Le lieu exact sera précisé ultérieurement. Comme il s’agit d’un samedi après-midi, ce sera l’occasion de vérifier si ce type de rassemblement a de l’avenir… Le pourquoi de la Révolution bleue est à lire ici : non à la chienlit, non au trop plein d’impôts et de charges, non aux politiciens incapables.

Michel Janva

10 mai : commémoration de l’abolition de l’esclavage

Jacques Chirac a instauré le 10 mai, journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage en France métropolitaine. Le problème, c’est que l’esclavage existe encore en France, il existe également dans certains pays musulmans et, historiquement, l’esclavage est essentiellement une question afro-africaine, si l’on en croit Jean-Louis Harouel, Professeur à l’université de Paris-II, selon qui la suppression de l’esclavage par l’Europe est justement un aspect positif de la colonisation ! Chirac a donc tout faux…

Michel Janva

Le monde occidental dans un état de guerre quasi permanent

Admettons que les troupes américaines se retirent d’Afghanistan, d’Irak et d’Arabie saoudite, qu’un Etat palestinien souverain soit créé, cela suffirait-il à contenter les islamistes au point d’envisager avec eux la fin des hostilités ? Certainement pas. C’est le constat fait par Thierry Wolton dans Le Figaro de ce matin.

Ayman al-Zawahiri, le numéro deux d’al-Qaida, a dit que les terres de l’islam doivent s’étendre du Turkistan oriental à l’Andalousie. Pour cet idéologue, la reconstruction de l’oumma, la communauté des musulmans, se fera sur les ruines d’une quarantaine d’Etats et sur la destruction d’Israël. Faute d’un compromis possible, le monde occidental doit continuer à vivre dans un état de guerre quasi permanent contre un adversaire mal défini, protéiforme et offensif.

Les islamistes combattent l’Occident par opposition à deux valeurs héritées des Lumières : le rôle de la religion dans la société et le respect des droits de l’homme. Sur ces questions, les islamistes, mais aussi les tenants de l’islam classique, non politisé, peuvent difficilement céder sous peine de voir remis en cause les fondements de leur croyance. La chrétienté et l’islam n’ont pas la même conception du rôle de la religion dans la société, de son statut par rapport à l’Etat. Dans l’islam, il n’y a pas de César, mais seulement un Dieu dans l’Etat islamique universel.

Michel Janva

Homoparentalité : les chiffres fantaisistes

Les politiques claironnent que l’homoparentalité est "déjà une réalité", qu’il s’agit maintenant de "prendre en compte". Et de citer des chiffres… que leurs fournit complaisamment l’Association des Parents Gays et Lesbiens. Mais l’Observatoire du Communautarisme a eu la bonne idée de suivre l’évolution de ces chiffres au fil des ans : on est passé de "30.000 couples" homosexuels avec enfants en 2001 à "300.000 enfants" en 2006. Ainsi, ou bien les couples se sont multipliés, ou bien… avec une moyenne de 10 enfants par couple, les "cathomobiles" doivent s’arracher dans le Marais !

Henri Védas

Bachelot « marraine » du communautarisme

Au dîner inaugural du CRAN, le nouveau lobby défendant les populations "noires", deux femmes politiques sont intervenues par vidéo : Marie-Georges Buffet et Roselyne Bachelot, secrétaire général adjoint de l’UMP.

Marie-George Buffet (PCF) et Roselyne Bachelot (UMP) soulignent «l’importance» du Cran. Bachelot : «Vous avez eu raison de lancer ce mouvement. Cette indifférence ne peut plus continuer.» (Libération)

Henri Védas

Drame en Pologne : la prière du Pape

D’après le dernier point par Reuters, l’effondrement d’un centre d’exposition à Katowice aurait fait au moins 66 morts. Après l’Angelus de ce midi, le Pape a prié pour les victimes de ce drame.

