5000 litres de fioul volés dans le couvent de La Besse, dans l’Aveyron
Les sœurs de la communauté de La Besse se sont retrouvées sans chauffage après le vol de litres de mazout. Le préjudice s’élèverait à 7000 euros. 5000 litres de fioul, contenus dans la cuve de la chaudière principale, ont été volés.
Les religieuses ont indiqué qu’elles comptaient porter plainte.
Foot et religion
Aymeric Pourbaix reçoit :
Guillaume WARMUS, ancien gardien de but du RC Lens et ancien champion de France
Frère Rémi GAGNARD, religieux
Arnaud Bouthéon, consultant en com et spécialiste du sport:
Terres de Mission : Sauver notre patrimoine religieux avec SOS Calvaires
Eglise universelle : Jeanne 2031
Porte-parole de l’initiative Jeanne 2031, Thibaud Collin, agrégé de philosophie et professeur en classes préparatoires, présente cette neuvaine de prières, pour le salut de la France. Etendue sur 9 années, cette démarche trouve son inspiration dans la neuvaine de prières instaurée en 1957 par l’épiscopat polonais en préparation de la célébration du millénaire du baptême de la Pologne en 1966. Neuvaine aux si heureuses conséquences !
Eglise en France : Actualité de la défense de la vie humaine innocente
Nicolas Tardy-Joubert, président de La Marche Pour la Vie, analyse les résultats du vote du 24 novembre, par lequel l’Assemblée nationale a demandé que le droit à l’avortement soit inscrit dans la Constitution. Il présente également les thèmes de la prochaine Marche Pour La Vie qui aura lieu le 22 janvierprochain. Soit la résistance aux projets de loi visant à légaliser l’euthanasie et à constitutionnali
Eglise en Marche : Sauver nos calvaires avec SOS Calvaires
Alexandre Caillé, directeur général de SOS Calvaires, présente les récentes réussites de cette dynamique association dont l’objectif est de restaurer et sauvegarder les calvaires, oratoires et chapelles qui constituent notre patrimoine. Après une première action en Arménie, d’autres projets sont en cours à l’étranger alors qu’une application se propose d’inventorier le “petit patrimoine chrétien” et que voit le jour une nouvelle initiative : “les consolatrices”, chargées de remettre le Christ au cœur de nos foyers par la restauration de crucifix.
Quatrième dimanche de l’Avent
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Comme toute la liturgie à cette époque, la Messe du IVe Dimanche de l’Avent a pour but de nous préparer au double avènement du Christ, avènement de miséricorde à Noël et avènement de justice à la fin du monde. L’Introït, l’Évangile, l’Offertoire et la Communion font allusion au premier, l’Épître se réfère au second et la Collecte, le Graduel et l’Alléluia peuvent s’appliquer à l’un et l’autre.
Les trois grandes figures qui préoccupent l’Église pendant l’Avent se retrouvent dans cette messe. C’est Isaïe, Jean-Baptiste et la Vierge Marie. Le Prophète Isaïe annonce de Saint Jean-Baptiste qu’il est :
« La voix qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur ; rendez droits tous ses sentiers : car toute chair verra le salut de Dieu. Et la parole du Seigneur se fit entendre à Jean dans le désert et il vint dans tout le pays qui est aux environs du Jourdain et il prêcha le baptême de la pénitence (Év.).
Jean, explique Saint Grégoire, disait à ceux qui accouraient en foule pour être baptisés : Race de vipères, qui vous a montré à fuir la colère à venir ? Or la colère à venir est le châtiment final, que ne pourra fuir le pécheur, s’il ne recourt maintenant aux gémissements de la pénitence. L’ami de l’Époux nous avertit de faire, non seulement des fruits de pénitence, mais de dignes fruits de pénitence. Ces paroles sont un appel à la conscience de chacun, l’invitant à acquérir par la pénitence un trésor de bonnes œuvres d’autant plus grand qu’il s’est causé de plus grands dommages par le péché (3e Nocturne). Dieu, dit aussi Saint Léon, nous apprend lui-même par le Saint Prophète Isaïe :
je conduirai les aveugles dans une voie qu’ils ne connaissent pas et je convertirai devant eux les ténèbres en lumière et je ne les délaisserai pas.
L’apôtre Saint Jean nous explique de quelle manière ce mystère s’est accompli lorsqu’il dit :
Nous savons que le Fils de Dieu est venu et nous a donné l’intelligence pour que nous connaissions le vrai Dieu et que nous soyons en son vrai Fils (2e Nocturne)
À l’origine ce dimanche n’avait pas de messe propre, car il arrive au lendemain du samedi des Quatre-Temps d’hiver. Dans l’Église primitive, les samedis des Quatre-Temps étaient des solennités très importantes, car on y conférait les ordinations, notamment sacerdotales ; la cérémonie se prolongeait toute la nuit et servait de messe pour le dimanche. Lorsqu’elle a été avancée au samedi matin, il a fallu une nouvelle messe pour le dimanche. Les chants ont été repris en grande partie à celle du mercredi précédent, à laquelle est lu l’Évangile de l’Annonciation, et ces chants sont également en partie ceux de la fête de l’Annonciation. Le rapprochement entre ce dimanche et cette fête est bien normal puisque nous sommes à quelques jours de Noël : l’annonce de l’ange, le fiat de Marie et la conception virginale du Sauveur préparent directement la Nativité. Nous trouverons à l’Offertoire les paroles mêmes de l’ange à la Très Sainte Vierge, l’Ave Maria, mais c’est elle encore que salue le prophète Isaïe à l’Introït et à la Communion, deux grands textes qui annoncent le mystère de l’incarnation, l’un d’une manière symbolique et pleine de poésie, l’autre de façon beaucoup plus directe.
Introït : Roráte cæli désuper
La première phrase de l’Introït est bien connue, car c’est un refrain du temps de l’Avent, qui a été repris dans un chant populaire que l’on entend encore assez souvent.
Roráte cæli désuper et núbes plúant jústum aperiátur térra et gérminet salvatórem.
Cieux envoyez d’en haut la rosée et que les nuées fassent pleuvoir le juste, que la terre s’ouvre et fasse germer le sauveur.
Cette rosée qui tombe du ciel pour féconder la terre et faire descendre le juste, c’est à dire Dieu lui-même, c’est le Saint Esprit, et la terre qui s’ouvre sous cette influence céleste et fait germer le sauveur, c’est évidemment le sein de la Vierge Marie. Déjà à la Communion du premier dimanche de l’Avent nous avions chanté : ” Notre terre donnera son fruit. “ La mélodie de cet Introït est aussi gracieuse et lyrique que le texte, et elle est très expressive. Elle s’élève jusqu’aux hauteurs célestes sur le mot desuper, puis elle redescend dans les profondeurs de la terre sur les derniers mots germinet salvatorem. Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 18, qui acclame Dieu présent dans sa création, et particulièrement dans le soleil levant, image du Messie qui va venir, nous le verrons bientôt.
Cæli enárrant glóriam Déi, et ópera mánuum éjus annúntiat firmaméntum
Les cieux racontent la gloire de Dieu, et le firmament révèle l’œuvre de ses mains.
Graduel : Prope est
Comme l’Introït de ce dimanche, le Graduel a été repris à la messe du mercredi des Quatre Temps de l’Avent, mais il est sans rapport direct avec la fête de l’Annonciation, et reprend les grands thèmes généraux du temps de l’Avent.
Le texte est tiré du psaume 144, l’un des derniers du psautier qui constituent une grande doxologie. C’est donc un psaume de louange pure, célébrant toutes les perfections divines :
Própe est Dóminus ómnibus invocántibus éum, ómnibus qui ínvocant éum in veritáte.
Le Seigneur est proche de tous ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent avec sincérité. Que ma bouche proclame la louange du Seigneur et que toute chair bénisse son saint Nom.
Le premier verset qui est chanté ici a été évidemment choisi à cause des mots prope est Dominus : le Seigneur est proche. Comme les paroles analogues de saint Paul que nous avons entendues dans l’Introït de dimanche dernier, celles-ci s’appliquent d’abord à la proximité permanente du Seigneur, toujours attentif à nos prières. Mais ici, à quelques jours de la venue du Sauveur, la liturgie les applique à la proximité dans le temps qui ravive notre espérance. Quant au deuxième verset il a sans doute été choisi à cause des mots omnis caro, qui représentent d’abord tous les êtres vivants bénissant le nom du Seigneur, mais on peut les rapprocher des mots Verbum caro factum est de l’Évangile, et y voir une allusion à l’Incarnation qui va s’accomplir. Cette chair, c’est la nature humaine que le fils de Dieu va assumer, nous entraînant à sa suite dans la grande louange qu’il adresse sans cesse à son Père.
La mélodie est faite de formules habituelles aux Graduels avec de grandes vocalises très fleuries ; on remarquera particulièrement celle qui termine la première partie avec son beau crescendo très enthousiaste.
Alléluia : Véni, Dómine
Après l’affirmation pleine d’espérance du Graduel nous retrouvons à l’Alléluia du quatrième dimanche de l’Avent la grande supplication de ce temps liturgique qui semble se faire plus pressante encore à l’approche du but :
Véni, Dómine, et nóli tardáre, reláxa facínora plébis túæ.
