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Fête de l’Épiphanie de Notre-Seigneur

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Nous sommes au Temps de Noël liturgiquement parlant (Tempus natalícum). Il se poursuivra jusqu’au 13 janvier inclus. Mais cette période est elle-même sous-divisée en deux Temps.

  • le Temps de la Nativité (Tempus nativitátis) qui va des 1res Vêpres de Noël à None du 5 janvier inclus.
  • le Temps de l’Épiphanie qui court des Ires Vêpres de l’Épiphanie du Seigneur, le 5 janvier, au 13 janvier inclus.

La Vigile de l’Épiphanie a été supprimée en 1955 mais l’on célèbre le 5 janvier les Ires Vêpres de la grande fête du 6 janvier, fête de 1re classe (ornements blancs). C’est donc ce vendredi 6 que les Rois Mages prennent place dans nos crèches. Dans l’Ordo de 1962, la solennisation de la fête de l’Épiphanie de Notre-Seigneur, a été fixée, lors du Concordat de 1801, au dimanche qui suit le 6 janvier quand cette date n’est pas un dimanche, soit cette année 2023 le dimanche 8 janvier. C’était autrefois fête d’obligation en France, comme c’est encore le cas en certains pays. Le nouvel ordo de 1970 célèbre toujours la fête le premier dimanche de janvier.

La fête de l’Épiphanie de Notre-Seigneur est une des plus anciennes fêtes de l’année liturgique, fixée au 6 janvier depuis la plus haute antiquité. Elle se célébrait en Orient dès le IIIe siècle et elle pénétra en Occident vers la fin du  IVe siècle. Le mot Épiphanie signifie : manifestation. Comme à Noël c’est le mystère d’un Dieu qui se rend visible, mais ce n’est plus aux Juifs seulement qu’il se montre : C’est aux Gentils qu’en ce jour Dieu révèle son Fils (Oraison). Et Isaïe aperçoit, en une vision grandiose, l’Église figurée par Jérusalem, où affluent les rois et les nations, la multitude des peuples qui habitent le bord des mers et la force des Gentils. Ils viennent de loin avec leurs nombreuses caravanes en chantant les louanges du Seigneur et en lui apportant de l’or et de l’encens(Épître). Les rois de la terre adoreront Dieu et les nations lui seront soumises (Offertoire). L’Évangile montre la réalisation de cette prophétie. Alors que Noël célébrait l’hymen de la divinité avec l’humanité du Christ, l’Épiphanie célèbre l’union mystique des âmes avec Jésus. Aujourd’hui, dit la liturgie, en unissant cette fête à celle du jour Octave et du 2e dimanche après l’Épiphanie, aujourd’hui l’Église est unie à son céleste Époux, car le Christ a lavé ses crimes dans le Jourdain, les Mages accourent avec leurs présents aux noces royales et les convives boivent avec joie l’eau transformée en vin. Alléluia. C’est à Saint-Pierre, où se trouvent les reliques du chef de l’Église, que la liturgie célèbre l’entrée des païens dans l’Église. Reconnaissons dans les Mages adorateurs les prémices de notre vocation et de notre foi, et célébrons avec des cœurs pleins de joie les débuts de cette heureuse espérance : car, dès ce moment, nous avons commencé à entrer dans l’héritage céleste (Saint Léon, Matines).

Les textes de la messe insistent surtout sur le premier épisode de cette manifestation : la visite des Mages à Bethléem. Mais les textes de l’office de cette fête, particulièrement l’hymne et l’antienne à Magnificat des deuxièmes Vêpres, nous rappellent que cette manifestation s’est accomplie à l’occasion de trois événements : l’adoration des mages que nous commémorons aujourd’hui, le baptême de Notre Seigneur dans le Jourdain qui sera célébré le 13 janvier, jour octave de l’Épiphanie, et le miracle des noces de Cana que nous retrouverons le deuxième dimanche après l’Épiphanie.

L’Épiphanie c’est donc l’entrée solennelle du Christ Roi dans le monde. C’est ce qu’exprime le chant de l’Introït, dont le texte n’est pas littéralement scripturaire mais s’inspire de passages des prophètes de l’ancien testament, et dont la mélodie est peu développée et presque horizontale, mais très solennelle et assez hiératique.

►Introït : Ecce advenit

Ecce advenit dominator Dominus : et regnum in manu ejus, et potestas, et imperium.
Voici que vient le Seigneur souverain ; il a dans sa main la royauté, la puissance et l’empire.

C’est bien lui le Roi. On appelle couramment l’Épiphanie la fête des rois. On parle des rois mages. En fait l’Évangile ne parle pas de rois ; il dit seulement : des mages d’Orient. C’était probablement des prêtres des religions païennes orientales, de savants et aussi de puissants personnages, car dans leur pays à cette époque le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel étaient plus ou moins confondus. Leur caravane était certainement imposante, et son arrivée à Jérusalem a causé un grand émoi. Mais le seul vrai roi c’est le petit enfant, c’est Lui qu’ils viennent adorer. C’est Lui également le Roi que chante le psaume 71, grand psaume messianique que nous retrouverons à l’Offertoire et dont le premier verset accompagne cet Introït :

Deus judicium tuum Regi da : et justitiam tuam Filio Regis.
Seigneur donnez au Roi votre jugement et au fils du Roi votre justice.

Graduel: Omnes de Saba

Le texte du Graduel de l’Épiphanie est tiré du prophète Isaïe, et plus précisément du passage qui est lu à la messe, juste avant ce chant. C’est d’ailleurs un des rares cas dans la liturgie où le Graduel est tiré de la lecture précédente et c’est aussi un des rares cas, dans les messes des dimanches et fêtes, où cette lecture est tirée de l’Ancien Testament. Pour bien comprendre ce chant, le mieux est de lire en entier ce texte d’Isaïe, qui n’est pas long et qui est magnifique.

” Lève-toi Jérusalem, sois illuminée, car elle est venue ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Car voici que les ténèbres couvriront la terre, et les peuples seront dans l’obscurité : mais le Seigneur se lèvera sur toi et sa gloire paraîtra en toi. Les nations marcheront à ta lumière et les rois à la splendeur de ton aurore. Lève les yeux autour de toi et regarde : tous ceux-ci sont rassemblés, ils sont venus vers toi. Tes fils sont venus de loin et tes filles surgissent à leurs côtés. Alors tu verras et tu seras comblée, tu seras émerveillée et ton cœur se dilatera quand les richesses de la mer afflueront vers toi et que la puissance des nations viendra à toi. Une foule de chameaux t’envahira, des dromadaires de Madian et de Epha : tous viendront de Saba, apportant l’or et l’encens et proclamant la louange du Seigneur. “

La première partie du Graduel reprend la dernière phrase de ce texte qui annonce d’une façon précise la visite des mages ; même l’or et l’encens sont mentionnés.

Omnes de Saba venient, aurum et thus deferentes, et laudem Domino annuntiantes.

La deuxième partie, au contraire, reprend la première phrase du texte :

Surge et illuminare Jérusalem : quia gloria Domini super te orta est.

Cette Jérusalem nouvelle qui est ainsi glorifiée, c’est évidemment l’Église qui voit affluer vers elle les peuples de toutes races et de toutes langues. On remarquera au début de la deuxième partie l’accent très prononcé de surge, puis la grande montée de illuminare, avant la descente en douceur sur Jerusalem et de nouveau un grand crescendo sur Domini.

►Alléluia : Vidimus Stellam

Si le texte du Graduel de l’Épiphanie était tiré de la lecture qui le précédait, le verset de l’Alléluia au contraire est tiré de l’Évangile qui le suit.

Vidimus stellam ejus in oriente, et venimus cum muneribus adorare Dominum.

Nous avons vu son étoile en orient et nous sommes venus adorer le Seigneur.

Ce sont les paroles des mages au roi Hérode en arrivant à Jérusalem. La mélodie est la même que celle de l’Alléluia du jour de Noël, qui parlait déjà d’une grande lumière descendue sur la terre, et qui invitait tous les peuples éclairés par cette lumière à venir adorer le Seigneur. Aujourd’hui les mages représentant toutes les nations répondent à cette invitation. Cette mélodie elle-même est lumineuse. Elle exprime bien la joie et la reconnaissance de tous ces peuples qui ont reçu la révélation du Sauveur et qui ont tout quitté pour aller L’adorer.

Offertoire : Reges Tharsis

Le texte de l’Offertoire de l’Épiphanie est tiré du psaume 71, dont nous avons déjà trouvé le début comme verset de l’Introït, et qui est un des grands psaumes messianiques. Il chante la gloire du roi d’Israël, probablement Salomon, à qui tous les rois environnants venaient rendre hommage. On se souvient de l’épisode de la reine de Saba qui est ici mentionné.

Reges Tharsis et insulæ munera offerent : reges Arabum et Saba dona adducent : et adorabunt eum omnes reges terræ, omnes gentes servient ei.

Les rois de Tharse et des îles offriront des présents : les rois d’Arabie et de Saba apporteront des dons. Tous les rois de la terre l’adoreront, toutes les nations Le serviront.