Katowice se trouve à quelques dizaines de kilomètres de Wadowice, la ville natale de Jean-Paul II. Sans doute le Pape se sera-t-il souvenu à cette occasion du drame similaire qui avait touché le 2 janvier Bad Reichenhall, à quelques dizaines de kilomètres de Marktl, son village natal.

Henri Védas

Erratum : une première version de ce post mentionnait Chorzow, voisine de Katowice, comme lieu du drame. Merci à Marek d’avoir corrigé.

Darwinisme : le cardinal Schönborn persiste, signe et approfondit

La mise en cause du darwinisme est un sujet à la mode, et qui est traité dans les médias de manière abêtissante : pour La Vie du 12 janvier, l’intervention du cardinal Schönborn (ici, v.o.)  dans ce débat dans le New York Times en juillet dernier représentait une "première victoire d’un mouvement néoconservateur d’inspiration nord-américaine" !

Les débats actuels autour des théories de l’évolution, au carrefour de différentes disciplines, sont difficiles à suivre : les généralistes, comme votre serviteur, peinent à évaluer les arguments dans chaque domaine; tandis que les spécialistes peinent à prendre du recul par rapport à leur discipline.

Trop souvent, deux niveaux de débat sont amalgamés :

– A un premier niveau, le mouvement du "Dessein Intelligent" (ID) (autour du Discovery Institute) veut imposer un débat scientifique sur des "failles" dans la théorie de l’évolution. Ses principaux arguments portent sur des organismes qui ne peuvent avoir simplement "évolué" à partir d’un autre, car ils sont trop complexes. On peut prendre l’image suivante : les darwiniens disent que des saumons que l’on trouve dans un lac en altitude viennent d’un bassin en contrebas, après être remontés par un torrent; les tenants de l’ID plaident que certaines portions du torrent (chutes abruptes…), ne peuvent pas avoir été remontées par les saumons. Ce débat est, au coeur, purement scientifique, mais les deux parties tendent à déborder vers…

– Le débat sur les conclusions anthropologiques ou théologiques que l’on peut tirer du darwinisme.

Ft0601C’est à ce dernier niveau qu’était intervenu le cardinal Schönborn l’an dernier. Constatant que sa tribune a "suscité énormément de réactions, et pas toutes positives", le cardinal est revenu sur le sujet dans le numéro de janvier de la revue First Things (ici, v.o.), où le physicien catholique Stephen Barr (ici, v.o.) l’avait critiqué.

Le cardinal Schönborn explique se situer non sur le plan de la foi, mais de la raison. Il s’attaque à un positivisme darwinien qui touche y compris des catholiques : si, d’un point de vue méthodologique, les scientifiques sont justifiés à faire comme si le mécanisme de l’évolution était autonome, ils ne peuvent en revanche imposer cette assertion en-dehors de leur discipline.

Ce qui passe fréquemment pour la science moderne – sur laquelle s’est greffé beaucoup de matérialisme et de positivisme – se trompe fondamentalement à propos de la nature. La science moderne est souvent, comme je l’ai écrit dans ma tribune [du New York Times] "de l’idéologie, pas de la science." Les problèmes causés par le positivime sont particulièrement aigus dans les larges conclusions anti-téléologiques qui sont tirées de la théorie de Darwin sur l’évolution, qui est devenue  (selon les termes du Pape Benoît XVI, écrivant il y a quelques années) la nouvelle "philosophie première" du monde moderne, une description totale et fondamentale de la réalité qui va bien au-delà de ce que lui permet la science […]. Ma tribune avait pour but de réveiller les catholiques pris dans un sommeil dogmatique à propos du positivisme en général et l’évolutionnisme en particulier. Elle semble avoir atteint son but.

Henri Védas

PS : Documents catholiques traitant de l’évolution : Encyclique Humani Generis de Pie XII; lettre de Jean-Paul II à l’Académie pontificale des sciences en 1996 (en anglais); document de 2004 de la Commission Théologique Internationale présidée par le cardinal Ratzinger (en anglais).

