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Lola , un nouveau francocide

De Christian Baeckeroot, ancien député, pour le Salon beige:

Il faut s’incliner devant le martyre de la petite Lola , s’associer à la peine et au deuil de ses proches et le recueillement s’impose.

Mais le recueillement ne doit pas être l’oubli. Pour respecter la mémoire de la petite martyre, nous avons aussi un autre devoir, c’est le devoir de  vérité afin que la mort insoutenable de Lola puisse nous aider à combattre ce retour de la barbarie et à protéger demain les fils et filles de France.

Ce qui est indécent, c’est de se taire, de refuser l’examen de nos défaillances, de refuser de voir comment des territoires de plus en plus vastes échappent à nos lois, imposent leurs modes de vie.

Ce qui serait indécent, serait de renvoyer à des commissions d’enquête dont les conclusions, éventuelles, ne seraient pas connues avant de longs mois… quand l’actualité politico-médiatique regardera ailleurs.

Ce qui est indécent, c’est d’insulter  ceux qui réclament l’examen et le débat.

Au contraire, c’est le devoir de tous ceux qui ont des responsabilités – particulièrement les responsables politiques – de rechercher les causes qui menacent notre sécurité et la survie de notre civilisation, afin que le martyre d’une petite fille de France permette demain d’épargner des vies innocentes.

L’Arabie Saoudite se rapproche de la Russie

D’Antoine de Lacoste pour Le Salon beige :

Confiants, les Occidentaux attendaient une hausse de la production de pétrole de l’OPEP. Ils ont été gratifiés d’une baisse et il est donc peu probable de voir les cours baisser significativement. Leur oscillation entre les 120 dollars le baril constatés au mois de juin les 75 de septembre, devrait, sauf imprévu, se poursuivre. La baisse de la production est en effet compensée par les craintes de ralentissement économique mondial. De la guerre en Ukraine aux masochistes sanctions occidentales en passant par l’absurde politique sanitaire chinoise, les occasions ne manquent pas pour précipiter le monde dans la récession.

La décision de l’OPEP a ulcéré les Américains, Joe Biden en tête. Dans sa relation avec l’Arabie Saoudite, ce dernier aura multiplié les virages. Après avoir tonitrué qu’il ferait du royaume wahhabite « un paria » pour le punir de l’assassinat du journaliste d’opposition Kashoggi, il s’y est finalement rendu l’été dernier. Tout sourire, comme il sait si bien le faire, il a plaidé pour une hausse significative de la production de l’OPEP. Mohamed ben Salmane (MBS) n’a rien refusé, rien concédé non plus. L’argument maintes fois utilisé (« il ne faut pas financer la guerre de Poutine ») ne pouvait que laisser froid celui qui ne se sent pas concerné par la guerre en Ukraine, conflit purement européen estime-t-il, comme d’ailleurs bien d’autres dirigeants. De plus, les leçons de morale permanentes de l’Occident, et à géométrie variable, exaspèrent le royaume.

Et puis le couperet est tombé : l’OPEP+ (comprenant la Russie) a acté une baisse de production de 2 millions de barils/jours. Le contraire de ce qu’attendait Biden et ses vassaux occidentaux. Cerise sur le gâteau : il semble bien que l’Arabie Saoudite ait pesé de tout son poids (et il est fort important) pour qu’une telle décision soit prise.

Elle est lourde de sens. L’Europe, obsédée par sa croisade anti-russe, n’a pas anticipé les conséquences énergétiques des sanctions prises contre son principal fournisseur. L’Amérique avait promis son aide diplomatique, et voilà qu’elle est inopérante. Car qu’on ne s’y trompe pas : si les Américains sont ravis de vendre leur coûteux GNL (Gaz Naturel Liquéfié) à l’Europe, ils ne peuvent quantitativement compenser le gaz et le pétrole russes.

Bien embarrassé, Joe Biden a solennellement annoncé qu’il allait « réévaluer » la relation de l’Amérique avec l’Arabie Saoudite. On attend avec intérêt un train de sanctions, pathologie américano-européenne en pleine expansion. Cela n’a pas beaucoup ému MBS et un ministre saoudien a rappelé que les membres de l’OPEP+ avaient pris cette décision à l’unanimité.

Cela n’arrange évidemment pas les affaires des démocrates à quelques semaines des élections « mid-term » à l’issue desquelles ils risquent de se retrouver minoritaires tant au Sénat qu’à la Chambre des représentants. L’inflation ne baissera pas aux Etats-Unis et les prix à la pompe resteront très élevés.

Le risque pris par MBS est important : les achats d’armes par les Saoudiens aux Américains sont considérables et le Congrès peut bien décider de les restreindre ou de les suspendre. Il est manifestement décidé à prendre ce risque.

Tout cela en dit long sur la nouvelle donne géopolitique en cours. L’Occident, à force de parler sans cesse de l’isolement russe, ferait bien de changer de prisme. Vu d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique latine, le climat est bien différent. L’alliance des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du sud) se porte bien et l’on dit que l’Algérie et l’Iran frappent à sa porte. L’Iran qui a justement intégré l’OCS (Organisation de coopération de Shangaï) dont le sommet de Samarcande (Ouzbékistan) fut une réussite où l’on a célébré la naissance d’un monde multipolaire qui tentera de mettre fin au monde unipolaire tenu par l’empire américain et accepté par ses vassaux européens.

C’est l’enjeu géopolitique majeur des prochaines années.

La Manif pour tous avait raison sur tout dès 2012

Dans La Croix, Ludovine de La Rochère répond à une tribune accusatrice réclamant « un audit de la façon dont l’Église aborde la sexualité et le genre ». Extrait :

[…] De fait, le mariage, qui implique la filiation, est une question anthropologique et éthique de grande importance. Il en va de la prise en compte de la différence et de la complémentarité des sexes, constitutives de notre humanité et de notre psyché, et des besoins de l’enfant : car non seulement celui-ci ne peut pas venir au monde sans l’union (sous la couette ou dans l’éprouvette) d’un homme et d’une femme (ou de ce qui leur est propre, constitutif d’eux-mêmes, à savoir leurs gamètes) mais, en outre, né de l’un et de l’autre, l’enfant a besoin de les connaître.

Les partisans des revendications LGBT répètent à l’envi que La Manif pour tous serait clivante. En vérité, c’est le mariage de personnes de même sexe qui a profondément clivé la société. Détourner l’accusation de clivage, c’est tenter de culpabiliser ceux qui ne sont pas d’accord pour tuer le débat. Celui-ci est pourtant sain et nécessaire, et même vital pour la démocratie.

Quant à la prétendue homophobie des manifestants, il faut bien comprendre que ce sont en fait les associations militantes et leurs alliés qui n’ont pas cessé de dire que les manifestations se faisaient contre les homosexuels. Il s’agit là d’un procédé mensonger, dont je comprends – et je m’en désole – qu’il ait pu blesser. J’appelle donc à bien situer l’origine des messages véhiculés et à ne pas se tromper d’émetteur ! À ce sujet, rappelons-nous aussi que nombre de personnes homosexuelles se sont opposées, y compris en manifestant, au projet de loi Taubira.

La Manif pour tous fêtera cette année son dixième anniversaire, qui sera l’occasion d’un bilan. Mais une tribune parue dans Libération le 20 avril 2018 l’a en partie déjà fait : « La Manif pour tous avait raison sur tout » était son titre. Oui, à l’inverse des clichés véhiculés, nous avions malheureusement raison dès 2012 : fondée sur l’idéologie du genre, le mariage de personnes de même sexe a fait avancer l’indifférenciation des sexes dans notre droit et dans notre culture. Et en ouvrant de facto l’adoption aux couples de même sexe, il a entraîné la PMA sans père et la revendication chaque jour plus pressante de la GPA.

Aujourd’hui, notre droit ne dit plus époux et épouse, mais seulement époux ; il ne dit plus père et mère, mais seulement parent. Nombre d’écoles utilisent les termes « parent 1 » et « parent 2 » dans leurs formulaires et célèbrent « la Fête des gens qu’on aime » à la place de la Fête des mères et de la Fête des pères. Cet appauvrissement affligeant ne gêne pas ceux qui, en même temps, ne cessent de dire – à juste titre – que la diversité et la différence nous enrichissent.

