Les Petites Sœurs Disciples de l’Agneau : une communauté touchante, et d’excellentes tisanes
Aujourd’hui direction le Poitou-Charentes pour découvrir le prieuré des Petites Sœurs Disciples de l’Agneau ! Ce prieuré est connu pour sa communauté composée en partie de jeunes femmes porteuses de trisomie 21. L’objectif est d’offrir à des femmes porteuses de handicap la possibilité de vivre leur vocation religieuse contemplative avec l’aide et l’amour fraternel d’autres sœurs « valides ». Beau projet, n’est-ce pas ? Alors c’est parti, Divine Box vous emmène à la découverte de cette communauté, son histoire et son savoir-faire.
L’origine de la communauté
Au départ on retrouve sœur Véronique, une jeune femme porteuse de trisomie 21, qui s’est sentie très tôt appelée à la vie consacrée. Cependant au XXème siècle, le droit canonique et les règles monastiques ne donnent pas la possibilité à des personnes atteintes d’un handicap mental de rentrer dans la vie religieuse… Sœur Véronique ne baisse pas les bras et parcourt la France à la rencontre des communautés dans l’espoir de pouvoir accomplir sa vocation. Malheureusement, la réponse est toujours négative…
En 1985, elle rencontre alors Mère Line (à l’époque Line Rondelot), catéchiste pendant dix-huit ans pour des jeunes de paroisses en milieu rural. Touchée par la vocation et la foi de la jeune Véronique, Mère Line est certaine que d’autres femmes atteintes de handicap ont reçu l’appel et sont prêtes à vivre pleinement leur vocation … et elle avait raison ! Elles se lancent dans la création d’une communauté religieuse avec un quotidien sur-mesure pour le rythme de vie des jeunes filles !

Une sœur à l’œuvre sur la machine à tisser de la communauté © Petites Sœurs Disciples de l’Agneau
Une communauté en pleine expansion
Très vite, la communauté des Petites Sœurs Disciples de l’Agneau s’agrandit. En 1995, les sœurs s’installent dans la commune du Blanc (dans l’Indre), dans une petite maison à taille humaine. Houra ! Sœur Véronique avait vu juste : la vie monastique est possible pour des personnes « hors-normes » porteuses de trisomie 21 !
Les sœurs reçoivent officiellement leur habit en 1998. D’ailleurs la tenue sera la même pour les sœurs valides et non valides afin de marquer qu’il y a une seule et même vocation. Cet habit est composé :
- d’une tunique blanche similaire à celle des compagnons de Jésus qui le suivent,
- du scapulaire marron des carmélites (d’où vient saint Thérèse de Lisieux), pour se rappeler qu’elles doivent accomplir chacune de leur action avec amour et humilité !
Pour une communauté inédite comme celle-là, la reconnaissance officielle de Rome, prendra un peu de temps. Et pour cause, cela a pris 14 ans ! Puis, en 1999 la communauté des « Petites Sœurs Disciples de l’Agneau » est érigée en Institut féminin de vie consacrée par l’archevêque de Bourges, Monseigneur Plateau.

Rencontre entre la communauté et le pape François le 9 octobre 2017
© Prieuré des Petites Sœurs Disciples de l’Agneau
Et aujourd’hui au prieuré ?
Actuellement, les petites sœurs sont neuf religieuses âgées de 33 à 47 ans. Deux d’entre elles sont « valides ». Elles sont toujours installées dans leur petite maison de la commune de Le Blanc à dix minutes de l’abbaye de Fontgombault. Cette dernière est un véritable soutien spirituel pour la communauté.
Les petites sœurs suivent la règle de saint Benoît « Ora et Labora » (prie et travaille). Leur journée est rythmée par différentes tâches manuelles adaptées aux aptitudes de chacune. Leur programme quotidien inclut notamment donc :
- des prières : trois offices et un chapelet au prieuré, ainsi qu’une messe (selon la disponibilité des prêtres),
- et du travail manuel ! Lespetites sœurs confectionnent de nombreux produits monastiques comme du miel (issu de leurs six ruches) et de la tisane (de la récolte jusqu’au conditionnement) ! Elles font aussi de nombreuses autres activités comme le tissage, la céramique, la filature, la tapisserie, le jardinage et de la sculpture sur bois ! Avec tout ça, elles savent faire vivre l’artisanat monastique !

Miam, les bonnes tisanes des petites sœurs disciples de l’agneau ! – © Divine Box
Où se procurer les bons produits des Petites Sœurs Disciples de l’Agneau ?
Pour découvrir ce monastère, quoi de mieux que de se rendre directement sur place ? Voici l’adresse : Les Petites Sœurs Disciples de l’Agneau, 14 rue de la Garenne, 36300 Le Blanc. Si vous n’avez pas la possibilité d’y aller, vous pouvez retrouver directement en ligne les tisanes des Petites sœurs Disciples de l’Agneau sur la boutique monastique en ligne de Divine Box !
Réponse au père Stalla-Bourdillon
De Cyril Farret d’Astiès, en réponse au père Stalla-Bourdillon qui veut élargir la doctrine, se débarrasser du clergé et des sacrements :
Mon Père,
Je n’avais pas prêté attention à votre tribune publiée début novembre dans La Vie (ex-catholique depuis 1977, par choix éditorial, déjà…) et intitulée « La fin annoncée d’un modèle d’Église ».
Pourtant c’est un monument. Permettez-moi de citer les principaux traits de votre réflexion pour les lecteurs qui ne vous auraient pas lu :
Le monopole de l’Église, dites-vous,
« a disparu. La modernité, épaulée par la laïcité, a complètement rebattu les cartes, (…). La fin d’un modèle d’Église (…) signifie la transformation, ou plutôt la disparition imminente d’une figure familière : une église édifiée autour d’un clergé desservant des paroisses, offrant comme chemin de sanctification, la vie des sacrements. Il est acquis que ce modèle n’a plus d’avenir. (…) Ce déficit structurel (de prêtres) emporte (…) le modèle de vie spirituelle proposé aux fidèles : la sanctification par la fréquentation régulière des sacrements (et) oblige donc dès à présent à un effort (…) pour élargir la doctrine. Peut-on continuer d’enseigner un modèle dont la mise en pratique sera de facto impossible demain ? (…) la vie chrétienne n’est pas exclusivement dépendante de la vie cultuelle (…). La sanctification par la charité, le service des pauvres, la liturgie familiale et l’étude de la parole de Dieu vont dès lors trouver de nouvelles lettres de noblesse. La foi chrétienne s’exprimera dans le sacrement des frères et sœurs, dont l’humanité sauvée dans le Christ redevient le cœur du témoignage. (…) Il faudra aussi déterminer de nouveaux modèles de rencontres (…) qui ne seront plus nécessairement exclusivement la célébration de la messe. La consécration eucharistique n’est pas seulement la consécration du pain et du vin, mais bien la consécration de l’assemblée réunie ; elle fait de cette assemblée le Pain vivant (…) il nous revient de produire un effort de créativité et d’écoute. L’écoute de ce que l’Esprit dit à l’Église et aussi de ce que le monde dit à l’Église (…). »
Mais il faudrait tout citer.
Plutôt que de reprendre point par point vos propositions pour les combattre, permettez-moi d’appeler à la rescousse ici le cardinal Journet qui avait sur l’Église, lui aussi, quelques idées. Mais des idées nullement personnelles, des idées sur l’Église qui étaient celles… de l’Église, c’est-à-dire de Notre Seigneur. Voilà ce qu’écrivait le doux et profond théologien dans un texte de 1924 publié par le Courrier de Genève et intitulé « Pompe romaine et pauvreté évangélique » :
« En retournant dans la lumière invisible, Jésus a laissé visiblement au milieu de nous cette portion de lui sans quoi nous ne pourrions pas vivre surnaturellement : un pouvoir d’affirmer et d’expliquer infailliblement les vérités qui libèrent nos intelligences de leurs limites créées et les purifient de leurs ténèbres (pouvoir de magistère) ; un pouvoir de dispenser aux âmes la grâce absente ou ruinée (pouvoir sacramentel) ; un pouvoir de hiérarchiser les hommes pour les diriger vers leurs fins proprement divines (pouvoir de juridiction). Trois pouvoirs qui sont l’héritage du Christ, mieux encore son esprit et son cœur, la continuité de lui-même en son infaillibilité, en sa présence sanctifiante, en son autorité. Pouvoirs précieux, bienfaisants, vénérables, qu’il ne nous convient pas de laisser tomber dans la poussière, mais d’élever dans le soleil. L’Église qui a le sens du Christ et de ce qui est du Christ, ne cessera d’honorer au cours des siècles les institutions par lesquelles l’esprit et l’amour du Christ habitent en nous. C’est son parfum de Béthanie. »
Ah ! que voilà une pensée radicalement différente de votre thèse relativiste. Voilà ce qu’est l’Église, nova et vetera, épouse du Christ, sans tâche ni ride, malgré que vous et moi en soyons membres !
