Nicolas Tardy-Joubert : “Nous voulons que la protection de la vie humaine devienne une grande cause nationale”
Discours de Nicolas Tardy-Joubert, président de la Marche pour la vie :
Chers amis
Quelle joie de vous voir si nombreux venir Marcher pour la Vie.
Je remercie toutes les équipes qui ont magnifiquement contribué à l’organisation de notre Marche 2023, à nos bénévoles, à nos associations partenaires, à nos intervenants, aux forces de police et de gendarmerie et à vous qui êtes avec nous aujourd’hui à Paris et venez parfois de fort loin, ou qui nous suivez sur les réseaux sociaux. Notre objectif est simple. C’est de faire prendre conscience de la nécessité absolue de protéger la vie de la conception à la mort naturelle, et c’est pour cela que vous êtes là.
2023 est une année pleine de menaces. Sur la fin de vie d’abord avec un projet de loi qui intégrera l’euthanasie, la « mort sur commande », à laquelle nous nous opposons. L’interdit de tuer doit rester absolu. C’est une question de civilisation, c’est une question d’humanité. Nous ne voulons pas que les personnes âgées ou vulnérables se sentent progressivement devenir un fardeau pour notre société, comme on le voit dans les pays qui ont légalisé cette pratique exécrable depuis plus de 20 ans. En Oregon 1 euthanasie sur 2 est pratiquée car les personnes ne veulent pas être une charge pour leurs proches. Au Canada, des personnes pauvres, mais en bonne santé, demandent à mourir pour ne pas devenir SDF. Non, nous ne voulons pas de ce monde inhumain.
Rétablissons aussi la vérité : face aux économies de soins ou de retraites générées par l’euthanasie, les soins palliatifs dépérissent partout. Quand l’euthanasie tue des personnes, elle rend moribonds les soins palliatifs. Les deux ne sont pas compatibles. Pour la fin de vie, la seule et unique action possible, c’est le déploiement des soins palliatifs partout et pour tous ceux qui en ont besoin. Or, en France, seules 30% des personnes éligibles aux soins palliatifs y ont accès, c’est là le vrai scandale auquel il faut remédier.
Ensuite l’idée de vouloir constitutionnaliser l’avortement, à la suite du renversement de l’arrêt Roe vs Wade aux USA, est une aberration. La Constitution n’est pas un fourre-tout. Nos sénateurs ont déjà rejeté un texte similaire à celui qui sera examiné le 1er février. Encourageons-les à faire de même avec cette proposition de loi inique qui pourrait remettre en cause la clause de conscience et allonger encore les délais d’avortement. Le droit de tuer, ne peut devenir une norme supra législative, un droit constitutionnel. Le seul droit fondamental c’est le droit à la vie.
Nous voulons que la protection de la vie humaine devienne une grande cause nationale. Nous avons dix propositions, ce sont parfois des petits pas, pour faire prendre conscience du besoin de changement. Il nous faut des politiques de prévention, d’accueil de la vie, d’accompagnement des personnes vulnérables. Voilà où mettre le curseur. Et seules les batailles que l’on gagne sont celles que l’on livre. Nous sommes là pour faire changer les choses, pour poursuivre ce combat pour la culture de vie et pour changer les cœurs. Merci !
Marche pour la vie : c’est parti !
Contre l’euthanasie et la constitutionnalisation de l’avortement, des milliers de personnes manifestent à Paris.




IVG ça suffit, nous marchons pour la vie !
Euthanasie, non merci !




Le maire de Montfermeil, Xavier Lemoine, toujours fidèle.


En fin de manifestation, quelques milliers de personnes prient le rosaire pour la vie avec SOS Tout-Petits.



La marche est désormais dans la rue de Vaugirard et débouche sur le boulevard Montparnasse.

Cécile Edel, toujours présente.






Discours de Nicolas Tardy-Joubert, président de la Marche pour la vie :






Discours de Lucie Pacherie, porte-parole de la Marche pour la vie :

Parce que l’espèce humaine est désormais la plus menacée, je suis à La Marche Pour la Vie #MPLV2023 @MvtConservateur #euthanasie #bioethique #IVG pic.twitter.com/Pd5KYzNNgl
— Laurence Trochu (@LaurenceTrochu) January 22, 2023
La Marche pour la vie annonce 20 000 participants :
Aujourd'hui, 20 000 défenseurs de la Vie se sont mobilisés à Paris pour s'opposer à la constitutionnalisation de l'IVG et à la légalisation de l'euthanasie !#MPLV2023 pic.twitter.com/gyLwtcXfyy
— Marche Pour La Vie (@MarchePourLaVie) January 22, 2023
IVG ça suffit, nous disons OUI à la VIE !#MPLV2023 pic.twitter.com/jP3sQ1sTT3
— Marche Pour La Vie (@MarchePourLaVie) January 22, 2023
Superbe mobilisation pour défendre la VIE ! ❤️#MPLV2023 pic.twitter.com/17HsEsCRnm
— Marche Pour La Vie (@MarchePourLaVie) January 22, 2023
Il n’y avait visiblement pas de député présent (il se murmure que des consignes ont été passées), mais le prétendant au trône de France était sur place :
Louis de Bourbon, Duc d’Anjou, est présent à La Marche Pour La Vie et s’exprime au micro de l’Incorrect #MPLV2023 pic.twitter.com/jjGwhrDLd4
— L'Incorrect (@MagLincorrect) January 22, 2023
📽 Notre reporter Jordan Florentin (@JordanFlrtn) a pu interviewer Monseigeur Louis de Bourbon (Louis XX), Duc d’Anjou, prétendant au Trône de France, à l’occasion de la #MarchePourLaVie.
« C’est important que les Français montrent leurs inquiétudes, moi je défendrai mes idées » pic.twitter.com/LAeyGgdJP5
— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) January 22, 2023
Terres de mission : les moines
Eglise universelle : Le sacrement de confirmation hier et aujourd’hui
Dans le cadre de l’application du motu proprio Traditionis custodes, des tensions apparaissent dans certains diocèses autour de la forme de célébration du sacrement de confirmation. L’abbé Grégoire Celier nous rappelle quelle était la définition traditionnelle du sacrement de confirmation et son évolution suite aux réformes conciliaires. Il nous explique que les discussions sur l’âge de la confirmation renvoient, en réalité, à de très anciens débats.
Eglise en France : Les Moines, il était une foi
Directeur délégué de la rédaction de Valeurs Actuelles en charge des Hors-Série, Arnaud Folch nous présente ce numéro sobrement intitulé “Les Moines, il était une foi”. Au siècle du matérialisme et de l’hédonisme triomphants, les moines témoignent d’une contre-culture radicale (le primat absolu de Dieu), dont les racines remontent au VIème siècle avec Saint Benoît de Nursie puis Saint Bernard. Un voyage aux racines de l’Europe.
Eglise en Marche : L’autorité : du pouvoir à la légitimité
Dans l’Eglise comme dans la société civile, l’autorité est en crise. Entre ceux qui refusent d’user de leur autorité, ceux qui en abusent et ceux qui refusent d’obéir aux ordres légitimes, la situation est complexe. Fruit d’une multitude de rencontres, essentiellement dans le monde de l’entreprise, ce Cahier Bleu de 92 pages, sobrement intitulé “L’autorité : du pouvoir à la légitimité”, que nous présente Benoît Le Conte, rendra d’immenses services à tous ceux qui détiennent une parcelle d’autorité.
Itinéraire de la Marche pour la vie
Début de la manifestation à 14H – Boulevard Pasteur (15e)
Fin de la manifestation à 17h30 – Place Vauban (7e)
Troisième dimanche après l’Épiphanie
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Nous sommes maintenant dans le temps après l’Épiphanie qui est le prolongement dans le cycle temporal du temps de Noël. Ce dernier se poursuit d’ailleurs dans le cycle sanctoral jusqu’au 2 février. Ainsi, tout en continuant à contempler et adorer dans la crèche le Sauveur qui vient de naître, nous méditons déjà sur les enseignements de sa vie publique. Ce temps après l’Épiphanie peut comporter entre trois et six dimanches, suivant la date de Pâques, mais les chants du propre de la messe restent les mêmes à partir du troisième dimanche. Certaines années, on les reprend ainsi plusieurs dimanches de suite. Ce sera le cas cette année, puisque nous aurons cinq dimanches après l’Épiphanie. Ils continuent à proclamer et glorifier la divinité et la royauté universelle de Notre Seigneur.
Introït : Adorate Deum
L’Introït est tiré du psaume 96 Dominus regnavit : Le Seigneur est Roi, dont nous retrouverons le début à l’Alléluia. Il chante la souveraineté du seul vrai Dieu sur toute la création et sur toutes les divinités et idoles païennes. Comme dans la messe de dimanche dernier, ce sont toutes les créatures de la terre qui sont invitées L’adorer.
Adorate Deum omnes Angeli ejus : audivit et lætata est Sion : et exsultaverunt filiæ Judæ.
Adorez Dieu tous ses anges ; Sion a entendu et s’est réjouie et les filles de Judas ont exulté.
Sion, c’est-à-dire Jérusalem, les filles de Juda, c’est-à-dire toutes les cités d’Israël, c’est le peuple élu, et c’est comme toujours la figure de l’Église. Qu’a-t-elle donc entendu qui la mette ainsi dans la joie ? C’est la proclamation de cette souveraineté universelle de Dieu : ici, dans la liturgie du temps après l’Épiphanie, c’est la manifestation de la divinité et de la royauté du Messie que nous acclamons.