De même, « l’identité de genre » – notion purement subjective – a envahi notre droit, changer de sexe à l’état civil est devenu possible quasiment sur simple déclaration, la PMA sans père a fini par être légalisée et un père vient d’être inscrit comme mère sur l’acte de naissance de son enfant… Plus grave encore, le nombre d’adolescents qui ne savent plus s’ils sont garçons ou filles explose, ce qui conduit à une hausse impressionnante du nombre de mineurs qui prennent des bloqueurs de puberté puis « transitionnent ». Le caractère irréversible des traitements hormonaux et l’ignorance des effets à long terme ont conduit plusieurs pays à mettre un terme à ces pratiques. Hélas, la France s’engage au contraire à fond dans cette voie.

Cependant, avec La Manif pour tous, de très nombreux Français ont pris conscience des enjeux et compris qu’ils nous concernent tous puisqu’ils infusent dans toute la société. Inquiets des risques pour les plus vulnérables, ils agissent de multiples manières. Grâce à eux, d’autres mesures – PMA pour les personnes trans, légalisation de la Ropa et de la GPA, coparentalité… – ont été évitées, notamment lors de la révision de la loi bioéthique.

En dépit des manipulations évoquées, le débat reste ouvert, les publications se multiplient, de nombreux jeunes s’engagent aussi, heureux d’agir pour protéger l’enfant, la femme et l’homme du déni de ce qu’ils sont.

Ils sont convaincus que, tôt ou tard, la société redécouvrira la richesse inouïe de la différence des sexes, et l’amour, qui implique le respect de chacun, à commencer par le plus petit. Mais cela ne se fera pas tout seul, c’est pourquoi La Manif pour tous poursuit son action.

Consultation pour un nouvel autel à Notre-Dame de Paris : Paix Liturgique fera des propositions

Paix Liturgique sera, comme chaque samedi, le 22 octobre, devant la nonciature apostolique, 14bis avenue du Président-Wilson, de 12h à 12h 30, pour veiller :

Les fidèles parisiens de Ste-Odile, St-Eugène – Ste-Cécile, St-Roch, Notre-Dame-du Travail, St-Georges-de-la-Villette, Ste-Clotilde, St-François-Xavier (Juventus Traditionis), Ste-Jeanne-de-Chantal, très préoccupés parce que les suppressions de messes demeurent et parce que d’autres suppressions semblent menacer, entendent « mettre la pression ». Les cinq échanges informels qu’un certain nombre de représentants de ces catholiques ont eu avec Mgr Ulrich, à la fin de la messe des parlementaires, à Sainte-Clotilde, le mardi 11 octobre, de même que la vive et franche conversation entre des paroissiens de de Saint-Eugène et Mgr Verny, évêque auxiliaire, ont montré que les autorités parisiennes cultivaient pour l’instant un grand flou artistique sur leurs intentions.

Ce qui ne peut durer. Les fidèles concernés veulent que soient clarifiées les intentions épiscopales sur les messes supprimées, sur la possibilité en justice donnée à tout prêtre de célébrer la messe traditionnelle à Paris, sur la réception des sacrements, spécialement de la confirmation. Selon les réponses, ou l’absence de réponses, ils agiront en conséquence.

Par ailleurs, Mgr Roland, évêque de Bellay-Ars, devenu bergoglien radicalisé, a publié le 11 octobre une lettre caricaturale destinée aux prêtres et aux diacres sur la mise en application de la réforme liturgique. Le brave homme y interdit tout ce qu’il croit être capable d’interdire, comme il y a 50 ans, et y rêve de l’abandon progressif par les fidèles traditionnel des richesses de la liturgie traditionnelle pour venir jeûner au pain et à l’eau de la liturgie nouvelle !

Un certain nombre de pasteurs, déconnectés du réel, font ainsi comme lui une fixation idéologique contre le rite ancien. Ils croient encore avoir la légitimité d’imposer une autorité répressive qu’ils n’exercent contre personne d’autre.

Pour finir, je puis vous annoncer que Paix liturgique compte bien profiter des projets du diocèse de Paris, qui lance une consultation visant à sélectionner l’artiste ou groupement d’artistes auquel l’archevêque confiera la conception et la réalisation du mobilier liturgique de la cathédrale Notre-Dame en vue de sa réouverture, pour faire des propositions concrètes.

Silvio Berlusconi a renoué avec Vladimir Poutine

Stupeur en Italie : Silvio Berlusconi, chef de file du parti Forza Italia, a affirmé :

“J’ai renoué les liens avec Poutine… Pour mon anniversaire, il m’a envoyé 20 bouteilles de vodka et une lettre très douce, et moi, je lui ai répondu avec des bouteilles de lambrusco et une lettre tout aussi douce. Il avait déclaré à mon sujet que j’étais le premier de ses cinq vrais amis.”

S’agissant de la guerre en Ukraine, l’ancien président du Conseil a précisé ne pas pouvoir exprimer son opinion personnelle “parce que si cela arrive aux oreilles de la presse ce sera une catastrophe, mais je suis très, très, très préoccupé”.

Forza Italia a publié un communiqué pour clarifier la position du parti et de Berlusconi vis-à-vis de la Russie et de l’Ukraine, “en ligne avec celle de l’Europe et des Etats-Unis”. En effet, Antonio Tajani, un proche de Berlusconi, est pressenti pour les Affaires étrangères.

Dans la suite de l’enregistrement audio de la conversation, Berlusconi faire porter la responsabilité de la guerre au président ukrainien Volodymyr Zelensky qui selon lui «a triplé les attaques» contre le Donbass.

«En 2014 à Minsk, en Biélorussie, un accord est signé entre l’Ukraine et les deux républiques nouvellement constituées au Donbass pour un accord de paix et que personne n’attaque personne. Un an plus tard, l’Ukraine jette aux orties cet accord et commence à attaquer les frontières des deux républiques».

Il évoque «5-6-7 mille morts» dans ces combats puis «Zelensky arrive et triple les attaques contre les deux républiques».

Laïcisme

La mairie de Cogolin a été condamnée en juillet à enlever une statue de saint Maur du domaine public. Le maire veut la réinstaller à proximité.

C’est une lutte avérée contre notre patrimoine, sous prétexte de laïcité à la mode 1905. Ça s’apparente un peu à du wokisme, où il n’y a plus de spécificités, plus de frontières.

Robert Oller, président de la Fédération varoise de la pensée, est en guerre contre cette statue.

“Le jour où la statue sera déplacée, on refera un courrier au maire de Cogolin, avec copie au préfet”.

Est-ce vraiment un symbole simplement religieux, ou peut-on y voir une statue de tradition et culturelle, avance le député RN Philippe Lottiaux.

150 personnes réunies à Lyon afin de prier pour la famille de Lola

Devant le palais de justice :

Voici la liste des rasemblements d’aujourd’hui :

Le supplice de Lola repose la question du rétablissement de la peine de mort

De Bernard Antony :

La petite Lola, 12 ans, violée, torturée, asphyxiée dans une malle, égorgée.

Un démoniaque acharnement pour la faire souffrir. Indicible cruauté.

Pauvre enfant, livrée au comble de la perversion, de la suffocation, de la terreur, de l’épouvante.

Sa satanique tortionnaire : une jeune femme algérienne théoriquement interdite de séjour en France. Des complices à l’évidence : deux ou trois, la suite de l’enquête le dira. Nés en Algérie également.

Savoir cela n’est pas une explication, du moins suffisante, ce n’est pas une réponse à l’obsédante question : pourquoi ?

Pourquoi pareille cruauté à une telle hauteur du mal, dans l’infinie méchanceté dont l’être humain dénaturé est capable ?

Parce qu’innocente ? Parce que jolie, lumineuse, parce que tout simplement française ?

A la nouvelle de ce crime, pour nous et pour tant d’autres de notre famille du Centre Charlier, l’irruption de la mémoire jamais durablement enfouie du martyre de la petite Jeanne Marie Kegelin; supplice perpétré par le démoniaque gitan Pierre Bodein. Et sans que l’on n’ait jamais appris vraiment, par une enquête très contestée si d’autres gens de sa tribu n’auraient rien su ou vu…

Quoiqu’il en soit, l’obsédante question du pourquoi de pareils crimes rejoint l’universelle interrogation du pourquoi du mal.

Mystère du pourquoi de l’existence de Satan.

Devant ces crimes revient sans cesse l’inépuisable question de leur châtiment.

La peine de mort, nous dit-on, a été remplacée plus humainement par celle de la détention à perpétuité pour les pires criminels. Voire ? La réalité, aujourd’hui chacun le sait, c’est qu’il n’y a plus réellement de peine à perpétuité, incompressible, prévue par notre législation.

Alors, comment ne pas reposer la question du rétablissement de la peine de mort ou du moins de la réelle perpétuité ?