Le roi d’Israël est comme toujours la figure du Messie à qui tous les rois et les peuples du monde entier doivent se soumettre. Les mages d’Orient dont parle l’Évangile ont été les premiers à les représenter. La mélodie comme celle du Graduel exprime une joie bien affirmée. Ses ondulations évoquent très bien la grande procession des peuples en marche vers le Sauveur.

►Communion : Vidimus stellam

Nous retrouvons dans l’antienne de Communion de l’Épiphanie le même texte qu’à l’Alléluia, tiré de l’Évangile du jour.

Vidimus stellam ejus in Oriente, et venimus cum muneribus adorare Dominum.
Nous avons vu son étoile en Orient et nous sommes venus adorer le Seigneur.

Mais la mélodie donne ici à cette antienne assez courte un caractère différent de celui du verset de l’Alléluia, plus intime, plein d’une joie douce et légère. C’est le chant de l’âme qui a reçu la lumière d’en haut et, pleine de reconnaissance, s’empresse d’aller adorer Celui qui la lui a envoyée et se mettre à son service. Cette petite pièce finement ciselée se termine par les mots adorare Dominum très contemplatifs.

Voici que vient le Seigneur souverain ; il a dans sa main la royauté, la puissance et l’empire.

L’œuvre de Joseph Ratzinger, une réponse à la crise des sociétés contemporaines, le reflet d’une pensée catholique assumée

Historien de l’Église, auteur d’un ouvrage rsur L’héritage de Benoît XVI, Christophe Dickès considère que Benoît XVI, qu’il compare aux saints Grégoire le Grand et Léon Le Grand, dispose de l’autorité théologique nécessaire pour être reconnu docteur de l’Église :

[…] Chez Benoît XVI, la force, le rayonnement et l’influence étaient de l’ordre de la science et donc de l’intelligence, en tant que cardinal puis en tant que pape. Tel était ce don fécond auquel se mêlaient une très grande douceur et une profonde humilité. Le sens de son œuvre, et notamment de son pontificat, fut de rappeler aux baptisés et au monde l’intelligibilité du mystère chrétien et l’intelligence de la foi, comme Léon le Grand et Grégoire le Grand en leur temps. Dans quel but sinon en vue du bien commun, comme le précise la première lettre de saint Pierre : « Que chacun mette au service des autres le don qu’il a reçu comme de bons dispensateurs de la grâce de Dieu. »

Or l’Église reconnaît un docteur de l’Église pour son autorité exceptionnelle en matière de théologie, sa vie de foi et la sûreté de sa pensée. L’ensemble donne à ses écrits et à son enseignement un poids et une influence dans la doctrine chrétienne. Au regard de l’histoire de l’Église, il serait étonnant qu’une telle œuvre soit amenée à disparaître. Elle pourra, comme bien des œuvres, vivre une éclipse mais il me semble que dans cent ou deux cents ans, l’œuvre de Joseph Ratzinger sera toujours étudiée. Elle sera considérée comme une réponse à la crise des sociétés contemporaines, le reflet d’une pensée catholique assumée à une époque où elle fut remise en cause par des idéologies qui ont voulu produire des esclaves et non des hommes libres.

L’avortement : première cause de mortalité

Les statistiques compilées par Worldometer indiquent que plus de 44 millions d’avortements ont eu lieu dans le monde en 2022. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime ce chiffre à 73 millions.

Wordldometer fonde ses chiffres sur une fiche d’information de l’OMS, qui estime que le nombre d’avortements par an est encore plus élevé que celui de Worldometer.

Si l’on compare les chiffres relatifs à l’avortement à d’autres causes de décès : cancer, VIH/SIDA, accident de la route et suicide, les avortements dépassent de loin toutes les autres causes.

En 2022, on estime que 9,6 millions de personnes sont mortes du cancer, 6 millions du tabagisme, 16 millions de diverses maladies courantes et 2 millions du VIH/sida. Les décès dus au paludisme et à l’alcool sont également conséquents.

Avec 67,1 millions de personnes décédées l’année dernière d’une autre cause que l’avortement et un total de 111 millions de personnes, toutes causes confondues, les avortements ont représenté près de 40 % des décès dans le monde l’année dernière.

Le pourcentage pourrait être encore plus élevé si le chiffre donné par l’OMS est retenu. En effet, entre 73 et 44 millions la différence est de 29 millions qui s’ajouteraient aux 111 officiellement donnés, soit 140 millions. En l’occurrence, le nombre d’avortements dépasserait 50 % des décès comptabilisés sur l’année 2022.

Benoît XVI : l’enterrement d’un « simple pèlerin »

De Charlotte d’Ornellas dans Valeurs Actuelles :

En décidant de renoncer à sa charge pontificale, Benoît XVI avait choisi de ne plus être pape. L’ayant été, il était sorti du collège cardinalice. A la fin de sa vie, il n’était donc ni pape, ni cardinal. Cette situation inédite avait accouché du titre de « pape émérite » sans que l’Église ne sache trop appréhender la chose nouvelle. Du balcon de la résidence d’été du pape, le 28 février 2013, Benoît XVI saluait d’ailleurs la foule de locaux venus le remercier en ces termes :

« A partir de ce soir à huit heures, je ne serai plus souverain pontife de l’Eglise catholique. Je suis simplement un pèlerin qui débute la dernière étape de son pèlerinage sur cette terre. »

Et c’est en discret pèlerin et en humble serviteur qu’il fut enterré le 5 janvier 2023, sur la place Saint Pierre, à Rome. Il est vrai que la messe était sobre – selon le vœu de Benoît XVI lui-même -, courte, et que le pape François n’a pas jugé nécessaire de s’attarder sur l’apport absolument considérable de son prédécesseur à l’Eglise et à l’humanité tout entière lors de son homélie. Il est vrai aussi que ce choix tranchait avec la chaleur du dernier adieu rendu à Jean-Paul II par Joseph Ratzinger, dix-sept ans plus tôt, sur cette même place Saint Pierre. Mais le recueillement était à son image : silencieux, tout en délicate retenue. Effacé, Benoît XVI l’a été jusqu’à la dernière seconde.

À l’heure de la renonciation, le défunt pape avait poursuivi devant les fidèles :

« je voudrais encore, avec mon cœur, mon amour, ma prière, ma réflexion, toutes mes forces intérieures, travailler pour le bien commun et le bien de l’Eglise et de l’humanité. »

C’est exactement ce qu’il n’a cessé de faire, apportant pendant les huit dernières années de sa vie une humble contribution à la vie de l’Église.

Certains ont été peinés de cette si grande discrétion autour de sa mort, de la volonté assumée par le Vatican de traiter a minima le décès du pape émérite, de l’évidente antithèse entre un François si détaché de son prédécesseur et un Ratzinger élogieux sur le sien. Nombre de fidèles ont ressenti une gêne devant la sobriété choisie : la liturgie est un symbole… Cette tristesse est surtout révélatrice d’une gêne plus profonde. Benoît XVI a été un pape particulièrement attaqué pendant tout son pontificat, à l’extérieur mais surtout à l’intérieur de l’Église. Mais depuis son renoncement, l’hostilité à son égard persistait. Tout le monde se souvient du texte tronqué de Benoît XVI publié par le Vatican à l’occasion de la sortie d’un livre de théologiens, dont certains furent particulièrement hostiles à l’ancien pape ; beaucoup ont en tête le texte de Benoît XVI sur le célibat des prêtres alors que la question semblait posée lors d’un Synode récent qui avait généré des commentaires particulièrement peu amènes ; plus récemment encore, nombre de fidèles ont lu les propos du secrétaire particulier de Ratzinger, Monseigneur Ganswein, rapportant que Benoît XVI avait eu le cœur « brisé » en découvrant le Motu proprio de François souhaitant la fin de l’ancienne messe à laquelle il avait fait une place… C’est sans doute cette gêne-là qui a alimenté la peine de ces fidèles interloqués le jour de l’enterrement.

Un malaise devant les différences palpables de vues entre un pape et son successeur, une gêne à imaginer l’inimitié qui règne parfois dans les couloirs du Vatican, une angoisse devant les ferments de la division que cherche tant le Prince de ce Monde.

