Au nom du peuple italien : le vaccin m’a rendue handicapée
Une décision de justice importante et, à certains égards, unique en son genre, a été rendue à Asti en Italie. Une femme, propriétaire d’un bureau de tabac dans cette ville piémontaise, a obtenu de l’État une indemnisation permanente en raison du handicap grave causé par le vaccin Pfizer. Cette décision est significative car il s’agit de l’une des premières décisions où un juge affirme que le vaccin a rendu handicapée une personne, et aussi parce qu’elle est l’une des premières en Italie à placer le vaccin Pfizer au cœur de l’équation, d’autres décisions ayant placé le vaccin AstraZeneca au cœur de l’équation.
La sentence a été prononcée par la juge Ivana Lo Bello le 26 septembre. La décision du juge est sans appel : la femme souffre d’une myélite transverse après avoir reçu le vaccin Comirnaty, produit par Pfizer-Biontech, et ne peut plus marcher. Le ministère de la Santé, dans sa procédure administrative, a rejeté la demande d’indemnisation, mais a été condamné à reconnaître le lien de causalité. L’État doit donc indemniser la femme en lui versant une allocation, arrérages compris, de 3 000 € par mois.
Les avis des deux experts techniques désignés par le juge, Agostino Maiello et Stefano Zacà, ont été décisifs. Ils ont tranché en faveur de la femme, démontrant qu’elle ne souffrait pas de myélite transverse (une maladie neurodégénérative très grave entraînant une paralysie) et que l’explication la plus plausible était précisément celle du vaccin.
La femme avait reçu la première dose du vaccin anti-ARNm le 7 avril 2021, suivie d’un rappel le 28 du même mois. Elle a été admise à l’hôpital d’Orbassano le 10 février 2022. Dès sa lettre de sortie du 17 février, le médecin avait indiqué que « le rôle du vaccin ne peut être exclu ».
Après que des examens complémentaires ont confirmé le diagnostic et soutenu l’hypothèse d’une cause vaccinale, la femme a entamé une procédure de demande d’indemnisation en vertu de la loi 210/92, mais la commission médicale ministérielle a exclu un lien de causalité.
À ce stade, la femme n’a eu d’autre choix que de procéder à un contre-interrogatoire et de poursuivre le Ministère et l’AIFA en justice. Après une procédure assez longue, le juge a reconnu la gravité du handicap de la femme et a retenu l’argument des experts selon lequel le vaccin était responsable de ce handicap. Le juge a déclaré : « Les indications des experts concernant l’existence d’un lien de causalité entre les vaccins administrés à la requérante et le handicap qu’elle présentait nous permettent de considérer comme suffisamment prouvé que la série de vaccins en question a causé la myélite/polyradiculonerviite. »
Il est important de noter que le juge a accepté l’analyse des experts concernant les nombreux effets indésirables également enregistrés sur le site Internet de l’AIFA, tels que le syndrome de Guillain-Barré, la paralysie de Bell, l’encéphalite et l’encéphalomyélite aiguë disséminée, le syndrome de Miller-Fisher, l’accident vasculaire cérébral, la thrombose cérébrale et, enfin, la myélite transverse.
Par ailleurs, le système de surveillance VAERS a recensé 593 cas de myélite transverse après vaccination rien qu’en Italie, dont 280 liés au vaccin Comirnaty de Pfizer. Compte tenu du caractère rare de cette affection, ces données sont rassurantes pour les défenseurs d’un vaccin sûr pour tous.
Cette décision favorable a été rendue car les avocats et les deux experts techniques ont pu démontrer que d’autres facteurs déclenchants potentiels n’auraient pas été déterminants dans l’apparition de la maladie sans le vaccin. En effet, certaines affections peuvent y contribuer, mais pas les facteurs déclenchants, ce qui pourrait ouvrir un débat sérieux sur la grave faille de la campagne de vaccination : l’absence totale d’antécédents médicaux des patients permettant d’identifier les facteurs de risque qui auraient rendu le vaccin mortel. C’est d’ailleurs ce qui s’est produit pour de nombreux patients.
Mais cela était impensable avec un vaccin dont l’efficacité et la sécurité étaient encore en cours de test en pleine campagne de vaccination. Des antécédents de facteurs de risque auraient ralenti et contrarié la campagne de vaccination obligatoire en cours entre 2021 et 2022. Par conséquent, les autres causes alternatives étant définitivement écartées, la femme a obtenu l’indemnisation tant attendue, mais pas de dommages et intérêts, la fraude du gouvernement étant écartée.
Cette décision est également importante pour une autre raison : au cours des deux dernières années, des commissions médicales militaires ont rendu des décisions importantes confirmant les dommages liés aux vaccins et les indemnisations correspondantes. Mais il s’agissait principalement d’affections cardiaques reconnues, telles que la myocardite et le péricaryte. Il est rare qu’une affection neurologique ou neurodégénérative ait été reconnue comme induite par un vaccin, et encore moins par un vaccin à ARNm. L’affaire Asti marque également un tournant pour cette raison.
8ᵉ édition du « pèlerinage pour la Bretagne »
La 8ᵉ édition du « pèlerinage pour la Bretagne », organisée par l’association Feiz e Breizh, s’est achevée dimanche 21 septembre au sanctuaire de Sainte Anne d’Auray. Fidèle à sa croissance continue avec plus de 2200 pèlerins issus de tous les pays de Bretagne ou de la diaspora, ce rassemblement catholique et breton est devenu en quelques années l’un des plus grands pèlerinages populaires de Bretagne.
Sous le thème « Krist, skouer a Garantez – Le Christ, modèle de Charité », les pèlerins, accompagnés de prêtres et de religieux, ont parcouru près de 50 kilomètres en deux jours. Après la messe d’envoi célébrée samedi matin à Mangolerian en Monterblanc, la colonne organisée en une quarantaine de chapitres – placés sous le patronage de saints locaux – a conduit les pèlerins chez les sœurs coopératrices du Christ Roi, à Bieuzy-Lanvaux. Sur ce lieu de bivouac, ils ont pu profiter d’une grande veillée bretonne, d’une procession aux flambeaux suivie d’une adoration nocturne.
Dimanche, après une nouvelle matinée de marche ponctuée de prières, de chants et de méditations, la colonne de pèlerins est entrée dans le sanctuaire de Sainte-Anne-d’Auray en procession solennelle, menée par un bagad précédé de porteurs de drapeaux et bannières. La messe de clôture, portée par le chant grégorien et les cantiques bretons, a été célébrée par Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes. Elle a réuni une foule nombreuse dans la basilique et sur le parvis grâce à la retransmission sur écran géant et sur YouTube (lien). Durant l’homélie, l’évêque a chaleureusement exhorté le peuple de la Bretagne catholique à se lever pour perpétuer l’héritage de foi de ses ancêtres :
« Votre pèlerinage, avec Feiz e Breizh, est un signe fort de cette résurrection. Face au triste cortège d’un monde sans mémoire et sans identité, votre cortège arrive qui met en valeur la culture et les traditions bretonnes pour transmettre la foi. Votre association Feiz e Breizh a un nom évocateur qui résonne en nous tous, la “foi en Bretagne”. Ce n’est pas une simple formule, c’est une mission, un appel à faire de notre culture, de nos traditions, un terreau fertile où la foi pourra à nouveau s’épanouir et se transmettre aux générations futures. La foi n’est pas une idée abstraite, elle s’incarne. […] Aujourd’hui, mes amis, vous êtes les héritiers de cette tradition vivante. Votre démarche est un acte de courage, de confiance et de fidélité. Dans un monde qui se déchristianise, et dans lequel les identités s’estompent, vous choisissez de témoigner, de chanter, de prier en breton, en honorant les saints et les traditions qui ont façonné notre identité et nous ont fait ce que nous sommes. Vous ne regardez pas le passé avec nostalgie, mais vous puisez dans ses richesses pour construire l’avenir. »
Cette édition a été vécue comme un temps fort d’amitié chrétienne, de ferveur et d’enracinement spirituel, fidèle aux trois piliers de Feiz e Breizh : Mission – Tradition – Patrimoine. Elle clôturait également le cycle du jubilé diocésain marquant les 400 ans des apparitions de sainte Anne au paysan Yvon Nicolazic, rappelant l’importance de la patronne de la Bretagne également protectrice des familles. Les organisateurs invitent tous les participants à poursuivre cet élan missionnaire, en faisant vivre la foi dans leurs paroisses et communautés, et en défendant les valeurs spirituelles et culturelles qui font la richesse de la Bretagne et de la chrétienté.
Krist, skouer a Garantez, resevit hor pedennoù ! Ô Christ, modèle de Charité, recevez nos prières !
I-Média : Macron, l’humiliation permanente
L’image de la semaine : Macron humilié à l’international
Le malaise, voilà ce que nous inspire l’entrevue entre Emmanuel Macron et Donald Trump qui a déclaré “au sommet de la paix à Gaza” : “J’ai du mal à croire que Macron adopte une approche discrète, c’est mon ami, merci Emmanuel !” pour souligner le rôle du chef de l’Etat dans cette opération diplomatique. Un peu plus tard, le président des Etats-Unis s’amusait à répéter qu’il s’entendait “avec les durs” mais pas “avec les faibles”, une humiliation cinglante de plus pour le président français…
Le dossier du jour : Macron débordé au national
Alors que le président sort du Top 50 du baromètre politique de Paris Match, il rejette la responsabilité du “désordre” politique alors que la France s’enfonce dans une crise institutionnelle sans précédent.
Les pastilles de l’info :
– JT de France 2 : la grave confusion entre Samuel Paty et Dominique Bernard, commise par Léa Salamé-Glucksmann et Julian Bugier.
– Libération remercie Badinter pour Lola : Honte !
– Le Parisien ou Closer ? : quand la presse people est plus politique que le mainstream
– BFM a cassé sa boule de cristal sur le Nobel de l’économie et Gabriel Zucman
– Telegram dézingue les politiques français qui soutiennent “Chat Control”
Portrait piquant : Benjamin Duhamel, de BFMTV à France Inter
Ne nous y trompons pas : la Révolution n’est pas finie
Louis de Bourbon signe une tribune dans Le Figaro à l’occasion de l’anniversaire de la mort de la reine Marie-Antoinette :
Aujourd’hui nous commémorons avec tristesse la décapitation de mon aïeule la Reine Marie-Antoinette. Et à cette occasion je veux, avec tous les Français, que nous nous interrogions à nouveau. Mais cette fois-ci, les institutions actuelles ne seront pas mon propos.
Il s’agit des symboles et du récit fondateur que certains ont imposés à la France depuis 150 ans. Chaque peuple, chaque pays se construit autour de figures fédératrices, d’une histoire commune plus ou moins mythifiée et de moments fondateurs. En France, malheureusement, nos moments fondateurs sont racontés à travers l’histoire macabre de la Révolution.
Au sein de celle-ci, les assassinats du Roi et de la Reine tiennent lieu d’actes paroxystiques pour un peuple soi-disant régénéré. Encore aujourd’hui, on veut faire peuple, comme il est d’usage de formuler, autour de cet acte : l’assassinat d’une mère, d’une femme, d’une personne d’origine étrangère. Quel paradoxe au XXIe siècle !

Nos gouvernants, toujours si prompts à s’excuser de notre passé, semblent au contraire s’enorgueillir de cet acte, pourtant aux antipodes des valeurs de notre société. Nos responsables ont alors beau jeu d’honorer la mémoire de Robert Badinter, s’ils n’hésitent pourtant pas à montrer la tête sanguinolente de la Reine aux yeux du monde entier lors de l’ouverture des JO. Plutôt que d’évoquer des figures inspirantes, des moments de grandeur ou des références communes qui ont fait la grandeur et la noblesse de notre pays, ils s’accrochent à une culture de la mort, à des souvenirs de destruction quand d’autres voix parlent au contraire de relever le pays.
