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Patrick Buisson raconte 40 ans de « Décadanse » avec Charlotte d’Ornellas

Patrick Buisson remet en question dans Décadanse la révolution sexuelle des années 60 et ses conséquences. Ancien directeur de Minute et de Valeurs actuelles, l’ancien conseiller politique dénonce les promesses non tenues d’une libération sexuelle qui croyait émanciper les femmes par la contraception, le salariat, l’avortement, mais qui aura échoué à éradiquer les tabous.

Avec une analyse historique et culturelle approfondie, Patrick Buisson explique comment cette révolution aurait plutôt mené à l’effondrement de la famille et à la désagrégation sociale. Un ouvrage qui invite à réfléchir sur les conséquences de cette libération sexuelle aujourd’hui encore.

La Syrie toujours occupée

Article d’Antoine de Lacoste paru dans la Revue d’Histoire Européenne :

La guerre qui a ravagé la Syrie depuis 2011 a vu la victoire des Syriens et de son dirigeant, Bachar el-Assad. Ce dénouement n’a été possible que grâce à l’aide des alliés chiites (le Hezbollah libanais et l’Iran) puis de la Russie dont l’intervention fut décisive.

Les islamistes furent vaincus, malgré le soutien massif de l’occident, de la Turquie, du Qatar ou de l’Arabie Saoudite, mais la Syrie est aujourd’hui détruite et ruinée.

Si Damas, peu touché par la guerre qui s’arrêta à ses portes, peut faire illusion, Alep, Hama, Homs et bien d’autres villes sont dévastées. Il est poignant de parcourir les rues d’Alep qui fut la plus belle cité de Syrie et dont la reconstruction exigerait des sommes considérables.

Mais l’Amérique veille et ne pardonnera jamais à la Syrie d’avoir contrecarré ses plans, avec l’appui russe de surcroît. Alors les sanctions écrasent le pays, réduisant son peuple à la misère sans que cela n’émeuve en quoi que ce soit les Européens, alignés sur Washington. Nous avons l’habitude. Certes à la suite du dramatique tremblement de terre qui a touché le nord-ouest de la Syrie, les sanctions ont été levées pour quelques semaines, sous la pression des organisations humanitaires internationales. Gageons que l’administration Biden n’oubliera pas de remettre en vigueur sa chappe de plomb dès le délai atteint. Cela coûte cher de s’opposer à l’Empire.

En plus des sanctions, les Américains ont décidé d’occuper une partie du pays. Plus de 900 soldats stationnent dans le nord-est de la Syrie. Ce territoire est géré par les Kurdes, alliés des Etats-Unis dans la lutte contre Daech. Coïncidence : c’est là que sont concentrés les gisements de gaz et de pétrole qui sont ainsi confisqués et offerts aux Kurdes. Tout cela est contraire au droit international mais nous savons que ce dernier fonctionne à des vitesses très variables.

De plus les Américains ont installé une base dans le sud, le long de la frontière jordanienne. Plusieurs centaines d’hommes y sont stationnés et encadrent d’anciens combattants islamistes, reconvertis en rebelles modérés. Un voile pudique couvre ce camp d’al-Tanf dont personne ne parle.

A chaque fois que l’armée syrienne s’est approchée d’un peu trop près de cette base ou des positions kurdes dans le nord-est, l’aviation américaine est brutalement intervenue.

Les Kurdes quant à eux ont saisi l’occasion de cette guerre pour s’émanciper du gouvernement syrien même s’ils habitent sur ses terres. Ils ont tenté, avec la bénédiction américaine, de créer un territoire autonome dans le nord, le long de la frontière turque. L’armée syrienne, trop affaiblie, a laissé faire.

Mais la Turquie n’a pas accepté cette situation. Sa relation avec les Kurdes est ancienne et complexe. Ils ont souvent été utilisés comme supplétifs des basses œuvres, comme pendant le génocide arménien. Rappelons à ce propos une vérité gênante : beaucoup de maisons habitées par les Kurdes en Turquie l’étaient auparavant par des Arméniens qu’ils ont assassinés.

Erdogan a fait de la lutte contre les Kurdes, et plus particulièrement de son bras armé clandestin, le PKK, un des piliers de sa politique islamo-nationaliste. Ce ne fut donc pas une surprise lorsqu’il décida de mener coup sur coup trois opérations militaires à Al-Bab en 2016, Afrin en 2018 et près de RaÏs Al-Aïn en 2019. Les Américains, désireux de ne pas se fâcher avec un allié stratégique, fermèrent les yeux et abandonnèrent leurs alliés, ce qui est une vieille tradition chez eux. Les Russes laissèrent faire également : ils n’étaient pas alliés des Kurdes et ne voulaient pas entrer en confrontation avec la Turquie pour eux. Mais ce sont les Russes qui ont dit à Erdogan d’arrêter son armée alors que nul ne savait jusqu’où il voulait aller.

Aujourd’hui le territoire kurde, appelé la Rojava, est donc tronçonné et l’armée turque y campe, aidée de milices syriennes islamistes qu’elle a embauchées.

Le dernier territoire syrien occupé est la poche d’Idleb au nord-ouest. Cette région fut pendant la guerre le réceptacle des islamistes envoyés là après leur reddition. Les Syriens n’étaient guère favorables à ce scénario que les Russes imposèrent : en garantissant la vie sauve aux islamistes puis l’exil vers Idleb avec leurs familles, ils accélérèrent la fin de la guerre.

Erdogan et Poutine se mirent d’accord sur le maintien de la mainmise turque sur la région, en échange de la mise au pas des milices islamistes. La promesse ne fut pas tenue et aujourd’hui l’ex front al-Nosra, rebaptisé Hayat Tharir al-Cham, règne sur un partie substantielle de la région.

Ce sombre tableau est toutefois tempéré par quelques bonne nouvelles : la Grèce, la Serbie, Chypre et la Hongrie ont rouvert leurs ambassades tandis que l’Egypte et les Emirats Arabes Unis font pression pour un retour de la Syrie dans la Ligue arabe. Mais c’est peu de choses eu égard à la misère qui frappe le peuple syrien.

L’islamisme a été vaincu mais la Syrie paye cher cette victoire.

Richelieu, le plus grand homme d’Etat français

Les éditions Plein Vent viennent de publier une superbe biographie en bande dessinée du Cardinal de Richelieu, avec un texte très élégant, dans une langue particulièrement soignée, loin des standards de la bande dessinée. Sa vie est un véritable roman, très directement liée à l’Histoire de France. La scénariste a bien voulu accorder un petit entretien aux lecteurs du Salon Beige pour leur présenter cet ouvrage, et surtout ce personnage hors du commun qu’ils découvriront à travers ces planches magnifiquement illustrées par Andrea Mutti.

Bonjour Coline Dupuy, merci de nous présenter votre dernière œuvre. Après Cathelineau, Madame Elisabeth, Thérèse de Lisieux, Jehanne d’Arc, Clodoald, vous avez retrouvé le dessinateur Andrea Mutti, avec qui vous aviez déjà publié les biographies illustrées de Clovis et de La Pérouse, pour nous présenter un autre « monstre sacré » : le Cardinal de Richelieu ! Peut-être l’une des personnalités « politiques » les plus fascinantes de l’Histoire de France. Pourquoi ce choix ?

Richelieu est d’abord l’ancien évêque de Luçon, celui qui a restauré le diocèse, fondé un séminaire, écrit un catéchisme – l’«Instruction du chrétien» -, et fait reconstruire la cathédrale en ruines après les guerres de religion. C’est le premier évêque de France à avoir reçu et mis en œuvre les réformes du concile de Trente. En Vendée, grâce notamment à Dominique Souchet, ancien diplomate, député et maire de Luçon à qui j’ai dédié cette bande dessinée, l’image de Richelieu a été dépoussiérée par la publication de plusieurs ouvrages, dont les actes d’un colloque à Luçon en 2009. Or, la légende noire d’ Alexandre Dumas en donne une idée fausse. J’ai donc décidé de contribuer modestement à redorer son image et à le faire connaître aux jeunes générations, en tâchant de mettre en lumière l’essentiel de son œuvre spirituelle et politique. Comme à son habitude, Andrea a sublimé magnifiquement cette histoire et ce personnage.

Richelieu est-il pour vous un grand homme d’État ?

