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La démographie cesse d’être un enjeu depuis la loi sur la pilule

Patrick Buisson revient pour OMERTA sur son nouveau livre portant sur les conséquences du tournant sociétal de la période 1960-1975. Il parle également du symptôme Jean-Luc Mélenchon :

Dans le privé, un élève coûte moitié moins cher que dans le public

Lu dans L’Opinion, qui évoque ces 9,4 milliards d’économies que l’enseignement privé fait réaliser aux comptes publics :

Dans le privé, un élève coûte moitié moins cher que dans le public. C’est du moins ce qu’avance l’enseignement catholique, quand ses détracteurs l’accusent de saigner la République. Ce constat choc ne manquera pas d’alimenter la guéguerre scolaire. Les uns y verront une opération de lobbying visant à cacher l’essentiel : par la sélection et l’argent, l’école libre contribuerait à accentuer les inégalités sociales. Les autres, une offensive politique contre un ministre de l’Education nationale déjà affaibli par son combat raté sur la mixité sociale : preuve est faite de l’efficacité et de la plus-value du privé sous contrat. Après tout, si les parents acceptent de payer, c’est bien qu’ils y trouvent leur compte. Qu’ils en ont pour leur argent, selon l’expression d’un ancien chef de l’Etat…

Même si elle peut être critiquée, cette opération « vérité des prix » est plus puissante qu’il n’y paraît. D’abord, elle devrait inciter un Etat sans le sou à se pencher sur les bonnes pratiques des écoles privées plutôt que de stigmatiser leur fonctionnement. Ensuite, c’est une invitation à généraliser l’autonomie des établissements publics, expérimentée à Marseille, afin de favoriser une saine émulation. Car seule la concurrence pourra faire bouger un mammouth qui n’a pas perdu un poil. Enfin, voilà mise devant ses responsabilités une administration habile à dissimuler la médiocrité de ses performances par un discours lénifiant sur l’égalité et la gratuité. A condition que les plus démunis bénéficient de bourses et autres soutiens financiers, il faut redonner aux familles la possibilité de choisir. Sans se soucier de l’encadrement de la loi Debré.

A l’école comme ailleurs, c’est le succès et non l’échec qu’il faut partager. En la matière, donner le choix ne doit plus être une option.

Près de 700 000 euros de levée de dons pour la 3ème édition de La Nuit pour la Mission

Le jeudi 15 juin, 10 associations ont eu l’opportunité de pitcher à la Grande Crypte de Saint-Honoré d’Eylau à l’occasion de la grande soirée de La Nuit de la Mission au service de projets missionnaires : 3 minutes pour convaincre un parterre de donateurs, suivies d’une levée de dons menée par Maître Olivier Valmier. De 5 000 € à 100 €, chaque don compte !

Grâce à la générosité de plus de 700 donateurs, ce sont 692 651€ de dons qui ont été levés au service de la mission pour notre Église.

Cette année une généreuse surprise et une nouveauté venait clôturer la soirée. Olivier Giroud avait décidé d’offrir une paire de chaussures crampons Puma et surtout un de ses maillots de l’équipe de France, celui qu’il portait lors du ¼ de finale contre l’Angleterre pendant la Coupe du Monde 2022 ! Maître Olivier Valmier a fait jouer ses talents de commissaire-priseur pour faire partir ces 2 lots pour un total de 41 000€ ! Selon le souhait d’Olivier Giroud, les dons récoltés au profit des Chrétiens en Arménie, via les associations Portes Ouvertes et l’Aide à l’Eglise en Détresse.

Les 10 projets étaient variés : du projet missionnaire en phase de lancement, à celui porté par une association bien connue des chrétiens, cette soirée vise à rassembler les projets de toute taille et de tout horizon pour montrer le dynamisme de la mission en France. Un point commun : ils ont tous besoin d’un coup de pouce et de visibilité. La nécessité de financement est réelle pour poursuivre leur mission. Derrière ces 10 projets se trouvent des chrétiens qui s’engagent dans les pas du Christ, au service de l’Évangile. Les associations lauréates :

  • L’1visible
  • Marie de Nazareth
  • Association Magdalena
  • Spectacle musical Yeshoua
  • Holy Games
  • Découvrir Dieu
  • Parcours Alpha
  • Zeteo
  • Parole d’Homme
  • L’Amour Vaincra

Ouest-France préfère le ramadan à la soutane

En mars, Ouest-France publiait un article intitulé

“Quatre choses à savoir pour expliquer le ramadan aux plus jeunes”

Ouest-France pourrait donc publier un article intitulé “Quatre choses à savoir pour expliquer la soutane aux plus jeunes”. Mais non… Ouest-France n’aime pas les prêtres qui portent la soutane, et le fait savoir.

1/ Soutane, messe en latin… Les prêtres conservateurs prennent-ils le pouvoir dans la Manche ? Extrait :

Ces différentes nominations successives interpellent. À commencer par l’entrée de la communauté Saint-Martin, bien connue pour son conservatisme, au sanctuaire du Mont Saint-Michel, en avril 2021, malgré plusieurs pétitions.

2/ Pourquoi la jeune génération de prêtres conservateurs gagne du terrain ?

3/ Depuis le virage conservateur pris dans son diocèse, cette fidèle « souffre en silence »

Alors que croyante et pratiquante depuis son plus jeune âge, cette septuagénaire de la région coutançaise perd la foi en sa paroisse, en « sa cathédrale ». La liturgie célébrée par une nouvelle génération de prêtres lui cause des maux. La fait « souffrir en silence ».

Et après ils se demandent pourquoi autant de jeunes vont marcher vers Chartres…

Magnificat, une imposture

De Bruno de Seguins Pazzis :

Paris. À la mort d’un prêtre, la chancelière du diocèse découvre abasourdie qu’il s’agissait d’une femme ! Contre l’avis de son évêque qui souhaite étouffer l’affaire, elle mène l’enquête pour comprendre comment et avec quelles complicités une telle imposture a été possible… Avec : Karin Viard (Charlotte), François Berléand (Monseigneur Mevel), Maxime Bergeron (Thomas), Nicolas Cazalé (Jérémy), Patrick Catalifo (l’auxilière), Anaïde Rozam (Anne), Benoît Allemane (père Lataste), Clotilde Mollet (Béatrice), Francis Leplay (Maître Blanc), Patrick d’Assumçao (Dr Grammel), Annie Mercier (Mme Marsac). Scénario : Virginie Sauveur et Nicolas Silhol, d’après le roman « Des femmes en noir » d’Anne-Isabelle Lacassagne. Directeur de la photographie : Noémie Gillot. Musique : Nathaniel Mechaly.

Avec Grâce à Dieu (2018) de François Ozon, on pouvait espérer avoir atteint dans le cinéma français le sommet dans la christianophobie. Eh bien non ! Voici que Virginie Sauveur décide d’en rajouter une bonne couche en signant son premier long métrage de cinéma après quatre téléfilms. Avec le roman « Des femmes en noir » d’Anne-Isabelle Lacassagne, elle dispose d’un matériau idéal pour évoquer le sujet de la place de la femme dans l’Eglise, l’ordination des femmes et le mariage des prêtres. Un menu pour le moins conséquent. Le danger, c’est que Virginie Sauveur a déjà du métier accumulé derrière ses trois années d’études à l’ESRA (Ecole supérieure de réalisation audiovisuelle) avec l’écriture et la réalisation de quatre téléfilms. A partir d’un « pitch » absolument grotesque et absurde (une femme aurait réussi à mystifier tout le monde, à se faire ordonner prêtre et à exercer cet apostolat sans que personne ne s’en aperçoive jusqu’à sa mort) la réalisatrice s’empare de cette histoire qui prend la forme d’une enquête policière, mais menée par un évêque auxiliaire et une chancelière du diocèse de Paris, avec, sinon de la virtuosité, au moins un peu d’élégance dans la mise en scène, un bon rythme et ce qu’il faut de surprises scénaristiques pour ne pas laisser le spectateur tomber dans l’ennui. Ce stratagème lui permet de faire avancer, de manière plus ou moins insidieuse, ses thématiques ultra progressistes, en présentant la position dogmatique de l’Eglise catholique romaine comme absurde. Mais il n’y a que les naïfs, les cerveaux lessivés ou encore les spectateurs en proie à l’acédie (le démon caché de notre temps qui a disparu de nos dictionnaires) pour ne pas voir que cette prétendue réflexion sur la place de la femme dans l’Eglise ne repose sur rien de sérieux, reste totalement superficielle sans aucune pertinence, en ne faisant que servir, sans vergogne, tous les poncifs auxquels nous sommes habitués. Rien, absolument rien sur le positionnement doctrinal et théologique de l’Eglise. C’est tout simplement hénaurme !

Nous avons droit à tout : la femme qui devient prêtre, point qui est la base du scénario, qui a changé d’identité avec un homme qui voulait devenir femme et qui l’est devenu (ou presque) et qui exerce la médecine chez les gens du voyage (ceci permet un petit détour musical et exotique par les Saintes Marie de la mer), un prêtre soixante-huitard, ancien professeur de séminaire de « la séminariste » qui a tout couvert, le fils de Charlotte, la chancelière du diocèse, qui est né, quinze ans plus tôt, d’une union avec un certain Mathias, prêtre du diocèse de Paris, et comme pour couronner l’ensemble, nous découvrons vers la fin du film que l’évêque avait promu autrefois Charlotte au poste de chancelière pour permettre que cette dernière garde le silence après l’affaire de Mathias. Et ceux qui auront le courage d’aller jusqu’au bout ne seront pas déçus mais subjugués par la fulgurance de la dernière séquence, un sommet dans le style onirique et militant ! Pour le reste, beaucoup de dialogues sonnent faux. Karin Viard (Tatie Danielled’Étienne Chatiliez en 1990, Potiche de François Ozon Polisse de Maïwenn en 2011, Belles en 2010, Familles de Jean-Paul Rappeneau en 2015, Bécassine ! de Bruno Podalydès en 2018), une signatrice dans Le Monde du 3 septembre 2018 de « L’appel de 200 personnalités pour sauver la planète », se tire plutôt bien de ce rôle piegeux de chancelière qui évolue du conservatisme au progressisme. Patrick Catalifo (Diên Biên Phu de Pierre Schoendoerffer en 1992, Les Lyonnais d’Olivier Marchal en 2011) est complètement à côté de son rôle d’auxiliaire du diocèse Mais le pompom revient à François Berléand qui compose à merveille un monseigneur Mevel bien poltron, qui préfère s’adonner à des pratiques zen plutôt qu’à la prière. Mais qui sait, avec Magnificat, dont le titre à lui seul est une imposture, Virginie Sauveur sera peut-être reconnue comme celle qui a crée un nouveau genre cinématographique, le thriller christianophobe.