Géographiquement incorrect

Analyse du nouveau livre de Christophe Guilluy, « Les Dépossédés », par François Bousquet :

[…] Guilluy a de la suite dans les idées. C’est l’homme d’une idée fixe, mais cette idée fixe est une des clefs de compréhension des votes Trump, Johnson, Le Pen. C’est un enfant de la gauche avant qu’elle ne devienne l’auxiliaire de la mondialisation. Un poulbot de Belleville avant que Belleville ne se transforme en parc à thèmes kitsch et plébéien où les cols blancs surjouent un rôle de col bleu sorti d’une friperie solidaire d’Emmaüs, où cette vache – tarée ou tarie – de Virginie Despentes prend des airs de Mistinguett de la défonce et de Louise Michel des frères Kouachi, où ce paon boursoufflé de Benjamin Biolay se dandine comme un Maurice Chevalier sans coffre des Buttes-Chaumont. Le contraire de Guilluy. Rat des villes, il est l’ambassadeur des rats des champs, avec un petit côté Gavroche qu’il cultive, un Gavroche qui aurait survécu au feu de la Garde nationale sans rien perdre de ses illusions, mais pas de ses cheveux. Car il est chauve autant qu’on peut l’être. Au cinéma, il pourrait jouer la doublure de Bruce Willis. Il serait le John McClane de la France périphérique. Comme Bruce Willis, il interpréterait toujours le même rôle, mais dont on ne se lasserait pas : venger les ploucs que nous sommes des bobos et des technos qui les assaillent.

« Gentrification » et « airbnbisation »

Jean Sévillia a lancé la mode de l’historiquement incorrect ; la spécialité de Guilluy, c’est le géographiquement incorrect. Ces Messieurs de l’Université l’ont donc banni – rien de nouveau depuis Rabelais –, Jacques Lévy en tête, le Trofim Lyssenko de la géographie savante. Jacques Lévy est l’archétype du mandarin qui ne regarde pas la Lune, mais le doigt qui montre la Lune. Il le triture dans tous les sens, il le tord, il le mord. Le doigt, c’est Christophe Guilluy ; et la Lune, c’est la France périphérique, face cachée des représentations médiatiques et universitaires. Comme dans « La lettre volée » d’Edgar Allan Poe, tout le monde avait le peuple sous les yeux, mais personne ne le voyait. Guilluy l’a vu. Une France reléguée, invisibilisée, infériorisée, qui se partage les miettes et le mépris. Pour rappel, l’ensemble des grandes métropoles – soit 5 % du territoire – produit 50 % des richesses. Les 95 % restants, c’est la France qui fume des clopes et roule au diesel. Les « déplorables » aux États-Unis, les dépossédés ici.

La carte de France ne sera bientôt plus qu’une carte du prix de l’immobilier, avec le mètre carré pour seul mètre étalon. Le prix du mètre carré consacre le retour du mouvement des enclosures. Pour ceux qui l’auraient oublié, ce mouvement a redessiné le visage de la Grande-Bretagne aux XVIe et XVIIe siècles en privatisant les terres communales et seigneuriales qui bénéficiaient d’un droit d’usage au profit des paysans. Hier, chassée des campagnes, cette main-d’œuvre servile a grossi les rangs de l’industrie naissante. Aujourd’hui, chassée des villes, elle fournit les cohortes périurbaines de la désindustrialisation. Le scénario se répète partout. Partout les « Anywhere » chassent les « Somewhere ». Nul besoin d’envoyer la troupe, les promoteurs immobiliers suffisent. Alors, la « gentrification » et l’« airbnbisation », les deux mamelles de la France d’après ?

Bobo sapiens, ses enclaves et ses esclaves

Celui qui veut comprendre l’effondrement électoral de la gauche doit impérativement lire Guilluy. Même si c’est lui qui a désensablé la France périphérique, le sujet qu’il maîtrise le mieux, c’est la France métropolitaine, celle que Bobo sapiens, comédien et martyr, a colonisée. Ses livres en dressent la sociologie féroce et réjouissante. Son habitat confortable et son habitus conformiste.

Le propre des bobos, c’est de se raconter des bobards. De faire semblant d’être ce qu’ils ne sont pas. Des artistes, des bohèmes, des révolutionnaires. Alors qu’ils appartiennent de plain-pied à la classe dominante. À eux, le capital culturel légitime. À la bourgeoisie d’affaire, le capital économique. À eux deux, le pouvoir sur les esprits. Ainsi fonctionne l’alliance des libéraux-libertaires dont le capitalisme woke est l’ultime avatar.

La société ouverte est une contradiction dans les termes. Elle n’est ouverte que pour ceux qui ont les moyens de la mobilité. Et fermée pour tous les autres. Voyez comme les grandes métropoles ont dressé des murs – je dis bien : des murs, et pas des ponts – en rétablissant l’octroi, impôt féodal, à leurs portes. Le 1er janvier 2023, c’est-à-dire demain, les véhicules diesel immatriculés avant le 1er janvier 2011 ne pourront plus pénétrer dans les grandes villes. Ce qui condamne des millions de Français et leurs véhicules. Les seuls pauvres qui pourront franchir ces barrages filtrants seront Fatoumata la nounou, Kader le chauffeur Uber, Mamadou le livreur, plus ces passagers clandestins que sont le migrant et le délinquant. Les électeurs de Macron et de Mélenchon auront ainsi leurs « nègres de maison », ainsi que les appelait Malcolm X. Des enclaves et des esclaves.

La double peine pour les ploucs

Tout est fait pour occulter la réalité centrale de notre temps : la guerre des territoires et l’enclavement de la majorité fractionnée dans une archipélisation mortifère qui interdit la constitution d’un bloc majoritaire. Il s’agit à chaque fois d’ensevelir le peuple sous des représentations tronquées. Cette guerre des représentations est à sens unique. Elle est menée par les minorités trans, woke, racisées, grâce au financement des ONG et des multinationales qui travaillent main dans la main. Aucun appareil de propagande n’en a jamais eu la puissance de feu. Le cinéma, les séries, les médias centraux, l’Éducation nationale, etc. Tous racontent la même fiction, le fameux « narratif » des communicants, avec un panurgisme sans précédent. L’objectif ? Bâillonner le sujet politique majoritaire.

De fait, toutes les contestations d’envergure qui ont vu le jour depuis trente ans viennent de la périphérie, du référendum de Maastricht aux Gilets jaunes. Aucun mouvement social d’ampleur n’est sorti d’un mélenchonisme de carnaval ou de l’intersectionnalité. La manifestation de dimanche « contre la vie chère et l’inaction climatique » organisée par la Nupes en fournit l’illustration clownesque. Quoi de commun entre les « fins de mois » difficiles et les « fins du monde » climatiques ? Rien. Il ne peut pas y avoir de convergence des luttes là où il y a divergence des buts.

Depuis trente ans, les « fins du monde » font payer aux « fins de mois » leur bonne conscience pseudo écologique : en surtaxant le diesel et en détaxant le kérosène ; en écotaxant la voiture à essence tout en signant des accords de partenariat au bilan carbone désastreux avec la Nouvelle-Zélande ou le Canada ; en subventionnant les inabordables voitures électriques, joujou surpolluant du bobo et du retraité macronien, moyennant des primes à l’achat exorbitantes ; en implantant partout des éoliennes pour faire marcher le vélo électrique des citadins ; en roulant à 80 km/h pour que le cadre télétravaillant à la mer puisse surfer en 5G. C’est la double peine pour le plouc et le coup double pour le bobo dans le vent. À l’un la dégringolade, à l’autre la martingale d’un jeu d’argent truqué.

Nos grandes espérances

Mais le « narratif » dominant est en panne. 13 millions de gens ont voté Marine au second tour, 13 millions se sont abstenus, 2 millions ont voté blanc. Ainsi le bloc populaire cher à Jérôme Sainte-Marie se consolide-t-il élection après élection. Alors, certes, on pourra reprocher à Guilluy de mythifier ce peuple en transformant les gens ordinaires en créatures littéralement extraordinaires à force de leur conférer une sorte de vertu immanente et de décence immaculée, loin, très loin, de qu’ils sont dans la vraie vie. Qu’importe ! Il a magistralement démystifié les trois fables sur lesquelles repose la mondialisation : il n’y a pas d’alternative, la société n’existe pas et la majorité est archipélisée. Or, il y a une alternative, la société n’est pas morte et la majorité silencieuse est en train de se coaguler. Voilà notre espérance pour les années à venir. On a connu pire perspective.

