Blogs avec images

Immigration et droit d’asile : pourquoi ne pas saisir le navire ?

De Christian Baeckeroot, ancien député, pour le Salon beige:

Bien que titulaire d’une licence en Droit public (licence en 4 ans soit l’équivalence d’une maîtrise), je ne me considère pas comme un juriste faisant autorité.

Par contre, je suis un père de famille et un grand-père préoccupé par l’immigration et en particulier par l’immigration illégale. Je constate que l’accueil de « migrants naufragés » oppose 2  positions :

1/  Pour les uns il faut accueillir ces « migrants naufragés » au nom d’une  « obligation humanitaire » ;

2/ Pour les autres c’est accepter et encourager une immigration illégale.

Face à ce problème aujourd’hui sans solution, il est indispensable de faire évoluer le Droit et pourquoi pas  mettre les ONG  « sauveteurs » en face de leurs responsabilités dans la mise en pratique de cette traite d’êtres humains.

Le cadre juridique à établir pourrait :

1/ imposer aux navires « sauveteurs » une « boite noire » permettant une localisation permanente de chaque navire et le suivi de son parcours ;

2/ exiger une identification immédiate du navire procédant à un sauvetage ;

3/ attendre les instructions pour faire route vers la zone de départ ou  vers un port d’accueil.

Aux juristes de mettre en forme cette proposition ou une proposition similaire.

Dans l’attente d’un cadre juridique ratifié par l’Etat ou du non respect par le navire du cadre juridique , la procédure  d’urgence suivante pourrait  être appliquée :

1/ débarquement des « migrants » pour examen de leur situation ;

2/ saisie du navire à titre conservatoire ;

3/ ouverture d’une procédure judiciaire à l’encontre de l’armateur et du capitaine.

Les  Français doivent rester maîtres de leur destin.

« Forum de Paris pour la paix »

Lors du « Forum de Paris pour la paix », Emmanuel Macron a pu s’entretenir avec le fils de George Soros :

Mais aussi avec le président de Guinée-Bissau et actuel président de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), Umaro Sissoco Embalo. Macron lui a dit :

«L’intérêt de ce panel pour moi est qu’on se parle très franchement de la manière dont vous approchez cette guerre, dont la communauté internationale doit se tenir face aux prémices et aux conséquences de la guerre, et ce qu’on met derrière ce mot universalisme et dans ce contexte, comment on peut bâtir un universalisme plus efficace, plus tangible et vraiment universel. Et sans doute moins européano-centré. »

Sissoco Embalo a répondu :

« On parle beaucoup dans la télévision, dans la presse écrite de la guerre Russie-Ukraine mais dans nos régions il y a aussi des guerres, le Mali, le Burkina Faso et y a des morts tous les jours. »

« Le problème de la Libye a causé des conséquences graves pour le Mali, le Burkina Faso, le Niger. Kadhafi était un mal nécessaire pour son peuple et Saddam Hussein était aussi un mal nécessaire pour son peuple. Le peuple vivait bien sous leurs régimes. Et aujourd’hui, je me demande s’ils sont heureux sans Saddam, sans Kadhafi, même si c’était des personnes néfastes. Il y avait la paix. Et maintenant, comment va-t-on acheter la paix ?»

« Je pense que nous devons réfléchir tous ensemble. Pour garantir la sécurité de l’Europe, on ne peut pas se passer de la Russie. »

A quand un épiscopat à la hauteur de sa charge ?

De Jean-Pierre Maugendre sur Renaissance catholique :

Il s’agit désormais d’une routine : la réunion plénière du mois de novembre de la Conférence des Evêques de France est devenue le lieu privilégié de révélations fracassantes sur les abus sexuels commis par des membres du clergé, suivie des désormais rituelles et incontournables, demandes de pardon.

En 2021, le rapport Sauvé pointait la « responsabilité institutionnelle de l’Eglise » dans des faits sordides d’abus sexuels, occultés pendant des décennies, commis par des membres du clergé sur des mineurs

En 2022, ce sont des évêques, dont un cardinal, qui sont mis en cause pour des “comportements inappropriés“ dont on ignore cependant, pour certains, le degré précis de gravité.  Ils seraient onze prélats dans ce cas. Leurs noms étant inconnus du grand public la suspicion est ainsi jetée sur l’ensemble du corps épiscopal. Et chacun de s’interroger : mon évêque fait-il partie du lot de ces tristes sires ?

Une repentance très incomplète

La machine à repentance s’est enclenchée. Mgr de Moulins-Beaufort, Président de la CEF, dans un texte émouvant, a demandé pardon aux enfants victimes de ce qu’il faut bien appeler des monstres abusant de leur autorité sacerdotale ou épiscopale. D’où vient cependant ce goût d’inachevé, d’incomplétude ?  De ce qui n’a pas été dit et qui concerne, tout simplement, Dieu. Ces turpitudes sexuelles sont aussi, et peut-être d’abord, une atteinte gravissime à l’amour de Dieu, une offense infinie à sa justice. Ces hommes que Dieu a choisis, ces mains que, par l’onction sainte, Il a consacrées pour bénir et pardonner sont devenus les instruments du péché. Abominable sacrilège ! Et sans doute l’un des plus graves des péchés, celui qui souille l’innocence de l’enfance. Celui dont les auteurs méritent d’être jetés à la mer avec une meule au cou (Lc XVII, 2). La disproportion entre cette sentence évangélique et la séance de repentance collective, un genou en terre devant la basilique de Notre-Dame de Lourdes a quelque chose de surréaliste. « Voyez comme je suis humble ! » Le cri des enfants souillés demande justice, l’honneur de Dieu bafoué exige réparation. La prédiction de la Sainte Vierge à La Salette, en 1878, s’avère plus que jamais d’actualité :

« Les prêtres, ministres de mon Fils, les prêtres, par leur mauvaise vie, par leurs irrévérences et leur impiété à célébrer les Saints Mystères, par l’amour de l’argent, l’amour de l’honneur et des plaisirs, les prêtres sont devenus des cloaques d’impureté ».

La ligne de défense esquissée par le cardinal André Vingt-Trois, ancien archevêque de Paris : « Ce n’est pas pire que sous les Borgia » laisse pantois. Il y a quelque chose de profondément pathétique à entendre un cardinal, 60 ans après l’ouverture du Concile qui devait amorcer « l’authentique renouveau de l’Eglise » se réjouir de ce que « la situation n’est pas pire que sous les Borgia ». Tout ça pour ça a-t-on envie de dire.  Avoir détruit de fond en comble un édifice bi-millénaire, rejeté un héritage prestigieux, sauvagement persécuté ceux qui restaient attachés à ce patrimoine et à la tradition apostolique pour aboutir à ce constat minimaliste : « Ce n’est pas pire que sous les Borgia ». On croit rêver !

Enfin, depuis 25 ans, le pape et les évêques nous ont abreuvés de repentances. Ils demandaient publiquement pardon pour les fautes qu’auraient commises leurs anciens : les croisades, l’inquisition, la colonisation, l’antisémitisme, etc. Chacun était appelé à célébrer et louer les modèles d’humilité et de vertu qu’avait suscités le « renouveau conciliaire ». Une nouvelle race de prélats et de prêtres s’était, enfin, levée. Penchée sur la misère des pauvres et de la terre, loin des ors des palais où réside le pouvoir, libérée de toute compromission constantinienne avec les puissants du jour. Las ! Ils n’ont pas vu ce qui crevait les yeux. Que la perte du sens du péché, le relâchement des mesures prudentielles, l’abandon des pratiques pénitentielles, l’exaltation de l’épanouissement personnel et du plaisir au détriment de l’amour de la pénitence et de la croix, à la suite de Jésus crucifié, tout cela mènerait inéluctablement aux pires errements. Ils ont dénoncé la paille qui était, prétendument, dans l’œil de leurs anciens, ignorant la poutre qui était dans le leur.

