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“Joseph Ratzinger m’a donné une leçon de journalisme”

Témoignage intéressant de Jean-Pierre Denis, ancien rédacteur en chef de La Vie, interrogé dans Valeurs Actuelles :

Je confesse que Joseph Ratzinger m’a donné une leçon de journalisme. Le jour de son élection, j’étais sur la place Saint-Pierre, je me souviens de l’enthousiasme de la foule et de mon propre accablement. Cette élection, je n’avais pas pu l’envisager, alors qu’elle était presque courue d’avance. N’avais-je donc rien compris à l’Eglise ? Je me suis rendu compte qu’en réalité, je n’avais pas lu ses travaux. Comme trop de journalistes, je jugeais ce que j’ignorais. Cela a changé ma façon de pratiquer mon métier, et depuis j’aimerais que tous les journalistes se rappellent cette règle de base : on ne commente pas ce que l’on n’a ni étudié ni compris. Ce fut d’ailleurs pour moi une belle surprise. J’ai été souvent déplacé, parfois remué et même élevé par la lecture des textes de Benoit XVI. Voilà un homme qui vous rendait toujours plus intelligent, ou un peu moins stupide ! Je suis donc devenu ratzingerien sur beaucoup de points. Par exemple ses analyses sur la « dictature du relativisme », ou son idée que le christianisme peut sauver la raison. Ou encore que l’Europe n’a pas d’avenir si elle renie son héritage spirituel, culturel et intellectuel, héritage massivement chrétien.

Benoît XVI, tourné vers le Seigneur

Valeurs Actuelles consacre son numéro de la semaine au défunt pape. Voici la chronique du père Danziec :

Les Tirailleurs « sénégalais » ne composèrent que 2,3% du corps de bataille français , durant la guerre de 1914-1918

La pitoyable polémique lancée par l’acteur Omar Sy permet à Bernard Lugan d’effectuer quelques rappels historiques :

Il est triste de devoir faire un « exercice comptable » concernant les effectifs et les pertes des « Métropolitains » et des « Africains » durant le Premier conflit mondial.

J’y suis cependant contraint par les déclarations idéologiques de l’acteur Omar Sy qui, à travers elles, ajoute sa touche à la grande entreprise de réécriture de l’histoire de France.

En effet, à travers l’action des Tirailleurs dits « Sénégalais » mais majoritairement venus de toute l’AOF (Afrique occidentale française), il adresse aux Français un message-postulat plus que subliminal : les Africains que vous avez utilisés comme « chair à canon »  durant le Premier conflit mondial ayant permis la victoire française, leurs descendants ont des droits sur vous. Voilà donc pourquoi ils sont chez eux chez vous…

J’ai déjà répondu à cette question dans un communiqué de l’Afrique Réelle en date du 13 mai 2016 dont le titre était « La France n’a pas gagné la Première guerre mondiale grâce à l’Afrique et aux Africains ».

Au total, la France eut 8.207.000 hommes sous les drapeaux. Laissons donc parler les chiffres :

1) Effectifs de Français de « souche » (Métropolitains et Français d’outre-mer et des colonies) dans l’armée française durant le Premier conflit mondial

  • Durant le premier conflit mondial, 7,8 millions de Français furent mobilisés, soit 20% de la population française totale.
  • Parmi ces 7,8 millions de Français, figuraient 73.000 Français d’Algérie, soit 20% de toute la population « pied-noir ».
  • Les pertes parmi les Français métropolitains furent de 1.300 000 morts, soit 16,67% des effectifs.
  • Les pertes des Français d’Algérie furent de 12.000 morts, soit 16,44% des effectifs.

2) Effectifs africains

  • Le Maghreb (Maroc, Algérie et Tunisie) fournit 218.000 hommes (dont 178.000 Algériens), soit 2,65% de tous les effectifs de l’armée française.- Les colonies d’Afrique noire dans leur ensemble fournirent quant à elles, 189.000 hommes, soit 2,3% de tous les effectifs de l’armée française.
  • Les pertes des Maghrébins combattant dans l’armée française furent de 35.900 hommes, soit 16,47% des effectifs.
  • Les chiffres des pertes au sein des unités composées d’Africains sud-sahariens (les Tirailleurs) sont imprécis. L’estimation haute est de 35.000 morts, soit 18,51% des effectifs ; l’estimation basse est de 30 000 morts, soit 15.87%.

Ces chiffres contredisent donc l’idée-reçue de « chair à canon » africaine d’autant plus qu’au minimum, un tiers des pertes des Tirailleurs « sénégalais » furent la conséquence de pneumonies et autres maladies dues au froid, et non à des combats. D’ailleurs, en 1917, aucune mutinerie ne se produisit dans les régiments coloniaux, qu’ils fussent composés d’Européens ou d’Africains.

Enfin, une grande confusion existe dans l’emploi du terme « Coloniaux ». Ainsi, l’héroïque 2° Corps colonial engagé à Verdun en 1916 était composé de 16 régiments (pour 254 régiments et 54 bataillons composant l’Armée française), mais ces 16 régiments étaient largement  formés de Français mobilisés, dont 10 régiments de Zouaves composés majoritairement de Français d’Algérie, et du RICM (Régiment d’infanterie coloniale du Maroc), unité alors très majoritairement européenne.

