De Rammstein au Hellfest, le metal (encore) dans la tourmente
Mediapart a six ans de retard sur le Salon beige.
Cela fait (au moins) 6 ans que le Salon beige alerte sur la culture du viol au Hellfest, témoignages à l’appui.
Exemple avec cet article de 2017 : “Hellfest, le plus gros festival metal d’Europe, son caractère convivial et bon enfant et… ses agressions sexuelles “.
2019 : “Le viol c’est “bon enfant”
Mediapart aujourd’hui :
Berlin (Allemagne).– De jeunes « groupies » droguées et agressées en backstage par une icône vieillissante du metal industriel, le tout via un système de recrutement des proies sur les réseaux Instagram, Facebook ou WhatsApp. Tel est le tableau écœurant que dessinent les enquêtes de presse sur le groupe allemand Rammstein et son chanteur Till Lindemann, réalisées conjointement par le quotidien Süddeutsche Zeitung et les chaînes publiques WDR et NDR.
Quand l’horreur de la réalité éclate à la figure
4 mai 2023 : Gérald Darmanin juge l’Italie de Giorgia Meloni “incapable” de régler le “problème” migratoire.
17 mai 2023 : Gérald Darmanin maintient ses attaques contre Giorgia Meloni.
5 juin 2923 : le député NUPES de Paris Aymeric Caron déclare : “La menace d’ultra-droite est la principale menace terroriste”.
8 juin 2023 : Un immigré syrien attaque des enfants au couteau à Annecy. Six personnes, dont quatre enfants, ont été blessées au couteau à Annecy. Le pronostic vital de trois victimes est engagé.
Ce Syrien né en janvier 1991, prénommé Abdalmasih, avait fait une demande d’asile à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) le 28 novembre 2022. Mais il avait entre temps obtenu le statut de réfugié en Suède le 26 avril 2023. «Sa demande en France était donc sans objet. Il était régulier du point de vue du droit de l’Union».
Réflexions à propos de la crise dans le diocèse de Toulon
Pour la deuxième année consécutive, le diocèse de Toulon ne pourra pas ordonner ses séminaristes. Nous avions appris en juin dernier que « Rome » (je mets Rome entre guillemets car on ignore toujours s’il s’agit de la vendetta d’un obscur fonctionnaire de Dieu sait quel dicastère ou d’une décision pontificale !) avait demandé à l’évêque du lieu, Mgr Rey, de surseoir à ces ordinations. Depuis, une visite apostolique a été diligentée dans le diocèse. A ce jour, les résultats de cette visite demeurent inconnus – et plusieurs personnes ayant demandé à être entendues par les visiteurs n’ont même pas eu d’accusé de réception, ce qui ne peut manquer d’alimenter les soupçons de visite à charge.
Comme je l’écrivais l’année dernière, je ne prétends nullement connaître les dessous de cette désastreuse affaire. J’ai reçu toutes sortes d’informations plus ou moins fiables sur le sujet mais je suis incapable de juger de ce qui est vrai et de ce qui est faux. Je n’ai en tout cas aucune difficulté à croire que plusieurs choses méritaient d’être améliorées dans le diocèse de Toulon et spécialement dans son séminaire qui semble l’épicentre de ce cyclone. Au demeurant, il n’est pas besoin d’être surinformé sur l’Eglise contemporaine pour savoir que beaucoup de choses méritent d’être améliorées à peu près partout.
Quoi qu’il en soit, je me garderais bien de m’immiscer dans une discussion qui ne regarde que Mgr Rey et le Pape.
En revanche, fidèle laïc et observateur attentif de la vie de l’Eglise de France, je suis bien obligé de parler des conséquences publiques de cette situation – et des conséquences prévisibles des étapes à venir qui se dessinent dans le brouillard.
La première conséquence, évidente, massive, monstrueuse, c’est que des jeunes gens qui ont tout donné au Christ sont pris en otages par cette décision (et, même pire, par cette absence de décision) : voici en particulier deux ans que des diacres sont, au mépris du droit canonique, privés de l’ordination sacerdotale sans faute connue de leur part. J’ignore quel fonctionnaire ou quelle bureaucratie a pu imaginer une telle torture, mais je dis tout net que c’est scandaleux. Ça l’était l’année dernière, ça l’est davantage encore aujourd’hui. Il faut manquer, non seulement du sens de l’Eglise, mais même de l’humanité la plus élémentaire, pour se livrer à ce genre de procédés indignes – et n’avoir pas même le courage d’assumer ses responsabilités.
Cela en dit long sur l’état pitoyable des relations humaines dans l’Eglise.
Cela en dit long aussi sur la permanence des abus dans l’Eglise. Dans n’importe quelle société, ce qui est fait à ces malheureux serait jugé comme du harcèlement moral – et, comme tel, relèverait du tribunal. Dans l’Eglise, puisque tout y repose sur l’engagement total de la personne, n’importe qui semble pouvoir se permettre n’importe quoi.
C’était bien la peine de nous offrir le numéro que nous avons naguère regardé avec consternation sur le rapport Sauvé où des énergumènes ont pu réclamer des changements de la théologie sacramentelle elle-même, sur la base de chiffres sortis du chapeau et parfois incohérents entre eux, au motif que les abus seraient « systémiques » dans l’Eglise. C’était bien la peine de nous dire que tout ceci était fini, n-i fini, et que désormais tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Le message le plus clair qu’envoie cette triste affaire toulonnaise, c’est que briser des vies demeure l’une des « options » du « management » ecclésial ! Et c’est comme cela que vous voulez attirer des vocations ou réévangéliser la France ? (Oups, pardon, j’oubliais que les « managers » en question étaient aussi des syndics de faillite qui se préoccupaient assez peu d’évangélisation.)
Mais comment ne pas comprendre que cette situation est un contre-témoignage radical sur tout ce qui a été dit et claironné sur le pontificat réformateur du Pape François : comment peut-on imaginer pire cléricalisme que celui qui prive l’Eglise de jeunes prêtres et des jeunes gens de la joie de recevoir le sacrement de l’ordre, sans même se donner la peine d’exposer le plus insignifiant motif ?
La situation est d’autant plus kafkaïenne que personne ne sait ce qui permettrait de la débloquer. J’ai lu des Messieurs Je Sais-Tout nous expliquer, sur le ton de l’arrogance que donne la certitude d’être dans le « camp du bien » (on a les néo-cons qu’on peut !), que c’était tout simple : il suffirait que Mgr Rey démissionne et les ordinations seraient instantanément reprogrammées. Mais c’est idiot : une sanction dont on ne connaît pas le motif ne peut tout simplement pas être levée.
Ces dernières décennies, le droit canonique a cessé d’être la protection normale de la liberté des fidèles. Il est devenu, mutatis mutandis, l’arme qu’était le code pénal soviétique entre les mains du NKVD : l’objet n’est pas de savoir qui est coupable de quoi et de lui conférer la juste peine de son délit, mais de faire planer un arbitraire général sur toute la société. C’est déjà extrêmement pénible dans la société temporelle ; c’est insupportable dans l’Eglise. La vérité vous rendra libres, disait le Christ : cela vaut tout spécialement en matière de droit. Si les censeurs anonymes de Mgr Rey ou de ses séminaristes, à Rome et peut-être en France (il ne faut jamais mésestimer la puissance de la jalousie ecclésiastique !), ne disent pas publiquement ce qu’il faut améliorer pour reprendre le cours des ordinations et de la vie du diocèse, chacun pourra tâtonner dans tous les sens avec la meilleure volonté du monde, cela ne donnera qu’un mouvement brownien sans rime ni raison – et il serait réellement miraculeux que l’une de ces tentatives obtienne par hasard la reprogrammation des ordinations !
Non, il n’est pas sérieux, il n’est pas décent, il n’est tout simplement pas possible, de condamner sans donner de motif de condamnation.
Je voudrais terminer en faisant remarquer que cette affaire illustre de manière sinistrement cocasse le mépris dans lequel sont tenus les enseignements les plus clairs et les moins discutés du concile Vatican II. Nous a-t-on assez seriné que « le » concile avait eu pour objet de rééquilibrer la charge épiscopale face à la charge pétrinienne ? Ah oui, on voit ! N’importe quel petit fonctionnaire de curie peut interdire à un évêque d’ordonner ses séminaristes. Effectivement, pour du rééquilibrage, c’est du rééquilibrage ! A ce sujet, je serais très curieux de savoir comment les confrères de Mgr Rey commentent cette affaire. Je me suis laissé dire que certains s’en félicitaient, mais ils feraient bien de se méfier : cela crée un très dangereux précédents. Dorénavant, au mépris du droit, il est possible de lier les pouvoirs épiscopaux sans monition, sans motif connu. Penser que notre Eglise a offert au monde entier la notion même de droit, transmettant le droit romain et le digérant pour bâtir le droit canonique, la notion d’enquête, la notion de droit de la défense, et tant d’autres, et qu’en son sein même, nous sommes revenus à des mœurs qui auraient fait rougir Sardanapale, c’est à pleurer !