Le prêtre est un pécheur

Dans la liturgie romaine traditionnelle, avant d’offrir le saint Sacrifice le prêtre confesse, publiquement, devant toute l’assemblée qu’il est pécheur. C’est la récitation du Confiteor que le prêtre prononce seul. Le peuple implore ensuite pour lui la miséricorde divine : « Que le Dieu Tout-Puissant vous fasse miséricorde, qu’il vous pardonne vos péchés et vous conduise à la vie éternelle ». La liturgie réformée a supprimé cet aveu public et personnel de la condition de pécheur du prêtre dans une prière commune avec les fidèles. Lourde erreur pédagogique à en juger par les résultats !

De repentances continues en pardons répétés le peu d’autorité qu’il restait aux évêques de France est en train de fondre comme neige au soleil. Comme le rappelait Jacques Chirac, le rôle du chef est de « cheffer ». Le chef qui passe sa vie à demander pardon pour ce qu’il a fait ou n’a pas fait n’est pas crédible. Il n’est, tout simplement, pas à la hauteur de sa mission. Dépourvu de l’auctoritas qui est l’autorité qu’il rayonne car les personnes dont il est responsable sont convaincues qu’il prend les bonnes décisions pour le bien commun, il ne peut plus s’appuyer que sur la potestas c’est-à-dire le pouvoir coercitif que lui donne sa position dans l’appareil du pouvoir.

Alors que, face aux horreurs qui souillent le visage de l’épouse du Christ, les laïcs et les prêtres qui essayent de rester fidèles aux promesses de leur baptême et aux exigences de l’Evangile aspirent à une réforme intellectuelle et morale qui remettrait Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, au centre de la vie de l’Eglise, le synode sur la synodalité poursuit son chemin mortifère et, nonobstant les propos rassurants de Mgr Aillet à Lourdes, la persécution contre les fidèles attachés à la Tradition de l’Eglise se poursuit. Comme le disait Mgr Crépy, évêque de Versailles, sur ce point il faut « être ferme ». Pour le reste…  Le paradoxe est que les abus de pouvoir se multiplient alors que l’exercice de la véritable autorité, qui fait grandir ceux qui y sont soumis, tend à disparaître.

Le peuple abandonné continue de demander le pain de vie, la foi et les sacrements, à ses pasteurs, qui, en réponse, trop souvent, lui jettent des pierres. Cette demande il la fait aux hommes, aux anges et à Dieu. Dans l’espérance surnaturelle et la charité militante de ceux qui savent, de science certaine, qu’on ne peut se tromper en restant fidèle à 2 000 ans d’Eglise. Priant le ciel de ne pas devoir reprendre à son compte le constat de Jean Madiran en conclusion de L’hérésie du XXème siècle, s’adressant aux évêques de France : « Vous êtes des misérables ».

Le célibat ecclésiastique est-il une brimade médiévale ?

Aspects historiques et théologiques d’un débat, par l’abbé Roy (FSSP), alors que de nombreuses voix, y compris cléricales, appellent à ouvrir le sacerdoce aux hommes mariés :

Objectif 3000 bouteilles de vin pour restaurer la tour-monastère de l’abbaye de Lérins

Les cisterciens de l’abbaye de Lérins, située sur une île au large de Cannes, doivent restaurer leur tour-monastère : un bâtiment de 1000 ans, bijou du patrimoine français ! Mais pour les travaux, déjà titanesques,  le dernier devis a encore augmenté de 500 000€…

Alors, pour financer une partie de ces travaux, les moines lancent une « opération vin » en ligne avec Divine Box en proposant notamment leur exceptionnelle cuvée « Saint-Honorat » 2018 (rouge), noté 87/100 par Pablo Basso, meilleur sommelier du monde 2013 !

Objectif : vendre 3000 bouteilles en ligne avant dimanche 20 novembre minuit ! Les livraisons s’étaleront du 1er au 16 décembre (parfait pour les cadeaux de Noël 🌟 !)

La crise de la virilité en Occident

Nouvelle vidéo de Thaïs d’Escufon.

Depuis quelques années, de nouveaux mots tels que « CUCK », « SIMP », « INCEL » reviennent de plus en plus souvent sur internet. Ils désignent de façon péjorative trois types d’hommes dont le point commun est un rapport complètement déséquilibré aux femmes. Malheureusement, ils sont les symptômes d’une seule et même maladie : la crise de la virilité qui règne en Occident, à laquelle il est urgent de remédier. Nos hommes doivent retrouver leur virilité, gardienne de la protection de notre civilisation. Récemment, je vous avais expliqué pourquoi je ne suis pas féministe : aujourd’hui, il est temps de s’intéresser à ce qui ne va pas chez certains hommes modernes, d’essayer de comprendre ce phénomène et de proposer une nouvelle voie pour sortir de cette impasse aux conséquences dramatiques. 

Des criminels sont entrés en Grande-Bretagne en traversant la Manche depuis la France

Un certain nombre d’individus recherchés, faisant l’objet de “notices rouges”, ont été identifiés parmi les immigrés arrivant via des petites embarcations. En outre, des délinquants qui avaient été expulsés auparavant par les autorités sont de nouveau entrés au Royaume-Uni par bateau.

La possibilité que des criminels puissent arriver sans être détectés à bord de bateaux et disparaître, comme environ 80 migrants ont réussi à le faire sur la plage de Shakespeare, près de Douvres, le 23 octobre, demeure une préoccupation majeure.

Le Daily Mail peut révéler que 60 % de la population de Manston, qui compte 2 500 habitants, est albanaise. Parmi eux, huit sur dix sont de jeunes hommes. Une enquête de la BBC a révélé que des gangs de trafiquants albanais utilisent les camps de migrants du nord de la France comme terrain de recrutement, proposant même de payer le passage de ceux qui sont prêts à travailler dans le trafic de drogue lorsqu’ils atteignent la Grande-Bretagne.

“Ces filières de passeurs sont devenus un commerce. Et l’État Français se rend complice de ce commerce.”

Alexandre Devecchio recevait hier Malika Sorel, essayiste et ancien membre du Haut Conseil à l’intégration et Mathieu Bock-Côté, sociologue et chroniqueur dans “En toute vérité”, sur le thème “l’immigration va-t-elle faire exploser la société française ?”

N’est-il pas illégal de se marier religieusement sans mariage civil préalable ?

Salah Abdeslam, seul membre du commando islamiste du 13 novembre encore en vie, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible, s’est marié cet été depuis la prison de Fleury-Mérogis.

L’union s’est déroulée par téléphone (?) par l’intermédiaire de son père avec une femme qu’il ne connaissait pas (!). Il s’agit d’une union religieuse et non civile.

Il me semblait qu’en France, un mariage religieux ne peut intervenir qu’après une union à la mairie. Et il est étonnant que ce détenu, condamné à la peine la plus sévère du système judiciaire, puisse tranquillement se marier par téléphone.

Les victimes du 13 novembre doivent apprécier.

[Addendum] Un lecteur précise en commentaire :

Il n’y a aucune interdiction dans le code pénal à se marier religieusement avant d’être marié civilement. En revanche, il y a l’article 433-21 du Code pénal, mais qui vise le célébrant (et non les époux) : Article 433-21 du Code Pénal

Tout ministre d’un culte qui procédera, de manière habituelle, aux cérémonies religieuses de mariage sans que ne lui ait été justifié l’acte de mariage préalablement reçu par les officiers de l’état civil sera puni d’un an d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende.

Il est bien précisé “de manière habituelle” ; le caractère habituel relève de l’appréciation souveraine des juges du fond, mais implique que l’acte litigieux a été commis au moins deux fois.
Cet article n’est quasiment jamais utilisé (entre 1994 et 2012, deux condamnations seulement, d’après un article de Dalloz de 2012) ; il a été rappelé que cet article vise tous les cultes, et ce, de la même manière (https://www.senat.fr/questions/base/2007/qSEQ070600111.html).

