300 Français impliqués dans des viols et des meurtres d’enfants commis par procuration aux Philippines
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Par Bertrand du Boullay
On apprend le 14 février dernier par Raphaël Tual sur Actu.fr que 300 Français sont impliqués dans le viol et le meurtre d’enfants Philippins. Ces crimes, parmi les plus abominables qui soient, le sont d’autant plus qu’ils sont commandités par autrui qui veut en jouir à distance. L’enquête de Monsieur Tual (en lien) est à lire en entier ; citons quelques points essentiels :
« Des pédocriminels commandent des viols de mineurs en direct, en ligne, en échange de quelques dizaines de dollars. Les jeunes victimes sont originaires de pays pauvres, d’Asie du sud-est souvent ; des Philippines et de Malaisie principalement. » La pratique qui a explosé en 2020 a encore doublé en 2021 : l’association pointdecontact.net relevait l’an passé 20000 signalements, et ECPAT-France.fr citait le cas d’une personne concernée par des centaines de virements pour satisfaire ses pulsions repoussantes. Sans doute n’est-ce là que le dessus de l’iceberg : le ministre délégué au numérique, Jean-Noël Barrot estimait le 12 novembre dernier dans le JDD qu’environ 750000 pédophiles sévissent sur Internet ; en créant le plus souvent de faux-profils.
R.Tual nous apprend donc que 300 Français sont concernés par les procédures judiciaires en cours. Trois-cents ! Le phénomène du viol et du meurtre par procuration date du développement d’Internet au début des années 2010, et la possibilité de les vivre en direct est favorisée par un Livestreaming dont l’épicentre serait aux Philippines. On passera sur les coûts bien modestes de tout cela : quelques dizaines d’euros pour des actes de viols ou de tortures, quelques centaines ou milliers si la mise à mort est comprise. On imagine bien que ces vidéos rapportent ensuite à ceux qui les ont demandées : l’actualité semble étrangement rappeler que la détention d’images pédopornographiques est assez courante dans la fange d’un milieu dégénéré.
Cette abomination de la désolation pousse à abréger le récit de ces atrocités. Devant celles-ci, révulsé, le cœur se glace et s’arrête. Sans voix, l’esprit refuse de lire la suite… Pour faire court, disons qu’elle dépasse tout ce que peut imaginer un esprit sain. Le comble du glauque et de l’horreur est hors de portée de la capacité de penser humaine.
Mais ce qui ne l’est pas est l’exigence de condamnation et de réprobation de ces perversions ! Ainsi :
« Lors du forum de Davos (Suisse) au printemps 2022, le secrétaire général d’Interpol alertait : ‘L’augmentation massive des abus et de l’exploitation pédosexuels sur internet déclenchée par la pandémie de Covid-19 ne faiblit pas. »
Cela ne fit ni la Une de Femme-Actuelle, ni de Marie-Claire. Pas plus que celle du Monde, du Figaro, de TF1 ou de France-2. Les lanceurs d’alerte professionnels, les animateurs de talk-show à succès, les penseurs et sociologues divers n’en rapportèrent pas le moindre propos. À mon grand regret l’on doit ajouter qu’aucune autorité religieuse majeure ne tonitrua un vibrant appel qui fût entendu par les autorités. Manque-t-on d’évêque comme Mgr. Gerlier ou Mgr. Suhard ? Manque-t-on de Von Galen, d’Eugenio Pacelli ? Si ni le pouvoir législatif ni le pouvoir exécutif n’appartiennent aux autorités morales de notre siècle, leur influence par l’enseignement et la forte parole serait-il moindre qu’il ne fut dans la première moitié du XXème ?
Quant à ceux qui détiennent le pouvoir de légiférer et d’agir, davantage que de décréter telle ou telle grande cause nationale, et plutôt que les criailleries de l’Assemblée ou le financement des pseudo-féministes ou anti-cisgenres, ne feraient-ils pas mieux d’abonder aux ressources des associations qui luttent pour la protection de l’enfance, et …de donner à la police et à la gendarmerie les moyens d’agir ? En France 25 enquêteurs sont spécialisés dans ces affaires, contre 320 au Royaume-Uni… Marlène, Sandrine, Darmanin, où êtes-vous ?
À quand la fin de l’anonymat sur Internet ?
Déclaration pour l’abolition universelle de la GPA
Le 3 mars 2023, à Casablanca (Maroc), des experts des 5 continents demanderont aux États de s’engager pour l’abolition universelle de la gestation pour autrui.
Des chercheurs, à l’origine des juristes et des médecins, convaincus de la nécessité d’une initiative internationale pour protéger femmes et enfants du marché mondial de la gestation pour autrui, ont rédigé un proposition de Convention internationale, à la disposition des États.
Afin de donner une résonance mondiale à ce projet, ils ont convié leurs collègues de multiples nationalités à les rejoindre.
Ils rendront publique, le 3 mars prochain à Casablanca au Maroc, une Déclaration internationale sur l’abolition universelle de la Gestation pour autrui (GPA) signée par 100 experts de 70 nationalités différentes, et demandant aux Etats de s’engager dans une initiative internationale en ce sens.
La Déclaration de Casablanca demande aux États de :
- prendre des mesures de lutte contre la GPA sur leur territoire,
- et s’engager dans une démarche internationale en vue de l’abolition universelle de la GPA.
Elle comporte en annexe une proposition de Convention internationale, à la disposition des États qui voudraient s’engager dans cette démarche.
L’antispécisme
Les Eveilleurs ont réalisé un entretien vidéo avec Paul Sugy sur l’antispécisme. Ce sujet peu abordé mais néanmoins préoccupant a été évoqué en profondeur avec ce jeune journaliste et auteur de L’extinction de l’homme, le projet fou des antispécistes. Il donne les clés pour comprendre ces thèses refusant la supériorité de l’espèce humaine sur les animaux et comment s’armer intellectuellement pour les combattre et redonner à l’homme une juste place.
Elysée : le dîner sur l’euthanasie reporté
Le dîner pour discuter de la fin de vie, organisé par l’Elysée, initialement prévu ce mercredi des Cendres au soir, a été reporté au 9 mars. Néanmoins, la présidence refuse de confirmer cette date, susceptible d’être à nouveau décalée.
La Convention citoyenne sur la fin de vie doit se terminer officiellement le 19 mars.
Les gagnants du conflit en Ukraine
Dans France catholique, Fabrice Madouas a interrogé Frédéric Pons, grand reporter, sur le conflit russo-ukrainien. Extrait :

Livre noir
Dans le n°70 de la Nouvelle Revue Universelle, Pascal Cauchy, agrégé d’histoire et ancien attaché à l’ambassade de France à Moscou, critique l’ouvrage dirigé par Stéphane Courtois et Galia Ackerman et intitulé Le Livre noir de Vladimir Poutine. Extraits :

Vous pouvez retrouver La Nouvelle Revue Universelle sur Le Club de la Presse.
