Simone, le voyage du siècle : un film de propagande
Critique par Guilhem de Tarlé du film biographique sur Simone Veil, Simone, le voyage du siècle, un film français d’Olivier Dahan, avec Rebecca Marder et Elsa Zylberstein (Simone Jacob, épouse Veil, de 1941-1962 et de 1968 à 2006), Olivier Gourmet (son mari, Antoine Veil), Judith Chemla (sa sœur, Milou), Élodie Bouchez (sa mère, Yvonne Steinmetz, épouse Jacob) :
Dans son livre, Une vie, daté de 2007, Simone Veil mentionne la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, dont elle a été la première présidente de 2001 à 2007, et cite 5 films que cette fondation ne pouvait pas financer (La vie est belle, La liste de Schindler, Lacombe Lucien, Portier de nuit et Le Choix de Sophie), dont elle dit que l’un « caricature la réalité historique » ou encore qu’ils donnent à voir des « images inexactes, invraisemblables ou dérangeantes » ! Je ne sais pas ce qu’elle aurait dit de ce biopic qui lui est consacré dont, au moins la moitié porte précisément sur la Shoah, et dont je n’ai pas lu qu’il était financé ni soutenu par ladite FMS.
Nous sommes en tout cas très certainement en présence d’un film de propagande européiste affirmant l’utopie selon laquelle l’Europe (terme mensonger qui désigne l’Union européenne) serait un rempart contre la guerre et les camps de concentration.
Propagande aussi quand le film accuse l’armée française de torture et des conditions indignes de détention des prisonniers du FLN durant la guerre d’Algérie, sans même évoquer les atrocités commises par ces terroristes.
Propagande enfin que cette hagiographie de celle qui a « porté » -comme on dit – et accouché la loi sur l’IVG. Olivier Dahan s’est complu dans les gros plans sur les visages des députés opposés à la loi, afin de bien nous convaincre qu’ils étaient uniquement des personnages haineux et misogynes.
Ce n’est sans doute malheureusement pas ici le lieu de discuter de l’avortement (quoique ?) mais il nous faut néanmoins juger l’arbre à ses fruits… Simone Veil affirmait que l’avortement était un « échec » et un « drame » et qu’il s’agissait seulement de lutter contre l’avortement clandestin… J’invite chacun à lire ou relire son discours du 26 novembre 1974 à l’Assemblée nationale, en annexe de son livre Une vie : Que sont devenues « l’exception » qu’elle évoquait, les restrictions et les conditions qu’elle formulait pour une loi qui devait être « dissuasive », alors qu’aujourd’hui Mme Borne appuie une proposition de loi visant à inscrire le « droit à l’avortement » dans la constitution, tandis qu’Emmanuel Macron veut qu’il figure dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.
Rien dans le film n’évoque la position des autorités religieuses dont elle écrit que, lors de son entretien
« avec le prélat en charge de ces problèmes au sein de la hiérarchie catholique, il n’a pas tenté de (la) dissuader (…) à cette époque, l’Église de France était très ouverte (…) J’en ai tiré le sentiment que les communautés religieuse étaient plus concernées par leur régime de Sécurité sociale que par l’IVG ».
Simone Veil est décédée en 2017. Son athéisme, qu’elle affichait, ne m’empêche pas de formuler le Requiescat in pace de rigueur, tout en affirmant mon opposition sans concession à la femme politique qu’elle fut. Le long métrage (2h40) de propagande hagiographique n’en est pas moins un très bon film qui ne peut, en outre, que flatter la ville de La Ciotat où ses parents avaient construit leur « maison de vacances ». Le réalisateur, ciotaden comme nous, a su nous enchanter de jolies photos, avec un plongeon final dans la très belle calanque de Figuerolles.
“Aujourd’hui nous sommes devant une offensive de l’islamisme qui est visible partout”
François-Xavier Bellamy était invité sur Europe 1 / CNews / Les Echos :
"Parce qu'il faut être inclusif, on refuse de souhaiter joyeux Noël, et parce qu'il faut être inclusif, on dit, la liberté est dans le hijab" @fxbellamy dans #LeGrandRDV sur #Europe1 pic.twitter.com/GFvF0Xvgpl
— Europe 1 🎧🌍📻 (@Europe1) October 30, 2022
"Aujourd'hui nous sommes devant une offensive de l'islamisme qui est visible partout et je pense surtout à l'école" @fxbellamy dans #LeGrandRDV sur #Europe1 pic.twitter.com/5XsaTUBAhK
— Europe 1 🎧🌍📻 (@Europe1) October 30, 2022
"Tuer n'est pas soigner, quand quelqu'un dit qu'il souffre et qu'il veut mourir, c'est que nous avons échoué" @fxbellamy dans #LeGrandRDV sur #Europe1 pic.twitter.com/8jz5X8Vr0k
— Europe 1 🎧🌍📻 (@Europe1) October 30, 2022
Spiritisme : peut-on parler aux morts ?
Dans son émission En quête d’esprit Aymeric Pourbaix reçoit :
- le Père Jean-Christophe THIBAUT, prêtre du Diocese de Metz
- Soeur Cécile, religieuse à Montligeon
- Olivier JOLY, ancien medium converti au christianisme
Terres de mission : Situation de la messe traditionnelle à Grenoble
Eglise universelle : Le Saint Suaire de Turin – L’enquête définitive
L’histoire moderne du Saint Suaire commence dans la nuit du 28 mai 1898 par une photographie qui fait apparaître une image saisissante du crucifié. Depuis cette date, de multiples études scientifiques, dans de nombreux domaines, ont cherché à percer le mystère du linceul de Turin. Jean-Christian Petitfils montre de façon claire et convaincante dans son livre “Le Saint Suaire de Turin – Témoin de la Passion de Jésus-Christ” que ce linceul est bien authentique.
Eglise en France : Situation de la messe traditionnelle à Grenoble
Ayant découvert la messe romaine traditionnelle à l’occasion des mesures de restriction de culte et d’interdiction de communier dans la main lors de la crise du Covid-19, Aldona Tresseras témoigne de sa foi et de ce que lui apporte, désormais, la liturgie traditionnelle. Elle fait le point sur la situation de la messe traditionnelle dans le diocèse de Grenoble, où a été appliqué de manière particulièrement
Eglise en Marche : Mission salésienne à Saint Dominique du Pecq
Du 3 au 5 octobre a eu lieu une mission salésienne à l’école Saint Dominique du Pecq (78). Monsieur le chanoine Jean Despaigne présente ce qu’est une mission, en général, et une mission salésienne en particulier. Il présente les fruits de cette mission et également les activités de l’Oeuvre salésienne dont il est le référent.
Fête de Notre-Seigneur Jésus-Christ Roi
La fête du Christ-Roi a été instituée par le Pape Pie XI, le 11 décembre 1925, à l’occasion de la clôture de l’année jubilaire.
