Pourquoi le ministère de la Santé refuse-t-il de faire une étude sur les vaccinés du Covid ?
Pierre Chaillot est statisticien. Depuis le début de la crise du Covid, il a collecté scrupuleusement toutes les semaines l’intégralité des données officielles disponibles sur les sites d’EUROSTAT, de l’INSEE, de la DREES et des différents ministères. Mortalité, occupation des lits, positivité des tests, âges, etc… Deux ans d’un travail méticuleux, qu’il a rendu public régulièrement sur sa chaîne Youtube « Décoder l’éco ». Qu’a-t-il constaté ? De gigantesques anomalies.
En France comme dans tous les autres pays européens, la mortalité de l’année 2020 standardisée (c’est-à-dire étudiée par tranches d’âges et non pas en données brutes) est au niveau de celle de l’année 2015 soit la septième année la moins mortelle de toute l’histoire de France. Quant à la mortalité de l’année 2021, elle au niveau de celle de 2018, la troisième la moins mortelle de toute l’histoire de France. Les chiffres présentés par les médias et les organes publics sont partiels et tronqués, aussi bien en ce qui concerne la mortalité que l’activité hospitalière ou l’efficacité vaccinale.
Il expose dans ce livre sur le COVID 19, ce que révèlent les chiffres officiels, la totalité de ses recherches pour qu’enfin un débat scientifique serein puisse avoir lieu sur cette crise dont les conséquences sont loin d’être derrière nous. Ainsi :
Contrairement à une idée largement répandue, le phénomène de pic de mortalité en mars-avril 2020 n’est absolument pas un phénomène mondial, ni même européen. Sur les 33 pays européens dont les données sont disponibles sur Eurostat, seuls neuf présentent une mortalité significativement supérieure à la normale sur cette période […]
Pire :
Contrairement à l’hypothèse attribuant l’ensemble de la mortalité de mars-avril 2020 à la circulation d’un virus, il apparaît que les mesures prises ont entraîné une totale désorganisation du parcours de soin et sont à l’origine de la hausse de la mortalité hospitalière. L’interdiction de soin précoce par les médecins de ville est directement responsable du chaos qui a suivi. Le traumatisme vécu par certains professionnels hospitaliers d’un afflux de patients en état critique a été créé par les mesures qui ont été prises. La peur de retrouver cette situation est aujourd’hui utilisée pour justifier des mesures qui ne font qu’accentuer les problèmes.
Concernant l’efficacité des vaccins, les chiffres sont difficiles à trouver :
Enfin, si le gouvernement est aussi persuadé de l’efficacité des vaccins, il serait temps qu’il permette aux chercheurs indépendants d’accéder aux données. C’est normalement la base de toute étude scientifique de permettre à d’autres chercheurs de faire aussi des analyses sur les mêmes données. Pourquoi continuer à cacher des données pseudonymisées (c’est-à-dire dont on a masqué l’identité) qui d’après le gouvernement prouvent le miracle de la vaccination en sauvant de nombreuses vies ? Ouvrez enfin les accès pour que nous puissions nous aussi enfin être convaincus par votre politique au lieu d’avoir à subir vos conclusions sans pouvoir les vérifier. […]
Il y a pourtant un manière simple de regarder si la vaccination a un impact positif sur la santé et si elle n’est pas dangereuse : il suffit d’étudier tous les décès déclarés à l’état civil selon le statut vaccinal. Si jamais la vaccination a un intérêt pour la santé, on devrait trouver facilement que le taux de survie des vaccinés est supérieur à celui des non-vaccinés. Pourquoi depuis un an le ministère de la Santé refuse-t-il de faire cette étude et préfère-t-il calculer des ratios complexes ? Y a-t-il quelque chose à cacher ?
Il a sans doute des lobbys pharmaceutiques à préserver. Une proposition de loi communiste appelle à la réintégration des soignants non-vaccinés contre le COVID-19. Les députés communistes espèrent que le texte passera, alors que la Haute autorité de santé a préconisé une levée de l’obligation vaccinale des soignants. Mais le ministre de la Santé François Braun va s’opposer fermement à cette proposition de loi “qui revient sur le principe même d’une obligation vaccinale”.
“concrètement, si demain un nouveau variant inquiétant émergeait, alors on ne pourrait plus suspendre (par décret) les soignants non vaccinés”.
Les élus Renaissance voteront contre, comme l’indique Sacha Houlié, président de la commission des Lois :
“Quoi qu’il se passe, nous voterons contre, on ira jusqu’au bout. C’est une question scientifique et éthique”.
Implant contraceptif : procès contre Bayer
En Australie, plus de 1000 femmes auxquelles on a implanté le dispositif Essure intentent une action de groupe contre Bayer et des sociétés apparentées devant la Cour suprême de l’Etat de Victoria.
Lee-Anne Daffy souffrait de douleurs et de saignements utérins constants. Implantée en 2008, les saignements et les douleurs ont commencé quelques semaines après l’insertion du dispositif dans ses trompes de Fallope. Pour Susanne, les symptômes ont mis plus de temps à apparaître après la pose du dispositif fin 2011. Des symptômes si graves qu’elle ne pouvait plus travailler. « Je me réveillais dans mon lit dans une mare de sang, comme sur une scène de crime », explique-t-elle. Les deux femmes ont dû subir une hystérectomie afin de retirer l’implant. C’est aussi le cas de plus de la moitié des femmes impliquées dans le recours collectif.
La société pharmaceutique continue toutefois à soutenir la sécurité et l’efficacité d’Essure.
En 2020, Bayer a accepté de payer 1,6 milliard de dollars suite aux plaintes déposées aux Etats-Unis. Elle n’a pas proposé de règlement similaire en Australie.
Le procès, qui se déroulera devant un juge unique, devrait durer 12 semaines.
Le taux de visites aux urgences liées à la prise de pilules abortives a augmenté de plus de 500% entre 2002 et 2015
D’après une étude réalisée aux Etats-Unis en 2021 par des chercheurs du Charlotte Lozier Institute et publiée dans la revue Health Services Research and Managerial Epidemiology, le taux de visites aux urgences liées à la prise de pilules abortives a augmenté de plus de 500% entre 2002 et 2015. Un taux qui a aussi augmenté pour les avortements chirurgicaux mais dans des proportions plus faibles. Ces résultats se fondent sur les données de Medicaid pour plus de 400.000 avortements ayant été pratiqués dans 17 Etats qui financent des avortements par l’intermédiaire de leur programme Medicaid.
Ceux qui hurlent contre le juge Matthew Kacsmaryk, qui vient de révoquer l’approbation par la FDA de la mifépristone, encouragent la prise de risque des femmes sous pilules.
Triste Pâques à Angers
L’église Sainte-Madeleine d’Angers a été sauvagement vandalisée ce mercredi 12 avril. La mairie a porté plainte.

