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Le Piémont soutient les associations pro-vie

Le conseiller régional de la région du Piémont, Maurizio Marrone, a annoncé le versement de 400.000 euros de fonds publics pour soutenir des associations en faveur de la défense de la vie. Il est membre du parti de la droite italienne, Fratelli, dirigé par Giorgia Meloni qui, durant sa campagne, a insisté sur

« la nécessité de donner des alternatives aux femmes qui veulent avorter pour des raisons économiques ».

Cette subvention doit permettre d’« accompagner les femmes dans leur décision, et [d’]organiser le soutien économique, pendant 18 mois, de celles ayant renoncé à avorter ». Concrètement, l’argent servira à payer les loyers, les factures ou les produits des nourrissons.

La région prévoit aussi l’ouverture de guichets de ces associations au sein des plannings familiaux publics. Elles sont déjà présentes dans certains hôpitaux.

Euthanasie : « J’ai peur qu’elle devienne la norme et que l’alternative disparaisse »

Meurt-on mal en France ? comme l’affirme les partisans de l’euthanasie. Les soins palliatifs sont-ils réellement sous-utilisés ? comme l’affirment les opposants au suicide assisté. Soins palliatifs et euthanasie sont-ils compatibles ?… Entretien sur RCF Anjou avec le Dr Xavier du Crest, médecin en soins palliatifs au CHU d’Angers et à l’hôpital de Saumur.

Islamo-gauchisme à l’UNEF

150 lycéens et des étudiants de l’UNEF se sont rassemblés pour la liberté de porter l’abaya – une robe islamique – devant le lycée Ambroise Brugière de Clermont-Ferrand.

On pourrait faire un échange avec les Iraniennes qui ne souhaitent plus le porter ?

Bournemouth : il est désormais illégal de se signer

En Angleterre, un conseil municipal a interdit le signe de la croix et la prière dans les lieux publics entourant un centre d’avortement.

Le conseil de Bournemouth, Christchurch et Poole, dans le sud de l’Angleterre, a tracé des lignes rouges autour d’un centre d’avortement et a désigné cette zone comme “zone de sécurité”. Toute personne surprise en train de se signer, de réciter les Écritures ou d’asperger de l’eau bénite derrière ces lignes rouges peut se voir infliger une amende de 100 livres ou risquer une condamnation en justice.

Dans un communiqué de presse publié le 11 octobre, le conseil municipal a déclaré :

“Bien que nous reconnaissions le droit de toute personne à mener une manifestation pacifique, nous avons dû trouver un équilibre entre la détresse causée ou susceptible d’être causée, et l’impact préjudiciable des comportements subis par ceux qui ont accès aux services médicaux ou qui font leur travail”.

L’ordonnance est en vigueur depuis le 13 octobre et restera en place pendant trois ans.

Parmi les autres comportements interdits figurent les protestations, qui peuvent inclure “la prière ou le conseil”, mais aussi l’intimidation et le harcèlement du personnel de la clinique, ainsi que l’affichage de “textes ou d’images se rapportant directement ou indirectement à l’interruption de grossesse et la diffusion ou l’utilisation de musique amplifiée, de voix ou d’enregistrements audio.”

 

Belgique : la loi sur l’euthanasie est contraire à la Constitution

En Belgique, la Cour constitutionnelle vient de se prononcer : en ne prévoyant pas de sanctions spécifiques, la loi sur l’euthanasie est contraire à la Constitution. Cette décision a été rendue dans le cadre de l’affaire Tine Nys, une jeune femme euthanasiée à 38 ans pour cause de dépression. Les trois médecins ayant participé à l’euthanasie avaient été poursuivis pour empoisonnement, en raison du « non-respect de plusieurs conditions prévues par la loi belge ». Ils ont été acquittés par la Cour d’assises, qui a toutefois précisé qu’il existait un « doute raisonnable » s’agissant du médecin ayant pratiqué l’euthanasie, le Dr. Van Hove. Ce doute a mené à l’ouverture d’un procès sur le plan civil. Léopold Vanbellingen, docteur en droit et chargé de recherche à l’Institut européen de bioéthique, explique :

« La problématique porte sur le fait que la loi euthanasie ne prévoit aucune sanction pénale spécifique en cas de non-respect des conditions substantielles (relatives à l’état du patient qui demande l’euthanasie) et procédurales de la loi euthanasie ». « Toute violation de la loi euthanasie conduit à ce que le médecin impliqué dans l’euthanasie soit potentiellement poursuivi pour meurtre par empoisonnement ».

Ce à quoi la justice ne semble pas prête à donner suite.

La première question soulève l’absence de distinction faite par la loi entre conditions formelles et substantielles eu égard au principe de non-discrimination.

« Autrement dit, est-il normal que la sanction pénale prévue pour la violation des conditions procédurales soit aussi sévère que celle prévue pour la violation des conditions substantielles de l’euthanasie ? »

Le deuxième point interroge également le respect du principe de non-discrimination, cette fois quant au

« médecin effectuant une euthanasie sans respecter les conditions légales par rapport à toute personne qui met volontairement fin à la vie d’une autre par empoisonnement ».

Les parties civiles et le gouvernement ont plaidé l’absence de discrimination, contrairement à la défense.

Sur la première question, la Cour fait un « constat d’inconstitutionnalité ».

« Il appartient au législateur d’adopter, dans le respect des articles 10 et 11 de la Constitution, une réglementation visant à remédier à l’inconstitutionnalité constatée ».

S’étant ainsi prononcée sur la première question préjudicielle, « la réponse à la seconde question préjudicielle n’est manifestement pas utile », a estimé la Cour.

Après les masques, le carburant, voici la pénurie de Paracétamol

La France, ce pays du Tiers-Monde :

Des recommandations ont été émises afin de modérer l’utilisation de paracétamol, dans un contexte de reprise de l’épidémie de Covid-19 et de l’arrivée des pathologies hivernales. Ces recommandations ont été formulées par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), les syndicats de pharmaciens (FSPF et USPO) et le Collège de la médecine générale (CMG).

Aux pharmaciens, il est recommandé :

– de limiter la dispensation du paracétamol, en l’absence de prescription, à deux boîtes par patient,

– de privilégier la dispensation sur ordonnance,

– d’interroger les patients sur leur état et d’adapter la dispensation à leurs besoins réels. Ceci tout particulièrement en cas de prescription d’une quantité importante de paracétamol,

– En l’absence de prescription, de demander aux patients leur accord pour inscrire les dispensations de paracétamol dans leur dossier pharmaceutique,

– Enfin, les pharmacies ayant une activité en ligne sont invitées à limiter la vente en ligne de paracétamol.

Aux médecins, il est recommandé de limiter leurs prescriptions de paracétamol. […]

La famille de Lola n’est pas opposée aux hommages publics

Mathieu Bock-Côté rétablit la vérité

C’est une intox récurrente dans la presse :

 

Témoignage d’une maman « restaurée » par Mère de miséricorde

Lu sur Réseau-Vie (article d’Olivia de Fournas dans Famille chrétienne):

Après une interruption médicale de grossesse et une fausse couche, Cécile Champion rencontre Mère de miséricorde. L’association, qui fête ses 40 ans, lui permet de renouer, par sa maternité blessée, avec sa foi. Témoignage.

