Incendie d’une chapelle à Aurillac
Jeudi 29 décembre, peu après 5 heures, un incendie s’est déclaré dans la chapelle du site de Saint-Eugène, à Aurillac. Le toit de l’édifice religieux est entièrement détruit.
L’origine du sinistre n’est pas encore connue. L’enquête a été confiée aux policiers du commissariat.
Inscrire l’avortement dans la constitution serait un recul de la démocratie
De Roland Hureaux, essayiste:
Il est patent qu’à tous les niveaux, la démocratie a reculé au cours des dernières décennies. Non point que le jeu en soit, comme certains le disent, faussé, mais parce que les dirigeants politiques nationaux et internationaux n’ont cessé d’en restreindre le champ.
Sous la IIIe République, qui a tout de même duré 70 ans, trois lois simples tenaient lieu de constitution. Hors de ces lois, le Parlement était libre de légiférer. Pas de conseil constitutionnel pour le censurer, pas de comités chargés d’émettre des avis souvent contraignants.
Les constitutions de la IVe et de la Ve Républiques sont plus détaillées, mais, dans son état originel, la dernière laissait un champ large au pouvoir législatif. Cet espace n’a cessé de se restreindre sous l’effet de deux évolutions.
La première est interne : elle tend à élargir le bloc constitutionnel aux grands principes (Déclaration des droits de l’homme , préambules, voire devise de la République) que jusque là le législateur avait précisément mission d’interpréter, un rôle qui, de plus en plus, revient au juge, national ou international.
La constitution française de 1958 elle-même s’est au fil des ans enrichie de dispositions sur la décentralisation, les langues régionales, l’égalité de sexes, la lutte contre les discriminations qui enserrent le travail du législateur dans un corset de plus en plus étroit.
La seconde évolution est l’extension indéfinie du droit international, lequel s’impose comme on sait au droit national. Les traités européens, surtout celui de Maastricht et le traité constitutionnel de 2005 furent mal reçus , l’un approuvé de justesse, l’autre rejeté ; une des taisons en est qu’au-delà de la simple organisation de pouvoirs , seul domaine proprement constitutionnel, ils posaient , surtout le second, en matière de droit social, d’environnement, de culture, de droit des étrangers, toute une série de normes qui , ainsi inscrites dans le marbre des traités, ne pouvaient plus donner lieu à débat législatif, non seulement dans les parlements nationaux mais même au Parlement européen. D’ailleurs dès le traité de Rome (1956), le libre-échange avait été posé comme principe intangible exclu de tout débat, ce dont nous mesurons aujourd’hui les inconvénients.
Ajouter un supposé droit à l’avortement (nous rappelons que Simone Veil s’est toujours opposée à ce qu’on le considère comme un droit) conduirait, sur un sujet particulièrement sensible, à un nouveau rétrécissement de l’espace législatif. Il est à craindre que le juge constitutionnel ou quelque accord international aidant, le droit des soignants à l’objection de conscience ou le délai limitant la possibilité d’avorter que Macron vient de reporter, contre l’avis des gynécologues, de douze à quatorze mois, ne viennent à sauter.
Les parlementaires qui veulent inscrire l’avortement dans la constitution se méfient d’ hypothétiques évolutions législatives qui viendraient à le restreindre. Ils veulent là encore rétrécir le pouvoir législatif. Certes le fond de l’affaire est philosophique : il s’agit d’abord de donner plus de solennité à la législation en cause, mais les députés déclarent avoir peur des excès de la démocratie qui , si l’opinion venait à tourner, tendrait à restreindre les conditions légales d’un avortement volontaire. Peur du suffrage universel… comme les réactionnaires de tous les temps.
A front renversé
Ainsi les forces politiques jouent dans cette affaire (le savent-elles ?) à front renversé. Depuis la Révolution, il était d’usage d’opposer les « libéraux », disciples de Montesquieu, qui considéraient que la démocratie devait être encadrée par de sérieux garde-fous destinés à contenir les débordements populaires et les « républicains », disciples de Rousseau, qui considéraient que la délibération du peuple ou d’une assemblée élue en émanant directement s’imposait de toutes les façons. C’est un homme très marqué à gauche, André Laignel , qui avait exprimé en 1981 ce principe dans une formule célèbre : « Vous avez juridiquement tort, parce que vous êtes politiquement minoritaires. »
Les premiers tiennent les lois pour une axiomatique qui des sages déduiraient de quelques grands principes. Les autres ne connaissent que la volonté populaire immédiate. Les uns se passeraient de peuples, les seconds de constitution. Aujourd’hui, par un curieux retournement, c’est la gauche qui veut opposer des barrages constitutionnels ou internationaux à des décisions que pourraient prendre les assemblées. Et c’est une partie de la droite qui défend, sur le sujet de l’avortement ou sur d’autres, le maintien d’un espace législatif à la discrétion des élus.
Inscrire dans Constitution le « droit à l’avortement » reviendrait à restreindre une fois de plus le champ législatif. C’est par un singulier paradoxe que la gauche se fait l’avocat de telles restrictions. Ce serait accroître à terme le mépris des citoyens pour leurs élus nationaux qui, depuis tant d’années, s’acharnent à restreindre leur propre pouvoir, au risque que beaucoup se demandent à quoi ils servent encore et, pour dire les choses vulgairement, pourquoi on les paye.
“Le souhait de la population française de souche, ce n’est pas qu’ils s’assimilent, mais qu’ils s’en aillent”
La Grande Mosquée de Paris porte plainte contre Michel Houellebecq, en s’appuyant sur le dernier arrêt de la CEDH :

Le ministre de l’éducation interrogé sur l’interdiction de l’école à la maison
Le député LR Xavier Breton interroge le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur la mise en œuvre du régime d’autorisation d’instruction en famille (IEF) :
Les familles sont désormais soumises à une autorisation délivrée par les académies. Pour l’année scolaire 2022-2023, de nombreux parents d’élèves n’ont pas reçu cette autorisation alors que leurs enfants semblaient répondre aux critères prévus par la loi. Les refus sont très variables d’une académie et même d’un département à l’autre, ce qui crée une rupture d’égalité entre les territoires. C’est au titre du motif 4 que la plupart des académies refuse un grand nombre de demandes. Ce motif se base sur
« l’existence d’une situation propre à l’enfant motivant le projet éducatif, sous réserve que les personnes qui en sont responsables justifient de la capacité de la ou des personnes chargées d’instruire l’enfant ».
Les parents d’élèves font remonter leurs difficultés à avoir des motifs explicites justifiant du refus de l’autorisation. Il en est de même lorsqu’ils déposent un recours. Aussi, quelques mois après la rentrée, il demande de lui communiquer le nombre d’autorisations enregistrées, le nombre de refus avant et après recours en précisant les motifs, leur répartition académique, le nombre de contrôles effectués par les autorités académiques et le nombre de cas répondant aux critères de la loi sur le séparatisme.
Totum amoris est
Le pape François a publié aujourd’hui une lettre apostolique à l’occasion du 4e centenaire de la mort de saint François de Sales.