Il faut bien dire que le laïcisme contre lequel s’élevait le pape à l’époque est désormais devenu plus arrogant que jamais. La religion serait une affaire strictement individuelle. La société pourrait donc se passer de Dieu. On constate que ce n’est nullement le cas et que ces conquêtes laïques ont entraîné défaites morales, décadence des mœurs.
Dans le nouvel Ordo, cette fête a été renvoyée à la fin de novembre, au dernier dimanche de l’année liturgique, après celui où on lit l’Évangile de la fin du monde. M. Gire, ancien Secrétaire général d’Una Voce et fin grégorianiste, contestait à juste titre ce déplacement qui semble reporter ce règne après le jugement dernier et dénature ainsi le sens de la fête. Le nouvel Ordo Missae assume cet esprit qui se veut plus eschatologique. Il suffit de lire les changements que les réformateurs ont effectués dans les oraisons (Collecte, Super Oblata ou postcommunion) pour s’en convaincre. Ou de constater que deux strophes de la splendide hymne Te saeculorum des vêpres de la fête ont été purement supprimées dans le Liturgia Horarum de 2002. Voici ces deux strophes :
Te nationum Præsides
Honore tollant publico,
Colant magistri, judices,
Leges et artes exprimant.Que les chefs des nations
Vous glorifient par des honneurs publics;
Que les maîtres et les juges vous confessent,
Que les lois et les arts portent votre marque.Submissa regum fulgeant
Tibi dicata insignia:
Mitique sceptro patriam
Domosque subde civium.Que les étendards des rois vous soient consacrés
Et resplendissent de vous être soumis,
Que votre douce autorité
Régente la patrie et les foyers.
Commentaires supplémentaires superflus !
Introït : Dignus est Agnus
Le texte de l’introït est tiré de l’Apocalypse de saint Jean au chapitre V. C’est la grande vision de l’Agneau immolé qui est seul digne d’ouvrir le livre aux sept sceaux, ayant mérité la royauté universelle par son sacrifice. Il reçoit les louanges et les acclamations de multitudes d’anges auxquels s’unit toute la création.
Dignus est Agnus, qui occísus est, accípere virtútem, et divinitátem et sapiéntiam, et fortitúdinem, et honórem, Ipsi glória et impérium in sǽcula sæculórum.
Il est digne l’Agneau qui a été immolé, de recevoir la puissance, la divinité, la sagesse, la force et l’honneur. À lui la gloire et l’empire pour les siècles des siècles.
Cette dernière phrase est prise dans un autre passage de l’Apocalypse, au début du livre. La mélodie de cet introït est originale, mais on y retrouve des formules habituelles à bon nombre d’autres pièces. Elle est très noble et solennelle.
Cet introït est accompagné du 1er verset du psaume 71, grand psaume messianique que nous allons retrouver au graduel.
Deus judícium tuum Regi da : et justítiam tuam Fílio Regis.
Ô Dieu, donnez au Roi votre jugement et au Fils du Roi votre justice.
Les cinq chants du propre de cette messe sont modernes puisqu’ils furent composés à l’occasion de l’institution de la fête en 1925. Ils n’en demeurent pas moins de l’authentique grégorien. Il est vrai qu’ils sont des adaptations de types anciens. Cet introït est par exemple calqué sur l’introït Dum Sanctificátus du samedi de la Vigile de la Pentecôte.
Graduel : Dominábitur
Le texte est issu du psaume 71, un des grands psaumes messianiques.
Dominábitur a mari usque ad mare, et a flúmine usque ad términos orbis terrárum.
Son pouvoir s’étendra d’une mer à l’autre et depuis le fleuve jusqu’aux extrémités de la terre.
Et adorábunt eum omnes reges terræ : omnes gentes sérvient ei.
Tous les rois de la terre l’adoreront, toutes les nations le serviront.
C’est bien le Christ-roi, dont l’empire s’étend d’une mer à l’autre et à partir du fleuve, peut-être l’Euphrate, ou le Jourdain, jusqu’aux extrémités de la terre. C’est lui que tous les puissants de la terre doivent adorer et servir en se soumettant à sa loi. Ce texte nous rappelle évidemment la fête de l’Épiphanie où l’on retrouve à plusieurs reprises le psaume 71, et l’on ne s’étonnera donc pas que l’on ait repris pour ce graduel la mélodie de celui de l’Épiphanie qui s’adapte très bien au texte de ce jour.
Dom Gajard commente ainsi la mélodie sur la pochette d’un ancien disque 33T non réédité :
« Elle vaut surtout par sa beauté propre, sa ligne, d’abord ample, puissante puis, dans les enthousiastes envolées du verset, extraordinairement souple et balancée parcourant par 2 fois toute l’étendue de la gamme modale pour aussitôt s’apaiser et se reposer dans un grand regard de complaisance ».
Alléluia : Potéstas ejus
Le texte provient du prophète Daniel qui eut, la 1re année du règne de Balthazar, roi de Babylone, une vision qui ressemble à celle que rapporte saint Jean au chapitre XIII et XIV de l’Apocalypse.
C’est la proclamation de la royauté éternelle du Fils de l’homme.
Potéstas ejus, potéstas ætérna, quæ non auferétur : et regnum ejus, quod non corrumpétur.
Sa puissance est une puissance éternelle qui ne sera pas emportée, et son règne est un règne qui ne sera point bouleversé.
Le Fils de l’homme, bien entendu, c’est le Christ ; il s’est lui-même à de nombreuses reprises attribué ce titre, notamment devant Caïphe. La mélodie est celle de l’alléluia du IVe dimanche après Pâques, Christus resúrgens : le Christ ressuscité ne meurt plus, la mort ne l’emportera plus sur lui. Le rapprochement entre les deux textes est évident. Cette mélodie est une magnifique acclamation ample et solennelle au Christ victorieux de la mort et de ses ennemis.
Offertoire : Póstula a me
Nous retrouvons un psaume messianique, le psaume 2.
Póstula a me, et dabo tibi gentes hereditátem tuam, et possessiónem tuam, términos terræ.
Demande-moi et je te donnerai les nations en héritage, et pour domaine les extrémités de la terre.
Dans le psaume, il s’agit du roi d’Israël, dont par l’onction sacrée Dieu a fait son fils, c’est-à-dire son représentant sur terre pour gouverner les nations en son nom, mais il est là aussi la figure du Messie, véritable fils de Dieu à qui toutes les nations doivent être soumises. La mélodie de cet offertoire emprunte ses formules à celles des offertoires de la messe de minuit et de la messe du jour.
Communion : Sedébit Dóminus
Nous terminons les chants du propre de la messe du Christ-roi avec l’antienne de communion Sedébit dont le texte est extrait du psaume 28, un chant de louange à Dieu pour sa majesté et sa toute puissance. Ce verset a été choisi à cause du mot Roi qui y figure et qui s’applique aujourd’hui au Christ. En outre, il évoque la paix qui est un des bienfaits de la royauté de Notre Seigneur.