Le Sénat rejette la proposition de loi sur l’avortement

Ce mercredi au Sénat, la majorité de droite a repoussé en première lecture la proposition de loi, bénéficiant par ailleurs de l’aval du gouvernement, visant à inscrire le droit à l’Immolation de Vie Gênante et à la contraception dans la constitution.

La proposition de loi, soutenue par le gouvernement, a été rejetée par 139 voix pour et 172 voix contre.

Stéphane Ravier dénonce la dernière lubie de la gauche consistant à constitutionnaliser l’avortement

A la tribune du Sénat :

Les députés européens votent l’interdiction du financement par les institutions européennes de campagnes promouvant le hijab

Lors du vote du budget au Parlement européen, François-Xavier Bellamy a redéposé avec le PPE un amendement pour interdire que la Commission européenne finance de nouvelles campagnes promouvant le hijab : il vient d’être adopté par le Parlement.

François-Xavier Bellamy avait proposé son amendement au budget de l’UE le 6 octobre, croyant l’emporter facilement en raison de l’actualité iranienne. Mais c’était un amendement oral, et il suffit de 40 députés qui s’y opposent pour qu’il soit rejeté. Or il s’était trouvé facilement plus de 40 députés de gauche complices des islamistes. Cette fois il a déposé un amendement écrit (avec une quarantaine de députés PPE). Et il a gagné avec une majorité de 28 voix sur 645 votants. Le vote a montré que 280 députés européens sont favorables à la promotion du voile islamique par les institutions européennes. Plus de la moitié du groupe macroniste (dont le chef du parti Stéphane Séjourné) a voté contre.

En 2021, une campagne de l’UE vantait « la beauté est dans la diversité comme la liberté est dans le hijab ». En juin dernier une fillette voilée illustrait les résultats d’un sondage sur les aides au développement.

L’avortement, thème de campagne des élections de mi-mandat aux Etats-Unis

A trois semaines des élections de mi-mandat, qui s’annoncent difficiles pour les Démocrates, le “catholique” Joe Biden a tenté de mobiliser les Américains autour du droit à l’avortement, en promettant de l’inscrire dans la loi fédérale dès janvier en cas de victoire démocrate au Congrès. Le président mise sur l’indignation déclenchée par l’arrêt de la Cour suprême en juin pour faire le plein des voix à gauche et au centre.

“Rappelez-vous ce que vous avez ressenti ce jour-là (…) la colère, l’inquiétude, l’incrédulité”. “En quatre mois, des lois interdisant d’avorter sont entrées en vigueur dans 16 Etats”.

Si les électeurs renforcent la majorité démocrate,

“la première loi que j’enverrai au Congrès visera à codifier Roe,”. “Et dès que le Congrès l’aura adoptée, je la signerai, en janvier”.

Une proposition de loi protégeant le droit à l’avortement a déjà été adoptée par la Chambre des représentants. Le texte patine au Sénat. Puisque la chambre haute compte 100 élus, il faudrait que les démocrates remportent deux nouveaux sièges pour changer la donne, tout en conservant leur majorité à la chambre basse. L’objectif semble très ambitieux, surtout que les élections de mi-mandat sont généralement l’occasion de sanctionner le parti du président.

Seule la Yougoslavie de Tito a inscrit l’avortement dans sa constitution

Nicolas Bauer, chercheur associé au European Centre for Law and Justice (ECLJ) et doctorant en droit à l’université de Strasbourg, signe une tribune dans Le Figaro contre l’inscription de l’avortement dans la Constitution :

«C’est un droit de l’homme de décider librement de la naissance de ses enfants»: cet article est la seule expérience au monde d’insertion d’un droit à l’avortement dans une Constitution. C’était en 1974, dans l’ex-Yougoslavie socialiste de Tito. Ce «droit à l’avortement» pouvait alors s’exercer jusqu’à dix semaines de grossesse. Après la dislocation de la Yougoslavie, les pays qui la composaient ont supprimé ou modifié ce droit constitutionnel. En Serbie, en Slovénie et en Macédoine du Nord, il existe aujourd’hui une liberté de «procréer», mais pas une liberté d’avorter.

Un an auparavant, en 1973, c’est par une jurisprudence constitutionnelle que l’IVG s’est imposée aux États-Unis. Dans la fameuse décision Roe vs. Wade, la Cour suprême avait considéré que la liberté d’avorter pouvait être déduite de la Constitution des États-Unis. Cette liberté constitutionnelle était valable jusqu’au seuil de viabilité du fœtus (20 à 24 semaines de grossesse). Elle a été supprimée en juin 2022, par la récente décision Dobbs vs. Jackson de la Cour suprême. L’avortement a ainsi été déconstitutionnalisé et relève à nouveau du domaine de la loi.

Depuis les années 1970, des universitaires et militants anglo-saxons plaident pour la constitutionnalisation de l’IVG partout dans le monde. Après la chute des régimes communistes au tournant des années 1990, ils n’ont plus cité l’expérience yougoslave. La Constitution socialiste de 1974, surtout connue pour avoir proclamé Tito président à vie, est devenue une référence embarrassante. C’est Roe vs. Wade qui était le modèle de ceux qui veulent constitutionnaliser l’IVG. Entre 1973 et 2022, Roe était indétrônable: c’est la protection constitutionnelle de l’IVG la plus étendue qui ait existé au monde. La décision Dobbs de 2022 a ainsi détruit un symbole.

Ces expériences étrangères ont montré qu’une constitutionnalisation de l’avortement est révocable. Comme toute norme juridique, les Constitutions et les jurisprudences constitutionnelles peuvent devenir obsolètes. Cela a bien sûr été le cas en Yougoslavie avec la fin du socialisme, mais également pour Roe vs. Wade en raison de progrès scientifiques. De fait, le «seuil de viabilité» était considéré comme d’«environ sept mois (28 semaines)» par Roe, alors que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) peut le fixer aujourd’hui autour de 20 semaines de grossesse.

Depuis la décision Dobbs de 2022, le débat sur la constitutionnalisation de l’IVG a été relancé dans plusieurs pays. Le Gouvernement français a annoncé soutenir une constitutionnalisation de l’IVG en juin dernier, puis est resté silencieux depuis. Les Chiliens ont rejeté en septembre par référendum un projet de Constitution incluant un droit à l’avortement. Pour le moment, aucun État n’a inscrit un droit à l’IVG dans sa Constitution, à l’image de l’ex-Yougoslavie. Quant aux jurisprudences protégeant l’IVG au niveau constitutionnel, elles sont fragiles et très peu nombreuses: Slovaquie (2007), Croatie (2017) et Colombie (2022).

Ce qu’ils ne sont pas parvenus à réussir au niveau national, les groupes militant pour l’IVG tentent de l’obtenir au niveau international. Faire reconnaître un droit international à l’avortement serait une autre façon de garantir ou d’instaurer un accès à l’IVG par une norme supra-législative. Tout comme le droit constitutionnel, le droit international a en effet une valeur supérieure à celle des lois. Si un traité international incluait l’IVG, les États l’ayant ratifié ne pourraient alors plus en restreindre l’accès.

La Conférence internationale du Caire en 1994 a été décisive dans cette bataille. Le Planning familial international avait préparé en amont cet événement des Nations unies (ONU), afin que l’avortement soit intégré dans le document final signé par les États. Soixante gouvernements étaient représentés par des membres du Planning et son Président dirigeait le Comité chargé de rédiger ce document final. Le Planning avait également financé le déplacement d’experts du monde entier. Cet entrisme avait été contrecarré par le Saint-Siège (Vatican) et d’autres États, si bien que les États de l’ONU avaient finalement signé un programme d’action les engageant à «aider les femmes à éviter l’avortement» et à «réduire le recours à l’avortement».

Après cet échec au Caire, le Planning et ses alliés ont développé une autre stratégie pour promouvoir un droit international à l’IVG. Ils initient ou suscitent des recours devant les institutions compétentes pour interpréter les traités internationaux. L’objectif est que ces institutions modifient peu à peu leur interprétation des traités, afin qu’à terme elles considèrent que l’IVG est protégée par ceux-ci. Cette démarche s’appelle le «contentieux stratégique». Elle a échoué plusieurs fois à l’ONU, à la Cour interaméricaine (en 2021), ainsi qu’à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). D’après cette dernière, la Convention européenne ne confère aucun «droit à l’avortement».