La mélodie commence par un grand élan d’adoration et monte dans les hauteurs pour invoquer les Anges. Puis elle s’apaise et exprime une joie contenue mais bien affirmée. Cet Introït est accompagné bien entendu du premier verset du psaume 96, celui que nous retrouverons dans l’Alléluia.
Dominus regnavit, exsultet terra : lætentur insulæ multæ.
Le Seigneur est Roi, la terre exulte, les îles innombrables se réjouissent.
Graduel : Timebunt gentes
Le chant du Graduel du troisième dimanche après l’Épiphanie est tiré du psaume 101, qui est, dans son ensemble, une grande supplication douloureuse du peuple d’Israël en butte aux persécutions des ses ennemis, emmené en captivité loin de la ville sainte de Jérusalem et du temple détruit ; mais il contient aussi une partie pleine d’espérance, prophétisant la victoire du Seigneur sur ses ennemis et la reconstruction du temple.
Timebunt gentes nomen tuum, Domine, et omnes reges terræ gloriam tuam. Quoniam ædificavit Dominus Sion, et videbitur in majestate sua.
Les nations craindront votre Nom, Seigneur, et tous les rois de la terre craindront votre gloire, car le Seigneur a rebâti Sion, et Il y paraîtra dans Sa majesté.
On retrouve ici Sion déjà mentionnée à l’Introït, la cité sainte de Jérusalem, une fois encore figure de l’Église dont Isaïe déjà, le jour de l’Épiphanie, avait annoncé le triomphe et la gloire quand tous les peuples et les rois de la terre, qu’ils le veuillent ou non, devront se soumettre au règne du Christ Roi. La mélodie reprend encore des formules connues que nous avons déjà entendues les deux précédents dimanches mais qui s’adaptent parfaitement bien au texte du jour dans une tonalité de joie très affirmée.
Alléluia : Dominus regnavit, exsultet
Nous retrouvons à l’Alléluia du troisième dimanche après l’Épiphanie le début du psaume 96 qui figurait déjà comme verset de l’Introït.
Dominus regnavit, exsultet terra : lætentur insulæ multæ.
Le Seigneur est Roi, la terre exulte, les îles innombrables se réjouissent.
C’est donc encore la divinité et la royauté de notre Seigneur qui provoquent la joie de tous les hommes, ceux qui habitent le continent et ceux qui habitent dans les îles, c’est à dire tout l’univers connu.
La mélodie légère, fluide, aux grandes vocalises, exprime à merveille cette joie. C’est encore, comme les deux derniers dimanches, une mélodie type que nous avons déjà entendue, notamment celle-ci à la messe de minuit de Noël.
Offertoire : Dextera Domini
L’Offertoire du troisième dimanche après l’Épiphanie est un magnifique chant d’action de grâce.
Dextera Domini fecit virtutem, dextera Domini exaltavit me : non moriar, sed vivam, et narrabo opera Domini.
La droite du Seigneur a exercé sa puissance, la droite du Seigneur m’a relevé, je ne mourrai pas, je vivrai et je raconterai les œuvres du Seigneur.
On retrouvera ce chant pendant la Semaine sainte où il sera placé alors dans la bouche du Christ. D’ailleurs le psaume 117 d’où il est tiré est par excellence un psaume pascal qui est largement utilisé dans la liturgie de Pâques. C’est un des grands psaumes qui commencent par : ” Louez le Seigneur car Il est bon, car sa miséricorde est éternelle “, comme celui que nous avons trouvé au Graduel de dimanche dernier. Et ici encore c’est l’œuvre de la Rédemption pour laquelle l’âme fidèle remercie et glorifie le Seigneur. Cette action de grâce se termine comme celle de l’Offertoire de dimanche dernier avec le même mot narrabo, je raconterai tout ce que le Seigneur a fait pour moi : mais la mélodie est très différente de celle de ce dernier qui était tout à fait exceptionnelle par son ampleur et son enthousiasme. Celle-ci est assez solennelle mais dans une ambiance contemplative. Elle exprime admirablement les sentiments du texte. Les mots dextera Domini, qui désignent la main droite du Seigneur symbole de sa puissance, reviennent deux fois, la première fois d’une façon très solennelle, la deuxième fois avec une insistance joyeuse et pleine d’assurance. L’affirmation non moriar : je ne mourrai pas, est lancée avec une inébranlable certitude, tandis que la finale narrabo opera Domini : je raconterai les œuvres du Seigneur, s’épanouit en un épanchement mystique et assez doux.
Communion : Mirabantur
Le texte de la Communion du troisième dimanche après l’Épiphanie est un passage de l’Évangile, mais il ne s’agit pas de l’Évangile du jour. Il est pris ici en saint Luc au chapitre IV.
Mirabantur omnes de his quæ procedebant de ore Dei.
Tous étaient stupéfaits des paroles qui sortaient de la bouche de Dieu.
Bien entendu saint Luc n’a pas écrit ” de la bouche de Dieu ” mais simplement ” de sa bouche “, celle du fils de Joseph qui venait de prendre la parole pour la première fois dans la synagogue de Nazareth, laissant entendre nettement, après avoir lu un passage d’Isaïe, que le Messie annoncé par le prophète c’était lui. On comprend la stupéfaction des auditeurs. La liturgie a modifié le texte pour affirmer, en ce temps après l’Épiphanie, que nous croyons à la divinité de Jésus. Nous qui savons qu’Il est Dieu, nos sentiments ne sont plus de stupéfaction comme ceux des habitants de Nazareth, mais d’admiration, d’adoration et de louange. C’est ce qu’exprime la mélodie ce cette petite antienne, qui bien que courte, est très ornée et chargée de neumes.
Un retour aux sources qui porte des fruits
Dans le numéro de cette semaine consacré à saint François de Sales, France Catholique a interrogé Mère Marie-Jean, supérieure des soeurs de la Visitation, communauté salésienne présente à Nantes depuis 400 ans, actuellement en plein renouveau. Extrait :

Neuvaine pour les séminaristes de Toulon (jour 8)
Très Sainte Vierge Marie, vous que nous osons appeler Notre-Dame de toutes grâces, nous vous confions très spécialement les séminaristes et diacres du diocèse de Fréjus-Toulon. En cette neuvaine de chapelets que nous récitons à leur intention, nous vous demandons de dénouer les nœuds qui empêchent leur chemin de croissance vers l’ordination sacerdotale. Nous voulons faire la volonté de Dieu et le cherchons de toute notre âme. Aidez-nous à grandir dans l’esprit de silence et de prière. Conduisez-nous sur le chemin de l’oraison quotidienne pour que nous sachions reconnaître le divin vouloir de Dieu.
O Mère de ceux qui peinent et pleurent, notre confiance est immense, intercédez pour ceux qui vous invoquent. Notre Dame de toutes grâces, priez pour nous.
Les belles figures de l’Histoire : saint François de Sales
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas :
Fils de saint Louis, montrez-nous le ciel !
Sermon de l’abbé Le Coq, FSSP, pour le 21 janvier 2023 :
« Le Roi est mort! »
Si certains se sentent comme obligés de faire du 14 juillet, anniversaire de la risible prise de la Bastille, une joyeuse fête nationale, avec feu d’artifice et cotillons, nous nous sentons, quant à nous, un devoir grave de commémorer plutôt le jour de la mort tragique du Roi Louis XVI, 21 janvier 1793.
Devoir impérieux, en effet, pour tous les français et pour tous les chrétiens de faire mémoire de ce qui s’est passé, en France, ce jour-là.
Ce jour-là un sang a coulé.
Ce n’était certes pas le premier sang à avoir été répandu sur la terre ancestrale. Mais le sang qui avait coulé jusque-là, dans l’Histoire, était celui que nos ancêtres avaient été prêts à sacrifier volontairement pour le bien de la Patrie.
Depuis toujours on savait « mourir pour la France » : on savait donner sa vie sur les champs de bataille au nom du Bien commun. Et la longue épopée de notre peuple le prouvait de générations en générations.
Quoi qu’il en soit, et quoi qu’il en coute, on sortait des tranchées, on montait à l’assaut, on mettait sa vie en péril pour faire barrage à l’ennemi et protéger ceux qui étaient à l’arrière. Protéger ceux qui ne pouvaient se battre : vieille tradition chevaleresque millénaire de « défendre la veuve et l’orphelin », et de mettre sa vie au service d’une cause plus grande que soi.
Le sang versé était donc, depuis toujours, un lourd tribut accepté par nos pères, un prix consenti pour préserver notre pays : pour le garder libre à l’intérieur et grand à l’extérieur. La mort, pour les familles, était certes toujours un drame mais un drame honorable : une marque de courage et de force. C’était aussi le signe de la vitalité de notre race que de savoir défendre nos frontières et de mourir pour nos frères.
L’impôt du Sang était un prix très lourd mais un prix acceptable : car le Bien du Pays, sa liberté et son rayonnement valaient tous les efforts et tous les sacrifices.
Mais on parlait alors, bien-sur, du sacrifice de « SOI ». Car si on évoquait la nécessité « possible » de devoir parfois mourir pour sauver son prochain, on avait en même temps l’honnêteté (et l’élégance) d’être prêt à sacrifier SA propre vie et ne pas demander aux autres de le faire à notre place. On était prêt à donner SA vie non pas celle du voisin. Tel était le réflexe chrétien.