Venez Seigneur, ne tardez pas, remettez les péchés de votre peuple.
On retrouve le mot veni que nous avons entendu deux fois dimanche dernier. C’est vraiment le grand cri de l’Avent qui est lancé encore une fois avant d’être exaucé. Ce texte n’est pas littéralement tiré de la Sainte Écriture, mais il est vraiment le résumé et la quintessence de toutes les prières de ce temps. Il insiste particulièrement sur le caractère rédempteur de la venue du Sauveur pour racheter nos péchés.
Mélodiquement cet Alléluia est assez curieux, car le mot Alléluia et le verset n’ont pas l’air faits pour aller ensemble. L’Alléluia a une belle mélodie ample et lyrique, par moments enthousiaste ; le verset est une supplication très expressive. La première phrase qui lance l’appel ” Venez Seigneur ” commence dans le grave très humblement puis s’élève progressivement en un grand crescendo ; la deuxième phrase s’attarde en une longue vocalise sur le mot facinora (nos péchés) qu’on n’en finit pas de dénombrer. Certains commentateurs ont vu dans le motif mélodique qui se répète trois fois de suite, un triple mea culpa. Enfin ce verset s’achève à nouveau par une grande vocalise très ample, descendant dans le grave pour conclure dans la paix et la confiance.
Jean prépare les âmes à la venue du Christ par le baptême de pénitence (Évangile de saint Luc 3, 3).
Offertoire : Ave María
Après les textes typiques de l’Avent que nous avons trouvés dans le Graduel et l’Alléluia, nous retrouvons dans le chant de l’Offertoire la Sainte Vierge et l’Annonciation, puisque son texte n’est autre que la salutation de l’ange Gabriel, complétée par les paroles de Sainte Élisabeth au jour de la Visitation :
Ave María, grátia pléna, Dóminus técum, benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi.
Il est évidemment inutile d’en donner la traduction. On peut noter que c’est un des rares chants d’Offertoire des dimanches et fêtes de l’année dont le texte soit tiré de l’Évangile ; il n’y en a, semble-t-il, qu’un autre, l’Offertoire Angelus Domini du dimanche de Quasimodo, encore un ange qui s’adresse à une femme…
On trouve dans la liturgie de nombreuses mélodies sur le texte de l’Ave Maria, celle-ci est peut-être la plus ancienne, et peut-être la plus belle ; ses grandes vocalises souples et élégantes sont vraiment dignes de celle à qui elles s’adressent.
Communion : Ecce Virgo
Nous trouvons dans l’antienne de Communion du quatrième dimanche de l’Avent la deuxième grande prophétie d’Isaïe annonçant le mystère de l’incarnation. Mais elle n’utilise pas, comme celle de l’Introït, un langage symbolique et imagé ; elle annonce directement et avec précision le grand miracle qui va s’accomplir :
Écce vírgo concípi et et páriet fílium, et vocábitur nómen éjus Emmánuel
Voici qu’une vierge concevra et mettra au monde un fils, et le nom dont on l’appellera c’est Emmanuel.
Emmanuel en hébreu signifie ” Dieu avec nous “. Ce texte est assez précis pour se passer de commentaires. La mélodie a une certaine parenté avec celle de l’Introït. Elle est aussi gracieuse et lyrique. La première phrase très légère, monte en un grand crescendo jusqu’au sommet sur les mots pariet filium ; la deuxième phrase, plus retenue, s’attarde surtout sur le mot Emmanuel de façon très expressive.
O Adonai
O Adonái, * et Dux domus Israël, qui Móysi in igne flammæ rubi apparuísti, et ei in Sina legem dedísti : veni ad rediméndum nos in bráchio exténto.
O Adonaï, * et Conducteur de la maison d’Israël, qui avez apparu à Moïse dans le feu du buisson ardent, et lui avez donné la loi sur le Sinaï : venez pour nous racheter par la puissance de votre bras.
Les belles figures de l’Histoire : saint Jérôme
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent l’abbé Vincent de Mello, prêtre de Paris :
Le comte de Chambord face à l’idéologie de la République
Les éditions Via Romana viennent de publier les actes des colloques tenus à l’occasion du bicentenaire de la naissance du Comte de Chambord (1820-2020). Personnalité emblématique d’un XIXe siècle tourmenté, le comte de Chambord, « Enfant du miracle », n’a jamais régné mais son magistère intellectuel demeure bien réel et son combat social toujours d’actualité. Il fut un repère moral pour ses partisans, autant que pour ses adversaires républicains et orléanistes, se heurtant sans cesse au principe qu’il s’efforça d’incarner : « Ma personne n’est rien ; mon principe est tout ». Et s’il est vrai que l’essence doit s’actualiser dans l’existence, le prince de Bourbon parvint à maintenir la royauté traditionnelle présente à l’esprit de tous, en particulier parmi les couches populaires, renouant ainsi avec la vieille alliance de la royauté et du tiers-état, du trône et du peuple.
« Sachons reconnaître que l’abandon des principes est la vraie cause de nos désastres. Une nation chrétienne ne peut impunément déchirer les pages séculaires de son histoire, rompre la chaîne de ses traditions, inscrire en tête de sa constitution la négation des droits de Dieu, bannir toute pensée religieuse de ses codes et de son enseignement public. Dans ces conditions, elle ne fera jamais qu’une halte dans le désordre, elle oscillera perpétuellement entre le césarisme et l’anarchie, ces deux formes également honteuses des décadences païennes. » Déclaration du 7 mai 1871
Seize auteurs présentent le fruit de leurs travaux dont plusieurs inédits menés autour de la personnalité, de la pensée et de l’action du Prince. Entre le bicentenaire de sa naissance (29 septembre 1820) et le 140e anniversaire de sa mort (24 août 1883), ce livre qui puise aux sources les plus récentes de la recherche fixe pour plusieurs décennies une étape décisive dans l’historiographie du comte de Chambord.
Philippe Montillet, juriste et historien, administrateur de l’Institut de la Maison de Bourbon, et Benoît Courtin, diplômé de Sciences Po, président de l’association culturelle bretonne Cercle Jean-Pierre Calloc’h, ont dirigé ces riches contributions de Mgr Louis de Bourbon, duc d’Anjou ; Michel David ; Patrick Guibal ; Antonin Macé de Lépinay ; Korantin Denis ; Jean-Paul Clément ; Rémy Hême de Lacotte ; Père Augustin Pic ; Philippe Pichot-Bravard ; Franck Bouscau ; Mathias Martin ; Patrick Delon ; Benoît d’Audiffret ; Yves Tillard ; Marie-Pauline Deswarte ; Guillaume Bernard .
Philippe Pichot-Bravard montre notamment que les réactions engendrées par la publication du Syllabus le 8 décembre 1864 par le pape Pie IX mirent en lumière l’affaiblissement de la catholicité, révélant la soumission de la grande majorité de l’épiscopat concordataire à l’égard du pouvoir politique, et trahissaient la conversion d’une large partie des élites catholiques aux principes de la modernité philosophique :
Ce sont ceux qui n’ont pas reçu le Syllabus en 1865 qui ont, entre 1871 et 1873, empêché la restauration d’Henri V. Les catholiques libéraux, tant du côté orléaniste que du côté légitimiste, ont voulu se prémunir contre la restauration d’un roi du Syllabus, d’un roi traditionnel, en lui imposant comme condition de sa reconnaissance par eux de l’acceptation, par lui, de ce que l’on appelait alors les “principes de 89”, expression aussi vague et mouvante que l’est aujourd’hui la notions de “valeurs de la République”. […]
Le prince n’a jamais eu l’intention d’imposer sa volonté au peuple français, de le contraindre à la légitimité en usant de moyens contraires à l’esprit de la légitimité. La Contre-révolution n’est pas une révolution blanche mais le contraire de la Révolution. Elle ne peut pas s’opérer avec les moyens de la Révolution que sont la révolte, le mensonge, le coup d’Etat et le crime. Elle exige de s’opérer avec les moyens qu’enseigne la morale chrétienne. A l’instar du Christ qui offre son amour aux hommes mais se refuse à les contraindre à l’aimer, parce que cette contrainte annihilerait cet amour qui exige un engagement libre, le comte de Chambord offrait aux Français de se rallier à lui, refusant non seulement le marchandage, mais aussi la contrainte, parce que la restauration de la royauté traditionnelle devait reposer sur l’amitié entre le prince et son peuple, engagement réciproque qui exige la liberté. Cet antilibéral qu’était le comte de Chambord était bien plus respectueux de la liberté d’autrui que ne l’étaient les libéraux.
Dans sa contribution, Marie-Pauline Deswarte souligne le caractère irrécupérable de la République issue de la Révolution :
Pour contrer la République idéologique beaucoup croient à une République modérée conservatrice de l’ordre social : c’est le cas de Thiers. Voyant la faiblesse originelle d’une République sombrant dans l’anarchie, il pense corriger ce défaut en accroissant les pouvoirs du Président de la République ; pour lui, la monarchie orléaniste serait en fait une République orléaniste. La gauche évolue ainsi. Le comte de Chambord a compris le danger. Le 6 octobre 1873 il écrit : “En France Thiers se met décidément à la tête de toutes les gauches contre la monarchie”. Il comprend que la République est une idéologie, celle des droits de l’homme axée sur l’individualisme, qui a rejeté l’homme social.