Lancement de l’application Claves
L’abbé Paul Roy, prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, nous annonce le lancement de l’application Claves. Nous l’avons interrogé :
La Fraternité Saint-Pierre lance une application mobile : Claves ; pourquoi une appli de formation chrétienne ?
Le format de l’application mobile vient compléter l’oeuvre accomplie depuis un an par le site Claves sur internet et les réseaux sociaux. Concrètement, l’appli Claves permettra à chacun de retrouver à tout moment sur son téléphone les articles et les podcast de formation mis en ligne sur le site, dans un format agréable et adapté aux modes de vie contemporains. L’appli Claves peut vous accompagner en bus ou en métro, dans la salle d’attente du dentiste, ou vous permettre de profiter d’un trajet pour écouter une conférence ou une série d’enregistrements. Le tout est absolument gratuit, et disponible pour les téléphones Android et Apple.
Pourquoi la Fraternité Saint-Pierre accentue-t-elle sa présence sur internet ?
Notre communauté a reçu de l’Eglise pour mission de contribuer au rayonnement de la tradition catholique multiséculaire, dans le domaine liturgique bien sûr, mais aussi dans l’enseignement, la formation, la spiritualité. La vie chrétienne est un tout qui doit englober ses différentes dimensions : avec Claves, la Fraternité Saint-Pierre veut enrichir ses propositions et rejoindre tous ceux qui le désirent, en cohérence avec les ministères qu’elle exerce par ailleurs au service de l’Eglise dans les diocèses, paroisses, écoles… en France et à l’étranger.
Internet, téléphone : est-ce bien un lieu pour la formation chrétienne et la vie spirituelle ?
En 1957 déjà, Pie XII écrivait que le progrès technique est bien sûr le fruit du travail de l’homme, mais est surtout un don du Créateur. Il invitait l’Eglise à s’intéresser en particulier aux innovations qui concernent la vie de l’Esprit et touchent plus directement les foules. Cette invitation, répétée par tous les Souverains Pontifes depuis lors, a conduit les prêtres de la Fraternité Saint-Pierre à s’intéresser au champ d’apostolat ouvert par internet. On a beau jeu de dénoncer l’individualisme de nos sociétés, l’enfermement engendré par le mauvais usage des technologies de communication. Mais on oublie parfois que ces moyens peuvent représenter une opportunité formidable de rejoindre nos contemporains, dont les âmes ont soif du Christ et de l’eau vive de sa grâce.
Qu’est ce qui différencie l’application Claves ?
Un des graves écueils du « tout numérique » est la destruction du rapport au temps, la fuite dans une immédiateté sans cesse accélérée. Or Claves entend au contraire prendre sur l’actualité comme sur les sujets de fond de formation et de vie spirituelle un certain recul. On ne trouvera pas chez nous de dépêches de dernière minute ou de réactions « à chaud. » On pourra en revanche confronter sa propre réflexion sur les événements de notre temps à un regard sacerdotal, et surtout à l’imprégnation millénaire de la tradition d’enseignement de l’Eglise. Le contenu de Claves, comme le message chrétien, ne se périme pas : c’est pourquoi tous les articles restent disponibles sur le site. Ils forment ainsi une base de formation sans cesse enrichie, accessible partout et pour tous, sous tous les formats.
Y a-t-il une « génération Claves » ?
Le temps est révolu où les nouvelles technologies étaient la chasse gardée des adolescents et des jeunes : toutes les générations connaissent aujourd’hui l’usage du téléphone, mais chacun garde cependant ses propres habitudes et préférences quant à son utilisation. Claves offre donc un panel différencié de supports de formation, afin de toucher toutes les âmes en quête de vrai, de beau et de bon.
Alors quel est le public visé par votre initiative ?
Le format de l’application mobile conviendra certainement aux lycéens, jeunes étudiants ou professionnels, avec ses articles courts et didactiques. Mais les plus anciens ne seront pas en reste, et ceux qui désirent approfondir leur formation trouveront une nourriture substantielle dans des séries d’articles plus longues, ou dans les podcasts donnés par les différents intervenants.
Les lecteurs ou auditeurs de Claves ne sont pas nécessairement des habitués des apostolats de la Fraternité Saint-Pierre ou de la messe traditionnelle : les publications s’adressent à tous, quel que soit leur niveau de formation ou d’engagement, leur foi ou leurs doutes. Claves propose simplement – comme son nom l’indique – quelques clefs pour comprendre le monde qui nous entoure, en élevant le regard vers les réalités spirituelles, qui nous dominent certes, mais ne sont pas absentes de notre vie, au contraire.
Pour télécharger l’application :
Mercredi des Cendres
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Les chants de la Quinquagésime étaient empreints de joie et d’espérance car, avant d’aborder les pénitences du Carême, l’Église veut nous faire entrevoir la victoire finale de la Résurrection qui en constitue le but. Les trois jours qui nous séparent du mercredi des Cendres étaient autrefois des jours de grandes réjouissances, parfois même d’excès. Il avait même été institué dès le XVIe siècle la prière des 40 heures, une adoration au Saint Sacrement pour réparer ces débordements et ces désordres. Les festivités du Carnaval durent donc jusqu’au mardi, dit Mardi gras, veille du mercredi des Cendres, jour d’entrée en Carême.
Le Carême commence le mercredi des Cendres ainsi appelé parce qu’en ce jour on bénit des cendres que l’on impose en forme de croix sur le front des fidèles. Les cendres, comme la poussière, sont l’emblème de la fragilité et de la destruction des choses d’ici-bas, du néant et de la mort de l’homme, de la douleur et de la pénitence. La cérémonie des Cendres est un vestige d’une ancienne pratique qui ouvrait le Carême.
Pendant l’imposition des Cendres, le chœur peut chanter plusieurs antiennes dont celle-ci :
Immutémur hábitu, in cínere et cilício…
Changeons de vêtement, couvrons-nous de cendres et du cilice, jeûnons et pleurons devant le Seigneur, car Dieu, tout miséricordieux est prêt à nous remettre nos péchés.
Les paroles ne sont pas à proprement parler dans l’Écriture mais on les trouve en divers livres, notamment en Joël.
La mélodie est pénétrée de confiance et de paix. Nous sommes en compagnie des moines bénédictins de Triors qui ont complété judicieusement le disque sur les messes de la Septuagésime avec le mercredi des Cendres.
Continuons avec une autre antienne qui peut être chantée lors de l’imposition des Cendres : Juxta vestíbulum
Entre le vestibule et l’autel se lamenteront les prêtres et les lévites du Seigneur et ils diront :
Épargnez, Seigneur, épargnez votre peuple et ne fermez pas la bouche de ceux qui chantent vos louanges.