Les féministes gardent encore espoir, car la CEDH interprète la Convention européenne comme un «instrument vivant à interpréter à la lumière des conditions de vie d’aujourd’hui». Des ONG aimeraient que les juges européens considèrent un jour que l’avortement est un droit des femmes, du fait des «conditions de vie d’aujourd’hui». Dans cet objectif, deux ONG multiplient actuellement les recours contre la Pologne, qui a interdit en 2020 l’avortement des fœtus handicapés. Elles cherchent par internet des femmes enceintes d’enfants trisomiques et les convainquent d’initier des recours à la CEDH demandant l’avortement. Certains ont déjà été rejetés, d’autres seront bientôt jugés.

Ces nouvelles tentatives pour créer un « droit à l’avortement » au niveau supra-législatif n’ont pas plus de chance d’aboutir que dans le passé. Mais leur principal impact n’est pas juridique, il est politique. Ces démarches diffusent l’idée qu’un « droit à l’avortement » existe, c’est-à-dire que l’accès à l’avortement ferait partie des droits fondamentaux des femmes. Sur le plan juridique, c’est faux dans presque tous les pays du monde, de même qu’en droit international. Sur le plan moral, en revanche, c’est presque devenu une évidence dans les sociétés occidentales. C’est probablement ce changement culturel qui a aujourd’hui le plus d’influence sur le législateur français.

Un évêque arrêté en Érythrée

Les autorités érythréennes ont arrêté Mgr Fikremariam Hagos, évêque catholique du diocèse de Segeneity, dans le sud de l’Erythrée. L’arrestation a eu lieu à l’aéroport d’Asmara alors que l’évêque revenait d’un voyage en Europe et il est détenu dans une prison de la capitale érythréenne. Deux autres religieux ont également été arrêtés.

Les trois sont accusés de mettre l’accent dans leurs homélies sur les violations des droits de l’Homme commises par les autorités érythréennes.

Deux mineurs interpellés suite à l’incendie d’une chapelle

Deux mineurs de 14 ans ont été interpellés et placés en garde à vue mardi 18 octobre. Ils sont suspectés d’être les auteurs du saccage dans la chapelle Notre-Dame-de-Liesse à Fleury-d’Aude, un mois avant, le 18 septembre. La chapelle avait été incendiée. La porte avait été fracassée, plusieurs vitraux brisés, des statues cassées et jetées au sol et une croix gammée avait été taguée sur un mur. Les logements jouxtant l’édifice avaient été vandalisés. Les coûts de restauration sont estimés à environ 400 000 euros.

Un prêtre enlevé au Nigéria

L’archidiocèse d’Onitsha a annoncé l’enlèvement du père Joseph Igweagu dans la soirée du mercredi 12 octobre. Le chancelier de l’archidiocèse, le père Prudentius E. Aroh, l’a fait savoir dans une déclaration dimanche 16 octobre, intitulée: «Un appel urgent à des prières sincères».

Le religieux, prêtre de la paroisse Saint Joseph d’Abata Nsugbe, rentrait chez lui après avoir célébré une messe de veillée funèbre à Umunachi, dans la zone de Njikoka, lorsqu’il a été enlevé par ses ravisseurs.

«Alors que nous prions pour la conversion de ses ravisseurs», «nous demandons à notre Mère Marie, celle qui défait les nœuds, d’intercéder en sa faveur, afin qu’il soit rapidement libéré sain et sauf».

Les enlèvements de citoyens, de membres du clergé, et de religieuses, sont de plus en plus récurrents dans certaines régions du Nigeria. Selon une déclaration de l’Aide à l’Église en Détresse, au moins 18 prêtres avaient été enlevés au Nigeria en juillet, dont 5, la première semaine de juillet. Beaucoup de ces personnes sont enlevées par les ravisseurs qui demandent le paiement d’une rançon, puis obtiennent par la suite leur libération; d’autres sont malheuresement tuées.

SOS Chrétiens d’Orient participe à la 20ème édition de la Fête des Entreprises

Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :

En tant que partenaire de J’aime ma Boîte, SOS Chrétiens d’Orient participe à la 20ème édition de la Fête des Entreprises qui aura lieu le 20 octobre 2022. Au Proche-Orient, les entreprises jouent un rôle décisif dans la pacification des rapports entre les différentes communautés. SOS Chrétiens d’Orient contribue à l’ancrage des communautés chrétiennes sur leurs terres en favorisant des créations d’emplois et d’entreprises, véritables vecteurs de coopération et d’entraide.

SOS Chrétiens d’Orient mène plusieurs projets de développement économique et de réinsertion professionnelle auprès de ceux ayant tout perdu à cause de la guerre ou des persécutions. Par la formation professionnelle, la création d’emplois et d’entreprises, SOS Chrétiens d’Orient œuvre à l’enracinement des chrétiens sur leur terre et à la cohabitation pacifique avec les autres communautés.

A titre d’exemple, créé en 2017 par SOS Chrétiens d’Orient, le centre de formation professionnelle Saint-Joseph (Karamlesh, Irak) propose des formations en management, construction, électricité, coiffure et couture. 45 élèves sont formés tous les quatre mois. Ils bénéficient d’une formation gratuite de qualité leur permettant d’accéder au marché du travail. A l’issue de la formation, ils mettent ainsi leurs compétences au profit de leur pays.  

Diana, irakienne de Karamlesh, apprend à devenir couturière depuis juillet, elle témoigne :

« Avant j’étais une femme au foyer, et j’ai choisi d’apprendre ce métier pour assurer un futur à ma famille et combler nos besoins financiers du quotidien. Grâce au centre, je suis assurée de trouver un travail, car ils connaissent les entreprises qui recherchent des personnels qualifiés. Arrivant bientôt sur le marché de l’emploi, je sais que je n’aurai pas de mal à trouver. »

Le grand endoctrinement dans les entreprises

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

C’était complètement inimaginable il y a 20 ans. Maintenant sur le site de recrutement de THALES, on ne demande plus au candidat si c’est un homme ou une femme. On demande son genre et il y a 4 réponses possibles. Que de chemin parcouru en si peu de temps. Raccrochons-nous à notre bon sens.

La messe traditionnelle est célébrée dans 95 pays

Et ce ne sont pas certaines mesures mesquines, comme celles élaborées récemment par l’évêque de Belley-Ars, qui y changeront quoi que ce soit. Christian Marquant, président de Paix Liturgique, évoque les trois journées romaines du pèlerinage annuel Ad Petri  Sedem, dont l’un des points culminants sera la célébration de la messe traditionnelle à la Chaire de Saint-Pierre de Rome :

La Providence doit veiller sur nous car, lorsqu’à l’été 2021 nous avons fait notre demande de célébration dans Saint-Pierre, celle-ci nous fut accordée comme à l’accoutumée, et lorsque nous avons renouvelé celle-ci pour notre pèlerinage 2022 ce fut une acceptation fort courtoise qui nous fut faite. Ainsi cette année, comme tous les ans depuis 2011, nous prierons pour l’Église, pour le Successeur de Pierre et pour la paix à l’autel de la Chaire le 29 octobre.

Paix Liturgique : Mais comment expliquez-vous cela ?

Christian Marquant : Ce n’est pas à moi d’expliquer un geste de bonté envers nous. N’a-t-il pas été accordé à la Fraternité Saint-Pierre et par elle aux autres communautés traditionnelles de pouvoir continuer à utiliser l’usus antiquior ? Rome n’est pas cartésienne…

Paix Liturgique : Donc vous faites les derniers préparatifs

Christian Marquant : Et nous préparons particulièrement notre procession dans Rome qui, comme l’an passé, verra flotter au-dessus des pèlerins priant et chantant les 95 drapeaux représentant les 95 pays où est célébrée aujourd’hui la liturgie traditionnelle.

Paix Liturgique : 95 pays !

Christian Marquant : Pour l’instant. Malgré les temps difficiles que nous connaissons la liturgie traditionnelle est vivante dans 95 pays, ceci illustrant le caractère universel – catholique au sens étymologique – de l’usus antiquior.

Paix Liturgique : Voyez-vous d’autres signes d’Espérance ?

Christian Marquant : Qui ne pourrait pas voir un autre signe d’Espérance et de paix dans la venue du cardinal Zuppi qui est le Président de la Conférence Episcopale Italienne pour pontifier lors de notre cérémonie d’ouverture au Panthéon.

Le gouvernement français, coupable de ne pas faire appliquer les Obligation de quitter le territoire français (OQTF)

Dahbia B., principale suspecte du meurtre atroce de la jeune Lola, fait polémique, était depuis le 21 août sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La veille, elle était interpellée à l’aéroport d’Orly par les services de police qui constataient alors le défaut de son titre de séjour. Une OQTF, sans rétention, lui était délivrée avec un délai de départ volontaire de trente jours.

