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La politique hongroise pro-famille en 5 minutes

La Hongrie réussit-elle une politique de prévention de l’avortement sans l’interdire formellement ? Quelles sont les principales mesures prises par le Gouvernement hongrois pour soutenir la natalité ? Réponses dans cette vidéo avec Julia.

Belle fake new d’Agnès Pannier-Runacher

Pour justifier les coupures de courant, le ministre de la Transition énergétique affirme que la France n’a jamais connu l’indépendance énergétique :

Evidemment, si elle parle de pétrole… Mais les coupures de courant concernent spécifiquement l’énergie électrique. Et de ce côté-là, il y a des choses à dire sur la souveraineté :

Mais que s’est-il passé ?

Comme disait Coluche :

« Confiez leur la direction du Sahara, et au bout d’un an, ils y importent du sable »

Voilà la conséquence de décisions de justice sans effet

Un cambrioleur surpris par des habitants a été pourchassé et battu à mort dans les Alpes-Maritimes. Les faits remontent au 12 octobre. La victime, âgée de 39 ans, est morte deux jours plus tard à la suite de ses blessures au centre hospitalier de Nice.

Evidemment c’est choquant de se faire justice soi-même. Mais n’est-ce pas la conséquence de l’impunité ambiante et de la croissance de la violence endémique ?

Gender : Il regrette et accuse les médias

Sa « transition de genre » avait été ultra-médiatisée et avait fait l’objet d’un livre, Warrior Princess (princesse de guerre, sic), qui avait été un gigantesque succès de librairie.

Lors d’un podcast de deux heures avec le commentateur politique Robby Starbuck, Chris Beck, soldat des forces spéciales de la marine américaine qui était devenu “Kristin”, a expliqué qu’il regrettait ce qu’il avait fait et qu’il avait entamé une « détransition ».

Il a précisé que les médias l’avaient utilisé pour promouvoir l’idéologie transgenre. Une psychologue, Anne Speckhard, lui avait affirmé qu’il était transgenre après une seule séance d’une heure. Puis elle l’a manipulé pour qu’ils écrivent un livre. Pendant l’écriture il a senti que quelque chose n’allait pas et il a demandé d’arrêter. Mais Anne Speckhard a terminé et publié « le livre qui l’a rendue millionnaire ». Puis il est longuement passé sur CNN et est devenu malgré lui le porte-flambeau de l’idéologie transgenre.

Aujourd’hui il dit que c’est une secte dangereuse, qui ne supporte pas qu’on la critique et traite de nazis ceux qui la quittent.

Chris Beck assume son « entière responsabilité » dans la promotion de l’idéologie du genre, mais considère qu’alors il était naïf.

L’Église ne peut donc réformer en profondeur la société que si celle-ci y est ouverte et préparée

Cent ans après la première encyclique de Pie XI, l’abbé Roy (FSSP) revient dans l’Homme nouveau sur Ubi arcano Dei consilio sur la paix du Christ dans le règne de Dieu, du 23 décembre 1922. Extrait :

[…] Or cette paix est celle du règne du Christ, qui se retrouve aux trois niveaux de l’individu, de la famille et de la société. Ce règne s’établit individuellement dans les hommes qui reçoivent et suivent l’enseignement de Jésus et vivent de la charité à son imitation. Il est dans les familles fondées sur le mariage chrétien, où l’autorité paternelle reflète celle du Père et où les enfants imitent l’obéissance du Christ. Il règne dans les sociétés qui reconnaissent que l’autorité et ses droits se fondent sur le Christ et en dérivent, et reconnaissent à l’Église les privilèges qu’elle tient de son fondateur et de son statut de société parfaite.

À la faveur de cette triple exhortation à instaurer le règne du Christ, le Pape ajoute une remarque fine mais importante sur l’articulation entre la société et l’Église, qui ne vient pas amoindrir l’autorité de l’État, mais la « complète très heureusement, comme le fait la grâce pour la nature ». Cette profonde vue théologique résonne aujourd’hui fortement, alors que les chrétiens, face à des sociétés de plus en plus détournées de la loi naturelle et divine, sont parfois tentés de se réfugier dans le surnaturel [on pourra se référer aux débats qu’avait alimentés, dans ces mêmes colonnes, la parution en 2017 du Pari bénédictin de l’américain Rod Dreher]. Pour Pie XI, dans un esprit profondément thomiste, la grâce vient guérir et surélever la nature, mais ne la détruit pas ni ne la remplace. Ainsi la société parfaite des chrétiens, l’Église, vient perfectionner et compléter la société naturelle que constitue l’État, mais l’action de la grâce ne peut trouver sa pleine mesure que si la nature y est convenablement disposée, et l’Église ne peut donc réformer en profondeur la société que si celle-ci y est ouverte et préparée.

Abandonner le politique au motif que toute restauration y serait impossible, pour se concentrer sur le spirituel, serait par conséquent une impasse théologique et pratique grave. Cet écueil est une conséquence de l’affirmation erronée d’une exigence radicale au surnaturel en l’homme, qui lui permettrait de s’affranchir totalement du plan naturel pour ne poursuivre sa destinée qu’au plan de la grâce, donnée quelle que soit la disposition de sa nature. Le seul moyen pour restaurer la paix, conclut Ubi arcano, prophétiquement entrevu et poursuivi par Pie X et Benoît XV, est de la fonder sur l’instauration du règne du Christ.

4. Applications concrètes

Comment s’y prendre ? Après avoir évoqué l’éventualité de réunir à nouveau le concile interrompu, le Pape salue et encourage les nombreuses œuvres lancées par ses prédécesseurs et par les évêques du monde entier. l insiste en particulier sur les congrès
eucharistiques et les œuvres de dévotion au saint sacrement et à Notre-Dame, notant que cette piété envers Jésus-hostie et sa sainte Mère est la vraie nourriture de l’action apostolique. Le pontife encourage prêtres, religieux et laïcs engagés dans l’apostolat public et privé,
mais note le paradoxe de la situation qui requiert un engagement renforcé des fidèles pour l’instauration du règne du Christ tout en faisant
courir de réels dangers à certains catholiques inexpérimentés, peu ou mal éclairés. Il dénonce le manque de considération pour les enseignements des pontifes, véritable « modernisme moral, juridique et social », et insiste sur la nécessité de remettre au centre l’enseignement authentiquement chrétien et la formation de la jeunesse. Que faire pour instaurer le règne du Christ ? Cent ans après Pie XI, il semble que la situation ne se soit guère améliorée, et pourtant la parole pontificale, tant dans la dimension prophétique de ses constats que dans le caractère profondément traditionnel de ses exhortations, nous parle aujourd’hui avec une acuité particulière. En 2022 comme en 1922, dans un contexte national et international troublé et incertain, la conviction profonde du chrétien doit rester la même : il n’y aura de paix véritable que dans le Christ et par le règne du Christ.

Des restes humains retrouvés dans un temple maçonnique (suite)

Suite à l’article de vendredi, voici deux vidéos :

Les fidèles de Saint-Germain-en-Laye attachés à la messe traditionnelle ont rendez-vous avec leur évêque

Depuis deux ans et demi à Saint-Germain-en-Laye, des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle assistent à la messe devant une église fermée à clé. Entretien avec le président de l’association.

Cyril Farret d’Astiès, pouvez-vous rappeler pour nos lecteurs quelle est la situation à Saint-Germain-en-Laye ?

