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Vol d’hosties et d’objets religieux dans une église des Pyrénées-Atlantiques

Une église de Baigts-de-Béarn (Pyrénées-Atlantiques) a été victime d’un vol d’hosties et d’objets religieux. Un butin qui aurait pu servir à célébrer des “messes noires”, d’après le prêtre de la paroisse.

Lundi 11 juillet, le curé de la paroisse a découvert la porte de la sacristie fracturée. En entrant, le père Bernard Fort s’aperçoit alors que plusieurs objets ont été volés : deux boîtes contenant une centaine d’hosties, deux chandeliers, une croix, et la clé du tabernacle. Seul un quart de l’hostie s’y trouvait.

“Cela suffit pour représenter le Christ et n’a pas d’utilité pour ceux qui recherchent ce type de biens pour pratiquer des rites sataniques.”  “Celles que nous stockons dans des boîtes ne sont pas encore consacrées. Elles ne le sont que pour les messes. Avant cela, ce n’est que de la farine et ça ne sert à rien”.

L’ostensoir offert au XIXème siècle par l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, a été dérobé. Une plainte a été déposée par le curé auprès de la gendarmerie et une enquête a été ouverte.

Chapitre 3 : Y a-t-il un complot pour faire taire les opposants au Giec ?

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* LA SCIENCE A L’ENDROIT ! Conférence en ligne sur le climat. *
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Chapitre 1 : Le Giec pour les nuls

Chapitre 2 : Le réchauffement climatique anthropique fait consensus à 97%. Vraiment ?
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Chapitre 3 : Y a-t-il un complot pour faire taire les opposants au Giec ?

Comme abordé lors des chapitres 1 et 2, le monde de l’écologie climatique diffuse de très nombreuses fausses informations (parfois sans intention de nuire), et cependant nous faisons tous le constat que les discours rectificatifs sont interdits de diffusion. Essayez de vous souvenir la dernière fois que vous avez entendu une intervention médiatique remettant en cause les théories du Giec ? D’autre part, la science est un domaine où le débat contradictoire est un des piliers; or, là encore nous faisons le constat que ce débat est bloqué principalement en Europe (c’est moins vrai aux USA et en Russie).

Disons-le de suite, il n’y a pas de complot au sens étymologique du terme c’est-à-dire impliquant un secret tenu par quelques personnes. Mais, car il y a un mais, nous faisons bien face à une pression politique et médiatique sur un sujet qui est devenu très clivant, une dérive des connaissances en la matière, et un espace idéologique conquis par certains groupes de pensées minoritaires mais bien implantés. Le tout favorisé par une lâcheté politique et une ignorance adroitement entretenue des sujets à caractère scientifique. Et ce type de pression entraine chez la très grande majorité des spécialistes une peur de s’exprimer au risque de perdre son emploi (et d’impacter sa famille), et par effet direct une autocensure.

Le Giec (cf. chapitre 1) représente la face officielle et respectable (organisme international sous l’égide de l’ONU), de ce qui était encore hier qu’un amas de doux rêveurs à tendance « peace and love », assaisonné de chamanisme, bolchévisme et de malthusianisme. Pour Nietzsche « Dieu est mort », aussi la nature ayant horreur du vide, il a fallu à nombre de nos contemporains trouver une nouvelle religion. Religion qui a pour être suprême Gaïa (la Terre mère), pour dogme la sauvegarde du climat, et pour diables l’humanité. Cette religion dispose aussi de ses propres théologiens, experts en droit canonique climatique, parfois scientifiques, parfois politiques, souvent journalistes, dont le Giec est la nouvelle Jérusalem ! Bref, pas de complot, mais un changement de paradigme sociétal que l’on est prié d’accepter sans opposition, et où les tribunaux médiatiques éliminent, socialement parlant, tout dissident…

Et si jamais l’idée venait de vous interroger, sachez que vous serez cloué au pilori, montré comme climato-sceptique, ennemi de la Terre, fasciste, négationniste, etc. On vous lancera à la figure le célèbre « 97% de consensus » autour des thèses du réchauffement d’origine anthropique, alors même que, comme démontré dans le chapitre 2, il n’y a aucun consensus en la matière, et même pire, les publications avalisant les théories portées par le Giec pèsent pour moins de 10%.

Cependant, les choses ne sont pas aussi simples qu’il n’y parait. Le monde n’est ni noir ni blanc, et c’est dans le gris qu’il faut chercher pour comprendre.

Regardons un fait avéré : les émissions de CO2 n’ont pas diminué depuis le premier rapport du Giec et les engagements des COP (Conference Of Parties, réunions d’Etats pour discuter du climat). Elles ont même augmenté (1). Pourquoi ? Car en réalité les gouvernements et l’Etat profond, constitués de hauts fonctionnaires, ne considèrent pas le problème climatique comme urgent et encore moins comme réel. Ils se font suffisamment critiquer pour cela par les partis écologistes, ou encore par Mlle Thunberg qui, du haut de ses 16 ans et sa méconnaissance totale des sujets à caractères scientifiques, se voit ouvrir la tribune de l’ONU où elle réprimande les dirigeants pour leur inaction.

Pourtant, nous avons vu en 2020 et 2021 (Covid) que les gouvernements de très nombreux pays étaient capables de stopper l’activité économique, de fermer les frontières et d’interdire aux populations de se mouvoir en toute liberté, avec pour conséquence directe la chute de production des GES (Gaz à Effet de Serre). Sur la période, la production de CO2 a diminué d’environ 7% (2) au niveau mondial. Mais cette diminution n’étant pas de 100%, nous avons continué à en produire tout de même, ce qui fait que la quantité globale elle, a augmenté. On notera au passage qu’un arrêt drastique et brutal d’une partie des activités humaines, réduit les rejets de CO2 que de façon marginale (même pas 10%).

Cependant, cet arrêt ponctuel de l’économie mondiale prouve que les gouvernements savent le faire. Que c’est tout à fait possible… Dès lors, posez-vous la question de savoir pourquoi de telles mesures n’ont pas été mises en œuvre dans le cadre de l’accord de Kyoto ou de Paris sur la diminution des GES, si véritablement un danger de mort nous guettait !
N’y a-t-il pas là comme quelque chose d’illogique, du moins en apparence ? Nous avons d’un côté un discours alarmiste, qui nous promet la fin du monde à court terme, puisque l’on nous parle de montée des eaux, de migration massive, de guerre, de température mortelle, de la fin d’une partie de l’humanité. Et de l’autre, des mesures dont les résultats sont nuls en 50 ans, puisque le fameux taux de CO2 continue d’augmenter, et que le Giec continu de nous prédire la fin du monde, ou du moins la fin d’un monde. Il y a là clairement une incohérence.

En fait, il y a là, non pas une incohérence comme cela peut nous apparaitre, mais simplement une retenue des gouvernements qui si de façade manifestent leur intérêt pour la transition écologique (à des fins électoralistes et financières), en réalité disposent d’informations justifiants la phrase du Pr Gervais, à savoir que « l’urgence climatique est un leurre ». Non seulement une précipitation en la matière créerait une explosion sociétale (chômage, pénurie, guerres), voire une Révolution, mais de plus les politiques intimement convaincus d’une urgence quelconque sont minoritaires en « off ».