Benoît XVI avait choisi le silence de la prière lorsqu’il était attaqué ou contesté, et la précision de l’écrit pour être collaborateur de la Vérité. Nombre de fidèles étaient rassurés de sa présence dans les jardins du Vatican. La fin de cette période inédite de cohabitation papale plonge à nouveau les fidèles dans une ère nouvelle. Dans son testament spirituel rédigé alors qu’il était encore pape, Benoît XVI semblait déjà leur répondre :

« Restez fermes dans la foi ! Ne vous laissez pas troubler ! »

Le cinéma français face à l’Histoire de France

Réalisé par Le Puy du Fou, Vaincre ou mourir raconte l’épopée de Charrette et sort sur les écrans à la fin du mois de janvier. Nicolas de Villiers est interrogé dans L’Incorrect. Extrait :

Vous pouvez commander ou vous abonner à L’Incorrect ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

Benoît XVI, coopérateur de la vérité

Extrait d’une tribune du cardinal Müller dans L’Homme Nouveau :

[…] L’interprétation correcte de l’enseignement du Concile contre l’appel falsifié à un soi-disant esprit du Concile était alors aussi le mandat principal de son travail en tant que préfet de la Doctrine de la foi. Il s’agit des déclarations sur la sacramentalité du sacerdoce par rapport à la vérité révélée que seul un homme baptisé peut recevoir validement le sacrement d’ordination (évêque, prêtre, diacre). La déclaration Dominus Jesus sur l’unicité du Christ Sauveur et de son Église comme unique sacrement du salut du monde, qui est pleinement et institutionnellement réalisée dans l’Église catholique (Lumen Gentium, 8), est également très importante.

Les deux textes sur la théologie de la libération en Amérique latine, produits à la suite de Gaudium et Spes, sont également d’un rang élevé dans l’histoire de la théologie. La tentative d’approfondissement christologique dans la doctrine sociale de l’Église y est affirmée. L’erreur de réconcilier le christianisme avec la philosophie marxiste est réfutée. Le communisme n’était pas seulement en pratique le plus grand crime contre l’humanité.

Mais c’est bien cette anthropologie athée qui a entraîné inévitablement la destruction de l’être humain, tout comme le transhumanisme est aujourd’hui un déni dévastateur de l’image de Dieu et de la dignité personnelle de l’être humain. Comme le communisme et le fascisme, ses racines sont profondément athées. Dans la lutte contre le relativisme agnostique, Joseph Ratzinger, en tant que préfet de la Doctrine de la foi jusqu’à son pontificat, a toujours souligné que l’antithèse de la vérité est le mensonge.

Il ne faut pas se laisser berner par la promesse que le renoncement à l’affirmation de la vérité de Jésus-Christ conduit à la tolérance de la diversité des vérités subjectives, alors qu’il conduit plutôt à la dictature du relativisme. Nous le voyons dans le règne brutal de la débauche dominante du monde occidental et dans le contrôle absolu inhumain de la pensée et du comportement dans les dictatures asiatiques. Pour nous, la parole du Christ, seul Sauveur du monde, est : « Ainsi, vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira » (Jean 8, 32). […]

Bilan 2022 : Plus de 100 prêtres et religieuses enlevés, arrêtés ou tués

Au moins 12 prêtres et cinq religieuses ont été assassinés en 2022 alors qu’ils remplissaient leur mission. Le Nigeria est l’un des pays les plus dangereux pour servir l’Eglise, mais la Chine, en Asie, et le Nicaragua, en Amérique latine, ont également connu de nombreux cas de harcèlement.

Deux prêtres enlevés en 2019, le Père Joel Yougbaré, du Burkina Faso, et le Père John Shekwolo, du Nigeria, sont toujours introuvables, ce qui porte à cinq le nombre total de prêtres disparus.

Les cinq religieuses assassinées en 2022 dans l’exercice de leur mission sont Sœur Luisa Dell’Orto, en Haïti, en juin ; Sœurs Mary Daniel Abut et Regina Roba, au Sud-Soudan, en août ; Sœur Mari de Coppi, au Mozambique, en septembre ; et Sœur Marie-Sylvie Vakatsuraki, tuée en octobre, en République démocratique du Congo.

Au cours de la même année, 42 prêtres au total ont été enlevés dans différents pays, dont 36 ont été libérés. Trois des prêtres enlevés au Nigeria ont été assassinés. Au Mali, on ignore toujours où se trouve le missionnaire allemand, le Père Hans-Joachim Lohre enlevé en novembre.

Le Nigeria est le pays où il y a eu le plus d’enlèvements, avec un total de 28 en 2022. Trois d’entre eux ont été enlevés en décembre, mais le pire mois a été juillet, avec sept enlèvements. Le Cameroun suit, avec six enlèvements, dont cinq ont eu lieu au même moment, en septembre, et ont été libérés cinq semaines plus tard.

Haïti est devenu l’un des endroits les plus violents d’Amérique centrale. Cinq prêtres ont été enlevés par des bandits et des gangs au cours de l’année, mais tous ont été libérés depuis.

L’Ethiopie, les Philippines et le Mali ont eu chacun un prêtre enlevé, tous libérés, à l’exception du père Hans-Joachim Lohre au Mali.

Le Nigeria compte également la grande majorité des religieuses enlevées en 2022, soit sept. Une religieuse a été enlevée au Burkina Faso, et une autre au Cameroun, ainsi que les cinq prêtres mentionnés ci-dessus. Heureusement, toutes ces religieuses ont ensuite été libérées par leurs ravisseurs.

Enfin, au moins 32 ecclésiastiques ont été détenus, dans des actes qui s’apparentent à l’intimidation.

Les cas les plus récents concernent quatre prêtres de l’Eglise gréco-catholique ukrainienne travaillant dans l’Ukraine occupée par la Russie et qui ont été arrêtés dans le cadre de leurs activités pastorales. Deux d’entre eux ont depuis été libérés et “expulsés” vers le territoire ukrainien, mais deux autres restent en détention et pourraient être accusés de terrorisme.

Au Nicaragua, 11 membres du clergé ont été arrêtés ou détenus au cours du conflit qui oppose le gouvernement à l’Eglise catholique. Parmi eux figurent au moins deux séminaristes, un diacre, un évêque et sept prêtres. On signale également des prêtres à qui l’on a interdit de quitter leur paroisse, et au moins 10 ecclésiastiques que le gouvernement a empêchés de rentrer dans le pays.

Un autre cas récent concerne l’emprisonnement d’un évêque et de deux prêtres en Erythrée. Deux mois se sont écoulés depuis leur disparition, sans explications de la part des autorités.

Il est presque impossible de connaître le nombre de prêtres et d’évêques catholiques détenus en Chine en 2022. Selon les informations recueillies par l’AED, les autorités enlèvent à plusieurs reprises des clercs de l’église clandestine pendant un certain temps pour les forcer à rejoindre l’église approuvée par l’Etat. Un exemple est la disparition d’au moins 10 prêtres, tous appartenant à la communauté clandestine de Baoding (Hebei), entre janvier et mai 2022.

Outre ces cas, un prêtre a été arrêté au Myanmar lors de manifestations contre le régime, et plusieurs religieuses et deux diacres ont été arrêtés en Ethiopie lors du conflit du Tigré fin 2021, mais libérés en 2022.

La Cité de l’Histoire ouvre ses portes le 17 janvier

Venez vous immerger au coeur des plus grandes sagas de l’aventure humaine grâce à La Cité de l’Histoire à Paris La Défense.

Cette année, découvrez 3 expériences inédites pour voyager dans le temps grâce à des spectacles et animations technologiques ultra-immersives, petits et grands revivent les grands évènements du passé, rencontrent les figures emblématiques de l’histoire de France.

Trois attractions, un espace entièrement dédié à l’Histoire, le tout imaginé par Franck Ferrand, mis en scène par Thierry Rétif et produit par Amaclio Productions.

Bénéficiez du tarif de lancement à partir de 18,99 € !

La Cité de l’Histoire se situe sous la Grande Arche, 1 parvis de la Défense 92 400 Puteaux

15000€ le bébé

Une jeune femme et son conjoint ont, à deux reprises, vendu leurs bébés à un autre couple via un forum internet.

Ne pouvant avoir d’enfant, ni adopter du fait de sa maladie, une femme a contacté sur un forum internet M., jeune femme de 28 ans, qui a accepté de concevoir et de « porter » l’enfant, puis d’accoucher sous son nom. « Il suffit que je présente votre carte Vitale à l’accueil » lui avait-elle dit. Le 31 mars 2017, M., munie de la carte vitale de l’acheteuse, se rend à la maternité de Grasse pour des « douleurs abdominales liées à sa grossesse ». Une analyse sanguine révèle que le sang de la femme enceinte ne correspond pas à celui de la propriétaire de la carte vitale, atteinte de mucoviscidose et identifiée dans le système de santé. La police est alors appelée. La « mère porteuse », M., prétend être enceinte de son amant, le conjoint de l’acheteuse, qui a, par anticipation, reconnu l’enfant.

Peu de temps après, le 20 avril 2017, M. se présente à l’hôpital de Fourmies, dans le Nord, pour accoucher sous X. Le service se rend compte que l’identité de cette femme est la même que celle de la parturiente qui s’était présentée pour accoucher à Grasse fin mars. Une « gestation par autrui » étant suspectée, le procureur est alerté. M. prétend, cette fois, que l’enfant est son fils et celui de son conjoint. Ils disent vouloir le garder. Début mai, l’acheteuse finit par avouer la vérité aux policiers.

