Rassemblements de SOS Tout-Petits
Communiqué de SOS Tout-Petits :
Deux projets viennent aggraver les menaces contre la Vie humaine, celui d’introduction dans la Constitution du prétendu droit à l’avortement, et celui d’une législation d’euthanasie et de suicide assisté.
Soyons ardents à prier en réparation, et pour l’échec de ces projets mortifères, de décadence morale et sociale.
Nous nous retrouverons pour cela :
- à Versailles : Chapelet le vendredi 12 mai à 18 h. place du Marché ( au croisement de la rue de la Paroisse et de la rue du Maréchal Foch)
- à Paris : Rosaire le samedi 13 mai à 14 h30 au croisement Saint Michel – Montparnasse, près de la Maternité Port-Royal ( RER B Port-Royal)
Le fait qu’il s’agisse de deux jours successifs ne doit pas nous inciter à manquer l’un de ces rendez-vous : soyons nombreux pour ces deux prières publiques de SOS Tout-Petits, les dernières avant les vacances d’été.
Nous nous retrouverons le samedi 16 septembre à Paris (14 h.30 Port-Royal) et, auparavant, le 8 septembre à Bougival (18 h. place du Général de Gaulle)
Ethnocide Arménien en cours par SAR Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
En septembre 2022, l’Azerbaïdjan a lancé une nouvelle offensive contre l’Arménie. Après avoir annexé, par une guerre sanglante, le Haut-Karabakh contre la volonté du peuple en 2020, la dictature azerbaïdjanaise a réenvahi l’Arménie pour récupérer l’intégralité du Karabakh, corridor stratégique du sud entre l’Azerbaïdjan et la Turquie. Moscou et Bakou (capitale de l’Azerbaïdjan) se sont accordées pour l’exportation de gaz russe qui sera revendu aux Européens sous estampille azérie.
L’Occident se révèle dans ce conflit comme fossoyeur de l’Arménie, par le déni de la guerre, par la lâcheté de son inaction et l’omerta sur l’ethnocide en cours. Les médias Français, insensibles au drame et à l’horreur, sont complices : ils n’abordent pratiquement jamais ce drame et frôlent la collaboration avec l’Azerbaïdjan. Il faut reconnaître que le président arménien n’exerce pas le métier de comédien et a priori ne se révèle pas expert en communication… Pourquoi n’envoie-t-on pas une force d’interposition internationale comme des casques bleus de l’Onu ?
Aujourd’hui, la vie des chrétiens arméniens est en danger permanent, les villageois du territoire attaqué font l’objet de tirs sur eux-mêmes et le bétail, d’incendies, de coupures d’énergie, de rupture de communication avec en outre l’arrêt d’internet pour les museler. Des hauts parleurs sont déployés et circulent pour les obliger à partir sous menace de mort y compris de leurs enfants. L’abandon de tous leur donne une vulnérabilité intenable, aucun secours ne leur vient en aide. 150 000 Arméniens isolés d’Artsakh souffrent de famine et de pénurie d’énergie. Le manque de médicaments devient dramatique même si la Croix Rouge tente avec difficulté d’en fournir.
Dans le Haut-Karabakh, les Azerbaïdjanais musulmans qui se sont installés depuis 2020 ont défiguré la cathédrale Saint-Sauveur à Chouchi, puis la destruction systématique des églises et des cimetières a été méthodiquement mise en œuvre y compris pour des lieux de cultes très anciens et dont l’architecture patrimoniale se révèle aujourd’hui une perte inestimable pour l’humanité.
Ces églises où tant de personnes ont prié possèdent une dimension spirituelle et mystique que ces démons diaboliques veulent détruire, mais ce sera en vain… Ma prière accompagne tous ces martyrs anonymes et jeudi, le jour de l’Ascension, l’oraison personnelle dans mon cœur se tournera vers ceux qui souffrent actuellement en Arménie.
Anéantissement ethnique en cours : une fois encore, les chrétiens d’Orient sont victimes des barbares diaboliques exterminateurs. Sous couvert de récupérer un couloir stratégique pour livrer du gaz, les Azerbaïdjanais en profitent pour prolonger d’une certaine manière le harcèlement et la désintégration de l’Église Arménienne.
Parce qu’ils aiment viscéralement la France, les Arméniens s’imaginent que la France ne va pas les laisser tomber… Malheureusement, les politiciens qui nous gouvernent sont-ils vraiment là pour la France ?
Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme
Quand le Ministère des armées soutient financièrement les victimes des « violences militaires » de Sainte-Soline
Ou comment se tirer une balle dans le pied en voulant être politiquement correct ou en voulant montrer son ouverture d’esprit ? Primer un auteur antimilitariste de gauche, il fallait oser! Les généraux n’ont-ils donc pas leur leur mot à dire dans ce genre de délire ?
« Il y a des prix qui font plaisir, d’autres moins », a lâché Nicolas Juncker. L’auteur de bande dessinés est l’un des lauréats du prix les « Galons de la BD », décerné par le ministère des Armées, avec le dessinateur François Boucq pour Un général des généraux, publié aux éditions Le Lombard. Mais il annonce dans un post Facebook qu’il lui « est impossible d’accepter ce prix en l’état » et souhaite « reverser » sa « part de 3 000 euros à une caisse de solidarité avec les grévistes contre la réforme des retraites » et « à une caisse de soutien aux victimes des violences militaires de Sainte-Soline ».
« Que par mon maigre biais, le ministre des Armées soutienne financièrement ces causes, en se demandant, peut-être, comment rétablir les ‘liens qui unissent un peuple à son armée’ plutôt que de chercher à les détruire, voilà qui ne pourrait que me réconforter« , explique Nicolas Juncker. Il « rappelle qu’un des manifestants de Sainte-Soline est toujours entre la vie et la mort » (…)
Nicolas Juncker raconte, qu’il y a deux ans déjà, il avait découvert qu’un de ses ouvrages Seules à Berlin, avait été sélectionné pour ce même prix : « J’avais obtenu (discrètement) qu’il en soit retiré (et tout le monde était content) », fait-il remarquer.
« J’avoue que deux ans plus tard, il me semblait improbable que l’armée récompense un livre, ‘Un général des généraux’ racontant « par le menu comment ladite armée avait tenté il y a peu de renverser un gouvernement républicain par un putsch », explique-t-il avec satisfaction.
Le sacre de Charles III et la musique
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
Enfin
Le tableau pédopornographique exposé au Palais de Tokyo «dégradé volontairement en y projetant de la peinture» par une personne dimanche soir😏https://t.co/DHB4TJbKST
— Philippe Herlin (@philippeherlin) May 7, 2023
Suite à cette dégradation, Les Juristes pour l’enfance communiquent :
Juristes pour l’enfance et les autres associations de protection de l’enfance qui contestent l’exposition du tableau Fuck Abstraction ! ont agi, comme nous le faisons toujours, en saisissant la justice, en écrivant aux responsables et en informant l’opinion.
Nous demandons plus d’ambition en matière de protection de l’enfance contre la pédocriminalité. Si la liberté de la création artistique est importante, elle n’est pas sans limite : la diffusion de contenus pédopornographiques met les enfants en danger, et c’est pourquoi 16 associations de défense des victimes de pédocriminalité ont alerté sur ce tableau.
Une prochaine exposition comportera-t-elle des photos de viols d’enfant, au motif qu’elles s’inscrivent dans une démarche artistique pour dénoncer les horreurs de la guerre ? Cette simple question révèle bien qu’il est nécessaire et légitime de poser des limites à l’exposition publique de la création, même artistique.
Nous rappelons que le droit définit la pédopornographie comme « tout matériel représentant de manière visuelle une personne qui paraît être un enfant se livrant à un comportement sexuellement explicite, réel ou simulé » (Directive 2011/92/UE du 13 décembre 2011 relative à la lutte contre les abus sexuels et l’exploitation sexuelle des enfants, ainsi que la pédopornographie).
La défense des enfants est un sujet trop grave pour s’arrêter à une décision de référé, fut-elle du Conseil d’État : il y a encore quelques années, des juges fondaient leurs décisions sur un prétendu consentement d’une fillette de 11 ou 13 ans à une relation sexuelle avec un adulte. Heureusement que les défenseurs de l’enfance ne se sont pas résignés et ont persévéré jusqu’à la loi de 2021 qui met fin à cette jurisprudence inique.
Tout ce que nous demandons ici, c’est l’application de la loi : le code pénal sanctionne la diffusion de contenus pédopornographiques, en soi et pas seulement en fonction du contexte ou de l’intention. Nous avons déposé une plainte pénale et allons nous adresser à la Cour de justice de l’Union européenne à propos du non respect de la directive concernée.
L’exposition arrive à sa fin le 14 mai, mais nous souhaitons préserver l’enfance, pour l’avenir, de toute complicité même involontaire avec la pédocriminalité.
Le Contre-Amiral Yann Bordier, le héros d’Angers, navigue en direction du Ciel
De notre envoyé spécial Antoine Bordier:
En ce 8 mai, comment ne pas se souvenir de ce héros de l’ombre ? Entouré des siens, il est parti après 94 longues années vécues. Le fusilier-marin navigue, maintenant, en direction du Ciel. Né en 1929, près d’Angers, il a fini sa course à Larmor-Plage. Dans sans son cercueil drapé de bleu-blanc-rouge, il a reçu les derniers honneurs de l’Eglise, de sa famille et de ses proches. Celui que l’on appelle, désormais, « le héros d’Angers » aurait aimé fêter, une nouvelle fois, cette victoire du 8 mai. Portrait du héros, Grand-Officier de la Légion d’Honneur, homme de foi.
Ce mercredi 26 avril 2023, le crachin breton semble vouloir faire partie du service funéraire : le ciel sanglote sur la vie d’un homme qui vient de s’éteindre. A Larmor-Plage, dans la petite église Notre-Dame, le silence est de mise. Il sera, bientôt, comblé par la cérémonie d’A-Dieu au Contre-Amiral. Ils sont tous là pour lui rendre un dernier hommage. La famille, les amis, les frères d’armes, les anciens-combattants, les proches. L’église va se remplir entièrement, tout doucement. Elle est majestueuse et simple à la fois, toute en longueur. Elle ressemble à un voilier de granite. Son clocher, à une grand-voile.
A l’intérieur, dans la sacristie des femmes terminent les préparatifs. « C’est bien là qu’ont lieu les obsèques du Contre-Amiral Bordier ? » La sacristine répond : « Oui, oui, venez à 14h30. Nous attendons beaucoup de monde, l’église sera pleine. Il y aura beaucoup de militaires. »
Notre-Dame de Larmor, un trésor sacré
Les lumières s’éteignent, les unes après les autres. L’autel principal et les autels latéraux sont splendides. Des retables y représentent la vie du Christ, avec ses derniers moments et sa mort. Sa Mère est là. Elle reçoit Son Fils, descendu de la Croix. Le temps de la Résurrection est à venir. Il est pour bientôt. Le Cierge pascal sera, dans quelques minutes, allumé. Nous sommes encore dans le temps de Pâques. Le retable polychrome de l’autel principal représente la Vierge à l’Enfant. Là, nous contemplons presque 7 siècles d’histoire où la religion catholique et la vie de la cité sont mêlées, entremêlées, comme un nœud sacré, celui de la croix du marin. Dehors, sous le porche latéral, la main du croyant du XVIe siècle a sculpté une douzaine de statues représentant les apôtres entourant le Christ.
« Enlève tes sandales, l’endroit que tu foules est sacré », semblent dire d’une même voix les statues. Il est, tellement, sacré, cet endroit, qu’au IXe siècle, les Vikings y mettent le feu. La toute petite chapelle sera reconstruite un siècle plus tard, plus belle, plus grande. « C’est notre plus beau monument », ajoute la sacristine avant de rentrer chez elle. Il est midi, les cloches se mettent à sonner l’Angélus.