Décapitations inadmissibles des statues de l’église Sainte-Madeleine d’Angers. J’exprime tout mon soutien aux catholiques angevins et de France. Tout sera fait pour interpeller les auteurs de cette atteinte au patrimoine religieux.
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) April 12, 2023
A la suite du Maire #Angers @JM_Verchere je condamne avec force cet acte odieux de saccage de l'église de la Madeleine. Une atteinte au patrimoine religieux de la ville et à la culture chrétienne au lendemain des fêtes de Pâques. pic.twitter.com/arzwZRswND
— Maxence HENRY ن (@Maxence49) April 12, 2023
L’argent de Soros derrière l’inculpation de Donald Trump
Lu sur le blog d’Yves Daoudal :
Lorsqu’il a été inculpé par le procureur new-yorkais Alvin Bragg, Donald Trump a dénoncé une « persécution politique » et déclaré : « Le procureur de Manhattan Alvin Bragg, qui a été trié sur le volet et financé par George Soros, est une honte. » Le gouverneur de Floride Ron DeSantis parlait lui aussi du « procureur du district de Manhattan soutenu par Soros ».
On en sait plus aujourd’hui. La candidature d’Alvin Bragg a été soutenue par une organisation nommée Color of Change, qui promeut les noirs de gauche.
En mai 2021 (six mois avant l’élection du procureur), Soros a donné un million de dollars à Color of Change, après avoir donné 2,5 millions l’année précédente pour la campagne de divers candidats procureurs. Color of Change a en fait dépensé 420.000 $ pour faire élire Bragg. Non compris les contributions apportées directement par le fils et la belle-fille de Soros, comme ne témoignent les registres…
Cela dit, Trump est nettement plus haut dans les sondages (au-dessus de 50%) qu’il ne l’était avant son inculpation…
Il n’est pas interdit de penser aussi que les Démocrates cherchent à faire monter Donald Trump pour qu’il remporte la primaire des Républicains, espérant qu’il est désormais un candidat décrédibilisé par rapport à ses concurrents et donc plus facile à battre ensuite.
Bruno Le Maire sur les rotules
En mars 2022, le ministre de l’Economie assurait que les sanctions économiques de l’UE et des Etats-Unis prises contre la Russie étaient d’une “efficacité redoutable”.
“Nous allons livrer une guerre économique et financière totale à la Russie.” “Le peuple russe en paiera aussi les conséquences”. “On en voit déjà les effets. Le trésor de guerre de Poutine est déjà réduit à presque rien. Nous allons provoquer l’effondrement de l’économie russe”.
Bref, la Russie devait finir à genoux.
Nous sommes en avril 2023 et le Fonds monétaire international a réévalué à la hausse les anticipations de croissance de la Russie pour 2023. Ainsi, Moscou, qui devait jusqu’alors connaître une hausse de 0,3% de son PIB cette année, verra ce dernier augmenter de 0,7% avant de croître de 1,3% en 2024.
La science face à l’inexplicable
Pierre Barnérias a réalisé un nouveau documentaire, Miracles, cette fois sur les traces de la relique la plus analysée au monde, le suaire de Turin, puis sur une image toujours inexpliquée d’une femme enceinte qui s’est imprimée sur une tunique en fibre végétale du XVI siècle, Notre-Dame de Guadalupe. Bande annonce :
Impossibilité d’ordonner des femmes : un enseignement infaillible, de soi irréformable
Revenant sur le débat concernant l’ordination des femmes, le chanoine Merly, canoniste, rappelle dans L’Homme Nouveau qu’il n’y a plus de débat depuis, au moins, la lettre apostolique de Jean-Paul II du 22 mai 1994 :
[…] Y était indiqué que le sujet, malgré de nombreuses clarifications de la part du Magistère, était étonnamment encore débattu, et qu’afin « qu’il ne subsiste aucun doute sur une question de grande importance qui concerne la constitution divine elle-même de l’Église », le pape déclarait,
« en vertu de [s]a mission de confirmer [s]es frères (cf. Lc. 22,32), que l’Église n’a en aucune manière le pouvoir de conférer l’ordination sacerdotale à des femmes et que cette position doit être définitivement tenue par tous les fidèles de l’Église. »
Naturellement, les tenants de la position novatrice ouvrant l’accès au sacerdoce aux femmes ont indiqué que la position du pape n’était que disciplinaire, conjoncturelle ou prudentielle. En tout cas, susceptible de changement dans un avenir plus ou moins rapproché. C’est pourquoi la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a souhaité préciser que cet enseignement revêtait tous les caractères d’un enseignement infaillible, de soi irréformable, conformément aux indications du 1er concile du Vatican concernant l’infaillibilité de certains enseignements pontificaux en matière de foi et de mœurs.
Mais le « serpent de mer » n’avait pas dit son dernier mot. Dès 2016, le Pape François, tout en répétant le caractère irréformable de l’enseignement donné par ses prédécesseurs sur cette question, instituait cependant une commission visant à étudier la possibilité de l’accès des femmes au diaconat – et plus généralement au sacrement de l’Ordre – faisant suite à l’idée renaissante que, dans les temps apostoliques, cet ordre pouvait avoir été conféré à des femmes – les diaconesses –, et que, dès lors, rien n’interdisait, dans l’optique d’un retour « aux normes des saints pères » , « ad pristinam sanctorum patrum normam », selon l’expression ancienne et reprise par la constitution conciliaire sur la liturgie, Sacrosanctum concilium, du 4 décembre 1963, l’idée d’un diaconat féminin.
Cette commission n’ayant pas donné d’avis suffisamment unanimes sur cette question, une autre fut instituée, en 2020. La discussion théologico-historique ne manquera sans doute pas d’intérêt, car la question fait partie de ces pierres d’achoppement qui semblent diviser l’Eglise en deux « partis » : les tenants de la doctrine traditionnelle, n’envisageant le diaconat que pour des hommes, s’appuyant sur la Parole de Dieu, la Tradition et le Magistère, et ceux qui tiennent pour une forme d’ouverture à l’esprit du monde, considérant, comme les héritiers de Luther ou Calvin, que le diaconat n’est pas un degré du sacrement de l’Ordre – qui pour eux n’existe d’ailleurs pas – mais un « ministère » qui peut être accompli par n’importe qui, moyennant une désignation dont la modalité peut varier selon les dénominations protestantes.
On a pu ainsi lire dans le document final du synode sur l’Amazonie, en 2017 que « dans les nombreuses consultations menées en Amazonie […] le diaconat permanent pour les femmes a été demandé. »
Le canoniste, sans être étranger à la problématique, n’a pas vocation à y apporter un éclairage spéculatif, domaine plus communément réservé aux théologiens. D’ailleurs, ces derniers ont mené sur cette question une réflexion sérieuse, durant plusieurs années – en fait, à partir de 1992 –, dans le cadre de la Commission théologique internationale, laquelle, en 2003, rendait public un document intitulé : « Le diaconat : évolution et perspectives », fruit d’un long labeur intellectuel.