Une suppression de cet article datant de la Terreur (décrets du 13 août 1793 et du 7 vendémiaire an IV) qui apparaît d’ailleurs comme une étrangeté bien française parmi les pays européens (par exemple, la Cour constitutionnelle d’Autriche a abrogé une décision similaire [19 déc. 1955, Land du Vorarlberg et du Tyrol, G 9, 17/55]) permettrait aux catholiques de s’affranchir enfin de l’Etat quant au mariage. Il n’y a en effet aucun sens à ce que la République, qui n’est censée reconnaître aucun culte (loi de 1905), reconnaisse justement le mariage uniquement pour l’interdire et le sanctionner!

On rappellera d’ailleurs que le droit au mariage est un droit naturel de l’homme, que cela a été reconnu jusque dans le sang par l’Eglise par le martyre de saint Valentin, qui mariait les hommes malgré l’interdiction de l’Empereur, qui estimait que le mariage amollissait les hommes et les dissuadait de rejoindre l’armée.

Gérard Collomb : Si je m’étais exprimé avant la présidentielle, Marine Le Pen aurait pu être élue

La politicaillerie avant le bien commun… Extraits d’un entretien de Gérard Collomb dans Le Point :

« La Commission européenne avait lancé l’idée de « centres contrôlés » pour accueillir les migrants. Peu après, les chefs d’État, réunis spécialement pour traiter les problèmes migratoires, reprennent ce projet, Emmanuel Macron s’y montrant l’un des plus favorables. (…) Emmanuel Macron propose alors (en 2018) d’ouvrir un tel centre soit à Toulon, soit à Marseille, et il demande au préfet de l’époque, Pierre Dartout, d’y travailler. Je suis alors ministre de l’Intérieur, et je suis à fond contre ce projet. »

« Toutes mes équipes me démontrent, en effet, que compte tenu des législations françaises et européennes, si l’on accueille des migrants dans ce type de centre, on ne pourra pas les faire repartir, et que l’on se retrouvera dans la même situation que l’Italie, Malte, la Grèce, qui sont des pays de premières entrées.

(…) Emmanuel Macron insiste. Or, le 1er octobre 2018, je me rends à Marseille pour commémorer la mort des deux jeunes filles, Laura et Maurane, assassinées un an auparavant à la gare Saint-Charles. Le préfet s’inquiète sur ce que peut être la réaction des parents.

(…) Je pense alors : « Je ne veux plus que cela se reproduise. » Et si je laisse se réaliser l’installation de ce centre de contrôle, je me sentirai plus tard responsable des actes qui pourraient entraîner la mort de personnes. C’est pourquoi, deux jours plus tard, je décide de démissionner. Et immédiatement après, j’envoie un texto au père de l’une des jeunes victimes pour lui dire que c’est en pensant à sa fille que j’ai pris cette décision. »

Pourquoi n’avez-vous jamais parlé avant aujourd’hui des circonstances réelles de votre démission ?

« Je ne comptais jamais le faire. Si j’avais dit cela à l’époque, j’aurais gravement nui à Emmanuel Macron. Si je m’étais exprimé avant la présidentielle, mon intervention aurait pu inverser le résultat de cette élection, et Marine Le Pen être élue. C’est pourquoi je me suis tu. »

Pourquoi alors parler maintenant ?

« (…) Je pensais que la question était réglée. On avait refusé d’accueillir L’Aquarius en 2018, Emmanuel Macron avait fait alors montre de fermeté et le sujet des « centres contrôlés » me semblait appartenir au passé. En accueillant maintenant l’Ocean Viking, on ouvre une nouvelle brèche, créant un précédent. Pour moi, cela ne peut qu’encourager les réseaux de passeurs pour qui les migrants sont une source de gains considérables – les chiffres varient de 7 à 30 milliards d’euros au niveau mondial. Dans le cas de l’Ocean Viking, on s’aperçoit que ce sont ces réseaux qui ont amené les migrants jusqu’en Libye, et qu’en aval ceux qui veulent atteindre l’Angleterre par exemple seront repris en main par ces mêmes réseaux avec la conséquence que l’on a connue cet été, où un nombre impressionnant de migrants se sont noyés dans la Manche. On peut être ému par tous ces cas individuellement, mais à ne s’en tenir qu’à une réaction de sensibilité, on renforce plus le problème qu’on ne le résout, en créant un appel d’air. »

Les murs porteurs de la France chrétienne

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent l’abbé Philippe de Maistre et Philippe de Villiers :

Etats-Unis : les Démocrates gardent le contrôle du Sénat

Quatre jours après les élections de mi-mandat, les médias américains ont déclaré la victoire de la sénatrice démocrate Catherine Cortez Masto dans l’État clé du Nevada. La sortante a battu de justesse Adam Laxalt, un candidat soutenu par Donald Trump. Sa réélection porte à 50 sur 100 le nombre d’élus démocrates au Sénat, ce qui permet au parti de Joe Biden d’y garder la main. En vertu de la Constitution, la vice-présidente Kamala Harris a en effet le pouvoir de départager les sénateurs. Les démocrates pourraient même gagner un siège dans l’État de Géorgie, où un second tour sera organisé le 6 décembre.

C’est un échec pour Donald Trump, omniprésent pendant la campagne, des primaires républicaines aux meetings de la dernière ligne droite. Portés par une forte inflation, les Républicains avaient pourtant un boulevard devant eux pour reprendre les deux chambres lors de ce scrutin traditionnellement difficile pour le parti au pouvoir. Ils sont en mesure de redevenir majoritaires à la Chambre des représentants, ce qui leur permettra de lancer de nombreuses enquêtes parlementaires sur l’administration de Joe Biden. Mais là aussi, leur victoire s’annonce nettement plus courte que prévu. On évoque une frêle majorité de cinq sièges avec 220 élus contre 215 pour les démocrates. Près de 20 scrutins n’ont cependant toujours pas donné leur verdict, principalement en Californie.

Ces résultats décevants devraient montrer aux Républicains que Donald Trump agit comme un repoussoir auprès des électeurs et permettre à DeSantis de briguer la candidature pour la présidentielle de 2024. Malgré ce revers, Donald Trump devrait annoncer mardi qu’il sera candidat à l’élection présidentielle.

Le synode et les risques de dérives doctrinales

Dans “Terres de Mission”, le père Jean-François Thomas, jésuite, évoque le synode et les risques de dérives doctrinales que l’on voit déjà en Allemagne et qui pourraient se diffuser bien au-delà.

Puis, l’abbé Guy Pagès, du diocèse de Paris, vient protester contre une tendance contemporaine à lire littéralement les fameux “mille ans” de règne du Christ (et à oublier les condamnations de l’Eglise contre le millénarisme).

Enfin, François-Michel Debroise présente le recueil de visions de Maria Valtorta sur les martyrs à l’édition duquel il a collaboré avec la Fondation héritière de Maria Valtorta.

Proposition de loi inscrivant l’avortement dans la Constitution : les députés du RN n’ont pas le droit de déposer des amendements

La proposition de loi visant à constitutionnaliser l’avortement a été examinée et adoptée en commission des Lois mercredi. Le député du RN Timothée Houssin et sa collègue Marie-France Lorho avaient respectivement déposé un et trois amendements. Mais ces amendements ont été retirés avant même d’être examinés.

Sollicités par le JDD, les auteurs des amendements disparus ont bien du mal à s’expliquer. « Erreur de manip du collaborateur », pour l’élu RN Timothée Houssin, qui assure qu’il ne voulait pas en déposer. Lorsqu’on l’interroge, Marie-France Lorho, pourtant réputée pro-vie, coupe court aux échanges.