Oui, selon moi, c’est le plus grand homme d’État français. Visionnaire, il a une hauteur de vue politique et diplomatique exceptionnelle. Il sait inspirer les bonnes décisions au roi et conduire une diplomatie indépendante visant à préserver la « sûreté » de la France. Il a eu également la clairvoyance de se faire seconder par le père Joseph du Tremblay, qui croyait à la prééminence des forces spirituelles, et qui était lui aussi un personnage d’exception. Le « grand siècle » français porte bien son surnom, non seulement par ses grands saints, ses grands caractères, mais aussi par ses grands penseurs. Je vous renvoie ici au testament politique de Richelieu. Le siècle de Louis XIII et de Louis XIV est un aboutissement, le sommet de la civilisation française. Après ses belles fleurs du Moyen-Âge, il fait mûrir ses plus beaux fruits par le raffinement des esprits et de la langue, celle de l’Académie française fondée par Richelieu en 1635.

Vous n’idéalisez aucunement les protagonistes de cette période difficile de l’Histoire de France, où le royaume est tiraillé entre les guerres de religion et les intrigues de cour qui menacent chaque jour le difficile équilibre du pays…

C’est vrai, j’ai essayé de respecter autant que possible la vérité historique, quitte à forcer un peu le trait d’un personnage comme Marie de Médicis, afin de bien l’identifier. Je ne masque pas l’ambition, le caractère autoritaire et les fragilités de Richelieu. Je n’ai pu esquiver non plus les complots où trempait Gaston d’Orléans, ennemi juré du cardinal.

Pouvez-vous nous résumer les grandes lignes de l’œuvre de Richelieu ?

Même si la notion de « Fille aînée de l’Église » n’existait pas encore, Richelieu a estimé que la France devait conserver son rang pour le bien de l’Europe et de la papauté, en brisant à l’intérieur la « République » protestante et en affaiblissant à l’extérieur l’Empire catholique des Habsbourg. Le pape Urbain VIII approuvait sa politique en Italie, mais le ministre de Louis XIII fut incompris du parti des dévots en France, notamment du cardinal de Bérulle dont la mission était différente. Richelieu visait l’unité nationale plutôt que la conversion immédiate des protestants ; l’entente entre la France et le Vatican plutôt que l’extension de la domination catholique espagnole et autrichienne. Enfin, il a consolidé le pouvoir royal en forçant la haute noblesse à s’assagir et à contribuer à la défense du royaume, que Richelieu assimile à la « patrie » dans ses écrits. Mais « l’homme rouge » ne serait rien sans Louis XIII et réciproquement. Ils formeront pendant de nombreuses années un tandem efficace, le roi et son ministre se complétant et s’édifiant l’un l’autre pour le bien de la France.

A une époque comme la nôtre, où la laïcité est devenue un véritable dogme républicain, comment ce prince de l’Église devenu premier ministre du Roi peut-il demeurer un exemple pour notre présent et notre avenir ?

Le cardinal de Richelieu a suivi la raison comme ligne de conduite de l’État. Contrairement à ce que l’on croit, il s’agit davantage de la raison éclairée par la foi que de la raison d’État, dont Richelieu parle très peu, ce que m’a bien expliqué l’historien Philippe Pichot-Bravard. Sans l’appui de la raison et de la foi, l’intelligence s’obscurcit. Notre époque ayant rejeté la foi, elle finit par perdre la raison, et même la raison d’État… Richelieu a eu le grand mérite, entre autres, d’avoir encouragé Louis XIII à consacrer sa personne et son royaume à la Sainte Vierge Marie , et de l’avoir ainsi sauvé en lui redonnant sa boussole.

Merci Coline. Et les lecteurs du Salon Beige pourront retrouver le Richelieu de Coline Dupuy ici.

Terres de Mission Va, Vis, Prie… pour la défense de la vie

Eglise universelle : Marche pour la Vie du 16 juillet à Tokyo

Le Japon est un des pays de la planète dont la population diminue le plus rapidement en raison d’une natalité très faible et d’une absence quasi totale d’immigration. Paul de Lacvivier, qui réside au Japon, nous présente la situation générale de la défense de la vie humaine innocente au Japon ainsi que la prochaine Marche pour la Vie qui aura lieu le 16 juillet prochain à Tokyo.

Eglise en France : Louis Salleron, artisan du bien commun

Sœur Ambroise Dominique, petite-fille de Louis Saleron et dominicaine enseignante, a consacré, sous le titre « Louis Salleron – Artisan du bien commun », une passionnante biographie, toute empreinte de piété filiale, à son grand-père. Juriste, économiste, philosophe et poète, Louis Salleron fut aussi un homme de foi et un père de famille comblé avec 12 enfants. C’est une partie de l’histoire du XXème siècle, vécue par un laïc catholique engagé qui revit sous nos yeux.

Eglise en Marche : Va, Vis, Prie

Face aux projets de constitutionnalisation de l’avortement et de légalisation de l’euthanasie, l’association Va, Vis, Prie organise de l’Annonciation (25 mars) à l’Assomption (15 août) une campagne de récitation de chapelets et de célébration de messes en réparation de toutes les atteintes au respect de la vie humaine innocente. Marie-Lys Pellissier, porte-parole de cette initiative, nous en présente les objectifs et l’état actuel.

« Créer son école, c’est mon histoire ! »

Aujourd’hui, le 15 mai, est sorti le premier épisode d’un tout nouveau podcast éducatif intitulé « Créer son école, c’est mon histoire ! ». Il est produit par Les Adultes de demain, à la demande de l’association Créer son école. Il est d’ores et déjà disponible gratuitement sur toutes les plateformes de podcast (Apple Podcast, Spotify etc…) :

Ecouter l’épisode 1 

La première saison compte 10 épisodes, à raison de 2 par mois. Ce podcast raconte l’aventure d’hommes et de femmes de caractère, qui ont osé fonder leur propre école. De la maternelle au supérieur ! Pour cela, ils ont surmonté plein d’obstacles. Vous y découvrirez comment cet acte de créer leur propre école s’inscrit dans leur itinéraire de vie, et dans une recherche de sens qui peut faire des émules. En 15 minutes d’interview, vous verrez comment des personnes très variées en viennent à fonder une école indépendante en dehors de tout soutien public, alors qu’en France l’école publique est gratuite. Créer son école, c’est un sport complet, un parcours entrepreneurial et une aventure intégrale qui engage tout l’humain.

Un premier épisode qui annonce la couleur

Pour le premier épisode, c’est Françoise Candelier qui présente l’itinéraire qui l’a conduite de l’école publique Jacques Brel de Roncq dans le Nord à la fondation de sa propre école indépendante, l’école du Blanc-Mesnil. Un fort tempérament qui appelle un chat un chat et qui n’a pas hésité, pour rester fidèle à son idée du service public, à passer du public au privé. Un itinéraire qu’elle n’aurait jamais cru devoir emprunter, tant elle a la passion de l’école publique chevillée au corps.

Les épisodes suivants nous feront découvrir une école professionnelle qui ne renonce pas à une solide formation généraliste, une création d’école supérieure atypique et ambitieuse, une école rurale dans un tiers-lieu, une école de la pédagogie Steiner-Waldorf qui soulève en France de nombreuses questions, un réseau de maternelles, cette spécialité française, une école Montessori, une école internationale, un lycée fonctionnant sur une autonomisation précoce des élèves, suivant le modèle des entreprises libérées etc…

Créer son école, l’association au service du développement des écoles indépendantes de qualité

Créer son école, qui a lancé ce podcast, est l’association engagée au service des écoles indépendantes et de la liberté scolaire depuis près de 20 ans. Elle est présidée par sa fondatrice, Anne Coffinier. Elle a accompagné la naissance ou le développement de plus de 700 écoles indépendantes à ce jour. Elle publie un annuaire, tient un observatoire scientifique, forme, défend, met en réseau, et s’engage pour améliorer l’accessibilité des écoles indépendantes au profit des enfants de toutes les origines. On peut retrouver ses actions sur son site www.creer-son-ecole.com et sur les réseaux sociaux.