Le souvenir de Claudel et de son célèbre poème retentissent.
« Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer. Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier. Je n’ai rien à offrir et rien à demander. Je viens seulement, Mère, pour vous regarder. Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela que je suis votre fils et que vous êtes là. »
Le crachin s’est, enfin, arrêté. Les éclaircies jouent avec les nuages. Le ciel sèche ses larmes. Le Contre-Amiral Yann Bordier est parti dans la matinée du vendredi 21 avril, « le chapelet à la main ».
Angers et une noblesse d’épée
Il est né le 11 avril 1929. En Anjou, dans la vallée royale où se dresse le petit château de la Houssaye, à Saint-Laurent-du-Mottay, à trois jets de pierre d’Angers, Yann Bordier, le numéro 5 de la famille de Jules et Anne Bordier, vient de pousser son premier cri, jeter son premier regard. La fratrie est composée d’Annick, de Louis, de Jacques, de Maryvonne, de Yann et de Paul (qui naîtra plus tard). Aujourd’hui, c’est lui, Paul, qui reste le dernier représentant de la famille. Le bâton familial lui a été transmis, définitivement. Alors que son frère Yann navigue « vers le Ciel », lui, vole à petites ailes vers ses 90 ans. D’un côté, l’ancien marin, Yann, de l’autre l’ancien pilote, Paul. Cette famille a donné sa vie à la France, en servant dans La Grande Muette. Cette famille est une petite armée à elle seule. Elle est interarmes : air, mer et terre.
Yann vient, donc, de pousser son premier cri dans cette vieille famille de banquiers, de joaillers et de militaires. Son arbre généalogique remonterait à Louis XIII. De ses racines œcuméniques ont jailli deux troncs : un tronc catholique et un tronc protestant. Lors des persécutions religieuses contre les protestants au XVIIe siècle, les protestants sont obligés de fuir. Ils trouvent refuge en Suisse et s’établissent à Genève. Les catholiques sont restés en France. L’histoire familiale se mêlerait même à celle de Louis XV, avec une lointaine parente, une marquise, dame d’honneur de Marie Leszczyńska, reine de France. Impossible d’en avoir le cœur net. L’arbre généalogique tapisserait un pan de mur entier. Impossible de lui mettre la main dessus. Ce qui est assuré, c’est le sang de la noblesse d’épée, qui coule dans ses veines. Une épée mise au service de la France. Celle du Contre-Amiral Yann Bordier a plus de cinquante ans d’histoire. Son pommeau usé est resté presque intacte.
D’une crise financière à la Seconde Guerre mondiale
Dans les années 1930, dans le château familial bordé de bois et de prairies, d’étangs et de rivières, dans la grande allée des Lièvres ombragée, Yann et ses frères et sœurs font une partie de cache-cache. Ils sont plus paysans que châtelains. Quand ils ne vont pas à l’école, ils passent leurs journées dehors, dans les champs et les pâturages. Ils s’allongent au milieu des coquelicots et des champs de blé. Ils regardent le ciel et les nuages qui font la course, poussés par le vent. Yann vit l’insouciance de ses premiers printemps au rythme des rogations, des cueillettes et des moissons. Reine nature est généreuse en Anjou.
Juste avant son adolescence, il devient scout-marin. Il n’a pas encore navigué sur tous les océans, qu’il fait son apprentissage sur les eaux du fleuve. Il est parfois tumultueux, fougueux, ce fleuve, qui porte le joli nom de Loire. Du côté des parents, les travaux à la banque et dans les fermes remplissent leurs journées. Ce triptyque idyllique (la famille, Yann, et le château) ne doit pas faire oublier le tableau dramatique de la Grande Dépression.
En octobre 1929, les finances des Etats-Unis dévissent, entraînant une récession tsunamique. La France et le reste du monde ne sont pas épargnés. L’inflation explose et bat des records, avec des taux à 2, 3, puis, 4 chiffres. Pour toute la famille, c’est un coup rude. Finie, la vie de château. Elle déménage à Angers. Cette crise va durer jusqu’en 1939 et déboucher sur la Seconde Guerre mondiale. Elle était prévisible. Hitler a les pleins pouvoirs dès 1933. La paix de 1918 sera de courte durée.
A Angers, dans la grande maison familiale, Yann voit ses frères s’engager tour-à-tour : Louis, d’abord, puis, Jacques. Sa sœur Annick devient religieuse. Elle choisit la voie de Dieu, pendant que ses frères choisissent la voie du sang. Yann n’a que 10 ans, en 1939. Il est jeune, mais, il a, déjà, revêtu l’esprit du résistant, comme beaucoup. En 1944-45, dans l’ombre de ses frères, il devient un petit héros. Il sera médaillé pour sa bravoure de résistant !
Angers martyrisée, Angers libérée
Dans le Maine-et-Loire, Angers est sous les feux de la guerre. La ville, en septembre 1939, a accueilli le gouvernement polonais, en fuite après l’invasion des Nazis. En juin 1940, Angers est occupée et commence à être défigurée, martyrisée. La ville se transforme en bunker. Des dizaines de résistants sont fusilles, des centaines enfermés, torturés. Lors du Débarquement des Alliés, près de 150 femmes et hommes partent en déportation. Certains ne reviendront pas.
Puis, en août 1944, le désenchantement et la peur changent de camp. En Anjou, les batailles font rage. Les Américains sont aux avant-postes. Pour l’Etat-Major se pose, alors, la question de pilonner toute la ville. C’est sa tactique depuis le début. En pilonnant les villes, les Nazis ne peuvent résister, obligés de se rendre, de s’enfuir ou de se terrer comme une bête.
A l’Est, Staline avance plus vite et est, déjà, aux abords de Varsovie, en Pologne. Son opération Bagration, lancée dès le mois de juin, a fait faire à l’Armée rouge une percée de 600 km dans les lignes nazies. L’Allemagne a un genou à terre. L’armée de Staline fait peur à tout le monde. Car elle libère et étend son drapeau rouge-sang, à la faucille et au marteau, sur tous ces pays, qui vivent un temps de libération de trop courte durée. Roosevelt et Churchill sont pris de vitesse par Staline. Ils doivent arriver avant lui en Allemagne.
Angers va-t-elle, dans ces conditions, être pilonnée, rasée pour obtenir une défaite allemande des plus rapides ? Non, grâce à la résistance, dont fait partie Louis Bordier, avec son frère Yann en arrière-poste, l’armée américaine est guidée par le seul pont qui n’a pas été détruit par les Allemands. Précisément, début août, le lieutenant-colonel Eynaud du Faÿ, qui est à la tête de la résistance d’Angers, adresse des renseignements qui vont s’avérer déterminants. Entre le 6 et le 8, Louis Bordier guide l’armée américaine vers le pont du Petit Anjou sur la Maine, à Pruniers. Le 10 août, les Américains entrent dans la ville. Angers martyrisée est libérée.
« Nous les avons abandonnés »
Louis (qui a 8 ans de plus que son frère) et Yann seront félicités pour leurs actes de bravoure et de résistance. Leur atavisme familial a fonctionné à merveille. C’est, souvent, dans l’adversité, au combat, que se révèlent les grands hommes. Les Bordier ont la France rivée au cœur. Yann qui n’a pas 16 ans est, déjà, un petit héros. Comme ses frères, il ne va pas en rester-là. Car, ils se sont tous engagés pour servir la France par les armes. Ils ont cela dans le sang, depuis longtemps. Dans leur arbre généalogique, il y a des généraux, comme le Général Emile Faugeron, des officiers, comme le Capitaine de Corvette René Laumonier, et des sous-officiers.
En 1947, à 18 ans, Yann Bordier entre à l’école des sous-officiers de la marine de Maistrance. Un an plus tard, il porte le pompon rouge du matelot. Ensuite, il intègre la grande école des officiers, l’Ecole Navale, en 1951. Les années 50 sont des années où la guerre, de nouveau, fait rage. Cette fois-ci, c’est l’Empire colonial qui est en ébullition.
En Asie, c’est l’implosion. Qui se souvient de 1954 ? C’est l’année terrible de Diên Biên Phu. Yann, Enseigne de Vaisseau, y part en mission. Il va participer au sauvetage de plus de 500 réfugiés. Mais, face au Viêt-Minh, la France a perdu la partie. Elle doit se retirer avec fracas. C’est le début de l’effondrement colonial. Yann y vit des moments héroïques, des moments humains intenses. Il sauve des vies par centaine.
Il vit mal cette nouvelle capitulation de la France. Il rejoint – dans l’esprit – son aîné Hélie Denoix de Saint-Marc, le grand-héros de guerre, l’ancien déporté de Buchenwald. Avec ses hommes, Hélie Denoix de Saint-Marc vit l’enfer de Diên Biên Phu, dans la triste cuvette située à 250 km au nord-ouest d’Hanoï, près de la frontière du Laos. Il dira, en parlant des Vietnamiens fidèles à la France, restés sur place : « Nous les avons abandonnés. » Mais que pouvaient-ils faire de plus ? Ils étaient un contre sept. La question reste posée.
Avec le « Crabe-Tambour »
En 1956, Yann Bordier quitte l’Asie. Il devient l’équipier du Lieutenant de Vaisseau Pierre Guillaume à bord de son voilier Manoara. Cette relation et cet épisode de sa vie sont devenues mythiques, un film. Ensemble, ils naviguent pendant une dizaine de jours. Ils relient Cam-Rahn (dans le sud Vietnam) à Singapour (au sud de la Malaisie). Par la route, il faut, aujourd’hui, près de deux jours pour parcourir les 3 059 km qui séparent les deux villes. Malade, Yann doit s’arrêter à Singapour. Il rentre en France où il intègre les Fusiliers-Marins. Quant à Pierre Guillaume, le célèbre « Crabe-Tambour » (un film du même nom, réalisé par Pierre Schoendoerffer, adaptera ses aventures au grand-écran), l’aventurier aux mille vies, il continue sa traversée, seul. Il échoue en novembre 1956 sur les côtes somaliennes. Son ketch de 8 mètres aura tenu bon jusque-là. Un autre héros.
En France, Yann apprend, donc, un nouveau métier. C’est un mélange entre terre, mer et ciel. Il devient fusilier-marin commando. Il vit 24h/24 sur terre, sur mer et dans les airs. Il est bon dans toutes les disciplines. Il sait naviguer, sauter en parachute, ramper, fusil à la main, en tête de ses hommes. Et, c’est un chef, un « pacha ».
La guerre d’Algérie et l’indépendance
Comment ont-ils fait pour passer ainsi de l’Asie à l’Afrique ? Cette génération de militaires, celle des années 50-80, aura été l’une des plus engagées au front. De 1960 à 1962, il retrouve la guerre…en Algérie. Il est, alors, Lieutenant de Vaisseau, à la tête du Commando Trepel. Il y retrouve son jeune frère Paul, qui fera la guerre de 1956 à 1962. Alors que Yann est au contact de l’ennemi avec ses hommes, son frère, de son hélicoptère, les droppe dans le djebel, au plus près du danger.
Sur le terrain, la guerre fait rage. Avec son lot de barbaries. Des deux côtés, la torture est utilisée. Ainsi va la guerre. Les guerres propres n’existent pas. Parce que l’on n’a pas su faire la paix, on fait la guerre, depuis la nuit des temps. En 2000 ans d’histoire, notre monde n’aurait connu que 200 ans de paix.