Les chrétiens pour le Hamas

Sur le JT de France 3 de ce soir, des chrétiens de Bethléem (dont le maire) affirment avoir voté pour le Hamas, contre le Fatah, car le mur construit pas Israël rend toute vie impossible. Alors, à bout, ils veulent en finir et ont voté pour les islamistes.

Michel Janva

Bayrou plaide pour la proportionnelle

Rédacteur de la seule motion en lice au congrès de l’UDF, François Bayrou propose l’instauration d’une VIe République avec "un président responsable", "un Parlement reconnu dans son droit" et "une Assemblée qui reconnaisse tous les courants d’opinion" par l’introduction de 50% de proportionnelle.

Michel Janva

Les chrétiens aux bêtes

C’est le titre d’un ouvrage publié en avril 2005, écrit par le père Jacques Rhétoré (1841-1921), en 1916. Le sous-titre est explicite : "Souvenirs de la guerre sainte proclamée par les Turcs contre les chrétiens en 1915." Missionnaire infatigable, le père Réthoré passa près de 50 ans en Orient. Il parlait couramment l’arabe, le turc, le kurde, l’arménien, l’araméen (la langue de NSJC) et devint un spécialiste du soureth, ce dialecte néo-araméen oriental, que les musulmans arabes appellent le massihy (le ‘chrétien’). En décembre 1914, il fut déporté à Mardine (sud-est de la Turquie actuelle), où, avec deux autres dominicains, il assiste, en 1915 et 1916, au génocide des chrétiens, arméniens, syriaques, assyro-chaldéens, nestoriens et protestants.

Avant 1914, les non-musulmans représentaient 20% de la population située sur le territoire actuel de la Turquie. Ils sont aujourd’hui moins de 1%. "Tout ce que j’ai vu des horreurs commandées alors par des hommes qui se disent civilisés et exécutées par des monstres à face humaine, toute l’admiration que j’ai ressentie pour le courage et la vertu de nos malheureux frères chrétiens (…) m’a inspiré d’en conserver le souvenir". C’est bien pour leur foi que ces hommes ont été tués, car partout c’est la même objurgation : "Fais-toi musulman et tu auras la vie sauve" et toujours la même réponse : "Jamais je ne renierai le Christ". Le plus barbare ne fut pas la mort mais la dispersion et la destruction des familles, pensée et voulue par le pouvoir ottoman : les rares femmes épargnées virent leurs enfants vendus comme esclaves et leurs filles disparaître à jamais dans les harems des assassins de leurs pères !

Et le père Rhétoré mentionne ce qui explique ce drame. Et tout d’abord l’islam, qui nourrit dans le coeur des musulmans les haine des infidèles, appellation désignant les chrétiens. "La brutalité des musulmans du peuple à l’égard des chrétiens leur est comme naturelle et elle semble avoir pour cause le mépris qui, de bonne heure, lui est soufflé de toutes parts contre la religion chrétienne et ses adeptes". A cette haine religieuse, s’ajoute la jalousie devant la richesse des chrétiens, frange la plus civilisée du monde ottoman, ainsi que l’attrait pour les femmes chrétiennes.

Vient ensuite l’idéologie des Jeunes Turcs, lesquels, imbus de l’esprit des Lumières, étaient très hostiles au christianisme. Et c’est pourquoi ils se sont engagés dans une politique de terreur, dans la plus pure tradition révolutionnaire, recourant au fanatisme et appelant le peuple musulman à la guerre sainte. Ce mélange est exprimé par le père Rhétoré : "la culture islamique moderne, c’est le franc-maçonnisme introduit dans l’islamisme".

Mais ce génocide n’aurait pu se faire sans le soutien des Allemands, soucieux d’ouvrir un second front russe et de couper à l’Angleterre la route des Indes. "La culture allemande, c’est le canon à gros calibre (…) c’est le beau changé par orgueil en colossal, le bien constitué dans l’unique intérêt, le vrai extrait seulement des formules fournies par les sciences inférieures dont s’occupe l’esprit humain". Ce mépris du droit naturel va logiquement de pair avec le positivisme pur et dur professé par les Jeunes Turcs.