Votre opinion défaitiste et manipulatrice nous la rejetons de toute notre intelligence et de toute notre foi catholique. Mais si cette Église sans sacerdoce, sans sacrement et à doctrine aléatoire vous attire tellement, je vais vous révéler un grand secret mon Père : cette Église existe déjà et elle s’appelle la Religion réformée. Vous y aurez l’embarras du choix dans la fantaisie religieuse et l’imagination doctrinale : anabaptiste, pentecôtiste, luthérien, calviniste, anglican, méthodiste, adventiste, amish même et que sais-je encore… vous pourriez même fonder le stallabourdillonisme si le cœur vous en dit. Car mon Père, vos hérésies sont déjà de bien vieilles lunes. Hérésies, oui, je l’emploie dans toute son acception (et au pluriel !) en songeant à son étymologie grecque : « action de prendre, choix » ; le mot est démodé et n’est plus trop en usage, je sais, à moi pourtant il parle encore. Dans les années 60, 70 et 80 les mêmes foutaises ont déjà été assénées avec suffisance par des clercs à l’esprit fort qui ont, pour la plupart et pour leur malheur, terminé pères de famille ou bonzes tibétains… Je sais bien qui vous inspire, et ce n’est pas rassurant. Vous vous inscrivez dans l’école de pensée d’un monseigneur Migliore, nonce apostolique en France (https://www.resnovae.fr/une-pastorale-generative/), ou du cardinal Grech, secrétaire général du Synode des évêques, dont la célèbre formule contre les catholiques fidèles reste dans les annales : « analphabétisme spirituel. »
Et si, petit laïc, j’ai l’audace de vous répondre ce n’est pas en raison de l’originalité de vos idées mais de votre notoriété.
C’est bien votre notoriété qui fait du mal à l’Église, pas vos idées recuites.
Car vous n’êtes pas n’importe qui. D’abord vous êtes prêtre et assurément ce n’est pas rien ; et vous le savez bien car tout en prétendant que les prêtres ne serviront plus, vous profitez de l’autorité, de l’assise sociale que vous procure ce caractère indélébile pour asséner doctement vos hérésies. Mais vous n’êtes pas que prêtre (d’autre débitent les même sornettes mais avec moins d’autorité, moins de poids et donc moins de nuisance ; je pense par exemple au père Jean L’Hour). Vous êtes aussi enseignant aux Bernardins qui se veut « un espace de liberté qui invite à croiser les regards pour cheminer dans la compréhension du monde et bâtir un avenir respectueux de l’homme », comme l’indique la page internet de cette institution cuistre et mondaine devenue un haut lieu de prostitution écologique et d’art contemporain. Vous avez été aumônier des parlementaires et vous êtes à présent directeur du Service pour les Professionnels de l’Information, bidule du diocèse de Paris. Vous n’êtes donc vraiment pas n’importe qui, vous ne parlez-pas de n’importe où, vous êtes « autorisé », « adoubé ». Et il est particulièrement affligeant de constater l’impunité dont vous bénéficiez en proférant un tel étalage d’hérésies, quand, dans le même temps, ceux qui veulent simplement prier Dieu avec les mêmes mots et les mêmes gestes que leurs parents, grands-parents, arrière-grands-parents, arrière-arrière… sont seuls montrés du doigt, menacés, moqués, pris de haut, tracassés, méprisés…
Mais cessons de nous plaindre et revenons à nos moutons.
Savez-vous ce que veulent les laïques d’aujourd’hui mon père ? Pour paraphraser le cardinal Siri dans son message pastoral et doctrinal de juillet 1963 intitulé « Idéaux saints et céleste présence dans le monde », ce que veulent les laïcs d’aujourd’hui comme ceux d’hier et de demain ce sont des prêtres qui ne se prennent pas pour des professeurs de yoga ou des experts en coaching personnel, pas plus que des animateurs sociaux (la République française en regorge) ; « le prêtre ils le veulent prêtre » disait le grand archevêque de Gênes. C’est-à-dire des hommes de l’autel et des sacrements, ce qui, figurez-vous, ne les empêche nullement de taper dans le ballon avec quelques galapiats, ni d’organiser des dispensaires ou de visiter les prisonniers comme 2000 ans d’histoire le prouvent. Et ce que les communautés traditionnelles et classiques prouvent aussi c’est que ce modèle éternel qui n’est pas le fruit de leur imagination réputée réactionnaire mais qui est le reflet de la nature même de l’Église fonctionne évidemment aujourd’hui encore en dépit des métavers, du paiement sans contact, du COVID 19 et des voitures autonomes. Transmission et propagation de la foi, pratique sacramentelle, stabilité familiale, vocations, œuvres de miséricorde sont leur signature.
Mais c’est peut-être ce qui vous ennuie ? C’est peut-être ce qui explique l’attitude rabique à l’encontre des catholiques fidèles : ils sont la preuve vivante que vos élucubrations sont des élucubrations. Il faut donc qu’ils disparaissent.
Pour ma part et du fond du cœur je vous souhaite de retourner à Saint Wandrille (que vous avez bien connu je crois) pour y retrouver l’Église, sa liturgie et son silence.
Bon et saint Avent mon père.
Cyril Farret d’Astiès
C’est peut-être la fin d’une République qui aura épuisé la France
Selon Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine :
[…] Sarkozy n’était pas fait pour être chef de l’État. Il n’y est parvenu que par ses tours de saltimbanque, en faisant croire qu’il allait remettre de l’ordre alors que tout s’effondrait. Comme toujours, l’ordre à coups de lois. Aucune philosophie politique, aucune sagesse, une tromperie continue et d’abord sur l’Europe avec le traité de Lisbonne. Malgré tout en 2008, il sauva l’euro et peut-être même l’ordre financier et monétaire international ; car ses conseillers étaient des hommes de l’art. Ça marchait encore quand il les écoutait, en politique intérieure, en politique extérieure.
Hollande n’aurait jamais dû être président. Ce bourgeois médiocre, égoïste, faiseur de bons mots, n’a aucune idée juste de la politique. Et de la politique française en particulier. C’est un homme de parti et rien d’autre. Aucun comportement extérieur de chef de l’État. Dès le début, il fut fait prisonnier par son trésorier de campagne du groupe de pression LGBT qui, en contrepartie, exigea le mariage pour tous. Ainsi se fait la politique française. L’avis de ses généraux le détermina à intervenir en Afrique, mais c’était sans politique suivie ; il en était totalement incapable.
Et, maintenant, voilà Macron pour la deuxième fois. L’homme est seul ; ses conseillers lui ressemblent ; même psychologie ; même incompétence froide que dissimule une fausse compétence scolaire, livresque et idéologique. Des idées de quatre fois rien comme ligne directrice. Du McKinsey au million d’euros la page ! Et surtout aucun intérêt pour la France, un mépris des Français sans cesse affiché, surtout à l’étranger. Des lois dans tous les domaines, toutes dans le même sens de la prise en main étatique, du « sociétal » en veux-tu en voilà, l’avortement constitutionnalisé, l’euthanasie, tout y passe. Il n’y a plus personne au niveau de l’État pour penser à la France et à son avenir. Macron est prêt à livrer les intérêts français – ce qu’il a déjà fait – à l’Allemagne en tout domaine pour poursuivre son rêve de construction européenne. Il a perdu l’Afrique ; il a tout concédé dans le processus migratoire qui submerge la France. Il court le monde pour se donner l’illusion d’exister. Car il ne peut plus rien, sauf brader ce qui reste de France. Et, pour se la jouer écologique, il fait croire maintenant qu’il va construire des RER sur toute la France.
La France va mal, très mal. C’est une banalité de le dire. La société française est définitivement fracturée. Le pire est à nos portes, demain chez nous. Les risques économiques, financiers, politiques avec l’intensité guerrière qui ne cesse de monter, deviennent considérables. Y aurait-il des décisions à prendre, nul ne sait comment elles seraient prises. Macron est seul. Il place ses affidés au point que c’en est honteux. Mais ses stipendiés sont nuls ; il n’a plus personne en état de l’aider. C’est la fin d’un système. C’est peut-être aussi la fin d’une République qui aura épuisé la France. Puisse la France y survivre et les Français comprendre la leçon d’un tel désastre.
Mathieu Bock-Côté : “Si vous critiquez le multiculturalisme vous êtes raciste !”
Essayiste et sociologue, Mathieu Bock-Côté décrypte les grandes tendances et les périls qui menacent la société occidentale, en particulier la tyrannie de la censure, la cancel culture, le multiculturalisme, l’avenir du débat public dans le monde occidental, dans ce grand entretien mené par le grand reporter Régis Le Sommier sur Omerta.
L’Egypte, le pays qui a vaincu l’islamisme
D’Antoine de Lacoste dans Politique Magazine :
L’hydre islamiste connait des destins très variées d’une région à l’autre. En progression constante dans les pays occidentaux et dans le Sahel, elle semble reculer ailleurs.
C’est en Egypte qu’elle a connu sa plus cuisante défaite (avec la Syrie), rendant son étude particulièrement intéressante : Les Frères musulmans sont arrivés démocratiquement au pouvoir, ce qui est un cas unique. Même Erdogan n’a pas été élu avec cette étiquette.
Rappelons la chronologie : Mohamed Morsi a été élu président de la République le 17 juin 2012 avec 51,73% des suffrages face à un ancien militaire. Un score serré donc pour le représentant officiel de la Confrérie des Frères musulmans. Auparavant le succès avait été plus important aux législatives qui s’étaient déroulées dans la foulée de la révolution des soi-disant printemps arabes.