Il y a toujours eu à Saint-Germain-en-Laye des fidèles pour demander la célébration dans leur ville d’un messe traditionnelle. En 2007, forts des promesses du motu proprio Summorum pontificum (Article 5, § 1.  : Dans les paroisses où il existe un groupe stable de fidèles attachés à la tradition liturgique antérieure, le curé accueillera volontiers leur demande), les fidèles ont déposé très officiellement une demande. Demande refusée en février 2008. Pendant dix ans, diverses demandes ont été adressées aux autorités religieuses. Début 2017, suite aux travaux imposant la fermeture temporaire de l’église de Saint-Louis du Port-Marly, cette communauté a été accueillie dans la chapelle des Franciscaines, une des chapelles de notre ville. Constatant les bonnes relations entre tous les fidèles et le clergé à Saint-Germain-en-Laye (organisation d’une procession commune pour la Fête-Dieu par exemple), une nouvelle demande a été déposée et une nouvelle association constituée, toujours en vain. En novembre 2019 a été lu un communiqué annonçant la réouverture de Saint-Louis du Port-Marly et imposant un partage de cette église avec la paroisse de Marly-le-Roi (messe dominicale anticipée du samedi soir), cette communauté est repartie en mars 2020. Nous nous sommes donc retrouvés orphelins dans notre ville. Symboliquement d’abord, une première messe sans autorisation a été célébrée par un prêtre ami à la chapelle Saint-Louis de l’hôpital de Saint-Germain-en-Laye le 21 juin 2020 pour demander la célébration d’une messe traditionnelle chaque dimanche et jour de fête, à une heure compatible avec une vie familiale, dans un des lieux de culte de la ville, célébrée par un prêtre bienveillant. Devant les demandes des fidèles, cette messe a été reconduite, à échéances irrégulières d’abord, puis chaque dimanche et fête à 11h00. Cette messe regroupe en moyenne une petite centaine de personnes, parfois bien davantage, en particulier aux beaux jours.

Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Sur le plan pratique, nous approchons le chiffre symbolique de la centième messe célébrée devant la chapelle. Notre organisation est bien rodée : schola, sacristie mobile, ouvroir liturgique, pot de fin de messe, service d’autel… et un stock de parapluie ! Nous cohabitons en bonne intelligence et avec une certaine affection avec les sans-abris qui occupent le porche de l’église. Les prêtres qui nous soutiennent sont conviés à déjeuner à tour de rôle dans les familles.

Sur le fond, nous n’avions aucun contact avec le diocèse à l’époque de monseigneur Aumônier en dépit de nos très nombreuses sollicitations. A la nomination de monseigneur Crepy au siège de Versailles et du père L’Hirondel comme curé de Saint-Germain-en-Laye, les relations se sont immédiatement améliorées. Nous rencontrons régulièrement notre curé et ses jeunes vicaires avec qui nous avons des rapports sincères et fraternels. Nous avons également rencontré plusieurs fois l’abbé Boulle, vicaire général. Nous devons très prochainement rencontrer notre évêque.

L’hiver est pratiquement là, pourquoi ne pas entrer dans la chapelle ou louer une salle ?

Nous ne voulons pas forcer cette porte qui est fermée à clé, nous ne voulons pas entrer en clandestinité, nous ne voulons pas faire sécession, ce que nous voulons c’est que l’Église nous ouvre ses portes car nous sommes ses fils !

Nous comprenons la difficulté que représente pour les autorités religieuses du diocèse cette situation qui possède un double nœud qu’il faut parvenir à trancher.

Premier nœud : notre évêque et notre curé ont hérité d’une situation envenimée dans laquelle ils n’ont aucune responsabilité personnelle.

Second nœud : alors qu’ils entendaient proposer une solution à l’été 2021 (nous en avons la quasi-certitude) ils ont été arrêtés net dans leur élan charitable par l’acte autoritaire du pape François. Ce sont des éléments importants à avoir à l’esprit.

Mais d’autre part, nous sommes de notre côté confronté à une triple injustice : injustice car de 2007 à 2021 le motu proprio Sumorum Pontificum a été bafoué (le curé accueillera volontiers…). Injustice de Traditionis Custodes qui, outrepassant toute légitimité et tout sens de la mesure prétend éradiquer un rit liturgique dont le fondement est précisément la fidélité à la longue Tradition de l’Église. Injustice enfin de se voir fermer la porte au nez quand on sait le succès de mot comme « accueil » et « ouverture » qui accompagnent la communication de l’Église de France depuis quelques années…

N’est-ce pas insoluble ?

CFA : Rien n’est jamais insoluble. Les réalités de l’Église ne sont pas comparables aux réalités juridiques, commerciales ou même diplomatiques. C’est la charité qui doit guider nos réflexions et nos actions.

J’ai exposé les difficultés réciproques dont il faut avoir conscience, mais il ne faut pas les ruminer. Au-delà de ces difficultés bien réelles, je crois très sincèrement qu’entre catholiques il y a forcément moyen de trouver une sortie honorable. Nous en avons identifié plusieurs qui permettraient aux autorités de tourner cette page douloureuse. Et s’il ne semblait pas possible de tourner immédiatement et définitivement la page, il est toujours possible de mettre en place une solution d’attente.

Il y a en outre dans l’Église depuis quelques semaines me semble-t-il une tendance à enterrer la hache de guerre. Trois exemples tout à fait parlants : au cours du pèlerinage ad Sedem Petri 2022 le cardinal Matteo Zuppi, archevêque de Bologne, président de la conférence épiscopale italienne, a présidé les vêpres pontificales au Panthéon ; une caution importante confirmée par l’accueil des pèlerins pour une messe solennelle célébrée dans Saint Pierre par monseigneur Agostini (cérémoniaire et membre de la Secrétairerie d’État), en présence du cardinal Brandmüller, évidemment avec l’accord du pape. De son côté le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État, dans un message du 27 octobre 2022 aux évêques de France réunis en Assemblée plénière les a invités « au nom du pape à la plus grande sollicitude et paternité (envers) les personnes – en particulier les jeunes, prêtres ou laïcs – désorientées par le motu proprio Traditionis Custodes (…). A Paris, monseigneur Ulrich a autorisé fin novembre un prêtre de la fraternité Saint-Pierre à célébrer une messe traditionnelle en semaine et le dimanche à Notre-Dame du Lys.

Mais au-delà de ces explications optimistes mais un peu éthérées, à quoi pensez-vous de concret ?

Très concrètement, il est possible que la paroisse offre cette célébration dans une des chapelles de la ville comme elle offre aussi une messe à une petite communauté gréco-catholique ukrainienne ainsi qu’une messe « grégorienne » pour certains paroissiens.

Je pense également possible de rattacher une messe célébrée à Saint-Germain-en-Laye à une communauté traditionnelle déjà existante dans le diocèse.

Il est aussi possible que la porte de la chapelle reste ouverte en attendant que les choses rentrent enfin dans l’ordre à Rome après cet épisode malheureux déclenché en juillet 2021.

Pourquoi ne vous contentez-vous pas de cette messe grégorienne ?

C’est une excellente question ! Et une question bien difficile ! Mais permettez-moi de commencer par une remarque liminaire avant de poursuivre : la question liturgique est vraiment extrêmement sensible car elle touche en profondeur notre rapport à la prière et notre intimité spirituelle. Les réformateurs de la liturgie ont tellement misé sur l’investissement personnel dans la préparation et la conduite de la célébration pour favoriser une participation des prêtres et des fidèles que toute critique, toute interrogation peut être interprétée comme une mise en cause personnelle et une attaque ad hominem.

Ceci étant dit, je pense qu’en proposant à Saint-Germain-en-Laye une messe de Paul VI célébrée en latin, orientée et accompagnée de chants grégoriens les autorités du diocèse ont réellement et sincèrement voulu faire un geste d’ouverture. Tant mieux, cette messe grégorienne peut devenir un « sas » pour retrouver la célébration pleinement traditionnelle.

Pour répondre précisément à votre importante question et essayer de dire les choses avec tact, je voudrais persuader nos frères qui ne comprennent pas notre attachement inconditionnel à la liturgie traditionnelle que cet attachement n’est pas dicté par le sentiment, ni par esprit de contradiction ou d’indépendance. Notre attachement est un attachement spirituel. Lorsque l’on a goûté à l’harmonie de l’année liturgique, que l’on a plongé dans la profondeur rituelle, que l’on a découvert la poésie mystique des oraisons, que l’on a ouvert son intelligence aux mystères rendus perceptibles par l’admirable édifice de la liturgie traditionnelle, que l’on a fait l’oblation de ses propres idées pour se laisser porter et modeler par cette antique tradition cultuelle, les formes soignées et classiques que peuvent prendre telle ou telle interprétation du rit de Paul VI semblent bien trop fades.