Elle y indique notamment l’unité du sacrement de l’Ordre, quoique distingué en diverses parties intégrantes, mais elle note surtout que
« les diaconesses dont il est fait mention dans la tradition de l’Église ancienne (selon ce que le rite d’institution et les fonctions exercées suggèrent) ne peuvent pas être assimilées purement et simplement aux diacres. »
Cette étude reprenait, en les approfondissant, les enseignements de l’Eglise sur cette question. […]
En vérité, la discussion sur l’accès des femmes au diaconat, et plus généralement au sacrement de l’Ordre, suggère plusieurs réflexions au canoniste.
La première, est d’abord celle de l’existence-même d’une discussion sur ce sujet, dans l’Eglise fondée par Jésus-Christ. En raison de la pratique des protestants, une ambiguïté semblait exister puisque certaines dénominations chrétiennes hors de l’Eglise avaient fait choix d’ « ordonner » des femmes, diacres, prêtres et même plus récemment, d’en faire des évêques, le magistère avait alors jugé bon de clarifier la question.
La doctrine exposée par le magistère est aujourd’hui non seulement claire et limpide dans son contenu, mais encore dans l’assentiment de foi qu’il requiert. Si bien que le canoniste est stupéfait que l’on fasse un sujet de discussion sérieux dans l’Eglise d’une doctrine irréformable. Il n’est en effet pas moins certain pour l’Eglise et ses fidèles que le sacerdoce en chacun de ses degrés est inaccessible aux femmes, que Dieu existe, ou que Notre-Seigneur est réellement présent sous les espèces du pain et du vin à la Sainte Messe.
Prétendre le contraire, c’est commettre le péché – c’est le domaine des moralistes – et le délit – domaine des canonistes – contre la Foi, en clair, une hérésie. Sauf, naturellement, à prétendre que la doctrine de l’infaillibilité pontificale définie au 1erconcile du Vatican n’est pas, en fait, une donnée de la Foi, mais une opinion susceptible d’être reçue ou non dans le corps ecclésial.
Fondamentalement, la difficulté qui résulte de discussions sur des sujets pourtant indiscutables tient à la nature de l’Eglise et de son enseignement. Est-elle, oui ou non, fondée par Jésus-Christ, sur un fondement visible, Pierre et ses successeurs ? Si tel est le cas, alors toute discussion sur des matières définies comme appartenant au donné révélé est vaine et exclue, sinon, il faut envisager l’Eglise comme une société simplement humaine, étrangère au concept de révélation divine. […]
Marine Le Pen : “Je suis contre l’euthanasie, je ne souhaite pas passer cette barrière civilisationnelle”
📹 Il faut faire un effort considérable sur les soins palliatifs pour permettre aux gens de partir sans souffrance.
Je suis contre l'euthanasie, je ne souhaite pas passer cette barrière civilisationnelle. #FaceAFace pic.twitter.com/IYYAAN3aBL
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) April 12, 2023
Scandale du dalaï-lama : un simple incident ?
Dans un documentaire diffusé sur Arte il y a quelques mois, Bouddhisme, la loi du silence, TV Presse Productions revient sur les abus sexuels, les manipulations mentales et les détournements de fonds au sein du bouddhisme tibétain. Alors qu’un nouveau scandale agite le milieu bouddhiste. Le 28 février, le Dalaï Lama était invité par la Fondation M3M, qui se présente comme “la branche philanthropique” du promoteur immobilier M3M. Durant son discours, un petit garçon lui demande s’il peut lui faire un câlin. Requête acceptée par l’intéressé, qui souhaite en retour un bisou sur la joue de la part du jeune enfant. Puis, le Dalaï Lama lui en fait un sur la bouche, en lui relevant le menton. Il rigole et incline son front contre celui du garçon, avant de sortir sa langue et de se rapprocher à nouveau de ce dernier en lui faisant une demande choquante, qui lui a valu de présenter ses excuses.
Le documentaire d’Arte raconte l’histoire du jeune Ricardo Mendes, qui a vécu l’enfer dans une communauté bouddhiste à Castellane. Désormais en quête de justice et s’étant constitué partie civile dans un procès, Ricardo raconte comment le lama belge incitait ses disciples à lui abandonner leur progéniture, lui laissant le champ libre. Sévices corporels, privations de nourriture et de liberté ou viols subis par les filles furent le lot quotidien d’enfants sans protection. Ces abus ne relèvent pourtant pas de l’exception : depuis que le bouddhisme tibétain s’est imposé comme un phénomène de mode dans les années 1960, notamment en Europe, les scandales sexuels et financiers se multiplient, tandis que ses maîtres en exil prospèrent. Icône internationale, le dalaï-lama a lui-même longtemps couvert les agissements secrets de ceux qui servaient l’expansion de sa religion.
Ce documentaire rappelle notamment que cette religion requiert une dévotion totale de l’élève, lequel doit certifier à son maître de garder le secret sur les initiations auxquelles il doit se soumettre : un terreau idéal pour couvrir d’une chape de silence les abus de toute nature. Les recherches menées par la journaliste Élodie Emery et le documentariste Wandrille Lanos affinent la perception de cette spiritualité qui se pare de tant de vertus, dont la pauvreté. Car le bouddhisme, véritable multinationale, se déploie avec ses têtes de gondole, ses produits dérivés (dont la méditation), ses filiales (les centres bouddhistes pour public aisé), ses stratégies de communication et agences spécialisées dans la gestion de crise.
Les racines LGBT de l’Union européenne
Jeudi Saint, la France et l’Allemagne se sont associées au recours de la Commission européenne devant la Cour de Justice de l’UE contre la loi hongroise qui interdit la propagande LGBT auprès des enfants.
Vendredi Saint, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Autriche, l’Irlande, Malte, le Danemark, le Portugal, l’Espagne, la Suède, la Slovénie, la Finlande et la Grèce ont rejoint le mouvement.
Judit Varga, ministre de la Justice de Hongrie, ne s’est pas laissée impressionner :
« Nous ne céderons pas à la pression, nous protégerons nos enfants ! ». « L’éducation des enfants est le droit exclusif des parents, et c’est une compétence nationale. Il est triste que plusieurs pays de l’UE succombent à la propagande de genre promue par Bruxelles et outre-Atlantique. »
Honneurs à la Pologne et à l’Italie, qui n’ont pas joint leurs voix à cette infamie.
Des ministres chez les Frères Musulmans
Joachim Véliocas présente le livre de Jean-Frédéric Poisson La Macronie et l’islamisme (éditions de Paris, 2022), dans lequel sont révélées les orientations radicales des mosquées aidées, visitées et confortées par les ministres d’Emmanuel Macron : Gérald Darmanin félicitant la mosquée frériste de Bussy-Saint-Georges qui diffuse la doctrine du jihâd armé de conquête, Olivier Véran à Grenoble, Christophe Castaner à Lyon, Edouard Philippe au Havre, les maires macronistes de Reims et Beauvais etc. Le bilan gouvernemental après 6 ans d’immigration massive, de régularisation de clandestins, de laissez-faire avec les Frères Musulmans étrangers qui ont carte blanche pour couvrir la France de minarets, avec l’accord bienveillant des Préfets toujours présents aux inaugurations de mosquées.