Pendant un an, Morsi dirigea l’Egypte. Il déçut le peuple, et dut faire face au Conseil Supérieur des Forces Armées (CSFA), cette institution militaire qui se réunit de son propre chef dans les grands moments de l’histoire du pays et à la Haute cour constitutionnelle qui annula les élections législatives. Le CSFA prit acte de cette décision et pris le pouvoir législatif en attendant de nouvelles élections.
La riposte de Morsi ne se fit pas attendre. Il mit à la retraite le chef du CSFA et, pour apaiser l’armée, nomma ministre de la Défense le chef du renseignement, le général Sissi qui avait la réputation d’être un religieux conservateur. Surtout, en novembre 2012, il s’arrogea tous les pouvoirs par une déclaration constitutionnelle sans possibilité de recours : le bras de fer avait commencé.
Les manifestations hostiles à Morsi se multiplièrent tandis que l’Egypte s’enfonçait dans la crise et que les Frères tissaient leur toile. La violence monta en flèche, les morts furent nombreux et des viols collectifs se produisirent à plusieurs reprises Place Tahrir. Une grande manifestation anti-Morsi fut finalement organisée le 30 juin 2013.
Elle submergera le pays. On a parlé de 30 millions de manifestants, chiffre sans doute exagéré mais il s’agit du tournant décisif. L’armée savait maintenant avec certitude qu’elle avait le peuple derrière elle et prononça la destitution de Morsi. Les manifestations islamistes n’y changeront rien, la Confrérie fut interdite et les arrestations se comptèrent par dizaines de milliers. L’élection présidentielle de 2014 vit le triomphe de Sissi : les Egyptiens voulaient le retour à l’ordre et tourner la page sombre de l’islamisme.
Parallèlement, un mouvement islamiste qui avait fait allégeance à Daesh s’implanta dans le Sinaï. L’armée emploiera les grands moyens pour l’anéantir. Les combats furent rudes mais le ménage fut fait.
Le calme est maintenant revenu en Egypte et c’est un bon moment pour aller sur place sentir l’ambiance. Le constat est simple : l’élection de Morsi semble, dix ans après, appartenir à un autre âge.
Le Caire est toujours aussi bruyant et incroyablement encombré. Mais les chantiers sont nombreux et les travaux routiers de grande ampleur. Le périphérique fait près de 80 km et compte jusqu’à dix voies mais beaucoup moins parfois, il reste du travail. Anne Hidalgo devrait regarder cela : il y a des villes où l’on essaie de résorber les embouteillages et non de les créer. Mais le problème, insoluble, est d’entrer ou sortir du Caire : on ne se déplace quasiment qu’en voiture et il y a près de 25 millions d’habitants…
Malgré cela, aucun énervement dans la conduite des automobilistes. Les coups de klaxon sont un mode normal de conduite car personne ne respecte le code de la route (y en-t-il un ?). Le bruit incessant ne vient pas de la circulation mais des klaxons : à ce point c’est sans doute unique au monde. Que se passe-t-il pour un automobiliste dont le klaxon est en panne ? Notre guide est formel : « c’est aussi grave qu’une panne de moteur ». La placidité des Cairotes devant les pires queues de poisson ou les changements de file de dernière seconde est impressionnante, les Parisiens pourraient s’en inspirer.
Les voiles sont très présents dans la rue, peut-être les deux tiers des femmes. Mais tout cela ne sent pas l’islamisme. Les écolières croisées par milliers (la jeunesse est partout au Caire) en témoignent : voilées et non voilées rient et se promènent ensemble. Parfois on voit un groupe en uniforme à l’ancienne, toutes non voilées : il reste plusieurs institutions catholiques dont l’origine remonte généralement au XIXe siècle. Les Egyptiens en sont fiers et le niveau intellectuel reste excellent même si, hélas, le virage progressiste a été résolument pris par les dirigeants de ces écoles.
La quasi-totalité des hommes sont en pantalon et il y a statistiquement beaucoup moins d’habits religieux qu’en Seine Saint-Denis. D’ailleurs pour visiter le très intéressant musée copte ou la fameuse église suspendue, coptes et musulmans se pressent ensemble avec le plus grand naturel. Les chrétiens font vraiment partie de l’Egypte moderne et le président Sissi y a beaucoup contribué en envoyant de nombreux signaux forts en ce sens.
Quelle est leur proportion dans la population égyptienne ? Sans doute 10 à 15% disent les spécialistes français, 20% dit-on sur place. Quoi qu’il en soit, sur un peu plus de 100 millions d’habitants, cela fait beaucoup de monde. On comprend que, contrairement à l’Irak ou la Syrie, les chrétiens ne sont pas menacés de disparition.
La visite de Kéops nous démontre que le tourisme de masse est revenu. Tant mieux pour l’Egypte et tant pis pour nous : il faut se frayer un chemin parmi les groupes d’Américains, plus ou moins obèses, ou de Canadiens, symboles avancés de la diversité triomphante dans sa marche mondiale. Tongues, shorts et casquettes sont légion et il faut fuir à quelques kilomètres au sud. Là, nous accompagnons la pyramide rouge dans sa splendide solitude, les routes défoncées ayant fait le ménage.
La Haute-Egypte n’est pas moins peuplée de touristes car Louxor, Assouan, Karnak regorgent de beautés pharaoniques. Cette civilisation si lointaine et qui n’a engendré aucun successeur laisse rêveur. Nous nous sentons tout de même plus proche du Parthénon, de Baalbek ou de Jerash.
Notre hôtel fin XIXe est délicieusement désuet et l’on s’attendrait presque croiser Agatha Christie dans un des salons victoriens resté dans son jus. La vue sur le Nil est splendide, l’ambiance sereine. En montant sur une felouque traverser le fleuve pour marcher vers le beau monastère St Siméon, on ne s’attendait pas se faire entourer de canots pneumatiques bourrés d’enfants hilares. Ils nagent autour de nous en chantant en boucle le ding-ding-dong final de Frère Jacques. Où ont-ils appris cela ?
Près de la Mer Rouge, une pieuse visite s’impose aux monastères St Antoine et St Paul appelés ainsi en l’honneur des deux premiers anachorètes de l’histoire. On pense au fameux incipit d’Anatole France dans Thaïs : « En ce temps-là, le désert était peuplé d’anachorètes ».
Les moines (plus de 100 par monastère) nous font visiter leur monastère au milieu d’une grande foule de coptes venus faire leurs dévotions avant la fermeture de l’Avent. L’ambiance est joyeuse, les voiles absents. L’islamisme est si loin.
Malgré la crise, l’inflation et la pauvreté qui touche un bon tiers des habitants, l’Egypte semble sur la voie du renouveau. La manne gazière découverte en Méditerranée est un cadeau inestimable et Sissi a démontré un sens politique remarquable.
Bien sûr, sa conception des droits de l’homme n’est pas la même que celle de nos brillants dirigeants occidentaux. Nos grands donneurs de leçons n’omettent jamais de regretter qu’il y ait encore quelques milliers d’islamistes en prison. Ils oublient le péril mortel auquel l’Egypte a échappé : ils feraient mieux d’être plus attentifs à ce qui se passe chez eux. Mais Sissi n’en n’a cure : il connait l’occident et il sait qu’on ne peut se fâcher avec tous les fournisseurs de gaz en même temps.
L’Allemagne va reconnaître le génocide stalinien en Ukraine
En France, le Parti Communiste Français sa toujours soutenu Staline, même après le génocide ukrainien. En Allemagne, le Bundestag s’est penché sur une résolution qui reconnaît en tant que génocide l’Holodomor, la « grande famine » des années 1930 en Ukraine, perpétrée par le régime soviétique de Staline. Après la Roumanie, l’Irlande et la Moldavie, qui ont approuvé la semaine dernière une résolution dans leurs Parlements respectifs, c’est au tour du Bundestag allemand de faire de même.
En Allemagne, la résolution, soutenue par les trois partis de coalition gouvernementale (sociaux-démocrates/Verts/libéraux) ainsi que par l’opposition chrétienne-démocrate, estime que cette grande famine – qui fit plus de 4 millions de morts – doit
« rejoindre la liste des crimes inhumains commis par les systèmes totalitaires, au cours desquels des millions de vies humaines ont été anéanties en Europe ».
La résolution estime que, avec la collectivisation forcée, la direction soviétique « s’est efforcée de contrôler et de réprimer les paysans ainsi que le mode de vie ukrainien, la langue et la culture », avec pour objectif la « suppression politique de la conscience nationale ukrainienne ».
Aux Etats-Unis, le mariage n’a plus de sens
Par crainte d’un nouveau jugement de la Cour Suprême, le Sénat américain a voté, mardi 29 novembre, en faveur d’une loi protégeant la dénaturation du mariage, autorisé depuis 2015.
Ce texte approuvé avec 61 voix contre 36, avec le soutien de 12 élus Républicains, vise à abroger des législations antérieures définissant le mariage comme l’union entre un homme et une femme. Il interdit aux agents civils de discriminer les couples « en raison de leur sexe, race, ethnicité ou origine ». Les amendements garantissant la liberté religieuse n’ont pas été retenus. Par exemple, aucun pâtissier ne pourra désormais refuser de faire un gâteau de « mariage ». Aucun photographe, aucun traiteur, aucun employé de mairie, etc.
