Plus de restrictions sur les visas algériens
Il paraît qu’il y a eu une crise de 15 mois pour protester contre le refus d’Alger de délivrer des laissez-passer consulaires aux Algériens expulsés de France pour séjour irrégulier, Paris a réduit de 50 % le nombre de visas aux Algériens en septembre 2021. Seulement 50%…
Cette restriction est désormais levée, selon l’annonce faite par Gérald Darmanin, à la fin d’une visite à Alger :
« Depuis lundi dernier, nous avons repris, et nous l’avons décidé de le faire ensemble, une relation consulaire normale, celle qui existait avant la pandémie de Covid-19, notamment la relation sur les visas et l’échange entre nos populations, et ce, à la hauteur de la relation amicale extrêmement forte et spécifique entre la France et l’Algérie. »
En 2019, avant les restrictions liées au Covid-19, 272.000 visas ont été délivrés par la France aux ressortissants algériens contre 340.000 en 2018 et autour de 400.000 en 2017.
Parce que j’aime les gens irrévérencieux
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
Voici quelques décennies, je n’étais pas très attiré par les irrévérencieux, tous ces gens qui sortent des sentiers battus et qui, surtout, défient le récit dominant. Peut-être pensais-je que je vivais dans une société catholique et qu’il n’était donc pas nécessaire de remettre en cause les valeurs éternelles du catholicisme.
Quand j’ai réalisé que la nôtre n’était plus une société catholique (cela a pris du temps, mais c’est arrivé), j’ai commencé à prendre goût à tous ceux qui allaient à contre-courant, qu’ils soient croyants ou non-croyants, tous ceux qui avaient quelque chose d’intéressant à dire et ennuyeux.
Il y a quelques jours ici à Rome, lors d’un salon du livre, j’ai rencontré le critique d’art Italien Vittorio Sgarbi, un grand vulgarisateur et une personne complètement non conventionnelle. Je lui ai demandé de prendre une photo ensemble et il était très courtois et serviable. Évidemment, je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’il dit et fait, mais c’est une personne intelligente qui fait plaisir à écouter.
Eh bien, le plaisir d’écouter des gens intelligents qui défient le wokisme et le politiquement correct est toujours quelque chose à célébrer. Nous vivons à une époque où la nouvelle religion est la conformité, non seulement dans la société mais aussi dans le catholicisme. Et s’il s’agissait d’un conformisme envers les vraies valeurs catholiques ce serait quand même bien mais non, c’est le conformisme envers l’unique pensée dominante qu’est devenue la nouvelle Église qui promet le salut et de bons gros titres dans les journaux.
Vive l’irrévérence, vive les gens mal à l’aise, vive ceux qui ont le courage de leur conscience et paient le prix de leur courage ! En avant, martyrs de la Vérité, pour recevoir le prix qui vous est promis !
Soutenez la restauration de l’abbaye de la Lucerne
On nous prie d’annoncer le projet de restauration de l’abbaye de la Lucerne, vieille abbaye prémontrée dans le diocèse de Coutances où des prêtres diocésains se sont installés pour proposer un accueil et une vie spirituelle sur la route du Mont Saint Michel:
L’idéologie du genre au sein de l’enseignement catholique
Dans le dernier numéro de L’Appel de Chartres, Thibaud Collin évoque une journée d’études sur la question de l’identité de genre, organisée par le secrétariat général de l’Enseignement catholique le 23 novembre :
[…] Le point de départ est très concret : que faire lorsqu’un élève demande qu’on l’appelle désormais par un prénom de l’autre sexe ? Tout le registre du compte-rendu de cette journée d’études sur ce sujet révèle les tentations et les dangers auxquels sont confrontées l’école catholique sous contrat d’association avec l’Etat et plus généralement l’Eglise.
Il convient de citer les propos de Nathalie Tretiakow, adjointe au secrétaire général de l’enseignement catholique :
« Le sujet est délicat car il vient bousculer une conception anthropologique à laquelle, en tant que chrétiens, nous sommes attachés. Nous tenons à la fois au respect de la dignité inaliénable de la personne, à sa protection et à la prise en compte nécessaire des repères éducatifs qu’une situation vient convoquer : temporalité, co-éducation, accompagnement de l’ensemble de la communauté… Chaque situation étant singulière, elle appelle à nourrir un discernement partagé permettant d’éclairer et évitant à tout prix la tentative de modélisation ou de conclusion hâtive ».
Ce texte peut être pris comme un bel exemple dans l’art de noyer le poisson ! En effet, ce sujet est d’abord déclaré « délicat » en tant qu’il placerait les gens dans une situation inconfortable en raison d’un dilemme moral entre plusieurs objectifs opposés. Aucune conclusion universelle ne pourrait être tirée. Il faudrait discerner au cas par cas.
Mais il n’y a de conflits de devoirs que pour celui qui considère que « le respect inaliénable de la personne et sa protection » peut rentrer en conflit avec la vérité de la personne en tant qu’être sexué. Le présupposé de cette approche est justement qu’elle met en balance une approche procédurale de l’éducation (être à l’écoute, accompagner) et une « conception » anthropologique, ce qui laisse entendre que celle-ci n’en est qu’une parmi d’autres et que l’on n’y adhère qu’en tant que catholiques. Or dans un Etat laïque, une telle conception anthropologique est vue comme confessionnelle et à ce titre elle doit s’effacer devant le respect des « droits de l’homme ». Il faut absolument refuser cette confessionnalisation de la différence des sexes et plus généralement du vrai bien humain. La République française est devenue une entreprise de déconstruction massive de l’anthropologie et de la morale communes. Cela se manifeste très concrètement par toutes les injonctions à « la lutte contre la transphobie » qui instrumentalise la souffrance de certaines personnes pour peu à peu promouvoir une indétermination et une confusion dans le domaine de la sexuation.
Ainsi on peut lire dans la très officielle Fiche pratique sur le respect des droits des personnes trans (éditée par la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT) que
« des chercheurs ont démontré que la transidentité n’a rien de pathologique. L’Organisation Mondiale de la Santé l’a donc retirée des maladies mentales en 2019. Être trans n’est pas un fantasme ou un phénomène de mode. La transidentité s’impose à l’individu. »
La négation du caractère pathologique de tels phénomènes implique que la parole de jeunes en souffrance devient ipso facto normative de la manière dont les éducateurs doivent se comporter envers eux. L’appareil d’Etat pris en mains par des minorités idéologiques met en place une structure de péchés dont les premières victimes sont ces enfants qui dans leur mal-être ont plus que jamais besoin d’entendre une parole vraie. Le meilleur moyen de les respecter est donc de refuser d’entrer dans leur fantasme. Il est de la responsabilité de l’Eglise et de ses institutions de rester fidèle à la vérité sur l’homme, à temps et à contretemps.
Les infiltrations maçonniques dans l’Eglise
Lifesitenews consacre un article aux infiltrations maçonniques dans l’Eglise. L’article date d’octobre et évoque le plan maçonnique d’infiltration de la hiérarchie de l’Égliseavec notamment une tentative de prise de contrôle des séminaires italiens dès les années 1960. La liste de Pecorelli de 1978 identifie 120 fonctionnaires du Vatican membres de la franc-maçonnerie, avec leurs dates d’entrée, leurs numéros de code et leurs pseudonymes.