Michel Janva

Angelus : le Pape évoque la 53e journée des Lépreux

"J’adresse un salut spécial aux lépreux et aux volontaires qui les assistent", a dit le pape après la prière de l’Angélus.

"La lèpre est le symptôme d’un mal plus grave et plus important, à savoir la misère. C’est pour cette raison qu’à l’instar de mes prédécesseurs, je renouvelle l’appel aux responsables des nations pour qu’ils unissent les efforts afin de surmonter les graves déséquilibres qui pénalisent aujourd’hui encore une grande partie de l’humanité".

La Fondation Follereau et l’Ordre de Malte proposent des pages spéciales à cette journée.

Henri Védas

L’islam : une chance pour l’Eglise

C’est le titre, un rien provocateur, de l’article écrit dans L’Homme Nouveau par le père Pierre-Marie Soubeyrand, qui a passé 25 ans dans des pays marqués par l’islam (Algérie, Liban, Côte d’Ivoire). Rentré en France, il est stupéfait de voir la timidité de notre Eglise : si les chrétiens n’annoncent pas la Bonne Nouvelle à la migration arabo-musulmane, qui le fera ? Profiterons-nous de la liberté que nous avons encore dans nos pays pour évangéliser alors qu’il est si difficile pour un missionnaire européen de pénétrer dans de nombreux pays d’où viennent ces populations ?

Non seulement nous n’évangélisons pas, mais nous ne laissons pas les Eglises d’Orient le faire chez nous : "Si souvent j’ai entendu l’incompréhension d’évêques orientaux catholiques devant l’attitude ou les propos, tenus par leurs frères latins sur l’islam ou la prétention que nous avons de connaître mieux qu’eux ce monde." "Je garde encore très vivement à l’esprit ce cri d’un prêtre polonais (…) à Strasbourg en 1982 ; il avait réussi à passer ‘le rideau de fer’. Il s’exclamait devant 20000 personnes ‘du monde libre’ : "l’Eglise du silence, ce n’est pas là-bas, elle est ici !".

Selon lui, la présence musulmane sur le sol français est à regarder comme "une invasion nouvelle et un élargissement du dâr el-islam. Il ne s’agit pas d’une invasion pacifique pour élargir "le domaine de la paix et de l’islam" mais de soumettre, selon la pensée traditionnelle de l’islam, le dâr el-harb ("le domaine de la guerre", régions non musulmanes) pour l’islamiser. Le paradoxe de l’islam qui prétend être porteur de paix tient dans la soumission des régions et populations non-musulmanes par la guerre. (…) Donner un statut à l’islam, même comme culte (domaine dans lequel il ne peut se restreindre), n’est pas d’abord l’intégrer dans l’ensemble de la république mais lui ouvrir les portes du domaine de la guerre, c’est-à-dire lui laisser le champ libre d’imposer le culte musulman, des comportements et habitudes sociales, une conception différente, car coranique, des droits humains, de la femme, des héritages, des citoyens autres que musulmans (c’est le statut de dhimmi, protégé, mis sous tutelle)."

C’est pourquoi, "il nous faut plaider pour une nouvelle force d’évangélisation dans notre Eglise de France (…) car Jésus nous assure que c’est lui qui donne la paix, celle que le monde, et donc pas davantage l’islam, ne peut donner. Il est le Prince de la paix alors que l’islam s’est essentiellement répandu par la guerre."

Michel Janva

Outreau : d’une curée médiatique à l’autre

L’abbé Wiel, prêtre-ouvrier, ne porte pas le col romain, et son langage cru n’est pas toujours très sacerdotal. Mais son attitude dans l’affaire d’Outreau est un exemple : après avoir dénoncé la curée contre lui et ses co-accusés, il explique dans Le Monde qu’il ne participera pas à l’audition publique du juge Burgaud.