En juillet 1962, les deux frères rentrent en France, chacun de leur côté. Une page de l’histoire se tourne : celle de l’Algérie française. Elle avait commencé à s’écrire en…1830, avec la prise d’Alger. A cette époque, Charles X rêve de conquêtes. 132 ans plus tard, le 5 juillet, l’Algérie française, a plié bagage. Le « Je vous ai compris » du Général-de-Gaulle, prononcé le 4 juin 1958 n’aura duré qu’un tout petit temps, celui de préparer une porte de sortie. 61 ans après, l’incompréhension est, toujours, de mise. Car, sur le papier, entre les lignes, l’Algérie pouvait rester française. L’armée était victorieuse. Mais dans le djebel, dans les souks, dans les willayas ? Tout un pays s’était soulevé, après l’indépendance du Maroc en 1956, contre la France. Comment résister ? Comment garder un territoire quatre fois plus grand que la France avec 1 million de Français et de chrétiens, pour 9 millions d’Algériens et de musulmans ? Aujourd’hui, face à la déchristianisation en cours et à la montée de l’Islam, que serait la France avec ses 44 millions de musulmans, si elle avait, quoiqu’il en coûtât, gardé l’Algérie française ? La réponse est dans la question.
Une mission de sauvetage au Liban
En 1962, Yann Bordier rejoint, donc, la France. Il y ramène un mauvais souvenir : celui d’une blessure causée par un éclat d’obus. Il est, dans la foulée, mutée à Papeete, où il devient le Commandant de la Mission Hydrographique de la Polynésie Française. Sur place, il rencontre une jolie hôtesse de l’air. Ils se marient. Très vite, la famille s’agrandit au rythme des naissances de leurs trois garçons et de leur fille.
Au début des années 70, Yann intègre l’Etat-Major des Forces françaises en Nouvelle-Calédonie. A son retour en France métropolitaine, il devient le commandant du Groupement des Fusiliers-marins commandos, à Lorient. En 1978, il est promu Capitaine de Vaisseau (5 galons-or). Il participe, alors, à une opération militaire très spéciale qui sera remarquable et remarquée au plus haut niveau de la hiérarchie militaire et de l’Etat.
Depuis 1975, une guerre fratricide fait rage au Liban. Ce petit pays, grand comme la Gironde ou les Landes, concentre 18 confessions religieuses qui se sont lancées dans une lutte intestinale de 15 ans. L’élément déclencheur ? Tout d’abord, une crise économique, doublée de l’augmentation des inégalités sociales. Ensuite, une présence de réfugiés palestiniens qui pose problème en raison, là-aussi, des inégalités entre chrétiens et musulmans. Enfin, le 13 avril 1975, à Beyrouth, l’attentat contre Pierre Gemayel, qui participe à l’inauguration d’une église, et le massacre de militants palestiniens dans un bus, en représailles, mettent le feu aux poudres. En outre, cette guerre est sous influence des grandes puissances régionales et internationales. Et, du côté de la France ?
La France est l’amie du Liban depuis au moins le XIXe siècle. Le Liban est, d’ailleurs, majoritairement, un pays francophone. A la fin de la Première Guerre mondiale et à la suite de la dislocation de l’Empire ottoman, le Liban devient le Grand Liban, sous mandat de la France, entre 1920 et 1943, année de son indépendance. Les Français sont, ainsi, très présents au Liban, jusque dans les années 80. C’est dans ce contexte, très complexe, au milieu de cette guerre, en 1978, que Yann Bordier participe au rembarquement-sauvetage du 8e RPIMA, un régiment parachutiste d’élite. L’opération a lieu à Tyr, dans le sud, dans une région peuplée de musulmans. Elle se nomme Hippocampe. Elle est un succès, qui fera date et qui servira d’exemple.
« La Marine est redevable… »
Le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing leur adresse ce message, relayé par l’Amiral Jean-René Lannuzel, alors Chef d’Etat-Major de la Marine Nationale :
« En faisant preuve de leur efficacité et de leur technicité aux yeux d’observateurs étrangers, les unités navales qui y ont participé ont contribué à renforcer le prestige de notre pays et je vous demande de leur transmettre mes biens vives félicitations. »
De son côté, le Chef d’Etat-Major ajoute son hommage :
« La Marine est redevable à l’efficacité du Capitaine de Vaisseau Bordier qui commandait les éléments navals de l’opération. Je lui demande donc d’accepter aussi mes modestes remerciements. »
Peu après, la page du Liban se tourne, pour lui. C’est l’un de ses derniers faits d’armes.
Quelques années plus tard, le lendemain de son anniversaire, le 12 avril 1985, il est fait Contre-Amiral (2 étoiles). Il se retire à Lorient, après une carrière, qui aura duré près de 40 ans. Il aura navigué sur toutes les mers du globe en portant bien haut les couleurs de la France, et en versant son sang. Que retenir ?
En tout, sur le champ d’honneur, il totalise six citations. Il est Grand-Officier de la Légion d’Honneur, Commandeur de l’Ordre National du Mérite, Etoile d’Argent de la Croix de Guerre des théâtres d’opérations extérieurs. Il a reçu, également, les Palmes de la Croix de la Valeur Militaire, et d’autres Médailles. Il est médaillé d’Outre-Mer, médaillé de la guerre 39-45, et médaillé de la campagne d’Indochine. Bref, un héros.
La rencontre avec l’Amiral Philippe de Gaulle
Des hommages, lui qui ne les aimait pas, il en a reçu. Il ne les a, jamais, refusés. En les acceptant, « il rendait hommage à ses hommes » comme l’explique l’un de ses anciens seconds, qui a retracé toute sa vie lors de ses funérailles à Larmor-Plage. Parmi les rencontres qui l’auront marqué, il faut citer celles avec l’Amiral Philippe de Gaulle et avec le Président Jacques Chirac. En 2003, ce-dernier lui a remis les insignes de Grand-Officier de la Légion d’Honneur. Quant à l’Amiral Philippe de Gaulle, il ne s’en est jamais vanté. Il n’aimait pas que l’on fasse de la publicité autour de lui. Il aimait rester dans l’ombre. Ce qui était le cas avec de Gaulle, qui le dépassait par sa grande taille. Mais, il le dépassait, aussi, par l’âge, car il est né en 1921. L’Amiral Philippe de Gaulle, toujours de ce monde, fêtera cette année ses 102 ans.
Un jour au Panthéon ?
A Angers, en 2018, le Contre-Amiral Yann Bordier acceptait de parrainer l’Association des Marins et Marins Anciens Combattants, l’AMMAC, qui porte, dorénavant son nom. A ses obsèques, le 26 avril dernier, le président actuel de l’association, Monsieur Didier Augeard, était représenté par ses prédécesseurs, Alain Prijac et Maurice Robert.
Dorénavant, à Angers, à Larmor-Plage, à Lorient, en Bretagne, à Paris, en France et en Outre-Mer, ce sont ses enfants et ses petits-enfants qui reprennent le flambeau. Ils sont, très certainement, des héros en devenir. Certains le sont, peut-être, déjà. En donnant leur vie à la France, à l’Armée française, ils ne s’appartiennent plus tellement. Ils ont appris à obéir et à commander. En devenant des soldats, ils ont appris à faire la guerre, pour la France, pour la paix. Une France qui est en train de perdre ses valeurs. « C’était l’un de ses derniers chagrins, que la France perde ses valeurs », confie l’un de ses proches.
Comment conclure sur une telle vie ? Peut-être retrouverons-nous le Contre-Amiral Yann Bordier…au Panthéon, entouré de ses frères. Pour l’heure, vus du Ciel, il regarde son épouse, ses enfants et ses petits-enfants. Il regarde, enfin, le dernier représentant de cette génération de héros, son frère Paul. Lui, aussi, a le chapelet à la main.
La lettre de saint Clément et la foi du Centurion
Pour conclure, naviguons un petit peu. Retrouvons-nous à Rome et à Capharnaüm. Yann Bordier aurait, très certainement, aimé cette immersion profonde à Rome, au 1er siècle de la chrétienté. Nous sommes dans les années 90. Le pape Clément I écrit ces quelques phrases :
« Servons en soldats, mes frères, de toute notre ardeur, sous les commandements de ce chef irréprochable. Considérons les soldats qui servent sous nos chefs : avec quelle discipline, quelle docilité, quelle soumission, ils exécutent les ordres qui leur sont donnés ! Tous ne sont pas commandants en chef, ni chefs de mille, de cent ou de cinquante hommes, et ainsi de suite : chacun à son poste exécute ce que lui prescrive le roi ou les chefs. Les grands ne peuvent rien faire sans les petits, ni les petits sans les grands : en toutes choses ils sont mélangés, et c’est ainsi qu’ils sont efficaces. »
Yann Bordier était un chrétien, il aimait ce mélange. Et, c’était réciproque. En toutes circonstances, il est resté fidèle à sa foi. Il ressemblerait, enfin, à ce Centurion qui interpelle le Christ, à Capharnaüm. Souvenez-vous, le serviteur du Centurion est gravement malade. Le Christ lui répond : « Je vais aller moi-même le guérir. » Le Centurion est gêné :
« Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Car, moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »
Jésus est bouleversé : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. »
Reportage réalisé par Antoine Bordier
Copyright des photos A. Bordier et J.-C. Rouxel
X comme excision
Nous poursuivons la série alphabétique (désolé, nous n’avons pas trouvé de mot en w!) d’extraits du livre de notre ami Bernard Prady: Islam et Islamisation dans une France macronisée:
S’il y a un sujet de satisfaction en France, c’est l’existence de maisons d’éditions indépendantes et courageuses. Parmi celles-ci, les Éditions de l’Artilleur qui mettent à disposition des livres iconoclastes qui donnent à penser. Parmi les derniers titres parus, on a déjà beaucoup parlé d’un livre collectif Histoire de l’islamisation française 1979- 2019. Il faut lire ce livre. Il est le recueil factuel et documenté des avancées sourdes et régulières de la charia dans notre pays.
…L’excision trouve ses défenseurs. Tobie Nathan, professeur de psychologie clinique et pathologique à Paris VIII (revue Science et Nature, 1995) explique: « Nombre de petites filles africaines qui vivent en France et ne sont pas excisées présentent de graves troubles. Or seul le rituel de l’excision permet de les soigner et de les reconstruire… Sans ce rituel, une femme est incomplète, elle est en errance. » Personnalité marginale? Non puisque c’est à ce professeur que le ministère de l’intérieur, en 2015, commande un rapport sur les jeunes islamistes radicalisés. Sans étonnement alors, on lit dans ce rapport: « La radicalité résulte de la difficulté grandissante de nos sociétés à intégrer la différence. »
(Extrait de « Histoire de l’islamisation française : le nouveau chapitre macronien est déjà ouvert » – Le 7 mai 2019)
En Quête d’esprit : L’Église, garde-fou contre la guerre ?
Aymeric Pourbaix reçoit :
- Marc PAITIER, Général (2s)
- Père Jean-Yves DUCOURNEAU, aumônier militaire de réserve
- Mathieu TAÏEB, officier de réserve et converti
- Constantin de VERGENNES, journaliste à France catholique
Terres de Mission – Baptêmes d’adultes à Pâques : témoignages et analyses
Eglise universelle : Baptêmes d’adultes à Pâques
A l’occasion de la veillée pascale ont eu lieu, en France, 5 463 baptêmes d’adultes. Le chanoine de Beaurepaire a procédé à 15 baptêmes en l’église Saint Etienne à Lille. Il témoigne du parcours et des motivations de ces nouveaux baptisés qui ont fait le choix du Christ dans une société dont les valeurs sont aux antipodes du message évangélique.