C’est l’ordre donné par Joël pour la pénitence. La mélodie commence par une plainte sombre puis se transforme en une prière très suppliante.
Achevons la cérémonie de l’imposition des Cendres avec le répons Emendémus dont le texte s’inspire de nombreux passages d’Esther et de Joël :
Réparons par une vie meilleure les péchés que, dans notre ignorance, nous avons commis ; de peur que soudain préoccupés, le jour de la mort, nous cherchions le temps de la pénitence sans pouvoir le trouver.
Et voici la dernière phrase qui est reprise comme refrain après les versets, et dont le texte tiré du prophète Baruch est aussi le refrain d’un chant populaire du Carême que nous aurons l’occasion d’écouter prochainement :
Atténde Dómine et miserére, quia peccávimus tibi
Soyez attentif, Seigneur, et ayez pitié, car nous avons péché contre Vous.
La mélodie de cette phrase s’enfonce dans le grave sur le mot miserére d’une façon très expressive.
Ce répons comme c’est généralement le cas comporte deux versets dont le 2e est le Glória Patri. Le texte du 1er est pris dans le psaume 78 ; c’est un refrain du temps de Carême, que l’on retrouve dans le Trait de la messe de ce mercredi des Cendres.
Adjúva nos, Deus salutáris noster : et propter honórem nóminis tui, Dómine líbera nos…
Venez à notre secours, ô Dieu qui opérez notre salut, et pour l’honneur de votre nom, délivrez-nous, Seigneur.
Ainsi nos méditations de Carême doivent-elles porter en nous des fruits de conversion, de zèle et de charité accrus. Après un grand élan vers l’aigu à l’intonation, la mélodie redescend calmement pour se terminer dans une ambiance contemplative.
Après le répons Emendémus chanté pendant l’imposition des cendres aux fidèles ce Mercredi des Cendres, passons à quelques chants du propre de la messe qui suit cette cérémonie. Elle commence par un nouvel introït plus développé que celui qui précédait la bénédiction des Cendres : le texte vient du livre de la Sagesse, et plus précisément d’une grande prière de louange à Dieu pour sa miséricorde toute puissante :
Miseréris ómnium, Dómine, et nihil odísti eórum quæ fecísti,
Vous avez pitié de tous, Seigneur, et vous ne haïssez aucun de ceux que vous avez créés ;Dissímulans peccáta hóminum propter pæniténtiam, et parcens illis quia tu es Dóminus Deus noster.
Vous dissimulez les péchés des hommes à cause de leur repentir et vous leur pardonnez car vous êtes le Seigneur notre Dieu.
Il s’agit donc d’une affirmation de la miséricorde divine, et de notre certitude d’être pardonnés si nous nous reconnaissons humblement pécheurs. Elle s’exprime par une mélodie expressive, d’abord calme et grave, puis s’élevant dans la 2e phrase en un grand crescendo vers le mot pæniténtiam, le repentir, avant de retrouver dans la dernière phrase une affirmation calme et solennelle.
Cet introït est accompagné par le 1er verset du psaume 56, que nous allons retrouver au graduel. C’est une prière suppliante, faisant appel à cette miséricorde divine que nous venons d’affirmer :
Miserére mei, Deus, miserére mei, quóniam in te confídit ánima mea.
Ayez pitié de moi, mon Dieu, ayez pitié de moi, car mon âme met en vous sa confiance
Après l’introït de la messe du Mercredi des Cendres, en voici maintenant le graduel, où nous retrouvons exactement, dans la 1re partie, le 1er verset du psaume 56 qui accompagnait l’introït.
Ce psaume est une des nombreuses prières suppliantes de David dans un grand danger et le mot miserére répété deux fois montre l’intensité de cette supplication. Mais celle-ci reste pleine de confiance, et la 2e partie du graduel reprend un verset suivant du psaume qui est déjà une action de grâces pour la délivrance entrevue :
Misit de cælo, et liberávit me :
Il a envoyé du ciel son secours et m’a délivré ;dedit in oppróbrium conculcántes me.
Il a couvert d’opprobre ceux qui me foulaient aux pieds.
La mélodie est dans l’ensemble calme et douce. Le 1er miserére se tient humblement dans le grave, et le 2e s’élève en un beau crescendo, toute la suite se déroulant en souples ondulations.
Le graduel du Mercredi des Cendres est suivi d’un Trait, comme c’est le cas pour les dimanches de ce temps liturgique, mais celui-ci n’est pas propre à cette messe et n’en faisait pas partie primitivement, les messes des féries de Carême ne comportant d’abord qu’un chant après la 1re lecture ; il a été rajouté par la suite à toutes les messes des lundis, mercredis et vendredis de Carême. C’est vraiment un refrain de ce temps liturgique.
Le texte est un peu hétéroclite puisque les trois versets qui le composent sont empruntés à deux psaumes différents. Le premier modifie d’ailleurs quelque peu un verset du psaume 102, grand cantique de louange pour les merveilles de la création et les bontés dont le Seigneur nous comble. Le texte affirmatif du psaume chantait les bienfaits du pardon divin. Il est ici mis à la 2e personne transformé en prière de demande :
Dómine non secúndum peccáta nostra, quæ fécimus nos :
Seigneur ne nous traité pas selon les péchés que nous avons commis : ni selon nos fautes.
Les deux autres versets sont pris littéralement dans le psaume 78, dans lequel le peuple d’Israël vaincu et envahi reconnaît dans ses malheurs le châtiment de ses péchés et supplie le Seigneur de les pardonner.
Seigneur ne vous souvenez pas de nos fautes d’autrefois. Que vos miséricordes s’avancent vite au devant de nous, car nous sommes devenus très malheureux. Secourez-nous, ô Dieu notre sauveur, et pour la gloire de votre nom, Seigneur, délivrez-nous, pardonnez-nous nos péchés à cause de votre nom.
On voit que ce texte insiste beaucoup sur le nom du Seigneur, ce qui est dans la bible, nous l’avons vu à l’introït de ce dimanche, une manière de lui rappeler ses promesses. Traditionnellement on se met à genoux durant le chant de ce 3e verset ce qui accentue encore son caractère suppliant.
Le texte de l’offertoire de cette messe du Mercredi des Cendres est formé des 1ers versets du psaume 29, encore un cantique d’action de grâces de David, délivré des périls qui l’entouraient. Nous entendrons de nouveau cette pièce car elle a été reprise au XIe dimanche après la Pentecôte.
Exaltábo te Dómine, quóniam suscepísti me,
Je vous glorifierai Seigneur parce que vous m’avez relevé et que vous n’avez pas réjoui mes ennemis à mes dépens.Nec delectásti inimícos meos super me Dómine clamávi ad te
Seigneur j’ai crié vers vousEt sanásti me.