Autre idée-reçue utilisée par les partisans de la culpabilisation et de son corollaire qui est « le grand remplacement » : ce serait grâce aux ressources de l’Afrique que la France fut capable de soutenir l’effort de guerre. Cette affirmation est également fausse car, durant tout le conflit, la France importa 6 millions de tonnes de marchandises diverses de son Empire et 170 millions du reste du monde.

Conclusion :

Des Tirailleurs « sénégalais » ont courageusement et même héroïquement participé aux combats de la « Grande Guerre ». Gloire à eux ! Cependant, utiliser leur mémoire pour des buts idéologiques est honteux car, durant la guerre de 1914-1918, ils ne composèrent que 2,3% du corps de bataille français.

Les états-généraux de la désinformation

Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, a confirmé mercredi la tenue des États généraux du “droit à l’information”, en présentant aux journalistes ses voeux.

Promesse de campagne du candidat Macron, l’organisation d’États généraux “du droit à l’information” associant les citoyens avait été confirmée en juillet par la ministre de la Culture Rima Abdul-Malak, qui les prévoyait alors pour novembre.

“Pour 2023 et au-delà, je crois que nous partageons un même souhait, celui d’une presse libre, d’une presse indépendante qui puisse offrir une information de qualité”. “Il y aura bientôt dans notre pays les Etats généraux du droit à l’information qui vont ouvrir la voie et le débat vers de nouvelles avancées”. “Ces vœux sont donc aussi une invitation à réfléchir à travailler ensemble au futur droit à l’information notamment à l’heure des réseaux sociaux, des fake-news et à l’heure où l’on voit les désastres qui peuvent être causés par les sphères complotistes qui peuvent mettre à mal le fonctionnement de certaines démocraties pourtant solidement installées”.

Prière de ne pas rire.

La participation et la doctrine sociale de l’Eglise

Remettre le capital au service du bien commun. Entretien de Valérie Bugault par Le Courrier des stratèges :

Flèche de Notre-Dame de Paris : l’idée dégénérée de Brigitte Macron

Roselyne Bachelot vient de publier un livre, 682 jours, le bal des hypocrites, dans lequel elle revient sur les vingt-deux mois qu’elle a passés au ministère de la Culture sous la présidence d’Emmanuel Macron. Elle fustige ceux qui n’ont pas voulu reconnaître la culture comme «bien essentiel», ceux qui lui ont mis des bâtons dans les roues alors qu’elle luttait pour garder en vie les salles de spectacles, le cinéma, les troupes de théâtre. Elle n’oublie pas les technos de tout poil et les obsédés de l’ordre sanitaire, qui laissaient circuler les rames de métro bondées mais interdisaient l’ouverture des théâtres et des cinémas. Elle égratigne certains artistes qui ont joué les victimes sacrifiées alors que l’argent public coulait à flot et décrit sans complaisance les complots misérables de politiciens en perdition.

Au détour d’une page, elle évoque le projet pervers de Brigitte Macron, suite à l’incendie de Notre-Dame :

Profanation d’un cimetière chrétien à Jérusalem

Des dizaines de tombes d’un cimetière protestant de Jérusalem ont été vandalisées. La police israélienne a indiqué avoir ouvert une enquête.

Des croix renversées et des sépultures abîmées ont été découvertes dans le cimetière protestant du mont Sion, adjacent à la Vieille ville de Jérusalem.

“Nous avons découvert plus de 30 pierres tombales et croix brisées en morceaux”, a expliqué Hossam Naoum, évêque anglican à Jérusalem.

Des images de vidéosurveillance montrent deux hommes portant la tenue traditionnelle des juifs orthodoxes en train de lancer des pierres et de renverser des stèles.

Le ministère des Affaires étrangères israélien a jugé que “cet acte immoral est un affront à la religion”.

Le mont Sion, lieu de la Cène selon la tradition chrétienne, est également important pour des juifs qui considèrent que le roi David y est enterré.

La rhétorique de la distance entre “la rencontre avec le Christ” et les exigences morales

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Il y a des catholiques qui parlent de notre relation avec Jésus d’une manière telle qu’on pourrait penser qu’il y une différence entre le moment où on le rencontre et le moment où l’on parle de morale à suivre. Ces gens disent, par exemple: “La vie chrétienne n’est pas d’abord une exigence morale mais une rencontre avec le Christ”, ou “La rencontre avec le Christ se fait avant tout avec le coeur, non pas avec le cerveau ou avec la connaissance des lois morales”, etc. Cela doit vous rappeler quelque chose.

Dans un article du site cath.ch (Charles Morerod: «Benoît XVI aimait la vérité, pas les flatteurs!») il y une citation du pape Benoît XVI:

« Nous avons cru à l’amour de Dieu: c’est ainsi que le chrétien peut exprimer le choix fondamental de sa vie. À l’origine du fait d’être chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive » (Encyclique Deus caritas est, 25 décembre 2005, § 1)

Comment comprendre cette citation?? Selon ce qu’enseigne l’Eglise et la théologie catholique, et que le pape Benoît XVI exprimait, ce n’est pas parce qu’on a pris une décision morale que le Christ apparaît dans nos vies. En réalité le Christ apparaît dans nos vies de manière gratuite, pour nous sauver du péché. On peut exprimer cela par des étapes:

Fausses étapes:

1) Une personne décide de suivre la loi morale.
2) A cause de l’étape 1), le Christ apparaît dans sa vie.