Le Sang avait donc, en France, toujours su être capable de couler pourvu que le motif fut à la hauteur. Et toujours, en conséquence, en France, à l’appel du Tocsin, des français avaient répondu présent pour sortir du rang et être volontaire pour partir et accomplir leur devoir…
Mais le sang qui coula le 21 janvier était bien différent.
Il était certes lui aussi un sang français ( et même le sang le plus français qui soit) mais ce ne fut pas ce jour-là un sang « donné »… ce fut un sang « volé ». Conséquence d’un crime, d’un meurtre, d’un outrage : le sang jeté par terre, ce jour-là, avait pour origine un sacrilège.
Celui dont le sang était ainsi profané et gâché était le Roi de France. Prince de tout un Pays et père de tout un peuple. Désigné « par la grâce de Dieu » pour gouverner « le plus beau des royaumes après celui du Ciel ».
Et c’était bien cela qui était recherché par l’exécution capitale qui eut lieu ce jour-là. Atteindre le principe et, s’il était possible : s’en prendre à Celui par qui le Roi tenait son pouvoir et sa couronne. En tuant le Roi ce jour-là on voulut tuer Dieu. Vieille tentation qu’on trouve déjà dans le Livre de la Genèse : l’homme se laissant détourner de l’Ordre créé pour aller contre tout ce qui lui avait été confié. Contre l’Ordre divin, le démon tenta les humains de se rebeller et de préférer le chaos. Et le malheur arriva. et le monde s’effondra.
Malheur ! Oui! Malheur qui se propagea.
Folie humaine que de renier l’Ordre, le Bien, le Vrai, le Beau pour préférer le désordre, le Mal, le Mensonge et la laideur…
« Liberté, que de crimes on commet en ton nom… »
En face de l’injustice qui était perpétrée non seulement ce jour-là (21 janvier- place de la Concorde-) mais aussi pendant toutes les funestes années de la république naissante (injustice qui atteignait en même temps le Roi et qui frappait aussi ses sujets restés fidèles) Louis-Auguste de France montra, en ses derniers moments de vie, l’exemple que le Christ avait appris à ceux qui ont la Foi et qui croient à la vie éternelle…
Au nom même de son sang qui allait être injustement piétiné par des poissardes et par ceux, avinés, qui portaient la carmagnole et qui venaient s’amuser de sa mort comme on va au spectacle : le Roi parla une dernière fois… et IL PARDONNA!… PLUS ENCORE : le Roi pria Dieu que ce sang ne retombe pas sur la France comme une cause de vengeance mais comme une source de Rédemption.
On voulu lui VOLER son sang? Il accepta de le DONNER. Mieux : il l’OFFRIT en sacrifice à Dieu pour le bien des français. Ce sang qu’on lui arrachait PAR HAINE, le ROI en fit un sang DONNÉ QUAND-MÊME. Un sang donné… PAR AMOUR. Et, en cela, il rejoignait l’épopée ancestrale de tous les autres sang versés du passé.
Louis XVI mourut en grand monarque et en vrai catholique (lui dont le titre était justement celui de « Roi très chrétien »: Il mourut pour ses frères.
En ce jour anniversaire nous voulons faire mémoire de l’héroïsme de tous ceux qui sont morts (et dont les cris d’épouvante de beaucoup s’entendirent jusqu’à notre église de Saint Clément puisqu’à Nantes on tua, on massacra et on noya tellement que les Nantais, dit-on, se plaignaient de ne plus pouvoir dormir à cause du hurlement des agonisants…). Nous venons honorer tous ceux dont le sang fut injustement versé. Nous venons honorer le sang de tous ces Français dont nous sommes les descendants fiers et reconnaissants. Et nous venons spécialement honorer le sang de Louis XVI qui les résume tous.
« Fils de Saint Louis, MONTEZ AU CIEL !» avait dit le confesseur du Roi au moment où le monarque montait les escaliers de l’échafaud en même temps qu’il gravissait les marches de l’autel de son sacrifice.
Aujourd’hui nous lui disons : « Fils de Saint Louis, MONTREZ-NOUS LE CIEL!» et obtenez-nous la force d’âme qu’il nous faudra, quelles que soient les circonstances futures, pour être toujours dignes de vous et de nos ancêtres : prêts à répondre présent pour sortir du rang et être volontaire pour partir et accomplir notre devoir.
AMEN
L’exemple de la royauté française peut servir de guide en ces temps d’épreuve.
À l’occasion de l’anniversaire de la mort de Louis XVI, le 21 janvier 1793, le Duc d’Anjou dresse dans Le Figaro un bilan de l’état de la France, et présente ses vœux pour l’année à venir :
Janvier, temps de vœux ! Et pour moi, chef de la Maison de Bourbon, successeur des rois de France, temps d’une réflexion sur le fait politique, réflexion toujours renouvelée en souvenir de la mort du roi Louis XVI il y a 230 ans, qui continue à donner lieu à de nombreuses cérémonies. Elles ne sont plus seulement expiatoires mais, ce premier procès politique incite à réfléchir à la finalité du pouvoir. Son lien avec la société qui, s’il est perdu, rompt le pacte de confiance entre le peuple et ses institutions et donc brise ce qui fait la raison même de l’État.
En 2022, la France a connu des situations que nous pensions ne plus jamais avoir à vivre, à l’époque contemporaine. Notre pays a été soumis à des pénuries dans des domaines aussi vitaux que certains produits alimentaires ou certains médicaments ; son horizon s’ouvre sur des perspectives de restrictions en matière d’énergie. À ces maux s’ajoutent l’insécurité grandissante et la hausse du coût de la vie. De tels fléaux ne fragilisent pas seulement les familles : ils révèlent la dissolution de notre souveraineté. Cet état de fait découle de décisions prises depuis des décennies, sans considération ni du bien public, ni du réel. Le mirage de la consommation effrénée reposant sur une mondialisation non maîtrisée, ajouté au relativisme et au reniement des valeurs les plus élémentaires, se révèle peu à peu au grand jour, dans sa triste réalité. Malgré les cris d’alarme autant que de détresse que l’autisme politique n’a pas voulu entendre, la situation d’un nombre croissant de nos concitoyens s’est détériorée.
Les pauvres sont encore plus pauvres et toujours plus nombreux, puisque la pauvreté touche désormais les anciennes classes intermédiaires et les retraités ; certaines provinces sont de véritables déserts sociaux, économiques, sanitaires, et bien sûr culturels. La crise s’est étendue et frappe toute la société matériellement et spirituellement. Déjà, nous voyons s’annoncer des lois inhumaines qui mettront en péril l’existence même des plus âgés et des malades. Alimentée par la démagogie ou le souci de plaire à quelques groupes de pression, une telle politique trahit sa mission la plus haute. Exactement le contraire de ce qu’avait voulu montrer par son sacrifice, le roi Louis XVI qui, dans son testament demande à Dieu de pardonner ses ennemis.
À bien des égards, notre société est à reconstruire. L’exemple de ce que fut la royauté française et ses réussites peut servir de guide à tous les Français de bonne volonté qui voudront s’atteler à cette tâche immense. L’histoire nous montre que ces sursauts sont possibles quand l’espérance en une destinée commune reprend le dessus. Ce fut le cas après la guerre de Cent Ans, ce le fut après les guerres de religion ; ce le fut lors de la Restauration, après les errements tragiques de la Révolution et de ses suites. Soucieux de son avenir voulu et non subi, le peuple de France a toujours su retrouver son énergie, son esprit d’initiative et sa volonté.
Or, au-delà du marasme et des crises, je constate que de nouvelles initiatives, courageuses et positives, font jour dans de nombreux domaines. De tels sursauts suffisent à nous redonner espoir. Il est de mon devoir de les soutenir et de les encourager, partout où cela est possible. Ce renouveau se manifeste en particulier dans le domaine de l’éducation, si gravement touché par des réformes absurdes inspirées d’idéologies destructrices. À l’heure actuelle, des écoles cherchent à retrouver le véritable sens des études, à transmettre les valeurs essentielles de la culture, si nécessaires à l’épanouissement des jeunes. Le mouvement, qui avait commencé par les petites classes, atteint désormais l’enseignement supérieur. Un mouvement similaire s’observe parmi ceux que l’on nomme les nouveaux agriculteurs. Ces hommes et ces femmes ont le courage de placer leur si belle mission – nourrir leurs concitoyens – avant les objectifs que la technocratie cherche à leur imposer.
Je tiens aussi tout particulièrement à souligner la contribution au bien commun des entreprises locales, qui luttent pour développer, partout en France, l’activité économique et l’emploi. C’est en général par leur souci d’authenticité, leur fidélité aux traditions des provinces où elles sont implantées que se distinguent ces entreprises plaçant l’éthique avant le seul profit financier. On ne saurait trop encourager les entrepreneurs qui acceptent les risques inhérents à une telle aventure. Leur énergie et leur enthousiasme contribuent à faire vivre notre pays. Il n’est pas moins réconfortant d’observer qu’en matière de santé, de nouveaux établissements – tant de soin que de recherche – accomplissent un travail admirable. Là encore, les initiatives personnelles et le dévouement viennent remédier à l’incurie des pouvoirs publics et assurent un service essentiel, y compris dans des zones souvent délaissées par l’État. L’extraordinaire abnégation des soignants, la haute idée qui les guide dans l’accomplissement de leur tâche, contribuent à rendre notre société plus humaine.