Extrait :
Rentré à Annecy, il fut ordonné évêque le 8 décembre de la même année 1602. L’influence de son ministère épiscopal sur l’Europe de l’époque et des siècles suivants apparaît immense. « C’est un apôtre, un prédicateur, un homme d’action et de prière ; engagé dans la réalisation des idéaux du Concile de Trente ; participant à la controverse et au dialogue avec les protestants, faisant toujours plus l’expérience, au-delà de la confrontation théologique nécessaire, de l’importance de la relation personnelle et de la charité ; chargé de missions diplomatiques au niveau européen, et de fonctions sociales de médiation et de réconciliation ». [20] Il est surtout un interprète privilégié d’un changement d’époque et le guide des âmes en un temps qui, d’une manière nouvelle, a soif de Dieu.
Le grand remplacement
Selon une étude de l’INSEE :
2/3 Un tiers des personnes de moins de 60 ans a une ascendance #immigrée sur 3 #générations :
• 9% sont immigrées (G1)
• 13% sont descendantes directes d'immigrés (G2)
• 10% sont descendantes d'immigrés de 3e génération (G3, petit-enfant d'immigrés) 👉https://t.co/QYZLEzl4RI pic.twitter.com/gR9Zh4VAj0— Insee (@InseeFr) December 27, 2022
En 2019-2020, parmi les personnes vivant en logement ordinaire en France métropolitaine,
- 9 % sont immigrées,
- 12 % sont descendantes d’immigrés de 2e génération
- et, parmi celles de moins de 60 ans, 10 % sont descendantes d’immigrés de 3e génération.
Le profil migratoire de la population reflète avec décalage les flux d’immigration successifs.
Parmi les descendants d’immigrés de 2e génération, les plus jeunes sont majoritairement originaires d’Afrique, alors que les plus âgés sont originaires d’Europe.
Au sein des actuels descendants d’immigrés de 3e génération, la part des origines européennes se réduit au fil du temps mais demeure prépondérante.
La diversité des origines résulte également d’une mixité croissante des unions à chaque génération : si 27 % des immigrés sont en couple avec un conjoint sans ascendance migratoire directe, c’est le cas de 66 % des descendants de 2e génération.
À la 3e génération, neuf petits-enfants d’immigrés sur dix de moins de 60 ans n’ont qu’un ou deux grands-parents immigrés.
14-18: l’héroïsme discret de nos religieuses
Lu dans le hors-série de Valeurs actuelles sur les moines: “Il était une foi” (à commander ici) (cliquer sur les liens pour ouvrir les pages):
Soeurs Apolline, Rose, Maria, Basilide, Gabrielle… Si la Grande Guerre fut d’abord celle des poilus, nos religieuses se sont investies sans compter auprès des blessés français, mais aussi allemands. Qui étaient ces héroïnes ?
Benoît XVI serait très malade
Ce matin lors de l’audience du mercredi, le Pape François a appelé à prier pour son prédécesseur le Pape émérite Benoit XVI :
Je voudrais vous demander à tous une prière spéciale pour le pape émérite Benoît, qui dans le silence soutient l’Église : se souvenir de lui, il est très malade, demander au Seigneur de le consoler et de le soutenir dans ce témoignage d’amour pour l’Église jusqu’à la fin.
Addendum : on m’informe que depuis plusieurs jours, Benoît XVI décline nettement. A son chevet : son secrétaire, revenu en urgence, car il était parti en vacances quelques jours dans sa famille
et un Frère pour les soins.
La sauvegarde de la dignité de la personne humaine
En cette fête des Saints Innocents, voici l’intervention du député LR Xavier Breton lors de l’examen de la proposition de loi constitutionnelle visant à garantir le droit à l’avortement, le 9 novembre :
Retranscription :
M. Xavier Breton (LR). Les interventions des orateurs des groupes montrent bien que le débat n’est pas de savoir si l’on est pour ou contre l’IVG, mais bien plutôt s’il s’agit de l’IVG inconditionnelle. Madame la rapporteure, vous n’avez pas répondu à la question posée à plusieurs reprises pour savoir si la rédaction proposée conduisait à un droit absolu et inconditionnel.
La loi Veil et la jurisprudence concilient deux principes : la liberté de la femme, qui découle de l’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, et la protection de la vie à naître, dont le fondement est la sauvegarde de la dignité de la personne humaine contre toute forme de dégradation.
Pouvez-vous nous dire très précisément si votre proposition de loi constitutionnelle cherche également à les concilier ? Certains parmi nous privilégient exclusivement la liberté de la femme. Le débat se situe là et il faut l’avoir ouvertement dès le stade de la commission, pour savoir si l’on reste dans une logique d’équilibre entre deux principes.
…/…
M. Xavier Breton (LR). Le choix de l’emplacement est tout aussi important que celui des termes. S’il était fait référence, dans la Constitution, au « respect de l’autonomie personnelle », cela conférerait au droit à l’IVG un caractère absolu, inconditionnel, qu’il n’a pas en l’état de notre droit. Il en est ainsi car la liberté de la femme n’est pas un principe absolu, elle va de pair avec le principe de protection de la vie à naître. Il faut l’assumer.
On ne changera pas le droit existant, a dit Mme la rapporteure. On annonce pourtant des prolongations de délai durant cette législature et on sait que certains sont partisans d’un droit inconditionnel à l’IVG. On se demande pour quelles raisons vous conservez des critères législatifs comme le délai ou la clause de conscience pour les professionnels de santé. Si ce n’est pas pour la liberté de la femme, c’est pour un autre principe : celui de la protection de la vie à naître. Dites-le clairement, pour que l’on ne reste pas sur de faux-semblants ! À défaut, on pourrait penser que la proposition de loi constitutionnelle a pour objectif d’aller vers un droit absolu, inconditionnel, à l’avortement.
…/…
M. Xavier Breton (LR). On lit, dans l’exposé sommaire, que « le droit constitutionnel à l’IVG se fonde sur le seul principe de l’autonomie personnelle, à savoir le droit de disposer de soi et de faire ses choix pour soi-même, ce qui doit fonder la garantie d’accès aux droits procréatifs. ». Selon cette logique, seule compte la liberté des femmes et la protection de la vie à naître est évacuée.
Notre désaccord ne porte pas tant sur le fait d’être pour ou contre l’IVG que sur le fait de savoir s’il s’agit d’un droit absolu, inconditionnel. Les différentes rédactions montrent que tel est bien l’esprit du texte, et nous ne pouvons pas nous y retrouver.
Dieu et la science: table ronde aux Bernardins
Voici la présentation d’Olivier Bonnassies en introduction de la table ronde qui s’est tenue aux Bernardins sur le livre qu’il a coécrit avec Michel-Yves Bolloré: Dieu, la science, les preuves.
Dans les vignes du Bon Dieu
Lu dans le hors-série de Valeurs actuelles sur les moines: “Il était une foi” (à commander ici) (cliquer sur les liens pour ouvrir les pages):
Comme quelques autres communautés religieuses, les moines et moniales du Barroux ont renoué avec l’activité viticole. Manière de louer Dieu par l’excellence du vin, mais aussi de valoriser le travail des vignerons locaux. Reportage.