[C]e que j’ai regretté à Saint-Omer, c’est justement l’ambiance désastreuse des débats dans l’enceinte de la cour d’assises. J’ai assisté à un véritable "dégueulis" — et je pèse mon mot — d’émotions, dont j’ai souffert pendant neuf semaines. Je désirais que l’on se situe au niveau des faits, ce fut rarement le cas.

J’imagine le juge Burgaud seul face à la commission, avec, dans son dos, la pression des treize acquittés témoins muets devenus à leur tour jurés. […] Le juge Burgaud deviendra le bouc émissaire désigné au peuple responsable de toutes les insuffisances de l’institution judiciaire.

L’utilisation par l’abbé Wiel de l’expression bouc émissaire est comme un clin d’oeil au philosophe catholique René Girard, qui a montré que le christianisme a brisé les mécanismes traditionnels de la violence sacrée. Car c’est le Christ lui-même qui est devenu bouc émissaire : "Il est requis qu’un homme meure, de peur que tous les autres ne périssent, que toutes les gens ne périssent" (Caïphe, in Jn XI, 49,50.)

Le juge Burgaud, que l’abbé Wiel critique rudement, n’est pas le Christ. Mais la mise en scène anti-Burgaud sert à exonérer de leurs fautes le système judiciaire, les médias ou, pour Patrice de Plunkett, "l’époque". Les catholiques ont hérité, ou devraient avoir hérité, d’un refus de participer à ces hystéries médiatiques ritualisées. Et on tient peut-être là une réponse à la question que se pose cette semaine Famille chrétienne : "pourquoi un tel malentendu entre l’Eglise et les médias ?"

Henri Védas

Haïti : libération des trois Français

…, dont une religieuse et un prêtre, enlevés mercredi.

HV

La Marche pour la Vie sur Kreuz.net

Un lecteur… d’Italie nous indique que l’important site d’information catholique allemand consacre un article détaillé (traduction automatique) à la manifestation pro-vie de dimanche dernier. L’article (qui cite à deux reprises le Salon Beige !) est intitulé la "conspiration du silence", en référence à la discrétion de la couverture médiatique consacrée au défilé.

Henri Védas

Mission famille : l’analyse d’Elizabeth Montfort

… sur le site de Liberté politique rejoint les inquiétudes exprimées ici : l’ancien député européen est rassuré par la "fermeté" des députés UMP sur le "mariage" homosexuel, mais appelle à la vigilance sur la réforme du PaCS :

[L]es mesures proposées pour réformer le PaCS affaibliraient de fait le mariage, si elles étaient adoptées (sans doute par voie d’amendements). Le garde des Sceaux lui-même a annoncé cette réforme. Il convient de veiller en particulier sur le maintien du PaCS comme contrat de droit privé, qui ne peut en aucun cas être fondateur d’une filiation.

Or il est manifeste que cette réforme suit une pente dangereuse : transférer progressivement les attributs du mariage et donc de la filiation, de manière détournée, à toutes les formes légales de vie commune.

Le titre de l’article de Mme Montfort ("non à l’homoparentalité… “jusqu’à preuve du contraire”")
laissait espérer qu’elle analyserait un autre point : le fait que la Mission écarte certes les revendications des lobbies "gays", mais pas d’emblée. Elle les écarte en invoquant le "principe de précaution". Elle envoie donc le signal qu’elle n’a pas d’opposition fondamentale à ces revendications, mais qu’elle n’est pas encore convaincue.

Cette position peut sembler habile à court terme, mais elle est dangereuse. On peut la comparer au débat sur la Turquie. Trouvant trop brutal de dire "la Turquie ne doit pas intégrer l’UE, car elle n’est pas un pays européen", certains préfèrent s’attacher à des arguments plus limités tels "la Turquie ne respecte pas les droits de l’Homme", "la Turquie ne reconnaît pas le génocide arménien" etc… Mais alors quels arguments restera-t-il quand la Turquie aura reconnu le génocide arménien ? Et, dans le cas de la Mission famille, quel argument restera-t-il quand les tribunaux auront décrété qu’il est interdit de dire que l’enfant est moins bien élevé par un couple homosexuel ?