À la fin du XIXe siècle, un document demandait aux maçons d’entreprendre un effort d’un siècle pour miner l’Église catholique de l’intérieur. Le document stipule :
Le pape, quel qu’il soit, ne viendra jamais dans les sociétés secrètes. C’est aux sociétés secrètes de venir à l’Église… L’œuvre que nous avons entreprise n’est pas l’œuvre d’un jour, ni d’un mois, ni d’une année. Elle peut durer de nombreuses années, un siècle peut-être, mais dans nos rangs le soldat meurt et le combat continue…
Une fois votre réputation établie dans les collèges… et dans les séminaires – une fois que vous aurez gagné la confiance des professeurs et des étudiants, agissez de telle sorte que ceux qui sont engagés dans l’état ecclésiastique aiment à rechercher votre conversation… Alors peu à peu vous amènerez vos disciples au degré de cuisson désiré. Lorsque sur tous les points de l’état ecclésiastique à la fois, ce travail quotidien aura répandu nos idées comme la lumière, alors vous apprécierez la sagesse du conseil dont nous prenons l’initiative….
Cette réputation ouvrira la voie pour que nos doctrines passent dans le sein du jeune clergé, et aillent jusqu’au fond des couvents. Dans quelques années, le jeune clergé aura, par la force des choses, envahi toutes les fonctions. Ils gouverneront, administreront, jugeront. Ils formeront le conseil du souverain. Ils seront appelés à choisir le Pontife qui régnera ; et ce Pontife, comme la plupart de ses contemporains, sera nécessairement imprégné des… principes humanitaires que nous allons mettre en circulation…
Que le clergé marche sous votre bannière en croyant toujours qu’il marche sous la bannière des Clés Apostoliques. Vous voulez faire disparaître le dernier vestige de la tyrannie et de l’oppression ? Posez vos filets comme Simon Bar Jona. Posez-les au fond des sacristies, des séminaires et des couvents, plutôt qu’au fond de la mer… Vous vous réunirez en amis autour de la Chaire Apostolique.
En 1877, la loge Propaganda Massonica, également connue sous le nom de Propaganda Due (P2), a été créée à Rome pour les personnalités politiques dont l’appartenance était tenue totalement secrète en raison des condamnations papales de la maçonnerie. Mais en 1917, à l’occasion de leur 200e anniversaire, les maçons défilèrent sur la place Saint-Pierre avec une bannière sur laquelle on pouvait lire : “Satan régnera au Vatican, le pape sera son esclave”.
En 1961, le président de la Commission pontificale pour le patrimoine culturel de l’Église, Monseigneur Francesco Marchisano, qui portait le nom de code maçonnique FRAMA, a écrit trois lettres au grand maître du Grand Orient d’Italie (G.O.I.) concernant un projet de prise de contrôle des séminaires dans les régions du Piémont et de la Lombardie. Les séminaires de Trente, Turin et Udine ont été identifiés comme des lieux idéaux pour la tentative, où l’on savait qu’un bon nombre de compagnons francs-maçons s’étaient déjà infiltrés. Les lettres ont été obtenues et publiées en septembre 2002, par le père Luigi Villa, dans un dossier intitulé “Un scandale de nomination”, puis en septembre 2019, dans la revue fondée par le père Villa, Chiesa Viva. La publication de 2002 est intervenue en réponse à la nomination de Marchisano au poste de vicaire général pour la Cité du Vatican et de président des Œuvres de Saint-Pierre.
Le 17 mars 1981, la police italienne, dans le cadre d’une enquête sur l’enlèvement présumé du banquier sicilien Michele Sindona, ont découvert des listes de 962 membres franc-maçons. Parmi les noms figurent 43 membres du Parlement, 3 membres du cabinet, 43 généraux, 8 amiraux, les chefs de toutes les forces armées italiennes, les chefs des services de sécurité, des diplomates, les chefs de la police des quatre plus grandes villes d’Italie et des fonctionnaires du Vatican. On a également découvert que ses membres avaient pris le contrôle de la banque du Vatican, ce qui a conduit le Saint-Siège au bord de la faillite lors d’un scandale financier qui a éclaté au milieu des années 80.
Par ailleurs, les conclusions d’un audit de trois ans de tous les bureaux du Saint-Siège, mené par l’archevêque Edouard Gagnon, concernant les allégations selon lesquelles certains prélats et clercs de la Curie romaine étaient secrètement membres de la franc-maçonnerie, ont été présentées en personne au pape Jean-Paul Ier. Selon les mémoires du secrétaire de Mgr Gagnon, le père Charles Murr, “Mgr Gagnon a constitué un dossier exhaustif qui ne lui laissait aucun doute sur la véracité de ces allégations choquantes”. L’enquête avait été commandée par Paul VI en réponse à l’accusation particulière selon laquelle deux prélats de haut rang étaient francs-maçons : Annibale Bugnini et Sebastian Baggio. Bugnini était responsable de la Commission pour la réforme de la liturgie latine après le Concile Vatican II, qui a produit le Novus Ordo. Baggio était préfet de la Congrégation pour les évêques, responsable de la nomination et du choix des évêques dans l’ensemble du monde catholique. C’est pendant son mandat que l’âge de la retraite de 75 ans a été fixé pour les évêques. De nombreux sièges épiscopaux devinrent vacants lorsque les évêques de plus de 75 ans remirent leur lettre de démission. Cette situation a permis à Baggio d’avoir les coudées franches pour remplacer en très peu de temps l’épiscopat.
Un autre nom important est celui du cardinal Agostino Casaroli, ministre des affaires étrangères sous Paul VI et secrétaire d’État sous Jean-Paul II. Casaroli est entré en maçonnerie le 28 septembre 1957, avec le numéro de code 41/076, sous l’acronyme CASA. C’est à Casaroli que l’on doit l’attitude ouverte du Vatican à l’égard des communistes sous le pontificat de Paul VI, une politique appelée Ostpolitik, qui a conduit le pape à destituer le cardinal József Mindszenty de son poste de primat de Hongrie, entraînant l’établissement d’une église d’État sous le contrôle des dirigeants communistes hongrois. Cette politique a été rejetée plus tard par Jean-Paul II, qui venait de derrière le rideau de fer, mais le mal était déjà fait pour l’Église d’Europe de l’Est.
Le chantier de l’abbaye Notre-Dame de Donezan
Via le Petit Placide voici l’avancée de la construction de l’abbatiale de Donezan, dans les hauteurs de l’Aude, abbaye fille de Notre-Dame de Fontgombault :
Viviane Lambert, RIP
On m’informe du décès, hier, de Viviane Lambert, la mère de Vincent Lambert. Elle était hospitalisée depuis quelques semaines.
Un an après la mort de son fils, elle témoignait :
On est profondément marqués. Moi, je suis en dépression et vous savez, notre santé est tombée bien bas. Je ne me tairai pas, je dirai les choses jusqu’au bout, jusqu’à mon dernier souffle s’il le faut. Ça a été fait dans de très, très, très mauvaises conditions. On a vu notre fils agoniser pendant ces nombreux jours, on l’a vu râler, on l’a vu suffoquer et ça, c’est abominable. J’en rêve toutes les nuits. Ça s’est un peu apaisé la nuit, mais c’est traumatisant. En plus, on a eu des obsèques en trois jours. Vincent est décédé le 11, il a été inhumé le 13 ! On n’a même pas pu assister à sa mise en bière, et ça, c’est insupportable. C’est injuste. On nous a toujours menti, on nous a méprisés même. Donc non, on ne peut pas aller bien. Que voulez-vous ? Moi, je n’arrive pas à rentrer dans mon deuil.