Le secrétaire général du groupe RN à l’Assemblée, Renaud Labaye, explique que si les députés RN seront libres de leur vote, ils n’ont pas le droit de déposer des amendements.

« Consigne a été donnée de ne pas déposer d’amendements. On les a donc tous retirés ». « Si on essaie d’amender le texte, ce sera interprété comme une manière déguisée de dire qu’on est contre ». « Les intéressés seront plus prudents que d’habitude. Les gens qui prendront la parole seront invités à la modération ». « Chacun peut avoir une opinion personnelle sur le sujet. Mais il y a une ligne : c’est celle de Marine Le Pen. On ne remet pas en cause l’accès à l’avortement. Et chez nous, je ne vois personne la remettre en cause »

Un député du groupe décrypte la stratégie :

« Nous sommes sur un ligne de crête. Il ne faut pas qu’on fasse de vagues. Le mieux dans ce type de débats, c’est d’être le plus passif possible. »

Le JDD évoque les députés RN qui ont clairement manifesté par le passé, leur opposition à l’avortement : Caroline Parmentier, Christophe Bentz, Laure Lavalette…

Aurélien Pradié a “une éthique très prudente”…

Quand c’est flou, il y a un loup… Aurélien Pradié, candidat à la présidence des Républicains, a été interrogé dans Valeurs Actuelles. Extrait :

Quelles sont vos positions sur les sujets sociétaux, comme la fin de vie ou la constitutionnalisation de l’IVG ?

Je me méfie du militantisme catégorique, d’un côté comme de l’autre. Je pense qu’il faut ouvrir le débat, car il n’y a rien de pire que de ne pas dialoguer autour de la question de la fin de vie. À titre personnel, j’ai évolué en raison de mon vécu. Je vais donc garder une éthique très prudente. Par ailleurs, je refuse la constitutionnalisation de l’IVG dans sa forme actuelle, sans limites claires. Je considère que la loi Veil originelle, avec ses garde-fous, a été une grande loi pour la République française. Simone Veil est une des raisons de mon engagement politique, avec Philippe Séguin. Je ne l’oublie pas.

Poitiers : l’église Notre-Dame-la-Grande taguée

Dans la nuit du vendredi 11 novembre au samedi 12 novembre, plusieurs lieux du centre-ville de Poitiers ont été tagués, dont le porche de l’église collégiale romane Notre-Dame-la-Grande.

Comme à chaque dégradation sur un lieu important de la ville, la municipalité devrait porter plainte. Les agents de police étaient sur place, ce samedi 12 novembre, pour constater les dégâts et voir quelles caméras de surveillance pouvaient être utiles pour retrouver les auteurs des dégradations.

Abaya

Le député RN Lionel Tivoli a posé une question écrite au ministre de l’éducation Nationale concernant le professeur menacé pour avoir demandé à une étudiante de retirer l’abaya :

M. Lionel TIVOLI interroge le Ministre de l’Education Nationale sur le problème de l’abaya suite à la mise sous protection judiciaire d’une enseignante au lycée Antoine Bordelle de Montauban (Tarn-et-Garonne). M. le député alerte sur la nécessité de répondre de façon très ferme aux atteintes de la laïcité afin de défendre les valeurs de la laïcité et de protéger les enseignants contre les menaces islamistes dans nos écoles, collèges et lycées.

Les faits remontent au 23 septembre 2022. Tout est parti d’une vidéo diffusée sur le réseau social TikTok dans laquelle une lycéenne de 17 ans se dit discriminée sur sa tenue, une abaya. Cette lycéenne a filmé sa professeure d’espagnol à son insu qui était en train de la réprimander sur son vêtement. La jeune lycéenne ajoute : « Elle va voir ce qu’Allah va lui faire », et diffuse la vidéo sur TikTok. Les atteintes à la laïcité ont augmenté de 130% avec 720 signalements en octobre 2022 contre 313 en septembre 2022.

La réponse de Monsieur le Ministre Pap N’Diaye est la suivante : « Sur la laïcité, nous ne mettons pas la poussière sous le tapis. Nous publions les données mensuelles pour en faire un outil de pilotage, pas pour attiser les tensions ».

Monsieur le député est très étonné de constater que le problème est inversé et que ceux qui attisent les tensions sont ceux qui encouragent au port de ce vêtement d’origine maghrébine et moyen-orientale. Monsieur le député est ému de constater qu’un commentaire des chiffres sur les manquements de la laïcité se substitue à une réponse ferme et claire et qu’une véritable interdiction de l’abaya soit émise par les services du Ministère de l’Education nationale et diffusée dans tous les collèges et lycées de France.

Certes, le port de l’abaya n’est pas encore interdit par la loi, mais il est indéniable qu’une atteinte à la laïcité peut être constituée « si l’élève la porte de manière régulière, assumée en tant que symbole d’une identité religieuse », et « Dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit », précise la loi de 2004 qui régit les signes religieux à l’école.

L’outil législatif pourtant conséquent semble encore mis à défaut par l’idéologie islamiste qui teste dans les moindres failles les institutions républicaines. La loi séparatisme du 24.08.2021 serait-elle déjà en péril face au manque de fermeté de nos institutions et administrations laissant le professeur seul en première ligne pour régler un problème qui pourrait lui coûter la vie si la menace proférée était suivie d’effets.

C’est pourquoi M. le député demande à M. le Ministre quelles sont ses alternatives pour interdire le port de l’abaya dans les collèges et lycées notamment par la voie d’une circulaire ministérielle adressée à tous les recteurs de France ? Il demande également si M. le Ministre va prendre position politiquement pour condamner cette pratique vestimentaire ?

M. TIVOLI le remercie par avance de sa réponse.

Vingt-troisième dimanche après la pentecôte

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Introït  Dicit Dominus

Nous avions observé depuis plusieurs semaines que la pensée de l’Église se tournait de plus en plus vers la fin des temps ; c’est la période dans laquelle nous sommes en ce moment, même s’il doit s’écouler un certain nombre de siècles avant le retour du Seigneur, ce que nous ignorons. C’est un temps d’angoisse et d’incertitude, nous nous en apercevons : la foi s’est refroidie sur terre, de faux prophètes surgissent, les hommes sont désemparés. Aussi la liturgie de ces dimanches est-elle pleine d’appels angoissés vers le Seigneur, notamment par l’emploi du psaume 129 De profundis, qui était déjà celui de l’Introït du vingt-deuxième dimanche, et que nous allons retrouver cette fois à l’Alléluia et à l’Offertoire.

Mais en réponse à ces appels nous trouvons aussi des paroles du Seigneur pleines de paix et d’espérance : si nous sommes fidèles, et si nous mettons en lui notre confiance, nous n’aurons rien à craindre. Ainsi dans l’Introït de ce vingt-troisième dimanche, Dieu s’adresse à nous par la bouche du prophète Jérémie, qui se trouve à Jérusalem alors que la plus grande partie du peuple d’Israël est en captivité à Babylone, et le moral de ces captifs n’est évidemment pas brillant ; ils sont tentés par le désespoir, des prophètes de malheur leur annoncent toutes sortes de calamités… Aussi Jérémie s’efforce-t-il de les rassurer et de les inciter à la confiance en Dieu, qui veut leur bien et qui les délivrera, en leur envoyant ce message :

Dicit Dominus : ego cogito cogitationes pacis, et non afflictionis : invocabitis me, et ego exaudiam vos : et reducam captivitatem vestram de cunctis locis.

Voici ce que dit le Seigneur : mes pensées sont des pensées de paix et non de malheur. Vous m’invoquerez et je vous exaucerai, et je ramènerai vos captifs de tous lieux.

Jérémie annonçait ainsi aux exilés leur prochain retour, qu’il prophétisait d’ailleurs d’une façon plus précise dans la suite de ce passage. Ce texte est tout à fait d’actualité : nous aussi nous sommes dans un temps d’épreuves et d’inquiétude, mais le Seigneur nous invite à garder en Lui notre confiance, et il nous délivrera de la captivité du péché qui nous retient prisonniers.