Sacrifice humain et résurrection du Christ

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

Il y a quelques jours, la nouvelle est venue d’Inde: des hommes ont été arrêtés pour avoir effectué un sacrifice humain quatre ans plus tôt, décapitant une femme de 64 ans pour apaiser les divinités. Évidemment, tout cela nous fait horreur aujourd’hui, où ces pratiques semblent reléguées à un passé dans lequel, à juste titre, nous n’entendons pas revenir. Dans le premier chapitre du livre du prophète Isaïe, Dieu dit : « Est-ce que je me soucie de vos innombrables sacrifices ? (…) Je me contente des holocaustes des béliers et de la graisse des bœufs ; le sang des taureaux, des agneaux et des boucs, je n’aime pas. Quand vous venez vous présenter à moi, qui vous demande de venir fouler mes parvis ? Arrêtez de faire des offres inutiles, l’encens m’est une abomination ; nouvelles lunes, sabbats, assemblées sacrées, je ne puis supporter le crime et la solennité. Vos nouvelles lunes et vos fêtes que je déteste, elles me sont à charge ; J’en ai marre de les supporter. Quand tu tends les mains, je détourne les yeux de toi. Même si vous multipliez les prières, je n’écoute pas. Vos mains ruissellent de sang. Lavez-vous, purifiez-vous, éloignez de mes yeux le mal de vos actions. Cessez de faire le mal, apprenez à faire le bien, recherchez la justice, aidez l’opprimé, rendez justice à l’orphelin, défendez la cause de la veuve. Allez, viens et discutons (…) Même si tes péchés étaient comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme neige. S’ils étaient rouges comme la pourpre, ils deviendront comme de la laine.»

Il est intéressant de noter qu’Isaïe introduit ces paroles du Seigneur en remettant en cause les peuples de Sodome et Gomorrhe, c’est-à-dire le symbole même de la corruption. Ce n’est pas une invective contre les sacrifices, mais une invective contre l’hypocrisie dans la prière. Par conséquent, si nous horrifions à juste titre devant les sacrifices humains, nous devons au contraire toujours nous rappeler que notre foi est basée sur le sacrifice du Christ, qui a souffert, est mort et est ressuscité pour nous.

Le sacrifice signifie faire un geste sacré, sacraliser quelque chose pour l’offrir à Dieu.Dans son message pour le Carême de 2012, l’évêque de Padoue, Mgr. Antonio Mattiazzo a observé : « Le mot sacrifice signifie littéralement « sacrum facere », rendre sacré quelque chose ou quelqu’un en l’offrant à la divinité. Il convient de noter que l’idée et la pratique du sacrifice se rencontrent dans diverses religions, dans l’hindouisme, le bouddhisme zen, l’islam et les religions dites naturelles, bien qu’avec des accentuations et des nuances différentes. On peut dire que le sacrifice fait partie de l’histoire de l’humanité, à commencer par Caïn et Abel (cf. Gn 4,3-4), à tel point que, selon certains savants, les sociétés sont fondées sur le sacrifice. Il convient également de noter que les rites sacrificiels avaient un caractère institutionnel-public. Les chrétiens qui refusaient de sacrifier aux dieux étaient condamnés à mort dans l’Empire romain. Le sacrifice est généralement compris comme « l’immolation d’une victime », et cela a à voir avec la vie et la mort. Le but du sacrifice est, essentiellement, la communication avec le Sacré, avec la Divinité pour l’adorer et obtenir ses bienfaits ». Il est important de réfléchir au fait que le sacrifice, dans ses diverses expressions, se retrouve dans les principales religions. Comme nous l’avons vu, dans certains cas, des êtres humains (pensez aux cultures précolombiennes) ou des animaux (pensez aux Juifs) sont sacrifiés. Dans le christianisme, le sacrifice devient choquant : Christus factus est obediens usque ad mortem, mortem autem crucis. Le Fils de Dieu lui-même accepte de mourir pour racheter l’humanité du péché. Par ce geste il montre l’inconséquence des autres sacrifices face à cet acte suprême que seul un amour infini peut expliquer.

Le sinologue Umberto Bresciani, dans son beau dictionnaire confucéen Dimenticare, ricordare, capire, nous aide à comprendre comment la religion traditionnelle chinoise utilise le terme sacrifice : « Dans la religion traditionnelle chinoise, le sacrifice est prévu pour le Ciel, les ancêtres et les autres divinités/esprits. Le sens du rite sacrificiel ne réside pas dans la supplication ou dans le devoir de propitiation envers la divinité, mais plutôt dans le souvenir de son devoir de gratitude et de respect envers celui à qui l’on sacrifie, que ce soit un ancêtre, ou un sage ou bienfaiteur de l’humanité, ou du Ciel. » Le sacrifice est 祭(Jì). La racine de ce caractère est un autre caractère qui signifie « esprit », dans le sens de quelque chose qui s’est manifesté. Eh bien, nous pouvons appliquer tout cela au sacrifice du Christ qui est pour nous la manifestation de l’amour de Dieu et il est donc faux, comme l’a enseigné le grand théologien passioniste Père Enrico Zoffoli (1915-1996), de mettre l’accent sur la résurrection du Christ sans passer par par sa passion et sa mort, car celles-ci expliquent la première. Divo Barsotti, dans sa méditation de 1956 recueillie dans le livre Il ritorno dell’anima a Dio observait : « Ce plan divin est énoncé avec la vocation d’Abraham, avec l’élection d’Israël : on voit déjà comment dans la vocation d’Abraham et dans la élection d’Israël la vertu d’obéissance est première ; mais le plan divin s’accomplit en Christ. Or, l’aspect mystique de l’obéissance religieuse n’implique pas tant l’adhésion à une volonté abstraite de Dieu, une loi que Dieu a promulguée, que l’adhésion au Christ. Le dessein divin ne s’accomplit pas en fuyant le pays d’Égypte, en entrant dans le pays de Canaan, dans le sacrifice d’Isaac, mais s’accomplit en Christ ». Ce plan s’accomplit donc dans le sacrifice de Christ.

C’est pourquoi il est si important de se rappeler que la messe est le sacrifice du Christ, dans la messe le prêtre, dans l’épiclèse consécratoire, peut dire : « Quam oblatiónem tu, Deus, in ómnibus, quæsumus bene † díctam, ad † scríptam, ra † tam, rationábilem, acceptabilémque fácere dignéris ut nobis Cor † pus et San † guis fiat dilectíssimi Fílii tui Dómini nostri Iesu Christi ». Le sacrifice n’est pas quelque chose dont nous devons nous passer, car nous ne pouvons pas nous en passer, le geste suprême d’amour que le Christ mort et ressuscité a accompli en rémission de nos péchés repose sur lui.

Symbolique chrétienne du drapeau européen…

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

N’en déplaise aux technocrates bruxellois et autres laïcards anticléricaux de tous bords, le drapeau européen renvoie bel et bien à la Très-Sainte Vierge Marie et aux racines chrétiennes de l’Europe. Conçu par le peintre, fervent catholique, Arsène Heitz, et soutenu par Paul Lévy (juif converti au catholicisme), responsable de la communication au Conseil de l’Europe, le drapeau fut officiellement adopté le 8 décembre 1955, jour de la Fête de l’Immaculée Conception.

Heitz a déclaré bien plus tard s’être inspiré de la Médaille miraculeuse de la Rue du Bac (qu’il portait lui-même) ainsi que du texte de l’introït de la Fête de l’Assomption (15 août), qui fait référence au chapitre 12 du Livre de l’Apocalypse : « Un signe grandiose est apparu dans le ciel, une Femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de douze étoiles »

La trace du motif réel du choix de Heitz a été retrouvée dans une revue belge (Magnificat,1987), où Heitz se disait « très fier que le drapeau de l’Europe soit celui de Notre-Dame ». Sa veuve a confirmé cette version et indiqué qu’en raison de l’existence d’autres religions et sensibilités en Europe, il fallait garder le secret …

Si elles sont bien souvent niées, malmenées, voire subverties par nos élites et nos institutions, les racines chrétiennes de l’Europe – tout comme celles de la France, « Fille aînée de l’Eglise » – n’en demeurent pas moins réelles et présentes… Des racines et une source vitale à redécouvrir d’urgence, s’il on veut renouer avec une politique digne de ce nom, et œuvrer véritablement au Bien commun !

Pierre de la Taille, avec https://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_europ%C3%A9en

Solennité de sainte Jeanne d’Arc

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

La solennité de la fête de sainte Jeanne d’Arc n’appartient bien sûr qu’au Propre de France et elle n’est pas obligatoire. Les livres liturgiques de 1962 la donnent toutefois en France avec la messe Cantémus Dómino en ce 2e dimanche de mai. Mais il faut la chercher précisément au propre de France et tous les missels ne l’offrent pas, y compris beaucoup de paroissiens romains, dont les célèbres « 800 ».

Notre sainte nationale, patronne secondaire de la France eut une vie extraordinaire, unique dans l’histoire. Sa fête liturgique est le 30 mai puisque c’est le jour de l’an de grâce 1431 qu’elle fut brûlée sur le bûcher à Rouen.