Vous ne parvenez pas à accepter l’arrêt des soins ?
Non, non, non ! On a supprimé mon fils, on l’a supprimé ! Il n’était pas en fin de vie ! Il n’était pas en mort cérébrale, mon fils ! Non, jamais j’accepterai qu’on ait tué mon enfant. Vincent n’était pas en fin de vie. Pourquoi eux prennent la décision de le supprimer ? Même s’il n’y avait pas d’amélioration, on ne jette pas les gens comme un Kleenex ! Comment se permettent-ils de prendre la décision à sa place ? Vincent était infirmier, il aurait pu laisser des directives anticipées. Il le savait. Jamais, jamais.
La mort de Vincent vous apporte-t-elle cependant un peu d’apaisement ?
Aujourd’hui, je me dis qu’il est parti dans un meilleur monde. J’ai la foi, je n’ai pas honte de le dire. On nous a assez critiqué parce qu’on avait la foi. On nous a traité d’intégristes, mais voyez, j’ai l’espérance. […]
Moi je suis prête à pardonner, mais pour pardonner, il faut qu’on nous demande pardon aussi. Mais je suis prête, ma porte est ouverte. Moi je n’ai jamais coupé le fil. Je suis leur maman. Je les aime. Je souhaiterais bien, avant mon dernier voyage, les embrasser tous et être comme avant avec eux.
Un cadeau de Noël qui a du sens : offrir des produits monastiques
Vins, pain d’épices, spiritueux, pâtes de fruits etc… En voici des produits qui sentent bon les cadeaux de Noël sous le sapin ! Et si, cette année, vous les offriez en version produits monastiques ? Dans cet article, voici quelques précisions sur le sens profond du travail dans les abbayes, et quelques idées de cadeaux, avec Divine Box. Bonne lecture !
- Pourquoi acheter des produits monastiques ?
Le sujet est tellement passionnant qu’on pourrait en faire un mémoire de cent pages, mais on va vous rappeler ici l’idée principale : un moine doit travailler ! On trouve cette idée au chapitre 48 de la règle saint Benoît, écrite en 529 : « C’est alors qu’ils seront vraiment moines, quand ils vivent du travail de leurs mains, comme nos Pères et les Apôtres ». Acheter des produits monastiques, c’est donc donner du travail aux abbayes, et permettre ainsi :
- aux moines de vivre leur vie monastique, faite de prière et de travail
- à l’abbaye, par la vente des produits, de subvenir à ses besoins (électricité, chauffage, alimentation etc…)

Taillage des pommiers à l’abbaye Sainte-Anne de Kergonan – © Kergonan
- Quelques idées de produits monastiques à offrir pour Noël
Vous trouverez une foultitude d’idée sur le site de Divine Box, mais voici les produits qui marchent habituellement le mieux à Noël :
- pâtes de fruits (abbayes productrices : Soligny, Tournay, Timadeuc)
- liqueurs et spiritueux (abbayes productrices : Lérins, Grande Chartreuse)
- pâtés du père Marc (abbaye de Bricquebec)
- bougies en cire d’abeille (monastères producteurs : Bois-Salair, Cabanoule)
- vins d’abbayes (abbayes productrices : Lérins, Barroux, Jouques…)
Si vous avez du mal à choisir, vous pouvez aussi prendre des “Divine Box” toutes faites regroupant une sélection de produits autour d’un thème, ainsi qu’un livret de 20 pages rempli de bonnes infos et anecdotes !

- Jusqu’à quand commander ?
Pour recevoir votre commande le vendredi 23 décembre au plus tard, il faut passer commande sur le site de Divine Box :
- au plus tard mercredi 21 décembre à 9h pour une livraison en Colissimo ou DPD (livraison en 2 jours)
- au plus tard jeudi 22 décembre à 9h pour une livraison en Colissimo ou DPD (livraison en 1 jour)
Il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter de bonnes emplettes, et de joyeuses fêtes de Noël ! 🌟

O Clavis David
O clavis David, * et sceptrum domus Israël ; qui áperis, et nemo claudit ; claudis, et nemo áperit : veni, et educ vinctum de domo cárceris, sedéntem in ténebris, et umbra mortis.
O Clef de David, * et sceptre de la maison d’Israël ; qui ouvrez, et nul ne peut fermer ; qui fermez, et nul ne peut ouvrir : venez, et tirez de la prison le captif qui est assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort.
Intox : Libé pris en flagrant délire
Sur 700 interpellations d’individus en trois soirées (durant les matchs Maroc-Portugal, France-Maroc et France-Argentine), une petite cinquantaine présente un profil d’ultra-droite. Dont 40 arrêtés préventivement à Paris et une dizaine à Lyon. Soit 7% des interpellés.
Sur les 40 interpellés parisiens d’ultra-droite : 7 d’entre eux nécessitent une suite judiciaire, 33 ont été relâché sans charge aucune.
En bref une goutte d’eau dans les violences qui ont secoué la France et pendant lesquelles 120 policiers auraient été blessé. On parle de mains cassées, de tympans brûlés au 2nd degré et de tirs de mortier dans l’œil.
En bref, au vu de la réalité des événements : la Une de Libé est une intox.
Il y a les bonnes censures et les mauvaises censures
Réagissant à la récente suspension des comptes Twitter de certains journalistes américains, qui a finalement été levée pour certains d’entre eux, plusieurs hauts responsables politiques ont exprimé le 16 décembre leur indignation. Parmi eux, le ministre français Jean-Noël Barrot, délégué chargé de la Transition numérique et des Télécommunications, qui s’est dit « affligé par la dérive dans laquelle Elon Musk précipite Twitter » et a rappelé que « la liberté de la presse est au fondement même de la démocratie », ou encore la vice-présidente de la Commission européenne, Vera Jourová, qui a pris le temps de rappeler que l’UE exigeait « le respect de la liberté des médias et des droits fondamentaux ». Comme l’ont relevé certains commentateurs, les deux personnages en question incarnent des institutions à l’origine d’une censure inédite au sein de l’Union européenne, où la diffusion du travail journalistique réalisé par des rédactions telles que celle de RT France est interdite depuis mars 2022.
Les ennemis de Fdesouche veulent sa ruine : le site pourrait fermer
Depuis 17 ans, le site Fdesouche publie quotidiennement des infos cruciales sur les dégâts de l’invasion migratoire. Pierre Sautarel, l’administrateur historique de ce site, a sacrifié sa vie professionnelle pour réussir cette mission. Aujourd’hui, il a besoin de vous pour l’aider car il se retrouve dans une grande difficulté financière.
Depuis la création du site en 2006, Pierre Sautarel a été visé par des procès à répétition. Cette fois, c’est pire. Il n’a pas face à lui un plaignant mais… 150 plaignants coalisés !
- il a d’abord déménagé de Paris vers la France périphérique pour économiser sur les frais du quotidien (courses, immobilier…)
- pour continuer d’alimenter Fdesouche, il a fait le deuil de toute vie professionnelle et s’est enfoncé dans la précarité en étant à découvert tous les 10 du mois
- les frais d’avocats, le harcèlement judiciaire et les frais liés à Fdesouche représentent pour lui “des sommes assez importantes”.
