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Plus de la moitié des placements en garde à vue a été classée sans suite

Entre le 15 mars, 8e journée de mobilisation contre la réforme, et la journée du 1er-Mai, ce sont 895 personnes qui ont été arrêtées en marge des cortèges parisiens, souvent en raison des violences contre les forces de l’ordre ou d’attaques contre les bâtiments.

62,2 % d’entre elles ont donné lieu à des classements sans suite, a compilé le parquet de Paris. Pour 557, les procédures ont été classées sans suite, notamment en raison de l’ « absence d’infraction » ou d’une « infraction insuffisamment caractérisée ».

Le 1er-Mai a été marqué par d’importantes violences contre les forces de l’ordre, puisque 406 policiers et gendarmes ont été blessés ce jour-là. Avec suite.

Et en même temps, un retraité a été condamné pour une banderole « Macron, on t’emmerde » sur la clôture de sa propriété. Le retraité a été sanctionné d’un stage de citoyenneté. La banderole était une réponse au président qui voulait  « emmerder » les personnes non vaccinées.

Fra’ John Dunlap, nouveau grand maître de l’Ordre de Malte

Les 99 chevaliers électeurs, provenant de 18 pays différents, se sont réunis le 2 mai à Rome, dans la Villa Magistrale, siège institutionnel de l’Ordre souverain de Malte. Sur la base d’une terna présentée par les chevaliers profès, le Canadien Fra’ John Dunlap a été élu, avant de prêter serment entre les mains du cardinal Silviano Tomasi, délégué spécial du souverain pontife auprès de l’Ordre.

Né en 1957, juriste de renommée internationale, Fra’ Dunlap a été élu en 2009 au conseil souverain avant d’être nommé par Rome lieutenant de grand maître à la suite du décès subit de Fra’ Marco Luzzago. Le nouveau patron de l’ordre chevaleresque fondé en 1048 afin de venir en aide aux pèlerins de Terre Sainte confrontés à la menace islamique, a déclaré qu’il acceptait sa nouvelle charge, animé d’un « profond esprit de service, et avec la promesse solennelle d’un engagement constant » au service des chevaliers.

Le nouveau grand maître a montré sa fidélité au Vatican, soutenant avec constance les efforts de réforme, dont le but affiché est de réaffirmer la primauté du caractère religieux de l’ordre de Malte, et d’assurer ainsi de façon indirecte un plus étroit contrôle du Saint-Siège.

Alerter et sensibiliser sur les dangers de l’euthanasie

Le 3 avril 2023, la convention citoyenne sur la fin de vie a rendu son rapport. 76% des 184 participants se sont déclarés favorables à l’aide active à mourir. L’interdit de tuer, déjà levé pour les enfants à naître, est en passe d’être encore relativisé pour les personnes malades, handicapées, et en fin de vie. Une société qui se débarrasse des plus fragiles, qui prône la mort comme un soin, et bafoue la dignité de la personne, est-ce cela que nous voulons ?

Il est de notre devoir de nous opposer fermement à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté. Afin de sensibiliser et d’alerter les français sur ce sujet, la Fondation Jérôme Lejeune, partenaire de la Marche pour la vie, a créé une plateforme, toutmaispasca.org, et lancé un tour de France : elle multiplie les soirées ciné-débat autour d’un documentaire « Mourir n’est pas tuer – Enquête au cœur de la fin de vie » réalisé par Géraud Burin des Roziers, et produit par Bernard de la Villardière.

Ce documentaire nous plonge dans la réalité des derniers instants, nous fait découvrir la richesse des soins palliatifs, la générosité des soignants mais aussi leurs difficultés, et parfois le désespoir des patients auquel ils cherchent à répondre. Il donne les clefs pour comprendre les enjeux éthiques, juridiques, médicaux d’une légalisation de l’euthanasie, grâce à l’expertise de professeurs, médecins, juristes, philosophes.

Vous souhaitez visionner le documentaire, le faire connaître, soutenir la mobilisation et rester informé sur l’avancé du « débat » en France ? Retrouvez toutes les informations sur toutmaispasca.org !

Il y a tout à faire dans notre société pour accompagner et soulager les personnes fragiles, mais pas autoriser à les tuer !

Je souhaite
(Indiquer le numéro - pour l'outre-mer: 97 - pour l'étranger: 99)

V comme Violence

Nous poursuivons la série alphabétique d’extraits du livre de notre ami Bernard Prady: Islam et Islamisation dans une France macronisée:

Comparer la violence dans la Bible et les appels à la violence dans le Coran, c’est un peu comme si on disait que Salman Rushdie, Zineb El Rhazoui, Philippe Val, Riss, la jeune lycéenne Mila et tant d’autres couraient autant de risques en visionnant sur DVD le film Les Dix commandements de Cecil B. DeMille qu’en sortant se promener en public sans protection policière.

Notons encore cet art de l’euphémisation pratiquée par Adrien Candiard, pourtant frère dominicain et islamologue, lors d’un entretien récent au Figaro portant sur le fanatisme : « Les textes et surtout l’imaginaire de l’islam des origines me paraissent effectivement offrir plus de disponibilité à un usage violent que les textes et l’imaginaire du christianisme primitif ». Peut-on faire plus ouaté et plus délicat?

(Extrait de « Saint-Étienne-du-Rouvray, Conflans-Sainte-Honorine, Nice : abattages hallal ? » – Le 12 novembre 2020)

Islam et islamisation dans une France macronisée

 

Il existe d’autres pèlerinages, ce n’est pas la peine de changer la liturgie de Notre-Dame de Chrétienté

Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de Chrétienté, est interrogé dans L’Homme Nouveau. Extraits :

La particularité de notre pèlerinage est notre attachement à la messe traditionnelle, au rite tridentin. Il nous semblait intéressant, en ces moments où nous sommes attaqués, et précieux spirituellement pour les pèlerins, de méditer sur l’Eucharistie, la présence réelle, qui est au cœur de notre attachement à la messe traditionnelle. Nous ne comparons pas les messes ; nous choisissons simplement la forme extraordinaire, et ce pour une raison de Foi.