Enveloppée dans une étole vert-de-gris de la même couleur que ses yeux, Cécile ouvre grand sa porte. Au sein de sa coquette maison de Verneuil-sur-Seine (Yvelines), elle a créé un nid douillet pour sa famille. Bougies allumées, photos, coins prière essaimés dans la maison, livres sur la Vierge Marie, nombreux jeux d’enfants…

On y devine une foi vivante, dont la jeune femme peut expliquer chaque signet, prière ou souvenir. Il n’en a cependant pas toujours été ainsi. Lovée dans un fauteuil, d’une voix douce et posée, elle s’installe près de la cheminée pour raconter ses grossesses douloureuses, et sa renaissance.

Petite, ses parents l’ont élevée dans la religion catholique. Dans la religion, plus que dans la foi. La famille allait fidèlement à la messe, mais Dieu était présent de manière éloignée, « plutôt historique, et non pleinement vivant au quotidien ». De la Vierge Marie notamment, il n’était que très peu question.

Ses parents, professeurs de physique-chimie, sont avant tout cartésiens. « La science a sans doute bloqué leur accès à la foi », relit aujourd’hui Cécile. Elle reste néanmoins emplie de gratitude. La graine semée fut entretenue par les sacrements, le catéchisme dispensé dans son école Notre-Dame-les-Oiseaux, et la paroisse.

À 18 ans, intégrant l’école préparatoire scientifique Sainte-Geneviève, Cécile perd cette foi peu incarnée. La suffisance de certains étudiants, au premier rang de la chapelle, mais sans un regard pour le pauvre du coin, la choque. « Si c’est ça être chrétien, je ne veux pas l’être », tranche la jeune fille.

Un bonheur de courte durée

Lorsqu’elle rencontre son mari à 24 ans, l’agrégée devenue professeur de sciences de la vie et de la Terre tient tout de même à un mariage religieux. Lui, agnostique, baptisé par tradition, vient d’une famille humaniste sociale au grand cœur tendance anticléricale, blessée par une éducation religieuse trop stricte. Par amour pour Cécile, il accepte le sacrement.

Un an plus tard, la naissance de Chloé les comble. Le bonheur est toutefois de courte durée, les épreuves s’abattent sur le couple. Mort d’un grand-père chéri, puis fausse couche à deux mois de Raphaël, suivie d’une septicémie et d’un curetage. La maison perd ses couleurs, chacun s’enferme dans sa souffrance et son travail. La naissance de Daphné ramène enfin la joie. « Le bonheur de ces deux petites filles… », résume Cécile. Lors d’une séance de Chantiers-Éducation – créés par les Associations familiales catholiques–, elle rencontre trois chrétiennes, dont elle admire l’unité de vie.

Un jour, elle leur confie : « Ma vie n’a pas de sens. » En quête de spiritualité, elle intègre ensuite un cercle de femmes. Elle apprend avec elles, autour d’une bougie et des pierres de bien-être, à réciter le mantra du Ho’oponopono. Ce rituel ancestral hawaïen permet de « se purifier des émotions négatives et des problèmes qui nous alourdissent ».

Cécile est à nouveau enceinte, mais une visite de contrôle révèle un problème : son bébé est atteint d’une hernie diaphragmatique de coupole. La professeur de SVT comprend immédiatement la gravité de cette maladie rare : les viscères qui remontent dans la cavité thoracique, comprimant poumons et cœur. À l’hôpital, on ne lui propose aucun accompagnement jusqu’à la mort naturelle de son enfant. Rétrospectivement, elle aurait aimé. On évoque plutôt la possibilité de faire partie d’un protocole expérimental qui aurait fait du bébé un cobaye, avec une opération in utero. La mort dans l’âme, les parents acceptent l’interruption médicale de grossesse (IMG), à six mois.

Le soir de cette décision, leur fille Chloé pose sur les genoux de sa mère une Bible pour enfants trouvée au fond de la bibliothèque. Elle l’ouvre sur la mort du Christ. Troublée, Cécile tourne la page et tombe sur la Résurrection : « Dieu était à nouveau dans mon champ de vision, Il m’a parlé à travers ma fille. » Le jour de l’IMG, Cécile doit quand même accoucher. Allongée au bloc opératoire, au milieu des mots du Ho’oponopono, la prière du Je vous salue Marie lui apparaît « toute seule » et remplace totalement le mantra. C’est la première fois qu’elle « décale » son regard vers la Vierge. Elle ne la quittera plus. Malgré l’avortement, le couple parvient à se réjouir un instant de la naissance de Maëlle, une « sublime » petite fille de 1,8 kg, et à la porter dans leurs bras.

« Une écoute bienveillante et anonyme »

Percluse de douleurs et de culpabilité, Cécile dépérit. Son corps, son cœur et son esprit sont anémiés. Deux mois plus tard, « brisée », elle se rend à l’église pour crier son désespoir. À la sortie, elle est attirée par un cahier d’intentions sur lequel elle consigne sa douleur, avant de lever la tête. Un panneau lui fait face : « IVG, IMG, GEU (1), fausse couche : Mère de miséricorde propose une écoute bienveillante et anonyme ». Cette proposition silencieuse vient à point. Durant quarante-cinq minutes, la jeune mère endeuillée déverse sa colère et ses pleurs auprès d’une écoutante de l’association mariale. Celle-ci trouve les mots qui apaisent, parle de « la colère féconde des Psaumes » et évoque une prochaine retraite  « Stabat Mater ».

Mi-juillet, c’est une Cécile « très mal psychologiquement » que son mari dépose dans le train pour cette session. Face au massif de la Sainte-Baume, à l’hôtellerie des Frères dominicains, elle est « mise en mouvement ».  Cinq jours de silence, entourée d’obligeance, où elle se laisse guider par les enseignements, la messe, et un accompagnement sur mesure. Un « chemin de la consolation » lui permet  de « renouer avec les trésors de la foi ». Elle découvre l’adoration, les chants à l’Esprit Saint, la confession.

Elle fait également la connaissance de sainte Marie Madeleine, très présente à la Sainte-Baume. La disciple de Jésus figure dans le grand tableau de la salle des enseignements. Le sanctuaire abrite en effet la grotte où elle s’est réfugiée pendant les trente dernières années de sa vie, et une relique. Cécile se plonge dans les pages d’Évangile où la sainte apparaît. Elle est ébranlée par ses pleurs déversés aux pieds du Christ, qui accompagnent les  siens. Sa conversion radicale, « qui lui a donné une force d’amour extraordinaire », la touche au cœur.

Marie Madeleine est toujours très présente dans la maison des Champion. Cécile la porte sur un bracelet, à son poignet, et place des prières un peu partout dans la maison, sous des icônes ou dans sa salle de bains. À son retour de Provence, elle propose gaiement à son mari de boire « un petit apéro à Jussieu ». Depuis combien de temps ne s’étaient-ils pas retrouvés tous les deux ? « J’étais à nouveau debout, sauvée, joyeuse. » Après cette première session, elle se rapproche de la Sainte Vierge. Pendant des mois, elle demeure sa principale interlocutrice. La mère de Dieu la mènera progressivement vers Jésus : « Je suis venue à Lui quand j’ai compris que Marie souhaitait vraiment que j’aime son Fils. »

Sa foi s’affermit et « change tout »

Un an plus tard, elle attend un autre enfant. Ce sera Théo, « bien-aimé de Dieu », qui marque un changement dans sa vie. L’agrégée prend un congé parental  et se découvre très heureuse au foyer. Tout n’est pourtant pas guéri. Une seconde session « Stabat » lui sera nécessaire, avec un sacrement de la réconciliation  déterminant. Elle lui permettra de comprendre que la décision de l’avortement n’était pas la bonne. Accepter « cette vérité » la délivre de la culpabilité. « Je mourais de l’IMG », réalise Cécile, qui se sent enfin « entièrement pardonnée et restaurée par la miséricorde infinie du Père ».

