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Margot Wallström en V.F. !

Margot Wallström est vice-présidente de la Commission européenne, chargée de la communication. En matière de communication, on se souvient surtout de sa maladresse lors de la campagne référendaire :

En visite dans la ville tchèque de Terezin, qui était le site d’un camp de concentration nazi pendant la Seconde Guerre mondiale, la vice-présidente de la Commission européenne, Margot Wallstrom, a fait un lien entre le rejet possible de la constitution et le retour de l’Holocauste. Elle a déclaré qu "Ils (les opposants à la constitution) veulent l’Union Européenne de retourner à la vieille méthode purement intergouvernementale. Je dis à ces gens de venir à Terezin pour voir où mène cette vieille voie."

Mme Wallstrom, toujours pour "communiquer", tient un blog – malheureusement en anglais. Malheureusement, parce qu’il est une source d’hilarité régulière pour les souverainistes anglophones (même si certains français l’ont remarqué aussi). Le carnet de la vice-présidente est maintenant surtout connu pour les commentaires narquois qu’y inscrivent des eurosceptiques.

Les francophones ont toutefois la chance de pouvoir lire enfin du Wallström en V.F. : la vice-présidente signe une tribune dans le Figaro d’aujourd’hui. Son texte alterne joyeusement les truismes atterrants ("L’Europe évolue désormais dans un environnement mondial marqué par la concurrence et des changements rapides." – sans blague ?); les affirmations péremptoires ("l’intégration européenne […] a contribue à l’effondrement du bloc soviétique" – l’OTAN peut-être, mais l’UE ?); les bons conseils ("les parlements nationaux peuvent jouer un rôle majeur […] en exerçant un contrôle plus efficace sur les gouvernements nationaux"); et offre une solution à la crise de l’UE : le "plan D (D comme démocratie, dialogue et débat)" !

Avec Mme Wallström, on a l’impression de lire "l’après 29 mai expliqué aux enfants". Mais cette impression s’explique, ou se relativise, par deux faits :

– D’abord, Mme Wallström, sous son titre ronflant de "vice-présidente de la Commission", n’en est en fait que la porte-parole. Ce n’est pas à son niveau que se fait le vrai travail de la Commission. Les idées qu’elle lance à ses lecteurs (transparence, consultation, démocratie…) sont donc creuses, car Wallström ne définit pas une politique, elle fait de la communication.

– Ensuite, cette tribune ne sera pas réellement lue par grand monde. Un manuel destiné aux membres des cabinets ministériels britanniques estimait qu’une tribune publiée dans le prestigieux Financial Times n’était lu de bout en bout que par 20.000 personnes, tandis que 500.000 en lisaient le titre. La plupart des lecteurs du Figaro retiendront vaguement qu’une commissaire avec un nom bizarre veut "redéfinir les termes du débat sur l’Europe…", et se diront que c’est plutôt une bonne idée.

HV

Des primaires à l’UMP ?

Nicolas Sarkozy poursuit ses efforts pour que la désignation des candidats de l’UMP se fasse par un système de "primaires auprès des adhérents." Je ne sais pas quelles sont les arrière-pensées du président de l’UMP dans cette tentative, mais je suis persuadé que le Parti Républicain américain ne serait pas le parti majoritairement pro-famille et pro-vie qu’il est aujourd’hui sans son système de primaires.

Ce système oblige un candidat à convaincre d’abord son propre camp avant de pouvoir en porter les couleurs : il doit donc la plupart du temps convaincre au moins une partie des militants conservateurs. Les primaires permettent souvent d’éliminer des candidats dont les valeurs ne reflètent pas celles de leurs électeurs :

Au-delà de Bush, les républicains modérés ont un problème à cause du système des primaires : la droite religieuse a le pouvoir de bloquer les candidats à la Maison Blanche, ce qui élimine des personnalités modérées comme Rudolf Giuliani. Même le vice-président ne peut pas être un candidat en faveur du droit à l’avortement. (source).

A l’inverse, le système français actuel d’une désignation par l’appareil central des partis a pour logique de d’investir le "meilleur candidat" pour le parti, qui est souvent un candidat pas trop marqué idéologiquement, ou marqué dans un sens qui plaît aux médias, ou qui satisfasse à un quota de femmes, de minorités, d’amis de l’appareil etc… La dérive vers la gauche des partis "de droite" est, à terme, mécanique. La logique du "meilleur candidat" conduit donc souvent à l’échec politique.

Le système américain n’est en rien parfait. Et celui que propose Sarkozy ne serait apparemment pas aussi large que ce dernier : il ne s’agirait pas de consulter les sympathisants mais seulement les adhérents. Surtout, le fait que l’UMP est concurrencé par d’autres partis "à droite" fait que la situation est différente. Mais cette initiative aurait probablement pour effet de redonner une voix à des courants (pro-famille, souverainistes…) mieux représentés parmi les militants que dans l’appareil central.

Ce débat sur les primaires, auxquelles s’opposent de nombreux caciques de l’UMP, est donc à suivre avec un grand intérêt : il pourrait changer sensiblement la dynamique politique à droite.

HV

Ursula von der Leyen : plutôt sympathique !

Loin de nous la naïveté et l’immaturité politique d’attendre haletants l’arrivée d’un "nouveau Constantin", d’un homme providentiel ou d’une femme providentielle, pour rénover le paysage politique de tel ou tel pays d’Europe.

Mais certains responsables sont à première vue plus sympathiques que la moyenne : c’est le cas du nouveau ministre allemand de la famille, Ursula von der Leyen. On remarquera d’abord que la "Famille’" fait l’objet en Allemagne d’un ministère à part entière, sur 16, alors qu’en France la Famille n’est qu’une apposition au ministère délégué à la Sécurité sociale dans un gouvernement deux fois plus nombreux.

Ursula von der Leyen (photos) a un argument de poids pour occuper ce ministère : elle est mère de 7 enfants. On apprend en outre divers indices prometteurs sur la philosophie du ministre : d’après le magazine évangélique conservateur Spektrum, chez les von der Leyen on "chante de merveilleux cantiques" et "on prie à table." Le nouveau ministre occupait auparavant le même poste à un niveau régional, en Basse-Saxe, et y avait notamment co-signé une tribune contre l’euthanasie avec l’évêque luthérien local (source).