Et ne nous y trompons pas. La Révolution n’est pas finie. La laïcisation du calendrier scolaire, les luttes récentes autour des croix, la destruction de notre patrimoine religieux sont autant de signes que certains veulent encore détruire, veulent encore saccager, veulent encore purifier notre pays de ses racines. Ils ne s’arrêteront pas tant qu’il restera encore des traces de ce qui a fait l’unité des peuples de France.
Je propose de briser ce cycle. D’en finir avec l’œuvre de divisions et de destructions. Retrouvons le chemin de l’unité, retrouvons la culture de ce qui fédère par le beau et le bon. Voyons dans notre histoire ce qu’il y a de vivificateur, d’inspirant et de pacificateur. Peut-être qu’il est temps de retrouver le chemin d’un régime source d’unité, en paix avec son passé, et solidement arrimé à l’histoire millénaire de la France pour affronter avec courage et apaisement les épreuves actuelles et ainsi envisager sereinement notre futur.
Projet de loi de finances : un congé de naissance à minima
Communiqué des Associations Familiales Catholiques :
La politique du soutien à la natalité reste insuffisante.
La préservation de la PreParE constitue un point d’appui encourageant, mais le nouveau congé de naissance complémentaire ne répond pas suffisamment aux enjeux d’une vraie politique de soutien à la natalité.
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 s’inscrit dans un contexte de baisse préoccupante de la natalité et de vieillissement accéléré de la population. Or l’équilibre démographique et social de la France dépend étroitement de la vitalité des naissances et du soutien apporté aux familles.
S’il convient de saluer la volonté du gouvernement de maîtriser les déficits et d’engager un effort de régulation dans plusieurs domaines (soins, dépenses hospitalières, lutte contre les fraudes), force est de constater que l’encouragement à accueillir et élever des enfants reste largement absent des solutions proposées.
Un maintien de la PreParE
Le maintien de la Prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE) est une bonne nouvelle. En effet, la PreParE reste un levier essentiel de soutien à la parentalité, permettant encore à 200 000 familles de suspendre leur travail pour se consacrer à leurs jeunes enfants dans la période préscolaire. Ce maintien témoigne d’une reconnaissance, encore trop rare, du rôle des familles dans la cohésion sociale et la préparation de l’avenir. Néanmoins, avec un montant de la PreParE à 456,06 €, cette liberté de prendre du temps avec son enfant d’âge préscolaire n’est réellement accessible qu’aux familles les plus aisées.
Un « congé de naissance complémentaire » mais loin du compte
Le nouveau « congé de naissance complémentaire » annoncé par le gouvernement constitue une avancée symbolique, en ce qu’il reconnaît la nécessité d’un temps d’accompagnement
Toutefois, sa durée limitée à deux mois, l’absence de chiffrage précis de son montant et la rémunération dégressive du second mois suscitent des réserves par rapport aux attentes des parents.
En l’état, cette mesure reste en deçà des besoins réels des familles qui demandent un congé bien rémunéré de 6 à 12 mois ; elle empiète sur leur liberté d’organisation en ne permettant pas la possibilité de transfert de ce congé entre les conjoints. Elle risque de s’avérer inaccessible pour nombre de foyers, si la compensation financière n’était pas suffisante, en particulier le deuxième mois. Rappelons que le rapport des 1000 premiers jours préconisait un congé « parental » de 9 mois avec un niveau d’indemnisation d’un montant minimum de 75% du revenu perçu !
Le budget moyen d’une place de crèche étant de 1600€, le mode de garde le moins onéreux pour les finances publiques est la garde familiale, lorsque les parents le souhaitent et en ont les moyens.
Des choix budgétaires et sociaux décorrélés
Au-delà de ces aspects, plusieurs dispositions du texte interrogent :
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Le transfert de ressources de la branche famille vers la maladie et la vieillesse compromet la capacité de la branche à investir dans l’avenir.
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La sous-indexation programmée des prestations sociales et des pensions jusqu’en 2030 fragilise les ménages.
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Enfin, le report de la majoration des allocations familiales de 14 ans à 18 ans diffère le soutien aux familles confrontées à des coûts accrus dès l’adolescence, ce d’autant qu’en parallèle le PLF prévoit de supprimer les réductions d’impôts pour frais de scolarité des parents ayant des enfants dans le secondaire et le supérieur.
Les AFC attendent des mesures à la hauteur des défis économiques et démographiques à venir ; c’est-à-dire des politiques qui fassent réellement confiance aux familles leur donnent les moyens d’accueillir le nombre d’enfants qu’elles souhaitent et leur laissent la liberté de s’organiser selon leurs besoins.
Mgr Bataille nommé archevêque de Bourges
Le Saint-Père a nommé Archevêque de Bourges Mgr Sylvain Bataille, évêque de Saint-Etienne depuis 2016.
Mgr Sylvain Bataille est né le 22 juillet 1964. Il a été ordonné prêtre le 11 mars 1989 pour le diocèse de Beauvais.
Il a été
- Membre de la Société Saint-Jean-Marie Vianney (1993) ;
- Supérieur du Grand Séminaire d’Ars (2000) ;
- Recteur du Séminaire Pontifical Français de Rome (2009-2014) ;
- Curé de Chaumont-en-Vexin (2014-2015) ;
- Vicaire Général du Diocèse de Beauvais ;
- Membre de la Commission de la Liturgie et de la Pastorale Sacramentale au sein de la Conférence des Évêques de France (2016-2022).
- Il est actuellement membre du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France.
“La beauté qui sauve le monde est le pardon, lequel ne devient possible que par l’effusion de la miséricorde divine”
Romancier canadien à succès, Michael O’Brien, né en 1948, auteur d’une trentaine d’ouvrages, dont Père Elijah ― Une apocalypse, a été interrogé dans Le Verbe. Extraits :
Jeune homme, vous étiez agnostique, voire athée, mais vous avez décidé d’embrasser le catholicisme à l’âge de 21 ans. Pourtant, à la même époque, une majorité de vos contemporains faisait le chemin inverse et quittait l’Église. Qu’est-ce qui vous a attiré vers la foi chrétienne?
Ma conversion a été semblable à celle de saint Paul: soudaine et totalement inattendue. À cette époque, je lisais beaucoup de romans et de philosophie existentialistes, ainsi que des livres de divers courants périphériques de la «spiritualité» New Age. Cela m’a conduit vers une obscurité intérieure croissante, parfois du désespoir — l’aspiration de ce que j’appelle «le vide». C’est une miséricorde singulière de Dieu qui a brisé le marasme de mensonges et de péchés dans lequel je m’étais enlisé depuis des années.
En un instant, j’ai rencontré un être radicalement malveillant, un démon qui m’a paralysé d’une terreur absolue et qui a cherché à me dévorer. Alors que je n’avais pas prié depuis des années, un grand cri a jailli du plus profond de mon âme: «Ô, Dieu, sauve-moi!» Le démon a reculé lorsque j’ai dit cela. J’ai alors récité toutes les prières dont je me souvenais depuis mon enfance, en particulier en invoquant le saint nom de Jésus. Plus je priais, plus il reculait.
Cette rencontre avec un mal radical a été accompagnée d’une grande grâce: la connaissance parfaite que tout ce que l’Église m’avait enseigné sur l’histoire du salut, la foi, la nature de Jésus est, en fait, la réalité. D’un seul coup, j’ai vu toutes les manières dont j’avais été trompé par le péché et l’erreur, et comment je m’étais trompé moi-même. Une lumière est entrée en moi, apportant la paix et la certitude que l’amour divin est infiniment plus puissant que le mal. C’est ainsi qu’a commencé un pèlerinage de foi qui se poursuit encore aujourd’hui, plus de 55 ans après ma rencontre sur le «chemin de Damas». […]
Les jeunes se tournent de plus en plus vers des mondes fictifs ou virtuels (Marvel, Fortnite et Minecraft, par exemple) pour échapper à la morosité ou à l’absurdité apparente du monde qu’on leur propose. Comment la littérature peut-elle leur redonner le gout du réel ― et même de la transcendance ― au lieu de nourrir une simple fuite dans l’imaginaire ou un divertissement aplanissant?
La littérature peut allumer de sains désirs en racontant des histoires qui suscitent l’émerveillement dans l’esprit et l’imagination du lecteur. Malheureusement, une grande partie de la littérature fantastique contemporaine stimule plutôt les sensations fortes à bas prix. Elle sature l’imaginaire et ne le conduit nulle part, sinon vers l’égo, l’obsession et la dépendance. Les lecteurs doivent se poser ces questions: cette histoire injecte-t-elle en moi des mensonges, alors même qu’elle me récompense par des plaisirs? Mélange-t-elle des poisons subtils avec des vérités? Redéfinit-elle le bien et le mal? Ou bien m’élève-t-elle et me rend-elle plus noble? M’ouvre-t-elle les yeux et m’aide-t-elle à vivre la dignité et l’héroïsme authentiques auxquels Dieu m’appelle? […]
Cinq de vos 17 romans se déroulent dans une ambiance apocalyptique. Comment expliquez-vous notre fascination commune pour la fin du monde?
Les films et les romans sur les catastrophes mondiales, les scénarios apocalyptiques et postapocalyptiques abondent dans notre culture. Ce phénomène est, je pense, une manifestation des intuitions profondes de l’âme, malgré l’absence de la vision prophétique plus claire donnée dans les Saintes Écritures. Privées de la lumière de la révélation divine, même les races et cultures prébibliques avaient de telles prémonitions sous des formes mythologiques.
À notre époque d’apostasie généralisée, ces histoires prennent la forme d’aventures médiatiques déformées, qui non seulement extériorisent nos peurs du futur, mais proposent des solutions. La technologie, l’intelligence, les muscles, des réflexes rapides, des pouvoirs extraordinairement effrayants et des bravades vulgaires nous sauveront, proclament-elles. Il s’agit d’un mélange explosif, surtout lorsqu’il est mêlé à la nudité. Le message sous-jacent constant est le suivant: utiliser le mal pour vaincre le mal est le chemin assuré vers la survie ou la victoire. Tuer est la solution la plus efficace à tous nos problèmes sociaux et personnels.
Avec de tels messages erronés, omniprésents dans notre culture actuelle, nous avons grandement besoin de récits alternatifs qui offrent une véritable lumière et une orientation sage concernant notre chemin à travers les temps périlleux qui s’annoncent. Je ne considère pas mes romans apocalyptiques comme des prophéties, mais ils sont ce que j’appelle des «fictions d’avertissement», qui réitèrent les questions fondamentales que chaque génération devrait se poser: sommes-nous éveillés, comme le Christ nous a exhortés à l’être? Lisons-nous correctement les signes des temps? Sommes-nous spirituellement préparés, si ce sont vraiment les temps annoncés par Jésus, les apôtres et les prophètes?
Dans une perspective chrétienne, justement, Dieu est le plus grand des romanciers. Il écrit non seulement toute l’histoire du monde, mais aussi chacune de nos histoires, comme si nous étions au cœur d’un roman dont nous sommes les héros. Cette histoire providentielle du monde est-elle écrite d’avance, de façon fataliste ? Pouvons-nous encore changer les choses?
Oui, chacune de nos vies est une histoire, une grande histoire, si seulement nous pouvions la voir! Cependant, le fatalisme du paganisme antique et du néopaganisme moderne a pour effet tragique de limiter la compréhension que l’homme a de lui-même, d’affaiblir gravement le sens de sa valeur éternelle et la véritable signification de ses choix dans ce monde.
En revanche, dans un univers providentiel, nous sommes appelés à une approche courageuse de la vie. En prenant la responsabilité de nous-mêmes, et avec l’aide de la grâce, nous pouvons devenir plus que ce que nous pensons être. Chacun d’entre nous apprend progressivement son rôle unique dans la grande histoire. En ce sens, chaque personne peut changer le cours de l’histoire en se changeant elle-même — en choisissant à chaque instant de vivre selon la vérité et l’amour, par une conversion et une prière constantes, qui sont le chemin de la liberté authentique. Personne ne peut faire cela par la force de sa propre volonté; cela n’est possible que par la grâce agissant avec notre nature.