Les tractations en coulisse ne sont pas en résonance avec les discours officiels…

Ce qui se passe c’est que le mouvement écologiste dans sa globalité, renforcé et dirigé après la chute du mur de Berlin en 1989 par l’ex-parti communiste, a pris une importance extrême à la toute fin du XXe siècle. Ce n’est pas pour rien que les écologistes ont été surnommés les « Pastèques » : verts à l’extérieur et rouge à l’intérieur ! Le système communiste a toujours été maître dans l’art de la propagande et la manipulation des foules, dès lors en quelques décennies, pour lutter contre le capitalisme en convergence avec les écologistes qui eux lutte contre l’humanité (qui est responsable de la destruction de la « Terre mère »), s’est imposé auprès de l’opinion publique cette notion d’urgence climatique. A partir des années 2000, il y a donc eu une très forte pression publique et médiatique auprès des politiques pour adhérer aux thèses du danger climatique, quelle qu’en soit la réalité.

Enfin, le tout s’est vu finalement soutenu par le capitalisme pour des raisons économiques, les « nouvelles énergies » et le « bilan-carbone » étant de formidables relais de croissance. En effet, nos sociétés modernes arrivent à un niveau de faible renouvellement des biens (voitures, électroménagers, TV, équipements divers, etc.). Or la culpabilisation pour amener les consommateurs que nous sommes à changer une voiture pas encore obsolète, par un modèle soi-disant moins polluant, plus vertueux, est un levier très puissant pour vendre. Sachant que les entreprises obtiennent même des lois pour forcer la vente de leur bien (contrôle technique, malus écologique, prime équipement, etc.). Le système capitalisme se traduit à travers l’Histoire par son incroyable capacité à s’adapter : La lutte contre le réchauffement climatique est devenue à la mode, et menace de détruire notre économie ! Très bien, nous allons épouser sa cause et utiliser la peur à des fins mercantiles. Et cela fonctionne très bien, trop bien…

A ce moment, dans le courant des années 2010, les politiques se sont trouvés piégés, et ne pouvaient plus aller à l’encontre du sentiment populaire vis-à-vis du réchauffement climatique, qui a été instrumentalisé, sans mettre leur carrière en danger. Si la nation doit souffrir de la situation (et nous le voyons aujourd’hui avec les difficultés énergétiques résultantes non pas de la guerre en Ukraine, mais bien des folles décisions politiques écologiques menées depuis 30 ans), peu importe…

La grande majorité des médias du monde, dont les forces vives sont dans un logiciel idéologique dit de gauche, a adhéré aux thèses réchauffistes et alarmistes, relayant plus que de raison toutes les informations allant dans ce sens, et surtout, en mettant à mort, médiatiquement parlant, toutes voix dissonantes en la matière. Comme évoqué en introduction, cela passe par le fait de classer comme « climato-sceptique » les opposants, laissant alors penser qu’ils sont des négationnistes, de les isoler, de refuser de leur donner la parole (vous verrez que très rarement à la télévision des opposants aux thèses du Giec), de les marginaliser (le fameux « complotiste »), de laisser penser qu’ils sont corrompus (certains articles d’indiquer qu’ils sont payés par les lobbys pétroliers), de bloquer leurs réseaux sociaux (compte Twitter et Facebook fermé sans autre forme de procès), et aussi de les livrer à la vindicte populaire pour obliger les politiques à émettre des sanctions. C’est un système bien rodé.

Laissez-moi vous donner un exemple concret : vous ne pouvez ignorer le nom de Greta Thunberg. Cette jeune fille a fait la Une de tous les médias du monde durant des mois en 2018 et 2019. Toujours présentée comme un « prophète du climat » et surtout, quelqu’un qui ne fait que relayer des vérités scientifiques, alors même qu’elle a un niveau de connaissance équivalent à celui du collège et que dès lors, elle ne peut savoir et comprendre de quoi elle parle. Mlle Thunberg se positionne exclusivement sur le plan des émotions.

Mais, connaissez-vous Naomi Seibt ?

Non ! C’est voulu… Les médias mainstream mettant en avant de la scène qui ils veulent en fonction des intérêts visés.

Naomi Seibt est une jeune fille de 20 ans, Allemande, qui s’est fait connaître à travers les réseaux sociaux pour ses positions contre les thèses du Giec. Son credo est : I don’t want you to panic. I want you to think (je ne veux pas que vous paniquiez, je veux que vous réfléchissiez). Elle est appelée par une partie de la presse l’« anti-Greta (3)». Et, il s’avère que Mlle Seibt, contrairement à Mlle Thunberg, est ce que l’on pourrait appeler un « petit génie ». Elle a obtenu (4) la première place au concours national de physique d’Allemagne, Jugend forscht, équivalent de notre concours général ouvert aux plus brillants élèves de terminal, et a terminé seconde au concours général de mathématique de son pays. Dit autrement, cette jeune Allemande s’avère donc être la première personne de toute l’Allemagne la plus brillante dans le domaine de la physique et la seconde dans le domaine des mathématiques de sa génération… Excusez du peu !

En un mot comme en cent, elle fait partie des 10% de la population européenne en mesure de lire et comprendre les rapports du Giec, contrairement à Mlle Thunberg qui selon certaines sources n’a jamais lu un seul rapport.

Forte de ses connaissances, Mlle Seibt a souhaité parler… Elle est devenue en quelques mois une influenceuse suivie par des centaines de milliers de personnes. Mais, la réaction médiatico-politique ne sait pas fait attendre. Rapidement des articles l’ont associé avec l’extrême droite (qu’elle n’a jamais fréquenté, ni ses parents), son compte Twitter a été fermé, elle a été marquée comme « complotiste » par divers médias de son pays qui ne l’avaient jamais rencontré. Surtout elle a été menacée en 2020 d’amende et de prison (5), pour déni ! Oui, vous avez bien lu, pour avoir exprimé son opinion, cette jeune fille a été menacée d’une peine de prison par la justice allemande. Un moyen de l’intimider et de la faire taire. Curieusement (ou pas !) les ONG des droits de l’Homme et féministe, n’ont pas pris sa défense ! Et comme il se doit, Mlle Naomi Seibt n’a pas été invitée à la tribune de l’ONU ou du Sénat français …

D’un côté Mlle Thnuberg totalement incompétente sur le sujet devient la groupie de tous les médias officiels et se voit élevée au rang de diplomate de la Terre par nombre de gouvernements. De l’autre, une jeune femme brillante, un esprit éminemment scientifique, sommé de se taire et menacé de prison. La différence entre les deux ? Vous le savez…

Ce système consistant à dénigrer (qualifier de fasciste) et d’intimider (menacer de sanction pénale, voire de mort sur les réseaux sociaux), est également appliquée à d’éminents scientifiques qui tentent de faire entendre un autre discours. Et malheur à la chaîne de télévision, ou au titre de presse, qui aurait l’idée de leur donner la parole. Ainsi, environ 95% de ce que vous pouvez lire, entendre ou voir, reprend un seul et même discours, laissant à penser qu’il est juste. S’il était si juste que ça, si les hypothèses avancées par les climato-alarmistes étaient si solides que ça, alors nous sommes en droit de nous demander pourquoi le débat contradictoire est systématiquement refusé et pourquoi il faut menacer de peine de prison ou de contrôle fiscal les opposants à ces fameuses thèses ?

En conclusion, point de complot organisé, mais un système similaire à ce que notre Histoire à déjà connu par le passé, avec les Révolutionnaires, les Bolchevicks, les adeptes du National-socialisme, ou encore les Islamistes. Un système qui engendre une autocensure par peur, est un totalitarisme, ici « soft » comme le disent les Américains pour caractériser une doctrine qui s’impose par la mort sociale et pas par la mort physique, efficace. Il est habituel de décrire les écologistes comme des « Khmers-verts », évoquant ces hommes qui étaient passés maîtres dans l’art de faire taire leurs opposants.

