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Prier en vers avec la petite Thérèse

Début octobre est fêtée sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. La petite Thérèse, grande sainte et belle plume, nous a laissé de nombreuses prières et de magnifiques poèmes. Elle y parle d’amour et nous y dévoile cette “petite voie” qui fut son chemin de sainteté. Ces poèmes, écrits pour être chantés, nous offrent des vers à la beauté simple et profonde qui peuvent être de véritables supports pour notre prière.

Avec sainte Thérèse, nous pouvons, par exemple :

  • Rendre grâce et faire offrande de chaque moment de notre journée à Jésus (Extrait de Jeter des Fleurs)

“ Jeter des Fleurs, c’est t’offrir en prémices
Les plus légers soupirs, les plus grandes douleurs.
Mes peines et mes joies, mes petits sacrifices
Voilà mes fleurs !”

  • Invoquer son Ange Gardien (extrait de Mon chant d’aujourd’hui)

“Mon Saint Ange gardien, couvre-moi de ton aile
Éclaire de tes feux la route que je suis
Viens diriger mes pas… aide-moi, je t’appelle
Rien que pour aujourd’hui.”

  • Nous ancrer en Dieu et reprendre force et courage dans les épreuves (extrait de Mes armes)

“Du Tout-Puissant j’ai revêtu les armes
Sa main divine a daigné me parer
Rien désormais ne me cause d’alarmes
De son amour qui peut me séparer ?”

  • Nous rappeler de quel amour infini nous sommes aimés (extrait de Moi, si j’avais commis)

“Oui, j’ai besoin d’un cœur, tout brûlant de tendresse,
Qui reste mon appui, et sans aucun retour,
Qui aime tout en moi, et même ma faiblesse
Et ne me quitte pas, ni la nuit ni le jour.”

En ce mois d’octobre, confions nos prières à celle qui a fait cette belle promesse : « Après ma mort, je ferai tomber une pluie de roses » !

Le grand remplacement ne doit pas concerner seulement certains quartiers

C’est pourquoi la secrétaire d’Etat chargée de la citoyenneté, Sonia Backès, propose de répartir les étrangers sur tout le territoire :

Encore un complot qui se réalise

C’est très sérieux, c’est BFM… :

Pour éviter la panne cet hiver, les pouvoirs publics cherchent tous les moyens pour aplanir les fameux pics de consommation: ces moments de la journée où les Français sont très nombreux à allumer plaques électriques, téléviseurs, lumières, chauffages…

L’un des principaux pics de consommation de la journée est entre midi et 14h, à l’heure du déjeuner. Pour faire des économies, RTE et les pouvoirs publics ont donc demandé à Enedis d’utiliser le compteur connecté Linky pour “débrancher” le maximum de ballons d’eau chaude du réseau à cet horaire, comme l’a repéré UFC-Que Choisir.

En clair, à partir du 15 octobre et jusqu’au 15 avril, les clients qui bénéficient d’un tarif heures pleines/heures creuses verront leur cumulus en activité la nuit seulement, et plus durant la journée.

Cette suspension temporaire “permettra d’économiser l’équivalent de 2,5 GW à 12h30 et de 1 GW à 13h”, nous explique Enedis.

Ce que sainte Rita veut, Dieu le veut…

En ces temps troublés, le recours à sainte Rita, l’avocate des causes désespérées n’est sans doute pas superflue… Les éditions Via Romana viennent justement de publier une biographie de sainte Rita, dernier espoir des causes perdues, rédigée par Marie Allain, diplômée en lettres, ayant enseigné de nombreuses années à l’Institut français de Florence.

Sainte Rita de Cascia (1381-1457), contemporaine de sainte Jeanne d’Arc, est, selon le mot de Jean-Paul II, « la sainte la plus populaire, avec saint Antoine de Padoue ». Elle est l’avocate des causes désespérées. Épouse sans rancune, elle fut une mère aimante dans une Italie ravagée par la guerre, la peste et les tremblements de terre, et connut les joies et les peines de la vie conjugale. Frappée par la perte de son époux puis celle de ses enfants, elle pardonne aux assassins de son mari et trouve la force de rétablir la paix dans sa ville natale déchirée par la vendetta ; offrant ses souffrances à son Sauveur, elle s’est hissée jusqu’à la croix.

Veuve devenue sœur augustine et stigmatisée au front, elle opéra des guérisons miraculeuses depuis sa cellule et même après sa mort. Son corps n’a pas été corrompu par la mort et elle a été canonisée en 1900, grâce à la force de la ferveur populaire. Sa réputation de thaumaturge a fait le tour du monde.

Intention de prière [Addendum]

Un lecteur fidèle du Salon beige, par ailleurs contributeur en articles, demande de prier pour son épouse Cécile, sage-femme, malade d’une récidive d’un cancer du sein.

Elle est hospitalisée car son foie fonctionne très mal.

Elle voue une grande dévotion à Sainte Jeanne Beretta Molla, dont nous souhaitons aujourd’hui le centenaire de la naissance. Elle est d’ailleurs allée en famille sur les lieux où a vécu Sainte Jeanne Beretta Molla.

Un lecteur du Salon beige

Addendum vendredi 7 octobre :

Son épouse est décédée le 6 en fin d’après-midi.

RIP

L’Arménie seule au monde, face à l’Azerbaïdjan et à la Turquie

De notre envoyé spécial Antoine Bordier, auteur de Arthur, le petit prince d’Arménie (éd. Sigest) :

Dans la nuit des 12 et 13 septembre, l’Azerbaïdjan bombarde plusieurs positions dans l’est et le sud-est de l’Arménie. L’Arménie riposte tant bien que mal. L’Azerbaïdjan a conquis du terrain. En tout, près de 500 morts de part et d’autre, dont des villageois. Après les déclarations de l’ONU, de l’Union Européenne, de la France, du Vatican, et d’autres pays, pour un appel au cessez-le-feu, et, en dehors de toute condamnation de l’invasion azérie, l’Azerbaïdjan et la Turquie massent leurs troupes pour envahir l’est et le sud de l’Arménie. Eclairage sur une invasion imminente pour l’Arménie, face au reste du monde, qui regarde…ailleurs.

L’Arménie, aux yeux du monde, vaudrait-elle moins que l’Ukraine ? La réponse est, hélas, positive. Alors que parmi ses amis, se comptent des pays, comme la France, qui ont fait des Droits de l’Homme et de l’égalité leur idéologie phare. Sauf pour l’Arménie, qui n’a pas les mêmes droits et qui s’enfonce dans la nuit. Deux poids, deux mesures. Deux guerres, deux engagements opposés. Un horizon de tristesse s’est abattu sur ce petit pays de Transcaucasie, que j’appelle confetti, coincé entre la Turquie, à l’ouest, l’Azerbaïdjan à l’est, la Géorgie au nord et l’Iran au sud. L’été se termine et l’hiver pointe le bout de son nez. Comment en sommes-nous arrivés-là ?

A son époque la plus glorieuse, l’Arménie s’étendait de la mer Méditerranée à la mer Caspienne. La Turquie n’existait pas, ni l’Azerbaïdjan. Nous sommes au 1er siècle avant JC. Depuis, l’Arménie a perdu 90% de son territoire. Elle a, toujours, été l’objet de convoitises, d’injustices, de jalousies, d’invasions et de persécutions religieuses. Sans doute, parce que l’Arménie est la première nation du monde à embrasser le christianisme, en 301, après JC. Dieu seul le sait.

Le génocide contre les Arméniens perpétré par les Turcs est passé, malheureusement, par là. Nous sommes le 24 avril 1915. Jusqu’en 1923, plus d’1,5 millions d’Arméniens vont périr dans des conditions abominables, inhumaines. En 1939, Hitler avait dit : “ Qui se souvient des Arméniens ? ” pour justifier la future Shoah. La question est de nouveau posée, et, la réponse paraît d’une évidence macabre. L’histoire funeste et mortifère, où les hypocrites, les lâches, les traitres, les criminels et les menteurs sont plus nombreux que les innocents, que celles et ceux qui ont soif de joie, de justice, de liberté, de paix et de vérité, se répète aujourd’hui, sous le regard vitreux du monde. Deviendrait-il complice ce monde qui n’appelle plus un dictateur, dictateur, une guerre, guerre, un terroriste, terroriste ? A ce stade-là, on ne peut plus, naïvement, parler d’aveuglement. Mais, peut-être, que ce monde-là a oubliél’histoire de l’Arménie, qui est, aussi, la sienne.