La déroute actuelle de nos partis de droite témoigne de la pertinence de cette analyse qui n’a pas prise un ride. Depuis le début de la Vème République qui voulait restaurer l’ordre social en donnant un pouvoir effectif au Président de la République, leur conservatisme n’a jamais su s’opposer efficacement à la Révolution triomphante […].
O Sapiéntia
Lu sur Claves :
Les sept derniers jours avant Noël sont marqués par des antiennes particulières, appelées antiennes « O » car elles commencent toutes par l’exclamation admirative « Ô » : Ô Sagesse, Ô Roi des nations… etc. D’origine romaine, ces sept antiennes ont sans doute été composées par saint Grégoire. Bien que toutes différentes, elles sont chantées sur la même mélodie et sont construites sur le même plan : ainsi, à chaque fois on commence par y invoquer le Seigneur qui va venir, tantôt en le désignant par un symbole, tantôt par un titre. Ainsi par exemple : Ô sagesse, ô racine de Jessé, ô clef de la cité de David.
Ce symbole ou ce titre est ensuite développé en une phrase. Le point culminant de cette phrase est la supplication adressée au Seigneur : veni, « venez ». Ce mot se retrouve chaque fois et il est suivi d’une demande en rapport avec le salut.
Ces antiennes majestueuses et antiques sont comme le résumé de toutes les prophéties sur le Sauveur. On y entend l’ardente imploration de l’Ancien Testament et du monde païen vers le Rédempteur.
Une semaine nous sépare aujourd’hui de Noël et ces sept antiennes peuvent justement nous servir d’ultime préparation au mystère de la Nativité́ : pourquoi ne pas les lire avec attention, les méditer dans la prière et nous approprier leur supplication et répéter : veni, « venez Seigneur, venez nous sauver ! » ?
On les retrouve, avec leurs traductions, dans le missel ou encore, avec un commentaire, ici.
Le Fils de Dieu contemplé dans l’histoire du salut
Revenons à leur contenu. Il y a, dans ces sept chants, une progression de pensée. Nous contemplons le Fils de Dieu tour-à-tour dans sa vie éternelle (1), puis annoncé dans l’Ancienne Alliance (2-4) et dans la nature (5), ensuite nous le voyons comme Rédempteur des païens (6), et enfin comme « Dieu avec nous » (7).
Le Fils de Dieu dans sa vie éternelle, avant les temps : la première antienne nous fait contempler le Verbe de Dieu, cette parole sortie de la bouche du Père, et que l’Écriture identifie à la Sagesse de Dieu. Celui qui va naître à Noël est le Verbe qui, selon les mots de saint Jean, était dès le commencement en Dieu ; par lui tout a été́ fait, et sans lui rien n’a été fait de ce qui existe.
Le Fils de Dieu dans l’Ancienne Alliance (2-4) : les trois antiennes suivantes nous plongent dans l’Ancien Testament. Il y est question de Moïse, de Jessé et de David qui chacun à sa manière préfigure le Christ. Nous nous souvenons ainsi de cette longue attente du Messie, du désir des patriarches de voir son avènement et des annonces faites par les prophètes à son sujet.
Le Fils de Dieu dans la nature (5) : la cinquième antienne nous fait nous tourner vers l’orient, d’où se lève le soleil, image du Christ, comme lors de la célébration de la messe où prêtre et fidèles sont tournés dans cette direction. C’est de l’orient en effet qu’aura lieu le second avènement du Christ à la fin des temps et dès maintenant, nous préparant à commémorer sa première venue à Bethléem, nous le vénérons comme le soleil de justice, lui demandant de dissiper les ténèbres.
Le Fils de Dieu comme Rédempteur des païens (6) : si le Messie était attendu par le peuple hébreu à qui il avait été promis, il est venu pour sauver tous les hommes. La sixième antienne nous le rappelle : il est le roi de toutes les nations et, pour ceux qui croient en lui, il n’y a plus désormais ni juifs ni païens mais un seul peuple qui forme son corps et dont il est la tête.
Le Fils de Dieu comme « Dieu avec nous » (7) enfin : la septième antienne, chantée aux dernières vêpres avant celles de Noël, récapitule toutes les autres. Celui que nous désirons a pour nom « l’Emmanuel », ce qui signifie « Dieu avec nous » et résume le mystère de l’Incarnation : un Dieu qui se fait homme sans cesser d’être Dieu. Les derniers mots aussi résument cette dernière semaine d’attente : « veni ad salvandum nos, venez nous sauver, Seigneur notre Dieu. »
L’esprit de l’Avent en sept formules
Méditons ces textes que l’Église nous propose en ces derniers jours de l’Avent. Dans ces antiennes, nous retrouverons l’attente de l’Ancien Testament, l’aspiration secrète de la nature et du monde égaré loin de Dieu, et le rappel des deux avènements du Seigneur qui caractérisent l’esprit de l’Avent. Joyaux de ce temps liturgique, ces antiennes en expriment la théologie. L’incarnation du Fils, la Rédemption, la poursuite de notre rachat jusqu’à la fin des temps, tels sont les mystères de notre foi ; telle est la source de notre joie à l’approche de Noël.
O Sapiéntia, * quæ ex ore Altíssimi prodiísti, attíngens a fine usque ad finem, fórtiter suavitérque dispónens ómnia : veni ad docéndum nos viam prudéntiæ.
O Sagesse, * qui êtes sortie de la bouche du Très-Haut, atteignant d’une extrémité à une autre extrémité, et disposant toutes choses avec force et douceur : venez pour nous enseigner la voie de la prudence.
Emmanuel Macron a reçu le prix de la Carpette anglaise
Communiqué 2022 de l’académie de la Carpette anglaise :
Sous la présidence de Philippe de Saint Robert, le jury de la Carpette anglaise 2022, réuni chez Lipp, le 15 décembre, a décerné, son prix d’indignité linguistique, exceptionnellement, au président de la République, M. Emmanuel Macron, pour ses nombreuses entorses à la Constitution, dont l’article 2 dispose que « la langue de la République est le français », qui est aussi langue officielle de la plupart des Institutions internationales.
Le jury a relevé l’acceptation par l’exécutif français de l’usage dominant de l’anglais dans le fonctionnement de l’Union européenne, alors que cette langue n’est la langue nationale d’aucun pays membre.
Le jury a également relevé que la direction de l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie) a été confiée – à l’instigation de la France – à Madame Mushikiwabo, ancienne ministre du Rouanda, qui avait exclu le français au profit de l’anglais comme seule langue d’enseignement public dans son propre pays.
Par ailleurs, Yseult a été nommée marraine du prochain Sommet de la Francophonie – qui se tiendra à Villers-Cotterêts en 2024 –, artiste qui chante essentiellement en anglais (dernier titre : I love you).
À titre étranger, le prix a été décerné – également à l’unanimité – à Justin Trudeau, Premier ministre du Canada, pour avoir nommé une anglophone unilingue, Mary Simon, au poste de gouverneur général du Canada.
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Philippe de Saint Robert, Eugénie Bastié, Paul-Marie Coûteaux, Benoît Duteurtre, Julien Köberich, Guillemette Mouren, Marie-Josée de Saint Robert, Albert Salon, Marc Favre d’Échallens sont membres de l’académie de la Carpette anglaise ainsi que les associations suivantes: Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle des écrivains cheminots (CLEC), le Collectif unitaire républicain pour la résistance, l’initiative et l’émancipation linguistique (COURRIEL), Défense de la langue française (DLF) et Le Droit de comprendre (DDC).
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Le prix de la Carpette anglaise est attribué à un membre des « élites françaises » qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.
Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale, pour sa contribution servile à la propagation de la langue anglaise.
Pèlerinage nocturne de Vannes à Sainte-Anne-d’Auray
Bravant le froid, près de 250 pèlerins se sont réunis pour marcher et prier pour les vocations, « Bretagne, terre de prêtres, prions pour les vocations. », à l’appel de Feiz e Breizh.

Korantin Denis, responsable pèlerins de Feiz e Breizh, a accueilli les pèlerins en rappelant l’essence même des pèlerinages dans la foi bretonne, et les grâces dont le Ciel ne sera pas avare.

Le départ a été précédé d’une Adoration dans la chapelle Notre-Dame-du-Loc, à Saint-Avé, dirigée par l’abbé d’Anselme

Rationalité républicaine ou onction royale ?