Je vois chaque jour monter les inscriptions au pèlerinage, nous devrions certainement dépasser les 15000 cette année. Ces jeunes (car la moitié a moins de 20 ans) viennent chercher un enseignement de Foi et voient dans cette messe l’affirmation de la sacralité, de la transcendance de Dieu, la certitude de la présence réelle. Cela devrait être une incitation pour l’Eglise à réfléchir : voir combien les pratiquants catholiques fervents (nos pèlerins sont essentiellement pratiquants, et aux deux tiers en forme extraordinaire) exigent cet enseignement de l’Eglise qu’ils obtiennent par nos prêtres.

L’interdiction des messes publiques en 2020 a-t-elle joué dans ce choix ?

Oui, cela a été un véritable choc pour nous. Notre-Dame de Chrétienté est un carrefour : on y retrouve le monde Ecclesia Dei, mais aussi des communautés non traditionnelles, beaucoup de prêtres diocésains qui suivent leurs paroissiens et qui sont très heureux de venir. La frange conservatrice, même si je n’aime pas ce mot-là, va bien au-delà des ex-Ecclesia Dei : nous sommes nombreux à avoir eu la même incompréhension de l’interdiction de la messe publique.

Notre-Dame de Chrétienté s’est associée à un référé pour que l’on revienne sur cette interdiction, et on nous a donné raison. Interdire la messe alors qu’on peut faire ses courses, c’est du laïcisme, la laïcité exagérée de notre république. On n’en est même plus à la neutralité ou l’ignorance ; c’est de l’hostilité. Mais cet épisode nous a valu une communion, une union dans une espèce de réaction : ce besoin de la messe, de se confesser, car on vit de l’Eucharistie.

Notre-Dame de Chrétienté est certes un mouvement traditionnel, mais il réunit beaucoup de gens qui ont cette même conviction. Ce pèlerinage qui date de toujours, d’une grande ferveur et d’une grande jeunesse, accueille tout le monde. Je suis persuadé que cette année, comme d’habitude, nous serons obligés de fermer certaines catégories car il y aura trop d’inscrits, d’autant que nous assistons au retour des étrangers.

Un certain nombre de pèlerinages se sont d’ailleurs créés à l’étranger comme aux USA et en Australie, où ils prennent même le nom de « pèlerinage de Chartres » ! Nous soutenons ces pèlerinages qui reprennent nos piliers : tradition, chrétienté et mission, et nous sommes très heureux de les voir se développer.

Vous parliez d’attaques… Quelles sont les pressions à l’égard de Notre-Dame de Chrétienté ?

Tout vient de Traditionis Custodes en 2021. Il ne faut pas faire de généralisation ; certains évêques sont très amicaux et tiennent les mêmes positions que nous. Mais il est vrai que nous subissons des pressions épiscopales : on nous demande de nous normaliser, d’utiliser la liturgie moderne.

Or, la liturgie traditionnelle fait partie de notre raison d’être, de notre vocation. Toute une pédagogie s’inscrit autour de cette seule liturgie, nous le montrons cette année avec notre thème, en s’appuyant sur les éléments qui caractérisent la messe traditionnelle : le sacrifice propitiatoire, le sacerdoce du prêtre… Nous insistons sur ces points du catéchisme et nous utilisons la messe traditionnelle pour éclairer tout ce qui caractérise la messe catholique.

Vouloir changer de liturgie, c’est supprimer un des charismes du pèlerinage de chrétienté. Pourtant, il existe d’autres pèlerinages, ce n’est pas la peine de changer ce qui fonctionne. On le voit au nombre de vocations qui fleurissent chaque année, il est très imprudent de vouloir mettre une telle pression. D’autant que cela embête les malheureux organisateurs…

Cette amitié de certains évêques se concrétise-t-elle cette année ?

Oui, nous avons obtenu l’autorisation de Mgr Ulrich, archevêque de Paris, pour que l’abbé Durodié, curé de Saint-Eugène à Paris, dise la messe à Saint-Sulpice le samedi à 6h05 du matin, le rendez-vous des pèlerins est à 6h du matin.

Mgr Christory, l’évêque de Chartres assistera à la messe célébrée dans sa cathédrale le lundi par Mgr Gullickson, ancien nonce apostolique américain en Ukraine et en Suisse.

Mgr Rougé nous fait l’amitié d’accueillir les pèlerins comme chaque année le samedi sur son diocèse des Hauts-de-Seine. C’est lui qui nous a célébré la messe de préparation au pèlerinage.

Ce sont des gestes très amicaux. […]

Vers la fin de l’obligation vaccinale des soignants

Les députés ont adopté jeudi en première lecture une proposition de loi pour abroger, et pas seulement suspendre, l’obligation vaccinale des soignants, un échec pour le gouvernement et la majorité.

« Le complotisme l’a emporté sur la science », a déploré le ministre de la Santé François Braun. Le gouvernement a pourtant déjà annoncé la réintégration à venir des soignants non-vaccinés, après un avis de la Haute autorité de Santé (HAS). Elle pourrait débuter dès le 15 mai.

Plusieurs élus ont insisté pour obtenir une abrogation, afin qu’une éventuelle nouvelle obligation vaccinale passe forcément par le Parlement, et non par décret.

I-Média : Vers la 3ème guerre mondiale ?

Cette semaine dans « I-Média », Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur l’affaire de l’attaque de drones sur le Kremlin. Attaque symbolique ou offensive ? Les médias ont choisi leur camp et nous entraînent toujours plus près d’une guerre mondiale et nucléaire.
Pour le dossier du jour, nous verrons comment les médias s’intéressent de plus en plus au Black Blocs et les instrumentalisent.
Et puis il sera temps de passer aux pastilles de l’information, sans oublier en conclusion, le portrait piquant du jour, consacré à Monsieur Léa Salamé, Raphaël Glucksmann !

Le dernier hommage des scouts de Limoges à l’abbé Vénitus

Les obsèques de l’abbé André Vénitus, prêtre du diocèse de Limoges décédé le 27 avril à 42 ans, ont été célébrées mercredi 3 mai en la collégiale du Dorat en présence de milliers de personnes, dont de nombreux scouts.