Sedébit Dóminus Rex in ætérnum.
Le Seigneur siège sur son trône, Roi pour l’éternité.
Dóminus benedícet pópulo suo in pace.
Le Seigneur bénira son peuple dans la paix.
La mélodie est pleine de simplicité, et de cette paix dont parle le texte.
Ecologie intégrale : la priorité du sociétal sur le social
Denis Sureau analyse la fin de parution de la revue Limite. Cette dernière cherchait d’abord à convertir les cathos conservateurs à l’écologie (et leur faire dé-prioriser le sociétal) et pas tellement à christianiser l’écologie :
Née la même année que l’encyclique du pape François, Limite était un peu la revue de la « génération Laudato Si’ » mais aussi, sous un autre angle, de la « génération Manif pour tous ». Son ambition était de promouvoir l’écologie, mais une écologie intégrale, c’est-à-dire intégrant toutes les dimensions de la vie humaine, impliquant des combats sociaux (pour la justice sociale) et « sociétaux » (autour des questions de bioéthique). Ces différents aspects ne sont pas en soi incompatibles, l’individualisme libéral étant à la racine tant du « techno-capitalisme » que des « avancées progressistes » (PMA, GPA, etc.).
Mais la priorité donnée à l’une ou l’autre de ces dimensions peut être source de tensions, et celles-ci n’ont pas manqué de surgir. Les premiers engagements de ses jeunes initiateurs s’étaient principalement déployés dans le cadre de la Manif pour tous et des Veilleurs, ce qui avait conduit la presse de gauche à leur coller une étiquette de « droite » qui semblait inadéquate à ceux qui se déclaraient inspirés d’intellectuels tels que Jacques Ellul, George Orwell ou Ivan Illich. En cherchant à ne pas se montrer « conservateurs » au point d’être de plus en plus perçus comme une revue de « jeunes chrétiens de gauche », ils ont perdu des collaborateurs que cette appellation ne rebutait pas (Eugénie Bastié, du Figaro, Jacques de Guillebon, de L’Incorrect, mensuel proche d’Eric Zemmour) et étaient davantage préoccupés par les ravages du wokisme et de l’idéologie du genre que par la promotion de la permaculture ou des ZAD. Il manquait peut-être à Limite une vision spirituelle et théologique suffisamment forte pour harmoniser des sensibilités et des tempéraments intellectuels différents.
Une partie des abonnés a fini par ne plus se reconnaître dans une publication dont le filon écolo-catho commençait à s’épuiser. Après avoir compté deux mille abonnés pendant plusieurs années – chiffre plus qu’honorable pour une publication aussi consistante – et des ventes en librairie conséquentes, Limite a connu le sort d’autres revues indépendantes qui ne disposent ni de ressources publicitaires, ni de riches mécènes. Dommage.
Article excentrique du Figaro
Dans Le Figaro, Armelle Vincent publie un article à charge contre Kari Lake, candidate républicaine au poste de gouverneur de l’Arizona, soutenue par Donald Trump. Elle serait “conspirationniste” et “adepte de la désinformation”. La journaliste devrait se regarder dans un miroir… Elle ne parle pas de sa rivale démocrate, Katie Hobbs, idéologue du gender, qui croit qu’il y a 47 genres différents ! Ce qui lui attire cette moquerie de Kari Lake :
« Katie Hobbs pense qu’il y a 47 genres différents. Puisque nous sommes ici dans un rodéo, j’ai un défi pour toi. Katie, vas-y et essaie de traire un taureau, et dis-moi comment ça se passe. »
. @KariLake: “Katie Hobbs thinks there are 47 different genders. Since we’re here at a rodeo, I’ve got a challenge for you. Katie, go out and try to milk a bull and tell me how that goes” pic.twitter.com/UXw4VMC5LC
— Jack Posobiec 🇺🇸 (@JackPosobiec) October 24, 2022
Kari Lake a déclaré en 2022 qu’elle considérait l’avortement comme “le péché ultime” et a salué la décision de la Cour suprême qui a conclu qu’il n’y avait pas de droit fédéral à l’avortement en vertu de la Constitution américaine. Elle a exprimé son soutien à l’interdiction des avortements chirurgicaux et des avortements médicamenteux en Arizona. Elle a promis qu’en tant que gouverneure, elle expulserait les immigrants illégaux qui entrent en Arizona sans demander l’approbation fédérale et complèteraient les parties inachevées du mur frontalier de Trump. Elle s’est opposée à la législation LGBT et s’oppose à la création de toilettes spécifiques aux transgenres.
Elon Musk, Twitter et le transhumanisme
Suite au rachat de Twitter par Elon Musk, un lecteur nous propose cette tribune :
Cela fait 7 mois qu’Elon Musk fait tous les coups d’éclat possibles sur le rachat de Twitter.
Dans le débat public : deux sons de cloches par rapport à ce rachat, personne n’apporte d’argument constructif pour savoir si c’est une bonne chose ou non. Des personnes souvent à gauche qui crient au scandale, et d’autres souvent à droite qui scandent “l’oiseau est libéré” après des années de censure et de bannissement.
Mais en réalité, est-il raisonnable de penser qu’Elon Musk n’a fait ça que pour le plaisir de la liberté ?
Il n’a échappé à personne qu’Elon Musk est fondateur ou propriétaire des entreprises suivantes : SpaceX, Tesla, Paypal, OpenAI, Neuralink… Ainsi, le milliardaire détient l’espace, les déplacements, la gestion de monnaie, mais aussi les meilleures intelligences artificielles au monde, et les plus grandes avancées en matière de technologie transhumaniste.
Est-il donc toujours raisonnable de penser qu’Elon Musk a racheté Twitter dans le seul but de “libérer l’oiseau” ?
Chez nous, catholiques, la grande majorité ont crié victoire. Mais le problème est toujours le même : nous nous obstinons, sans comprendre les enjeux éthiques, à rester sur les mêmes plateformes numériques (Youtube, Facebook, Twitter) plutôt que de chercher une solution à long terme qui respecte l’être humain. Nous avons eu de nombreuses occasions d’aller vers ces plateformes, mais nous qui avons choisi de ne pas le faire, par simplicité, par manque de volonté.
Nous avons donc cherché à rester sur Twitter, et aujourd’hui nous crions victoire, alors que nous oublions le principal : Elon Musk est l’un des plus grands transhumaniste de cette Terre. “La mort de la mort, l’augmentation des capacités humaines, la création de la vie en éprouvette et l’utérus artificiel, la fabrication d’IA et la colonisation du cosmos sont les objectifs de ce mouvement qui promeut l’homme 2.0”.