Fait passé inaperçu pendant la campagne présidentielle, Gérald Darmanin se rendit en février 2022 à la mosquée de Bussy-Saint-Georges (77) afin de féliciter les responsables pour leur participation aux Assises départementales de l’islam. Coincidence, une caméra cachée réalisée par l’Observatoire de l’islamisationl’année d’avant dans cette même mosquée (tendance UOIF-MF) mit en évidence la diffusion des ouvrages des Frères Musulmans (Qaradawi, Al Jazairi, Qutb, Mawdûdi) préconisant le jihâd armé de conquête et la prohibition des constructions d’églises en terre d’islam. Tout aussi grave la mosquée héberge depuis septembre dernier une école primaire sous contrat avec l’Etat.
Sécurité des 87 cathédrales
Communiqué du ministère de la culture, 4 ans après l’incendie de Notre-Dame de Paris :

Mgr Thierry Scherrer nommé à Perpignan
Le Pape François a nommé Mgr Thierry Scherrer évêque de Perpigna-Elne (66). Il était jusqu’ici évêque de Laval et il succède à Perpignan à Mgr Turini nommé à Montpellier en juillet 2022.
«Je continuerai à dire que je ne vois pas une momie avec des tubes, je vois une personne qu’il est encore possible d’aimer»
L’émotion de Charlotte d’Ornellas ce matin dans l’émission de Pascal Praud à propos de l’euthanasie :
L’émotion de Charlotte d’Ornellas au moment d’évoquer le débat sur la fin de vie : «Je continuerai à dire que je ne vois pas une momie avec des tubes, je vois une personne qu’il est encore possible d’aimer» dans #HDPros pic.twitter.com/aMCMrRouOP
— CNEWS (@CNEWS) April 11, 2023
Gagnez des places pour le Grand Débat des Valeurs
Suite à notre entretien avec Geoffroy Lejeune pour présenter Le Grand Débat des Valeurs, qui se tient jeudi à Paris, Valeurs Actuelles propose aux lecteurs du Salon beige de gagner des places en allant sur ce lien.
La Conférence des évêques des Philippines rappelle l’impossibilité pour un catholique de faire partie de la franc-maçonnerie
Alors que que des francs-maçons ont participé, aux Philippines, aux travaux préparatoires du synode sur la synodalité, la Conférence des évêques des Philippines (CBCP) vient de publier une déclaration rappelant l’impossibilité pour un catholique de faire partie de la franc-maçonnerie. Gloria Buencamino, paroissienne de Quezon City, souligne :
« Nous pensions que les enseignements de l’Eglise catholique en la matière avaient évolué. Etant donné que plusieurs participants au synode sont des francs-maçons, nous pensions que l’Eglise avait assoupli ses règles sur l’adhésion à la maçonnerie et sa participation aux activités de l’Eglise catholique ». Des « francs-maçons catholiques aident le prêtre à distribuer la communion ; rien que dans notre paroisse, nous en avons deux et ils ont été délégués au Synode sur la synodalité. Ce sont de bons et pieux catholiques ».
« depuis 1954 et jusqu’aujourd’hui, l’Eglise philippine a toujours enseigné “l’incompatibilité” entre le fait d’être catholique et d’appartenir à la franc-maçonnerie, en raison des graves erreurs contenues dans ses principes et sa philosophie ».
La lettre des évêques se réfère à la déclaration de 1983 émanant de la Congrégation pour la doctrine de la foi qui rappelait l’interdiction faite aux catholiques de rejoindre la maçonnerie, précisant que cela consistait en un « grave péché » pour les fidèles.
La conversion de Charles Maurras
Les éditions Téqui ont publié dans Un Chemin de conversion, la correspondance que Charles Maurras entretint pendant 16 ans avec les carmélites de Lisieux. S’y entremêlent des échanges avec Rome, et notamment la très personnelle et émouvante lettre de Pie XI à Maurras. Tout au long de ce processus apparaissent l’autorité (les papes l’écoutent), l’intelligence politique et psychologique et la profondeur spirituelle de Mère Agnès, sœur aînée et mère de substitution de sainte Thérèse. Mais elle ne décide rien concernant Maurras sans en avoir délibéré avec sa sœur Céline, carmélite elle aussi, et sœur Madeleine, entrée au Carmel avec sa propre sœur en offrande d’elles-mêmes pour la conversion de Maurras : c’est ce que Maurras appellera le « Conseil d’État tenu par des anges », dont il fut le bénéficiaire surpris, consentant, tout en refusant de se laisser entraîner au-delà de sa propre raison.
Interrogé dans Le Bien Commun sur cet échange épistolaire, Jean Sévillia déclare :
[…]

[…]

Vous pouvez commander ou vous abonner au Bien Commun ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.
52èmes ostensions du Dorat
Tweet du Curé de la paroisse Saint-Pierre II en Chauvinois (diocèse de Poitiers) :
En ce lundi de Pâques, j'ai participé à l'ouverture des 52èmes #ostentions du Dorat, dans le Limousin, une tradition septennale depuis 1659 sous le patronage de Saint Israël et Saint Théobald. pic.twitter.com/LI0wKMxgtQ
— Père Louis † 🌿 ن (@ldevilloutreys) April 10, 2023
Consulter le programme ici.
Ce ne sont pas les immigrés qui sauveront le système de retraites
Dans un dossier consacré à l’immigration, L’Incorrect laisse la parole au syndicaliste chrétien Joseph Thouvenel, qui dénonce quelques lieux communs :

Vous pouvez commander ou vous abonner à L’Incorrect ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.
Poussé dans ses retranchements le député Léaument accuse… la strème-droâte
Antoine Léaument est un député trotskiste de la Nupes. Il a été pris la main dans le sac, suite à un tweet critiquant Eric Ciotti, qui a eu le malheur de souhaiter de joyeuses Pâques.
Étrange rapport à la laïcité. ⬇️ https://t.co/O6zkmU6q4O
— Antoine Léaument 🇫🇷 (@ALeaument) April 9, 2023
Un certain nombre d’internautes lui ont ressorti ce tweet de 2013, complaisant avec les musulmans :

Après avoir tenté de se faire hara-kiri sur Twitter, il s’est fendu d’un texte de deux pages pour justifier qu’il ne souhaiterait plus de courage aux musulmans pour le ramadan :

Suite à la polémique lancée par l'extrême droite contre moi après mon tweet concernant Éric Ciotti et la laïcité, j'ai décidé d'écrire…
À propos de la laïcité, de Pâques 2023 et du Ramadan 2013.