Bruno de Seguins Pazzis

L’UE veut une rallonge budgétaire pour financer la guerre en Ukraine et l’accueil des migrants

Augmenter un budget signifie augmenter les impôts d’aujourd’hui ou ceux de demain par la dette. A moins que la redistribution au profit des Etats soit moindre. Dans tous les cas, les peuples européens sont perdants :

“Nous sommes dans un monde complètement différent de celui de 2020.” La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a demandé aux Etats membres, mardi 20 juin, de rallonger de 50 milliards d’euros le budget multi-annuel de l’UE, négocié en 2020, afin d’aider l’Ukraine jusqu’en 2027. Pour être effective, cette rallonge au budget 2021-2027 devra être approuvée à l’unanimité par les Vingt-Sept et recevoir l’aval du Parlement européen (…)

Lors de sa prise de parole, Ursula von der Leyen a aussi proposé une augmentation du budget de l’Union européenne de 15 milliards d’euros pour la gestion de la migration.

Les évêques américains appellent les catholiques à célébrer le « jour de Dobbs »

L’évêque Michael Burbidge d’Arlington, en Virginie, président du comité de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis sur les activités pro-vie, a appelé les catholiques et les pro-vie à célébrer le jour de Dobbs – le prochain anniversaire du renversement historique de Roe v. Wade le 24 juin 2022 – comme le début de nouveaux efforts pour protéger la vie des enfants à naître.

« Par la grâce de Dieu, le règne de près de 50 ans de l’avortement national à la demande a pris fin. Roe v. Wade – un fléau apparemment insurmontable pour notre nation – n’est plus ! C’est un jour de joie continue et de gratitude ; une journée pour rappeler les innombrables travailleurs fidèles qui se sont consacrés à la prière, à l’action, au témoignage et au service en faveur de la cause de la vie ; et un jour pour remercier Dieu pour sa fidélité sans fin.

Appelant à des efforts renouvelés pour changer non seulement les lois mais aussi les cœurs en faveur de la vie, Mgr Burbidge a déclaré :

« Alors même que nous célébrons, on nous rappelle que ce n’est pas la fin, mais le début d’une nouvelle phase critique dans nos efforts pour protéger la vie humaine. Malgré cette victoire juridique capitale, des défis sérieux et variés nous attendent.

Au cours de l’année écoulée, alors que certains États ont agi pour protéger les enfants à naître, d’autres ont tragiquement décidé d’inscrire l’avortement dans la loi – en adoptant des politiques d’avortement extrêmes qui laissent les enfants vulnérables à l’avortement, même jusqu’au moment de la naissance.

Dans ce paysage politique en mutation, nous persistons avec confiance dans nos efforts pour défendre la vie. Le travail qui nous attend continue non seulement de changer les lois, mais aussi d’aider à changer les cœurs, avec une foi inébranlable dans la puissance de Dieu pour le faire.

L’évêque a salué les initiatives pro-vie qui aident les mères en crise comme Walking with Moms in Need (Marcher avec les mères en difficulté) et les ministères de guérison post-avortement comme Project Rachel (Le projet Rachel). Il a également invité les catholiques à soutenir ces efforts par la prière et à se tenir au courant des propositions législatives en s’abonnant à « Respect Life Prayer and Action » (Prière et action pour le respect de la vie) pour recevoir des alertes pour contacter le Congrès et les dirigeants gouvernementaux sur les législations importantes liées à l’avortement, et des suggestions sur les moyens de renforcer la culture de la vie plus localement.

La lettre de l’évêque arrive alors que des groupes pro-vie se préparent à célébrer le Dobbs Day à Washington. Dans une déclaration à l’occasion du prochain anniversaire du Dobbs Day, le président de Students for Life of America (Étudiants pour la vie des États-Unis), Kristan Hawkins, a déclaré que parmi les autres principaux objectifs pro-vie, il y avait la pleine protection constitutionnelle de l’enfant à naître en vertu du quatorzième amendement.

Hawkins a déclaré:

«Cette journée marque à la fois la célébration d’une bataille gagnée et une date pour rallier les troupes à nos nouvelles opportunités. Nous ne sommes plus gênés par la décision Roe de 1973 à la lumière de la décision Dobbs de 2022, et nous sommes ravis d’avoir enfin plus d’endroits pour lutter pour le droit à la vie.

Il est temps d’atteindre collectivement un nouveau rêve : le quatorzième amendement pour tous. Avec Roe parti, nous pouvons réaffirmer l’évidence : notre nation a été construite sur l’espoir de la vie, de la liberté et de la poursuite du bonheur pour nous tous, y compris ceux qui ne sont pas encore nés.

Dans une annonce d’événements à Washington, célébrant le Dobbs Day, Students for Life of America (Étudiants pour la vie des États-Unis) a déclaré qu’avec 40 Jours pour la Vie, Action Vie et la Fondation des Partenaires pro-vie, ils organiseront un rassemblement « National Celebrate Life Day » (Jour national de célébration de la vie) ainsi qu’un gala le samedi 24 juin, premier anniversaire de la décision Dobbs c. Jackson

« pour célébrer l’annulation de Roe c. Wade et inspirer la communauté pro-vie à rendre l’avortement à la fois inaccessible et impensable à l’échelle nationale ».

L’annonce disait:

«Le but est d’honorer le dévouement, les sacrifices et les innovations de nombreux héros méconnus au cours des 49 premières années du mouvement pro-vie, ainsi que de présenter une vision de la prochaine étape : atteindre l’objectif national du protection des Américains à naître en vertu du quatorzième amendement de la Constitution.

Conférence sur Louis Salleron au Centre Charlier

La bande annonce de la conférence sur Louis Salleron au Centre Charlier:

Le sigle “LGBT” utilisé pour la première fois par le Vatican dans un document officiel.

Faites-leur manger le mot, il avaleront la chose“. Cette citation de Lénine n’a jamais été autant d’actualité que pour cette malheureuse innovation dont toute la presse progressiste se réjouit aujourd’hui :

Petite révolution au Vatican. Le sigle LGBT (lesbien, gay, bi et trans) a été cité pour la première fois dans un texte émis par l’institution catholique, mardi 19 juin (…) Ce “document de travail” d’une soixantaine de pages, qui devrait être traduit en français “dans les prochains jours” est intitulé Instrumentum laboris. Il doit servir de base au Synode sur les jeunes qui se réunira à Rome du 3 au 28 octobre. Objectif de ce dernier : renforcer le rôle des jeunes dans l’Eglise. Il est question dans ce document du “rapport des jeunes à la famille”, du “travail et de ses incertitudes”, “mais aussi de musique, de sport, et de vie affective, précise le journal.

On trouve en effet ce sigle subversif au paragraphe 197 :

Alcuni giovani LGBT, attraverso vari contributi giunti alla Segreteria Generale del Sinodo, desiderano «beneficiare di una maggiore vicinanza» e sperimentare una maggiore cura da parte della Chiesa, mentre alcune CE si interrogano su che cosa proporre «ai giovani che invece di formare coppie eterosessuali decidono di costituire coppie omosessuali e, soprattutto, desiderano essere vicini alla Chiesa».

Le train est en marche. Demain,le Vatican sera sommé d’ajouter un + puis un queer etc… C’est sans fin !

Ordinations et nouvelles missions pour la Communauté Saint Martin

Communiqué :

Les ordinations sacerdotales et diaconales les 23 et 24 juin prochains permettront à la Communauté Saint-Martin de répondre – dès le mois de septembre – à la demande de 3 évêques de France d’assurer de nouvelles missions dans leur diocèse.

  • Dans le diocèse de Saint-Claude : le bassin de Dole accueillera trois de ses membres au service de la paroisse Notre-Dame et du sanctuaire Notre-Dame de Mont-Roland.
  • Dans le diocèse de Soissons, la Communauté Saint Martin, déjà présente dans la ville même de Soissons , enverra deux prêtres et un diacre au service du secteur paroissial de Château-Thierry, qui comprend cinq paroisses.
  • Dans le diocèse d’Ajaccio, la communauté Saint Martin enverra deux prêtres et un diacre au service du secteur paroissial de Porto-Vecchio.

Les ordinations auront lieu en la Basilique Notre-Dame de l’Epine, à Evron, où sont installées la maison mère et la maison de formation de la Communauté. Le 23 juin, Monseigneur Alain Castet, évêque émérite de Luçon ordonnera dix nouveaux diacres en vue du sacerdoce et le 24 juin, Monseigneur Jean-Pierre Batut, évêque de Blois, ordonnera sept nouveaux prêtres.

En s’appuyant sur son charisme propre, la Communauté Saint-Martin entend être un instrument de l’Esprit Saint en mettant ses prêtres et diacres permanents au service des diocèses.

« Nous sommes là pour vous servir, évangéliser le monde avec vous, dans le respect de tous les chrétiens » rappelle Don Paul Préaux, modérateur général aux fidèles qui accueilleront de nouveaux prêtres de la Communauté en septembre.

La France bat toujours tous les records en termes de dette, d’impôts et de dépenses publiques

Communiqué de Contribuables associés :

Le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire a annoncé ce lundi, lors des Assises des finances publiques, qu’« au moins 10 milliards d’euros d’économies » avaient été identifiés pour permettre le redressement des comptes publics de la France d’ici 2027.

Contribuables Associés salue l’initiative du gouvernement qui a engagé une revue des dépenses publiques de l’État, des collectivités et des administrations sociales.

Néanmoins, si les travaux de ces Assises vont dans la bonne direction, force est de constater que le compte n’y est pas.

Quelques jours après avoir annoncé une nouvelle série de dépenses – révision salariale des fonctionnaires à hauteur de 7,5 milliards d’euros, notamment – et au-delà d’économies limitées, rien dans les annonces du gouvernement n’annonce une réelle reprise en main systémique de la dépense publique tant souhaitée par les contribuables.

La France bat tous les records en termes de dette, d’impôts et de dépenses publiques.

Ce ne sont pas des sparadraps que les contribuables réclament mais une réelle cure d’amaigrissement de la sphère étatique.