Tous ont pu apprécier la belle messe de funérailles, une jolie et digne liturgie à l’image de l’abbé Vénitus, avec une centaine de prêtres et diacres, ainsi que plusieurs évêques.

Mgr Bozo a commencé cette célébration par un long mot d’accueil, rappelant le parcours de ce jeune prêtre ordonné il y a 8 ans. Il a ensuite évoqué leur dernière rencontre, à l’aube de la mort :

« Avant sa mort, je lui ai demandé d’intercéder pour demander des vocations sacerdotales, et religieuses pour notre diocèse, pour l’Eglise pour que d’autres jeunes se lèvent. »

En écho à l’actualité autour de la fin de vie, l’évêque de Limoges a voulu rendre hommage aux soignants qui ont accompagné l’abbé Vénitus durant plusieurs semaines en soins palliatifs :

« Je voudrais dire merci au service de soins palliatifs du CHU de Limoges qui nous a aidés à comprendre qu’il est nécessaire de vivre sa vie pleinement, jusqu’à son terme, pour nous préparer à la vie éternelle. »

Le chanoine Veissier, à qui l’abbé Venitus avait demandé de prononcer l’homélie de ses obsèques a lui aussi évoqué sa fin de vie, comme une apothéose de son sacerdoce terrestre :

« Ses derniers jours à l’hôpital ont été le plus beau témoignage de son sacerdoce. C’est là qu’il est devenu pleinement prêtre pour nous dire que la vie est belle jusqu’au bout. »

Après deux heures de cérémonie et une bonne heure de bénédiction à l’issue des obsèques, la foule attendait sur le parvis. Les Scouts d’Europe, dont l’abbé Vénitus était l’aumônier depuis 6 ans, ont pu accompagner la sortie de son cercueil par le chant de la promesse entonné de concert avec les Scouts Unitaires de France venus à leurs côtés en signe de fraternité scoute.

L’abbé Vénitus a eu l’hommage qu’il méritait ! Il est parti entouré des siens, emportant dans sa tombe les foulards des différents groupes Scouts d’Europe au sein desquels il a eu charge d’âmes.

Loi Taubira : ils n’ont pas retourné leurs vestes

Dix ans après l’adoption de la loi Taubira, l’Alliance des conservateurs, qui rassemble le CNIP, Via et le Mouvement conservateur signe une tribune dans Valeurs Actuelles :

« Opposés au mariage pour tous en 2013, ils ont changé d’avis », titrait le 23 avril dernier Le Parisien à l’occasion des dix ans de la légalisation du mariage homosexuel. À l’instar du Parisien, une multitude de journaux ont communiqué cette semaine-là sur les personnalités qui ont changé d’avis afin de « prouver » à nos concitoyens que les défenseurs du mariage pour tous avaient raison avant les autres, que ses détracteurs avaient tort envers et contre « le sens de l’Histoire ». Pourtant, dix ans plus tard, nous n’avons pas changé d’avis, et le pire de ce que nous avions prophétisé s’est réalisé ou est en voie de se réaliser.

À une époque où le ciment social est fragilisé, où la violence gratuite a remplacé les solidarités naturelles, où l’égoïsme domine, où la France s’enfonce dans un hiver démographique sans précédent, le renforcement de l’institution familiale est l’une des clés qui pourrait nous sortir de ce marasme. Or, plus que jamais, celle-ci est fragilisée : les multiples lois « progressistes » accompagnant certaines évolutions technologiques ont introduit l’individualisme dans cette institution, puis l’ont réduite à un simple contractualisme en évacuant l’importance du consentement mutuel qui engageait les deux époux ainsi que l’ensemble du corps social.

Il suffit désormais à deux personnes de déclarer entretenir une relation affective ou sexuelle pour bénéficier de la reconnaissance et de la protection accordée par la société aux familles. Il suffit que ces deux personnes le décident, sans même que la présence d’un juge ne soit nécessaire, pour rompre irrémédiablement le lien conjugal qui n’est de toute façon considéré que comme un simple contrat, et rien de plus.

Cette destruction du caractère institutionnel de la famille naturelle a été le préalable à la reconnaissance d’autres types de relations fondées non plus sur l’hérédité et la complémentarité homme/femme, mais sur la seule sentimentalité la plus subjective… des relations qui sont par essence fragiles. La famille n’est plus un socle solide sur lequel peut se reposer la société, c’est un champ laissé à l’abandon et qui ne peut donner les fruits nécessaires à la concorde et à la longévité d’un peuple.

Cependant, la légalisation du mariage dit « pour tous » n’a pas seulement fragilisé la famille, elle a également ouvert la porte à des dérives que nous dénoncions déjà il y a dix ans, dérives dont on nous assurait qu’il était inimaginable d’en voir l’aboutissement : notamment la gestation pour autrui (GPA) et la procréation médicalement assistée (PMA) sans père. La première est toujours interdite en France pour le moment, mais les enfants nés d’une GPA de parents français à l’étranger reçoivent un certificat de nationalité française, ce qui équivaut, pour le moment, à un encouragement à aller contourner la loi à l’étranger. La seconde est bien légale et peut permettre à un couple formé de deux femmes ou à une femme non mariée d’avoir un enfant. Or, avec ces mesures, nous plongeons intégralement dans une société dans laquelle le corps humain est commercialisé, en particulier le corps de la femme qui ne bénéficie étrangement pas, pour ce combat, de la bienveillance des féministes modernes.