Sous la grotte de la Sainte-Baume, elle fait graver deux plaques, aux prénoms de ses deux enfants mort-nés. La jeune mère comprend aussi que, près d’eux, se trouve aussi un frère ou une sœur dans le Ciel, sa mère ayant fait une fausse couche. Sa foi s’affermit et « change tout » : sa façon d’être femme, épouse, mère et enseignante, sa patience, l’unité de vie  qu’elle admirait chez ses amies des Chantiers-Éducation. Elle découvre également la puissance du chapelet, qu’elle continue à méditer le plus souvent possible. La vie de Cécile se déroulera désormais dans la gratitude. D’ailleurs, elle a décidé de devenir accompagnatrice au sein de Mère de miséricorde, pour « partager avec d’autres ce qui [lui] a été donné ».

“Islam de France”

Mercredi 19 octobre, Emmanuel Macron est venu remettre les insignes d’officier de la Légion d’honneur à Chems-Eddine Hafiz, recteur de la Grande Mosquée de Paris, cent ans après la pose de la première pierre. En compagnie de Gérald Darmanin et Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron est venu faire le service après-vente de la loi séparatisme, adoptée le 24 août 2021.

« La Grande Mosquée de Paris porte la possibilité non pas seulement d’un islam en France, fidèle aux valeurs de la République, mais aussi d’un islam avec la France, qui le soutient, et même d’un islam de France, qui le fait grandir en son sein ». «Nos ennemis sont les mêmes. Ce sont les séparatismes, qui aveuglent le croyant dans une spirale qui mène du repli sur soi à la violence envers les autres. C’est l’islamisme radical, composé d’une infime minorité de déviants, qui se dissimulent derrière votre religion pour mieux cacher un projet de haine ou de division qui n’a rien à voir avec le vôtre.»

M. Macron a défendu son Forum pour l’islam de France, qui a remplacé le Conseil français du culte musulman début février :

« Nous avons voulu (…) réunir les bonnes volontés pour créer une instance plus représentative de la pluralité des pratiques, pour faire vivre l’unité républicaine à travers la diversité des cultes et des pratiques.» Il s’agit d’un « enjeu de curation (…) , d’indépendance des cultes aussi, de formation des imams, c’est aussi un enjeu d’éducation et de cohésion sociale».

Rappelons ce que disait saint Charles de Foucauld :

Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ?

Exceptionnellement, oui. D’une manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s’y opposent ; avec certains il y a des accommodements; avec l’un, celui du medhi, il n’y en a pas : tout musulman, (je ne parle pas des libres-penseurs qui ont perdu la foi), croit qu’à l’approche du jugement dernier le medhi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l’islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non musulmans. Dans cette foi, le musulman regarde l’islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants; s’il est soumis à une nation non musulmane, c’est une épreuve passagère ; sa foi l’assure qu’il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l’engage à subir avec calme son épreuve; ” l’oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s’il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération “, disent-ils; ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu’aux Allemands, parce qu’ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger ; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d’honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècles mais, d’une façon générale, sauf exception, tant qu’ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du medhi, en lequel ils soumettront la France.

Meurtre de Lola : Georges Fenech évoque l’hypothèse d’un “sacrifice satanique sur le modèle des enfants zouhris en Algérie”

Dans l’émission “Touche pas à mon poste” sur C8, Georges Fenech a évoqué le meurtre de la jeune Lola. Le magistrat honoraire et porteur de la loi sur l’irresponsabilité pénale a évoqué l’hypothèse des enfants zouhris. Les enfants zouhris, au Maroc et en Algérie, présentent un morphotype et des caractéristiques bien particuliers. En effet, ce sont souvent des enfants roux aux yeux bleus ou blonds aux yeux clairs et ils doivent présenter une ligne continue qui traverse la paume de la main.

Georges Fenech précise que ces enfants “sont considérés comme ayant des pouvoirs”.

“Actuellement, il y a plein d’affaires qui sont jugées en Algérie. Ils sont kidnappés, sacrifiés. On boit leur sang. Il y a des rites sataniques”.

“Sur cette fillette, il y avait le chiffre 1 sur la plante de son pied gauche et le chiffre 0. La meurtrière présumée a dit, semble-t-il en garde à vue, qu’elle avait bu son sang. C’est exactement le rite satanique des zouhris que l’on trouve en Afrique du Nord. J’ai besoin de savoir qu’est-ce qui a inspiré cette femme. Il faut comprendre”.

40 jours pour la vie : déjà 100 enfants sauvés aux Etats-Unis

Alors qu’on arrive au milieu de la campagne 40 jours pour la vie de cet automne (28 septembre-4 novembre), 102 bébés ont été épargnés de l’avortement grâce aux prières des participants !

Voici un des témoignages :

Lorsqu’une jeune femme est arrivée à la clinique du Planning familial de Sacramento (Californie) pour son rendez-vous d’avortement, des participants aux « 40 jours » lui ont offert des informations sur des possibilités de garder son bébé.

Elle a pris l’information – mais est quand même entrée dans la clinique. Peu de temps après, un jeune homme, qui, selon les participants à la veillée, semblait être « en mission », s’est précipité dans le centre d’avortement.

Soudain, la femme et l’homme ont émergé de Planned Parenthood pour s’asseoir et lire les ressources sur la grossesse.

« Vous avez adouci son cœur », a annoncé l’homme aux personnes en prière. « Elle a changé d’avis. Nous allons avoir un bébé ! »

Photo : Un employé démonte l’enseigne d’une clinique fermée du Planning familial.

Chapelet pour Lola

Voici quelques photos du chapelet organisé hier devant le palais de justice de Lyon pour la petite Lola avec l’association « Esprit de corps ». Environ 200 personnes ont répondu à l’appel lancé 24 h avant sur les réseaux sociaux ! Après la récitation des mystères douloureux pour nous unir à la souffrance de la petite Lola et de sa famille, un prêtre lyonnais a donné sa bénédiction.

Créé en 2021, Esprit de Corps est une association de loi 1901 avec un objectif : Réunir les Français autour de leur héritage. En s’appuyant sur 3 piliers:

Exister – Honorer – Servir, nous rassemblons, quatre fois dans l’année avec des week-end et un camp en été, les Français de tous bords autour de leur héritage commun, notamment ceux ayant difficilement accès à des initiatives similaires, à travers des actions comme la restauration d’une chapelle, la formation spirituelle, le sport et des moments privilégiés de convivialité.

La “Première ministre” démissionne

Bon c’est en Grande-Bretagne.

En France, quand le gouvernement est mis en minorité, il active le 49.3 pour faire passer sa loi au forceps.

Après 45 jours au pouvoir, longévité la plus courte de l’histoire contemporaine du Royaume-Uni, Liz Truss démissionne, faute d’avoir réussi à affronter les puissantes forces du statu quo pour changer quoi que ce soit. Si vous leur tendez la main, ils prennent le bras. Elle avait dû abandonner son programme économique, après un humiliant renoncement aux baisses d’impôts. Elle a précisé qu’un nouveau scrutin interne aurait lieu au sein de la majorité «d’ici à la semaine prochaine».