Eglise en France : L’eucharistie, salut des âmes, 41ème pèlerinage de Pentecôte
Les 27-28 et 29 mai aura lieu le 41ème pèlerinage de Pentecôte de l’église Saint Sulpice à Paris à Notre-Dame de Chartres. Le thème en sera « L’eucharistie, salut des âmes ». Anne-Lys Falicon nous explicite ce thème et nous présente le déroulement concret de ces 3 journées de prières menées par plus de 15 000 marcheurs dont la moyenne d’âge est de 21 ans.
Eglise en Marche : Cœur de Père. Actualité de saint Joseph
Ce dvd intitulé « Cœur de Père » et présenté par Claire de Lorgeril, de Saje distribution, nous mène sur les traces de saint Joseph à Cotignac, Montréal, Tolède, Avila, Barcelone, etc. Tous lieux où existe une tradition de dévotion au père adoptif de Jésus.
Neuvaine à sainte Rita : confions-lui nos plus gros tracas
Commencez la neuvaine quand vous voulez !
Rejoignez cette grande neuvaine à sainte Rita et chaque jour, pendant neuf jours, écoutez une méditation sur un épisode de la vie de sainte Rita et un témoignage de grâces reçues.
Durant cette neuvaine vous pourrez :
- mieux connaître des événements marquants de la vie de Sainte Rita et en méditer le sens pour aujourd’hui,
- entendre le récit concret de personnes qui aiment sainte Rita, l’ont priée et ont obtenu des grâces particulières,
- porter vos intentions personnelles et celles des participants dans la prière à Sainte Rita.
Le programme :
Tant de gens aiment sainte Rita et font confiance à son intercession parce que sa vie de jeune femme, d’épouse, de mère, puis de religieuse rejoint les situations concrètes de beaucoup d’entre nous. La neuvaine que nous vous proposons met en lien certains épisodes de la vie de sainte Rita avec des situations de la vie actuelle et une intention de prière correspondante.
Que le Seigneur à qui « rien n’est impossible » (Luc 1, 37) vous accompagne et vous exauce par l’intercession de sainte Rita !
Jour 1 :
Les parents de Rita de longues années éprouvés par l’attente d’un enfant.
Sainte Rita, nous te prions pour les couples en espérance d’enfant !
Jour 2 :
Rita, dès son plus jeune âge, animée d’un grand amour pour Dieu.
Sainte Rita, nous te prions pour que notre vie spirituelle soit plus fervente !
Jour 3 :
Rita a su surmonter les difficultés conjugales rencontrées au début de son mariage.
Sainte Rita, nous te prions pour les couples éprouvés !
Jour 4 :
Rita a perdu successivement son mari puis ses enfants.
Saint Rita, nous te prions pour ceux qui ont perdu un proche !
Jour 5 :
Rita, par sa prière et son engagement a réconcilié les familles en discorde à Cascia.
Sainte Rita, nous te prions pour la paix dans nos familles !
Jour 6 :
Rita entre au couvent des augustiniennes.
Sainte Rita nous te prions pour les vocations religieuses et sacerdotales !
Jour 7 :
Au couvent, Rita se met au service des pauvres et a confiance en la providence.
Sainte Rita nous te prions pour ceux qui vivent dans la précarité !
Jour 8 :
Rita souffre du stigmate de l’épine qu’elle a reçu au front.
Sainte Rita nous te prions pour les personnes qui souffrent dans leur corps, dans leur cœur !
Jour 9 :
Sainte Rita, la patronne des causes impossibles et désespérées.
Sainte Rita, nous te prions pour retrouver confiance et espérance !
Une neuvaine proposée par l’église sainte Rita de Nice
Les pères Patrice Véraquin et Alain Vaillancourt, Oblats de la Vierge Marie, responsables de l’église Sainte Rita à Nice vous invitent à méditer la vie de sainte Rita. Les témoignages sont choisis parmi ceux qui ont été transmis à notre église.
14 mai : Journée des chrétiens d’Orient
Chaque année depuis 2018, L’Œuvre d’Orient organise la Journée internationale des chrétiens d’Orient le 6ème dimanche de Pâques. À cette occasion, les équipes de L’Œuvre d’Orient travaillent à faire connaître les chrétiens d’Orient auprès du grand public.
De nombreux événements sont organisés dans tous les diocèses de France et rassemblent des centaines de personnes. Des temps de prières, des conférences, des rencontres, des expositions, ou des concerts animent cette journée afin de faire découvrir l’histoire, le patrimoine, la spiritualité, mais aussi l’actualité et les souffrances des chrétiens d’Orient.
À travers ces moments de rencontre et de dialogue, chacun pourra, à son échelle, contribuer à édifier un pont entre Orient et Occident. Les rencontres avec les chrétiens d’Orient vivant en France permettront à chacun d’apprendre à mieux les connaître, dans leurs souffrances mais aussi leurs espérances.
Comment y participer ?
Par la prière :
- En priant tout spécialement pour les chrétiens d’Orient ce jour, individuellement ou à l’occasion de la prière universelle à la messe.
- En organisant une quête avec votre paroisse pour soutenir les chrétiens d’Orient.
- En faisant sonner les cloches de votre église pour les chrétiens d’Orient.
Par la rencontre :
- En participant aux événements organisés à côté de chez vous (retrouvez l’agenda des différents événements sur notre site en cliquant ici).
- En sollicitant les collectivités locales pour organiser des expositions, concerts, ou autres événements culturels.
- En organisant vous-mêmes des temps de rencontres et d’échanges avec les communautés chrétiennes orientales de votre région.
Prier sainte Thérèse pour la France
Le frère carme Baptiste de l’Assomption nous montre comment prier Thérèse pour la France :
Le 3 mai 1944, Pie XII proclamait sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face patronne secondaire de la France, à l’égal de sainte Jeanne d’Arc. Comment aider Thérèse à réaliser cette mission ? Trois pistes sont ici proposées en ce mois de mai qui commémore cet événement.
Demander à Jésus de continuer à se servir de Thérèse
Dans une lettre pleine d’audace que Thérèse écrit à l’abbé Bellière, quelques mois avant sa mort, elle lui glisse ces mots qui, à bien y réfléchir, sont d’une importance décisive (LT 220, 24 février 1897) :
Je serais très heureux si chaque jour vous consentiez à faire pour [moi] cette prière qui renferme tous [mes] désirs : “Père miséricordieux, au nom de notre Doux Jésus, de la Vierge Marie et des Saints, je vous demande d’embraser ma sœur de votre Esprit d’Amour et de lui accorder la grâce de vous faire beaucoup aimer.” […] Si le Seigneur me prend bientôt avec Lui, je vous demande de continuer chaque jour la même petite prière, car je désirerai au Ciel la même chose que sur la terre : Aimer Jésus et le faire aimer.
Ce qui est fascinant, dans cette demande, c’est que, en plus de pressentir que sa mission au Ciel consistera à « aimer Jésus et le faire aimer », elle comprend aussi qu’elle ne pourra pas la mener à bien sans que, sur terre, certaines âmes ne le demandent au Père. Thérèse a fait des merveilles en France au XXe siècle : elle s’est manifestée aux Poilus pendant la Grande Guerre, elle a soutenu des œuvres de charité, elle a converti le cœur des pécheurs, inspiré des grands artistes, éclairé la conscience d’hommes politiques… et elle n’a certainement pas décidé de se reposer au XXIe siècle ! Mais pour cela, elle veut nous faire participer à son triomphe en nous incitant à le demander à Dieu. Pour que Thérèse exerce sa mission de copatronne de la France, nous pourrions donc suivre son conseil en répétant souvent cette prière, ou une autre semblable :
Père miséricordieux, au nom de notre Doux Jésus, de la Vierge Marie et des Saints, je vous demande d’embraser ma sœur [Thérèse] de votre Esprit d’Amour et de lui accorder la grâce de vous faire beaucoup aimer [en France].
Appliquer à la société ce que Thérèse dit de l’âme : offrir ses misères à la Miséricorde
Un autre coup de génie de Thérèse a été de comprendre, d’une manière contemplative, que la meilleure manière d’attirer l’Amour miséricordieux de Jésus n’était pas tant de lui présenter nos vertus, mais plutôt nos misères afin qu’il y répande son Feu : « Pour que l’Amour soit satisfait, écrit-elle, il faut qu’il s’abaisse, et qu’il s’abaisse jusqu’au néant, et qu’il transforme en Feu ce néant » (Ms B, 3v). Cette lumière devrait nous éclairer à propos du point qui nous occupe. Ce ne sont pas les vertus et les qualités des Français, ce ne sont pas les triomphes de la France, qui incitent Jésus à y répandre le feu de sa Miséricorde. Ce sont plutôt ses misères en tant qu’elles sont offertes !
En fidèles disciples de Thérèse, nous ne devrions donc pas désespérer de l’état moral et spirituel de ce pays. Au contraire, c’est parce qu’il est en détresse, parce que ses plaies sont profondes, que Thérèse nous incite à redoubler d’espérance et de confiance. Comme l’écrit Thérèse, « plus on est faible, sans désirs, ni vertus, plus on est propre aux opérations de cet Amour consumant et transformant… » (LT 197). Ce qui est vrai de l’âme, l’est aussi d’une société. Encore faut-il que certains disciples de la « petite voie » présentent à Jésus les misères de la France afin qu’il y répande le Feu dévorant sa miséricorde infinie.
Chercher à apaiser la soif de Jésus… le reste sera donné par surcroît
Mais à la racine de la fécondité de Thérèse, et de sa mission dans le ciel, il y a cette contemplation de la soif de Jésus. Thérèse comprend qu’il est assoiffé d’amour, et qu’il cherche ardemment des âmes qui consentent à accueillir les flots de sa tendresse infinie. Voilà, au final, l’unique souci de Thérèse. Sa mission de copatronne s’éclaire à cette lumière. Son objectif n’est pas d’abord d’apporter aux Français un mieux-être temporel, mais d’offrir à Jésus la consolation de trouver en France des âmes en lesquelles il puisse décharger le poids de son Amour. Le reste sera donné par surcroît et surabondamment. Comme le Seigneur le disait déjà à Thérèse d’Avila : « Occupe-toi de mes affaires, et je m’occuperai des tiennes », la petite Thérèse pourrait nous dire à nous aussi : « Si vous voulez que Jésus fasse des merveilles en France, occupez-vous surtout de Lui, en accueillant son Amour infini. Il se chargera alors, sans que vous ayez à vous en inquiéter, de vos affaires et de celles de la France. »
Prions Dieu de continuer à se servir de Thérèse pour qu’elle réalise sa mission de copatronne de la France ; offrons à sa Miséricorde les plaies béantes de ce pays ; enfin, occupons-nous surtout de Lui, en accueillant son Amour infini. Le reste sera donné par surcroît, sans que nous ayons à nous en inquiéter.
Quatrième dimanche après Pâques
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
La liturgie de ce jour exalte la justice de Dieu (Intr., Ev.) qui se manifeste par le triomphe de Jésus et par l’envoi du Saint-Esprit. « La droite du Seigneur a fait éclater sa puissance en ressuscitant le Christ d’entre les morts » (All.) et en le faisant monter au ciel le jour de son Ascension.
Du ciel il enverra à son Église l’Esprit de vérité (Év.), ce don excellent qui vient du Père des lumières (Ép.). L’Esprit-Saint nous enseignera toute vérité (Év., Off., Secr.), « il nous annoncera » ce que Jésus lui dira et c’est en écoutant cette parole de vie que nous serons sauvés (Ép.). L’Esprit-Saint nous dira les merveilles que Dieu a opérées pour son Fils (Intr., Off.) et ce témoignage de la justice éclatante faite à Notre-Seigneur consolera nos âmes et nous soutiendra au milieu des persécutions.