Toutes ces attaques contre la famille vont de pair avec les autres lois dites de bioéthique qui font toutes reposer l’existence de la cellule de base de la société sur un sentiment, un projet, et non une réalité charnelle : perdre son enfant lorsque l’on est enceinte est une tragédie si l’on avait projeté de le garder comme l’a révélé l’affaire Palmade ; la même chose est considérée comme une grande avancée si l’on a décidé d’avoir recours à l’avortement, y compris jusqu’à la quatorzième semaine de grossesse…

La PMA sans père est considérée comme une avancée puisque la filiation n’est plus biologique, « c’est un projet, c’est culturel, c’est une construction sociale ». La fin de vie elle-même relève désormais du sentiment personnel (mourir « dans la dignité ») ou du projet individuel (« je suis libre de décider de ma vie et de ma mort et de me faire aider à mourir »). Peu importe que le « suicidé » soit notre père, notre frère ou notre compatriote puisque c’est son choix…

Au-delà de l’aspect idéologique, il est nécessaire de rappeler l’aspect financier qui se cache derrière toutes ces mesures : avec la GPA et la PMA, il s’agit notamment d’organiser la marchandisation des enfants, de légaliser à terme les mères porteuses et d’instaurer un commerce de la procréation avec un marché mondial qui avoisinera les 41 milliards de dollars en 2026. Avec l’euthanasie, il s’agit de créer de nouveaux profits financiers autour de la mort, et d’effectuer des économies sur les hôpitaux en occultant les soins palliatifs. Quel que soit le domaine auquel s’attaquent les progressistes, tous ont en commun la recherche du profit, la quête de la performance, la modification de la nature humaine par les mœurs ou la technique, et in fine sa négation. Nous croyons, pour notre part, que le socle anthropologique de l’Homme ne change pas. Et que tenter de le modifier nous condamne à des périls insoupçonnés.

Dix ans plus tard, les revirements autour du mariage homosexuel ne montrent donc pas que notre combat était finalement illégitime. Ils prouvent que trop de personnalités politiques déterminent leurs convictions en fonction des gains électoraux. Pour notre part, nous sommes donc très fiers de ne pas avoir changé d’avis depuis la loi Taubira. Fiers d’avoir dénoncé les premiers, les dangers qui nous attendent et qu’ignorent les acharnés défenseurs du transhumanisme. Fiers de continuer la lutte pour défendre notre socle anthropologique durement éprouvé par les partisans du « progrès » déchaîné. Nous étions dans la rue il y a dix ans. Nous y serons à nouveau dans dix ans si la dignité humaine est toujours mise en péril. En attendant, le mot d’ordre reste le même qu’en 2013 : « Nous ne lâcherons rien ! »

Christianophobie : Nicolas Bay écrit à la présidente du Parlement européen

Lettre cosignée par une trentaine de députés dont François Xavier Bellamy (mais aucun député RN n’a daigné la signer. Jean-Paul Garraud avait déjà réagi de son côté dès le 1er mai).

«En sacrifiant l’Arménie, Poutine commet la même erreur que l’Empire byzantin face aux Turcs»

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

L’historien Aram Mardirossian dresse dans Le Figaro un parallèle historique entre la situation actuelle de l’Arménie et l’invasion turque de 1071, sous l’Empire Byzantin. Selon lui, le chef du Kremlin, comme l’empereur Basile II, prend le risque de favoriser l’expansion turque en délaissant l’Arménie.

Aram Mardirossian est professeur agrégé des facultés de droit de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études à la chaire de Droits et institutions des chrétientés orientales.

[…]

Pendant de nombreuses années Vladimir Poutine a fourni des armes à Bakou avant de laisser les Arméniens seuls face aux Turco-azéris et leurs nervis djihadistes à l’automne 2020. Il est finalement intervenu quand le «fruit» arménien – largement vaincu mais pas encore totalement chassé de l’Artsakh – lui a paru mûr. D’une part, il punissait ainsi les Arméniens qui, depuis 2018, avaient exprimé des velléités de rapprochement avec l’Occident sous la direction de Nikol Pachinyan dont l’action politique, de façon plus générale, constitue dans le meilleur de cas un sommet d’incompétence et, dans le pire, une traîtrise impardonnable. D’autre part, Poutine prenait pied plus profondément dans le Sud Caucase en installant 2000 soldats casques bleus russes, sur les territoires que l’Azerbaïdjan venait de réoccuper.

Las, laisser l’Arménie à ce point affaibli face à ses ennemis mortels, dont l’objectif final est de l’anéantir entièrement, constitue une grave erreur pour les intérêts de Moscou. Il apparaît chaque jour un peu plus clairement que les principaux bénéficiaires de la cynique manœuvre russe de 2020 sont d’abord Ankara et Bakou. Les Turcs, si longtemps après en avoir été chassés, ont pu se réincruster dans le Sud Caucase. Les Azéris qui représentent des Tatars chiites – dont le pays ne porte le nom d’Azerbaïdjan que depuis 1918 – sont actuellement dirigés par un tyran frappé du syndrome de l’hybris. Depuis sa victoire lors de la guerre de 44 jours due essentiellement aux drones turcs et israéliens, et à la suite de l’embourbement ukrainien de la Russie, le dictateur sanguinaire, qui a érigé la haine anti-arménienne au rang de doctrine d’État, n’hésite plus à défier Poutine ! Bakou viole impunément l’accord du 9 novembre 2020 – ou plutôt la capitulation arménienne – conclu entre Pachinyan et Aliyev sous l’égide de la Russie. Ainsi, le corridor de Berdzor (Latchine) qui représente l’unique route reliant l’Artsakh à l’Arménie est bloqué depuis le 12 décembre 2022. Les pseudo-militants écologistes azéris qui avaient lancé cette action terroriste ont ensuite été remplacés par des militaires. Mieux, depuis peu, ceux-ci ont illégalement installé un poste de contrôle le long de ce corridor non sans se permettre d’interdire aux soldats russes – qui sont censés être les maîtres des lieux – de l’emprunter !

Chose légitime, Poutine est prêt à tout pour contrer les États-Unis et ses vassaux occidentaux qui cherchent à abattre la Russie. Il estime ainsi que l’alliance avec la Turquie et l’Azerbaïdjan constitue une carte de choix dans son jeu, aussi bien sur les plans politique et diplomatique qu’économique. Mais le maître du Kremlin commet une lourde erreur en laissant hic et nunc l’Arménie être attaquée sans retenue par ses acolytes du moment. Tout autant que l’Artsakh, le duo panturquiste guigne sur le Siwnik (Zanguezur) qui octroie à l’Arménie une étroite frontière avec l’Iran et entrave la continuité territoriale entre la Turquie et l’Azerbaïdjan.