L’adoption de règles efficaces et de bon sens aurait pourtant permis un assainissement des comptes publics. A titre d’exemples : inscrire dans la Constitution le vote du budget à l’équilibre, geler l’embauche des agents publics hors missions régaliennes et renforcer les pouvoirs de contrôle des parlementaires sur la dépense publique.

Le redressement des comptes publics est l’affaire de tous les Français.

Déçue par le manque d’ambition des mesures présentées ce matin, Contribuables Associés restera néanmoins vigilante quant leur à concrétisation.

LR : subventions à gogos pour la “fête de l’enfer”

La région des Pays de la Loire, présidée par Christelle Morançais a réactivé la subvention en faveur du Hellfest, dont la programmation inclu des groupes incitant à la haine anti-chrétienne. En 2016, la Région Pays de la Loire retirait avec fracas sa subvention au festival de musique métal. Six ans plus tard, elle est revenue sur cette décision. En toute discrétion, pour un montant de 19000€.

Par ailleurs, la “Gardienne des ténèbres”, une statue de dix mètres de haut, est en cours de fabrication à Nantes. Commandée par le festival Hellfest, celui-ci souhaite l’installer à Clisson et les collectivités locales sont invitées à participer au financement de celle qui “contrôlera le passage entre notre monde et celui de l’enfer”. La « Gardienne des Ténèbres », une femme-scorpion, haute de dix mètres et capable de cracher de l’eau et des flammes est un « cerbère à la peau brune et aux cornes de bouc, dont le corps sera orné de signes ésotériques, de tatouages et de bijoux », indiquent ses créateurs. L’idée, à terme, est de la faire déambuler sur la grande place piétonne que compte aménager le Hellfest à l’entrée du site, à Clisson. Le projet global est estimé à 12,5 millions d’euros. Si le Hellfest doit en financer une partie, les collectivités locales sont invitées à mettre la main à la poche, afin de « faire rayonner la ville ». Qu’en pensent les laïcards de la Libre pensée, si prompts à réagir contre la statue de saint Michel ? Présente ce samedi 17 juin au Hellfest, la présidente de la Région Pays de la Loire, Christelle Morançais (DVD), a posté sur Twitter et Instagram des photos où elle pose tout sourire en compagnie de Ben Barbaud, le patron du festival, et de Franck Louvrier, maire (LR) de La Baule et deuxième vice-président du conseil régional. La Région se serait engagée à financer à hauteur de 3 millions d’euros la « Gardienne des Ténèbres ».

Charlotte D’Ornellas va quitter Valeurs Actuelles

Elle l’a annoncé sur CNews :

Très défavorablement connu des services de police, avec une vingtaine de mentions à son casier judiciaire

Cette vidéo d’une rare violence, sur une agression au coeur de Bordeaux, fait le tour des réseaux sociaux. Les images de vidéo surveillance de l’immeuble ont été relayées sur les réseaux sociaux par la famille :

De source policière, « le mis en cause est Français, né en France, à Bordeaux, en 1993 ».

« Il est très défavorablement connu des services de police, avec une vingtaine de mentions à son traitement d’antécédents judiciaires ».

L’agresseur a été interpellé. Sans domicile fixe, il est déjà connu pour de nombreuses affaires notamment liées aux stupéfiants. Il a récemment été interpellé avec 45g de résine de cannabis et s’était vu remettre une convocation en justice pour le 29 juin. Lors de l’agression, il aurait volé la chaîne de cou de la grand-mère.

De même que la presse avait relativisé l’agression des milices d’extrême-gauche lors d’une dédicace d’Eric Zemmour, osera-t-elle  écrire « Tensions entre un jeune et une vieille dame et sa petite-fille dans le centre de Bordeaux » ?

De même, Bruce Toussaint, qui a demandé hier à Eric Zemmour si ce n’est pas lui le problème, osera-t-il affirmer que cette dame et cette petite fille ne l’ont pas un peu cherché ?

Toujours à Bordeaux, voici ce que déclarait une élue EELV à propos de l’insécurité :

Et pendant ce temps, tandis que le sinistre de la justice est sorti des écrans radars, on apprend qu’un forcené, condamné à 15 ans de prison pour meurtre, a été libéré sous contrôle judiciaire suite à une erreur administrative.

Les JMJ Lisbonne avec les Missionnaires de la Miséricorde divine… et l’anneau de sainte Jeanne d’Arc

Les Missionnaires de la Miséricorde seront à Lisbonne pour les JMJ. Ils seront accompagnés d’une très grande sainte qu’ils vous inviteront à redécouvrir pendant cette semaine avec des spectacles sur les parvis, des concerts de chants sacrés mais aussi la vénération de son insigne relique !

Christianophobie à Jérusalem

Lire ici et  pour les actes passés.

“Grandeur et misère de l’homme forment le paradoxe qui se trouve au cœur de la réflexion et du message de Blaise Pascal”

Le pape François a publié une lettre apostolique “Grandeur et miséricorde” pour le 400ème anniversaire de la naissance de Blaise Pascal (sa béatification sera-t-elle un jour opportune ?) :

La grandeur et la misère de l’humanité forment le paradoxe qui se trouve st au cœur de la réflexion et du message de Blaise Pascal, né il y a quatre siècles à Clermont, le 19 juin 1623. Dès son enfance et tout au long de sa vie, il a cherché la vérité. Par la raison, il en a tracé les signes, dans les domaines des mathématiques, de la géométrie, de la physique, de la philosophie. Il a rapidement fait des découvertes extraordinaires, atteignant une véritable renommée. Mais il ne s’est pas arrêté là. Dans un siècle de grands progrès dans tant de domaines scientifiques, accompagnés d’un esprit croissant de scepticisme philosophique et religieux, Blaise Pascal s’est montré un chercheur infatigable de vérité, qui, en tant que tel, est toujours resté “inquiet”, attiré par des horizons nouveaux et plus lointains.

C’est précisément sa raison, aiguisée tout en étant ouverte, qui n’a jamais fait taire en lui l’éternelle question de l’âme humaine : “Qu’est-ce que l’homme pour que tu te souviennes de lui, le fils de l’homme, que tu en prennes souci ?” (Ps 8, 5). Cette question est gravée dans le cœur de tout être humain, de tout temps et de tout lieu, de toute civilisation et de toute langue, de toute religion. “Qu’est-ce qu’un homme dans la nature ? – se demande-t-il — Un rien par rapport à l’infini, un tout par rapport à un rien”. Et la question qui est inscrite dans ce psaume, au cœur de l’histoire d’amour entre Dieu et son peuple, accomplie dans la chair du “Fils de l’homme,” Jésus Christ, que le Père a livré jusqu’à l’abandon pour le couronner de gloire et d’honneur au-dessus de toute créature (Ps 8, 6). Pascal ne s’est jamais fermé à cette question, bien que posée dans un langage aux antipodes des mathématiques et de la géométrie.

Je crois pouvoir au fondement reconnaître chez lui une attitude que j’appellerais “l’ouverture étonnée au réel,” à d’autres dimensions de la connaissance et de l’existence, aux autres, à la société. Il est ainsi à l’origine, à Paris en 1661, du premier réseau de transport public de l’histoire, les “carrosses à cinq sols.” J’insiste ainsi pour souligner que ni sa conversion au Christ, surtout depuis la “nuit de feu” du 23 novembre 1654, ni son extraordinaire effort apologétique n’ont fait de lui un être déconnecté de ses contemporains. Il était attentif aux problèmes les plus graves de l’époque, comme aux besoins matériels de toutes les composantes de la société dans laquelle il vivait.

Son ouverture à la réalité a permis qu’il ne s’est pas fermé aux autres, jusqu’en sa dernière maladie. De ces ses trente-neuf ans on retient les paroles qui expriment la dernière étape de son parcours évangélique : “Si les médecins disent vrai, et que Dieu me permette de guérir de cette maladie, je suis résolu à n’avoir pour le reste de ma vie d’autre emploi et d’autre occupation que le service des pauvres.” On est touché de voir que dans les derniers jours de sa vie, un penseur aussi brillant que Blaise Pascal ne voyait rien de plus urgent que de se consacrer aux œuvres de miséricorde : “Le seul objet de l’Écriture est la charité.”

Je me réjouis que la providence, en ce quatrième centenaire de sa naissance, me donne l’occasion de lui rendre hommage et de relever, dans sa pensée et sa vie, ce qui me semble propre à stimuler les chrétiens de notre temps et tous les hommes et femmes de bonne volonté dans la recherche du vrai bonheur : “Tous les hommes cherchent à être heureux. Il n’y a pas d’exception, quelle que soit la différence des moyens employés. Tous tendent à cette fin.” Quatre siècles après sa naissance, Pascal demeure un guide dans notre recherche du vrai bonheur et, à la lumière de la foi, dans notre reconnaissance humble et joyeuse du Seigneur mort et ressuscité.

Un amoureux du Christ qui parle à tous

Si Blaise Pascal touche tout le monde, c’est d’abord parce qu’il a admirablement parlé de la condition humaine. On aurait cependant tort de ne voir en lui qu’un spécialiste, si brillant soit-il, des mœurs humaines. Le monument des Pensées, dont quelques rares formules sont restées célèbres, ne peut être vraiment compris si l’on ignore que Jésus-Christ et l’Ecriture Sainte en sont à la fois le centre et la clé. Car si Pascal commence à parler de l’homme et de Dieu, c’est parce qu’il est parvenu à la certitude que “non seulement nous ne connaissons Dieu que par Jésus‑Christ, mais nous ne nous connaissons nous-mêmes que par Jésus‑Christ. Nous ne connaissons la vie, la mort que par Jésus‑Christ. Hors de Jésus‑Christ, nous ne savons ce que c’est ni que notre vie ni que notre mort, ni que Dieu, ni que nous‑mêmes. Ainsi sans l’Écriture, qui n’a que Jésus‑Christ pour objet, nous ne connaissons rien et ne voyons qu’obscurité.” Il faut clarifier cette affirmation radicale, pour qu’elle puisse être comprise par tous, sans être considérée comme une pure affirmation doctrinale, inaccessible à ceux qui ne partagent pas la foi de l’Église, ni comme une dévalorisation des compétences légitimes de l’intelligence naturelle.