Media vita in morte sumus
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Noël et la Tradition primordiale
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« Noël, fête de la naissance de Jésus, ou bien de Mithra (1) , ou bien du solstice d’hiver ? Pâques, fête de la résurrection de Jésus, ou bien de l’équinoxe de printemps ? » Autant de prétendus arguments, parmi d’autres du même tonneau, pour nier l’historicité et l’originalité du christianisme. En arrêtant, en 354, le 25 décembre comme jour de naissance du Christ (2), le pape Libère mettait en concurrence cet anniversaire avec celui de la naissance de Mithra et de Sol Invictus (Soleil invaincu), mais il montrait surtout que cette correspondance de la Révélation chrétienne avec des mythes païens (3) annonçait le Christ venant accomplir l’attente universelle d’un Sauveur (4), promis à l’aube de l’humanité (Gn 3.15), et dont toutes les cultures et civilisations, avaient, plus ou moins obscurément, gardé le souvenir. Éclairés par cette lointaine lumière, et à partir de ce qu’ils connaissaient, les peuples s’étaient représenté Dieu … appelant inconsciemment Son Incarnation. L’Église sait lire dans les paganismes la Tradition Primordiale révélée à Adam et Ève, et elle a la joie de leur en annoncer l’accomplissement ! D’une part, rien ne prouve que Jésus ne soit pas né ce jour-là, et d’autre part, quand, sinon au solstice d’hiver devait naître Celui qui est la Lumière du monde, venu vaincre le Prince des ténèbres (Jn 8.12,35,46) ? Ainsi, la religion mazdéenne attendait-elle « le sauveur, le « Vivant », qui, né d’une vierge, purifiera le monde du mal par le feu. (Georges minois, Histoire de l’enfer, PUF, 1999, p.23) » Mais « il y a cette différence entre le Christ et les autres hommes que ceux-ci naissent soumis à la nécessité du temps, et que le Christ, comme Seigneur et Créateur de tous les temps, a choisi la date à laquelle Il naîtrait, ainsi que Sa mère, et le lieu de Sa naissance. Et parce que ce qui vient de Dieu est parfaitement ordonné et merveilleusement disposé, il s’ensuit que le Christ est né au moment le mieux choisi. (ST, III, Q 35, a.8) » Et quoi d’étonnant à ce que les événements de la Rédemption coïncident avec des événements cosmiques, si le Rédempteur est aussi le Créateur ?
(1) Nul doute que si le christianisme avait copié la religion de Mithra, l’empereur Julien (331-363) devenu apostat l’eût dénoncé en ses ouvrages pour discréditer l’Eglise alors qu’il œuvrait au rétablissement du paganisme …
(2) Certains se font un devoir de dénigrer la fête de Noël au motif qu’elle ne serait que la christianisation des Saturnales. Or, les Saturnales étaient célébrées le 17 décembre, puis, sous l’empire romain, entre le 17 et le 23 décembre et ce jusqu’en 380 ap. J.-C., année où le christianisme devint religion d’État à la place du paganisme. Si donc Noël n’avait été placé le 25 décembre que dans le but d’inciter les païens à abandonner les Saturnales au profit de la Nativité du Christ, le Christ aurait dû naître du 17 au 23 décembre… Quant à ceux qui veulent n’y voir que la reprise de la fête de la naissance du Soleil Invaincu (Dies Natalis Solis Invicti), il faut leur rappeler que cette fête fut créée par l’empereur Aurélien en 274 ap. J.-C.… Certes, nous n’avons pas retrouvé de trace écrite de la célébration de Natalis Dies (Noël) avant l’an 336, mais cela ne signifie pas pour autant que Noël n’était pas célébré auparavant. Rappelons encore qu’en 221 l’historien chrétien Sixte Jules l’Africain dans ses Chronographiai nous apprend que les catholiques célébraient déjà l’Annonciation le 25 mars. Le fait que selon l’Évangile de saint Luc, au moment de la Nativité, les bergers vivaient aux pâturages ne désigne pas le printemps pour autant, car non seulement les moutons supportent très bien le froid, mais le climat à Bethléem en hiver ne connaît pas de température négative, ce qui permet de vivre dehors, à l’abri de quelque étable de circonstance. Les contradicteurs de cette date ne peuvent donc pas prouver que Jésus n’est pas né un 25 décembre… De plus, selon le savant israélien Shermanyahu Talmon ayant retrouvé le calendrier liturgique de la secte de Qoumran, il apparaît que la famille d’Abias, à laquelle appartenait le prêtre Zacharie, père de saint Jean Baptiste (Lc 1.5), devait accomplir son service aussi du 24 au 30 septembre. Ce n’est donc pas sans raison que les “six mois” annoncés par l’ange à la Vierge Marie coïncident avec la fête liturgique du 25 mars, trois mois avant la naissance du Baptiste le 24 juin, et neuf mois avant le 25 décembre…
(3) Par exemple encore, la relation de Jésus et de Marie est souvent présentée comme la reprise de celle de la déesse égyptienne Isis et de son fils Horus… Or, contrairement à ce que veulent croire les calomniateurs de la foi chrétienne, Horus n’est pas né d’une vierge, sa naissance n’a pas été annoncée par des anges, il n’est pas né dans une grotte, et il n’avait pas non plus douze disciples…
(4) À cet égard, combien stupéfiante est la révélation aztèque de Quetzalcoatl, le Serpent à plumes (ayant donc, comme le Christ, deux natures), qui, changé en homme blanc, porterait une grande croix, et dirait : « Vous observerez ce signe. Cet Arbre est la Vérité et la Vie. La branche centrale unit le Ciel et la terre. Un de ses bras est l’amour et l’autre est la douleur. » !
https://youtube.com/shorts/-JtMPZuU-cA
Pourquoi prier la sainte Famille ?
La sainte Famille est le nom donné à la famille formée par Jésus, Marie et Joseph. Il s’agit donc de la famille terrestre qui a vu grandir le Christ : un foyer simple et modeste de Nazareth, berceau de l’Amour même. Ce lieu saint qui a accueilli et vu grandir Dieu fait homme, en la personne de Jésus, fait l’objet depuis quelques siècles d’une dévotion particulière chez les catholiques. Une fête lui est même consacrée, le dimanche suivant Noël.
La sainte Famille est donnée en modèle à toutes les familles. Le pape François lui-même nous encourage à prier et contempler la sainte Famille. Il lui a écrit une belle prière dans son encyclique Amoris Laetitia.
En effet, ce que nous enseigne cette famille de Judée, vivant il y a plus de 20 siècle, est universel et intemporel. Car si nos familles sont appelées à être des lieux d’amour ; dans notre vie de tous les jours, nous savons tous combien les relations avec nos parents, nos enfants, nos frères et soeurs, peuvent aussi être le lieu de blessures, de tensions et d’incompréhension.
La sainte Famille nous apprend cet amour saint, qui ne cherche ni le contrôle, ni la possession de l’autre. Au contraire, chacun voit en l’autre l’être unique et libre, désiré par Dieu et lui permet de s’épanouir comme tel.
- Quelle confiance en Dieu et quel respect pour Marie, quand Joseph accepta de la prendre pour épouse alors qu’elle portait un enfant qui n’était pas de lui.
- Quelle confiance en Joseph et en son écoute de Dieu, quand Marie, jeune accouchée avec un bébé de quelques jours, le suivit lors de la fuite en Egypte pour échapper à Hérode.