Il fallut attendre le début du XXe siècle pour que l’Église décrétât l’héroïcité des vertus de la Pucelle d’Orléans. C’était en 1904, quand saint Pie X invita solennellement la France à son culte et qu’il la béatifia en 1909. Et c’est son successeur, Benoît XV qui la canonisa en 1920. Mais les problèmes politiques intérieurs de la France à l’époque notamment avec l’Action Française contribuèrent à ce qu’elle ne fût point déclarée martyre mais seulement vierge.

De façon étonnante, c’est la Chambre des députés qui décréta à la même date, la fête de Jeanne d’Arc la fête du patriotisme, fixée au 2e dimanche de mai. La loi n’a jamais été abolie et le décret est toujours en vigueur, même si personne n’en tient plus compte. La fête fut dotée d’une messe et d’un office propre.

Ant. ad Introitum. Exode 15, 1 et 2. Introït
Cantémus Dómino : glorióse enim magnificátus est. Fortitúdo mea et laus mea Dóminus, et factus est mihi in salútem. Allelúia, allelúia. Chantons au Seigneur : il se couvre de gloire. Ma force et ma louange, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut. Alléluia, alléluia.
Ps. 97, 1.
Cantáte Dómino cánticum novum, quia mirabília fecit. Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles.
Allelúia, allelúia. V/. Judith 15, 11. Fecísti viríliter, et confortátum est cor tuum : manus Dómini confortávit te, et ídeo eris benedícta in æternum. Alléluia, alléluia. V/. Tu as agi avec vaillance, ton cœur a été fort. La main du Seigneur t’a rendue forte, aussi seras-tu bénie à jamais.
Allelúia. V/. Ibid. 8, 29. Nunc ergo ora pro nobis, quóniam múlier sancta es, et timens Deum. Allelúia. Alléluia. V/. Et maintenant prie pour nous, car tu es une femme sainte et craignant Dieu. Alléluia.
Ant. ad Offertorium. Judith 15, 10.       Offertoire
Benedixérunt eam omnes una voce, dicéntes : Tu glória Jerúsalem, tu lætítia Israel, tu honorificentia pópuli nostri. Allelúia. Tous l’acclamaient, disant d’une même   voix :      Tu es la gloire de Jérusalem, tu es la joie d’Israël, tu es l’honneur de notre peuple. Alléluia.
Ant. ad Communionem. Ps. 22, 4. Communion
Si ambulávero in medio umbræ mortis, non timebo mala, quóniam tu mecum es, Dómine Jesu. Allelúia. Même si je marchais au milieu des ombres de la mort, je ne craindrais aucun mal, car tu es avec moi, Seigneur Jésus. Alléluia.

Z comme Zemmour

Nous poursuivons la série alphabétique d’extraits du livre de notre ami Bernard Prady: Islam et Islamisation dans une France macronisée:

Revenons à M. Kalifat [Président du Conseil représentatif des institutions juives de France]. Nous avons pour lui une petite chose vue. Un instantané. Tout récent et véridique. La date? Le 24 mars 2022. Le lieu ? Un marché tranquille d’une ville moyenne plutôt bourgeoise. L’action ? Une distribution du programme électoral de M. Zemmour. Le protagoniste? Une femme, algérienne (peut-être aussi maintenant de nationalité française) d’environ 60/65 ans, avec le voile islamique et un masque covid. Suivant le Larousse, on l’aurait volontiers décrite comme une moukère (« une femme algérienne »), mais il paraît que le terme est vieilli et, surtout, serait sexiste… Le programme lui est proposé. Sa réaction (volubile): « Mais qu’est-ce qu’il a Zemmour avec les musulmans? Il est raciste. Et il est juif, il est juif. Les musulmans, ils sont français. » Elle continue avec une phrase un peu compliquée qui peut donner à croire qu’elle trouve que M. Zemmour, juif, ne peut pas être français. Interrogée spécifiquement (« Mais M. Zemmour n’est pas français ? »), la femme répond : « Si, il est français, mais [sic] il est juif, il est juif. »

(Extrait de « Antisémitisme et humour ? » – Le 28 mars 2022)

Islam et islamisation dans une France macronisée

 

Conférence de Richard Haddad sur le Liban

Présentation en vidéo de la conférence à venir de Richard Haddad au Centre Charlier:

Pour plus d’informations, cliquez ici.

La GPA pour tous avec le Parlement européen

Encore un lièvre levé par le député RN Jean-Paul Garraud :

2 claques pour Gérald Darmanin

Le tribunal administratif de Paris a suspendu l’arrêté de la préfecture de police interdisant le colloque de samedi après-midi du mouvement royaliste Action française. Cet arrêté avait été pris après une circulaire du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin visant à interdire plusieurs « manifestations et rassemblements de l’ultradroite ». Une claque pour le ministre :

Et comme le ministre avait aussi fait interdire la manifestation de dimanche en l’honneur de Jeanne d’Arc (seuls les nazis et Pierre Joxe avaient déjà interdit cet hommage, qui existe depuis 111 ans), l’AF a déposé un deuxième recours, qui a également été gagné :

L’AF écrivait dans un communiqué :

Notons que Gérald Darmanin, ridiculisé à Mayotte comme dans toute la France (sans parler de la scène internationale), se comporte en petit télégraphiste d’une extrême gauche avec laquelle il a décidé de ne pas se fâcher, dans l’espoir qu’elle sera de nouveau utile à son camp en 2027. L’alliance d’un extrême centre et d’une extrême gauche aussi méprisantes des libertés fondamentales, voilà la réalité de l’arc républicain invoqué par le pays légal. L’interdiction du défilé organisé par l’Action française depuis plus d’un siècle à Paris en l’honneur de Jeanne d’Arc est un nouvel exemple de cette radicalisation d’un extrême centre qui ne croit plus en la France, qui se sait sur le départ et a décidé de laisser derrière lui, en matière de libertés, un monceau de ruines pavoisées du drapeau européen.

Et pendant ce temps, le sinistre Darmanin promeut le lobby LGBT :

Toutes les générations la diront bienheureuse : un nouveau CD de musique sacrée

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

Quand on pense au Magnificat chanté par la Très Sainte Marie, on imagine aisément qu’elle est le prototype de tous ceux qui chantent la gloire de Dieu au cours des siècles : « Le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses et saint est son nom : De génération en génération, sa miséricorde s’étend à ceux qui le craignent. Il a montré la force de son bras, Il a dispersé les orgueilleux dans les pensées de leur cœur ; il a renversé les puissants de leurs trônes, il a élevé les humbles; Il a rassasié de bonnes choses les affamés, Il a renvoyé les riches les mains vides. Il a secouru son serviteur Israël, en souvenir de sa miséricorde, comme il l’avait promis à nos pères, à Abraham et à sa postérité, pour toujours. »

Un chant de triomphe mais aussi de libération, cette libération qui n’est ni politique ni sociale, mais avant tout spirituelle. La Bienheureuse Vierge Marie nous enseigne comment il faut regarder les choses de l’esprit et puis le reste viendra tout seul.

Marie chante les grandes choses que Dieu a faites en elle, mais les générations suivantes ont aussi chanté les gloires de Dieu en Marie.Depuis le chant grégorien, jusqu’à l’époque contemporaine, de nombreux chefs-d’œuvre de la musique sacrée le sont dédiés, la Mère . Et ce n’est pas seulement profondément approprié, mais aussi nécessaire, puisque l’Incarnation qui a changé le cours de l’histoire a eu lieu en elle et c’est, en un certain sens, le modèle de toute musique sacrée dans laquelle le divin rencontre l’humain.

Dans ma désormais longue activité de compositeur, les compositions en l’honneur de Maria Santissima sont nombreuses et il ne pouvait en être autrement. Elle est la Mère vers qui je me tourne quand il me semble que tout va mal, la dernière pensée avant de m’endormir c’est pour Elle.

C’est pourquoi j’ai voulu rassembler certaines de mes compositions pour chœur de femmes et orgue dans un CD intitulé Gratia plena. Qu’ai-je voulu présenter sur ce CD ? Tout d’abord, comme le dit saint Bernard de Clairvaux, de Maria numquam satis : on ne dit (ou ne chante) jamais assez sur Marie. Il y a toujours quelque chose de nouveau, de beau et de noble à dire d’elle et c’est à nous, serviteurs inutiles, de le dire à travers le peu ou tant de talent que Dieu nous a donné.