Foi, amour et liberté

Comme chrétiens, nous devons nous garder de la tentation de brandir notre foi comme une certitude indiscutable qui s’imposerait à tous. Pascal était bien sûr soucieux de faire savoir à tous que “Dieu et le vrai sont inséparables.” Mais il savait que l’acte de croire est possible par la grâce de Dieu, reçue dans un cœur libre. Lui qui, par la foi, avait fait une rencontre personnelle avec le “Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob, et non des philosophes et des sages,” avait reconnu en Jésus Christ “le chemin, la vérité et la vie” (Jn 14,6). C’est pourquoi je propose à tous ceux qui veulent poursuivre la recherche de la vérité – entreprise qui dure toute la vie – d’écouter Blaise Pascal, homme d’une intelligence prodigieuse qui a voulu rappeler qu’en dehors de la perspective de l’amour, il n’y a pas de vérité qui vaille : “On se fait une idole de la vérité même, car la vérité hors de la charité n’est pas Dieu, et est son image et une idole qu’il ne faut point aimer ni adorer.”

Pascal nous met ainsi en garde contre les fausses doctrines, les superstitions ou le libertinage, qui éloignent tant d’entre nous de la paix et de la joie durables de Celui qui veut que nous choisissions “la vie et le bien” et non “la mort et le mal” (Dt 30,15). Mais la tragédie de notre vie, c’est qu’il nous arrive de voir faux et, par conséquent, de choisir faux. En réalité, nous ne pouvons goûter au bonheur de l’Évangile que “si l’Esprit Saint nous pénètre de toute sa puissance et nous libère de la faiblesse de l’égoïsme, de la paresse et de l’orgueil.” De plus, “sans la sagesse du discernement, nous pouvons facilement nous transformer en marionnettes à la merci des tendances du moment.” C’est pourquoi l’intelligence et la foi vivante de Pascal, qui a voulu montrer que la religion chrétienne est “vénérable parce qu’elle a bien connu l’homme”, et “aimable parce qu’elle promet le vrai bien,” peuvent nous aider à avancer dans les ténèbres et les malheurs de ce monde.

Un esprit scientifique exceptionnel

Lorsque sa mère meurt en 1626, Blaise Pascal a trois ans. Étienne, son père, juriste réputé, est également connu pour ses remarquables talents scientifiques, notamment en mathématiques et en géométrie. Décidant de s’occuper seul de l’éducation de ses trois enfants Jacqueline, Blaise et Gilberte, il s’installe à Paris en 1632. Très tôt, Blaise fait preuve d’un esprit exceptionnel et d’un besoin marqué de recherche du vrai, comme le rapporte sa sœur Gilberte : “Dès son enfance, il ne pouvait faire confiance qu’à ce qui lui paraissait manifestement vrai ; de sorte que, lorsqu’on ne lui donnait pas de bonnes raisons, il les cherchait lui-même.” Un jour, son père surprend son fils dans des recherches de géométrie et s’aperçoit aussitôt que, sans savoir que ces théorèmes existaient dans des livres sous d’autres noms, Blaise, qui a douze ans, a démontré tout seul les trente-deux premières propositions d’Euclide, en traçant des figures sur le sol. Gilberte se souvient à ce propos que son père fut “effrayé de la grandeur et de la puissance de cette ingéniosité.”

Dans les années qui suivent, Blaise Pascal met à profit son immense talent. Dès l’âge de dix-sept ans, il fréquente les plus grands savants de son temps. Découvertes et publications ne tardent pas à suivre. En 1642, à l’âge de dix-neuf ans, il invente une machine arithmétique, ancêtre de nos calculatrices. Blaise Pascal nous livre là un témoignage extrêmement stimulant, nous rappelant la grandeur de la raison humaine et nous invitant à l’utiliser pour décrypter le monde qui nous entoure. L’esprit de géométrie, qui est cette aptitude à comprendre en détail le fonctionnement des choses, lui servira tout au long de sa vie, comme l’observe l’éminent théologien Hans Urs von Balthasar : “[il] se rend également capable, à partir de la précision propre aux plans de la géométrie et des sciences de la nature, d’atteindre la précision toute différente qui est propre au plan de l’existence en général et à la sphère chrétienne.” Cet exercice confiant de la raison naturelle, qui le rend sympathique à tous ses frères humains en quête de vérité, lui permettra de reconnaître les limites de l’intelligence elle-même et, en même temps, de s’ouvrir aux raisons surnaturelles de la Révélation, selon une logique du paradoxe qui constitue sa marque philosophique et la fascination littéraire de ses Pensieri : “Il fut aussi difficile à l’Église de montrer, contre ceux qui le niaient, que Jésus-Christ était homme, que de montrer qu’il était Dieu. Et les apparences étaient tout aussi grandes.”

Philosophe

De nombreux textes de Pascal s’inscrivent largement dans le discours philosophique. En particulier les Pensées, cet ensemble de fragments publiés à titre posthume qui sont les notes ou les brouillons d’un philosophe animé par un projet théologique, dont les chercheurs s’efforcent de reconstituer, non sans variations, la cohérence et l’ordre originels. L’amour passionné pour le Christ et le service des pauvres, que j’ai mentionnés au début, n’étaient pas tant le signe d’une rupture dans l’esprit de ce disciple courageux, que celui d’un approfondissement vers le radicalisme évangélique, d’une avancée vers la vérité vivante du Seigneur, avec l’aide de la grâce. Lui qui avait la certitude surnaturelle de la foi et qui la voyait conforme à la raison, même s’il la dépassait infiniment, voulait pousser la discussion le plus loin possible avec ceux qui ne partageaient pas sa foi, car à “ceux qui ne la possèdent pas, nous ne pouvons la donner que par le raisonnement, en attendant que Dieu la leur donne par le sentiment du cœur.” Une évangélisation pleine de respect et de patience, que notre génération aura intérêt à imiter.

Il est donc nécessaire, pour bien comprendre le discours de Pascal sur le christianisme, d’être attentif à sa philosophie. Il admire la sagesse des anciens philosophes grecs, capables de simplicité et de tranquillité dans leur art de bien vivre, en tant que membres d’une cité : “On imagine Platon et Aristote avec de grands atours pédants. Ils étaient des gentilshommes et étaient comme les autres, prêts à rire avec leurs amis. Et quand ils s’amusaient à écrire leurs Lois et leurs Politiques, ils le faisaient pour le plaisir. C’était la partie la moins philosophique et la moins sérieuse de leur vie, car le plus philosophique était de vivre simplement et tranquillement.” Malgré leur grandeur et leur utilité, Pascal reconnaît néanmoins les limites de ces philosophes : le stoïcisme conduit à l’orgueil, le scepticisme au désespoir. La raison humaine est sans doute une merveille de la création, qui distingue l’homme de toutes les créatures, car “l’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature, mais un roseau qui pense.” On comprend alors que les limites des philosophes ne sont que les limites de la raison créée. Démocrite, en effet, avait une belle formule : “Je parlerai de tout” ; la raison ne peut, à elle seule, résoudre les questions les plus hautes et les plus pressantes. Quelle est en effet, au temps de Pascal comme à notre époque, la question qui nous intéresse le plus ? C’est celle du sens intégral de notre destin, de notre vie et de notre espérance, à la recherche d’un bonheur qu’il n’est pas interdit de concevoir éternel, mais que seul Dieu est autorisé à accorder : “Rien n’est si important pour l’homme que son état. Rien n’est aussi redoutable pour lui que l’éternité.”

En méditant les Pensées de Pascal, on retrouve en quelque sorte ce principe fondamental : “la réalité est supérieure à l’idée”, car Pascal nous apprend à nous éloigner des “diverses formes d’occultation de la réalité”, des “purismes angéliques” aux “intellectualismes sans sagesse. » Rien n’est plus dangereux que la pensée désincarnée : “Qui veut faire l’ange fait la bête.” Et les idéologies mortifères dont nous continuons à souffrir dans les domaines économique, social, anthropologique et moral maintiennent ceux qui les suivent dans des bulles de croyance où l’idée a remplacé la réalité.

La condition humaine

La philosophie de Pascal, toute en paradoxes, procède d’un regard aussi humble que lucide, cherchant à atteindre “la réalité éclairée par le raisonnement.” Il part du constat que l’homme est comme étranger à lui-même, grand et misérable. Grand par sa raison, par sa capacité à dominer ses passions, grand aussi “dans la mesure où il se reconnaît misérable”. En particulier, il aspire à tout autre chose qu’à satisfaire ses instincts ou à leur résister, “car ce qui est nature chez l’animal, nous l’appelons misère chez l’homme.” Il y a une disproportion insupportable entre, d’une part, notre volonté infinie d’être heureux et de connaître la vérité et, d’autre part, notre raison limitée et notre faiblesse physique qui conduit à la mort. Car la force de Pascal est aussi dans son implacable réalisme : “Il ne faut pas avoir l’âme bien haute pour comprendre qu’il n’y a point en ce monde de satisfactions authentiques et stables, que tous nos plaisirs ne sont que vanité et nos maux infinis, et qu’enfin la mort, qui nous menace à chaque instant, doit invariablement nous mettre dans peu d’années dans l’horrible nécessité d’être éternellement ou anéantis ou malheureux. Rien n’est plus réel ni plus terrible que cela. Soyons aussi audacieux que nous le voulons : c’est la fin qui attend la plus belle vie du monde.” Dans cette condition tragique, on comprend que l’homme ne peut rester en lui-même, car sa misère et l’incertitude de son sort lui sont insupportables. Il a donc besoin de se distraire, ce que Pascal reconnaît volontiers : “D’où vient que les hommes aiment tant la clameur et le mouvement. Car si l’homme ne se distrait pas de sa condition – et nous savons tous combien nous nous distrayons par le travail, les plaisirs ou la famille ou les amitiés, mais hélas aussi par les vices auxquels nous entraînent certaines passions – son humanité éprouve “son néant, son abandon, son insuffisance, sa dépendance, son impuissance, son vide”. Et du fond de son âme […] sortent l’ennui, l’humour noir, la tristesse, le déplaisir, l’avarice, le désespoir.” Et pourtant, l’amusement n’éteint ni ne comble notre grand désir de vie et de bonheur. Cela, nous le savons bien.