Une indépendance pour quoi faire ?

Le 21 septembre 1991, c’est jour de fête en Arménie qui vit son 1er jour d’indépendance, à la suite de l’effondrement de l’ex-URSS. Pendant 30 ans, la nouvelle démocratie chrétienne pousse au milieu de ces voisins musulmans qui s’impatientent et élaborent leur plan d’invasion. Pour Ilham Aliev, l’autocrate-dictateur, dont le régime est comparé à celui de Pyongyang, les Arméniens sont, ouvertement, des « chiens ». Il ne s’en cache pas. Il le dit haut et fort. Impossible de ne pas l’entendre. Pour Recep Tayyip Erdogan, qui reste dans le déni et le fait savoir, la reconnaissance par Joe Biden en avril 2021 du génocide des Arméniens par les Turcs est « sans fondement, injuste et contraire à la réalité ». Il se ment à lui-même.

Le 27 septembre 2020, l’Azerbaïdjan entre en guerre dans le Haut-Karabakh, région que Staline a spoliée et donnée indûment à l’Azerbaïdjan en 1921. Mais, où vivent 90% d’Arméniens. Staline avait, d’ailleurs, accepté, dans un premier temps, que ces terres reviennent à l’Arménie. Puis, comme à son habitude, en fonction de ses propres intérêts et du fameux principe qu’il applique avec une efficacité redoutable : “ divisons pour régner ”, il fait volte-face. Lors d’une première guerre entre 1991 et 1994, l’Arménie récupère ses territoires. Ils sont repris, près de 30 ans plus tard, en 44 jours, entre le 27 septembre et le 9 novembre 2020 par l’Azerbaïdjan. 44 jours seulement auront suffi pour ouvrir de nouveau la boîte de Pandore ! 44 jours…

Alors que les importations de gaz azéri bondissent en France et en Europe – pour remplacer le gaz russe – dans les nuits des 12 et 13 septembre l’Azerbaïdjan bombarde l’Arménie sur une ligne frontière de 200 km. Les environs de Kapan (la ville la plus au sud), de Goris, du Lac Sev, de Jermouk, de Sotk, et d’Artanish sont touchées en plein coeur. Près de 50 km2 tombent aux mains des Azéris. Le monde ouvre un œil, et le referme.

La Russie engluée joue aux échecs sur le plateau arménien

Malgré la convention de sécurité signée entre l’Arménie et la Russie, reconduite à plusieurs reprises, qui est sensée assurer sa protection, l’armée russe présente en Arménie, à Gyumri et à Erebouni, n’est pas intervenue. En tout, la présence militaire russe avoisine les 5000 hommes, selon certaines sources locales. Elle a, d’ailleurs, renforcé sa présence et sa puissance de feu à plusieurs reprises au cours de ses 10 dernières années. Il faut y ajouter ses 2000 Casques bleus déployés dans la région du Haut-Karabakh pour assurer le cessez-le-feu du 9 novembre 2020. Malgré cette présence significative et le fait que l’Arménie soit, également, membre de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective, l’OTSC, (qui regroupe, aussi, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Russie et le Tadjikistan), elle reste seule. Eternellement seule. De fait, personne n’a empêché les troupes d’Ilham Aliev de bombarder l’Arménie. Personne, ni Joe, ni Vladimir, ni Ursula.

Du coup cette question se pose : A quoi joue Vladimir Poutine, qui s’est engagé « personnellement dans le dossier » ? Il joue aux échecs.

Englué en Ukraine, au moment même où les troupes ukrainiennes reprenaient du poil de l’ours tout en faisant reculer l’armée russe de la région de Kharkiv, Poutine plie mais n’a pas rompu. Par contre, Aliev a bombardé. Avec son accord ? Probablement. Comment en serait-il autrement avec une telle présence militaire russe ?

Il ne peut pas dire : « Je ne savais pas. » Il sait et il a laissé faire… La partie d’échecs continue.

Le bras armé d’Erdogan, Aliev, donc, ne rêve que d’une seule chose : faire plaisir à son grand-frère turc et réaliser leur rêve commun. Le Panturquisme, idéologie du 19è, consiste à unir les pays turcophones dans un nouvel empire.L’acte 1 est l’union de la Turquie et de l’Azerbaïdjan, sur l’autel du peuple arménien, en envahissant tout le sud et l’est de l’Arménie, ce qui permettrait de relier directement les deux pays. Quant à la Russie ?

Poutine laisse, donc, pour l’instant, faire Erdogan et Aliev. Ses priorités : l’Ukraine et la (re)composition d’un nouvel empire, le sien, qu’il veut agrandir militairement à l’ouest (avec l’Ukraine) et prolonger, pacifiquement et économiquement, au sud et à l’est. Il vend des armes à l’Azerbaïdjan, s’allie avec l’Iran, la Chine et l’Inde pour remettre au goût du jour La Route de la Soie et inféoder tous les pays limitrophes qui en seraient à la fois bénéficiaires et dépendants. Avec Erdogan, son ennemi d’hier ? Oui et non. Il y a un an, Poutine faisait bombarder des mercenaires à la botte d’Erdogan. Aujourd’hui, ils sont bras dessus, bras dessous, comme deux vieux copains. La géopolitique et un nouvel ordre (désordre) mondial est en-cours. Pas simple, avec ces alliances qui se font et se défont à la vitesse éclaire des victoires et des défaites militaires.

Tigran Yégavian, un expert-visionnaire

Ce jeune trentenaire connaît bien la situation. Né à Paris dans les années 80, il a grandi à Lisbonne. Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et de l’Institut des langues et civilisations orientales (INALCO), il est titulaire d’un Master de recherche en politique comparée avec la spécialité monde musulman. Il a vécu en Syrie, au Liban, en Turquie et en Arménie. Il s’est spécialisé, par la suite, sur la question des chrétiens d’Orient et sur le sujet de la diaspora. Il a enseigné la géopolitique des chrétiens d’Orient au Centre Sèvres, à Paris. Aujourd’hui, il est chercheur au Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R), et il est membre du comité de rédaction de la revue de géopolitique Conflits. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont : Minorités d’Orient, les oubliés de l’histoire, chez Le Rocher, paru en 2019 ; Géopolitique de l’Arménie, chez Bibliomonde paru cette année.

« Ce qui se passe, actuellement, en Arménie avec l’Azerbaïdjan, dépasse de loin la lecture locale. L’Arménie est une pièce d’un échiquier géopolitique qui oppose plusieurs puissances post impériales et régionales : la Russie, la Turquie, l’Iran, Israël… Il s’agit pour les Russes et les Turcs de reproduire dans le Caucase du sud le scénario de la Syrie, en mettant en place un processus d’escalade, de désescalade, et de cession de territoires. L’Arménie, malheureusement, n’est qu’une pièce de ce jeu. Récemment, les Etats-Unis tentent de prendre pied dans la région afin de contrebalancer le poids de la Russie en position de faiblesse et voient dans l’Arménie un balcon sur l’Iran. De son côté, Israël appuie l’Azerbaïdjan qu’il considère comme l’arrière-cours de son ennemi iranien. Au centre du jeu, l’Arménie souffre de son isolement diplomatique et du comportement de la Russie qui la considère comme une variable d’ajustement.  Il faut s’élever et sortir de la centralité arméno-azerbaïdjanaise. Cette grille de lecture est obsolète. La rivalité est géopolitique. Elle concerne les anciens empires. »

Tigrane n’est pas très optimiste pour la suite. Pour lui, tous les clignotants sont au rouge.

« Nous assistons à une répétition tragique de l’histoire. Cela me rappelle l’année 1920 quand l’Arménie s’était faite agressée par l’armée kémaliste. Et, que les bolchéviques étaient intervenus non pas pour sauver l’Arménie, mais pour se partager l’Arménie. »

L’Arménie, seule au monde ?