Il doit trouver 34 000 euros avant le 1er janvier 2023.
“C’est ce dont j’ai besoin pour payer tous les frais liés à Fdesouche. Nos lecteurs ne se rendent pas toujours compte, mais depuis 17 ans, on fait tout avec des bouts de ficelles. Nous sommes simplement une équipe de bénévoles qui sont 24/24 sur le pont pour dénicher le maximum d’infos le plus rapidement possible. Mais nous ne sommes pas des entrepreneurs, nous n’avons pas le sens du business. Nous sommes justes des militants. Concernant les frais de Fdesouche, je n’ai pas seulement des frais d’avocat, même si ceux pour le procès précis contre tous les indigénistes vont coûter cher. Il me faudra plusieurs personnes pour assurer ma défense. Imagine, en face, ils sont 150 plaignants, avec toutes les assos les plus puissantes de la gauche (SOS Racisme, Licra, Ligue des Droits de l’Homme, etc)… c’est énorme.
Ils réclament la fermeture de Fdesouche et j’ai vraiment peur qu’un juge leur donne raison. Il faut absolument que je puisse me défendre le mieux possible. On a 80 000 visiteurs uniques par jour, il faut absolument qu’on puisse continuer à fonctionner. Pour les informer, parce que les médias de masse ne le feront pas à notre place. Si je ne trouve pas ces 34 000 euros avant le 1er janvier 2023, je devrais trouver d’autres sources de revenu et abandonner en partie mon activité sur Fdesouche.
Un “évêque” anglican rejoint l’Eglise catholique
Un ancien évêque anglican de Rochester (États-Unis), Michael Nazir-Ali, a été reçu dans l’Église catholique romaine le mois dernier, a annoncé l’Ordinariat personnel de Notre-Dame de Walsingham – structure créée en 2011 par Benoît XVI pour accueillir les anglicans souhaitant rejoindre l’Église catholique.
« Avec la permission du Saint-Siège, il sera ordonné prêtre catholique pour l’Ordinariat en temps voulu », indique le communiqué.
D’origine pakistanaise, Michael Nazir-Ali, qui a été ordonné dans l’Église d’Angleterre en 1974, a décrit sa démarche comme « une nouvelle étape dans le ministère de notre Seigneur commun et de son peuple ». Engagé depuis des décennies pour l’unité, il a été membre de la deuxième Commission internationale anglicane-catholique romaine (1983 à 2005) et de la Commission internationale anglicane-catholique romaine pour l’unité et la mission. Expliquant son choix de rejoindre l’Église catholique, il a souligné que « le désir anglican d’adhérer à l’enseignement apostolique, patristique et conciliaire » peut « être maintenu au mieux dans l’Ordinariat ».
« Les dispositions prises pour sauvegarder le patrimoine anglican légitime sont très encourageantes et je crois que ce patrimoine, dans sa liturgie, ses approches de l’étude biblique, son engagement pastoral envers la communauté, ses méthodes de théologie morale et bien d’autres choses encore, a beaucoup à offrir à l’Église dans son ensemble ».
Né au Pakistan en 1949, il est issu d’une famille à la fois chrétienne et musulmane : son père s’est converti à l’islam et sa mère était méthodiste. Conservateur sur les questions de sexualité, il a été le seul évêque de l’Église d’Angleterre à boycotter la Conférence de Lambeth en 2008, visant à l’ordination des femmes, expliquant :
“Je trouverais difficile de participer à un rassemblement eucharistique autour de la table du Seigneur avec des personnes qui ont, encore et encore, dit non à la demande de l’Église de ne pas faire quelque chose qui est contraire à la Bible et à l’enseignement unanime de l’Église à travers les âges.”
Le Noël du pape (épisode 3)
Suite de conte de Noël dont les précédents épisodes peuvent être lus ici et là.
Le secrétaire s’exécuta. Quelques minutes plus tard, une jeune étudiante décrochait en France :
– Allo, mademoiselle Faure ?
– Oui, je vous écoute.
– Ici le secrétaire du pape François. Le pape est à côté de moi, il veut vous parler par mon intermédiaire : je traduirai.
– Vous êtes sûr que vous ne me faites pas une blague ?
– Non, vous allez vous en rendre compte par vous-même. Le pape a une proposition à vous exposer. Je vous explique d’abord où nous en étions de nos réflexions.
Le secrétaire résuma la situation : le grand souci du pape de travailler efficacement pour la paix, la pensée de Mère Teresa, la recherche d’une personne idoine pour faire passer un message très fort en ce sens…
Malgré son aplomb habituel, Jeanne Faure était secouée par cette proposition tellement inattendue. Elle garda le silence quelques instants, mais finit par répondre : « Écoutez, je ne demande pas mieux que d’aller dans votre sens. Le combat pour la vie, c’est ma vocation. Mais je préfère vous dire, pour que vous ne l’appreniez pas ensuite, que je suis issue d’une famille plutôt… disons : “traditionaliste”. Je vais de préférence à la messe de saint Pie V. Bon, je crois que le pape n’aime pas beaucoup cette messe… »
Le secrétaire parlementa quelques minutes avec le pape, puis répondit :
– Le Saint-Père dit qu’il se rend compte de plus en plus qu’il a fait une bêtise en s’attaquant à la liturgie traditionnelle. On lui a fait signer le texte de Traditionis custodes à un moment où il était fatigué et malade. Il n’a pas bien pu lire le texte ni assez réfléchi à ses implications.
– Pour ma part, je pense que si la nouvelle liturgie est meilleure que la précédente, elle n’a pas besoin d’un diktat pour s’imposer. Nous sommes nombreux parmi les jeunes à apprécier l’ancienne liturgie à cause de son sens du sacré : elle est vraiment tournée vers Dieu. C’est pour moi un grand réconfort de rencontrer Dieu personnellement à la messe et je trouve que cette rencontre est plus forte dans la messe de saint Pie V. Le prêtre n’y fait pas d’ombre au Christ s’offrant sur l’autel. Il est tourné vers Dieu, avec nous et comme nous.
Le secrétaire parla à nouveau avec le pape, puis répondit :
– Le pape dit qu’il est fortement interpellé par ce que vous lui dites. Il va y réfléchir…
– Bien, Père, mais au fait, que désire de moi le Saint-Père ? Pourquoi m’appelez-vous ?
– Juste une minute, s’il vous plaît !
Le secrétaire s’entretint un bref instant avec le pape, puis il répondit à son interlocutrice. Ébahie de ce qu’elle entendait, Jeanne demanda un jour de réflexion pour consulter son conseil… Le lendemain, elle acceptait en posant quelques conditions. Le secrétaire du pape prévint alors les journalistes que quelque chose de très important se passerait bientôt à la messe de minuit. Des télévisions du monde entier se déplacèrent…
(à suivre…)
Absence de coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme depuis 5 mois
Mardi 13 décembre, lors de la séance de questions au gouvernement, le député LR Patrick Hetzel a posé une question au Premier ministre Elisabeth Borne :
« Merci beaucoup Madame la Présidente. Permettez-moi de commencer mon intervention en ayant une pensée pour les victimes de l’attentat terroriste de Nice puisque c’est aujourd’hui que le verdict devrait être rendu public.