De la même façon, on nous avait vanté la « nouvelle Pentecôte » qui allait nous faire réévangéliser le monde, clercs et laïcs fraternellement unis. Là aussi, on voit ! Je n’aurais pas la cruauté d’insister sur la « fraternité » que révèle cette affaire toulonnaise. Mais peut-on parler d’évangélisation dans l’Eglise de France ? Ne voit-on pas que ce qui se trouve indirectement visé par cette sanction qui n’ose même pas dire son nom, c’est précisément l’évangélisation des périphéries à laquelle nous invite le Pontife romain ? Le diocèse de Toulon était un laboratoire de la paix entre les différentes « forces vives » de l’Eglise pour les unir dans la commune mission. (A dire vrai, j’ai la désagréable impression que c’est précisément là que gît la raison profonde de cette sanction.) Mais, alors, qu’est-ce que cela signifie ? Que le pontificat actuel préfère la guerre liturgique à la paix et les crêpages de chignons à l’évangélisation ? Ce serait ridicule, mais avouez que l’on se perd en conjectures et que rien, dans cette affaire, n’est compréhensible.
Que peut-il se passer désormais ? L’idéal serait que le droit reprenne… ses droits et que l’on dise à Mgr Rey ce qu’il doit réformer dans son diocèse et dans son séminaire. Sur cette base claire, celui-ci pourrait s’atteler à ces réformes ou présenter sa démission. Nous pourrions alors passer à autre chose et notamment aux ordinations qui auraient dû avoir lieu fin juin. Inutile de dire que je n’y crois guère : par quel miracle obtiendrait-on en trois semaines ce que nous n’avons pas obtenu en plus de douze mois ? Une autre hypothèse, hélas plus vraisemblable, est que la situation continue de pourrir. Cela détruira à petit feu quelques dizaines de séminaristes, de nombreux prêtres du diocèse et l’évêque lui-même – mais cela ne semble pas inquiéter outre mesure les bureaux concernés. Cela conduira également à la fermeture du séminaire – je ne vois pas comment un séminaire privé de perspective d’ordination pourrait recruter ! J’insiste au passage sur le fait que l’hypothèse d’une démission de Mgr Rey, que certaines « belles âmes » commencent à agiter, serait une sous-hypothèse de ce lent pourrissement, puisque le seul antidote au pourrissement est la vérité et l’explication franche des réformes à apporter.
Bref, hormis l’hypothèse favorable à laquelle je ne crois guère, il y a fort à craindre que le diocèse de Toulon ne se remette pas avant longtemps de cette crise majeure. Mais, en ce cas, il serait bon que chaque acteur de cette ténébreuse affaire soit conscient que cela dépasse largement le cas de Toulon – et, plus le temps va passer, plus cela dépassera le cas de Toulon.
Tuer l’expérience toulonnaise aura d’énormes conséquences sur l’évangélisation en France – de la même façon, et symétriquement, que l’expérience toulonnaise avait eu d’énormes conséquences sur l’évangélisation en France (combien d’initiatives missionnaires ont-elles été testées « en petit » à Toulon avant de se développer « en grand » dans la France entière ?). Cela risque même fort d’avoir des conséquences sur les finances diocésaines : les fidèles les plus engagés sont déjà assez peu enclins à soutenir de leur denier du culte des associations marxistes-léninistes pseudo-chrétiennes ou la propagande LGBT dans des écoles « catholiques ». Ils sont moyennement enthousiastes pour les détournements d’héritage que constituent la vente de bâtiments pour payer les dettes des prédateurs sexuels. Que pensez-vous qu’ils vont faire quand il sera publiquement annoncé que l’Eglise de France dans son ensemble choisit de tourner le dos à la mission (pourtant plus urgente que jamais) pour revenir aux querelles dépassées des années 1970 ?
Je regrette, chers amis lecteurs, de devoir écrire ces lignes bien sombres mais, encore une fois, la vérité nous rendra libres et, si notre Eglise n’est pas le lieu même de la vérité et de la liberté, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Nous ne pouvons pas en être complices.
Cela dit, le pire n’est jamais certain et, si nous n’avons guère de poids pour aider à résoudre cette crise, nous pouvons, plus que jamais, prier pour que Dieu en permette une résolution rapide, que ces jeunes gens deviennent au plus vite ces saints prêtres dont nous avons tant besoin, et que des dizaines de tels laboratoires missionnaires germent partout en France. A vue humaine, cela semble assez mal parti, pour rester euphémique, mais ce ne serait pas la première fois dans l’histoire que la Providence interviendrait « à main forte et à bras étendu » !
Sursum corda – et, puisque j’écris ces lignes le jour de la Fête-Dieu, rappelons-nous que Lui seul demeure, tout ce que nous avons à faire est de nous accrocher à Lui dans la tempête !
Guillaume de Thieulloy
L’exorciste du Vatican, un nouveau Da Vinci Code ?
De Thomas Valmenier pour Le Salon beige :
Sorti au cinéma au début du mois de mai dernier, le film L’Exorciste du Vatican, avec Russel Crowe en tête d’affiche a bénéficié d’une large couverture médiatique et touché déjà plus de 150 000 spectateurs rien que pour la France. Le synopsis annonce s’inspirer des livres du père Gabriel Amorth, exorciste célèbre, qui aura exercé son ministère dans le diocèse de Rome de 1986 à 2016, année de sa mort. La fiche Wikipédia du film va plus loin en parlant « d’adaptation » des livres de Dom Amorth. Classé en film d’horreur mais aussi en drame biographique le film sème le trouble sur la part de vérité et de fiction dans le scénario. La reconnaissance de l’existence du diable et de sa capacité de nuisance pourrait être une bonne nouvelle dans un monde qui se croit rationaliste en excluant l’existence d’un monde invisible. Pourtant des contre-vérités véhiculées par le film sont réellement dangereuses puisque susceptibles de remporter l’adhésion d’un public qui manquerait de connaissances historiques et religieuses. Un danger d’autant plus important que le film est (dans sa catégorie) bien réalisé, avec des acteurs efficaces.
Pour comprendre de quoi il en retourne il faut divulgacher une partie du scénario. Dom Amorth, (présenté dès la première image comme exorciste en chef du Vatican, titre souvent utilisé bien que fictif) intervient dans la délivrance d’un jeune italien et est convoqué par un tribunal ecclésiastique pour répondre de ses faits. Il lui est reproché d’avoir agi sans mandat de l’évêque. À cette occasion, les spectateurs apprennent que la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (aujourd’hui Dicastère pour la Doctrine de la Foi) doute de l’existence du mal et veut « démontrer la pertinence de l’Eglise en abandonnant ces croyances dépassées ». Ne reconnaissant pas la légitimité de ceux qui l’accusent, le Père Amorth quitte l’audience en renvoyant ses détracteurs à son « patron : le pape », une attitude bien lointaine de ce que fut réellement Dom Amorth.
En parallèle, les spectateurs suivent une famille américaine : Julia (la mère), Amy (la soeur ainée) et Henry (le fils cadet). Les trois personnages débarquent en Espagne, dans une ancienne abbaye qu’ils réhabilitent en maison d’habitation. La bâtisse est le seul legs du père de famille décédé un an plus tôt dans un accident de voiture alors que son fils était passager. Depuis ce dernier n’a plus parlé. La famille doit rester le temps des travaux, suite à quoi l’abbaye sera vendue et le fruit de cette vente doit favoriser le retour aux Etats-Unis. Une explosion blessant plusieurs des ouvriers stoppe le chantier et Henry commence à être en proie à des phénomènes étranges. Malgré les nombreux examens, les médecins ne trouvent pas d’explication à ses maux. Le Père Tomàs, jeune prêtre qui a accueilli les Américains à leur arrivée en Espagne, visite le garçon et se voit projeté hors de la chambre de l’enfant par une force invisible. L’enfant demande par une voix démoniaque que l’« autre prêtre » lui soit amené.
Mystérieusement averti et préoccupé par la situation, le pape dépêche Dom Amorth, l’avertissant que l’abbaye où se déroule les phénomènes extraordinaires a déjà été « source de problèmes pour l’Eglise » mais sans lui dévoiler la nature des problèmes évoqués. Dès ses premières confrontations avec l’enfant, l’exorciste est déstabilisé par la force du démon qui le possède. Dès lors il cherchera à l’aide du Père Tomas à connaitre le nom du démon présent afin de mieux le chasser. Leur quête leur fera découvrir les restes de « victimes de l’inquisition espagnole » dans le puit de l’abbaye. Puis dans la crypte de l’abbaye ils trouveront le squelette du Père Alonso de Ojeda (XVe siècle), présenté comme « l’un des plus grands exorcistes de tous les temps ». Dans son journal intime, les deux prêtres apprennent qu’en voulant exorciser les moines de l’abbaye, l’exorciste espagnol aurait lui-même été possédé par Asmodée (présenté à cette occasion comme « le roi de l’enfer ») en 1475 et, sous l’influence du démon, il aurait permis la création de l’Inquisition, présentée, évidemment, comme un concentré d’horreurs et de tortures.
La suite du film est un grand délire extrapolant l’Apocalypse pour explique qu’en deux cents endroits des anges déchus attendraient leur libération afin de sillonner le monde pour détruire l’Eglise. Asmodée aurait donc attiré l’exorciste dans l’un de ces lieux pour le posséder et infiltrer l’Eglise. Pour sauver les autres personnages l’exorciste accepte la possession, tente de se suicider pour ne pas servir de marionnette et est sauvé par le Père Tomàs qui arrive à l’exorciser. Les deux prêtres sont donc envoyés en mission par le pape pour découvrir les 199 autres lieux infestés afin d’y chasser les démons. Une suite pourrait voir le jour dès 2025.