Les Français savent renouer avec les vertus de leur histoire pour eux-mêmes et le monde. La France ne doit pas seulement retrouver sa puissance ; elle doit, plus encore, retrouver son âme. En cela, elle se montrera fidèle au programme millénaire de la monarchie tout en étant un exemple pour les autres nations.
Chacun d’entre nous, quelle que soit la place que la providence lui a assignée, doit contribuer pour sa part à ce sursaut. Autant que possible, notre engagement pour le bien commun doit se manifester en toutes circonstances, dans nos vies professionnelles aussi bien que familiales. La société ne se réformera que si nous savons prendre nos responsabilités, ce qui signifie pour les Français être fidèles aux promesses de leur histoire. Tels sont les vœux que je forme pour la France à l’aube de cette année nouvelle.
Rosaire pour la vie à la Marche pour la vie
Communiqué de SOS Tout-Petits pour Marche pour la Vie dimanche 22 janvier 2023
Rendez-vous de SOS Tout-Petits à 14 h., à l’angle du boulevard de Vaugirard et du boulevard Pasteur, à l’arrière du cortège, c’est-à-dire au coin de la rue de l’Armorique, pour dire le Rosaire en réparation pour tous les avortements volontaires, et pour la protection de la Vie humaine.
Eloge d’Henri de La Rochejaquelein
Les éditions de Chiré viennent de rééditer l’Eloge d’Henri de La Rochejaquelein (tué le 28 janvier 1794), livret d’une trentaine de pages, prononcé par Mgr Anatole de Cabrières, évêque de Montpellier, le 26 septembre 1895 à Saint-Aubin-de-Baubigné, à l’occasion de l’inauguration de la statue érigée en l’honneur de « Monsieur Henri ». Mgr Anatole de Cabrières (1830-1921) sera créé cardinal par saint Pie X en 1911.
« Je n’ai sur les lèvres, à cette heure, que le mot de victoire. Henri de La Rochejaquelein, dont le grand souvenir nous rassemble, après un siècle écoulé depuis sa mort, n’est-il pas un victorieux, dont cette foule immense atteste le triomphe ? Et le soleil radieux, qui dore aujourd’hui et réchauffe sa tombe, n’est-il pas l’image sensible du rayonnement impérissable de sa gloire ? Tout chrétien, tout homme de cœur s’incline avec respect devant cette mémoire si pure, si vraiment héroïque, que les années n’ont pas seulement laissée survivre à tant de révolutions et de ruines, mais qu’elles ont fait monter vers un horizon de plus en plus serein et lumineux. »
Le comte de Chambord écrivait à Mgr de Cabrières, 31 mars 1880 :
« Les évêques ont fait la France d’accord avec ses rois légitimes ; c’est encore à eux qu’il appartient de la relever de ses abaissements et de préparer les voies à la monarchie chrétienne »
Big Pharma et ses influenceurs !
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
“Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir”. Jean de la Fontaine. Extrait de la fable, “Les Animaux de la peste. 1678”.
L’Ozempic est un antidiabétique. Son concepteur, le laboratoire Danois Novo Nordisk, aimerait bien le hisser en haut du podium des jeux du même nom ou presque. Sa substance active est la Sémaglutide. Des “influenceurs” dans les réseaux sociaux n’hésitent pas à vanter ses mérites pour la perte de poids.
En effet outre-atlantique, l’Ozempic est utilisé comme coupe-faim et conseillé comme tel. Sa communication virale – terme à la mode – finit par provoquer des tensions d’approvisionnement pour les patients diabétiques.
Le laboratoire Danois Novo Nordisk figure à la 6e place des entreprises pharmaceutiques dans le monde en termes de valeur marché. Il est spécialisé dans les traitements contre le diabète, mais aussi dans l’hémostase, l’hormone de croissance, les traitements hormonaux et l’obésité.
La Sémaglutide permet donc de soigner le Diabète de type 2. Jusque-là, tout va bien, mais elle permet aussi de maigrir, car elle coupe la faim. Elle permet donc de réduire la glycémie, le poids corporel et la masse grasse. Capricieuse molécule…
Comme trop souvent, dès que l’on creuse un peu, ça sent le gaz. Dans un article de “Trust my Science du 8 juin 2021”, ayant pour titre : “Un traitement contre le surpoids et l’obésité ultra-efficace approuvé par la FDA”, le traitement miraculeux coûte une “blinde”, -1300 $ par mois -, et les effets secondaires sont des nausées, des diarrhées et des douleurs abdominales.
Toujours dans le même article, il est écrit et je cite : “Novo Nordisk est aussi l’un des trois principaux fournisseurs mondiaux d’insuline, dont le prix a été multiplié par trois ces dix dernières années aux États-Unis, sans raison objective, passant de 230 dollars en 2010 à 730 dollars par mois aujourd’hui ! À tel point que des millions de diabétiques américains ne peuvent plus se soigner”
Toujours aussi sympathique les labos. Décidément, il n’y en pas un pour racheter l’autre.
Mais revenons aux influenceurs des Réseaux Sociaux. Le Quotidien du Pharmacien du 1er décembre 2022 consacre deux pages à ce sujet. Article de David Paitraud, ayant pour titre : Ozempic : le jeu dangereux des influenceurs.
Extraits : “Depuis plusieurs mois, les propriétés coupe-faim de l’antidiabétique Ozempic (Sémaglutide) font l’objet d’une communication virale, et son détournement à des fins amaigrissantes sauvagement promu sur les réseaux sociaux provoque des tensions d’approvisionnement délétères pour les patients diabétiques. Le phénomène n’épargne plus la France.”… “Lorsque le patient m’a présenté son ordonnance d’Ozempic, 1 mg, à la posologie d’une injection par semaine, plusieurs éléments m’ont interpellée », se souvient Morgane Le Du, pharmacienne à la pharmacie Lafayette Colombia de Rennes. Sur la prescription établie par un médecin généraliste spécialisé en nutrition, ce dernier avait pris le soin d’ajouter la mention « prescription d’Ozempic car intolérance à la metformine ». « Le patient n’avait pas d’ALD – affection longue durée – pour le diabète ; il m’a confirmé ne pas être diabétique et ne jamais avoir pris de metformine. En revanche, il prenait Ozempic depuis plusieurs mois, pour perdre du poids.”
Le pharmacien semble être devenu le garde-chiourme des ordonnances médicales. Sonnez buccins et trompettes, une de leur nouvelle mission est de faire obstacle à la fraude à l’assurance-maladie. Vu le trou vertigineux de cette dernière, -19,7 milliards en 2022 (1) -, c’est inefficace et totalement inutile.
Bien que Novo Nordisk se garde bien dans ses déclarations d’encourager les influenceurs, “- Quotidien du Pharmacien, même article sur l’Ozempic : Novo Nordisk n’encourage ni ne promeut l’utilisation de ses médicaments en dehors des indications pour lesquelles ils sont homologués” -, il n’en reste pas moins que les VRP de la Sémaglutide s’en donnent à cœur joie. Les qualificatifs employés sur Tik Tok ou Twitter vantant la perte de poids s’envolent : ” Fantastique, magique, miraculeux…”
L’univers de la communication et de la propagande est à géométrie variable. Tout est permis quand vous êtes du “bon côté”. Pas de censures, pas de risques d’exclusions des réseaux sociaux, pas de plaintes déposées par les labos, pas de mise en garde des GAFAM. Même la publicité pour “Copenhague Pride” est vantée dans la page Facebook de Novo Nordisk. Extrait : ” 20 août 2022 : plus de 500 collègues se joignent au défilé de Copenhague Pride pour célébrer la diversité, l’inclusion et l’amour. Tant de joie dans les rues. Souvenons-nous de cela tous les jours et transformez-le en action pour tous.” Récupération quand tu nous tiens !
Novo Nordisk condamne d’un côté et empoche de l’autre. Cynique business. En revanche, quand des lanceurs d’alertes et des médias libres et indépendants essayent de faire connaître leurs légitimes revendications, enquêtes et investigations précises sur les réseaux sociaux, curieusement les ennuis s’accumulent. Peu ou pas de visibilité, comptes supprimés, censures omniprésentes, etc. Dormez-bien braves gens, les censeurs veillent au grain.
Il y aurait à peu près 100 000 influenceurs en France. Mais qu’est-ce qu’un influenceur ? Ce terme désigne toute personne qui dispose d’une notoriété sur une thématique spécifique au travers du web et notamment dans les réseaux sociaux.
“Être du bon ou du mauvais côté ?” Éternelle question qui concerne le vaste sujet du bien et du mal. Le bien se définit dans la construction positive avec un minimum de destruction. Recette simple, explicite et vérifiable.
Donc, en laissant le champ libre ou presque à leurs influenceurs VRP, Novo Nordisk, comme d’autres laboratoires pharmaceutiques, peuvent mettre en danger la vie d’autrui, tout en empochant des bénéfices juteux. Comme trop souvent, le risque est minimisé et le dividende est roi.
Censures impitoyables d’un côté, tolérance de l’autre. L’impartialité et l’honnêteté semblent être deux concepts surannés.