Alors qu’il peut être composé de manière traditionnelle sans rejeter la modernité. Ce qui est important, c’est qu’il y ait une logique intrinsèque à la composition et que le langage soit cohérent et non des tentatives farfelues d’essayer de paraître modernes. La véritable avant-garde est la tradition, parce qu’à travers elle, il est permis de voir beaucoup plus loin.

Ensuite, je pense que j’ai voulu démontrer que la leçon de chant grégorien est non seulement toujours importante, mais qu’elle est de plus en plus importante. Saint Pie X l’a bien enseigné dans son Motu Proprio du 22 novembre 1903 : « Le chant grégorien a toujours été considéré comme le modèle suprême de la musique sacrée, la loi générale suivante pouvant établir avec toute raison : plus une composition pour l’église, plus elle se rapproche de la mélodie grégorienne dans son débit, son inspiration et sa saveur, et moins elle est digne du temple, plus elle se reconnaît différente de ce modèle suprême ». Une loi d’une sagesse profonde qui nous aide à mieux comprendre comment utiliser les talents que Dieu nous a donnés pour élever un chant de louange dans lequel « les choses anciennes et nouvelles » sont présentes.

Ensuite, il y a le discours du latin, une langue tant vilipendée ces dernières décennies. Tous les motets de mon CD sont en latin et plus je fréquente cette langue, plus je découvre sa beauté et sa solennité. Pour cet amour que j’apporte à la langue latine, je dois remercier non pas des qualifications académiques, mais une religieuse. Lorsque je servais la messe dans ma paroisse, pendant mon adolescence, nous avions une religieuse qui nous a appris à nous rendre plus dignes de ce service important. Un jour, la religieuse proposa de nous enseigner les principales prières en latin. Nous, qui avions grandi dans l’Eglise post-conciliaire, avons été surpris, mais je dois dire que depuis ce jour je n’ai jamais oublié ces prières et elles résonnent en moi chaque jour et sont ma façon préférée de m’adresser à Dieu.

Le CD est disponible en streaming et à l’achat sur Spotify, Itunes, Amazon, Apple Music et sur les principales plateformes.

Marie, le chant populaire et la bataille spirituelle

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

Les catholiques peuvent être fiers, à juste titre, de l’héritage musical traditionnel de l’Église catholique. Un patrimoine composé d’œuvres d’art qui sont un don non seulement pour l’Église, mais pour toute l’humanité. En fait, nous savons bien comment même ceux qui ne sont pas du tout religieux peuvent être pleinement conquis par ces grandes œuvres musicales qui sont un pilier fondamental de notre civilisation.

Une partie importante de ce patrimoine musical est celle du chant religieux populaire. Cette partie du répertoire n’est pas naturellement élaborée comme dans les grandes œuvres polyphoniques ou comme dans le répertoire classique du chant grégorien, mais est une émanation de l’âme populaire authentique. Parfois ces chants viennent directement du peuple, d’autres fois elles sont composées par des compositeurs ayant une formation académique mais qui ont la capacité d’interpréter les aspirations et les désirs de l’âme populaire. Aujourd’hui, ce que l’on fait passer pour le chant du peuple n’est plutôt que le produit du talent de persuasion des multinationales de la musique, qui ne servent souvent qu’un seul dieu, l’argent.

Si l’on parle de chant populaire religieux et qu’il faut penser à une patronne pour ce répertoire, un nom s’impose : celui de la Bienheureuse Vierge Marie. Il est évident pour tous qu’une grande partie du répertoire des chants religieux populaires est constituée de chants pour la Mère de Dieu. Certains de ces chants, du moins en Italie, sont encore dans la mémoire collective, malgré le fait que ces derniers décennies, toutes les tentatives ont été faites pour annuler cette dévotion importante et spéciale que le peuple de Dieu a envers la Mère.

Si nous pensons aux sanctuaires mariaux du monde entier, nous savons bien à quel point le chant populaire est une partie importante des dévotions qui s’y déroulent. Pensons, par exemple, à l’un des sanctuaires les plus célèbres, celui de Fatima au Portugal. Fatima est donc célèbre dans le monde entier et est souvent identifiée au célèbre Ave Maria de Fatima, traduit dans toutes les langues. Qui ne l’a pas chanté ? Mais il y aurait d’autres exemples que l’espace de cet écrit ne suffirait certainement pas à citer.

Je pense qu’il est important de mettre un aspect en lumière. Le chant populaire religieuse mariale n’est pas une chant pour vieilles dames inoffensives, mais a un fort aspect militant. Nous pouvons comprendre cela si nous prenons par exemple l’un des chants religieux mariaux les plus célèbres, Nous voulons Dieu.

Le chant a été composé par un curé français, François Xavier Moreau pour un pèlerinage qui s’est effectué à Lourdes en 1882. Ceux qui connaissent ce chant savent bien à quel point la tendance est martiale, presque un chant de soldats au combat. La vie chrétienne est un combat et la chanson religieuse populaire ne l’oublie pas. Pensons au dernier couplet de cette célèbre chanson : « Chrétiens, notre antique alliance, renouons-là dans ce saint lieu, et crions au nom de la France, Oui, Dieu le veut ! – Nous voulons Dieu ». Le ton de l’engagement dans la lutte de la vie, qu’elle soit politique, sociale ou personnelle, est évident. Nous sommes l’armée du Dieu des armées et notre chant de combat est au nom de Marie. Pensez, une femme qui nous mène au combat. N’est-il pas étrange que les adversaires disent que le catholicisme est contre les femmes ?

Mais attention, le combat auquel nous sommes appelés n’est pas purement terrestre, notre combat est toujours d’abord spirituel et à la lumière de cela nous pouvons affronter les différents combats de la vie. C’est pourquoi des chansons comme Santa Maria del Camino nous posent problème.

L’auteur du texte et de la musique est Juan Antonio Espinosa (1940), un auteur-compositeur-interprète chrétien d’origine espagnole très populaire même dans le monde anglo-saxon. La chanson est incluse dans un livret de 1971 intitulé Madre nuestra, dans lequel sont rassemblées les chansons d’inspiration mariale de l’auteur, dont Santa Maria Del Camino. Mais qui est Juan Antonio Espinosa ? Le site antiwarsong.org reproduit et traduit une partie du texte trouvé sur le site officiel de l’auteur et dans lequel on lit : « Juan Antonio Espinosa est né en 1940 à Villafranca De Los Barros (Badajoz – Espagne) dans une famille de musiciens. Il commence très tôt à étudier la musique et à jouer de divers instruments. (…) Suite au Concile Vatican II, il commence à composer des chants pour une Nouvelle Liturgie, des chants qui parlent d’un christianisme ouvert, incarné et engagé. (…) Pendant de nombreuses années, il a travaillé avec des agriculteurs au Pérou et en Colombie. Ici, il commence à composer un nouveau type de chansons qui reflètent la lutte pour la libération des peuples latino-américains et qui sont rassemblées dans l’album « La tierra grita » (« La terre pleure »). Il est retourné en Espagne en 1975 et a commencé à parcourir les villes et les villes en donnant des spectacles, en chantant avec sa guitare sur les places et les quartiers, en encourageant le réveil du peuple avec sa voix. Il compose de nouvelles chansons rassemblées en deux LP : « Cantares de ojos abiertos » et « Hombres sin tierra » (« Chansons aux yeux ouverts » et « Hommes sans terre »). Il continue à chanter aujourd’hui et est étroitement lié aux Groupes et Communautés Chrétiennes de Base, avec l’illusion de composer des chants qui nous stimulent à vivre un Christianisme plus proche de l’Evangile de Jésus de Nazareth ». Il est très clair que la perspective de cette lutte est celle de la théologie de la libération, et non celle chrétienne. Marie nous guide dans la bataille mais sans l’orientation spirituelle sous-jacente, nous essayons simplement de corriger les erreurs du monde en faisant les mêmes erreurs.

Revenons au chant populaire religieux authentique et rejoignons la suite de Marie, Notre-Dame et Reine.

Disney+ perd 4 millions d’abonnés

Le 10 mai, The Walt Disney Company a révélé les résultats financiers de son second trimestre. La compagnie enregistre une nouvelle perte de 4 millions d’abonnés pour sa plateforme de streaming Disney+. La firme a également annoncé une hausse des tarifs de son service aux États-Unis.

C’est la seconde perte massive d’abonnés pour Disney+, après celle de fin 2022, quand la plateforme de streaming avait enregistré la fuite de 2,4 millions de clients. Disney+ totalise dorénavant 157,8 millions d’abonnés dans le monde, contre 164,2 à l’automne dernier. À titre de comparaison, Netflix cumule 232,5 millions d’abonnés dans le monde, et l’on estime le nombre de clients d’Amazon Prime Video à 220 millions.