La mélodie de cet Introït est pleine de calme et de paix, avec une certaine solennité : c’est Dieu qui parle. On remarquera le bel élan sur le mot pacis, puis une invitation pressante sur invocabitis me, et beaucoup de douceur sur exaudiam vos, toute la fin étant de plus en plus paisible et assurée.

Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 84, dans lequel le peuple d’Israël remerciait le Seigneur pour le retour de captivité annoncé par Jérémie :

Benedixisti Domine terram tuam : avertisti captivitatem Jacob.

Seigneur, vous avez béni votre terre (c’est-à-dire votre peuple), vous avez ramené Jacob de captivité.

► Graduel : Liberasti nos

Le texte du Graduel du vingt-troisième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 43, dans lequel le peuple d’Israël rappelait à Dieu tous les bienfaits dont il l’avait comblé dans le passé pour le supplier de ne pas l’abandonner maintenant dans sa détresse. Nous avons trouvé cette supplication finale dans l’Introït du dimanche de la Sexagésime ; les deux versets qui figurent ici expriment la reconnaissance et la louange de tout le peuple pour les victoires d’autrefois :

Liberasti nos, Domine, ex affligentibus nos : et eos qui nos oderunt, confudisti. In Deo laudabimur tota die, et nomini tuo confitebimur in sæcula.

Vous nous avez délivrés, Seigneur, de nos persécuteurs, et vous avez confondu ceux qui nous haïssaient. En Dieu nous nous glorifierons tout le jour, et nous célébrerons votre nom à jamais.

Nous pouvons faire nôtres les sentiments de reconnaissance exprimés ici, en nous souvenant des grâces répandues par Dieu sur son Église, sur notre pays, et sur chacun de nous individuellement, et nous y puiserons une plus grande confiance au milieu des épreuves présentes. La deuxième partie nous invite même à prolonger notre regard avec espoir, par-delà le jugement dernier, vers la bienheureuse éternité qui nous attend si nous sommes fidèles.

Cette perspective donne à ce Graduel un caractère de louange joyeuse et enthousiaste, traduite par de grandes vocalises légères montant et descendant avec souplesse et élégance.

► Alléluia : De profundis

Après les paroles apaisantes du Seigneur dans l’Introït du vingt-troisième dimanche après la Pentecôte, et dans le Graduel les élans d’enthousiasme et d’espoir des élus enfin délivrés du péché et louant éternellement le Seigneur dans le ciel, nous allons retrouver dans les deux chants suivants de cette messe l’ambiance d’angoisse et d’incertitude de la fin des temps avec le psaume 129 De profundis dont le premier verset constitue le texte de l’Alléluia et de l’Offertoire :

De profundis clamavi ad te, Domine : Domine exaudi vocem meam.

Du fond de l’abîme je crie vers vous, Seigneur, Seigneur écoutez ma voix.

Un Alléluia n’est pas toujours joyeux, nous l’avons déjà vu à propos de celui du dix-septième dimanche, dont celui d’aujourd’hui, texte et mélodie, est très proche, mais plus développé. La vocalise de l’Alléluia est assez longue et très suppliante, avec un motif répété deux fois et amorcé une troisième. Le verset, comme celui du dix-septième dimanche, comporte deux grandes montées très expressives, ici sur les deux verbes clamavi et exaudi, avant de retrouver la longue vocalise de l’Alléluia.

► Offertoire : De profundis

Le texte de l’Offertoire du vingt-troisième dimanche après la Pentecôte est le même que celui du verset alléluiatique, avec cependant une petite différence, le mot vocem étant remplacé par orationem ; au lieu de : écoutez ma voix, on a : exaucez ma prière. Les dons que nous présentons à Dieu doivent être enveloppés du parfum de l’humiliation. Nous offrons à Dieu de suis donis ac datis sans que rien puisse être vraiment nôtre. De plus Dieu n’a pas besoin de nos dons et de nos adorations, mais nous, suprême misère, nous avons un ineffable besoin de Lui.

La mélodie est en rapport avec ce changement ; ce n’est plus comme dans l’Alléluia la voix qui fait entendre sa supplication d’une façon extérieure, intense et vibrante. On a ici une prière encore très expressive, mais plus intérieure et plus retenue, comme c’est d’ailleurs généralement le cas dans les Offertoires. On voit comment la mélodie grégorienne peut donner à un même texte des expressions différentes.

Comme celui du seizième dimanche, cet Offertoire a la forme d’un triptyque, la troisième phrase reprenant identiquement la première ; elles encadrent une deuxième phrase nettement plus longue, avec sur le mot meam une grande vocalise qui semble ne pas vouloir finir.

► Communion : Amen dico vobis

L’antienne pour la Communion est tirée de saint Marc (XI, 24) Il s’agit d’une parole prononcée par Notre Seigneur le Mardi Saint, après l’épisode du figuier stérile et l’allusion à la foi capable de transporter les montagnes, et peu avant l’annonce de la ruine de Jérusalem et de la fin du monde. Mais elle doit être hors de place. Dans l’Antiphonaire grégorien venait le premier verset du psaume 129. « Je vous dis en vérité : Quand vous priez, croyez avec une foi vive que vous obtiendrez ce que vous demandez, et cela vous sera accordé. »

C’est une petite antienne assez courte.

Amen dico vobis, quidquid orantes petitis, credite quia accipietis, et fiet vobis.

En vérité je vous le dis, tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous le recevrez et cela vous arrivera.

C’est donc encore, comme l’Introït, une réponse divine très encourageante aux appels angoissés de cette fin des temps ; mais la mélodie est beaucoup plus légère, c’est un simple petit récitatif où tous les mots sont bien mis en valeur, seule la fin et fiet vobis est une affirmation un peu plus solennelle. Ainsi les chants de cette messe, et ceux de toute l’année liturgique, s’achèvent dans une ambiance de paix, de confiance et d’espérance, où la méditation des textes liturgiques doit toujours nous maintenir, quelles que soient les épreuves que nous avons à traverser.

La faillite de FTX, un coup dur pour les Démocrates

FTX, la deuxième plate-forme d’échange de cryptomonnaies, considérée jusqu’ici comme l’une des plus sûres, s’est effondrée en quelques jours. La fortune de son PDG, Sam Bankman-Fried est passée de 16 milliards de dollars à zéro. La plate-forme, qui emploie 300 salariés, laisse sur le carreau quelque 100 000 clients. Selon la presse américaine, Sam Bankman-Fried a utilisé plus de la moitié des 16 milliards de dollars de capitaux déposés par ses clients pour financer sa propre société cryptofinancière Alameda, basée aux Bahamas. Alameda, qui prenait des paris financiers extrêmement risqués, doit 10 milliards de dollars à FTX. Et au moins 1 milliard de dollars puisé dans les dépôts des clients a disparu.

Bankman-Fried a été l’un des donateurs les plus généreux aux causes politiques lors du cycle électoral de 2022, distribuant 40 millions de dollars, principalement aux démocrates (derrière George Soros). Bankman-Fried était le principal bailleur de fonds du PAC Protect Our Future, qui a dépensé des dizaines de millions de dollars dans les primaires démocrates cette année. Il a également lancé l’idée de dépenser plus d’un milliard de dollars lors de l’élection présidentielle de 2024 pour battre Donald Trump s’il était le candidat républicain.

Philippe de Villiers chez Bistrot Libertés

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Voici quelques perles de Philippe de Villiers suite aux questions qui lui furent posées  :

Suite à l’affaire de Fournas à l’Assemblée Nationale

« On a eu le confinement sanitaire, puis le confinement énergétique, on a le confinement wokiste ».

« Si on ne peut plus se parler dans l’hémicycle, c’est qu’on est en voie de soumission, de Dhimmitude…tout le monde s’écrase…piège wokiste qui est en train d’installer en France un wokistan ».