Sans même parler de leur proximité civilisationnelle et religieuse, Poutine se fourvoie en méprisant à ce point Érévan qui constitue son seul allié structurel – certes faible – dans cette région. À l’instar de Basile II, il s’égare en croyant que l’Arménie n’est en rien utile comme contrepoids à l’expansionnisme panturque. En réalité, Poutine semble avoir été contaminé par un mal qui touche les dirigeants occidentaux depuis fort longtemps : agir comme un vulgaire gestionnaire inculte qui raisonne à la petite semaine et non tel un vrai chef d’État qui propose une politique civilisationnelle articulée sur le temps long.

Certes, à court terme, le sort de l’Arménie et de l’Artsakh, n’aura pas d’incidence cruciale sur la Russie. Mais sur la durée, en laissant la puissance turque subjuguer sa frontière caucasienne, Poutine met son pays en péril. À l’extérieur, les anciennes républiques soviétiques turcophones de l’Asie centrale échappent de plus en plus à son influence au profit de la Turquie, comme l’attestent notamment les efforts déployés par Erdogan pour développer l’Organisation des États turciques. À l’intérieur, la population de la Russie comprend 20 millions de musulmans, très majoritairement turcophones qui affichent un taux de natalité supérieur à celle de la majorité chrétienne orthodoxe.

Depuis toujours, la Turquie et l’Azerbaïdjan – qui se présentent eux-mêmes comme «deux États, une nation» sont des ennemis structurels de la Russie. Malheureusement Poutine qui semble avoir égaré ses dons de stratège quelque part en Ukraine, est dorénavant prêt à tout accepter de la part de ces «alliés» qui, en retour, n’hésitent pas à envoyer des armes à Kiev ! Comment Poutine peut-il accepter qu’une puissance aussi prestigieuse que la Russie soit humiliée par l’Azerbaïdjan qui n’est rien d’autre qu’une sorte d’État-gangster – dirigé par les clans mafieux Aliyev-Pashayev – dont l’apport principal à l’histoire humaine se résume à une suite quasi ininterrompue de massacres et d’exactions ? Plus grave encore, comment Poutine peut-il ne pas voir que les ambitions impériales d’Erdogan qui combine si habilement islamo-panturquisme et néo-ottomanisme laissent planer sur la tête de son pays une épée de Damoclès, ou plutôt un cimeterre qui, pour l’instant paraît encore loin dans les hauteurs, mais qui un jour mauvais pourrait lui tomber sur la tête ou celle de ses successeurs. Ce faisant, il fait peser sur la troisième Rome, que la Russie prétend incarner, le risque de connaître la même fin que la deuxième Rome a connue un mardi de malheur de l’an 1453 !

Ivre, le député Nupes Sansu insulte les policiers

Le député du Cher Nicolas Sansu (PCF / Nupes) a été condamné à deux mois de prison avec sursis pour conduite en état d’ivresse et outrages envers des policiers.

L’élu communiste a aussi été privé de permis de conduire pendant quatre mois et condamné à 300 euros d’amende.

L’ancien maire de Vierzon devra en outre verser 500 euros de dommages et intérêts au titre du préjudice moral, à chacun des trois policiers outragés.

Euthanasie : le gouvernement perd le soutien de François Bayrou

Dans un entretien au Figaro, mercredi 3 mai, François Bayrou exprime ses réserves à l’idée d’un changement du cadre législatif régissant la fin de vie.

« Nous avons une loi pour accompagner ce passage vers la mort, mais ne faisons pas un service public pour donner la mort ». « La loi [actuelle] prend en charge humainement les situations les plus critiques. Elle n’est pas appliquée, appliquons-la »

Pour lui, « l’urgence » est d’abord « de mailler le territoire d’unités de soins palliatifs ».

Il souligne « un risque non négligeable de comportements contraires à nos valeurs ».

L’inexorable déclin des musiques de dessins animés

Après les B.O. de James Bond, les dessins animés nous éclairent sur l’évolution (musicale) de nos sociétés.

Le suicide démographique de l’Europe

La population de l’Union européenne devrait amorcer son recul à partir de 2026, prévoit Eurostat.

La population de l’Union européenne devrait atteindre son point culminant en 2026, avant d’entamer un déclin progressif. D’après des données d’Eurostat, la population devrait passer de 446,7 millions en 2022 à 453,2 millions en 2026 (+1,5 %), avant de lentement décroître. A l’horizon 2050, elle devrait retomber à 447,9 millions.

Alors que la barre des 8 milliards d’habitants sur Terre a été dépassée fin 2022, le démographe Laurent Toulemon, directeur de recherche à l’Institut national d’études démographiques (INED) constate :

« En Europe, on constate une stabilisation, voire une baisse modérée de la population sur le temps long. La part de la population européenne dans la population mondiale va connaître une forte baisse, notamment car l’ Afrique va voir sa population presque tripler au XXIe siècle ».

Pas d’enfant, pas de retraite. Et comme la nature a horreur du vide, le grand remplacement n’est pas une illusion.

James Bond et l’effondrement musical

Intéressante analyse qui compare différents génériques de 007 : l’audace et la richesse harmonique diminuent au fil du temps.

  • 00:00 Intro
  • 04:16 James Bond contre Dr. No (John Barry)
  • 06:52 Goldfinger (Shirley Bassey/John Barry)
  • 10:01 Live And Let Die (McCartney/George Martin)
  • 14:10 Nobody Does It Better (Carly Simon/Marvin Hamlisch)
  • 15:41 Dance Into The Fire (Duran Duran)
  • 19:40 Tomorrow Never Dies (Sheryl Crow/Mitchell Froom)
  • 26:58 Skyfall (Adele)
  • 29:19 No Time To Die (Billie Eilish)
  • 32:07 Outro

Pas de drapeau européen devant les mairies

Les députés macronistes ont essuyé mercredi un revers à l’Assemblée nationale, avec le rejet en commission d’une proposition de loi visant à rendre obligatoire le pavoisement des mairies avec les drapeaux français et européen.

Le texte, qui sera tout de même examiné le 9 mai dans l’hémicycle, s’est heurté au vote d’amendements de suppression de son article unique, déposés par La France Insoumise (LFI) et le Rassemblement national (RN).

Le député LFI Antoine Léaument a fustigé une tentative de diversion de la crise des retraites.