Ma question s’adresse à Madame la Première ministre. Vous avez présenté en juillet, en conseil des ministres, un décret pour renforcer les missions du coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme. Vous avez alors insisté sur le rôle essentiel de ce dernier pour assurer la sécurité intérieure ainsi que la protection de nos concitoyens et de notre pays. Vous vouliez alors améliorer la prise en compte des enjeux du renseignement et du terrorisme.
Pourtant 15 jours après, vous avez nommé celui qui assurait cette mission si importante, préfet de police de Paris. Il en résulte que depuis plus de cinq mois, le pays n’a plus de coordonnateur national du renseignement et de lutte contre le terrorisme. C’est paradoxal par rapport vos propres déclarations. C’est aussi très grave car cette vacance est dangereuse.
Madame la Première Ministre, quand allez-vous enfin nommer le remplaçant de Monsieur Nunez pour protéger efficacement la Nation ? Car même si le risque zéro n’existe pas, vous avez une obligation de moyens pour réduire au maximum le risque terroriste ? D’autant que votre ministre de l’intérieur a déclaré hier que la menace était très élevée. »
La réponse suffisante de Gérald Darmanin ne mérite pas d’être retranscrite.
Les idéologues du genre détruisent les mineurs
Dans un article consacré aux transgenres, le JDD souligne que
De nombreux médecins remettent en question la notion de « consentement éclairé » des adolescents. Selon eux, leur cerveau, qui n’achèvera sa maturation que vers 25 ans, n’est pas capable de mesurer toutes les conséquences à long terme d’une transition. L’hormonothérapie entraîne des modifications corporelles rapides. Certaines sont irréversibles, même en cas d’arrêt de la testostérone. C’est notamment le cas pour la voix, la pilosité, l’augmentation de la taille du clitoris ou la calvitie (qui dépend du patrimoine génétique). Au-delà de ces transformations physiques, les traitements hormonaux – qui sont prescrits hors autorisation de mise sur le marché (AMM) pour la transidentité chez les mineurs – peuvent avoir un impact sur la santé, avec des risques accrus, à terme, d’ostéoporose, de maladies cardio-vasculaires ou de thrombose.
Ainsi, une femme, scientifique au CNRS, mère d’une jeune fille qui croit être un garçon, s’inquiète. Elle a donc pris rendez-vous à la consultation « Variance du genre » proposée par l’hôpital lyonnais Le Vinatier pour sa fille :
« À la deuxième consultation, j’ai demandé où en était le diagnostic. La psychiatre m’a répondu qu’il n’y en avait pas : c’est l’enfant qui sait dans quel genre il se reconnaît. Ma fille a 14 ans, a été abusée sexuellement plusieurs années, est autiste, en très grande dépression, au point qu’elle a pu passer dix semaines sans se laver, qu’elle reste prostrée dans son lit lorsqu’elle a ses règles, mais elle est capable de s’autodiagnostiquer… Les bras m’en sont tombés. »
Les pervers
Un document officiel publié et distribué dans les établissements belges, nouvelle version du guide Evras, le « guide d’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle », utilisé dès les classes maternelles, encourage les enfants de 9 à 11 ans à échanger des “sextos”.
Ce guide est l’aboutissement de plusieurs années d’efforts et de lobbying de la part du Planning familial et sera le support unique et obligatoire de l’éducation sexuelle à l’école, pour «homogénéiser» les discours tenus devant les élèves, d’après les mots de la représentante du Planning familial Coraline Piessens.
Le guide a été parcouru par une pédopsychiatre spécialiste de la petite enfance. « Il y a des parties qui sont très bien faites, je tiens à le souligner, mais il y a aussi des parties qui ne répondent pas du tout aux besoins des enfants, qui répondent à des questions que les enfants ne se posent pas », estime Sophie Dechêne, signataire d’une pétition intitulée « Non à l’hypersexualisation de nos enfants ».
Suite à la polémique, le ministre socialiste de l’Éducation de la Fédération Wallonie-Bruxelles Caroline Désir a déclaré :
«Dans le souci de rechercher le plus grand consensus possible, nous avons chargé les acteurs de se pencher à nouveau sur ces parties du texte».
Derrière le Planning familial, c’est un acquiescement aux thèses des activistes trans : au-delà de la page sur le comportement sexuel, de très nombreux passages encouragent l’enfant à se questionner sur son identité de genre, voire à remettre en question le sexe qui lui a été attribué à la naissance. Ainsi dès l’âge de neuf ans, l’enfant peut se voir expliquer par les éducateurs comment
«favoriser le sentiment de bien-être par rapport à sa propre identité de genre : adopter une démarche différente (ou pas), changer sa façon de s’habiller (ou pas), prendre des hormones (ou pas), recourir à des opérations chirurgicales (ou pas)…».
Journée Internationale Des Migrants : à quand une journée pour les victimes de l’immigration ?
Si une #JournéeInternationaleDesMigrants existe, à quand une journée pour les victimes de l’immigration ? pic.twitter.com/8PixqeRYaK
— Collectif Némésis (@NemesisNemesi18) December 18, 2022
Les voyous de l’après-match
S’agit-il de jeunes argentins ?… Ou peut-être de supporters anglais ? A moins que ce ne soit (encore) l’extrême-droite fantasmée par Libération ?
Des tirs de mortiers d’artifice sur les policiers qui évacuent les #ChampsElysees. #coupedumonde2022 #ARGFRA pic.twitter.com/h5bwTuabu7
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Lyon : Des racailles attaquent une femme au volant de son véhicule avant de le caillasser et de le rouer de coups#FRAARG pic.twitter.com/OlyVUP6Ra3
— Réalité Actuelle (@RAbsolument) December 18, 2022
Lyon : Les forces de l'ordre pourchassent des casseurs à la Guillotière qui continuent de jeter au passage des projectiles sur les voitures#FRAARG pic.twitter.com/09CFocg257
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#Lyon : des violences en cours place Bellecour après la défaite de la #France lors de la finale de la #FIFAWorldCup. La police fait usage de grenades lacrymogènes (🎥@JDANDOU @lyonmag) pic.twitter.com/low8yGmBNi
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#Lyon : les affrontements après la défaite de la #France en finale de la #FIFAWorldCup se poursuivent, les projectiles pleuvent sur les policiers déployés dans le centre-ville (🎥@JDANDOU @lyonmag) pic.twitter.com/wU40hfENZH
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Les forces de l’ordre ont été ciblées par une minorité d’agités ce soir à #Nice06, ici au Nord de l’avenue Jean-Médecin. (Document @NicePresse) pic.twitter.com/1AdTaDXY6X
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Ça brûle à #Grenoble après France-Argentine pic.twitter.com/5WKZrcFqIR
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Ça brûle aussi à #Bordeaux après France-Argentine pic.twitter.com/c66LDgNUK4
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La vie de château
Le mobilier du château de Grignon, dans les Yvelines, appartenant au domaine public, a été mis aux enchères par l’État sans aucune publicité. Apparemment, tout a été bradé. Une console estimée à 40 euros, vendue pour guère dix fois plus, s’est révélée dater de 1780 et est partie à Drouot en novembre pour 13 000 euros. Vingt chaises estampillées d’un menuisier fournisseur de la cour de Louis XVI, estimées à 170 euros le lot par l’État, adjugées 6 240 euros. Elles sont en réalité estimées aujourd’hui par les experts entre 300 000 et 500 000 euros ! France Domaine, gestionnaire des cessions de l’État, reconnaît la bourde. Mais ni le ministère de l’Agriculture, gérant du lieu, ni celui de la Culture n’ont levé le petit doigt. La loi les obligeait pourtant à soumettre le contenu du château au Mobilier national, institution dont la mission est, justement, de protéger le patrimoine mobilier.