Comme ceux de tous les dimanches du temps pascal, les chants de ce quatrième dimanche expriment la joie et l’action de grâce des rachetés, morts au péché avec le Christ et ressuscités avec lui pour une vie nouvelle. Nous trouverons à l’Offertoire le triomphant Jubilate Deo, dont le texte était déjà celui de l’Introït de dimanche dernier.
Introït : Cantate Domino
La messe commence aujourd’hui avec l’Introït Cantate Domino exprimant une joie simple et légère. Le texte est néanmoins assez enthousiaste.
Cantate Domino canticum novum, quia mirabilia fecit Dominus : ante conspectum gentium revelavit justitiam suam.
Chantez au Seigneur un chant nouveau car il a fait des merveilles : à la face des nations il a manifesté sa justice.
C’est le début du psaume 97, cantique de louange au Seigneur, roi et juge universel. On trouve ailleurs sur ce même texte des mélodies plus éclatantes, mais celle-ci ressemble tout à fait à celle de l’Introït Quasimodo, celui du premier dimanche après Pâques : » Comme des enfants nouveau-nés “, c’est l’esprit d’enfance spirituelle, la joie légère et l’abandon filial des nouveaux baptisés de la nuit pascale. Avec eux nous chantons notre joie d’être redevenus enfants de Dieu. Le verset suivant du psaume est psalmodié à la suite avant le Gloria Patri et la reprise de l’Introït :
Salvavit sibi dextera ejus et brachium sanctum ejus
C’est sa main droite et son bras très saint qui l’ont fait triompher.
Alléluia : Dextera Dei
Comme c’est généralement le cas pour les dimanches du temps pascal, les deux Alléluias de ce quatrième dimanche sont très différents l’un de l’autre, il y en a un court et un long. Le premier a pour texte un verset du psaume 117, le grand psaume d’action de grâce pascal, celui de l’Hæc dies. C’est un texte que nous connaissons déjà d’ailleurs puisque nous avons entendu un chant d’Offertoire sur ces mêmes paroles.
Dextera Dei fecit virtutem, dextera Domini exaltavit me.
La droite de Dieu a agi avec puissance, la droite du Seigneur m’a élevé.
On le chante en particulier pendant la semaine sainte, où il est placé dans la bouche du Christ rendant déjà grâce à son père pour la résurrection. Chacun de nous peut le redire à son tour pour remercier le Seigneur d’avoir été racheté par la toute puissance divine. La mélodie est claire et joyeuse, toute en vocalises très souples, mais avec une conclusion qui semble rester en suspens d’une manière un peu contemplative.
ALLELUIA 1 : Déxtera Dómini fecit virtútem: déxtera Dómini exaltávit me. from Corpus Christi Watershed on Vimeo.
Alléluia : Christus resurgens
Le texte du deuxième Alléluia du quatrième dimanche après Pâques est tiré du Nouveau Testament, mais non de l’Évangile. Il s’agit d’un passage célèbre de l’épître de saint Paul aux Romains.
Christus resurgens ex mortuis jam non moritur, mors illi ultra non dominabitur.
Le Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort ne l’emportera plus jamais sur lui.
La mélodie chante cette grande victoire du Christ sur la mort d’une façon large, solennelle et enthousiaste en une vocalise qui se déploie comme une ample draperie.
La première phrase du verset reprend les thèmes de cette vocalise tandis que celle du mot mors au début de la deuxième phrase paraît plus tourmentée, comme si la mort se débattait en un dernier sursaut avant d’être définitivement vaincue. On retrouve la vocalise de l’Alléluia sur non dominabitur, et la reprise de l’Alléluia en accentue encore le caractère enthousiaste.
Offertoire : Jubilate Deo
L’Offertoire du quatrième dimanche après Pâques est le même que celui du deuxième dimanche après l’Épiphanie.
Nous avons dit alors que c’était une exception parmi les chants d’Offertoire qui sont généralement des méditations intérieures et contemplatives. Celui-ci au contraire est éclatant et triomphal, dépassant même par ses proportions et son amplitude les limites habituelles du répertoire. Il célébrait alors la divinité et la royauté du Messie venu sur terre pour nous sauver. Il célèbre aujourd’hui la gloire du Ressuscité, et il marque dans les chants de ce dimanche le sommet d’une progression dans l’expression de la joie, toute simple et légère dans l’Introït, plus marquée dans le premier Alléluia, ample et solennelle dans le deuxième. La première partie de cet Offertoire reprend le début du psaume 65 qui figurait déjà à l’Introït de dimanche dernier :
Jubilate Deo, universa terra, psalmum dicite nomini ejus.
Poussez des cris de joie pour Dieu, terre entière ; chantez un psaume à son nom.
La première phrase est répétée deux fois, et la reprise contient une vocalise extraordinaire qui s’élève en un immense crescendo du Do grave au Fa aigu. La deuxième partie est composée d’un verset situé à la fin du même psaume qui possède un caractère plus intime et personnel.
Venite et audite, et narrabo vobis, omnes qui timetis Deum, quanta fecit Dominus animæ meæ.
Venez et écoutez, vous tous qui craignez Dieu et je vous raconterai tout ce que le Seigneur a fait pour mon âme.
La mélodie commence encore dans l’enthousiasme puis à partir du mot narrabo elle s’apaise et s’adoucit progressivement pour se terminer dans une ambiance plus contemplative.
Communion : Dum venerit
Après la jubilation des quatre premiers chants de cette messe du quatrième dimanche après Pâques, qui a culminé dans l’immense acclamation de l’Offertoire, nous allons entendre quelque chose de tout à fait différent, qui ressemble beaucoup aux Communions des deux dimanches précédents. C’est à nouveau le Christ, le bon pasteur qui nous parle avec douceur sur le ton de la confidence. Le texte de cette antienne est tiré de l’évangile du jour, pris dans le discours après la Cène en saint Jean, et dans le même passage que celui de dimanche dernier. Notre Seigneur vient d’expliquer à ses apôtres qu’il leur est bon qu’il s’en aille afin de leur envoyer le Saint Esprit, et il ajoute :
Dum venerit Paraclitus, Spiritus veritatis, ille arguet mundum de peccato, et de justitia et de judicio.
Quand viendra le Paraclet, l’Esprit de vérité, il convaincra le monde au sujet du péché, de la justice et du jugement.
Le Paraclet c’est à la fois le défenseur, l’avocat, le consolateur. Ce qu’il nous fait comprendre c’est le péché du monde, c’est-à-dire de tous ceux qui refusent de reconnaître le fils de Dieu et de se soumettre à lui. C’est que le Christ est vraiment le Juste par excellence et qu’entre lui et Satan, le prince de ce monde, le jugement est définitivement prononcé. La mélodie est très douce et un peu mystérieuse et elle se termine dans une ambiance de joie légère qui nous incite à la confiance en ce divin Esprit que nous allons bientôt recevoir.
Le recteur de la cathédrale de Bayeux démuni face à la multiplication des vols
Samedi 29 avril, un tronc de la cathédrale Notre-Dame de Bayeux (Calvados) a de nouveau été pillé, le septième depuis novembre 2022. Le père Emmanuel Péteul, recteur des lieux, se dit impuissant. Qu’en pense le ministre des Cultes ?
« Un tronc a carrément été embarqué avec le diable de la mairie ! Il faut être au moins deux pour porter un tronc. Les personnes qui étaient présentes au moment des faits ont certainement pensé qu’il s’agissait d’un acte banal ».
« L’objectif, c’était le profit, ça comptait plus que la santé des patients »
France Info qui verse dans le complotisme ? Qu’en pense le ministre Braun ?
Le complotisme l’a emporté sur la science lors des débats à l’Assemblée. La vaccination est une arme de protection massive, mais les oppositions ont décidé d’envoyer un message regrettable aux soignants. Merci à la majorité présidentielle d’être restée fidèle à ses valeurs.
— François Braun (@FrcsBraun) May 4, 2023
Un ancien commercial de Pfizer raconte dans « Complément d’enquête » comment il est devenu lanceur d’alerte, avant de faire condamner son employeur à une amende record. Pfizer a accepté de payer 2,3 milliards de dollars, la plus grosse amende de l’histoire. Le champion de la course au vaccin contre le Covid détient le record du laboratoire le plus sanctionné : 90 fois en vingt-deux ans…
Au cœur du scandale de l’émission, ce n’est pas encore le « vaccin » contre le Covid, mais l’un des médicaments qui figurait au catalogue de ce commercial : le Bextra. Aux Etats-Unis, la vente de cet antidouleur était autorisée à certaines doses précises : 10 mg contre l’arthrose, et 20 mg contre les dysménorrhées (règles douloureuses). Mais selon John Kopchinski, face au marché potentiel, la firme aurait poussé ses commerciaux à aller bien au-delà de ces autorisations. Un surdosage de Bextra pouvait provoquer des AVC, ou encore de graves réactions allergiques, potentiellement mortelles.
Au total, ce sont neuf lanceurs d’alerte qui, partout aux Etats-Unis, ont témoigné d’un système frauduleux pour encourager à prescrire toujours plus de Bextra. Selon eux, pour convaincre les médecins, Pfizer distribuait notamment des invitations à tout un panel d’événements : matchs de baseball, courses de voitures sponsorisées Viagra, soirées dans des clubs de strip-tease, au casino, au golf. Avec succès, puisque les ventes de l’antidouleur ont explosé… jusqu’à ce qu’il soit retiré du marché à cause de ses effets secondaires.
En attendant le prochain procès, quand Ursula Von der Leyen aura livré la vérité sur les contrats européens passés avec Pfizer ?
Un projet de loi “fin de vie” est bien dans les chantiers de la rentrée
Le sujet de la fin de vie est désormais médiatiquement sous les radars, cependant politiquement le projet de loi sur la fin de vie figure bien dans la feuille de route d’Elisabeth Borne (laquelle ne serait pas à un mensonge près, voir aussi là). Si le sujet n’a pas été abordé dans son discours il est bien dans la liste des “chantiers de la rentrée”, en page 27 du document détaillant les mesures à la presse au travers de cette ligne :
Élaborer une stratégie décennale sur les soins palliatifs et d’un projet de loi « fin de vie ».
La vigilance reste donc de mise.
La campagne se poursuit avec la diffusion du documentaire sur l’euthanasie :
Une église tagguée en Seine et Marne
L’église de Lieusaint (Seine-et-Marne) a été la cible de vandalisme : plusieurs inscriptions et tags ont été réalisés à la peinture noire : « Vive islam et paix », une étoile de David, des inscriptions en arabe ( « Dieu est grand » et « Nulle divinité en dehors d’Allah ») et des traits peints à la bombe.
Une plainte déposée, les tags sont en cours de nettoyage.
La foi pour répondre à la christianophobie LGBT du parlement européen
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
On aimerait dire que l’on est toujours surpris par l’inventivité des blasphémateurs, mais ce serait mentir. Personnellement, je m’attendais à ce genre de production depuis quelques années. Je n’aurais cependant pas imaginé qu’elle serait honorée au sein du Parlement européen, maison qui par ailleurs ne parvient qu’à motiver un électeur sur deux à se rendre au bureau de vote.
La députée suédoise dont le nom ne mérite pas d’être cité ici à commenté qu’elle aimait « penser que les mentalités ont évolué et que maintenant nous pensons de manière plus inclusive à l’amour et même à la religion. Jésus aime les personnes queers tout autant que les autres. » Que l’économie du salut et la théologie du corps soient incompréhensibles pour la députée et l’artiste en question, c’est une chose. Que l’image de Jésus soit récupérée pour faire la propagande du parti LGBT en est une autre. Quelques points méritent d’être soulignés.