Du côté du RN, Thomas Ménagé a raillé une « nouvelle obligation inutile », relevant de « l’affichage » et de « l’inflation normative ».

« Alors que les Français souffrent, le pavoisement du drapeau européen sur nos mairies paraît être une préoccupation bien éloignée de la réalité du terrain ».

La police complice des Black blocs ?

Amis pèlerins il est temps de vous inscrire !

Ami pèlerin bonjour ! Nous sommes le 3 mai et je vois des pèlerins qui ne sont toujours pas inscrits.

Le tarif réduit pour les inscriptions se termine dimanche 7 mai, donc n’attendez plus pour vous inscrire.

N’oubliez pas de vous inscrire pour bénéficier d’une place dans les trains spéciaux, sans bracelets, il vous sera IMPOSSIBLE d’accéder aux trains le Lundi de Pentecôte ! Or 70% des places dans les trains affrétés pour le pèlerinage sont déjà prises, pour les autres il faudra vous tourner vers les trains commerciaux, qui eux aussi sont limités !

Enfin la direction des Soutiens cherche encore du monde pour le transport des sacs, celui des pèlerins fatigués, le service d’ordre… Sans soutiens, les pèlerins porteront leur sac et ne bénéficieront pas du ramassage… Le pôle Santé cherche encore des médecins. Contacter rh@nd-chretiente.com

Les 12 « erreurs » au 20 heures de TF1

Mardi 25 avril, au journal de 20 heures de TF1, a été diffusé un reportage sur le projet de construction de la Famille Missionnaire de Notre Dame, à Saint Pierre de Colombier.

Petit tour d’horizon de douze « erreurs » contenues dans ces cinq minutes de télévision…

Lire la suite.

Plus de renseignements ici.

Une statue du Christ vandalisée près de Carcassonne

Les bras et les jambes du Christ à Villalbe, hameau de Carcassonne, ont été coupés ce week-end. La mairie de Carcassonne a déposé plainte.

Le Christ étant en fonte, la Ville a contacté des fonderies spécialisées dans les œuvres d’art.

Les origines « maudites » des chants militaires

Le soldat a toujours eu besoin de chanter, manière de conjurer ses peurs, d’entretenir la fraternité d’armes, plus prosaïquement de marcher au pas, de célébrer une victoire ou de pleurer ses camarades morts au combat. Ces chansons, ces musiques ont une histoire, elles suivent l’évolution des armées, changent en fonction des régimes et sont aussi un outil de communication politique.

Pour évoquer la période de l’immédiat après-guerre, Guillaume Fiquet reçoit deux spécialistes, Thierry Bouzard et Eric Lefèvre qui viennent de publier aux éditions L’Harmattan « Les origines maudites des chants militaires ». Pourquoi maudites ? Réponse dans l’émission !

Festival de la Beauté de Paris, en hommage à Michael Lonsdale

Du 26 au 28 mai aura lieu le Festival de la Beauté de Paris, qui veut rendre hommage à Michael Lonsdale (1931-2020). Spectacle, concert, projection cinématographique, exposition, poésie… tous les arts seront au rendez-vous pour célébrer le comédien qui a su mettre son art au service de la foi.

On ne présente plus Michael Lonsdale : comédien, artiste peintre, homme de scène et de foi… En plus d’être un ami intime des organisateurs de l’événement, Anne et Daniel Facerias, Michael Lonsdale – président d’honneur des Festivals de la Beauté pendant longtemps – a donné une impulsion inégalable à ce magnifique projet où art et foi se rejoignent. Ce festival de Pentecôte se place sous le patronage de ce grand Monsieur des arts et des lettres.

Retrouvez le programme complet du festival sur https://www.festivaldelabeaute.org, ou https://www.diaconiedelabeaute.org et notamment le spectacle Mariam, le 26 mai à 20h30, la projection du film « Des hommes et des dieux » avec Michael Lonsdale ou le concert musique du monde au Théâtre Saint-Léon 11, place du Cardinal Amette à Paris.

Cet événement est le premier d’une série de quinze autres Festivals de la Beauté, qui se dérouleront en octobre novembre et décembre 2023 dans toute la France et jusqu’ aux extrémités de la terre (Madagascar, Réunion, Maurice).

Partout, les coalitions des droites mettent fin à l’hégémonie des gauches, sauf en France

Éric Zemmour, président de Reconquête ; Marion Maréchal, Nicolas Bay et Guillaume Peltier, vice-présidents de Reconquête ; Sarah Knafo et Stanislas Rigault, membres du bureau exécutif de Reconquête, se désolent dans une tribune publiée sur Le Figaro que la droite française reste la plus bête d’Europe :

[…]  Il y a quelques années déjà, la Pologne, l’Autriche et la Hongrie avaient ouvert la voie. Il y a quelques jours, le 27 avril dernier, c’est la Finlande qui a franchi le pas : la droite a refusé l’alliance avec la gauche et annoncé une coalition avec la droite civilisationnelle du Parti des Finlandais. Dans le pays des Mille Lacs, c’est le futur premier ministre Petteri Orpo qui vient de l’annoncer pour mener une vraie politique contre l’immigration massive.

Quelques mois auparavant, ce fut, bien sûr, le cas chez nos voisins italiens avec Giorgia Meloni qui parvint à rallier, sous la bannière de nos amis de Fratelli d’Italia, les troupes de la Lega et de Forza italia. Moins d’un an plus tard, les résultats sont déjà là et la popularité de Giorgia Meloni ne faiblit pas.

Beaucoup plus au nord, la Suède a expérimenté, à son tour, une inédite coalition des droites pour mettre fin à près de dix années de gauche : c’est le conservateur Ulf Kristersson qui a été élu premier ministre à l’automne dernier avec, pour la première fois dans l’histoire politique suédoise, le soutien du parti de la droite civilisationnelle, les Démocrates suédois. Leur nouveau programme de gouvernement ? L’expulsion des migrants délinquants, l’abolition du système de permis de séjour permanent et la réduction du regroupement familial au minimum.