- Quelle confiance en Dieu, en leur fils, en ce qui était en germe, ont dû avoir Joseph et Marie pour faire face à des situations comme la recherche de Jésus, perdu à 12 ans, et finalement retrouvé au Temple.
- Quelle confiance et respect pour le savoir de Joseph, quand Jésus – Fils de Dieu – apprend d’abord, pendant des années, le métier de charpentier, avant de commencer sa vie publique.
- Quelle confiance et respect pour l’intuition de Marie, quand Jésus accomplit son premier miracle à la demande de sa mère lors des noces de Cana.
Avec la sainte Famille, nous pouvons demander au Seigneur que nos familles soient aussi le lieu où chacun d’entre nous puisse grandir dans le respect et la confiance en ce qu’il est et puisse s’accomplir dans la volonté et l’amour de Dieu.
Alice Ollivier pour Hozana.org
C’est Noël à Saint-Germain-en-Laye
Communiqué du diocèse de Versailles :

Pourquoi faire une retraite?
Lu dans le hors-série de Valeurs actuelles sur les moines: “Il était une foi” (à commander ici) (cliquer sur les liens pour ouvrir les pages):
De tout âge, ils sont des milliers d’hommes et de femmes à faire le choix, chaque année, d’une retraite de quelques jours dans un monastère. Comme un irrépressible besoin de se ressourcer à l’essentiel, loin de la frénésie du monde. Témoignages.
Jésus est-il vraiment né le 25 décembre ?
État des lieux avec l’abbé Sauvonnet sur Claves :
Commençons par rappeler quelques données archéologiques certaines, tirées des écrits des Pères. D’abord, il est vrai que la date de la fête de Noël a pu, dans les premiers siècles, varier selon les régions. Ensuite, deux documents romains datés respectivement de 336 et de 354, permettent de conclure
« que réellement, en 336, on célébrait à Rome la naissance du Sauveur le 25 décembre[2] ».
Dans une homélie prêchée vers 386, saint Jean Chrysostome dit que l’usage de fêter la naissance du Christ le 25 décembre n’est vieux que d’une dizaine d’années à Antioche. Mais il affirme aussi que
« (…) ce sont les fidèles de Rome qui nous ont transmis la connaissance de ce jour ; et ils n’ont pas cessé de le célébrer jusqu’à l’époque la plus reculée[3] ».
Saint Jérôme affirme quant à lui que la connaissance de la date du 25 décembre remonte aux Apôtres eux-mêmes[4].
Le 25 décembre : christianisation d’une fête de Mithra ?
Mais puisqu’on ne sait pas comment l’Église romaine en est arrivée à fixer la date du 25 décembre, plusieurs explications ont été données, par exemple la volonté de christianiser une fête païenne, celle du « Soleil invaincu », liée au culte de Mithra[5].
« Qu’il y ait eu une volonté de christianiser une fête païenne, cela semble vraisemblable. (…) Ce qui nous semble moins établi (…) est le rapport de cause à effet entre la volonté de christianiser une fête païenne et la date de Noël. N’est-ce pas plutôt parce que la fête du Soleil invaincu tombait le même jour que la Nativité que les papes du 4e siècle ont décidé de christianiser cette fête[6] (…) ? ».
La preuve qui change tout : le calendrier essénien
La découverte de manuscrits anciens à Qumrân, près de la Mer morte, a mis au jour un document appelé le Livre des Jubilés, remontant au 2e siècle avant le Christ, et utilisé par les Esséniens jusqu’au 1er siècle de notre ère. Ce document était un calendrier des services du Temple de Jérusalem, spécifiant, pour chaque semaine de l’année, quelle classe de prêtres devait officier dans le Temple[7]. C’est ainsi que l’on sait que la classe de Zacharie, le père de Jean-Baptiste, exerçait son service dans la semaine du 24 au 30 du mois de septembre. Donc Jean-Baptiste aurait été conçu dans ces jours-là (la liturgie byzantine fête sa conception le 23 septembre). Or l’Annonciation, d’après Lc 1, 26, a eu lieu six mois après (en mars) ; et Notre Seigneur est né neuf mois après sa conception, donc vers le 25 décembre.
Une tradition conforme à l’enseignement des Pères
Déjà chez des Pères, on évoquait un document hébraïque permettant de faire ce calcul[8]. Au 3e siècle, Victorin déclare avoir trouvé dans les œuvres d’Alexandre, évêque de Jérusalem mort en 251, que le Christ est né le 25 décembre. Donc la tradition autour de cette date est plus ancienne que le pensent certains critiques. On peut supposer qu’il existait
« à Rome un document, semblable à celui de Qumrân, qui a servi à la papauté pour accréditer la date du 25 décembre[9] ».
Quant à l’objection selon laquelle les bergers mentionnés dans l’Évangile n’auraient pas pu se trouver en extérieur en plein hiver, cela s’explique que parmi les différents types de troupeaux, celui des brebis à laine noire était considéré comme impur, et ne pouvait rester ni dans les villes ni dans les bergeries[10].
On peut donc conclure :
« il est faux d’affirmer que la date choisie par Rome pour fêter la Nativité n’a aucun fondement historique[11] ».
Publication des Actes du colloque sur l’avenir de la messe traditionnelle. En attendant le prochain colloque
Le 24 septembre dernier s’est déroulé à la Maison de la Chimie un colloque organisé par plusieurs associations (Una Voce, Paix liturgique, Notre-Dame de Chrétienté, Lex orandi, Renaissance catholique) sur le thème de l’avenir de la messe traditionnelle. Paix Liturgique a interrogé Jean-Pierre Maugendre, Directeur Général de Renaissance catholique, un des organisateurs de ce colloque.
Pourquoi avoir organisé ce colloque ?
Le motu Proprio Traditionis custodes, promulgué par le pape François le 16 juillet 2021, a marqué la volonté pontificale de voir disparaître la célébration de la messe romaine traditionnelle. De dérogations en exceptions, les restrictions à la célébration de cet usus antiquior perdurent néanmoins. Or il apparaît à beaucoup de fidèles et de prêtres qu’il s’agit là, à la fois d’un grave abus de pouvoir et d’une décision méprisant souverainement les difficultés doctrinales, liturgiques et spirituelles que soulève la réforme liturgique. Si, comme l’écrivait récemment un évêque à l’un de nos amis il ne s’agit que de querelles stériles autour de « détails liturgiques » pourquoi une telle hargne contre la messe traditionnelle. Si, en revanche, sont en jeu des questions doctrinales de fond merci de nous expliquer ce qui a, fondamentalement, changé. Les clercs étant tenus à une certaine réserve il nous est apparu important que des laïcs puissent montrer leur détermination à ne pas se laisser déposséder des trésors qui ont sanctifié leurs pères. Cela d’autant plus qu’au vu des résultats catastrophiques de la réforme liturgique (effondrement de la pratique religieuse, chute des vocations, ignorance religieuse généralisée, etc.) cette volonté de rompre avec la Tradition de l’Eglise apparaît pour le moins incongrue, voire purement idéologique.
Comment cela s’est-il passé ?