Depuis la nuit bombardée des 12 et 13 septembre, les manifestations à l’intérieur du pays contre Nikol Pachinian, le Premier ministre réélu en 2021, n’ont pas cessé. L’opposition appelle à sa démission. Pendant ce temps-là, les anciens vieux lions du régime, comme Levon Ter-Petrossian, qui fut le 1er Président de la République d’Arménie, Robert Kotcharian (le second) et Serge Sarkissian, ceux qui ont subi la « révolution de Velours », qui a porté démocratiquement cet ancien journaliste au pouvoir, se taisent. Ils attendent, alors qu’ils viennent de se réunir autour de Karekine II, le Catholicos pour tous les Arméniens apostoliques. Rien n’a filtré de cette réunion, qui a eu lieu il y a quelques heures.

Pour Tigrane : Pachinian n’est pas clair, « il est opaque ». Dans les coulisses du pouvoir et face à cette recomposition géopolitique de grande envergure, qui dépasse de loin ce petit pays confetti, quels sont ses marges de manœuvres ? Qu’a-t-il fait depuis 2020, depuis la signature du cessez-le-feu avec l’Azerbaïdjan ?

A son échelle, il est un peu comme Poutine : englué. Il s’est mis à dos la moitié de la population (de moins de 3 millions d’habitants). Et, surtout, il a perdu une partie du soutien légitime de son armée. A tel point qu’il y a un an, il renvoyait son chef d’état-major, accusé d’avoir fomenté un « coup d’Etat ». Dans la nuit du 4 au 5 mars 2021, son décret de destitution du général Onik Gasparian entrait en vigueur. Alors, l’armée est-elle prête à répondre à une invasion de l’Azerbaïdjan et de la Turquie qui aurait amassé près de 45 000 hommes ?

Le pasteur René Léonian a vécu 17 ans en Arménie, entre 1994 et 2011. Il était dans les coulisses du pouvoir et il a gardé beaucoup de contacts au plus haut niveau. Chaque année, il revient plusieurs fois par an en Arménie pour visiter la communauté évangélique. Il s’occupe, également, de nombreuses œuvres caritatives. Sur la question militaire, le pasteur répond :

« Seule, l’Arménie n’est pas capable de se défendre. Au niveau de la mobilisation des réservistes et de sa population, il est vrai qu’il y a du potentiel. Mais, la solution urgente est que le Conseil de Sécurité envoie, dès maintenant, des Casques bleus. »

Il adresse, de France, un message à l’Azerbaïdjan et à la Turquie :

« Renoncez à votre politique d’extermination des Arméniens. Et, respectez le territoire souverain de l’Arménie. Cessez d’insuffler à votre population, à sa jeunesse, dans son éducation et sa culture, la haine des Arméniens. Réunissons-nous pour construire une paix durable. »

Sera-t-il entendu ? La partie d’échec n’est pas terminée.

Les grands de ce monde : des paroles mais pas d’acte  

Il y a quelques jours, le 21 septembre 2022, c’était la 31e journée anniversaire de l’Indépendance de l’Arménie. Mais ce jour-là, comme je l’ai dit plus haut, l’Arménie est triste et ne fête rien. Pachinian a tout annulé. Kristina une jeune fille de moins de 30 ans, croisée place de la Liberté, à Erevan, s’exprime ainsi : « Nous sommes terrorisés. Ils nous ont même pris notre joie… » Près de l’Opéra, un groupe de garçons entoure un jeune cul-de-jatte de 20 ans, Tigran : « Oui, ils m’ont pris ma vie et la moitié de mon corps ». Le silence est d’or. Difficile d’interviewer ce survivant. Un frisson glacial vous prend alors qu’il fait 33°C.

Dans les rues d’Erevan, il y a moins de monde que d’habitude. Même si les Russes sont là. Entre touristes et expatriés de force pour échapper aux conséquences des mesures de rétorsion de l’ouest et du décret de mobilisation de Poutine, leur nombre a été multiplié par deux en l’espace de quelques jours.

Zara Nazarian, la directrice du média digital Le Courrier d’Erevan, « a fêté le 21 septembre. Habituellement, je ne le fêtais pas. Mais, cette fois-ci, j’ai décidé de fêter cette journée anniversaire ». Cette francophone et francophile est une personnalité à part entière. Née en Géorgie, à Tbilissi (la capitale), elle a fait toutes ses études à l’Université d’Etat de Moscou, Lomonossov. Elle a étudié le journalisme pendant 6 ans, à la faculté de journalisme. Puis, elle participe au développement du quotidien national Respoublika Armenia, dans les années 90. Après son diplôme en poche, elle s’expatrie en 1992 en Arménie pour retrouver ses racines arméniennes. Puis, ce sera Paris, pour y apprendre l’Hébreu et tenter l’ENA. Après l’ENA, qu’elle a réussi, elle intègre Renault en France. En 2004, elle retourne en Arménie et travaille chez Pernod-Ricard. En 2012, elle retrouve la plume et lance son média Le Courrier d’Erevan. En 2018, elle devient Secrétaire Générale de l’Union de la Presse Francophone (UPF), qui « regroupe 56 pays et 2500 journalistes ». Sur la situation, elle n’hésite pas à dire : « Oui, aujourd’hui, j’ai peur pour mon pays. Que font les grands de ce monde ? Ils parlent, dénoncent, mais, finalement, ne font rien. »

Pelosi, Macron et Ursula 

Du côté de Jean-Christophe Buisson, le Directeur-adjoint du Figaro Magazine, qui suit de très près la menace grandissante :

« Une invasion commence toujours par des mobilisations de troupes à la frontière, ce qui était le cas avec l’Azerbaïdjan avant le 13 septembre et ce qui est toujours le cas. Est-ce que le parapluie russe restera ouvert pour protéger les Arméniens ? Pas sûr. Je crains que la Russie et la Turquie ne s’entendent une nouvelle fois sur le dos des Arméniens. En France, il y a une vraie mollesse de notre gouvernement actuel. Il n’en parle même pas. Madame Colonna est totalement silencieuse sur le sujet. Les ambassades de France, de Grande-Bretagne et des Etats-Unis diffusent même des cartes de régions d’Arménie fortement déconseillées à leurs ressortissants : ce sont exactement celles convoitées par l’Azerbaïdjan. Comme si, elles anticipaient l’invasion prochaine. Comme si, elles en admettaient le principe, voire l’inéluctabilité. »

Aux Etats-Unis, Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants américaine, venue en Arménie les 17 et 18 septembre (son voyage était prévu de longue date) s’est muée, indirectement, en porte-parole de Joe Biden :

« Nous condamnons fermement ces attaques, au nom du Congrès (américain), qui menacent la perspective d’un accord de paix si nécessaire… L’Arménie a une importance particulière pour nous en raison de l’accent qui a été mis sur l’aspect sécuritaire après les attaques illégales et meurtrières de l’Azerbaïdjan sur le territoire arménien. »

Mais que fera Joe Biden la prochaine fois ?

En France, Emmanuel Macron a téléphoné le 13 septembre à Ilham Aliev afin de : « mettre fin aux hostilités et de revenir au respect du cessez-le-feu » a indiqué l’Elysée. Et, après ?

Du côté d’Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, qui avait déclaré en se rendant à Bakou pour signer l’accord sur le gaz, le 18 juillet dernier, que l’Azerbaïdjan était « un partenaire fiable », le 13 septembre a dû être le jour de « tous les dangers », pour elle-même et pour son avenir politique. Elle doit, encore, s’en mordre le bout des ongles vernis. Mais, au fond, ce n’est pas grave, car les Européens se chaufferont cet hiver au gaz azéri, mêlé du sang arménien. Fini le gaz russe…Celle qui s’affiche aux couleurs bleu et jaune, celles du drapeau ukrainien, s’affichera-t-elle aux couleurs du drapeau arménien, rouge-bleu-orange (abricot) ? Vite.