Est-ce une conséquence du militantisme woke de la firme ?

En France, Disney+ sort une série documentaire sur Vincent Lambert… en avançant la date pour « coller à l’actualité sur l’euthanasie.

En quatre épisodes de quarante minutes, Lambert contre Lambert : au nom de Vincent retrace les onze années écoulées entre l’accident et le décès de Vincent Lambert, le 11 juillet 2019, au CHU de Reims, consécutif à l’arrêt de la nutrition et de l’hydratation artificielles qui le maintenaient en vie. Prévue initialement pour la rentrée, la mise en ligne de la série documentaire, signée par Élodie Buzuel et coréalisée avec Vincent Trisolini, a été avancée pour coller à l’actualité, alors qu’un projet de loi sur la fin de vie est attendu dans les prochains mois.

L’avortement, d’Espagne aux Etats-Unis

Mardi 9 mai, la Cour constitutionnelle espagnole a entériné, avec sept voix contre quatre, la loi de 2010 qui autorise l’avortement jusqu’à 14 semaines de grossesse sans condition. Cette décision fait suite à un recours déposé par le Parti Populaire il y a 13 ans. La Cour avait suspendu les délibérations en raison de l’absence de consensus en son sein. En parallèle, le Parlement a approuvé en février une réforme de la loi, supprimant le consentement parental pour les jeunes filles de 16 et 17 ans qui souhaitent avorter, ainsi que l’obligation d’informer la femme enceinte par écrit des alternatives à l’avortement, et le délai de réflexion de 3 jours.

Aux Etats-Unis, de nombreux Etats légifèrent encore sur l’avortement. Dernièrement, trois Etats, le Minnesota, le Maryland et Washington, ont légiféré pour élargir l’accès à l’avortement. De son côté, le gouverneur du Vermont, Phillip Scott, a signé le 10 mai plusieurs projets de loi sur l’avortement visant notamment à assurer l’accès à la mifépristone et à protéger les prestataires d’avortement contre toute mesure disciplinaire.

Le 3 mai, le gouverneur du Montana, Greg Gianforte, a signé cinq projets de loi sur l’avortement. L’un d’entre eux vise à interdire l’avortement au-delà du seuil de viabilité du fœtus, estimé à 24 semaines de grossesse. Une autre loi demande à ce qu’une échographie soit faite avant tout avortement. Le gouverneur a également signé un texte exigeant que des soins vitaux soient prodigués à un bébé né vivant après une tentative d’avortement. Quant à la Caroline du Nord, les législateurs ont approuvé le 4 mai un projet de loi visant à interdire presque tous les avortements après 12 semaines de grossesse contre 20 semaines actuellement. Cependant, le gouverneur Roy Cooper s’est engagé à opposer son veto.

Le suicide continue

En mars 2023, 1 816 naissances ont été enregistrées en moyenne chaque jour en France : selon l’Insee, c’est -hors-Covid- le niveau de naissances le plus faible jamais enregistré depuis 1994, première année de disponibilité des données mensuelles en France. En comparaison, c’est 7% de moins qu’en mars 2022.

La tendance de ces 10 dernières années, une baisse du nombre de naissances, vient donc d’atteindre un point record. Selon l’Insee, ce recul de la natalité s’explique à la fois par la diminution du nombre de femmes en âge de procréer, mais aussi par un taux de fécondité (nombre d’enfants par femme) en baisse ces dernières années. Il était de 1,80 enfant par femme en 2022. Ce taux a légèrement diminué chaque année entre 2015 et 2020, après avoir oscillé autour de 2 enfants par femme entre 2006 et 2014. Le démographe Hervé Le Bras souligne :

« on risque de passer à moins de naissances que de décès pour cette année, ce qui sera une première depuis la fin des années 1890 ».

Archange : Mais où sont les fous furieux de la Libre pensée ?

N’en déplaise aux hystérique de la Libre pensée qui veulent déboulonner les statues de Saint Michel, c’est officiellement un Archange qui va défendre et protéger la France :

Dassault Aviation, Thales et la DGA ont entamé la phase d’essai du prototype de l’appareil au cœur du programme Archange, très attendu par le renseignement militaire français. Un projet d’envergure visant à renouveler des capacités de collecte de renseignement aujourd’hui déficitaires en pleine crise en Ukraine.

Plus de 1800 mineurs non accompagnés pris en charge par le département des Alpes-Maritimes depuis janvier 2023

Question écrite du député RN Lionel Tivoli au Ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin :

Le nombre de mineurs isolés étrangers accueillis dans les Alpes-Maritimes ne cesse d’augmenter. En effet, plus de 1800 mineurs non accompagnés ont été pris en charge par les services du conseil départemental depuis janvier 2023. Face à cet afflux, les centres d’accueil sont saturés et la préfecture est dans l’obligation de réquisitionner des nouveaux lieux pour les accueillir dignement.

Ainsi, le 27 avril 2023, l’hôtel « Campanile », situé à Châteauneuf de Grasse, a été en partie loué depuis le mois de mars 2023 par l’association d’aide aux migrants Pierre Valdo, qui a passé un contrat avec le conseil départemental pour y loger des mineurs isolés étrangers.

Moins d’une semaine après la réquisition d’un gymnase scolaire dans le quartier du Careï à Menton, le préfet a approuvé ce nouveau lieu d’accueil pour migrants, le tout payé avec l’argent des Français.

Depuis le jeudi 21 mars 2019, le Conseil constitutionnel a validé la conformité des test osseux à la Constitution française. Ces mineurs isolés étrangers et non accompagnés seraient pour beaucoup majeurs. Il est évident que sans aucune vérification par test osseux pour estimer l’âge des jeunes migrants, beaucoup de ces migrants vont profiter du droit d’asile largement dévoyé en France de son objectif d’origine.

Alors que l’insécurité n’a jamais été aussi élevée en France et particulièrement dans les Alpes Maritimes, cet accueil et ces réquisitions payés aux frais du contribuable sont le témoignage de l’impuissance de l’État à mener une politique migratoire stricte comme dans d’autres pays de l’Europe.

Les vannes de l’immigration sont totalement ouvertes, le nombre de clandestins s’accroit partout sur le territoire national et les Français n’ont pas vocation à supporter le coût de cette immigration incontrôlée.

Le député de la deuxième circonscription des Alpes-Maritimes, Monsieur Lionel Tivoli, s’inquiète du sort des habitants confrontés, contre leurs avis, à cette masse migratoire incontrôlée dans les normes et dangereuse pour l’ordre public.

Aussi, pour éviter tout abus et pour protéger les riverains, le député de la deuxième circonscription des Alpes-Maritimes, Monsieur Lionel Tivoli, réclame la mise en place de tests osseux pour ces prétendus mineurs et l’expulsion immédiate de toutes les personnes ne correspondant pas aux critères juridiques du droit d’asile.

Aussi, le député de la deuxième circonscription des Alpes-Maritimes, Monsieur Lionel Tivoli pose un certain nombre de questions à Monsieur le Ministre de l’Intérieur, Monsieur Gérald Darmanin :

    • Combien de tests osseux ont-ils été réalisés sur les mineurs accueillis à l’hôtel « Campanile » de Châteauneuf à Grasse ?
    • Quels sont les résultats de ces tests osseux ?
    • Dans quels lieux ces mineurs vont-ils être installés ?
    • Comment les majeurs « irrecevables » vont-ils être raccompagnés ?
    • Quel est le coût de ces opérations d’accueil, de prise en charge et transferts de migrant supporté par le contribuable français ?

Que va répondre le ministre des coups de mention, plus occupé par les manifestations pacifiques de « l’ultra-droite » ?

La Sorbonne muselée par les Frères musulmans

Le 12 mai, l’université de la Sorbonne devait accueillir une conférence animée par Florence Bergeaud-Blackler. L’anthropologue devait s’exprimer au sujet des Frères musulmans, thème de son dernier ouvrage, le Frérisme et ses réseaux, l’enquête. Depuis sa publication, accusée d’islamophobie, elle est menacée de mort et sous protection policière.