Bonne lecture !
✊🇫🇷😘 pic.twitter.com/1dEoKRkCm5
— Antoine Léaument 🇫🇷 (@ALeaument) April 10, 2023
N comme Négationnisme
Nous poursuivons la série alphabétique d’extraits du livre de notre ami Bernard Prady: Islam et Islamisation dans une France macronisée:
Cette négation de l’histoire et de l’identité juives de Jérusalem par des entités et personnes musulmanes est répétitive (on l’a vu), générale (les pays de l’OCI) et rapportée aussi par Francis Weill, professeur émérite de médecine, longtemps engagé au CRIF et dans l’association des amitiés judéo-chrétiennes, dans un petit livre publié en 2003: « Le monde palestinien, du président de son Autorité au peuple lui-même, est révisionniste: il n’y a pas de passé juif en Terre sainte. J’ai entendu il y a quelques années une interview du grand Mufti de Jérusalem. Le journaliste lui demanda de s’exprimer sur les Lieux saints. Le Mufti souligna son adhésion au principe du libre accès aux Lieux saints chrétiens. Alors le journaliste insista : et pour les Lieux saints juifs ? La réponse du chef spirituel des musulmans palestiniens fut cinglante: « Il n’y a pas de lieux saints juifs à Jérusalem. » L’interview avait lieu dans la mosquée Al Aksa, sur l’Esplanade, cette esplanade qui pour les Juifs est l’esplanade du Temple et pour les Musulmans l’esplanade des Mosquées. Le journaliste reprit: mais juste en-dessous de nous, le Mur occidental? « Ce mur est le soubassement de cette mosquée » rétorqua le Mufti. L’entretien était terminé ».
(Extrait de “Statut de Jérusalem: négationnisme musulman ordinaire” – Le 5 septembre 2019)
En Ukraine, il ne faut plus donner un prénom russe à un enfant !
Cela se passe en Ukraine. Où sont donc tous les journalistes et grandes consciences politiques qui étaient choquée et vent debout contre l’approche assimilationniste d’Eric Zemmour pour le choix de prénoms en France ? Information trouvée sur le blog d’Yves Daoudal :
Cette affiche ukrainienne dit :
« En choisissant un nom, vous choisissez l’avenir de l’enfant. »
Cela fait partie de la campagne permanente de russophobie ukrainienne : ne donnez pas un prénom « russe » à vos enfants. Et, si l’on en croit l’image, ne vous étonnez pas si votre enfant se fait harceler parce qu’il porte un affreux prénom russe, ce sera bien fait pour lui.
Le pauvre gamin de l’image s’appelle Ivan. Un prénom tellement « russe » que c’est tout simplement Jean. Dans toutes les langues slaves, y compris en ukrainien. Du reste le nom du gamin est écrit en ukrainien, avec un i. Alors qu’en russe c’est Иван.
S’il faut supprimer tous les prénoms « russes », il faut donc supprimer les noms de la plupart des saints du calendrier. Mais sans doute cela correspond-il aussi à la violente campagne antireligieuse que mène le gouvernement bandériste.

« Les nouvelles restrictions nous compliquent les choses.»
Extrait de témoignages de prêtres dans Le Figaro :
[…] Confronté à la même problématique dans le Lot, en zone encore plus rurale, le père Florent Millet, recteur du sanctuaire de Rocamadour, a longtemps été vicaire général du diocèse, numéro deux de l’évêque:
«Quand j’étais vicaire général, j’ai vu des prêtres actifs, toujours prêts à aller partout, d’autres plus casaniers, d’autres toujours disponibles, d’autres toujours submergés. Les tempéraments et les caractères jouent, mais j’ai observé qu’un curé qui aime ses paroissiens est un prêtre heureux. Cela paraît simple, mais cela se vérifie. En revanche, si je ressentais un malaise aujourd’hui, il viendrait de la question liturgique. Nous étions arrivés à une situation paisible avec les prêtres traditionalistes et tout se passait bien. On peut comprendre que Rome veille à ne pas voir des chapelles particulières, mais les nouvelles restrictions nous compliquent les choses.»
Il y a peu encore, les prêtres ne critiquaient jamais le pape. Il apparaît dans ce tour d’horizon que plusieurs d’entre eux – requérant l’anonymat – ne tiennent plus cette réserve. À l’évocation d’un possible «malaise», les prêtres parlaient uniquement de «regards noirs»,de «changements de trottoir» et d’«invectives désobligeantes» dans la rue. C’était il y a deux ans, au paroxysme de la crise de la pédophilie. Aujourd’hui, certains d’entre eux, qui ne sont pas des extrémistes, mettent en lumière «une immense perte de confiance dans le pape François».
«Beaucoup de prêtres de moins de 50 ans sont décontenancés parce qu’ils ont l’impression que François sème le trouble, la division et qu’il est toujours dans la dénonciation du cléricalisme, confie l’un d’entre eux. J’ai tout abandonné pour suivre le Christ, pas pour exercer un pouvoir! Or, enseigner clairement l’Évangile serait devenu du cléricalisme? Certains fidèles nous reprochent d’être vieux jeu quand nous enseignons ce que l’Église professe. Le pape, objectivement, ne représente plus un signe de communion. Il y a un trouble chez les prêtres parce que nous vivons une crise de confiance.»
Un autre, dans le même registre, ajoute:
«Quand nous regardons vers Rome, qui a toujours été un cap, un phare, une terre ferme, on nous dit: “On ne veut plus de prêtre comme vous.”Il faut se justifier de porter un col romain. Le pape nous donne l’impression qu’il ne nous comprend pas et qu’il ne nous aime pas. Nous restons fidèles, comblés par les joies de notre ministère, mais nous sommes désemparés et beaucoup de catholiques le sont avec nous. Si nous tenons c’est grâce aux jeunes, très motivés, qui montrent l’arrivée d’une nouvelle génération bien dans son temps et qui n’a pas honte de se dire catholique. Pas identitaires, ils attendent qu’on leur parle de la foi chrétienne. Ce sont eux l’avenir.»
États-Unis : Après l’avortement, la pilule abortive ?
Un magistrat du Texas a suspendu vendredi l’autorisation de mise sur le marché de la mifépristone, l’une des deux pilules nécessaires à l’avortement médicamenteux.
Cette décision a provoqué l’ire du président « catholique » Joe Biden, qui s’est dit, le jour de Pâques !, déterminé à “combattre” cette décision.
Ce juge fédéral a offert une nouvelle victoire retentissante aux opposants à l’avortement aux Etats-Unis, en retirant l’autorisation de mise sur le marché d’une pilule abortive agréée depuis plus de 20 ans et utilisée chaque année par un demi-million d’Américaines.