Et vous m’avez guéri.
L’abbé Ferdinand Portier a longuement décrit cet offertoire dans un numéro d’Una Voce de 2001. Il s’adressait toujours à des chantres. Écoutons-le commenter, Sanásti me – vous m’avez guéri :
Ce dernier mot sanásti me, malgré ses tristrophas ne semblera point long ni à vous, ni à ceux qui vous entendront. En effet vous avez tant de remerciements à adresser au Seigneur, que, de vous-même, vous ne serez nullement pressé d’en finir et vous serez heureux que toutes ces valeurs longues se présentent à vous pour redire à Dieu votre merci sans fin. Il en est ainsi quand la contemplation se joint à la reconnaissance. Les neumes se prolongent sans même qu’on s’en aperçoive tellement le cœur est attaché à Celui qui lui a porté secours.
Ainsi « la prière chantée de l’Église » doit développer en nous de vrais sentiments de piété et de reconnaissance ! Redites dans cet esprit les neumes répétés qui sont indiqués sur votre livre à sanásti et vous terminerez, sans terminer, car le Seigneur est toujours à nos côtés pour nous secourir. Sa miséricorde est sans limite.
L’antienne de communion de cette messe est extraite du psaume 1 :
Qui meditábitur in lege Dómini die ac nocte, dabit fructum suum in témpore suo.
Celui qui médite jour et nuit la loi du Seigneur donnera son fruit en son temps.
La mélodie est un beau mouvement de joie, simple et alerte au début, puis plus intérieure dans sa dernière partie.
Citons derechef feu l’abbé Ferdinand Portier qui a commenté durant de nombreuses années des pièces de grégorien dans la revue Una Voce et qui achevait ainsi, à propos de cette antienne :
Chantez cette communion pour mieux accorder votre âme à la Divinité et continuez votre méditation, jour après jour, pour vous hausser sans cesse et mériter de nouvelles grâces d’union.
Quand il s’agit des choses humaines nous savons bien nous dépenser, à fortiori devons-nous le faire avec une plus grande joie quand il s’agir d’aimer un Amour qui ne cesse de se donner pour nous !
Schisme anglican
Des archevêques représentant la majorité des anglicans des pays du Sud ont annoncé lundi rejeter l’autorité de l’archevêque de Canterbury en tant que chef spirituel, en raison de la décision de l’Église d’Angleterre de bénir unions et mariages civils des couples de même sexe. Le Global South Fellowship of Anglican Churches (GSFA) affirme représenter 75% des anglicans à travers le monde, issus de 25 provinces membres, principalement en Asie, Amérique Latine et en Afrique. Il a annoncé dans un communiqué ne plus reconnaître Justin Welby comme le «chef de la communion» et estime qu’il a «disqualifié» l’Église d’Angleterre dans son rôle d’«Eglise mère».
En réponse, les services de l’archevêque de Canterbury ont indiqué qu’«aucune modification des structures de la communion anglicane» ne peut se faire sans son approbation.
« Ils ont détruit la famille, la culture, l’identité nationale »
Dans son discours annuel devant l’Assemblée de la Fédération
et les prêtres sont forcés de reconnaître et d'officier les mariages entre personnes du même sexe…
Via 👉 https://t.co/A968OBz3rQ @BlackBondPtv
— Elsa (@Fleur50559050) February 21, 2023
💬 "Ils ont détruit la famille, la culture, l'identité nationale"
Poutine affirme que la Russie doit se protéger de la "dégénération de mœurs" en Occident pic.twitter.com/ffgWBx0prP
— BFMTV (@BFMTV) February 21, 2023
Regardez ce qu’ils font à leur propre peuple. Il s’agit de la destruction de la famille, de l’identité culturelle et nationale, de la perversion et de l’abus des enfants, y compris la pédophilie, toutes choses qui sont déclarées normales dans leur vie. Ils obligent les prêtres à bénir les mariages homosexuels. Tout de bon, qu’ils fassent ce qu’ils veulent. Voici ce que je voudrais dire à ce sujet. Les personnes adultes peuvent faire ce qu’elles veulent. En Russie, nous l’avons toujours vu ainsi et nous le verrons toujours : personne ne s’immisce dans la vie privée des autres, et nous ne le ferons pas non plus.
Mais voici ce que je voudrais leur dire : regardez les saintes écritures et les principaux livres des autres religions du monde. Ils disent tout, y compris que la famille est l’union d’un homme et d’une femme, mais ces textes sacrés sont aujourd’hui remis en question. L’Église anglicane aurait l’intention d’explorer l’idée d’un dieu non sexiste. Qu’y a-t-il à dire ? Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font.
Des millions de personnes en Occident se rendent compte qu’elles sont conduites à un désastre spirituel. Franchement, l’élite semble être devenue folle, et il semble qu’il n’y ait pas de remède à cela. Mais comme je l’ai dit, ce sont leurs problèmes, tandis que nous devons protéger nos enfants, ce que nous ferons. Nous protégerons nos enfants de la dégradation et de la dégénérescence.
Pas de synodalité pour la messe traditionnelle
Le cardinal-préfet du Dicastère pour le Culte divin, Mgr Roche, a été reçu en audience par le Pape François hier. Le Pape a approuvé un rescrit qui précise que l’usage d’une église paroissiale ou l’érection d’une paroisse personnelle pour la célébration de la messe traditionnelle sont réservées au Saint-Siège.
Contrairement à ce qui est annoncé sur d’autres sujets, le Curie fait oeuvre d’un véritable centralisme sur ce sujet.
Philadelphie : une bombe artisanale déposée dans une église catholique
Une bombe artisanale a été trouvée dimanche 19 février aux abords immédiats de l’église catholique saint-Dominique.
Selon les évêques américains, au moins 248 actes christianophobes – du vandalisme à l’attaque de célébrants ou de fidèles – ont visé des églises depuis mai 2020.
Nouveau séisme au Moyen-Orient
Communiqué de l’Oeuvre d’Orient :
À 18h ce lundi 20 février, un nouveau séisme a frappé le sud de la Turquie et le nord de la Syrie, d’une magnitude de 6,4. Deux semaines après le séisme meurtrier qui a causé la mort de plus de 41 000 personnes, ce nouveau séisme continue d’aggraver le bilan humain et matériel dans la région.
Dans la nuit, 90 répliques se sont ensuite succédé, dont une atteignant une magnitude de 5,8. On dénombre actuellement 6 nouveaux décès et 300 blessés en Turquie. En Syrie, le bilan s’élève à 150 blessés supplémentaires à Alep et dans le nord-ouest du pays.