La doyenne de la faculté de lettres a décidé de suspendre son intervention, pour « des raisons de sécurité ». Et ce, alors même qu’aucune manifestation pour perturber l’événement n’était prévue. Mardi, Florence Bergeaud-Blackler dénonçait sur son compte Twitter une situation « inacceptable » :

« Cet empêchement à travailler et à rendre compte de mon travail n’est pas acceptable. Il existe des solutions. »

Interrogée par Marianne, la chercheuse s’est insurgée contre cette censure :

« La réalité, c’est qu’il y a une très forte montée de la cancel culture dans l’ensemble des facultés. Parmi les menaces dont je suis victime, il y a une partie non négligeable qui provient de là. La Sorbonne a renié ses valeurs, son rayonnement, en refusant d’organiser la conférence. C’est une université multicentenaire qui cède face aux menaces et recule alors qu’elle a apporté tant de connaissances par le passé. »

Interrogée ce matin du Europe 1, elle déclare :

«Mes travaux depuis 30 ans n’ont jamais fait l’objet d’une telle cabale»

Mgr Thibault Verny nommé archevêque de Chambéry

Le pape François a nommé le 11 mai Mgr Thibault Verny archevêque de Chambéry, évêque de Maurienne et de Tarentaise.

Il était jusqu’à présent évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Paris.

L’installation de Mgr Thibault Verny comme archevêque de Chambéry aura lieu le dimanche 27 août, à 15h, en la cathédrale métropole Saint-François-de-Sales de Chambéry.

Evincé de FoxNews, Tucker Carlson va relancer son émission et la diffuser directement sur Twitter

Le célèbre commentateur conservateur a déclaré :

« Nous allons bientôt proposer une nouvelle version de l’émission que nous faisons depuis six ans et demi sur Twitter ».

Dans une courte vidéo diffusée mardi soir, M. Carlson a reproché aux médias traditionnels d’induire le public en erreur en dissimulant des éléments clés

« dans toutes les histoires qui comptent, chaque jour de la semaine, chaque semaine de l’année ».

« Qu’est-ce que cela fait de travailler dans un tel système ? Après plus de 30 ans passés au milieu de ce système, nous pourrions vous raconter des histoires ».

M. Carlson a ensuite expliqué pourquoi il a été évincé de la chaîne d’information câblée alors qu’il en était le principal commentateur.

« Le mieux que l’on puisse espérer dans le monde de l’information, c’est la liberté de dire la vérité la plus complète possible ». « Mais il y a toujours des limites. Et vous savez que si vous vous heurtez à ces limites assez souvent, vous serez renvoyé pour cela. Ce n’est pas une supposition. C’est garanti. » « La règle de ce que vous ne pouvez pas dire définit tout ».

Les animateurs de Redacted ont souligné que le départ de M. Carlson de Fox News a fait chuter l’audience de la chaîne, tandis que l’audience de M. Carlson sur Twitter a grimpé en flèche. Si Carlson attirait 3,5 millions de téléspectateurs dans sa tranche horaire de 20 heures, Fox a depuis vu ce chiffre chuter de 56 %, avec une moyenne d’environ 1,3 million de téléspectateurs. Entre-temps, la vidéo de Carlson publiée sur Twitter le 26 avril, quelques jours après l’annonce de son éviction de Fox, a été visionnée plus de 82 millions de fois. Mercredi après-midi, la vidéo avait été visionnée plus de 100 millions de fois sur Twitter.

 

Les paroisses américaines mobilisées pour la vie

Témoignage de Marie Philippe, repris d’IVG.net :

Une amie de retour des Etats-Unis m’a récemment raconté comment chaque paroisse catholique y organise la défense de la Vie. C’est vraiment impressionnant ! Non seulement des dépliants sont présents à l’entrée des églises qui proposent des actions de rue, des livres sur l’avortement, des conférences et aussi des moments de prière.

On trouve aussi des affiches proposant de l’entraide pour des femmes enceintes. De plus, ces informations et actions sont relayées par les prêtres pendant leurs homélies ou leurs annonces. Enfin, très souvent une statue à l’entrée de l’église évoque la maternité ou les enfants sacrifiés par l’égoïsme matérialiste de notre culture de mort.

Comment s’étonner alors que le nombre d’avortements pour 1000 femmes en âge d’avoir des enfants soit tombé aux USA de 29 en 1980 à 15 en 2020 ! Ceci explique aussi les victoires juridiques récentes obtenues, grâce aux juges catholiques de la Cour Suprême et à des gouverneurs largement soutenus par leurs électeurs.

Évidemment les catholiques américains ne sont pas les seuls à mener ce combat spirituel et culturel ; les gros bataillons des églises évangéliques ont largement contribué à ce succès.

Quelle différence avec notre pays où nos représentants, élus par nous-mêmes, s’apprêtent à intégrer le droit à l’avortement dans notre constitution et où “mon corps, mon choix” et les autres slogans de mort semblent avoir supprimé tout engagement, ou presque, en faveur de la Vie dans nos paroisses.

Cette culture de mort devenue ici omniprésente, IVG.net la rencontre et y résiste au jour le jour pour sauver non seulement des bébés dans le sein de leur mère mais aussi les mamans elles-mêmes, tellement souvent soumises aux pressions indues, perverses et parfois violentes des papas, des grands-parents et de tout le corps médical si responsable !

En revanche, saluons et participons si possible à la Veillée de prière pour la Vie qui aura lieu en présence des évêques d’Île de France, le mardi 23 mai en l’église St Germain l’Auxerrois (2 place du Louvre Paris 1er).

Profitons de ce mois de mai, mois de Marie, pour nous tourner vers la Mère de toutes les mères pour la supplier de nous aider à soutenir dans la charité et en vérité toutes nos mamans dans la difficulté.

« Ces injections ont été faites pour blesser les gens, les mutiler et les tuer délibérément »

Un article de LifesiteNews nous apprend que le Dr Michael Yeadon, ancien vice-président et responsable scientifique de Pfizer pour les allergies et les maladies respiratoires, a expliqué que le virus COVID et la campagne de « vaccination » qui a suivi, étaient une « opération supranationale » destinée à « blesser les gens, à les mutiler et à les tuer délibérément ».

Yeadon a passé 32 ans à travailler principalement pour de grandes entreprises pharmaceutiques. Expliquant comment il en est venu à comprendre que la « pandémie » de COVID était autre chose que ce qu’elle semblait être, il souligne que

« lorsque j’ai commencé à remarquer que d’anciens collègues, dont Patrick Vallance, disaient des choses à la télévision dont je savais qu’elles n’étaient pas vraies – et dont je savais qu’il savait qu’elles n’étaient pas vraies – c’est à ce moment-là que j’ai compris, probablement [en] février 2020 ».

Patrick Vallance a été le conseiller scientifique en chef du Royaume-Uni auprès du gouvernement de 2018 à 2023.

Je me souviens avoir dit à ma femme : « Ce n’est pas ce qu’ils disent. Il se passe quelque chose ».

« Et lorsque j’ai vu non seulement mon pays se verrouiller, mais des dizaines de pays se verrouiller en même temps … c’était la preuve, et c’est toujours la preuve, d’une opération supranationale ».

« Il est impossible que cela se soit produit au niveau local, au niveau national. Il faut donc que cela se soit produit à un niveau supérieur. Je ne sais pas s’il s’agit de l’OMS, du Forum économique mondial ou d’un autre organisme »

Selon lui, il s’agissait d’un événement planifié et non d’un événement déterminé par le hasard de l’apparition du virus. Ces gouvernements

« ont tous fait les mêmes choses stupides, inefficaces, connues pour ne pas fonctionner, en même temps, et aucune d’entre elles ne figurait dans les plans de préparation à la pandémie de leurs pays, car je les ai tous lus ».

Or, « les lésions causées par ces soi-disant vaccins » sont « bien pires qu’un prétendu virus ».

« J’aimerais pouvoir dire que c’était accidentel, mais ce n’était pas accidentel ».

Le 1er décembre 2020, Yeadon et le Dr Wolfgang Wodarg d’Allemagne ont demandé à l’Agence européenne des médicaments la suspension immédiate de toutes les études sur le vaccin COVID-19 en Europe en raison d’importants problèmes de sécurité, notamment la possibilité prévisible que de nombreuses personnes puissent « développer des réactions allergiques, potentiellement fatales, à la vaccination ».

« J’ai passé 32 ans à concevoir des médicaments de manière rationnelle. Je sais, et je le savais, et je l’ai écrit, avant qu’aucune des [injections] n’ait reçu d’autorisation d’utilisation d’urgence [EUA], qu’elles étaient dangereuses ». « Et je crains d’être convaincu, et je dirais, la main sur la Bible, devant un tribunal, un juge, que ces injections ont été faites pour blesser les gens, les mutiler et les tuer délibérément ».

Plus loin dans l’entretien, il explique pourquoi les injections d’ARNm biologique provoquent toute une série d’effets indésirables différents selon les personnes.