Dostoïevski a dit que la beauté sauverait le monde. Croyez-vous que le beau possède un pouvoir salvateur plus grand que le vrai ou le bien?
Cette phrase est souvent citée, mais presque toujours à tort. Elle est sortie de son contexte, soit le roman L’Idiot de Dostoïevski. Dans cette histoire, l’auteur démontre à plusieurs reprises que la beauté, à elle seule, ne peut pas sauver le monde. Au cours de ce long récit, le personnage central, le prince Mychkine, finit par réaliser que la beauté qui sauve le monde est le pardon, lequel ne devient possible que par l’effusion de la miséricorde divine. L’idée de Dostoïevski est que la beauté, séparée de la vérité et de la bonté, devient trop facilement une idole, une idole d’une telle puissance qu’elle corrompt et détruit ceux qui lui rendent un culte. La beauté, dans sa juste mesure et son rôle approprié, est un moyen, non une fin en soi.
J’ajouterais qu’il est naturel et bon que la beauté émeuve le cœur humain. Le meilleur de l’art peut attirer ceux qui le contemplent à un moment d’immobilité et d’attention. Cela permet à l’émerveillement de naitre. Et l’émerveillement peut à son tour conduire à une révérence pour l’être. Et cette révérence, dans sa forme la plus élevée ― avec l’aide de l’Esprit Saint ―, peut conduire à une adoration authentique de celui qui est la source de toute beauté: Dieu lui-même. […]
Union des Droites : non ? Union des patriotes : oui ! Et pourquoi pas ? !
Chaque jour apporte un petit espoir sur le réveil de certains LR.
DE REELS SIGNES D’ESPOIR
Liste non exhaustive de symboles intéressants.
RETAILLEAU a permis l’élection de Pierre-Henri CARBONNEL (Ciottiste).
BELLAMY a voté la motion de censure RN contre Ursula VON DER LEYEN, et affirme qu’il voterait la censure du gouvernement LECORNU II s’il était député.
LISNARD refuse toute inflexion vers le macronisme.
BARDELLA évoque un possible gouvernement LR-RN.
Etc.
LE BLOCAGE DE MARINE LE PEN
Pourtant, Marine LE PEN refuse toute idée d’« union des Droites » (UdD).
A-t-elle vraiment tort ?
Certains de ses cadres viennent de la gauche (KOTORAC, etc.). Une bonne partie de son électorat vient aussi de la gauche, ce peuple qui travaille et qui est écrasé par les impôts et le mépris de certaines élites y compris de la « Droite classique ».
Certes, elle refuse l’ « union des Droites ».
Mais elle appelle de ses vœux l’« union des Patriotes » (UdP).
Chiche !
L’UNION DES PATRIOTES ? CHICHE !
Ce ne serait pas la première fois qu’un changement de mot débloque une situation.
La pression pour l’UdD s’est accentuée ces derniers temps : journalistes, analystes, auditeurs, etc.
Remplaçons cette pression par celle de l’UdP.
Cela ressemble à l’Union Sacrée, lors de la Première Guerre mondiale, par exemple. C’est une nécessité face à un risque EXISTENTIEL : la disparition de notre pays.
En pratique, il est peu probable qu’une grande partie de la gauche s’y rallie, donc l’UdP reviendra à peu près au même que l’UdD.
Après tout, le projet PERICLES de STERIN inclut le terme « Patriotes », et pas le terme « Droite ».
Concernant le principe de l’UdP, le RN a déjà dit « oui ».
Il ne reste qu’à attendre la réponse de LR.
QUID DE LA LACHETE DES LR ?
Le problème, une fois de plus, vient de la lâcheté des LR.
En cas d’accord avec le RN, le parti LR explosera : Xavier BERTRAND s’en ira, et bien d’autres.
Tant mieux, pourrions-nous dire.
Mais les LR ne réagissent pas ainsi, ils le montrent avec leur tentation de soutenir le macronisme. LR est un parti de notables, donc il leur faut des sièges, des élus.
Certes, ils pourraient avoir des sièges, des élus, en s’alliant avec le RN pour l’UdP. Mais ce serait au prix d’un renouvellement de leurs cadres : se débarrasser des cadres comme Xavier BERTRAND, et mettre en avant des cadres moins connus.
Ce saut dans l’inconnu, c’est ce qui fait peur aux LR.
Comme toujours, ils préfèrent leur confort, plutôt que de mettre la priorité sur l’avenir de la France.
RETAILLEAU, très hostile à l’euthanasie, trouverait dans cette UdP un moyen de bloquer ce projet de loi. Autrement dit, en refusant l’UdP, il prendrait la responsabilité de laisser la voie libre à l’euthanasie…
Il est probable que l’avenir verra une nouvelle scission des LR. Certains iront vers l’UdP, d’autres rejoindront le Centre mou macronien.
L’électeur, lui, a déjà fait son choix : tous les sondages montrent depuis des années que le Français veut des mesures de bon sens, concernant l’immigration, la fiscalité, la politique étrangère, etc.
Offrons l’UdP à cet électeur.
Charles Rosiers, ancien chroniqueur au quotidien Présent, [email protected]
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« Sacré Coeur » : « Ce monde meurt de ne pas se savoir aimé »
“Sacré Coeur”, c’est l’histoire d’une grande sainte de l’Église catholique : Sainte Marguerite Marie. C’est aussi l’histoire de deux catholiques convertis au catholicisme. Le film qui vient de sortir sur les écrans en France a été produit et réalisé par Sabrina et Steven Gunnell. En quelques jours, Sacré coeur atteignait la 4è place du box office en France.
Ce film documentaire de 90 minutes s’est très vite retrouvé propulsé “en tête de gondole”, alors qu’on lui faisait une contre-publicité.
Mardi 14 octobre 2025, il était diffusé dans une salle de cinéma à Chartres où Armel Joubert des Ouches se trouvait. Il a pu interviewer Sabrina et Steven Gunnell. Une rencontre touchante.
Le régime des Mollahs va-t-il s’effondrer ?
D’Antoine de Lacoste pour la Revue d’Histoire Européenne :
Depuis l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, l’Iran multiplie les déconvenues. Sa prudence dans son soutien au Hamas, qui espérait beaucoup plus, n’y a rien changé : les plus beaux atouts de la puissance perse ont disparu.
L’Etat hébreu a tout d’abord porté des coups terribles au Hezbollah, la milice chiite qui règne sur le Liban sud. Armée et financée par l’Iran, cette milice avait, par le passé, posé de graves problèmes à l’armée israélienne. Cela n’a pas été le cas cette fois. Tous les dirigeants du Hezbollah ont été tués par des bombardements d’une redoutable précision (le Mossad bénéficiait à l’évidence de renseignements internes au plus haut niveau). Son chef emblématique, Hassan Nasrallah, est mort alors qu’il tenait une réunion dans un bunker profondément enterré.
Israël a complété l’œuvre de son aviation par une invasion terrestre du Liban. Comme à son habitude, Tsahal n’a pas fait dans le détail et les destructions furent nombreuses. Mais, avec peu de pertes, elle a considérablement affaibli le Hezbollah.
La suite s’est passée en Syrie. Profitant d’une offensive islamiste surprise, Israël a bombardé les positions de l’armée syrienne. Elle a surtout empêché l’arrivée de renforts chiites venus d’Irak et d’Iran. L’armée syrienne s’est effondrée, elle fut en outre perturbée par des faux ordres de retraite reçus par les officiers sur leurs portables. Connaissant l’habileté israélienne dans le domaine du piratage informatique, le responsable n’est pas difficile à trouver.
Israël s’accommode très bien du régime islamiste qui a pris la suite, cela correspond parfaitement à sa stratégie du chaos, meilleur moyen de dominer militairement le Proche-Orient. Il a en outre saisi l’occasion pour s’installer au-delà du Golan (déjà annexé) et occupe une partie de la Syrie.
Alors Israël s’est mis à rêver et a jugé que le moment était venu d’attaquer l’Iran lui-même. Ce fut la guerre des 12 jours, déclenchée le 13 juin dernier. L’aviation israélienne bombarda les sites nucléaires iraniens, des logements de gardiens de la révolution et d’ingénieurs tuant plusieurs dizaines d’entre eux avec leurs familles. La défense aérienne fut totalement dépassée.
L’Iran riposta aussitôt et beaucoup de ses missiles franchirent le fameux dôme de fer israélien censé tout arrêter. Tel Aviv, le poumon économique d’Israël, subit des dégâts importants, médiatiquement minimisés grâce à la rapide interdiction des images, tout comme Haïfa et Bat Yam. C’est la première fois que des villes israéliennes sont frappées de la sorte. Chaque Etat a montré ses faiblesses mais le monde n’a retenu que la défaite de l’Iran.
Donald Trump décida d’entrer dans la danse. Le 21 juin, l’US Air Force bombarda 3 sites nucléaires iraniens et Trump annonça leur destruction totale. Ce n’est sans doute pas le cas, mais il faudra attendre pour connaître l’ampleur des dégâts occasionnés au programme nucléaire iranien.
Malgré les coups réels portés à Israël, l’Iran sort très affaibli de cette séquence. Dès lors, les médias occidentaux se sont rués vers un de leurs fantasmes favoris : la chute imminente du régime des mollahs. En réalité, il est plus solide qu’il n’y paraît. Certes, sa popularité est faible et une grande partie des Iraniens, notamment dans les villes, aimeraient respirer davantage. Mais les campagnes sont plus religieuses et le maillage du clergé chiite très efficace. De plus, il n’y a pas vraiment d’alternative. Le fils du Shah est souvent mis en avant mais il vit aux Etats-Unis depuis des décennies et a eu la drôle d’idée de s’adresser en anglais au peuple iranien, pourtant très nationaliste. Et puis il y a les gardiens de la révolution, 120 000 hommes bien armés. En réalité tout dépend d’eux.
Même si de plus en plus d’Iraniennes se promènent sans voile dans les rues de Téhéran, on ne peut pas prévoir la chute prochaine du régime. Donald Trump, malgré ses promesses, a goûté au charme vénéneux de l’éternel interventionnisme américain. Mais ce n’est pas cela qui fera tomber les mollahs : la solution est interne.
Antoine de Lacoste
Ordo ab chaos : l’ordre naît du chaos
Emmanuel Macron a rappelé à sa manière cette devise des francs-maçons inscrite au-dessus de l’entrée de leurs temples : Ordo ab chaos. C’était en Avril 2023, il parlait alors à des journalistes de l’état de délabrement des services hospitaliers en France :
« C’est dur de réinventer un modèle quand tout n’a pas été détruit. »
Mais parlait-il seulement de nos services hospitaliers ?
Car pour ce qui est du chaos en général, nous sommes aujourd’hui particulièrement bien servis en France. Mais bizarrement, un chaos bien organisé où même les oppositions sont contrôlées. « LFI » parle de motions de censure sans jamais les voter, et le « Rassemblement National » agite la menace de la destitution sans jamais la provoquer. Les gouvernements se succèdent sans régler le moindre problème, et au milieu de cette cacophonie bien orchestrée notre président trace sa route sans la moindre anicroche.
Pourtant, direz-vous, ses principaux soutiens semblent le lâcher : Gabriel Attal ne le comprend plus, Édouard Philippe le supplie de démissionner, même les médias de propagande se mettent à le critiquer. Serait-il allé trop loin, ou a-t-il simplement terminé le boulot pour lequel il avait été placé là ?
Tout récemment, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU qui se tenait le 24 septembre à New-York, Emmanuel Macron a reçu le prix du « Citoyen du monde » qui se veut être une distinction pour des dirigeants engagés à relever des défis mondiaux.