Par ailleurs, la loi impose seulement la reconnaissance du « mariage » entre personnes de même sexe : elle permet donc aux Etats de mettre en œuvre n’importe quelle politique du mariage allant au-delà. Déjà la loi, stipulant que le genre n’entre pas en ligne de compte, permet le « mariage » des transgenres. Mais comme elle ne donne aucune limite, elle permet le mariage des enfants (déjà en Californie un homme de 50 ans s’est marié avec une petite fille de 10 ans), et le mariage polygame.
La chambre des représentants, qui a voté un texte presque similaire en juillet, avec 47 votes républicains, doit se prononcer la semaine prochaine pour que la loi soit adoptée dans les mêmes termes. Puis, avant d’entrer en vigueur, le texte devra être signé par Joe Biden.
Deux concerts de musique profane vont avoir lieu dans l’église Saint-Joseph à Colmar
Le premier de Laurent Voulzy le 8 décembre (fête de l’Immaculée conception !) et l’autre d’Hugues Auffray le 14.
Renseignement pris par un lecteur, ces concerts sont organisés par le président du conseil de fabrique, Germain Mergel, qui a contracté avec la société strasbourgeoise Music Line Productions dans le dos des curés de la paroisse, du vicaire épiscopal et de l’archevêché. Le conseil de fabrique est chargé de veiller à l’entretien des édifices cultuels et d’administrer les biens et les revenus affectés à l’exercice du culte. Il est composé de 9 membres choisis parmi les paroissiens. Ils doivent être catholiques. Le curé et le maire de la commune sont membres de droit. Mais le nouveau curé, installé le 8 octobre, a découvert le contrat.
Cette église n’est pas désacralisée. Sa construction est liée à l’extension de Colmar à l’époque du Deuxième Reich. Les travaux d’édification dureront de 1896 à 1900. La pose de la première pierre a lieu le 7 juin 1896. L’église est consacrée le 16 septembre 1899.
Pour contacter la paroisse
- Saint Joseph Espérance : [email protected] • 03 89 79 11 75
- Music Line Productions : https://www.mlprods.com/contact/ 03 67 10 33 33 [email protected]
Une crèche de Noël installée au Parlement européen
Une crèche avait déjà été inaugurée au Parlement par le mouvement Civitas, mais sans l’aval de Bruxelles.
Le député espagnol au Parlement européen Isabel Benjumea, espagnole et catholique pratiquante, membre du Parti populaire, croit fermement que « l’Europe ne peut se comprendre sans racines chrétiennes ». Elle a bénéficié du soutien de l’actuelle présidente du Parlement, la Maltaise Roberta Metsola, ainsi que du leader des élus espagnols, Dolors Montserrat. Isabel Benjumea a d’abord contacté le bureau de la présidence du Parlement, qui trois mois plus tard en décembre 2020 a répondu négativement, jugeant que l’exposition d’un contenu religieux pouvait être offensant. Elle raconte leur avoir demandé dans la foulée :
« Est-il offensant d’entrer dans le musée du Prado et de voir les merveilleuses œuvres de Fra Angelico, Caravaggio ou Velázquez quand ils exposent l’Annonciation, l’Adoration des Rois ou la Nativité? Est-il offensant de rappeler aux Européens que le 25 décembre est la naissance de Jésus de Nazareth ? »
Elle a donc pu faire installer une crèche artisanale fabriquée à Murcie en Espagne. La crèche sera exposée jusqu’à l’arrivée des Rois Mages le 6 janvier 2023. Le projet sera financé par tous les députés espagnols du Parti populaire, qui espèrent que cette première historique marquera le début d’une longue tradition.
Grand remplacement en Angleterre : le nombre de musulmans a doublé en dix ans
Les Britanniques n’ont pas de complexe islamo-gauchiste avec les statistiques ethniques, contrairement à nous, où, montrer le réel est une manoeuvre de la strême-droâte.
Le recensement 2021 des Britanniques montre une forte progression des personnes se disant athées. Pour la première fois de son histoire millénaire, l’Angleterre (et le pays de Galles) n’est plus une nation à majorité chrétienne : telle est la conclusion du recensement 2021 publié le 29 novembre par l’institut national britannique des statistiques. La population se définissant comme chrétienne, toutes obédiences confondues, est passée à 46 % contre 59 % lors de l’inventaire précédent, en 2011.
Par ailleurs, la population blanche des deux principales villes du royaume, Londres et Birmingham, est tombée sous la barre de 40 %, signes du grand remplacement.
L’anglicanisme poursuit sa crise et avec les délires trans d’un chercheur soutenu par l’ancien archevêque de Canterbury, cela ne va pas s’améliorer. Le nombre d’athées progresse à 37,2 % contre 25 %, les musulmans, avec près de 4 millions de personnes, ont quasiment doublé en une décennie. L’élection de Sadiq Khan à la mairie de Londres en 2020, d’origine pakistanaise, en est un symbole. De même que le Premier ministre, Rishi Sunak, fils d’un Indien né au Kenya, hindouiste qui a déclaré :
« Je suis un Indo-Britannique. Je suis profondément britannique, mais ma religion, mon héritage culturel et mon épouse sont indiens. »
Mgr Jean Bondu nommé évêque auxiliaire de Rennes
Ce 30 novembre, le Pape François a nommé Mgr Jean Bondu, évêque auxiliaire de Rennes.
Cette nomination arrive quelques semaines après la renonciation de Mgr Ivan Brient nommé mais qui a renoncé à sa charge avant même son ordination épiscopale.
Monseigneur Jean Bondu est né le 17 juillet 1966 aux Essarts (Vendée) et ordonné prêtre le 14 juin 1992 pour le diocèse de Luçon.
« Le grand remplacement, ce n’est pas une théorie, c’est un fait »
Michel Houellebecq a été longuement interrogé par Michel Onfray dans un hors-série de la revue Front populaire, notamment sur le déclin de l’Occident, le transhumanisme, le grand remplacement, l’américanisation, la bureaucratie européenne, la déchristianisation, l’écologisme, la guerre en Ukraine… C’est politiquement incorrect. Extraits :
« Pour son comportement envers les harkis, de Gaulle méritait d’être fusillé ».
« Le grand remplacement « j’ai été très choqué qu’on appelle ça une théorie. Ce n’est pas une théorie, c’est un fait ».
« Quand des territoires entiers seront sous contrôle islamiste, je pense que des actes de résistance auront lieu. Il y aura des attentats et des fusillades dans des mosquées ».
« L’homme doit être dressé ». « L’homme naît mauvais mais la société peut l’éduquer. Comme souvent avec Rousseau, il suffit de dire le contraire de lui pour être dans le vrai ».
« La France ne décline pas davantage que les autres pays européens, mais elle a une conscience exceptionnellement élevée de son propre déclin ».
Le procureur chargé du dossier Mc Kinsey invité à un pot à l’Elysée
Lu ici :
Selon Politico, donc, Jean-François Bonhert, patron du Parquet National Financier, qui a ouvert des informations judiciaires sur les relations entre Mc Kinsey et le Président de la République, était invité hier au “pot de départ” de la conseillère justice d’Emmanuel Macron, Hélène Davo. La procureure de Paris, Laure Beccuau, était également présente.
Ces magistrats du Parquet, chargés en principe d’enquêter de façon impartiale sur les agissements du pouvoir exécutif, en particulier du Président de la République, puisqu’une information judiciaire est ouverte contre le Président, se sont donc retrouvés face au Président et face à ses conseillers pour un moment convivial….
Comment faut-il interpréter cette présence, cette invitation et cette proximité ? Nous nous demandions si l’ouverture de ces enquêtes ne visait pas à les étouffer… La participation du magistrat chargé de l’enquête à des agapes à l’Elysée donne un premier élément de réponse. Mais il est très probable que la République soit désormais à ce point corrompue que plus personne, dans les allées du pouvoir, à commencer par le Procureur en charge du Parquet financier, n’imagine combien ce mélange des genres peut semer le trouble dans les esprits citoyens.
Le 12 juillet, la centrale d’achat de l’Etat, l’Ugap, a passé une méga-commande de 375 millions d’euros à une quinzaine de sociétés de consultants, dont McKinsey. Lequel touchera pas moins de 75 millions d’euros, soit un montant plus de six fois plus élevé que le précédent contrat, signé en 2019 (12 millions).

Un fanatique de l’euthanasie pour évaluer la loi Claeys-Leonetti
Le député Falorni a été désigné Président de la Mission parlementaire d’évaluation de la loi Claeys-Leonetti. Il affirme vouloir veiller au respect de toutes les convictions, avec la volonté d’écouter le plus largement possible pour évaluer le mieux possible…
Il avait lancé une proposition de loi favorable à l’euthanasie en avril 2021, laquelle allait au-delà de la législation belge, permettant l’euthanasie de dépressifs en 4 à 6 jours.
Autant demander à un loup de garder les moutons.
Folie covidienne : Faut-il tourner la page ?
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Après plus de deux ans de folie covidienne, la vie semble sur ce plan retourner à la normale mais peut-on simplement tourner la page, oublier tous les mensonges officiels proférés par des « autorités sanitaire », politiques et journalistes, les confinements et surtout un pass vaccinal, une forme d’obligation vaccinale hypocrite allant à l’encontre des droits de base du citoyen dans une démocratie allant de pair avec le renvoi des soignants refusant de se faire vacciner ?