C’est alors que Pascal pose sa grande hypothèse : “Que nous crie donc cette avarice et cette impuissance, sinon qu’il y avait autrefois dans l’homme un bonheur authentique, dont il ne reste plus que le signe et l’empreinte tout à fait vide, qu’il cherche en vain à remplir avec tout ce qui l’entoure, demandant aux choses absentes le secours qu’il n’obtient pas des choses présentes ? Mais en vain, car cet abîme infini ne peut être comblé que par un objet infini et immuable, c’est-à-dire par Dieu lui-même”. Si l’homme est comme “un roi déchu” qui ne cherche qu’à retrouver sa grandeur perdue et s’en voit incapable, qui est-il alors ? Quelle chimère est donc l’homme ? Quelle bizarrerie, quelle monstruosité, quel chaos, quel sujet de contradictions, quel prodige ? Juge de toutes choses, faible ver de terre, dépositaire de la vérité, cloaque de l’incertitude et de l’erreur, gloire et refus de l’univers. Qui démêlera cet écheveau ?”. Pascal, en philosophe, voit bien que “plus on a de lumières, plus on découvre de grandeur et de bassesse dans l’homme,” mais que ces contraires sont inconciliables. Car la raison humaine ne peut les harmoniser, ni résoudre l’énigme.

C’est pourquoi Pascal constate que si Dieu existe et si l’homme a reçu une révélation divine – comme l’affirment diverses religions – et si cette révélation est vraie, là doit se trouver la réponse que l’homme attend pour résoudre les contradictions qui le tourmentent : “La grandeur et la misère de l’homme sont si évidentes qu’il faut nécessairement que la vraie religion nous apprenne qu’il y a dans l’homme quelque grand principe de grandeur, et qu’il y a un grand principe de misère. Il faut de plus qu’elle nous explique ces étonnants contrastes”. Or, après avoir étudié les grandes religions, Pascal conclut qu’”aucune pensée et aucun acte ascético-mystique ne peut offrir une voie de salut”, si ce n’est à partir du “critère supérieur de vérité de l’irradiation de la grâce dans l’âme.” En vain, ô hommes, écrit Pascal, imaginant ce que le vrai Dieu pourrait nous dire, cherchez en vous-mêmes le remède à vos misères. Toutes vos lumières ne peuvent aboutir qu’à comprendre que vous ne trouverez en vous ni vérité ni bonté. Les philosophes vous l’ont promis et n’ont pas réussi. Ils ne savent ni ce qu’est votre vrai bien, ni ce qu’est votre vraie condition.”

Arrivé là, Pascal, qui a scruté la condition humaine, l’Ecriture Sainte et la tradition de l’Eglise avec la force singulière de son intelligence, entend se proposer avec la simplicité d’un esprit d’enfance comme humble témoin de l’Evangile. Il est ce chrétien qui veut parler de Jésus-Christ à ceux qui concluent un peu vite qu’il n’y a pas de raisons cohérentes de croire aux vérités du christianisme. Pascal, au contraire, sait d’expérience que ce que l’on trouve dans la Révélation non seulement ne s’oppose pas aux exigences de la raison, mais apporte la réponse inédite à laquelle aucune philosophie n’aurait pu parvenir seule.

La conversion : visite du Seigneur

Le 23 novembre 1654, Pascal vit une expérience très forte, que l’on appelle encore aujourd’hui sa “Nuit de feu”. Cette expérience mystique, qui lui fait verser des larmes de joie, est si intense et si déterminante pour lui qu’il la consigne sur un papier précisément daté, le “Mémorial“, qu’il cache dans la doublure de son manteau et qui ne sera découvert qu’après sa mort. S’il est impossible de connaître exactement la nature de ce qui s’est passé dans l’âme de Pascal cette nuit-là, il semble qu’il s’agisse d’une rencontre dont il a lui-même reconnu l’analogie avec celle, fondamentale dans toute l’histoire de la révélation et du salut, vécue par Moïse devant le buisson ardent (cf. Ex 3). Le terme “feu,” que Pascal a voulu placer en tête du “Mémorial“, nous invite, avec une juste mesure, à proposer une telle juxtaposition. Le parallélisme semble être indiqué par Pascal lui-même qui, immédiatement après l’évocation du feu, reprend le titre que le Seigneur s’était donné devant Moïse : ” Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob ” (Ex 3, 6.15), en ajoutant : “pas des philosophes et des savants”. Certitude, certitude, sentiment, joie, paix. Dieu de Jésus-Christ ».

Oui, notre Dieu est joie, et Blaise Pascal en témoigne pour toute l’Église comme pour tous les chercheurs de Dieu : “Ce n’est pas le Dieu abstrait ou le Dieu cosmique, non. C’est le Dieu d’une personne, d’une vocation, le Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob, le Dieu qui est certitude, qui est sentiment, qui est joie.” Cette rencontre, qui confirme à Pascal la “grandeur de l’âme humaine”, le remplit de cette joie vivante et inépuisable : “Joie, joie, larmes de joie”. Et cette joie divine devient pour Pascal le lieu de la confession et de la prière : “Jésus-Christ. Je me suis séparé de lui, je l’ai fui, renié, crucifié. Que je ne sois jamais séparé de lui ! C’est l’expérience de l’amour de ce Dieu personnel, Jésus-Christ, qui a participé à notre histoire et participe sans cesse à notre vie, qui entraîne Pascal sur le chemin de la conversion profonde et donc du “renoncement total et doux,” parce que vécu dans la charité, au “vieil homme qui se corrompt en suivant des passions trompeuses” (Ep 4, 22).

Comme l’a rappelé saint Jean-Paul II dans son encyclique sur les rapports entre foi et raison, les philosophes comme Pascal se distinguent par leur refus de toute présomption et par le choix d’une attitude faite autant d’humilité que de courage. Ils ont fait l’expérience que la foi “libère la raison de la présomption.” Avant la nuit du 23 novembre 1654, c’est clair, Pascal “n’a aucun doute sur l’existence de Dieu. Il sait aussi que ce Dieu est le bien suprême. Ce qui lui manque, et ce qu’il attend, ce n’est pas un savoir mais un pouvoir, pas une vérité mais une force.” Or cette force lui est donnée par la grâce : il se sent attiré, avec certitude et joie, vers Jésus-Christ : “Nous ne connaissons Dieu que par Jésus-Christ. Sans ce médiateur, toute communication avec Dieu est exclue”. Découvrir Jésus-Christ, c’est découvrir le Sauveur et le Libérateur dont j’ai besoin : “Ce Dieu n’est autre que le réparateur de notre misère. C’est pourquoi nous ne pouvons bien connaître Dieu sans connaître nos iniquités.” Comme toute conversion authentique, celle de Blaise Pascal se fait dans l’humilité, qui nous libère “de notre conscience isolée et de l’auto-référence »

L’intelligence immense et inquiète de Blaise Pascal, remplie de paix et de joie devant la révélation de Jésus-Christ, nous invite, selon “l’ordre du cœur,” à marcher avec confiance, éclairés par “ces lumières célestes.” En effet, si notre Dieu est un “Dieu caché” (cf. Is 45, 15), c’est parce qu’il “a voulu se cacher,” afin que notre raison, éclairée par la grâce, n’ait jamais fini de le découvrir. C’est donc par l’illumination de la grâce que nous pouvons le connaître. Mais la liberté de l’homme doit s’ouvrir ; et Jésus nous console encore : ” Vous ne me chercheriez pas si vous ne me trouviez pas.”

Les raisons du coeur et les raisons de croire

Selon Benoît XVI, “la tradition catholique a rejeté dès le début ce qu’on appelle le fidéisme, qui est la volonté de croire contre la raison.” Dans cette ligne, Pascal est profondément attaché à la “vraisemblance de la foi en Dieu,” non seulement parce que “l’esprit ne peut être forcé de croire ce qu’il sait être faux,” mais parce que “si l’on attaque les principes de la raison, notre religion sera absurde et ridicule.” Mais si la foi est raisonnable, elle est aussi un don de Dieu et ne saurait s’imposer : “On ne prouve pas qu’il faut aimer en exposant proprement les causes de l’amour. Ce serait ridicule,” observe Pascal avec la finesse de son humour, en établissant un parallèle entre l’amour humain et la manière dont Dieu se manifeste à nous. Rien d’autre que l’amour, “qui se propose mais ne s’impose pas – l’amour de Dieu ne s’impose jamais.” Jésus a témoigné de la vérité (cf. Jn 18,37) mais “n’a pas voulu l’imposer par la force à ceux qui la rejetaient.” C’est pourquoi “il y a assez de lumière pour ceux qui veulent seulement voir, et assez de ténèbres pour ceux qui ont une disposition contraire.”

Il poursuit en affirmant que “la foi est différente de la preuve. L’une est humaine, l’autre est don de Dieu”. Il est donc impossible de croire “si Dieu n’incline pas le cœur.” Si la foi est d’un ordre supérieur à la raison, cela ne signifie nullement qu’elle s’y oppose, mais qu’elle la dépasse infiniment. Lire l’œuvre de Pascal, ce n’est donc pas d’abord découvrir la raison qui éclaire la foi, c’est se mettre à l’école d’un chrétien à l’intelligence exceptionnelle, qui a su rendre compte au mieux de l’ordre établi par le don de Dieu au-dessus de la raison : “La distance infinie des corps aux esprits figure la distance infiniment plus infinie des esprits à la charité car elle est surnaturelle.” Scientifique expert en géométrie, c’est-à-dire en science des corps placés dans l’espace, et géomètre expert en philosophie, c’est-à-dire en science des esprits placés dans l’histoire, Blaise Pascal, éclairé par la grâce de la foi, pouvait transcrire ainsi la totalité de son expérience : “De tous les corps ensemble on ne saurait en faire réussir une petite pensée. Cela est impossible et d’un autre ordre. De tous les corps et esprits on n’en saurait tirer un mouvement de vraie charité. Cela est impossible et d’un autre ordre surnaturel.”

Ni l’intelligence géométrique, ni le raisonnement philosophique ne permettent à l’homme seul de parvenir à “une vue très nette” du monde et de lui-même. Celui qui est absorbé par les détails de ses calculs ne bénéficie pas de la vue d’ensemble qui lui permet de “discerner tous les principes”. Cela relève de l’”intelligence intuitive”, dont Pascal vante également les mérites, car pour saisir la réalité, “il faut voir la chose à l’instant, d’un seul coup d’œil”. Cette intelligence intuitive est liée à ce que Pascal appelle le “cœur” : “Nous connaissons la vérité non seulement par la raison mais encore par le cœur, c’est de cette dernière sorte que nous connaissons les premiers principes et c’est en vain que le raisonnement, qui n’y a point de part, essaie de les combattre.” Or, les vérités divines, comme le fait que le Dieu qui nous a faits est amour, qu’il est Père, Fils et Saint-Esprit, qu’il s’est incarné en Jésus-Christ, qu’il est mort et ressuscité pour notre salut, ne sont pas démontrables par la raison, mais peuvent être connues par la certitude de la foi, et passent alors du cœur spirituel à l’esprit rationnel, qui les reconnaît comme vraies et peut à son tour les exposer : “Et c’est pourquoi ceux à qui Dieu a donné la religion par sentiment du cœur sont bien heureux et bien légitimement persuadés.”