Claude Janvier
Écrivain, essayiste. Co-auteur avec Jean-Loup Izambert du “Virus et le Président” et de “Covid-19. Le bilan en 40 questions”. IS Édition https://www.is-edition.com/
Notes :
1) https://www.lemonde.fr/politique/article/2022/07/12/en-2022-le-deficit-de-la-securite-sociale-pourrait-etre-revu-a-la-baisse_6134442_823448.html
Réseaux sociaux : les influenceurs ont-ils un impact sur les consommateurs ?
Comment les laboratoires pharmaceutiques s’appuient sur la vidéo et les influenceurs en ligne
Un traitement contre le surpoids et l’obésité ultra-efficace approuvé par la FDA
Testament du Roi Louis XVI
Testament de Sa Majesté le Roi Martyr, Louis XVI, rédigé le 25 décembre 1792 :
La mission Rosa Mystica recherche un médecin pour sa mission aux Philippines du 5 au 12 mars
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
L’ACIM (Association catholique des médecins, infirmières et personnels de santé) recherche un médecin pour sa prochaine mission médicale Rosa Mystica aux Philippines
du 5 au 12 mars 2023
La prochaine Mission médicale Rosa Mystica, organisée depuis 16 ans par l’ACIM, aura lieu, du 5 au 12 mars 2023, dans six villages des hautes terres d’Alabel et de Malapatan de la province de Sarangani et de celles de Malita de la province de Davao Occidental. Ces montagnes se situent à l’est de la grande ville de General Santos où l’Acim tient un dispensaire et où la mission Rosa Mystica s’est déjà tenue à plusieurs reprises. Jusqu’à l’été 2022 les régions montagneuses alentours étaient inaccessibles car elles étaient entre les mains des communistes et des terroristes islamiques depuis des décennies. Le 21 septembre 2022 un traité de pacification a été signé entre les rebelles, qui se sont rendus, et le gouvernement. Yolly, infirmière-permanente d’ACIM-Asia (branche philippine de l’ACIM), et cheville ouvrière de la mission Rosa Mystica depuis 2007, était allée visiter un de ces villages en 1998, en tant qu’infirmière scolaire, afin de secourir un enfant qui, comme toute sa tribu, était en train de mourir de faim à cause d’une terrible sécheresse et surtout de l’isolement de ces zones que les rebelles tenaient en otage. Elle n’avait jamais pu y retourner à cause de l’insécurité qui y régnait. Vingt-cinq ans plus tard, la promesse qu’elle avait faite aux habitants du village de revenir avec des médicaments pour les soigner va se réaliser. Malheureusement deux médecins qui s’étaient engagés à participer à la mission ont dû y renoncer pour des raisons de santé ou familiales. Nous aurions besoin d’un ou deux médecins de plus afin de venir plus efficacement en aide à ces populations longtemps coupées du monde, vivant sans soin et dans une extrême pauvreté à cause de la guerre qui a sévi pendant des années.
Nous remercions tous les amis et bienfaiteurs de la Mission qui prient pour elle et permettent aux volontaires étrangers et philippins d’apporter un peu de soulagement à ces populations déshéritées.
Vous êtes médecin et vous souhaitez vous joindre à la mission, vous pouvez nous contacter à l’adresse suivante :
[email protected]
ou bien :
[email protected]
Vous souhaitez nous aider par un don :
par paypal sur le site : www.rosamystica-mission.com
Par chèque ou virement à : Acim, 2, route d’Equihen, 62360 Saint-Etienne-au-Mont.
Histoire de la messe interdite
Interventions de Cyril Farret d’Astiès et Victoire De Jaeghere lors du colloque sur la messe traditionnelle le 24 septembre 2022 :
Traditionis custodes : les principes du pape François sont-ils appliqués ?
Explication en forme de supplique, par Rémi Fontaine :
Très Saint Père,
A la lumière de vos quatre grands principes d’action, résumés notamment dans Evangelii Gaudium, nous osons vous supplier très filialement, avec tout le respect dû à votre fonction suprême, de revoir la logique contradictoire de votre Motu proprio Traditionis custodes ainsi que les mesures et projets qui en découlent.
Principe 1 : « Le temps est supérieur à l’espace. »
Au lieu de la tentation trop humaine de rechercher à occuper ou posséder des « espaces de pouvoir » (pour les principales positions sur la liturgie), ce qui ne fait guère bouger les choses (comme l’a manifesté la funeste guerre liturgique), initions plutôt, selon vos mots, des « processus », des « dynamiques » avec d’autres personnes et d’autres groupes qui pourront les développer à leur tour. C’est précisément ce qu’a fait votre prédécesseur Benoît XVI par son Motu proprio Summorum pontificum, proposant un enrichissement mutuel des formes du rite romain et une herméneutique de la réforme dans la continuité. Cela permet de « travailler à long terme, sans être obsédé par les résultats immédiats ». N’est-ce pas, en dépit de quelques objections véritables, ce processus pacifique et fécond que laissait apparaître la consultation menée avec les évêques du monde dont les résultats n’ont mystérieusement jamais été divulgués ?
Principe 2 : « L’unité prévaut sur le conflit. »
Là encore, selon vos réflexions, il ne s’agit pas de nier la réalité des conflits avec leurs pôles déterminants, mais de les reconnaître et de les affronter avec la forte volonté de les résoudre, sans dialectique ni diabolisation idéologiques. Ce qui suppose de construire des médiations pour nourrir le dialogue en vue d’« harmoniser toutes les diversités ». N’est-ce pas aussi ce voulait Benoît XVI avec son projet de réforme de la réforme impliquant une rupture avec (l’herméneutique de) la rupture ?
Principe 3 : « La réalité est plus importante que l’idée. »
La résilience de l’ancien ordo et sa résurgence auprès de nombreuses familles et d’une jeunesse missionnaire constituent une réalité avec laquelle il faut compter face à l’idée d’une réforme qui voulait s’imposer unanimement au peuple de Dieu pour renouveler dûment la liturgie. Si importante ou nécessaire que soit cette idée d’une élite, les idées, les connaissances, les normes ne suffisent pas : elles doivent sans cesse être confrontées avec le réel qu’on doit respecter dans sa complexité ou sa diversité et qui finit toujours par commander. A défaut, vous l’avez expliqué, on ne pourra construire que sur du sable. Ou, débrayant ainsi du réel, l’idée tournera dans le vide de l’idéologie. La distorsion qui existe entre l’intention de la réforme conciliaire, ses normes (rappelées à nouveau en partie dans Desiderio Desideravi) et son application visiblement inadéquate dans la réalité indigente de multiples assemblées depuis des décennies, appellent à s’interroger sur la pertinence de cette idée autant que la résilience et la résurgence de ce qu’elle a voulu éradiquer.
Principe 4 : « Le tout est supérieur à la partie. »
Le saint sacrifice de la messe prime ses diverses formes rituelles aussi bien dans le temps que dans l’espace. « Peu importe le chandelier pourvu qu’il y ait la flamme ! » (Marie Noël). Le fait qu’il y ait plusieurs formes dans l’art de célébrer n’empêche pas l’unité (cf. principe 2) ni la communion, pourvu qu’on garde la foi, l’espérance et la charité. « Prêter attention à la dimension globale » sans « perdre de vue ce qui est local, ce qui nous fait marcher les deux pieds sur la terre », avez-vous écrit, ici ou ailleurs, hier et maintenant, dans le souci des besoins concrets des âmes et pour leur salut. De même les différents rites reconnus par l’Eglise au fil du temps ou à travers le monde n’ont jamais entravé son unité dans la diversité, selon votre image éloquente du polyèdre. Si les parties sont pour le tout, ne serait-ce pas nuire au tout – le bien commun de la messe – que de vouloir arbitrairement s’en prendre à une partie si lumineuse et fructueuse, de se servir d’une nouvelle partie comme « arme par destination » contre cette ancienne partie reconnue, prenant cette nouvelle partie pour un tout ?
Sans vouloir entrer davantage dans les débats théologiques existant en cette crise majeure de l’Eglise militante qui ne se limite pas hélas à la liturgie, c’est un simple « catholique du bout du banc » (1) qui, au regard simplement de vos quatre principes d’action (2), réitère aujourd’hui dans les mêmes termes la réclamation adressée par Jean Madiran au pape Paul VI le 27 octobre 1972 : « Rendez-nous la messe ! » (3)
Rémi Fontaine
(1) https://lesalonbeige.fr/en-1976-lettre-dun-catholique-du-bout-du-banc-a-son-eveque-nihil-novi/
(2) Critères d’une sorte de prudence sapientielle, ils constituent, selon vous, « l’axe autour duquel le processus de réconciliation peut tourner ».
(3) Cf. Itinéraires n° 169 de janvier 1973 : « Rendez-nous la messe catholique traditionnelle, latine et grégorienne selon le Missel de saint Pie V… Très Saint Père, que ce soit par vous ou sans vous que nous ayons été, chaque jour davantage sous votre pontificat, privés de la messe traditionnelle, il n’importe. L’important est que vous, qui pouvez nous la rendre, nous la rendiez. Nous vous la réclamons. »
Neuvaine avec Don Bosco : la recette pour bien éduquer
Le 31 Janvier, l’Eglise est invitée a fêter Don Bosco, prêtre éducateur de Turin (1815-1888). Lors de l’année du centenaire de sa mort, il fut proclamé « Père et Maitre de la jeunesse » par St Jean Paul II, qui le proposa comme modèle pour tous les éducateurs chrétiens, qu’ils soient parents, enseignants ou animateurs.