Vraies étapes:

1) Une personne commet des péchés (ou pas forcément).
2) Indépendamment de sa situation spirituelle (péché ou pas), le Christ apparaît dans sa vie.

Le Christ est venu, en effet pour nous sauver, c’est pourquoi il est allé parler aussi à beaucoup de pécheurs pendant Son ministère.

Maintenant, quid de la phase morale? C’est là que peut apparaître la rhétorique de la distance entre “la rencontre avec le Christ” et les exigences morales. Car beaucoup de catholiques vont dire que la suite est la suivante:

1) Une personne commet des péchés (ou pas forcément).
2) Indépendamment de sa situation spirituelle (péché ou pas), le Christ apparaît dans sa vie.
3) Après un certain temps (ou après, dans un temps indéfini, voire presque jamais…), il y a une phase morale.

Dans l’article mentionné, Mgr Morerod écrit, après la citation:

“Si on aborde l’Église d’abord à partir de la morale, ou à partir des structures, on ne sait pas ce qu’elle est. On ne la comprend qu’à partir du Christ, et ensuite il y a des certes des conséquences morales, et une structure de la communauté qu’il a fondée.”

Comme on le voit, il y a une manière de présenter la situation telle que cela évoque une certaine distance, un temps entre la rencontre avec le Christ et la phase morale.

Mais que disent les évangiles??

Dans l’évangile de Saint Marc on lit (Bible de Jérusalem):

Mc 1:14-
Après que Jean eut été livré, Jésus vint en Galilée, proclamant l’Évangile de Dieu et disant :
Mc 1:15-
” Le temps est accompli et le Royaume de Dieu est tout proche : repentez-vous et croyez à l’Évangile. “

Dans l’évangile de Saint Jean, chapitre 5 (idem), Jésus guérit un infirme. Quelques temps après, vraisemblablement le jour même:

Jn 5:14-
Après cela, Jésus le rencontre dans le Temple et lui dit : ” Te voilà guéri ; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive pire encore. “

On voit clairement que la rencontre avec Jésus coïncide avec la phase morale (“repentez-vous!”) ou la phase morale suit après quelques heures la rencontre (“ne pèche plus”).

Bref, il n’y a pas lieu de créer, rhétoriquement, une distance, voire une séparation entre la rencontre avec Jésus et la phase morale. D’autres passages des évangiles confirment cela.

Les vraies étapes sont:

1) Une personne commet des péchés (ou pas forcément).
2) Indépendamment de sa situation spirituelle (péché ou pas), le Christ apparaît dans sa vie et lui parle de morale.

Il est important de faire attention en ces temps de trouble au sein de l’Eglise Catholique. Les gens qui se servent de la rhétorique de la distance entre “la rencontre avec le Christ” et les exigences morales sont souvent ceux-là même qui essaient de changer la morale de l’Eglise pour faire accepter les actes homosexuels (1). Cette rhétorique est aussi utilisée dans les “communautés nouvelles” pour relativiser les exigences morales. Cela a permis à des membres de ces communautés à continuer à commettre des fautes ou à garder des postes de responsabilité malgré tous les scandales…

La rencontre avec le Christ est aussi le moment de l’invitation à suivre la loi morale (invitation à ne pas commettre des actes homosexuels, etc.). La rencontre avec le Christ est une rencontre qui se passe dans le coeur et aussi dans notre esprit, notre intellect. On écoute Sa parole avec notre intelligence, avec notre coeur. Et en même temps nous sommes invités à conformer notre existence à la volonté de Dieu, en suivant la loi morale.

(1) “Communiqué à propos des erreurs théologiques, philosophiques et scientifiques répandues dans la démarche pastorale d’accueil des personnes
LGBT à Genève”

Benoît XVI avait demandé à ce que le président des Etats-Unis n’assiste pas à ses funérailles

Le Vatican a demandé au président Joe Biden de ne pas assister aux funérailles de Benoît XVI, a déclaré mardi le porte-parole de la Maison Blanche. Benoît XVI avait fait cette demande avant son décès. Les États-Unis enverront Joe Donnelly, ambassadeur près le Saint-Siège.

Seules l’Italie et l’Allemagne ont été invitées à envoyer des délégations officielles: le président allemand Frank-Walter Steinmeier et le président italien Sergio Mattarella ont confirmé leur participation.

D’autres chefs d’État et de gouvernement ont décidé d’accepter de venir à titre “privé”. Selon un décompte tardif effectué mercredi, sept chefs d’État, quatre premiers ministres et deux délégations de représentants royaux seront présents à titre privé, dont le président du Togo, le premier ministre du Gabon et des membres de la famille royale belge et espagnole. Pour la France, c’est Gérald Darmanin, ministre des cultes, qui fait le déplacement.

Le pape des principes non négociables

France Catholique consacre un numéro spécial en hommage à Benoît XVI. Dans son éditorial, Aymeric Pourbaix souligne :

« C’est en grattant la pierre et non en passant une nouvelle couche de peinture (…) que l’on restaure un édifice. De même, c’est l’homme éternel qu’il faut retrouver et émouvoir dans l’homme moderne.  » Cette phrase de Gustave Thibon s’adapte parfaitement à l’immense – surhumaine ? – œuvre de restauration spirituelle entreprise par Joseph Ratzinger, devenu cardinal puis pape de la Sainte Église.