Oui, Jésus, Dieu incarné, aime chaque personne et est mort pour nous, même et surtout pour les personnes souffrant d’un trouble du développement de la personnalité, les personnes sous l’emprise de la chair et du péché, maladivement attachées à la fornication, quelque soient leurs idoles ou options préférentielles, volontaires ou involontaires. « Les scribes du groupe des pharisiens, voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » (Marc 2, 16-17) Jésus n’a jamais validé et encouragé ces pratiques, bien au contraire. L’aurait-Il fait que cela aurait été en pleine contradiction avec la signification théologique profonde du corps humain dans lequel Il s’est incarné. Circonstance atténuante pour de nombreuses personnes entravées par une addiction charnelle, la dégénérescence culturelle de l’Occident a fait de la réalisation de chaque pulsion charnelle un élément d’accomplissement de soi et l’air est saturé de pornographie, soutenu par le développement de la technologie n’en finissent pas d’intoxiquer et d’asservir, avec son cortège de maladies physiques et psychiques.
Autre problème, cette représentation du Christ manque de réalisme. Il n’est ici pas question de la couleur de la peau, mais, puisqu’Il est représenté en croix, des marques de la passion qui sont invisibilisées. En effet, il manque au Christ du Parlement les nombreuses cicatrices, les perforations des mains et des pieds ainsi que les traces de sang qui ont résultées de la torture qu’Il a subi. Prions pour que le Saint Sang du Christ invisibilisé, lave la créatrice de cette oeuvre, les députés qui l’ont soutenue, les personnes souffrant de troubles de développement de la personnalité, ainsi que nous tous. La place du personnage identifié comme appartenant à la « communauté LGBT » est comme nous tous, à genoux, aux pieds du Christ, au pied de la croix. Jésus, toujours vivant, lui dirait comme à nous tous « Va, et ne pèche plus ». Supposons que soit exprimé un repentir sincère, Il n’hésiterait pas une seconde à le pardonner.
Cette oeuvre est bien un blasphème prenant les formes d’une appropriation culturelle invisibilisant la signification profonde de la mort rédemptrice de Jésus sur la croix. Il faut connaître l’intensité la jubilation extrême de la part de la grande coalition islamo-gauchiste suite à ce type de provocation. Quoi de plus plaisant que d’attaquer l’Église catholique, qui ne se défendra pas ? Evidemment, certains ont eu raison de pointer du doigt le principe de liberté d’expression à géométrie variable : imaginez le prophète d’une religion au hasard à la place de Jésus, et le Parlement européen se serait étouffé avec les voiles qu’il est trop occupé à promouvoir, tout inféodé à la propagande frériste qu’il est.
Un parallèle intéressant peut ici être fait : tout comme l’islam ayant récupéré et modifié l’histoire de Jésus, le parti LGBT souhaite lui aussi avoir son Jésus, imposé sa narration mensongère.
Notre effroi, notre stupeur, notre démoralisation est l’effet recherché. Soyons en conscients. Ne nous laissons pas démoraliser et gardons les yeux fixés sur la magnificence et l’amour du Christ ressuscité. « La ou le péché abonde, la grâce surabonde ». Profitons de cette gifle du diable pour nous renforcer dans la prière. Nous aurons à subir de nombreux autres coups. Mais le Christ est ressuscité, et Il a déjà vaincu le mal !
« Jésus, j’ai confiance en toi ! »
Face à la crise démographique, la nécessite d’une politique familiale
L’Homme Nouveau consacre dans son nouveau numéro un dossier à la crise démographique en Europe :
Pourquoi prier la sainte Vierge en mai ?
Pourquoi le mois de mai a-t-il été choisi pour la dévotion mariale ? Comment approfondir sa piété envers la sainte Vierge ? Les réponses du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence les abbés Guelfucci et Barthe, le père Viot et Jean-Pierre Maugendre.
Le Rhin va-t-il continuer à se jeter dans le Tibre ?
De Côme de Prévigny sur Renaissance catholique :
Il y a soixante ans, en plein concile Vatican II, les prélats allemands s’étaient particulièrement fait remarquer pour leur participation aux réformes. Les noms des cardinaux Joseph Frings, archevêque de Cologne, Julius Döpfner, archevêque de Munich, ou Augustin Bea, influent jésuite, s’étaient d’ailleurs rendus célèbres par leur avant-gardisme au point que bon nombre de leurs ouailles étaient souvent restées sur leur faim, aspirant à se dégager toujours plus rapidement d’un passé qu’elles peinaient à assumer. On se souvient qu’en 1966, la conférence épiscopale germanique demandait déjà au pape Paul VI de légiférer en urgence sur la régulation des naissances tout en le suppliant de renoncer aux condamnations d’antan. C’était l’époque où le père Karl Rahner (s.j.) et le professeur Hans Küng exigeaient toujours plus de nouveauté, ce dernier finissant en conflit ouvert avec la papauté, voyant que ses revendications doctrinales et morales n’étaient plus prises en compte comme elles l’étaient autrefois.
Pour autant, le progressisme à l’œuvre en Allemagne ne s’est jamais découragé. Les couvents ont été sécularisés, les églises et les séminaires se sont vidés, les chevelures ont grisonné puis blanchi quand elles ne se sont pas offert une teinture arc-en-ciel. Forts du succès qu’a constitué le coup d’État conciliaire, les catholiques Outre-Rhin restent toujours persuadés de l’idée qu’une assemblée bien accompagnée, par l’évènement qu’elle organise, peut ébranler les convictions les plus ancrées en imposant des vues prétendument majoritaires.
C’est la raison pour laquelle l’épiscopat allemand a organisé un synode, appelé chemin synodal pour manifester sa volonté de faire bouger les principes, du 1erdécembre 2019 au 11 mars 2023.
Une longue histoire synodale
Évidemment, le catholicisme germanique n’est pas à son coup d’essai. Déjà, de 1971 à 1975, le synode de Wurtzbourg, avait eu la prétention, sur le modèle hollandais, de poursuivre l’œuvre initiée par Vatican II de continuer l’ouverture au monde. Comme les réformes conciliaires n’avaient pas été assez loin à son goût, le clergé le plus progressiste d’Europe avait souhaité les approfondir en exerçant une pression sur le Saint-Siège en banalisant des affirmations outrageusement attribuées au Saint-Esprit auquel ces requêtes révolutionnaires donnaient abusivement la paternité. Revendications sur le célibat des prêtres, l’accession des femmes au diaconat, l’autorisation des prédications laïques, l’admission des pécheurs publics à la table de communion, les thèmes étaient déjà les mêmes il y a un demi-siècle. Ils sont éculés et vieux de cinquante ans et les évêques sexagénaires, en pull à col roulé ont eu l’idée de les présenter, encore une fois, comme des aspirations audacieuses.
Aussi ont-ils utilisé les mêmes recettes. Placer les évêques en minorité et mettre les voix du clergé à égalité avec celles des laïcs pour mieux rabaisser le sacerdoce était déjà une pratique expérimentée à l’époque. Bien qu’elle fût interdite une nouvelle fois par le Saint-Siège, ces messieurs d’Outre-Rhin n’ont pas hésité à la ressusciter. Pire, la conférence épiscopale a présenté le Zdk (comité central des catholiques allemands) dont la présidente est un ferme défenseur du droit à l’avortement, comme une instance co-dirigeante du synode. Elle a même consenti, face à ses diktats, à ce que les délibérations du chemin synodal soient des règles contraignantes pour les différents diocèses, bafouant ainsi la constitution divine de l’Église qui assure aux évêques une autonomie dans les juridictions qui leur sont attribuées.
Mais la grande nouveauté du synode allemand du XXIe siècle par rapport au précédent réside dans sa cause. Il aurait été convoqué en raison des scandales moraux du clergé ayant sexuellement abusé de fidèles, en particulier d’enfants. La récupération de ces méfaits sordides est particulièrement cynique quand on considère que les ultra-libéraux réclamaient déjà les mêmes nouveautés il y a cinquante ans sans pour autant invoquer cette cause à l’époque, laquelle constitue désormais un mobile idéal pour culpabiliser l’Église et imposer des revendications qui n’avaient jamais réussi à être acceptées auparavant. Cette fois-ci, les réformes sont présentées comme d’urgentes nécessités pour répondre aux méfaits d’un clergé vieilli, convoqué au banc des accusés.
Les décisions du Synode
Dès les premières réunions, plusieurs membres de l’assemblée se sont évertués à dire qu’il fallait laisser agir l’Esprit Saint et ne surtout pas préjuger des conclusions du Synode. De telles affirmations laissent franchement à sourire lorsqu’on considère qu’en 2023, on a tout simplement resservi les plats qui avaient été présentés il y a cinquante ans, en les agrémentant, il est vrai, de quelques revendications supplémentaires, comme les bénédictions de couples homosexuels. L’archevêque de Munich lui-même, le cardinal Marx, a d’ailleurs avoué que la réunion qui avait jadis rassemblé les évêques n’était que la préparation d’un travail de sape qui avait abouti à l’assemblée qui s’est tenue ces derniers mois :
« Le synode de Wurtzbourg et le processus de discussion de ces dernières années ont préparé le terrain. Nous avons décidé à l’unanimité de suivre un chemin synodal contraignant en tant qu’Église en Allemagne, qui rende possible un débat structuré et se déroule dans un délai convenu, en collaboration avec le Comité central des catholiques allemands. »
Comment ne pas reconnaître que tout était calculé ?
Sans grande surprise, les évêques d’Allemagne ont voté à d’écrasantes majorités des décisions consistant à réexaminer la question du mariage des prêtres, à permettre aux laïcs de prêcher pendant la messe, à favoriser la bénédiction des couples homosexuels, à autoriser les femmes à accéder au diaconat, ou encore à laisser les fidèles changer leur sexe sur leurs actes de baptême dès lors qu’ils ont décidé d’en changer. Un projet n’a pas été examiné après avoir été présenté : celui qui autorisait les fidèles à entendre les confessions en lieu et place des prêtres. Sans doute, n’est-ce qu’une question de temps pour ces évêques aux côtés desquels Martin Luther finit par faire pâle figure. Car, dans toutes ces décisions, la doctrine sacramentelle, la morale de l’Église et le cœur même du sacerdoce sont malmenés en des matières particulièrement graves qui laissent planer de sérieux soupçons d’hérésie sur le catholicisme d’Outre-Rhin.
Il faut dire que la façon de penser a été profondément altérée elle-même. Jusqu’à une époque récente, l’Église, de façon séculaire, avait toujours reconnu que les lieux théologiques permettant d’approfondir la doctrine étaient réduits à quelques sources uniquement : la Tradition de l’Église, la Sainte Écriture, les Conciles œcuméniques, en particulier. Désormais, les esprits novateurs ajoutent de nouvelles sources, totalement étrangères à la révélation, que sont : la raison naturelle, la philosophie et l’histoire. Même le cardinal allemand Walter Kasper, peu réputé pour son traditionalisme, s’est scandalisé de ce renversement complet en qualifiant le chemin synodal de « Soviet suprême » tant il tendait à devenir une instance permanente révolutionnant les esprits.
Les réactions au Synode
La pression exercée par le Synode allemand, soutenu par les médias occidentaux, a bien évidemment suscité de vives critiques à travers le monde. Si, dans l’épiscopat germanique, elles ont été principalement portées par l’évêque de Ratisbonne, Mgr Rudolf Voderholzer, de nombreux fidèles se sont levés pour dénoncer les manœuvres de leurs pasteurs. Ainsi, le Forum des catholiques allemands a-t-il déclaré solennellement :
« Nous ne sommes pas prêts à accepter que les évêques oublient le contenu de leur consécration solennelle et modifient le dépôt de notre foi, que nous avons reçu de l’Église, pour l’adapter à notre époque ».