Notons d’abord que ce colloque devait, à l’origine, se dérouler dans la crypte de l’église sainte Odile à Paris. Sur intervention personnelle de Mgr Ulrich, archevêque de Paris, nous n’avons pu être reçus dans cette paroisse et avons dû nous rabattre sur la Maison de la Chimie. Bienheureuse exclusion qui nous a permis d’accueillir 450 participants dans un cadre prestigieux, ce qui aurait été impossible à sainte Odile. Deo gratias ! Nous avons alterné trois modes de communication :
- des conférences sur la richesse de la messe traditionnelle, une tentative de définition du traditionalisme, des pistes de réflexion, concrètes, sur l’avenir de la messe traditionnelle
- des entretiens sur l’histoire de l’interdiction de la messe traditionnelle, l’obéissance dans l’Eglise
- des table-rondes sur la situation concrète dans les diocèses et une tentative de bilan d’un demi-siècle de réforme liturgique.
Tous les participants ont apprécié la grande qualité des interventions. Ce fut également, pour beaucoup, l’occasion de rencontrer les auteurs de diverses contributions écrites ou intervenants d’émissions de télévision : Cyril Farret d’Astiés, l’abbé Barthe, l’abbé Celier, Luc Perrin, Jean de Tauriers, le chanoine Denis, Jeanne Smits, etc. Une abondante librairie, prise littéralement d’assaut, venait compléter l’enseignement oral de cette journée. A l’heure des réseaux sociaux et de l’immédiateté ce serait une cruelle illusion que de croire que des convictions solides peuvent se forger et se transmettre sans un effort d’étude dont le livre reste le support privilégié. Un beau succès, dû à la mobilisation de toutes les associations organisatrices.
Pourquoi publier aujourd’hui les Actes de ce colloque ?
« Verba volent. Scripta manent » Les paroles s’envolent les écrits restent. Il nous a semblé que la qualité des interventions de cette journée rendait nécessaire une retranscription écrite. Tout d’abord pour permettre aux participants de revenir sur tel ou tel sujet calmement, un crayon à la main selon la recommandation de… Voltaire : « Celui qui ne lit pas un crayon à la main dort ». Ensuite pour que puissent bénéficier de ces travaux des personnes qui n’étaient pas présentes. Enfin pour fournir un argumentaire peu onéreux, concis et disponible qui puisse être diffusé pour faire comprendre les raisons de notre attachement à la liturgie romaine traditionnelle. Ces Actes sont, à nos yeux, un outil de propagande, aisément accessible et diffusable, au service de la Tradition de l’Eglise.
Avez-vous des projets ?
Bien sûr ! Nous souhaitons, tout d’abord, partir à la rencontre des provinciaux qui n’ont pu être présents à Paris le 24 septembre dernier. Un certain nombre des intervenants de ce colloque sont prêts à se rendre en province, à l’invitation d’une association locale, afin de traiter, a priori en une soirée, le sujet qui fut celui de notre colloque : « Quel avenir pour la messe traditionnelle ? » Ensuite nous mettrons en ligne d’ici quelques semaines les enregistrements vidéos des interventions de ce colloque. Enfin nous avons déjà réservé, à la Maison de la Chimie, la date du samedi 23 septembre 2023 pour la seconde édition de ce colloque dont il y a fort à parier que le sujet sera toujours d’actualité. Il s’agit là d’un lieu de réflexion et de rencontres uniques dans la diversité des histoires et des choix prudentiels de chacun mais aussi dans l’union autour d’un commun attachement à la messe traditionnelle. Confiants dans le développement de cette initiative nous avons loué une salle supplémentaire, qui servira de garderie, afin de permettre aux parents qui ont des enfants en bas âge d’être également présents. Nous souhaitons enfin une plus large mobilisation des mouvements de jeunes, souvent bénéficiaires des combats et des sacrifices de leurs anciens, peut-être, parfois, oublieux des raisons de fond de notre attachement à la liturgie romaine traditionnelle.
Que Dieu nous garde !
Le Noël du Pape
Pour ceux qui ont apprécié le petit conte de Noël que nous avons publié ces derniers jours, vous pouvez le recevoir en pdf en laissant votre courriel ci-dessous:
Joyeux et saint Noël, envers et contre tous!
De Stéphane Buffetaut, élu de Vendée et ancien député européen, pour le Salon beige:
Certains, de la « Libre pensée » à la Ligue des droits de l’Homme, semblent avoir pour principale préoccupation l’expulsion des crèches des mairies, le déboulonnage des statues d’inspiration religieuse, le retrait des croix à l’entrée des cimetières. Il est vrai qu’étant donné l’état de la société française, l’urgence est d’ajouter une division de plus à la fracturation du corps social ! Par un fait curieux, leur hargne semble avoir pour cible privilégiée les catholiques, effectivement sans danger et bien amollis. Le fait que, durant des années, la ville de Paris ait célébré la rupture du jeûne du ramadan, ne heurtait guère leur pointilleuse sensibilité laïque. Ces gens qui s’autoproclament aisément le camp du progrès sont, en réalité de pathétiques passéistes qui rêvent de revivre les émotions de leurs grands ancêtres, les bedonnants bourgeois francs-maçons de la IIIe république, grands bouffeurs de boudin noir le Vendredi Saint et de tête de veau le 21 janvier. Ou pire encore les délices des guillotinades de masse de Paris, des noyades de Nantes, du génocide vendéen, des canonnades de Lyon ou des destructeurs d’abbayes. Chacun a les nostalgies qu’il peut.
Pour suivre leur logique, il est urgent de renvoyer à Venise les noces de Cana de Véronèse exposées au Louvre et qui blessent affreusement la laïcité de ce musée « républicain ». Tout comme le Saint Jean-Baptiste de Vinci, la Vierge au diadème bleu de Raphaël et les trois quarts des collections italiennes de ce musée. Ce qui est problématique, ce sont les adorations des bergers de La Tour ou de Le Brun, tableaux bien français. Vite, il faut les soustraire aux regards laïcs et les enfouirent au fond des réserves ou bien, peut-être leur faire subir le sort des bouddhas de bâmiyân. Au demeurant, il conviendrait de proscrire des salles nationales la messe en si de Bach ainsi que le Te Deum de Charpentier, celui de Berlioz ou encore de Mozart, autant d’œuvres qui déchirent les oreilles laïques. Pour ne pas parler des tragédies bibliques de Racine.
Evidemment, l’Union européenne n’est pas en reste. Dans son guide de recommandations pour une « communication inclusive » d’octobre 2021, la Commission demandait à ses agents de bannir le mot de Noël ou les prénoms à consonance chrétienne comme Marie ou Jean de leur communication ! Et chacun se souvient que Jacques Chirac avait exigé que l’on bannisse du projet de constitution européenne les mots « racines chrétiennes de l’Europe ». Ce qui était nier l’évidence, car ce qui fait justement la spécificité de l’appendice occidental du contient asiatique qu’est l’Europe, c’est sa civilisation chrétienne. Or, dans une époque où nous sommes menacés par un islamisme conquérant et à l’occasion sanglant, cette apostasie générale est suicidaire. Malraux, qui n’était pas vraiment un docteur de l’Eglise, avait noté : « La nature d’une civilisation, c’est ce qui s’agrège autour d’une religion. Notre civilisation est incapable de construire un temple ou un tombeau. Elle sera contrainte de trouver sa valeur fondamentale, ou elle se décomposera. » En fait de valeur fondamentale, l’UE nous propose le grand marché unique, l’euro et la sacralisation de l’individualisme. Et nous voyons l’Europe occidentale s’effondrer sur elle-même dans sa vassalisation intellectuelle au pire de ce produisent les campus universitaires américains.