Ses projets sont d’envoyer en masse coloniser Mars avec SpaceX, de modifier l’homme pour créer des cyborgs grâce aux technologies développer par Neuralink d’ici cinq ans !
Que manquait-il à Musk ? Twitter ! C’est le contrôle de ce que voient les gens, les interactions entre les utilisateurs, le libertarisme absolu (chacun est ce qu’il veut devenir).
Nous savons déjà que le projet d’Elon Musk avec Twitter est de créer une “application universelle”. C’est à dire, une application qui répond à tout et qui nous assiste dans tout. Finalement, c’est à la hauteur de tous les projets qu’il a eus jusqu’ici : cette application sera la grande porte d’entrée du transhumanisme dans notre quotidien.
Cessons donc de crier à la liberté ! Car nous n’avons pas la même définition de liberté. Sachons tirer humblement la leçon, et cherchons à comprendre les technologies que nous utilisons pour en avoir un usage qui respecte la dignité de l’homme !
« Le rachat de Twitter par Elon Musk est une victoire des transhumanistes.
Twitter + neuralink + NFT + Metaverse + OpenAI
C’EST UNE BOMBE TRANSHUMANISTE »
Saint Bruno, le grand silence
Aymeric Pourbaix reçoit le père Jean-François Thomas pour évoquer le fondateur des Chartreux dans l’émission de CNews Les plus belles figures de l’Histoire.
Monseigneur Alain Guellec nommé évêque de Montauban
Il était jusqu’ici évêque auxiliaire de Montpellier.
BraveVA
Le père Danziec est l’auteur de ce montage amusant :
Parce que s’y trouve un frangin,
parce que j’y compte des amis,
parce que la liberté est un trésor :#JeSuisLaPourVALa vidéo, c’est cadeau 😘
(et pour s’abonner, c’est par là ⤵️)https://t.co/5SNSwX7K5i pic.twitter.com/0ehLB9sBIc
— Père Danziec (@PereDanziec) October 28, 2022
Grand remplacement en Ile-de-France : les immigrés représentent 22 % de la population active
Le chiffre vient de la très complotiste Insee, dans une analyse du 27 octobre, révélant qu’il y a 1,25 million de travailleurs immigrés en Ile de France, soit 22 % de la population active. 38 % d’entre eux ont la nationalité française.
À titre de comparaison, la proportion d’immigrés au sein de la population active en Normandie, en Bretagne ou dans les Pays de la Loire atteint à peine 4 %.
Un peu plus de la moitié de ces immigrés sont nés en Afrique, et 27 % sont nés au Maghreb (Algérie, Maroc et Tunisie).
Le scandale Santier bouscule l’Eglise de France
Mgr Michel Santier a été sanctionné pour des abus spirituels commis à des fins sexuelles sur deux majeurs il y a 30 ans dans la Manche. Évêque de Luçon puis de Créteil de 2001 à 2021, Mgr Santier a commis ces abus dans le cadre d’une confession, ajoutant aux abus un sacrilège. Ce n’est qu’en 2019 que ces faits ont été révélés. Mgr Laurent Le Boulc’h a demandé à Mgr Santier de mener désormais « une vie de retrait et de prières » pour y assurer « un ministère restreint ». Mais le diocèse de Coutances était informé depuis plus d’un an. L’affaire a été révélée par Famille chrétienne.
Mgr Dominique Blanchet, actuel évêque de Créteil, a également réagi par un communiqué où il indique aussi que Mgr Santier se mettra davantage en retrait. Certes. Mais lui-même avait invité, en toute connaissance de cause, Mgr Santier à concélébrer la messe chrismale début 2022.
Et l’affaire ne s’arrête pas là car Mgr Dominique Lebrun a annoncé que d’autres victimes se sont fait connaître. Le diocèse de Luçon, où Mgr Santier avait exercé, a lancé à son tour un appel à témoins.
Mgr Santier a fondé, lorsqu’il était prêtre, en 1977, la communauté Réjouis Toi, installée dans le Carmel de Coutances, au nord du centre-ville, et qui comptait en 2015 près de 360 laïcs et une quinzaine de prêtres. Un prêtre de cette communauté a été condamné deux fois pour des faits de mœurs sur des mineurs.
Dans son assemblée plénière, du 3 au 8 novembre, les évêques ont prévu d’évoquer cette crise. Plusieurs rassemblements sont organisés en France ce week-end du 29-30 octobre pour « interpeller les évêques ». Après les gestes posés par l’épiscopat l’an dernier, à la suite du rapport de la CIASE, les fidèles se demandent ce qui a changé.
Nous avons à plusieurs reprises critiqué ici la méthode du rapport Sauvé. De fait, en donnant des chiffres astronomiques, dénués de toute réalité, et en dénonçant le “caractère systémique” des abus, le rapport Sauvé n’a fait qu’accuser l’institution ecclésiale, sans soulever la réalité des faits. C’est une injustice, pour ceux qui n’ont jamais commis quoi que ce soit, à savoir l’immense majorité des ecclésiastiques, mais aussi à l’encontre des victimes, ignorées sous le caractère systémique des abus. Car si tout le monde est coupable, il n’y a plus de coupable : le coupable n’a plus de visage, plus de nom… Un véritable rapport aurait dû donner des noms, des faits, des dates. C’est bien plus douloureux, car concret, mais certainement plus juste. L’Eglise aurait dû rendre publique les sanctions prises à l’encontre de Mgr Santier plutôt que de laisser croire qu’il a démissionné en 2020 pour des raisons médicales. Les scandales commis par Mgr Santier auraient pu être connus lors du rapport Sauvé en 2021.
7ème Rencontre Pax Liturgica à Rome : le lien entre la liturgie et la foi n’a jamais été aussi intense
La septième rencontre Pax Liturgica a commencé à l’Augustinianum de Rome en présence d’une assistance de plus de 150 personnes. Elle a été introduite par l’abbé Barthe, aumônier du Cœtus Internationalis Summorum Pontificum (CISP), et le professeur Rubén Peretó Rivas, coordinateur de la rencontre. L’abbé Barthe a souligné que le débat sur le lien entre la liturgie et la foi n’avait jamais été aussi intense aujourd’hui.
Trinidad Dufourq a dressé un état de la liturgie traditionnelle en Argentine: un aspect peu connu. La réforme liturgique ne s’est pas faite dans un climat de rupture avec un épiscopat qui est resté conservateur ; la communion dans la main n’a par ailleurs été introduite qu’en 1996.