Cela n’est pas si simple d’autant plus que la France, supposée être le pays des droits de l’homme, devient aujourd’hui le seul pays démocratique au monde où les soignants ou pompiers non vaccinés ne sont pas réintégrés.
Peut-on oublier que l’on a soumis des enfants et des jeunes à une injection expérimentale alors qu’ils ne courraient pratiquement aucun risque d’attraper le Covid, injection dont les effets indésirables à long terme sont encore largement inconnus.
Faut-il oublier toute la propagande officielle autour du thème « Tous vaccinés, tous protégés » ?
Peut-on simplement oublier que les plus grands épidémiologistes ou généticiens français, les professeurs Raoult et Péronne, la généticienne Alexandra Henrion-Caude et bien d’autres ont été traités de complotistes et autres par des médecins de plateau et journalistes pseudo-scientifiques n’arrivant pas à leur talon au plan scientifique. On doit mentionner le prix Nobel de médecine, Luc Montagnier, un homme intègre qui a dû subir toutes sortes de critiques avant son décès pour avoir déclaré qu’il ne pensait pas que le virus était d’origine naturelle, idée considérée alors comme « complotiste » ou antivax par des « fact-checkers », « débunkers » et autres ignorants, mais qui est aujourd’hui acceptée par de nombreux scientifiques aux USA comme en Europe.
Peut-on passer sous silence les membres du show biz, en allant de Didier Bourdon des Inconnus à Patrick Bruel, un milieu qui il est vrai ne fait pas en général preuve de beaucoup de lucidité sur les débats politiques ou de société, ou certains de nos « grands penseurs » ou « intellectuels » comme Raphaël Enthoven traitant les « antivaxs » de « monstres » et de « cons », mettant en danger la vie d’autrui ?
Il faut mentionner les médias qui dans l’ensemble ont fait le travail que le gouvernement attendait d’eux, relayant sans critique les chiffres officiels de morts et de contaminés et répandant ainsi la peur pour préparer le terrain à la vaccination. Il faut noter qu’ils ont reçu des aides publiques importantes pendant la crise de l’ordre de 2 milliards d’Euro. Ils ont souvent donné la parole à des médecins sans mentionner les nombreux conflits d’intérêt affectant leurs prises de position suite aux sommes reçues par de grandes entreprises pharmaceutiques. Bien sûr, comme avec les médecins, on a vu des journalistes courageux comme Yvan Rioufol du Figaro, André Bercoff de Sud-Radio, plus récemment Pascal Praud de CNews et d’autres quelque peu isolés.
Les médecins et le personnel de santé ont en général vacciné sans problème passant assez rapidement sur le consentement éclairé requis et, avant le vaccin, ont relayé les directives officielles demandant à leurs patients de se soigner du Covid en restant chez soi et prenant des Dolipranes.
On pourrait croire que l’audition de Pfizer le 10 Octobre de cette année devant une commission spéciale du parlement européen, allait mettre un point final à la controverse sur les pass vaccinaux, passage au cours de laquelle la représentante de l’entreprise Janine Small, le grand patron Albert Boula s’étant fait porter pâle, a reconnu que Pfizer n’avait jamais effectué la moindre étude sur la contagion ou transmissibilité du virus chez les vaccinés avant la mise sur le marché de son vaccin et donc, que tous les chiffres avancés dans ce domaine par les autorités sanitaires ou médecins (par exemple une protection à 90%contre la contagion, presque complète) ou les mesures comme le pass-sanitaire puis vaccinal ne reposaient que sur du vent. Madame Small pour justifier l’absence d’étude a cru bon d’ajouter en souriant « Vous savez, nous devions aller à la vitesse de la science pour vraiment comprendre ce qui se passait dans le marché ». Que signifie « la vitesse de la science » ou “ce qui se passe dans le marché” pour Madame Small représentante d’une entreprise qui a dû verser au fil des ans des milliards de dollars dans des procès pour « corruption de médecins et de représentants du gouvernement » aux USA, cela reste un mystère que les eurodéputés n’ont pas cherché à élucider.
Toutefois, malgré cette audition, on trouve toujours de nombreux médecins ou politiques sinon une majorité qui refusent la réintégration des personnels soignants non vaccinés et prétendent que le pass sanitaire était une bonne mesure. C’est d’autant plus difficile de tourner la page avec un président qui avait « très envie d’emmerder les non vaccinés » et qui n’a pas l’air prêt à leur présenter des excuses.
En conclusion, un bilan honnête et des sanctions sont nécessaires si l’on veut sortir de cette crise par le haut, sinon, on peut se préparer à d’autres opérations de désinformation de masse dans le futur sur d’autres sujets.
La trisomie, toujours un motif d’extermination des enfants à naître
Heidi Crowter, Britannique de 27 ans et porteuse de la trisomie, avait attaqué en justice le ministère de la Santé en espérant que soit retirée de la loi britannique sur l’avortement, la possibilité d’éliminer jusqu’à la naissance un enfant porteur de trisomie, considérant qu’il s’agissait d’une “inégalité“. En Angleterre, au pays de Galles et en Ecosse, les femmes enceintes peuvent avorter jusqu’à la 24e semaine de grossesse. L’avortement est toutefois possible jusqu’à la naissance en cas de “risque substantiel, si l’enfant naît, qu’il souffre de telles anormalités physiques ou mentales qu’il sera sérieusement handicapé”, une définition qui inclut la trisomie 21.
Mme Crowter avait perdu en première instance l’année dernière, les juges estimant que la législation vise à trouver un équilibre entre les droits de l’enfant à naître et ceux des femmes. En juillet 2022, lors du procès en appel, l’avocat de Mme Crowter, Jason Coppel, avait affirmé devant la cour que cette exception faite pour les bébés avec ce type de handicaps alimentent l’idée que ces personnes “ne méritent pas de vivre et que leur vie a moins de valeur que celle de personnes valides”.
Les juges ont répondu :
“La cour reconnaît que de nombreuses personnes trisomiques ou porteuses d’autres handicaps puissent être contrariées ou offensées par le fait que le diagnostic d’un handicap sérieux pendant la grossesse soit dans la loi un motif pour mettre fin (à la grossesse) et peuvent considérer que cela implique que leur propre vie à moins de valeur”. “Mais estimer que c’est ce que la loi implique, n’est pas en soi suffisant”.
Après le verdict, Mme Crowter a indiqué aux journalistes qu’elle réfléchissait à l’opportunité de porter l’affaire devant la Cour suprême.
“Je vais continuer à me battre”. “Lorsque nous avons entamé cette action en justice, peu de gens connaissaient la loi mais aujourd’hui, beaucoup, beaucoup de gens la connaissent grâce à nous”.
Gare aux mots « paravents » pour cacher la réalité de l’euthanasie et du suicide assisté
Selon Alliance Vita :
Le président de la République dit souhaiter un débat apaisé : « Pour ne pas crisper, les macronistes ont donc peu à peu banni le mot « euthanasie » pour l’expression « fin de vie » souligne le quotidien Le Monde. Lors de son entrevue à Rome avec le pape, Emmanuel Macron a déclaré lui avoir dit qu’il n’aimait pas le mot euthanasie. Mais récuser le mot, sans exclure le geste serait inoculer de la confusion dans le débat.
Le Comité consultatif national d’éthique, de son côté, dans son avis n°139 a parlé d’aide active à mourir englobant le suicide assisté et l’euthanasie. En 2012, François Hollande alors candidat à l’élection présidentielle, avait inclus dans sa mesure 21 la mention « assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité. » Cette expression floue, qui entretenait l’ambiguïté, a abouti au vote de la loi Claeys Leonetti qui ne pouvait que générer des interprétations divergentes. En revanche l’expression n’a pas été retenue par la loi.
Les législateurs au Canada ont quant à eux tenté d’aseptiser le mot euthanasie avec le sigle AMM pour aide médicale à mourir. La mise en pratique ne trompe malheureusement pas dans ce pays qui connait une pente glissante en matière d’euthanasie. Depuis la légalisation en 2016, les critères d’éligibilité se sont élargis pour englober les personnes handicapées qui ne sont pas en fin de vie. Des défenseurs de personnes handicapées et des droits de l’homme alertent sur l’ «impact discriminatoire» de cette mesure. Au point que des personnes souffrant de maladie ou de handicap demandent l’euthanasie comme alternative à la pauvreté, car elles ne peuvent pas subvenir à leurs besoins.
Du glissement sémantique à la manipulation, il n’y a qu’un pas. Vigilance donc sur toute éventualité de manipulation des mots qui nuirait à la compréhension des enjeux par les citoyens. Les défis à prendre en compte sont multiples. Ils concernent notamment l’accompagnement du vieillissement et de la fin de vie, la finalisation d’une loi grand âge et autonomie, la lutte contre la mort sociale des personnes âgées ou dépendantes, l’accessibilité des soins palliatifs partout en France, ou encore le lien et la solidarité entre générations. Il est enfin crucial de ne pas occulter les conséquences délétères de la suppression de l’interdit de tuer pour la dignité humaine et la relation entre soignants et soignés.