Maintenant que le mobilier est bradé, il faut brader le château. Le ministre du logement Olivier Klein l’a réquisitionné pour “mettre à l’abri les plus en détresse” : autrement dit, y seront logés 200 immigrés.
O Radix Iesse
O radix Iesse, * qui stas in signum populórum, super quem continébunt reges os suum, quem Gentes deprecabúntur : veni ad liberándum nos, iam noli tardáre.
O Racine de Jessé, * qui êtes comme l’étendard des peuples, devant qui les rois fermeront leur bouche, et dont les Nations imploreront le secours : venez nous délivrer, maintenant ne tardez plus.
Le père Frank Pavone réduit à l’état laïc
Le père Frank Pavone, célèbre militant pro-vie et directeur national de l’organisation américaine Priests for Life, a été renvoyé de l’état clérical pour “communications blasphématoires sur les médias sociaux” et “désobéissance persistante aux instructions légitimes de son évêque diocésain”.
Dans une lettre du 13 décembre adressée aux évêques américains, Mgr Christophe Pierre, Nonce apostolique aux États-Unis, a écrit que le Préfet du Dicastère pour le Clergé a émis la décision le 9 novembre, ajoutant qu’il n’y avait “aucune possibilité d’appel”.
“Le père Pavone a eu amplement l’occasion de se défendre dans la procédure canonique, et il a également eu de multiples occasions de se soumettre à l’autorité de son évêque diocésain”. “Il a été déterminé que le père Pavone n’avait aucune justification raisonnable pour ses actions”.
Pavone, cependant, a déclaré qu’il n’avait pas été notifié du jugement du Vatican.
On ne sait pas exactement dans quel diocèse il est incardiné. Sur le site Web de Priests for Life, il est indiqué qu’il a reçu la permission du Vatican en 2019 de passer du diocèse d’Amarillo, au Texas, où il a été incardiné en 2005, à un autre diocèse non nommé. Pavone a animé l’émission “Defending Life” sur EWTN pendant de nombreuses années jusqu’à ce que l’évêque d’Amarillo, au Texas, révoque la permission de Pavone d’apparaître sur le réseau.
Basé à l’origine dans l’État de New York, Priests for Life a désormais son siège à Titusville, en Floride, dans le diocèse d’Orlando. Pavone est le directeur national de l’organisation pro-vie depuis 1993. Pavone est en désaccord avec l’évêque Patrick J. Zurek à Amarillo depuis que ce dernier y est devenu évêque en 2008. En 2011, Mgr Zurek a publiquement suspendu Pavone, mais ce dernier a vu sa suspension annulée par le Vatican.
Partisan déclaré de Donald Trump, Pavone a occupé des postes officiels dans la campagne de Trump en 2016, et était coprésident de la coalition pro-vie de Trump pour 2020, ainsi que membre du conseil consultatif de Catholics for Trump. Le droit canonique interdit aux clercs d’avoir un rôle actif dans les partis politiques, sauf s’ils reçoivent l’autorisation de leur évêque. En novembre 2016, Pavone a filmé une vidéo au siège de Priests for Life, exhortant à soutenir Trump. La vidéo était mise en scène avec le corps d’un bébé avorté déposé devant Pavone sur ce qui semblait être un autel. Mgr Zurek a déclaré peu après la diffusion de la vidéo qu’il ouvrirait une enquête sur l’incident, le qualifiant de “contraire à la dignité de la vie humaine” et de “profanation de l’autel”, ajoutant que “l’action et la présentation du père Pavone dans cette vidéo ne sont pas compatibles avec les croyances de l’Église catholique”.
Sur son site web, Pavone détaille sa version de ce qui s’est passé dans la vidéo. Il a également publié une transcription de ce qu’il a dit dans la vidéo.
“La plupart des critiques portaient sur le fait que j’avais placé le bébé sur un “autel” et certains se sont lancés dans des plaintes techniques sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire avec un autel. Mais dans la mesure où ils veulent devenir techniques, je le peux aussi, et j’ai souligné qu’il s’agissait d’une table dans notre bureau, et non d’un autel consacré dans une chapelle”.
“Cette table, parfois utilisée pour la messe, était également l’endroit où toutes mes vidéos de cette série éducative d’émissions sur les élections ont été réalisées”. “Rétrospectivement, j’aurais dû réaliser la vidéo du bébé dans un endroit différent afin d’éviter toute confusion au départ.”
Pavone a écrit que les restes du bébé lui ont été remis afin qu’il procède à un enterrement correct, ce qu’il a dit avoir fait après avoir réalisé la vidéo.
Pavone a démissionné de ses deux postes au sein de la campagne de réélection de Trump en 2020 à la demande de l’autorité ecclésiastique. Mais il a continué à utiliser ses plateformes de médias sociaux pour défendre Trump et dénoncer le Parti démocrate.
L’obéissance dans l’Eglise
Peter Kwaniewski, titulaire d’une licence en arts libéraux du Thomas Aquinas College et d’une maîtrise et d’un doctorat en philosophie de l’Université catholique d’Amérique, a enseigné à l’Institut international de théologie en Autriche avant de rejoindre le Wyoming Catholic College, où il a enseigné la théologie, la philosophie, la musique et l’histoire de l’art. Il vient de publier un guide de discernement sur la véritable obéissance dans l’Eglise.
Le pape Benoît XVI a affirmé la croissance et la validité perpétuelle de la messe latine traditionnelle, insistant sur le fait
“que les générations précédentes considéraient comme sacré reste sacré et grand pour nous aussi, et ne peut tout à coup être totalement interdit ou même considéré comme nuisible”.
Cependant, avec la sortie en 2021 de Traditionis Custodes, son successeur a déclaré exactement le contraire, envoyant des ondes de choc à travers l’Eglise en appelant à la restriction et à la suppression éventuelle de sa plus belle et vénérable forme de culte – et celle qui connaît la croissance la plus dramatique et la plus passionnée. Que doit faire un catholique consciencieux ? Dans ce livre de moins de 100 pages, précieux et opportun selon Mgr Schneider, le Dr Peter Kwasniewski propose un traité essentiel sur la question de l’obéissance dans l’Eglise, d’où elle vient et comment elle doit être comprise et vécue de manière appropriée et prudente. Faisant le lien entre autorité et bien commun, l’auteur rappelle qu’il a des limites que l’autorité ne peut franchir et que le sensus fidelium rend les catholiques capables de reconnaître un abus d’autorité.
Quand une civilisation meurt…
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
Dans les manuels scolaires, nous avons appris bien des choses à propos de civilisations qui ne sont plus présentes aujourd’hui. Pensons aux Étrusques et à tout ce qu’ils représentaient, aux Phéniciens, aux Hittites. Ces peuples ont disparu et nous ont laissé des fragments de leur culture, que nous pouvons encore admirer. C’étaient de grands peuples et d’eux, il ne reste plus que le peu que la décadence nous accorde.
Il serait intéressant de demander à des personnes qui se sont retrouvées à l’aube d’un changement qui aura sûrement été lent, ce qu’elles ont ressenti en voyant tout ce qu’elles avaient été et en quoi elles avaient cru changer. Pensez au monde païen à l’essor du christianisme, car un principe d’interprétation de la réalité est rapidement devenu obsolète.