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(1) Le site Futura Science de titrer en décembre 2018 : « Pourquoi les émissions de CO2 continuent d’augmenter malgré le boom des renouvelables ? », ou encore le Figaro qui titre le 19 avril 2019 : « Climat : les émissions mondiales de CO2 ont augmenté de 55% en vingt ans ».
(2) Le quotidien Le Monde de titrer : « Avec la crise du Covid-19, baisse record de 7 % des émissions de dioxyde de carbone en 2020 », article publié le 11 décembre 2020.
(3) https://www.lci.fr/planete/l-anti-greta-thunberg-qui-est-derriere-l-ascension-eclair-de-naomi-seibt-la-nouvelle-egerie-des-climatosceptiques-2147113.html ou https://www.france24.com/fr/20200226-rechauffement-climatique-l-allemande-naomi-seibt-l-anti-greta-thunberg ou https://www.cnews.fr/monde/2020-02-24/qui-est-naomi-seibt-la-greta-thunberg-des-climatosceptiques-930056
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Naomi_Seibt
(5) https://clintel.org/german-officials-threaten-naomi-seibt-with-prison-for-denialism/

La “voie synodale” en Allemagne n’est pas habilitée à obliger les évêques et les fidèles à adopter de nouvelles orientations doctrinales et morales

Etrange communiqué du Saint-Siège, non signé, qui a le mérite d’exister mais dont on ignore tout des conséquences pratiques :

Afin de préserver la liberté du peuple de Dieu et l’exercice du ministère épiscopal, il semble nécessaire de préciser : La “voie synodale” en Allemagne n’est pas habilitée à obliger les évêques et les fidèles à adopter de nouvelles formes de gouvernance et de nouvelles orientations doctrinales et morales.

Il ne serait pas permis d’introduire dans les diocèses, avant un accord concerté au niveau de l’Église universelle, de nouvelles structures officielles ou doctrinales qui constitueraient une violation de la communion ecclésiale et une menace pour l’unité de l’Église. Dans ce sens, le Saint-Père a rappelé dans sa lettre au peuple de Dieu en pèlerinage en Allemagne : “L’Église universelle vit dans et à partir des Églises particulières, tout comme les Églises particulières vivent et s’épanouissent dans et à partir de l’Église universelle ; si elles étaient séparées de l’Église universelle, elles s’affaibliraient, se corrompraient et mourraient. D’où la nécessité de maintenir toujours vivante et efficace la communion avec le corps entier de l’Église”. Il est donc souhaitable que les propositions du Chemin des Églises particulières en Allemagne soient intégrées au processus synodal dans lequel l’Église universelle est engagée, afin de contribuer à l’enrichissement mutuel et de donner un témoignage d’unité par lequel le Corps de l’Église manifeste sa fidélité au Christ Seigneur.

Réponse critique des présidents de la Voie synodale, Dr Irme Stetter-Karp, présidente du Comité central des catholiques allemands (ZdK), et l’évêque Dr Georg Bätzing, président de la Conférence épiscopale allemande :

«Nous nous réjouissons que le Saint-Siège souligne une fois de plus ce à quoi nous nous sommes engagés dans les statuts et le règlement intérieur avant même le début de la voie synodale en 2019:

“Les décisions de l’Assemblée synodale n’ont pas d’effet juridique par elles-mêmes. Elles n’affectent pas le pouvoir de la Conférence épiscopale et des différents évêques diocésains d’édicter des normes juridiques et d’exercer leur magistère dans le cadre de leurs compétences respectives”.

“Les décisions dont les thèmes sont réservés à une réglementation de l’ensemble de l’Eglise sont transmises au Siège apostolique en tant que vote de la voie synodale”. (Articles 11 et 12)
Nous ne nous lasserons pas de souligner que l’Église en Allemagne ne suivra pas une ‘voie allemande particulière’. Néanmoins, nous considérons qu’il est de notre devoir d’indiquer clairement où, selon nous, des changements sont nécessaires. Ce faisant, nous sentons déjà que les problèmes et les questions que nous avons identifiés sont similaires dans le monde entier.

Nous souhaitons également rappeler que la voie synodale est la conséquence de l’étude ‘Abus sexuels sur mineurs commis par des prêtres, diacres et religieux masculins catholiques dans le domaine de la Conférence épiscopale allemande’ (étude MHG) et nous sommes reconnaissants que les évêques et le ZdK s’engagent ensemble sur cette voie et puissent être assurés du soutien et de la collaboration active du peuple de Dieu en pèlerinage.

En 2021, le pape François a ouvert un processus synodal mondial. Bien entendu, comme prévu – et la déclaration d’aujourd’hui nous y encourage également – nous nous impliquerons dans le processus synodal de l’Église universelle avec les expériences et les résultats du Chemin synodal. Nous avons toujours souligné que nous voulions participer activement à ce processus par nos travaux. Car nous sommes convaincus que cela conduit à un ‘enrichissement mutuel’ (déclaration du Saint-Siège).

Dans le règlement intérieur et les statuts de la Voie synodale, nous indiquons le type de communication avec le Siège apostolique que nous estimons nécessaire et que nous souhaitons. Le nonce apostolique en Allemagne est invité à participer durablement à la voie synodale en tant qu’observateur. Depuis le début du Chemin synodal, nous nous efforçons, du côté de la présidence, de trouver des voies de communication directes avec les instances romaines. Ce serait, à notre avis, le lieu pour de telles clarifications. Malheureusement, la présidence du Synode n’a pas été invitée à un entretien jusqu’à présent. Nous regrettons avec irritation que cette communication directe n’ait pas eu lieu jusqu’à présent. Une Église synodale, selon la conception que nous nous en faisons, marche d’un pas différent ! Il en va de même pour la manière de communiquer d’aujourd’hui, qui suscite notre étonnement. Le fait de publier des déclarations non signées ne témoigne pas d’un bon style de communication au sein de l’Église.

La prochaine assemblée synodale sera l’occasion de reprendre la demande du Saint-Siège et d’en discuter. Une fois de plus, en tant que présidents de la Voie synodale, nous insistons sur le fait que nous souhaitons un dialogue rapide avec le plus grand nombre possible d’instances au sein de la Curie romaine».

Le député LR Éric Ciotti, président des Républicains ?

Éric Ciotti confirme au JDD son envie de concourir à la présidence de LR lors du congrès des 4 et 11 décembre.

Laurent Wauquiez a renoncé à briguer la présidence des Républicains . Que pensez-vous de sa décision ?

Laurent Wauquiez est celui qui dispose des meilleurs atouts pour espérer la victoire en 2027. Il a des convictions fortes, il a ­remarquablement réussi dans sa Région et il incarne à la fois une droite des valeurs et une droite moderne. Je respecte son choix, porteur d’une véritable ­stratégie de retour au pouvoir de la droite républicaine. Pour autant, nous aurons aussi besoin, pour ­assurer l’alternance, d’une formation ­politique claire sur ses ­convictions et sur sa ligne, qui soit redevenue un laboratoire d’idées, qui prenne le tournant de la modernité et se saisisse des nouvelles attentes de l’opinion, en matière ­environnementale par exemple.

Êtes-vous candidat à la présidence de LR ?

Ma décision définitive n’est pas totalement prise, mais je suis prêt à relever le défi et très déterminé.

Le numéro 2 du parti Aurélien Pradié, l’eurodéputé François-Xavier Bellamy ou encore l’ancien commissaire européen Michel Barnier ont manifesté leur intérêt pour la présidence de LR. Annie Genevard, actuelle présidente par intérim après le départ de Christian Jacob, a également indiqué qu’elle n’excluait pas de se porter candidate.