Il faut bien avoir conscience que beaucoup de fidèles ont découvert la liturgie traditionnelle au cours de leur vie, ils connaissent donc bien le nouveau rit et ils l’ont abandonné pour une source plus vive, plus fraîche, plus désaltérante.

Un dernier mot ?

CFA : En échos à ce que disait récemment monseigneur Crepy à Lourdes au micro de KTO évoquant la communion dans la diversité des communautés, je citerais cette sentence que l’on attribue habituellement à saint Augustin : In necessariis unitas, in dubiis libertas, in omnibus caritas.

Pour toute question complémentaire, contact de l’association : [email protected]

Le député Roussel interroge le ministre sur la liberté de l’instruction en famille

Le député NUPES Fabien Roussel attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur la mise en œuvre du régime d’autorisation d’instruction en famille prévu par la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République :

À l’échelle de l’académie de Lille, 2 600 demandes d’autorisations ont été adressées au rectorat pour la rentrée de septembre 2022 et ont donné lieu à quelques 356 refus. Il semblerait que les premières demandes motivées par « la situation propre à l’enfant » (motif 4) aient été particulièrement suivies de refus. Face à l’absence d’autorisation délivrée par l’éducation nationale, 121 recours administratifs préalables obligatoires (RAPO) ont été formés par les familles concernées. Au final, une dizaine de recours pour des demandes relevant du motif 4 se sont conclus négativement. Les familles ayant opté pour l’IEF s’inquiètent toutefois d’un manque de transparence dans les décisions de l’éducation nationale et soulignent l’inégalité de traitement entre les parents ayant les ressources pour engager des recours et ceux qui ne disposent pas des capacités ou des informations leur permettant de mener une telle démarche. Les principaux intéressés s’interrogent par ailleurs sur le bien-fondé du régime d’autorisation et son impact réel sur la prévention des dérives séparatistes. Quelques mois après la mise en œuvre de cette disposition légale, il apparaît pertinent de disposer d’informations précises sur l’impact de ce nouveau régime d’autorisation. Aussi M. le député demande-t-il à M. le ministre de lui communiquer le nombre d’autorisations enregistrées au niveau national en précisant leur ventilation selon les motifs avancés par les requérants, le nombre de refus avant et après recours, le nombre de RAPO et le nombre de contrôles effectués par les autorités académiques. Il souhaiterait également disposer de l’appréciation du ministère sur les résultats obtenus, via cette évolution du régime d’autorisation, en matière de lutte contre les tentations séparatistes.

« Non, la France n’a jamais été une terre d’immigration. Emmanuel Macron se trompe. »

Dans Le Parisien, Emmanuel Macron a déclaré cette énormité :

“La France a toujours été une terre d’immigration. Cela fait partie de notre ADN, c’est la force de notre pays, et on en a toujours eu besoin pour notre économie. Sans les Polonais il y a un peu plus d’un siècle, comment nos mines auraient tourné ? Sans les Italiens, les Espagnols, les Maghrébins, comment le secteur agricole aurait tourné ? Sans les immigrés africains, comment le BTP, la construction auraient tourné ? Et vous savez, il y avait déjà des mouvements de rejet à l’époque.”

Malika Sorel lui répond :

 

Pyrénées-Orientales : Louis Aliot vainqueur de la cantonale partielle

Le maire de Perpignan Louis Aliot a remporté dimanche 4 décembre l’élection départementale partielle dans le canton de Perpignan-Canohès, avec 53,53 % des suffrages exprimés. Il a battu le duo divers droite de Jean-Louis Chambon et Florence Micolau (46,47 %). La participation n’a atteint que 23,98 % des inscrits.

Louis Aliot a déclaré que cette victoire

« donne une indication. C’est la première fois que le RN entre au conseil départemental et ça a valeur de symbole pour l’avenir ». « Nous avons quatre députés sur quatre, maintenant on entre au conseil départemental après avoir pris la mairie. On est sur une dynamique et il ne faut pas casser ce mouvement ».

Nouvelle composition du conseil départemental des Pyrénées orientales:

  • Groupe PS, écolo. 14 (-1)
  • Groupe PCF et app. 4 (-1)
    • Total Majorité 18
  • Groupe “Droite, centre, indépdts” 6
  • Groupe Les indépendants (Centre, LR, UDI, DVD) 6
  • Extrême centre (LREM) 2
  • RN 2 (+2)
    • Total opposition 16

Eric Ciotti face à Bruno Retailleau

Arrivé en tête du premier tour du scrutin interne pour la présidence des Républicains, dimanche 4 décembre, Eric Ciotti (42,73%) affrontera Bruno Retailleau (34,45%) lors d’un second tour organisé les 10 et 11 décembre. Avec 22,29% des voix, Aurélien Pradié termine troisième.

66216 militants ont voté sur 92000 adhérents, soit 72%.

Débats parlementaires avortés

Le député NUPES Pierre Dharréville a félicité le gouvernement pour la bonne tenue des débats parlementaires interrompus à coups de 49.3 (utilisé au moins 7 fois) :

Avez-vous aimé le passeport sanitaire ? Vous aimerez le passeport énergétique

Loïk Le Floch-Prigent a été interrogé sur Atlantico à propos de potentielles coupures d’électricité. Extrait :

[…] Le 3 décembre, la France a acheté 6000 GW à ses voisins. C’est beaucoup trop si l’on se réfère aux années antérieures. La cause en est connue, un grand nombre de centrales nucléaires sont encore à l’arrêt, pour des retards de maintenance ! Habituellement, on avait à cœur d’avoir tous les réacteurs nucléaires en fonctionnement début janvier, soit avant les grands froids, et cette année, il y en a deux de moins (Fessenheim) et on ne sait pas encore parfaitement combien vont redémarrer avant la fin de l’année.

Il faudrait donc, avant de rassurer, ou non, la population, donner des informations claires sur la production envisageable dès le début 2023, et surtout montrer que tout a été fait et sera fait dans l’urgence pour que la production de toutes les centrales nucléaires soit au rendez-vous du froid. Comme les réponses à cet égard sont floues ou insuffisantes, il ne reste plus qu’à craindre le pire …d’ailleurs en préparation !

La seule urgence visible a été de précipiter une proposition de loi sur l’accélération de la construction des installations éoliennes et solaires dont on sait que dans le meilleur des cas elles n’auront aucun résultat sur le problème posé par les prochains hivers puisque le vent et le soleil , intermittents, ne répondent pas aux besoins surtout en janvier/février aux moments où on pourrait le souhaiter. De toute façon, en France, c’est le nucléaire et l’hydraulique qui correspondent à plus de 87 % des consommations depuis vingt ans, c’est donc là que le problème doit être traité pour ne pas céder à la panique pour les prochains hivers, et c’est l’action qui rassure, pas la parole.

Si on regarde les grandes masses de la consommation d’électricité en France, que signifie vraiment à vos yeux l’invitation des Français à se montrer responsables comme l’a fait Emmanuel Macron dans son interview sur TF1 ? Qu’est-ce qui se joue vraiment à hauteur de comportement domestique de M. et Mme Toutlemonde ?

On rejoue un peu le Covid dans cette histoire. Or ici le consommateur individuel est très marginal et a déjà pris beaucoup de mesures d’économies dans sa vie quotidienne. Ce qui ne l’est pas, c’est le fonctionnement des entreprises, de services ou industrielles, et là, si la consommation baisse, cela veut dire la baisse de la production, l’arrêt des usines comme aussi des fours de boulangers ou les frigos des bouchers, et ce n’est pas une bonne nouvelle car c’est la décroissance, la désindustrialisation et non pas seulement la fin de l’abondance mais celle de la prospérité du pays qui repose sur sa production agricole et industrielle. Se réjouir déjà d’une baisse de consommation et des « efforts » des français c’est ignorer les chiffres de la consommation réelle et surtout les difficultés actuelles de l’industrie française qui doit payer son électricité entre trois et six fois plus que ses voisins, c’est-à-dire ses concurrents ! En appeler aux efforts de M. et Mme Toulemonde c’est de la communication, ce n’est pas une politique. Nous avons tout en mains pour produire de l’électricité, en plus des centrales nucléaires des centrales hydrauliques, à gaz, à charbon et à pellets (biomasse), il suffit de décréter l’état d’urgence au lieu de pérorer sur le nombre de douches par jour et par personne. Avant de vouloir faire baisser la consommation, assurons nous que nous avons tout fait pour l’offre d’électricité, et tout le monde peut observer que ce n’est pas le cas ! On ne peut pas « gagner » 5% de consommation avec le comportement domestique, on le peut en fermant des usines, espérons que cela ne va pas être la solution ultime ! On peut aussi rappeler que l’on incite aussi M. et Mme Toulemonde à adopter le véhicule électrique, la pompe à chaleur (électrique) pour éviter le diesel, l’essence, le fioul ou le gaz, tandis que beaucoup d’utilisateurs individuels ou collectifs se ruent sur les générateurs électriques au gazole pour être surs de disposer des électrons qui leur sont nécessaires !