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
L’édito ARLV (Association Royaliste Légitimiste de Vendée) :
Il y a trois cents ans, le 25 octobre 1722, Louis XV était sacré dans la cathédrale de Reims, prolongeant ainsi un rite ancien qui a pour origine le baptême de Clovis en 496. Nos grands philosophes du siècle des « Lumières », balayant ces vieilles cérémonies, ont érigé la « Raison » comme critère absolu de compréhension du monde et de jugement pour la conduite des hommes. La raison venue de la terre a aboli l’onction venue du Ciel. La science connaissant d’immenses progrès, il pouvait sembler que l’homme dominerait enfin la nature, ou tout au moins s’affranchirait d’une certaine soumission aux lois de cette nature. Il s’agissait bien sûr en exaltant la Raison comme seul juge, de se libérer d’un ordre extérieur à l’homme, d’un ordre auparavant imposé par Dieu, ou tout au moins par la nature œuvre du Créateur. « Ecrasons l’infâme », mettait Voltaire dans sa signature, c’est-à-dire abolissons toute religion garante de cet ordre naturel. Nos récentes « avancées » touchant l’anthropologie, trafic d’embryons, confusion des genres, dénaturation de la famille, élimination de la vie à son commencement comme à sa fin…, ne sont que les derniers avatars de ces hommes qui se veulent démiurges. « Vous serez comme des dieux », promettait le serpent à nos premiers parents.
Depuis la première République de 1792, les constitutions données à la France participent de cette construction arbitraire. L’humanité enfin adulte n’a plus à subir le poids de l’histoire, des coutumes et usages anciens qui imposaient au peuple comme une fatalité pesante. L’homme moderne est enfin libre, l’organisation de la société résulte d’un contrat social, fruit de son seul vouloir éclairé par sa raison et librement accepté. Jean-Jacques Rousseau écrivait : « Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé et par laquelle, chacun s’unissant à tous, n’obéisse pourtant qu’à lui-même et reste aussi libre qu’auparavant… Tel est le problème fondamental dont le Contrat social donne la solution ».
Près de deux cents ans après le règne du dernier roi de France, sous bien des aspects, pour la plupart de nos concitoyens l’avenir du pays est sombre, des crises nombreuses s’annoncent, le futur promis à leurs enfants est inquiétant. Comment en est-on arrivé là ? La « Raison » aurait-elle pu déraisonner ? On pourrait se contenter d’accuser les dirigeants qui se sont succédé à la tête du pays. Mais changer les hommes suffirait-il ? « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes », écrivait Jacques-Bénigne Bossuet. Que valent les principes fondateurs de notre système républicain, au vu de la sagesse de plus de dix siècles de monarchie française ?
Individualités juxtaposées ou corps sociaux ?
Celui qui au XIXe siècle incarnait la figure de la culture universelle, laïque et républicaine, le philosophe historien des religions, d’origine bretonne, Ernest Renan (1823-1892), se gaussait de la consécration par les révolutionnaires français de 1789 de « l’individu considéré en lui-même et pour lui-même, cet être abstrait né orphelin, resté célibataire et mort sans enfant ». La révolution a dissous tout corps intermédiaire naturel pour isoler l’individu qui devient roi. Mais un roi sans royaume, ne se rattachant plus organiquement à un corps social hérité de l’histoire et de la tradition, à des institutions liés intimement à la nature humaine. Le citoyen isolé est faible, et il est facilement manipulable par toute idéologie.
Philippe de Villiers déclarait récemment dans un entretien à Boulevard Voltaire : « Depuis la fin du roman national, depuis mai 68, les générations de politiciens successifs ont offert aux Français le nouvel Évangile, l’Évangile des droits de l’homme. Ils ont pensé que cela suffirait à étancher la soif des âmes en manque. L’Évangile des droits de l’homme a lui-même dérivé. On est passé des droits de l’homme et du citoyen aux droits de l’homme capricieux, à l’individualisme parfait rejoignant le mondialisme hédoniste. Du coup, ce n’est plus fédérateur du tout. On est dans l’abstraction, on n’est plus dans les grands sentiments ».
La monarchie reconnaît les corps sociaux intermédiaires, la famille, la commune, la province, le métier préexistent à l’Etat et ont des droits qui précèdent ceux de l’Etat. Les missions régaliennes de l’Etat sont l’objet d’un pouvoir « absolu », c’est-à-dire indépendant suivant la définition première du mot, mais au-delà de ce domaine limité de prérogatives supérieures, chaque corps intermédiaire a pleine autorité dans son domaine suivant le principe de subsidiarité qui permet le développement de ces sociétés ainsi que le plein épanouissement de ses membres. Chaque citoyen retrouve ses « petits royaumes » respectés par l’Etat. Charles Maurras parle d’autorité en haut et de libertés en bas : « des libertés qui ne s’exercent pas dans l’ordre de l’Etat, ni sur le plan de l’Etat, libertés locales, libertés professionnelles, libertés religieuses, libertés universitaires, très vastes mais qui n’ont pas à empiéter sur le domaine supérieur de l’Etat, lequel doit commander aussi dans son ordre, et, dans ce même ordre, être obéi ». Mais, on pourrait nous objecter, de quelle légitimité peut se prévaloir un chef non choisi par le peuple ?
Peuple souverain ou pouvoir transcendant ?
Le principe de dévolution de la couronne est le résultat d’une longue expérience faite de sagesse accumulée, remontant aux premières expériences carolingienne et mérovingienne qui étaient imparfaites, pour s’épanouir sous les Capétiens. L’historien du droit, Guy Augé, en 1977 caractérisait la monarchie traditionnelle de la manière suivante. « La royauté légitime ne s’offre pas en panacée ; elle est une institution éprouvée par l’histoire, dotée d’un statut, d’une finalité, d’une méthode. C’est peu ? Mais c’est considérable ». Le maître mot ? L’expérience, la soumission au réel. En tout premier lieu les règles de dévolution de la couronne, précisées à chaque fois suivant les cas particuliers de descendance non directe, ont donné des lois simples finissant par devenir incontestables par leurs bienfaits garantissant la paix civile et l’unité du royaume. Rien n’était évident ni écrit au départ, mais des siècles d’observation, de raison, de sagesse et d’intelligence des hommes ont fini par assurer à notre pays dans bien des domaines une supériorité manifeste grâce à une stabilité et une prospérité peu communes.
La soumission au réel donne une tout autre finalité au pouvoir souverain qui n’a pas pour mission de « produire le droit » suivant les volontés du moment, mais de reconnaître le droit, c’est-à-dire ce qui est conforme à la réalité et à la nature des choses. Dans « L’empereur et les brigands », les auteurs Guillaume Bernard et Corentin Stemler développent cette notion capitale. « La révolution a fait basculer la souveraineté dans une conception inverse de ce qu’elle était. Le pouvoir politique n’a plus la charge de maintenir et, au besoin, de restaurer un ordre des choses ne dépendant pas des hommes ; il a pour objectif de construire artificiellement un ordre de substitution. Le roi était un juge. Le souverain contemporain a la prétention d’être un législateur ».
Toutefois, les hommes restant imparfaits par nature, quelles garanties pouvons-nous attendre du pouvoir d’un seul, d’un homme non désigné par une compétition censée élire « le meilleur » ? Le principe monarchique français, fort de plus de mille ans d’expérience, ne prétend pas désigner la personne la plus « compétente » à vue humaine, mais certainement la plus consciente de sa mission pour le bien commun, la plus imprégnée de son devoir de service de tous. En particulier, la cérémonie du sacre indique au roi comme au peuple, de la manière la plus élevée possible, le sens profond de sa mission, en y ajoutant l’appel à la grâce nécessaire pour remplir son devoir d’état.
Le sacre, humilité et responsabilité
A l’occasion du troisième centenaire du sacre de Louis XV, le Prince Louis de Bourbon nous présente le caractère essentiel de cette cérémonie, définissant aussi bien l’origine du pouvoir royal que sa finalité. « Cette commémoration est l’occasion de rappeler ce que représente le Sacre, un évènement parmi les plus éminents de la Royauté. A ce titre, le Sacre compte encore de nos jours parmi les cérémonies les plus connues de l’ancienne France, et ce alors même qu’il était assez rare… C’est que le Sacre revêt une dimension politique de tout premier plan. Il permet en effet de réaffirmer, roi après roi, la transcendance sans laquelle il n’est pas de vrai pouvoir, à la fois fort et équilibré. Mettre le Divin au cœur du pouvoir permet d’abord au Souverain d’avoir toujours présent à l’esprit qu’il n’est pas un maître absolu, parce qu’il n’est pas lui-même à l’origine de son propre pouvoir, et qu’il devra par suite rendre des comptes de l’exercice de ce pouvoir devant Dieu ».
L’homme n’est pas la mesure de toutes choses. Aucune constitution de notre pays depuis 1792 n’a pu apporter autant de protection et de garantie à l’usage du chef que ce simple rappel de ses devoirs, de sa conscience, de la transcendance du pouvoir. Le sacre élève l’âme du chef, mais aussi celle de tout citoyen comme le souligne ensuite le Prince : « Cela permet aussi à ses sujets de se souvenir qu’il y a un ordre des choses, qui dépasse la volonté et les désirs des hommes, et qui ne saurait être enfreint sans péril… L’onction du Roi consacrait ainsi le bien commun comme principe qui légitime le pouvoir, celui du plus grand et du plus puissant comme celui du plus humble. Le Sacre rappelait que, tous, nous sommes responsables de nos actes. Les Rois, mes ancêtres, le savaient et le serment qu’ils prononçaient au jour du sacre demeurait pour toujours leur principale loi. C’est ce qui fit la grandeur de leur office pouvant aller jusqu’au sacrifice, comme pour Louis XVI ».