Quant à Nicolas Sarkozy, la droite doit “assumer de rompre ce lien de dépendance” avec l’ancien président, a estimé Eric Ciotti, qui ajoute que LR doit impérativement effectuer sa “révolution idéologique”.

Viktor Orban : “Nous ne sommes pas métissés, et nous ne voulons pas devenir métissés”

C’est ce qu’a notamment déclaré le Premier ministre hongrois Viktor Orbán lors de son discours à Tusnádfürdő, en Roumanie

Chronique de la France Orange mécanique

Les agressions contre les policiers se multiplient :

Par ailleurs, la personne interpellée suite à l’attaque de deux policiers mercredi soir à Lyon a été « totalement mise hors de cause » et libérée. En situation irrégulière, il devrait quand même être expulsé pour d’autres faits.

Le Conseil constitutionnel juge conformes, sous réserves, plusieurs dispositions législatives relatives au régime des associations exerçant des activités cultuelles

Communiqué de la Conférence des évêques de France à propos de la loi séparatisme, dont quelques mesures avaient fait l’objet d’un recours :

Les Églises chrétiennes – catholique, protestantes et orthodoxes – prennent acte de la décision du Conseil constitutionnel datée du 22 juillet 2022. Elles se félicitent de ce que le Conseil constitutionnel ait reconnu, à travers deux réserves d’interprétation de dispositions importantes de la loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République, l’existence de risques d’atteinte à la constitutionnalité. Elles regrettent que le Conseil constitutionnel ne soit pas allé jusqu’à la censure de ces dispositions et qu’il ait retenu, sous ces réserves d’interprétation, la conformité des articles visés aux droits et libertés que la Constitution garantit. Elles maintiennent leur inquiétude sur les effets de cette loi, demandent à nouveau une vraie concertation sur son application et expriment leur vigilance sur les suites qui seront données à cette décision.

1. Le Conseil constitutionnel vient de rendre publique sa décision n° 2022-1004 QPC du 22 juillet 2022 relative à la question prioritaire de constitutionnalité que le Conseil d’État lui avait transmise à la demande conjointe de la Conférence des évêques de France, de la Fédération protestante de France, de l’Église protestante unie de France et de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France.

Par cette démarche, les requérantes interrogeaient le juge constitutionnel sur l’inconstitutionnalité de plusieurs dispositions de la loi du 24 août 2021, qui introduisent un dispositif de contrôle et de contraintes des cultes. Elles regardaient ces dispositions comme contraires aux principes de liberté et de séparation qui sont les fondements du régime des cultes en France mis en place par les lois du 9 décembre 1905 et du 2 janvier 1907.

Le Conseil constitutionnel n’a pas pleinement accueilli les motifs d’inconstitutionnalité soulevés par les requérantes.

Il a néanmoins reconnu que ces dispositions étaient de nature à porter atteinte aux libertés en cause, tout en jugeant ces atteintes proportionnées, au regard de l’objectif de sauvegarde de l’ordre public, et il a assorti sa décision de deux réserves d’interprétation.

La première réserve concerne la clarification de la non-rétroactivité du retrait de la qualité de cultuelle. Elle vise à exclure toute restitution d’avantages dont l’association aurait bénéficié avant la perte de sa qualité cultuelle.

La seconde réserve invite le pouvoir réglementaire à veiller au respect des principes constitutionnels de la liberté d’association et du libre exercice des cultes dans la fixation des modalités de mise en œuvre des nombreuses obligations mises à la charge des associations par lesquelles l’exercice public d’un culte est assuré.

La reconnaissance des atteintes à la liberté d’association et à la liberté de culte et les réserves formulées par le Conseil constitutionnel légitiment, à elles seules, la démarche engagée par les Églises chrétiennes de France.

2. Les Églises chrétiennes de France persistent à regretter que le juge constitutionnel n’ait pas tiré les conséquences des atteintes aux libertés qu’il a reconnues en ne censurant pas les principales dispositions discutées :

    • D’une part, celles relatives à l’obligation de déclaration de qualité cultuelle : les requérantes maintiennent qu’au-delà de l’appellation de régime de déclaration, ces dispositions instaurent de fait un dispositif d’autorisation préalable des associations cultuelles. En l’absence de motivation explicite, les requérantes ne partagent pas l’affirmation du Conseil constitutionnel selon laquelle les dispositions ont pour seul objet d’instituer une obligation déclarative, sans autre effet.
    • D’autre part, celles relatives à l’imposition de contraintes nouvelles telles, pour les associations 1901 dites mixtes, que les activités cultuelles ne pourront plus s’y dérouler librement puisqu’elles s’exerceront sous la surveillance du Préfet et dans un cadre encore plus contraignant que celui des associations cultuelles.

Les requérantes sont pleinement conscientes des exigences légitimes de protection de l’ordre public. Elles peuvent d’autant moins les sous-estimer que parmi les victimes d’actes terroristes figurent aussi des chrétiens visés en tant que tels et des fidèles d’autres confessions. Les requérantes estiment néanmoins que ces exigences pouvaient être déjà satisfaites sans le recours à ces dispositions. […]

La procédure de contestation des décrets d’application de la loi du 24 août 2021 va désormais se poursuivre, via le Conseil d’État. Les instances chrétiennes invitent les autorités de la République à un débat constructif.

Mgr Philippe Ballot nommé évêque de Metz

Samedi 23 juillet 2022, le pape François a nommé Monseigneur Philippe Ballot évêque de Metz. Il était jusqu’à présent archevêque de Chambéry, évêque de Maurienne et de Tarentaise.

Conformément aux accords concordataires, le Journal officiel du 23 juillet 2022 rend publique cette nomination du Président de la République.

Amaclio Productions lance la Cité de l’Histoire

Aux portes de Paris, remontez le temps et découvrez les plus belles pages de l’Histoire de l’humanité au sein de la Cité de l’Histoire. Grâce à des spectacles et animations technologiques et ultra-immersives, petits et grands revivent les grands évènements du passé, rencontrent les figures emblématiques de l’histoire de France et vivent de nouvelles émotions !

Trois attractions principales, un espace entièrement dédié à l’Histoire, un univers inspiré de différentes époques… le tout imaginé par Franck Ferrand, mis en scène par Thierry Rétif et produit par Amaclio Productions, société reconnue pour ses grands spectacles historiques immersifs.

Venez vous immerger au cœur des plus grandes sagas de l’aventure humaine grâce à la Cité de l’Histoire. De salle en salle, guidés par des acteurs et mannequins, découvrez les riches heures de notre histoire. Un parcours 4 dimensions accessible en continu, pour une immersion complète dans l’épopée française.

Ouverture à l’automne 2022 à Paris La Défense.

Syrie : attaque pendant la consécration de la nouvelle église grecque orthodoxe Sainte-Sophie

Il y a quelque mois, Mediapart et les pigistes de Soros attaquaient SOS Chrétiens d’Orient pour leur soutien à la population de ce village. Leur travail de communication crée une atmosphère favorable à ce genre d’attaques.

Des volontaires de SOS Chrétiens d’Orient racontent

En Irak, les chrétiens étaient 1,5 million avant 2003, ils sont 150 000 aujourd’hui. Si la situation s’aggrave, ils ne seront peut-être plus que 23 000 dans les prochaines années. Les chrétiens de Syrie ou d’Egypte sont aussi lourdement menacés ou en encore au Liban où une grave crise économique et politique frappe le pays. L’ONG SOS Chrétiens d’Orient agit dans ces pays pour soutenir moralement et matériellement ces chrétiens, les aider à subsister et leur permettre d’échapper à l’exil.