Mgr Nicola Bux, consulteur et théologien romain qui a participé à plusieurs synodes auprès de Jean-Paul II, puis de Benoit XVI en tant qu’auditeur, a délivré un message d’espoir notamment axé sur la réforme de la réforme qui lui semble irréversible. Il a placé la question liturgique sous l’angle du rapport à Dieu. La liturgie est d’abord la reconnaissance des droits de Dieu avant même d’être celle des fidèles. Il a marqué son désaccord avec les remarques du Pape François qui juge irréversible la réforme liturgique. La liturgie est sacrée à cause de la présence de Dieu. Il faut reconquérir la sacralité du rite, c’est-à-dire la conscience de la présence de Dieu. La partie immuable découle du droit divin. Le culte, c’est la relation soignée entre chacun de nous et Dieu. Mgr Bux a également marqué son désaccord avec l’actuelle Congrégation pour le Culte divin. Il a rappelé cette intériorité sur laquelle insistait Mgr Klaus Gamber: il faut partir de cela. Il a pointé du doigt le fait que Desiderio Desideravi ne cite pas les textes de Benoit XVI.
Aldo Maria Valli (photo), blogueur et journaliste, a rappelé avec humour qu’il n’a jamais vu de converti se dire ému de la pastorale ou d’un synode. Quand on entre dans l’Église, on cherche la beauté et la vérité. Le latin est le sceau de l’universalité de l’Église. Avec l’introduction massive du vernaculaire, on a fait de l’Église un organisme purement humain.
Peter Kwasniewski, spécialiste americain des questions liturgiques et universitaires, a parlé des différences entre les évolutions homogènes du rite romain traditionnel et le nouveau rite de la messe de Paul VI. Le culte traditionnel, c’est une pietas. Une piété grandie dans le temps. Ce n’est pas seulement une sensibilité. Pour Peter Kwasniewski, le combat est bien engagé: les fidèles sont plus réactifs qu’ils ne l’étaient dans les années 1970. Les opposants peuvent annuler et abolir, mais ils échoueront un jour ou l’autre.
Christian Marquant, président de Paix Liturgique, a conclu cette rencontre. Les fidèles attachés au rite traditionnel ne sont pas des esthètes. Il a rappelé les critiques qui leur sont adressées: « vous n’existez pas ! » En fait, c’est une erreur d’être pessimiste. En 1976, un journal Le Progrès de Lyon avait publié une enquête qui estimait que 42% des catholiques estimaient que l’Église allait trop loin dans ses réformes et que 35% approuvaient les positions de Mgr Lefebvre. Les ennemis de la paix liturgique sont aux commandes, mais ils n’existent pas… Traditionis Custodes a été écrit parce que la Tradition rayonne dans le monde.
Faut-il célébrer Vatican II ?
60 ans après, que retenir du Concile Vatican II ? Pourquoi le pape François tient-il à célébrer cet anniversaire ? Les réponses du Club des Hommes en noir avec autour de Philippe Maxence, les abbés de Tanouärn et Célier, le père Danziec, Guillaume de Thieulloy et Laurent Dandrieu.
Jeunes trans’ : “On a été des cobayes”
En 1972, la Suède a été le premier pays au monde à reconnaître les transgenres. Constatant les conséquences délirantes de cette idéologie, elle a décidé cette année de ne plus accorder de traitements hormonaux à des adolescents, sauf à titre exceptionnel…
Angela Sämfjord, pédopsychiatre qui a créé l’une des cliniques pour enfants transgenres de Suède, a démissionné après avoir pris conscience :
“Quand j’y travaillais, on a bloqué la puberté d’adolescentes dès l’âge de 12 ans avec des médicaments, alors que c’est un diagnostic complexe. J’ai rencontré beaucoup de patients venus consulter pour une transition de genre qui avaient d’autres problèmes psychiques”.
“Un grand nombre étaient autistes, soit 25%. Je pense que la Suède s’est perdue. On a été plus vite que la science. Même si l’intention était de faire du bien à nos patients, on a donné des traitements médicaux sans suffisamment de preuves.”
Un adolescent témoigne :
“On a été des cobayes. Ils ont mené des expériences sans base scientifique. Qui fait ça en médecine ?”
Oui, quelle autre idéologie a utilisé les enfants comme des cobayes de laboratoire ?
“De nombreux parents qui s’opposaient à un traitement pour leur enfant et demandaient d’attendre, se sont vu traiter de transphobes. Les cliniques pour adolescents transgenres ont été jusqu’à signaler des parents aux services sociaux en leur disant : ‘Attention, nous avons un enfant transgenre dans cette famille et des parents transphobes.’ Et cela, juste parce que les parents voulaient qu’on prenne le temps avant de donner des hormones ou qu’on fasse une chirurgie à leur enfant.”
Scouts de France : un mouvement ni scout ni catholique
Valeurs Actuelles publie une enquête qui ne surprend plus, depuis le temps que ce mouvement adhère à toutes les idéologies :
[…] Le catholique pratiquant ne supportait pas qu’on l’accuse de prosélytisme quand il répondait aux questionnements de ses jeunes, athées, juifs ou musulmans. Un matin, il propose de « hisser les couleurs » pour rendre hommage à la nation. « C’est un truc de fachos des scouts d’Europe », lui rétorque-t-on. En “temps spi”, anciennement “temps de prière”, Antoine entend une conversation entre des jeunes et leur cheftaine. Un insigne LGBT épinglé sur son sac à dos, cette dernière expose à ses ouailles son « identité de genre », puis révèle sa « pansexualité », une attirance pour tout sexe et genre. Plus loin, une autre explique la difficulté d’être transsexuelle au sein de l’Église. « Ça n’a rien à faire dans le scoutisme, pense-t-il, on ne parle pas de ça à des jeunes. » Pourtant, la scène est banale. Antoine se résigne, compte le nombre d’occurrences du mot “inclusivité” au long de la journée : « J’étais épuisé, je n’avais plus envie de me battre. J’avais déjà décidé que j’allais quitter le scoutisme. »
Jambville, le 17 avril dernier, à la fin des Journées nationales des SGDF vient l’assemblée générale :
Tour à tour, des responsables présentent leurs résolutions additionnelles depuis l’estrade. Une jeune représentante associative s’avance au micro : « Pourquoi ne pas rédiger le plan en écriture inclusive ? » L’assemblée résonne d’un tonnerre d’applaudissements et de cris de soutien. Mieux : « Il y a plein de symboles à faire pour inclure les personnes qui ne se sentent pas genrées. Peut-être changer de nom, pourquoi pas “Scouts, Guides ou Neutres de France” ? » […]
« La pensée dominante est de gauche », résume un scout. « Voire d’extrême gauche mélenchoniste », renchérit un autre. « Leurs instances sont absolument progressistes au regard de l’histoire depuis les réformes des années 1960 », analyse Christophe Carichon. […]
Le 20 avril dernier, Marie Mullet-Abras-sart, présidente du mouvement, donnait une consigne de vote :
« Notre association n’est pas une association partisane. C’est une association politique. Dimanche, il me semble que nous ne pouvons pas nous tromper de discussion. » Et d’appeler à voter « contre un projet qui enferme, qui stigmatise, qui rejette la diversité des pensées et des cultures, loin des valeurs universelles et européennes qui fondent notre scoutisme ».