Il est clair, du côté conservateur, que la rupture doctrinale est à l’œuvre et que l’idée de schisme n’est plus exclue. De leur côté, des princes de l’Église allemands se sont illustrés par leurs prises de position, comme le cardinal Walter Brandmüller ou le cardinal Gerhard Ludwig Müller. L’ancien préfet de la Doctrine de la Foi a par exemple affirmé que le but du chemin synodal était
« la transformation de l’Eglise du Dieu trinitaire en une organisation d’entraide mondaine (ONG). Nous serions enfin arrivés à la “religion de la fraternité universelle”, c’est-à-dire à une religion sans le Dieu de la révélation par le Christ, sans une Vérité qui dépasse la raison finie, sans dogmes et sacrements comme moyens nécessaires de la grâce pour le salut ».
Dans les autres pays, bon nombre d’évêques se sont également inquiétés de la diffusion des idées allemandes, surtout à la faveur du prochain Synode sur la synodalité qui aura lieu à l’automne 2023. Faut-il craindre que les idées novatrices en rupture avec la doctrine de l’Église soient portées à l’intérieur du sanctuaire ? Inquiets de cette perspective, les évêques polonais ou scandinaves ont ainsi interpellé leurs confrères germaniques. De son côté, Mgr Samuel Aquila, archevêque de Denver, a été à l’origine d’une lettre ouverte, co-signée par bon nombre de ses confrères, aujourd’hui plus de cent, pour condamner fermement la déroute synodale :
« Bien qu’ils affichent une apparence d’idées et de vocabulaire religieux, les documents allemands du Chemin synodal semblent largement inspirés, non par l’Écriture et la Tradition […] mais par l’analyse sociologique et les idéologies politiques contemporaines, y compris en matière de genre ».
Mais le grand drame de la situation réside dans la timidité du Saint-Siège qui se singularise par son laisser-faire. En d’autres temps, les évêques allemands auraient tous été déposés – ce que demandait le cardinal Burke. Il n’en est rien. Une fois que les textes ont été adoptés, le cardinal Parolin, secrétaire d’État, paraissait surtout déçu par le manque d’unité du troupeau et il a manifesté une prise de distance mesurée :
« Le chemin synodal prend des décisions qui ne correspondent pas exactement à ce qu’est actuellement la doctrine de l’Église. »
On tremble en entendant le terme « exactement » quand on considère le fossé abyssal qui sépare en réalité la doctrine qui a été dispensée Outre-Rhin et celle qui a été transmise depuis deux millénaires par l’Église. On frémit une seconde fois lorsqu’on entend le cardinal utiliser l’adjectif « actuelle » et estimer qu’il ne retrouve pas dans les écrits du Synode la doctrine actuelle de l’Église, comme s’ils pouvaient éventuellement convenir à ce que serait devenue la doctrine de demain !
Les mouvements révolutionnaires sont en général insatiables. Dès lors que des concessions leur sont faites, leurs acteurs réclament toujours plus de changements, pour construire l’homme nouveau correspondant à leur utopie. Les premières concessions conciliaires disposaient déjà les esprits à exiger les nouveautés actuelles. Aujourd’hui, les promoteurs du Chemin synodal réclament la bénédiction des couples homosexuels, la prédication des laïcs au cours de la messe ou encore le diaconat des femmes. Quels arguments permettront demain d’interdire de bénir les orgies luxurieuses dès lors que leurs adeptes sont tous consentants ? Qui pourra prohiber le culte des satanistes dès lors que leurs ministres sont libres et que leur croyance est sincère ?
6 bonnes raisons de se taire
Dans le livre des Proverbes, nous sont donnés de grandes perles de sagesse. Parmi les conseils qui reviennent à plusieurs reprises dans ce livre de l’Ancien Testament, se trouve celui de garder sa langue, de savoir se taire, comme nous le montrent ces versets.
Le silence est le début de la sagesse et le bavardage, source de bien des maux.
“À trop parler on n’évite pas le péché : qui tient sa langue est bien avisé.” (Proverbes 10, 19)
“ Qui surveille ses lèvres garde son âme, qui ouvre trop le bec court au désastre.” (Proverbes 13,3)
“Qui garde sa bouche et sa langue se garde lui-même de bien des angoisses.” (Proverbes 21, 23)
Le sage parle à bon escient ; en nous taisant, nous pouvons au moins l’imiter :
“S’il se tait, même un sot passe pour sage ; bien malin, celui qui ne dit mot !” (Proverbes 17, 28)
“Qui sait tenir sa langue a du discernement ; qui garde son sang-froid est homme de réflexion.” (Proverbes 17, 27)
“ L’insensé à toute heure exprime ses humeurs, le sage a du recul et les tempère.” (Proverbes 29, 11)
A l’heure des réseaux sociaux, des commentaires, des témoignages, des avis demandés sur tout et en toutes choses, prenons le temps de nous taire. De faire silence. La Bible nous l’enseigne, le silence n’est pas absence mais un espace où la rencontre peut se faire, avec Dieu, avec l’autre, avec soi. Chut …
Alice Ollivier pour Hozana.org
Immigration à Mayotte : l’impuissance française, bientôt en métropole ?
De Benoît Dumoulin dans France catholique :
L’actualité devient intéressante
Deux articles parus récemment laissent présager une fin de régime :
EXCLUSIF – Une large majorité de Français veut tourner la page… de la Ve République https://t.co/r378QkbsH3
— Le HuffPost (@LeHuffPost) May 4, 2023
Qui serait le roi de France aujourd'hui?
Louis de Bourbon ou Jean d'Orléans? https://t.co/61yLcYiBIr
— Le Figaro (@Le_Figaro) May 5, 2023
Le nouveau directeur du protocole d’État a pris ses fonctions mardi matin, avant d’être débarqué… mardi après-midi
Les valeurs de la Ripoublique :
Le nouveau directeur du protocole d’État a pris ses fonctions mardi matin, avant d’être débarqué… mardi après-midi par le Quai d’Orsay. Une casserole du temps où le diplomate était consul à Marrakech a refait surface. Récit dans Playbook. 👇 pic.twitter.com/1k0ohG9ZCG
— Paul de Villepin (@Devillepinpaul) May 5, 2023
L’autre terrorisme vert
Liberté Politique édite une brochure sur l’Ecoterrorisme, rédigée par Daniel Dory, docteur en géographie, spécialisé dans l’analyse géopolitique du terrorisme. Bien que l’écoterrorisme ait gagné en visibilité au cours des dernières années, il constitue un sujet encore largement inconnu ou incompris du grand public. Outil de vulgarisation indispensable, cette brochure apporte des éléments de réponse sur l’écoterrorisme : son histoire, les mots, les idées, les causes, les acteurs et son avenir possible. Le tout complété par de très nombreuses références pour approfondir la réflexion.
Daniel Dory déclare sur Liberté politique :
[…] Il y a plusieurs définitions possibles du terrorisme suivant que l’on se place dans une perspective polémique (pour désigner un ennemi absolu et intrinsèquement illégitime) ; juridique (pour caractériser des actes dits terroristes et leur apporter une réponse pénale) ou scientifique. C’est cette dernière approche qui m’intéresse exclusivement. Et pour s’en tenir à l’essentiel, on peut dire que le terrorisme est une technique de communication violente, qui en s’attaquant à des personnes (ou objets) adéquats, vise à transmettre des messages à diverses audiences. Deux points importants sont à retenir de cette proposition de définition. D’abord, le terrorisme n’est jamais « aveugle » ou « indiscriminé », (sauf accidents ou victimes collatérales), mais cible des victimes possédant ce que j’appelle une identité vectorielle, c’est-à-dire servant au mieux à transmettre (au moyen de leur mort et/ou de leur souffrance, ou encore de leur destruction ou dégradation) les messages en question. Parmi cette catégorie de victimes figurent, par exemple, les enfants, les touristes internationaux, les journalistes, les gens rassemblés au Bataclan etc., ainsi que des bâtiments et monuments à forte charge symbolique. Ensuite, le terrorisme est une technique, donc pas un ennemi à qui on peut « faire la guerre », mais une forme de violence à la disposition de tous les acteurs (individus, groupes de diverses obédiences et États) qui estiment pouvoir en tirer bénéfice.
Quelles sont les groupes ou les personnes susceptibles de recourir à l’action terroriste écologique ?
Il existe en Europe et aux États-Unis une mouvance complexe d’individus et de groupes (associations, ONG, réseaux etc.) de plus en plus déçue par les résultats des mobilisations habituelles pour la protection de l’environnement. Ces dernières années le thème de « l’urgence climatique » a été fortement promu par diverses instances internationales (à commencer par l’ONU et ses satellites publics et privés), ce qui a contribué à créer un sentiment d’angoisse existentielle auprès des secteurs les plus fragiles émotionnellement et les moins formées scientifiquement de cette mouvance bigarrée. En outre, on assiste sous nos yeux à une mutation de cette frange potentiellement violente, qui cesse de se centrer sur les sujets purement environnementaux et/ou animalistes, pour fusionner avec d’autres mouvances (anticapitalistes, antiracistes sélectives, antifascistes d’opérette ou encore féministes virilophobes) au sein des ZAD (Zones à Défendre) ou des Black Blocks. Il en résulte une nébuleuse d’individus et de groupes qui sont déjà clairement engagés dans une dérive illégaliste, avec acceptation de modes opératoires violents. Il ne manque plus, pour l’instant, que de petits noyaux actifs surgissent dans ces milieux, et décident (et soient capables) de passer à l’acte terroriste. Il faut donc être très attentif à ce qui se produira dans les mois et années qui viennent. […]
On peut ne pas aimer le régime russe, il n’empêche que la géographie est têtue
Suite à l’audition de François Fillon par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale consacrée aux influences étrangères, Tugdual Denis écrit pour Valeurs Actuelles :
Un ton calme, posé, des propos précis et clairs. Pédagogique serait-on presque tentés de dire. Ainsi s’est avancé François Fillon lors de son audition devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale consacrée aux influences étrangères, le mercredi 2 mai. Le journal Le Monde et les fainéants des réseaux sociaux n’ayant vu que des moments parcellaires auront retenu l’audition d’un homme “faisant le sourd” (Le Monde) ou cette formule de défense d’un ancien politique reconverti dans le privé: “Si j’ai envie de vendre des rillettes sur la Place rouge, je vendrai des rillettes sur la Place rouge.” Nous avons regardé les deux heures et trente quatre minutes de cette audition, et nous avons assisté à une leçon de géopolitique, que nombre de responsables contemporains, de tous bords, seraient bien en peine de donner.
Il faut d’abord saluer l’atmosphère courtoise -cela change- des débats menés par le président de la commission, le député Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy. Les sourires de François Fillon, son autodérision, loin des descriptions de la presse laissant entendre une forme d’arrogance, voire, pire, d’indolence et de déconnexion, renforcent la comestibilité de cette rediffusion. L’interrogé avait des notes qu’il n’aura finalement quasiment pas consultées. Une économie de mots. Ses réponses s’achèvent parfois comme une note de musique volée.
Le Sarthois sait très bien ce que l’on pense de lui: “Je vois les ricanements” prévient-il avant d’expliquer qu’il conseillait une des entreprises sur les sujets de transition énergétique et de conformité sociale. Il ne tourne pas autour du pot dans son propos liminaire. On veut savoir comment se fait-il qu’il ose encore prononcer le mot “Russie” ? Alors il déroule:
“Une chose n’a pas changé, depuis le général de Gaulle: la géographie. Nous sommes sur le même continent que la Russie. Une immense partie de la Russie est européenne. On peut ne pas aimer le régime russe, et il y a bien des raisons d’être en désaccord avec lui, mais cela n’enlève rien à cette constatation.” Et “cela nous oblige à trouver avec la Russie un mode de relation qui nous permette de trouver la paix et la sécurité.”