A propos de la terrible histoire de la petite Lola

« L’assassinat de la pauvre petite Lola…indique que nous avons franchi un cran dans le lien entre l’immigration et l’insécurité. La France est entrée en Barbarie. »

Le Frexit est-il une nécessité ?

« Je suis pour la sortie de la France de cette Union Européenne parce que cette Europe n’est pas Française…elle est Américaine, elle est Allemande, elle est technocratique et a-démocratique et elle est multiculturaliste…on ne peut rien faire…La France, si elle veut survivre, ça n’est pas par Bruxelles qu’il faut passer. »

« Maastricht est une déconstruction… A partir de Maastricht l’Union Européenne change de sens. » Avant « Marché commun avec préférence communautaire », après « ça devient le libre-échangisme mondial. L’Europe devient l’annexe d’un marché planétaire de masse. »

« Si on reste dans cette Europe telle qu’elle est, on va disparaître…cette Europe là va se traîner et va mourir. »

« Un homme d’État doit avoir une seule balise : l’intérêt national…Identité et souveraineté : les deux vont ensemble. »

En conclusion

La solution « Il faut un rempart » (la frontière) , « et la maison »(savoir où on habite). « Une chose à faire : lancer un grand projet d’éducation artistique pour les jeunes Français…Donner à chaque Français, le goût de la France par le beau…des amoureux de la France ».

Saint Maurice, le légionnaire martyr

Aymeric Pourbaix et Véroniques Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas :

 

Sécession ou reconquête avec Academia christiana

Retour en image sur le colloque d’Académia Christiana, dont le thème était la sécession ou la reconquête. La présence de ces nombreux jeunes soucieux de l’avenir et qui s’engagent volontiers sont une occasion de constater qu’un monde plus chrétien est en construction.

Censure étrangère d’un média français

Que dirait-on si un autre pays était concerné :

Ferhat Mehenni vit en exil, depuis de longues années, en France, d’où il préside le Mouvement d’Autodétermination Kabyle (MAK). Il explique que le régime militaire algérien a érigé la haine de la Kabylie et des Kabyles comme  ligne directrice de sa politique. En tout cas, il n’est pas rare en France de rencontrer des Kabyles qui affirment ne rien avoir à faire avec l’Algérie ou avec le régime algérien.

Annoncé depuis une semaine comme l’invité du journaliste Ivan Rioufol du dimanche 2 octobre sur CNEWS, Ferhat Mehenni, président du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK), a vu son intervention, qui devait durer une vingtaine de minutes, déprogrammée quelques minutes à peine avant qu’il n’accède au plateau. Ivan Rioufol a été mis devant le fait accompli en même temps que  Ferhat Mehenni.

«  C’est l’Élysée… L’Algérie a dû intervenir» a dit Mehenni tandis que Ivan Rioufol a répondu que « (cette) explication est la bonne, il y a dû y avoir une pression d’Alger sur CNEWS » qui est la propriété du groupe Bolloré proche de l’Elysée.

En réalité, le président du MAK Ferhat Mehenni aurait été exclu de CNEWS sur ordre d’Emmanuel Macron. Selon Maghreb-intelligence, c’est Vincent Bolloré en personne qui a pris le téléphone sur injonction d’Emmanuel Macron pour annuler l’interview de Ferhat Mehenni. […]

Des scrutins sur l’avortement au cours des élections de mi-mandat aux Etats-Unis

Les élections de mi-mandat qui ont eu lieu le 8 novembre aux Etats-Unis ont été l’occasion de pour les électeurs de plusieurs Etats de se prononcer sur l’avortement.

Les électeurs de trois Etats à majorité démocrate ont voté pour inscrire le « droit » à l’avortement dans leur Constitution :

  • dans le Michigan avec 56% des suffrages,
  • dans le Vermont avec 77%,
  • en Californie avec 68% de votes favorables.

Dans le Kentucky, Etat conservateur, un amendement qui « aurait déclaré l’absence de droit à l’avortement dans la Constitution » a été rejeté par 53% des électeurs. La Cour suprême de l’Etat examinera la semaine prochaine une contestation de la loi interdisant l’avortement sans exception.

Une proposition similaire à celle du Kentucky, visant à limiter le recours à l’avortement, a été écartée dans le Montana, un Etat rural. La proposition de loi LR-131 affirmait « que les enfants nés vivants, quel que soit leur stade de développement, sont des personnes morales ». Elle exigeait « que des soins médicaux soient fournis aux enfants nés vivants après (…) une tentative d’avortement » et établissait « une amende de 50 000 dollars et/ou une peine de prison de 20 ans comme peine maximale en cas de violation de la loi ».

Quant à la Caroline du sud, en l’absence de compromis avec la chambre, les sénateurs ont rejeté une proposition visant à interdire presque tous les avortements.

Toutefois, dans l’Etat du Nebraska, les Républicains ont remporté suffisamment de sièges législatifs pour adopter un projet de loi interdisant l’avortement après 12 semaines. Une interdiction quasi-totale avait déjà été proposée mais n’ayant reçu que 30 voix sur les 33 requises, elle n’avait pas été adoptée.

Le Seigneur des Anneaux n’est pas une banale chasse au trésor

Lu sur Claves :

L’un des coups de génie de Tolkien dans Le Seigneur des Anneaux a été de construire toute une quête dont le but premier n’est pas d’acquérir un trésor, un objet précieux, une personne aimée (même si cela est présent aussi : Aragorn se bat pour monter sur le trône du Gondor et mériter la main d’Arwen, fille d’Elrond) mais de se défaire à jamais d’un faux trésor, d’un objet aussi terriblement dangereux qu’il est beau, à savoir l’Anneau unique forgé par Sauron.

Pourquoi l’Anneau est-il si dangereux ? Parce que Sauron l’a forgé dans le but d’asservir les esprits, il a fait passer en lui tout son orgueil, toute sa volonté de domination absolue et de puissance sans limite. C’est pour cela que, dans l’œuvre de Tolkien, l’Anneau est à la fois le Tentateur et la Tentation par excellence, le symbole et le résumé de toute tentation : il est la volonté de puissance à l’état pur, le désir effréné du pouvoir brut, un pouvoir sans amour et sans sagesse, qui ne connaît pas d’autre mesure que lui-même. « Prends-moi, sers-toi de la force que je te donne et je ferai de toi un dieu » : telle est la tentation que l’Anneau suggère à tous ses possesseurs, petits ou grands. Sa forme circulaire suggère bien cela : il symbolise l’enfermement en soi d’une volonté de puissance coupée de Dieu, des autres, de tout le réel[1]. Mais l’anneau ne se ferme que sur le vide : une créature qui veut être à elle-même sa propre fin, qui veut être le centre de tout, ne peut, pour ainsi dire que tomber dans son propre néant, se vider de sa substance. C’est pourquoi l’Anneau a d’abord pour effet de rendre invisible son porteur : il le coupe du monde et l’isole dans sa volonté solitaire de puissance. Mais celui qui se sert souvent de l’Anneau, comme l’explique Gandalf à Frodo, finit par s’évanouir purement et simplement, il devient spectral, comme les Nazgul (« spectre de l’anneau ») : il quitte définitivement le monde réel, le monde des vivants, il n’est plus, à l’image des Nazgul ou d’Arachne, qu’une volonté insatiable de tout dévorer, de tout absorber en soi.

On voit donc à quelle profondeur Tolkien a compris le mal par excellence, le mal du péché, sa séduction, sa force apparente et sa faiblesse irrémédiable.