Rappelons que Don Bosco vécut lors d’un siècle marqué par de profondes mutations sur le plan sociétal, puisque l’on assistait au passage d’une société rurale et paysanne à une société urbaine et industrielle. Dans sa région du Piémont, bon nombre de jeunes quittaient leur campagne natale pour rejoindre la périphérie de la capitale industrielle, Turin, où ils vivaient dans des conditions effroyables, que ce soit sur le plan du logement ou du travail, et beaucoup finissaient en prison.
Marqué par sa visite aux jeunes détenus dans la maison d’arrêt de Turin, il se dit au sortir de la prison :
« Ah si ces jeunes avaient pu rencontrer, avant d’en arriver là, une oreille attentive à leurs difficultés, on aurait pu éviter cette incarcération si néfaste à leur devenir ! »
Alors que le système éducatif d’alors était très répressif, il initia une méthode préventive d’éducation de la jeunesse et consacra toute sa vie à répondre à ses besoins, offrant un toit à ceux qui étaient à la rue, une formation à ceux qui étaient au chômage, des loisirs à ceux qui étaient désoeuvrés et répondant au questionnement sur le sens de la vie par une actualisation du message évangélique.
Il qualifia sa pédagogie de « salésienne », en référence à l’évêque de Genève, Saint François de Sales, véritable apôtre de la douceur, car celle-ci était considérée par Don Bosco comme la qualité première de tout éducateur. Cette pédagogie était fondée sur la confiance – car, si on peut baser le pouvoir sur la menace, on ne peut fonder l’autorité que sur la confiance- et l’alliance – chaque jeune étant appelé a être acteur dans la mise en œuvre du processus éducatif.
Cette méthode éducative garde toute sa pertinence dans notre monde actuel, lui-aussi marqué par d’intenses phénomènes de mutation avec l’apparition du numérique. Je l’ai pour ma part expérimentée quarante années durant, à la fois lorsque je travaillais comme éducateur de rue dans des grandes cités de la banlieue parisienne (Chanteloup-les-Vignes, Argenteuil) et lyonnaise (Vaulx-en-Velin) ou comme directeur de centres éducatifs habilité par le ministère de la justice dans la banlieue de Caen et de Lyon. On aime résumer cette pédagogie par ce slogan : « Sans affection, pas de confiance ; sans confiance pas d’éducation ! » C’est ainsi que Don Bosco n’a cessé d’ « évangéliser en éduquant et d’éduquer en évangélisant ».
La neuvaine
Durant cette neuvaine organisée par Hozana, particulièrement destinée à ceux qui accompagnent des enfants sur leur chemin de croissance, chacun sera invité à
- méditer quelques paroles de ce grand saint éducateur,
- puis les illustrerai par quelques réflexions sur le plan éducatif,
- avant de conclure par une prière pour qu’il nous accorde la grâce de mettre en œuvre, à sa manière, la pédagogie du Christ.
Père JMarie Petitclerc – Vicaire du provincial des salésiens de Don Bosco
Le programme de la neuvaine jour après jour
- Vis tes rêves
- Heureux les doux
- Choisis de devenir saint
- Va vers les jeunes
- Fais confiance
- Noue l’alliance
- Aime comme le bon pasteur
- Demeure dans la joie
- Invoque Marie
Un mot sur l’intervenant – Père Jean-Marie Petitclerc
Ancien élève de l’Ecole Polytechnique et éducateur spécialisé diplôme d’Etat, le père Jean Marie Petitclerc, prêtre salésien de Don Bosco, a travaillé durant 40 années en qualité de responsable d’équipes de prévention dans des quartiers des banlieues parisienne et lyonnaise, et de directeur de foyers d’action éducative recevant des adolescents confiés par la protection de l’enfance ou la protection judiciaire de la jeunesse.
Devenu vicaire du provincial des salésiens de France/ Belgique/ Suisse/Maroc, il coordonne aujourd’hui le réseau Don Bosco Action sociale, qui fédère environ 25 associations d’action sociale sur le territoire de la province, gérant une centaine d’établissements et de services auprès de la jeunesse en difficultés dans le champ de la prévention, de la protection de l’enfance, de la protection judiciaire de la jeunesse et de l’insertion.
Il est l‘auteur d’une trentaine d’ouvrages, consacrés principalement a l’éducation.
Nul ne peut être condamné à la peine de mort, sauf les bébés
Nicolas Bauer, chercheur associé au European Centre for Law and Justice (ECLJ), publie une tribune dans Valeurs Actuelles à propos de la proposition de loi constitutionnelle sur l’avortement, qui arrive au Sénat le 1er février. Extrait :
[…] Ce texte, largement modifié par l’Assemblée, est formulé ainsi : « La loi garantit l’effectivité et l’égal accès au droit à l’interruption volontaire de grossesse. » Si la procédure de révision constitutionnelle aboutit, cette phrase a vocation à devenir l’article 66-2 de la Constitution. Une telle insertion d’un “droit à l’IVG” dans une Constitution n’a qu’un seul précédent : la Yougoslavie communiste de Tito.
Mathilde Panot a indiqué vouloir créer un article 66-2 « pour inscrire ce principe[du droit à l’IVG] au rang des libertés fondamentales individuelles, au même titre que l’interdiction de la peine de mort ». Une révision constitutionnelle avait déjà, en 2007, créé un article 66-1 consacrant l’abolition de la peine capitale. Le “droit à l’IVG” serait ainsi ajouté à la suite du principe selon lequel « nul ne peut être condamné à la peine de mort ». Aurore Bergé, présidente du groupe Renaissance à l’Assemblée, a approuvé ce choix.
Pourtant, les articles 64 à 66-1 appartiennent au titre VIII de la Constitution, qui est intitulé « De l’autorité judiciaire ». Autrement dit, c’est le chapitre de la Constitution qui concerne l’organisation de la justice. Il traite de l’indépendance de l’autorité judiciaire (article 64), du Conseil supérieur de la magistrature (article 65), puis interdit toute détention arbitraire (article 66). L’ajout en 2007 de l’interdiction de la peine capitale (article 66-1) relève du même thème. En revanche, le rapport entre l’avortement et le pouvoir judiciaire ne saute pas aux yeux.
Pour justifier d’un tel rapport, Mmes Panot et Bergé ont invoqué une précision présente à l’article 66 de la Constitution. L’autorité judiciaire y est qualifiée de « gardienne de la liberté individuelle », liberté dont l’IVG ferait partie. Ce raisonnement est bancal, car l’article 66 a pour objet le cadre judiciaire. C’est ce qu’ont rappelé trois professeurs de droit public, pourtant militants pro-IVG. Ils estiment que la création d’un article 66-2 n’est pas pertinente, « puisque par définition il s’agit de consacrer un droit […] en dehors de toute procédure judiciaire ».
Mmes Panot et Bergé avaient envisagé divers emplacements dans la Constitution pour insérer un “droit à l’IVG”, mais ont affirmé n’en avoir trouvé aucun de plus opportun. En réalité, la Constitution de 1958 n’a pas été conçue pour consacrer des droits individuels mais pour organiser les institutions étatiques. L’idée d’y ajouter un catalogue de droits se calque sur des modèles étrangers. Cet argument n’a que peu de valeur pour La France insoumise, qui vise à terme de remplacer la Constitution par une autre, “fourre-tout” de valeurs de gauche.
Faute d’avoir une motivation juridique réelle, la proposition d’insérer l’IVG à la suite de l’interdiction de la peine de mort a une explication politique. Il s’agit de s’appuyer sur une précédente révision constitutionnelle, qui avait été plébiscitée par le Parlement. En 2007, seuls 26 parlementaires sur 876 s’étaient opposés à la constitutionnalisation de l’abolition de la peine capitale. Or, pour Aurore Bergé, « l’IVG est un principe intangible et doit le rester, au même titre que l’interdiction de la peine de mort ».
Cette référence à l’abolition de la peine de mort est évidemment paradoxale. L’interdiction de la peine de mort visait à préserver la vie des pires criminels. Le “droit à l’IVG”, au contraire, promeut la mise à mort légale d’enfants innocents. Un pouvoir judiciaire avec de telles assises constitutionnelles ne pourrait plus prétendre rendre la justice. Il condamnerait l’innocent, tout en conférant au coupable une dignité absolue, inversant ainsi les principes fondateurs de la civilisation.
L’article 66-1 de la Constitution et la proposition d’y ajouter un article 66-2 mettent en lumière un deux poids, deux mesures en matière de respect de la vie humaine. L’enfant à naître, dont l’existence est menacée par l’avortement, devient une figure christique. Comme Ponce Pilate concernant Jésus, on ne trouve en cet enfant “aucun motif de condamnation”, et pourtant il peut être condamné à mort. À l’inverse, les pires criminels, tel Barabbas dans l’Évangile, échappent à une telle condamnation.
La justice est souvent représentée symboliquement par une femme avec les yeux bandés, tenant une balance et un glaive. Par la création d’un article 66-2 de la Constitution, le glaive de la justice serait utilisé sans sa balance, contre des enfants innocents. Ceux-ci seraient même les seules personnes dont la vie ne serait pas épargnée par ce glaive de la justice. Le bandeau sur les yeux de la femme représenterait alors non plus l’impartialité de la justice républicaine, mais son aveuglement face à la réalité de l’avortement.