Dix mois après l’arrêt historique de la Cour suprême qui a rendu à chaque Etat américain la liberté d’interdire les avortements sur son sol, le magistrat Matthew Kacsmaryk a rendu, depuis le Texas, une décision censée s’appliquer à l’ensemble du pays.
Il reviendra donc à la Cour suprême de clarifier la situation.
Dans son jugement de 67 pages, le juge Kacsmaryk valide la plupart des arguments figurant dans la plainte déposée en novembre par une coalition de médecins et d’organisations hostiles à l’avortement contre l’Agence américaine du médicament (FDA). Comme eux, il reprend des études sur les risques imputés à la pilule abortive. Il accuse également la FDA de ne pas avoir respecté ses procédures afin de répondre à un objectif politique.
La Révolution des mots
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Aujourd’hui une véritable révolution s’opère par les mots. Des concepts flous prennent le pas sur la réalité. Ceux qui ont le pouvoir d’en travestir le sens ou en créer, donnent le la dans le débat d’idées et manipulent l’opinion publique.
En voici un éventail !
Des mots tels que (éco)responsabilité, éthique, et inclusion sont cuisinés à toutes les sauces et sont utilisés comme accréditation.
Politique responsable, consommation écoresponsable, voyage écoresponsable ; achat éthique, contraceptifs éthiques, guerre éthique, à quand la fraude éthique, le viol éthique ? Avec le concept nébuleux d’inclusion, il ne s’agit plus d’intégrer ou d’assimiler mais d’inclure. Il ne s’agit plus d’unifier des groupes ou communautés en leur permettant des actions communes, en leur donnant des repères communs, mais d’agréger des minorités souvent revendicatrices, péremptoires, dans un tout, déjà lisse. Cela risque de renverser son équilibre ou de le phagocyter, de fracturer la société et favoriser le communautarisme. Il s’agit même d’adapter la majorité établie à ces minorités ! Alors que dans toute civilisation, un corps étranger, a dû s’adapter à son environnement, et se transformer, tout comme l’homme s’adapte à son environnement naturel.
Cette idéologie a comme rampe de lancement, l’écriture inclusive, qui exclut les malvoyants, dépense davantage de papier ou d’encre, hache et pollue la langue française, en l’accusant d’être sexiste.
Tolérance, vivre-ensemble et diversité résonnent dans nos oreilles dans un sempiternel matraquage.
La tolérance est un mot fourre-tout pour permettre les pires dérives idéologiques, comportementales, sectaires. C’est une anti-valeur : elle peut concerner les personnes et les actes. La tolérance est par définition péjorative puisqu’il s’agit de supporter un mal. Pourquoi faudrait-il permettre le mal au nom de la tolérance ? Ce serait de la complaisance et pure folie ! Pour les personnes, la tolérance est en dessous de l’acceptation, en dessous du respect et à mille lieux de la fraternité. Est-ce de cette société que nous voulons ?
Le vivre-ensemble est un mot qui laisse libre court à de nombreuses interprétations, à mi-chemin entre « vivre les uns contre les autres », qui correspond à l’affrontement et « vivre les uns pour les autres » qui se rapporte à la fraternité, la charité. Il semblerait qu’à l’heure de l’individualisme et du communautarisme, ce concept désigne le fait de coexister, « vivre les uns à côtés des autres », avec méfiance, ou sans considérations.
La diversité est prêchée à corps et à cri, en ce qui concerne les races, les nationalités, les cultures mais pas les idées, puisque dans le monde politique, médiatique et culturel, elles fermentent dans un magma qui ne laisse pas de place à la pluralité des opinions.
Fachos, néonazis, xénophobie, islamophobie sont des concepts vagues crées il y’a globalement quelques années pour mettre à l’index ceux qui ne sont pas dans la bien-pensance. En employant ces étiquettes, l’accusateur ferme le débat et comme dit un dicton : « quand le sage montre la lune, le fou regarde le doigt ».
Des mots ahurissants voient maintenant le jour tels que sentinelles de l’inclusion, ambassadeurs du vivre-ensemble, chaudron cosmopolite, islam des Lumières. Qu’est-ce que cela signifie ? Des concepts plein d’allant et de générosité en apparence, qui cachent en vérité un refus de voir la réalité : que le vinaigre et l’huile ne se mélangent pas, ou seulement un certain temps. Qu’en dépit de toute la bonne volonté d’une minorité, et avec la malhonnêteté intellectuelle d’une autre minorité dirigeante, si le corps étranger ne veut pas s’adapter, se remettre en cause, toute démarche sera stérile. Surtout si l’identité et la vision du système inclusif n’est pas claire.
Mais où sont passé les mots honneur, sacré, vertu, sacrifice, discipline, patrie, libre arbitre, charité et tant d’autres, autrefois mots et valeurs élémentaires de la société et qui aujourd’hui n’ont plus voix au chapitre ? Puissent-ils réinvestir notre champ lexical et envoyons paître les sentinelles de l’inclusion dans leurs chaudrons cosmopolites !
Le 13 mai, la renaissance du temporel par le spirituel
« La renaissance du temporel par le spirituel » tel est le thème du prochain colloque porté par l’Institut pour la Famille en Europe qui se tiendra samedi 13 mai prochain au château de Berzé, la plus grande forteresse de Bourgogne, près de Mâcon. Parmi les intervenants, on note la présence de : François-Xavier Clément, Jean de Tauriers, le Père abbé de Solesmes, Grégor Puppinck, Nicoleta Acatrinei, Mgr Kruijen… Nous avons interrogé l’organisateur, Guillaume d’Alançon. Détails et inscriptions : Colloque ” La renaissance du temporel par le spirituel ” Forteresse de Berzé-le-Châtel (71960) (weezevent.com)
Pourquoi “la renaissance du temporel par le spirituel” ?
Nous souhaitons ardemment rendre Dieu présent dans ce monde comme le disait Benoît XVI, car si le sel n’est plus salé, avec quoi salera-t-on ? La vérité que nous devons présenter à nos contemporains est celle qui a conduit les martyrs au bûcher. C’est aussi la même qui invite des personnes à se consacrer à Dieu dans le célibat pour le Royaume, qui conduit les époux à suivre fidèlement et avec amour la loi morale enseignée par Jésus-Christ.
Que signifie selon vous “rendre Dieu présent dans le monde” ?
Commencer par se convertir soi-même pour rayonner de la lumière du Christ. Il ne sert à rien de vouloir changer le monde si l’on ne commence pas par se laisser transformer par la grâce de Dieu que nous recevons par les sacrements et entretenons par la prière. Le vrai rayonnement, celui des saints, est une conséquence directe de leur union intime avec Dieu. Toute action missionnaire en découle : le Christ veut régner non pas dans une théocratie, nous aurions la tentation de rabaisser Dieu à nos horizons, un anthropomorphisme si vous voulez; c’est à la fois bien plus simple et bien plus profond. Il veut régner selon son cœur, par son amour, sa vérité…
En d’autres termes ?