Quand on sait que ce prix honorifique lui a été remis par Larry Fink, le PDG de BlackRock, on comprend mieux de qui Emmanuel Macron est la marionnette. Mais surtout, cette marque de reconnaissance de la part des « Grands » de ce monde laisse supposer qu’il a terminé le travail pour lequel il avait été recruté !
Place à présent à son successeur que les médias de propagande nous vendrons très bientôt comme « Le nouvel homme providentiel ».
Face à un tel spectacle, mais surtout face à un tel niveau de manipulation des populations, on serait en droit de baisser les bras, refusant de participer à une telle mascarade, abandonnant la France et les français à leur triste sort !
Pourtant, dans le dernier numéro de France Catholique, un article intitulé « Les contemplatifs portent le monde » nous rappelle ces vérités essentielles :
« Les contemplatifs sont aux pieds du Père et intercèdent pour toute l’humanité. Bien que cloîtrés, ils sont très au courant de la vie de l’Église et de la société qu’ils portent totalement dans la prière. »
Sans forcément aller jusqu’à s’enfermer dans un monastère, chaque chrétien peut ainsi agir pour le bien de la nation. Même si nos dirigeants actuels nous font honte, nous pouvons toujours prier pour le réveil de leur conscience C’est ce que conseillait l’apôtre Paul à son jeune compagnon Timothée :
« J’exhorte à faire des prières, des supplications, des actions de grâces, pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité afin que nous menions une vie paisible et tranquille en toute piété et honnêteté. Cela est bon et agréable devant Dieu. »
Et si la situation en France devait empirer au point de nous empêcher de vivre une vie paisible et tranquille, ne perdons jamais de vue que notre royaume de cœur n’est pas de ce monde : nous sommes dans le monde, mais nous ne sommes pas du monde !
De tous temps, en tous lieux, des chrétiens ont traversé des situations souvent difficiles. Il n’y a rien de nouveau en cela, et en plus nous avons été prévenus dès notre première lecture de l’évangile de Jean que nous aurions des tribulations dans le monde …
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
L’extinction des chrétiens d’Irak
De Régis le Sommier sur Omerta :
Ils étaient un million en 1980 sous Saddam Hussein, 630 000 en 2005 ; leur diminution a été constante depuis l’invasion américaine en 2003. En 2014, leur nombre a encore reculé avec l’émergence de Daech. Près de 120 000 d’entre eux ont quitté le pays cette année-là. Beaucoup se sont réfugiés en Syrie à l’époque, le régime de Bachar el-Assad représentant à leurs yeux une garantie de survie. Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.
Les chrétiens d’Irak sont pourtant une des plus anciennes communautés chrétiennes au Moyen-Orient. On compte parmi eux dix dénominations différentes. Les plus nombreux sont les catholiques chaldéens, viennent ensuite les orthodoxes de l’Église apostolique assyrienne puis l’Église catholique syriaque, les syriaques orthodoxes, etc.
Mon but n’est pas de dresser une exégèse de toutes ces églises, mais de vous faire prendre conscience de la tragédie qu’ont vécue ces chrétiens.
Dès l’invasion américaine, les chrétiens sont persécutés, ce qui est paradoxal, Georges Bush étant censé mener une quasi-croisade contre les fanatiques musulmans. Les « takfiri », les fondamentalistes musulmans le prennent à la lettre et s’en vont persécuter les chrétiens sur le mode « guerres de religion », au nez et à la barbe des troupes d’occupation américaines qui, n’étant pas partout, ne peuvent pas toujours intervenir.
Je voudrais m’attarder un instant sur le sort du quartier à majorité chrétienne de Dora, à 10 kilomètres au sud-ouest de la capitale. En juillet 2007, lorsque je m’y suis rendu avec les Américains, des groupes liés à al-Qaïda avaient instauré un prétendu “État islamique en Irak et prélevaient le jizah, l’impôt des infidèles, qui s’élève jusqu’à 200 dollars par an, soit de quoi subvenir aux besoins d’une famille de 6 personnes pendant 1 mois. Certaines familles chrétiennes étaient contraintes de donner une de leurs filles en mariage à un musulman pour rester. Une fatwa interdisait de porter la croix au cou. Quant aux églises, c’est à coups de grenades qu’elles avaient été contraintes d’ôter les croix de leurs coupoles et de leurs façades. À la mi-mai, l’église assyrienne de Saint-Georges avait été incendiée. En juillet, les troupes américaines avaient repris le secteur et occupaient un lieu spirituel proche de l’église. Je me souviens des croix brisées, des icônes jetées par terre. Sur une porte, les djihadistes avaient tenté d’enlever une croix incrustée à coups de burins, mais n’y étaient pas parvenus. Ils n’avaient pas touché aux livres, dont certains, rédigés en arabe, dataient d’avant l’arrivée de l’islam. La mission des hommes de la 2ᵉ division d’infanterie avec lesquels je séjournais était de construire un mur pour séparer les divers groupes confessionnels du secteur. Cela se passait la nuit. Ils surveillaient les travaux depuis les toits. C’est dire à quel point l’Irak était descendu dans une spirale sectaire.
Trois ans plus tard, le 31 octobre 2010 cette fois, veille de Toussaint, 42 personnes sont tuées sur le coup (au total 68) et 60 autres blessées dans la cathédrale du Perpétuel-Secours de Bagdad. Les deux prêtres ont été tués, le père Wassim et le père Thair. Depuis la visite du pape François en 2021, ils sont en voie de béatification. À l’époque, l’indifférence de l’État français était presque totale. Il se disait préoccupé verbalement par le sort des chrétiens d’Irak, mais les médias se saisissaient peu du problème et il faudra attendre 2015 pour que le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Laurent Fabius, évoque discrètement, en plus du sort des yézidis, très médiatisé, celui des chrétiens. Les évêques français attendront aussi plusieurs années avant d’évoquer la situation. La première réunion d’envergure pour briser le mur du silence se tient à Paris au Cirque d’Hiver en juin 2015, où une poignée de députés de différents partis est représentée.
En 2014, leur situation s’aggrave. Ils sont chassés par Daech de la plaine de Ninive, de leurs sanctuaires de Qaraqosh, et trouvent refuge au Kurdistan irakien. Des villes habitées par des chrétiens depuis plus de 1 800 ans sont conquises : ils ont le choix entre se convertir, prendre l’exil, offrir une de leurs filles à un musulman, être rançonnés au passage. Des centaines sont égorgés vifs ou fusillés. Je m’y suis rendu pendant la bataille de Mossoul que j’ai couverte avec la Golden Division, une unité d’élite de l’armée irakienne. Lors de mon passage à Qarakosh, je remarquai que les forces qui entouraient la ville libérée de Daesh étaient des Hachd al-Shabbi, des miliciens chiites qui avaient avec la milice chrétienne locale reconquis la ville. On savait qu’on entrait en secteur chrétien car sur le check-point il y avait écrit « Jesus love ». Contraste avec les bannières des Hachd al-Shabbi arborant le portrait de l’imam Hussein. Là encore ce sont les églises brûlées qui m’ont le plus marqué. À Mossoul, la tombe de Jonas avait été incendiée par Daech et divers lieux chrétiens pillés. Depuis, leur situation n’a guère changé…
Les militants pro-vie demandent à l’UE de cesser de financer l’avortement et de soutenir les mères
Tandis que les responsables politiques militent pour que l’avortement devienne un droit constitutionnel, des militants de toute l’Europe se battent pour des politiques qui aident les femmes à choisir la vie. Lors d’un événement à guichets fermés à Bruxelles cette semaine, médecins, députés européens et mères ont partagé des témoignages de grossesses difficiles et ont appelé l’UE à reconnaître la maternité comme un droit fondamental à défendre.
La conférence, intitulée « Soutien à la maternité en Europe » et organisée au Parlement européen par la plateforme « Un de nous » et le groupe des Conservateurs et Réformistes européens, a réuni plus de deux cents participants de vingt pays.
Les intervenants ont averti que si Bruxelles finance des campagnes de promotion de l’avortement , peu est fait pour renforcer les réseaux qui aident les femmes à poursuivre leurs grossesses – une « asymétrie morale », comme l’a dit un organisateur, qui traite la maternité comme un fardeau plutôt que comme un bien social.
En ouverture de la conférence, Tonio Borg, ancien commissaire européen à la Santé, a déclaré que l’UE manquait à ses obligations envers les femmes en ignorant leur besoin d’un véritable soutien pendant la grossesse. Il a déclaré :
Nous voulons que la maternité soit un bien protégé, et non un fardeau. Si l’Europe veut défendre la liberté, elle doit commencer par protéger la vie.
L’eurodéputé maltais Peter Agius a également souligné la nécessité de respecter le droit de chaque pays à légiférer sur ces questions. Il a averti que la volonté d’inclure l’avortement comme un prétendu droit dans la Charte européenne des droits fondamentaux constituait « une violation directe de la souveraineté des États membres et de la liberté de conscience ».
Les moments les plus émouvants ont été les témoignages personnels de femmes de France , d’Italie et des Pays-Bas, qui ont partagé leurs expériences de grossesses difficiles et leur lutte pour recevoir du soutien dans des environnements souvent hostiles.
Une jeune Néerlandaise, parlant en larmes, a raconté comment la fondation There Is Hope l’a soutenue pendant sa grossesse alors que tout le monde la poussait à avorter :
Ce n’était pas une décision facile, mais quand j’ai entendu « félicitations » au lieu de « qu’est-ce que tu vas faire », j’ai su qu’il y avait de l’espoir.
Une autre Française a décrit comment le manque de soutien et la pression médicale ont conduit à un avortement qu’elle qualifie aujourd’hui de « point le plus sombre » de sa vie. Ces deux histoires ont donné un visage humain à une réalité cachée : des milliers de femmes à travers l’Europe ne choisissent pas librement l’avortement ; elles y ont recours faute de soutien et d’alternatives.
Parmi les députés européens présents, le représentant slovaque Miroslav Adámek s’est distingué en condamnant le « relativisme moral » qui domine le débat européen sur la vie et les droits de l’homme.
On nous qualifie d’extrémistes parce que nous défendons la dignité humaine depuis la conception jusqu’à la mort naturelle, mais le véritable extrémisme consiste à nier que chaque être humain a le droit de naître.
« Lorsque la maternité est détruite, l’avenir de l’Europe est détruit », a averti un autre député européen, appelant à des politiques qui traitent la maternité comme une pierre angulaire de la société plutôt que comme une affaire privée.
Cet événement a également attiré l’attention sur la pression politique croissante dans des pays comme la France et l’Espagne , où les gouvernements tentent de faire de l’avortement un droit constitutionnel. Isabel Navarro, porte-parole de l’association espagnole Professionnels pour l’éthique , a déclaré à europeanconservative.com qu’il s’agissait d’une « tentative désespérée des élites politiques de préserver l’avortement dans une société de plus en plus pro-vie ».
De plus en plus de jeunes comprennent l’horreur de l’avortement et réclament des politiques qui soutiennent la maternité. C’est pourquoi les élites politiques tentent de l’inscrire dans les constitutions nationales.
Navarro a insisté sur le fait que l’avenir de l’Europe dépend d’« une alliance de ceux qui croient en la vie », ajoutant que « la véritable égalité commence lorsqu’aucune femme n’est obligée de choisir entre son enfant et son avenir ».
Loin d’être un affrontement politique, la conférence s’est déroulée dans un climat constructif et profondément humain. Les organisateurs ont appelé à ce que le droit à l’accompagnement à la maternité, déjà reconnu par l’article 33 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE, se traduise par des mesures concrètes telles que des allégements fiscaux, des aides au logement, des services de conseil, un soutien à l’emploi et le financement d’associations d’aide aux mères.
Comme l’a dit un participant : « Défendre la vie n’est pas un pas en arrière, c’est le début de toute civilisation. »
Montgenèvre, Quasquara, Nantes : la détresse d’un patrimoine en danger
Communiqué de SOS Calvaires :
Quand on enlève des croix par hélicoptère, c’est toute une part de notre âme qu’on décroche du ciel. Une semaine sombre pour le petit patrimoine français.