Alors laissons les sectes à leurs lubies, souhaitons-nous sans complexe un beau, saint et joyeux Noël et allons chercher auprès de l’Enfant de la crèche les forces pour mener le bon combat. Et le gagner !
Terres de mission : Joyeux Noël
Eglise universelle : Noël ! Noël !
En ce saint jour de Noël, le père Jean-François Thomas nous livre sa méditation sur le mystère de la Nativité extraite de son précieux recueil de ¨”Méditations quotidiennes pour l’Hiver”. Pour mieux profiter des grâces attachées à la contemplation de l’Enfant Jésus dans la crèche !
Eglise en France : Création de la classe pour “enfants extraordinaires”
Perrine Blanchet, directrice du collège du Sacré-Cœur à Fontainebleau, et Sophie de Coursac, responsable de la classe Notre-Dame de Liesse, présentent ce projet destiné à accueillir des enfants trisomiques ou autistes. Pour ceux qui resteront d’éternels enfants…
Eglise en Marche : La malle aux mille trésors
Marie Kervizic, nouvelle rédactrice en chef de La malle aux mille trésors, présente ce bimestriel destiné aux enfants et à ceux qui leur ressemblent. Elle revient particulièrement sur le numéro consacré à Noel.
Découvrir la joie des moines de Fontgombault
Lu dans le hors-série de Valeurs actuelles sur les moines: “Il était une foi” (à commander ici) (cliquer sur les liens pour ouvrir les pages):
Rien n’a changé, ou presque, depuis le XIIe siècle, dans cettemagnifique mais glaciale abbatiale de Fontgombault où des moines bénédictins, en coules noires, chantent les matines. Comme autrefois, les lentes et splendides mélopées grégoriennes montent sous les voûtes romanes à la lumière vacillante des petites lampes et bougies. Dehors, la campagne berrichonne est plongée dans l’obscurité et le silence de la nuit. Comment des hommes qui ont connu la modernité, le plein épanouissement de la liberté individuelle, peuvent-ils encore choisir une vie d’ascèse et de silence, dans la clôture de leur monastère? Pour percer ce mystère, l’éditeur et essayiste spécialiste de l’Église catholique Nicolas Diat a passé une année, de l’été 2019 à l’été 2020, au milieu des moines. Son livre témoignage, Le Grand Bonheur, Vie des moines (Fayard, 2020), nous fait découvrir les hommes, l’organisation d’un monastère de la ferme à la cordonnerie en passant par la porterie. Et, plus que tout, la beauté d’une vie en dehors du temps, où les superficialités s’effacent pour laisser place à l’essentiel.
Nativité de Notre-Seigneur – 25 décembre – Messe du Jour
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Introït : Puer natus est
Le texte de l’Introït est extrait de l’une des grandes prophéties d’Isaïe annonçant le mystère de l’Incarnation, comme nous en avons entendu plusieurs au temps de l’Avent.
Puer natus est nobis, et filius datus est nobis : cujus imperium super humerum ejus : et vocabitur nomen ejus magni consilii Angelus.
Un enfant nous est né, un fils nous est donné ; la souveraineté est sur son épaule. On l’appellera du nom d’envoyé du Grand Conseil.
La souveraineté sur son épaule évoque l’instrument par lequel il régnera, c’est-à-dire la Croix. Quant au Grand Conseil dont il est l’envoyé, c’est le grand dessein de la Sainte Trinité de sauver tous les hommes. Le texte d’Isaïe continue d’ailleurs par d’autres qualificatifs que l’on retrouve à d’autres moments de la liturgie de Noël, notamment à l’Introït de la messe de l’aurore. Il contraste singulièrement avec la faiblesse et la modestie de ce tout petit enfant : ” Conseiller admirable, Dieu fort, Prince de la Paix, Père du siècle à venir. “
La mélodie exprime à merveille la joie légère de Noël. Elle s’élance dès le début en un grand élan enthousiaste, puis elle s’apaise en une contemplation amoureuse, se nuançant d’un brin de mélancolie à l’évocation de la Croix, et elle s’achève par l’affirmation solennelle de la qualité de celui qui nous est envoyé. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 97 que nous allons retrouver au Graduel et à la Communion :
Cantate Domino canticum novum quia mirabilia fecit
Chantez au Seigneur un cantique nouveau car il a fait des merveilles.
Graduel : Viderunt omnes
Le texte du Graduel de la messe du jour de Noël est tiré du psaume 97 dont nous avons entendu le premier verset à l’Introït : c’est un cantique de louange à la gloire du Seigneur tout puissant qui y est présenté à la fois comme sauveur et comme juge. Les versets retenus ici sont ceux qui affirment l’universalité du salut qui s’étend à tous les peuples.
Viderunt omnes fines terræ salutare Dei nostri : jubilate Deo omnis terra.
Tous les confins de la terre ont vu le salut donné par notre Dieu. Poussez des cris de joie, terre entière ;
Notum fecit Dominus salutare suum : ante conspectum gentium revelavit justitiam suam.
Le Seigneur a fait connaître son salut, il a révélé sa justice devant tous les peuples.
C’est donc à tous les hommes sans exception que le petit enfant de la crèche vient apporter le salut. Cette perspective est chantée ici avec une mélodie très joyeuse, pleine de ferveur et d’enthousiasme. On y trouve de grandes vocalises comme c’est toujours le cas dans les Graduels, mais aussi des notes répétées avec insistance comme une sonnerie de trompette.
Alléluia : Dies sanctificatus
Le texte du verset de l’Alléluia du jour de Noël n’est pas tiré de la Sainte Écriture. Il insiste surtout sur un des caractères de Noël, qui est d’être une fête de la lumière.
Le Christ qui vient de naître est la lumière du monde, et ce n’est pas pour rien que la fête de sa nativité a été fixée au moment du solstice d’hiver, quand les jours recommencent à augmenter.
Dies sanctificatus illuxit nobis ; venite gentes et adorate Dominum, quia hodie descendit lux magna super terram.
Un jour très saint a brillé pour nous ; venez, peuples, adorez le Seigneur, car aujourd’hui une grande lumière est descendue sur la terre.
La mélodie est une mélodie type que l’on entend assez souvent au cours de l’année et particulièrement au temps de Noël. Nous la retrouverons notamment à l’Épiphanie, où l’étoile et les mages reprendront ce même thème. Cette mélodie est par elle-même très lumineuse et pleine d’une ferveur joyeuse. On notera le beau crescendo progressif sur l’invitation pressante adressée à tous les peuples : venez adorer.