Outre des scènes violentes, ou suggestives, de nature à heurter la sensibilité de fidèles, le plus grand danger véhiculé par ce film est très certainement le mélange entre fiction et réalité. Dom Amorth est célèbre de par le monde mais ne compte qu’un nombre de lecteurs assez restreint. Bien peu de spectateurs sont donc capables de comprendre qu’au-delà des noms des personnages, le scénario est totalement fictif. L’intrigue du Da Vinci Code, tirée par les cheveux, a pu laisser croire à certains, en son époque, que le Christ aurait réellement eu une relation amoureuse avec Marie-Madeleine. Ici les origines démoniaques de l’Inquisition pourraient aussi séduire, la propagande historique martelant depuis des décennies que ce tribunal ecclésiastique entacherait l’histoire de l’Eglise. Outre ce point problématique, un autre élément, récurrent dans le cinéma qui touche au sujet de l’exorcisme mérite également un point d’attention : la profusion d’effets spéciaux qui dépasse le véritable pouvoir des démons. Dans L’exorciste du Vatican, plus le scénario avance plus le pouvoir du démon grandit, sur les meubles mais aussi sur les personnes qui ne sont pas possédées. Bien entendu l’exagération est efficace cinématographiquement pour impressionner les spectateurs mais là encore que restera-t-il, après la fin de la séance, dans la tête de ceux qui ont visionné le film ? Il est aussi dangereux d’extrapoler la puissance du démon (somme toute assez restreinte par Dieu) que de lui nier tout pouvoir.
L’Association internationale des exorcistes a mis en garde les spectateurs dès les premières bandes-annonces et avant même la sortie du film. Pointant du doigt les différences de moeurs et d’approche du sacerdoce entre le véritable Dom Amorth et celui qui apparait à l’écran, l’Association regrette également la dualité créée entre un démon cherchant à perdre l’Eglise et l’Eglise qui cacherait malicieusement les origines de l’Inquisition pour sauvegarder son image. Elle déconseille donc ce film tout en recommandant Libera nos, un film documentaire sorti en 2016 et qui montre la réalité de l’exorcisme : la joie de la libération par la croix du Christ.
Vous avez dit : « rhinocéros » ?
DIALOGUE :
Dudard : Lorsque vous serez tout à fait rétabli de votre choc, de votre dépression, et que vous pourrez sortir, prendre un peu d’air, ça ira mieux, vous allez voir. Vos idées sombres s’évanouiront.
Bérenger : Sortir ? Il faudra bien J’appréhende ce moment. Je vais certainement en rencontrer…
Dudard : Et alors ? Vous n’avez qu’à éviter de vous mettre sur leur passage. Ils ne sont pas tellement nombreux d’ailleurs.
Bérenger : Je ne vois qu’eux. Vous allez dire que c’est morbide de ma part.
Dudard : Ils ne vous attaquent pas.. Si on les laisse tranquilles, ils vous ignorent. Dans le fond, ils ne sont pas méchants. Il y a même chez eux une certaine innocence naturelle, oui ; de la candeur. D’ailleurs, j’ai parcouru moi-même, à pied, toute l’avenue pour venir chez vous. Vous voyez, je suis sain et sauf, je n’ai eu aucun ennui.
Bérenger : Rien qu’à les voir, moi, ça me bouleverse. C’est nerveux. Ca ne me met pas en colère, non, on ne doit pas se mettre en colère, ça peut mener loin la colère, je m’en préserve, mais cela me fait quelque chose là, cela me serre le cœur.
Dudard : Jusqu’à un certain point, vous avez raison d’être impressionné. Vous l’êtes trop cependant. Vous manquez d’humour, c’est votre défaut, vous manquez d’humour. Il faut prendre les choses à la légère, avec détachement.
Bérenger : Je me sens solidaire de tout ce qui arrive. Je prends part, je ne peux pas rester indifférent.
Dudard : Ne jugez pas les autres, si vous ne voulez pas être jugé. Et puis, si on se faisait des soucis pour tout ce qui se passe, on ne pourrait plus vivre.
Bérenger : Si cela s’était passé ailleurs, dans un autre pays et qu’on eût appris cela par les journaux, on pourrait discuter paisiblement de la chose, étudier la question sur toutes ses faces, en tirer objectivement des conclusions. On organiserait des débats académiques, on ferait venir des savants, des écrivains, des hommes de loi, des femmes savantes, des artistes. Des hommes de la rue aussi, ce serait intéressant, passionnant, instructif. Mais quand vous êtes pris vous-même dans l’événement, quand vous êtes mis tout à coup devant la réalité brutale des faits, on ne peut pas ne pas se sentir concerné directement, on est trop violemment surpris pour garder tout son sang-froid. Moi, je suis surpris, je suis surpris, je suis surpris ! Je n’en reviens pas.
Dudard : Moi aussi, j’ai été surpris, comme vous. Ou plutôt je l’étais. Je commence déjà à m’habituer.
Bérenger : Vous avez un système nerveux mieux équilibré que le mien. Je vous en félicite. Mais vous ne trouvez pas que c’est malheureux..
Dudard : Je ne dis certainement pas que c’est un bien. Et ne croyez pas que je prenne parti à fond pour les rhinocéros.
(Nouveaux bruits de rhinocéros passant, cette fois, sous l’encadrement de la fenêtre de l’avant-scène)
Bérenger : Les voilà encore ! Les voilà encore ! Ah ! Non, rien à faire, moi je ne peux pas m’y habituer. J’ai tort peut-être. Ils me préoccupent tellement malgré moi que cela m’empêche de dormir. J’ai des insomnies. Je somnole dans la journée quand je suis à bout de fatigue.
Dudard : Prenez des somnifères.
Bérenger : Ce n’est pas une solution. Si je dors, c’est pire. J’en rêve la nuit, j’ai des cauchemars.
Dudard : Voilà ce que c’est que de prendre les choses trop à cœur. Vous aimez bien vous torturer. Avouez-le.
Bérenger : Je vous jure que je ne suis pas masochiste.
Dudard : Alors, assimilez la chose et dépassez-la. Puisqu’il en est ainsi, c’est qu’il ne peut en être autrement.
Bérenger : C’est du fatalisme.
Dudard : C’est de la sagesse. Lorsqu’un tel phénomène se produit, il a certainement une raison de se produire. C’est cette cause qu’il faut discerner.
Bérenger : Eh bien moi, je ne veux pas accepter cette situation.
- Eugène Ionesco. Rhinocéros (Edition folio théâtre, pp. 213-217, 2003)
- Quelques courts extraits de la préface :
« La pièce abonde en allusions à peine voilées à la phraséologie et au comportement nazis, mais fait également référence au stalinisme. La perspective se veut générale, Ionesco condamnant tous les intégrismes contemporains, occidentaux ou non… Sous ce jour, Rhinocéros apparaît donc comme une mise en garde, un cri d’alarme contre les mirages qui occultent l’irrémédiable… Ceci étant, Ionesco était pleinement conscient d’aller à contre-courant, l’important étant d’ « oser ne pas penser comme les autres »… Depuis longtemps, Ionesco considère que bien des intellectuels ont été complices des idéologies totalitaires par goût des utopies, par naïveté, par intérêt, par haine de la démocratie bourgeoise, ou tout simplement en raison d’un esprit contestataire chronique qui fait le jeu des extrémistes…. Rhinocéros émane donc d’un Ionesco engagé –non pas doctrinaire car il hait toutes les doctrines- témoin de son temps, luttant avec les moyens qu’offre l’art, contre l’emprise d’un mal polymorphe. »
- En musulman, « rhinocéros » se dit « voile islamique» ou « abaya ».
“Rien ne remplacera jamais une messe pour le salut du monde”
Homélie de l’Abbé Julien Durodié à Saint Sulpice pour la messe d’envoi du pèlerinage de Chartres :
Homélie de Son Excellence Mgr Gullickson lors de la messe de clôture du Pèlerinage de Chartres :
L’homélie du dimanche de Pentecôte, prononcée par l’abbé Raffray, a déjà été mise en ligne.
Ils fabriquent des croix de leurs mains alors qu’ils ne sont même pas baptisés
L’Homme nouveau évoque la conférence donnée mardi 6 juin par l’association SOS Calvaires avec l’abbé Raffray (Institut du Bon Pasteur), sur le thème “Remettre la croix au milieu du village, la jeunesse revient à la Foi” :
[…] « J’avais besoin de concret, d’avoir un métier avec des prises de risques » dit-il pour expliquer son choix professionnel. « Être directeur général de SOS Calvaires est un métier de paroles » poursuit-il « je rencontre des personnes, je m’intéresse à leur histoire, à leur patrimoine ». La croix restaurée devient un lieu de sociabilité dans le village, les habitants ont participé à sa reconstruction.
Deux semaines après un entretien informel sur les routes de Chartres en 2022, il a entassé l’ensemble de ses affaires dans sa voiture, direction l’atelier situé à côté d’Angers. Alexandre clame sur tous les toits la nécessité de proposer à la jeunesse des moyens concrets de se donner. Pour lui, l’incarnation du catholicisme dans le bois de la Croix vaut mieux que tous les beaux discours. Il en veut pour preuve les nombreuses personnes qui poussent la porte de l’atelier.
Le soir-même, il se retrouve au théâtre de Saint-Léon pour la conférence qu’il donne avec l’abbé Raffray. Devant les jeunes et les moins jeunes, Alexandre raconte ces transformations qui se déroulent sous son nez. Sacha, Clément et tant d’autres fabriquent des croix de leurs mains alors qu’ils ne sont même pas baptisés. « A un moment, nous sommes obligés de lever les yeux vers Celui que l’on restaure, et c’est accessible à tous » déclare-t-il. En plus d’être concrète, l’action de rétablir un calvaire reconnecte les hommes à leurs racines, à leur patrimoine.