Geoffroy Lejeune bientôt éjecté de Valeurs Actuelles ?

C’est ce que révèle La Lettre A :

En guerre avec le président du groupe Valmonde, Erik Monjalous, Geoffroy Lejeune est sur le point d’être écarté de la direction de la rédaction de Valeurs actuelles. Gêné par le positionnement militant adopté selon lui par l’hebdomadaire, son propriétaire, Iskandar Safa, va parachuter Jean-Michel Salvator pour le remplacer.

Ce dernier était jusqu’à fin août directeur des rédactions du Parisien-Aujourd’hui en France

I-Média – Lola : Édition Spéciale

L’image de la semaine 
Kanye West est connu dans le monde entier pour ses succès de rappeur et de production de musique. Il devient rapidement la bête noire des médias français et américains à cause de ses saillies médiatiques très conservatrices.

Notre édition spéciale 
Le meurtre monstrueux de Lola, une fillette de 12 ans, à Paris vendredi dernier, fait se lever un vent d’indignation en France et relance le débat sur le rôle de l’immigration dans la criminalité. Pourquoi les médias insistent-ils pour étouffer cette affaire et la reléguer au statut de fait divers ? Entre manipulations, mensonges et hypocrisie, suivez notre émission pour comprendre cette affaire.

La revue de presse
Jean-Yves Le Gallou et Jules Blaiseau vous présentent leur revue de presse hebdomadaire, dans laquelle ils traitent cette semaine de l’actualité internationale, du sujet des aides à la presse et d’une nouvelle affaire embarrassante pour Uber.

Lola , un nouveau francocide

De Christian Baeckeroot, ancien député, pour le Salon beige:

Il faut s’incliner devant le martyre de la petite Lola , s’associer à la peine et au deuil de ses proches et le recueillement s’impose.

Mais le recueillement ne doit pas être l’oubli. Pour respecter la mémoire de la petite martyre, nous avons aussi un autre devoir, c’est le devoir de  vérité afin que la mort insoutenable de Lola puisse nous aider à combattre ce retour de la barbarie et à protéger demain les fils et filles de France.

Ce qui est indécent, c’est de se taire, de refuser l’examen de nos défaillances, de refuser de voir comment des territoires de plus en plus vastes échappent à nos lois, imposent leurs modes de vie.

Ce qui serait indécent, serait de renvoyer à des commissions d’enquête dont les conclusions, éventuelles, ne seraient pas connues avant de longs mois… quand l’actualité politico-médiatique regardera ailleurs.

Ce qui est indécent, c’est d’insulter  ceux qui réclament l’examen et le débat.

Au contraire, c’est le devoir de tous ceux qui ont des responsabilités – particulièrement les responsables politiques – de rechercher les causes qui menacent notre sécurité et la survie de notre civilisation, afin que le martyre d’une petite fille de France permette demain d’épargner des vies innocentes.

L’Arabie Saoudite se rapproche de la Russie

D’Antoine de Lacoste pour Le Salon beige :

Confiants, les Occidentaux attendaient une hausse de la production de pétrole de l’OPEP. Ils ont été gratifiés d’une baisse et il est donc peu probable de voir les cours baisser significativement. Leur oscillation entre les 120 dollars le baril constatés au mois de juin les 75 de septembre, devrait, sauf imprévu, se poursuivre. La baisse de la production est en effet compensée par les craintes de ralentissement économique mondial. De la guerre en Ukraine aux masochistes sanctions occidentales en passant par l’absurde politique sanitaire chinoise, les occasions ne manquent pas pour précipiter le monde dans la récession.

La décision de l’OPEP a ulcéré les Américains, Joe Biden en tête. Dans sa relation avec l’Arabie Saoudite, ce dernier aura multiplié les virages. Après avoir tonitrué qu’il ferait du royaume wahhabite « un paria » pour le punir de l’assassinat du journaliste d’opposition Kashoggi, il s’y est finalement rendu l’été dernier. Tout sourire, comme il sait si bien le faire, il a plaidé pour une hausse significative de la production de l’OPEP. Mohamed ben Salmane (MBS) n’a rien refusé, rien concédé non plus. L’argument maintes fois utilisé (« il ne faut pas financer la guerre de Poutine ») ne pouvait que laisser froid celui qui ne se sent pas concerné par la guerre en Ukraine, conflit purement européen estime-t-il, comme d’ailleurs bien d’autres dirigeants. De plus, les leçons de morale permanentes de l’Occident, et à géométrie variable, exaspèrent le royaume.

Et puis le couperet est tombé : l’OPEP+ (comprenant la Russie) a acté une baisse de production de 2 millions de barils/jours. Le contraire de ce qu’attendait Biden et ses vassaux occidentaux. Cerise sur le gâteau : il semble bien que l’Arabie Saoudite ait pesé de tout son poids (et il est fort important) pour qu’une telle décision soit prise.

Elle est lourde de sens. L’Europe, obsédée par sa croisade anti-russe, n’a pas anticipé les conséquences énergétiques des sanctions prises contre son principal fournisseur. L’Amérique avait promis son aide diplomatique, et voilà qu’elle est inopérante. Car qu’on ne s’y trompe pas : si les Américains sont ravis de vendre leur coûteux GNL (Gaz Naturel Liquéfié) à l’Europe, ils ne peuvent quantitativement compenser le gaz et le pétrole russes.

Bien embarrassé, Joe Biden a solennellement annoncé qu’il allait « réévaluer » la relation de l’Amérique avec l’Arabie Saoudite. On attend avec intérêt un train de sanctions, pathologie américano-européenne en pleine expansion. Cela n’a pas beaucoup ému MBS et un ministre saoudien a rappelé que les membres de l’OPEP+ avaient pris cette décision à l’unanimité.

Cela n’arrange évidemment pas les affaires des démocrates à quelques semaines des élections « mid-term » à l’issue desquelles ils risquent de se retrouver minoritaires tant au Sénat qu’à la Chambre des représentants. L’inflation ne baissera pas aux Etats-Unis et les prix à la pompe resteront très élevés.

Le risque pris par MBS est important : les achats d’armes par les Saoudiens aux Américains sont considérables et le Congrès peut bien décider de les restreindre ou de les suspendre. Il est manifestement décidé à prendre ce risque.

Tout cela en dit long sur la nouvelle donne géopolitique en cours. L’Occident, à force de parler sans cesse de l’isolement russe, ferait bien de changer de prisme. Vu d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique latine, le climat est bien différent. L’alliance des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du sud) se porte bien et l’on dit que l’Algérie et l’Iran frappent à sa porte. L’Iran qui a justement intégré l’OCS (Organisation de coopération de Shangaï) dont le sommet de Samarcande (Ouzbékistan) fut une réussite où l’on a célébré la naissance d’un monde multipolaire qui tentera de mettre fin au monde unipolaire tenu par l’empire américain et accepté par ses vassaux européens.

C’est l’enjeu géopolitique majeur des prochaines années.