HV

Le Conseil constitutionnel, gardien de la souveraineté

Jacques Chirac veut lier les mains de la France avec de nouveaux protocoles (l’un du Conseil de l’Europe, lui retirant la possibilité de rétablir la peine de mort, en particulier en cas de crise grave. Il a saisi il y a un mois le Conseil constitutionnel pour savoir si ces ratifications pouvaient se faire sans révision de la Constitution. Yves Daoudal raconte la suite :

Ce ne devait n’être qu’une simple formalité, or, surprise, les sages concluent que le protocole des Nations unies porte atteinte "aux conditions essentielles d’exercice de la souveraineté nationale". C’est un rejet clair et net, au nom de ce qui est le plus intangible.

Le protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l’homme pose en principe "l’abolition de la peine de mort en toutes circonstances". La France peut le ratifier, dit le Conseil constitutionnel, parce que la Convention fixe des conditions permettant de le dénoncer. En revanche, le protocole des Nations unies (additionnel au Pacte international relatif aux droits civils et politiques) implique une adhésion irrévocable, y compris dans des situations de crise grave ou de guerre civile mettant en cause l’existence même de la nation. De ce fait, ce protocole porte atteinte "aux conditions essentielles d’exercice de la souveraineté nationale".

C’est une prise de position importante du Conseil constitutionnel : elle implique que, sous le régime actuel, et contrairement à ce qui a été affirmé à répétition, la France pourrait rétablir la peine de mort si elle le voulait. C’est peut-être pour cela qu’à part un communiqué du Front national, le silence médiatique règle autour des conclusions du Conseil constitutionnel.

L’enseignement de l’Eglise incite "l’autorité" à se passer de la peine de mort "si les moyens non sanglants suffisent à défendre les vies humaines contre l’agresseur et à protéger l’ordre public et la sécurité des personnes" (CEC §2267); mais il est tout aussi catholique de conserver la possibilité, en cas de crise crave, de rétablir cette peine si le bien public l’exigeait : "[L]’enseignement traditionnel de l’Eglise a reconnu le bien-fondé du droit et du devoir de l’autorité publique légitime de sévir par des peines proportionnées à la gravité du délit, sans exclure dans des cas d’une extrême gravité la peine de mort." (CEC 2266).

Donc abolir la peine de mort, oui. S’interdire, à coup de protocoles internationaux, toute possibilité de la rétablir, non.

HV

Les catholiques de l’état de New-York se mobilisent pour l’école libre

Les diocèses du New York ont lancé une campagne destinée aux parlementaires de l’état : 1,5 million de cartes postales ont été imprimées, et seront envoyées par les fidèles à leurs élus. Sur les cartes, le message : "je soutiens avec force des crédits d’impôt à l’éducation comme un moyen d’améliorer les écoles publiques, indépendantes et religieuses et d’aider TOUS les parents à faire face au coût de l’éducation des élèves."

Cette initiative vise à soutenir une proposition de loi du sénateur de l’état Martin Golden qui créerait un crédit d’impôt allant jusqu’à 2500 euros par an. La particularité de la formule est qu’elle s’appliquerait aux parents scolarisant leurs enfants dans le privé, mais pas seulement : le crédit d’impôt pourrait servir à l’achat de fournitures scolaires, voire à des achats effectués par le personnel enseignant. Une bonne formule pour échapper à l’opposition artificielle privé/public, obstable important à la viabilité politique du "bon scolaire."

Et une formule qui, contrairement au régime régissant le "sous contrat" français (loi Debré de 1959, accords Lang-Cloupet), laisse entière la liberté des écoles et des parents.

HV

La « mise en orbite » présidentielle de Marine Le Pen ?

D’après Libération, les récents changements à la direction du FN pourraient être interprêtés dans ce sens.

HV

Monde et Vie sur les blogs

Dans le numéro du 15 octobre de Monde et Vie, Xavier Van Lierde consacre un article aux "blogs, un nouveau média à conquérir ?"

L’article cite aimablement le Salon Beige :

"Ainsi, pour prendre un exemple concret, si je tape "Benoît XVI", je me vois proposer non seulement des articles parus dans Libération mais aussi, placés sur le même plan, des articles publiés par Le Salon beige, un blog de sensibilité catholique traditionnelle."

Nos lecteurs auront peut-être remarqué, toutefois, que depuis début août le Salon Beige n’est plus référencé sur Google News (ce à quoi l’article semble faire référence), sans que nous sachions pourquoi. C’est bien sûr le droit le plus strict de Google de référencer ou non qui il veut, mais Google News perd en pertinence et en exhaustivité en ne nous référençant plus : l’internet est ainsi fait qu’il se punit plus lui-même à terme qu’il ne nous pénalise !

HV

Démasquer le prosélytisme homosexuel

Nous l’avions remarqué à l’occasion de la campagne dans le métro pour un salon commercial "gay" : un trait commun aux récentes provocations publicitaires orchestrées par des officines homophiles est que leur but affiché (en l’occurence faire venir des gens à ce salon; dans d’autres cas la prévention contre le SIDA) ne justifiait pas rationnellement le recours à des images choquantes – au vu de leur but officiel, ces campagnes sont même contre-productives. Leur vrai objectif est donc ailleurs : le salon "gay", la prévention contre le SIDA, sont d’abord des supports, des alibis pour faire du prosélytisme homosexuel – le plus souvent payé par des subventions publiques.

Le Père de Kergorlay prend le constat de cette propagande éhontée comme point de départ d’une réflexion simple mais courageuse, sur Liberté politique : ce modèle homosexuel est-il en accord avec la nature humaine ? S’il l’est, pourquoi y a-t-il environ 10 fois plus de suicides chez les homosexuels que dans la population générale ? Et s’il ne l’est pas, pourquoi chercher à l’étendre par tous les moyens ?