Saint Paul écrit : « En lui nous avons la vie, le mouvement et l’être ». Cela signifie que Dieu est l’alpha et l’omega, tout est créé par lui, tout est pour lui, tout ne trouve son sens qu’en lui. Dès lors, comment imaginer un seul instant qu’une parcelle de l’univers, un instant de notre temps, échappe à sa seigneurie ? Si tel était le cas, il ne serait pas Dieu.
Ne faut-il pas distinguer le temporel du spirituel ?
Bien entendu ! Ce n’est pas parce que nous proclamons la royauté sociale de Jésus-Christ que nous confondons le temporel et le spirituel… Au contraire, cela nous aide à comprendre combien le temporel, pour véritablement jouer sa partition, a besoin du spirituel. Avez-vous déjà vu un corps vivant sans âme ? Et bien c’est la même chose. Si nous ne prions pas le Christ, doux et humble de cœur, de régner toujours plus dans les âmes, sur les nations, les organisations humaines, alors il ne faut pas s’inquiéter si le Prince de ce monde, le démon, cherche par tous les moyens à s’emparer des âmes, des nations, des organisations humaines. Lorsque Pie XI a institué la fête du Christ-Roi au moment où les totalitarismes marxiste et nazi voulaient dominer le monde, il fit paraître trois encycliques : Quas primas pour mettre en lumière sa royauté sociale et deux autres pour démasquer ces fléaux. Les encycliques Humanae vitae, Veritatis Splendor et Evangelium Vitae sont la continuation de la doctrine catholique sur la royauté sociale du Christ, une application concrète de Quas primas.
Avez-vous un exemple ?
Quand un homme politique est chrétien et agit dans le sens de la loi naturelle, de l’ordre voulu par Dieu, alors les lois qu’il édicte procurent le bien à un grand nombre. C’est tellement mieux ainsi plutôt que lorsqu’on dit que la politique a ses lois et que Dieu n’a rien à voir avec. Quelle tristesse ! Lui qui est la source de tout amour… Oui, se détourner de Jésus-Christ sur des sujets essentiels est un drame, spécialement pour les petits, la paix dans le monde,… Et on voit où ça mène.
Concrètement pour le colloque comment cela s’organise ?
Nous sommes à 50 minutes de Lyon et 1h40 de Paris (TGV Mâcon Loché). C’est très facile de venir. En plus de cela, les églises romanes, la création, les vins sont merveilleux… Tout est précisé en cliquant ici : Colloque ” La renaissance du temporel par le spirituel ” Forteresse de Berzé-le-Châtel (71960) (weezevent.com)
Le Linceul de Turin, témoin de la résurrection
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent
- Véronique LÉVY, essayiste
- Dominique TASSOT, cofondateur du Centre International d’études sur le Linceul de Turin
- Thierry CASTEX, géophysicien
Terres de Mission – Saint Thomas d’Aquin : la contemplation du Mystère de Dieu
Eglise universelle : Un triple centenaire dominicain (2023-2024-2025)
Les années 2023, anniversaire de sa canonisation (1323), 2024 de sa mort et 2025 de sa naissance (1225), seront la triple occasion de revenir sur Thomas d’Aquin (1225-1274). Le père Margelidon (o.p.), de la province dominicaine de Toulouse et président de l’ACTA (Association pour les Centenaires de saint Thomas d’Aquin) présente les événements prévus à cette occasion, en particulier la création d’un nouveau reliquaire.
Eglise en France : 73èmes ostensions limousines
L’année 2023 est une année d’ostensions limousines, événement rare puisqu’il ne se produit que tous les 7 ans. Pierre de Riedmatten, membre de la confrérie de St Israël et de St Théobald du Dorat (87), rappelle les origines très anciennes de ces ostensions (Xème siècle) ainsi que ce en quoi elles consistent.
Eglise en Marche : Devenir maître d’école grâce à l’ILFM
Si le métier d’instituteur ou d’institutrice ne possède plus l’aura qu’il avait autrefois, Virginie De Jaeghere, responsable de la formation de la Fondation Pour l’Ecole et à ce titre de l’ILFM (Institut Libre de Formation des Maîtres), nous présente avec enthousiasme la noblesse de ce métier qui est sans doute également une vocation.
“Les célébrations traditionalistes semblent séduire en plus en plus de fidèles”
L’article publié par BFM est intéressant et montre tout le dynamisme apporté par les catholiques traditionalistes, au même moment où ils semblent persécutés par les plus hautes instances du Vatican.
Il faut toutefois noter qu’en tout début d’article, un prêtre progressiste est interrogé et son témoignage est sans doute ce qu’il y a de plus grave. Ainsi ce bon prêtre, sans doute un des derniers prêtre ouvriers marqué par le communisme, estime rattaché au traditionalisme : statues et crucifix recouverts de tentures violettes pendant le Carême, chemin de Croix en dehors du Vendredi Saint et même dans les rues !!!
Le journaliste, forcément mal informé, range comme pratiques traditionalistes des pans entiers de la liturgie validée par Vatican II : communion dans la bouche, chants en latin, aspersion d’eau bénite, encens, agenouillements…
Passons ces preuves d’inculture religieuse. Voici des extraits de cet article :
Le prêtre Jean-Claude Sauzet est “chrétien, oui”. Mais ce membre de l’équipe de l’aumônerie des hôpitaux psychiatriques de Seine-Saint-Denis a “de plus en plus de mal à dire” qu’il est “catholique”. “Il y a des célébrations où je ne vais plus“, confie-t-il. Ordonné il y a une quarantaine d’années, cet ancien aumônier à Jérusalem pour le Secours catholique et aumônier national au sein de l’ONG CCFD-Terre solidaire regrette ce qu’il considère comme un virage traditionaliste de l’Église. “Ça se répand à une vitesse incroyable“, estime-t-il.
“Pendant le carême, de plus en plus souvent, les statues et crucifix sont recouverts de tentures violettes, c’est typiquement une coutume qui date d’avant le concile Vatican II (…) Ce prêtre évoque également la multiplication des cérémonies du chemin de croix les vendredis alors qu’elles étaient auparavant réservées au Vendredi saint – précédant le dimanche de Pâques. “Dans l’église à côté de chez moi, il a même été décidé que ces processions auraient lieu dans les rues de la ville“, s’étonne-t-il. Une “démonstration” qui heurte ce prêtre. Et des “dérives”, juge-t-il, qui lui ont fait “prendre ses distances” avec l’institution.
Ce retour en grâce du traditionalisme se manifeste sous de multiples formes: regain des messes tridentines, célébrées selon l’ancien rituel; davantage de textes et de prières en latin, d’encens, d’aspersions et d’agenouillements; communion dans la bouche; prêtres revêtus des vêtements liturgiques d’avant la réforme...