Déjà en 1958, avait révélé son biographe Peter Seewald, le jeune théologien de 31 ans décrivait à la mort du pape Pie XII un «  nouveau paganisme  » au sein de l’Église : «  Elle n’est plus composée de païens qui sont devenus chrétiens, écrivait-il, elle est devenue une Église de païens qui se disent encore chrétiens mais qui sont devenus véritablement païens.  » […]

Entre trois entretiens successifs avec le père abbé du Barroux, un prêtre de la Communauté Saint-Martin et Gérard Leclerc, et quelques analyses dans ce numéro très riche, Fabrice Madouas rappelle l’apport que furent les principes non négociables :

Les écoles indépendantes sont une réalité connue et prise en compte que le gouvernement doit reconnaître

Communiqué de la Fondation pour l’école :

Nous avons eu hier, 3 janvier, un rendez-vous important au ministère de l’Éducation nationale.

Nous avons obtenu les avancées suivantes à propos du calendrier des épreuves : la DGESCO a donné des consignes claires aux rectorats, mais ceux-ci continueront d’avoir la main sur les dates pour des raisons évidentes d’organisation. Certains rectorats ont déjà modifié leur calendrier. Nos interlocuteurs sont conscients de certaines difficultés d’organisation des épreuves en 2022 et ont une vraie volonté de les régler. Il faut admettre qu’organiser des épreuves tout en maintenant le maximum de cours jusque fin juin est une gageure. Les lycées hors-contrat qui en auraient la capacité pourraient peut-être proposer leurs locaux pour que certaines épreuves du bac s’y tiennent. Sait-on jamais ?

Par ailleurs, ils ont promis d’examiner avec attention les sujets suivants : la dématérialisation du livret scolaire, l’uniformisation de la dénomination de nos élèves-candidats pour faire apparaître partout qu’ils sont bien scolarisés dans un établissement, la réduction de l’épreuve ponctuelle d’EMC à 20’ au lieu de 30’.

Nous avons soulevé d’autres points qu’ils n’envisagent pas de remettre en cause : les épreuves ponctuelles, dont fait partie l’épreuve de spécialité abandonnée en fin de Première, continueront d’être proposées selon le format actuel : en deux ans ou tout en fin de Terminale, sans panachage possible.

Par ailleurs, le contrôle continu ne saurait être accordé aux lycées hors-contrat qui le souhaiteraient. De plus, il n’a pas été possible d’obtenir que les épreuves ponctuelles soit désignées comme telles sur Parcoursup et sur les relevés de notes du bac. Le bénéfice du « contrôle continu » nous est refusé, mais son nom nous reste imposé !

Pour finir, nous avons constaté que les écoles indépendantes sont une réalité connue et prise en compte. Nous nous en félicitons mais ne voulons pas en rester là. Nous souhaitons obtenir une véritable reconnaissance.

Pierre Le Morvan, RIP

Cadre historique du MJCF, membre fondateur et premier secrétaire général du Centre Charlier et de Chrétienté-Solidarité, soutien depuis l’origine du pèlerinage de Chrétienté, voix inimitable du Choeur Montjoie Saint Denis, Pierre Le Morvan a été rappelé à Dieu cette nuit.

Bande annonce du film Vaincre ou mourir

L’incroyable épopée de Charette, réalisée par Le Puy du Fou, sort sur les écrans le 25 janvier !

1793. Voilà trois ans que Charette, ancien officier de la Marine Royale, s’est retiré chez lui en Vendée. Dans le pays, la colère des paysans gronde : ils font appel au jeune retraité pour prendre le commandement de la rébellion. En quelques mois, le marin désœuvré devient un chef charismatique et un fin stratège, entraînant à sa suite paysans, déserteurs, femmes, vieillards et enfants, dont il fait une armée redoutable car insaisissable. Le combat pour la liberté ne fait que commencer…

Francophonie : l’Acadie ne parlera plus français

Ilyes Zouari, président du Centre d’Etude et de Réflexion sur le monde francophone, est un expert de la francophonie et un défenseur inlassable de la langue française. Après avoir fait un état des lieux du monde francophone en 2022 et de l’utilisation de la langue française, Ilyes Zouari souhaite lancer un cri d’alarme sur la disparition du peuple d’Acadie. Dans la carte du monde francophone, l’Acadie du Nouveau Brunswick est appelée à s’effacer. L’analyse du spécialiste est particulièrement surprenante. Pour lui, l’Acadie souffre d’un déficit d’immigration de personnes “qui vivent en Français” ! La disparition du peuple acadien est une certitude sauf il y a un apport de 40% d’immigration francophone ou une imposante politique nataliste. L’objectif étant d’atteindre un taux de fécondité de 2,7 enfants par femme, soit le double du niveau actuel. Ilyes Zouari évoque les politiques des pouvoirs publics dans la région et ne met pas de côté les graves questions d’identité que posent la proposition de politiques volontaristes. Acadie, un cas d‘école ?

Crise démographique

Pour le gouvernement qui prétend vouloir sauver le système de retraite par répartition, la démographie devrait être la priorité.

La baisse de la natalité aura, sur le long terme, de graves conséquences sur le financement de notre protection sociale et pèsera lourd sur notre croissance économique, alerte le haut fonctionnaire Tristan Claret-Trentelivres. La France est entrée en crise démographique. En octobre 2022, le nombre des naissances a été inférieur de 10 % à celui d’octobre 2021. Depuis 2015, l’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF), qui mesure le nombre d’enfants moyen par femme, ne cesse de diminuer, lentement mais sûrement. De 2,0 en 2015, il était de 1,83 en 2021, désormais loin du taux de remplacement de 2,1, permettant de stabiliser la population hors flux migratoires.