Le plan du gouvernement vous paraît-il à la hauteur des enjeux ?

Il n’y a pas de plan, il y a des paroles sans action véritable. Il faut agir sur l’offre d’abord, cela fait plus de deux ans que l’on sait que les hivers 2023, 2024 et 2025 vont être tendus et on veut de la réindustrialisation, des changements de comportement vers l’électrique, en préparant la gestion de la pénurie en investissant dans l’éolien et le solaire dont on sait qu’ils ne résolvent rien. Et on ne prépare même pas l’avenir puisqu’après avoir fermé le programme Astrid en 2019, celui des générateurs à neutrons rapides (RNR), la 4ème génération nucléaire, celle qui utilise les déchets, on n’en parle même plus tandis que tous nos concurrents s’y engagent à grands pas. […]

La Marche Pour la Vie recrute ses bénévoles

La Marche Pour la Vie aura lieu cette année le 22 janvier et nous vous attendons très nombreux !

Sans bénévole, pas de marche : alors nous comptons sur vous !

– Vous aimez chanter, votre joie et votre dynamisme sont contagieux ? Rejoignez l’équipe d’animation ou celle du cortège !
– Vous êtes débrouillard, efficace et souriant : rejoignez l’équipe de logistique ou de sécurité !

A plusieurs c’est plus facile, inscrivez vous avec vos amis, nous ferons le maximum pour vous affecter au même endroit.

Pour les inviter c’est ici : https://volunteo.com/fr/r/mpv2023.

Il vous faut seulement avoir plus de 16 ans ! Notez également la réunion d’information et un temps de formation qui auront lieu le samedi 21 janvier durant l’après-midi ! Nous vous confirmerons le lieu ultérieurement.

Noël : le mystère de l’incarnation

Aymeric Pourbaix reçoit :

Véronique Lévy, Essayiste
Jean-Christian PETITFILS, Historien
Mathieu LOURS, Historien de l’Art

Medjugorge: de fausses apparitions?

Terre de missions reçoit François Billot de Lochner, directeur de la revue “Liberté politique”, pour parler des apparitions de Medjugorge sur lesquelles un rapport du Vatican demeuré secret aurait récemment suggéré de reconnaître les premières, mais non les suivantes. Pour François Billot de Lochner, c’est dès le début que ces apparitions sont problématiques.

Puis, la philosophe Marion Duvauchel présente son dernier livre sur le bouddhisme – très critique sur la vision qu’en a donné l’orientalisme contemporain.

Enfin Rémy Jolin, directeur de la production des studios Saint-Louis, présente le premier long-métrage produit par ses studios: “Un dîner aux chandelles”.

Deuxième dimanche de l’Avent

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

L’Office de ce dimanche est rempli tout entier des sentiments d’espérance et de joie que donne à l’âme fidèle l’heureuse nouvelle de la prochaine arrivée de celui qui est son Sauveur et son Époux. L’Avènement intérieur, celui qui s’opère dans les âmes, est l’objet presque exclusif des prières de l’Église en ce jour : ouvrons donc nos cœurs, préparons nos lampes, et attendons dans l’allégresse ce cri qui se fera entendre au milieu de la nuit : Gloire à Dieu ! Paix aux hommes ! (Dom Guéranger)

Le temps de l’Avent, qui nous prépare à Noël, se place dans la perspective d’un triple avènement :

– avènement historique, la naissance du Fils de Dieu dans la crèche de Bethléem.
– avènement mystique en nos âmes, avec les grâces propres à la fête de Noël.
– avènement eschatologique, le retour du Seigneur à la fin des temps, non plus comme Sauveur mais comme juge

Les chants de la messe de ce deuxième dimanche de l’Avent sont plus particulièrement tournés vers ce troisième avènement : jour de colère pour les ennemis de Dieu, mais jour d’allégresse pour les élus qui recevront leur récompense. Aussi un autre caractère commun aux chants de cette messe est la joie. Tous les textes parlent d’allégresse, de bonheur, de beauté, ce qui nous rappelle que l’attente de l’Avent est joyeuse car elle est pleine d’espérance. Enfin la plupart de ces textes nous parlent de Jérusalem ou Sion, la montagne sainte, la maison du Seigneur, qui représente l’Église, le peuple de Dieu, mais aussi le ciel auquel nous aspirons, l’Église triomphante. Tout cela se trouve dans l’Introït, dont le texte regroupe plusieurs passages du prophète Isaïe…

Introït : Populus Sion

Populus Sion, ecce Dominus veniet ad salvandas gentes : et auditas faciet Dominus gloriam vocis suæ, in lætitia cordis vestri.

Peuple de Sion, voici que le Seigneur va venir pour sauver les nations. Le Seigneur fera entendre sa voix glorieuse dans la joie de vos cœurs.

On reconnaît dans la première phrase l’annonce du premier avènement : Dieu qui vient pour sauver tous les peuples, puis dans la deuxième phrase celle du dernier avènement, avec la voix majestueuse du Seigneur dans sa gloire ; enfin la joie de nos cœurs c’est l’avènement mystique dans nos âmes à Noël.

La mélodie, joyeuse et enthousiaste dans son ensemble, est très affirmative dans la première phrase, puis elle culmine avec éclat dans la deuxième, évoquant la voix glorieuse, et elle se termine en une dernière montée très expressive traduisant l’allégresse des élus.
Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 79, un des grands psaumes de l’Avent que nous retrouverons dimanche prochain au Graduel et à l’Alléluia.

Qui regis Isræl, intende : qui deducis velut ovem Ioseph.

Tendez l’oreille Vous qui conduisez Israël et guidez Joseph comme une brebis.


Graduel : Ex Sion

Le texte du Graduel du deuxième dimanche de l’Avent est tiré du psaume 49 qui est très peu utilisé dans la liturgie ; c’est peut-être même le seul emprunt, que lui font les chants de la messe. Il met en scène de façon grandiose Dieu lui-même venant juger la conduite de son peuple, récompensant les bons et punissant les méchants.

Ex Sion species decoris ejus : Deus manifeste veniet. Congregate illi sanctos ejus, qui ordinaverunt testamentum ejus super sacrificia.

De Sion apparaît l’éclat de sa beauté ; Dieu vient se manifester visiblement.
Rassemblez devant Lui ses fidèles, ceux qui ont conclu alliance avec Lui par des sacrifices.

Dans ces deux versets nous voyons Dieu venant de Sion, le temple de Jérusalem où il est présent symboliquement, pour juger son peuple d’Israël, avec lequel il a fait alliance sur le Sinaï par le sang des victimes offertes en sacrifice. Dans la liturgie il s’agit évidemment du jugement dernier, quand Dieu viendra du ciel dans sa gloire pour juger tous les hommes rachetés par le sang du Christ.

Ce chant s’applique donc essentiellement au troisième avènement, mais dans la liturgie de l’Avent les trois perspectives sont intimement liées.
La mélodie est très ornée, comme celles de tous les Graduels, avec de grandes vocalises, surtout dans la deuxième partie ; elle est très expressive, pleine de noblesse et de majesté. On ne peut s’empêcher, en entendant toutes les notes répétées sur le mot congregate qui veut dire ” rassemblez “, de penser à la trompette du jugement dernier appelant tous les hommes au grand rassemblement.