D’emblée, ne cherchant pas à flatter la commission, il modifie la focale. Des ingérences étrangères ? Oui, il en a eu beaucoup à traiter en tant que responsable public, et elles venaient pour l’essentiel, sous ses mandats, des… Etats-Unis. “J’ai été écouté pendant cinq ans avec le président Sarkozy par la NSA.” Pire que cela, l’ingérence américaine qui lui semble la plus préoccupante, réside dans le principe d’extraterritorialité, qui permet aux USA de sanctionner des entreprises européennes. La BNP, qui avait payé 9 milliards d’amende en 2014 pour avoir commercé au Soudan s’en souvient.
“Il est tout à fait inacceptable qu’un pays, fut-il allié, se permette de mettre sous monitoring nos entreprises. Mais une grande partie des Européens ne feront jamais de bras de fer avec les Etats-Unis.”
“J’ai voté contre la monnaie unique”, rappelle-t-il, bien que ses promoteurs prédisaient que l’euro puisse devenir une monnaie internationale, ce qui n’est jamais advenu. Fillon, avant sa campagne de 2017, a fait le tour d’Europe des ministres des Finances, et l’Allemand Schauble lui a répondu
“Tu as parfaitement raison mais c’est impossible, nous ne le ferons jamais. Car ce sont les Américains qui assurent notre sécurité.”
Idem pour les Polonais.
Que dire, par ailleurs, de l’ingérence chinoise, quand une délégation branche des clés USB chez Airbus pour procéder à de l’espionnage industriel ? Que dire, enfin, des responsables religieux liés à l’Algérie, au Maroc, ou à la Turquie, et qui donnent des consignes de votes par le biais des imams dans les mosquées françaises.
Les contempteurs n’entendent que ce qu’ils ont envie d’entendre. Maintes fois pourtant François Fillon exposera de réalistes critiques à l’endroit de la Russie. Pays, qui, en matière d’ingérence, “le fait souvent de façon assez grossière”, comme par exemple en montant une confidentielle chaîne de télévision ou en bricolant sur les réseaux sociaux. Pays où il manque de l’essence dans un véhicule de combat, où “un type qui devait être là ne l’est finalement pas”, où rien ne fonctionne jamais vraiment. Pays, aussi, transmuté par les sanctions occidentales mises en œuvre à partir de 2014, au tout début de la crise ukrainienne.
De quoi râler contre l’actuelle attitude de la France ? “Mon pays est en conflit avec la Russie, donc je ne ferai rien qui puisse gêner le gouvernement de mon pays dans ce conflit” balaie François Fillon. Avant d’ajouter que la décision d’envahir l’Ukraine est “une faute qui a été commise par la Russie qui aura des conséquences à très long terme pour elle, pour l’Ukraine, et pour l’Europe.”
Un rappel salutaire: il fut un temps où la relation économique, sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, était fructueuse. Renault devient premier constructeur automobile en Russie, Alstom investit dans les chemins de fer russes, Vinci construit l’autoroute entre Saint-Pétersbourg et Moscou, Kourou se pourvoit d’un pas de tir pour lancer Soyouz. Et ainsi de suite. Une relation commerciale qui permit à Nicolas Sarkozy de faire stopper l’opération militaire de Vladimir Poutine en Géorgie. Tout cela, désormais qu’il est trop tard, va entraîner “une fracture considérable” entre l’Occident et une grande partie du reste du monde.
Les députés en viennent à ce qui les émoustille. François Fillon a un -court- temps siégé à des conseils d’administration en Russie. Parce qu’il est ce qu’il est ? Evidemment que son expérience d’ancien Premier ministre compta dans son recrutement. “Et pas seulement un carnet d’adresses.” Deux entreprises, en l’occurrence, avec lesquelles “il n’y a pas de relation stratégique avec la France. Aucune.” Petite précision: dans la mesure où la guerre en Ukraine a éclaté dès le mois de février 2022, François Fillon a démissionné de ses postes d’administrateur, et n’aura donc pas touché un centime dans ces éphémères fonctions.
Il révèle néanmoins une discussion avec Vladimir Poutine en 2018. Poutine apprenant sa présence en Russie demande à le voir. Il choisit de lui parler de la situation d’isolement diplomatique de la Russie suite au conflit, déjà, en Crimée et au Donbass. Poutine le regarde et lui demande, d’un air dubitatif: “Ah oui ? Et avec qui je parle ?” Fillon hasarde: “Avec le président Macron.” L’ancien Premier ministre préviendra Emmanuel Macron de cet échange à son retour en France. Lui et le président de la République continueront d’échanger sur le sujet.
L’intérêt de cette commission d’enquête consacrée aux ingérences réside dans le fait que le thème même du débat permet d’embrasser le sujet plus large et ô combien passionnant de la tectonique des plaques de la diplomatie mondiale.
Prenez l’exemple de la Chine. Les Chinois avaient inventé un système limitant à deux mandats l’exercice de leurs présidents. Xi Jinping est revenu sur cette disposition, et il s’agit “d’une grave erreur”.
Or, “plus le temps va passer, plus la sortie du pouvoir du dirigeant autoritaire va devenir impossible, voire dangereuse pour lui.’ François Fillon n’est d’ailleurs jamais allé en Chine avec son téléphone portable ou son ordinateur. “Le seul vrai risque de conflit mondial”, se permet-il de préciser en guise de repositionnement de problématique, c’est celui entre la Chine et les Etats-Unis.
“Le régime chinois est plus dur que le régime russe. Et sa menace bien plus grande. Que fait-on avec les pays du Golfe ? L’Arabie saoudite est un régime démocratique ?”
La dernière leçon sera pour la presse. Notre presse. Notre capacité à débattre, et, au fond, à penser contre nous-même pour mieux nous convaincre.
“Dans les campagnes d’autrefois, on accusait les communistes d’être aux ordres de l’URSS et les centristes de Washington”. “Dans ces époques, il y avait une presse plus contradictoire. Là, sur un certain nombre de sujets, on a l’impression que c’est unanime. Sur l’exemple de la guerre en Ukraine, il y a paradoxalement aux Etats Unis, dans le pays le plus engagé dans cette guerre, un débat beaucoup plus ouvert. Or ce n’est jamais bon quand c’est unanime…”
On souhaite à tous les journalistes un tant soit peu capables d’honnêteté intellectuelle de réfléchir à ces lignes. Et l’on ne souhaite pas aux responsables politiques de droite d’aujourd’hui, qui se pensent aptes à gouverner malgré leurs lacunes, d’avoir regardé l’entièreté de cette audition. Saeva comparatio.
Nouvelle défaite LGBT en Floride
Les élus de Floride ont voté jeudi 4 mai une loi qui interdit aux médecins d’administrer des traitements hormonaux et chirurgicaux de transition de genre aux mineurs. Le texte proscrit les opérations chirurgicales, les traitements bloquant la puberté ou la prise d’hormones.
Pour devenir une loi, le texte doit encore être signé par Ron DeSantis, ce qui ne fait aucun doute.
Le texte sur les traitements de transition a reçu le plein soutien de la majorité républicaine dans les deux chambres. Les démocrates, opposés, n’ont rien pu faire. «Les mots ne suffisent pas à faire exister quelque chose qui n’existe pas. Il est impossible de changer de sexe», avait déclaré pendant les débats à la Chambre des représentants locale le républicain Ralph Massullo.
Banalisation de l’euthanasie au Canada
Lu sur l’ECLJ :
À l’occasion de la 44e session des Examens périodiques universels (EPU ou UPR pour Universal Periodic Review), l’ECLJ a présenté à l’ONU un rapport sur le Canada, en particulier concernant l’ouverture progressive de l’accès à l’euthanasie dans ce pays. Le dispositif désigné par l’euphémisme « d’Aide Médicale à Mourir » (AMM ou MAID pour l’acronyme en anglais) semble faire l’objet d’un contrôle de plus en plus lâche à mesure que les limites initialement imposées sont levées.
Le Canada est pourtant partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques dont l’article 6 consacre le droit à la vie «inhérent à tout personne humaine»[1] ou encore signataire de la Déclaration universelle des droits de l’homme qui indique dès l’article 3 que «tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne»[2].
La pente glissante vers une euthanasie banalisée
L’euthanasie est possible au Canada depuis 2016. Initialement encadrée, elle était strictement réservée aux majeurs atteints d’une maladie incurable dont la mort était la seule issue, capables d’exprimer leur consentement éclairé et ayant été informés des alternatives[3]. Depuis, le nombre de personnes y ayant recours n’a cessé d’augmenter[4]. Les maladies mentales étaient provisoirement exclues des conditions ouvrant à l’euthanasie jusqu’en mars 2023 et cette limite a été repoussée d’un an, mais il est clair qu’elle ne demeurera pas beaucoup plus longtemps[5]. En février 2023, un comité parlementaire a appelé à ouvrir l’euthanasie aux «mineurs matures» et ce sans le consentement de leurs parents[6]. Ainsi, l’effritement des limites censées garantir une application raisonnable d’une exception à l’interdit de tuer montre le chemin que prend inévitablement toute ouverture de l’accès à l’euthanasie : une banalisation progressive. Un tel exemple devrait mettre en garde ceux qui seraient tenter d’accepter l’euthanasie sous la garantie de limites strictes car celles-ci ne sauront être que provisoires.
Un dispositif qui inquiète jusqu’aux experts de l’ONU
L’euthanasie a d’ores et déjà été ouverte aux personnes souffrant de handicap ou de maladie chronique en 2021, en supprimant la condition d’une mort proche. La violation du droit à la vie et du respect de la dignité humaine causée par le dispositif d’AMM a même poussé le Rapporteur spécial sur le droit des personnes handicapées, l’Expert indépendant sur les droits des personnes âgées et les Rapporteur spécial sur les droits de l’homme et l’extrême pauvreté a exprimer leur préoccupation dans une lettre au gouvernement du Canada, affirmant qu’une telle loi sous-entend «qu’il vaut mieux être mort que de vivre avec un handicap»[7]. Ainsi, permettre d’euthanasier des personnes handicapées ne saurait se limiter à simplement laisser mourir ceux qui le demandent, mais instaurera une pression sociale envers les membres les plus fragiles de la société, leur faisant comprendre qu’il vaut mieux pour tous qu’ils meurent. Enfin, malgré un cadre légal, cette pratique ouvre la porte à des abus. Un patient sujet à des pensées suicidaires et hospitalisé pour cette raison fut euthanasié en 2019 sous le seul prétexte d’une perte d’audition malgré les réserves émises par sa famille et une infirmière le suivant[8]. L’euthanasie est un symptôme dramatique d’une société qui ne parvient pas ou ne souhaite plus prendre soin de ses membres ls plus fragiles. N’est-il pas ironique qu’un homme soigné pour des tendances suicidaire soit tué par ceux-là même qui l’en ont d’abord empêché ?
Ainsi, il ne peut exister d’application raisonnable de l’euthanasie qui ne porte atteinte au droit à la vie et n’aboutisse immanquablement à une atteinte à la dignité humaine. Le Canada devrait revenir sur l’autorisation de l’euthanasie et faire bénéficier ses citoyens dans le besoin des avancées de la médecine et de la technologie pour assurer des soins adaptés aux malades.
Tous les journalistes sont égaux mais certains le sont plus que d’autres
Cette réécriture de l’épilogue du roman de George Orwell, La Ferme des animaux, s’adapte assez bien à la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai.
Elle a été particulièrement marquée par une série d’activités organisées au siège de l’ONU. Mais cette célébration mondiale de la liberté de la presse était interdite aux journalistes russes…