Louis et Jeanne sont deux volontaires de SOS Chrétiens d’Orient qui ont été envoyés dans ces pays, ils racontent leur travail au plus près des populations chrétiennes du Moyen-Orient et une expérience humaine marquante.

SOS Calvaires érige une croix à Persac dans la Vienne

Samedi 23 juillet, l’association SOS Calvaires a érigé une croix de 12 m de haut, après l’avoir porté en procession sur plus de 2 km, avec 56 porteurs.

 

Kamloops, le pensionnat de l’horreur : c’était une intox

L’histoire des tombes non marquées au Canada a été révélée le 27 mai 2021. L’histoire a immédiatement fait sensation dans les médias canadiens et l’est restée pendant des mois, même après que l’experte en géophysique ait noté que les résultats de l’étude radar n’indiquaient pas nécessairement la présence de tombes, et encore moins de tombes non marquées, de tombes d’autochtones ou de tombes d’enfants. Contrairement à ce que de nombreux Canadiens ont fini par croire pendant cette période, les données des relevés ne produisent pas d’images montrant des corps ou des cercueils. Elles montrent plutôt des perturbations dans le sol et les sédiments. Les enquêteurs doivent alors creuser le sol pour déterminer ce qui se trouve réellement en dessous.

Les médias affirmaient avec assurance que le nombre de décès d’élèves des pensionnats canadiens, estimé à 3 201, allait bientôt doubler, voire tripler. Un éditorialiste est allé jusqu’à déclarer que “la découverte des tombes des enfants à Kamloops pourrait être le moment de l’Holocauste au Canada”. Partout, on a assisté à des actes d’expiation publique, et de nombreuses célébrations de la fête du Canada du 1er juillet ont été annulées, voire transformées en moment de repentance.

Cela fait maintenant 14 mois que l’annonce a été faite au sujet des tombes présumées et aucune preuve physique n’a été déterrée. Pas de tombes. Pas de cadavres. Aucun reste humain. Le texte de l’article indiquait notamment que “les restes de 200 personnes, principalement des enfants, ont été découverts dans des tombes non marquées sur les terrains d’un ancien pensionnat en Colombie-Britannique”, ce qui était totalement faux.

Selon le Centre canadien de vérité et réconciliation, 51 élèves sont décédés durant les 80 ans d’existence du pensionnat. Grâce aux recherches de l’historien Jacques Rouillard, on connaît maintenant les lieux de sépulture de plus de la moitié de ces enfants. Quatre d’entre eux sont inhumés à Kamloops dans le cimetière de leur réserve situé non loin du pensionnat, ce qui fait douter de l’existence d’un autre lieu de sépulture secret. Vingt-quatre autres enfants sont enterrés dans le cimetière de leur propre réserve. L’historien a pu consulter les certificats de décès conservés dans les registres d’état civil de la province. Ces enfants n’ont donc pas disparu. Comment croire alors que les dépouilles de 200 enfants aient pu être enfouies près de l’école, à l’insu des familles ?

Après le national-socialisme allemand, le capital-socialisme à la chinoise

Eglise universelle : Desiderio desideravi, un texte paradoxal voire schizophrénique

Le 29 juin, le pape François a promulgué la lettre apostolique Desiderio Desideravi sur la formation liturgique du peuple de Dieu. Cyril Farret d’Astiés analyse ce texte, paradoxal voire schizophrénique, dans lequel le pape dénonce un certain nombre d’erreurs liturgiques, et en même temps, confirme sa volonté de voir disparaître la célébration de la messe traditionnelle, pourtant, par nature, remède privilégié contre les erreurs dénoncées.

Eglise en France : Du national-socialisme allemand au capital-socialisme à la chinoise

Les Editions de L’Homme Nouveau publient un rapport de l’Observatoire international cardinal Van Thuan : “Le Modèle chinois : capital-socialisme du contrôle social”. Philippe Maxence présente ces travaux qui dénoncent le caractère totalitaire du système chinois d’organisation de la société, pourtant objet de fascination d’une partie des classes dirigeantes occidentales.

Eglise en Marche : Une chapelle pour le 2ème REI

Aumônier du 2ème REI (Régiment Etranger d’Infanterie) basé à Nîmes, le padre Chapeau présente son projet de construction de chapelle pour les 1 300 légionnaires du régiment. C’est l’occasion d’exposer la mission d’un aumônier de Légion et de découvrir un peu mieux ces “hommes étranges et rudes” dont parlait le commandant Hélie de Saint Marc.

N’y a-t-il donc rien de plus urgent à faire que de demander à ces familles d’abandonner la liturgie traditionnelle ?

Tribune de Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de Chrétienté, parue dans Famille chrétienne :

Un an après le Motu Proprio Traditionis Custodes, la lettre du pape François Desiderio Desideravi confirme clairement sa volonté de faire disparaître la liturgie tridentine. Des propos incendiaires par temps caniculaire ! Quelques réactions élogieuses s’entendent ici et là, les seules qui osent s’exprimer publiquement dans notre temps étrange « de dialogue synodal et de partage de cheminements ». Après le Motu Proprio Traditionis Custodes, on parlait de « stupeur », « d’incompréhension », de « colère » des fidèles, traditionalistes ou non.

Que dire, au bout d’un an ? Car en réalité, le « dialogue synodal » tant attendu, pour chercher à se comprendre mutuellement, n’a pas eu lieu. Aucune réflexion sur les raisons profondes des choix des fidèles dits « traditionalistes » ; aucune attention à la situation des clercs des communautés, pourtant attachés de manière définitive par leurs constitutions – et donc pour leur sainteté ! – à la liturgie traditionnelle ; tout cela alors que la situation générale de l’Église s’est terriblement aggravée en un an, et pas seulement en Allemagne. Il aurait semblé à la fois juste et intéressant qu’un effort particulier soit fait pour comprendre les fidèles ayant fait le choix de la liturgie traditionnelle. De même, s’intéresser aux raisons des clercs ayant donné leur vie à Dieu au sein de communautés ayant opté pour cette préférence liturgique ne semble pas inutile.

La vitalité du monde traditionnel

Car la réalité, celle des « tradis », est bien là, et n’est pas près de disparaître. Les « tradis » viennent de tous les milieux ; leur nombre est en augmentation et représente près de 10% des pratiquants en France. Ce chiffre est suffisamment significatif pour mériter d’être analysé sérieusement. Le nombre de vocations est relativement plus important dans ces milieux traditionnels que dans le reste de l’Eglise. Plutôt que de vouloir supprimer la messe traditionnelle ne serait-il pas intéressant de comprendre l’origine de ces vocations et les motivations de ces choix liturgiques ?
Le dernier concile, comme tous les conciles, voulait un renouveau dans l’Église. Eh bien : la fécondité des communautés traditionnelles, leur jeunesse, leur ardeur au service du Christ ne sont-elles pas des signes de la Providence divine qui montrent que ce mouvement est une voie possible pour le renouveau de l’Église ?

Vous me permettrez d’ajouter que le nombre de pèlerins à Chartres (15 000 cette année) montre la vitalité du monde traditionnel. Comment expliquer une croissance régulière depuis près de 10 ans, principalement chez les jeunes ? Dieu n’abandonne pas son Eglise, cette bonne santé est un signe d’espoir ! Dire cela ne signifie pas que le petit monde des « tradis » soit l’unique voie du salut. Ce petit monde, très divers au demeurant, veut agir avec tous ses charismes pour le bien de l’Eglise. Nous savons qu’il n’est pas le seul à œuvrer dans ce sens. Pourquoi lui dénier ce rôle de « bon et fidèle serviteur » ?