[Lire la suite]

Les moniales de Boulaur reprennent l’abbaye Notre-Dame des Neiges

Les trappistes présents depuis 172 ans à l’abbaye de Notre-Dame des Neiges passeront le relais le 1er décembre prochain aux moniales cisterciennes de Boulaur, qui cherchaient à essaimer. Le dernier abbé de Notre-Dame des Neiges communique :

Notre Dame des Neiges ce 1er Novembre 2022,
Fête de tous les saints

Chers frères et sœurs en la vie religieuse,

Comme beaucoup le savent déjà, mais la chose est désormais officiellement engagée, le monastère de Notre Dame des Neiges au diocèse de Viviers, Ardèche) change de mains.

A partir du 1er Décembre, première fête liturgique de Saint Charles de Foucauld, les sœurs cisterciennes de Sainte Marie Boulaur (Diocèse d’Auch, Gers), fondent une nouvelle communauté en lieu et place des frères trappistes. La célébration de cette fondation aura lieu à 15h 30 et sera présidée par Monseigneur Jean Louis Balsa, Evêque de Viviers.

Les frères de Notre Dame des Neiges sont dispersés dans différentes communautés cisterciennes. Le Chapitre Général de L’Ordre cistercien de la Stricte observance à prononcé, le 21 septembre dernier, la dissolution de la communauté qui avait été fondée en 1850 par l’abbaye d’Aiguebelle (diocèse de Valence, Dôme).

La communauté légalement reconnue devant le Conseil d’État est donc désormais en cours de dissolution. Les biens fonciers, immobiliers et mobiliers, font l’objet d’une donation globale de l’ancienne à la nouvelle communauté.

Il faut donc, à partir de ce 1er décembre 2022, rayer de vos listes la « communauté des cisterciens de Notre Dame des Neiges ». (Ordre des cisterciens de la Stricte Observance). Ce sont les cisterciennes de Boulaur à Notre Dame des Neiges (Ordre de Cîteaux), qui prennent le relais.

Les coordonnées du monastère restent les mêmes.

La supérieure (Prieure conventuelle, nommée par l’Abesse fondatrice de Boulaur, Mère Emmanuelle Desjobert) est Mère Anne Dugas. Les fondatrices sont au nombre de huit et un noviciat est en mesure d’être ouvert dès que les candidates se présenteront… L’hôtellerie monastique ré-ouvrira le 30 décembre 2022.

Merci de rendre grâce avec nous pour la vie monastique vécue depuis 172 ans sur le plateau ardéchois et qui a permis de donner à l’Église Saint Charles de Foucauld… et quelque autres moins connus, que nous célébrons en ce jour. Merci d’appeler avec nous, et tous les saints les bénédictions de Dieu sur la nouvelle fondation.

Je tiens à souligner que dans les « angustia temporum », sur lesquelles Saint Charles de Foucaul à souvent médité à la suite d’Isaïe, cette transmission de patrimoine et de flamme entre une communauté masculine ancienne et une communauté féminine plus jeune, est une grâce réelle de communion et de joie qui donne de l’espérance.

Tous ensemble nous pouvons rendre grâce

P. Hugues Chapelain de Seréville, ex et dernier Abbé de Notre Dame des Neiges

Retrouver le sens du bien commun

C’est l’objectif d’un nouvel ouvrage écrit par un dominicain et intitulé Le bien commun. Joie commune. En ces temps d’individualisme, de revendications communautarismes et catégoriels, le terme de « bien commun » est employé souvent comme l’argument infaillible des causes les plus diverses. Pour les uns, tout citoyen devrait voter Monsieur Untel, qui serait un « moindre mal ». « pour le bien commun ». Pour un autre, tout bon chrétien devrait se faire injecter des vaccins « pour le bien commun ». « Pour le bien commun », il faudrait rejoindre un giron unique (“le phare de la Tradition” ?) sans le moindre risque.

Il serait temps, peut-être, de se poser un peu et de tâcher de définir ce fameux « bien commun ». Le bien commun, le réalisme politique seraient-ils un palais interdit ou un conte de fées ?

L’auteur critique notamment le personnalisme et l’absolutisation de la dignité de la personne humaine

La dignité de la personne humaine n’est donc pas un absolu. Elle est relative à l’agir de celle-ci et donc à son ordination au bien commun. Est digne celui qui est ce qu’il est et qui agit selon ce qu’il est. La dignité prétendument absolue du personnalisme est la dignité de la puissance, la richesse de ce qui n’est pas encore.

En définitive, en voulant majorer la dignité de la personne humaine, l’objection apporte de l’eau au moulin du réalisme. Certes, la personne doit chercher la dignité. Mais elle ne peut le faire qu’en se dévouant au bien commun de toutes les communautés auxquelles elle appartient. Le bien particulier n’est en acte, il n’est achevé et réel, que s’il est réellement ordonné au bien commun.

Qui sont les anges ?

Peut-on nommer son ange gardien ? Comment se défendre des mauvais anges ? L’analyse du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence, les abbés Barthe et Benoît, les pères Danziec et Viot.

Nous n’en pouvons plus de ce christianisme rabaissé : il n’y a aujourd’hui qu’une urgence, et ce n’est pas la question du Concile

De Philippe Maxence dans L’Homme nouveau, suite aux révélations d’abus lors de l’Assemblée plénière de la CEF :

[…] Cette déflagration salit profondément l’Église de France par la conduite scandaleuse de certains de ses plus hauts responsables. Il est plus qu’évident que la vérité doit être faite sur ces affaires afin que la justice puisse s’exercer, en premier lieu vis-à-vis des victimes. Cependant les procédures, pour nécessaires qu’elles soient, ne suffiront pas.

L’émotion, compréhensible, ne doit pas non plus être le dernier mot face à ce terrible scandale qui existe depuis des années. Ni la dénonciation, pas plus au demeurant que les remises en cause de certains points de la doctrine catholique déjà avancées par certains. Il faut aller jusqu’à une approche surnaturelle qui n’abolit pas les moyens humains mais qui permettra de les rendre plus efficaces dans le temps.

L’Église de France doit se convertir. En profondeur ! Du sommet de la hiérarchie jusqu’au simple fidèle du rang. Mais cette conversion doit venir d’en haut, de nos pasteurs eux-mêmes. Leur rôle est de nous entraîner, non pas dans des discussions synodales, non pas d’abord dans la mise en place de procédures (pourtant nécessaires, ­redisons-le), mais dans un grand mouvement de pénitence. De pénitence publique qui pourrait s’inspirer dans la durée de la grande neuvaine d’années mise en place par les évêques polonais du temps du communisme pour le salut de leur patrie.

Un tel mouvement public pénitentiel sera évidemment moqué à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Église. C’est dans l’ordre des choses. Nous ne sortirons pas de ce cloaque sans remettre la Croix au cœur même de nos vies chrétiennes.

Et les âmes ?

Ce dernier aspect, fondamental, ouvre la porte à un autre point. Ça suffit ! Nous n’en pouvons plus de ce christianisme rabaissé à un humanisme d’une horizontalité désespérante. Nous n’en pouvons plus des discussions sans fin, dans des assemblées s’autocélébrant en permanence, sortes de réunions Tupperware d’un spiritualisme de bas étage, sans consistance et sans élévation. Nous n’en pouvons plus de cette évacuation permanente de la Croix, de la pénitence, du sacrifice, de l’enseigne­ment traditionnel de l’Église, au profit d’une démocratie élevée au rang de religion et d’un rabâchage inconsistant sur les acquis du Concile. Le feu est à la maison. Les corps sont atteints et les âmes sont menacées. Qui s’en préoccupe ?

Faut-il y voir un signe ? Cette Assemblée plénière de novembre devait ouvrir l’hallali général contre les traditionalistes. La veille de la conférence de presse organisée en urgence par Mgr de Moulins-Beaufort, une certaine arrogance épiscopale était encore de mise sur ce thème, malgré des appréciations différentes voire divergentes des évêques à ce sujet. Je renvoie à l’entretien vidéo accordé par Mgr Aillet à notre envoyée spéciale à Lourdes.