Vite des Casques bleus de l’ONU pour l’Arménie

Ce qui est certain, c’est qu’au moins, le député européen François-Xavier Bellamy défend les couleurs de l’Arménie avec la faconde de son élocution brillante qu’on lui connaît. Qui d’autres : Catherine Colonna, ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères qui se bataille avec Gérald Darmanin sur le sujet du consulat de France en Algérie ? Non, rien, silence complet. Peut-être le ministre des Armées, Sébastien Lecornu ? Non, il est accaparé par la reconstitution de nos propres stocks d’armes…

Après les paroles tièdes, il faut, de toute urgence, des actes forts pour arrêter l’invasion qui se prépare. Si elle a lieu, et, c’est plus que probable, qui viendra « sauver le soldat Arménie » ? Vite des Casques bleus…

De notre envoyé spécial Antoine BORDIER

Photos A.Bordier, France-Diplomatie et Lydia Kasparian

La cathédrale de Bogota vandalisée par des militants pro-avortement

Dans la nuit du 28 septembre, un groupe de personnes ont quitté une manifestation pro-avortement qui se tenait dans la capitale, et, le visage masqué, se sont rendus à l’entrée de la cathédrale et ont tagué les murs avec des slogans en faveur de l’avortement. 4 femmes impliquées dans cet incident ont été placées en détention.

Les vandales prenaient part à la Journée de la dépénalisation et de la légalisation de l’avortement. Les manifestants ont notamment exigé dans les discours qu’un avortement «légal et sûr» soit autorisé en Colombie. L’IVG jusqu’à 24 semaines de grossesse a été dépénalisée par la Cour constitutionnelle en février 2022. Mais ils demandent cependant que les règles soient encore assouplies, comme c’est toujours le cas avec la culture de mort, qui exige une fuite en avant.

Dans une déclaration du 29 septembre, l’archidiocèse de Bogotá a déclaré:

«Nous rejetons toute forme de violence en actes et en paroles, nous exigeons de la civilité de la part des promoteurs et des participants aux marches et aux protestations, nous demandons aux autorités de garantir la vie, l’honneur et les biens des citoyens.»

Le président du Mouvement catholique de solidarité, Samuel Ángel, a annoncé le dépôt d’une plainte contre «ces terroristes»

Face au genre : comprendre et donner des clés aux éducateurs

Après avoir organisé un colloque sur la question de “l’identité de genre” chez les enfants et les adolescents le 20 novembre 2021 à Paris, Juristes pour l’enfance publie un ouvrage collectif réunissant les travaux d’une dizaine d’experts (pédopsychiatre, neurochirurgien, psychologue, docteur en philosophie, juristes, directeur d’établissement scolaire etc.).

En effet, de plus en plus d’enfants et d’adolescents revendiquent une “identité de genre” différente de leur sexe biologique, notamment au sein des établissements scolaires. Un phénomène qui laisse le plus souvent la communauté éducative démunie et sans réponse.

Soutenir que chacun, dès son plus jeune âge, devrait pouvoir auto-déterminer son identité de genre en fonction de son ressenti, est-ce servir l’intérêt de l’enfant ?

Ce livre se fonde sur l’expertise et l’expérience de juristes pour analyser les enjeux sociaux et l’évolution qui s’opère, mais aussi de chirurgiens et de praticiens hospitaliers pour identifier les actes médicaux qu’une “transition” entraîne chez des mineurs et leurs conséquences à long terme.

L’enquête de terrain et les témoignages de personnes en questionnement de genre font de cette approche pluridisciplinaire un ouvrage essentiel dans lequel trouver toutes les clés de compréhension et de discernement afin de comprendre et d’accompagner de façon constructive les jeunes concernés.

Les auteurs :

  • Aude Mirkovic, Maître de conférence en droit, directrice juridique de Juristes pour l’enfance
  • Olivia Sarton, Juriste et directrice scientifique de Juristes pour l’enfance
  • Christian Flavigny, Pédopsychiatre, psychanalyste
  • Anne-Laure Boch, Neurochirurgien, Docteur en philosophie
  • Jérôme Brunet, Ancien chef d’établissement, Consultant, Coach, Formateur
  • Inès de Franclieu, Déléguée générale de l’association Com’je t’aime
  • Claire de Gatellier, Présidente de Famille et Liberté
  • Sabine Le Conte, Juriste, Référente « école » pour l’association Juristes Pour l’Enfance
  • Rita de Roucy, Psychologue clinicienne psychothérapeute

Qui est Sainte Jeanne Beretta Molla dont nous fêtons aujourd’hui 4 octobre, le centenaire de la naissance ?

Jeanne Beretta est née à Magenta, en Italie, le 4 octobre 1922, dixième de 13 enfants. Dès son enfance, elle accueille avec une adhésion totale le don de la foi et une éducation fortement chrétienne qu’elle reçoit de ses parents extraordinaires.

Docteur en médecine et en chirurgie en 1949 à l’Université de Pavie, elle ouvre en 1950 un dispensaire à Mesera, près de Magenta. Elle se spécialise en pédiatrie à l’Université de Milan en 1952 et préfère parmi ses assistés, les mamans, les enfants, les personnes âgées et les pauvres.

Alors qu’elle remplit sa charge de médecin, qu’elle ressent et pratique comme une véritable mission, elle accroît encore son engagement dans l’Action Catholique, en se donnant généreusement pour les “plus jeunes” et, en même temps, elle exprime en faisant du ski et de l’alpinisme, sa grande joie de vivre et de jouir du charme de l’oeuvre de Dieu dans la nature.

Elle s’interroge alors, prie et fait prier pour sa vocation qu’elle considère comme un don de Dieu.

En choisissant l’appel au mariage, elle y répond avec tout son enthousiasme et elle s’y donne totalement “pour former une famille vraiment chrétienne”.

Elle se fiance avec l’ingénieur Pierre Molla et, durant les fiançailles, elle est radieuse par son comportement et par son sourire. Elle en remercie sans cesse le Seigneur. Jeanne se marie le 24 septembre 1955. Elle est une femme heureuse. En novembre 1956, elle devient maman pour la première fois : Pierre-Louis naît. Puis en décembre 1957, c’est la naissance de Mariolina. En juillet 1959, celle de Laure, la troisième. Elle sait harmoniser avec simplicité et équilibre ses devoirs de mère, d’épouse et de médecin ainsi que sa grande joie de vivre.

En septembre 1961, vers le deuxième mois d’une nouvelle grossesse, elle connaît la souffrance et le mystère de la douleur : un fibrome à l’utérus apparaît. Il faut l’opérer. Tout en sachant les risques que cela comporte de continuer la grossesse, elle supplie le chirurgien de ne pas recourir à l’avortement, mais de sauver la vie qu’elle porte en elle. Jeanne se confie par la prière à la Providence.

Quelques jours avant l’accouchement, tout en se confiant pleinement à la Providence, elle est prête à donner sa vie pour sauver celle de son enfant : “Si vous devez décider entre moi et l’enfant, n’hésitez pas : choisissez, et je l’exige, l’enfant. Sauvez-le”. Le matin du 21 avril 1962, Jeanne-Emmanuelle est née, saine et sauve. Le matin du 28, malgré tous les efforts et les soins pour sauver aussi la mère, au milieu de douleurs indicibles, après avoir répété : “Jésus, je t’aime. Jésus, je t’aime”, Jeanne meurt saintement. Elle a 39 ans.

Jeanne est béatifiée par Jean Paul II le 24 avril 1994 et canonisée le 16 mai 2004.

La fête liturgique de Sainte Jeanne est le 28 avril

Racisme anti-blancs

Une réalité :

« Un ministre mis en examen doit quitter le gouvernement »

Mais ça c’était avant :

Eric Dupond-Moretti, ministre de la justice, s’est vu signifier lundi 3 octobre, par les magistrats de la commission d’instruction, son renvoi devant cette juridiction pénale pour être jugé pour « prises illégales d’intérêts ». Ce délit est passible de cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de 500 000 euros.

Le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, est mis en examen depuis le 23 septembre. La justice le soupçonne de « prise illégale d’intérêts » dans les relations entre l’Etat et le puissant opérateur de fret Mediterranean Shipping Company (MSC), l’un des leaders mondiaux du secteur. M. Kohler est également placé sous statut de témoin assisté pour trafic d’influence dans ce même dossier.

La Cour Suprême des Etats-Unis est en train de corriger les excès des années 70

La Cour suprême des Etats-Unis entame une nouvelle session qui pourrait se conclure par d’autres revirements, notamment pour le lobby LGBT.