Offertoire : Tui sunt cæli
Comme celui de la messe de minuit, cet Offertoire est assez différent des autres chants de cette messe, qui expriment une joie légère et enthousiaste. Il s’agit ici d’une longue contemplation intérieure et méditative des attributs divins du petit enfant qui vient de naître, et qui est le maître absolu et le roi incontesté de toute la création. Le texte est tiré du psaume 88, un des grands psaumes messianiques.
Tui sunt cæli, et tua est terra : orbem terrarum, et plenitudinem ejus tu fundasti : justitia et judicium præparatio sedis tuæ.
À Vous sont les cieux et à Vous est la terre ; le globe terrestre c’est Vous qui l’avez créé. La justice (c’est-à-dire la perfection divine) et l’équité sont les fondements de votre trône.
La mélodie calme et douce exprime parfaitement cette contemplation émerveillée.
Communion : Viderunt omnes
Comme à la messe de minuit, la Communion de la messe du jour de Noël reprend le texte de la première phrase du Graduel, tiré du psaume 97 :
Viderunt omnes fines terræ salutare Dei nostri.
Tous les confins de la Terre ont vu le salut donné par notre Dieu.
On y trouve la même ferveur joyeuse et enthousiaste, mais ici dans les limites restreintes d’une petite antienne, où cependant la mélodie monte et redescend à deux reprises toute l’octave dans un grand élan de reconnaissance pour le grand bienfait dont le Seigneur vient de nous combler.
Nativité de Notre-Seigneur – 25 décembre – Messe de Minuit
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
La fête de Noël possède une particularité unique dans toute l’année, qui est de comporter trois messes différentes, alors que les autres jours n’en ont qu’une. Elles étaient souvent autrefois dites les unes à la suite des autres : on se rappelle Les Trois Messes basses d’Alphonse Daudet ; mais elles sont normalement destinées à être célébrées à trois moments différents, avec lesquels elles sont en harmonie : la messe de Minuit emplie de mystères, celle de l’Aurore pleine de lumière et celle du Jour pleine de joie.
Ces messes présentent un contraste étonnant entre les chants du propre et les Évangiles qui y sont lus. À la Messe de Minuit, on lit à l’Évangile le récit de la Nativité dans l’étable de Bethléem et l’apparition des anges aux bergers, tandis que les chants du propre, pleins du mystère qui convient à la nuit, nous font méditer sur la génération éternelle du Verbe au sein de la Très Sainte Trinité. À la Messe du Jour au contraire, on lit à l’Évangile le prologue de saint Jean : ” Au commencement était le Verbe… “, tandis que les chants du propre célèbrent joyeusement la naissance de l’Enfant-Dieu.
Hormis l’Offertoire, les chants du propre de la Messe de Minuit contiennent tous les mots genui te : je t’ai engendré, adressés par Dieu le Père à son Fils. On les trouve dans deux passages extraits de deux grands psaumes messianiques, le psaume 2 à l’Introït et à l’Alléluia, le psaume 109 au Graduel et à la Communion.
La Messe de Minuit
Introït : Dominus dixit
Voici le verset du psaume 2 qui est chanté à l’Introït.
Dominus dixit ad me : Filius meus es tu, ego hodie genui te.
Le Seigneur m’a dit : Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui je t’ai engendré.
Cet aujourd’hui, c’est le présent éternel du ciel. Ces paroles sont celles du Père, mais ici c’est le petit enfant de la crèche qui les prononce en disant ” Le Seigneur m’a dit “. Aussi la mélodie est-elle simple et dépouillée, presque immatérielle ; seul le mot meus est souligné, exprimant la tendresse du Père pour son Fils. Cet Introït est un des plus courts du répertoire. Il est accompagné bien entendu par le premier verset du psaume 2
Quare fremuerunt gentes et populi meditati sunt inania ?
Pourquoi les nations se sont-elles agitées et les peuples ont-ils comploté en vain ?
Il montre les vains efforts des païens pour s’opposer à la venue et au règne du Messie.
Graduel : Tecum principium
Après le texte messianique tiré du psaume 2 qui figurait à l’Introït, nous allons trouver dans le Graduel l’autre texte messianique, tiré du psaume 109.
Tecum principium in die virtutis tuæ : in splendoribus sanctorum ex utero ante luciferum genui te.
On retrouve donc les mots genui te qui reviennent quatre fois dans cette messe. Mais ce texte est difficile à traduire car il est plein de symbolisme, s’appliquant à la fois au sacre du roi d’Israël, devenu par l’onction fils de Dieu, c’est à dire son représentant sur terre, et à la génération éternelle du Messie dont le roi n’était que la figure. On peut traduire à peu près ainsi :
À toi la primauté au jour de ta puissance. Dans les spendeurs sacrées, de mon sein, avant l’aurore, je t’ai engendré.
La deuxième partie de ce Graduel reprend le début du psaume 109, bien connu des fidèles qui assistent aux vêpres du dimanche.
Dixit Dominus Domino meo : sede a dextris meis, donec ponam inimicos tuos scabellum pedum tuorum.
Le Seigneur a dit à mon Seigneur : siège à ma droite, tandis que j’abaisse tes ennemis comme un marchepied.
” Le Seigneur a dit à mon Seigneur “, c’est Dieu le Père qui s’adresse au roi d’Israël, figure du Messie ; c’est celui-ci, deuxième personne de la sainte Trinité, qui est assis à la droite de Dieu, comme nous le chantons dans le Credo.
On voit que nous sommes ici dans un monde de grandeur, de mystère et d’éternité. Ce Graduel a des dimensions imposantes ; si l’Introït de cette messe est un des plus courts du répertoire, le Graduel est au contraire un des plus longs. La mélodie est dans l’ensemble une mélodie type avec des formules que l’on retrouve souvent en d’autres Graduels, mais elle est plus développée, avec une grande introduction qui lui donne un caractère très solennel.
Alléluia : Dominus dixit
Nous allons retrouver dans l’Alléluia de la messe de minuit le même texte que nous avons entendu à l’Introït :
Dominus dixit ad me : Filius meus es tu, ego hodie genui te.
Le Seigneur m’a dit : Tu es mon fils, moi aujourd’hui je t’ai engendré.
Toujours les mots genui te qui reviennent pour la troisième fois dans cette messe. La mélodie est une mélodie type comme celle du Graduel, mais ici sans aucune adjonction, et telle que nous l’avons déjà souvent entendue. Il faut dire pourtant que ses vocalises souples et légères expriment si bien la joie de Noël qu’on les croirait faites pour cela.
Offertoire : Lætentur cæli
Comme c’est souvent le cas, le chant de l’Offertoire de la messe de minuit est un peu à part, et son texte ne contient pas les mots genui te. Il est tiré du psaume 95, cantique de louange au Seigneur, roi et juge universel :
Lætentur Cæli et exsultet terra ante faciem Domini ; quoniam venit
Que les cieux se réjouissent et que la terre exsulte devant la face du Seigneur, car Il vient.
Le psaume ajoute : car il vient pour juger la terre. Il s’agit donc du retour glorieux du Seigneur à la fin des temps, le dernier avènement. Mais la liturgie en arrêtant le texte à quoniam venit, sans préciser, permet de l’appliquer au premier avènement dans la nuit de Noël et à son avènement dans nos âmes en cette fête de Noël si nous sommes prêts à le recevoir. C’est de cette venue quelle qu’elle soit que les cieux et la terre se réjouissent, joie très intérieure exprimée par une mélodie douce et contemplative aux ondulations calmes et souples.