La croix rénovée devient « leur » calvaire. Or combien ont ce besoin de savoir d’où ils viennent ? La devise de l’association reprend celle des Chartreux « Stat Crux dum volvitur orbis » (« La Croix demeure tandis que le monde tourne »). En toile de fond, l’objectif est de s’enraciner dans l’immuable. « Nous restaurons le matériel pour transmettre l’immatériel » souligne Alexandre. En œuvrant à la conservation du patrimoine français, SOS Calvaires reconstruit le règne du Christ au sein des villages.
L’association reprendrait presque le fonctionnement d’une confrérie de métiers de l’Ancien Régime. Ses membres ne sont jamais à court de projets : « nous irons aux JMJ en bateau avec une croix. », « Le 30 septembre prochain, nous projetons de poser un calvaire au Mont-Saint-Michel », « On se développera peut-être un jour à l’international, qui sait ! » enchaîne Alexandre, les yeux pétillants.
Parvenir à créer des souvenirs communs en gravissant les montagnes irlandaises, en posant un khatchkar en Arménie, enchaîner les pèlerinages en portant, toujours, une croix. Certains y trouvent même une véritable famille. Poussée par la fougue de la jeunesse, la branche des Bâtisseurs (équipes chargées de la réparation des croix) a déjà restauré 190 calvaires depuis le début de l’année. […]
L’église de Mailhac, près de Narbonne, a été vandalisée
Le sacristain, qui a découvert le carnage, témoigne :
“il y avait des cierges cassés partout sur le sol, d’autres avaient été allumés au fond de l’église”. “J’ai vu que la serrure du tronc était différente, en m’approchant, j’ai constaté qu’on avait essayé de la casser”. “Ce n’est pas la première fois que les cierges sont retrouvés cassé sur le sol, j’ai déjà déposé une main courante, mais cette fois-ci c’est plus grave”.
Des statues brisées dans l’église Saint-François-Xavier à Paris
5 statues ont été brisées hier. La police a été appelée aussitôt.

Messes invalides
L’archevêque de Kansas City Mgr Joseph Naumann a écrit aux prêtres de son diocèse le 31 mai pour les avertir qu’il avait récemment appris que des paroisses utilisaient du vin qui invaliderait le Saint Sacrifice de la Messe.
“Il a été récemment rapporté par deux prêtres, ayant servi dans trois paroisses différentes, que lors de leur nomination dans ces paroisses, ils ont rapidement découvert l’utilisation de vins qui n’étaient en fait pas valables pour l’Eucharistie”.
En conséquence, dans ces paroisses,
“pendant un certain nombre d’années, toutes les messes ont été invalides et, par conséquent, les intentions pour lesquelles ces messes ont été offertes n’ont pas été satisfaites, y compris l’obligation qu’ont les pasteurs d’offrir la messe pour le peuple”.
“Il s’agit d’une situation très grave pour laquelle nous devons maintenant demander au Saint-Siège des conseils sur les questions de restauration.
Le droit canonique et liturgique stipule que le vin produit uniquement à partir de raisins peut être utilisé pour le sacrifice eucharistique. L’instruction vaticane Redemptionis sacramentum de 2004 explique que :
Le saint Sacrifice eucharistique doit être célébré avec du vin naturel de raisins, pur et non corrompu, sans mélange de substances étrangères. Durant la célébration de la Messe elle-même, on doit ajouter un peu d’eau au vin. Il faut prendre soin de conserver en parfait état le vin destiné à l’Eucharistie, et de veiller à ce qu’il ne s’aigrisse pas. Il est absolument interdit d’utiliser du vin dont l’authenticité et la provenance seraient douteuses: en effet, l’Église exige la certitude au sujet des conditions nécessaires pour la validité des sacrements. Aucun prétexte ne peut justifier le recours à d’autres boissons, quelles qu’elles soient, qui ne constituent pas une matière valide.
Si le Dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements a confirmé que des quantités infimes de sulfites, qui agissent comme des conservateurs alimentaires, peuvent être autorisées dans un vin sacramentel, il a souligné que d’autres additifs peuvent rendre les vins douteux pour la célébration valide de la messe. À Kansas City, Mgr Naumann a noté que de nombreux vins disponibles dans le commerce contiennent des additifs tels que de l’extrait de sureau, des sucres, de l’alcool, etc.
Afin d’éviter la possibilité de messes non valides, l’archevêque a publié un décret stipulant que
“seuls les vins produits commercialement et destinés spécifiquement à la messe pourront désormais être utilisés pour la célébration de la très sainte Eucharistie dans toutes les églises, chapelles et oratoires paroissiaux et non paroissiaux de l’archidiocèse de Kansas City”.
« Les soins palliatifs sont un acte de civilisation »
A l’occasion de son passage à Saumur (49) pour une conférence, Thomas Cauchebrais a interrogé sur RCF Jean-Frédéric Poisson, président du parti politique Via – la voix du peuple, auteur du livre « Soins palliatifs, la vraie alternative à l’euthanasie ». Il défend la vie, à contre-courant, avec l’énergie du désespoir.
Laïcards vs islamogauchistes
Lu sur Mediapart :
Fonds Marianne : Marlène Schiappa a personnellement sucré 100 000 euros de subvention à SOS Racisme
L’ancien directeur de cabinet de la ministre a reconnu devant la commission d’enquête sénatoriale que Marlène Schiappa était directement intervenue dans le processus de sélection du fonds Marianne. Selon nos informations, elle a personnellement retoqué le dossier de SOS Racisme en raison des positions politiques de son président. Alors que l’administration avait validé cette candidature.
Ils ne respectent rien
A Carnac, un homme d’affaires local a supprimé 39 menhirs afin de construire un magasin Mr Bricolage.
Le lieu avait été inscrit en zone de prescription dans l’ancien Plan d’occupation des sols, mais cela a disparu dans le nouveau Plan local d’urbanisme. De ce fait le maire peut prétendre avoir « respecté scrupuleusement la législation » en délivrant le permis de construire.
Le maire, par ailleurs président de l’association « Paysages des mégalithes », est aussi celui qui a porté plainte contre des catholiques qui ont empêché un concert blasphématoire dans l’église Saint-Cornély.
Crédibilité d’un ministre qui dit lutter contre les abayas à l’école et met un voile sur le site officiel de la réserve civique
Le ministre de l’Education nationale Pap Ndiaye a réuni les recteurs sur les questions du harcèlement scolaire et de la laïcité.
“Sur la laïcité, il les a appelés à la fermeté et au respect de la circulaire de 2004. Il leur a demandé d’accompagner les établissements où des situations problématiques étaient détectées”.
Le Parisien vient de faire sa Une sur le sujet.
Interrogé à l’issue du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Olivier Véran a assuré que le gouvernement “agissait” :
“La question, c’est faut-il adapter notre arsenal de réponses face à un phénomène qui pourrait être en extension et qui poserait de très nombreux problèmes”.
La part des incidents relevant du port de signes et tenues religieux, comme les abayas et qamis (vêtement long traditionnel porté par les hommes), a augmenté à l’école, représentant 56% du total contre 37% en avril et 42% en mars.
Le gouvernement serait plus crédible si certains sites officiels, sans parler de ceux de l’UE, ne présentaient pas de femmes voilées.

Mathilde Panot (LFI) lance une fatwa contre Le Parisien
De nombreux commentateurs estiment que le tweet de Mathilde Panot (LFI) condamnant la Une du Parisien est d’une très grande gravité car c’est ainsi que les attentats terroristes islamistes contre Charlie Hebdo ou Samuel Paty ont pris leur source : par une dénonciation/condamnation !
LFI ne cache même plus son islamo-gauchisme. L’abaya est une tenue religieuse musulmane et les signes religieux sont interdits à l’école du fait de la laïcité.
Nous traversons une crise sociale sans précédent, une attaque massive des libertés sous Macron, une sècheresse ultra précoce et une guerre alimentaire se profile.
Mais le Parisien fait sa Une sur la tenue des femmes musulmanes.
Pour ce journal comme beaucoup d’autres :… pic.twitter.com/T1hftHxsmc
— Mathilde Panot (@MathildePanot) June 7, 2023
Eric Zemmour dénonce ce phénomène de contournement de la laïcité :
Au même rythme que s’accroît le Grand Remplacement en France, les tenues islamiques « abayas » colonisent les écoles pour contourner l’interdiction du port du voile.
Merci aux parents et aux professeurs qui participent à notre réseau @ParentsVigil pour lutter contre l’offensive… pic.twitter.com/kPVXjzXgpK
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) June 7, 2023
Pélerinage de Chartres : un antidote à la décivilisation ?
C’est la question posée par Gérard Leclerc dans France catholique :
Le dynamisme du pèlerinage de Pentecôte à Chartres donne à réfléchir. Le fait qu’il ait pu être rapporté par une chaîne de télévision comme TF1, avec objectivité et sans l’aigreur qui caractérise souvent les appréciations sur un catholicisme défini comme « traditionnaliste » est peut-être un indice significatif. Alors que l’avenir du christianisme, en termes sociologiques, se pose en notre pays et en Europe, on observe avec un certain intérêt un pôle qui se signale par sa solidité et sa permanence ; mais aussi par son expansion et sa faculté d’entraîner des jeunes avides de mieux assurer leur foi. Sans doute s’agit-il d’une réalité minoritaire, qui ne recouvre qu’une part du corps ecclésial et qui accuse le contraste avec le déclin spirituel dont rendent compte les statistiques. Cependant, ce contraste même contribue à mettre en valeur une démarche en rupture avec un univers déstructuré intellectuellement et moralement, dont le président de la République a pu dire qu’il était en plein « processus de décivilisation ». [Lire la suite]
L’ethnocentrisme protestant zombie au cœur du narcissisme occidental
Selon Emmanuel Todd dans Marianne :

Nous sommes bien en guerre
Selon H16 :
[…] Oui, il y a bien une guerre, qui fut longtemps larvée mais qui est maintenant visible pour tous, celle de l’Occupant Intérieur contre l’occupé, de la classe jacassante contre la majorité silencieuse, de l’administration contre ses assujettis, autrement dit des dirigeants contre le peuple.