En Espagne, où se tiendront les élections générales en décembre prochain, nos amis du parti Vox progressent encore dans les sondages avec 14 %. Selon les dernières enquêtes du mois d’avril, ils pourraient permettre à la droite de remporter la majorité absolue au Parlement, dans le prolongement des accords de gouvernement entre les droites espagnoles dans la région de Castille- et-Leon au printemps 2022.

Partout, en Europe, ces nouvelles coalitions fondent leur victoire sur la défense de l’identité, loin des populismes caricaturaux. Elles s’inscrivent dans une opposition farouche aux forces de la gauche progressiste qui déconstruit les fondements de notre civilisation.

Et en France ? Les dirigeants du RN et des LR refusent toujours d’unir leurs forces. Pourquoi ? Parce que les électeurs de droite ne le voudraient pas ? Non, ils sont même très majoritaires à le vouloir : 93 % des électeurs de Reconquête, 68 % des électeurs du RN et 45 % des électeurs LR veulent une coalition des droites que leurs dirigeants leur refusent selon le dernier sondage Odoxa pour Le Figarodu 29 septembre 2022. Parce que ces partis auraient la même singularité politique ? Non, ils sont complémentaires : le RN s’est spécialisé sur les questions sociales, les LR sur les sujets économiques et Reconquête fonde sa vocation sur les enjeux identitaires et civilisationnels. Parce que nous serions incapables de nous mettre d’accord sur un programme de gouvernement ? Nous avons la conviction qu’un programme de redressement national fondé sur le refus de l’immigration et de l’islam conquérant, le rétablissement de la sécurité partout et pour tous, la baisse des impôts et des taxes pour augmenter les salaires, la récompense du travail et la lutte contre l’assistanat, le rejet de la tyrannie des minorités et du wokisme dans nos écoles, le rétablissement de la souveraineté populaire face au gouvernement des juges, des médias et de la pensée unique séduirait une large majorité de Français.

Combien de temps encore allons-nous laisser quelques politiciens rejeter la seule stratégie gagnante ? […]

Samuel Alito, juge à la Cour Suprême des Etats-Unis, se dit menacé

Un « boomer » déconstruit le mythe de la libération des moeurs

Dans l’épilogue de son nouvel ouvrage Décadanse, Patrick Buisson se décrit lui-même comme un membre de la « race maudite » des « boomers », ces « enfants gâtés des Trente Glorieuses », cette génération du « nihilisme encensé », « qui a rompu avec la tradition et dilapidé l’héritage ». Le sociologue et politologue démonte, avec la précision d’un ethnologue, cette

« vaste entreprise de démolition dénommée instinctivement modernité ou progrès ».

Dans cette somme retraçant les aspects politiques, médiatiques et culturels de l’offensive hédoniste qui toucha jusqu’à l’Eglise, la longue litanie des dépravations donne le tournis : extension du divorce, relations hors-mariage, légalisation de la pilule, promotion d’une mentalité contraceptive, dépénalisation de l’avortement, campagnes homosexualistes, puis pédophiles… Avec la droite, du général de Gaulle à Giscard, aux premières loges, dans tous les sens du terme, pour avaliser les nouvelles moeurs d’une France qui renie la famille.

L’auteur évoque par exemple l’ancestrale cérémonie des relevailles :

Loin d’être un rituel pénitentiel ou stigmatisant, la liturgie des relevailles était une cérémonie d’action de grâces au cours de laquelle l’assemblée toute entière célébrait dans la joie la nouvelle identité de l’impétrante. Seule, la jeune mère, un cierge à la main, s’agenouillait devant l’autel tandis que le prêtre posait son étole sur son bras pour lui signifier son retour dans l’Eglise avant de l’asperger d’eau bénite. […] Après le concile Vatican II, il fut décidé de supprimer la liturgie des relevailles pour la remplacer par une modeste bénédiction des parents sans plus aucun rapport avec la coutume. Faute de volontaires, ce pâle substitut dépérit aussi vite qu’il était apparu.

Retraçant précisément les légalisations successives de la pilule contraceptive et de l’avortement, Patrick Buisson montre l’influence déterminante de la franc-maçonnerie :

Pierre Simon s’en attribuera tous les mérites, deux ans plus tard, devant le convent de la Grande Loge de France : « Ce fut peut-être ma plus grande satisfaction (…) d’avoir pu transposer un travail rédigé en loge, d’avoir pu l’amener jusqu’à la place publique, jusque dans le territoire du législateur, engendrant les modifications qui ont amené les nouvelles définitions de la morale de la nation. »

Libération piège à c… ? L’auteur souligne surtout que l’arrivée de la pilule, légalisée sous prétexte que cela permettait d’éviter des avortements, a chosifié les femmes, devenues des machines à donner satisfaction aux hommes, sans crainte des « accidents ».

Quant à la légalisation de l’avortement, l’auteur dénonce la propagande, qui évoquait jusqu’à un million d’avortements clandestins, chiffre qui ne reposait sur aucune base scientifique.

L’intox des réformateurs avait été si massive, si en prise avec les attentes de la classe discutante que le chiffre de 850 000 avortements fut retenu dans l’exposé des motifs des deux projets de loi visant à légaliser l’avortement, celui de Pierre Tattinger en 1973 et celui de Simone Veil l’année suivante. Auditionné par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, Gérard Calot, le nouveau directeur de l’Inde qui venait de succéder à Alfred Sauvy, s’étonna qu’on pût envisager d’engager le débat sur une question aussi sensible à partir d’un chiffre si éloigné de la réalité. Le parti pris gouvernemental de dramatisation n’avait que faire des travaux des experts.

Outre l’intox sur le nombre d’avortements clandestins, la presse féminine exagérait à 5000 le nombre de décès annuels liés à l’avortement clandestin. Aussi l’Ined se résolût à rendre publiques ses statistiques :

Sur les 332 décès d’origine obstétricale enregistrés en 1963, 56 femmes étaient mortes des suites d’un avortement. Pour les années, le chiffre oscillait entre un minimum de 47 et un maximum de 158.

Concernant l’avortement, l’auteur rappelle l’option eugénique des projets de loi et le thème de la surpopulation mondiale asséné à partir des années cinquante réintroduisit l’idée d’une sélection entre les enfants du tiers-monde jugés globalement surnuméraires et ceux des pays développés.