“Les traditionalistes se définissent d’abord comme attachés à l’ancienne forme rituelle de la messe, ils préfèrent d’ailleurs se désigner comme des catholiques traditionnels”, explique Jean-Benoît Poulle, agrégé d’histoire et spécialiste du catholicisme (…)
En ce qui concerne les traditionalistes, le mensuel catholique La Nef a estimé leur nombre en France à un peu plus de 50.000, pour quelque 250 lieux de culte qui proposent régulièrement la liturgie selon la forme extraordinaire – c’est-à-dire d’avant Vatican II. Jean-Benoît Poulle évalue plutôt leur nombre entre 100.000 et 200.000. Mais si ce total paraît faible, il est à mettre en regard de “la décrue générale du catholicisme”, nuance Jean-Benoît Poulle.
“Il n’y a pas une dynamique énorme mais leur part relative croît beaucoup”, estime-t-il. “À l’image de la marée qui se retire, ils sont plus visibles.” (…)
Autre illustration du phénomène: le pèlerinage de Chartres, une marche au départ de Paris organisée le week-end de la Pentecôte depuis 1993 par une association catholique traditionaliste qui réunit d’année en année davantage de pèlerins – 15.000 en 2022 – avec une moyenne d’âge de 21 ans.
C’est le cas d’Alice, 21 ans, étudiante en histoire, qui indique avoir grandi dans une famille “très attachée au rite traditionnel”. Elle participe à ce pèlerinage depuis l’âge de 13 ans et en parle comme d’un “grand moment de foi” qui lui “redonne de l’élan”, assure-t-elle. “Mes cinq frères et sœurs l’avaient déjà fait, c’était dans la suite logique des choses. Il y a beaucoup de jeunes, ça créé une émulation, ça nous affirme dans ce choix et ça donne de l’espoir de voir qu’on n’est pas tout seul à suivre ce rite.”
Pour le doctorant Jean-Benoît Poulle, le fait que les jeunes catholiques aient grandi dans une société où le catholicisme était en perte de vitesse leur a donné “le sentiment de représenter une minorité”. Ce qui aurait induit un changement dans leur manière de vivre leur foi, avec notamment une pratique plus affichée. “Pour les jeunes, il y a quelque chose de décomplexé à affirmer son appartenance religieuse, c’est presque tendance”, estime-t-il.
“La messe ‘tradi’ apparaît comme plus neuve et la messe en français, un truc de vieux. Créant une sorte de conflit de génération qui pourrait accentuer le malaise du catholicisme.”
“Depuis les années 1970, on a abandonné la tradition, les rites et les symboles aux traditionalistes”, retrace Anthony Favier, coauteur de Religions et classes sociales. Pour cet historien du catholicisme, “les jeunes vont chercher le faste et la pompe qui ont été perdus“, quitte à idéaliser le passé et “reconstruire une messe qui n’était pas celle d’avant le concile”.
Yves Chiron, proche des milieux traditionalistes, salue pour sa part un “recentrage” du culte après une “anarchie” permise selon lui par le concile Vatican II, avec des sermons “pas d’un haut niveau spirituel”, “pas toujours du meilleur goût” et s’en tenant “à des bons sentiments”, estime-t-il (…)
“Ce rite m’élève et me fait grandir dans ma foi“, confesse Alice, qui témoignait un peu plus haut. “C’est tout une atmosphère qui vous transporte, l’impression d’être dans une bulle hors du temps”, ajoute-t-elle. “C’est plus approfondi, un peu comme entre un hôtel une ou cinq étoiles“, compare Guillaume.
À 39 ans, ce libraire parisien a suivi “tout le parcours habituel”: baptême, catéchisme, scolarité dans une école catholique, première communion et confirmation. Issu d’une famille catholique pratiquante mais non traditionaliste, il ne manque pas une seule messe le dimanche, toujours célébrée selon le rite ancien. Le jeune homme a connu un “émerveillement” en découvrant ces célébrations lors de ses études supérieures à Versailles. “Comme tout est plus codifié, on est plus attentif, il n’y a rien à inventer, pas de distraction”, assure-t-il. “Le cœur et l’esprit sont plus libres pour se laisser porter par le rite.” Mais au sein de sa famille, le sujet est presque “tabou”. “Ils savent que je vais à la messe ‘tradi’ mais ils ne m’en parlent pas et ça ne me viendrait pas à l’esprit de leur proposer. Pour eux, il y a forcément quelque chose d’idéologique.” Guillaume soutient pour sa part que ce n’est pas son cas et regrette une forme de “récupération” politique de la messe tridentine (…)
Quel est le rôle de l’Église dans cette dynamique? En 2007, le pape Benoît XVI autorise la célébration de la messe tridentine – un virage conservateur après l’ère Vatican II. “Il est évident que Benoît XVI a donné une pleine liberté à la messe traditionnelle, favorisant la multiplication des lieux de culte“, pointe l’historien Yves Chiron.
Mais en 2021, le pape François décide de limiter fortement les messes selon le rite tridentin. Il annule ainsi l’élargissement permis par son prédécesseur qui a, selon lui, renforcé les “divergences” et encouragé les “désaccords qui blessent l’Église”.
“La volonté du Vatican, c’est qu’il n’y ait qu’un seul rite, le rite moderne, et l’extinction du rite ancien“, synthétise le chercheur Jean-Benoît Poulle. “Mais c’est le plus dynamique. Les évêques appliquent donc cette mesure de manière prudente et ne veulent pas rouvrir la guerre liturgique.” Nicolas de Bremond d’Ars considère même que les traditionalistes sont aujourd’hui perçus “avec une certaine faveur”. En témoigne le nombre de messes célébrées selon le rite tridentin – pourtant condamné par le pape – dans le diocèse de Paris.
Dans les séminaires, les vocations sont par ailleurs davantage traditionalistes. L’année dernière, quelque 122 prêtres ont été ordonnés. Parmi eux, entre un cinquième et un quart l’ont été selon le rite ancien. “Les jeunes prêtres sont plus raides”, remarque le prêtre et sociologue Nicolas de Bremond d’Ars. “Je vois de plus en plus de soutanes, c’est assez clair qu’ils cherchent à se démarquer”, abonde Patrice Dunoyer de Segonzac, président des Poissons roses, un courant de chrétiens de gauche. “Si ces derniers ne célèbrent pas la messe selon la forme ancienne, ils remettent du latin dans la liturgie avec un discours plus évangélisateur”, observe le chercheur Jean-Benoît Poulle. “Et quand ils ne sont pas traditionalistes eux-mêmes, ils leur sont moins défavorables.”
Au point de faire fuir les catholiques ordinaires? Le prêtre Jean-Claude Sauzet affirme que certains de ceux qu’il côtoie au sein de mouvements engagés lui ont confié avoir renoncé à se rendre à la messe et ne plus fréquenter leurs paroisses. “Ils me disent qu’ils n’ont plus rien à y faire, que les morales qu’ils y entendent ne les nourrissent pas et qu’ils ne trouvent plus leur place dans leur communauté.”