Et ce conflit jadis larvé maintenant ouvert explique très bien la constante manipulation des masses par la peur, et la multiplication des agendas contre le peuple, depuis les tentatives de restriction de nourriture (en qualité et en quantité) jusqu’à la lutte ouverte contre les libertés fondamentales comme la propriété privée, le droit de se déplacer avec cette volonté rabique de supprimer la voiture et de circonscrire le citoyen à des ghettos rebaptisés “ville de 15 minutes”, en passant par toutes les petites escarmouches contre les petits commerçants, les artisans et ce qui crée le tissus social indépendant des entités centralisées facilement dirigeables.
Cette guerre de l’occupant intérieur contre le peuple explique aussi l’abandon du régalien (d’où une insécurité galopante que seuls les plus endoctrinés ou les plus veules agents du pouvoir peuvent encore nier), sauf lorsqu’il s’agit de pérenniser le pouvoir de l’Occupant (avec une répression systématique et de plus en plus violente).
C’est aussi cette guerre de l’Occupant intérieur contre le peuple qui explique très bien pourquoi ce premier veut limiter la turbulente population du second : moins nombreux, ils sont plus faciles à canaliser. La démoralisation croissante vers les familles et les couples en âge de procréer (avec une facilité croissante des avortements et des stérilisations) participe de ce mouvement ; l’introduction du wokisme dès le plus jeune âge aussi.
Dans cette guerre, il apparaît indispensable de limiter, par tous les moyens possibles, la liberté d’expression en multipliant les prétextes fallacieux. Les récentes attaques contre twitter n’en sont qu’un exemple récent, mais elles n’ont pas arrêté de se multiplier ces dernières années avec une tendance à l’accélération à mesure que des discours alternatifs apparaissent.
Enfin, le même Occupant intérieur comprend aussi tout l’intérêt de délayer les souverainetés locales dans des institutions supranationales, non élues et n’ayant aucun compte à rendre aux peuples concernés : facilement désignés, ces coupables lointains et jamais facilement atteignables lorsque les choses tournent au vinaigre pour les individus permettent aux coteries en place de conserver leur pouvoir tout en faisant croire à leur impuissance.
Grâce à ces lointaines institutions internationales, l’Occupant intérieur pourra assouvir son besoin de tout contrôler : prétendant offrir une sécurité de façade aux citoyens, il va mettre en place tous les instruments qui, retournés contre le peuple, formeront les pires technologies de son asservisement : reconnaissance faciale pour les JO, multiplication des radars routiers, crédit social (via le pass vaccinal et, maintenant le pass carbone), contrôle de toutes les transactions financières au travers des “CBDC”…
Certes, on pourrait arguer qu’il n’existe pas de plan général conçu pour consciemment asservir la population. Néanmoins, tout indique une tendance globale des dirigeants pour absolument tout faire afin d’obtenir (éventuellement inconsciemment) exactement ce résultat.
En pratique, le plus incroyable serait de croire que tout est purement fortuit, qu’il n’y a qu’une suite de coïncidences pour expliquer cette tendance à ériger un gouvernement mondial d’une élite finement choisie, avec des restrictions toujours plus fortes sur chaque individu. Il serait aussi invraisemblable d’imaginer que les peuples gobent toute la propagande et se laissent ainsi faire, niais et sans intelligence.
En fait, cette guerre fait d’immenses dégâts, et ses troupes les plus efficaces ne sont pas des soldats, mais les cohortes d’imbéciles qui répètent, sans recul, sans pincettes, sans le moindre doute, les messages officiels, ainsi que les brigades entières de crétins qui, par déni et confort intellectuel, expliquent que “c’est pire ailleurs” (en feignant de croire que cette saillie consternante justifie les dérives).
La grande réussite de ces armées du lavage de cerveau a été de faire croire à la solitude complète de chacun des individus qui constate pourtant, devant ses yeux, l’incroyable distorsion de la réalité face aux discours lunaires qu’il entend chaque jour.
Pourtant, ceux qui ont compris ce qui se passait, à leur échelle, qui ont compris qu’ils se trouvaient au milieu d’une formidable entreprise de création effrénée de “réalités alternatives”, non, ceux-là ne sont pas seuls, loin s’en faut, et ne sont même probablement pas minoritaires.
Tout l’art de l’actuelle propagande, au service du pouvoir en place, aura été de diviser la majorité en sous-groupes aussi nombreux et petits que possibles en multipliant les sujets d’anicroches : quand on ne parle pas d’immigration, on parle bien-être animal, de fêtes religieuses, de retraites, de sécurité sociale ou de cette foultitude de sujets parfois importants, parfois annexes, mais qui, tous, détournent l’attention de la guerre permanente de l’Occupant intérieur sur le peuple, de l’accroissement létal de l’appareil d’État contre lui, du grignotage permanent de ses libertés au profit d’intérêts particuliers largement insérés dans les couloirs dorés de la République.
Jusqu’à présent, cela a très bien marché : la multiplication des sujets de peur, des broutilles montées en épingles, l’écume des jours scrutée au microscope des journaux télé passés en boucle toute la journée ont amplement suffi pour aboutir à ce résultat désastreux.
Oui, nous sommes bel et bien en guerre, contre le plus froid des monstres froids et ceux qui le dirigent, en profitent et voudraient bien que ça continue encore longtemps.
“Quel grand malheur pour le monde de se priver de ces milliers de lucioles d’amour !”
Florence Cotte, née en 1968 et mère de 7 enfants, vient de publier un témoignage sur l’un de ses fils, Louis-Marie, un chemin vers le Ciel, éprouvé par la maladie et décédé dans sa dix-huitième année d’une ataxie télangiectasie. Cette maladie rare, neurodégénérative, affecte de nombreuses parties du corps et provoque de graves incapacités. L’ouvrage, préfacé par Mgr Pierre-Yves Michel, évêque de Valence, raconte la vie de cette famille éprouvée et la croissance et dégénérescence de ce garçon toujours joyeux et affectueux.
Lors d’un colloque consacré à cette rare maladie, les parents de Louis-Marie ont été choqués d’entendre, au milieu d’interventions de qualité, celle d’un médecin se félicitant d’avoir pu mettre au point, grâce aux dons du téléphone, un dosage qui rendait possible la détection de cette maladie avant la 12e semaine de grossesse afin de pouvoir éliminer rapidement l’enfant… :
Je me suis demandé avec horreur quelle pouvait être la réaction des jeunes malades présents dans la salle, d’entendre que c’était un réel soulagement et un grand “progrès” de pouvoir supprimer les embryons malade…
Quel manque d’humanité, et quel manque d’épiderme de la part de ce médecin qui ne percevait même pas le malaise que pouvait occasionner de tels propos dans le coeur des jeunes ! […] Comment peut-on d’une main tenter de soigner des malades et de l’autre les tuer… ? C’est une atrocité qui malheureusement ne saute pas au coeur de tout le monde. Je pleure en pensant à tous ces enfants déchiquetés et mis dans des poubelles, à toutes ces étoiles dont nous nous privons volontairement et sans sourciller, à tous ces parents qui creusent leur malheur sans le savoir en se privant des mots d’amour de ces enfants fragiles, en se privant de l’agrandissement de leur coeur que ces enfants leur auraient immanquablement offert.
Je pleure aussi en pensant à tous les frères et soeurs d’enfants handicapés et avortés qui apprennent un jour ou l’autre que leurs parents n’ont pas voulu accueillir leur fragilité, qui apprennent que l’amour de leurs parents n’est pas inconditionnel et qu’ils ont donc intérêt à être eux-mêmes “satisfaisants”.
Impartialité de la CEDH : vers une victoire institutionnelle
Après les retombées médiatiques, l’enquête de l’ECLJ sur « L’impartialité de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) » (avril 2023) a un impact institutionnel. Elle est étudiée dans les instances du Conseil de l’Europe. Les révélations n’ont pas été remises en cause, y compris les deux plus choquantes : situations de conflits d’intérêts manifestes et curriculum vitae de juges non vérifiés. L’enquête de l’ECLJ est résumée sur cette page et en vidéo ci-dessous :
Cette enquête d’avril 2023 est la suite d’un premier rapport de février 2020, sur le même sujet. À la suite de ce rapport, 60 000 personnes ont signé la pétition « Mettre fin aux conflits d’intérêts à la CEDH ». L’ECLJ avait déposé en octobre 2022 au Président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE). La dernière enquête a donné un coup d’accélérateur à cette pétition et a empêché qu’elle soit mise de côté.
En effet, fin mai 2023, la pétition était sur l’agenda de la principale commission parlementaire de l’APCE. Une déclaration d’irrecevabilité de la pétition a été soumise au vote de cette commission. Une majorité des députés a décidé de voter contre. C’est une première victoire ! En parallèle, des députés de l’APCE ont introduit un projet de résolution sur « Le grave problème des conflits d’intérêts à la CEDH ».