« Les tradis sont-ils un danger pour l’Eglise ? »

Enfin, entre le Motu Proprio Traditionis Custodes et la lettre Desiderio Desideravi, l’Église est entrée encore plus profondément dans une crise dramatique et sans précédent : révélations d’abus d’autorité, crise du synode allemand, remise en cause du dogme catholique dans la collecte du synode des diocèses de France. La conscience de cette crise, qui est d’abord doctrinale et donc de foi, explique le choix des traditionalistes, leur fidélité et leur résistance. Les familles voulant rester catholiques et voulant transmettre la foi à leurs enfants font le choix de certaines églises, de catéchismes, de troupes scouts, d’écoles, d’associations. Souvent, mais pas toujours heureusement, ces églises, troupes, écoles sont attachées à la liturgie traditionnelle. Une réaction normale de nos autorités ecclésiales serait de s’en réjouir et d’encourager ces courageux résistants. Ces familles se donnent le mal de faire le pèlerinage de Chartres pour offrir une retraite spirituelle à leurs enfants. Elles dépensent sans compter pour leur éducation car les écoles, catholiques sous contrat ou publiques, sont souvent défaillantes.

Devant une telle crise de l’Église, l’incompréhension du 16 juillet 2021 se transforme aujourd’hui en stupéfaction : n’y a-t-il donc rien de plus urgent à faire que de demander à ces familles d’abandonner la liturgie traditionnelle, source de leur spiritualité ? Les « tradis », avec le missel de 1962, leur latin et leurs soutanes, sont-ils vraiment un danger pour l’Église, alors que les propagateurs d’hérésies s’expriment aujourd’hui en toute impunité ?

Lors de notre dernier pèlerinage de Pentecôte, j’ai rencontré des centaines de pèlerins, souvent de moins de vingt ans et de tous les milieux. Je reste étonné de la bonne connaissance qu’ils avaient de l’interdiction des ordinations dans le diocèse de Fréjus-Toulon, de l’interdiction du port de la soutane dans le diocèse de Toulouse et bien sûr des persécutions supportées par certains prêtres (interdiction de messes, confirmations, mariages, baptêmes, catéchismes). Les pratiquants aujourd’hui sont informés, suivent l’actualité de l’Eglise, notamment par les réseaux sociaux. Et quand ils ne comprennent pas certaines décisions idéologiques et autoritaires, ils le disent, s’en étonnent, s’en attristent. L’autoritarisme actuel laissera des séquelles chez tous ces jeunes.

Affronter la réalité avec objectivité

La première attitude pour guérir une maladie est de poser un diagnostic, d’en connaître les causes, d’affronter la réalité avec objectivité. L’apostasie générale de notre monde est à l’origine de la résistance des milieux traditionalistes. La question liturgique est une question fondamentale car elle est l’expression de la foi.

Un certain nombre de questions se posent et l’argument d’autorité, aujourd’hui systématiquement apporté, ne suffira pas. Ces questions devront obtenir des réponses au risque de voir se multiplier les pétitions, manifestations, appels à Rome, appels aux évêques et troubles de toutes sortes :

  • Comment Traditionis Custodes peut-il dire l’inverse de Summorum Pontificum ?
  • Comment l’Eglise peut-elle revenir sur les promesses faites en 1988 aux clercs acceptant les propositions de Rome après les sacres de Monseigneur Lefebvre ? Le cardinal Ratzinger avait alors promis que « le monde traditionnel avait toute sa place dans l’Eglise, comme il était ».
  • Comment peut-on avoir une Eglise ouverte aux périphéries et fermée au monde traditionnel ?
  • Comment comprendre cet acharnement contre un mouvement minoritaire, missionnaire et dynamique ?
  • Serait-il possible de faire un bilan des réformes entreprises il y a près de soixante années ?
  • Les catholiques ont droit aux sacrements dont leur salut dépend. Comment est-il possible d’interdire la célébration de la messe, les confirmations, les mariages, les baptêmes et même empêcher les catéchismes ?

Septième dimanche après la Pentecôte

« Méfiez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous en vêtements de brebis, mais qui au-dedans sont des loups rapaces » (Matthieu 7:15)

La messe du septième dimanche après la Pentecôte présente quelques caractères assez particuliers. Elle ne figure pas dans les anciens livres romains, et serait donc d’origine gallicane. Précisons qu’il ne s’agit pas ici du gallicanisme du XVIIe siècle, mais de la liturgie de l’Église des Gaules antérieure à l’époque carolingienne, alors que l’unité liturgique n’était pas réalisée, et qu’il y avait encore un chant romain (ancêtre du chant grégorien), un chant ambrosien (à Milan), un chant bénéventin, un chant hispanique, un chant gallican etc.. C’est seulement au VIIIe siècle, sous Pépin le Bref et Charlemagne, que la liturgie romaine a été adoptée par tout l’occident chrétien, incorporant cependant certains éléments gallicans, dont cette messe est un témoin. C’est très net en ce qui concerne l’Alléluia, dont la mélodie s’étire en longueur de façon exubérante. De même l’Offertoire est une prière longue et développée, mais à l’opposé l’Introït, le Graduel et la Communion sont très simples et parmi les plus courts du répertoire.

Le texte de l’Alléluia du septième dimanche après la Pentecôte est le même que celui de l’Introït, le premier verset du psaume 46, acclamation à la majesté et la toute puissance divine :

Omnes gentes plaudite manibus, jubilate Deo in voce exsultationis.

Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu avec des cris de joie.

Mais alors que l’Introït était très court, faisant retentir cette acclamation avec une mélodie simple, légère et joyeuse, à l’opposé l’Alléluia est très long, avec une mélodie ample et solennelle, de grandes vocalises, de nombreuses modulations, s’attardant ainsi pour célébrer toutes les splendeurs de Dieu et de son œuvre dans leur immensité et leur variété. On voit là à quel point la mélodie grégorienne peut donner à un même texte des expressions différentes.

Une librairie catholique taguée par des anarchistes à Lyon

Des tags insultants ont été découverts sur les murs de la Boutique de l’Emmanuel rue Sainte-Hélène située dans le 2e arrondissement de Lyon.

L’adjoint au maire du 2e arrondissement a dénoncé sur Twitter :

Ce qui définit l’homme de droite

Extrait d’un entretien donné par Julien Rochedy à Valeurs Actuelles :

Continuité, appartenance, autorité, hiérarchie, gratitude, humilité aussi ; quels sont, selon vous, les mots qui définissent ou devraient définir l’homme de droite ?

L’homme de droite est un classique ; c’est par nature un Ancien. Il craint que le chaos, originel et tapi derrière toute chose, ne revienne détruire l’harmonie qu’il souhaite dans la nature et la société. C’est pourquoi il aime l’ordre, qui est la condition du maintien des choses belles, rares et fragiles, ainsi que de la véritable justice. Il sait que cette dernière n’est réelle que dans la hiérarchie car elle consiste à donner à chacun ce qu’il mérite de par ses dons et son rang. Hiérarchiser, c’est avoir des critères, et donc croire au Beau, au Vrai et au Bien comme universaux, garde-fous des tendances nihilistes à la relativisation générale.

Il est davantage spiritualiste que matérialiste, car il croit à l’importance de la religion, des forces de l’esprit, des liens que l’homme doit toujours conserver avec un sacré. Il pense que la société est la conséquence d’un groupement de familles qui, avec le temps, se sont de plus en plus ressemblé jusqu’à créer une culture particulière, une identité singulière, une civilisation aux traits distincts que le devoir impose avant tout de perpétuer. Il n’est pas hostile par principe aux changements, mais ceux-ci doivent s’appréhender prudemment et être toujours regardés en fonction du bien commun, c’est-à-dire avant tout en fonction de ce qu’ils apportent à la survie et au développement de la communauté.