En Syrie, en raison des années de guerre civile, de la crise économique et des sanctions internationales, cette succession de catastrophes naturelles continue d’épuiser une population déjà exsangue. À Antioche en Turquie, berceau de l’Église primitive, de nombreux bâtiments se sont encore effondrés.
Les communautés chrétiennes sur place accueillent les sinistrés en ouvrant leurs couvents, églises et salles paroissiales. À la suite du séisme du 6 février, les religieux maristes bleus d’Alep avaient accueilli dans leurs locaux près de 1500 familles. Ce nombre s’était réduit à 150 jusqu’à ce début de semaine, avant que le nouveau tremblement provoque un retour de 600 à 700 familles réfugiées dans leurs bâtiments communautaires.
Au service des communautés chrétiennes, L’Œuvre d’Orient agit pour toute la population. Au lendemain du premier séisme, elle avait pu acheminer 5216 couvertures pour les populations sinistrées à Alep. Dans les jours qui ont suivi, elle a expédié un convoi leur apportant du lait maternel, des repas chauds et des produits d’hygiène élémentaires. Un fonds d’urgence a également été ouvert pour soutenir la population.
L’Œuvre d’Orient invite la France et l’Union européenne à soutenir l’aide humanitaire auprès de la population syrienne.
Big Brother à la portée de tout le monde
Une équipe d’escrocs a été arrêtée le 31 décembre dernier après la découverte par la police d’une machine jusqu’alors réservée aux services de renseignement, capable d’aspirer l’intégralité des données des téléphones à proximité. L’appareil est un « IMSI catcher », initialement conçu pour lutter contre les terroristes… et les organisations criminelles. […]
En fait, l’« IMSI catcher » limite le fonctionnement d’une antenne-relais de téléphonie mobile et connecte tous les appareils situés à sa proximité. Les communications de ces téléphones ainsi interceptés, les escrocs peuvent avoir accès à leur contenu incognito. En l’occurrence, la valise en question aurait capté les données de 16.000 téléphones mobiles et envoyé des milliers de messages dans le but d’escroquer les destinataires. Objectif, d’après la police : inciter les victimes potentielles à se connecter sur un faux site de l’assurance maladie pour récolter leurs données personnelles et leurs coordonnées bancaires. Au total, 424.000 SMS frauduleux auraient été envoyés. Impossible pour l’heure d’établir le nombre de victimes avérées.
Du côté des escrocs présumés, l’opération serait dirigée par deux hommes, dirigeants d’une société spécialisée dans les nouvelles technologies domiciliée à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Les enquêteurs ont également découvert qu’ils ont acheté la machine espionne en mars 2021 auprès d’un fournisseur chinois. […]
Pas de retraite pour Jack Lang ?
À 83 ans, l’actuel dirigeant de l’Institut du Monde Arabe mène campagne pour garder son poste, qu’il occupe depuis 10 ans.
François Gouyette, ambassadeur de France en Algérie, a manifesté son intérêt pour la présidence de l’Institut. Jean-Yves Le Drian, 75 ans, est également candidat. Emmanuel Macron devrait donner sa préférence début mars.
L’homme et la cité
Stanislas Berton, entrepreneur, économiste et écrivain français né en 1984, a été interrogé par Charles Gave pour l’Institut des libertés, sur les racines de la France.
Programme de l’émission :
- 2:27 L’empire du mensonge est-il vraiment en train de s’écrouler ?
- 3:35 La science de l’Ingénierie sociale.
- 11:00 Le rejet du « progrès » occidental
- 15:00 Le projet pour détruire l’occident.
- 20:00 Réconcilier l »Eglise avec les Français.
Entrer en Carême, c’est entrer avec Jésus au désert, pour y demeurer quarante jours dans le jeûne et la prière
De l’abbé Charles Berger de Gallardo sur Claves :
[…] Le Carême, c’est presque banal de le remarquer, est conçu comme un temps de préparation. En cela il se distingue des derniers jours – Vendredi et Samedi saints en particulier. Très tôt, un jeûne rigoureux fut pratiqué durant ces deux jours, en référence à la parole du Divin Maître :
« Des jours viendront où l’Époux sera enlevé à ses disciples, et alors ils jeûneront[5]. »
« Ce n’est pas un jeûne préparatoire à la célébration du mystère, mais un jeûne qui l’accompagne : on ne l’appelle pas antépascal, mais pascal[6]. »
Au contraire, l’institution du Carême a été inspirée par le souci de préparation aux jours saints. Il y avait d’une part la nécessité de préparer les catéchumènes au baptême qui devait être célébré au cours de la Vigile pascale. On en veut pour preuve les nombreuses allusions au baptême que comporte la liturgie du Carême, en particulier au cours des troisième et quatrième semaines. Voici quelques exemples parmi les plus marquants.
Pour la troisième semaine, le lundi, il est question de Naaman le Syrien qui fût purifié de la lèpre par sept bains dans le Jourdain[7] ; le vendredi, c’est l’eau qui est évoquée, celle que Moïse fit jaillir du rocher[8] et celle que Notre-Seigneur proposa à la samaritaine[9].
Pour la quatrième semaine, le baptême est suggéré par les introïts du mercredi – effundam super vos aquam mundam : « je répandrai sur vous une eau pure[10] » – et du samedi – sitientes venite aquas : « vous tous qui avez soif, venez aux eaux[11] ».
À l’institution du Carême contribua également la nécessité d’accompagner les pénitents publics vers la réconciliation à laquelle ils étaient admis le Jeudi saint. C’est à cet aspect du Carême que se rattache le Mercredi des Cendres, l’imposition des cendres étant l’acte solennel par lequel commençait la pénitence publique. C’est également pour les pénitents, qui n’avaient pas accès à la communion, qu’une deuxième oraison de post-communion fut instituée : on la trouve aujourd’hui dans le missel pour les messes de semaine du Carême sous le nom d’oratio super populum, « prière sur le peuple », et elle est introduite par une invitation éloquente : Humiliate capita vestra Deo, « Humiliez vos têtes devant Dieu ».
Dans l’institution du Carême, donc, la place des catéchumènes et des pénitents fut essentielle. Néanmoins,
« à ces deux catégories de sujets l’Église entendait bien associer par la même occasion tous les fidèles parce que c’est le corps mystique tout entier qui doit mourir et ressusciter avec le Christ pour se renouveler en lui dans les solennité pascales[12]. »
Cette association fut progressive et ressembla plutôt à une substitution, le nombre de catéchumènes adultes venant naturellement à décroître, tandis que la pratique de la pénitence publique se faisait plus rare. Ainsi, l’usage d’imposer les cendres au début du Carême fut étendu à l’ensemble des fidèles et tous furent invités à pratiquer généreusement la prière, la pénitence et les œuvres de miséricorde, à l’instar des pénitents. […]
L’Union Lex Orandi invite les fidèles à s’organiser
Face aux bruits inquiétants en provenance de Rome, l’Union Lex Orandi appelle à la prière mais aussi à l’unité :
Un article du site Riposte Catholique du 19 février 2023 se fait écho de la rumeur d’une future constitution apostolique en préparation au Vatican pour avancer vers l’abolition de la liturgie traditionnelle. Citant la revue américaine The Remnant, Riposte Catholique explique qu’un texte préparé par le Dicastère pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements a été présenté au Pape François fin janvier, mais qu’il soulève par ailleurs une forte résistance de la Curie romaine.