Rien d’étonnant donc à ce que les militantes du Planning familial aient dévotement accroché le portrait de Margaret Sanger au siège parisien de leur association. Ni à ce que l’eugénisme constitue l’arrière-texte de toute la propagande en faveur du contrôle des naissances.

Cette idéologie est même clairement revendiquée par le franc-maçon Pierre Simon, qui voit dans la pilule une triple mission :

En premier lieu, la préservation du patrimoine génétique, propriété de tous les humains (…), bloquer la transmission des tares héréditaires transmissibles connues, c’est un devoir d’espèce. Le second rôle est la gestion qualitative de la vie : la santé est devenue propriété collective. Nous cotisons à la Sécurité sociale pour la qualité de la vie et la santé de la collectivité. Chacun est solidaire de tous. Le troisième rôle de la contraception est la modulation du nouveau schéma de la famille.

Quant à l’Eglise, son silence lors de l’adoption de la loi Veil fut remarquée et porte une lourde responsabilité :

A la veille du débat parlementaire, Jean Foyer, le président de la commission des lois, était allé à la rencontre du cardinal François Marty, président de la Conférence épiscopale, pour lui expliquer, noms et chiffres à l’appui, que des dizaines de députés de la majorité s’apprêtaient à basculer en faveur du projet de loi, faute d’une déclaration officielle et ferme de la part de l’épiscopat. Il fallut attendre que la loi fût adoptée et déclarée conforme à la Constitution pour que l’archevêque consentît à faire observer publiquement que le légal n’était pas toujours moral.

Partout en Europe, une opposition croissante à l’idéologie du genre

L’opposition à la redéfinition du « genre » par la convention d’Istanbul prend de l’ampleur dans toute l’Europe – comme le souligne le communiqué de DAVIA d’aujourd’hui (Domestic Abuse and Violence International Alliance, Alliance internationale contre les maltraitances et la violence domestique, qui compte 84 organisations membres de 32 pays d’Afrique, d’Asie, d’Australie, d’Europe, d’Amérique latine et d’Amérique du Nord. DAVIA a pour mission de veiller à ce que les réglementations sur les abus et violences domestiques s’appuient sur la science et promeuvent la famille et l’inclusion des sexes.).

Le 2 mai 2023 – Les récents événements à travers l’Europe révèlent une opposition de plus en plus forte à la redéfinition du mot « genre » donnée dans la Convention d’Istanbul. L’article 3 de la Convention d’Istanbul définit le terme « genre » comme « les rôles, les comportements, les activités et les attributions socialement construits, qu’une société donnée considère comme appropriés pour les femmes et les hommes ». Le « sexe » n’est donc plus un fait biologique, mais une construction sociologique fluide.

Auparavant, l’opposition à l’idéologie du genre émanait principalement de groupes conservateurs. Mais depuis quelques mois, cette opposition s’est élargie aux législateurs, aux professionnels de la santé et aux membres du grand public qui se considèrent comme politiquement modérés ou libéraux :

  1. Le 21 décembre, Bern, Suisse : Le gouvernement suisse a rejeté l’idée d’introduire une option de troisième genre ou de non-genre dans les documents officiels. Le Conseil fédéral a expliqué que « le modèle de genre binaire est encore fortement ancré dans la société suisse ».
  2. Le 30 décembre, Amsterdam, Pays-Bas : Un article de Jan Kuitenbrouwer et Peter Vasterman a révélé de nombreuses failles dans le traitement médical expérimental des enfants souffrant de troubles du genre.
  3. Le 16 janvier, Londres, Angleterre : Le gouvernement de Rishi Sunak a annoncé qu’il empêcherait l’approbation du projet de loi sur la réforme de la reconnaissance du genre (Écosse).
  4. Le 5 février, Glasgow, Écosse : Devant des centaines de sympathisants, Kellie-Jay Keen s’est prononcée contre le fait que certaines personnes changent de sexe sur un coup de tête.
  5. Le 8 février, Stockholm, Suède : Les autorités médicales ont annoncé qu’elles commençaient à restreindre les traitements hormonaux de changement de sexe pour les mineurs.
  6. Le 10 mars, Madrid, Espagne : Après l’adoption de la nouvelle loi sur les transgenres autorisant les personnes à changer de sexe sans document médical, il a été signalé qu’une « avalanche » d’hommes, protestant contre l’application sexiste des lois espagnoles sur la violence domestique, avaient déposé une demande de changement de sexe pour devenir des femmes.
  7. Le 4 avril, Derby, Angleterre : Les autorités ont annoncé que la cycliste transgenre Emily Bridges ne serait pas autorisée à participer aux championnats de l’omnium britannique.
  8. Le 16 avril, Belfast, Irlande du Nord : Lors d’une manifestation publique animée « Let Women Speak » (Laissez les femmes s’exprimer), les présentateurs se sont prononcés contre la transition de genre.
  9. Le 21 avril, New York, Etats-Unis d’Amérique : Au cours d’un débat sur un nouveau traité portant sur les crimes contre l’humanité, la Pologne et la Hongrie ont annoncé leur opposition à la modification de la définition du terme « genre », qui est actuellement défini par les Nations unies comme « les hommes et les femmes dans le contexte de la société ».

Au vu de ces préoccupations scientifiques et de politique publique, DAVIA invite les législateurs et les législatrices à s’opposer à l’article 3 de la Convention d’Istanbul.

Provocation au Parlement européen : le député Garraud interpelle le questeur

Suite à la provocation au Parlement européen évoquée le 29 avril, le député européen Jean-Paul Garraud a écrit au questeur chargé des événements au Parlement européen. Il demande au questeur de retirer son autorisation pour cette exposition commençant aujourd’hui et annoncée vendredi soir :

Ne se sentant plus en sécurité dans son immeuble, il a choisi d’emménager dans son camping-car

Voilà la France de Gérald Darmanin : âgé de 62 ans, cet habitant de la rue de la Tour dans le quartier de Firminy-Vert à Saint-Etienne, ne se sentant plus en sécurité dans son immeuble, en raison des dealers, a choisi d’emménager dans son camping-car, qu’il déplace au fil des jours.