HV

Ivan Rioufol sur l’islamisation

L’éditorialiste du Figaro a donné vendredi son coup de boutoir hebdomadaire contre la pensée unique, s’appuyant en particulier sur le rapport sur l’islamisme publié cette semaine :

Alors qu’il est de bon ton de s’indigner du «populisme» de ceux qui s’inquiètent de la montée de l’islamisme en France, un rapport publié mardi révèle la «pression islamiste» qui s’exerce dans des entreprises françaises de la grande distribution et les sociétés de sécurité. «Cette montée en puissance est une menace pour l’intégrité de l’entreprise», commente même le document. Le choix d’ignorer les mutations de la société pousse à la désinformation. Celle assurant que la France «n’est pas un pays d’immigration massive» – affirmation du directeur de l’Institut national d’études démographiques, reconduit depuis dans ses fonctions – reste parmi les plus grossières. Et il suffit de se rendre dans le XVIIIe arrondissement de Paris pour comprendre que le couplet sur l’harmonie black-blanc-beur ne correspond pas aux faits : des ghettos s’y consolident, probablement de manière irrémédiable.

Trois jeunes sociologues vont jusqu’à employer le terme d’«apartheid scolaire» (titre de leur livre publié ce mois-ci au Seuil) pour décrire la ségrégation ethnique et la «spirale des identités» qui se sont installées dans certains collèges. Les auteurs reconnaissent que «la mixité sociale et ethnique apparaît comme une utopie». Dans ces établissements qui scolarisent des élèves immigrés ou issus de l’immigration, tout incite l’«autochtone» à aller étudier ailleurs.

Cette France en voie d’éclatement, dont la culture devient étrangère dans certaines écoles publiques, n’est pas un fantasme. Or, il reste périlleux de la décrire, tant le bien-pensisme martèle que l’intégration fonctionne encore, que la différence enrichit forcément et que la montée du fondamentalisme reste marginale, voire inoffensive.

HV

Robert Badinter sur la Turquie

L’ancien Garde des Sceaux socialiste, en fédéraliste cohérent, a signé dans le Monde de vendredi une tribune réitérant son opposition à l’entrée de la Turquie dans l’UE – ou, plus que son opposition, son regret, car il considère que la conclusion est acquise :

Car il ne faut pas se leurrer. Depuis trente ans, aucun Etat candidat à l’adhésion n’a été refusé par l’Union européenne. Parler de "négociations d’adhésion" est trompeur : il s’agit plutôt d’une longue mise en conformité de la législation du pays candidat avec les règles et exigences communautaires. Une fois la décision de principe prise, en l’occurrence le 3 octobre, le processus, laborieux, se déroule et, tôt ou tard, le candidat finit par satisfaire aux conditions fixées.

Pourquoi la Turquie manquerait-elle à cette obligation, elle qui a un tel intérêt économique, social, culturel à intégrer l’Union européenne, et espère que les fonds européens l’aideront substantiellement à transformer ses régions les moins favorisées et à moderniser ses infrastructures ? Le processus d’intégration prendra dix ou douze années. Au terme de ce délai, si court au regard de l’Histoire, sauf bouleversement politique en Turquie ­ – que nul ne doit souhaiter ­-, celle-ci deviendra membre de l’Union.

Après avoir passé en revue les faux arguments et les vraies raisons pour l’intégration de la Turquie, Badinter se résigne à la fin de son rêve européen :

[C]e qui s’inscrit dans la perspective de l’entrée de la Turquie, c’est une Europe indéfinie, aux limites incertaines, vouée à n’être qu’un espace marchand toujours plus étendu.

Ce n’est pas l’Europe puissance, apte à jouer un grand rôle sur la scène du monde, rêvée par les pères fondateurs et les grands hommes d’Etat européens d’hier. Dans le choix du président Chirac se mêlent la mélancolie du renoncement et la fin d’une grande espérance.

Certains souverainistes trouveront peut-être de la consolation dans le découragement de fédéralistes comme Badinter ou Giscard, pensant que l’extension à la Turquie aura pour contrepartie positive un détricotage du centralisme européen : ce serait compter sans la dynamique propre qui est maintenant à l’oeuvre dans l’UE, et qui échappe tant aux peuples qu’aux gouvernements.

Henri Védas

« Eleves sous influence »

Le Figaro rend compte de la sortie d’un livre, Eleves sous influence, consacré à l’analyse des manuels d’histoire des classes secondaires. Les auteurs voient dans ces ouvrages une sérieuse dose d’anti-capitalisme et d’anti-américanisme.

Si certains exemples cités par le Figaro ne sont pas très probants, on ne peut nier le caractère dangereusement relativiste de cette définition du terrorisme chez l’éditeur scolaire Magnard : "l’arme des faibles, qui dans l’incapacité d’attaquer frontalement une grande puissance, cherchent à la déstabiliser en s’en prenant à des cibles symboliques". Ce n’est peut-être pas factuellement faux, mais comprendrait-on que l’on définisse aussi froidement, et pour des lycéens, le génocide comme "l’arme des gouvernements confrontés au problème d’une population indésirable" ou la torture comme celle "des autorités qui sont dans l’incapacité d’obtenir des renseignements par d’autres moyens" ?

HV

La Marche pour la Vie

Plus d’un millier de personnes (qui seront sans doute rejointes par d’autres le long du parcours, ou directement à la basilique du Sacré-Coeur), dont de nombreuses familles, ont rempli la place Notre-Dame des Victoires pour la Marche pour la Vie organisée par Renaissance Catholique.

Dans son discours de départ, Jean-Pierre Maugendre a insisté sur l’esprit de cette marche : c’eût été une "nouvelle victoire de la laïcité, cent ans après la funeste loi de 1905, que l’absence de toute manifestation publique aussi clairement politique que manifestement catholique à l’occasion du triste anniversaire du permis légal de tuer." Après avoir cité l’exemple du Bienheureux cardinal von Galen, il a insisté sur l’unité de la défense de la vie, qui est "un tout englobant la défense de la famille naturelle".