Le sujet des conflits d’intérêts à la CEDH est donc à l’agenda parlementaire pour être examiné sur le fond.
Le combat n’est cependant pas terminé. Le vote de cette commission parlementaire n’est que consultatif. Il reviendra au Bureau de l’APCE de déclarer ou non notre pétition recevable. L’ECLJ avait déjà dénoncé le fait que le député d’extrême gauche Tiny Kox, Président de ce Bureau, fait tout pour enterrer les débats qui le gênent au Conseil de l’Europe. Or, lui-même a été un ancien dirigeant de l’une des fondations mises en causes dans notre rapport.
De façon plus significative encore, la question de l’impartialité des juges se joue également au sein même de la CEDH, qui a entrepris de réviser son Règlement pour prendre en compte les recommandations de l’ECLJ, ainsi qu’au Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, qui a institué un groupe d’experts sur les juges à la suite du premier rapport de l’ECLJ.
Kosovo : une submersion migratoire a noyé la majorité Serbe sous le nombre des Albanais
De Guillaume Bigot dans Valeurs Actuelles :
Le Kosovo est un petit pays des Balkans, issu de l’éclatement de l’ex Yougoslavie, qui a acquis une reconnaissance tardive et partielle en 2008. Cet État croupion d’1,8 millions d’habitants est à 95 % peuplé d’Albanais musulmans et de 120 000 serbes chrétiens et orthodoxes, concentrés dans le Nord, à la frontière avec la Serbie.
Ces Serbes du Kosovo ont boycotté les élections municipales qui se sont tenus à la fin du mois d’avril dernier.
Des maires albanophones ont donc été élus dans certaines régions par moins de 3,5 % de la population. Forcément, ces édiles ne sont pas très populaires.
Depuis une semaine, appuyés par les blindés de la police kosovare, les nouveaux élus tentent d’investir leur mairie. Les habitants s’y opposent et manifestent en déployant des drapeaux serbes. Et les soldats de la KFOR, la force d’interposition de l’OTAN, tentent d’éviter l’escalade. Ces échauffourées ont déjà fait une centaine de blessées dont trente parmi les soldats hongrois et italiens de l’OTAN.
Mais que font des soldats de l’OTAN au Kosovo ?
Pour le comprendre, il faut se rappeler, qu’au lendemain de l’éclatement de l’ex Yougoslavie, les Serbes qui n’avaient pu empêcher les Croates et les Slovènes catholiques ainsi que des bosniaques musulmans de prendre leur indépendance refusèrent catégoriquement que le Kosovo ne se détache de la Serbie. Les autorités de Belgrade mettaient en avant trois raisons.
La première, c’est que le Kosovo a toujours été une région de la Serbie.
La deuxième raison c’est que cette région est même le berceau historique de la nation serbe puisque c’est là, en 1389, que des roitelets slaves ont stoppé l’invasion ottomane donnant naissance à la Serbie.
La troisième raison, c’est qu’une submersion migratoire a noyé, au fil des siècles, la majorité Serbe sous le nombre des Albanais.
Pourtant, en 1999, l’OTAN, USA en tête, dit aux Serbes : les Albanais sont désormais archis majoritaires au Kosovo, vous devez y retirer vos troupes et laissez les Albanais s’y administrer.
Face au refus de Belgrade, l’OTAN a bombardé la Serbie, y compris la capitale, faisant 500 morts parmi les civils pour l’obliger à abandonner son propre territoire.
Les Serbes finissent par céder. 200 000 serbes ont alors quitté précipitamment le Kosovo pour se réfugier dans la mère patrie.
Pour éviter que les Albanais ne s’en prennent aux Serbes qui refusaient de fuir, l’OTAN déploiera des soldats sur place, c’est la KFOR. Elle y est toujours.
Le prétexte de l’OTAN, pour justifier son intervention militaire, a été de stopper un génocide que les forces serbes étaient accusé de perpétrer sur les civils albanais. Envoyé par Le Monde sur place pour témoigner de ce génocide, l’écrivain Régis Debray n’en verra nulle trace. Il sera aussitôt lynché par la bien-pensance.
Avec le recul, la preuve a été faite que le gouvernement serbe n’a commis aucun génocide sur les Albanais du Kosovo mais que d’épouvantables massacres de civils seront perpétrés par une milice albanais islamiste qui s’adonnait aux trafics d’organe, à la torture et au viol. Le chef de cette soldatesque, Hashim Thaçi, appelé à diriger le Kosovo, sera pourtant célébré comme un héros par les Occidentaux.
Avant que le Tribunal pénal international ne l’inculpe en 2020, Thaçi assistera aux côtés d’Emmanuel Macron aux cérémonies officielles du 11 novembre 2018 à Paris.
En 2008, le Kosovo proclame son indépendance. Mais la légalité internationale du Kosovo est loin de faire l’unanimité. Et la carte des pays qui ont refusé de reconnaître le Kosovo recoupe largement celle des pays qui refusent de sanctionner Moscou.
Au-delà d’avoir ouvert la boite de Pandore de la violation de la charte des Nations Unies, l’OTAN, avec le Kosovo a conforté l’UE dans son utopie de vivre ensemble sur lequel repose en fait toute la construction européenne, c’est-à-dire, la volonté de faire vivre plusieurs peuples, plusieurs nations sur un seul territoire et dans un seul État.
On l’a oublié mais les frontières sont mouvantes et lorsqu’un peuple devient majoritairement sur un territoire, à la suite d’une conquête ou d’une migration (les Anglo-saxons ne sont pas natifs de Nouvelle-Zélande et les Turcs ont conquis Constantinople avant d’en faire Istanbul), sauf à maintenir des querelles pluri-séculaires, cet État change de mains.
Il est d’ailleurs parfois préférable de déplacer les populations et de réécrire les atlas que de creuser des charniers. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, c’est à la fois un gigantesque déplacement de population et un trait de crayon de Staline entériné par les alliés qui a donné à la Pologne et à l’Allemagne des frontières stables et ethniquement homogènes.
Mais l’OTAN n’a pas choisi de détacher le Kosovo de la Serbie pour le rattacher, après référendum, à l’Albanie, quitte à en isoler le nord, toujours majoritairement serbe pour le raccrocher à la Serbie. Non. L’UE et l’OTAN veulent faire du Kosovo une maison témoin du vivre ensemble européen puisque les trois pays, le Kosovo, la Serbie et l’Albanie tapent à la porte de Bruxelles.
Le dernier enseignement à tirer de la crise kosovare, c’est aussi que l’immigration non souhaitée et continue devient une invasion. C’est ainsi que le Kosovo, à la fin du quinzième siècle à 99% serbe et orthodoxe est devenue, en 2023, à 95% albanais et musulmans.
Le Kosovo était le cœur historique du peuple serbe comme Saint-Denis avec le tombeau des rois de France est celui du peuple français. Évidemment, comparaison n’est pas raison mais toute ressemblance avait des évènements historiques en cours ne saurait être exclue.
Messe d’action de grâces du pèlerinage de Chrétienté jeudi 8 juin à 19h30 à Sainte Odile
📺 Après ce pèlerinage historique, nous vous attendons NOMBREUX à la messe d'action de grâces jeudi 8 juin à 19h30 à Sainte Odile !
🙏🏻 Remercions la Providence pour cette pluie de grâces ! Le Saint Esprit a soufflé ! 🔥#NDC2023 pic.twitter.com/YukVBjJoRj
— Notre-Dame de Chrétienté (@ndchretiente) June 6, 2023
Mixité sociale ? Il faut autoriser l’ouverture de plus de classes dans le privé
Revenant sur le plan gouvernemental pour la mixité sociale à l’école, l’IFRAP déplore que jamais il n’ait été proposé de faire sauter la règle du 80/20 pour permettre de développer l’enseignement privé sous contrat dans les zones moins favorisées.
Si cette règle était vraiment respectée, plus de 330 000 élèves actuellement scolarisés dans le public devraient l’être dans le privé, ce qui demanderait de faire basculer 1 600 établissements publics vers le privé sous contrat. Une modification du paysage éducatif qui influencerait automatiquement l’actuelle carte de la mixité sociale des établissements scolaires.
Le protocole signé avec le ministère engage le secteur à « définir un plan d’action partagé qui permette de renforcer la mixité sociale et scolaire » et dont les résultats devront être examinés annuellement. Sans mention de quota, le protocole engage l’enseignement privé catholique sur deux objectifs chiffrés :
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Doubler, au minium, le nombre d’établissements modulant les frais de scolarité ou contributions des familles en fonction des revenus du foyer.
Problème, la proportion d’établissements qui pratiquent déjà une modalité des frais de scolarité n’est pas connue, mais on sait que la pratique est déjà répandue. Dans son dernier rapport sur le sujet, la Cour des comptes précise bien que « la plupart des établissements privés sous contrat pratiquent des réductions de frais de scolarité lorsque plusieurs enfants d’une même famille sont scolarisés dans le même établissement », que « certains établissements déterminent leurs tarifs selon un système de quotient familial », que d’autres « accordent des réductions de scolarité au cas par cas ». Aujourd’hui, la contribution moyenne des familles, par élève et par an, varie de 430 euros pour une école maternelle privée à 1 249 euros pour un lycée général privé. La Cour souligne également que la plupart des établissements n’affichent pas sur leur site internet les aides qu’ils proposent aux familles en difficulté et que ce manque de communication peut détourner une partie des foyers.
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Doubler le nombre d’élèves boursiers en 5 ans… « dans les établissements où les familles bénéficient d’aides sociales égales à celles dont elles bénéficient quand elles scolarisent leur enfant dans un établissement public correspondant ».