Le Prince termine par ce vœu pour un avenir rempli d’espérance : « Puisse ce tricentenaire nous donner l’occasion de redécouvrir le sens du pouvoir comme service de la communauté, d’un pouvoir qui revêt de ce fait par nature une dimension transcendante. Ainsi une nouvelle fois la commémoration servira l’action ; la mémoire servira au présent ».
Pascal THERY – président Association Royaliste Légitimiste de Vendée
Pourquoi passe-t-on sous silence les persécutions des minorités chrétiennes ?
Intervention au Parlement européen de Mathilde Androuët, député européen, membre du Groupe Identité et Démocratie et membre du Bureau National du RN :
⛪️ Pourquoi passe-t-on sous silence les persécutions des minorités chrétiennes dont les membres sont ceux qui subissent le plus les violences dans le monde ? Serbes du Kosovo, Chrétiens d'Orient… Brisons l'omerta !
📽️ Mon intervention au Parlement européen ⤵️ pic.twitter.com/sl0WCmxEaM
— Mathilde Androuët (@MAndrouet) December 15, 2022
Le Noël du pape (épisode 2)
Suite du conte de Noël commencé ici.
Le pape réfléchit quelques instants, puis se tourna vers son secrétaire :
– Merci, Père ! Il est vrai que si nous voulons travailler pour la paix, Mère Teresa nous indique une voie originale. C’est une parole que seule l’Église est encore en mesure de donner aujourd’hui, malgré ses crises internes. Mais aurons-nous le courage pour le faire ?
– Saint-Père, il n’y a pas seulement la question du courage. Comment se faire entendre dans un univers médiatique entièrement hostile ?
– Sans compter les résistances de certains évêques…
Le pape resta silencieux un long moment. Puis il se tourna vers son secrétaire :
– Vous avez raison : le problème est de trouver un moyen de faire passer le message. De nos jours, les gens ne sont plus guère sensibles à l’argument d’autorité. Grâce à son aura de charité et de sainteté, Mère Teresa pouvait dire des choses, qui ne passeraient pas venant de moi. Si je parle d’avortement, bien loin d’y voir un message de paix, les jeunes femmes concernées vont se sentir agressées par un vieux curé en blanc…
– Je pense comme vous, Saint-Père ! Il faut faire passer le message par une jeune femme laïque qui ne se place pas au point de vue religieux mais à celui du bon sens, comme le faisait d’ailleurs Mère Teresa.
– Vous pensez que ce genre de personnes existe ? Bien sûr, il ne faut ni une Américaine, ni une Russe : deux pays trop impliqués dans la guerre actuelle.
– Est-ce qu’une Française conviendrait ?
– Oui, la France reste le pays de l’universel, avec un impact sur le reste du monde dans le domaine des idées.
– Alors, j’aurais bien une Française à vous proposer. Elle est active dans la « Marche pour la vie » en France.
– Ah, tiens ! Renseignez-moi sur elle…
– Ce ne sera pas long ! Voici sa page Facebook : elle s’appelle Jeanne Faure et est encore étudiante. Voyez sa photo : elle a su trouver le style adapté pour ne pas être immédiatement cataloguée comme « catho ». Rouge à lèvres vif, cheveux au vent, baskets, jean et sweats mentionnant son combat à travers des slogans féministes revisités : « Féministe-pro-vie », « Mon corps mon choix, son corps son droit ». Elle a su attirer l’œil des médias par son allure dégagée et son franc-parler. Avec des formules du genre : « Si tu ne veux pas de cet enfant, ne le fais pas, mais ne le tue pas ! » Ses discours aux manifs de la génération pro-vie sont percutants : « Quelle joie de vous voir si nombreux aujourd’hui ! Vous êtes notre lumière, vous êtes notre espérance ! Vous êtes la voix de ces enfants éliminés qui auraient eu leur place à vos côtés. »
– C’est exactement la personne qu’il nous faut, cher Père. Vous parlez français, n’est-ce pas ? Trouvez son numéro de téléphone, vous allez l’appeler immédiatement.
– Que dois-je lui dire ?
– Je vous soufflerai au fur et à mesure.
(à suivre…)
La crèche de Noël et la Libre Pensée
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
La Libre Pensée vient de porter plainte contre la Crèche au motif que celle ci est déplacée pendant le temps de Noël. Peut-être aurait-on du l’installer à la Trinité ou à la Saint glinglin pour éviter ce douloureux procès.
Voici donc que Jésus enchaîné et sous bonne garde est convoqué au tribunal. Mais où est son avocat ? Pilate interroge le prévenu. Et devant le dossier vide de l’accusation portée par la police de la Libre Pensée qui n’a pas fait son travail à décharge, s’écrie : « Je ne vois en Lui aucun motif de condamnation ! » . Mais la Libre Pensée persiste : «Il prétend qu’Il est Roi !» Pilate avoue sa surprise : « Tu es donc Roi ?». A ces mots la Libre Pensée convoque le témoin clé : César en personne : « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur ! ». Avouez que c’est une drôle de liberté qui livre sa pensée dans les mains de l’oppresseur païen.
Pilate a bien raison d’avoir peur de cette Libre Pensée, trop libre d’elle-même et qui pense comme elle respire dans le souffle trop court de haine, de mépris et de mensonge. Il persiste donc à déclarer Jésus innocent.
L’innocence en effet, est dure à mordre quand elle se présente douce, et pure comme la peau d’un nouveau né dans la Crèche de Bethléem.
Redoutant l’acquittement, la Libre Pensée se déchaîne : « A mort ! À mort ! Crucifie-Le ! »
Mais pour équilibrer la sentence, tandis qu’on livre l’innocent au bourreau, on libère l’assassin Barrabas dans des acclamations de victoire. Entre les deux plateaux de la balance se trouve le fléau. Et ce fléau est redoutable quand le procès est truqué. La laïcité du coup s’en trouve toute chamboulée.
Il faut à tout prix retrancher Jésus du monde. Mais pour cacher ce Saint que l’on ne veut plus voir, il faut d’abord l’exhiber. On crucifie donc Jésus les pieds sur terre, la tête au ciel et les bras grands ouverts. Mon Dieu voilà une innocence bien encombrante tout à coup ! Jésus agonise.
Par une ultime dérision les libres penseurs s’insurgent : « Cet Homme en a sauvé d’autres qu’Il se sauve Lui-même. » Face à cet aveu de faiblesse inconsciente ils devraient courir au tribunal et crier à l’erreur judiciaire en réclamant, sur le champ, la révision du procès. Mais, non ils restent là hébétés. Aussi Jésus voyant leur désarroi exprime cette prière : « Père pardonnes leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ! ». Jésus expire.
La Libre Pensée a gagné. Jésus a quitté la sphère publique : Il est mis au tombeau. Les gens rentrent chez eux, le cœur un peu gros tout de même, l’esprit pas très tranquille et la conscience bousculée. N’ont-ils pas entendu quelqu’un s’écrier : « Vraiment Il est le Fils de Dieu ! ». Tout est accompli.
De vieux sages un peu fous, ayant lu Isaïe et les prophètes ont dit que peut-être, on ne sait jamais, il pourrait se passer quelque chose dans les prochains jours… On requiert donc la garde pour garder Jésus Fils de Dieu au tombeau. Quelle prévenance pour un prévenu déjà mort !
Mais voilà que trois jours après le verdict, des femmes accourent à tombeau ouvert sur le lieu du sépulcre. Le tombeau est effectivement vide et grand ouvert. C’est la Crèche à nouveau renouvelée qui s’ouvre à l’éternité : Jésus est vivant Il est ressuscité.
Et pendant que la justice enquête sur le mystère de l’évasion, les Mages se joignent aux bergers dans des alléluias d’allégresse : « Il est né le Divin Enfant Hosanna au plus haut des Cieux ! »
Alors, au diable le procès de la Libre Pensée qui voulait mettre Jésus derrière les barreaux.
Désormais Jésus s’est construit une crèche en chaque homme pour le libérer des cercueils de la mort.
Ouvrons donc largement notre crèche c’est le temps de Noël .
Jean-Noël Lacombe
Neuvaine vers Noël
De samedi 17 au 25, préparons notre cœur à Noël, durant 9 jours. Avec les anges, les rois mages et autres bergers, accompagnons Joseph et Marie en route vers Bethléem, où le Sauveur nous attend.
L’Atelier de Saint joseph est en effervescence ! Jésus et Marie doivent partir se faire recenser à Bethléem. Le temps presse, Marie arrive bientôt à son terme. Le petit “Jésus” va bientôt naître. Il est temps de partir !
Marie aide Joseph a ranger les derniers outils dans l’atelier. Marie et Joseph échangent ensemble sur leur voyage :
– Joseph combien de temps allons-nous mettre pour nous rendre à Bethléem ?
– Normalement il y a 5 à 6 jours de marche, mais avec le bébé tu risques d’être fatiguée, il faudra marcher plus lentement. Peut-être mettrons-nous 10 à 15 jours. Avec “Asinus” (Asinus veut dire “Âne” en latin) cela devrait être moins fatiguant pour toi, nous ferons des haltes fréquentes.
– Joseph, une fois recensés à Bethléem, ne serait-il pas prudent de poursuivre jusque chez Elisabeth et Zacharie, et d’attendre la naissance tranquillement chez-eux ? Je ne voudrais pas accoucher sur le chemin du retour.