Pascal ne s’est jamais résigné à ce que certains de ses frères en humanité non seulement ne connaissent pas Jésus-Christ, mais dédaignent par paresse, ou à cause de leurs passions, de prendre l’Évangile au sérieux. Car c’est en Jésus-Christ que se joue leur vie. “L’immortalité de l’âme est une chose qui nous importe si fort, qui nous touche si profondément, qu’il faut avoir perdu tout sentiment pour être dans l’indifférence de savoir ce qui en est. Et c’est pourquoi, entre ceux qui n’en sont pas persuadés, je fais une extrême différence de ceux qui travaillent de toutes leurs forces à s’en instruire, à ceux qui vivent sans s’en mettre en peine et sans y penser. Nous savons bien nous-mêmes que nous essayons souvent de fuir la mort, ou de la dominer, en pensant que nous pouvons “bannir la pensée de notre finitude” ou “enlever à la mort son pouvoir et bannir la peur”. Mais la foi chrétienne n’est pas un moyen d’exorciser la peur de la mort, elle nous aide plutôt à l’affronter. Tôt ou tard, nous franchirons tous cette porte. La vraie lumière qui éclaire le mystère de la mort vient de la résurrection du Christ”. Seule la grâce de Dieu permet au cœur humain d’accéder à l’ordre de la connaissance divine, à la charité. C’est ce qui a fait écrire à un important commentateur contemporain de Pascal que “la pensée n’arrive pas à la pensée chrétienne si elle n’accède pas à ce que Jésus-Christ met en œuvre, la charité.”

Pascal : controverse et charité

Avant de conclure, il faut encore évoquer les rapports de Pascal avec le jansénisme. Une de ses sœurs, Jacqueline, était entrée dans la vie religieuse à Port-Royal, dans une congrégation dont la théologie était fortement influencée par Cornelius Jansen, qui avait composé un traité, l’Augustinus, publié en 1640. Après sa “Nuit de feu”, Pascal avait fait une retraite à l’abbaye de Port-Royal en janvier 1655. Or, dans les mois qui suivent, une importante et ancienne controverse, qui oppose les jésuites aux “jansénistes”, liés à l’Augustinus, se réveille à la Sorbonne, l’université de Paris. La querelle tourne principalement autour de la question de la grâce de Dieu et du rapport entre la grâce et la nature humaine, en particulier son libre arbitre. Pascal, bien que n’appartenant pas à la congrégation de Port-Royal, et bien que n’étant pas partisan – “je suis seul, écrit-il, […] je ne suis pas du tout de Port-Royal” – est chargé par les jansénistes de les défendre, d’autant plus que son art rhétorique est puissant. C’est ce qu’il fit en 1656 et 1657, en publiant une série de dix-huit lettres, appelées Provinciales.

Si de nombreuses propositions dites “jansénistes” sont effectivement contraires à la foi, ce que Pascal reconnaît, il conteste qu’elles soient présentes chez Augustinus et suivies par les membres de Port-Royal. Cependant, certaines de ses propres affirmations, concernant par exemple la prédestination, tirées de la théologie de feu saint Augustin, dont les formules avaient déjà été affinées par Jansénius, ne semblent pas justes. Mais il faut comprendre que, de même que saint Augustin avait voulu combattre au Ve siècle les pélagiens, qui soutenaient que l’homme peut faire le bien et être sauvé par ses propres forces et sans la grâce de Dieu, Pascal croyait sincèrement s’opposer au pélagianisme ou au semi-pélagianisme, qu’il croyait identifier aux doctrines suivies par les jésuites molinistes (du nom du théologien Luis de Molina, mort en 1600 mais dont l’influence était encore vivace au milieu du XVIIe siècle). Reconnaissons-lui le mérite de la franchise et de la sincérité de ses intentions.

Cette lettre n’est certainement pas le lieu pour rouvrir la question. Mais ce qu’il y a de juste dans les positions de Pascal vaut encore pour notre temps : le “néo-pélagianisme,” qui voudrait tout faire dépendre “de l’effort humain canalisé par les normes et les structures ecclésiales, » se reconnaît à ce qu’il “nous enivre de la présomption d’un salut acquis par nos propres efforts.” Il faut maintenant préciser que la position définitive de Pascal concernant la grâce, et en particulier le fait que Dieu “veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité” (1Tm 2,4), a été exprimée en termes parfaitement catholiques à la fin de sa vie.

Comme je l’ai dit au début, Blaise Pascal, à la fin de sa vie courte mais extraordinairement riche et féconde, avait mis l’amour de ses frères et sœurs au premier plan. Il se sentait et se savait membre d’un seul corps, car “Dieu, ayant créé le ciel et la terre, qui ne sentent pas du tout le bonheur d’être, a voulu créer des êtres capables de le connaître et de constituer un corps de membres pensants.” Pascal, dans sa position de laïc fidèle, a goûté la joie de l’Évangile, par lequel l’Esprit veut féconder et guérir “toutes les dimensions de l’homme” et rassembler “tous les hommes à la table du Royaume.” Lorsqu’il compose sa magnifique Prière pour demander à Dieu le bon usage de la maladie, en 1659, Pascal est un homme apaisé, qui ne se place plus dans la controverse, ni même dans l’apologétique. Très malade et à l’article de la mort, il demande la communion, mais celle-ci n’a pas lieu immédiatement. Il demande alors à sa sœur : “Ne pouvant communiquer à la tête [Jésus Christ], je voudrais communiquer aux membres.” Et “il avait un grand désir de mourir en compagnie des pauvres.” Il est mort avec la simplicité d’un enfant,” dit-on de lui peu avant son dernier souffle, le 19 août 1662. Après avoir reçu les sacrements, ses dernières paroles furent : “Que Dieu ne m’abandonne jamais.”

Que son œuvre lumineuse et les exemples de sa vie, si profondément baptisée en Jésus-Christ, nous aident à parcourir jusqu’au bout le chemin de la vérité, de la conversion et de la charité. Car la vie d’un homme est si courte : “Éternellement en joie pour un jour d’exercice sur la terre.”

Un maillot d’Olivier Giroud vendu 35 000 euros au profit des chrétiens persécutés en Arménie

Olivier Giroud a mis aux enchères son maillot de la Coupe du Monde 2022 porté face à l’Angleterre afin de reverser le bénéfice aux Arméniens du Haut-Karabagh qui souffrent d’un blocus depuis 6 mois.

Cette vente a eu lieu lors de la troisième édition de la Nuit de la Mission, organisée le 15 juin à l’église Saint-Honoré d’Eylau à Paris. Les 35 000 euros ont été reversés aux associations Aide à l’Église en Détresse (AED) et Portes Ouvertes.

Action des Survivants sur les vélos : après Paris, au tour de Lyon

Tugdual Denis reprend la direction de Valeurs Actuelles

Dans un communiqué diffusé via Twitter, Geoffroy Lejeune écrit :

D’après nos informations, Tugdual Denis, qui devrait lui succéder, entend bien garder la même ligne éditoriale qu’actuellement.

A quand la séparation de l’Etat et de la franc-maçonnerie ?

Le Grand Oroent s’est engagé en faveur de l’euthanasie. Le président du CESE et son prédécesseur en sont membres. Le Cese a publié un favorable à l’euthanasie et  a organisé et hébergé la Convention sur la fin de vie. Mais le CESE est neutre…

“Soyez fiers d’être catholiques. Il y a un pays à christianiser”

Extrait de l’entretien donné par le dominicain frère Paul-Adrien à l’Appel de Chartres :

[…] Vous étiez sur la route de Chartres le lundi de Pentecôte avec les nombreux pèlerins qui se rendaient à la cathédrale, est-ce la première fois que vous veniez ? Qu’avez-vous ressenti ?

J’avais déjà fait le pèlerinage de Chartres une fois, quand j’étais lycéen et scout. Et avec mes rangers, mes grosses chaussettes et mes barres vitaminées, j’avais passé mon temps à brailler des chants scouts. Ensuite, le seul souvenir que j’ai, c’est d’avoir dormi pendant la messe le lundi dans la cathédrale. Je pense que beaucoup de pèlerins se reconnaîtront dans cette description….

Je suis revenu cette année car l’abbé Raffray, pour qui j’ai beaucoup de sympathie, m’avait invité dans son chapitre. Je savais qu’il y avait du monde, mais je crois
qu’il faut y être pour le voir. Je ne suis pas de sensibilité “tradi”, donc il y a des choses qui me touchent, d’autres qui me touchent moins mais la motivation et la ferveur des participants a quelque chose de requinquant… On sort de là content et avec le sourire, avec le sentiment d’avoir été au bon endroit, au bon moment et d’avoir fait quelque chose de beau. Ce qui m’a frappé, c’est le degré d’organisation. C’est peut être une déformation professionnelle : maintenant que je dois organiser des choses, c’est principalement ce à quoi je fais attention. Les petites mains, la qualité de communication, la fluidité de l’organisation : j’imagine que, comme partout dans l’église, il y a un mélange de bricolage et de planification, mais le professionnalisme de Notre Dame de Chrétienté place cette organisation chrétienne parmi les plus expertes. J’ai remonté en moto la colonne : 15 minutes de moto… Tout est dit.

[…]

Pour conclure, un mot pour tous nos lecteurs et pèlerins ?

Soyez fiers d’être catholiques. Il y a un pays à christianiser et manifestement, les choses sont en train de changer. Hissez les voiles et partez au large. Et…. l’amour vaincra ;-) !

“Ecouter nos pèlerins reviendrait à reconnaître les erreurs passées”

Extrait du mot de Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de Chrétienté, dans le nouveau numéro de l’Appel de Chartres :

[…] Pourquoi cette jeunesse vient-elle dans un ‘pèlerinage-intégriste’ ?

Comme chaque année, j’ai pu avoir de nombreuses discussions avec nos pèlerins sur le pèlerinage. Les derniers catholiques pratiquants sont fervents, exigeants, missionnaires. Ils ne veulent pas rester enfermés chez eux à se lamenter sur la société anti-chrétienne dans laquelle nous vivons et sur une hiérarchie ecclésiastique paralysée par la peur. Nos pèlerins viennent chercher cette liturgie tridentine et l’aiment pour son exigence, sa sacralité, sa catholicité. Nos pèlerins veulent, exigent même, un enseignement doctrinal clair et pas un gloubi-boulga des ‘sixties’. Cela semble difficile à accepter par certains mais nos pèlerins veulent entendre parler de Dieu et pas du bilan carbone.