Alléluia : Lætatus sum

Contrairement au psaume 49 que l’on trouve dans le Graduel, le psaume 121 dont est tiré le verset de l’Alléluia revient assez souvent dans la liturgie. C’est un de ceux que les hébreux chantaient en montant au temple de Jérusalem pour leur pèlerinage annuel.

Lætatus sum in his quæ dicta sunt mihi: in domum Domini ibimus.

Je me suis réjoui de ce qui m’a été dit : Nous irons dans la maison du Seigneur.

Le Temple de Jérusalem, la maison du Seigneur, nous l’avons dit, c’est la figure de l’Église mais c’est surtout ici la figure du ciel, et nous retrouvons encore une fois la perspective du troisième avènement qui doit nous remplir de joie si nous sommes fidèles.

La mélodie de cet Alléluia est originale, ce qui est assez rare en ce début d’année liturgique ; avant la Septuagésime (où l’Alléluia sera suspendu jusqu’à Pâques), la plupart des Alléluias ont des mélodies types, que l’on retrouve à plusieurs reprises dans le répertoire. Cette mélodie exprime la joie d’aller au ciel de manière ample et lyrique, avec de belles courbes pleines de souplesse.

Offertoire : Deus tu convertens

Comme c’est souvent le cas, l’Offertoire du deuxième dimanche de l’Avent est un peu à part dans les chants de cette messe. On y trouve la joie mais ni Jérusalem ni la fin des temps. En revanche il se situe très bien dans l’ensemble des chants du temps de l’Avent, puisque son texte est tiré du psaume 84, qui était déjà utilisé à l’Alléluia et à la Communion du premier dimanche, et que nous retrouverons à l’Offertoire du troisième dimanche. La deuxième partie de l’Offertoire d’aujourd’hui reprend d’ailleurs exactement le texte de l’Alléluia de dimanche dernier.

Deus tu convertens vivificabis nos, et plebs tua lætabitur in te : ostende nobis, Domine, misericordiam tuam, et salutare tuum da nobis.

Ô Dieu Vous Vous tournerez vers nous pour nous donner la vie, et votre peuple se réjouira en Vous. Montrez-nous Seigneur votre Miséricorde et donnez-nous votre Salut.

Ici la prière de demande suppliant le Seigneur de nous envoyer le Sauveur est précédée d’un acte de confiance et d’espoir dans la joie à venir. Elle est donc pleine d’assurance puisqu’on commence par affirmer qu’on obtiendra ce qu’on a demandé. Cette assurance se traduit par une mélodie très ferme avec de nombreuses notes longues et tenues ; elle est pleine de mouvement, tout en restant dans l’ensemble recueillie et contemplative.

Communion : Jerusalem surge

Le texte du chant de Communion du deuxième dimanche de l’Avent est tiré du prophète Baruch, très peu utilisé dans la liturgie, comme le psaume 49 du Graduel. Baruch était un disciple de Jérémie qui, se trouvant en captivité à Babylone, envoya un message aux habitants de Jérusalem pour leur annoncer le prochain retour des captifs, les invitant à monter sur la montagne pour les voir venir de plus loin ; tel est le bonheur que Dieu leur envoie.

Jerusalem surge, et sta in excelso : et vide jucunditatem quæ veniet tibi a Deo tuo.

Jérusalem lève-toi, tiens-toi sur la hauteur et regarde le bonheur qui vient vers toi de ton Dieu.

Ici encore Jérusalem est la figure de l’Église, le peuple de Dieu qui doit s’élever au-dessus de ses passions et de tout ce qui l’attache à la terre, pour voir venir de loin le bonheur du salut que Dieu va lui envoyer à Noël. On notera pour la troisième fois dans cette messe, après l’Introït et le Graduel, le mot veniet qui est encore un de ces mots clef de l’Avent. La mélodie commence par un bel élan sur le mot surge, puis se poursuit d’une manière assez solennelle pleine d’une joie contenue.

Pourquoi Bill Gates achète-t-il massivement des Terres Agricoles

Comme l’indiquait le New York Post le 27 février 2021, Bill Gates est aujourd’hui le premier propriétaire de terres agricoles aux États-Unis. Le milliardaire détient 97 000 ha de terres agricoles et près de 11 000 ha d’autres terrains. Ces possessions se trouvent dans 19 États, dont près de 28 000 ha en Louisiane et plus de 19 000 ha dans l’Arkansas. Quand on lui demande pourquoi il achète autant de terres, sa réponse reste confuse.

La crise démographique se poursuit

1940 bébés sont nés en moyenne par jour en octobre 2022, soit 10% de moins que l’année dernière à la même période. Le chiffre le plus faible depuis près de 30 ans.

Il s’agit du plus faible taux de naissances depuis 1994.

Mais l’essentiel, c’est de constitutionnaliser l’avortement, n’est-ce pas.

Les belles figures de l’Histoire : saint Pothin

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas pour évoquer la figure de saint Pothin, premier évêque de Lyon :

 

« La colonisation arabe de l’Afrique était pire que celle des Européens »

Abdelaziz Baraka Sakin, écrivain soudanais, vient de publier un roman Princesse de Zanzibar, une histoire au cœur d’Unguja, l’île principale de l’archipel, alors aux mains des Omanais, où l’esclavage bat son plein.

Les épisodes se déroulent à la fin du XIXe, autour d’une date que l’histoire a retenue comme la guerre la plus courte : le bombardement de Zanzibar le 27 août 1896 par les Britanniques, dite « la guerre de trente-huit minutes ». Mais l’auteur décrit l’incroyable violence des Omanais.

« Ils se nient en tant que colons alors que la colonisation arabe de l’Afrique était pire que celle des Européens, car ils castraient les hommes ».

On en arrive jusqu’à l’abolition de la traite et la fin de l’esclavage, proclamée mais non respectée. Le sultanat d’Oman et le Koweït n’ont pas pardonné à l’auteur sa vision des choses : ce livre est interdit dans ces pays.

 

L’Institut d’Argentré déménage

Depuis sa création il y a cinq ans, l’Institut d’Argentré a vu ses effectifs considérablement augmenter. Actuellement locataires de bâtiments devenus trop petits, l’école vient d’acquérir un ancien couventen plein coeur de Sées.

Il y une cinquantaine d’années, ce couvent accueillait encore un orphelinat tenu par des religieuses. Avec cette installation, ces murs vont retrouver une vie, à travers la joie, le travail et les prières des élèves.

Grace à la générosité des donateurs, le chantier de réfection de la chapelle a pu commencer. Mais le futur dortoir nécessite des travaux de remise aux normes : encore 120 000€ afin de mener ce projet à terme.

Comme vous le savez, les écoles hors-contrat ne reçoivent aucune subvention publique : vous êtes les bienfaiteurs sans lesquels elles ne pourraient pas exister.

 

La déchirure de l’histoire

Après les Méditations d’automne, le père Jean-François Thomas publie naturellement celles d’hiver. Ce livret très accessible à tous ouvre l’intelligence au sain discernement, délivre l’âme des pièges de l’orgueil et du matérialisme, nourrit l’amour de Dieu et du prochain dans les gestes de la vie ordinaire pour le bien de l’homme, la gloire du Christ, de son Église et le salut de la France et du monde. L’auteur nous propose une courte méditation quotidienne, rythmée par la vie liturgique, se référant à la fois à la Sainte Ecriture et aux auteurs chrétiens, canonisés ou non.

Voici un extrait de la méditation du 24 décembre :

La Nativité nous offre justement cette déchirure de l’histoire. Il y a un avant et un après. L’après ne ressemble pas à l’avant qui ne prend sens qu’à la lumière de l’après, et non point l’inverse. L’Ancien Testament se comprend enfin à Bethléem. Ce n’est point l’Incarnation qui est éclairée par les prophètes. Ces derniers ne sont justifiés, dans leur vie et dans leur mission, que par l’Enfant de la Crèche.