En l’espace de quelques jours, plusieurs croix de France ont été déplacées, condamnées ou humiliées. À Montgenèvre, en Hautes-Alpes, à Quasquara, en Corse, et jusqu’à Nantes, les symboles les plus anciens et les plus paisibles de notre pays se trouvent pris pour cibles. S.O.S Calvaires, association nationale dédiée à la restauration du petit patrimoine religieux, alerte sur cette série d’atteintes et appelle à un sursaut de raison et de respect.
À Montgenèvre : une croix enlevée par hélicoptère
Il y a quelques mois, des randonneurs ont eu la belle intention de redresser une croix sur les hauteurs de Montgenèvre, à 2 545 mètres d’altitude. Malheureusement, cette restauration s’est faite sans autorisation préalable ce que nous regrettons vivement. S.O.S Calvaires et ses bénévoles mettent un point d’honneur à respecter la loi et cette logique : demander l’autorisation au propriétaire d’intervenir. La mairie a depuis décidé de faire enlever cette croix par hélicoptère, une opération coûteuse – plus de 5 000 euros d’argent public – alors même que la croix d’origine, datant du XIXᵉ siècle, est toujours en place. S.O.S Calvaires comprend les obligations juridiques de la commune mais regrette l’absence de dialogue. Faire intervenir un hélicoptère semble quelque peu disproportionné par rapport à la réalité de la situation. En effet, nous avions écrit à la mairie il y a plusieurs mois pour proposer notre aide, afin de régulariser la situation et de remettre les choses dans l’ordre, écrit resté sans réponse. Nous renouvelons aujourd’hui notre proposition : restaurer, dans le respect de la loi et de l’histoire, la croix d’origine dont nos archives attestent l’existence depuis plus d’un siècle. Le symbole est frappant : cet été, un hélicoptère posait une croix dans les Pyrénées espagnoles, accueillie avec émotion. Quelques semaines plus tard, un autre hélicoptère en France retire une croix au nom de la réglementation.
En Corse : une croix d’avant 1905 condamnée
À Quasquara, en Corse-du-Sud, le tribunal administratif de Bastia a ordonné le retrait d’un calvaire à l’entrée du village. Pourtant, cette croix figurait déjà sur des cartes et témoignages antérieurs à 1905. Elle ne violait aucune loi : elle appartenait à l’histoire du lieu, pas à un débat d’idéologie. S.O.S Calvaires condamne fermement cette décision qui, sous couvert de laïcité, efface un pan du patrimoine corse. Nos équipes étaient encore sur l’île en avril dernier, pour restaurer plusieurs calvaires anciens. Nous y avons rencontré des habitants fiers de leur héritage et profondément attachés à leurs croix. Nous leur apportons notre plein soutien.
À Nantes : le symbole relégué
À Nantes, des poubelles ont été installées au pied d’un calvaire, en plein centre-ville. Un geste peut-être involontaire, mais révélateur d’un regard devenu indifférent au sacré. Quand les croix deviennent du mobilier urbain, c’est notre mémoire qui s’abîme.
Une même blessure
En une semaine, la France a vu plusieurs croix déplacées, condamnées ou méprisées. Ces gestes, parfois administratifs, parfois idéologiques, traduisent une méconnaissance croissante du sens de ces monuments. « Détruire une croix, c’est effacer un pan de notre histoire. La restaurer, c’est honorer ceux qui ont bâti la France. » Ces croix ne sont pas des revendications. Elles sont des repères — de foi pour certains, de mémoire pour tous. Les préserver, c’est choisir la continuité plutôt que la rupture.
Les prières au bas de l’autel (épisode 5/23) – La messe, trésor de la foi
Durant la messe, le prêtre se tiendra à l’autel. Mais avant de s’en approcher, une ultime préparation est nécessaire. Les prières dites « prières au bas de l’autel » ont une double tonalité : pénitence et joie. Pénitence, car « la prière, dans laquelle la petitesse de l’homme s’humilie devant la grandeur de Dieu, se concentre […] sur le point où se font le plus sentir l’insuffisance et l’indignité de l’homme[1]. Joie, car malgré cette insuffisance et cette indignité, nous sommes admis à nous approcher de Dieu.
Signe de Croix
Le signe de Croix, « signe de bénédiction par excellence, […] se dresse comme un portique à l’entrée de la messe »[2] et indique dès l’abord que c’est le sacrifice de la Croix qui va être actualisé, pour rendre gloire à la Sainte Trinité, pour que les chrétiens également y soient associés, afin d’entrer en communion avec la Sainte Trinité. Souvenons-nous en effet que c’est en vertu de son baptême « au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit » que chaque fidèle est rendu apte à participer au culte chrétien.
Psaume XLII – Judica me
Téhéran : une station de métro en l’honneur de la sainte Vierge
Tandis que le métro parisien refuse d’afficher des publicités pour le film Sacré-Coeur, le métro iranien inaugure une station en l’honneur de la sainte Vierge :
🚈✨ FLASH | L’Iran a inauguré la STATION de métro “Sainte Vierge Marie” sur la ligne 6 à Téhéran.
La station, construite en l’HONNEUR de la COMMUNAUTÉ chrétienne arménienne du pays, se situe à 2 MINUTES à pied de la cathédrale arménienne Saint-Sarkis. pic.twitter.com/BlgCx5A7WI
— L’Écho Chrétien (@lechochretien) October 14, 2025
Chronique de la République des Juges : légalisation de la PMA post-mortem
La technique fonctionne donc autant continuer à en profiter : le législateur ayant refusé de légaliser la conception d’enfant après la mort d’un parent, ce sont les juges qui s’en chargent.
La Cour d’appel de Paris a reconnu des liens de filiation, ou leurs effets, dans deux dossiers distincts de procréation médicalement assistée (PMA) post-mortem, technique qui demeure interdite en France.
Dans le premier, infirmant le jugement rendu en première instance, elle a jugé que le refus d’établir la filiation d’un enfant ainsi conçu portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée de l’enfant qui
“se construit depuis sa naissance au contact d’un entourage familial et social qui l’identifie, de manière unanime et constante, au même titre que son frère ainé, comme la fille désirée du défunt”.
Dans le second cas, la Cour d’appel était appelée à juger de l’aptitude de l’enfant à hériter de son père, inscrit dans son acte de naissance espagnol transcrit en France, contestée par les enfants majeurs du défunt nés d’une précédente union. Elle a convenu que, conformément à l’article 725 du Code civil, l’enfant n’étant pas encore “conçu” à la date de l’ouverture de la succession, il n’était pas admis à hériter. Cependant, le contrôle de conventionnalité l’a poussé à juger que l’impossibilité pour l’enfant d’hériter de son père portait, en l’espèce, une atteinte disproportionnée au droit de l’enfant à la vie familiale, laquelle comprend les intérêts matériels et ajouté que
“l’enfant issu de cette AMP post mortem avait une espérance légitime de venir à la succession”.
Le droit de l’enfant à une vie familiale… avec un père déjà décédé avant la conception. C’est comme le droit de l’enfant à ne pas avoir de père ou de mère…
Ne profitons pas du chaos politique pour légaliser l’euthanasie
De l’équipe “Tout mais pas ça !” de la Fondation Jérôme Lejeune :
Au milieu du chaos institutionnel actuel, les fanatiques de la culture de mort n’ont qu’une obsession : légaliser l’euthanasie et le suicide assisté. On a ainsi entendu parler voici une dizaine de jours d’un « deal » qui aurait été passé entre le Premier ministre Sébastien Lecornu et Gérard Larcher, le président du Sénat, pour que la loi soit rapidement votée au Sénat.
C”est pourquoi nous sommes inquiets de la reconduite de M. Lecornu à Matignon suivie de la nomination au ministère de la santé de Mme Rist, députée macroniste ayant voté pour la proposition de loi pro euthanasie en mai dernier. Ce n’est donc pas le moment de relâcher notre vigilance. Ensemble maintenons la pression sur les sénateurs en utilisant l’outil de mobilisation : écrivez et demandez à vos proches d’écrire. Nous pouvons empêcher ce désastre !
L’essentiel du message à transmettre aux sénateurs en ce moment est simple : les études d’opinion témoignent que malgré la propagande idéologique, les Français n’attendent pas impatiemment la légalisation de la mort administrée. Pour cela, vous pouvez appuyer votre argumentaire sur une étude d’Harris interactive parue en septembre dernier qui démontre que sur les 20 enjeux proposés, les citoyens ont attribué la 15ème position à la fin de vie. En outre, il y a fort à parier que, lorsqu’ils parlent de fin de vie, les Français entendent surtout soins palliatifs et pas assassinat légal !
Nous comptons sur vous :
- Interpellez votre sénateur via l’outil d’interpellation
- Sensibilisez vos proches en leur montrant le documentaire « Mourir n’est pas tuer – enquête au cœur de la fin de vie » et organisez une soirée ciné-débat dans votre ville. Rendez-vous sur le site Tout mais pas ça, pour visionner le film sur YouTube.
Un grand merci à tous pour votre mobilisation, le combat continue.
Neuvaine à saint Raphaël
L’abbé Billot (IBP) nous prie de signaler la neuvaine à saint Raphaël qui commence aujourd’hui (et à laquelle vous pouvez vous inscrire en envoyant un message à raphaelangededieu@gmail.com).

Triste musique, Tour d’horizon des chants catholiques dans les décennies 70-90
Léon Bloy, dans Le Désespéré, décrit comment l’office des chartreux produit l’effet d’un choc émotionnel sur Marchenoir :
« Toutes les cérémonies, tous les actes particuliers de ce sacrifice, que les théologies regardent comme le plus grand acte qui puisse être accompli sur terre, pénétraient Marchenoir jusqu’aux intestins et jusqu’aux moelles… Il sortait enfin, les nerfs rompus, la tête sonnante, excédé jusqu’à défaillir. »
À bien des égards, Marchenoir annonce Durtal dans En route, qui passe le clair de son temps à se perdre dans les volutes des églises et les hauteurs vocales du plain-chant, la cathédrale sonore. Mais que Bloy ferait-il dire à Marchenoir s’il avait dû se coltiner les chants catholiques imposés suite à la réforme liturgique de 1969 ?
Nous prendrons soin de ne pas juger ici du bien-fondé de la réforme et du missel de Paul VI. Nous ne nions pas non plus que des fidèles vivent la messe à partir de ces chansons mais, bien que l’on respecte les goûts et les couleurs, il faut cependant faire l’inventaire et la critique de ce pensum liturgique. On laissera également aux lecteurs le soin de voir l’apparition de cette nouvelle liturgie comme une « bêtise et une bourde psychologique », ainsi que l’a souligné Rémi Brague dans un entretien à Academia Christiana, conduisant à une rupture anthropologique incroyable, sur le plan de l’intelligence. Le sentiment du beau, l’exigence poétique, la tradition latine, sédimentés par les siècles — Les Impropères, le Crux Fidelis ou le Veni Creator Spiritus — sont devenus obsolètes face aux bluettes disco infâmes, révélatrices de l’effondrement de l’intelligence et de l’apprentissage des humanités de toute une époque. Cela confirme la fameuse phrase de Bernanos dans La France contre les robots, qui dénonçait la civilisation moderne comme une conspiration contre la vie intérieure.
Qui donc n’a pas connu les messes où l’assemblée, d’une voix molle, entonne « Dieu nous accueille en sa maison », « Peuple de frères » ou quelque autre refrain dont la pauvreté théologique rivalisait avec la médiocrité musicale ? Ces chants ne sont pas un simple accident de parcours : ils sont, tout d’abord, les « œuvres » commises par des artistes qu’il faut nommer et dont il faut dire les méfaits. Ils répondent aux noms de Didier Rimaud et Le Scouarnec ou Rozier pour les paroles ; Jo Akepsimas, Berthier, Überall pour la musique ; et Mannick — la Mireille Mathieu des paroisses — pour le chant. On retrouve leur signature à chaque page d’un recueil de cantiques. Ce gang par ses travaux a montré sa volonté de faire la révolution dans l’Église , et même son mai 68, aspirant à la jeunesse, au progrès, voulant casser les codes et défaire les vieux usages. Ces morceaux impressionnent car ils illustrent toutes les lubies de l’époque.