Wokisme, immigration, idéologie LGBT… ce qui reste étonnant c’est que ce mouvement soit encore reconnu par l’épiscopat comme un mouvement catholique.
Sous l’égide de ce pape, le christianisme n’est plus un culte, mais une morale
Lors d’une soirée exceptionnelle à Paris, Le Figaro a reçu Pierre Manent, professeur de philosophie politique, et Alain Finkielkraut, philosophe, écrivain, membre de l’Académie française, qui ont échangé durant près de deux heures. Outre la foi, ils ont également médité sur l’effacement de la matrice chrétienne dans l’Europe d’aujourd’hui. Le quotidien en a reproduit certains passages. Extrait :
Aujourd’hui, le pape François explique que l’Europe, par le passé, s’ est trop souvent concentrée sur sa volonté de puissance en oubliant le message évangélique. Le pape fait parfois l’éloge d’un monde sans frontières et d’une forme de multiculturalisme. Pour ses contempteurs, le christianisme, qui était l’âme de l’Europe, en deviendrait le dissolvant. Que vous inspire cette apparente contradiction ?
P. M. – Dans une atmosphère sociale et morale où la religion chrétienne s’ est renfermée dans les lieux de culte et où les fidèles ont perdu l’habitude de définir et de formuler l’objet de leur foi dans l’espace public, cet objet devient flou. Il se laisse alors envelopper dans cette religiosité qui forme ce qu’on peut appeler la religion civile de l’Europe, et même de l’Occident, à savoir la religion humanitaire, la religion de l’humanité. Celle-ci repose sur ce que Tocqueville appelait le « sentiment du semblable ». La compassion pour « l’autre homme » devient l’affect social par excellence. On comprend que cet affect soit confondu avec l’amour du prochain commandé par le précepte évangélique. Les effets de ces deux dispositions sont pour partie semblables. Pourtant, considérées en elles-mêmes, ces deux dispositions sont profondément différentes.
Par la compassion, comme l’a très bien analysé Rousseau, je m’identifie à mon semblable souffrant, je me mets à sa place, mais bien sûr je sais bien que je ne souffre pas, et même, dit Rousseau, j’éprouve nécessairement, malgré moi, le plaisir de ne pas souffrir. La charité ne vise pas d’abord le semblable, mais Dieu , qui est présent dans le pauvre, le malade, le prisonnier… Cela semble « moins humain » que la compassion, et ça l’ est , en effet, mais cela échappe au cercle de la ressemblance « trop humaine » . La charité surmonte, passe par-dessus les différences, mais elle ne les supprime pas. Sinon, la charité ne culminerait pas dans le commandement d’aimer nos ennemis – ceux avec qui il est impossible de s’identifier, pour qui il est impossible d’éprouver de la compassion. Je veux seulement marquer que la perspective chrétienne est toute différente de la perspective humanitaire. Celle-ci voit l’humanité se rassembler par la contagion irrésistible du sentiment du semblable. La similitude des hommes rendrait secondaires, finalement indifférentes, les différences entre les formes de vie des hommes. La charité chrétienne ne les juge pas secondaires ou insignifiantes. Comment pourrait-elle juger que les différences entre les religions sont sans signification véritable, et finalement sont indifférentes, alors que le seul principe véritable de l’unité finale des hommes réside pour elle dans le Christ ?
A. F. – Sous l’égide de ce pape, le christianisme devient vraiment « la religion de la sortie de la religion », pour parler comme Marcel Gauchet, et se confond avec le mouvement de la société moderne. Le christianisme n’est plus un culte, mais une morale : effacement de toute trace du divin au profit d’un « humanisme de l’autre homme ». Je reprends à dessein le titre d’un livre d’Emmanuel Levinas. Humanisme de l’accueil de l’étranger, de l’ouverture à l’autre ; seulement, Levinas affirme que cet humanisme ne peut pas se réduire à l’amour parce que l’humanité n’ est pas tout d’une pièce, et l’altérité non plus. L’humanité, c’ est la pluralité humaine. Ainsi, des questions se posent : qui est mon prochain ? Qui est le prochain du prochain ?
« Il faut à l’amour, dit Levinas, la sagesse de l’amour. »
Avec la morale humanitaire dans laquelle se reconnaît et s’accomplit le néochristianisme, la sagesse de l’amour est congédiée. Le philosophe Gianni Vattimo formule précisément cette morale :
« L’identité du chrétien doit se concrétiser sous la forme de l’hospitalité, se réduire presque totalement à prêter l’oreille à ses hôtes et à leur laisser la parole. »
Qu’ est -ce aujourd’hui que le Vatican, sinon une ONG planétaire ? […]
Le Robert n’est plus un dictionnaire
Le dictionnaire le Robert a été harcelé par le lobby LGBT. Et il a cédé. Concernant le mot “famille”, le dictionnaire indique :
«Les personnes apparentées vivant sous le même toit, et spécialement, le père, la mère et les enfants.»
Une définition qui n’a pas plu à l’Association Des Familles Homoparentales :
«Pourquoi ce “spécialement le père, la mère” dans une définition “restreinte” de la famille? Depuis 2013, la famille ce n’est plus uniquement “père, mère et leurs cinq enfants…”»
Cette loi de 2013 ne devait pas porter préjudice aux familles naturelles. On voit qu’il n’en est rien. Interrogé par BFM, Géraldine Moinard, directrice de la rédaction des éditions Le Robert, s’est excusée :
«Visiblement on a eu un oubli de report pour le mot famille exclusivement pour la version en ligne.»
En octobre 2021, Le Robert intégrait déjà le pronom fabriqué «iel». Concernant la définition du mot «famille», celle-ci doit être mise à jour «au maximum la semaine prochaine».
Nouvelles victoires judiciaire de l’Agrif
Succession de bonnes nouvelles :
Après ses récentes victoires judiciaires dans ses poursuites contre l’imam Mohammed Tataiat condamné par la Cour d’Appel de Toulouse, contre les Femen dont le non lieu a été annulé par la Cour d’Appel de Paris, l’Agrif vient encore d’enregistrer avec satisfaction l’arrêt de la Cour de Cassation du 25 octobre renvoyant le procès de Madame Manon Monmirel devant la Chambre de l’Instruction de la Cour d’Appel de Paris.
Rappelons que l’Agrif poursuit cette personne, assistante parlementaire, pour injure publique en raison de l’appartenance à la nation française : en l’occurrence ses propos publiés sur son mur facebook le 26 mai 2019 :
« Que la France et tous les Français aillent niquer leur mère. Pays de fasciste. »
«L’oiseau est libéré»
Elon Musk a racheté le réseau Twitter et a commencé à faire le ménage en limogeant trois dirigeants dès jeudi soir. «L’oiseau est libéré», a tweeté Elon Musk. Il vient officiellement d’acquérir Twitter pour la somme de 44 milliards de dollars.
the bird is freed
— Elon Musk (@elonmusk) October 28, 2022
Le directeur général Parag Agrawal, le directeur financier Ned Segal et le directeur des affaires juridiques et des politiques Vijaya Gadde ont été remerciés. Il avait indiqué dans les jours précédents à des investisseurs qu’il comptait, à terme, licencier quasiment 75% des 7.500 employés de Twitter.