Le cortège vient de quitter la place Notre-Dame des Victoires.

HV

19H20 : le cortège passe place de Clichy. La nuit est tombée : les cierges s’allument, tandis que les marcheurs, portant souvent des panneaux "l’avortement tue des enfants" ou "l’embryon humain est une personne", chantent le chapelet, au son des hauts-parleurs perchés sur des camionnettes. De nombreux prêtres, en soutane, bure ou clergyman, accompagnent les jeunes et les familles dans une ambiance bon enfant.

20H20 : arrivée au Sacré-Coeur, au son de l’Ave Maria de Lourdes. Grâce à la forte présence policière, des contre-manifestants sont tenus à distance : ils sont bien plus éloignés du parvis que l’année précédente et leurs hurlements au loin sont à peine perceptibles. Beaucoup de jeunes marcheurs sont là pour la première fois, et chacun s’accorde à dire qu’il y a plus de participants que les années précédentes. La foule entre dans la basilique pour porter devant le Saint-Sacrement ses prières pour le respect de la vie humaine.

21H00 : sortie de la basilique, après le Salut du Saint-Sacrement conduit par l’abbé Bégin. La foule se disperse et regagne qui son car, qui son métro.

21H20 : estimation de la participation pro-vie : environ 2000 personnes (le choeur de la basilique était plein); estimation contre-manifestation : environ 150 personnes.

PS Dimanche 22H20 : des photos de la Marche sont ici.

Marche pour la Vie : c’est cet après-midi

Le rendez-vous pour la marche de prière pro-vie est à Notre-Dame des Victoires à 17H30, Métro Bourse; le beau temps devrait être de la partie.

HV

Nouvelles de la presse catholique

Alors que Famille chrétienne lance une nouvelle formule, Présent d’aujourd’hui annonce la poursuite de son activité, menacée par un déficit chronique : le quotidien fera un prochain point en février 2006. Pourquoi continuer ?

[D]’abord parce qu’il le faut. La situation de la France, les mauvaises nouvelles, qu’hélas, nous vous apportons chaque jour justifient plus que jamais notre présence au combat. Mais aussi le formidable espoir qui nous habite… Nous avons nos diverses chapelles mais aussi un bon vent qui souffle de Rome : nous avons des livres, des revues, des écoles, des associations, la force de nos familles. Présent veut continuer d’être au coeur de cette amitié, et continuer à la place qui est la sienne à ce que France, que chrétienté ressuscitent.

HV

Présidentielle polonaise : que valent les sondages qui donnent Tusk en tête ?

[Notre "correspondant" sur les élections présidentielles polonaises, Marek, nous donne des précisions sur le déroulement de la campagne – HV]

Voici quelques informations récoltées au fil des jours.

Les 4 sondages qui viennent de paraître après le 1er tour de l’élection présidentielle donnent la victoire au candidat libéral Donald Tusk face à Lech Kaczynski. Les résultats paraissent sans appel : 56 % contre 44 % ; 54 % contre 46 %, 62 % contre 38 % (12 octobre) et enfin 56 % contre 44% (13 octobre). Tout cela nous semblerait consternant !

Nous pouvons néanmoins nous interroger sur l’objectivité de tels sondages. En effet, si nous nous en tenons aux sondages ayant précedé le premier tour de la Présidentielle et lorsque nous constatons les résultats du premier tour, nous remarquons de grandes disparités. Lech Kaczynski semble en effet avoir obtenu un meilleur score par rapport à ce que prévoyait le meilleur sondage en sa faveur alors que Donald Tusk a obtenu un résultat inférieur par rapport à ce que prévoyait le sondage le plus défavorable pour lui. Il semble donc que les instituts de sondages soient dans de bonnes mains et souhaitent influencer de manière déplorable la population à voter pour le candidat libéral. Cela me fait penser étrangement à l’élection Présidentielle en France en 2002. Jean-Marie Le Pen avait ainsi était continuellement discriminé et "négligé". Quant à ses résultats, ils avaient été réguliérement abaissés. Juste avant la grande surprise du 21 Avril 2002, il n’était encore crédité que de 11 à 12 % des voix. Au final il a réussi à se retrouver au second tour de la Présidentielle avec 17 % des voix. Certains politiciens doivent aujourd’hui encore s’en mordre les doigts…

Par ailleurs, l’écart entre Donald Tusk (36,33 %) et Lech Kaczynski (33,1 %) au premier tour n’était que de 3,2 % alors que les instituts de sondages prévoyaient depuis des semaines une victoire haut la main de Donald Tusk (et ce même au premier tour) avec 10 à 20 points d’écart. 

Autre nouvelle, le candidat populiste de l’Auto-défense (Samoobrona) Andrzej Lepper va certainement jouer un rôle décisif au second tour. Aprés le premier tour de la Présidentielle où il a obtenu plus de 15 % des voix, Andrzej Lepper s’est rendu avec un certains nombre de ses proches du Parti au Vatican pour remercier Dieu et le Saint-Père Jean-Paul II pour les très bons résultats obtenus au cours des législatives (11,41 %) et de la Présidentielle (15,11 %) . Juste avant son départ, il a fait savoir qu’il souhaitait que Dieu vienne l’imprégner de sa force pour lui donner de précieuses recommandations au sujet du report des voix pour le second tour. En réalité, nous voyons mal comment Andrzej Lepper (proche du Père Rydzyk qui a fondé Radio Maryja) pourrait reporter ses voix sur un candidat baignant dans le libéralisme. L’un de ses plus proches conseillers vient d’ailleurs de souligner que c’est bien entendu vers le Parti des frères Kaczynski qu’ils envisagent de se tourner.

Cela n’arrange pas beaucoup Donald Tusk. En effet, sur quel soutien peut-il encore compter ? Son piètre résultat du premier tour l’a quelque peu meurtri. Même les partisans du socialiste Marek Borowski (10,33 %) ne pensent pas tous se tourner vers lui d’après les enquêtes, et ce bien entendu à cause de ses convictions libérales. Les propos tenus aujourd’hui (jeudi 13 octobre 2005) par Marek Borowski viennent confirmer cette thèse (Il souhaite en effet avoir de la part de Donald Tusk des précisions sur la politique que ce dernier envisage de mener. Donald Tusk n’a pas souhaité lui répondre).