Comment être surpris que les pratiquants réguliers catholiques soient d’une tendance « conservatrice, très pratiquante et à rebours de la société » (comme le dit le sondage de La Croix du 26 mai 2023) ? La réponse est pourtant d’une simplicité évangélique, j’invite les sceptiques à venir à Chartres pour comprendre avec comme seule précaution : s’inscrire tôt.

A lire certains commentaires d’après pèlerinage, certains chroniqueurs, extrêmement bien informés et très intelligents comme il se doit, ne comprennent toujours pas les aspirations de nos pèlerins. Pourquoi un tel aveuglement ? Vous trouverez la réponse dans Charles Péguy « Il faut toujours dire ce que l’on voit. Surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit » (Notre jeunesse, 1910). Ecouter nos pèlerins reviendrait à reconnaître les erreurs passées, la crise doctrinale qui ravage l’Eglise et ce constat fait très mal. Rassurez-vous chers pèlerins, nous savons bien quelle est notre place dans l’Eglise. La réforme de l’Eglise commencera par notre conversion individuelle, nous y travaillons sur les routes de Chartres !

Nous nous réjouissons que notre pèlerinage soit devenu avec les années un ‘centre de formation catéchétique accéléré pour chrétiens abandonnés’. Les barrières tradi-non tradi sont tombées ce week-end de Pentecôte ? J’y vois le souffle du Saint-Esprit.

Décivilisation ? « Un monde moins chrétien est d’abord un monde moins humain » selon saint Augustin

Du père Danziec dans L’Homme Nouveau :

[…] Devant la multiplication des actes barbares, relayés par les chaînes d’information en continu, le président de la République s’est vu contraint de réagir. En plein conseil des ministres, Emmanuel Macron appelait son gouvernement à « travailler en profondeur pour contrer ce processus de décivilisation ».

À l’heure de la cancel culture où contester à l’Occident sa filiation spirituelle avec Jérusalem et son héritage gréco-romain devient la règle – selon les wokistes, l’Europe ne serait à tout prendre qu’un ensemble de territoires mal définis aux origines cosmopolites – voici que le thème de la civilisation revient sur le devant de la scène. Et nous ? En tant que disciples du Christ, que pouvons-nous faire « pour contrer ce processus de décivilisation » ?

Tout d’abord, que faut-il entendre par « civilisation » ? Ce n’est qu’en 1835 que ce mot fit son entrée dans le dictionnaire de l’Académie. De son côté, le Littré en a longtemps offert une définition littérale peu éclairante, « La civilisation correspond à l’état de ce qui est civilisé, autrement dit ce qui rend civil, ce qui polit les mœurs. » Nous voici peu avancés.

Pour obtenir une définition philosophique plus aboutie, c’est chez le maître de Martigues que l’on finira par trouver matière à réflexion :

« La civilisation correspond à l’état social dans lequel l’individu qui vient au monde trouve incomparablement plus qu’il n’apporte. La civilisation est d’abord un capital. Elle est ensuite un capital transmis. »

Dans « L’avenir de la civilisation », article du 1er mars 1922 publié dans La Revue universelle, Jacques Bainville analysait, avec la profondeur de vue qu’on lui connaît et l’intense réflexion qui lui est caractéristique, les conditions de la transmission de ce capital civilisationnel.

« Ah ! Comme la civilisation est fragile ! On pourrait dire d’elle ce que disait de la santé un médecin célèbre : “La santé est un état provisoire et qui ne laisse rien présager de bon.” La civilisation tient comme la santé à un équilibre instable. C’est une fleur délicate. Elle dépend de tout un ensemble de conditions. Supprimez quelques-unes de ces conditions : elle dépérit, elle recule. »

En d’autres termes, explique l’académicien, la civilisation est une plante qui pousse avec des soins. C’est une plante de serre. « Elle exige qu’un grand nombre de conditions économiques, sociales et politiques soient remplies. » Outre un ordre politique stable, Bainville indique notamment comme condition essentielle à remplir pour que la civilisation se maintienne l’importance d’écoles dignes de ce nom. C’était il y a un siècle, et il avait déjà vu juste.

Si la lucidité oblige à admettre que l’Église fait face à un déclassement annoncé – ignorance catéchétique généralisée, assèchement des vocations, chute vertigineuse de la pratique, effondrement en termes de déclaration d’identité –, la foi et l’espérance nous pressent de rester debout dans la tempête.

L’Église, mère et maîtresse des âmes, des intelligences et des cœurs, possède les paroles de la vie éternelle. Ses enfants, en puisant dans les trésors de sa spiritualité, de son enseignement constant et de sa tradition, pourront « travailler en profondeur pour contrer ce processus de décivilisation ».

L’orgueil d’un progrès ambitionné sans repères évangéliques et sans Décalogue finit toujours par prendre en boomerang ses prétentions à vouloir vivre sans Dieu. Pour saint Augustin, « Un monde moins chrétien est d’abord un monde moins humain. » La « décivilisation » a l’avantage de nous le rappeler.

Mais comme tout rappel, elle invite chacun à se remobiliser. L’avenir est aux humbles vertus du travail, de la piété filiale, de la discipline ou encore de l’ascèse. Rien de romantique en soi, sinon de savoir que nos humbles fidélités contribuent à la joie du Divin Maître. Et qu’elles finissent toujours par porter pierre.

A quand le scandale financier autour de la famille Biden ?

Le président du comité de surveillance de la Chambre des représentants, James Comer, a révélé jeudi qu’il s’attendait à ce qu’il y ait des preuves de paiements illégaux d’au moins 20 à 30 millions de dollars effectués par des ressortissants étrangers à la famille Biden. Lors de son passage sur Fox Business, M. Comer a déclaré :

“Nous recevons davantage de relevés bancaires, mais nous allons dépasser les 10 millions de dollars cette semaine et je pense que nous atteindrons les 20 à 30 millions de dollars”.

Il a ajouté qu’il devenait évident que les Biden s’étaient potentiellement livrés à la corruption, au trafic d’influence et au blanchiment d’argent.

“Cela va être difficile à expliquer pour M. Biden, cela ne va pas disparaître, et je pense que les grands médias vont finir par poser les vraies questions”.

“Ils savent que quelque chose ne va pas. Ils savent que toutes les allégations sont fondées, parce que Joe Biden était là, parce que nous avons déjà vu des enregistrements où Joe Biden se vantait d’avoir renvoyé ce procureur”

“Ils savent que cette famille a créé ces sociétés écrans. Ils savent que cette famille blanchissait de l’argent, qu’elle profitait de l’influence de Joe Biden”. “Les médias le savent – ils ne le couvrent tout simplement pas”.

“Je peux vous assurer que nous serons en mesure d’identifier d’autres sommes d’argent qui ont été transférées entre des ressortissants étrangers dans d’autres pays et la famille Biden”. “Je pense que les grands médias finiront par se retourner contre Joe Biden et commenceront à poser les vraies questions : Qu’a fait votre famille pour recevoir tout cet argent ?”

Ostelsheim (Allemagne) : un immigré syrien arrivé en 2015 est élu maire

Il n’y a donc pas de grand remplacement… :

Il est presque minuit lorsque son bateau pneumatique prend la mer en direction de l’île grecque de Lesbos. Ryyan Alshebl est à bord de cette embarcation de fortune avec 49 autres migrants. «C’était en novembre 2015, je ne souviens plus du jour», raconte le Syrien, dont tous les journaux parlent depuis son élection en tant que maire d’une commune du Bade-Wurtemberg.

[…] Il suit une formation d’employé administratif qui lui permet de prendre des responsabilités dans une commune de la région : numériser les services et gérer les crèches. «C’est mon chef qui m’a poussé à candidater à la mairie d’Ostelsheim, une commune de 2 500 habitants.» Ryyan Alshebl n’hésite pas. Né d’une mère institutrice et d’un père ingénieur agricole, il a grandi dans une famille très politisée. C’est un poste pour lui. «Les maires ne sont pas des techniciens mais des médiateurs entre les citoyens et la politique.» […]

Sans étiquette politique (mais membre du parti écologiste), il est élu triomphalement le 2 avril au premier tour avec 55 % des voix contre deux autres candidats «du cru», Marco Strauss et Mathias Fey. […]

A partir de lundi, il devra s’occuper notamment des réfugiés arrivés après lui, dont beaucoup d’Ukrainiens. «Le problème, ce n’est pas de savoir s’il faut les aider, c’est d’avoir les moyens de le faire», dit-il pragmatiquement. […]

Karim Benzema vs Damien Rieu

Benzema attaque Damien Rieu en diffamation publique et réclame des dommages et intérêts exorbitants. Le procès se tiendra mardi 20 juin.

16 octobre 2020, le professeur Samuel Paty est décapité devant son collège de Conflans-Saint-Honorine par un “réfugié” tchétchène pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet. Quinze jours plus tard, le champion d’arts martiaux Khabib Nurmagomedov publie deux messages hallucinants sur Instagram. Il demande à Allah de “défigurer” Emmanuel Macron et de faire “descendre son châtiment” sur tous ceux qui “offensent les sentiments des musulmans” au nom de la liberté d’expression. Dans la foulée, plusieurs joueurs de foot “likent” cette publication dont…
Karim Benzema.

Trois jours après l’ignoble assassinat de Samuel Paty, la police perquisitionne le domicile de Nourdine Mamoune, l’imam de la mosquée Al-Badr de Meaux. Or Benzema fréquente Mamoune, au point de se prendre en selfie tout sourire avec ce barbu inquiétant. Damien Rieu a balancé l’information sur twitter, avec une petite publication satirique :

Voilà les deux tweets qui lui valent d’être traduit devant la justice.

Derrière le joueur richissime, porte-drapeau de la marque de luxe Jean Paul Gaultier, se cache une véritable islamo-racaille :

  • Décembre 2006, Benzema déclare que son pays de cœur est l’Algérie et refuse de chanter la Marseillaise ;
  • Novembre 2015, il aggrave son cas en crachant par terre à la fin de notre hymne national joué en hommage aux victimes des attentats djihadistes de Paris ;
  • Mai 2016, il apparaît dans le clip Walabok du rappeur Booba qui fait l’apologie du trafic de drogue et des délinquants armés de Kalachnikov ;
  • Octobre 2018, deux de ses proches sont mis en examen pour tentative d’enlèvement et d’extorsion ; novembre 2021, Benzema est définitivement condamné pour complicité de chantage à la sextape envers son coéquipier Mathieu Valbuena.