La Manif pour tous avait raison sur tout dès 2012

Dans La Croix, Ludovine de La Rochère répond à une tribune accusatrice réclamant « un audit de la façon dont l’Église aborde la sexualité et le genre ». Extrait :

[…] De fait, le mariage, qui implique la filiation, est une question anthropologique et éthique de grande importance. Il en va de la prise en compte de la différence et de la complémentarité des sexes, constitutives de notre humanité et de notre psyché, et des besoins de l’enfant : car non seulement celui-ci ne peut pas venir au monde sans l’union (sous la couette ou dans l’éprouvette) d’un homme et d’une femme (ou de ce qui leur est propre, constitutif d’eux-mêmes, à savoir leurs gamètes) mais, en outre, né de l’un et de l’autre, l’enfant a besoin de les connaître.

Les partisans des revendications LGBT répètent à l’envi que La Manif pour tous serait clivante. En vérité, c’est le mariage de personnes de même sexe qui a profondément clivé la société. Détourner l’accusation de clivage, c’est tenter de culpabiliser ceux qui ne sont pas d’accord pour tuer le débat. Celui-ci est pourtant sain et nécessaire, et même vital pour la démocratie.

Quant à la prétendue homophobie des manifestants, il faut bien comprendre que ce sont en fait les associations militantes et leurs alliés qui n’ont pas cessé de dire que les manifestations se faisaient contre les homosexuels. Il s’agit là d’un procédé mensonger, dont je comprends – et je m’en désole – qu’il ait pu blesser. J’appelle donc à bien situer l’origine des messages véhiculés et à ne pas se tromper d’émetteur ! À ce sujet, rappelons-nous aussi que nombre de personnes homosexuelles se sont opposées, y compris en manifestant, au projet de loi Taubira.

La Manif pour tous fêtera cette année son dixième anniversaire, qui sera l’occasion d’un bilan. Mais une tribune parue dans Libération le 20 avril 2018 l’a en partie déjà fait : « La Manif pour tous avait raison sur tout » était son titre. Oui, à l’inverse des clichés véhiculés, nous avions malheureusement raison dès 2012 : fondée sur l’idéologie du genre, le mariage de personnes de même sexe a fait avancer l’indifférenciation des sexes dans notre droit et dans notre culture. Et en ouvrant de facto l’adoption aux couples de même sexe, il a entraîné la PMA sans père et la revendication chaque jour plus pressante de la GPA.

Aujourd’hui, notre droit ne dit plus époux et épouse, mais seulement époux ; il ne dit plus père et mère, mais seulement parent. Nombre d’écoles utilisent les termes « parent 1 » et « parent 2 » dans leurs formulaires et célèbrent « la Fête des gens qu’on aime » à la place de la Fête des mères et de la Fête des pères. Cet appauvrissement affligeant ne gêne pas ceux qui, en même temps, ne cessent de dire – à juste titre – que la diversité et la différence nous enrichissent.

De même, « l’identité de genre » – notion purement subjective – a envahi notre droit, changer de sexe à l’état civil est devenu possible quasiment sur simple déclaration, la PMA sans père a fini par être légalisée et un père vient d’être inscrit comme mère sur l’acte de naissance de son enfant… Plus grave encore, le nombre d’adolescents qui ne savent plus s’ils sont garçons ou filles explose, ce qui conduit à une hausse impressionnante du nombre de mineurs qui prennent des bloqueurs de puberté puis « transitionnent ». Le caractère irréversible des traitements hormonaux et l’ignorance des effets à long terme ont conduit plusieurs pays à mettre un terme à ces pratiques. Hélas, la France s’engage au contraire à fond dans cette voie.

Cependant, avec La Manif pour tous, de très nombreux Français ont pris conscience des enjeux et compris qu’ils nous concernent tous puisqu’ils infusent dans toute la société. Inquiets des risques pour les plus vulnérables, ils agissent de multiples manières. Grâce à eux, d’autres mesures – PMA pour les personnes trans, légalisation de la Ropa et de la GPA, coparentalité… – ont été évitées, notamment lors de la révision de la loi bioéthique.

En dépit des manipulations évoquées, le débat reste ouvert, les publications se multiplient, de nombreux jeunes s’engagent aussi, heureux d’agir pour protéger l’enfant, la femme et l’homme du déni de ce qu’ils sont.

Ils sont convaincus que, tôt ou tard, la société redécouvrira la richesse inouïe de la différence des sexes, et l’amour, qui implique le respect de chacun, à commencer par le plus petit. Mais cela ne se fera pas tout seul, c’est pourquoi La Manif pour tous poursuit son action.

Consultation pour un nouvel autel à Notre-Dame de Paris : Paix Liturgique fera des propositions

Paix Liturgique sera, comme chaque samedi, le 22 octobre, devant la nonciature apostolique, 14bis avenue du Président-Wilson, de 12h à 12h 30, pour veiller :

Les fidèles parisiens de Ste-Odile, St-Eugène – Ste-Cécile, St-Roch, Notre-Dame-du Travail, St-Georges-de-la-Villette, Ste-Clotilde, St-François-Xavier (Juventus Traditionis), Ste-Jeanne-de-Chantal, très préoccupés parce que les suppressions de messes demeurent et parce que d’autres suppressions semblent menacer, entendent « mettre la pression ». Les cinq échanges informels qu’un certain nombre de représentants de ces catholiques ont eu avec Mgr Ulrich, à la fin de la messe des parlementaires, à Sainte-Clotilde, le mardi 11 octobre, de même que la vive et franche conversation entre des paroissiens de de Saint-Eugène et Mgr Verny, évêque auxiliaire, ont montré que les autorités parisiennes cultivaient pour l’instant un grand flou artistique sur leurs intentions.

Ce qui ne peut durer. Les fidèles concernés veulent que soient clarifiées les intentions épiscopales sur les messes supprimées, sur la possibilité en justice donnée à tout prêtre de célébrer la messe traditionnelle à Paris, sur la réception des sacrements, spécialement de la confirmation. Selon les réponses, ou l’absence de réponses, ils agiront en conséquence.

Par ailleurs, Mgr Roland, évêque de Bellay-Ars, devenu bergoglien radicalisé, a publié le 11 octobre une lettre caricaturale destinée aux prêtres et aux diacres sur la mise en application de la réforme liturgique. Le brave homme y interdit tout ce qu’il croit être capable d’interdire, comme il y a 50 ans, et y rêve de l’abandon progressif par les fidèles traditionnel des richesses de la liturgie traditionnelle pour venir jeûner au pain et à l’eau de la liturgie nouvelle !

Un certain nombre de pasteurs, déconnectés du réel, font ainsi comme lui une fixation idéologique contre le rite ancien. Ils croient encore avoir la légitimité d’imposer une autorité répressive qu’ils n’exercent contre personne d’autre.

Pour finir, je puis vous annoncer que Paix liturgique compte bien profiter des projets du diocèse de Paris, qui lance une consultation visant à sélectionner l’artiste ou groupement d’artistes auquel l’archevêque confiera la conception et la réalisation du mobilier liturgique de la cathédrale Notre-Dame en vue de sa réouverture, pour faire des propositions concrètes.

Silvio Berlusconi a renoué avec Vladimir Poutine

Stupeur en Italie : Silvio Berlusconi, chef de file du parti Forza Italia, a affirmé :

“J’ai renoué les liens avec Poutine… Pour mon anniversaire, il m’a envoyé 20 bouteilles de vodka et une lettre très douce, et moi, je lui ai répondu avec des bouteilles de lambrusco et une lettre tout aussi douce. Il avait déclaré à mon sujet que j’étais le premier de ses cinq vrais amis.”