Cela commence par la fraternité et l’humanisme. Il ne s’agissait plus d’inscrire la liturgie dans le grand fleuve de la Tradition, mais de créer un christianisme adapté à la modernité, horizontal et convivial. Les textes des cantiques portent cette marque : vocabulaire laïcisé — « amitié », « partage », « chemin », « vivre ensemble » —, absence de références au sacrifice, au salut, à la grâce. La dimension théologale est remplacée par une sociologie de la fraternité universelle. La verticalité est écrasée par une horizontalité nécessaire.
Tout cela montre le travers de l’Église catholique : devenir le MASDU (Mouvement d’Animation Spirituelle de la Démocratie Universelle), une Église participative et festive, où chacun s’engage, sans demeurer passif devant les mystères, mais en étant acteur de la messe. Le processus prime sur l’enracinement. Jo Akepsimas, dans une conférence donnée à l’Université catholique de Lyon, dit avoir été « au service du chant des assemblées », pour ne pas dire qu’il s’occupait de liturgie, le mot faisant trop ancien ou conservateur, voire pire.
Il a aussi été question de flatter la jeunesse, celle du baby-boom ; une jeunesse qui vit d’amour et d’eau fraîche ; revendique son droit à la parole et son droit de vivre ; réclame d’être toujours jeune en grattant des guitares électriques, comme dans « Voyageurs au pas perdu » ou « Dieu nous appelle aujourd’hui », Akepsimas, semblant s’inspirer d’Hendrix. Une illustration de cette prise d’otage de la jeunesse ? Les messes à gogo où l’on se trémousse sur des airs légers, en rockant le credo et twistant le sanctus, en pensant que cela change de la messe « sérieuse », que ne pas « se prendre la tête » est un plaisir. Cette liturgie pauvrette perd son exigence et devient un spectacle, un show, une récréation, accompagnant toutes les mollesses spirituelles.
Toutes ces chansons qui voulaient rompre avec la liturgie vieillotte et poussiéreuse des siècles ont ce paradoxe d’avoir vieilli, datées de cette époque baba cool où des beatniks portaient la barbe, les cheveux longs comme le Christ et Michel Fugain, avec son Big Bazar, ou encore Johnny qui chantait : « Jésus-Christ est un hippie ».
Pire encore, certains n’hésitent pas à teinter leurs chants d’un vocabulaire de la lutte et de la révolution, en plein dans les élucubrations marxisantes de la théologie de la libération. On pense à ce chef-d’œuvre « Créateur d’humanité » où il est question d’un Christ « citoyen de notre monde » qui a permis aux exclus de se lever lorsque vient « le temps des résistances ». Ce n’est qu’à la deuxième place de ce maudit podium que l’on trouve, de Steeve Gernez, « Bâtissons l’Église de demain », où il est question des « pierres vivantes » qui doivent changer le vieux monde. Outre l’idée discutable que les laïcs aient à changer l’Église, quelle arrogance, faussement innocente, que de croire que nous, modernes, allons faire mieux que les anciens, que nous pouvons rompre avec la tradition, qui est le propre de l’Église. Comble de l’orgueil de cette génération qui accepte, au nom de la tolérance, « d’effacer les différences pour vivre en harmonie », et qui croit mieux faire que les générations d’avant !
Voyez Moi, y en a vouloir des sous, de Jean Yanne : tout est illustré à la perfection avec cet évêque qui consacre un autel derrière lequel se trouvent les panneaux d’un chemin de croix où figurent des CRS et qui fait venir le groupe Magma jouer dans l’église. « C’est le pied ! », dit-il dans un mouvement d’extase.
Les thèmes traditionnels — mystère pascal, Croix, Eucharistie, communion des saints, espérance du Royaume — sont peu à peu évacués au profit de notions pauvres : la marche, la route, l’avenir, le pain, le vent, la lumière, la fête. « Peuple de la route, tourné vers l’avenir / peuple de la route, luttant contre le mal. »
Les cantiques populaires, quelquefois lénifiants, des années 20-30 chantaient encore saint Joseph, le sourire de Marie, le Cœur de Jésus, sainte Jeanne : toutes ces incarnations, au cœur même de notre religion, laissent place à des abstractions : la paix, la tolérance, la jeunesse, le bonheur, la tristesse. Cela renvoie, comme l’a montré justement Patrick Buisson dans La Fin d’un monde, à l’émergence de jeunes prêtres capables de troquer la soutane pour des costumes, méprisant les vieilles habitudes des dames et des petites gens, au profit de la lutte et du combat, non plus spirituel, mais politique. Il est question de briser des chaînes, de percer des murs — « des prisons qui ouvrent des murs » — précisément sur une « terre des vivants », l’exacte opposé de la « terre des morts » dont parlait Barrès. Avec, bien sûr, le migrant, l’étranger, l’Autre, devenu le nouveau totem du catholicisme : « Un matin de printemps, le dernier chemin / conduiront Noirs et Blancs la main dans la main. » Mais, après tout, comme l’écrit Le Scouarnec: « Laisserons-nous à notre fête un pas de danse à l’étranger ? »
Dans le supplément des chants nouveaux de Louange à Dieu, recueil du diocèse de Strasbourg, dans l’édition de 1975, il est dit : « Ces chants furent choisis par des responsables des jeunes. Il faut cependant s’attendre à ce qu’un certain nombre de ces chants soient, dans quelques années, dépassés à la suite de l’évolution du cantique français. » Magnifique. Alors même que le chant « Jésus reviens ! », qu’on entend dans La Vie est un long fleuve tranquille, devait être une parodie, il est devenu une illustration de ce que l’on trouve à la messe : assemblage d’expressions faciles, images sottes, thématique faible.
Comble de la fadaise et des bons sentiments : « La paix, elle aura ton visage, la paix, elle aura tous les âges, la paix sera toi, sera moi, sera nous, et la paix sera chacun de nous. » On ne se lasse pas du petit ton infantilisant, qui se marie bien avec une chorégraphie d’enfants de primaire. Le langage adopté est bébête : phrases courtes, rimes faciles, refrains ressassés :
«L’amour a fait les premiers pas, l’amour a préparé la noce. Les invités ne viennent pas. […] L’amour a pris la liberté de négliger les convenances. Il s’est chargé de l’étranger. » (toujours lui !) On n’oubliera pas la tendance à transformer la théologie négative et le péché en trouble psychologique, marqueur de l’époque, à l’aune de Lacan et du freudo-marxisme : « De toutes mes terreurs, il m’a délivré / Le Seigneur l’a sauvé de toutes ses angoisses », « Le Christ viendra chasser nos peurs », et ces promesses de paix : « Plus de nuit sur notre terre, il sera notre flambeau. Plus de haine ni de guerre, il nous ouvre un ciel nouveau », en continuant sur cette idée que l’Église n’est qu’un processus et jamais enracinée : « Le vieux monde peut mourir. Il annonce son Royaume, il nous ouvre l’avenir. »
Mais revenons à nos industrieux logographes et saltimbanques, dont on peut lire les catastrophes littéraires. L’hymnographie ancienne, même traduite, portait l’élan du latin et de la grande poésie chrétienne. Les compositions modernes s’enlisent dans un prosaïsme rimé. De page en page, on lit une mauvaise poésie faite d’images absurdes relevées dans des phrases qui ne veulent rien dire.
Il y a bien une sorte de fumisterie certaine sous la plume de Didier Rimaud:
« Soyons du corps, où tout se tient » ; « À toi de faire le partage du pain des hommes » ; « Regardez où vous avancez, tenant votre Christ à la main » ; « La grâce de l’Esprit pour le bien du corps entier » ; « Par le corps de Jésus Christ crucifié dans nos guerres sans pardon / sur les peuples de la nuit et du brouillard que la haine a décimés. » Le clou du grand Rimaud, c’est cela : « Longues files d’enfants sages sans lois condamnées […] routes des hommes, armes aux créneaux […] Christ en nos chemins. » Ça ne veut rien dire ! Prises au sens propre, certaines paroles sont de véritables poilades : « Vos torches montrent une croix, dans notre Église où l’on a froid, si l’on refuse d’y brûler » — comment, le retour de l’Inquisition ?
« Dieu nous réveille aujourd’hui pour nous donner un cœur nouveau » — car tout le monde sait qu’Il excelle dans la transplantation. « Je deviens l’envoyé aux mendiants de la terre » — serait-ce le facteur ? « Routes des hommes, flammes sous nos pieds, routes des hommes, fleuves de l’été » — certainement pour lutter contre les incendies. Je vois cela de l’extérieur, étant donné qu’il y a à peu près cinq ans que je suis revenu à l’Église, mais déjà adolescent je m’exaspérais des chants comme des assemblages de mots pris au hasard, servant à former un laïus destiné à un public vieillissant. Quel a été le fruit de cette liturgie ?
Comme l’a rappelé Benoît XVI, le chant peut exprimer toutes les nuances du sacré et élever la foi. Mais ce « grand remplacement » liturgique, plus distrayant qu’exigeant, a souvent détourné les jeunes de la pratique au lieu de les y enraciner. Cette question liturgique révèle une fracture: d’un côté, une jeune génération attirée par une liturgie plus traditionnelle et exigeante ; de l’autre, des boomers rétifs au retour du latin et insensibles à ce renouveau spirituel. Le malaise est palpable dans les messes estivales, où l’on subit des chorales vieillissantes aux chants kitsch, tandis que le grégorien reste difficile à mettre en œuvre dans des paroisses appauvries en musiciens compétents.
La redécouverte du chant grégorien, de la polyphonie sacrée et des grands hymnaires n’est pas une nostalgie : elle est une urgence. Car le chant n’est pas un supplément esthétique : il est théologie mise en musique, prière incarnée. En réapprenant à chanter l’Église, nous réapprendrons à croire avec l’Église.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Immigration : la nation est-elle un péché ?
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :
Le Collège des Bernardins, faculté de théologie située en plein cœur de Paris, a eu l’excellente idée d’organiser un débat sur l’immigration entre Mgr Olivier Leborgne, évêque d’Arras (et donc, en particulier, évêque de la « jungle de Calais »), et Charlotte d’Ornellas, journaliste au JDD.
Depuis des années, la question de l’immigration constitue un clivage important parmi les catholiques de France, les déclarations du défunt Pape François ayant heurté de nombreux catholiques (y compris votre serviteur, pour qui, en particulier, cette déclaration: « Le principe de la centralité de la personne humaine nous oblige à toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale » demeure incompréhensible).
Dans ce débat, Mgr Leborgne invite à un accueil de l’immigré, fondant son message sur la dignité de la personne humaine, tandis que Charlotte d’Ornellas demande que l’on entende la souffrance des Français confrontés à l’invasion migratoire et insiste sur le bien commun national et la nécessité de préserver notre culture. Naturellement, ces deux points de vue ne sont pas exclusifs l’un de l’autre et il est assez remarquable que les deux interlocuteurs s’accordent souvent. Je ne surprendrai personne en disant que le point de vue de Charlotte d’Ornellas m’est plus familier – même si les avertissements de Mgr Leborgne sur la dignité humaine des immigrés me semblent parfaitement justifiés. Je dirais volontiers que je suis contre l’immigration et pour les immigrés (à l’exact inverse de la « gauche morale » qui se moque bien du sort des immigrés mais veut utiliser l’immigration pour détruire notre civilisation).