Un travailleur social, qui suit la famille de M., se souvient, de son coté, qu’un an avant la jeune femme avait déjà été enceinte. Tout en prétextant une fausse couche, elle lui avait confié qu’elle avait accouché au profit « d’une amie ». Le concubin avoue à son tour la vérité : ils ont donné naissance en 2016 à une petite fille qui a été « vendue » pour 15 000 € à une femme stérile. Cette fois-ci, la présentation de la carte vitale avait permis à la transaction d’aboutir. L’argent a notamment servi à acheter une voiture, mais aussi une console de jeux et du cannabis.

Une enquête a été ouverte par le juge d’instruction de Laon. Les deux enfants ont été placés, et six personnes ont été renvoyées devant le tribunal correctionnel. Le « père biologique » et la « mère porteuse » sont poursuivis pour dissimulation d’enfant, les deux couples de « parents d’intention » pour simulation d’enfant et provocation à l’abandon. Le procès devrait avoir lieu fin 2023.

La CEDH valide l’expulsion d’un djihadiste

De Nicolas Bauer, membre de l’ECLJ :

En 2020, l’ECLJ était intervenu dans deux affaires d’expulsion de djihadistes vers leurs pays d’origine, en tant que tierce-partie à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). En février 2022, la première affaire Johansen c. Danemark a été tranchée. La CEDH a validé la privation de nationalité danoise et l’expulsion vers la Tunisie de M. Johansen, revenant de Daech.

Le 15 décembre 2022, la CEDH a annoncé avoir rendu sa décision dans la deuxième affaire : Isam Al-Bayati c. Allemagne. Les juges européens ont validé l’expulsion de M. Al-Bayati vers l’Irak. C’est encore une victoire pour l’ECLJ et pour l’Europe.

Un djihadiste irakien expulsé quinze ans après sa condamnation pénale

M. Al-Bayati, citoyen irakien, a fait l’objet de plusieurs condamnations liées à des activités relevant du terrorisme, en particulier : collectes de fonds, transferts d’argent en Irak, détention d’une arme et possession de cassettes audios appelant au djihad armé. Dans les réseaux terroristes irakiens, il est connu comme le « banquier ». Sa dernière condamnation pénale date de 2006 et la décision d’expulsion de 2009.

Il a alors saisi un tribunal administratif, entraînant plusieurs années de contentieux. Son ultime recours interne, devant le Tribunal constitutionnel fédéral de Karlsruhe, a été déclaré irrecevable en 2018. En mars 2019, c’est à la CEDH qu’il dépose une requête. Ce recours n’étant pas suspensif, l’Allemagne l’a expulsé vers l’Irak en octobre 2021, avec une interdiction de retour pour quinze ans.

La sécurité nationale prime les droits individuels d’Isam Al-Bayati

Le djihadiste avait invoqué, contre son expulsion, l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Marié et père de deux filles, il considérait que cette décision d’expulsion violait son droit à la vie privée et familiale. La décision de la CEDH, publiée le 15 décembre 2022, déclare irrecevable la requête d’Isam Al-Bayati, pour défaut manifeste de fondement.

Les juges européens ont considéré qu’il était légitime de faire primer la sécurité nationale, menacée par les activités terroristes, sur les droits individuels de M. Al-Bayati. La CEDH a également rappelé que les juridictions allemandes, examinant le recours du djihadiste, avait exploré avec lui les possibilités qu’il avait pour poursuivre sa vie de famille en Irak ou dans d’autres pays.

Cette décision de la CEDH soutient l’Allemagne dans l’exercice des fonctions fondamentales de tout État européen : garantir la sécurité et protéger la nation. La possibilité pour un État d’expulser des étrangers constitue un moyen nécessaire pour lui permettre de remplir ces fonctions, a fortiori lorsque ces étrangers ont participé à des activités islamistes et terroristes.

Pour aller plus loin, lire nos observations dans l’affaire Al-Bayati c. Allemagne (n° 12538/19)

Gaspard Proust serait-il devenu l’humoriste officiel de la droite ?

Eugénie Bastié dresse son portrait dans Le Figaro Magazine. Extrait :

[…] Gaspard Proust serait-il devenu l’humoriste officiel de la droite? L’esprit Canal est mort, les nouveaux curés sont progressistes, qu’ils prédisent l’Apocalypse climatique ou conspuent la «concupiscence» des mâles, ce qui a laissé le champ libre au persiflage sur un esprit de sérieux passé à gauche.

«C’est même chiant car c’est trop évident , dit Proust. Moi-même je me lasse. On parle du wokisme tous les jours. Sandrine Rousseau, c’est une Nadine Morano de gauche. Il y a un côté ambulance… parfois j’ai des scrupules. En même temps… je me dis que je ne peux pas laisser passer ça (il soupire) . Je ne sais pas ce qu’ils prennent, ils ne sont jamais fatigués. Ils n’ont jamais honte.»

Serait-il un «anar de droite?» Il n’aime pas l’expression.

«Ça veut souvent dire mec de droite aimé par la gauche. Au fond, je suis un individualiste. C’est le mot liberté qui m’intéresse. J’ai vécu dans un pays de l’Est où l’on nous vendait l’Occident comme une terre où certaines choses, comme la liberté de penser et le droit de propriété, ne seraient jamais remises en question. Quand je vois le pli que ça prend parfois en France, je me dis qu’il y a vingt ans je ne l’aurais pas cru.»

Il se dit pour une liberté d’expression «absolue» :

«On ne peut pas faire la police des cerveaux et des âmes.»

Une vocation d’écrivain

Mais au fond, Proust est-il vraiment un comique? […] «C’est un intellectuel drôle plus qu’un humoriste, dit de lui Geoffroy Lejeune, directeur de Valeurs Actuelles . Chez la plupart des humoristes, le rire est une fin en soi ; chez lui, c’est un moyen pour faire réfléchir à autre chose.» Sa véritable vocation ne serait-elle pas celle d’écrivain?

«J’ai du mal à l’admettre, mais c’est ce que je désire le plus , nous confie-t-il. Mon rêve ça a toujours été la plume. Si j’arrivais à ne vivre que de l’écrit j’aurais réalisé toute mon ambition.»

Gaspard Proust possède plusieurs tiroirs. Derrière la façade d’humoriste, il y a l’écrivain. Et puis au-dessus des livres, il y a la musique classique, une véritable passion. Et puis, au-dessus de la musique il y a… Quand on lui demande quelles sont ses attaches, ses racines profondes, il hésite. «Je vais très peu en Slovénie. C’est le pays de ma langue natale. Je suis très attaché à la Suisse. Mais comment dire… tout ça reste très terrestre.» Il sourit et lève les yeux au ciel.

«Le vrai attachement est là-haut, le reste n’est qu’une étape. Mon projet, au fond, il est là.»

On remarque sur sa poitrine une médaille miraculeuse de la rue du Bac (Paris, 7e), qu’il tripote machinalement. Ce sont des sœurs qui la lui ont offert, un jour qu’il traînait près du Bon Marché.

«Je l’ai rangée dans ma moto, mais j’y pensais assez souvent, un peu comme Bilbo le Hobbit avec l’anneau, tu vois.»

Un jour, il l’a mise autour du cou. C’est peut-être le tiroir le plus secret de Gaspard Proust. Par pudeur, il ne veut pas trop en parler, mais lors d’une messe clandestine, en plein confinement, alors même que l’Église officielle avait décrété la fermeture du culte, il s’est laissé toucher par le Mystère. Depuis, il a saint Augustin sur sa table de chevet. Il laisse parfois entrevoir dans quelques-unes de ses chroniques, cette nouvelle vérité qui le travaille. […]

«Peut-être sais-je mieux que personne pourquoi l’homme est le seul être qui sache rire ; lui seul souffre assez profondément pour avoir été contraint d’inventer le rire. Le plus malheureux, le plus mélancolique de tous les animaux est, comme de juste, le plus gai.»

Quand Mireille Mathieu chantait l’avortement

La chanson “L’anniversaire” de Mireille Mathieu date de 1976 et évoque un avortement, et la femme qui y repense à la date anniversaire.

Cette chanson rejoint une réalité : quand une femme a avorté, cela fait partie de son dossier médical lors d’une grossesse. Or, les sage-femmes constatent très souvent que les femmes connaissent précisément la date de l’avortement. Avec quelquefois des témoignages poignants.

“Ma famille m’a forcée à avorter. Quelque fois, je regarde l’image de l’échographie, et je pense à ce premier enfant.”