Cette crise ne se limite pas à l’Europe. L’Asie, où vit près de 60 % de la population mondiale, est en train de vieillir. L’Inde va devenir le pays le plus peuplé de la planète avec 1,43 milliard d’habitants, dépassant la Chine et ses 1,42 milliard. Mais cette progression ne doit pas faire illusion, car le ralentissement démographique est bien réel. Selon l’économiste James Pomeroy, dans une étude publiée en août par le groupe bancaire HSBC :

«La baisse du taux de fécondité mondial signifie qu’entre 2022 et 2025, il y aura plus de 14 millions de bébés en moins dans le monde par rapport aux prévisions de l’ONU. L’impact pourrait être beaucoup plus marqué à l’avenir et la baisse du taux de fécondité pourrait entraîner la réduction de moitié de nombreuses populations pendant le reste du siècle.»

«l’effondrement des taux de natalité pendant la pandémie est l’une des choses les plus importantes qui soit arrivée à l’économie mondiale de notre vivant».

Avec un taux de fécondité de 0,81 en 2021, la Corée du Sud est le premier pays de l’OCDE à être passé sous le seuil d’un enfant par femme en 2018. C’est désormais le cas également de Taiwan (0,97)suivi par la Chine avec 1,15 et le Japon avec 1,34. Très loin du renouvellement des générations établi à 2,1 enfants par femme.

Les projections de l’Institut national d’études démographiques pour 2050 mettent en avant des baisses significatives de population dans cette région du monde : moins 110 millions en Chine, moins 20 millions au Japon, moins 6 en Corée et moins 2 à Taiwan.

La Chine sera affectée par des changements colossaux. Il y a deux ans et demi, une vingtaine d’experts de l’université de Chicago publiaient une étude dans The Lancet indiquant que le pays pourrait perdre la moitié de sa population à la fin du XXIe siècle.

Jadis, quand l’Etat français était attaqué, il savait se défendre!

Gilles Hustaix, auteur de la saga “Officiers perdus”, répond au Salon beige après la publication du tome 2:

Vous publiez le Tome 2 D’Officiers Perdus, suite au succès du premier (plus de 1500 exemplaires), qui s’arrêtait au putsch d’Alger en 1961.

Oui, le tome 1 finissait sur l’échec du putsch après avoir couvert la fin de l’Indochine avec Dien Bien Phu, puis l’Algérie et le putsch présenté comme aussi inévitable que voué à l’échec. Le tome 2 commence par les condamnations qui entrainèrent les uns en prison et les autres en exil forcé en Patagonie pour mon roman !

Vous dites que les condamnations contre les membres de l’OAS ont été très sévères ?

Bien sûr ! Pas moins de 14 condamnations à mort !  Et 4 exécutions, c’est simplement énorme ! Plusieurs condamnations à mort l’ont été sans crime mais intention de crime : la plus célèbre étant celle de Jean Bastien-Thiry condamné à mort et exécuté pour avoir tenté de tuer de Gaulle sans y parvenir ! Quand on regarde les sentences actuelles pour des crimes au moins égaux, si ce n’est pire, cela laisse rêveur ! D’accord, c’était il y a 60 ans et la peine de mort existait mais c’était surtout à une époque où quand l’Etat français était attaqué, il savait se défendre et il n’a pas hésité à le faire ! On aimerait bien que, face à l’attaque du terrorisme islamique ou d’autres, comme les actions communautaires dans les cités de nos banlieues, il fasse preuve de la même détermination !

Etes-vous en train de comparer les membres de l’OAS avec les islamistes ou djihadistes de tous poils ?

Non je ne les compare évidemment pas, mais disons qu’ils ont un point commun celui de s’attaquer à l’Etat Français ! L’OAS s’est attaqué à l’Etat français. Celui-ci s’est défendu avec des polices parallèles, des disparitions, de arrestations arbitraires, des enlèvements, des passages à tabac sévères pour ne pas dire plus, une juridiction d’exception dans l’urgence, des condamnations brutales, exemplaires. L’Etat français a brisé l’OAS en deux ans, mi 61-mi 63. Pour cela, pour briser l’OAS, l’Etat français est sorti du droit, on l’a vu. Aujourd’hui, le terrorisme islamique, bras armé d’un islam politique conquérant qui nous hait et a juré notre perte, présent à l’extérieur de nos frontières comme hélas à l’intérieur, nous mène une guerre sans merci depuis des années, une guerre que nous ne faisons pas, de notre côté. Pourquoi ? Si nous utilisions contre le terrorisme islamique les mêmes moyens que ceux qu’on a utilisés contre l’OAS, il est probable que le problème serait vite réglé. L’OAS a duré deux ans, les islamistes ne dureraient pas plus ! Mais le veut-on ?

Officiers Perdus Tome 2: Rebond en Patagonie

Offre spéciale: les deux tomes pour 43 euros seulement, port compris.

Les bons vœux du frotteur de l’Elysée

Après avoir beaucoup fréquenté les vestiaires de football, y compris marocain, M.Macron a présenté ses vœux aux Français.