S’agissant de la guerre en Ukraine, l’ancien président du Conseil a précisé ne pas pouvoir exprimer son opinion personnelle “parce que si cela arrive aux oreilles de la presse ce sera une catastrophe, mais je suis très, très, très préoccupé”.

Forza Italia a publié un communiqué pour clarifier la position du parti et de Berlusconi vis-à-vis de la Russie et de l’Ukraine, “en ligne avec celle de l’Europe et des Etats-Unis”. En effet, Antonio Tajani, un proche de Berlusconi, est pressenti pour les Affaires étrangères.

Dans la suite de l’enregistrement audio de la conversation, Berlusconi faire porter la responsabilité de la guerre au président ukrainien Volodymyr Zelensky qui selon lui «a triplé les attaques» contre le Donbass.

«En 2014 à Minsk, en Biélorussie, un accord est signé entre l’Ukraine et les deux républiques nouvellement constituées au Donbass pour un accord de paix et que personne n’attaque personne. Un an plus tard, l’Ukraine jette aux orties cet accord et commence à attaquer les frontières des deux républiques».

Il évoque «5-6-7 mille morts» dans ces combats puis «Zelensky arrive et triple les attaques contre les deux républiques».

Laïcisme

La mairie de Cogolin a été condamnée en juillet à enlever une statue de saint Maur du domaine public. Le maire veut la réinstaller à proximité.

C’est une lutte avérée contre notre patrimoine, sous prétexte de laïcité à la mode 1905. Ça s’apparente un peu à du wokisme, où il n’y a plus de spécificités, plus de frontières.

Robert Oller, président de la Fédération varoise de la pensée, est en guerre contre cette statue.

“Le jour où la statue sera déplacée, on refera un courrier au maire de Cogolin, avec copie au préfet”.

Est-ce vraiment un symbole simplement religieux, ou peut-on y voir une statue de tradition et culturelle, avance le député RN Philippe Lottiaux.

150 personnes réunies à Lyon afin de prier pour la famille de Lola

Devant le palais de justice :

Voici la liste des rasemblements d’aujourd’hui :

Le supplice de Lola repose la question du rétablissement de la peine de mort

De Bernard Antony :

La petite Lola, 12 ans, violée, torturée, asphyxiée dans une malle, égorgée.

Un démoniaque acharnement pour la faire souffrir. Indicible cruauté.

Pauvre enfant, livrée au comble de la perversion, de la suffocation, de la terreur, de l’épouvante.

Sa satanique tortionnaire : une jeune femme algérienne théoriquement interdite de séjour en France. Des complices à l’évidence : deux ou trois, la suite de l’enquête le dira. Nés en Algérie également.

Savoir cela n’est pas une explication, du moins suffisante, ce n’est pas une réponse à l’obsédante question : pourquoi ?

Pourquoi pareille cruauté à une telle hauteur du mal, dans l’infinie méchanceté dont l’être humain dénaturé est capable ?

Parce qu’innocente ? Parce que jolie, lumineuse, parce que tout simplement française ?

A la nouvelle de ce crime, pour nous et pour tant d’autres de notre famille du Centre Charlier, l’irruption de la mémoire jamais durablement enfouie du martyre de la petite Jeanne Marie Kegelin; supplice perpétré par le démoniaque gitan Pierre Bodein. Et sans que l’on n’ait jamais appris vraiment, par une enquête très contestée si d’autres gens de sa tribu n’auraient rien su ou vu…

Quoiqu’il en soit, l’obsédante question du pourquoi de pareils crimes rejoint l’universelle interrogation du pourquoi du mal.

Mystère du pourquoi de l’existence de Satan.

Devant ces crimes revient sans cesse l’inépuisable question de leur châtiment.

La peine de mort, nous dit-on, a été remplacée plus humainement par celle de la détention à perpétuité pour les pires criminels. Voire ? La réalité, aujourd’hui chacun le sait, c’est qu’il n’y a plus réellement de peine à perpétuité, incompressible, prévue par notre législation.

Alors, comment ne pas reposer la question du rétablissement de la peine de mort ou du moins de la réelle perpétuité ?

Géographiquement incorrect

Analyse du nouveau livre de Christophe Guilluy, « Les Dépossédés », par François Bousquet :

[…] Guilluy a de la suite dans les idées. C’est l’homme d’une idée fixe, mais cette idée fixe est une des clefs de compréhension des votes Trump, Johnson, Le Pen. C’est un enfant de la gauche avant qu’elle ne devienne l’auxiliaire de la mondialisation. Un poulbot de Belleville avant que Belleville ne se transforme en parc à thèmes kitsch et plébéien où les cols blancs surjouent un rôle de col bleu sorti d’une friperie solidaire d’Emmaüs, où cette vache – tarée ou tarie – de Virginie Despentes prend des airs de Mistinguett de la défonce et de Louise Michel des frères Kouachi, où ce paon boursoufflé de Benjamin Biolay se dandine comme un Maurice Chevalier sans coffre des Buttes-Chaumont. Le contraire de Guilluy. Rat des villes, il est l’ambassadeur des rats des champs, avec un petit côté Gavroche qu’il cultive, un Gavroche qui aurait survécu au feu de la Garde nationale sans rien perdre de ses illusions, mais pas de ses cheveux. Car il est chauve autant qu’on peut l’être. Au cinéma, il pourrait jouer la doublure de Bruce Willis. Il serait le John McClane de la France périphérique. Comme Bruce Willis, il interpréterait toujours le même rôle, mais dont on ne se lasserait pas : venger les ploucs que nous sommes des bobos et des technos qui les assaillent.

« Gentrification » et « airbnbisation »

Jean Sévillia a lancé la mode de l’historiquement incorrect ; la spécialité de Guilluy, c’est le géographiquement incorrect. Ces Messieurs de l’Université l’ont donc banni – rien de nouveau depuis Rabelais –, Jacques Lévy en tête, le Trofim Lyssenko de la géographie savante. Jacques Lévy est l’archétype du mandarin qui ne regarde pas la Lune, mais le doigt qui montre la Lune. Il le triture dans tous les sens, il le tord, il le mord. Le doigt, c’est Christophe Guilluy ; et la Lune, c’est la France périphérique, face cachée des représentations médiatiques et universitaires. Comme dans « La lettre volée » d’Edgar Allan Poe, tout le monde avait le peuple sous les yeux, mais personne ne le voyait. Guilluy l’a vu. Une France reléguée, invisibilisée, infériorisée, qui se partage les miettes et le mépris. Pour rappel, l’ensemble des grandes métropoles – soit 5 % du territoire – produit 50 % des richesses. Les 95 % restants, c’est la France qui fume des clopes et roule au diesel. Les « déplorables » aux États-Unis, les dépossédés ici.

La carte de France ne sera bientôt plus qu’une carte du prix de l’immobilier, avec le mètre carré pour seul mètre étalon. Le prix du mètre carré consacre le retour du mouvement des enclosures. Pour ceux qui l’auraient oublié, ce mouvement a redessiné le visage de la Grande-Bretagne aux XVIe et XVIIe siècles en privatisant les terres communales et seigneuriales qui bénéficiaient d’un droit d’usage au profit des paysans. Hier, chassée des campagnes, cette main-d’œuvre servile a grossi les rangs de l’industrie naissante. Aujourd’hui, chassée des villes, elle fournit les cohortes périurbaines de la désindustrialisation. Le scénario se répète partout. Partout les « Anywhere » chassent les « Somewhere ». Nul besoin d’envoyer la troupe, les promoteurs immobiliers suffisent. Alors, la « gentrification » et l’« airbnbisation », les deux mamelles de la France d’après ?