Neuvaine pour les séminaristes de Toulon (jour 7)
Très Sainte Vierge Marie, vous que nous osons appeler Notre-Dame de toutes grâces, nous vous confions très spécialement les séminaristes et diacres du diocèse de Fréjus-Toulon. En cette neuvaine de chapelets que nous récitons à leur intention, nous vous demandons de dénouer les nœuds qui empêchent leur chemin de croissance vers l’ordination sacerdotale. Consolez les pauvres, ceux qui bénéficient des services de la générosité de la diaconie du Var, œuvre magnifique et qui a inspiré de nombreux autres diocèses de France. Donnez à ces pauvres la joie de voir les séminaristes retrouver la sérénité.
O Mère de ceux qui peinent et pleurent, notre confiance est immense, priez et intercédez pour ceux qui vous invoquent. Notre Dame de toutes grâces, priez pour nous.
50e March for Life à Washington
La 1ère de l’ère post Roe vs Wade. A suivre en direct sur la chaîne Youtube de la March for Life :
Marcher pour la vie est utile
Comme le rappelle Olivier Frèrejacques sur Liberté Politique :
Dimanche, des milliers de français, majoritairement des familles, descendront dans la rue à l’occasion de la Marche Pour La Vie. Un rendez-vous annuel du mois de janvier qui mobilise et permet, un peu, de compter les troupes… Mais est-ce bien utile ? Oui.
Être, ne pas disparaître, rester fidèle
Le rendez-vous annuel des marcheurs pro-vie a quelque chose de presque rituel, c’est un passage obligé de début d’année. Les causes défendues sont à contre-courant de la masse et de la majorité politico-médiatique mais sont justes. Ces marches n’ont pas empêché de revenir sur l’avortement pas plus, probablement, qu’elles n’empêcheront demain la légalisation de l’euthanasie. Et pourtant, se retrouver permet de savoir que l’on fait partie d’une communauté, d’un corps et que notre vision de l’Homme est partagée par d’autres. Être rassuré compte pour beaucoup, c’est un facteur à ne pas négliger.
Le rapport à la rue compte aussi. Longtemps celle-ci a été le lieu d’expression de la gauche uniquement. Avec les Manif Pour Tous, des manifestants de droite ont renoué avec ce mode de contestation. Dans une certaine mesure, les Gilets Jaunes et les manifestations anti pass sanitaire ont aussi participé d’un désenclavement de la manifestation de rue comme moyen de lutte monopolisé par les gauches.
Manifester permet aussi de matérialiser la défense d’une idée. En allant dans la rue s’affirmer comme défenseurs de la vie, on sort du salon et de l’Église une conviction dont on se fait le témoin. Tenir annuellement ce rendez-vous en famille permet de maintenir la flamme qu’il s’agira de transformer en brasier le temps venu.
Une bataille protéiforme
Le combat pour la vie ne se résoudra pas avec des manifestations mais celle-ci sont l’expression d’une lutte. Cette forme d’expression ne saurait exister si elle n’est complétée d’autres formes d’ « actions militantes ». Le combat politique est une guerre et comme toute guerre elle repose sur la notion de ressources.
La ressource financière doit être comblée par les dons et le soutien matériel aux associations et organisations engagées dans la défense de la vie à plusieurs niveaux : la recherche, le lobbying, l’organisation de manifestations, les organismes de soins palliatifs…
La ressource militante s’exprime, elle, à travers les mobilisations physiques mais aussi par le biais des courriers et des réseaux sociaux. En occupant le terrain et en faisant savoir à vos élus qu’un sujet vous est cher, vous pouvez les contraindre à infléchir leur ligne, voire à la modifier. Les manifestations massives contre le mariage homosexuel ont contraint certains élus à se prononcer en ce sens.
Enfin, la ressource principale est l’Homme. Il s’agit de compter sur une manne humaine suffisante, de former celle-ci pour qu’elle soit apte à faire des émules et se maintenir ou même être apte à se montrer offensive face à un environnement hostile.
La bataille de ressource est une guerre d’usure et il est nécessaire de tenir bon et donc de ne pas tout miser sur un aspect. En procédant d’une forme de harcèlement démocratique auprès des élus ou en distribuant hebdomadairement des tracts, l’idée défendues devient très actuelle alors même qu’elle se trouve à des années lumières d’une transformation législative.
Cette année, la Marche Pour La Vie se déroule en plein combat contre la législation en faveur de l’euthanasie. Sur ce sujet vous pouvez vous procurer notre dernier numéro de la revue Liberté Politique.
Quel pontificat pour François après Benoît ?
François va-t-il démissionner ? La mort de Benoît XVI va-t-elle changer les choses dans sa manière de gouverner l’Eglise ? Quels seraient le profil et les qualités nécessaires pour le prochain Souverain Pontife ? L’analyse du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence, les abbés Barthe, Célier et Benoît et Laurent Dandrieu.
Vol dans la Basilique Notre Dame de Bonne Nouvelle- Saint Aubin à Rennes
Encore un vol, cette foi à la Basilique Notre Dame de Bonne Nouvelle- Saint Aubin (place Sainte Anne) #rennes , la bannière en photo a été décrochée et volée. Que faire ? pic.twitter.com/F1byKznEKs
— Nicolas Guillou (@abbenico) January 20, 2023
Le Brésil tourne le dos à la vie
Mardi 17 janvier, le gouvernement de Lula da Silva a annoncé le retrait du Brésil de l’accord international du Consensus de Genève.
Ce document signé par l’ancien gouvernement Bolsonaro et 34 autres pays
« défend la vie dès la conception, la santé des femmes, le renforcement de la famille et la souveraineté de chaque nation dans la politique mondiale ».
Dans un communiqué signé par les ministères des Affaires étrangères, le ministère de la Santé, le ministère des Femmes et le ministère des droits humains et de la citoyenneté, le gouvernement prévoit d’adhérer à « l’Engagement de Santiago » et à la « Déclaration de Panama » pour « renforcer les droits des femmes et promouvoir des réponses sociales et économiques égales ».
Nuit des Témoins 2023 : Scandale et folie de la violence
L’Aide à l’Église en Détresse organise du 21 au 27 janvier 2023 la 14è Nuit des Témoins, des veillées de prière ponctuées de témoignages, de chants et de méditations pour rendre hommage aux martyrs de l’année passée.
Au cours de ces soirées, l’AED fera mémoire des 15 chrétiens (prêtres, religieux et religieuses) tués dans l’année 2022 en raison de leur foi, tandis que leurs portraits seront portés en procession jusqu’à l’autel.
Trois invités exceptionnels témoigneront de la situation des chrétiens en Birmanie, Haïti et au Tchad :
- Père David Michael de PENHA, prêtre birman, témoigne de la discrimination systématique dont les chrétiens sont victimes depuis l’arrivée au pouvoir de la junte militaire en 2021.
- Sœur Marjorie BOURSIQUOT, religieuse salésienne haïtienne, déplore la violence qui gangrène son pays et s’attaque désormais à l’Église.
- Mgr Edmond DJITANGAR, archevêque de N’Djamena au Tchad, dénonce une montée de l’extrémisme religieux dans son pays tout en faisant face à la pression des groupes armés qui terrorisent le Sahel.
- Saint-Germain-en-Laye : samedi 21 janvier 2023 de 20h à 22h / Église Saint-Germain, présidée par Mgr Crepy.
- Lyon : dimanche 22 janvier 2023 de 19h30 à 21h30 / Basilique Saint-Bonaventure, présidée par Mgr de Germay.
- Nice : lundi 23 janvier 2023 de 19h à 21h / Basilique Notre-Dame de l’Assomption
- Lille : jeudi 26 janvier 2023 de 19h à 21h / Cathédrale Notre-Dame de la Treille
- Paris : vendredi 27 janvier 2023 de 20h à 22h / Église Saint-Sulpice, présidée par Mgr Delannoy.
Justice immanente
Histoire piquante…
🇲🇽 | Un homme de 32 ans a tenté de voler la statue de l’archange Saint Michel dans une église de Monterrey.
En fuyant, le voleur a trébuché et l’épée de l’ange lui est retombé sur le cou… La statue est désormais en sécurité, l’homme a été transporté aux urgences. (Via Milenio) pic.twitter.com/y9VxZ0FfhU
— Daily Christ (@dailychretiens) January 18, 2023
L’histoire se passe au Mexique. Un voleur, visiblement alcoolisé, a tenté de voler des objets de valeur dans une église. Il a sauté par-dessus la balustrade de l’entrée, cependant il a trébuché et l’épée de la statue de Saint-Michel lui est resté en travers de la gorge… Il s’est rendu à la porte d’entrée avec une main sur la gorge. Les passants l’ont vu plein de sang et ont demandé l’aide des services d’urgence. La protection civile de Monterrey a stoppé l’hémorragie, tandis que le voleur s’était évanoui.
Télérama est choqué par la pureté
Il en faut beaucoup pour choquer Télérama. Vraiment beaucoup. Par exemple, Télérama avait mis en couverture Daniel Cohn-Bendit, pourtant considéré par les Grünen (écolos allemands) comme “le porte–drapeau le plus éminent des pédophiles“.

Mais là, cela va trop loin ! Télérama est choqué !
Des jeunes femmes américaines témoignent de leur volonté de ne pas avoir de rapport sexuel avant le mariage. Et Télérama de poser la question, sans rire, : ” Mais où est la liberté des femmes dans tout ça ?”