Face à l’impossibilité d’obtenir plus de précisions sur cette information, nos amis d’Una Voce ont publié un appel à tous les catholiques de bonne volonté pour qu’ils offrent des prières et des pénitences pendant le Temps du Carême, à l’intention de la liberté de la messe traditionnelle. Cet appel est essentiel tant est puissante l’arme de la prière. Toute la liturgie du Carême qui va commencer illustre l’urgence de la foi, de l’espérance et de la charité dans cette période où l’Eglise du Christ est si éprouvée. Notre Seigneur, durant sa vie terrestre, prodiguait ses bienfaits à ceux qui les lui demandaient avec foi, comme cet aveugle de Jéricho mentionné dans l’Evangile du dimanche de la quinquagésime. « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » nous demande encore aujourd’hui le Seigneur. Prions le maître de l’impossible afin de nous entendre dire, à nous qui demandons la préservation des trésors liturgiques de l’Eglise : « Qu’il te soit fait selon ta foi».
Face à la menace d’un durcissement de Traditionis Custodes qu’évoque l’article cité, l’Union Lex Orandi lance également un appel. A la nécessité de la prière, à laquelle Lex Orandi s’associe très intensément, s’ajoute l’urgence de la mobilisation. Il nous appartient, à nous fidèles laïcs, de porter le témoignage de notre attachement à la liturgie traditionnelle. Ce trésor n’est pas à la disposition arbitraire de ceux à qui la Providence divine a permis d’occuper des fonctions ecclésiales même les plus hautes, comme le rappelle le Catéchisme de l’Eglise Catholique : « Même l’autorité suprême dans l’Église ne peut changer la liturgie à son gré » (CEC N° 1125). Ce trésor est à la garde de l’Eglise dont nous sommes les membres. Il constitue notre bien spirituel, le moyen de notre sanctification. Or, proclame l’Eglise « le salut des âmes est la loi suprême ».
Chargé, en vertu de leur baptême, de cette responsabilité, les fidèles laïcs peuvent et doivent s’organiser pour témoigner de leur attachement à ce trésor liturgique. L’Union Lex Orandi invite toutes les communautés, les mouvements, les groupes de prière ou de formation, les parents d’élèves des écoles créées par des familles catholiques, à se constituer de manière collective, en s’identifiant à un Saint protecteur, à un lieu d’enracinement ou à un objet social commun, et à s’affilier à l’Union Lex Orandi. Cette union regroupe depuis 2021 de dizaines de mouvements de fidèles attachés à la liturgie traditionnelle. Elle est un réseau au service des structures locales, au service de l’Eglise et du bien commun. Partout où, aujourd’hui, est célébrée la liturgie traditionnelle, un groupe de fidèles doit s’organiser. L’Union Lex Orandi est à leur service.
Le FORIF remplace le CFCM
Le ministre de l’Intérieur a décidé de remplacer le Conseil Français du Culte Musulman par le FORIF, Forum de l’Islam de France. Le FORIF se présente annuellement comme un cycle de travail entre l’État et la religion musulmane, qui verra se succéder Assises territoriales de l’islam de France autour des préfets, groupes de travail nationaux sur les thématiques identifiées au cours des ATIF et session nationale du FORIF avec le ministre de l’intérieur.
Les participants au FORIF sont :
- des responsables d’associations locales (ex : la Fédération des musulmans du Tarn, le Conseil des mosquées du Rhône ou bien le Conseil des institutions musulmanes des Yvelines) ;
- des personnalités qualifiées issues des territoires et proposées par les préfets (ex: des aumôniers, des personnalités engagés dans le culte musulman et dans la vie sociale…) ;
- des représentants d’associations nationales ou des personnalités connues pour leur engagement, leur indépendance et leur réflexion.
Samedi 5 février 2022, la première séance plénière du FORIF a eu lieu autour du ministre de l’Intérieur.
Recevant le FORIF le 16 février, Emmanuel Macron a déclaré « avoir décidé » de mettre un terme au CFCM.
« Les précédentes instances présentaient des limites que j’ai déjà eu l’occasion de nommer. Il y avait un dialogue qui a existé, il y a eu des vraies avancées. Je ne veux pas sous-estimer ce qui avait été fait, par exemple, avec le CFCM ».
« Mais l’État discutait bien souvent aussi avec d’autres États, dans le cadre d’une forme de rémanence, pas simplement diplomatique mais qui embarquait aussi toute une histoire dont il fallait progressivement sortir ». « C’est pourquoi nous avons décidé de mettre fin au CFCM. De manière très claire. Et à son activité. »
Interrogé sur les propos du chef de l’État, le coprésident du CFCM par intérim, Ibrahim Alci, invité à la rencontre de l’Élysée, a répondu :
« Un CFCM, ça ne se dissout pas comme ça. »
Le conseil d’administration « va se réunir » et « s’il veut dissoudre, ça se dissoudra ». Selon lui, « le Forif, n’est pas le remplacement du CFCM ».
Jean-Frederic Poisson, président du parti VIA, la Voie du Peuple et Driss Ghali, auteur de “Français, ouvrez-les yeux ! Une radiographie de la France par un immigré” étaient invité de l’émission Ligne Droite sur Radio courtoisie :
La personnalité juridique n’est accordée à un enfant qu’à sa naissance : comment changer cela ?
Xavier Labbée, Professeur des universités et avocat au barreau de Lille, revient sur l’accident commis par Pierre Palmade au cours duquel une femme enceinte a perdu l’enfant. Nul ne peut ignorer aujourd’hui les données juridiques du débat : si l’enfant a vécu ne serait-ce que quelques secondes, on peut alors dresser un acte de naissance, puis un acte de décès, le considérer comme un sujet de droits et les faits commis constituent un homicide. En revanche, si l’enfant est mort-né, il ne fera l’objet que d’un certificat d’enfant sans-vie et les faits commis ne seront pénalement qualifiables qu’en violences involontaires sur la femme. Comment en sortir ?