Henri Védas

PS : le rapport de la Mission, et ses cent propositions, sont maintenant en ligne.

Le Pape reçoit le chef de l’opposition espagnole

Le Saint Père a discrètement reçu aujourd’hui Mariano Rajoy, le dirigeant du Parti Populaire, en audience privée. D’après l’agence italienne Ansa, Benoît XVI aurait également reçu, il y a deux semaines, et tout aussi discrètement, l’ancien premier ministre José Maria Aznar. Mariano Rajoy était accompagné de sa femme, mais aussi du responsable des affaires étrangères du Parti Populaire.

D’après la presse espagnole, l’entretien aurait porté sur les questions éthiques et la protection de la famille. Le Saint-Siège a fait part à de nombreuses reprises de sa préoccupation devant les menées anti-catholiques du gouvernement Zapatero (par exemple Jean-Paul II ici et ici; Benoît XVI ici).

La Providence a voulu que les cinquièmes Rencontres Mondiales des Familles aient lieu cet été à Valence, en Espagne. Le Saint-Père devrait en présider les principales célébrations. Zapatero doit en être malade d’avance…

Henri Védas

Le prix de l’encyclique

Evidemment, le Cerf conteste le choix du Vatican de donner la publication de "Deus caritas est" à cinq éditeurs. N’ayant pas le monopole, il ne pourra pas pratiquer un prix aussi insensé que pour le compendium du catéchisme. Mais on le sait, Dieu n’est pas à vendre.

Librairie Catholique vend l’édition du Cerf à 2,85 euros et celle de Téqui à 4,28 euros, tandis que "Parole et silence" a fixé son prix à 5 euros.
 
1,43 euro, c’est le prix de la différence entre Le Cerf et Téqui. C’est un pas facile à faire pour soutenir une édition catholique.

Lahire

Deus caritas est : Jean Madiran

… consacre à l’encyclique son éditorial dans Présent de demain. Le début est frappant :

Au moment de mourir, le cardinal Mazarin dit au prêtre venu l’assister :

– Ne me parlez, je vous prie, que des miséricordes de Dieu, car pour ses jugements, je n’en suis que trop pénétré.

La première encyclique de Benoît XVI semble rédigée comme s’il avait entendu un monde vieilli, arrivé au bout de ses forces, lui adresser la même prière.

Henri Védas

Rioufol soutient Vanneste

… dans son éditorial du Figaro d’aujourd’hui :

Délit d’opinion

Rude coup contre la liberté d’expression. Mercredi, la justice a condamné pour «injures homophobes» (loi de décembre 2004) le député (UMP) Christian Vanneste. Il avait déclaré, hors de l’hémicycle, que l’homosexualité «était inférieure à l’hétérosexualité». Comment débattre, en démocratie, quand une opinion peut devenir délictueuse ?

Bravo à M. Rioufol : la seule manière de défendre la liberté d’expression, c’est de ne pas laisser seules les victimes de la répression.

Henri Védas

Esclavage en plein Paris

La police, lors d’une descente rue Marx Dormoy (Paris 18e), a mis fin au calvaire d’une quarantaine d’esclaves sexuelles, des jeunes femmes d’origines guinéenne, toutes clandestines, qui étaient contraintes de pratiquer du proxénétisme dans un squatt. Le tout sous la direction de quelques africaines maquerelles sans scrupules qui les faisaient venir depuis les villages de Guinée avec de fausses promesses d’embauches à Paris.

Pendant ce temps, nos politiques se disputent sur la date du jour de commémoration des victimes de l’esclavage…

Michel Janva

Chirac se ridiculise

Le président de la République française a été piégé comme un bleu, un débutant, un apprenti. Un duo d’humoristes très apprécié au Québec, Marc-Antoine Audette et Sébastien Trudel, Les Justiciers Masqués, ont téléphoné à Jacques Chirac en se faisant passer pour le nouveau Premier ministre canadien Stephen Harper (qui entrera en fonction le 6 février).