– Je comprends Marie. Plus tôt nous partirons, plus tôt nous reviendrons. Asinus est prêt, l’Atelier est rangé. Normalement, dés demain, nous pourrions partir avec la caravane. Samuel m’a confirmé qu’elle partait bien comme prévu.
– Très bien j’ai hâte de revenir, je sens que le bébé ne va pas tarder !
Accompagnons Marie et Joseph sur ce chemin de Palestine. Avec eux, rejoignons la Caravane et laissons nous porter durant 9 jours vers la rencontre de Jésus-Sauveur de nos vies ! Chaque jour une rencontre personnelle nous permettra d’avancer dans notre foi à la découverte de l’enfant Jésus.
Chaque jour, partons à la découverte d’un visage de la crèche et entrons dans son intériorité, pour préparer notre cœur, comme lui, à la venue du Messie !
- Jour 1 – Nous croisons Saint Joseph dans la caravane et marchons avec lui
- Jour 2 – Marie partage avec nous son attente de Jésus
- Jour 3 – Les anges accompagnent la caravane
- Jour 4 – L’asinus ne veut plus avancer !
- Jour 5 – Les Bergers regardent passer la sainte famille
- Jour 6 – Les Rois mages se mettent en route
- Jour 7 – L’aubergiste s’affaire
- Jour 8 – Le bœuf réchauffe la crèche
- Jour 9 – Un sauveur nous est donné
Chaque jour, vous recevrez :
- un texte inspirant (aussi en version podcast !) en lien avec la rencontre du jour
- une invitation à déposer votre intention de la journée
- la prière de la neuvaine
Silence médiatique sur les lynchages opérés par des maghrébins contre des gitans à Montpellier
Tandis que Libération et Le Monde tentent d’inquiéter en relatant des ratonnades d’extrême-droite (pour lesquelles on recherche toujours des victimes), une première expédition punitive a eu lieu jeudi matin. Un homme appartenant à la communauté gitane a été retrouvé égorgé, mais en vie. Cet individu aurait ensuite été transporté au CHU de Montpellier escorté par la BRI (brigade de recherche et d’intervention). La préfecture de l’Hérault dément cette information auprès du Figaro et évoque une personne de la communauté gitane «prise à partie».
Les familles gitanes, chassées par 300 individus armés, qui ont saccagé et incendié deux logements, deux camions et une voiture jeudi soir, fuient Montpellier. Un gitan témoigne :
« Après les expéditions punitives ciblant des biens de familles gitanes à la Mosson-la Paillade, 24h après le décès de l’adolescent franco-marocain, les gitans sont terrorisés, surtout les enfants ». « Sur une vidéo, on voit les vandales l’enlever et le placer de force dans le coffre d’une voiture. Où est-il ? Ses parents croyaient qu’il était dans sa chambre »
« une horde de jeunes armés de kalachnikovs a investi la résidence Jupiter pour défoncer la porte d’un appartement, saccagé les meubles et mettre le feu, avant de brûler une voiture puis de s’enfuir. Les gitans de Figuerolles, notamment à la cité Gély informés qu’une partie de cette bande allait venir ont chargé leurs fusils, prêts à en découdre. Finalement, quand les agresseurs l’ont su, ils ont rebroussé chemin. La situation est intenable. On ne veut pas la guerre« .

Affaire Bastien Vivès : la gauche libertaire dans toute son horreur
Le festival de la BD d’Angoulême a annulé l’exposition consacrée à Bastien Vivès (photo), auteur de BD qui défend la pédopornographie. Cet auteur a notamment déclaré :
« L’inceste, moi ça m’excite à mort. Pas celui de la vraie vie, mais celui raconté, je trouve ça génial. (…) Quand tu transgresses, quand tu fais quelque chose que tu n’as pas le droit de faire, c’est agréable à lire. »
Et d’ajouter, dans le même entretien, depuis supprimé :
« Vu que je ne peux pas faire d’inceste dans la vraie vie, et que je n’ai pas de grande sœur pour pouvoir faire ça, je fais ça dans mes livres. »
Depuis des années, la presse de gauche qui défendait ouvertement la pédophilie dans les années 70 a également défendu cet auteur.
Libération :”Bastien Vivès y met du sein”
et L’OBS a ouvertement soutenu l’album pédopornographique des des libraires ont refusé de vendre
“Petit Paul”, une BD “pédopornographique”? Laissez-moi rire…
Ce sont les mêmes qui défendent les ateliers de lecture destinés aux enfants et animés par des drag-queens, organisés depuis quelques années dans des bibliothèques et centres de loisirs municipaux. A Bordeaux, le 11 décembre, une « cabaret baby party » réservée au 0-3 ans, avec une drag-queen vedette, était subventionnée par la mairie.
Depuis le premier quinquennat d’Emmanuel Macron, les libertés des écoles «hors contrat» ont été les plus débattues et attaquées
Nicolas Bauer, chercheur associé au European Centre for Law and Justice (ECLJ) et doctorant en droit à l’université de Strasbourg, signe une tribune dans Le Figaro sur les libertés scolaires :
En 1882, Jules Ferry avait laïcisé l’enseignement public, après l’avoir rendu gratuit et obligatoire. Un siècle après, en 1982, le ministre de l’Éducation nationale Alain Savary présentait le projet du gouvernement d’unifier l’ensemble du système éducatif français. L’objectif était l’insertion du secteur privé d’enseignement au sein de l’Éducation nationale, notamment par une carte scolaire renouvelée et un programme pédagogique commun. Le souci du gouvernement socialiste était de favoriser une égalité entre les enfants.
Cette promesse électorale de François Mitterrand impliquait aussi la laïcisation des établissements privés, presque tous catholiques. Une telle réforme aurait limité la liberté d’enseignement. Elle aurait également dérogé à deux traités des Nations unies, ratifiés deux ans plus tôt par la France et protégeant le droit des parents « de choisir pour leurs enfants des établissements autres que ceux des pouvoirs publics » et « de faire assurer l’éducation religieuse et morale de leurs enfants conformément à leurs propres convictions ».
Malgré les tentatives du gouvernement socialiste pour négocier et obtenir un compromis, un mouvement social s’est frontalement opposé au projet Savary. Soutenu par les évêques catholiques, il a culminé avec deux millions de Français défilant à Paris en juin 1984. La gauche a été durablement marquée par ce mouvement pour «l’école libre». Un mois après, Mitterrand annonçait le retrait de la loi Savary. Depuis, l’existence de l’enseignement privé «sous contrat» avec l’État n’a plus été remise en cause.
De fait, l’enseignement des établissements catholiques «sous contrat» est devenu en pratique quasi-laïque. En conséquence, les critiques de gauche portent aujourd’hui sur des questions sociales, plutôt que religieuses. Interrogé sur le sujet en 2017, Jean-Luc Mélenchon avait considéré que le «vrai problème» n’était plus un «enseignement religieux, catholique, confessionnel», mais une « situation d’inégalité » entre le privé et le public. Le ministre actuel de l’Éducation, Pap Ndiaye, a récemment demandé à l’enseignement catholique de rendre des comptes en matière de mixité sociale.
Pour autant, une minorité d’établissements «sous contrat» tentent de restaurer leur spécificité confessionnelle. Les marges de manœuvre, encadrées par la loi, sont réduites. Ces établissements ont à la fois l’obligation d’admettre sans distinction les enfants de toutes convictions et celle du «respect total de la liberté de conscience» de chacun des élèves. Dans une classe pluraliste, assurer un enseignement religieux et moral respectant chaque conscience est un équilibre difficile à trouver.
En 2014, il a suffi d’un seul témoignage anonyme pour que le lycée catholique Gerson fasse l’objet d’une enquête du ministère de l’Éducation et d’une suspension de son financement public. L’élève considérait que sa conscience avait été heurtée par un cours d’instruction religieuse sur la bioéthique. Bien que l’enquête ait finalement contredit les accusations de l’élève et donné raison au lycée, l’enseignement catholique a redoublé de prudence à la suite de cette affaire. Les «consciences» sont aujourd’hui très diverses et parfois ultra-sensibles.
Dans d’autres pays européens, les écoles confessionnelles financées par l’État bénéficient d’une autonomie beaucoup plus large. C’est le cas au Royaume-Uni avec les faith schools ainsi qu’aux Pays-Bas où la Constitution protège largement les établissements privés. Dans ces deux pays, les écoles confessionnelles peuvent s’assurer en amont qu’elles partagent avec les enseignants et familles le même projet éducatif, y compris dans sa dimension religieuse. En cas de conflit avec la liberté de conscience d’un parent ou d’un élève, cette liberté s’exerce par leur choix de quitter l’établissement.
En France, une telle autonomie religieuse n’existe que dans les établissements «hors contrat», qui ne reçoivent aucun financement public. Pourtant, contrairement à l’enseignement «sous contrat», les 2500 établissements «hors contrat» sont majoritairement laïques. Seulement 320 d’entre eux sont catholiques. L’indépendance du «hors contrat» catholique, encore marginal, permet à ces établissements d’opter pour un enseignement religieux complet. Ils attirent ainsi des familles déçues par la laïcisation de fait de l’enseignement catholique «sous-contrat».