En juin, la Cour suprême a révoqué l’arrêt sur l’avortement, sacralisé le droit au port d’armes, renforcé la place de la religion dans la sphère publique et limité les pouvoirs de l’agence chargée de la protection de l’environnement.

Ilya Shapiro, expert au sein de l’institut conservateur Manhattan, estime ainsi que la haute juridiction est en train de corriger les excès des années 70. Pour lui, l’arrêt qui a défini en 1978 le cadre légal pour les programmes de discrimination positive dans les universités est le prochain “dans le collimateur de la Cour”. Le 31 octobre, celle-ci consacrera en effet une audience aux mécanismes de sélection en place au sein de la prestigieuse université Harvard et de l’université publique de Caroline du Nord. Ces établissements, comme beaucoup d’autres, prennent en compte des critères ethniques pour assurer la diversité des étudiants. Ces politiques, parfois qualifiées de “racisme à l’envers”, ont toujours fait l’objet de contestations à droite mais jusqu’ici, les recours ont toujours échoué.

Cinq ans après avoir donné raison à un pâtissier chrétien qui ne voulait pas vendre un gâteau de mariage à un couple d’hommes, la Cour suprême reviendra également sur ce sujet sensible, saisie cette fois par un créateur de site internet. En 2018, elle avait rendu une décision à portée limitée. Cette fois, elle pourrait autoriser plus largement les commerçants, dont les produits ont une nature “créative”, à violer les lois anti-discriminations au nom de leurs convictions religieuses.

Atteintes à la laïcité à l’école : le ministre sera “ferme”… comme ses prédécesseurs

Pap Ndiaye montre les dents :

Notre réponse est et sera ferme à ce sujet : le rappel de la loi de 2004 qui interdit le port de signes religieux ostensibles dans le cadre scolaire, ça, c’est la base. C’est la loi de 2004 et il ne s’agit pas de transiger sur cette loi, nous sommes tout à fait stricts à ce sujet

Comme Blanquer qui voulait des réponses fermes :

Dans le sillage de l’assassinat de Samuel Paty, des réponses plus fermes aux atteintes à la laïcité à l’école

Comme Vallaud-Belkacem, qui déclarait au Figaro

Je serai ferme vis-à-vis de tout manquement au principe de laïcité

Comme Peillon, qui agissait contre le communautarisme

Face aux communautarismes, Vincent Peillon présente sa “charte de la laïcité”. Le texte du ministre de l’éducation nationale, que “Le Monde” publie en intégralité, est censé rappeler les règles du “vivre-ensemble”.

Face à l’islam, l’allahicité ne cède rien…

Chronique des cinglés

Une femme transsexuelle a été condamnée pour des tags anti-LGBT (LGB ou LGBT ? J’ai du mal à suivre).

Elle ou il, on ne sait plus, a été condamné à une amende de 300 euros, pour avoir tagué, avec son compagnon, des inscriptions anti-LGBT à Toulon, alors qu’une marche homosexualiste était organisée samedi 24 septembre.

Les deux mis en cause ont expliqué avoir commis ces faits pour exprimer leur désaccord avec la visibilité donnée aux causes défendues par les mouvements LGBTQIA +.

La justice, souvent prompte à juger du caractère déséquilibré de certains malfaiteurs, n’a rien trouvé à redire dans le cas présent…

En communion avec tant de générations de chrétiens, de saints et de pécheurs

Juan Manuel Rodríguez, Président d’Una Voce Espagne, présente son association pour Paix Liturgique. Extraits :

[…] Pourquoi êtes-vous attachés à la liturgie traditionnelle ?

Nous sommes convaincus que cette vénérable liturgie, qui remonte sans interruption au temps des apôtres et qui a donné tant de saints et de martyrs à l’Église à travers l’histoire, n’a pas expiré et continue d’être source de sainteté pour l’Épouse de Christ. La liturgie romaine traditionnelle est l’un des usages universellement acceptés de la tradition apostolique ininterrompue, et manifeste parfaitement la foi catholique dans sa prière, correspondant ainsi à l’axiome bien connu “Lex Orandi, Lex Credendi”. Lorsque nous prions, lorsque nous adorons, nous le faisons dans cette liturgie de la même manière que tant de générations de chrétiens, de saints et de pécheurs qui aspiraient à leur salut, l’ont fait avant nous, dans un acte de communion avec l’Église d’aujourd’hui et du toujours. Pour cette raison, parce que c’est une liturgie qui plaisait à Dieu, nous sommes convaincus qu’il en sera toujours ainsi. […]

Quel est votre point de vue sur l’actualité de l’Eglise sur le thème de la messe traditionnelle ?

Évidemment, nous avons une certaine inquiétude, car les nouvelles qui nous parviennent semblent à plusieurs titres aller dans le sens contraire de ce que nous défendons, qui est notre propre raison d’être. Mais d’un autre côté nous sommes calmes, sereins et confiants. Cette liturgie touche beaucoup de cœurs, aide à la conversion de nombreux jeunes et familles qui l’ont récemment découverte, et par conséquent elle porte de bons fruits qui se manifestent aux yeux de tous ceux qui l’observent. En Espagne, par exemple, il y a vingt-cinq ans, ceux d’entre nous qui assistaient à la messe traditionnelle étaient une minorité presque insignifiante, numériquement parlant. Aujourd’hui, le mouvement a pris beaucoup d’ampleur. Ce trésor est à la portée de nombreuses personnes qui ne le connaissaient pas auparavant ; nous croyons donc que l’avenir de la liturgie traditionnelle est assuré, malgré le climat actuel difficile et le risque que les temps à venir soient plus ou moins difficiles. Enfin, nous sommes calmes et heureux car nous savons que cette liturgie est sainte et que nous oeuvrons pour le bien en y participant et en la faisant connaître dans la mesure de nos pauvres possibilités. Nous, avec le Pape Benoît XVI, croyons que « ce qui était sacré pour les générations précédentes, reste aussi sacré et grand pour nous ».

La foi chrétienne se trouve caricaturée par ceux qui ne connaissent qu’imparfaitement ses enseignements et sa doctrine

Auteur de Être Français : lettre à ma sœur, L’Homme et la Cité (2 vol.) et de La France Retrouvée, Stanislas Berton s’est, entre autres, intéressé à ces « identitaires pensant trouver leur salut dans une redécouverte de leur héritage pré-chrétien ». Il a été interrogé par Vexilla Galliae. Extraits

[…] Une figure de la Nouvelle Droite, aujourd’hui décédée, reprochait plutôt au christianisme son « totalitarisme monothéiste » qu’il percevait comme niveleur et qu’il opposait — en bon ethno-différencialiste —  à « la diversité du monde ». Il disait en outre être trop attaché à « la possibilité de faire des choix » et à « sa liberté de penser » pour embrasser un monothéisme jugé trop « intrusif » et « manichéen ». Ces critiques sont-elles fondées ?

Ces critiques ne sont pas du tout fondées car le propre du christianisme est justement de laisser à l’homme sa liberté, notamment celle de choisir entre le bien et le mal. En ce qui concerne le respect de la diversité du monde, loin de tout niveler, l’Église, institution vivante, a su tout au long de son histoire prendre en compte avec beaucoup d’intelligence et de finesse les particularités locales sans pour autant transiger avec ses enseignements ou le message de la Révélation. Pour s’en convaincre, il suffit de se pencher sur la pratique liturgique des églises catholiques orientales, les directives sur le culte des ancêtres au Vietnam ou encore le travail colossal réalisé dans le cadre de évangélisation de la Chine afin de trouver des correspondances philosophiques et conceptuelles pertinentes entre deux types radicalement différents de pensées.

Pour le reste, tous ceux qui trouvent le christianisme trop « intrusif » rejettent par principe les commandements moraux d’une autorité supérieure ; quant au refus de désigner clairement le bien et le mal au nom de la « nuance », il conduit le plus souvent à la licence ou à la tolérance des pires abus.

Pardonner, tendre la joue gauche, aimer ses ennemis, se soumettre à Dieu : certains païens d’aujourd’hui, à la suite de Nietzsche pour ne citer que lui, rejettent le christianisme comme « une religion des faibles ». Le christianisme est-il vraiment « une religion de bonnes femmes », une religion de la mollesse et de la faiblesse comme ils le croient ?