Souviens-toi il pleuvait sur ce train d’Amsterdam
Qui allait m’emporter voyageur sans bagage
Tu as lâché ma main et j’ai retenu mes larmes
Le chagrin m’attendait à la fin du voyage
Je revis cet instant dans la ville étrangère
La rue et l’escalier et cette femme en blanc
La porte s’est fermée et j’étais seule sur la Terre
Je ne peux pas oublier c’était il y a un an

Non non l’enfant non
Il n’a pas eu de prénom
Doux doux l’enfant doux
Il n’a pas eu de joujoux
Non non l’enfant non

Il n’a pas eu de prénom
Beau beau l’enfant beau
Il n’a pas eu de berceau

Depuis ce rendez-vous dans la ville étrangère
Mon cœur est une fleur transpercée par un clou
Chaque jour désormais semble un anniversaire
Et le train d’Amsterdam vient déchirer mes nuits
Je rêve à cet enfant et j’ai froid et j’ai honte
Je rêve à cet enfant dont je n’ai pas voulu
Si je ferme les yeux j’entends comme une ronde
C’était il y a un an je ne l’oublierai plus

Blond blond l’enfant blond
Il n’a pas eu de saisons
Adieu l’enfant Dieu
Il n’a pas eu de ciel bleu

Blond blond l’enfant blond
Il n’a pas eu de saisons
Dors dors l’enfant dors
Son berceau c’est mon remord

L’abbaye de Lessay touchée par un incendie volontaire

Deux départs de feu ont été constatés au sein de la crèche de l’église. L’incendie a pu être maîtrisé rapidement grâce à l’intervention d’une paroissienne, qui a rempli des seaux d’eau pour éteindre les flammes avant que celles-ci n’atteignent le sapin de Noël, situé à côté, ainsi que les chaises en bois.

Pour éviter tout nouvel incident, la maire annonce que “les paroissiens vont assurer davantage de tournée et de présence dans l’abbatiale“. Le système de verrouillage automatique des portes le soir va être révisé et une “vidéosurveillance mobile et tournante pourrait être envisagée“.

L’abbaye de la Sainte-Trinité est une abbaye bénédictine d’architecture romane, fondée au XIᵉ siècle, qui se dresse sur le territoire de la commune française de Lessay dans le département de la Manche. Elle va subir au printemps des travaux de réfection de la toiture du transept sud et du baptistère, tandis que l’orgue va être révisé.

Gérald Darmanin interdit une marche en hommage à sainte Geneviève [Addendum]

Le ministre de l’Intérieur a ordonné à la préfecture de police de Paris d’interdire la 18e marche aux flambeaux prévue samedi 7 janvier en hommage à sainte Geneviève, patronne de Paris. Les organisateurs, des membres de l’association Paris Fierté, se sont vu notifier un arrêté d’interdiction.

La préfecture de Police s’est justifiée par des « risques forts de troubles à l’ordre public ». Lors de la précédente édition, le 15 janvier 2022, des incidents avaient éclaté en marge de la marche Paris Fierté, perturbations causées par les milices de l’extrême gauche qui ont tentés d’agresser des participants. La préfecture de Police a également fait savoir que « l’importante mobilisation des forces de l’ordre ce jour-là sur plusieurs événements » pouvait mettre en péril « la sécurité des participants à la marche ». Elle fait référence à d’autres manifestations organisées ce même samedi. Cette marche aux flambeaux devait débuter à 18 heures. La manifestation kurde a lieu à 10 heures du matin dans le 10e arrondissement à l’autre bout de Paris. Les “gilets jaunes” comptent également battre le pavé durant cette même journée, en amont de la présentation par le gouvernement de la très réforme des retraites le 10 janvier.

Pourtant, après les attentats de Charlie Hebdo, en plein état d’urgence, lors des Gilets Jaunes et même lors de la crise du covid-19., la préfecture avait toujours autorisé la tenue de l’hommage à sainte Geneviève.

Addendum : la décision du ministre a été cassée par référé-liberté auprès du  tribunal administratif.

Le collectif Vigi Médias organise une marche devant les locaux du Monde

Les fondateurs de Vigi Medias organisent samedi 7 janvier une manifestation en soutien à FranceSoir, suite au retrait de son agrément. La manifestation démarrera devant les locaux du journal 38 rue Fabert, à Paris et s’achèvera devant le siège du média Le Monde.

Une croix dans le ciel durant les funérailles

Cette photo semble authentique : ceux qui étaient sur le Loggione, du côté droit du Palais Apostolique, ont pu voir ce phénomène dans le ciel pendant les funérailles de Benoît XVI.

L’euthanasie ou l’échec de la médecine

Lu dans l’Incorruptible (dont la présentation précise: “Non, l’Incorruptible n’est pas Maximilien de Robespierre, L’Incorruptible c’est le peuple uni qui refuse que sa Nation ne meure”!…):

Le mythe d’une euthanasie salvatrice

Le sujet de la fin de vie n’en reste pas moins un sujet qui n’a rien d’anodin. Vouloir souffrir le moins possible et ne pas vouloir d’une mort interminable dans d’atroces conditions est légitime. Ceci étant, est-ce que la mort est la seule solution à apporter ? L’euthanasie est-elle véritablement la plus simple et efficace des manières pour mourir dans la dignité ? Ces questions, rarement posées, s’avèrent pourtant décisives alors qu’un projet de loi visant à libéraliser cette pratique s’apprête à voir le jour début 2023.

Si la douleur physique semble être un problème élucidé grâce aux différents progrès techniques qu’offrent aujourd’hui la médecine, le sujet le plus délicat et le plus souvent mis en avant, est celui de la douleur psychologique ou psychique. Se voir mourir, se voir impuissant, et souffrant est en effet très douloureux. Toutefois, ce sujet relève d’un domaine médical particulièrement investigué au cours des deux dernières décennies : les soins palliatifs. Ceux-ci permettent de répondre de manière globale aux besoins d’une personne dont l’état de santé approche celui d’une phase couramment appelée phase terminale. Ces soins sont dédiés à la fois à la personne malade, son entourage, sa famille et s’effectuent tant dans son foyer que dans des centres de soins dédiés. En bref, les soins palliatifs sont les garants de la dignité humaine d’un patient.

En ce qui concerne l’euthanasie en tant que telle, on la décrit souvent comme une délivrance, un moment de soulagement pour les familles et la fin d’une souffrance affreuse pour le patient. Or qu’est-ce que l’euthanasie si ce n’est l’abandon des soins, l’abandon d’un être vivant et l’échec de la médecine ?

L’euthanasie va à l’encontre du serment d’Hippocrate

Alors que les médecines douces, thérapeutiques sont sans cesse promues pour apaiser et atténuer des souffrances du quotidien, avoir recours au suicide assisté reviendrait à tirer un trait sur une fin de vie apaisée, douce, progressive et dans des conditions de vie décentes. Qui plus est, est-ce que les médecins ne sont pas appelés justement à guérir et favoriser la poursuite de la vie plutôt que de la rompre brutalement ?
Sur le long terme, la légalisation du suicide assisté, va participer à une stigmatisation de la vieillesse, et plus généralement de la maladie. Et ne parlons pas du handicap qui est déjà totalement tabou dans une société où lorsqu’une mère porte un enfant, on l’incite à réaliser une batterie de tests pour savoir si son enfant est atteint de trisomie 21 ou d’une autre maladie, afin d’avorter et d’éviter par avance d’avoir à accompagner son enfant malade.

Obsèques de Pierre Le Morvan le 7 janvier en Mayenne

On me prie d’annoncer les obsèques de Pierre Le Morvan, ce samedi 7 janvier à 14 heures en l’église d’Epineux-le-Seguin, (53340 Val-du-Maine, entre Le Mans et Laval).

La bénédiction des maisons à l’Épiphanie

Une belle tradition rappelée par Claves :

Il est une antique et vénérable tradition de bénir les maisons à l’occasion de la fête de l’Épiphanie, avec de l’eau bénite spécialement la veille. Après avoir aspergé d’eau bénite les murs de la maison, le prêtre inscrit, au moyen d’une craie bénite à cette occasion, sur le linteau de la porte principale une inscription comprenant le chiffre de la nouvelle année qui s’ouvre et les initiales (en latin) des trois rois mages. Ainsi, cette année :

20 + C(aspar) + M(elchior) + B(althazar) + 23

Le rituel romain renferme donc deux belles bénédictions pour le jour de l’Épiphanie : la bénédiction de la craie, dont le curé se sert ensuite pour tracer sur les portes de ses paroissiens l’anagramme témoignant de la bénédiction de la maison.

Voici le texte de la bénédiction de la craie, si riche de signification :

Bénissez, ô Seigneur notre Dieu, cette craie, votre créature, afin qu’elle devienne salutaire au genre humain ; et accordez par l’invocation de votre Nom très saint que tous ceux qui l’emporteront ou qui écriront avec elle sur leurs portes les noms de vos saints Gaspard, Melchior et Balthazar, reçoivent par leur intercession et leurs mérites la santé du corps et la protection de l’âme.

 La bénédiction de la maison n’est pas moins riche, puisqu’elle reprend tout d’abord le texte du Magnificat de Notre-Dame, chant de louange prononcé par Marie au moment où elle rendait visite – et avec elle Jésus, enfant encore dans son sein – à sa cousine Elisabeth, sanctifiant ainsi sa maison et ses habitants. La bénédiction du Rituel Romain fait de la visite du pasteur comme une nouvelle Visitation. On reprend ensuite, après que la demeure a été encensée et aspergée d’eau bénite, le texte classique de la bénédiction d’une maison :

 Bénissez, ô Seigneur, Dieu tout puissant, cette maison, afin qu’en elle demeurent la santé, la chasteté, la victoire, la vertu, l’humilité, la bonté, la douceur, le plein accomplissement de la loi et l’action de grâces au Dieu, Père, Fils et Saint Esprit ; et que cette bénédiction demeure sur cette maison et sur ceux qui habitent en elle. Par le Christ notre Seigneur. Amen.