Pakistan : une agence gouvernementale rase les maisons et l’église de 200 familles chrétiennes
À Islamabad, capitale pakistanaise, une agence gouvernementale, la Capital Development Authority, a démoli au bulldozer les maisons et l’église de 200 familles chrétiennes, le 18 octobre. Le groupe britannique Centre for Legal Aid, Assistance and Settlement (CLAAS-UK), qui a révélé cette information, affirme que les familles n’ont pas eu le temps de récupérer leurs affaires avant la démolition.
Sabra Saeed Athwal fait partie des victimes de la démolition, qu’elle qualifie d’acte criminel.
« Le gouvernement doit payer nos dommages et reconstruire nos maisons ou si le gouvernement a besoin de cet endroit à des fins de développement, il doit nous fournir un autre endroit et nous aider à y construire nos maisons. Il y a quatre mille personnes résidant dans la colonie Nawaz Sharif, la colonie Akaram Gill et la colonie Rimsha. Ils sont tous pauvres et il n’est pas possible pour aucun d’entre nous de déménager ailleurs immédiatement. C’est la responsabilité du gouvernement de nous fournir un toit au-dessus de nos têtes. Bien que nous soyons chrétiens, nous sommes aussi des citoyens pakistanais. »
Expropriation par la Turquie : la CEDH donne raison à une fondation chrétienne
Une fondation de la communauté orthodoxe grecque de Constantinople, soutenue par l’ECLJ devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), vient de gagner un recours contre l’État turc. Cette fondation se plaignait de l’absence de reconnaissance formelle d’une propriété et de son expropriation par l’administration turque. Le 15 novembre 2022, la CEDH a condamné la Turquie pour violation du droit de cette fondation au respect de ses biens.
Une histoire de plus d’un siècle
Le bien litigieux est un terrain, incluant notamment une source d’eau dédiée à Saint Nicolas. Pour comprendre l’enjeu, il faut remonter plus d’un siècle en arrière. Conformément au système juridique ottoman en vigueur jusqu’en 1912, les fondations non musulmanes n’avaient pas le droit de posséder un bien immobilier en leur nom propre. La fondation orthodoxe grecque, comme beaucoup d’autres, avaient enregistré sa propriété au registre foncier au nom d’une personne physique fictive. Après un changement législatif, la fondation orthodoxe grecque a demandé dès 1913 à être enregistrée comme propriétaire du terrain.
Tout au long du XXe siècle et jusqu’à ce jour, la fondation grecque orthodoxe a multiplié les démarches. La possession effective et ininterrompue du bien ne lui était pas contestée. Elle a rempli à plusieurs reprises les conditions légales pour obtenir une reconnaissance de sa propriété sur le terrain. Elle a essuyé des refus injustes ou des approbations sans effet. La case du cadastre censée indiquer le propriétaire du bien est restée vierge, comme s’il n’y avait aucun propriétaire.
Une expropriation en 2007
En 2004, le Trésor public a déposé un recours devant un tribunal d’Istanbul afin de demander à être reconnu propriétaire du terrain. La fondation orthodoxe grecque se constitua partie intervenante à cette procédure, afin de revendiquer la propriété de ce bien. Le tribunal a donné raison au Trésor public en 2007. La fondation a formé un pourvoi en cassation, qui a été rejeté en 2008, puis elle a demandé un réexamen de ce jugement, qui lui a été refusé la même année. La Cour de cassation a considéré que la fondation n’avait pas apporté suffisamment de preuves pour montrer, comme la loi l’exige, qu’elle avait possédé le terrain « à titre de propriétaire, de manière ininterrompue pendant plus de vingt ans ».
En 2009, la fondation orthodoxe grecque a déposé sa requête à la CEDH. Depuis, d’autres recours initiés en Turquie ont abouti à la même conclusion : l’expropriation de son bien immobilier. En 2022, la CEDH a rendu son jugement : « il ne ressort pas de la décision en cause que les arguments soulevés par la fondation requérante ont été vraiment entendus, c’est-à-dire dûment examinés par le tribunal saisi », car le tribunal n’a pas « [adopté] « une démarche raisonnée et équitable dans l’établissement des faits » et n’a pas « [exposé] les motifs » l’ayant conduit à prendre cette décision.
À la suite du jugement de la Cour, la Turquie devra indemniser la fondation orthodoxe grecque. Surtout, la Turquie devra se conformer à son obligation d’offrir à la fondation des procédures judiciaires présentant des garanties procédurales suffisantes. La fondation pourra alors se saisir de ces procédures, afin de tenter de nouveau de faire reconnaître sa propriété. C’est donc un retour à la case départ pour la fondation, qui peut toutefois espérer que ses arguments soient dûment entendus à l’occasion d’une future procédure judiciaire. Au niveau européen, l’ECLJ peut encore aider cette fondation, en s’assurant que le jugement de la CEDH sera exécuté par la Turquie. Nous interviendrons à cette fin auprès du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe[1].
Une violation systémique des droits des chrétiens
Ce qui est toutefois regrettable est le refus de la CEDH d’examiner l’affaire sous l’angle de l’article 14 de la Convention européenne, qui interdit les discriminations. La fondation orthodoxe grecque estimait que son expropriation était discriminatoire, en raison de sa religion chrétienne. Il aurait été intéressant que la Cour se penche sur cet aspect du problème, d’autant que ce n’est pas la première fois qu’elle condamne la Turquie pour la violation du droit des Églises orthodoxe grecque[2] et arménienne[3] au respect de leurs biens. Ces violations révèlent plus profondément un but inavoué et constant de l’État turc : confisquer les biens des chrétiens.
Plus globalement, bien que la Constitution turque reconnaisse officiellement la Turquie en tant qu’État laïc, les non-musulmans sont dans la pratique traités par l’administration comme des citoyens de seconde zone, par diverses discriminations. À titre d’illustration, les exigences imposées aux églises concernant la construction de lieux de culte sont discriminatoires. Ainsi, contrairement aux musulmans, les chrétiens sont en général tenus d’acheter au moins 2 500 m2 de terrain pour construire une église et ils n’ont pas l’autorisation d’avoir des lieux de culte en certains lieux. Par ailleurs, les églises sont régulièrement l’objet d’actes de vandalisme dont les auteurs sont rarement recherchés et poursuivis.
Par ailleurs, les patriarcats arméniens et grecs orthodoxes ne sont pas reconnus comme personnes morales. Ils sont donc à la recherche d’une reconnaissance juridique et de droits propres en tant que patriarcats et non par le biais de la création de fondations[4]. L’absence de personnalité morale des communautés religieuses est en pratique une discrimination contre les religions non-musulmanes. L’ECLJ avait déjà développé ce problème dans ses observations dans l’affaire Fener Rum Patrikliği (Patriarcat œcuménique) c. Turquie.
L’émigration des minorités chrétiennes
En conséquence des discriminations subies par les minorités chrétiennes, leur forte émigration a considérablement réduit leur présence en Turquie. En 1920 il y avait encore deux millions de chrétiens en Turquie[5] ; ils ne sont plus que 68 600 et représentent 0,1 % de la population[6]. Plus particulièrement, alors que la minorité orthodoxe de culture grecque représentait 200 000 croyants au début du XXe siècle, ils sont aujourd’hui moins de 3 000. Ce nombre extrêmement bas menace donc la survie de l’orthodoxie grecque en Anatolie[7]. Il y a par ailleurs 90 000 orthodoxes arméniens et 7 000 protestants[8]. Ces chiffres ne sont que des estimations des dernières années, car certains chrétiens cachent leur identité par peur des discriminations et, dans certains cas, du harcèlement.
Ukraine – deux prêtres gréco-catholiques arrêtés
Communiqué de l’Oeuvre d’Orient :
L’Œuvre d’Orient a appris l’arrestation arbitraire dans la ville de Berdiansk en Ukraine de deux prêtres gréco-catholiques rédemptoristes:
- le père Ivan Levytskyi, curé de l’église de la Nativité de la Sainte Mère de Dieu,
- et le père Bohdan Heleta, son vicaire.
L’Œuvre d’Orient demande leur libération immédiate et sollicite les autorités de la République française et de l’Union Européenne pour agir en ce sens.
L’Œuvre d’Orient réclame la réouverture sans délai de l’église de la Nativité de la Sainte Mère de Dieu, en conformité avec la liberté religieuse inscrite à la charte des Nations Unies.
L’Œuvre d’Orient assure les responsables de l’exarchat de Berdiansk de sa proximité, en particulier Mgr Maksim Ryabukha, l’évêque auxiliaire de l’exarchat archiépiscopal de Donetsk, en étant en communion de prière avec les évêques, les prêtres, les diacres, les fidèles, et les laïcs de l’exarchat.
Nouvelle défaite pour le lobby LGBT face à l’abbé Pages
L’Agrif était au côté du prêtre parisien pour le soutenir face au harcèlement judiciaire de 4 plaignants, dont 3 associations LGBT, qui avaient porté plainte en raison de 4 tweets publiés en 2019.
Cette plainte a été jugée nulle en date du 29 novembre 2022.
L’OQTF du jour
Lundi, un roumain de 24 ans suspecté du meurtre d’un septuagénaire à La Courneuve samedi, a été interpellé et placé en garde à vue. L’homme était sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français depuis le 2 septembre.
Théologie du Sacrifice
L’abbé Jean de Massia, prêtre de la Fraternité Saint-Pierre, à l’origine de Claves, doctorant et professeur de théologie dogmatique au séminaire Saint-Pierre de Wigratzbad, publie aux éditions Téqui le résultat de son travail de licence : une théologie thomiste du sacrifice à la lumière des lectures du P. Michel-Louis Guérard des Lauriers.