Les arguments échangés sont de meilleure tenue que les débats politiciens actuels et il faut se réjouir qu’un tel entretien ait pu avoir lieu – ne serait-ce que pour comprendre les 40 % de pratiquants qui votent pour des partis « anti-immigration »! Cependant, alors que Charlotte d’Ornellas parle régulièrement de nation française et de civilisation européenne, Mgr Leborgne parle presque exclusivement de personne humaine ou de l’ordre international fondé sur l’universalisme des droits de l’homme. Certes, la mission de l’évêque n’est pas politique. Mais il est curieux que les évêques de France ne parlent quasiment plus jamais de la France – alors que leurs prédécesseurs n’éprouvaient aucune difficulté à le faire jusqu’en 1945.
Tout se passe comme si les seuls niveaux légitimes de la réflexion politique épiscopale étaient la personne d’un côté et les Nations unies de l’autre. Or, les Français (et pas seulement les catholiques de France) ont besoin d’évêques qui « sentent » profondément (et en parlent clairement) ce que c’est qu’être français. Le christianisme est une religion de l’Incarnation et honore donc les médiations temporelles. On voit lentement renaître une piété populaire et enracinée (longtemps étouffée en France) et c’est heureux, mais il faut aller plus loin: la France a quelque chose de spécifique à dire au monde (et d’ailleurs aussi à l’Église universelle) et, si elle ne le dit pas, personne ne le dira à sa place.
Il est temps que la nation cesse d’être le monstre qu’on en a fait après la défaite du nazisme.
100 000 € pour les cinglés : c’est Nicolas qui paie
La ville de Nantes lance un appel à candidatures pour « proposer des solutions en matière de conception et d’aménagement d’espaces publics non-sexistes ».
Les candidats ont jusqu’au 28 novembre pour faire leurs propositions.
Un budget total de 100 000 euros est prévu. Les solutions retenues seront expérimentées sur une durée de 12 à 18 mois.
« Les projets sélectionnés seront accompagnés financièrement à hauteur de 50% du coût de l’expérimentation, jusqu’à 25.000 euros HT maximum. »
“Il est essentiel de connaître les noms de ceux qui tentent de nous priver de liberté”
De Pavel Durov, le patron de l’application Telegram :
Telegram a envoyé ce message à tous ses utilisateurs en France concernant le contrôle du chat. Il est essentiel de connaître les noms de ceux qui tentent de nous priver de liberté :
Aujourd’hui, l’Union européenne a failli interdire le droit à la vie privée. Elle s’apprêtait à voter une loi obligeant les applications à analyser chaque message privé, transformant ainsi le téléphone de chacun en outil d’espionnage. La France a été à l’origine de cette loi autoritaire. Les anciens et actuels ministres de l’Intérieur, Bruno Retailleau et Laurent Nuñez, l’ont soutenue. En mars dernier, ils ont déclaré que la police devrait avoir accès aux messages privés des citoyens français. Les Républicains et le groupe Renaissance de Macron ont voté en sa faveur.
De telles mesures sont censées « lutter contre la criminalité », mais leur véritable cible est le citoyen lambda. Elles n’arrêteraient pas les criminels ; ils pourraient simplement utiliser des VPN ou des sites web spécialisés pour se cacher. Les messages des fonctionnaires et de la police ne seraient pas non plus scannés, la loi les exemptant de toute surveillance. Seuls VOUS, simples citoyens, seriez exposés au risque de voir vos messages et photos privés compromis.
Aujourd’hui, nous avons défendu la vie privée : la prise de position soudaine de l’Allemagne a sauvé nos droits. Mais les libertés restent menacées. Alors que les dirigeants français réclament un accès total aux messages privés, les droits fondamentaux des Français – et de tous les Européens – restent menacés.
Sainte Thérèse d’Avila
Sainte Thérèse d’Avila est canonisée en 1622, trente ans après sa mort. Depuis on la fête le 15 octobre. Extrait d’un article de Gloria :
Teresa de Ahumada naît à Avila, en Espagne, en 1515. Elle entre au carmel de la ville à 20 ans et prend le nom de Thérèse de Jésus. Elle est toujours représentée en habit de carmélite : une robe de bure et un scapulaire (de forme rectangulaire, il couvre la longueur de la robe) marron. Sur son habit, sainte Thérèse d’Avila porte son manteau blanc. Son visage est enserré dans une guimpe blanche et sa tête recouverte d’un voile noir. Alors qu’elle est religieuse depuis plus de vingt ans, sainte Thérèse « commence à développer concrètement l’idéal de réforme de l’ordre du carmel : en 1562, elle fonde à Avila, avec le souten de l’évêque de la ville, don Alvaro de Mendoza, le premier carmel réformé […]. Dans les années qui suivent, elle contnue à fonder de nouveaux carmels, dix-sept au total. » (Benoît XVI, catéchèse du 2 février 2011) Après avoir réformé le carmel féminin (qui donnera naissance à l’ordre religieux des carmélites déchaussées), sainte Thérèse d’Avila réforme le carmel masculin avec saint Jean de la Croix. Ensemble, ils fondent un premier couvent de carmes déchaussés en 1568.
Sainte Thérèse d’Avila est souvent représentée avec un livre et une plume (qui servait à écrire), qui symbolisent les diférents ouvrages de sainte Thérèse d’Avila. Elle écrit d’abord son autobiographie, qui retrace son parcours spirituel, puis le Chemin de perfectoin (1566) pour les novices du carmel de saint Joseph d’Avila. « Thérèse leur propose un intense programme de vie contemplative au service de l’Église, à la base duquel se trouvent les vertus évangéliques et la prière. Parmi les passages les plus précieux figure le commentaire du Notre Père, modèle de prière. L’œuvre mystique la plus célèbre de sainte Thérèse est le Château intérieur, écrit en 1577, en pleine maturité. » (Benoît XVI) En 1970, le pape Paul VI proclame sainte Thérèse d’Avila docteur de l’Église. Sa doctrine spirituelle est très riche et « sainte Thérèse de Jésus est une véritable maîtresse de vie chrétienne pour les fidèles de chaque temps » (Benoît XVI).
Au xviie siècle, les artistes peignent souvent des vanités : c’est un genre de nature morte qui rassemble des objets allégoriques, comme le crâne qui symbolise la mort. Ces tableaux invitent à méditer sur le temps qui passe, la précarité de la vie et l’inanité des occupations humaines. José de Ribera a sans doute repris le motif du crâne, car il rappelle les vanités et illustre ainsi une prière de sainte Thérèse d’Avila :
« Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante, tout passe, Dieu ne change pas, la patience obtient tout ; celui qui possède Dieu ne manque de rien : Dieu seul suffit. Elève ta pensée, monte au ciel, ne t’angoisse de rien, que rien ne te trouble. Suis Jésus Christ d’un grand cœur, et quoi qu’il arrive, que rien ne t’épouvante. Tu vois la gloire du monde ? C’est une vaine gloire ; il n’a rien de stable, tout passe. Aspire au céleste, qui dure toujours ; fidèle et riche en promesses, Dieu ne change pas. Aime-Le comme Il le mérite, Bonté immense ; mais il n’y a pas d’amour de qualité sans la patience. Que confiance et foi vive maintiennent l’âme, celui qui croit et espère obtient tout. Même s’il se voit assailli par l’enfer, il déjouera ses faveurs, celui qui possède Dieu. Même si lui viennent abandons, croix, malheurs, si Dieu est son trésor, il ne manque de rien. Allez-vous-en donc, biens du monde ; allez-vous-en, vains bonheurs : même si l’on vient à tout perdre, Dieu seul suffit. Amen. »
Participation (interdite) au gouvernement, non-censure : LR plus que jamais divisé
Alors que 88% des sympathisants RN et 82% des sympathisants LR sont favorables à une « coalition des droites », c’est au sein de LR qui la division est criante.
Alors que le parti a refusé de participer au gouvernement Lecornu 2 (le gouvernement biscornu…), plusieurs membres LR ont intégré ce gouvernement : Annie Genevard à l’Agriculture, Rachida Dati à la Culture, Philippe Tabarot aux Transports, Vincent Jeanbrun à la Ville et au Logement, et Nicolas Forissier, chargé du commerce extérieur et de l’attractivité.
Dans la foulée du communiqué de l’Élysée officialisant la nouvelle, le parti a annoncé qu’
«en conséquence, les membres LR qui ont accepté d’entrer au gouvernement ne peuvent plus se réclamer de LR. Ils cessent immédiatement leurs fonctions dans nos instances dirigeantes que nous réunirons dans les tout prochains jours pour statuer de manière définitive.»
Néanmoins, Rachida Dati conserve l’investiture LR pour sa candidature à la mairie de Paris (on se demande d’ailleurs si elle va réellement s’occuper de son ministère durant cette pré-campagne). Voilà de quoi déboussoler encore plus l’électeur LR (s’il en reste).
De son côté Laurent Wauquiez promet “en même temps” qu’il ne laissera pas la gauche et La France insoumise imposer un budget contraire aux intérêts du pays, tout en refusant de voter la censure du gouvernement.
Le député européen François-Xavier Bellamy le contredit dans Le Figaro :
«Si j’étais député à l’Assemblée nationale, je voterais pour la censure du gouvernement»
Et il explique :
L’effondrement de la politique française n’est que le résultat d’une longue succession de reniements, dont cette date restera sans doute un condensé dramatique.
La suspension de la réforme des retraites n’est que l’un des symptômes d’un mal profond, le déclin du courage qui a conduit depuis trop longtemps les dirigeants de ce pays à nier le réel par calcul tactique ou conformisme paresseux, sur ce sujet comme sur tant d’autres – l’immigration incontrôlée, la montée de la violence, la crise de l’école, le désordre dans l’État… Nous atteignons aujourd’hui un sommet de ce mal français.
Alors que le pays est au bord de l’effondrement financier, et que toute l’Europe nous regarde avec angoisse ; alors que la France continue d’anéantir une part délirante de sa production nationale pour alimenter un système de retraite qui reste, même après cette réforme, structurellement déficitaire ; alors que cette année pour la première fois nous compterons plus de décès que de naissances, et que c’est cette seule urgence qui devrait guider nos choix : le premier ministre annonce qu’il annule le seul effort courageux consenti ces dernières années pour éviter la faillite.
« Après nous le déluge. » Ce sont les dirigeants macronistes qui expliquaient aux Français que cette réforme était indispensable pour sauver nos retraites, qui acceptent aujourd’hui de l’annuler. Au sommet de l’État depuis huit ans, ils sont bien placés pour savoir le risque systémique que représente cet abandon. Mais ils consentent seulement au chantage d’une gauche minoritaire pour un répit de quelques mois, quelques semaines peut-être, dans les allées du pouvoir. Aucune inquiétude pour eux : quand notre système de retraites tombera, ce n’est pas eux qui auront à en payer les conséquences.
Ceux qui subiront demain la faillite budgétaire, c’est ceux qui n’ont pas de quoi mettre de l’argent de côté maintenant : les retraités modestes, les salariés au SMIC, et la jeunesse de ce pays à qui des dirigeants égotiques imposent aujourd’hui une surenchère de dette pour le seul plaisir de s’offrir encore un dernier tour de manège.
Jeudi matin, ils appelleront victoire le fait d’éviter la censure ; mais c’est une capitulation. Les socialistes ont fait 1,7% des voix à la dernière élection présidentielle : ils gouvernent désormais le pays.
Ils appelleront responsabilité le fait d’avoir tout lâché ; mais il est plus irresponsable de signer un budget dangereux pour l’avenir, que d’assumer la reconduction du budget précédent qui n’aurait jamais coûté aussi cher.
Ils appelleront stabilité le fait de rester bien assis sur leurs fauteuils ; mais le prix de l’acharnement du macronisme à s’accrocher au pouvoir, c’est l’accélération du chaos pour un pays où tout espoir de réforme sérieuse semble désormais condamné.
Il ne s’agit pas seulement d’un désaccord sur un sujet politique parmi d’autres ; il s’agit d’un désaccord sur le sens même de l’engagement politique.