Selon les sources, l’anagramme C+M+B renverrait également à la phrase Christus mansionem benedicat (que le Christ bénisse cette maison). La tradition rappelle comment les Hébreux reçurent en Égypte de Dieu le commandement de répandre sur les linteaux de leurs portes le sang de l’agneau pascal, en témoignage d’alliance et pour être épargnés du fléau de la dixième plaie (l’extermination des premiers-nés).

Cette tradition s’est notamment perpétuée dans les pays germaniques et orientaux, comme affirmation et témoignage de foi dans un contexte de cohabitation avec le protestantisme, puis avec l’agnosticisme et l’athéisme.

Rejet d’une loi pro-vie en Caroline du Sud

La Cour suprême de Caroline du Sud a invalidé le 5 janvier une loi interdisant d’avorter après six semaines de grossesse :

“Nous jugeons que le droit au respect de la vie privée inscrit dans notre Constitution couvre les décisions des femmes d’avorter”.

C’est avec un raisonnement similaire que la Cour suprême des Etats-Unis avait sanctuarisé, en 1973 dans son arrêt Roe v. Wade, l’avortement.

Dans sa décision, la Cour suprême de Caroline du Sud estime que le droit au respect de la vie privée peut être “limité” à condition que cela soit fait de manière “raisonnable”. Cela pourrait permettre aux législateurs locaux d’introduire de nouvelles restrictions.

L’Epiphanie au sommaire du 2e numéro de Gloria

En voici le sommaire :

Retrouvez ici notre entretien avec Marie-Laurentine Caëtano, fondatrice de cette revue.

La date de la venue des Rois Mages

De Delphine Toulemonde, docteur en histoire (médiévale et religieuse) et membre du comité scientifique du Ceshe, dans la revue Science et Foi :

[…] Toutefois, il est bon de souligner que dès le premier chapitre de la Genèse, Dieu dit que les luminaires au firmament du ciel sont aussi là pour servir ‘de signes pour marquer les époques, les jours et les années’. Ces signes furent donc scrutés à travers les siècles. Dès après le Déluge, les Chaldéens sont de mémoire d’homme les héritiers de la tradition astronomique et du culte sacré. Peut-être leurs croyances étaient-elles détournées de la vérité, mais ces idolâtres gardèrent dans leur culte des traditions anciennes et l’abbé Paul de Broglie pense que leur religion fut ‘l’une des plus semblables au judaïsme et au christianisme qui ait jamais existé.’ Et si cette quête des astres, sans doute idolâtrée, était la recherche d’un savoir primitif et d’une attente messianique ? … C’est à elle que s’adonne d’ailleurs Balaam, en Mésopotamie, lorsque le roi de Moab le fait mander. Le secret du luminaire, de l’étoile messianique donc, qui précéda les Mages reste encore certainement à percer, mystère parmi les mystères. La science évoque soit une conjonction de planètes, soit une nouvelle étoile, soit une comète. Peut-être était-ce tout autrement si l’on regarde du côté des mystiques. Marie d’Agréda parle d’une ‘clarté propre qui était différente de celle du soleil et des autres étoiles’ et qu’ ‘elle resta dans la région aérienne pour conduire les rois jusqu’à la grotte’. Anne-Catherine Emmerich voit un globe de feu. Maria Valtorta en fait un astre mobile très différent des autres et ressemblant au saphir, ce qui fait évidemment penser au trône de Dieu dans la vision d’Ezéchiel.

En revanche, la date probable ou possible de l’Epiphanie parait plus aisée à approcher. Les Evangiles nous donnent quelques éléments précis : l’arrivée des mages à Jérusalem, la visite à Hérode, l’adoration à Bethléem, pour ce qui est des Mages, sans compter les annonces prophétiques dans l’Ancien Testament, puis le recensement sous Quirinius, la circoncision, la fuite en Egypte et le massacre des saints Innocents par Hérode. En se conformant aux usages des Juifs, il devient possible de proposer une chronologie, non pas une date certaine. En effet, les lois du Lévitique sont précises quant au temps de la circoncision et de la purification ; pour un fils, la circoncision a lieu le 8ème jour, la purification 33 jours après. L’état de la femme ‘va se prolonger jusqu’au crépuscule du quarantième jour, car c’est le lendemain qu’elle présentera l’offrande de kappara pour sa purification’, précise Rachi. Saint Luc souligne qu’après la purification, Marie et Joseph repartent à Nazareth, en Galilée. Et l’enfant grandissait et se fortifiait. Il apparait donc qu’il faille une nouvelle nécessité pour retourner à Bethléem. La ville étant à proximité de Jérusalem, ce peut être l’une des grandes fêtes ‘d’obligation’ juive, Pessah, Yom Kippour, etc… Ces deux fêtes peuvent avoir d’ailleurs une symbolique forte. Pessah, c’est la Pâque, le passage. Yom Kippour, c’est le shabbat des shabbats, le jour de l’expiation, celui où est offert le bouc émissaire qui est ensuite envoyé au désert, chargé des péchés.

Du côté des Mages, la Bible précise qu’ils sont très remarqués à Jérusalem et qu’ils s’adressent à Hérode. Celui-ci règne jusqu’à sa mort, en 4 av. JC selon les uns, en 6 ap. JC selon les autres. Ce terminus ad quem est mis en relief, en particulier, par l’intéressante étude d’Henriette Horovitz. C’est donc avant cette époque qu’a lieu le recensement de Quirinius. La date qui parait la plus probable et que l’on retiendra ici pour l’événement est celle de l’année lustrale 2 ap.JC, soit huit jours après le 25 décembre de la première année de la nouvelle ère. Tout ceci parait très cohérent et cette date confirme aussi les propositions de Denys le Petit. Notons encore que saint Matthieu précise que les mages viennent adorer dans une maison : ‘intrantes domum’ (Matt. II, 11), puis s’en repartent sans avertir Hérode. Après ceci, saint Joseph, Marie et l’Enfant fuient vers l’Egypte, craignant la colère d’Hérode. Le martyre des saints Innocents est alors décrété par le roi qui craint un contre-pouvoir : tous les enfants de moins de deux ans sont concernés. Pour que cette disposition royale de deux années ait un sens – Hérode s’est fait préciser par les Mages la date de l’apparition de l’étoile – il faut que les deux années soient motivées par l’apparition de l’étoile, le temps du voyage, la présence en Palestine, le départ… avec une petite marge d’erreur. Si les mages étaient arrivés une quinzaine de jours après la Nativité, il eut suffi d’exterminer les enfants de moins d’un an.

Or, la naissance, le recensement, la circoncision, la purification de Marie, le retour à Nazareth, le nouveau voyage/pèlerinage à Bethléem, pour un motif probablement religieux mais non précisé dans les Ecritures, l’installation dans une ‘domus’ où aurait eu lieu la visite des mages d’Orient, ces longs mois rendent cohérente la décision du roi d’exterminer les nouveau-nés jusqu’à deux ans, soit grosso-modo et très largement depuis la première vision de l’étoile par les mages.

La date liturgique de l’Epiphanie fixée au 6 janvier reste possible, mais, dans ce cas, plus probablement en l’an 3, soit un an après la Nativité si celle-ci a effectivement eu lieu le 25 décembre de l’an I. Dans cette hypothèse, la fuite en Egypte aurait alors lieu de l’an 3 à l’an 6, date de la mort d’Hérode (Matth, II, 15).

Nous n’avons pas la prétention de faire de ce calendrier une vérité absolue, mais il montre qu’en gardant la fidélité à l’ensemble des Evangiles et des traditions, en se fiant aux Saintes Ecritures, la chronologie des événements est assurément cohérente.

Un prêtre assassiné au Burkina

Un prêtre du diocèse de Dédougou, l’abbé Jacques Zerbo, a été assassiné par des terroristes qui ont également incendié des véhicules à l’Institut national de formation du personnel de l’Education à Dédougou.

Dans la nuit du 1er janvier 2023, aux environs de 22h, des hommes armés se sont introduits dans l’enceinte de la Direction région de l’institut national de formation du personnel de l’éducation (DR INFPE) de la Boucle du Mouhoun située dans le village de Massala. Ils ont mis à cendre les deux cars de l’institut, le véhicule de fonction du directeur, un autre véhicule et une moto de service.

Dans la soirée du 02 janvier, un prêtre du diocèse de Dédougou, l’Abbé Jacques Zerbo a été enlevé puis assassiné dans la province du Sourou.

I-Média : le traitement journalistique ambivalent du décès de Benoît XVI

L’image de la semaine 

Commençons cette année du bon pied avec une bonne blague. BFM TV a été sacrée “chaîne d’information en laquelle les Français ont le plus confiance en 2022”.