Communion : In splendoribus
Le texte de l’antienne de Communion de la messe de minuit est en partie celui du Graduel, le deuxième grand texte messianique tiré du psaume 109.
In splendoribus sanctorum ex utero ante luciferum genui te.
Dans les splendeurs sacrées, de mon sein, avant l’aurore, je t’ai engendré.
On retrouve bien entendu pour la quatrième fois les mots genui te, la génération éternelle du Verbe au sein de la Très sainte Trinité. La mélodie est très simple ; les musiciens remarqueront qu’elle est pentatonique c’est à dire qu’il n’y a pas de demi-ton. Elle a une certaine parenté avec celle de l’Introït, mais elle n’en a pas la légèreté céleste. Elle est plus appuyée et plus solennelle. Ici ce n’est plus le petit enfant qui parle, c’est Dieu le Père qui s’adresse à lui directement.
Une crèche de Noël dans le capitole de 43 Etats américains
Un record selon l’American Nativity Scene, l’association qui s’occupe de promouvoir les crèches de Noël dans ces lieux en partenariat avec les juristes de la Thomas More Society.
Le capitole est le bâtiment où se trouvent les bureaux du gouverneur et le parlement de l’Etat. Aux Etats-Unis, la laïcisme à la française est un concept inconnu.
L’avocat Thomas Olp, vice-président de la Thomas More Society, explique :
« Les entités gouvernementales peuvent ériger et maintenir des célébrations de la fête de Noël – ou permettre aux citoyens de le faire sur la propriété du gouvernement, y compris les crèches, tant que le seul but d’une crèche n’est pas de promouvoir son contenu religieux et qu’il est placé dans un contexte avec d’autres symboles de la saison dans le cadre d’un effort pour célébrer la fête publique de Noël à travers des symboles traditionnels. »
En France, quelques politiciens tentent de gâcher Noël en reprochant au département de Vendée d’avoir diffusé ces affiches :
Message à tous ceux qui reprochent au département de la Vendée d’afficher une crèche pour faire la promotion des événements de noël : Noël n’est pas seulement une fête commerciale mais est d’abord une fête chrétienne qui appartient à notre héritage culturel commun. pic.twitter.com/PXRsdWQSm4
— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) December 22, 2022
Le vice-président du Conseil général ne se souvient pas de polémiques de la sorte dans l’histoire récente. Selon lui, ce buzz
renforce l’idée de continuer et de ne pas céder face à des personnes qui soutiennent une conception totalitaire de la laïcité, en refusant toute référence picturale à un événement religieux
Le Magnificat, le chant de l’enfantement
De Thomas Debesse :
Le Magnificat est profondément un chant de l’incarnation, non seulement parce que lors de la visitation Marie enceinte de Jésus rencontre Élisabeth enceinte de Jean le Baptiste, mais parce que par trois fois Marie chante l’engendrement.
Vous avez pu entendre ces traductions du Magnificat en langue française : « tous les siècles me diront bienheureuse » et encore « sa miséricorde s’étend d’âge en âge ». Le texte français de l’Association épiscopale liturgique pour les pays francophones ou AELF emploie même le mot d’âge dans tous les cas […] Ces mots de siècles et d’âges, s’ils ne sont pas foncièrement faux en soi, […] portent des sens très secondaires […].
« Désormais, toutes les générations me diront bienheureuse. » Quand Marie prononce ces mots, elle fait sien le cri de joie de Léa au chapitre 30 du livre de la Genèse lorsque naît Aser, fils de Jacob. Léa dit « les filles me diront bienheureuses ». C’est une parole célébrant une naissance. Marie reprend cette phrase et exprime directement la notion d’engendrement. […]
En tant que mère, Marie répond personnellement à la peine du livre de la Genèse au chapitre 3, le récit de la chute : « je multiplierai tes souffrances, et spécialement celles de ta grossesse ; tu enfanteras des fils dans la douleur ». À cela Marie répond : les enfantements me diront bienheureuse. […] Alors Marie ajoute : « Le Puissant fit pour moi des merveilles, Saint est son nom. Sa miséricorde s’étend de génération en génération sur ceux qui le craignent. » […] La somme des âges et le temps des fils et des filles qui s’engendrent ça donne un siècle, mais le sens premier c’est l’engendrement.
Dans son chant du Magnificat Marie répond personnellement à l’hérédité du péché originel. Alors que dans l’engendrement successif des nations chaque enfant hérite de ce péché originel, Marie chante : « la Miséricorde s’étend de progéniture en progéniture ». […]
[Marie] rappelle la nécessité de la naissance dans le Salut. Il ne s’agit pas seulement d’une réalité anthropologique du Salut, la naissance du Christ est une réalité gynécologique du Salut. Il n’est pas seulement nécessaire que Marie soit mère, il n’est pas seulement nécessaire que Dieu se fasse homme, il n’est pas seulement nécessaire que Marie porte ce Dieu fait homme dans son utérus. Il est nécessaire que Marie accouche.
De la même manière que la triple notion d’engendrement s’efface peu à peu dans les traductions du magnificat au profit des notions de siècle et d’âge, la conscience de l’accouchement de Marie s’efface. La société peu à peu évite le sujet de l’accouchement en général qui devient un peu tabou. […] Le dogme de la virginité de Marie précise : « avant l’accouchement, pendant l’accouchement, après l’accouchement » […] je me suis rendu compte que [c’est] peut-être moins la virginité que l’accouchement qui est difficile à accepter. […] La dévotion à Marie Parturiente est une grâce pour notre temps. Le Credo nous demande de professer : « Il est né de la vierge Marie ».
La naissance du Christ est le premier moment où le Dieu incarné est littéralement nu et couvert de sang. La nativité est l’un des seuls moments avec la mort du Christ où le Père peut prononcer la phrase du chapitre 16 d’Ézéchiel : Vis dans ton sang. Vis. […]
Il y a quelque chose de scandaleux et révoltant pour un homme ou pour un ange de voir un Dieu réduit à la forme d’un primate être mis bas par un mammifère femelle. Mais si on n’accepte pas cela, on n’accepte ni l’incarnation ni la naissance, et on ne peut prononcer cette parole du Credo : « il est né ». […]
Il y a quelque chose dans l’accouchement de très brutal. […] Marie nous rappelle cette capacité naturelle et instinctive à accoucher, […] L’accouchement naturel n’est pas un acquis social. Le savoir-faire mis en œuvre dans l’accouchement naturel n’est pas un acquis social.
Il relève Israël son enfant [et non-pas « serviteur »]. Sa miséricorde s’étend d’accouché en accouché et tous les accouchements me diront bienheureuse.
Noël, une tradition en danger ?
Emission En quête d’esprit spécial Noël. Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent
- Alexis Gruss, artiste de cirque
- Max Guazzini, ancien président du Stade Français et directoire groupe NRJ
- Vianney Chatillon, directeur Académie musicale de Liesse
Les fabuleuses aventures de Jean et Henri : Margouillis au château
Nouvel opus des aventures des jeunes Jean et Henri, à regarder en famille :