Le protectionnisme social souhaité par Lech Kaczynski fera certainement la différence. Ainsi, une partie des électeurs socialistes pourrait se tourner vers lui, de même qu’Andrzej Lepper et la Ligue des Familles Polonaises (LPR). Quant à Radio Maryja, elle avait appelé les candidats de la LPR, du parti paysan PSL (Kalinowski, 1.8 % des voix) et même Andrzej Lepper (plus de 15 %) à se retirer de la course à la Présidentielle avant le premier tour au profit de Lech Kaczynski. Seul Maciej Giertych (le candidat de la LPR) avait décidé de céder, les résultats ne lui donnant que 2 à 3 % des voix.

Enfin, nous voyons mal comment ceux qui ont décidé de ne pas se déplacer pour aller voter pourraient donner la victoire à Donald Tusk. Avec une croissance de 3 à 5 % ces derniéres années, la Pologne compte le taux de chomage le plus élevé de l’UE avec officiellement 18 % de gens sans emplois. Cela paraît naturellement paradoxal. La politique libérale du Président post-communsite Aleksander Kwasniewski et de ses premiers ministres (en particulier Leszek Miller), a visiblement porté ses fruits, comme en témoignent également les nombreuses commissions d’enquêtes apparues ces 2 dernières années et se penchant sur les affaires de corruption du pouvoir en place. 

Marek

Un tournant dans le combat pour la vérité sur Pie XII ?

Le rabbin David Dalin a publié cet été aux Etats-Unis un livre qui fait justice à Pie XII : The Myth of Hitler’s Pope qui, comme son nom l’indique, présente comme un "mythe" la thèse de Cornwell (Le Pape et Hitler, Hitler’s Pope en anglais) d’une complicité de Pie XII avec Hitler et, partant, avec la Shoah. Cornwell lui-même s’était rétracté avec discrétion et désinvolture de sa propre thèse l’année dernière. Le père Blet l’avait torpillée en s’appuyant sur des archives que Cornwell avait trouvé commode d’ignorer.

Remarqué dès sa sortie, le livre du rabbin Dalin semble avoir un réel impact : le journaliste David Frum (qui se trouve être juif pratiquant) le commente dans son "blog" de National Review :

[…] Dalin prouve, et fait plus que prouver, que :

1) Pie XII et son prédécesseur Pie XI abhorraient et ont condamné la doctrine nazie à répétition;

2) Pie XII a utilisé son pouvoir diplomatique pour protéger les communautés juives de pays catholiques tels que la Hongrie et la Slovaquie – avec un impact mesurable sur le taux de survie des Juifs dans ces pays;

3) Pie XII a fait face au risque très réel de sa propre arrestation et de son propre enlèvement par les nazis [voir ici, NDR] en protageant les communautés juives de Rome et d’Italie, y compris en hébergeant 3000 Juifs de Rome dans sa résidence d’été à Castel Gandolfo pendant l’occupation allemande de Rome en 1943;

4) de nombreux membres du clergé catholique, parmi ceux qui ont risqué leur vie en secourant des Juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale, ont témoigné à de nombreuses reprises qu’ils agissaient sur ordre du pape – et des lettres écrites de la main même de Pie XII confirment cette assertion;

5) d’après les estimations les plus prudentes sur les effets de ses actions, les interventions personnelles de Pie XII ont sauvé les vies de plus de Juifs européens que celles de n’importe qui d’autre, à part les gouvernement et les forces armées alliées – plus qu’Oskar Schindler, plus que Raoul Wallenberg.

Encore cette année, la mémoire du pape a été attaquée avec une nouvelle histoire : la prétention que les institutions catholiques qui avaient accueilli des orphelins juifs refusèrent de remettre à leur famille les enfants sauvés une fois la guerre finie, mais tentèrent de les garder pour les élever dans le catholicisme. Dalin démontre de manière convaincante que les documents sur lesquels l’histoire était basée étaient des faux [voir ici, NDR].

HV

Pologne : l’enjeu de la décommunisation et le rôle de Lech Walesa

[La campagne pour le deuxième tour des élections présidentielles polonaises est en cours : les médias français en font peu de cas, ou bien en rendent compte en calomniant systématiquement le camp catholique. Un lecteur, Marek, qui a accès aux sources polonaises a bien voulu nous donner des informations de première main sur cette élection qui s’annonce pleine d’enseignements. Henri Védas]

L’une des figures dont on ne parle pas assez semble être celle de Lech Walesa. Ancien Président de la République polonaise (1990-1995) et prix Nobel de la paix (1983), Lech Walesa se positionne de manière particulièrement visible du côté du candidat libéral de la Plate-forme Civique (PO) Donald Tusk, pour lequel il encourage vivement les polonais à voter.

Nous pouvons nous demander pourquoi Lech Walesa se tient si près de Donald Tusk et nous interroger sur le comportement suspect que l’ancien président polonais laisse apparaître ces derniers mois. Est-ce donc la face cachée de Walesa que nous découvrons ? Nous pouvons légitimement nous le demander.

Le fils de l’ancien président Jaroslaw Walesa vient d’être élu député aux dernières législatives sous l’étiquette PO.

En février dernier, Lech Walesa a attaqué violemment la station du père Rydzyk : Radio Maryja aprés que celle-ci ait diffusé une émission révélant les liens de l’ancien président avec les services secrets communistes (SB) de 1970 à 1976. Lech Walesa aurait à l’époque usé du pseudonyme Bolek. Vous trouverez des preuves supplémentaires sur le site (en Polonais) de l’hebdomadaire "national-catholique"* Glos  ("la Voix") : il nous livre les noms non seulement de Lech Walesa mais également de nombreux députés et sénateurs qui avaient travaillé pour les services secrets communistes polonais et qui siégaient après "la fin du Communisme" (en 1989) sur les bancs  du Parlement et du Sénat.