Enfin, c’est un homme qui aspire fondamentalement à la liberté, mais qui en connaît tellement la saveur qu’il sait, précisément, que celle-ci s’exprime et se maintient d’autant mieux dans les contours de la coutume, des traditions et, comme le disait Burke, grâce à une certaine virilité. Pardonnez-moi cette vision quelque peu romantique mais, au fond, c’est un chevalier : maître en son domaine et attaché à ses libertés ; croyant en Dieu et donc au Bien et au Mal ; protecteur des faibles et donc soucieux de son peuple ; garant de l’ordre et de la justice ; guerrier pour maintenir les traditions de son royaume ; et humble, enfin, vis-à-vis du passé qu’il honore et, par là, du futur qu’il prépare, certes sans espérances inconsidérées, mais toujours avec force et fidélité.

Le maire LR de Valence fait voter la vente d’un terrain à une école musulmane proche des Frères musulmans

Le 27 juin le maire de Valence a fait voter la vente d’un terrain municipal pour 500 000 euros à l’association « Valeurs et réussites », qui gère une école hors contrat musulmane appelée IQRA. Celle-ci, ouverte en 2012, compte pour l’instant deux classes hébergées dans les murs de la mosquée de Valence.

Ce maire LR est par ailleurs vice-président du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes depuis 2016 et proche de Laurent Wauquiez. Le projet a été voté par l’ensemble des élus municipaux LR ainsi que par les élus d’opposition LFI. Quelques élus de gauche et de la LREM, au nom de la défense de l’école publique, sont montés au créneau. Un élu ex-LREM, Bruno Casari, a voté contre et a demandé, en vain, des explications au maire.

Selon Charlie Hebdo, cette école serait proche des Frères musulmans.

« L’imam de la mosquée de Valence, qui héberge l’école, Abdlalah Dliouah, est un cadre de la SNCF identifié comme un pilier des Frères musulmans dans la région. Jabri Mourad est d’ailleurs de la même « obédience ».

Le préfet s’est opposé à la décision de la mairie, mais ne peut pas intervenir légalement pour empêcher la vente du terrain.

Un été très SAJE à la télévision

Pas moins de 11 films vont être diffusés à l’antenne cet été sur différentes chaînes grand-public, parmi lesquels des films sortis récemment en salle :

  • FATIMA (diffusé sur Canal + du 28 juillet au 4 août)
  • BROTHER (diffusé sur Cine+ le 3 août).
  • Cine+ diffusera également pour la première fois à la télévision le film JESUS, L’ENQUÊTE (lundi 25 juillet).
  • BIENVENUE EN SICILE (le 14 août en prime time sur C8),
  • CRISTEROS (le 21 août en prime time sur C8)
  • SAMSON (ce même 21 août en 2e partie de soirée sur C8).

Sinon, quelques vies de saints illumineront de leur témoignage le ciel cathodique via la chaîne C8 :

  • SAINTE RITA (le 7 août en prime time),
  • BAKHITA (le 7 août en 2e partie de soirée),
  • SAINT PIERRE (en 2e partie de soirée le 14 août),
  • DON BOSCO (le 15 août après la messe de l’Assomption)
  • SAINT ANTOINE DE PADOUE (juste après, ce même 15 août).

Piteux rapport sur la situation des droits des enfants en France

Communiqué des Juristes pour l’enfance :

Avec plus d’une année de retard sur le calendrier fixé par le Comité des droits de l’enfant de l’ONU (CRC-ONU), l’Etat français vient de rendre son 6ème rapport périodique sur la situation des droits des enfants en France.

A première vue, ce rapport paraît excellent et la France un pays modèle. Mais une fois finie la lecture, il est permis d’être quelque peu déstabilisé voir démoralisé : tant de plans d’actions mis en place, tant de déclarations ronflantes, tant de budget englouti (8 milliards d’euros par an pour la protection de l’enfance selon le rapport) pour un si piètre résultat !

Car enfin, les auteurs du rapport qui louent les politiques dédiées à l’enfance ignorent-ils

  • le désastre de l’aide sociale à l’enfance,
  • l’encombrement des rôles des juges aux affaires familiales et des tribunaux pour enfants,
  • l’absence de mise en œuvre des mesures prescrites faute des moyens indispensables,
  • les délais d’attente de prise en charge en pédopsychiatrie,
  • l’augmentation inquiétante du harcèlement scolaire, des violences sur mineurs, etc. ?

Ce rapport est finalement emblématique de la politique en faveur de l’enfance en France : de beaux principes sur le papier et « en même temps » le déploiement de politiques contraires à l’intérêt de l’enfant.

  • Ainsi le rapport se targue de considérer « l’intérêt supérieur de l’enfant comme un critère primordial et déterminant » alors que dans le cadre des débats sur la réforme de l’adoption, la majorité gouvernementale a tout fait pour supprimer cette notion de la loi et mettre en concurrence l’intérêt des enfants avec ceux des adultes.
  • Il vante dès la première page l’allongement de la durée du congé paternité alors que la France a, par l’ouverture de la PMA à toutes les femmes par la loi de bioéthique de 2021, délibérément privé des enfants de père et financé la création de familles monoparentales sans père.
  • Le rapport commet l’exploit de célébrer sa politique des 1000 premiers jours, lesquels commencent pendant la grossesse pour tenir compte de l’importance des liens qui se développent entre l’enfant in utero et ses parents, et « en même temps » le rapport se flatte de donner, par la transcription de l’état-civil étranger et le détournement de la procédure d’adoption, un blanc-seing à l’abandon cruel et contre paiement de l’enfant né de GPA.
  • Le rapport prétend avoir étendu la protection des enfants face à l’exposition à des contenus à caractère pornographique mais on attend toujours le blocage des multiples sites pornographiques accessibles aux enfants.

Juristes pour l’enfance déplore l’aspect « catalogue de bonnes pratiques de ce rapport », qui omet de répondre aux interrogations légitimes adressées par de nombreuses organisations de la société civile, et qui renvoie l’impression d’un Etat sourd à l’intérêt supérieur de l’enfant.

Le souverainisme protège l’économie et protège l’écologie

Dans un rapport dévoilé la semaine dernière, l’Insee constate qu’un tiers de l’empreinte carbone de l’Union européenne est dû à ses importations.

L’institut a comptabilisé les émissions directes des ménages, principalement liées à la combustion de carburant et d’énergie fossile, et les émissions indirectes, dues aux productions de biens et services.