Le christianisme représentait la nouveauté, mais aussi la continuité du principe vital du monde romain, critère métaphysique qui renvoie au destin éternel de la cité éternelle.
Et pourtant, en lisant les signes des temps comme nous l’enseignent les Écritures, même la civilisation chrétienne semble maintenant avoir pris le chemin du déclin, d’une mort lente qui semble ne jamais mourir. Il y a des signes des temps récents et nous ne pouvons pas nier que l’Église est plongée dans une crise de nombre, d’identité, de foi.
Nous qui vivons cette fin lente qui nous concerne alors que beaucoup de nos vies se passent dans l’Église catholique, nous nous demandons comment nous relativiser par rapport à ce moment si complexe non seulement pour la civilisation en général, mais pour nous en particulier . Et comprendre comment se comporter n’est pas aisé, car certaines décisions entraînent alors de lourdes conséquences.
Ceux qui sont de la génération post-1965 n’ont pratiquement vu que l’Église en crise, une crise non seulement annoncée par les dissidents mais aussi bien décrite avec des mots lourds et solennels par Paul VI, le Pape que certains voient comme le grand innovateur mais qui n’a pas caché non plus les énormes dangers de la dérive post-conciliaire.
Aujourd’hui, nos questions ne concernent pas seulement ce qui arrive à l’Église, mais aussi ce qui va nous arriver et comment nous devons nous équiper pour un moment comme celui-ci, auquel personne ne nous avait préparés.
5000 litres de fioul volés dans le couvent de La Besse, dans l’Aveyron
Les sœurs de la communauté de La Besse se sont retrouvées sans chauffage après le vol de litres de mazout. Le préjudice s’élèverait à 7000 euros. 5000 litres de fioul, contenus dans la cuve de la chaudière principale, ont été volés.
Les religieuses ont indiqué qu’elles comptaient porter plainte.
Foot et religion
Aymeric Pourbaix reçoit :
Guillaume WARMUS, ancien gardien de but du RC Lens et ancien champion de France
Frère Rémi GAGNARD, religieux
Arnaud Bouthéon, consultant en com et spécialiste du sport:
Terres de Mission : Sauver notre patrimoine religieux avec SOS Calvaires
Eglise universelle : Jeanne 2031
Porte-parole de l’initiative Jeanne 2031, Thibaud Collin, agrégé de philosophie et professeur en classes préparatoires, présente cette neuvaine de prières, pour le salut de la France. Etendue sur 9 années, cette démarche trouve son inspiration dans la neuvaine de prières instaurée en 1957 par l’épiscopat polonais en préparation de la célébration du millénaire du baptême de la Pologne en 1966. Neuvaine aux si heureuses conséquences !
Eglise en France : Actualité de la défense de la vie humaine innocente
Nicolas Tardy-Joubert, président de La Marche Pour la Vie, analyse les résultats du vote du 24 novembre, par lequel l’Assemblée nationale a demandé que le droit à l’avortement soit inscrit dans la Constitution. Il présente également les thèmes de la prochaine Marche Pour La Vie qui aura lieu le 22 janvierprochain. Soit la résistance aux projets de loi visant à légaliser l’euthanasie et à constitutionnali
Eglise en Marche : Sauver nos calvaires avec SOS Calvaires
Alexandre Caillé, directeur général de SOS Calvaires, présente les récentes réussites de cette dynamique association dont l’objectif est de restaurer et sauvegarder les calvaires, oratoires et chapelles qui constituent notre patrimoine. Après une première action en Arménie, d’autres projets sont en cours à l’étranger alors qu’une application se propose d’inventorier le “petit patrimoine chrétien” et que voit le jour une nouvelle initiative : “les consolatrices”, chargées de remettre le Christ au cœur de nos foyers par la restauration de crucifix.
Quatrième dimanche de l’Avent
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Comme toute la liturgie à cette époque, la Messe du IVe Dimanche de l’Avent a pour but de nous préparer au double avènement du Christ, avènement de miséricorde à Noël et avènement de justice à la fin du monde. L’Introït, l’Évangile, l’Offertoire et la Communion font allusion au premier, l’Épître se réfère au second et la Collecte, le Graduel et l’Alléluia peuvent s’appliquer à l’un et l’autre.
Les trois grandes figures qui préoccupent l’Église pendant l’Avent se retrouvent dans cette messe. C’est Isaïe, Jean-Baptiste et la Vierge Marie. Le Prophète Isaïe annonce de Saint Jean-Baptiste qu’il est :
« La voix qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur ; rendez droits tous ses sentiers : car toute chair verra le salut de Dieu. Et la parole du Seigneur se fit entendre à Jean dans le désert et il vint dans tout le pays qui est aux environs du Jourdain et il prêcha le baptême de la pénitence (Év.).
Jean, explique Saint Grégoire, disait à ceux qui accouraient en foule pour être baptisés : Race de vipères, qui vous a montré à fuir la colère à venir ? Or la colère à venir est le châtiment final, que ne pourra fuir le pécheur, s’il ne recourt maintenant aux gémissements de la pénitence. L’ami de l’Époux nous avertit de faire, non seulement des fruits de pénitence, mais de dignes fruits de pénitence. Ces paroles sont un appel à la conscience de chacun, l’invitant à acquérir par la pénitence un trésor de bonnes œuvres d’autant plus grand qu’il s’est causé de plus grands dommages par le péché (3e Nocturne). Dieu, dit aussi Saint Léon, nous apprend lui-même par le Saint Prophète Isaïe :
je conduirai les aveugles dans une voie qu’ils ne connaissent pas et je convertirai devant eux les ténèbres en lumière et je ne les délaisserai pas.
L’apôtre Saint Jean nous explique de quelle manière ce mystère s’est accompli lorsqu’il dit :
Nous savons que le Fils de Dieu est venu et nous a donné l’intelligence pour que nous connaissions le vrai Dieu et que nous soyons en son vrai Fils (2e Nocturne)
À l’origine ce dimanche n’avait pas de messe propre, car il arrive au lendemain du samedi des Quatre-Temps d’hiver. Dans l’Église primitive, les samedis des Quatre-Temps étaient des solennités très importantes, car on y conférait les ordinations, notamment sacerdotales ; la cérémonie se prolongeait toute la nuit et servait de messe pour le dimanche. Lorsqu’elle a été avancée au samedi matin, il a fallu une nouvelle messe pour le dimanche. Les chants ont été repris en grande partie à celle du mercredi précédent, à laquelle est lu l’Évangile de l’Annonciation, et ces chants sont également en partie ceux de la fête de l’Annonciation. Le rapprochement entre ce dimanche et cette fête est bien normal puisque nous sommes à quelques jours de Noël : l’annonce de l’ange, le fiat de Marie et la conception virginale du Sauveur préparent directement la Nativité. Nous trouverons à l’Offertoire les paroles mêmes de l’ange à la Très Sainte Vierge, l’Ave Maria, mais c’est elle encore que salue le prophète Isaïe à l’Introït et à la Communion, deux grands textes qui annoncent le mystère de l’incarnation, l’un d’une manière symbolique et pleine de poésie, l’autre de façon beaucoup plus directe.
Introït : Roráte cæli désuper
La première phrase de l’Introït est bien connue, car c’est un refrain du temps de l’Avent, qui a été repris dans un chant populaire que l’on entend encore assez souvent.