Cette liste avait été fournie le 4 juin 1992 par le ministre des affaires intérieures de l’époque Antoni Macierewicz (actuellement chef du Parti Patriotique) qui siégait dans le gouvernement du premier ministre catholique Jan Olszewski. Le quotidien catholique Nasz Dziennik (Notre Journal) a rendu public, juste avant les dernières législatives, un film de Jacek Kurski intitulé "Le changement nocturne" (Nocna zmiana). Dans la nuit du 4 au 5 juin 1992, Lech Walesa et ses lieutenants, parmi lesquels un certains Donald Tusk (alors chef du Parti du Congrès Démocratique-libéral), décidérent en effet de renverser (opération réalisée avec succès) le gouvernement du premier ministre Jan Olszewski aprés justement la publication de la liste d’Antoni Macierewicz.

Le gouvernement de Jan Olszewski avait en effet souhaité une décommunisation totale de la société. Un scandale avait éclaté au parlement. Des rumeurs d’attentats avaient circulé. Donald Tusk avait alors fait tout ce qui était en son pouvoir pour convaincre ses partisans de voter la démission du gouvernement de Jan Olszewski et de permettre au chef du parti paysan Waldemar Pawlak (33 ans) de devenir premier ministre. Tout ceci dans le but bien entendu d’empêcher les lustrations des agents communistes et donc une grande transparence vis-à-vis du passé (Référence).

Bien que Lech Walesa ait été lavé de tout soupçon par certains tribunaux durant ces dernières années, l’affaire ne semble toujours pas classée et elle risque de prendre une tournure assez intéressante avec l’arrivée (nous l’espérons du moins) de Lech Kaczynski au pouvoir. Les historiens de l’Institut de la Mémoire Nationale (IPN) semblent d’ailleurs être divisés sur ce point de l’histoire lié à l’ancien président.

Si Lech Walesa semble avoir été particulièrement énervé par la victoire du parti Droit et Justice (PiS) des frères Kaczynski aux dernières législatives (et nous comprenons maintenant pourquoi), il risque de se faire vraiment du souci si Lech remporte la Présidentielle. Lech Walesa s’était d’ailleurs embrouillé avec les fréres Kaczynski au début des années 90. Les Kaczynski avaient demandé en effet au Président Walesa de s’en prendre aux anciens agents communistes mais ce dernier avait préféré prôner l’apaisement et rompre définitivement avec les Kaczynski. Ceux-ci avaient alors disparu de la scène politique. Il fallut attendre l’an 2000 pour voir Lech Kaczynski revenir sur le devant de la scène dans le gouvernement du premier ministre Jerzy Buzek au poste de ministre de la Justice. Sa popularité avait alors atteint 70 % au sein de la population polonaise (au sein d’un gouvernement soutenu par à peine 20 % de la population) grâce en partie à son esprit de justicier (alourdissement des peines pour les criminels, lutte contre la corruption).

Autre fait trouble, celui de la réconciliation ces derniers temps de Lech Walesa avec le Président post-communiste actuel Aleksander Kwasniewski mais aussi avec l’un des candidats à la présidence Marek Borowski (candidat de la Sociale-démocratie polonaise : Sdpl). Nous pouvons également ajouter qu’un débat télévisé amical avait été réalisé dernièrement entre Lech Walesa et le général et ancien Président de la république Jaruzelski.

S’il est vrai que Lech Walesa a mené la bataille pour la liberté de la Pologne et l’histoire lui en a rendu grâce, il existe certaines choses qu’il aura du mal à effacer et devra par conséquent en répondre devant le peuple. Il s’agit en quelque sorte de l’autre face de la médaille. Aprés avoir été élu Président de la république, Lech Walesa a préféré se soucier de ses intérêts personnels plutôt que de ceux du peuple polonais. Il a ainsi raté successivement sa réélection en 1995, ainsi qu’en 2000 où il n’a recueilli que 1.01 % des voix…

Marek

* Le terme de "national-catholique" ne semble pas avoir les mêmes connotations désastreuses en Pologne qu’en France ! (HV)

Hold-up anti-religieux à l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe

C’est grâce à la vigilance de Présent, qui titre dessus dans son édition de demain, que l’on découvre l’effarante résolution "Femmes et religion en Europe" adoptée par l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) lors de sa session pleinière le 4 octobre dernier à Strasbourg : il s’agit d’un réquisitoire en règle contre "la religion." Il n’y a pas d’Islam, de christianisme, de judaïsme : il y a "la religion", opium du peuple sans doute…

Il faut lire tout ce texte relativement court pour comprendre à quel point le quotidien catholique a raison de parler de "programme véritablement extrémiste"; mais en voici quelques extraits :

"Alors que la plupart des religions enseigne l’égalité entre les femmes et les hommes devant Dieu, elles leur attribuent des rôles différents sur terre. Des stéréotypes de genre motivés par des croyances religieuses ont conféré aux hommes un sentiment de supériorité qui a abouti à un traitement discriminatoire des femmes par les hommes allant même jusqu’au recours à la violence." […]

"[O]n observe des formes plus subtiles et moins spectaculaires d’intolérance et de discrimination qui sont beaucoup plus répandues en Europe – et qui peuvent être tout aussi efficaces dans un but d’asservissement de la femme, comme le refus de remettre en question une culture patriarcale qui considère le rôle de l’épouse, de la mère et de la femme au foyer comme le modèle idéal […].

L’Assemblée parlementaire exhorte donc les Etats membres du Conseil de l’Europe à […] garantir la séparation nécessaire entre l’église et l’Etat pour que les femmes ne soient pas soumises à des politiques et à des lois inspirées de la religion (par exemple dans le domaine de la famille, du divorce et des lois contre l’avortement);

L’exposé des motifs lors du vote de cette résolution développe ces élucubrations anti-religieuses, avec des mises en cause explicites de documents de l’Eglise.