La proportion d’établissements concernés est, pour l’instant, non connue, mais cela veut dire que ne seront concernés par le doublement du taux de boursiers, que les établissements privés sous contrat où les collectivités territoriales subventionnent à égalité les transports scolaires et la restauration du secteur public et du privé. […]
Enfin, il convient de souligner l’angle mort de l’enquête de la Cour des comptes qui n’aborde jamais la question du coût de l’éducation privé sous contrat versus celle de l’éducation public.

En 2019, la dépense par élève (1er et 2nd degré) était de 8 400 euros, mais ce chiffre fluctue énormément en fonction du type d’enseignement passant de 4 211 euros pour un élève du 1er degré de l’enseignement privé, en moyenne, à 7 149 euros pour le public et de 8 086 euros à 10 977 euros, respectivement, pour un élève du 2nd degré. En moyenne, il est ainsi dépensé, en 2019 :
- 2 879 euros de plus pour les élèves du 1er degré public,
- 2 883 euros de plus pour les élèves du 2nd degré public.
Cette sur-dépense qui est connue et dont la part est stable, la Fondation iFRAP l’avait déjà mis en évidence en 2014 et en 2016. En 2019, le surcoût du public par rapport au privé (sous et hors contrat) atteignait 29,4 milliards d’euros. Une dépense mieux contrôlée pour l’enseignement privé et ce, pour des résultats équivalents qui doit nous interpeller sur la bonne utilisation des moyens dans le public.
Pourquoi est-il impossible de débattre de la continuité, ou de la rupture, entre la réforme liturgique et la constitution conciliaire ?
Suite à l’article de Mgr de Sinety, curé à Lille et ancien vicaire général de Paris, Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique et pèlerin depuis la recréation de ce pèlerinage vers Chartres, souligne trois raisons pour expliquer l’exclusivisme liturgique pratiqué pr Notre-Dame de Chrétienté :
Une raison historique
La première est historique. Depuis sa fondation en 1983 le pèlerinage de Chartres a toujours été fidèle à la messe traditionnelle. Cela fait partie de son ADN. C’est cet attachement à la messe traditionnelle qui fit qu’en 1983 puis en 1984 la messe ne put être célébrée dans la cathédrale de Chartres. Merci de nous épargner l’argument selon lequel ce qui était alors en cause ce n’était pas la messe en tant que telle mais les liens des organisateurs avec la Fraternité Saint Pie X. En 1983 le célébrant à Chartres était l’abbé Philippe Tournyol du Clos et en 1984 le père Bernard Lecareux. Ni l’un ni l’autre n’étaient membres de la Fraternité Saint Pie X et leur situation canonique était tout à fait régulière.
Une raison psychologique
La seconde raison est psychologique. Par le motu proprio Traditionis custodespuis les différentes mesures d’accompagnement mises en œuvre par le cardinal Roche, préfet du dicastère pour le Culte divin et la discipline des sacrements, le pape François a clairement manifesté sa volonté de voir disparaître la célébration de la messe traditionnelle. Avec plus ou moins de zèle les évêques diocésains s’adaptent à ce nouvel état de fait. A cet égard Mgr de Sinety tient de curieux propos. Il évoque une « victimisation épuisante pour l’unité » et dénonce le « rejet de toute idée de synodalité ». Si la synodalité c’est « l’écoute du peuple de Dieu », que font les autorités romaines et épiscopales des 38% de jeunes catholiques interrogés par La Croix du 26 mai qui apprécient la « messe en latin » ? Quant à la victimisation présumée elle n’est pas un phantasme mais une réalité. Oui ou non y a-t-il eu des célébrations de messes traditionnelles supprimées à Paris ? Oui ou non y a-t-il des diocèses dans lesquels il est interdit de célébrer des baptêmes ou des confirmations selon la forme traditionnelle ? Le pape François ayant fait le choix de rallumer la guerre liturgique il apparaît « inopportun » de demander aux « persécutés » de porter au pinacle le symbole de leur persécution. Est-il vraiment judicieux, et délicat, de demander à venir en bicyclette à un pèlerinage de motards ?
De multiples interrogations doctrinales
Enfin, ce qui frappe dans toutes ces réflexions c’est le refus d’aborder la question de fond qui est celle des fruits de la réforme liturgique et de la licéité d’émettre des réserves ou de poser des questions à propos d’actes du magistère. Dans sa lettre Vicesimus Quintus annus du 4 décembre 1988 le pape Jean-Paul II écrivait : « Les pasteurs et le peuple chrétien dans leur immense majorité ont accueilli la réforme liturgique dans un esprit d’obéissance et même de ferveur joyeuse ». La réalité est que dans un pays comme la France la pratique religieuse a été divisée par dix en l’espace de deux générations. On n’ose pas imaginer ce qui se serait passé si la réforme n’avait pas été accueillie avec une « ferveur joyeuse ». Il n’en fut rien et tout le monde le sait !
Mgr de Sinety est aussi troublé par le fait que l’on puisse penser que la messe qu’il célèbre est « indigne ou indigente ». Le qualificatif le plus approprié est sans doute celui de Louis Salleron affirmant que la nouvelle messe était « équivoque » ? Comment, sans cela, expliquer la réflexion que faisait un évêque de France à Jean-Marie Guénois, dans le Figaro du 23 novembre 2020, observant « une foi catholique eucharistique théologiquement divergente » jusque chez les évêques. Le drame est que, par nature, le missel réformé est à géométrie variable, ce qui contribue grandement à sa désacralisation. Lors des journées liturgiques de Fontgombault (24 juillet 2001) le cardinal Ratzinger notait : « Dans le nouveau missel nous trouvons assez souvent des formules comme : le prêtre dit ainsi ou de manière semblable ou bien : ici le prêtre peut dire. Cette formule du missel officialise en fait la créativité ». Beaucoup de fidèles se plaignent qu’en pratique entre deux paroisses « ordinaires » il n’y ait jamais deux messes identiques. Cette diversité est une des composantes majeures et une des innovations fondamentales de la réforme liturgique. Réforme qui pose toujours, plus de cinquante ans après la publication du Bref Examen Critique de la Nouvelle Messe par les cardinaux Ottaviani et Bacci, à la conscience catholique de redoutables questions quand on se rappelle le constat des deux cardinaux : « Le Nouvel Ordo Missae (…) s’éloigne de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail de la théologie catholique de la sainte messe telle qu’elle a été formulée à la XXIIème session du concile de Trente ». Ce texte est toujours d’actualité et vient d’être réédité par les éditions Contretemps avec une préface du cardinal Burke, ancien préfet du Tribunal Suprême de la Signature apostolique.
L’inquiétude ne peut que croître lorsque le cardinal Roche déclare, es qualité, le 19 mars 2023 à propos de la messe : « La théologie de l’Eglise a changé ». Il y aurait donc dans l’Eglise les tenants de l’ancienne théologie et ceux de la nouvelle. Terrible constat ! Le fait est que toute la liturgie romaine traditionnelle conduit le prêtre et les fidèles à croire qu’il s’agit lors de la messe du renouvellement non sanglant du sacrifice du calvaire opéré par les mains du prêtre. Nous dirons pudiquement que « l’ethos liturgique » de la nouvelle messe est sensiblement différent. Combien, clercs ou laïcs croient comme l’a rappelé pendant des années le missel « à fleurs » publié par la CEF au moment de la réforme liturgique comme rappel de foi indispensable : à la messe « Il s’agit de faire mémoire de l’unique sacrifice déjà accompli » ?
Mgr de Sinety nous explique benoîtement qu’il n’est pas parvenu, comme responsable des aumôneries étudiantes d’Ile de France à « inverser la décrue spectaculaire qui s’opérait pour le pèlerinage des étudiants vers Chartres ». Plutôt que de s’inquiéter du « succès montant » du pèlerinage de Chrétienté, Mgr de Sinety ne devrait-il pas plutôt s’interroger sur les raisons de ce succès, et de son échec ? N’y aurait-il pas, paraphrasant une formule célèbre, une grâce particulière attachée à la célébration pleine et entière de la messe romaine traditionnelle ?
Quant à l’argument démocratique « laisser croire qu’il y a plus de vérité dans le rite d’un petit nombre que dans celui de l’immense majorité » il laisse pantois quand on se souvient de la solitude de Saint Athanase et de saint Hilaire de Poitiers au moment de la crise arienne.
Nos questions
En réponse aux interrogations de Mgr de Sinety nous aimerions à notre tour lui demander : Pourquoi ?
- Pourquoi cet ostracisme contre la liturgie romaine traditionnelle ?
- Pourquoi ce refus de voir la réalité qui est l’engouement d’un public de plus en plus large et jeune pour la messe traditionnelle ?
- Pourquoi cette impossibilité de dresser un bilan, objectif et serein, de la réforme liturgique loin des incantations et des arguments d’autorité ?
- Pourquoi est-il impossible de débattre de la continuité, ou de la rupture, entre la réforme liturgique bugninienne de 1969 et la constitution conciliaire sur la liturgie Sacrosanctum concilium ?
Finalement, il n’y a pas eu de surmortalité durant la période de Covid
En 2022 le nombre de décès a dépassé le chiffre des années précédentes, années Covid…
L’Insee a comptabilisé 675.000 décès en 2022, soit 53.800 de plus que prévu. C’est davantage qu’en 2020 (668.900 décès) et qu’en 2021 (661.600 morts).