Avant d’entendre ce discours de politique générale, j’ai dit ce matin que notre famille politique ne comptait pas pratiquer la censure automatique. Je ne suis pas député à l’Assemblée nationale, mais si je l’étais aujourd’hui, je voterais pour la censure. […]
Sur X, Eric Ciotti propose une rencontre :
Otages du Parti Socialiste, les députés LR signent un pacte avec le diable. Je propose à Bruno Retailleau une rencontre pour poser les bases d’un renversement d’alliance à droite avec le RN.
La plaidoirie du pape en faveur du respect de la vie et de l’identité
Dans son discours lors de sa Visite d’Etat au Palais Présidentiel Italien, le Quirinal, le pape Léon XIV a évoqué la saine laïcité :
[…] Dans quelques années, nous célébrerons le centenaire des accords du Latran. À plus forte raison, il me semble juste de réaffirmer, à cet égard, combien il est important de distinguer les domaines respectifs, à partir desquels, dans un climat de respect cordial, l’Église catholique et l’État italien collaborent pour le bien commun, au service de la personne humaine, dont la dignité inviolable doit toujours être au premier plan dans les processus décisionnels et dans l’action, à tous les niveaux, pour le développement social, en particulier pour la protection des plus fragiles et des plus démunis. À cette fin, je salue et j’encourage l’engagement réciproque à fonder toute collaboration à la lumière et dans le plein respect du Concordat de 1984.
[…]
Nous nous préparons à célébrer, au cours de l’année à venir, un anniversaire important : le huitième centenaire de la mort de saint François d’Assise, patron de l’Italie, le 3 octobre 1226. Cela nous offre l’occasion de mettre l’accent sur la question urgente de la protection de notre « maison commune ».
Saint François nous a enseigné à louer le Créateur dans le respect de toutes les créatures, en lançant son message depuis le « cœur géographique » de la péninsule et en le transmettant, grâce à la beauté de ses écrits et à son témoignage et celui de ses frères, à travers les générations jusqu’à nous. C’est pourquoi je pense que l’Italie a reçu de manière particulière la mission de transmettre aux peuples la culture qui reconnaît la terre « comme une sœur, avec laquelle nous partageons l’existence, et comme une mère belle qui nous accueille dans ses bras » (François, Laudato si’, 1).
Au cours des dernières décennies, nous assistons en Europe, comme nous le savons, à un phénomène de baisse considérable de la natalité. Cela exige un engagement à promouvoir des choix à différents niveaux en faveur de la famille, en soutenant ses efforts, en promouvant ses valeurs, en protégeant ses besoins et ses droits. « Père », « mère », « fils », « fille », « grand-père », « grand-mère » sont, dans la tradition italienne, des mots qui expriment et suscitent naturellement des sentiments d’amour, de respect et de dévouement, parfois héroïque, pour le bien de la communauté domestique et donc de toute la société. Je tiens en particulier à souligner l’importance de garantir à toutes les familles le soutien indispensable d’un travail décent, dans des conditions équitables et en tenant compte des besoins liés à la maternité et à la paternité.
Nous faisons tout notre possible pour donner confiance aux familles, en particulier aux jeunes familles, afin qu’elles puissent envisager l’avenir avec sérénité et grandir dans l’harmonie.
Dans ce contexte, il est fondamental, à tous les niveaux, de respecter et de protéger la vie, à toutes les étapes, de la conception à la vieillesse, jusqu’au moment de la mort (cf. François, Discours à l’assemblée plénière de l’Académie pontificale pour la vie, 27 septembre 2021). Je souhaite que cette sensibilité continue à se développer, notamment en ce qui concerne l’accessibilité aux soins médicaux et aux médicaments, en fonction des besoins de chacun.
Je tiens à exprimer ma gratitude pour l’aide que ce pays offre avec une grande générosité aux migrants, qui frappent de plus en plus à ses portes, ainsi que pour son engagement dans la lutte contre la traite des êtres humains. Il s’agit là de défis complexes de notre époque, face auxquels l’Italie n’a jamais reculé. J’encourage à toujours maintenir une attitude d’ouverture et de solidarité. Dans le même temps, je voudrais rappeler l’importance d’une intégration constructive de ceux qui arrivent dans les valeurs et les traditions de la société italienne, afin que le don réciproque qui se réalise dans cette rencontre entre les peuples soit véritablement source d’enrichissement et de bien pour tous.
À cet égard, je souligne combien il est précieux, pour chacun, d’aimer et de communiquer sa propre histoire et sa propre culture, avec ses signes et ses expressions : plus on reconnaît et aime sereinement ce que l’on est, plus il est facile de rencontrer et d’intégrer l’autre sans crainte et avec un cœur ouvert. À cet égard, on observe actuellement une certaine tendance à ne pas suffisamment apprécier, à différents niveaux, les modèles et les valeurs acquis au fil des siècles qui marquent notre identité culturelle, allant parfois jusqu’à prétendre effacer leur importance historique et humaine. Ne méprisons pas ce que nos pères ont vécu et ce qu’ils nous ont transmis, même au prix de grands sacrifices. Ne nous laissons pas séduire par des modèles uniformisants et fluides, qui ne font que promouvoir une apparence de liberté, pour ensuite rendre les gens dépendants de formes de contrôle telles que les modes du moment, les stratégies commerciales ou autres (cf. Card. Joseph Ratzinger, Homélie lors de la messe pro eligendo Romano Pontifice, 18 avril 2005). Il est important de garder à cœur la mémoire de ceux qui nous ont précédés, de chérir les traditions qui ont fait de nous ce que nous sommes, afin de regarder le présent et l’avenir avec conscience, sérénité, responsabilité et sens de la perspective.
Les vandales en hélicoptère
✝️ La mairie de Montgenèvre, dans les Hautes-Alpes, a mobilisé un hélicoptère afin de retirer une croix qui avait été rénovée par des randonneurs au sommet du mont de la Plane.
Un calvaire se trouvait à cet endroit depuis le XIXe siècle, mais Guy Hermitte, le maire de la… pic.twitter.com/kyh81c7pr6
— TVL (@tvlofficiel) October 14, 2025
Emmanuel Macron, instrument du lobby pharmaceutique ?
Mars 2017: Macron, candidat de l’industrie pharmaceutique? (La Vie)
Janvier 2018: L’industrie pharmaceutique rappelle à Macron ses promesses (Les Echos)
Juillet 2018: Une trentaine de PDG de la pharmacie mondiale reçus par Macron (Europe 1)
Octobre 2025 : Pour faire plaisir à l’Elysée, la Haute Autorité de santé a truqué un rapport sur l’efficacité du nouveau vaccin antigrippe de Sanofi. Objectif : obtenir le remboursement à 100% par la Sécu de l’Efluelda :
Pour ne pas être prise en grippe par l’Elysée, la Haute Autorité de santé, dotée d’un nouveau président parachuté par Macron, a caviardé un rapport pour justifier le remboursement intégral de l’Efluelda. Le fleuron de l’industrie pharmaceutique hexagonale compte soigner ses bénéfices avec ce vaccin vendu deux fois plus cher que ses concurrents, sans être plus efficace.
Un service rendu à Frédéric Oudéa, le président du conseil d’administration de Sanofi ? ou une gracieuseté à l’endroit de son prédécesseur, Serge Weinberg, l’homme qui avait introduit un certain Emmanuel Macron chez Rothschild ? Alors que la campagne contre la grippe a débuté le 14 octobre, les pharmaciens proposent un vaccin fabriqué par Sanofi : l’Efluelda.
Quatre fois plus dosé en antigènes que ses concurrents, le petit dernier du laboratoire français coûte aussi deux fois plus cher (23,97 euros, contre une dizaine d’euros) sans être plus efficace. Autant dire que, lorsque la Haute Autorité de santé (HAS) – dont les avis précèdent les décisions politiques – s’est prononcée, le 24 juillet, en faveur de son remboursement à 100 % pour les plus de 65 ans, ses experts ont tiqué. En juin 2020, ils avaient estimé que la potion magique n’apportait « pas de progrès » et qu’elle n’était qu’un moyen de prévention, « au même titre que les autres vaccins » : elle n’était donc remboursée qu’à 65 % pour les seniors.
Contre les profanations : redonner à Dieu ce qui Lui revient
La France, en 2025, est le théâtre d’une violence antichrétienne sans précédent. La vérité ne peut être occultée : 401 faits recensés entre janvier et mai : églises incendiées, objets sacrés volés, agressions physiques, profanations.
Mais il y a une vérité que l’on refuse de dire : la pire des atteintes au sacré vient de l’intérieur, de ceux qui se disent catholiques. Il est facile de dénoncer le vandale extérieur. Il est beaucoup plus difficile de regarder notre propre impiété en face. Comment espérer que le monde respecte nos lieux saints si nous-mêmes les piétinons de manière banale et quotidienne ?
La profanation commence par des gestes que l’on croit anodins : assister à la messe en short ou en jeans, parler ou rire pendant l’office, ne pas se signer ou faire les gestes liturgiques appropriés, ou pire : communier sans confession. Ces comportements, banalement acceptés, envoient un message clair : le sacré n’a plus de valeur, le sacrilège est toléré.
Et que dire des actes des autorités ecclésiales et politiques ? Quand les plus hauts prélats se prêtent à des mises en scène inappropriées, quand la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques tourne en dérision les symboles les plus sacrés, comment espérer que les attaques contre nos églises cessent ?
Il est urgent d’arrêter de se voiler la face. La profanation n’est pas qu’un acte extérieur : c’est d’abord un état d’esprit, une culture du laxisme et de l’indifférence. Tant que nous tolérerons ces manquements, nous préparerons le terrain à des attaques extérieures de plus en plus dramatiques.
L’époque n’est plus aux demi-mesures. Il est temps de revenir à une pratique authentique, exigeante, respectueuse du sacré. Il est temps pour nous, fidèles, de nous lever et de rétablir la dignité de la Sainte Église de Dieu. Car le sacré ne se négocie pas. Il se respecte. Ou il disparaît.
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L’évangélisation des Gaules au premier siècle
Si la France est née en 496, elle fut conçue dès le premier siècle, dans la bonne terre de Gaule, évangélisée par des témoins du Christ en Galilée et des disciples des Apôtres ! Il est temps aujourd’hui de retrouver cette histoire oubliée pour rendre aux Français la vérité de notre histoire, et de gonfler notre espérance !
Tant de bénédictions originelles ne peuvent s’achever dans notre triste actualité: il nous faut retrouver nos racines, prier ces saints fondateurs, et restaurer l’union de tous ceux qui ne veulent pas voir périr notre si belle Patrie!
Le 31 octobre se tiendra un colloque sur l’évangélisation de la Gaule : par qui, quand et comment l’Évangile arriva en Gaule pour la première fois ? S’agit-il du IIIe siècle, selon la version aujourd’hui majoritairement adoptée ? Ou dès le premier siècle et par des témoins oculaires du Christ selon de très nombreuses traditions ? Cette dernière thèse sera largement développée au fil de la journée. Si cela s’y prête, une controverse sera proposée entre les tenants du premier et du troisième siècle. Il est temps de savoir précisément quelles sont nos plus anciennes racines chrétiennes et de revoir la version officielle actuelle de notre histoire…
Au programme, entre six et huit intervenants venus de toute la France, présenteront le fruit de leurs études, tout au long de la journée. Le matin sera consacrée à l’œuvre positive de retrouver les traditions anciennes du premier siècle chrétien. L’après-midi, ce sera l’étude des origines de la controverse qui remonte à l’humanisme et au protestantisme, pour aboutir au rationalisme et positivisme actuel. En fin de journée, le professeur Michel Fauquier et l’historien Guy Barrey réagiront face à cette histoire devenue très étonnante et presque nulle part enseignée. Toutes les interventions seront retransmises en direct, et sinon publiées dans les jours qui suivent sur la chaîne Youtube des Trésors de nos Pères.