Nous avions proposé il y a longtemps (Xavier Labbée, La condition juridique du corps humain avant la naissance et après la mort » Thèse PU Lille et PU Septentrion pages 237 et suivantes) un texte visant à permettre à toute femme enceinte qui le souhaite d’effectuer en mairie une déclaration de grossesse une fois passé le délai légal permettant l’IVG (soit aujourd’hui la quatorzième semaine). Dans l’esprit de la proposition, il ne s’agissait pas d’instaurer une obligation pour toutes les femmes, mais plutôt une liberté pour celles qui le souhaitent : si la femme a le pouvoir de se séparer de l’enfant qu’elle porte, elle doit avoir aussi le pouvoir de l’élever au rang de personne si elle en a l’envie. Pourquoi la liberté de la femme ne pourrait-elle fonctionner que dans un sens et pas dans l’autre ? Cette déclaration une fois effectuée aurait pour effet d’attribuer la qualité de sujet à l’enfant : un patrimoine, un véritable état civil et plus généralement la protection pénale et civile des personnes. Ce projet ne portait nullement atteinte à la liberté de la femme d’interrompre sa grossesse puisque la déclaration ne peut être effectuée qu’une fois franchi le seuil légal. Mais il nous était apparu beaucoup plus vivifiant puisqu’il est porteur d’espoir… Et sans doute pourrait-il s’inscrire également dans l’esprit du droit contemporain de la filiation, qui se résume bien souvent à une matria potestas. Pourquoi ne pas y réfléchir ?
Si la médiatisation encadrant le terrible accident causé par l’artiste pouvait provoquer la réaction d’un public qui n’aurait pas réagi en d’autres circonstances, alors peut-être pourra-t-on la qualifier d’utile…
Méfiez-vous de l’ultra-droite
Le directeur général de la sécurité intérieure (DGSI), Nicolas Lerner, a dressé dans un entretien accordé à « Emile », le magazine des anciens de Sciences Po Paris, un panorama de la menace terroriste depuis 2018, date de son arrivée à la tête de la DGSI. Il y fait état de menaces nombreuses et diverses contre la France venant de l’ultradroite, du « terrorisme sunnite » ou bien encore de services étrangers susceptibles d’actions d’ingérence, d’espionnage voire de manipulation de l’information.
S’il considère que le « risque d’attentat projeté a très significativement diminué depuis 2014 », il estime qu’il « n’a malheureusement pas disparu » et relève qu' »en Syrie et en Irak, l’EI (groupe Etat islamique) fait preuve de résilience », et qu' »au Sahel (…), mais aussi en Afghanistan, l’organisation terroriste gagne du terrain alors même qu’Al Qaïda et ses filiales demeurent dynamiques ».
« Derrière chaque bouleversement géopolitique, il y a un risque de résurgence terroriste ».
Selon lui,
« nombre de démocraties occidentales considèrent que la menace ultradroite, suprémaciste, accélérationniste est aujourd’hui la principale menace à laquelle elles sont confrontées »
Chronique du grand remplacemcent
Il faut lire la presse algérienne francophone pour apprendre que la France facilite la naturalisation :

Jacques de Guillebon quitte L’Incorrect
À la suite d’un désaccord avec l’actionnaire de L’Incorrect, Jacques de Guillebon, qui avait déjà perdu le poste de directeur de la rédaction en septembre 2022, quitte le mensuel.
Ses positions au sujet de la stratégie d’Éric Zemmour durant la campagne présidentielle et les législatives, avaient été jugées trop critiques par l’actionnaire du journal Laurent Meeschaer, lequel s’était présenté pour le parti Reconquête lors des législatives de 2022.
Dans l’éditorial du numéro de février, Jacques de Guillebon écrivait au lecteur :
[…] Qu’il se rassure, d’autres viennent après nous, qui certainement lui parleront plus aimablement, plus intelligemment, plus réellement. Mais, et c’est justement la dernière question qui nous occupe, et qui vaut peut-être cinq minutes de votre temps, cher lecteur : qu’est-ce que ce réel que la droite française contemporaine a fait profession d’adopter, à quoi elle assure être perpétuellement et de nature connectée ? Le réel, le réel seul, ce n’est rien et quiconque a lu deux livres de philosophie, même distraitement, en est généralement convaincu. Supposer que, parce que j’aie constaté, et dans la rue, et au tribunal et dans les prisons une surreprésentation des immigrés africains et de leur descendance dans les actes de délinquance, fasse de moi un connaisseur du réel n’est plus vrai, juste ni intelligent que le fait qu’une « féministe » qui écrit de mauvais livres constate que les prisons sont remplies d’hommes et non de femmes soit une connaisseuse du réel. Oui, les deux propositions sont isolément formulées aussi « vraies » l’une que l’autre. Il y a des chiffres, nous assène-t-on. Ce réel n’est aucunement intéressant ni pour la pensée, ni conséquemment pour l’action.
Le réalisme que nous avons hérité d’Aristote, médié par la scolastique médiévale, consiste dans l’« adequatio rei et intellectus », c’est-à-dire que l’intelligence dont nous croyons avoir été pourvu doit s’appliquer au fait brut que l’on appelle le réel pour le lire, le décrypter s’il le faut, et en déduire quelque chose qui nous approche de la vérité. Seulement, cette intelligence a elle-même été surélevée, croyons-nous, si nous sommes français, donc chrétiens, par une révélation. Personne n’a jamais démontré qu’Aristote avait fondamentalement tort quand il suppose qu’une partie de l’humanité est assez faible dans son intelligence et sa volonté pour se contenter d’être esclave. Et pourtant, aucun de nous ne supporte plus cette assertion. C’est que nous avons été libérés malgré nous de ce « réel » par quelqu’un qui nous a rétablis, par son sacrifice, dans une égale dignité, nous apprenant surtout à prendre soin de l’esclave naturel, c’est-à-dire l’honorer. L’immense saint Thomas d’Aquin nous a de même démontré, vers 1270, quand bien même il fut condamné alors par le ridicule évêque Étienne Tempier, que l’on pouvait en même temps considérer par la foi que l’univers avait été créé, et penser par la raison qu’il était éternel. C’est le moment miraculeux où l’Occident a établi, et seul au monde, l’articulation non-contradictoire de la foi et de la raison. […]
Les vrais raisons du combat pour l’avortement
Dans cette vidéo, Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, revient sur l’introduction de l’avortement dans la Constitutions française et les motifs profonds qui motivent ses promoteurs :
Les Chevaliers pontificaux créent un prix de l’évangélisation
L’Association des Chevaliers pontificaux crée un prix destiné à récompenser et à soutenir les actions d’évangélisation, de diffusion et de mise en pratique de la doctrine sociale de l’Église en France.
Ce prix sera attribué non seulement à des œuvres existantes, mais aussi à de nouvelles initiatives. Il vise particulièrement à soutenir l’engagement de jeunes catholiques dans l’évangélisation et la diffusion de la doctrine sociale de l’Église.