Mais surtout, chauffez moins…

« On a tôt fait d’enfermer les fidèles, les prêtres et les communautés dans des schémas rigides et préconçus »

Extrait de l’homélie de Mgr Aillet à l’occasion des ordinations des prêtres de la Fraternité Saint Pierre :

[…] Nous avons passé au mois de mai une journée ensemble à l’évêché de Bayonne, j’ai célébré la messe, j’ai pu consacrer leurs calices et leurs patènes, nous avons échangé tous ensemble, partagé un repas fraternel, et j’ai pu les rencontrer un par un. C’était important pour moi de connaître leur itinéraire, de connaître l’histoire de leur vocation. Je pensais d’ailleurs à cette réflexion si profonde du pape émérite Benoît XVI dans sa première grande encyclique Deus Caritas est, où il dit qu’à l’origine du fait d’être chrétien il n’y a pas une décision éthique, une grande idée, mais il y a une rencontre avec un événement, avec une personne qui donne à la vie un nouvel horizon, et par là son orientation décisive. Comme cela peut s’appliquer, ô combien, à la vocation sacerdotale. À l’origine de votre appel, de votre appel particulier au sein de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, je crois, après avoir entendu l’histoire de chacun, qu’il n’y a pas d’abord une décision éthique, je veux dire un acte militant, qu’il n’y a pas d’abord une idée préconçue, voire une idéologie, mais il y a une rencontre, avec un événement, une personne, qui donne à votre vie un nouvel horizon, et par là son orientation décisive. Des événements qui vous ont conduit à rencontrer la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre et à choisir de répondre à l’appel du Seigneur au sein de cette fraternité. Cela me semble très important de souligner ainsi la dimension charnelle de toute vocation et tout appel, on a tôt fait d’enfermer les fidèles, les prêtres et les communautés dans des schémas rigides et préconçus, au nom de constructions intellectuelles et idéelles qui rendent si peu compte de la réalité concrète et existentielle de votre vocation et ici en particulier d’une vocation sacerdotale. […]

Washington : interdiction des messes latines et orientées

Mgr Gregory, de l’archidiocèse de Washington, supprime toutes les messes latines paroissiales et interdit les baptêmes et les mariages dans l’ancien rite de l’Église.

Par ailleurs, il dit que la nouvelle messe doit être célébrée face au peuple, sauf autorisation.

Encore une décision en rupture avec le Concile Vatican II…

Changements pour l’Opus Dei

Par le Motu Proprio Ad charisma tuendum, l’Opus Dei fait l’objet de plusieurs changements de la part de Rome. La Constitution apostolique Ut sit de 1982 promulguée par Jean-Paul II est ainsi révisée.

Cette prélature personnelle relèvera de la Congrégation pour le clergé, et non plus de la Congrégation pour les évêques.

Son supérieur ne pourra plus être évêque – actuellement, Mgr Fernando Ocáriz ne l’est pas.  Ainsi, le titre du prélat de l’Opus Dei sera celui de protonotaire apostolique surnuméraire avec le titre de révérend monseigneur.

Concrètement, l’Opus Dei ne pourra plus aussi facilement s’implanter dans les diocèses, comme le notent certains observateurs qui estiment qu’il y a bien remise au pas d’un institut qui avait bénéficié de la mansuétude de la part des prédécesseurs du Pape actuel. D’aucuns dénoncent une rétrogradation…

Les gauchistes justifient la violence

Les députés américains démocrates ont tous voté contre une résolution qui condamnait les violences exercées par les militants de la culture de mort sans discontinuer depuis l’arrêt de la Cour suprême sur l’avortement. Le texte a donc été rejeté.

La résolution demandait simplement au gouvernement

« d’utiliser tous les moyens appropriés d’application de la loi pour assurer la sécurité publique et protéger les droits des installations, groupes et églises pro-vie ».

Le texte listait un certain nombre d’actes de terrorisme perpétrés dans des églises et des centres de grossesse dans l’Oregon, le Maryland, le Texas, le Colorado, la Virginie, le Wisconsin, l’Alabama, Washington, l’Iowa, Washington D.C. et la Louisiane.

Holodomor: responsabilité russe ou bolchevique?

De Christian Baeckeroot, ancien député, pour le Salon beige:

La guerre entre la Russie et l’Ukraine est aussi une guerre de propagande, tant du côté ukrainien comme nous pouvons le constater quotidiennement dans nos médias que, selon toute vraisemblance, du côté russe.

Dans cette guerre de communication, la partie ukrainienne accuse régulièrement la Russie de Poutine d’être responsable de l’”Holodomor”, famine des années 1932-1933 en Ukraine ayant entraîné la mort d’au moins 4 millions de personnes. Cette immense tragédie a été marquée par une horreur absolue , mais peut-on en conclure que la Russie est responsable d’un génocide perpétré contre le peuple ukrainien ?

Deux questions doivent être examinées :

1/  Quelles sont les causes – politiques d’abord – des famines de 1932-1933 et les régions les plus touchées par celles-ci ?

2/  Quels sont les responsables de ces politiques ?

Collectivisation des terres et « dékoulakisation »

A la fin de 1929, le pouvoir soviétique met fin à la NEP et s’engage dans la collectivisation des terres . Pour briser la résistance de la paysannerie, 1 million de familles de prétendus « koulaks » sont déportées dans les camps du Goulag.

Les réquisitions se multiplien,t affamant les populations des régions agricoles, les semences  pourtant indispensables pour la prochaine récolte sont elles aussi saisies. Aux morts du Goulag s’ajoutent les millions de morts de faim ou de malnutrition. Le chiffre des morts est difficile à évaluer – au moins 7 millions pour la seule famine.

Régions les plus touchées

Il s’agit de l’ensemble des régions agricoles et tout particulièrement les régions fertiles – celles du Tchernoziom –  productrices de céréales. L’Ukraine, grenier à blé, est  la région la plus touchée mais la famine sévit également dans le sud de la Russie – plaines de la Volga et du Kouban –, dans le Kazakhstan , etc.

Une estimation des morts des famines de 1932-1933 retient  pour un total de 7 millions de victimes :

  • 4 millions de morts en Ukraine ;
  • 2 millions dans le sud de la Russie ;
  • 1 million au Kazakhstan, en précisant pour ce dernier pays que le tiers de la population kazakhe est morte au cours de la famine 1932-1933 .

Les responsables de ces millions de morts

Il apparaît donc que ces famines sévissent non seulement en Ukraine mais dans l’ensemble de l’URSS, y compris la Russie, le Kazakhstan , etc.,  étant rappelé que l’Ukraine, grenier à blé, a compté le plus grand nombre de victimes.

Quant aux responsables de ces millions de morts, il serait contraire à la vérité d’en rendre la Russie coupable, alors que les responsables en sont les bolcheviques originaires de toutes les parties de l’URSS.

Pour la période 1930-1934, le Politburo est composé de 9 membres :

1 Géorgien : Staline ;

2 Ukrainiens : Kaganovitch et Vorochilov ;

1 Letton : Roudzoutak ;

1 Polonais : Kossior ;

4 Russes : Molotov , Kalinine , Kouÿbichev et Kirov.

Soit 5 non-Russes, dont Staline, et 4 Russes. Il s’agit donc d’une direction bolchevique – ou soviétique – issue des différentes  parties de l’URSS.

Précisions :

a/ Au cours des années 1930, Kaganovitch et Vorochilov, tous deux Ukrainiens, font partie avec Molotov et Iejov – ce dernier à partir de 1934 – du premier cercle autour de Staline.

b/ Pendant la période de la Grande Famine de 1932-1933, Kaganovitch , qui a été 1er secrétaire du Parti communiste d’Ukraine de 1925 à 1928, joue un rôle de premier plan dans la répression qui conduit à l’Holodomor.

c/ Pendant cette même période, Vorocholov, Ukrainien lui aussi, est le maître de l’Armée Rouge et le Polonais Menjiski est responsable du NKVD et donc du Goulag.

En conclusion, c’est l’ensemble des peuples de l’URSS qui ont subi les millions de morts du totalitarisme bolchevique.

L’OJIM, le site internet qui fait trembler les journalistes

Jules Blaiseau a le plaisir de recevoir Claude Chollet, fondateur et directeur de l’Observatoire du Journalisme, dans un épisode exceptionnel d’I-Média. Il n’est pas question cette semaine de décrypter la propagande médiatique mais plutôt d’apprendre à s’en affranchir. Découvrez dans cet épisode unique des réflexions passionnantes sur le monde opaque des médias ainsi qu’une présentation de l’OJIM : le site internet qui fait trembler les journalistes !

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