Est-ce que le texte a été adopté de justesse, grâce à une alliance gauche-extrême gauche ? Pas du tout : il a été présenté par un membre Suisse du Parti Populaire Européen (auquel sont rattachés l’UDF et l’UMP), et a été adopté par 84 voix contre 16 (compte-rendu des débats ici; on remarque dans ce compte-rendu le soutien officiel au texte d’une représentante de l’ONU, présente à Strasbourg.)

Il s’agit maintenant de demander sérieusement des comptes aux membres français du groupe PPE à l’APCE : en commençant par le député UMP Bernard Schreiner (courriel), qui est le président de la délégation française; et le sénateur UMP Jean-Guy Branger (courriel) qui est intervenu au cours des débats.

Henri Védas

Mais pourquoi Michel Janva n’a-t-il rien écrit aujourd’hui ?

Parce qu’il vient d’avoir une petite fille, née cet après-midi ! La maman et l’enfant se portent à merveille. Le papa prendra quelques jours d’absence du Salon. Les autres blogueurs félicitent chaleureusement les heureux parents !

Juventutem : bilan et appel aux dons

Les JMJ de Cologne ont vu la participation, pour la première fois, d’une délégation de jeunes traditionalistes. Leur présence, au sein de Juventutem, a eu un impact important, y compris médiatique.

Juventutem tire aujourd’hui un bilan de cette première participation : l’association reconnaît avec franchise des imperfections, logistiques ou dans le dosage du programme, liées au caractère inédit du projet.

Mais les points positifs l’emportent : d’abord les fruits spirituels, mais aussi de manière plus pédestre les liens qu’ont pu tisser entre eux des prêtres et religieux originaires de différentes communautés tradtionnelles, et bien sûr ce témoignage de l’unité de l’Eglise et de la vivacité de la liturgie traditionnelle qu’ont donné les jeunes pèlerins : "[ils ont] montré au grand public, et surtout au monde catholique, que la Tradition n’était pas réservée à des personnes âgées, nostalgiques de l’avant-Concile, mais bien une réalité vivante chez de nombreux jeunes." (Voir le récit de Claire)

Reste que Juventutem a besoin de notre aide pour combler un déficit assez important : le site donne plus de détails !

HV

Affaire Catalina : réactions

Catholique.org rapporte des réactions scandalisées à la suite de l’arrêt du TGI de Reims :

Le sénateur Nicolas About, qui a participé à la rédaction de la loi Kouchner, appelée aussi anti-arrêt Perruche, est scandalisé « Il n’est pas dans l’esprit de la loi d’indemniser la fratrie. Et cela doit être vécu comme une violence incroyable de savoir que votre seule présence vaut indemnisation. C’est anti-familial. »

Me Antoine Beauquier, avocat du Collectif contre l’handiphobie, est indigné : « Ce jugement est une violation patente de la loi. Celle-ci dit que la demande en réparation d’un enfant né handicapé est irrecevable. Si la demande de celui qui subit le préjudice principal est irrecevable, celle des frères et sœurs, qui subissent un préjudice secondaire, l’est aussi. Car elle consiste à dire : “la naissance d’autrui me cause un préjudice”. Ce que le législateur a clairement refusé ».

HV

Erdogan ment publiquement

Dans une interview au Monde, Erdogan affirme que 5 millions de Turcs vivent au sein de l’UE, dont 500 000 en France. Il ne dit pas qu’une loi turque autorise ces gens à obtenir, outre leur nouvelle nationalité, la nationalité turque, ce qui, en cas d’adhésion de la Turquie à l’UE, renforcerait son pouvoir politique, puisque celui-ci est proportionnel à la population.

Dans cette interview, le journaliste politiquement correct se garde bien d’interroger Erdogan sur Chypre ou sur la reconnaissance du génocide arménien. Mais Erdogan a le culot d’affirmer que son gouvernement fait "le maximum" pour la liberté d’expression dans son pays. Il n’a sans doute jamais entendu parler du Patriarche de Constantinople… Il ose affirmer que "bien que 99 % des Turcs soient musulmans, nous sommes les garants des 1 % qui ne le sont pas." L’ambassadeur du Vatican parlait lui de christianophobie institutionnelle…

Comment peut-on négocier avec un homme qui pratique la langue de bois et le mensonge ?

Michel Janva

Censure des pro-vie à Grenoble

Le 5 octobre à 20h30, était prévue une conférence du Frère Thérond, de l’association SOS la Vie, à la Maison des Associations de Grenoble. Lorsque les organisateurs de l’association Connaître et Transmettre sont arrivés avec Frère Thérond et son matériel vers 19h20 à la maison des associations, la directrice leur a fait savoir que l’accès était refusé car ils avaient "réservé pour une Assemblée Générale de Connaître et Transmettre" et qu’il s’agissait d’une conférence. Et la directrice montra le tract annonçant la conférence ! Lorsque les amis de Frère Thérond lui ont demandé le nom du responsable qui avait pris cette décision, elle a refusé dans un premier temps de le donner, puis a nommé l’adjoint en charge de la culture. Plus tard, elle a ajouté que le sujet de la conférence n’avait "pas été mentionné" lors de la réservation.

Les responsables pro-vie ont donc attendu dans le hall la personne qui avait fait la réservation. Puis sont arrivés des policiers, un inspecteur et un commissaire qui a parlé avec la directrice. Aux explications demandées par les pro-vie, on répondit qu’il y avait "risque de trouble de l’ordre public" et que la salle ne sera pas ouverte. Devant la Maison des Associations, se trouvaient en effet quelques opposants envoyés par le Planning et prêts à l’action.

Puis on a demandé aux pro-vie d’attendre dehors, la maison fermant à 19h. Ils sont sortis vers 19h45. L’accès à l’intérieur était interdit par la police municipale pendant que les opposants, eux, contrairement aux pro-vie, pouvaient entrer et sortir à loisir de la Maison des Associations. Puis la responsable chargée de la réservation de la salle est arrivée, et a confirmé qu’elle avait bien réservé pour une conférence et non pour une assemblée générale, et que jamais la mairie de Grenoble ne lui avait demandé le sujet d’une conférence lors des réservations précédentes qu’elle avait pu faire.