Dans le sillage du mouvement pro-abstinence mis en place par l’Église évangélique dans les années 1980, une nouvelle génération d’influenceuses abreuve le réseau de contenus prônant la “purity culture”. Mais où est la liberté des femmes dans tout ça ?
« Quand j’étais enfant, ma mère me disait toujours : “Quand tu embrasses quelqu’un, tu lui donnes un gros morceau de ton cœur. Arrivée à la nuit de noces, tu devras regarder ton futur époux et lui dire ‘désolée, je n’ai plus rien à te donner’”. » Depuis la caméra frontale de son smartphone, Grace Buckley, cils alourdis par le mascara et gobelet Starbucks vissé à la main, raconte sa relation de six ans sans sexe avec son futur époux. Cette Américaine de 21 ans vit dans la « purity culture » et certains de ses posts ont généré plusieurs centaines de milliers de vues. Parce que sur TikTok, l’abstinence cartonne. Montage édulcoré, chansons pop, entre vidéos lifestyle ou lectures de la Bible, les influenceuses chrétiennes made in USA distillent leurs conseils pour « rester vierge » à tout prix avant le mariage. Elles instrumentalisent les codes de la plateforme qu’elles maîtrisent sur le bout des doigts pour diffuser un discours pro-abstinence. Et, comme réseaux sociaux riment avec business, elles en profitent pour faire du placement de produit pour des gourdes ou des sacs de couchage. Et ça marche. Les hashtags #purity et #abstinence cumulent respectivement, 260 millions et 129,8 millions de vues sur TikTok.
Les coulisses d’un tournage !
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Nous sortons pour vous le deuxième “Making of” du prototype du film PROMESSE : celui de la scène du « radeau ».
Ce voile que nous levons sur les coulisses du tournage a un objectif : celui de nous former pour cette évangélisation à grande échelle que permet l’art du cinéma. Un film tel que Promesse devrait toucher quelque sept millions d’âmes parmi le commun des mortels. Un bon livre en touche 5000 et seulement parmi ceux qui lisent.
Quel sera le contenu catholique de PROMESSE ? Entre autres, il comprendra la quête de la couronne de Notre-Dame de la Nouvelle Orléans, la spiritualité liée à la destinée de Marie, des indices dans la montagne, tirés de la loi scoute, la découverte de la vie monastique dans le refuge qui abrite nos protagonistes et aussi la découverte dans la crypte d’une très belle liturgie, quelques fois en Latin.
Avant que vous ne visionniez, je voudrais partager l’ambivalence dans laquelle évoluent les membres d’une équipe de tournage. D’un côté, ils travaillent à une œuvre ludique. Mais d’un autre, ils ont peu d’espace pour la légèreté.
Certes, ils travaillent avec passion. Mais lorsque leur équipe est à l’œuvre, ils sont extrêmement concentrés sur la part qu’il leur revient. Chacun connaît sa place et l’occupe avec application, pas plus, pas moins.
La raison la plus claire de cette intensité est qu’une seule heure de tournage coûte jusqu’à 10 000 Euros. Étant donné que les erreurs de l’un ou de l’autre prennent de 15 min à une heure à être corrigées, il n’y a guère de place pour l’insouciance.
C’est dans cet ethos que je vous propose de découvrir leurs savoir-faire.
Je commencerai par une lumière. S’il y eut une constante de qualité, ce fut le jeu de Cale. Étonnamment, l’adolescent Américain d’origine Acadienne fut bon dans quasiment toutes ses prises de vues alors qu’en moyenne un acteur s’y reprend à trois fois.
La raison ? Je pense qu’elle est dans le peu de poids dans son caractère du « qu’en dira-t-on ». Cale est le fils d’une nation jeune, il peut jouer comme un enfant de 3 ans : il « s’y croit » et cela permet plus de naturel.
Poussons plus loin dans « l’acting ». Les pieds dans l’eau, Cale et le réalisateur (votre serviteur) durent trouver le juste milieu entre quatre sentiments majeurs qui s’imposaient : panique à court terme (« Zut, le radeau est pris par le courant et je pars avec ! »), angoisse (« Comment vais-je me débrouiller seul dans ce pays qui n’est pas le mien ? », fierté (« je deviens le gardien du trésor. ») et enfin enthousiasme (« Tout ceci est héroïque et en fait ça me plaît »). Je pense que dans son corps et sa voix, cette composition y est.
Nous eûmes le temps d’équilibrer ces sentiments parce que c’est à six reprises que le radeau partit avec Cale à bord. En effet, le pauvre trésor a été lancé trop loin ou pas assez par Thomas ; le jeune Jean arrivait trop tôt ou trop tard dans l’image, moi-même, j’oubliais le feu vert de l’ingénieur du son. Tout le monde fusionnait dans le désir de réussir.
Un peu de composition d’image maintenant.
Dans le deuxième plan, les garçons courent hors des fourrés et restent tous merveilleusement visibles. Pour cela, nous avions placé au sol un circuit de pierres en arc de cercle.
Quant au moment où le radeau part, Jean tente de le rattraper. Pourquoi ? Parce que cela procure un premier plan à la scène. Cela enrichit l’action. Et enfin, les deux sorts maintenant divergents de Cale et de Jean mènent le public à envisager deux futurs proches. On met à l’œuvre alors l’une des qualités d’un scénario : inviter le public à imaginer la suite et ainsi le rendre actif. Cela lui plaît.
Je pense que cette scène sera réussie. Sachant bien sûr qu’elle ne fait partie que d’un prototype.
Tout ceci relève de l’art ou artisanat, bien sûr. Ce n’est pas l’évangélisation en soi. Mais par ailleurs, nous avons un appel à exprimer notre foi par cet art. Le film a la mission de transmettre aux enfants une haute ambition spirituelle.
Lord Baden Powell et le Bienheureux Père Sevin, nous disent que cette hauteur de vue est à la mesure des questions de cette tranche d’âge.
L’ultime intention du film est en somme, que les jeunes prennent conscience qu’ils sont bel et bien faits comme tout être humain pour être membres d’une « race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, pour proclamer les louanges de Celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. (1 Pierre 2.9).
Si, vous aussi, vous vous sentez appelés à soutenir cette œuvre, sachez qu’elle a grandement besoin de vous. Vous lui êtes nécessaire.
Peut-être êtes-vous appelés à en être patrons des arts.
La violence de l’oppression révolutionnaire et le terrorisme d’État
Sur Claves, l’abbé Roy évoque le film Vaincre ou mourir, qui sort en salles le 25 janvier :
[…] « Vaincre ou mourir » est ainsi une production courageuse, qui aborde de front les complexités d’une période troublée de notre histoire. Le film présente un résumé historique rapide des événements de la révolution et de la Vendée militaire, des premiers tressaillements à la grande aventure de l’Armée Catholique et Royale, qui échoue devant Nantes et dans la terrible virée de Galernes, ou au traité de la Jaunaye, et jusqu’aux terribles épisodes des Colonnes Infernales et de la trahison des princes – terrible image de Charles X envoyant à Charette son épée plutôt que de venir combattre lui-même sur le sol national. Il montre dans toute son horreur la violence de l’oppression révolutionnaire, le terrorisme d’État du régime de Robespierre en ses conséquences réelles sur les populations locales. Vaincre ou mourir nous plonge aussi dans le contexte des Vendéens de 1793, montrant la proximité comme la distinction nette entre les différentes catégories de la société, la société française à son point de basculement après la période de l’Ancien Régime… Les esprits trop endormis par l’histoire officielle seront sans doute surpris, voire choqués, par la relation sans concession des terreurs révolutionnaires, mais il faut cependant reconnaître que l’aperçu donné par « Vaincre ou mourir » ne manque pas de nuance : les deux camps sont clairement délimités, mais sans manichéisme. Le personnage du général Travot, alter ego bleu de Charette, avec lequel il n’est pas sans partager une certaine complicité et qui lui accorde sa dernière volonté de condamné, est particulièrement riche à cet égard. Du point de vue historique, on est interpellé par l’hypothèse avancée par la production : le traité de la Jaunaye aurait contenu une clause secrète, dont la rupture aurait motivé la reprise du combat par Charette. L’objet de cette condition aurait été la libération de Louis XVII, l’enfant du temple. L’hypothèse sera difficile à prouver absolument, mais elle est séduisante du point de vue historique et cohérente au vu du personnage et du comportement du général vendéen. […]
Vaincre ou Mourir puise très largement dans l’historiographie la plus récente. Le film puise également dans les sources d’époque et les témoignages des contemporains de Charette. De Charette on a beaucoup écrit, notamment des romans, mais aucune biographie d’historiens ne fait encore consensus. La difficulté de l’exercice a été de discerner, dans les récits de Vendéens, une vérité historique reconstituée plusieurs années après les événements. Le film s’est inspiré en grande partie des mémoires de Lucas de la Championnière, ancien combattant des armées royalistes et secrétaire de Charette pendant une partie de la guerre, dont la narration est marquée par une forme de sobriété et de distance critique. Les mémoires plus fournies de Victoire de La Rochejaquelein ont été également une source importante pour comprendre la place des femmes, mais aussi le quotidien des armées vendéennes. A la lumière de ces sources, Charette, principal protagoniste du film, est dépeint comme un personnage complexe et sombre, loin du romanesque et de la légèreté que la geste catholique et romantique lui attribue souvent. En ceci, le film prend ses distances avec les clichés habituels sur la Révolution et en particulier sur la Vendée révolutionnaire.