Des poupées et des langes à l’effigie de la Sainte Vierge et de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus

Caladia est une jeune marque française textile et papeterie qui vient de fêter sa première année. Elle propose exclusivement en prévente sur CredoFunding une première collection limitée de poupées de tissus à l’effigie de la Sainte Vierge et de Sainte Thérèse, accompagnées de langes délicats brodés et imprimés. C’est original :

  • Des poupées de tissus cousues et brodées à la main, répresentant Marie et Sainte Thérèse.
  • Le lange brodé Marie dans une jolie gaze de Coton bleu avec aux 4 coins de délicates broderies écru et jaune représentant quelques symboles mariaux.
  • Le lange Marie avec son bel imprimé à l’effigie de Notre Maman du Ciel.

Une partie des bénéfices de cette campagne sera reversée à une association locale qui a à coeur de préserver ce lien si particulier de la mère et l’enfant par des colocations solidaires : La maison de Marthe et Marie !

Sécession ou reconquête ?

Academia Christiana a mis en ligne certaines interventions de son dernier colloque sur Sécession ou reconquête le 5 novembre, auquel 400 personnes ont participé. En voici quelques unes :

Discours d’ouverture de Victor Aubert :

« Reconquête ou sécession » Pourquoi ce débat ? Il nous a semblé qu’il s’agissait là d’une question primordiale pour toute personne souhaitant s’engager. A quoi sert de parler politique si l’on n’agit pas ? Les commentaires portant sur le déclin civilisationnel sont devenus un exercice de style presque banal. Il faut être aveugle, ou partisan du néant, pour ne pas voir ce que les faits nous révèlent : nous arrivons à la fin d’une période.

Allocution de Jean-Frédéric Poisson, président du parti Via et ancien député :

Abbé de Nedde – Le christianisme, école de sécession :

Jean-Eudes Gannat – Des héros et des saints : bâtir la chrétienté du XXIème siècle :

Petit livre Arc-en-Ciel pour Noël

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Il y a des idées, comme ça , dans l’air du temps et vous les retrouvez, comme ça, bien bien souvent…en écoutant la radio par exemple.
Ainsi, je revenais hier de courses et je faisais quelques chose de pas très logique. J’écoutais France Info alors que je sais qu’elle frelate la réalité à « tour de bras », enfin disons, « à tour de paroles ». Et…ça n’a pas loupé!
Dans la rubrique « France info-juniors », quelques enfants interrogent ce jour -là Jeanne Brunet, une docte en matière d’égalité hommes-femmes: militante et très active en la matière. le thème: les cadeaux de Noël…
Je dois avouer que j’ai eu un sursaut d’effroi et de compassion pour ces enfants forcés de jouer une scène pathétique et d’exprimer notamment du bout des lèvres comme par mantras que « des emballages foncés pour les jouets des garçons, c’est pas bien… ».
Une illustration s’est imposée à mon esprit: je voyais en comparaison des enfants chinois du temps de Mao réciter des passages du « Petit livre rouge » à leur maîtresse très satisfaite de leur prestation , mais dans le cas présent, le petit livre était “arc-en ciel » en non rouge pour qu’il n’y ait pas de jaloux au niveau des couleurs, égalité oblige!
Voilà un flagrant délit d’endoctrinement comme il y en a à la pelle, par ces “doctes”, ces experts invités sur les mainstreams. Oui,flagrant délit d’endoctrinement, ici, sur des enfants.

https://www.radiofrance.fr/franceinfo/podcasts/franceinfo-junior

Voici de quoi est tiré le petit livre « Arc en Ciel »

CONVENTION INTERMINISTERIELLE 2019-2024. https://eduscol.education.fr/document/22321/download
Pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif

“Les jeunes – de l’école maternelle à l’enseignement supérieur – sont les principaux bénéficiaires de la politique d’égalité poursuivie par les ministères signataires de cette convention. Ainsi, au quotidien, dans toutes les disciplines d’enseignement et dans toutes les situations d’apprentissage, les équipes éducatives doivent veiller à ne pas véhiculer de stéréotypes liés au genre et à la sexualité et à favoriser la déconstruction des idées reçues qui se forgent dès la petite enfance. Les enjeux pour les élèves, les étudiants et les étudiantes sont majeurs ; ils ont trait à leur construction comme individus et citoyens, à leur liberté de choix, à leur sécurité et leur bien-être. En s’engageant eux-mêmes dans des actions citoyennes et en se mobilisant en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, les jeunes doivent également devenir, au sein de leur établissement, des moteurs de la lutte contre les discriminations et les violences fondées sur le genre.”

Le Nouvel Obs titre dans un article de Florencia Rovira Torres:

-“Au risque de radoter, « la théorie du genre » n’existe pas. »

VRAIMENT?

Un passionnant recueil de chroniques sur l’islam

Notre ami Bernard Prady vient de publier aux Presses de la Délivrance un passionnant recueil de chroniques sur l’islam et l’islamisation de la France parues entre 2018 et 2022 sur le Salon beige.

Des questions ingénues sur de fausses évidences abondamment ressassées par la caste jacassante. Des remarques judicieuses sur les déclarations de certains imams. De l’humour, de l’érudition, du bon sens surtout, font de cet ouvrage un livre aussi utile que nécessaire.

Islam et islamisation dans une France macronisée

 

Propagande: pour ne pas tomber de Charybde en Scylla

S’il y a une chose que je déteste dans la corporation journalistique, c’est bien sa propension à hurler avec les loups. Peut-être qu’ayant eu les honneurs discutables de lynchages médiatiques, j’y suis plus sensible que d’autres. Toujours est-il qu’il me semble évident que ce comportement présente au moins deux gros inconvénients. Le premier est qu’il est tout à fait déshonorant : s’associer à quelques dizaines, dotés de tous les moyens de la propagande moderne, pour déchirer un unique adversaire n’est pas vraiment l’attitude la plus chevaleresque que l’on puisse imaginer ! Mais il y a plus grave : les meutes de hyènes se moquent éperdument de la vérité et on peut être à peu près assuré que, lorsque les médias de propagande chassent en meute, ils constituent une sorte de boussole qui indique le sud – je veux dire par là que ce qu’ils disent est presqu’à tout coup faux et archi-faux.

Cela explique par ricochet le curieux défaut que nous avons souvent dans la réinfosphère de prendre systématiquement (et pas toujours subtilement) le contre-pied du chœur politico-médiatique. Et je précise que, contrairement à la mode contemporaine, je ne bats pas ma coulpe sur la poitrine du voisin, mais que je me place dans le lot.

En particulier, la volonté (légitime) de rejeter les aberrations de la propagande occidentale dans l’actuel conflit russo-ukrainien a parfois conduit le Salon beige à relayer une propagande qui n’était pas moins aberrante. Il est bien connu que la première victime d’une « guerre de l’information » est la vérité.

Précisons au passage que nous ne sommes pas omniscients et que la mission du Salon beige est prioritairement de se battre sur le front des « principes non négociables » – domaine dans lequel nous revendiquons une certaine « expertise ». Dans les autres domaines, nous lisons (et relayons) ce qui se dit en divers endroits pour tenter d’y voir plus clair, sans affirmer avec certitude que ces points de vue décrivent toute la réalité avec impartialité. J’avoue que je ne comprends pas, à ce propos, pourquoi les pouvoirs publics ont interdit la diffusion de RT ou Sputnik en Europe : je ne vois pas comment l’on peut déchiffrer quoi que ce soit dans l’actuel conflit si nous nous interdisons d’écouter le point de vue du Kremlin.

En tout cas, le Salon beige, après avoir tâtonné pendant quelques jours, a choisi de traiter cette actualité doublement : d’une part, en démontant certains bobards de la propagande (parfois de la propagande russe, plus souvent de la propagande occidentale qui, naturellement, est nettement plus fréquente sous nos cieux) ; d’autre part, en relayant les points de vue de spécialistes divers, d’expertises diverses et d’opinions diverses – mais tous susceptibles d’ajouter des éléments d’information dans ce vaste tableau chaotique.

Cela ne constitue certes pas une doctrine (je confesse bien volontiers que je ne comprends pas tout à ce conflit, pas même les buts de guerre de Vladimir Poutine sur lesquels j’ai entendu de nombreux points de vue contradictoires – et qui constituent à la fois un point fondamental pour notre compréhension de la situation et un point que la plupart des commentateurs dédaignent d’analyser), mais cela peut aider, à tout le moins, à se faire un avis un peu moins grossier que la lecture des médias de grand chemin.