Il a cité tous les combats à mener, soigneusement hiérarchisés comme nous l’avons constaté : contre les discriminations, pour l’unité de la Nation, contre la hausse des prix de l’énergie, contre l’évasion fiscale, contre l’émission de gaz à effet de serre, pour l’application des gestes barrière, contre l’esprit de défaite, contre l’immigration illégale, pour la transition écologique, pour la biodiversité, pour l’égalité entre les hommes et les femmes, pour la réindustrialisation du pays, pour la réforme du lycée professionnel, pour des carrières d’avenir, contre le déterminisme familial, pour une politique d’innovation, pour un meilleur fonctionnement des pouvoirs, pour notre indépendance énergétique, économique, sociale, industrielle, financière, stratégique [sic !], pour renforcer notre force d’âme [ re-sic !], pour former un espace de paix et de liberté, de prospérité, de solidarité, de droit  et de puissance [re-re-sic !], pour permettre à la France tout à  la fois de réduire le carbone et le chômage [toujours sic !]… Il a oublié le combat pour la gratuité du préservatif et la réduction des déchets mais c’est tout juste et cela a été rappelé opportunément par sa supplétive Mme Borne.

Au final, on comprend que devant tant de combats, en particulier pour essayer de rebâtir tout ce qu’il a amplement contribué à détruire, M.Macron ait eu, au Qatar, besoin de prendre un peu de réconfort.

Santo Subito !

De Gabrielle Vialla :

Recevoir le féminin est une expression de Joseph Ratzinger avant d’être le titre d’un de mes ouvrages. Benoît XVI est mort samedi matin à l’heure de la messe, en la veille de la Solennité de Marie, Mère de Dieu, et ce n’est pas un hasard mais bien un signe de la Providence.

Le regard que Benoît XVI porte sur Notre-Dame est tout monastique. Ce regard est d’abord distant et respectueux. Ces termes vous paraîtront peut-être froids. En réalité cette distance et ce respect sont l’écrin de la sensibilité afin d’envelopper dans le silence un amour ardent. Il ne s’agit jamais chez Ratzinger, de projeter sur la femme une image idéalisée, désincarnée, forcément réductrice et déformée, susceptible de faire perdre ses lettres de noblesse à la mariologie. Bien au contraire, il convient d’y mettre toute notre intelligence, au service de la foi.

Il ne s’agit pas pour Ratzinger de savoir ce que fait ou doit faire la femme, mais de ce qu’elle est pour Dieu. C’est en contemplant la foi de Marie, ce que Dieu nous donne par elle, que nous mesurons la profondeur de l’amour trinitaire. Les femmes de l’Ancien ou du Nouveau testament, comme les grandes figures féminines de l’histoire de l’Eglise, à l’instar d’Hildegarde de Bingen qu’il nous donna comme docteur ne sont pas éclipsées, ni réduites à de tristes copies. Au contraire, leurs personnalités riches et généreuses deviennent avec le pape Benoît XVI une source intarrissable pour la théologie de la femme. Recevoir le féminin n’est pas une mince affaire. C’est vers le Christ-Époux que nous devons nous tourner pour en saisir toute l’exigence.

Si par la biologie nous tenons du père d’être homme ou femme, avec le pape Benoît XVI, nous pouvons saisir comment la paternité spirituelle, respectueuse et distante, rappelle à ses enfants que nous recevons notre être de notre Père du Ciel et qu’après avoir bien travaillé à Le connaître et à L’aimer, nous devons tout Lui remettre.

Gabrielle Vialla

Après l’effroyable incendie à Vaulx-en-Velin, l’enfer est de retour

Mais qu’attend Darmanin ?

Près de trois semaines après l’incendie qui a tué dix personnes à Vaulx-en-Velin, le 16 décembre, certains sinistrés ne veulent pas être relogés dans le quartier.

L’enquête se poursuit mais il se trouve que le hall était squatté par des dealers qui n’ont pas tardé à reprendre leurs activités un peu plus loin. Laetitia fait partie du collectif des habitants sinistrés de l’incendie. Aujourd’hui, elle ne veut pas être relogée dans le quartier car selon elle, le trafic a déjà repris dans les immeubles des alentours.

“Quand on est arrivé, ils étaient déjà deux dans le hall, avec pétards à la bouche. À l’entrée du quartier, vous avez des carcasses de voitures complètement désossées. On a vécu un enfer et ce n’est pas pour en trouver un autre“.

Sébastien Gendraud, du syndicat SGP Unité Police, confirme que les dealers se sont juste déplacés à proximité de l’immeuble qui a brûlé.

“Le trafic de stupéfiants est très sectorisé, donc ils ne peuvent pas se permettre d’aller sur un autre secteur qui serait détenu par un autre trafiquant. Si vraiment on veut s’attacher à mettre fin au trafic de stupéfiants, il faut s’attaquer aux têtes de réseau”.

La Lituanie légalise l’avortement médicamenteux

Jusqu’à la neuvième semaine de grossesse. Une mesure critiquée par Virgilijus Rudzinskas, membre du conseil d’administration de la Fédération mondiale des médecins.

Avant d’y avoir recours, les femmes devront consulter un gynécologue-obstétricien. Ce dernier doit fournir les informations sur la procédure et proposer l’aide d’un assistant social ou d’un psychologue avant de prescrire le produit à la femme qui souhaite avorter. Inscrits sur « la liste des médicaments essentiels » de l’OMS, ils seront disponibles en pharmacie. Le pharmacien ne pourra pas refuser de délivrer la substance prescrite.