Roráte cæli désuper et núbes plúant jústum aperiátur térra et gérminet salvatórem.
Cieux envoyez d’en haut la rosée et que les nuées fassent pleuvoir le juste, que la terre s’ouvre et fasse germer le sauveur.
Cette rosée qui tombe du ciel pour féconder la terre et faire descendre le juste, c’est à dire Dieu lui-même, c’est le Saint Esprit, et la terre qui s’ouvre sous cette influence céleste et fait germer le sauveur, c’est évidemment le sein de la Vierge Marie. Déjà à la Communion du premier dimanche de l’Avent nous avions chanté : ” Notre terre donnera son fruit. “ La mélodie de cet Introït est aussi gracieuse et lyrique que le texte, et elle est très expressive. Elle s’élève jusqu’aux hauteurs célestes sur le mot desuper, puis elle redescend dans les profondeurs de la terre sur les derniers mots germinet salvatorem. Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 18, qui acclame Dieu présent dans sa création, et particulièrement dans le soleil levant, image du Messie qui va venir, nous le verrons bientôt.
Cæli enárrant glóriam Déi, et ópera mánuum éjus annúntiat firmaméntum
Les cieux racontent la gloire de Dieu, et le firmament révèle l’œuvre de ses mains.
Graduel : Prope est
Comme l’Introït de ce dimanche, le Graduel a été repris à la messe du mercredi des Quatre Temps de l’Avent, mais il est sans rapport direct avec la fête de l’Annonciation, et reprend les grands thèmes généraux du temps de l’Avent.
Le texte est tiré du psaume 144, l’un des derniers du psautier qui constituent une grande doxologie. C’est donc un psaume de louange pure, célébrant toutes les perfections divines :
Própe est Dóminus ómnibus invocántibus éum, ómnibus qui ínvocant éum in veritáte.
Le Seigneur est proche de tous ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent avec sincérité. Que ma bouche proclame la louange du Seigneur et que toute chair bénisse son saint Nom.
Le premier verset qui est chanté ici a été évidemment choisi à cause des mots prope est Dominus : le Seigneur est proche. Comme les paroles analogues de saint Paul que nous avons entendues dans l’Introït de dimanche dernier, celles-ci s’appliquent d’abord à la proximité permanente du Seigneur, toujours attentif à nos prières. Mais ici, à quelques jours de la venue du Sauveur, la liturgie les applique à la proximité dans le temps qui ravive notre espérance. Quant au deuxième verset il a sans doute été choisi à cause des mots omnis caro, qui représentent d’abord tous les êtres vivants bénissant le nom du Seigneur, mais on peut les rapprocher des mots Verbum caro factum est de l’Évangile, et y voir une allusion à l’Incarnation qui va s’accomplir. Cette chair, c’est la nature humaine que le fils de Dieu va assumer, nous entraînant à sa suite dans la grande louange qu’il adresse sans cesse à son Père.
La mélodie est faite de formules habituelles aux Graduels avec de grandes vocalises très fleuries ; on remarquera particulièrement celle qui termine la première partie avec son beau crescendo très enthousiaste.
Alléluia : Véni, Dómine
Après l’affirmation pleine d’espérance du Graduel nous retrouvons à l’Alléluia du quatrième dimanche de l’Avent la grande supplication de ce temps liturgique qui semble se faire plus pressante encore à l’approche du but :
Véni, Dómine, et nóli tardáre, reláxa facínora plébis túæ.
Venez Seigneur, ne tardez pas, remettez les péchés de votre peuple.
On retrouve le mot veni que nous avons entendu deux fois dimanche dernier. C’est vraiment le grand cri de l’Avent qui est lancé encore une fois avant d’être exaucé. Ce texte n’est pas littéralement tiré de la Sainte Écriture, mais il est vraiment le résumé et la quintessence de toutes les prières de ce temps. Il insiste particulièrement sur le caractère rédempteur de la venue du Sauveur pour racheter nos péchés.
Mélodiquement cet Alléluia est assez curieux, car le mot Alléluia et le verset n’ont pas l’air faits pour aller ensemble. L’Alléluia a une belle mélodie ample et lyrique, par moments enthousiaste ; le verset est une supplication très expressive. La première phrase qui lance l’appel ” Venez Seigneur ” commence dans le grave très humblement puis s’élève progressivement en un grand crescendo ; la deuxième phrase s’attarde en une longue vocalise sur le mot facinora (nos péchés) qu’on n’en finit pas de dénombrer. Certains commentateurs ont vu dans le motif mélodique qui se répète trois fois de suite, un triple mea culpa. Enfin ce verset s’achève à nouveau par une grande vocalise très ample, descendant dans le grave pour conclure dans la paix et la confiance.
Jean prépare les âmes à la venue du Christ par le baptême de pénitence (Évangile de saint Luc 3, 3).
Offertoire : Ave María
Après les textes typiques de l’Avent que nous avons trouvés dans le Graduel et l’Alléluia, nous retrouvons dans le chant de l’Offertoire la Sainte Vierge et l’Annonciation, puisque son texte n’est autre que la salutation de l’ange Gabriel, complétée par les paroles de Sainte Élisabeth au jour de la Visitation :
Ave María, grátia pléna, Dóminus técum, benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi.
Il est évidemment inutile d’en donner la traduction. On peut noter que c’est un des rares chants d’Offertoire des dimanches et fêtes de l’année dont le texte soit tiré de l’Évangile ; il n’y en a, semble-t-il, qu’un autre, l’Offertoire Angelus Domini du dimanche de Quasimodo, encore un ange qui s’adresse à une femme…
On trouve dans la liturgie de nombreuses mélodies sur le texte de l’Ave Maria, celle-ci est peut-être la plus ancienne, et peut-être la plus belle ; ses grandes vocalises souples et élégantes sont vraiment dignes de celle à qui elles s’adressent.
Communion : Ecce Virgo
Nous trouvons dans l’antienne de Communion du quatrième dimanche de l’Avent la deuxième grande prophétie d’Isaïe annonçant le mystère de l’incarnation. Mais elle n’utilise pas, comme celle de l’Introït, un langage symbolique et imagé ; elle annonce directement et avec précision le grand miracle qui va s’accomplir :
Écce vírgo concípi et et páriet fílium, et vocábitur nómen éjus Emmánuel
Voici qu’une vierge concevra et mettra au monde un fils, et le nom dont on l’appellera c’est Emmanuel.
Emmanuel en hébreu signifie ” Dieu avec nous “. Ce texte est assez précis pour se passer de commentaires. La mélodie a une certaine parenté avec celle de l’Introït. Elle est aussi gracieuse et lyrique. La première phrase très légère, monte en un grand crescendo jusqu’au sommet sur les mots pariet filium ; la deuxième phrase, plus retenue, s’attarde surtout sur le mot Emmanuel de façon très expressive.
O Adonai
O Adonái, * et Dux domus Israël, qui Móysi in igne flammæ rubi apparuísti, et ei in Sina legem dedísti : veni ad rediméndum nos in bráchio exténto.
O Adonaï, * et Conducteur de la maison d’Israël, qui avez apparu à Moïse dans le feu du buisson ardent, et lui avez donné la loi sur le Sinaï : venez pour nous racheter par la puissance de votre bras.
Les belles figures de l’Histoire : saint Jérôme
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent l’abbé Vincent de Mello, prêtre de Paris :