Elle n’est pas un cas isolé. Plusieurs crimes et délits récents ont impliqué des individus faisant l’objet d’une OQTF.

  • Le 9 août 2021, le père Olivier Maire était tué en Vendée par un Rwandais de 40 ans qui lui assénait de violents coups à la tête. Le suspect, Emmanuel Abayisenga, avait été visé par trois (3 !) arrêtés de reconduite à la frontière depuis son arrivée, illégale, en France en 2012. Un an avant le meurtre, en juillet 2020, il avait été arrêté après avoir incendié la cathédrale de Nantes.
  • Autre affaire : l’agression sordide d’une étudiante de 20 ans, à Angers, le 31 août 2020. La jeune femme avait été séquestrée, frappée et violée chez elle. Son agresseur présumé, Erjan I., avait déjà été condamné au moins six fois (6!) depuis 2018 pour vols avec effraction, outrages, rébellion et agressions sexuelles. Deux interdictions de territoire avaient été prononcées. Mais il n’avait pas été expulsé.
  • Dans la nuit du 20 au 21 mai 2021 à Palaiseau, une retraitée de 69 ans s’était retrouvée nez à nez avec des cambrioleurs, deux Algériens de 19 et 21 ans en situation irrégulière. L’un d’eux, sous le coup d’une OQTF, l’avait violée sous la menace d’un couteau.
  • Un refus d’obtempérer à Grenoble, dans la nuit du 4 au 5 octobre 2022, durant lequel la passagère d’un véhicule a été tuée dans des échanges de tirs avec des policiers, implique un Marocain de 30 ans, qui a ouvert le feu sur les fonctionnaires avant de prendre la fuite. Cet individu avait été condamné en 2012 à huit ans d’emprisonnement pour des tirs sur des policiers près d’Avignon alors qu’il était recherché pour braquage. Sorti en 2020 et à nouveau recherché pour avoir marché dans les rues avec un fusil d’assaut, il était visé par une… OQTF.
  • Le terroriste islamiste tunisien Ahmed Hanachi, qui avait tué deux jeunes femmes à l’arme blanche gare Saint-Charles à Marseille en 2017, était également en situation irrégulière. Interpellé pour le vol d’un blouson à Lyon deux jours avant l’attentat, il n’avait pas pu être placé en centre de rétention car la personne de permanence à la préfecture du Rhône, ayant autorité pour signer l’obligation de quitter le territoire, était absente.

L’Institut pour la justice organise une manifestation jeudi, place Denfert-Rochereau, dans le 14eme arrondissement de Paris à 18 heures 30. Ce rassemblement est non-partisan : tous sont bienvenus, mais aucun élu ne s’exprimera à la tribune.

La Russie va renforcer sa lutte contre la propagande LGBT

Voilà qui ne va pas redorer la réputation de Poutine auprès de l’Occident décadent. Lundi 17 octobre, les députés russes ont fait part de leur volonté de durcir la loi de 2013 contre la « propagande homosexuelle » auprès des mineurs. Ce texte créerait une interdiction du « déni des valeurs familiales » et de la « promotion des orientations sexuelles non-traditionnelles ». Konstantin Malofeïv, oligarque proche de Poutine, a assuré que « la propagande de la sodomie est véritablement au cœur de l’influence de (leur) ennemi ».

Viatcheslav Volodine, le président de la Douma, a mentionné une loi visant à « protéger » les Russes. Le Parlement russe devrait faire approuver ce durcissement de texte dans l’automne. Vladimir Poutine a annoncé le déblocage de près de 4 milliards de roubles – soit 64 millions d’euros – à des fins patriotiques et éducatives.

Dans 40 jours auront lieu les Veillées pour la vie

Dans 40 jours, auront lieu les veillées pour la Vie 2022 ! RDV à partir du samedi 26 novembre , date de l’entrée dans le temps de l’Avent, et durant tout le temps de l’Avent et de Noël, pour prier pour la Vie!

En effet , si les lois de notre pays ont ouvert toujours plus la porte aux actes contre-nature, si certaines institutions encouragent de plus en plus l’avortement et l’euthanasie, si au lieu de soutenir les personnes en détresse, détruire la Vie est proposé comme seule « solution », si donner la mort devient un acte banalisé dans notre société, le Christ, Lui, n’a pas changé : Il est chemin, vérité et vie. Toujours et inlassablement, Il est celui qui s’approche de l’Homme souffrant. Il est celui qui se laisse toucher, avec compassion, celui qui panse les blessures et conduit en lieu sûr son prochain. Il est celui qui aime et qui donne la Vie.

Alors, à la suite du Christ, veillons, prions, aimons.

Pour inscrire votre veillée , rien de plus simple, il suffit de remplir ce formulaire, environ 48h après votre veillée apparaitra sur la carte ! Permettant ainsi au plus grand nombre d’être informé de la veillée .

L’École Normale Supérieure de Lyon bannit l’aumônerie catholique et accueille une association musulmane

Au sein du campus lyonnais de l’École normale supérieure (ENS), une association, se présentant officiellement comme l’association musulmane de l’ENS Lyon (AMENS), a fait son apparition lors de la rentrée de septembre. De son côté, l’aumônerie catholique se voit refuser l’accès à l’établissement depuis 2020.

Isabelle Surply, élue du groupe Liberté, Identité, Souveraineté à la région Auvergne-Rhône-Alpes, a aussitôt alerté les instances dirigeantes régionales de la présence de l’AMENS au forum des associations de Normal Sup.

En 2020, l’école s’était prévalue du caractère cultuel de l’aumônerie catholique la catégorisant comme « organisation politique ou religieuse » pour justifier son exclusion. De là à y voir aujourd’hui une « préférence islamique » selon les mots d’Isabelle Surply il n’y a qu’un pas.

Dans un courrier adressé à l’administrateur de l’école, la région évoque un manquement au contrat d’engagement républicain. La région Auvergne Rhône Alpes se réserve le droit de

« suspendre les aides de la région à des structures qui ne respectent pas les valeurs républicaines ».

L’ENS a expliqué ne pas être au fait de l’existence de l’association.

« Je tiens à vous informer que c’est à l’occasion du forum des associations, tenu sur l’un de nos sites lors de cette rentrée universitaire, que nous avons découvert l’existence de l’association étudiante AMENS. Cette association a été créée durant l’été 2022 sans demande préalable de domiciliation dans nos locaux ».

Tout en précisant que les statuts de l’AMENS s’inscrivent dans une ambition culturelle davantage que cultuelle…

Perversion sexuelle à l’école : « J’aurais aimé qu’on m’apprenne à savoir dire non »

L’éducation à la sexualité, à raison de trois séances par an, est obligatoire dans les écoles depuis 2001. Une élève de 15 ans témoigne :

« On ne nous a jamais parlé du consentement à l’école. On n’informe pas assez et je crois que certains garçons ne se rendent pas compte lorsqu’une fille n’a pas envie. J’aurais aimé qu’on m’apprenne à savoir dire non. Ça m’aurait aidé dans certaines situations, à l’extérieur de l’école ».

La propagande préfère parler de relations LGBT ou d’apprendre aux jeunes à mettre un préservatif. Et quand une association sérieuse est invitée, comme c’est parfois le cas dans l’enseignement catholique, elle a le droit à une dénonciation dans la presse, sur les thèmes du droit à l’avortement ou des unions entre personnes de même sexe.

L’association Cacis (Centre d’accueil, information, sexualité) est venue dans un collège :

On nous a distribué un questionnaire et on nous a expliqué comment mettre un préservatif mais on n’a pas parlé des choses qui nous touchent vraiment

Au sein du RN, certains redoutent un complot des catholiques traditionalistes…

Le recrutement de nouveaux collaborateurs issus des réseaux catholiques suscite quelques aveux au sein du Rassemblement national :

[…] Ils sont une poignée, issus des mêmes réseaux traditionalistes. Les marinistes de la première heure pensaient en avoir fini avec eux. Il y a quelques années, l’ascension interne de la fille de Jean-Marie Le Pen et de sa ligne revendiquée «plus moderne», a provoqué le départ de beaucoup de cadres historiques, classés dans cette mouvance par la jeune garde. «Mais ces gens-là nous font le coup depuis trente ans, rage un proche de la députée du Pas-de-Calais. On les chasse par la porte, ils reviennent par la fenêtre.» Et la fenêtre, en l’occurrence, a un nom : il s’agit de Renaud Labaye. Le secrétaire général du groupe à l’Assemblée est celui qui a recruté les nouveaux venus, pour collaborer avec le groupe.