L’initiative récompensée recevra une somme de 10 000 euros, et bénéficiera de la publicité résultant de ce prix qui sera remis en juin par Son Exc. Mgr Celestino Migliore, nonce apostolique auprès de la France.
Les candidats peuvent présenter leur œuvre ou leur initiative jusqu’au 30 avril 2023 en envoyant leur dossier de candidature à l’aide du formulaire suivant :cliquez ici. Ce dossier doit contenir une description de l’œuvre ou de l’initiative, une indication sur l’utilisation envisagée du montant du Prix, la liste des responsables ou membres du conseil d’administration, et toute autre documentation pertinente (vidéos, témoignages, etc.) apportant des éléments d’appréciation sur le projet et ses auteurs.
Le jury est composé de membres de l’Association des Chevaliers pontificaux et de personnalités extérieures choisies pour leurs compétences. Figurent notamment parmi les membres du jury les fondateurs du Congrès Mission, du site l’Evangile au Quotidien/Evangelizo, des Accueils Louis et Zélie, ainsi que des administrateurs d’œuvres catholiques.
L’Association des Chevaliers pontificaux a été fondée en 1890 avec l’appui du Pape Léon XIII qui souhaitait que soient réunis les titulaires français des ordres et des dignités décernés ou reconnus par le Saint-Siège. L’association a pour devise « Pro Deo et Pontifice ». Parmi ses membres historiques, on compte des laïcs tels que Raoul Follereau, ainsi que des religieux, notamment les cardinaux Pacelli (futur Pie XII), Roncalli (futur Jean XXIII) et Montini (futur Paul VI). Elle rassemble ainsi des serviteurs de l’Église engagés notamment dans la propagation des enseignements pontificaux, au service de l’évangélisation. Elle a aussi pour objet de participer à des œuvres de charité, en particulier à l’assistance aux prêtres âgés.
L’association est présidée par le Général (2S) Bernard Fleuriot, ancien Lieutenant pour la France de l’Ordre du Saint Sépulcre de Jérusalem.
Un million de dollars pour avoir « troublé la paix » devant le Planned Parenthood
Le groupe chrétien pro-vie The Church at Planned Parenthood (TCAPP) a été condamné à payer près d’un million de dollars d’amendes pour avoir “troublé la paix” devant un Planned Parenthood dans l’État de Washington.
L’objectif du groupe est de prier, de prêcher et de chanter des hymnes devant la clinique d’avortement. Cependant, le juge Tim Fennessy de la Cour supérieure du comté de Spokane a considéré que cette manifestation pacifique perturbait “délibérément ou par imprudence” les activités de la clinique d’avortement et “troublait de manière déraisonnable la paix au sein de l’établissement”. Il a donc condamné le groupe à payer 850 000 dollars de frais de justice. Ce montant s’ajoute aux 110 000 dollars que le groupe avait déjà été condamné à verser à Planned Parenthood. Après une décision de justice rendue en septembre 2020, le TCAPP avait reçu l’ordre strict de se tenir à une distance d’au moins 35 pieds (environ 10 mètres) du centre d’avortement et de s’abstenir de faire du bruit entre 8 heures et 19 heures, du lundi au samedi.
Le cofondateur de la TCAPP, le pasteur Ken Peters, s’est défendu en affirmant que le groupe ne faisait que “chanter, prier et prêcher … après les heures de travail”.
Monseigneur Eric de Moulins-Beaufort invité à dîner le mercredi des Cendres
Soit les collaborateurs d’Emmanuel Macron sont particulièrement incultes et ignorent que le mercredi des Cendres est un jour de jeûne, soit ils invitent délibérément plusieurs dirigeants chrétiens le mercredi des Cendres pour les blesser.
D’après Politico ce dîner consacré à la fin de vie serait finalement annulé. L’agenda du président de la République n’est pas encore disponible pour les jours suivants.
Fabien Bouglé : «L’Allemagne mène une offensive terrible pour détruire EDF»
Fabien Bouglé, expert en politique énergétique et auteur de l’ouvrage « Nucléaire, les vérités cachées » aux Éditions du Rocher, répond aux questions de Dimitri Pavlenko. Ensemble, ils s’intéressent aux raisons des difficultés d’EDF.
Bagarre entre supporters marseillais et militaires du 3e RPIMA
Interdits de circuler dans le centre de Toulouse, en marge de la rencontre Toulouse FC-Olympique de Marseille, les supporters de Marseille se sont arrêtés à Carcassonne. Deux bus de supporters d’« ultras » de Marseille se sont attablés sur la place centrale. Vers 16 heures, ils ont repéré un homme portant le maillot du Paris Saint-Germain. Le groupe de cinq à dix personnes attablées, issus du 3e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMA), est alors pris en grippe par une partie des Marseillais. En minorité, le groupe aurait appelé du renfort. La bagarre fut « soudaine », confirme la préfecture de l’Aude, avant que deux équipages de la police nationale, appuyés par une équipe du Peloton de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie (PSIG) ne viennent séparer les belligérants. Aucune plainte n’a été déposée, aucune interpellation n’a été effectuée.
Les supporters de Marseille ont quitté le centre-ville de Carcassonne, escortés par la gendarmerie.
Carcassonne (11) : bagarre générale entre des militaires du 3e RPIMa et des supporters de Marseillehttps://t.co/OAc7P5siIK pic.twitter.com/XdvPFX0kFg
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) February 19, 2023
Il y a de l’agitation au sein du collège des cardinaux
Edward Pentin a interrogé Mgr Nicola Bux, ancien consulteur de la Congrégation pour la doctrine de la foi et de la Congrégation pour la cause des saints. Extrait :
Il est certain que la moitié des cardinaux électeurs et de nombreux évêques sont convaincus que nous ne pouvons pas continuer ainsi et qu’un changement est nécessaire pour mettre de l’ordre dans l’Église si elle veut rester catholique. Il y a de l’agitation au sein du collège des cardinaux, comme chez les prêtres, mais le corps ecclésial se réveille d’un état d’anesthésie.
Mais comme l’affirmait Joseph Ratzinger, la crise de l’Eglise est contingente à l’effondrement de la liturgie, et le remède réside dans « l’herméneutique de la continuité et de la réforme de l’unique sujet-Eglise », j’ajouterais qu’il réside dans la « réforme de la réforme liturgique » qu’il a initiée. Les funérailles de Benoît XVI ont mis en évidence que, dans sa pensée, il a nourri dans l’Église une réalité de la base, malgré les « laboratoires d’utopies » qui s’y trouvent. Il faut du temps, et cette réalité, comme une rivière karstique, resurgira. Les impostures sont vouées à l’échec.