Dans ce cadre, l’histoire est un élément précieux de compréhension – mais aussi, bien sûr, un élément décisif des propagandes de part et d’autre.

Personnellement, ce qui me frappe le plus en la matière, c’est l’incohérence généralisée. Vladimir Poutine critiquait naguère – à juste titre selon moi – les interventions aventureuses et généralement illégales des forces « occidentales » au Kosovo, en Irak ou en Libye. Mais son invasion de l’Ukraine ruine sa démonstration : on ne peut pas à la fois donner de grands coups d’encensoir aux frontières de 1945 (qui, entre nous, mériteraient au moins un peu de distance critique puisqu’il serait assez difficile de prétendre que Staline qui a tant fait pour les dessiner l’ait fait uniquement pour le bonheur des peuples concernés !) et franchir avec son armée les frontières d’un Etat souverain !

Cela étant, en sens inverse, quelle crédibilité ont donc les Occidentaux pour dénoncer une invasion dont on voit mal en quoi elle serait pire que celle de l’Irak ?

En tout cas, je ne saurais trop conseiller aux lecteurs la lecture du petit livre de Bernard Antony : « L’Ukraine face à Poutine », en particulier pour les éléments historiques que notre ami apporte avec son style habituel – à la fois richement documenté et facile d’accès.

Ce livre est un livre militant et hostile à Vladimir Poutine comme à sa politique, sans la moindre équivoque possible (quand l’ami Bernard a quelque chose a dire, il le dit nettement!). Sans doute certains lecteurs en seront-ils agacés. Mais je crois que ce sont précisément ces derniers qui devraient prioritairement faire l’effort de le lire. A l’heure des réseaux sociaux où chacun est conforté par les algorithmes dans la pensée de sa « chapelle », il est salubre d’écouter d’autres arguments – spécialement quand ces arguments viennent d’un camarade de combat qui n’a pas sa langue dans sa poche !

J’en retiens, pour ma part, plusieurs éléments importants que je vous donne pêle-mêle.

D’abord, sur l’existence historique de l’Ukraine. A lire certains commentateurs en effet soit l’Ukraine n’aurait rien à voir avec la Russie, soit au contraire elle aurait été artificiellement créée par Staline en un temps où ces deux pays gémissaient sous le joug bolchevique. Bernard Antony décrit très bien les liens historiques entre les deux pays – à commencer par le baptême de la « Rus’ de Kiev » qui fut à la fois baptême de la Russie et baptême de l’Ukraine (des siècles avant la création de Moscou et encore plus de siècles avant la germination de la mythologie anti-catholique de la « Troisième Rome »). Mais aussi les évolutions divergentes. L’Ukraine connut un sort très différent de la Russie et notamment la domination polono-lituanienne. Il est absolument faux que l’Ukraine soit une invention récente et a fortiori une invention soviétique – même si, bien sûr, les Soviétiques ont bouleversé les frontières, ce qui est l’une des causes profondes du conflit actuel.

A ce propos, je dois dire que, pour moi, la Crimée est effectivement russe et que je n’ai donc pas été spécialement choqué de son annexion en 2014. Mais il faut aussi reconnaître que les frontières ont souvent quelque chose d’arbitraire et que l’intérêt de la paix et de l’ordre international peut justifier une chose aussi douloureuse que la séparation entre une province et sa patrie d’origine ou le passage de frontières au milieu d’un peuple – au demeurant, si je ne m’abuse, le tsar ne s’était pas privé d’exiger le respect de frontières arbitraires, notamment avec la Pologne, lors du congrès de Vienne en 1815 ! Bien sûr, la condition pour que ce respect de frontières arbitraires soit facteur de paix est que le nouveau souverain de la province concernée ne jette pas du sel sur les plaies. En particulier, quand le gouvernement ukrainien a interdit aux russophones de l’est ukrainien de parler russe, il a manifestement agité une torche enflammée à côté d’un paquet de dynamite. Mais, il faut aussi entendre le rappel opportun de Bernard Antony : cette interdiction n’était en somme que la réponse du berger à la bergère, puisque, jadis, les Russes (et pas seulement bolcheviques) avaient interdit aux Ukrainiens de parler leur langue et de transmettre leur culture. Encore une fois, l’histoire aide à comprendre – et d’abord à comprendre que la situation est passablement complexe !

Il importe également de faire la part de la mémoire particulière des crimes communistes. L’un des éléments importants de la mémoire ukrainienne est évidemment l’Holodomor, le génocide par la famine orchestré par Staline au début des années 1930, noyant dans un commun opprobre les Ukrainiens qu’il détestait et les koulaks que le « sens de l’histoire » marxiste-léniniste vouait à l’anéantissement. A supposer même que l’Ukraine n’ait pas existé avant 1930, l’Holodomor lui aurait donné une conscience nationale amplement suffisante pour la distinguer de la Russie : personne ne peut exiger des victimes d’un crime aussi abominable de continuer à cohabiter avec leurs bourreaux.

D’autant moins que la Russie de Vladimir Poutine entretient une relation pour le moins équivoque avec sa propre mémoire communiste. Le président russe a participé à une cérémonie de réhabilitation du fondateur de la Tchéka Félix Dzerjinski – et réhabiliter un tel monstre, spécialement quand l’un des principaux acteurs de cette opération est lui-même ancien agent du KGB, n’a rien d’anodin. En matière de mémoire, j’en reste, comme la plupart des anti-communistes européens, à la profonde pensée de Soljénitsyne : « Tant que la charogne de Lénine demeurera dans son mausolée de la place Rouge, nous n’en aurons pas fini avec le communisme en Russie. »

Evoquant Lénine, je dois signaler une divergence avec Bernard Antony : celui-ci considère que le culte de Staline par l’actuel pouvoir russe est une forme d’aggravation du culte de Lénine. Et, naturellement, pour nous, Occidentaux, c’est ainsi que cela se présente. Mais les quelques fois où j’ai eu l’occasion de discuter de ces questions de mémoire soviétique en Russie ou avec des Russes m’ont convaincu qu’en réalité, pour les Russes (y compris anti-communistes), le problème se posait pratiquement en sens inverse. Ayant entendu des personnages officiels dire devant moi pis que pendre de Lénine, tout en étant sensiblement plus discrets, voire élogieux, sur Staline, je m’en étais étonné devant quelques interlocuteurs (dont beaucoup étaient à la fois anti-communistes et pro-Poutine) qui tous m’avaient répondu en substance : Lénine est honni comme l’auteur de la révolution qui a détruit la Russie, tandis que Staline est respecté, sinon même vénéré, comme vainqueur de la « grande guerre patriotique » qui sauvé la Russie de la destruction. Inutile de dire que cette vision de l’histoire me semble singulièrement partiale (et oublieuse de la colossale aide anglo-américaine, comme des responsabilités des purges staliniennes dans l’effondrement de l’armée rouge devant l’offensive allemande), mais il demeure qu’il y a quinze ans, des proches du pouvoir poutinien pouvaient dire devant des étrangers comme moi leur espoir de voir détruit le fameux mausolée de Lénine, mais n’osaient pas critiquer ouvertement Staline.

Ce qui m’amène à un autre point : la question idéologique. Là aussi, on simplifie abusivement en voyant le conflit soit comme l’affrontement d’un Occident décadent et d’une Russie revenue à l’orthodoxie, soit comme l’affrontement d’une Russie demeurée indécrottablement stalinienne et de la démocratie ukrainienne.