Ceux qui pensent ainsi n’ont visiblement jamais lu Saint Paul qui, face aux esprits du mal, nous invite à prendre toutes les armes de Dieu dont l’armure de la justice, l’épée de l’esprit et le bouclier de la foi (Éphésiens 6-10:20). À ce sujet, on pourrait également citer l’épître aux Romains où il est demandé au pouvoir terrestre « ne pas porter en vain le glaive ; car il est le ministre de Dieu pour exécuter sa vengeance en punissant celui qui fait le mal. » (Romains 13).

Rappelons également que l’empereur Constantin s’est converti après avoir gagné la bataille du Pont Milvius, que Clovis a reconnu « le dieu de Clotilde » après sa victoire à Tolbiac, sans parler de Sainte Jeanne d’Arc, la pucelle armée qui a bouté les Anglais hors de France au nom du Christ et pour son roi. Et que dire de ses millions de soldats et d’officiers français, tous chrétiens, qui ont porté durant des siècles et dans le monde entier l’honneur et la gloire des armes de la France ! Comment peut-on sérieusement affirmer que ces rudes guerriers passaient leurs journées à « tendre la joue gauche » et à  pratiquer une « religion de bonne femme » ?

Ceci étant dit, il faut reconnaître que le christianisme n’a pas échappé au phénomène de féminisation de la société qui affecte l’Occident depuis plusieurs décennies. D’où l’importance, aujourd’hui plus que jamais, de rappeler le rôle dévolu à l’homme dans le christianisme, de défendre une vision des sexes fondée sur la complémentarité plutôt que la stricte égalité, et surtout, de réhabiliter la virilité chrétienne fondée sur la protection des plus faibles, la défense du bien commun et le refus de toute forme de complaisance ou d’accommodement avec tout ce qui peut constituer une menace pour la survie de la famille ou de la Cité.

Un penseur bien connu de ces milieux polythéistes, l’un des plus convaincus aussi sans doute, reproche à la religion du Christ « son refus du culte des ancêtres ». Qu’en est-il réellement ?

Si on entend par là rendre à nos ancêtres le culte qui ne doit être voué qu’à Dieu, alors oui car le premier des commandements est : « Tu adoreras le Seigneur ton Dieu et à Lui seul, tu rendras un culte ». En revanche, il est faux d’affirmer que le christianisme rejette la mémoire et le souvenir des  défunts.

Que ce soit par la prière quotidienne, les intentions de messe, le chapelet, le souvenir des saints ou des martyrs et une grande fête comme la Toussaint, le catholicisme nous invite sans cesse à penser à tous ceux qui ont quitté ce monde. Par ailleurs, dans le cas très précis du Vietnam, le Conseil des Évêques a même donné en 1974 à Nathrang des directives très précises, à destination des sociétés orientales, sur le culte des ancêtres et la manifestation de la piété filiale.

En France, nous avons la chance d’avoir le sanctuaire marial de Notre-Dame de Montligeon, une œuvre unique et au rayonnement international consacrée aux défunts ainsi qu’aux âmes du Purgatoire. Un lieu extraordinaire que j’invite tous les Français, catholiques ou non, à découvrir.

Ce même penseur nous rétorquait un jour : « comment pourrais-je adhérer à une religion qui envoie des piliers de notre civilisations comme Platon, Socrate et Virgile en enfer ?! ». Quel est le véritable discours de l’Église à ce sujet ?

Votre interlocuteur devait sans doute ignorer que si le catéchisme de l’Église catholique affirme bien que le baptême reste nécessaire pour obtenir a vie éternelle (CEC 1257), il dit également que « tout homme qui, ignorant l’Évangile du Christ et son Église cherche la vérité et fait la volonté de Dieu, selon qu’il la connaît, peut être sauvé » (CEC 1260). Platon, Socrate et Virgile cherchaient-ils sincèrement la vérité et accomplissaient-ils la volonté du Créateur ? Seul Dieu connaît la réponse à cette question.

Pour conclure, il ne vous aura pas échappé que chaque question de cet entretien aura permis de montrer comment la foi chrétienne se trouve caricaturée par ceux qui ne connaissent qu’imparfaitement ses enseignements et sa doctrine. En réalité, nombreux sont ceux qui, habités par une haine du Christ et de l’Église l’habillent ensuite de raisonnements plus ou moins savants leur permettant de justifier leur aversion. Cette question entre Dieu et eux devient en revanche un grave problème politique et social quand ils usent de leur influence et de leur éloquence pour détourner les  Français de la foi de leurs pères, empêchant ainsi le redressement de la France et l’accomplissement de sa mission divine.

Comme je l’ai déjà dit à de nombreuses reprises, au-delà de la question du salut et de la foi,  le retour d’une France catholique dans le concert des nations est une nécessité politique et sociale qui relève de la survie et de la raison d’État.

Comme le disait l’évêque Saint Rémi à Clovis :

« Apprenez, mon fils, que le Royaume des Francs est prédestiné par Dieu à la défense de l’Église Romaine qui est la seule véritable Église du Christ (…). Il sera victorieux et prospère tant qu’il restera à la foi romaine mais il sera rudement châtié toutes les fois où il sera infidèle à sa vocation. »

Puissent les Français comprendre cet avertissement et en tirer toutes les conséquences !

“Mangez vos morts”

De la grande poésie anthropophagique!

La peur de la mort saisit beaucoup de nos contemporains, qui n’acceptant pas la mort d’un proche, ne peuvent l’aider à vivre ce passage

Message de Mgr Bernard Ginoux, désormais évêque émérite de Montauban :

Depuis des années la question d’une loi sur l’euthanasie revient. Elle est évoquée dans les programmes électoraux, lors des révisions des lois de bioéthique, à travers des sondages, en comparant la loi française et les lois des pays voisins comme la Belgique. La France va retrouver prochainement ce débat par la volonté du gouvernement de parvenir à faire voter une loi qui permettra de pratiquer un geste de mort sur un patient qui, devant une situation de grande souffrance, ne supporte plus sa vie.

Ceux qui poussent à la reconnaissance d’un « droit à mourir » affirment que ce « droit » est largement demandé par la majorité des Français. Ils s’appuient sur un sondage de l’IFOP au mois d’avril dernier d’où il ressortait que 93% des personnes interrogées demandaient une loi pour autoriser à mettre fin à la vie des patients qui, à cause de leurs souffrances intolérables, pouvaient le demander à la médecine. Des déclarations de Line Renaud ont été médiatisées. Le gouvernement, avec l’approbation du CCNE (Comité Consultatif National d’Ethique) donnée le 13 septembre, justifie ainsi sa position alors que des sondages, sur une formulation ambiguë de la question, restent peu fiables. De plus, l’opinion commune n’est pas assurance de vérité. Pas plus que ce qui est légal est nécessairement moral. De nombreux pays ont connu ou connaissent des lois qui sont contraires à la morale : lorsqu’il devient légitime d’éliminer des personnes au nom de la race ou de l’opinion politique, lorsque la dénonciation de ses semblables est érigée en obligation, lorsqu’un Etat impose des règlements injustes.

En ce qui concerne « l’aide à mourir », « le suicide assisté » ou l’euthanasie, il est annoncé avec force que la loi précisera l’encadrement nécessaire. C’est, sans doute, l’intention de répondre aux oppositions et de limiter la pratique. Malheureusement, l’expérience des pays voisins montre que, très vite, le cadre est dépassé.

Il faut, en effet, redire combien la demande d’une personne en fin de vie est très incertaine et demeure ambiguë. Durant les années passées en aumônerie d’Hôpital j’ai pu expérimenter l’accompagnement de nombreuses situations de fin de vie. Une personne demande de mettre un terme à sa vie parce qu’elle ne supporte plus sa souffrance ou son état. Il faut d’abord qu’elle puisse s’exprimer et que l’équipe soignante reconnaisse l’extrême gravité de sa situation. Il m’est apparu que, dans la quasi-totalité de ces « cris », il y avait la peur, la solitude devant l’approche de la mort, et le désir de la faire advenir pour ne pas s’y affronter. Ces réactions sont très humaines et parfaitement compréhensibles. Mais la réponse est-elle de procurer la mort ?