Bobo sapiens, ses enclaves et ses esclaves

Celui qui veut comprendre l’effondrement électoral de la gauche doit impérativement lire Guilluy. Même si c’est lui qui a désensablé la France périphérique, le sujet qu’il maîtrise le mieux, c’est la France métropolitaine, celle que Bobo sapiens, comédien et martyr, a colonisée. Ses livres en dressent la sociologie féroce et réjouissante. Son habitat confortable et son habitus conformiste.

Le propre des bobos, c’est de se raconter des bobards. De faire semblant d’être ce qu’ils ne sont pas. Des artistes, des bohèmes, des révolutionnaires. Alors qu’ils appartiennent de plain-pied à la classe dominante. À eux, le capital culturel légitime. À la bourgeoisie d’affaire, le capital économique. À eux deux, le pouvoir sur les esprits. Ainsi fonctionne l’alliance des libéraux-libertaires dont le capitalisme woke est l’ultime avatar.

La société ouverte est une contradiction dans les termes. Elle n’est ouverte que pour ceux qui ont les moyens de la mobilité. Et fermée pour tous les autres. Voyez comme les grandes métropoles ont dressé des murs – je dis bien : des murs, et pas des ponts – en rétablissant l’octroi, impôt féodal, à leurs portes. Le 1er janvier 2023, c’est-à-dire demain, les véhicules diesel immatriculés avant le 1er janvier 2011 ne pourront plus pénétrer dans les grandes villes. Ce qui condamne des millions de Français et leurs véhicules. Les seuls pauvres qui pourront franchir ces barrages filtrants seront Fatoumata la nounou, Kader le chauffeur Uber, Mamadou le livreur, plus ces passagers clandestins que sont le migrant et le délinquant. Les électeurs de Macron et de Mélenchon auront ainsi leurs « nègres de maison », ainsi que les appelait Malcolm X. Des enclaves et des esclaves.

La double peine pour les ploucs

Tout est fait pour occulter la réalité centrale de notre temps : la guerre des territoires et l’enclavement de la majorité fractionnée dans une archipélisation mortifère qui interdit la constitution d’un bloc majoritaire. Il s’agit à chaque fois d’ensevelir le peuple sous des représentations tronquées. Cette guerre des représentations est à sens unique. Elle est menée par les minorités trans, woke, racisées, grâce au financement des ONG et des multinationales qui travaillent main dans la main. Aucun appareil de propagande n’en a jamais eu la puissance de feu. Le cinéma, les séries, les médias centraux, l’Éducation nationale, etc. Tous racontent la même fiction, le fameux « narratif » des communicants, avec un panurgisme sans précédent. L’objectif ? Bâillonner le sujet politique majoritaire.

De fait, toutes les contestations d’envergure qui ont vu le jour depuis trente ans viennent de la périphérie, du référendum de Maastricht aux Gilets jaunes. Aucun mouvement social d’ampleur n’est sorti d’un mélenchonisme de carnaval ou de l’intersectionnalité. La manifestation de dimanche « contre la vie chère et l’inaction climatique » organisée par la Nupes en fournit l’illustration clownesque. Quoi de commun entre les « fins de mois » difficiles et les « fins du monde » climatiques ? Rien. Il ne peut pas y avoir de convergence des luttes là où il y a divergence des buts.

Depuis trente ans, les « fins du monde » font payer aux « fins de mois » leur bonne conscience pseudo écologique : en surtaxant le diesel et en détaxant le kérosène ; en écotaxant la voiture à essence tout en signant des accords de partenariat au bilan carbone désastreux avec la Nouvelle-Zélande ou le Canada ; en subventionnant les inabordables voitures électriques, joujou surpolluant du bobo et du retraité macronien, moyennant des primes à l’achat exorbitantes ; en implantant partout des éoliennes pour faire marcher le vélo électrique des citadins ; en roulant à 80 km/h pour que le cadre télétravaillant à la mer puisse surfer en 5G. C’est la double peine pour le plouc et le coup double pour le bobo dans le vent. À l’un la dégringolade, à l’autre la martingale d’un jeu d’argent truqué.

Nos grandes espérances

Mais le « narratif » dominant est en panne. 13 millions de gens ont voté Marine au second tour, 13 millions se sont abstenus, 2 millions ont voté blanc. Ainsi le bloc populaire cher à Jérôme Sainte-Marie se consolide-t-il élection après élection. Alors, certes, on pourra reprocher à Guilluy de mythifier ce peuple en transformant les gens ordinaires en créatures littéralement extraordinaires à force de leur conférer une sorte de vertu immanente et de décence immaculée, loin, très loin, de qu’ils sont dans la vraie vie. Qu’importe ! Il a magistralement démystifié les trois fables sur lesquelles repose la mondialisation : il n’y a pas d’alternative, la société n’existe pas et la majorité est archipélisée. Or, il y a une alternative, la société n’est pas morte et la majorité silencieuse est en train de se coaguler. Voilà notre espérance pour les années à venir. On a connu pire perspective.

Le Sénat rejette la proposition de loi sur l’avortement

Ce mercredi au Sénat, la majorité de droite a repoussé en première lecture la proposition de loi, bénéficiant par ailleurs de l’aval du gouvernement, visant à inscrire le droit à l’Immolation de Vie Gênante et à la contraception dans la constitution.

La proposition de loi, soutenue par le gouvernement, a été rejetée par 139 voix pour et 172 voix contre.

Stéphane Ravier dénonce la dernière lubie de la gauche consistant à constitutionnaliser l’avortement

A la tribune du Sénat :

Les députés européens votent l’interdiction du financement par les institutions européennes de campagnes promouvant le hijab

Lors du vote du budget au Parlement européen, François-Xavier Bellamy a redéposé avec le PPE un amendement pour interdire que la Commission européenne finance de nouvelles campagnes promouvant le hijab : il vient d’être adopté par le Parlement.

François-Xavier Bellamy avait proposé son amendement au budget de l’UE le 6 octobre, croyant l’emporter facilement en raison de l’actualité iranienne. Mais c’était un amendement oral, et il suffit de 40 députés qui s’y opposent pour qu’il soit rejeté. Or il s’était trouvé facilement plus de 40 députés de gauche complices des islamistes. Cette fois il a déposé un amendement écrit (avec une quarantaine de députés PPE). Et il a gagné avec une majorité de 28 voix sur 645 votants. Le vote a montré que 280 députés européens sont favorables à la promotion du voile islamique par les institutions européennes. Plus de la moitié du groupe macroniste (dont le chef du parti Stéphane Séjourné) a voté contre.

En 2021, une campagne de l’UE vantait « la beauté est dans la diversité comme la liberté est dans le hijab ». En juin dernier une fillette voilée illustrait les résultats d’un sondage sur les aides au développement.

L’avortement, thème de campagne des élections de mi-mandat aux Etats-Unis

A trois semaines des élections de mi-mandat, qui s’annoncent difficiles pour les Démocrates, le “catholique” Joe Biden a tenté de mobiliser les Américains autour du droit à l’avortement, en promettant de l’inscrire dans la loi fédérale dès janvier en cas de victoire démocrate au Congrès. Le président mise sur l’indignation déclenchée par l’arrêt de la Cour suprême en juin pour faire le plein des voix à gauche et au centre.