Ce pic a surtout concerné les personnes âgées – la surmortalité des 75-84 ans a été 11 % plus forte que prévu – mais aussi, et cela est plus surprenant, les moins de 34 ans. Même si ce phénomène reste faible – les décès excédentaires ont concerné 875 personnes âgées de moins de 34 ans en 2022, sur un total de 53.000.
L’ensemble de ces décès ne peut pas être imputé au Covid puisque le nombre de décès liés à la maladie a largement diminué en 2022 : 38.300 personnes seraient décédées du coronavirus en 2022, contre 59.100 en 2021. Comment expliquer alors cette surmortalité ? Le vieillissement de la population peut-être ?… Les conséquences des ‘vaccins’ ? Cette dernière raison pourrait expliquer l’augmentation des décès chez les moins de 34 ans, moins sensibles aux grippe et canicules.

Fin de vie : Le débat Houellebecq – Enthoven
Face au discours maçonnique et suffisant de Raphaël Enthoven sur la “laïcité” et “le dernier bastion de religiosité à abattre”, Michel Houellebecq dénonce l’euthanasie :
Le Green Deal va appauvrir la France, augmenter la dette comme les impôts et n’aura aucun impact sur le climat !
Le Green Deal impose à la France de diminuer de 55% ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990. Un rapport de France Startégie a été remis à Elisabeth Borne pour la mettre en garde contre l’inutilité d’une telle contrainte et, pire, du risque d’appauvrissement des Français et de l’augmentation de la dette publique :
Si le coût du projet est stratosphérique (66 milliards d’euros par an soit environ 2,2% du PIB), c’est surtout la clé de répartition entre les différents secteurs qui semble totalement disproportionnée. Alors que le poids financier donné aux transports (qui est pourtant le secteur le plus émetteur) est très faible, celui affecté à l’habitat est en revanche totalement démesuré. En conséquence, le coût de la décarbonation dans l’habitat (plus de 1000 euros par tonne et par an) est 17,5 fois plus élevé que dans les transports (…) Dans une étude récente, l’Institut Sapiens avait clairement montré l’aberration climato-économique de passer l’ensemble de l’habitat en catégories supérieure (A/B/C), cette stratégie extrêmement coûteuse n’apportant qu’une faible plus-value en termes de décarbonation (…)
Satisfaire le Green Deal européen demandera des investissements non seulement colossaux mais surtout faiblement productifs pour l’Hexagone. Ainsi, hormis la main d’œuvre dédiée à la rénovation des bâtiments, la majorité des équipements verts participant à la décarbonation (batteries, pompes à chaleur, éoliennes panneaux solaires) seront massivement importés de Chine. Accéder au « Graal » se fera donc au prix d’un accroissement stratosphérique de la dette (+25% anticipés en 2040) de la fiscalité (proposition de ponctionner sur 30 ans 10% du patrimoine des plus aisés) et du déficit de la balance commerciale (…) En d’autres termes, le Green Deal sera pour au moins deux décennies générateur de davantage de pauvreté. Selon France-Stratégie, ce passage au « purgatoire » serait nécessaire pour accéder au « paradis » d’une croissance verte n’émergeant qu’après 2040 (…)
Mais le plus pittoresque est laissé pour la fin : France Stratégie reconnait explicitement l’inutilité climatique de la démarche. Les émissions de GES et le réchauffement climatique étant des phénomènes globaux totalement indépendants du lieu d’émission, des approches nationales voire régionales resteront peu efficaces si elles ne s’intègrent pas dans une politique mondiale de décarbonation : «Le réchauffement climatique étant mondial l’effort climatique français n’aura qu’une incidence marginale sur les émissions mondiales et donc le réchauffement. » Marginale signifie en fait nulle, surtout pour un pays possédant déjà l’un des mix les plus décarbonés du monde !
La principale motivation du Green Deal n’est donc pas climatique mais morale et se justifie selon France Stratégie par « l’aspiration d’un nombre croissant de citoyens à ce que leur pays agisse en conformité avec la morale kantienne », laquelle renvoie à l’idée qu’il suffise qu’on applique une règle (en l’occurrence, la réduction de 55% des émissions de GES) pour être moral. A terme, le Green Deal revient donc à suicider le Vieux Continent sur l’autel de la vertu. [source :Valeurs actuelles]
Mais Elisabeth Borne et Emmanuel Macron s’en contrefoutent. Ils obéissent à Ursula von der Leyen. En 2040, ils auront quitté le pouvoir et feront des conférences à 100 000€ dans les grands pays de l’Union européenne…
50% des bénéficiaires de l’aide alimentaire en France sont des immigrés
…mais les media et la gauche continuent de nous faire croire que l’immigration enrichit la France.
L’INSEE a publié fin 2022 une étude détaillée sur l’aide alimentaire en France. Extraits :
Près de la moitié des recourants à l’aide alimentaire sont immigrés
Les personnes immigrées sont surreprésentées chez les recourants : elles constituent 44 % des recourants du champ de l’enquête Aide alimentaire, contre 10 % de la population métropolitaine. Cette part est du reste sous‑estimée, puisqu’elle n’inclut que les recourants en mesure de répondre à un questionnaire en français. Un auto-questionnaire en anglais a été proposé aux personnes non francophones, mais trop peu de personnes ont accepté d’y répondre pour en permettre l’exploitation. Un dénombrement réalisé au moment de l’enquête permet cependant d’estimer le nombre de recourants non francophones à environ 160 000 (correspondant à environ 420 000 bénéficiaires en incluant les familles), soit environ 14 % des recourants francophones (immigrés ou non). Les recourants immigrés non francophones constituent ainsi le quart des recourants immigrés.
Les recourants immigrés sont plus jeunes et plus souvent en couple avec enfants
Les origines des recourants immigrés francophones diffèrent de celles de l’ensemble des immigrés dans la population : neuf sur dix viennent d’Afrique, alors que les immigrés africains représentent à peine la moitié de l’ensemble des immigrés résidant en France en 2021.
Les recourants immigrés francophones se distinguent aussi des autres recourants : 40 % sont des hommes, contre 33 % parmi les non‑immigrés ; ils sont plus jeunes (18 % ont entre 16 et 24 ans, contre 6 %), et les couples avec enfants sont deux fois plus fréquents (30 % contre 16 %, figure). Surtout, ils sont dans des situations nettement plus précaires : 62 % seulement résident dans leur propre logement, contre 88 % des non‑immigrés. Leur niveau de vie est aussi plus bas : 58 % font partie des 40 % de recourants les plus pauvres, contre 27 % des non‑immigrés. Plus souvent que les non‑immigrés, ils ne reçoivent aucune autre aide que l’aide alimentaire (18 % contre 11 %). En particulier ils bénéficient moins souvent de prestations sociales (57 % contre 78 %), notamment du fait d’un statut administratif lui aussi précaire : plus d’un tiers des recourants immigrés francophones ne dispose pas d’un titre de séjour longue durée.
Des boomers progressistes aux cheveux blancs boudent leur propre église
Ils regrettent les prêtres progressistes des années 70-80. Ils n’ont rien transmis à leurs enfants. Ils boudent et boycottent leur église, organisent des messes à domicile entre “potes”. Bien sûr, ils ne connaissent pas le pèlerinage de Chartres. Triste et ridicule :
Certains paroissiens ont déserté les bancs de leur église et accueillent chez eux, dans leur maison, des prêtres qui donnent des messes pour des petits groupes. Ces catholiques ne se reconnaissent plus dans l’Église. Les cérémonies à domicile constituent une manière de “protester” suite aux abus sexuels systémiques dans l’institution qu’a mis en lumière la commission Sauvé. (…)
Aujourd’hui, ils sont dix-sept. La célébration a lieu dans la pièce à vivre. (…) La propriétaire des lieux abonde dans ce sens. Annie Dreuille trouve les dernières années austères et n’était pas satisfaite de la vie de sa paroisse qu’elle a, comme beaucoup dit-elle, abandonnée. “Moi, je ne pouvais plus supporter”, affirme-t-elle. “J’étais au spectacle : les habits d’autrefois, l’encens… On n’avait pas un partage fraternel comme on vient de l’avoir ici” (…)
La cause de cette désaffection des paroisses est claire selon Annie Dreuille, qui regrette l’élan de liberté donné par Vatican II à la fin des années 50. “On a vu arriver des générations de clercs qui ont tout coupé, regrette-t-elle. Leur formation est beaucoup plus rigoriste et on a une église traditionnelle, une église institution, une église qui gouverne, qui a le pouvoir et qui ne donne pas la parole“.
“Et ce que nous faisons là, je suis sûre que ces jeunes prêtres de Toulouse trouvent ça lamentable, poursuit-elle. Mais que faire ? On a le droit nous aussi, on a l’égalité baptismale“.
Même constat pour les autres participants. “Quand j’ai vu nos églises se vider, quand j’ai senti qu’il n’y avait pas de liens entre la vie de semaine et l’heure que l’on passait à la messe, quand nous avons senti que nos enfants prenaient la fuite par rapport aux assemblées paroissiales, quand on a commencé à se plaindre du fait que tout était en train de se refermer, on nous a dit qu’on pouvait partir” constate Frédérique Pasturel, l’une des pratiquantes.
“Il faut faire quelque chose, poursuit-elle, pour redonner espoir à toutes les personnes qui se sont senties ostracisées parce qu’homosexuels, parce que divorcées remariées, parce que dans une famille qui avait accès à la PMA, qui ont été comme moi absolument ulcérées par un cléricalisme infantilisant pour les laïcs et pour les femmes… On s’est dit qu’il fallait vraiment faire quelque chose.”