Vive la liberté d’expression…

Michel Janva

Attention à la contre-manif

Renaissance catholique appelle à la XVè marche pour la vie samedi prochain, encouragée par l’enseignement du pape Benoît XVI, le 7 mai 2005, rappelant "l’inviolabilité de la vie humaine de sa conception jusqu’à la mort naturelle". Le rendez-vous est fixé à 17h30 sur le parvis de l’église N.-D. des Victoires, Place des Petits-Pères, Paris 2e, métro Bourse. L’arrivée est prévue à 20h00 au Sacré-Coeur, où il y aura le Salut du St-Sacrement dans la basilique.

Face à la prière de chrétiens, les cathophobes veulent se mobiliser (ils étaient seulement quelques dizaines à scander leur haine l’année dernière). Attention donc où vous mettez les pieds si vous arrivez en retard au Sacré-Coeur. Il serait dommage que, venus pour prier, vous tombiez sur une bande de casseurs…

MJ

Rien ne va plus en Syrie

Le Premier ministre du Liban Siniora n’a plus d’ordres à recevoir de personne et tient la barre d’un Liban indépendant et souverain avec une fermeté stupéfiante : voilà qui est trop pour la Syrie. Le chef du gouvernement libanais n’a pas seulement été accusé hier de vouloir politiser l’enquête Mehlis (sur l’attentat contre Hariri), mais il a été boycotté par son homologue syrien, qui a refusé par trois fois de lui répondre au téléphone. Et dans une interview au qatari al-Sharq, Naji Otri s’est déchaîné contre les États-Unis qu’il a menacés des "flammes de l’enfer" s’ils s’en prenaient à la Syrie, tout en affirmant que seules deux personnes gouvernent le Liban, les ambassadeurs US et français, Jeffrey Feltman et Bernard Émié. La Syrie perd ses nerfs, à dix jours de la publication du rapport Mehlis (le juge allemand arrivera à Beyrouth dans les prochaines heures pour mettre fin à sa mission, puis repartira à Vienne avant de se rendre à New York).

C’est dans ce contexte de crispation, d’enquête internationale voire d’humiliation pour la Syrie que le ministre de l’Intérieur syrien, Ghazi Kanaan, s’est suicidé mercredi dans son bureau à Damas. Or, M. Kanaan faisait partie des personnalités syriennes interrogées fin septembre par Dethlev Mehlis, le chef de la commission d’enquête de l’Onu sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri. Kanaan avait dirigé les renseignements syriens au Liban avant le retrait des troupes de ce pays en avril 2005.

Michel Janva

Repentance pour l’Algérie

A l’appel, notamment, de Bernard Antony et Alain Sanders (AGRIF & Présent), Jean-François Collin (ADIMAD), Jean-Pierre Cohen (Cercle d’amitiés françaises, juives et chrétiennes), Marie-France Stirbois, Roger Holeindre (CNC), vous êtes invités à vous joindre à la manifestation pour demander au président Bouteflika de faire repentance devant l’ambassade d’Algérie (place Rio de Janeiro, Paris 8e), à 19h le 3 novembre prochain.

Michel Janva

Les droits de l’homme trop anthropocentriques

"Le christianisme orthodoxe ne partage pas la conception de l’homme issue des Lumières, pour laquelle l’homme est un être qui, laissé libre, tend toujours au bien, pas plus qu’il ne partage la conception selon laquelle la société, lorsqu’elle est libre, est orientée dans le sens du progrès", a déclaré l’archiprêtre Vsevolod Tchapline, vice-président de la Direction des Relations Extérieures de l’Eglise russe (DREE), dans sa communication à l’une des sections du forum Dialogue des civilisations, qui s’est achevé samedi 8 octobre sur l’île de Rhodes.

"La majorité des Orthodoxes plaçaient les valeurs de la foi, du sacré, de la Patrie au dessus des droits de l’homme, y compris du droit à la vie." Le représentant de l’Eglise a exprimé l’espoir que "le monde contemporain apprendrait au moins à respecter à égalité et à faire coexister harmonieusement des hiérarchies de valeurs différentes, au lieu de chercher à établir le monopole de l’anthropocentrisme." L’archevêque de Lvov et de Galitch Augustin, a souligné à son tour dans son intervention à ce forum que "le respect des droits de l’homme du point de vue de la conscience orthodoxe était, en premier lieu, le respect pour la source de ces droits, c’est-à-dire Dieu."

"Pour la conscience orthodoxe, l’idée de liberté et de droits de l’homme est indissolublement liée à l’idée de service, d’accomplissement de son devoir devant Dieu, l’Eglise, les autres, la famille, l’Etat et le peuple."

Michel Janva

Le primat d’Ecosse critique les parlementaires

Dimanche dernier, lors d’une messe de rentrée destinée aux responsables publics catholiques (la Red Mass, tradition qui remonte au XIIIe siècle) le cardinal O’Brien, archevêque d’Edimbourg, a critiqué la multiplication de lois "injustes et immorales." Dans une référence claire à l’ "homofolie" qui n’épargne par l’Ecosse, il a déclaré :

Nous sommes maintenant confrontés à des législateurs déterminés à faire adopter des lois injustes et immorales, qui n’émanent d’aucun fondement naturel ou rationnel. On peu facilement penser à des lois ou des propositions de loi de notre propre Parlement d’Ecosse, sur le mariage, la famille ou l’adoption des enfants, qui entrent dans cette catégorie déprimante.

Lors de son dernier sermon de Pâques, le cardinal avait par ailleurs appelé à une plus grande attention aux "questions pro-vie."

HV

Chine : la police de l’internet

D’après le Figaro, la Chine populaire emploie 20.000 "cyberpoliciers" voués à traquer toute information ou opinion non conforme :

Le chiffre de 20 000 à 50 000 policiers rivés à l’écran 24 heures sur 24 a pu paraître exagéré jusqu’à ce que la municipalité de Pékin annonce la couleur cet été : elle recherchait 4 000 diplômés de l’université pour en faire des cyberagents chargés d’éliminer «les informations malsaines» dans la seule capitale chinoise.

HV