“Rappelez-vous ce que vous avez ressenti ce jour-là (…) la colère, l’inquiétude, l’incrédulité”. “En quatre mois, des lois interdisant d’avorter sont entrées en vigueur dans 16 Etats”.

Si les électeurs renforcent la majorité démocrate,

“la première loi que j’enverrai au Congrès visera à codifier Roe,”. “Et dès que le Congrès l’aura adoptée, je la signerai, en janvier”.

Une proposition de loi protégeant le droit à l’avortement a déjà été adoptée par la Chambre des représentants. Le texte patine au Sénat. Puisque la chambre haute compte 100 élus, il faudrait que les démocrates remportent deux nouveaux sièges pour changer la donne, tout en conservant leur majorité à la chambre basse. L’objectif semble très ambitieux, surtout que les élections de mi-mandat sont généralement l’occasion de sanctionner le parti du président.

Seule la Yougoslavie de Tito a inscrit l’avortement dans sa constitution

Nicolas Bauer, chercheur associé au European Centre for Law and Justice (ECLJ) et doctorant en droit à l’université de Strasbourg, signe une tribune dans Le Figaro contre l’inscription de l’avortement dans la Constitution :

«C’est un droit de l’homme de décider librement de la naissance de ses enfants»: cet article est la seule expérience au monde d’insertion d’un droit à l’avortement dans une Constitution. C’était en 1974, dans l’ex-Yougoslavie socialiste de Tito. Ce «droit à l’avortement» pouvait alors s’exercer jusqu’à dix semaines de grossesse. Après la dislocation de la Yougoslavie, les pays qui la composaient ont supprimé ou modifié ce droit constitutionnel. En Serbie, en Slovénie et en Macédoine du Nord, il existe aujourd’hui une liberté de «procréer», mais pas une liberté d’avorter.

Un an auparavant, en 1973, c’est par une jurisprudence constitutionnelle que l’IVG s’est imposée aux États-Unis. Dans la fameuse décision Roe vs. Wade, la Cour suprême avait considéré que la liberté d’avorter pouvait être déduite de la Constitution des États-Unis. Cette liberté constitutionnelle était valable jusqu’au seuil de viabilité du fœtus (20 à 24 semaines de grossesse). Elle a été supprimée en juin 2022, par la récente décision Dobbs vs. Jackson de la Cour suprême. L’avortement a ainsi été déconstitutionnalisé et relève à nouveau du domaine de la loi.

Depuis les années 1970, des universitaires et militants anglo-saxons plaident pour la constitutionnalisation de l’IVG partout dans le monde. Après la chute des régimes communistes au tournant des années 1990, ils n’ont plus cité l’expérience yougoslave. La Constitution socialiste de 1974, surtout connue pour avoir proclamé Tito président à vie, est devenue une référence embarrassante. C’est Roe vs. Wade qui était le modèle de ceux qui veulent constitutionnaliser l’IVG. Entre 1973 et 2022, Roe était indétrônable: c’est la protection constitutionnelle de l’IVG la plus étendue qui ait existé au monde. La décision Dobbs de 2022 a ainsi détruit un symbole.

Ces expériences étrangères ont montré qu’une constitutionnalisation de l’avortement est révocable. Comme toute norme juridique, les Constitutions et les jurisprudences constitutionnelles peuvent devenir obsolètes. Cela a bien sûr été le cas en Yougoslavie avec la fin du socialisme, mais également pour Roe vs. Wade en raison de progrès scientifiques. De fait, le «seuil de viabilité» était considéré comme d’«environ sept mois (28 semaines)» par Roe, alors que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) peut le fixer aujourd’hui autour de 20 semaines de grossesse.

Depuis la décision Dobbs de 2022, le débat sur la constitutionnalisation de l’IVG a été relancé dans plusieurs pays. Le Gouvernement français a annoncé soutenir une constitutionnalisation de l’IVG en juin dernier, puis est resté silencieux depuis. Les Chiliens ont rejeté en septembre par référendum un projet de Constitution incluant un droit à l’avortement. Pour le moment, aucun État n’a inscrit un droit à l’IVG dans sa Constitution, à l’image de l’ex-Yougoslavie. Quant aux jurisprudences protégeant l’IVG au niveau constitutionnel, elles sont fragiles et très peu nombreuses: Slovaquie (2007), Croatie (2017) et Colombie (2022).

Ce qu’ils ne sont pas parvenus à réussir au niveau national, les groupes militant pour l’IVG tentent de l’obtenir au niveau international. Faire reconnaître un droit international à l’avortement serait une autre façon de garantir ou d’instaurer un accès à l’IVG par une norme supra-législative. Tout comme le droit constitutionnel, le droit international a en effet une valeur supérieure à celle des lois. Si un traité international incluait l’IVG, les États l’ayant ratifié ne pourraient alors plus en restreindre l’accès.

La Conférence internationale du Caire en 1994 a été décisive dans cette bataille. Le Planning familial international avait préparé en amont cet événement des Nations unies (ONU), afin que l’avortement soit intégré dans le document final signé par les États. Soixante gouvernements étaient représentés par des membres du Planning et son Président dirigeait le Comité chargé de rédiger ce document final. Le Planning avait également financé le déplacement d’experts du monde entier. Cet entrisme avait été contrecarré par le Saint-Siège (Vatican) et d’autres États, si bien que les États de l’ONU avaient finalement signé un programme d’action les engageant à «aider les femmes à éviter l’avortement» et à «réduire le recours à l’avortement».

Après cet échec au Caire, le Planning et ses alliés ont développé une autre stratégie pour promouvoir un droit international à l’IVG. Ils initient ou suscitent des recours devant les institutions compétentes pour interpréter les traités internationaux. L’objectif est que ces institutions modifient peu à peu leur interprétation des traités, afin qu’à terme elles considèrent que l’IVG est protégée par ceux-ci. Cette démarche s’appelle le «contentieux stratégique». Elle a échoué plusieurs fois à l’ONU, à la Cour interaméricaine (en 2021), ainsi qu’à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). D’après cette dernière, la Convention européenne ne confère aucun «droit à l’avortement».

Les féministes gardent encore espoir, car la CEDH interprète la Convention européenne comme un «instrument vivant à interpréter à la lumière des conditions de vie d’aujourd’hui». Des ONG aimeraient que les juges européens considèrent un jour que l’avortement est un droit des femmes, du fait des «conditions de vie d’aujourd’hui». Dans cet objectif, deux ONG multiplient actuellement les recours contre la Pologne, qui a interdit en 2020 l’avortement des fœtus handicapés. Elles cherchent par internet des femmes enceintes d’enfants trisomiques et les convainquent d’initier des recours à la CEDH demandant l’avortement. Certains ont déjà été rejetés, d’autres seront bientôt jugés.

Ces nouvelles tentatives pour créer un « droit à l’avortement » au niveau supra-législatif n’ont pas plus de chance d’aboutir que dans le passé. Mais leur principal impact n’est pas juridique, il est politique. Ces démarches diffusent l’idée qu’un « droit à l’avortement » existe, c’est-à-dire que l’accès à l’avortement ferait partie des droits fondamentaux des femmes. Sur le plan juridique, c’est faux dans presque tous les pays du monde, de même qu’en droit international. Sur le plan moral, en revanche, c’est presque devenu une évidence dans les sociétés occidentales. C’est probablement ce changement culturel qui a aujourd’hui le plus d’influence sur le législateur français.

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