Se présentant comme un défenseur de la liberté d’expression, Elon Musk a indiqué qu’il entendait assouplir la modération des contenus, et a ouvert la porte à un retour de Donald Trump. Retrouverais-je moi aussi mon compte Twitter ?
Plusieurs pays risquent de disparaître d’ici 10 ans
Cette annonce a été faite en 1989 par l’ONU. Les catastrophistes s’amusaient déjà à nous faire peur :
Juin 1989, Antenne 2 annonçait via l'ONU, que le réchauffement climatique allait dans 10 ans faire disparaître de nombreux pays comme les Maldives, Seychelles, Caraïbes, Pays-bas..
2022, les Maldives ouvrent un nouvel aéroport international. #catastrophisme pic.twitter.com/xQ3l420OQB
— Ξlpis (@Elpis_R) October 27, 2022
Un Etat à l’économie déficitaire et bloquée ne peut pas être une grande puissance
Dans son ouvrage sur sur Le Déclin d’un monde. Géopolitique des affrontements et des rivalités en 2023, Jean-Baptiste Noé aborde les questions économiques, soulignant que la puissance d’une nation passe par son économie.
Bainville fut un chroniqueur régulier, presque quotidien de l’économie, principalement dans les journaux L’Action française et Le Capital. Compte tenu de ses affinités intellectuelles avec le mouvement d’action française, on pourrait s’attendre à ce qu’il fasse l’apologie d’une vision corporative et passéiste de l’économie. Nous en sommes très loin. La lecture des chroniques économiques de Bainville révèle un libéral classique, dans la lignée de l’école libérale française. Son aversion pour Keynes porte autant sur sa vision des relations internationales que sur celle de l’économie. Il cite Frédéric Bastiat, dénonce le culte de “l’Etat Dieu” et le mythe de l’interventionnisme de l’administration en économie. Tout au long de ses chroniques il s’en prend au trop d’impôt et combat sans relâche l’impôt sur le revenu. C’est un positionnement économique qui peut surprendre et qui aujourd’hui, y compris à droite, le classerait parmi les “ultra-libéraux”.
Il n’est pas anodin que Bainville analyste des relations internationales et des rapports de force des puissances soit aussi un penseur de l’économie. Il ne peut pas en effet y avoir de puissance à l’échelle internationale s’il n’y a pas d’abord de puissance à l’échelle intérieure. Un Etat à l’économie déficitaire et bloquée ne peut pas être une grande puissance. L’anomie économique engendre l’anomie politique à l’échelle internationale. Sans richesse des nations, sans entreprises innovantes et performantes, sans excédent financier, un Etat ne peut prétendre à la grandeur.
I-Média : Rishi Sunak, l’homme du Grand Reset
L’image de la semaine
Cette semaine, Jean-Yves Le Gallou et Jules Blaiseau reviennent pour vous sur le 20ème congrès du Parti communiste chinois.
La victoire du Pr Perronne : un silence médiatique
Victoire du Pr Perronne devant la chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins. Les médias lui ont craché dessus quand il fut convoqué. Maintenant qu’il est blanchi, ils n’en disent plus un mot.
La revue de presse
Les rassemblements pour Lola et leurs “débordements”, la lutte pour le pouvoir au sein de Valeurs Actuelles, des dégradations d’œuvres d’art partout dans le monde au nom de la planète, des railleries entre chefs d’Etats et d’autres sujets encore.
Rishi Sunak, l’homme du Grand Reset
Portrait de Rishi Sunak, le nouveau premier ministre britannique. Derrière une apparence jeune, dynamique et diversitaire se cache une immense fortune et des liens inquiétants avec le Forum de Davos de Klaus Schwab et la Chine.
Pourquoi parler de la vie après la mort ?
Les pères de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier proposent durant les 30 jours du mois de novembre un programme pour nous préparer à la mort et au jugement, avec une vidéo de formation, un texte de méditation tiré des meilleurs auteurs de la tradition chrétienne et un exercice pratique. S’inscrire en ligne.
Jean-Robert Pitte livre sa vision de l’écologie, éloignée de celle du pape François
A l’occasion de sa venue à Savennières pour le festival Terres à vins Terres à livres, le géographe spécialiste du vin et du paysage, Jean-Robert Pitte a accordé un entretien à RCF. Celui qui est également président de la société de géographie revient sur les raisons du désamour entre les français et la géographie. Secrétaire perpétuel de l’académie des sciences morales et politiques, l’académicien nous partage aussi sa vision de l’écologie, bien éloignée de celle du pape François et aborde la question des éoliennes, de la transition énergétique et de l’enlaidissement du paysage français.
« La vraie malice du diable est de faire croire qu’il n’existe pas ». Nous y sommes.
De Gaspard Proust, dans le Journal du Dimanche du dimanche 21 octobre :
« Cher Fiodor,
Par je ne sais quel étrange concours de circonstances, me voilà propulsé dans cet automne doux et poisseux du Paris de 2022. Une chose immonde s’est produite ici. Quand je dis immonde, c’est pour t’épargner les détails les plus scabreux de l’affaire, mais tout ce que je peux te dire c’est qu’il s’agit de l’un de ces événements qui révèlent au monde le visage du mal absolu. Ce rictus, tu sais, qui se reconnaît entre mille parce qu’il coche toutes les cases possibles de la souillure : la victime, son âge, le supplice, le fait que ce crime aurait pu être évité … Les gens sont sonnés ; comme dépassés par eux-mêmes. Il y a un trop qu’ils ne savent plus nommer.
Des détails pseudo-mystiques ont filtré mais dans une société où Dieu et le diable ont été renvoyés au rayon farces et attrapes, seule la science est désormais habilitée à répondre aux questions sans réponses. Comme d’habitude, on convoquera les troubles schizophrènes et psychotiques ; termes pseudo-scientifiques, fourre-tout païens impuissants à décrire la bête prenant le contrôle d’une âme. Du cerveau, on avoue ne comprendre que 10% du mystère mais au procès on convoquera un collège d’experts, en réalité, un concile d’hypothèses. Certains commencent déjà à évoquer le viol que la criminelle aurait subi durant sa propre enfance, ce qui, sans expliquer, pourrait aider à comprendre. Comprendre … Si tous les carencés affectifs de la Terre commettaient des actes pareils pour se renconstruire, il n’y aurait sans doute plus grand monde sur cette planète.