Des profils qui ne font pas l’unanimité en interne. «Ce n’est même plus le Parti Chrétien-Démocrate, c’est carrément l’Opus Dei», s’étrangle un élu, peu enclin à accueillir les nouveaux arrivants qu’il verrait plutôt chez Éric Zemmour. Les tenants d’une ligne dite moderne sur les questions sociétales s’inquiètent de la prolifération du petit groupe, et de leur influence qui pourrait grandir dans les mois à venir sur ces sujets. «Je connais le lobbying des milieux conservateurs depuis des années, commente Bruno Bilde, élu dans le Nord. Au final, ce sont les députés qui décident et pas leurs assistants, si on inverse les rôles, ça se passera forcément mal.» D’autres, qui dénoncent une «logique de pieuvre» sont moins optimistes : «Ils me font peur, parce qu’ils avancent masqués. Ils savent, pour l’heure, qu’ils ne sont pas en force, mais ils avancent leurs pions de manière très organisée.»

Suite à l’élection de 89 députés, le RN doit faire face à un besoin en ressources humaines. Ces nouveaux venus correspondent aux profils sérieux dont l’appareil a besoin. C’est pourquoi Marine Le Pen les a validés, comme Sébastien Chenu ou Jean-Philippe Tanguy.

«Cette ligne n’est clairement pas la mienne, acquiesce la députée des Alpes Maritimes Alexandra Masson. Mais ils sont compétents, souriants, actifs et présents, et je considère que c’est le plus important.»

L’idéologie du genre à l’école, validée en Conseil d’Etat

Tribune d’Anne Coffinier dans Famille chrétienne :

Le Conseil d’Etat vient de donner raison à l’ex-ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, en validant sa circulaire du 29 septembre 2021 « pour une meilleure prise en compte des questions relatives à l’identité de genre en milieu scolaire ». En substance, les personnels scolaires doivent accéder aux demandes de changement de prénom ou de sexe formulées par les élèves se présentant comme “transgenres”, dès le primaire, si la demande est faite avec l’accord des deux parents, que l’état civil ait été modifié préalablement ou pas. Le nouveau prénom sera alors automatiquement utilisé par tous les professeurs, ainsi que sur la carte de bibliothèque et de cantine, de même que dans l’espace numérique de travail, etc. Cette circulaire demande aux personnels de trouver des solutions en accompagnant les élèves trans pour les WC, douches, vestiaires, dortoirs et autres équipements « genrés » selon l’identité de genre souhaitée par l’élève…

On a crié à la différence, voire à l’opposition entre l’anti-woke Blanquer et le woke Ndiaye. On a pourtant, avec cette circulaire, qui se soumet sans aucun recul à la théorie du genre dans sa plus parfaite expression, une illustration du fait que Jean-Michel Blanquer faisait à bas bruit ce que Pap Ndiaye veut désormais faire ouvertement. Cette fameuse théorie du genre qui, selon Najat Vallaud-Belkacem, on s’en souvient, n’existait pas ! La vraie question est alors de savoir pourquoi le ministre actuel tient tant à rendre visible son entreprise de destruction des repères anthropologiques de la jeunesse.

Le circulaire Blanquer du 29 septembre 2021 fait peser des responsabilités disproportionnées sur les épaules des personnels éducatifs, en les chargeant de trouver sur le terrain, des solutions sur-mesure aux besoins des élèves se déclarant transgenres, et d’accompagner personnellement leur mise en œuvre, pour prévenir toute moquerie, souffrance ou tout harcèlement. Ce n’est pas une mince affaire. Il est notamment précisé que les élèves transgenres doivent pouvoir venir dans les habits correspondant à leur sensibilité sans être ennuyés par quiconque. Si la circulaire prétend ne rien faire sans l’accord et la collaboration des deux parents, on sait que se présenteront nécessairement des cas, où un parent ne sera pas d’accord sur les aménagements pratiques à opérer pour répondre aux exigences de leur enfant. Comment les enseignants pourront-ils alors gérer ces demandes, qui ne manqueront pas d’engendrer force débats au sein-même des établissements ?

Alors que le Défenseur des droits a affirmé de manière répétée que « Mégenrer une personne trans constitue un harcèlement moral », à en croire la très militante association Chrysalide, les parents pourraient bien se voir assez rapidement accuser de maltraitance ou de transphobie s’ils ne veulent pas faire droit aux exigences de leur enfant, exigences dont il convient de souligner que les enfants pourraient eux-mêmes les regretter, plus tard…

Qui plus est avant même la puberté ? Qu’il protège chaque enfant du harcèlement et des moqueries est une nécessité que personne ne remet en cause, mais il véhicule un discours qui, à force de lutter contre la transphobie, finit par encourager les transitions de genre. Sans doute le ministère croit-il s’inscrire dans la tradition d’émancipation républicaine face aux stéréotypes véhiculés par la famille… L’école de Jules Ferry avait pour but d’enraciner la République et de décatholiciser les représentations mentales des enfants. L’Education nationale du XXIe siècle pense sans doute très sérieusement faire acte d’actualisation de cette tradition émancipatrice en libérant les enfants de l’ « assignation à résidence » que représente le « genre », et en voulant valoriser dans le discours du maître leur droit à réinterroger leur sexualité et leur genre, et à poser des choix indépendamment du sexe biologique reçu à la naissance.

C’est une lourde responsabilité que prend l’Etat, qui peut avoir des conséquences explosives pour lui, comme la jurisprudence britannique le montre déjà. En effet, dans le procès Bell v. Tavistock, [2020] EWHC 3274, une jeune femme qui avait fait une transition lorsqu’elle était mineure a fait condamner la clinique qui lui avait fait prendre des bloqueurs de puberté à 14 ans, à 17 ans de la testostérone et à 20 ans, l’avait encouragée à subir une mastectomie. Des transformations qu’elle avait amèrement regrettées une fois adulte. Les “maltraitants” d’aujourd’hui ne sont pas nécessairement ceux qui, demain, seront reconnus comme tels par le juge.

D’un point de vue purement pratique enfin, alors que notre système scolaire est au bord de l’implosion, le charger de tels casse-tête paraît tout à fait inopportun. La tendance étant à la fluidité de l’identité de genre dans le temps, va-t-on vraiment gérer des dénominations et des genres différents au cours d’une même année, ou d’une année sur l’autre ? Comment être sûrs que ces évolutions n’engendreront pas des erreurs d’identification des jeunes lors des convocations aux examens, au sein des procédures administratives ou judiciaires diverses comme Parcoursup? La responsabilité de l’Etat pourrait même être engagée. Comment va-t-on décider dans quelle équipe de sport jouent les élèves transgenres, et sur quel barème “fille” ou “garçon” les noter ? Comment parviendra-t-on à mettre en œuvre la politique de protection des mineurs ou la promotion du droit des femmes, si l’on se laisse gagner par la confusion intellectuelle de l’intersectionnalité des luttes ?

C’est la raison elle-même, et avec elle un grand nombre d’acquis, que l’on pourrait voir compromis dans les années à venir. Sous prétexte de progressisme sociétal, c’est peut-être une dramatique régression logique qu’on plébiscite. Les enfants sont en construction durant leur minorité. Ils se posent par définition mille questions sur eux-mêmes. Et pendant que les Turcs assiégeaient Constantinople, les Byzantins discutaient du sexe des anges …

Psychologie du totalitarisme

Benoît-et-moi a traduit un article de Aldo Maria Valli, qui évoque l’essai de Mattias Desmet The Psychology of Totalitarianism, lequel décortique avec une précision clinique le mécanisme d’hypnose de masse qui a conduit à l’acceptation universelle d’une tromperie planétaire. Un mécanisme qui du reste peut concerner d’autres phénomènes que le virus… Extrait :

[…] comme tout phénomène de masse à grande échelle, il découle de quatre conditions nécessaires. La première : il doit y avoir beaucoup de personnes isolées socialement, privées de véritables relations sociales. La deuxième : il doit y avoir beaucoup de gens qui ne trouvent pas de sens à leur vie. La troisième: la présence d’un état d’anxiété généralisé. Le quatrième : un taux élevé de mécontentement psychologique.

Même s’ils rencontrent d’autres personnes, toutes ces personnes sont fondamentalement séparées de la réalité, et le phénomène est transversal. Ce n’est pas une question d’intelligence, de niveau d’études ou de statut social. L’intoxication mentale peut toucher tout le monde.