Les provocations d’Omar Sy

La sortie au cinéma du film “Les Tirailleurs”, romançant le rôle joué par les soldats des colonies lors de la Première guerre mondiale, fait grand bruit et les médias sont conquis ! Omar Sy, malgré des provocations répétées, reste le chouchou de la caste médiatique.

La revue de presse 

Des développements judiciaires, une hausse du carburant en catimini ou encore le chaos du Nouvel An, ne ratez rien du décryptage de l’actualité hebdomadaire avec la revue de presse de Jean-Yves Le Gallou.

Le décès du pape émérite Benoît XVI

Jean-Yves Le Gallou et Jules Blaiseau reviennent sur le traitement journalistique ambivalent du décès de Benoît XVI, quelque part entre éloges et qualificatifs orduriers. A partir de 35mn40 :

Nouvelle tentative d’imposer l’euthanasie au Portugal

Alors qu’un nouveau projet de loi sur l’euthanasie a été voté le 9 décembre par le Parlement, le président portugais, Marcelo Rebelo de Sousa, a saisi la Cour constitutionnelle. Le texte précise que la décision de recourir à « la mort médicalement assistée » doit être une décision personnelle « réitérée, libre et éclairée » d’une personne « majeure » qui souffre d’une « maladie grave et incurable ».

En mars 2021, la cour avait jugé que le projet de loi, voté à l’époque, encadrant la « mort médicalement assistée » était trop imprécis. Elle doit désormais se prononcer sur le nouveau texte. Si elle le juge inconstitutionnel, il sera renvoyé au Parlement.

Dans le cas contraire, le président pourra apposer son veto.

Il est vert

Il semble qu’Emmanuel Macron lise Le Salon beige.

En effet, il en a ras-le-bol des numéros verts (qu’il a pourtant mis en place).

Or, en juillet dernier, Le Salon beige dressait la liste de quelques numéros verts réels et complètements absurdes :

Vous avez plus de 80 ans et souhaitez vous faire vacciner contre le Covid ?
Pas de problème !
Il y a un numéro vert, le fameux : ” 0 800 730 957″
Un enseignant se fait décapiter par un islamiste ?
Pas de problème !
Il y a un numéro vert, très connu : “0 805 500 005”
Il y a la canicule ?
Pas de problème !
Il y a un numéro vert, qui rafraîchit et désaltère” 0 800 066 666″

“Meilleurs” voeux gouvernementaux

Les voeux de Jupiter sont tellement soporifiques que certains participants tombent en syncope, tandis qu’Elisabeth Borne assure un service minimum :

La Marche pour la vie rend hommage à Benoît XVI

Communiqué de la Marche pour la vie :

Alors que tout un peuple pleure celui qui fut un père doux et humble, d’une intelligence fulgurante et d’une immense culture, La Marche pour la Vie salue la mémoire de l’inlassable défenseur de la vie humaine innocente que fut le pape émérite Benoît XVI.

Comme préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi puis comme souverain pontife ce brillant intellectuel s’attacha toute sa vie à distinguer, mais pour mieux les unir, la foi et la raison.

Opposant résolu à la « dictature du relativisme » il écrivit lui-même ou prépara pour le pape Jean-Paul II, des textes lumineux qui constituent des références indispensables pour toutes les âmes de bonne volonté qui cherchent les vérités accessibles à la droite raison et confortées par la foi, face aux défis que lancent aux consciences troublées les progrès des techniques modernes de manipulation et de transmission de la vie.

Citons l’instruction Donum Vitae, du 22 février 1987, de la Congrégation pour la doctrine de la foi sur « Le respect de la vie humaine naissante et la dignité de la procréation ». L’encyclique Evangelium vitae, du 25 mars 1995, du pape Jean-Paul II sur « La valeur et l’inviolabilité de la vie humaine ».

Homme de foi et de prière, Benoît XVI institua, en 2010, le premier dimanche de l’Avent une veillée de prière pour « invoquer la protection divine sur chaque être humain appelé à l’existence ». Il fut aussi un soutien constant de l’Académie pontificale pour la Vie, fondée en 1994 par le pape Jean-Paul II en lien étroit avec le professeur Jérôme Lejeune qui en fut le premier président. Dénonçant, alors, à temps et à contretemps, selon l’exhortation de Saint Paul (II,4,2) l’eugénisme et l’euthanasie qui sont devenus des caractéristiques majeures des sociétés modernes, participants de cette « banalité du mal » (Hannah Arendt) si caractéristique de la culture de mort.

Enfin le sourire lumineux du pape Benoît XVI nous enseigne que l’on peut être doux et ferme. Dans les durs combats du temporel, auxquels les malheurs des temps condamnent les défenseurs de la vie, le pape émérite actualise pour nous ce conseil trop oublié de Jacques Maritain :

« Il faut avoir l’esprit dur et le cœur doux. Sans compter les esprits mous au cœur sec, le monde n’est presque fait que d’esprits durs au cœur sec et de cœurs doux à l’esprit mou. »

Nous nous associons à la prière du peuple chrétien et de l’Eglise qui demandent à Dieu d’accueillir avec miséricorde son « bon et fidèle serviteur » Benoît. Pour nous le combat continue et nous vous donnons rendez-vous le 22 janvier prochain.

Saint Père, intercédez pour nous dans le combat pour la vie !

“Benoît XVI aimait celui qui est la vie, le chemin et la vérité.”

Hommage du cardinal Robert Sarah, ancien préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, à Benoît XVI, dans Le Figaro :

Pour la plupart des commentateurs, Benoît XVI laissera le souvenir d’un immense intellectuel. Son oeuvre durera. Ses homélies sont déjà devenues des classiques à l’instar de celles des Pères de l’Église. Mais à ceux qui ont eu la grâce de l’approcher et de collaborer avec lui, le pape Benoît XVI laisse bien plus que des textes. Je crois pouvoir affirmer que chaque rencontre avec lui fut une véritable expérience spirituelle qui a marqué mon âme. Ensemble, elles dessinent un portrait spirituel de celui que je regarde comme un saint et dont j’espère qu’il sera bientôt canonisé et déclaré docteur de l’Église.

À son arrivée à la curie romaine en 2001, le jeune archevêque que j’étais – j’avais alors 56 ans – regardait avec admiration la parfaite entente entre Jean-Paul II et celui qui était alors le cardinal Ratzinger. Ils étaient tellement unis qu’il leur était devenu impossible de se séparer l’un de l’autre. Jean-Paul II était émerveillé par la profondeur de Joseph Ratzinger. De son côté, le cardinal était fasciné par l’immersion en Dieu de Jean-Paul II. Tous les deux cherchaient Dieu et voulaient redonner au monde le goût de cette quête. Joseph Ratzinger était reconnu comme un homme d’une grande sensibilité et pudeur. Je ne l’ai jamais vu afficher le moindre mépris. Au contraire, alors qu’il était submergé de travail, il se rendait tout entier disponible pour écouter son interlocuteur. S’il avait l’impression qu’il avait offensé quelqu’un, il cherchait toujours à lui expliquer les raisons de sa position. Il était incapable d’un acte tranchant. Je dois dire aussi qu’il faisait preuve d’un grand respect pour les théologiens africains. Il acceptait même volontiers de rendre des services pratiques, ou de faire passer un message à Jean-Paul II. Cette profonde bienveillance et délicatesse respectueuse envers chacun sont caractéristiques de Joseph Ratzinger.

À partir de 2008, j’ai remplacé le cardinal Dias, préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples dans un certain nombre de rencontres, car il souffrait d’une maladie invalidante. Dans ce contexte, j’ai eu la chance d’avoir de nombreuses séances de travail avec le pape Benoît XVI. En particulier, je devais lui présenter les projets de nomination d’évêques des plus de 1000 diocèses des pays de mission. Nous avions des séances parfois assez longues, de bien plus d’une heure. Il fallait discuter et soupeser des situations délicates. Certains pays vivaient en régime de persécution. D’autres diocèses étaient en crise. J’ai été frappé par la capacité d’écoute et l’humilité de Benoît XVI. Je crois qu’il a toujours fait confiance à ses collaborateurs. Cela lui a d’ailleurs valu des trahisons et des déceptions. Mais Benoît XVI était tellement incapable de dissimulation qu’il ne pouvait croire qu’un homme d’Église soit capable de mentir. Le choix des hommes ne lui était pas aisé. De ces longs entretiens répétés, j’ai acquis une meilleure compréhension de $l’âme du pape bavarois. Il y avait en lui une parfaite confiance en Dieu, ce qui lui donnait une paix tranquille et une joie continue. Jean-Paul II montrait parfois de saintes colères. Benoît XVI restait toujours calme. Il était parfois blessé et souffrait profondément de voir les âmes s’éloigner de Dieu. Il était lucide sur l’état de l’Église. Mais il était habité par une force paisible. Il savait que la vérité ne se négocie pas. En ce sens-là, il n’aimait pas l’aspect politique de sa fonction. J’ai toujours été frappé par la joie lumineuse de son regard. Il avait d’ailleurs un humour très doux, jamais violent ni vulgaire.