Plus de 2 700 avortements ont été pratiqués en Lituanie en 2021.

Si les musulmans étaient soucieux d’incarner la miséricorde, ils examineraient les propos de Michel Houellebecq

Suite à la plainte de la Grande Mosquée de Paris contre Michel Houellebecq pour «provocation à la haine contre les musulmans», en raison de propos tenus dans la revue Front populaire, lors d’un dialogue avec Michel Onfray, ce dernier déclare au Figarovox :

Les propos incriminés procèdent d’une citation et plus précisément d’une citation sortie de son contexte avec une subtilisation d’une partie de la phrase sans aucun signe typographique la signalant. On sait qu’une convention typographique permet de dire qu’on cite une phrase, c’est donc l’auteur qui parle : on ouvre des guillemets et on suspend sa citation avec une parenthèse ouverte, trois points de suspension, puis une parenthèse fermée, afin de signifier qu’on a volontairement ôté un propos. Cette omission a lieu mais elle se double de l’omission du signe disant qu’elle a lieu ! C’est dire si cette phrase ne saurait être incriminée telle quelle à Michel Houellebecq. Chacun convient qu’avec l’orthographe, la grammaire, la syntaxe, la ponctuation, on peut tout dire et tout faire dire. Jadis, à l’école primaire, on nous apprenait la différence entre : «le maître, dit l’élève, est un âne» et «le maître dit : l’élève est un âne». Où l’on voit qu’une virgule peut envoyer un homme à la guillotine.

Ajoutons à cela que cette phrase est la retranscription d’un dialogue, que cet échange a duré six heures, que nous avons pris le parti de ne rien corriger d’autre que ce qui était grammaticalement fautif, et ce afin d’éviter une réécriture totale de l’entretien. C’est de l’oral écrit dont nous avons souhaité qu’il ne soit pas de l’oral réécrit. Comme dans une conversation, une certaine imprécision s’en suit, c’est inévitable.

« Le souhait de la population française de souche, comme on dit, ce n’est pas que les musulmans s’assimilent, mais qu’ils cessent de les voler et de les agresser. Ou bien, autre solution, qu’ils s’en aillent », explique Michel Houellebecq. Ces propos ne sont-ils pas injustement globalisants ? Comprenez-vous l’émotion que ces derniers peuvent susciter chez une partie des musulmans ?

Vous avez raison, une globalisation ou, comme on dit aussi, une essentialisation est toujours fautive. Vous avez toujours une exception qui vous permet d’invalider la règle : si quelqu’un dit «les trèfles ont trois feuilles», il y aura toujours une personne judicieuse qui vous rétorquera qu’il existe aussi des trèfles à quatre feuilles, ce qui est vrai. On a toujours tort de généraliser et j’ai aussi, ici, tort de généraliser !

Mais aucune pensée, aucun échange, aucune réflexion ne sont possibles si l’on ne généralise pas pour les besoins de la conversation, du débat et du dialogue qui, justement, jouent de ces approximations dues aux généralisations.

Je comprends qu’une partie des musulmans puisse être blessée si elle n’a pas le souhait de dialoguer, d’échanger, de débattre, de s’installer dans les jointures de ces approximations inévitablement dues aux généralisations, aux essentialisations, et qu’elle préfère juger, sinon condamner, plutôt que d’échanger ou même : avant que d’échanger.

Dans un monde idéal où les musulmans seraient soucieux d’incarner la miséricorde chère à Mahomet, une vertu si souvent invoquée dans leur saint Livre, Michel Houellebecq serait moins renvoyé devant un tribunal laïc et républicain que devant un aréopage de docteurs de l’Islam qui se ferait fort d’examiner les propos de l’écrivain, de le critiquer, de le contrer sur le terrain intellectuel, de lui montrer qu’il se trompe, qu’il a tort, et d’argumenter contre lui pour que la vérité se dégage. […]

L’OQTF du jour

Lors de la nuit du nouvel an (sans incident notable), un Algérien multirécidiviste a été interpellé pour deux vols avec dégradation. Visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF), l’homme n’a jamais pu être expulsé, faute de document diplomatique délivré par l’Algérie.

Condamné lundi 2 janvier à six mois de prison pour deux vols avec dégradations, l’individu n’a jamais été expulsé malgré sa condamnation à cinq reprises.

Arrivée en France il y a six ans, cet Algérien de 29 ans a vu ses demandes d’asile refusées dans plusieurs pays européens tels que l’Allemagne, la Suisse ou encore le Pays-Bas. En juin 2020, l’individu est passé pour la première fois devant la justice français. À l’époque, il était visé par des jours d’amendes et un premier OQTF pour vol avec dégradation. S’ensuivront trois autres condamnations à Paris ou encore à Nantes pour des outrages, violences légères et vols avec dégradation. En 2021, l’Algérien a été condamné à huit mois de prison avec sursis et une interdiction du territoire. Mais cette dernière condamnation n’a jamais été exécutée. En octobre dernier, l’homme a été placé en centre de rétention, pour une durée d’un mois, après avoir été arrêté lors d’un contrôle. Il a finalement été relâché et placé en résidence surveillée sur ordre préfectoral.