Tu le devines, ce dont je te parle ne fut pas un crime mais un holocauste, un sacrifice rituel, une immolation offerte aux ténèbres. Mais va leur parler de Satan et cela réveillera en eux le dernier homme de Nietzsche, celui qui se croyant affranchi du Mystère balaiera le tout d’un « Fables et superstitions ». Et il clignera de l’œil, cet athée débordant de certitudes en contreplaqué, ce grand rieur de tout ce qui pourrait faire regarder l’homme vers plus grand que soi ! Je te rassure, son ricanement, il n’osera l’appliquer aux rites du judaïsme parce qu’il y a le passé tragique, ni aux rites de l’islam parce qu’il y a la peur, ni à ceux du bouddhisme parce que cela lui arrive quand même parfois de bégayer une prière en sanskrit avant son yoga matinal ! Alors, il ira se consoler en moquant le Crucifié ; pleutrerie prévisible du lâche pansant ses failles en allant claquer le bigleux au fond de la cour.
Non, cher Fiodor, jamais l’idée du diable ne viendra effleurer ces esprits modernes si déliés. Jamais les Homais à fibre optique ne s’étaient aussi bien portés et pourtant, il faut les écouter quand ils vous parlent de tel guérisseur à pendule ou de tel autre poseur de pierres magiques capables de vous expulser un lumbago ou de vous connecter le plexus solaire avec le wi-fi d’un tronc d’arbre. Ils ricanent de tout ce qui pourrait évoquer le Mal mais s’aplatissent devant l’idée d’une vague énergie céleste, d’une éventualité de vortex cosmique, pédants rationalistes mais adorateurs imbéciles du premier trou noir grimé en soleil ! Assis en lotus, ils chercheront désespérément à aligner leurs chakras pour se faire traverser par je ne sais quel fluide céleste. C’est à croire qu’ils se rêvent en kebabs tournant sur des broches de feu invisibles. S’accroupir, respirer et se rêver en rien, le voilà, l’Everest métaphysique de ces hommes nouveaux pour qui lutter contre le diable en s’agenouillant devant Dieu s’apparente à la plus suprême des idioties. L’émotion retombera. Si tu savais comme les choses vont vite ici … Le poète disait : « La vraie malice du diable est de faire croire qu’il n’existe pas ». Nous y sommes. Je t’embrasse. Aliocha Karamazov. »
Nicaragua : l’Eglise persécutée par le régime sandiniste
Reportage du Verbe :
En pleine crise économique, la pire depuis 30 ans, le Nicaragua est secoué par une tempête politicoreligieuse qui perdure depuis 2018. Les premières victimes de ce drame en plusieurs actes sont les évêques et les prêtres qui ont élevé la voix contre le président Daniel Ortega. Le Verbe a interviewé des témoins directs et indirects afin de comprendre les tenants et aboutissants de la fronde gouvernementale contre l’Église catholique du Nicaragua.
« Au cours des dernières années, il y a eu 190 attaques contre l’Église. Il y a eu des expulsions de clercs et de religieuses, d’évêques, et même du nonce apostolique, ainsi que des emprisonnements sur la base de fausses accusations, l’appropriation de bâtiments appartenant à l’Église, l’empêchement de célébrations eucharistiques, la fermeture de médias catholiques, des assignations à résidence, etc. », lance au Verbe une source sud-américaine bien au fait de la situation au Nicaragua.
Toujours selon ce même informateur,
« la Commission interaméricaine des droits de l’homme a indiqué que le gouvernement nicaraguayen a systématiquement violé les libertés civiles et les droits de l’homme, surtout depuis 2018. »
Une autre source, nicaraguayenne cette fois-ci, confirme au Verbe cette analyse :
« Le Nicaragua est dirigé par un dictateur. C’est une dictature de gauche. Il n’y a donc pas de démocratie. Les droits de la personne ne sont pas respectés. On ne respecte pas la dignité humaine. »
Ovide Bastien, ancien professeur et fondateur du programme Études Nord-Sud au Collège Dawson, explique de son côté que la présente crise entre Ortega et l’Église catholique remonte en avril 2018, alors que des manifestations ont éclaté contre une réforme des retraites. Le 18 avril, des commandos armés s’en sont pris violemment à des manifestants et à des journalistes. Cette journée-là, « il y a eu 300 morts », précise notre source nicaraguayenne. Le lendemain, d’autres manifestations violentes ont eu lieu entre les forces de l’ordre et des étudiants.
Face à cette situation explosive, l’évêque auxiliaire de Managua, Mgr Silvio Baèz a lancé un appel au président afin qu’il cesse d’utiliser la violence contre les manifestants. Devant un parterre d’étudiants rassemblés à la cathédrale de Managua, Mgr Baèz a remerciés les jeunes présents, tout en les qualifiant de trésor national.
Quelques mois plus tard, en juin 2018, l’évêque a déclaré à la fin d’une procession dans les rues de la ville de Masaya, située à 26 km au sud-est de Managua, capitale du pays, alors que des forces de l’ordre et des commandos s’étaient attaqués à des manifestants :
« Je veux lancer un appel à ceux qui sont venus pour tuer dans cette ville, je veux lancer un appel à ceux qui sont des tireurs d’élite (…) – je veux lancer un appel à Daniel Ortega et Rosario Murillo [la femme de Daniel Ortega – NDR]: plus un seul mort à Masaya ! Plus un seul mort ! »
Ovide Bastien mentionne que c’est à partir de ce moment que l’évêque Baèz est devenu une figure prophétique au Nicaragua. « Le gouvernement a tout fait pour le discréditer. » Menacé de mort à plusieurs reprises, il vit désormais en exil. Au sortir des célébrations pascales, il a été appelé par le pape François à demeurer au Vatican.
D’autres évêques se sont également levés pour dénoncer les agissements de Daniel Ortega. C’est notamment le cas de Mgr Rolando Alvarez, qui a été enfermé à l’archevêché de Matagalpa durant deux semaines, avant d’en être délogé manu militari, le 19 aout dernier. La dizaine de prêtres et de laïcs qui étaient avec lui ont également été brutalisés et insultés par les forces de l’ordre.
Notre informateur nicaraguayen souligne que des prêtres ont été arrêtés et envoyés à la tristement célèbre prison Chipote, où se pratiqueraient de la torture et des agressions physiques. Lors de l’entrevue, personne n’avait de nouvelles des prêtres qui y étaient emprisonnés.
Outre la répression physique envers les prêtres de l’Église catholique, Ortega s’en prend aux stations de radio et de télévisions catholiques.
« Neuf stations de radio catholiques ont été fermées et trois chaines catholiques ont été retirées de la programmation des télévisions privées, dont la chaine du diocèse de Matagalpa, sur laquelle Mgr Roland Alvarez animait plusieurs émissions », explique notre expert sud-américain.
[…]