Que va devenir le diocèse de Fréjus-Toulon ?

Extrait de la dernière lettre de Paix Liturgique :

[…] Le 3 mai 2020, par courriel, un coup de poignard était donné à l’évêque, sous la forme d’une lettre publique de l’abbé Arnaud Adrien, ancien recteur du Séminaire de la Castille, tout le contraire d’un gauchiste mais auquel le traditionalisme donne de l’urticaire, adressée aux doyens, aux membres du conseil presbytéral, aux chanoines, à Mgr Aveline, métropolitain, à Mgr Beau, chargé des séminaires à la Conférence des Évêques, lettre autrement dit destinée à courir dans les évêchés de France et les dicastères de la Curie romaine. Elle porte une seule accusation : Mgr Rey est coupable de donner à son séminaire « une ligne de plus en plus traditionaliste » et ce sans concertation, notamment avec les vicaires généraux. La preuve : le renvoi de l’abbé Mallard, professeur très « ouvert » de théologie fondamentale, par l’abbé Dubrulle, des Missionnaires de la Miséricorde, nommé préfet des études à La Castille.

Les événements vont dès lors se précipiter, qui plus est dans l’ambiance Comité de Salut Public de la préparation puis de la parution de Traditionis custodes destiné à anéantir les partisans de la liturgie traditionnelle. Mgr Rey eût à s’expliquer devant une sorte de tribunal présidé par le cardinal Stella, Préfet alors tout puissant de la Congrégation pour le Clergé, et devant les principaux membres de sa Congrégation, notamment Mgr Mercier, Secrétaire de la Congrégation, et le très redoutable Louis Menvielle, membre de l’Institut Notre Dame de Vie. Il s’ensuivit, toujours en 2020, une « visite amicale » du futur cardinal Aveline, archevêque de Marseille, métropolitain de Fréjus-Toulon, diligentée par la Congrégation pour les Évêques, du cardinal Ouellet, Jean-Marc Aveline, vieil ami de Mgr Rey, essaya de jouer les médiateurs, inspirant une « charte » qui permettrait de mieux discerner les vocations qui se présentent.

Mais Rome, qui avait décidé la mort, s’étonnait de la résistance de l’évêque, qui ne démissionnait pas comme ses pairs d’Albenga, San Luis, parlait de « dialogue » avec la CEF et Rome, et lâchait quelques sacs de sable pour faire remonter son dirigeable.

C’est alors que tomba cette nouvelle stupéfiante : le cardinal Ouellet interdisait les ordinations auxquelles devait procéder Mgr Rey en juin 2022. Comme pour l’offensive de Traditionis custodes, le monde catholique conservateur s’émut : « La décision inédite, prise par Rome, de “suspendre” des ordinations sacerdotales qui devaient être célébrées le 26 juin par Mgr Rey, sème le trouble dans l’Église catholique », écrivait Jean-Marie Guénois dans le Figaro du 3 juin 2022. « De mémoire de théologiens et d’évêques, on n’a jamais vu dans l’Église catholique, une telle sanction. Car il faut bien appeler la suspension – ordonnée par Rome – des ordinations sacerdotales prévues le 26 juin dans le diocèse de Fréjus-Toulon, sanction. C’est-à-dire, un moyen brutal d’imposer à l’évêque local, Mgr Dominique Rey, 69 ans, en charge de ce lieu depuis vingt-deux ans, un message romain. » Les journaux conformes comme La Vie, manifestement mis au parfum par les bureaux de Ouellet, énuméraient pendant ce temps les « dysfonctionnements ». Le principal étant « la restructuration du séminaire et la politique d’accueil dans le diocèse ». Trop de place pour les tradis.

Et le 13 février 2023, débuta une visite canonique, une vraie cette fois, faite pour tuer, sous la conduite de la Congrégation pour les Évêques, avec deux visiteurs, les plus hostiles qui soient à l’évêque du lieu, Mgr Antoine Hérouard, ancien secrétaire général de la CEF, ancien recteur du séminaire français de Rome, ancien délégué apostolique pour le sanctuaire de Lourdes (dont il convenait d’écarter le « clérical » Mgr Brouwet), depuis peu archevêque de Dijon, et Mgr Joël Mercier, ancien Secrétaire du Dicastère pour le Clergé, connaissant admirablement bien le dossier Rey. Personne ne doutait du fait que le rapport qui conclurait permettrait au minimum de faire de Mgr Rey un évêque-potiche, sans pouvoir. Puisque décidément il ne voulait pas démissionner.

Un « scandale ecclésial »

« Le mot “scandale ecclésial” est fort, tonnait Jean-Marie Guénois dans l’article précité, mais il est justifié. Comment le Vatican et ceux qui ont avalisé cette décision qui vise a priori les options ecclésiales de l’évêque de Fréjus-Toulon peuvent-ils ainsi prendre en otages dix jeunes séminaristes [4 futurs prêtres, 6 futurs diacres] qui ne sont pas responsables du problème ? Il y a sans doute trop d’ordinations sacerdotales en France… » Et il poursuivait crescendo :

« S’il y a, parmi les dix ordonnés, des cas litigieux, l’Église a tous les moyens de retirer l’agrément aux ordinants en question. S’il y a un problème de management de l’évêque, cette question peut être repérée et traitée comme telle. Mais le genre punition collective sur mode autoritaire ne passe pas dans la communauté catholique française. Y compris à sa gauche qui ne porte pourtant pas Mgr Rey dans son cœur et qui se dit surprise par la «violence» du procédé. Il ne faudrait pas que l’autoritarisme déploré par beaucoup au Vatican en cette fin de pontificat de François installe une sorte de terreur cléricale dans l’Église catholique au moment où l’on ne parle plus que de synodalité ! »

Il faut dire que la pensée catholique « de gauche » est devenue complètement déphasée par rapport aux attentes de ce qui reste de peuple chrétien en France. Un questionnaire intitulé Synode sur la synodalité révélait que 92,9% des questionnés attendent prioritairement d’un prêtre qu’il dispense les sacrements, 87,6% sont favorables au célibat sacerdotal, 70% reprochent à l’Église de « ne pas assumer ses opinions et de taire la Vérité par peur de choquer », 74% attendent qu’elle promeuve « un modèle bioéthique assurant le respect intégral de la personne humaine, de sa conception à la mort naturelle », 70% qu’elle « défende la famille dans sa forme traditionnelle ». » Bref, les catholiques qui pratiquent encore considèrent que la pensée ecclésiastique dominante a tout faux. Ce qu’avait compris Dominique Rey. Dans Les espaces du catholicisme français contemporain (Presses Universitaires de Rennes, 2021) Vincent Herbinet consacrait un chapitre entier à l’analyse du cas Fréjus-Toulon et à son évêque différent. Il parlait de « quatrième voie », ni progressiste, ni intégriste, ni même « troisième voie » du type de celle du cardinal Lustiger dans les années 80-90. V. Herbinet, qui faisait « l’hypothèse qu’un militantisme catholique plus visible se profilerait dorénavant avec la problématique familiale, éthique et doctrinale », accordait à juste titre une importance décisive à l’articulation entre classiques et traditionalistes, et en faisait le point central de la tentative Rey.

C’était le point le plus subversif de l’ordre ecclésiastique établi et donc le principal chef d’accusation contre l’évêque de Fréjus-Toulon : en syntonie avec la réalité actuelle de ce qui reste de catholicisme français, Dominique Rey contribuait à effacer les frontières entre catholiques conservateurs et catholiques traditionnels. Pour Vincent Herbinet comme pour Jean-Marie Guénois, l’expérience Rey à Fréjus-Toulon, malgré ses faiblesses, était ainsi un laboratoire pour le futur.

Un évêque qui misait sur le futur de l’Église ? Les hommes du passé, à Rome et dans l’épiscopat français, ont voulu le lui faire payer.

Donc une dernière remarque: Quel pourrait-être le héros impeccable qui pourrait succéder à Dominique Rey ?

Les fidèles qui voient ce qu’ont été les nominations épiscopales depuis plusieurs décennies d’interrogent… et s’inquiètent !

Dans l’Ouest, on transforme une église en bar-restaurant et on construit une mosquée géante

La mairie de Granville en Normandie préfère investir 9 millions d’euros pour transformer une église fermée en 2003 pour des raisons de sécurité puis désacralisé, en site touristique. Café-Restaurant dans la nef, salle de concert à la croisée du transept, salle panoramique dans le dôme :

L’église abriterait dans sa nef un café-restaurant bistronomique ainsi qu’une scène pour accueillir des spectacles ou des concerts. Une cloison de bois et de verre permettrait de créer un espace pouvant accueillir des séminaires ou des conférences. Une mezzanine suspendue serait ajoutée. Dans sa présentation, Isatis dit vouloir “transformer l’église en lieu de croisement créatif et festif pour le public, les artistes et l’événementiel en Normandie.”

Mais le clou de cette rénovation est sans conteste le dôme de Saint-Paul. Il sera réaménagé et offrira une vue panoramique imprenable sur Granville et sur sa baie.

Et ceci est décidé par 80 % des 13% de la population qui s’est déplacée pour une consultation populaire :

A la suite du dépouillement des bulletins de vote, ce samedi à 18 h, une large majorité s’est dégagée en faveur du projet présenté par la municipalité avec 79,30 % de « oui ». La participation à la consultation est honorable avec 1 285 suffrages exprimés, soit environ 13 % des inscrits sur les listes électorales.:

Pendant ce temps, la ville de Rennes cède un terrain à la communauté musulmane pour qu’elle construise une mosquée géante de 4 000 places :

La ville de Rennes a mis à disposition un terrain de 3 000 m2, en bail emphytéotique, situé rue du Pâtis-Tatelin, en bordure de la base de loisirs et du parc des Gayeulles. L’équipement articulé autour de deux bâtiments (le premier pour le culte, le second pour les activités administratives et culturelles), sera conçu pour accueillir 4 000 personnes. Coût du projet : cinq millions d’euros. « Nous venons de lancer la campagne de financement. Nous avons déjà collecté un peu plus de 200 000 € de dons ».

Mais que font les écolo-gauchistes ? En Ardèche, ils veulent empêcher la construction d’une église de 3 500 places et, près de Grenoble, celle d’une église de 300 places…

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