Bernard Antony montre assez bien qu’il y a loin de la propagande à la réalité : la Russie n’est pas « en retard » (comme disent nos braves « progressistes ») sur l’Ukraine en matière d’avortement ou de mères porteuses. Il est évident que la Russie de Poutine est bien plus respectueuse de la dignité humaine que la Russie de Staline ; mais il est évident aussi qu’elle demeure profondément marquée par son douloureux et criminel passé. Il serait tout de même étrange que des pro-vie comme nous restions de marbre devant les millions de petits Russes tués – aujourd’hui encore – dans le sein de leur mère… et devant les assassinats politiques. En sens inverse, comment douter que « l’Occident » donne bien du grain à moudre à Moscou quand tant de nos dirigeants prétendent que la « démocratie » se jauge au soutien étatique à la « gay pride » et à l’enseignement LGBT dans les écoles maternelles ? De façon générale, il est aussi aberrant de prétendre que l’Ukraine se bat pour la démocratie que de prétendre que la Russie lutte contre le nazisme. Pourquoi donc ne pas reconnaître que se battre pour sa liberté est au moins aussi honorable que se battre pour la « démocratie » – surtout à la sauce post-moderne !

Evoquant le sujet idéologique, je voudrais également mentionner un autre point de divergence avec Bernard Antony. Ce dernier évoque assez longuement la figure d’Alexandre Douguine (et les non spécialistes comme moi apprendront bien des choses sur cet étrange intellectuel). Je ne suis, pour ma part, pas du tout certain que sa pensée ait une influence considérable sur le cercle du pouvoir russe. Bien sûr, cette pensée est utilisée à l’occasion, mais Vladimir Poutine a aussi utilisé la grande figure de Soljénitsyne. Sans prétendre trancher un débat que je maîtrise mal, je ne serais pas surpris que le président russe « picore » au gré de ses intérêts politiques les références intellectuelles justifiant telle ou telle action. En l’occurrence, naturellement, il ne doit guère être difficile d’utiliser la pensée « panslave », si je puis dire, de Douguine pour justifier l’invasion de l’Ukraine – et il aurait certes été plus difficile d’utiliser celle de Soljénistyne (dont Bernard Antony cite une phrase peu connue sur son refus de toute guerre avec l’Ukraine). Il est d’ailleurs curieux que partisans comme opposants à l’actuelle invasion prêtent une telle influence à Douguine : les uns pour dire que, si nous soutenons trop l’Ukraine, la Russie se tournera vers la Chine conformément à la doctrine eurasiatique de Douguine (comme si la Russie nous avait attendus pour constater qu’elle avait une frontière de milliers de kilomètres avec la Chine !), les autres pour dire que l’invasion de l’Ukraine serait l’application de la doctrine slavophile et anti-occidentale du même.

Ce qui est certain, en tout cas, c’est que la pensée de Douguine est assez éloignée de celle des conservateurs ou des contre-révolutionnaires européens – et, de ce point de vue, bien des pages de Bernard Antony devraient être lues par certains de nos amis trop pressés de trouver des convergences. De façon générale, et là encore sans prétendre le moins du monde à une expertise dans ce domaine, je suis frappé du fait que le monde orthodoxe russe, aussi proche soit-il de notre catholicisme sur tant de sujets, est également touché par certaines faiblesses (je ne doute pas que nous en ayons aussi et que nous puissions recevoir des leçons de chrétiens séparés, notamment orientaux, mais là n’est pas la question pour aujourd’hui !). Je pense en particulier à cette étrange sorte d’illuminisme dont Raspoutine offrit une fabuleuse caricature dans l’empire agonisant, jointe parfois à une sorte de « traditionalisme », au sens du traditionalisme (parfois un tantinet maçonnique comme dans le cas du génial Joseph de Maistre) condamné par les papes du XIXe siècle ou, si l’on préfère une référence plus contemporaine, au sens du traditionalisme guénonien. Je pense aussi – et cela n’est pas pour rien dans les problèmes contemporains – au césaro-papisme passé de Byzance à Moscou et qui pose bien des questions sur les libertés de l’Eglise.

Mais peut-être sommes-nous ainsi entraînés un peu loin de l’Ukraine.

Revenons donc à notre sujet, à l’histoire et à ce conflit qui replonge notre vieux continent dans ses vieux démons.

Peut-être serait-il bon, à ce propos, de nous garder de la sorte de « provincialisme » de tant de commentateurs qui ont l’air d’ignorer que tout le monde ne réagit pas comme un bobo parisien ! Les mêmes événements, touchant des mémoires différentes, sont en effet lus très différemment selon les endroits. Récemment, un ami de Budapest m’expliquait que l’une des raisons de la froideur de Viktor Orban pour Zelensky tenait entre autres raisons au fait que les chars qui écrasèrent l’insurrection de 1956 étaient ukrainiens. Au demeurant, cette appréciation différenciée vaut même au sein de l’Europe de l’Ouest : les Allemands ont réagi beaucoup plus durement que nous au sabotage des gazoducs Nord Stream I et II, certains allant jusqu’à parler d’acte de guerre des Etats-Unis contre l’Allemagne. Bien sûr, l’Allemagne est plus dépendante que nous au gaz russe, mais, là aussi, l’histoire explique certains éléments de psychologie sociale : les Allemands ont beau être beaucoup plus liés (au moins parmi les élites) que nous aux Etats-Unis, ils se souviennent d’avoir été écrasés à deux reprises par les Américains, tandis que nous en avons gardé le souvenir de libérateurs et qu’il nous serait difficile d’imaginer une guerre des Etats-Unis contre l’Europe très facile à imaginer, au contraire, de l’autre côté du Rhin !

Un autre élément est particulièrement intéressant dans ce petit ouvrage : tous ceux qui connaissent Bernard Antony connaissent son intérêt pour l’hétérotélie (le fait qu’une action aboutisse parfois au résultat opposé à celui que visait les acteurs : c’est ainsi que les acteurs du 13 mai 1958 ont rappelé De Gaulle pour sauver l’Algérie française et ont, en réalité, hâté involontairement la livraison de cette dernière aux assassins du FLN). Je ne suis pas certain que le terme figure dans le livre, mais l’idée certainement. Ainsi l’auteur fait-il observer que Vladimir Poutine a plus fait que tous les propagandistes de Washington pour renforcer et agrandir l’OTAN.

Puisque nous évoquons la géopolitique, il faut lire aussi les pages sur la milice Wagner. Je comprends personnellement fort bien les méfiances de bon nombre de patriotes français à l’encontre de l’encombrante tutelle de l’OTAN – surtout depuis que celle-ci a cessé d’être une alliance défensive contre le Pacte de Varsovie pour devenir une alliance offensive déliée de toute légalité internationale. Mais, d’une part, ce n’est tout de même de la faute des Américains, si tous nos derniers présidents ont voulu « tirer les dividendes de la paix » et ont détruit notre appareil militaire. Et, d’autre part, il serait pour le moins aventureux de se jeter dans les bras d’un empire pour en éviter un autre – je veux dire se jeter dans les bras de la Russie pour échapper à la tutelle de l’OTAN. En l’occurrence, notre ami fait remarquer à juste titre que la milice Wagner a joué un rôle particulièrement trouble (et bien dans la continuité de l’appareil d’Etat soviétique !) dans notre expulsion du Mali – allant jusqu’à constituer (là aussi, vieille tradition…) un faux charnier de Maliens prétendument assassinés par nos soldats.

Je pourrais poursuivre longtemps les réflexions que m’a inspirées ce stimulant petit livre. Mais écoutons plutôt une personne plus qualifiée que moi, citée par Bernard Antony (il faudrait lire aussi les citations de Bainville et bien d’autres encore, dont l’ouvrage fourmille et qui éclairent puissamment l’actualité), la fameuse impératrice Catherine II écrivant presqu’ingénument à Voltaire : « Nous n’avons point trouvé d’autres moyens de garantir nos frontières que de les étendre. » C’est d’ailleurs la caractéristique de tous les empires, pas seulement du russe. Mais cela n’est certes pas rassurant pour les malheureux pays baltes ou pour la Pologne qui ont déjà payé cher dans l’histoire cette curieuse façon de « garantir ses frontières ».

En tout cas, quelle que soit votre grille d’analyse sur cette douloureuse actualité, la lecture de ce petit ouvrage devrait vous offrir bien des éléments de réflexion stimulante, aussi éloignée que possible des fausses évidences.

Guillaume de Thieulloy

L’Ukraine face à Poutine: Répliques à la désinformation du néo-stalinisme

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