Félicitations de rigueur, discussions sur les relations entre les deux pays, et suggestion en or du vrai-faux ministre Harper : que Richard Z. Sirois (un animateur, complice des deux trublions) soit nommé ambassadeur du Canada en France… ou alors que la place soit proposée à la chanteuse Natasha St-Pier ! ("Pourquoi pas ?"). Quand Chirac a invité Harper à venir faire une tournée en France, le comique lui a répondu qu’il pensait faire la première partie de Garou… Et ça a encore marché !

Le gag sera diffusé sur CKOI, une station montréalaise, ce vendredi, ridiculisant publiquement le Président français, et, au-delà, la France. Que le président se fasse piéger par des comiques, passe encore. Mais un véritable chef d’Etat n’aurait jamais dit ce qu’il a répondu.

Michel Janva

Episode ferroviaire de la semaine

Mercredi à 18h, une dizaine de mineurs âgés de 13 à 16 ans sont montés à bord d’un TER à la gare de Lyon-Perrache. "Ils ont commencé à faire du chahut et des jeux divers. La contrôleuse est intervenue et a été agressée verbalement. Un voyageur s’interposant également s’est pris un coup". Les fauteurs de troubles, évacués à 18h40 à la gare de Feyzin (Rhône), ont lancé des pierres sur la rame, brisant une vitre, avant de prendre la fuite.

Cinq mineurs ont été interpellés depuis. "Les dix perturbateurs ont été identifiés. Les recherches continuent pour interpeller les cinq autres mineurs", précisent les gendarmes.

Michel Janva

De la démocratie au totalitarisme

Le Saint-Père a reçu ce matin le Président et les dirigeants des Associations chrétiennes des travailleurs italiens, qui fêtent leur 60 anniversaire. Dans son discours, il a notamment rappelé qu’"on ne saurait oublier que la recherche de la vérité est également la condition d’une démocratie réelle et non de façade. Une démocratie sans valeur devient vite un totalitarisme déclaré ou rampant, comme l’histoire l’a démontré".

L’actualité le démontre encore.

Michel Janva

Enlèvement de Français à Haïti

Trois Français ont été enlevés mercredi près de l’aéroport de Port-au-Prince à Haïti par des inconnus armés qui ont réclamé une rançon élevée. Parmi les trois personnes, figurent une religieuse et un prêtre.

Michel Janva

L’islam et la démocratie

Analyse intéressante de Daoudal sur le problème de la démocratie et de l’Islam… Le Hamas, placé sur la liste noire des organisations terroristes par les Etats-Unis et l’Union européenne, a remporté les élections législatives en Palestine. Tout à coup c’est la panique en Israël et aux Etats-Unis, au point que Netanyahu a déjà demandé des sanctions internationales contre le gouvernement du Hamas, avant même qu’il soit constitué… Les gémissements d’inquiétude (de Villepin et Douste-Blazy, par exemple), les imprécations contre ces terroristes qui veulent détruire Israël, etc., feraient presque oublier que tous les observateurs internationaux ont souligné que ces élections étaient réellement pluralistes et se sont déroulées de façon satisfaisante.

Ainsi le Hamas arrive au pouvoir de façon parfaitement démocratique. Et que demandent les Américains, ou plutôt que veulent-ils, à toute force, y compris militaire, sinon que la démocratie s’impose au Proche Orient? Alors, pourquoi ne se félicitent-ils pas ? On retrouve ici la faille, ou plutôt le mensonge de l’idéologie gouvernant ce que l’on appelle la démocratie. Celle-ci ne doit fonctionner qu’entre membres du même club (pour ne pas dire de la même loge). Quiconque s’en écarte est un ennemi de la démocratie, et si le peuple le porte au pouvoir, c’est que le peuple s’est trompé.