D’abord il y a une première réponse qui est donnée précisément par la loi actuelle, la loi Claeys -Léonetti, du 2 février 2016. Cette loi permet d’éviter « l’obstination déraisonnable » et la liberté du patient est reconnue quand il refuse des soins disproportionnés. Elle justifie la sédation continue demande l’accès aux soins palliatifs pour tous les malades en phase terminale. Or, aujourd’hui en France alors que, depuis vingt-cinq ans, les soins palliatifs sont présents à l’hôpital et interviennent à domicile, il est parfois impossible d’y avoir accès (plusieurs expériences me l’ont montré ces dernières années).

Ensuite, la demande d’euthanasie interroge l’entourage. Quand une personne est aimée et soutenue par une présence sereine auprès d’elle elle s’apaise et sa peur disparaît. Or, la peur de la mort saisit beaucoup de nos contemporains, qui n’acceptant pas la mort d’un proche, ne peuvent l’aider à vivre ce passage. Nous oublions que la personne qui meurt est encore vivante et nous voudrions abréger ce moment de la dernière heure parce qu’il fait mal. Il y a dans la personne qui meurt tout le mystère d’une vie entière que nous n’avons pas le droit de faire disparaître. Lorsque les tenants de l’euthanasie prétendent agir pour promouvoir « la mort dans la dignité » ils mettent la dignité humaine uniquement dans le physique, l’extérieur, oubliant la présence d’un être vivant avec tout ce qu’il porte en lui d’unique. La notion de dignité est là : elle est intrinsèque à la personne quelle que soit son état physique, sa situation, son apparence. Le regard que nous portons sur la personne reconnaît sa dignité.

Proposer et voter une loi qui est un « permis de tuer », même sous un certain contrôle, est une porte ouverte sur des dérives en tout genre. C’est une solution de facilité qui ne répond pas à l’accompagnement humain et généreux, signe de la fraternité. Nous sommes, en effet, responsables d’autrui par notre appartenance à l’humanité. Le droit de vivre sa mort fait partie des droits inaliénables de la personne. D’ailleurs le corps médical, dans sa grande majorité, est hostile à ce projet de loi mortifère. Le soignant est, en effet, au service de la vie. Je n’oublierai jamais les tourments intérieurs de certaines infirmières qui, sur ordre, ont dû faire un geste de mort. Elles ne s’en sont pas remises. C’est aussi accroître le malaise des soignants que de les entraîner sur cette route.

On pourra répondre qu’autoriser le suicide assisté ou l’euthanasie ne contraint personne à faire appel à cette loi. C’est vrai mais une telle loi est une incitation à cette pratique et, pour diverses raisons (particulièrement économiques), les malades en fin de vie demanderont la mort pour ne pas être à charge. Comme le dit le pape François, ils seront victimes de la « culture du déchet » qui « met au rebut » ceux dont la société ne veut plus. Au contraire, notre société a besoin de tous et doit apprendre la solidarité avec les plus faibles, ceux qui attendent un geste fraternel, une présence aimante.

A chacun de nous de réfléchir, de parler avec ses proches et de ne pas se laisser emporter par des réactions sensibles et de nous rappeler que « tout être humain est créé à l’image de Dieu et à sa ressemblance » et que cette réalité est encore présente chez la personne qui souffre et s’approche de la mort. L’homme dont la dignité est totale est Jésus sur la croix : il est défiguré et anéanti mais Il sauve le monde.

La SFAP propose aux 150 citoyens sélectionnés de la Convention, une immersion au sein d’une structure de soins palliatifs

Pour débattre d’un sujet méconnu, rien de mieux que d’aller voir sur place. La SFAP, Société française d’accompagnement et de soins palliatifs, propose, aux 150 citoyens sélectionnés de la Convention, une immersion d’un ou deux jours au sein d’une structure de soins palliatifs pour mieux appréhender les réalités de la fin de vie :

Les soignants de soins palliatifs ont pris connaissance hier soir des modalités d’organisation et de calendrier de la future Convention Citoyenne sur la Fin de Vie. Ils saluent la composition équilibrée du Comité de Gouvernance et adressent leurs encouragements à sa présidente, Claire Thoury. Ils la soutiendront dans sa volonté clairement exprimée de parvenir à un débat démocratique, serein et riche.

Alors que la question soumise aux citoyens s’attachera à interroger « Le cadre de l’accompagnement de la fin de vie », il est prioritaire que chaque participant puisse rencontrer les soignants et les patients qui sont les premiers concernés.

Pour cela, et afin de mieux appréhender la réalité de la prise en charge de la fin de vie aujourd’hui en France, la Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs (SFAP) propose de prévoir pour chacun des 150 citoyens sélectionnés une immersion pendant 1 ou 2 jours au sein d’une structure de soins palliatifs. La SFAP se met à la disposition du Comité de Gouvernance pour l’aider à organiser ces immersions.

Enfin, concernant le calendrier et alors que la durée de 6 mois a été avancée à plusieurs reprises par différents membres de l’exécutif, la SFAP regrette que cette Convention ne puisse se réunir que 4 mois.

Pour Claire Fourcade, la présidente de la SFAP « La Convention Citoyenne qui s’ouvre est cruciale. Avant de pouvoir juger de la pertinence du cadre d’accompagnement en fin de vie, il me semble essentiel que les citoyens sélectionnés partagent du temps au sein des services de soins palliatif au contact des soignants qui pratiquent ce cadre au quotidien, et également au contact des personnes en fin de vie que nous souhaitons tous accompagner de notre mieux. Ce débat doit avant tout être concret, pratique et proche de la réalité du terrain ».

Présidentielle au Brésil : Bolsonaro déjoue les pronostics

A l’issue du premier tour de scrutin, dimanche 2 octobre, l’ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva termine en tête devant le chef d’Etat sortant, Jair Bolsonaro, avec 48,43 % des voix contre 43,20 %. Plus de 6 millions de voix séparent les deux hommes, sur 156 millions d’électeurs. Le second tour aura lieu dimanche 30 octobre. La centriste Simone Tebet récolte la troisième place avec 4,16 % des voix, suivie du travailliste Ciro Gomes à 3,04 %. Tous les autres candidats sont autour ou au-dessous de 0,50 %. Le taux de participation de ce premier tour a atteint 79 %.

Lula espérait gagner dès le premier tour. Samedi soir, un dernier sondage le donnait largement en tête, avec 50 % des voix, contre 36 % pour Jair Bolsonaro. Au quartier général du Parti des travailleurs, la tension était palpable dimanche soir.

Lula, qui a passé cinq cent quatre-vingts jours en prison pour corruption en 2018 et 2019, a fait un retour en force après l’annulation de ses condamnations, en 2021.

Jair Bolsonaro a déclaré avoir « vaincu les mensonges » des sondages, et s’est montré optimiste pour le second tour.

Paulo Calmon, politologue de l’université de Brasilia, s’avoue surpris :

« C’est une surprise, Bolsonaro a obtenu plus de votes que ce que l’on attendait, notamment à Sao Paulo et Rio de Janeiro, les deux Etats les plus importants du pays. Au second tour, la course présidentielle reste ouverte et promet d’être très disputée. Bolsonaro a encore toutes ses chances d’être réélu ».

Par ailleurs, de nombreux candidats bolsonaristes, dont des ex-ministres du gouvernement, ont été élus au Congrès.

Voir un bébé les rend hystériques

Le film Blonde d’Andrew Dominik, présenté comme un biopic de Marilyn Monroe, a été diffusé en avant-première au Festival du film de Venise le 8 septembre puis mis en ligne sur Netflix le 28 septembre. Ce long-métrage déplaît aux organisations pro-mort en raison de sa manière de traiter le sujet de l’avortement.

Dans le film, basé sur le roman éponyme écrit par Joyce Carol Oates en 2000, Marilyn Monroe doit gérer deux avortements illégaux. Pour illustrer ces moments à l’écran, le réalisateur a fait le choix de reconstituer un fœtus en image de synthèse qui s’adresse directement à l’actrice.

“Tu ne me feras pas de mal cette fois-ci, n’est-ce pas ?”, lui demande-t-il.