Replanter la Croix

Bravement (comment dire autrement ?) certains évêques concèdent que la liturgie préconciliaire n’est pas d’abord le problème mais qu’il faut coûte que coûte que les jeunes traditionalistes (dont il faut bien admettre le nombre et la détermination) doivent reconnaître le Concile. Se rendent-ils compte, ces « braves » évêques, que cette insistance dans une maison en feu, dévastée, sans lendemain visible, n’est que le signe d’une idéologie déconnectée du réel ?

Il n’y a aujourd’hui qu’une urgence, et ce n’est pas la question du Concile. C’est de replanter la Croix du Christ au cœur même de nos vies, de nos sociétés et de notre Église.

Les conséquences de l’abandon d’une catéchèse cohérente et adaptée sur la sexualité humaine

De Gabrielle Vialla :

D’une affaire à l’autre, je cherche un petit mot dans les communiqués, et je lis ceci :

« Ce que nous découvrons de quelques-uns de nos frères nous appelle à nous examiner, cela nous a été rappelé, sur notre rapport au pouvoir, aux biens, à notre ministère, à chacune des personnes avec qui nous agissons. » Mgr de Moulins-Beaufort, 8 novembre 2022

Chers frères évêques, je pose tout haut la question: personne ne vous a-t-il rappelés à vous examiner sur votre rapport à la sexualité ?

Comme parents laïcs qui éduquons patiemment nos adolescents avec leurs portables et leurs désirs compliqués… quand on nous parle de « strip-confession » et d’agression sexuelle, nous comprenons vite qu’il y a un sujet à traiter : la sexualité. C’est l’éléphant dans la pièce !

Comment ne pas interroger et rappeler chacun à l’éducation de sa conscience ? Comment pourrions-nous nous passer de la responsabilité personnelle dans un monde aux profondes mutations anthropologiques ?

Les actes répréhensibles ne sont pas posés par une fonction (prêtre ou évêque, même si celle-ci aggrave l’abus) mais par un être humain. Chaque victime est aussi une personne unique.

Dans la mesure du possible, quels éléments humains et de catéchèse sont-ils donnés largement pour que les adolescents, les jeunes adultes, les familles, mais aussi les prêtres discernent en matière de sexualité ce qui est juste ou non, puissent enfin dans le pire des cas dénoncer rapidement les abus subis ? Les délais – plus longs que ceux de la prescription judiciaire – pour que les faits soient révélés ou traités laissent songeurs sur l’ampleur du travail à fournir.

C’est bien de revoir les procédures. C’est bien de reconnaître et de demander pardon. Mais ce n’est pas suffisant. Il convient d’admettre enfin une évidence. Il y a eu une autre grave démission ecclésiale collective: l’abandon d’une catéchèse cohérente et adaptée sur la sexualité humaine.

Mais le pire, c’est que l’on préfère encore chuchoter dans l’entre-soi : « ce prêtre là, il s’occupe un peu trop de ce sujet! » « Il vaut mieux ne pas trop s’afficher en faveur de telle oeuvre éducative » « Le mot chasteté c’est bien trop compliqué, personne ne va le comprendre ».

Pourtant, chaque chrétien devrait pouvoir répondre à cette question : à quelle anthropologie fondamentale(*) est-ce que j’adhère personnellement ? Quels moyens humains et spirituels est-ce que je prends pour être fidèle à mes engagements?

N’est-ce pas cela la véritable maturité?

C’est bien trop facile de noyer la responsabilité personnelle derrière les décisions collectives.

L’éléphant est dans la pièce! Il marche manifestement avec nous dans le chemin synodal… espérons que des pauvres crient: il piétine tout! Même si les évêques n’entendent pas, le Dieu de miséricorde aura pitié d’eux. Le petit mot de chasteté existe toujours pour eux.

Gabrielle Vialla, auteur de la Chasteté, un don qui rend sa beauté à la sexualité

(*) on peut lire Familiaris Consortio 32 :

Dans le cadre d’une culture qui déforme gravement ou qui va jusqu’à perdre la signification véritable de la sexualité humaine, en l’arrachant à sa référence essentielle à la personne, l’Eglise découvre de façon urgente et irremplaçable sa mission de présenter la sexualité comme valeur et engagement de toute la personne, créée, homme et femme, à l’image de Dieu.

Dans cette perspective, le Concile Vatican II a clairement affirmé que «lorsqu’il s’agit de mettre en accord l’amour conjugal avec la transmission responsable de la vie, la moralité du comportement ne dépend pas de la seule sincérité de l’intention et de la seule appréciation des motifs; mais elle doit être déterminée selon des critères objectifs, tirés de la nature même de la personne et de ses actes, critères qui respectent, dans un contexte d’amour véritable, la signification totale d’une donation réciproque et d’une procréation à la mesure de l’homme; chose impossible si la vertu de chasteté conjugale n’est pas pratiquée d’un cœur loyal»(86).

C’est en partant de la «vision intégrale de l’homme et de sa vocation, non seulement naturelle et terrestre, mais aussi surnaturelle et éternelle»(87), que Paul VI a affirmé que la doctrine de l’Eglise «est fondée sur le lien indissoluble, que Dieu a voulu et que l’homme ne peut rompre de son initiative, entre les deux significations de l’acte conjugal: union et procréation»(88). Et il a conclu en réaffirmant qu’il y a lieu d’exclure, comme intrinsèquement mauvaise, «toute action qui, soit en prévision de l’acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation»(89).

Lorsque les époux, en recourant à la contraception, séparent ces deux significations que le Dieu créateur a inscrites dans l’être de l’homme et de la femme comme dans le dynamisme de leur communion sexuelle, ils se comportent en «arbitres» du dessein de Dieu; ils «manipulent» et avilissent la sexualité humaine et, avec elle, leur propre personne et celle du conjoint en altérant la valeur de leur donation «totale». Ainsi, au langage qui exprime naturellement la donation réciproque et totale des époux, la contraception oppose un langage objectivement contradictoire, selon lequel il ne s’agit plus de se donner totalement à l’autre; il en découle non seulement le refus positif de l’ouverture à la vie, mais aussi une falsification de la vérité intérieure de l’amour conjugal, appelé à être un don de la personne tout entière.

En revanche lorsque les époux, en observant le recours à des périodes infécondes, respectent le lien indissoluble entre les aspects d’union et de procréation de la sexualité humaine, ils se comportent comme des «ministres» du dessein de Dieu et ils usent de la sexualité en «usufruitiers», selon le dynamisme originel de la donation «totale», sans manipulations ni altérations(90).

A la lumière de l’expérience de tant de couples et des données des diverses sciences humaines, la réflexion théologique peut saisir – et elle est appelée à l’approfondir – la différence anthropologique et en même temps morale existant entre la contraception et le recours aux rythmes périodiques: il s’agit d’une différence beaucoup plus importante et plus profonde qu’on ne le pense habituellement et qui, en dernière analyse, implique deux conceptions de la personne et de la sexualité humaine irréductibles l’une à l’autre. Le choix des rythmes naturels comporte l’acceptation du temps de la personne, ici du cycle féminin, et aussi l’acceptation du dialogue, du respect réciproque, de la responsabilité commune, de la maîtrise de soi. Accueillir le temps et le dialogue signifie reconnaître le caractère à la fois spirituel et corporel de la communion conjugale, et également vivre l’amour personnel dans son exigence de fidélité. Dans ce contexte, le couple expérimente le fait que la communion conjugale est enrichie par les valeurs de tendresse et d’affectivité qui constituent la nature profonde de la sexualité humaine, jusque dans sa dimension physique. Ainsi, la sexualité est respectée et promue dans sa dimension vraiment et pleinement humaine, mais n’est jamais «utilisée» comme un «objet» qui, dissolvant l’unité personnelle de l’âme et du corps, atteint la création de Dieu dans les liens les plus intimes unissant nature et personne.

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services