Le problème est que, tôt ou tard, cette condition de malaise est utilisée par une élite qui prend le contrôle des masses pour créer un nouveau type d’État. Nous avons donc un système totalitaire, qui est différent d’une dictature classique.

Dans une dictature classique, la population est terrorisée par un petit groupe ou un seul dictateur en raison du potentiel d’agression des personnes au pouvoir. Le peuple, cependant, n’a pas perdu son autonomie de jugement et son sens critique. Au contraire, ils l’ont plutôt aiguisé. Dans un système totalitaire, par contre, la population, en raison de sa détresse psychologique, tombe facilement sous l’emprise d’un certain récit qui est le résultat d’une vision idéologique à laquelle elle est amenée à croire de manière fanatique et aveugle. Dans un État totalitaire, le contrôle sur la vie des gens est donc beaucoup plus fort, car ce sont les gens eux-mêmes qui s’empressent de se conformer.

Si dans la dictature classique, la force est dans le dictateur, dans l’État totalitaire, elle est dans la masse, c’est-à-dire dans la grande partie de la population qui croit fermement à l’idéologie de l’État et au récit qui la soutient.

Nous l’avons bien vu pendant la « pandémie ». Dans chaque foyer, nous avons trouvé des personnes qui croyaient aveuglément au récit officiel, formant un corps social compact qui a fini par prendre la forme d’une force de police.

Mais pourquoi ? Selon Desmet, le terrain avait été préparé depuis un certain temps. Le narratif a profité d’un état d’anxiété déjà présent chez des individus isolés, chez des hommes de masse déjà privés du sens de la réalité, de relations sociales authentiques et d’esprit critique, et a utilisé cette situation pour renforcer l’emprise totalitaire. Le récit officiel a pu tirer parti de la « pandémie » parce qu’il a utilisé un état d’esprit qui existait déjà auparavant.

Si un récit qui identifie un objet d’anxiété et fournit une stratégie est diffusé aux masses par les médias, il se produit un phénomène typique : toute l’anxiété qui n’avait auparavant aucun objet spécifique sur lequel se concentrer est reliée à un objet spécifique (par exemple le virus) et génère la volonté de faire partie de la stratégie nécessaire pour le combattre. C’est ainsi que les individus sont poussés à aller se battre, tous ensemble, contre l’objet de leur anxiété. Et c’est ainsi que la frustration est canalisée non seulement contre le motif de l’anxiété mais aussi contre ceux (par exemple ceux qui ne veulent pas se faire vacciner) qui ne veulent pas participer à la grande stratégie.

Étant donné que de nombreux individus sont appelés à la guerre, un lien social se crée. Ainsi, des personnes qui se sentaient auparavant isolées ressentent désormais un lien, une connexion, ce qui renforce encore le récit. Une nouvelle citoyenneté est née.

Il convient de répéter que, dans le cadre de ce mécanisme, le caractère rationnel de la narration importe peu. Il n’est pas non plus important de savoir si la contre-narration est rationnellement fondée. Rien de tout cela n’a d’importance. Les individus n’adhèrent pas au récit parce qu’il est juste. Ils y adhèrent pour les bénéfices psychologiques qu’elle procure : canaliser l’anxiété et lutter contre le grand combat commun.

Selon Desmet, non seulement il n’est pas nécessaire que le récit ait des fondements rationnels, mais plus le récit est absurde, plus il recueillera l’adhésion d’individus réduits à la masse. Et vous savez pourquoi ? Parce que, selon Desmet, ces récits (par exemple les mesures contre le covid) fonctionnent comme des rituels. Et qu’est-ce qu’un rituel ? C’est un comportement symbolique qui, absurde d’un point de vue strictement pragmatique, prend un sens à la lumière d’un credo.

Voilà pourquoi les gens sont aveugles et restent aveugles. Les contre-arguments fondés sur la raison n’ont aucune pertinence.

Lorsqu’ils deviennent masses, les individus, dépourvus d’autonomie de jugement et de sens critique, n’ont plus qu’à concentrer leurs énergies contre la source d’anxiété et d’agressivité de ceux qui ne jouent pas le jeu. Mais attention : le nouveau lien qui se crée n’est pas entre les individus, mais entre l’individu et un groupe. D’où un sentiment de solidarité très intense.

Au fur et à mesure de la formation de la masse, le processus de solidarité entre les individus s’épuise, au profit de celui envers le groupe. D’où l’adhésion à des attitudes qui seraient tout simplement impensables si elles étaient évaluées sur la base de relations individuelles. Nous l’avons vu. Les gens ont accepté de ne pas rendre visite à la personne mourante atteinte du virus et ont soutenu l’idée qu’il est juste de ne pas traiter le malade non vacciné ou de lui faire payer son traitement sans recourir au service national de santé.

Plus le processus de formation de la masse dure, plus les liens individuels se détériorent au profit du lien entre l’individu et le groupe. D’où aussi la paranoïa : plus personne ne fait confiance à l’autre, mais tout le monde est recruté pour la bataille.

À plusieurs reprises, parmi des amis qui ne souscrivaient pas au récit dominant, nous nous sommes retrouvés à observer : c’est comme si les gens étaient hypnotisés. Et en effet, explique Desmet, c’est le mécanisme. Le processus de formation des masses concentre toute son attention sur un aspect très limité et étroit de la réalité. Il ne considère pas l’ensemble. Un processus assez similaire à ce qui se passe dans l’hypnose de groupe.

Que fait l’hypnotiseur ? Il détourne son attention de son environnement et la concentre sur un seul détail. A partir de ce moment, les gens perdent le sens de la réalité. Toute l’énergie psychologique est concentrée sur un point (par exemple le virus), ce qui reste à l’extérieur n’a plus d’importance et ceux qui y attachent encore de l’importance deviennent un subversif, un ennemi.

Encore une fois, la rationalité des arguments utilisés contre le récit n’est pas pertinente. Ces arguments ne sont tout simplement pas pris en compte parce qu’ils sont placés en dehors du point sur lequel le récit a concentré toute l’énergie psychologique.

C’est pourquoi, lorsque nous disons que les gens semblent être sous le charme, hypnotisés et incapables d’observer la réalité, nous n’utilisons pas seulement une métaphore.

Quand, transformés en une masse, les individus reçoivent un ordre du chef, ils obéissent. Ils ne peuvent rien faire d’autre. Le chef, comme l’hypnotiseur, peut leur demander n’importe quoi : même de se faire inoculer une substance inconnue, même de faire inoculer leurs enfants.

C’est du totalitarisme. Réalisé avec la collaboration active des victimes. […]

Enquête du parquet européen sur l’achat de vaccins anti-Covid par l’Union européenne

Le parquet européen a ouvert une enquête sur l’achat de vaccins anti-Covid par l’Union européenne, afin de « répondre à l’intérêt du public sur la question »Cette enquête vise à élucider le contexte et les conditions des achats de doses. En effet, les aspects clés des contrats sont confidentiels, ce qui a attiré les critiques de plusieurs ONG et eurodéputés et alimenté les théories complotistes des réseaux antivax.

La Commission européenne avait décidé de procéder à l’achat groupé de vaccins pour le compte des 27 États membres. Plus de la majorité des doses ont été achetées ou réservées à Pfizer/BioNTech, mais cinq autres fabricants ont vu leurs vaccins être homologués par le régulateur européen (Moderna, AstraZeneca, Janssen, Novavax et Valneva).

Or un échange de SMS entre la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le PDG de Pfizer, Albert Bourla, révélé par le « New York Times », a suscité une polémique. Face au refus opposé par les services de la Commission à un journaliste qui demandait à en connaître la teneur, la médiatrice de l’UE, Emily O’Reilly, a dû intervenir cet été. Elle a estimé que le public devait pouvoir avoir accès aux textos échangés par les institutions de l’UE dans les mêmes conditions que pour les autres documents de travail européens.

Un porte-parole de la Commission a fait valoir que Mme von der Leyen avait échangé des SMS avec le PDG de Pfizer « comme elle a eu des échanges avec les PDG d’autres entreprises » afin de les convaincre de fournir l’UE « conformément aux procédures ». Mais elle « n’a pas négocié les contrats avec les laboratoires pharmaceutiques », a ajouté le porte-parole. Ces négociations ont été supervisées côté UE par un comité directeur associant « des représentants de la Commission et de tous les États membres ».

Le parquet européen a pour rôle d’enquêter contre les infractions mettant en péril les intérêts financiers de l’Union (fraude, corruption, blanchiment de capitaux, etc..). Il peut également poursuivre et traduire en justice les auteurs de ces infractions.

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