Alexandre Devecchio prend la tête du service Débats du Figaro

Les pages Débats du Figaro et leur déclinaison web, Le FigaroVox, changent de rédacteur en chef. Jusqu’ici Rédacteur en chef adjoint, Alexandre Devecchio est récompensé pour son travail. Le poste était occupé par Vincent Trémolet de Villers, Directeur adjoint de la rédaction. Ancien journaliste du site Atlantico, Alexandre Devecchio a reçu la médaille de la strème-droâte par Le Monde.

“Tous mes confrères médecins qui ont été touchés par le Covid19 ont TOUS pris de la chloroquine”

La christianophobie en Océanie

Nos confrères de l’Observatoire de la christianophobie viennent de rendre public un rapport sur la christianophobie en Océanie entre novembre 2021 et novembre 2022.

Vous pouvez le consulter ou le télécharger en cliquant ici.

Chronique des cinglés : “Pantin s’appellera pendant un an Pantine”

Signe de l’engagement de cette ville de Seine-Saint-Denis pour “l’égalité entre les femmes et les hommes”, le maire socialiste Bertrand Kern a annoncé dans ses voeux :

“Cette année, j’ai décidé de placer les voeux de la municipalité sous l’égide de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les violences faites aux femmes”. “Nous rajouterons un E au nom de la ville parce qu’ainsi, nous voulons interpeller. Nous voulons qu’il y ait une prise de conscience sur cette égalité entre les femmes et les hommes, qui n’est pas encore parfaite même s’il y a eu des améliorations ces dernières années”.

Néanmoins, il n’y aura pas de nouveaux panneaux d’entrée de ville ni de modification dans les courriers officiels.

Le nom de la ville vient de Penthinum, datant au moins du XIe siècle.

Le maire ferait mieux de protéger réellement les femmes de sa commune :

Refus du principe de réalité

Je confesse (mais sans contrition) ne pas avoir écouté le grand manitou parler le soir du 31 décembre. Jean Rouxel, qui a fait cet effort surhumain, en a rédigé une analyse, parue dans Les 4 Vérités :

Avec Benoît XVI, le Christ au centre de l’Eglise

TVL vous propose un “Zoom” exceptionnel en compagnie de Jean-Pierre Maugendre (président de Renaissance Catholique et animateur, avec Guillaume de Thieulloy, de l’émission “Terres de Mission”) consacré à l’immense vie du pape émérite Benoît XVI dont la mort est survenue le samedi 31 décembre à l’âge de 95 ans.

Il répond à toutes les questions afin de mieux saisir l’incroyable destin de Joseph Aloïsius Ratzinger. Il évoque le parcours et l’œuvre du brillant théologien et intellectuel majeur devenu gardien du dogme et pape qui va se définir lui-même comme “le simple et humble travailleur dans la vigne du Seigneur”. Grand pape, homme doux et discret, Benoit XVI aura marqué l’histoire.

Il s’est éteint non sans avoir laissé un dernier message en forme de testament spirituel : “Restez ferme dans la foi ! Ne vous laissez pas troubler !”.

Le difficile héritage de Benoît XVI

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

La mort de Benoît XVI ne nous a certainement pas surpris, notamment parce que l’actualité de ces derniers jours avait annoncé cet épilogue. Cependant, c’est une douleur pour tous ceux – dont moi – qui ont grandi avec ses écrits et ses enseignements.

Dans des moments comme ceux-ci, on se demande ce que ces grandes personnalités ont fait dans le passé mais, pour un pape, je pense qu’il est également important de parler de l’héritage qu’ils laissent, un héritage qui, dans le cas de Benoît XVI, est certainement complexe.

Après une jeunesse certainement orientée vers les thèmes promus par le progressisme catholique, dans les années 1970, il eut des remords qui le conduisirent hors de la revue Concilium et vers une autre revue, Communio. Concilium représentait l’avant-garde du progressisme théologique auquel Ratzinger ne se sentait plus appartenir. Il a commencé à contester certains sauts en avant et il a pu faire beaucoup dans ce sens lorsque Jean-Paul II l’a appelé à la tête de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Il y a eu affaire à des théologiens très à gauche, comme Leonardo Boff, Hans Küng (son ancien collègue), Jacques Dupuis et bien d’autres. Par contre, il fait face à la situation créée par Monseigneur Marcel Lefebvre. Les positions du cardinal Ratzinger acquièrent encore plus de pertinence en 1984, lorsqu’il publie avec l’écrivain Vittorio “Entretien sur la foi”, un examen lucide des tendances progressistes de l’Église catholique.

En tant que pape, il a dû naviguer en eaux troubles, avec des scandales et des querelles qui ont ponctué son pontificat, mais aussi avec des gestes très importants, comme en 2007 lorsqu’il a adressé une Lettre aux catholiques chinois et émis le motu proprio Summorum Pontificum. L’héritage de ces deux gestes envers la Chine et envers le monde traditionaliste est extrêmement complexe, étant donné les actions menées dans le pontificat suivant qui vont dans des directions très différentes.

Ensuite, il y a la question de la renonciation qui a créé de nombreux problèmes, voire une certaine confusion et une certaine désorientation même chez les canonistes. La manière dont Benoît XVI a décidé de la traiter a donné lieu à des interprétations de toutes sortes, qui n’ont fait aucun bien au peuple de Dieu.

Certes, son enseignement demeure, lui aussi contesté par certains, mais qui, sous bien de ses aspects, a constitué une barrière dans l’une des époques les plus dramatiques, sinon la plus dramatique, de l’histoire de l’Église.

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