Il se passe en Palestine ce qui s’est passé en Iran, puis en Afghanistan, en Irak, au Kosovo. En Palestine, les Israéliens ont soutenu le Hamas islamiste naissant pour diviser la toute puissante OLP laïque de Yasser Arafat. Mais le Hamas a pris des proportions qu’ils n’imaginaient pas. Devant cette montée en puissance, ils ont tenté de l’anéantir en tuant leur chef le cheikh Yacine (à coup de missile…). Le Hamas, notamment par son réseau d’aide sociale, a su se faire le porte-parole et le défenseur du peuple, face à un Fatah trop évidemment corrompu.

La victoire du Hamas (qui entend imposer la charia sur tout le territoire de la Palestine – c’est la fin des chrétiens) participe de la montée générale de l’islamisme. Favoriser l’islam radical et imposer la démocratie dans un pays musulman, c’est évidemment porter l’islam radical au pouvoir.

L’islam sonnera-t-il le glas de la démocratie, héritée des ‘Lumières’ ?

Michel Janva

Le député Vanneste demande notre aide

Suite à sa condamnation, qui symbolise la fin de la liberté d’expression dans notre pays (l’Eglise aura-t-elle encore le droit d’enseigner la vérité sur l’amour et le mariage dans notre pays ?), le député Vanneste demande notre aide. Il demande à tous de téléphoner à l’UMP afin de s’étonner de l’absence de réaction des instances dirigeantes du parti (01 40 76 60 00). Selon lui, ce petit geste peut vraiment influencer la position des dirigeants. Et à l’heure de la réforme du Pacs, cela peut toujours influencer le cours des votes…

Michel Janva

Déclaration de Le Pen sur les émeutes

Sur le "Fil News" de TF1 :

19H40 Emeutes en banlieue : Le Pen (FN) se dit "en désaccord complet" avec ceux qui voient des raisons "ethniques et religieuses"

Mais comme d’habitude avec les médias, il serait prudent d’attendre la déclaration complète avant de juger.

Henri Védas

Mission sur la famille : un paradoxal soulagement

La Mission d’information parlementaire sur la famille a rendu aujourd’hui son rapport, où elle préconise que la dérive du PACS vers un pseudo-mariage se poursuive lentement :

[E]lle préconise d’ouvrir un droit à la pension de réversion en cas de décès d’un des pacsés, à condition que le PACS ait duré au moins cinq ans. Le pacsé survivant pourrait rester dans le logement pendant un an si le défunt en était propriétaire, voire aurait un droit viager d’habitation. L’enregistrement du PACS se ferait toujours au tribunal d’instance, mais une mention pourrait être apposée sur l’acte de naissance. Les salariés qui se pacsent auraient droit à un jour d’absence.

Et pourtant, on ne peut s’empêcher d’accueillir les "cent propositions" de la mission avec un certain soulagement : elles ne recommandent ni l’adoption, ni la légalisation d’un "mariage" homosexuel. On craignait en effet le pire de la part de cette mission, présidée par le PS Patrick Bloche, "père" du PACS. Présent de demain rapporte que Christine Boutin a même pu voter les conclusions du rapport, avec toutefois de "fortes réserves" concernant notamment le PACS.

Les membres de gauche de la mission ont unanimement plaidé pour le "mariage" homosexuel, et ont voté contre le texte final. Ils se sont même permis d’exprimer leur mépris de la famille traditionnelle : le député PS Annick Lepetit a accusé le rapport de ne reconnaître que "la famille Ricoré".

Présent de demain analyse le "détricotage" de la famille auquel ce rapport prête la main, l’air de rien :

On refuse encore les mots qui fâchent mais on tolère de plus en plus la réalité qu’ils recouvrent […]. En ce sens, loin d’être "conservateur", le rapport est subrepticement révolutionnaire, gérant tranquillement le cours de la décadence au lieu de l’inverser.

Henri Védas