Je me souviens de l’Année sacerdotale qu’il avait décrétée en 2009. Le pape souhaitait souligner les racines théologiques et mystiques de la vie des prêtres. Il avait affronté avec vérité et courage les premières révélations quant aux $affaires de pédophilie dans le clergé. Il voulait aller au bout de la purification. Cette année a culminé dans une magnifique veillée sur la place Saint-Pierre. Le soleil couchant inondait la colonnade du Bernin d’une lumière dorée. La place était pleine. Mais contrairement à l’habitude, pas de familles, pas de religieuses, uniquement des hommes, uniquement des prêtres. Quand Benoît XVI est entré en papamobile, d’un seul coeur tous se sont mis à l’acclamer en l’appelant par son nom. C’était saisissant, toutes ces voix masculines scandant à l’unisson «Benedetto». Le pape était très ému. Quand il s’est retourné vers la foule après être monté sur l’estrade, ses larmes coulaient. On lui a apporté le discours préparé qu’il a laissé de côté et il a librement répondu aux questions. Quel moment merveilleux! Le père plein de sagesse enseignait à ses enfants. Le temps était comme suspendu. Benoît XVI s’est confié. Il a eu ce soir-là des paroles définitives sur le célibat sacerdotal. Puis la soirée s’est achevée par un long moment d’adoration du Saint-Sacrement. Car il voulait toujours entraîner à la prière ceux qu’il rencontrait.

Benoît XVI a aimé passionnément les prêtres. La crise du sacerdoce, la purification du sacerdoce était son chemin de Croix quotidien. Il aimait rencontrer les prêtres, leur parler familièrement. Il aimait aussi particulièrement les séminaristes. Il était rarement plus heureux
qu’entouré par tous ces jeunes étudiants en théologie qui lui rappelait ses jeunes années de professeur. Je me rappelle cette mémorable rencontre avec les séminaristes des États-Unis lors de laquelle il riait aux éclats et plaisantait avec eux. Tandis qu’ils scandaient «We love you», la voix du pape s’est brisée et il leur a dit avec émotion paternelle: «Je prie pour vous chaque jour.»

La prière, l’adoration était au centre de son pontificat. Comment oublier les JMJ de Madrid? Le pape était resplendissant de joie devant une foule enthousiaste de plus d’un million de jeunes du monde entier. La communion entre tous était palpable. Au moment où il commençait son discours, un terrible orage éclatait. Le décor menaçait de s’écrouler et le vent avait emporté la calotte blanche de Benoît XVI. Son entourage a voulu le mettre à l’abri. Il a refusé. Il souriait sous une pluie battante dont un pauvre parapluie le protégeait à peine. Il souriait en regardant cette foule dans le vent et la tempête. Il est resté jusqu’au bout. Quand les éléments se sont apaisés, le cérémoniaire lui a apporté le texte qu’il devait prononcer, mais il a préféré omettre le discours préparé pour ne pas entamer le temps prévu pour l’adoration eucharistique. Quelques instants après l’orage, le pape était à genoux devant le Saint-Sacrement, entraînant la foule dans un silence impressionnant et plein de ferveur.

En 2010, je rentrais d’un voyage en Inde. J’avais rendez-vous avec Benoît XVI pour une audience privée. C’est là qu’il m’annonça son intention de me créer cardinal au consistoire suivant et ma nomination à Cor Unum (le dicastère chargé des oeuvres de charité). Je n’oublierai jamais la raison qu’il m’en donna: «Je vous ai nommé car je sais que vous avez l’expérience de la souffrance et du visage de la pauvreté. Vous serez le mieux à même d’exprimer avec délicatesse la compassion et la proximité de l’Église avec le plus pauvre.» Ce pape avait un profond sens chrétien de la souffrance. Il répétait souvent que la grandeur de l’humanité réside dans la capacité à souffrir par amour pour la vérité. En ce sens-là, Benoît XVI est grand! Il n’a jamais reculé devant la souffrance. Jamais reculé devant les loups. On a cherché à le faire taire. Il n’a jamais eu peur. Sa démission en 2013 n’est pas le fruit du découragement mais plutôt de la certitude qu’il servirait plus efficacement l’Église par le silence et la prière.

Après ma nomination par François comme préfet du culte divin en novembre 2014, j’ai encore eu l’occasion de rencontrer plusieurs fois le pape émérite. Je savais combien la question de la liturgie lui tenait à coeur. Je l’ai donc souvent consulté. Il m’a vigoureusement encouragé plusieurs fois – en effet, il était persuadé que «le renouveau de la liturgie est une condition fondamentale pour le renouveau de l’Église». Je lui portais mes livres. Il les lisait et donnait son appréciation. Il a d’ailleurs bien voulu écrire la préface de La Force du silence. Je me souviens du jour où je lui ai annoncé mon intention d’écrire un livre sur la crise de l’Église. Ce jour-là, il était fatigué, mais son regard s’est éclairé. Il faut avoir connu le regard de Benoît XVI pour comprendre. C’était un regard d’enfant, joyeux, lumineux, plein de bonté et de douceur, et pourtant rempli de force et d’encouragement. Jamais je n’aurais écrit sans cet encouragement. Un peu plus tard, nous avons collaboré de près en vue de la publication de notre réflexion sur le célibat sacerdotal. Je garderai dans le secret de mon coeur le détail de ces jours inoubliables. Je garderai dans les profondeurs de ma mémoire sa profonde souffrance et ses larmes, mais aussi sa volonté farouche et intacte de ne pas céder au mensonge.

Quel portrait dessinent ces souvenirs? Je crois qu’ils convergent vers l’image du Bon Pasteur que Benoît XVI aimait tellement. Il voulait qu’aucune de ses brebis ne se perde. Il voulait les nourrir de la vérité et ne pas les abandonner aux loups et aux erreurs. Mais surtout il les aimait. Il aimait les âmes. Il les aimait parce qu’elles lui avaient été confiées par le Christ. Et plus que tout, il aimait passionnément ce Jésus à qui il a voulu consacrer les trois tomes de son oeuvre maîtresse Jésus de Nazareth. Benoît XVI aimait celui qui est la vie, le chemin et la vérité.

Lutte contre la ségrégation scolaire : Michel Valadier répond à Pap N’Diyae

Sur Boulevard Voltaire, le Directeur de la Fondation pour l’école écrit :

Pap Ndiaye, ministre de l’Éducation nationale, vient de réaffirmer (Le Monde, 22 décembre) que parmi ses priorités, il plaçait la lutte contre la ségrégation sociale et voulait favoriser une plus grande mixité scolaire.

Nivellement par le bas et polarisation sociale

Le constat est dramatiquement simple et désormais largement partagé : le nivellement par le bas de la grande majorité des écoles publiques fait fuir vers le privé les familles qui peuvent assumer les scolarités demandées. Ce phénomène a connu une accélération importante avec l’augmentation de ce qu’il est convenu d’appeler des « incivilités » au sein des établissements scolaires. Nous pourrions ajouter que ce mouvement ne s’arrête pas là, puisque de plus en plus de familles quittent le système, public ou privé sous contrat avec l’État, pour rejoindre – voire fonder – les écoles indépendantes dites hors contrat, qui poussent comme des champignons en France. Plus de 120 écoles ont été créées cette année et 2.500 établissements, en comptant l’enseignement professionnel. Le phénomène augmente de façon exponentielle, puisque 100.000 élèves environ étaient scolarisés dans ces écoles en 2022, contre 50.000 il y a dix ans. Alors oui, le ministre a raison de s’inquiéter de la polarisation sociale avec un système scolaire qui partage les familles françaises en deux mondes : celles qui ont les moyens culturels ou financiers de trouver une alternative au système général de l’Éducation nationale et celles qui n’en ont pas les moyens.

Que propose le ministre pour mieux répartir les élèves des catégories sociales dites « défavorisées » ?

L’Éducation nationale va désormais rendre public l’indice de positionnement social (IPS) pour tous les élèves de collège et de CM2. Celui-ci permet de déterminer le statut social des élèves à partir des professions et catégories sociales (PCS) de leurs parents. Et l’on peut ici faire une observation de principe : comment accepter sans sourciller que cet indice considère qu’un agriculteur, par exemple, soit moins bien noté qu’un ingénieur ? L’IPS, comme tous les indices de l’administration étatique, a dû être mitonné par des professionnels de l’algorithme mathématique. Son modèle comporte des ingrédients quantitatifs mais aussi qualitatifs et c’est sur ce point que l’on aimerait obtenir le mode de calcul précis, une définition exhaustive du contenu et les limites, sans quoi cet indice risque de nourrir les supputations les plus folles. Il n’était pas diffusé jusqu’ici afin de ne pas encourager le contournement de la carte scolaire, déjà largement pratiqué. Cette fameuse carte qui assigne en théorie aux familles l’école de leurs enfants en fonction de leur domicile. Le ministère préfère aujourd’hui prendre ce risque pour justifier la mise en place de mesures fortes. Mais lesquelles ?

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