Pourquoi l’homme, dans sa relation à la divinité, éprouve-t-il le besoin de poser l’acte précis, dramatique, sacré du sacrifice ? Pourquoi faut-il que cet acte soit sanglant, violent, destructeur ? En a-t-il toujours été ainsi ? Qu’est-ce qu’un sacrifice ? La question intéresse celui qui réfléchit à l’homme et à son comportement religieux, comme celui qui réfléchit à Dieu et à son intervention dans l’histoire. Car la foi chrétienne comporte aussi son sacrifice, celui de la Croix, rendu présent sur les autels par l’eucharistie. Mais s’agit-il de la même chose ? Peut-on penser la religion chrétienne sur le schéma des religions païennes, avec ses rites, ses sacrifices, son sacré ?
Pour répondre à ces questions, l’abbé Jean de Massia interroge la théologie, mais aussi la métaphysique de l’acte sacrificiel, à l’école de deux grands dominicains : saint Thomas d’Aquin et l’un de ses disciples récents, le père Guérard des Lauriers. Il nous montre que le sacrifice est au cœur du mystère du salut : l’homme entre en communion avec son Dieu par le sacrifice. Et si le Christ s’est offert sur la Croix, ce n’est pas pour dispenser l’homme de s’offrir, mais au contraire pour lui rendre la capacité d’offrir un sacrifice agréable à Dieu, pour sa gloire et pour notre salut.
Sans négliger les nombreuses remises en cause de la théologie contemporaine au sujet du sacrifice, un thème dont les supposés relents païens donnent la nausée à certains auteurs modernes, même parmi les catholiques, l’abbé de Massia envisage tout d’abord les principales objections aujourd’hui soulevées contre la persistance du sacrifice dans la religion de la nouvelle alliance.
Il envisage ensuite son sujet dans le cadre plus large de l’anthropologie religieuse (notamment à partir des travaux de Rudolf Otto, Mircea Eliade ou Julien Ries), puis dans l’horizon biblique de l’Ancien Testament.
Avançant jusqu’au Nouveau Testament, l’abbé de Massia relève que les différents sacrifices identifiés dans le contexte vétérotestamentaire ne sont pas reniés mais assumés et sublimés par la nouvelle alliance, qui les fond en l’acte d’offrande ultime posé par Jésus sur la croix.
Le vrai sacrifice
Le sacrifice est donc naturel à l’homme, en même temps que clairement voulu par Dieu. Quel est cependant le « vrai sacrifice » que désire le Seigneur ? Reprenant l’acception complexe du terme « verum sacrificium » chez saint Augustin, l’abbé de Massia montre qu’elle n’est en rien contradictoire avec la vision plus complète que donne saint Thomas quelques siècles plus tard. Le sacrifice est ainsi un acte intérieur d’offrande, manifesté extérieurement par un signe sensible, qui prend souvent (du moins après le péché originel) la forme d’une immolation. Sa finalité est double : reconnaissance de la majesté divine et de la dépendance absolue de l’homme, et recherche d’une communion transcendante.
Le sacrifice et le péché : le sacrifice racheté
A la suite des pénétrantes intuitions du P. Guérard des Lauriers, l’abbé de Massia peut enfin appliquer la notion de sacrifice à notre monde marqué par le péché originel et à la condition particulière de l’homme déchu. Le sacrifice, toujours dû par l’homme en justice, ne peut plus être posé d’une manière acceptable par Dieu. Il faudra qu’un homme-Dieu, seul capable d’unir en lui-même une victime parfaite et un prêtre saint, offre au Père un sacrifice parfait, pour que le sacrifice soit racheté et que l’homme puisse retrouver un chemin de retour vers Dieu. Ce sacrifice unique est le sacrifice du Christ, auquel la vie chrétienne consiste par conséquent à participer et à s’unir en vérité, en particulier dans l’offrande de soi à la messe.
Ce dernier développement permet à l’abbé de Massia d’insister avec fruit sur la nécessité de l’offertoire et sur la richesse de son développement dans les prières du missel romain ancien, tel que célébré par les prêtres de la Fraternité Saint-Pierre notamment. Les derniers chapitres du livre, d’une belle portée spirituelle, nous encouragent tous, prêtres et fidèles, à faire de la messe le centre réel de notre vie, articulé sur ce point nodal qu’être l’offertoire, instant privilégié où notre sacrifice, malgré son imperfection, peut être inclus dans celui du Christ et offert avec lui au Père, en un acte d’une portée et d’une valeur salvifiques infinies.
Déposez les armes
Bernard Antony, président de l’AGRIF, directeur de la revue Reconquête, communique :
Depuis plusieurs jours, dans une conjoncture marquée par des crimes atroces et une insécurité galopante, le ministère de l’Intérieur de l’impudent Gérald Darmanin fait développer sur les radios étatiques une indécente et massive campagne de persuasion totalitaire pour que les bons citoyens se débarrassent des armes, y compris les plus vieilles, qu’ils pourraient détenir. On y martèle très sérieusement combien cela peut représenter de dangers !
Jamais campagne semblable n’a été menée face à la circulation de dizaines de milliers de kalachnikovs détenues par les occupants des territoires perdus de la République, trafiquants de drogue, délinquants en tous genres et islamo-jihâdistes d’ailleurs souvent interconnectés.
La vérité, c’est que l’on redoute au gouvernement l’éventualité d’une très possible révolte des bons citoyens exaspérés par l’incurie de la « justice » face à une criminalité sans cesse grandissante, et au développement des terreurs exercées par des franges conquérantes de nouvelles populations.
On s’y effraie, même explicitement, à l’idée que de vieux fusils de nos grands-pères pourraient être décrochés des murs. L’imaginaire que l’on craint, contre les voyous et les assassins, c’est celui du film « La Horse » avec l’excellent Jean Gabin.
La hantise chez le ministre « d’armeànain », ce n’est pas tellement l’accroissement du nombre des crimes et délits perpétrés par les malfrats et les sadiques, c’est que, face aux carences indéniables d’un État de plus en plus incapable de protéger les bonnes gens et notamment les femmes et les enfants, ne se développe l’idée du bien-fondé de la légitime défense.
La vérité, c’est que règne dans la macronéronerie la peur panique d’une révolte française de nouveaux gilets jaunes ou orange se dotant des vénérables calibres 12 ou 16 de leurs pères, non pas cette fois pour chasser les cailles mais pour inciter les racailles à enfin déguerpir.
“En France, le pouvoir absolu d’Emmanuel Macron défié”
Ah non, c’est en Chine. Curieusement quand les gens manifestaient contre le passe sanitaire en France, Le Monde les traitait de complotistes, d’antivax et autres joyeusetés.
Dénigrement des manifestants, arrestations, intimidations : le PCC sait comment réprimer les débordements. Mais le régime est manifestement inquiet par ce mouvement qu’il n’a pas vu venir. Aujourd’hui, encore six millions de personnes sont confinées. Depuis plusieurs mois, des manifestations ont éclaté à cause de ces restrictions drastiques, mais depuis deux jours, la colère a gagné les grandes villes, où les habitants osent même désormais réclamer le départ du président chinois, Xi Jinping. Dimanche, une foule de manifestants, répondant à des appels sur les réseaux sociaux, est descendue dans la rue notamment à Pékin, Shanghai et Wuhan, prenant les forces de l’ordre au dépourvu. Des heurts parfois très violents avec les forces de l’ordre ont été constatés. Des arrestations de manifestants ont été rapportées.
L’Union européenne, une logique impériale cachée
De Stéphane Buffetaut, élu de Vendée, ancien député européen, pour le Salon beige:
Le Parlement européen vient de fêter discrètement ses 70 années d’existence. A l’origine l’Assemblée commune de la Communauté du charbon et de l’acier, purement consultative, qui devint Assemblée parlementaire européenne puis Parlement européen en 1962. Elue pour la première fois au suffrage universel en 1979, cette institution consultative est devenue, traité après traité, co -législatrice avec le Conseil des ministres de l’Union européenne. Cette évolution a été celle de l’Union européenne qui, au fil des traités, a accru ses pouvoirs au détriment des Etats membres qui n’ont cessé d’abdiquer leurs pouvoirs souverains entre les mains des institutions communautaires. Etait-ce inéluctable ?
Le général De Gaulle voulait voir dans le traité de Rome « un simple traité de commerce ». Mais la logique des traités n’était pas celle-ci, notamment dans l’esprit de Jean Monnet. Après la CECA, sa précipitation à proposer une communauté européenne de défense, qui comportait une ébauche de gouvernement européen inféodé aux USA puisque le CED aurait été rattachée à l’OTAN, révèle bien ses arrière-pensées. Au demeurant, après l’échec de cette proposition il démissionna de la présidence de la Haute autorité de la CECA pour fonder un Comité d’action pour les Etats-Unis d’Europe. La référence évidente aux Etats-Unis d’Amérique dénotait un esprit chimérique autant que technocratique. En effet il n’existe rien de commun entre un continent vide, ou vidé, où des immigrants venus principalement d’Europe à l’origine, créent un ensemble politique sui-generis peuplé de gens parlant une langue commune, et un continent qui présente une mosaïque de peuples, de cultures, de langues, de traditions politiques et d’histoires différentes et dont le seul ferment d’unité est la civilisation chrétienne. Il s’agissait donc de plaquer une conception idéologique, qui impliquait l’effacement des nations européennes pour faire place à un Etat européen. Mais, esprit technocratique oblige, un Etat de conception centralisée plus que fédéral.