Depuis le début du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, ce sont les libertés des écoles «hors contrat» qui ont été les plus débattues et attaquées. De nouvelles dispositions législatives ont été adoptées presque chaque année, dont en 2021 avec la loi confortant le respect des principes de la République (loi «séparatisme»). Le contrôle des établissements «hors contrat» a été renforcé et leur fermeture facilitée. Les élèves du «hors contrat» subissent aussi des humiliations, comme un traitement différencié pour l’examen du baccalauréat.
Quarante ans après le projet de loi Savary, c’est surtout l’enseignement «hors contrat» qui incarne l’«école libre». Son combat pour se développer n’est pas spectaculaire comme en 1984, mais discret et quotidien.
De la légitimité d’un système politique qui impose toute une série de lois directement contraires à la loi naturelle
Editorial de Philippe Maxence dans L’Homme nouveau :
Fin novembre, l’avortement a été de nouveau au devant de l’actualité. À l’initiative d’un député de la France insoumise (LFI), mais avec le soutien de la majorité présidentielle, l’Assemblée nationale a voté à une très large majorité (337 voix pour, 32 contre) en faveur de l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution.
Un vote symbolique, qui doit encore être confirmé par le Sénat et, éventuellement, par un référendum. Quoi qu’il en soit de l’avenir de ce texte, l’idée même de faire entrer le droit à l’avortement dans la Constitution, de le « sanctuariser » en quelque sorte, montre la direction profonde donnée par les institutions de notre pays : celle de la mort.
L’AVORTEMENT, UN MOINDRE MAL ?
Face à cette volonté affirmée et largement partagée par les responsables politiques, certains ont pensé un temps proposer la constitutionnalisation de la loi Veil, au titre d’un « moindre mal ».
Mais la mort d’un innocent ne reste-t-elle pas toujours un mal, qu’il faut combattre et empêcher ? Dans un article publié sur ce site, le chanoine Benoît Merly apporte des éléments de réponse. Je n’y insiste donc pas.
L’AVORTEMENT POSE NOTAMMENT DEUX PROBLÈMES POLITIQUES
En revanche, cet épisode parlementaire, odieux par ce qu’il signifie, pose deux problèmes de fond que nous ne pourrons pas toujours esquiver sous prétexte de ne pas troubler notre confort dans un monde de plus en plus antichrétien.
Le premier entre dans une perspective assez large : doit-on laisser à la volonté générale le pouvoir de remettre en cause la loi naturelle, particulièrement en ce qui concerne le respect de la vie innocente ? C’est tout le problème posé par la Constitution de 1958 qui renvoie dans son préambule à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.
Celle-ci postule en son article 6 que « la Loi est l’expression de la volonté générale ». Tant que nous ne remettrons pas en cause cette affirmation, notre défense de la vie humaine risque d’être vaine. Nous sommes là en effet face au cœur nucléaire de notre système politique.
Celui-ci entraîne justement un deuxième problème. Celui de la légitimité d’un système politique qui impose toute une série logique de lois directement contraires à la loi naturelle et donc au respect de la vie. Dans Evangelium Vitæ, Jean-Paul II écrivait
« que, lorsqu’une loi civile légitime l’avortement ou l’euthanasie, du fait même, elle cesse d’être une vraie loi civile, qui oblige moralement » (n. 72).
Ne conviendrait-il pas d’élargir ce principe au système lui-même qui ne cesse d’émettre des lois civiles qui légitiment des pratiques directement opposées à la loi naturelle. Autrement dit, ce système est-il encore lui-même légitime ? […]
Récit de la Nativité : poésie ou histoire ?
Le récit de la Nativité est-il véridique ? Quelles sont les annonces de l’Ancien Testament sur la naissance du Sauveur ? L’analyse du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence l’abbé Célier, le père Thomas, Jeanne Smits et Olivier Figueras.
Destruction de la souveraineté énergétique de la France, en toute connaissance de cause
La commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur la souveraineté énergétique recevait mardi 29 novembre Yves Bréchet, ancien haut-commissaire à l’énergie atomique. Ce qu’il révèle est terrible. Conseiller sans pouvoir décisionnel, il a adressé pendant six ans, de 2012 à 2018, des rapports, qui n’ont pas été suivi d’effet.
« Toutes les informations étaient disponibles. Elles ont été sciemment ignorées » « Quelle que soit la cause de cette décision, elle relève pour moi d’une faute historique grave contre les intérêts de notre pays, une destruction de souveraineté énergétique patente, puisque les réacteurs à neutrons rapides, en brûlant les 300 000 tonnes d’uranium enrichi, nous auraient assuré des siècles d’indépendance énergétique. »
« En six ans de mandat et malgré des demandes réitérées, je n‘ai vu se réunir le Comité à l’énergie atomique que deux fois et une seule fois dans sa configuration légale, alors qu’il aurait dû être réuni chaque année ».
François Jacq, administrateur général du Commissariat à l’énergie atomique, confirme les faits lors de son audition devant la même commission. Le Comité à l’énergie atomique, présidé par le Premier ministre, ne s’est pas réuni depuis mai 2019. Quant au Conseil de politique nucléaire, présidé par Emmanuel Macron, il ne s’est pas réuni depuis octobre 2018.
Yves Bréchet pointe le rôle des conseillers techniques dans les cabinets ministériels :
« Quel que soit le prestige de leur diplôme, ils se retrouvent à conseiller sur des sujets qu’ils ne maîtrisent généralement pas un ministre qui ne se pose même pas la question. Leur premier souci sera trop souvent de ne dire à leur ministre que ce qu’il a envie d’entendre pour ne pas nuire à leur carrière à venir. Il n’est guère surprenant que lesdits conseillers n’aient qu’un enthousiasme limité à réunir un Comité à l’énergie atomique qui aurait tôt fait de mettre au jour leurs lacunes. »
Emmanuel Macron, comme François Hollande sont responsables de notre désarmement énergétique.
« de grandes nations comme la Chine, mais aussi Bill Gates, financent d’importants travaux de recherche sur ces réacteurs à neutrons rapides ». « En France, c’est un summum d’hypocrisie, on nous dit que les études papier vont continuer et qu’un jour on saura faire, comme par magie. Mais les gens qui prennent ces décisions n’ont pas la moindre idée de ce qu’est une industrie ! Ce n’est pas le même métier que de faire des fusions-acquisitions dans une banque, si vous voyez ce que je veux dire… ».
L’horreur à Vaulx-en-Velin : un immeuble, dont le hall était squatté par des dealers, ravagé par un incendie
Un incendie s’est déclaré vers 3 h dans un immeuble de 7 étages situé dans un quartier de Vaulx-en-Velin. Le bilan est très lourd : au moins 10 morts dont 5 enfants, 4 personnes en urgence absolue et 11 blessés légers. Les flammes se seraient déclarées au niveau du hall de l’immeuble, au rez-de-chaussée, dans un canapé squatté par des dealers. Avant de se propager aux niveaux supérieurs. Une enquête a été ouverte dans la matinée. “Aucune hypothèse n’est écartée, notamment la piste criminelle”, précise le parquet.
Cela s’est passé à Vaulx-en-Velin dans le quartier du Mas du Taureau. Darmanin ne pourra pas dire qu’il ne savait pas, car le quartier du Mas-du-Taureau est régulièrement cité dans la presse. Notamment parce que les dealers font leur trafic devant les écoles du quartier.
2019:
Vaulx-en-Velin : « Maintenant les dealers ne se cachent plus, ils s’installent devant l’école », alertent les enseignants
Plusieurs écoles situées dans le quartier du Mas-du-Taureau doivent faire face à l’installation de dealers devant leurs portails.
Et, comme Darmanin n’a RIEN fait :
3 ans plus tard, en 2022 :
Directeur d’école menacé à Vaulx-en-Velin : une réunion en préfecture ce samedi
“La religion des droits de l’homme s’arrête là où commencent les valises de billets”
Le groupe Identité et Démocratie au Parlement européen a demandé en séance plénière la mise en place immédiate d’une commission d’enquête pour faire le jour sur le QatarGate. Elle a scandaleusement été rejetée.


Intervention de Jordan Bardella, président du RN, au Parlement européen :
Montpellier : la communauté maghrébine mène une expédition punitive contre la communauté gitane
En attendant que les journalistes nous décryptent cette information comme une ratonnade d’extrême-droâte, voici les faits :
Montpellier : la communauté maghrébine de la Paillade mène une expédition punitive contre la communauté gitane après la mort de l'ado de 14 ans pic.twitter.com/DANtECNL3W
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) December 15, 2022
Montpellier : la communauté maghrébine de la Paillade mène une expédition punitive contre la communauté gitane après la mort de l'ado de 14 ans pic.twitter.com/Lfd1eFdczl
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Montpellier : la communauté maghrébine de la Paillade mène une expédition punitive contre la communauté gitane après la mort de l'ado de 14 ans pic.twitter.com/5c1BhiiGUL
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Montpellier : Un immeuble dans lequel vivent de nombreux membres de la communauté gitane assiégé, un appartement mis-à-sac pic.twitter.com/DlQgeUFWaG
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Montpellier : un appartement appartenant à des Gitans mis-à-sac par des membres de la communauté maghrébine pic.twitter.com/MBIDV0BRzb
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) December 15, 2022
En France on peut partir à la “chasse aux gitans” sans que les médias, associations antiracistes etc ne s’en émeuvent un instant. La société multiculturelle est multiconflictuelle : les tensions entre natifs/immigrés et entre communautés immigrées explosent.