« Lorsque vous injectez cet ARNm à une personne, qu’il se répand dans son corps et qu’il est absorbé par une cellule, ce message est converti en protéine ». « Et lorsque votre corps fabrique une protéine étrangère – je vous le garantis en tant qu’immunologiste – votre corps dira ‘c’est du non-soi’ et attaquera la personne qui la produit jusqu’à ce que la cellule soit morte. Et je pense que c’est la cause d’une grande partie – pas de la totalité – des réactions indésirables à ces soi-disant vaccins ».

Par conséquent, ces substances

« provoqueront une destruction auto-immune de l’endroit où elles se trouvent. S’il pénètre dans le cœur, il provoque une myocardite ou un infarctus. S’il pénètre dans l’utérus d’une femme enceinte, c’est la fausse couche, s’il pénètre dans le système nerveux, c’est toute une série de problèmes neurologiques. C’est le problème commun qui sous-tend de nombreuses lésions dues aux vaccins, dont certaines sont si graves que des personnes sont mortes, comme je le pensais ».

Dans une correspondance séparée avec LifeSiteNews, Yeadon résume que

« les vaccins allégués ont été conçus pour blesser, mutiler et tuer. De multiples toxicités évidentes ont été délibérément intégrées dans leur conception, avec pour résultat des risques élevés de caillots sanguins, d’attaques auto-immunes et de tempêtes de cytokines dans tout le corps, en fonction de l’endroit où le vaccin est administré à un individu donné. « Enfin, les agents ARNm ont été formulés dans des nanoparticules lipidiques, dont on sait depuis 2012 qu’elles s’accumulent dans certains viscères, notamment les ovaires. Des impacts négatifs sur la fertilité étaient également pratiquement assurés. » « Rien de tout cela ne peut être défendu comme une inadvertance ».

En outre, il a déclaré qu’il était parfaitement sûr de ne pas être poursuivi, parce qu’ils savent qu’ils perdraient devant un tribunal.

« Ils ne me poursuivront donc pas en justice. Ce qu’ils font, c’est me salir et me censurer ».

Y comme Y’a pas à dire, ils sont fortiches !

Nous poursuivons la série alphabétique d’extraits du livre de notre ami Bernard Prady: Islam et Islamisation dans une France macronisée:

L’objet était un hadîth (un dire rapporté de Mahomet) utilisé par le CFCM [Conseil français du culte musulman] à l’occasion d’un communiqué (déjà) faisant suite à l’assassinat du Père Hamel à Saint Etienne du Rouvray.

… Pour illustrer comme d’habitude le caractère foncièrement paisible et tolérant de l’islam, le CFCM louait la « place prépondérante qu’occupe dans la religion musulmane le respect des autres religions et ainsi que le respect des hommes de foi qui les portent. À ce titre, le CFCM rappelle que le Prophète (Paix et Salut sur lui) disait dans un Hadith : “Celui qui fait du mal injustement à un juif ou à un chrétien me trouvera en adversaire le jour du jugement dernier”. (rapporté par Mouslim) ».

 Le Dr Aldeeb a alors essayé de retrouver la source de ce hadith car, remarque-t-il, « le communiqué en question ne nous donne pas la version arabe de ce récit, et se satisfait d’indiquer qu’il est rapporté par Mouslim. Ce Mouslim est l’auteur de l’un des six plus grands recueils de récits admis par les musulmans sunnites qui le considèrent comme le deuxième recueil le plus authentique après celui d’Al-Bukhari… Or, si l’on cherche ce récit dans le recueil de Mouslim, on n’en trouve aucune trace. » Poursuivant sa recherche, le Dr Aldeeb constate qu’on trouve en revanche trois autres hadiths à la construction similaire et qui se ressemblent, nous n’en citons qu’un: « Celui qui opprime un bénéficiaire d’un pacte qui reconnaît sa dhimmitude et paie son tribut (jiyza), je serai son adversaire le jour du jugement dernier. »

Et là, il y a ce que le Dr Aldeeb, dans son commentaire, appelle aimablement une dissimulation. Parce qu’en réalité, opprimer un juif ou un chrétien n’est condamnable que si celui-ci a reconnu son statut inférieur de dhimmi, et paie l’impôt correspondant !

(Extrait de « CFCM ment, CFCM ment… : ce n’était pas la première fois » – Le 16 octobre 2021)

Islam et islamisation dans une France macronisée

 

Darmanin interdit l’hommage à sainte Jeanne d’Arc

Suite à son annonce visant à interdire toute manifestation dite d’ultra-droite, Gérald Darmanin tente de frapper.

La secrétaire d’État chargée de la Citoyenneté, Sonia Backès, a annoncé qu’une manifestation organisée dimanche 14 mai à Paris par l’Action française serait interdite, conformément aux instructions de Gérald Darmanin.

«Une manifestation en hommage à Jeanne d’Arc, à Opéra, portée par des groupuscules d’ultradroite, sera interdite par la préfecture de police».

Avec l’enquête au sein du lycée Stanislas, le coup de barre à gauche du gouvernement est manifeste.

Gérald Darmanin a collaboré en 2008 au mensuel Politique magazine, proche de l’Action française.

Effet Streisand

Elisabeth Borne va découvrir l’effet Barbara Streisand : en voulant cacher une information, elle va la mettre en lumière.

Il faut dire que Elisabeth Borne a menti sur son prétendu compagnon, qui est en réalité pacsé avec une autre femme :

Bérengère Bonte, qui vient de publier une biographie sur Elisabeth Borne, a révélé avoir fait une curieuse découverte concernant cette dernière : l’homme qu’elle présente comme son compagnon serait pacsé à une autre femme.

Et des journalistes posent la question :

Qui est Clotilde Valter, sa meilleure amie et prétendue “compagne” ?

Elisabeth Borne a assigné en justice, mercredi 10 mai, l’éditeur d’une biographie la concernant. Elle demande que la maison d’édition retire certains passages, en raison d’atteintes à sa vie privée. Le livre concerné est La Secrète, de la journaliste Bérengère Bonte, mis en vente en librairie le 4 mai, par les éditions de l’Archipel.

Dans cette assignation devant le tribunal judiciaire de Nanterre elle demande la suppression, « dans toute nouvelle édition ou réimpression », de nombreux passages de cette biographie, sous astreinte de 1 000 euros par infraction constatée. Les exemplaires actuellement en vente pourront rester tels quels et n’ont pas à être retirés. Le chef du gouvernement énumère des passages

« faisant référence à sa santé et son orientation sexuelle », « ceux faisant référence à sa vie familiale, ces informations ne pouvant s’inscrire dans le périmètre d’une légitime liberté d’information du public ».

Dans un communiqué, les éditions de l’Archipel ont défendu la qualité du travail :

« Ce livre, fruit d’un an d’enquête, de dizaines d’interviews dont deux longs entretiens avec Mme Borne ainsi que d’autres avec des membres éminents de son cabinet, de sa famille et de son cercle amical proche auxquels elle avait donné son accord, est la première biographie de la première ministre nommée le 16 mai 2022 ».

Christophe Bentz : « les dangers d’une évolution législative vers l’euthanasie ou suicide assisté »

Le député RN Christophe Bentz est intervenu sur le bilan catastrophique du GVT dans la période Covid, dont M. Delfraissy est co-responsable, et les dangers d’une évolution législative vers l’euthanasie ou suicide assisté, une rupture civilisationnelle.

Extrait :

François-Xavier Bellamy interpelle les dirigeants allemands

« Monsieur le Chancelier, parlons-nous franchement : les divergences entre nos pays deviennent souvent inquiétantes. »

A la tribune du Parlement européen, François-Xavier Bellamy interpelle Olaf Scholz :

« Derrière les mots, votre coalition finit par mettre l’Europe en danger. Vous parlez d’Europe unie, mais après avoir imposé l’austérité partout, vous lancez le “Doppelwumms” — un plan de soutien massif pour l’économie allemande — sans prévenir personne, et tant pis pour les autres pays européens qui en sortiront durablement déstabilisés. »

Intérêts à l’étranger, écologie, flux migratoires… : les hypocrisies allemandes ne manquent pas. François-Xavier Bellamy les énumère.

François-Xavier Bellamy cite Hannah Arendt dans la langue de Goethe :

« Eine Krise wird nur dann zur Katastrophe, wenn wir mit Vorurteilen auf sie reagieren [“Une crise ne devient une catastrophe que si nous y répondons avec des idées toutes faites”, NDLR]. »