Dès l’origine, la jurisprudence de la Cour de justice des communautés européennes a affirmé la primauté du droit européen sur les droits nationaux, y compris des actes « dérivés », directives et règlements, sur le droit national en affirmant que ces textes issus de traités internationaux avaient la même autorité que ces derniers. Après une longue résistance la Cour de cassation et le conseil d’Etat finirent par céder et donc accepter la perte de souveraineté juridique sur des domaines évidemment de droit interne et non de droit international. On sortait dès lors d’une logique de coopération entre ordres juridiques pour entrer dans une logique de substitution au profit d’un nouvel ordre juridique élaboré par la technocratie européenne et avalisé par les technocraties nationales rassemblées au sein du comité des représentants permanents qui prépare les réunions du Conseil de l’Union européenne. Le droit nouveau se construit ainsi à l’abri du regard des peuples, dans les couloirs feutrés de l’oligarchie administrative européenne.
L’idée directrice a été exprimée clairement dans les traités qui organisent le cadre institutionnel de l’Union européenne et notamment par le traité de Maastricht (1992) qui se donne pour objectif de créer « une union sans cesse plus étroite entre les peuples de l’Europe ». La formulation exprime bien le caractère évolutif et continu du processus. La Commission avait au demeurant théorisé la méthode de « l’ambiguïté constructive » qui consiste à ne pas dévoiler l’objectif réel des traités, la marche vers un Etat européen, mais à rester dans une ambiguïté qui permette de ne pas effaroucher les opinions publiques. Une union entre des peuples abusés.
D’une certaine façon Jean-Claude Juncker avait tiré la conséquence logique de cette évolution dans un entretien au Figaro en janvier 2015 en déclarant : « il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ». L’Union européenne devient ainsi la prison des peuples. Cette surenchère anti démocratique n’a fait qu’empirer depuis, avec la complicité du Parlement européen, au nom du respect d’un état de droit défini de façon ad hoc pour contester « les choix démocratiques » qui ne répondent pas à la doxa européo mondialiste et aux idéologies de déconstruction en vogue. La Pologne et la Hongrie en ont fait les frais et les menaces d’Ursula von der Leyen à la veille des élections italiennes s’inscrivaient dans le même fil.
L’Union européenne s’inscrit dans une logique impériale qui allie une volonté d’expansion géographique illimitée à une forme de totalitarisme idéologique déraciné. Ainsi le cadre géographique et civilisationnel de l’Europe est-il outrepassé pour s’étendre jusqu’au Moyen-Orient avec la Turquie, demain aux limites de l’Asie centrale avec les républiques du Caucase. Quant aux peuples qui choisissent des gouvernements enracinés dans leur histoire et leur culture, ils sont condamnés à se plier à l’idéologie « progressiste » qui tente de tout déconstruire pour ne plus connaître que des individus sans attaches ni sur terre, ni au ciel, proies rêvées du mercantilisme le plus cynique et du totalitarisme le plus inhumain.
Or l’impérialisme, c’est la guerre comme le prouve l’histoire du monde. C’est l’impérialisme territorial et idéologique de la révolution et de l’Empire qui ont précipité l’Europe dans la guerre de 1792 à 1815. C’est aussi l’impérialisme allemand qui a provoqué les guerres de 1914 et 1940, comme l’impérialisme soviétique a asservi l’Europe de l’Est. Depuis la fin du communisme en Europe, c’est l’impérialisme américain qui a fait basculer le Moyen-Orient dans le chaos. Et l’actuelle guerre en Ukraine est la conséquence du choc entre l’impérialisme US et l’obsession russe de reconstituer les frontières de l’empire. Avec toujours les mêmes ressorts : une volonté d’extension sans fin, la volonté folle d’imposer à des peuples divers une même férule juridique et idéologique. Beaucoup déplorent que l’UE européenne n’ait pas d’armée. C’est heureux car elle est obligée de se contenter de sanctions financières et juridiques pour contraindre les dissidents.
Contrairement à ce que prétendait Mitterrand, ce n’est pas le nationalisme qui est la guerre mais l’impérialisme, ce dévoiement d’une nation qui prétend sortir de ses limites naturelles. Le « pré carré capétien » est plus garant d’une coexistence pacifique que la prétention à l’empire universel. La volonté hégémonique et impériale de l’oligarchie européenne est la pire menace contre une Europe pacifiée. Les nations, parce qu’elles sont le mode naturel d’organisation des sociétés en corps politique, sont les meilleures garantes de la paix et de la liberté des peuples.
42% des Français catholiques pratiquants réguliers condamnent moralement l’avortement
L’Ifop publie une enquête sur le droit à l’avortement et sa constitutionalisation menée à la fois en France (1506 interviews) et aux États-Unis (1550 interviews). Cette étude qui met les données en perspective historique sur les 50 dernières années. Alors que ce sujet étant encore très clivant au moment du vote de la loi Veil (29 novembre 1974), la société française a donc profondément évolué en une cinquantaine d’années : la légalisation du crime de l’enfant à naître participe à la perte de conscience en la dignité de la personne humaine dès sa conception.

On note toutefois que, selon cette étude, 42% des Français catholiques pratiquants réguliers condamnent moralement l’avortement. C’est à la fois beaucoup, en regard de la proportion de Français qui condamnent l’avortement, et peu, puisque la majorité des pratiquants sont ainsi en contradiction avec le catéchisme de l’Eglise catholique.
L’information, un devoir d’Église qui doit pousser à utiliser les techniques les plus modernes pour viser un maximum d’efficacité
Evoquant, dans Zénit, la presse catholique, le père Michel Viot revient sur le décret Inter Mirifica du concile Vatican II sur les moyens de communications modernes.
[…] Mais il semble bon de faire partir notre réflexion d’un texte du Concile Vatican II sur cette question, daté de 1963, période durant laquelle, la télévision grandissait en même temps que l’audience de la radio et des journaux s’accroissaient. Ce Concile qui s’est voulu complémentaire de Vatican I, inachevé à cause de la guerre franco-prussienne, il ne faut jamais l’oublier, voulut aussi et surtout être un Concile pastoral. Je crois que les papes de cette époque, comme quelques pères conciliaires ont eu l’intuition de la déchristianisation commençante depuis 1960, ce dont nous avons la certitude aujourd’hui (voir l’excellent livre de Guillaume Cuchet « Comment notre monde a cessé d’être chrétien » Editions du Seuil, 2018). Aussi est-il intéressant de se reporter au texte que signa le pape Paul VI le 4 décembre 1963, avec les autres pères, Inter mirifica – « Parmi les merveilleuses découvertes » – décret sur les moyens de communication sociale. Voici comment le problème y est posé :
« L’Église sait que ces instruments (de communication), quand ils sont utilisés correctement, rendent de grands services au genre humain… Mais elle sait aussi que les hommes peuvent les utiliser à l’encontre du Créateur et les tourner à leur propre perte. » (IM, 1)
L’Église entend donc, à la fois sauver les moyens modernes de communication pour qu’ils ne se pervertissent pas eux-mêmes (car ils sont humains et menacés par le péché) et qu’ils puissent contribuer à l’annonce du salut au monde d’aujourd’hui. Le Concile fait ainsi de l’information un devoir d’Église qui doit pousser à utiliser les techniques les plus modernes pour viser un maximum d’efficacité.
Deux choses sont à remarquer : le Saint Siège lui-même avait donné l’exemple en 1929 après la signature des accords de Latran, en consacrant sa première grosse dépense à partir de l’argent reçu du gouvernement italien, à la mise en place de Radio-Vatican qui joua un rôle capital pour diffuser la pensée du Saint-Père, très particulièrement pendant la guerre où Pie XII put y faire subtilement entendre sa voix. Une deuxième remarque concerne l’appel aux laïcs qui doivent y agir « principalement ». Ce vœu implique une formation, que confirment d’ailleurs les lignes qui suivent et qui se réfèrent à la loi morale. On appréciera cette référence à 1 Corinthiens8,1b qui complète le constat, oh combien vrai : « … la connaissance rend orgueilleux, tandis que l’amour fait œuvre constructive. »
La spécificité de ce que doit être la presse catholique se trouve, semble-t-il, ici décrite. N’imaginons pas qu’il s’agit ici de prôner, d’une manière camouflée, une quelconque censure. La multiplicité des médias, comme celle des événements qui se produisent dans le monde, oblige à des choix. Si, comme le veut le Concile, l’information catholique fait partie du ministère de l’Église, elle doit s’attacher, plus que d’autres à certains événements, et les commenter. Il y a des faits qui n’appellent pas de commentaires dans une information qui se veut au service de l’annonce de la Bonne Nouvelle. On peut les mentionner éventuellement. D’autres médias commenteront… […]
Le combat politique est d’abord culturel
Selon Bruno Retailleau, interrogé dans L’Opinion :

Traditionis custodes n’a pas entamé la dynamique du monde traditionnel
Constat de François Hoffmann dans Monde & Vie, qui note le pas de deux romain :

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