I-Média : Que cache le football ?
L’image consternante de la perquisition de plus d’un million et demi d’euros à Bruxelles dans le cadre d’une enquête sur la corruption d’élus européens dans l’attribution de l’organisation de la CDM au Qatar !
En unique sujet de la semaine, le conflit civilisationnel qui s’est joué, pour une partie du monde arabe, derrière le match France/Maroc mercredi soir et les émeutes qui en ont découlé. Rassurez-vous, nous ne manquerons pas non plus d’évoquer les troubles suscités par la victoire antérieure du Maroc sur le Portugal.
Et une revue de presse comme vous en avez l’habitude avec des nouvelles sur les médias, de bons articles à lire et des histoires manipulées par la presse.
Le Conseil d’Etat maintient les décrets discriminatoires pour l’instruction en famille
Le 13 décembre, le Conseil d’Etat a rendu sa décision sur les décrets du 15 février, réglementant l’instruction en famille de manière discriminatoire. De nombreuses associations avaient attaqué ces décrets pour réclamer leur annulation. Dans son arrêt, le Conseil d’Etat commence par considérer que le rectorat aurait à rechercher
“au vu de la situation de l’enfant, quels sont les avantages et les inconvénients pour lui de son instruction, d’une part dans un établissement ou école d’enseignement, d’autre part, dans la famille selon les modalités exposées par la demande et, à l’issue de cet examen, de retenir la forme d’instruction la plus conforme à son intérêt.”
Cette affirmation péremptoire du Conseil d’Etat est le signe d’un changement de paradigme, comme l’avait annoncé le Président de la République dans son discours des Mureaux. C’est désormais l’Etat et non plus la famille qui est chargée de retenir la forme d’instruction la plus conforme à l’intérêt de l’enfant. Ce n’était pourtant écrit ni dans la loi, ni dans les décrets. La loi, déjà très restrictive, ainsi que les décrets, se contentaient de fixer les pièces à transmettre et précisait que l’administration était en principe tenue de délivrer les autorisations si le dossier était complet. C’est donc donner à l’administration une compétence discrétionnaire qu’elle n’a pas pourtant pas le droit d’exercer.
Sur le calendrier de demandes d’autorisations, le Conseil d’Etat montre une totale méconnaissance de la réalité du terrain puisqu’il considère que les motifs liés à la situation propre à l’enfant ou aux pratiques d’activités sportives ou artistiques intensives correspondent à des situations “prévisibles”. Or toute demande d’instruction en famille en cours d’année est imprévisible. En effet, les situations de phobie scolaire, d’échec scolaire, de troubles de l’attention ou de l’apprentissage (dys…) sont par essence imprévisibles. Lors des débats parlementaires, il n’était nullement question d’instituer une fenêtre de dépôt d’autorisation pour ces familles. Une petite tolérance est donnée puisqu’il serait “loisible” à l’administration d’examiner une demande instituée hors délai, bien que cela dépende du bon vouloir des recteurs.
S’agissant de la situation propre à l’enfant (motif 4, choisi par la grande majorité des familles) le Conseil d’Etat cite la réserve d’interprétation figurant dans la décision du Conseil constitutionnel, pour ensuite s’en écarter. En effet, cette réserve d’interprétation n’a jamais affirmé l’exigence d’exposer “de manière étayée la situation propre à l’enfant, motivant dans son intérêt le projet d’instruction dans la famille”. C’est pourtant ce qu’affirme le Conseil d’Etat dans sa décision. Ainsi, les familles risquent d’être contraintes de justifier de la situation propre à leur enfant alors même que les décrets ne le prévoyaient pas !
C’est à nouveau soumettre les familles à un contrôle intrusif de l’Etat. Ainsi, l’Etat ne reconnaît plus que les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants, au mépris de nombreuses conventions internationales comme la Déclaration universelle des Droits de l’Homme ou la Convention internationale des droits de l’Enfant.
De plus, le projet pédagogique devra comporter des précisions sur l’organisation du temps de l’enfant sans égard pour la liberté pédagogique des parents, qui, jusqu’à présent n’avaient pas à justifier de l’emploi du temps de leur enfant.
La seule petite victoire de cet arrêt du Conseil d’Etat est la confirmation que le délai pour déposer un recours administratif préalable à l’encontre d’un refus d’autorisation sera non plus de 8 jours mais de 15 jours. Maigre victoire puisque le Conseil d’Etat rejette sèchement la contestation de la composition des commissions de recours amiable en ces termes :
“aucun principe ni aucune disposition légale n’exige que les parents d’élèves soient représentés au sein de cette commission”.
Il scie un sapin de Noël en criant « Allahu akbar »
Mercredi 14 décembre, vers 13 heures, un habitant du quartier ne supportant plus le sapin qui trônait devant la résidence où il habite, a tout simplement décidé de l’abattre. Le geste a été accompagné d’un cri : « Allahu akbar ». Des riverains l’ont entendu et vu et ont donné l’alerte.
Relaxé huit ans après les faits
En 2014, dans une vidéo alors diffusée sur son blog, Jean-Marie Le Pen, alors député européen, s’en prenait à des artistes engagés contre le FN comme Guy Bedos, Madonna ou encore Yannick Noah. Alors que son interlocutrice lui avançait le nom de Patrick Bruel, M. Le Pen avait commenté dans un rire: «ça ne m’étonne pas. Ecoutez, on fera une fournée la prochaine fois».
Marie d’Herbais interrogeait Jean-Marie Le Pen sur l’attitude de tous ceux qui avaient menacé de quitter la France si le FN arrivait en tête à des élections et qui ne l’ont pas fait. « Ah oui, c’est Monsieur Noah ça », répond Le Pen, qui ajoute: « Cochon qui s’en dédit. » « Et Monsieur Bruel aussi », le relance Marie d’Herbais. « Ah oui, dit Le Pen, ça ne m’étonne pas. Ben écoutez, on fera une fournée la prochaine fois. » Le sens est évident: vendredi prochain, donnez-moi la liste de tous ces va-de-la-gueule et je vous livrerai un commentaire sur l’ensemble.
La LICRA, SOS Racisme avaient porté plainte, suivis par l’ensemble de la classe politico-médiatique (levée de son immunité diplomatique). Marine le Pen avait jugé qu’il s’agissait d’une faute politique.
Il avait été relaxé par le tribunal correctionnel. Les associations subventionnées ont poussé l’affaire, mais la cour d’appel a estimé que Jean-Marie Le Pen n’avait commis aucune faute civile et confirmé la décision de première instance. La représentante du parquet général, qui n’avait pas fait appel, a jugé que ces propos «ne peuvent pas faire l’objet d’une condamnation».
Le coût du Conseil national de la refondation
Interrogée par le député Patrick Hetzel sur le coût du “CNR”, ce bidule digne des commissions, rétro-commissions et emploi fictif, Elisabeth Borne a répondu (JO page 6012) :
Depuis septembre 2022, le Haut-commissariat au Plan (HCP) est chargé du secrétariat général du Conseil national de la refondation (CNR) qui a été lancé le 8 septembre 2022 par le Président de la République à Marcoussis et dont l’objet est de mettre en place une nouvelle méthode de concertation et d’action. Afin d’assurer la coordination des CNR thématiques et territoriaux en lien avec la présidence de la République, la Première ministre, les ministres et l’ensemble des parties prenantes, des moyens humains et budgétaires ont dû être alloués.
S’agissant des moyens humains
Une équipe spécialement dédiée a été constituée au sein du HCP. Elle est composée de :
- un rapporteur général chargé du CNR, également conseiller auprès du Président de la République et de la Première ministre,
- trois chargés de mission,
- une assistante,
La masse salariale correspondant à ces cinq postes est égale en année pleine à 325.206 € (montant brut annuel). Pour faire face à la quantité importante de travail, les conseillers et chargés de mission du HCP, notamment le chargé de communication du Plan, apportent un soutien important et direct à l’équipe du CNR en sus de leurs propres activités. Le Haut-commissaire au Plan, dont il est rappelé qu’il exerce son activité de façon bénévole, ainsi que toute l’équipe du HCP et notamment son cabinet, est notamment mobilisée pour recevoir les parties prenantes et suivre les travaux.
S’agissant des moyens budgétaires
Compte tenu de cette nouvelle mission et de la mise en place de cette équipe dédiée, le budget de fonctionnement du HCP est porté à 350 000 euros pour 2023. Il comprend les frais de communication et de déplacements générés par le HCP, de soutien informatique, les stagiaires, et toutes les dépenses utiles au fonctionnement de l’équipe CNR. Une enveloppe complémentaire de 150 000 euros est destinée à prendre en charge l’organisation des CNR pléniers. Ainsi les moyens personnels et matériels du HCP ont-ils été augmentés très raisonnablement compte tenu de la masse d’activités générée par les CNR.