Planned Parenthood juge cette scène stigmatisante et accuse le long-métrage d’être le relai d’un message anti-avortement.

“Ils voient d’un mauvais oeil cette « invasion des blancs »”

Arte a diffusé le 24 septembre un documentaire sur la mixité raciale dans les collèges. Présentation :

A la rentrée, Hasna, Adil et ceux du collège Berlioz vont devoir accueillir Clémence, Mateo et leurs amis du collège Coysevox d’à côté. Et ils voient d’un mauvais oeil cette « invasion des blancs ». Dans ce quartier du 18e arrondissement de Paris, en traversant une rue, on passe des HLM de la porte de Clignancourt aux immeubles bourgeois du bas Montmartre. Un tiers des parents d’élèves contournaient la carte scolaire pour éviter leur collège de secteur, un véritable ghetto selon eux, au profit du collège d’à côté dont les résultats étaient plus prometteurs. Au fil des années, Berlioz a fini par devenir le ghetto tant redouté, avec plus de 60% d’élèves défavorisés et Coysevox son miroir social, avec 60% issus de familles favorisées. Mais il y a quelques années, sur décision du Conseil de Paris, les deux collèges ont dû progressivement mélanger leurs élèves afin de recréer dans la cour d’école la mixité sociale typique des rues du 18e arrondissement.
Et cette année, les élèves de 4e du « bon » collège, pour la plupart blancs et bien nés, viennent faire leur année de 3ème à Berlioz, avec les filles et les fils d’immigrés du Maghreb et d’Afrique de l’Ouest. Désormais, Berlioz et Coysevox forment un secteur unique. Les résultats des deux établissements au brevet, proche de 90%, sont dans la moyenne parisienne. Ces résultats m’ont donné envie de faire passer un message d’optimisme : aucune école n’est jamais perdue, quel que soit le paysage social, si une volonté politique et pédagogique s’impose.

Florilège de cette propagande, avec des professeurs qui font jouer aux adolescents blancs le rôle d’un texan blanc du KKK devant d’autres élèves noirs qu’on déguise en Rosa Parks…

Législative partielle dans les Yvelines : moins de 30% de participation

Jean-Noël Barrot (ministre de Macron) et Maïté Carrive-Bedouani (Nupes) sont arrivés en tête du premier tour de l’élection législative partielle dans la 2e circonscription des Yvelines ce dimanche, avec respectivement 42,29% contre 18,60%.

Dans cette circonscription qui regroupe Versailles-Sud, Vélizy-Villacoublay ou Chevreuse, la participation a atteint seulement 26,67%, contre 58,36% au premier tour de juin dernier.

Les trois autres candidats Laurence Trochu (Reconquête), 11%, Anne Jacqmin (RN), 9%, Pascal Thévenot (Les Républicains), 17,8%, n’iront pas au second tour.

Réélu en juin avec 64,27% des voix au second tour, Jean-Noël Barrot se représente suite à la démission en août de sa suppléante et son entrée au gouvernement au poste de ministre délégué à la Transition numérique et aux Télécommunications.

Marche pour la vie à Lyon

La jeunesse lyonnaise était au rendez-vous pro-vie, qui s’est déroulé cet après-midi.

La presse locale évoque 600 personnes, reprenant le chiffre de la préfecture.

Pierre-Alain responsable communication de Marche pour la vie Lyon :

« Nous avons marché aujourd’hui car nous refusons aujourd’hui de nous prosterner face à la loi Veil »

La prochaine Marche Pour La Vie aura lieu à Paris le dimanche 22 janvier 2023.

En quête d’esprit – Anges et démons : le vrai combat ?

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :

  • Père Gaultier de CHAILLÉ, Prêtre du diocèse de Versailles
  • Anne BERNET, Auteur et spécialiste de l’Histoire de l’église

 

Terres de mission : Enquête sur les anges

Eglise universelle : Fête des Saints anges gardiens

L’Eglise fête traditionnellement les Saints anges gardiens le 2 octobre. Monsieur l’abbé Grégoire Celier, après nous avoir rappelé les nombreuses interventions des anges dans l’Ancien et le Nouveau Testament, présente leur rôle dans l’économie du salut. La bonne nouvelle est que chacun d’entre nous a un ange gardien qui lui est personnellement dédié. Ce sont donc des milliards d’anges qui nous entourent et peuplent les cieux.

Eglise en France : les 40 ans du pèlerinage de chrétienté

Président de l’association Notre-Dame de Chrétienté, Jean de Tauriers rappelle les conditions de la fondation de ce pèlerinage de Pentecôte de Notre-Dame de Paris à Notre-Dame de Chartres, en 1983, par le Centre Henri et André Charlier. Dans la fidélité à la Tradition de l’Eglise, ce pèlerinage missionnaire célébrera ses 40 ans le 8 octobre prochain par une messe solennelle célébrée par Dom Louis-Marie, abbé du Baroux en l’église Saint Roch, à Paris.

Eglise en Marche : La France prie

A l’origine de la démarche “La France prie”, rassemblant aujourd’hui 2 800 groupes de récitation du chapelet, Louis-Pierre Laroche vient compléter cette initiative par la “mise en circulation” de trois statues pèlerines de Notre-Dame de Fatima. Une idée déjà mise en oeuvre en Allemagne et en Autriche.

Le catholicisme français est pris dans une dynamique dextrogyre

Florian Michel et Yann Raison du Cleuziou ont dirigé un ouvrage : À la droite du Père. Les catholiques et les droites de 1945 à nos jours. Interrogés dans La Nef, ils déclarent :

[…] les réseaux conservateurs qui se constituent à la marge dans les années 1970 ont aujourd’hui changé d’échelle et gagné en influence au moins dans l’Église de France si ce n’est au sein des droites. On l’a vu avec La Manif pour tous. En effet, dans un contexte de détachement massif à l’égard de la foi, le catholicisme se recompose sur ceux qui restent. Tendanciellement chez les jeunes catholiques pratiquants aujourd’hui, on ne trouve pas le même pluralisme que chez les pratiquants plus âgés. Les sensibilités conservatrices en se perpétuant mieux, gagnent en influence dans un catholicisme qui se rétracte, ce qui se traduit par une certaine désécularisation des formes et des convictions catholiques actuelles. J’avance qu’à ce titre au XXIe siècle, contrairement aux années 1960-1970, le catholicisme français est pris dans une dynamique dextrogyre si on regarde la base des fidèles. Cela parachève la marginalisation du catholicisme au sein des droites. Car celles-ci sont prises dans une dynamique inverse, sinistrogyre, décrite par Albert Thibaudet : l’acceptation du changement social déplace les droites vers la gauche. Ainsi en a-t-il été pour toutes les lois portant sur la famille, la sexualité ou la filiation. Les catholiques conservateurs qui refusent ces évolutions sont donc repoussés vers la droite de la droite. L’élection présidentielle de 2022 est symptomatique car au sein des droites, les votes des pratiquants réguliers en faveur des droites contestataires (RN et Reconquête) y dépassent au premier tour ceux en faveur des droites de gouvernement (LR et LREM). Mais ce glissement droitier ne satisfait pas tous les catholiques conservateurs. Certains se replient sur leurs familles et leurs écoles où ils entrent dans une logique minoritaire et veillent avant tout à protéger les conditions de leur perpétuation. Les catholiques de droite modérés qui restent très nombreux (rappelons qu’Emmanuel Macron arrive en tête du vote des pratiquants au premier tour) invisibilisent, tendanciellement, quant à eux, leur identité catholique en politique afin de ne pas être marginalisés. […]

Les archanges à notre secours

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas, jésuite :

 

Une statue de la Vierge Marie vandalisée

A La Chapelle-Thouarault, à l’ouest de Rennes. Dans la nuit de vendredi 30 septembre au samedi 1er octobre, la statue de la Vierge Marie qui se trouvait rue de Panais, a été « désolidarisée » de son socle, cassée et reposée un peu plus loin sur la route, posée sur un poteau.

La statue était bien entretenue, un voisin venait de la repeindre et des gens y déposaient souvent des fleurs, objets, venaient prier.

Les gendarmes ont réalisé une enquête de voisinage et des prélèvements ont été faits.

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