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La revanche des brigands – 2ème partie

Les brigands sont de retour… Jean et Henri aussi! Jean était bien taciturne depuis quelques temps… Qu’à cela ne tienne, Henri et les cousines sont partis l’aider !

Découvrez la deuxième partie du chapître 3 : “La revanche des brigands !”

Limite : une génération « pape François » déjà à bout de souffle ? [Addendum]

La revue s’arrête. Paul Piccarreta explique :

Après 7 ans d’aventures, la revue Limite s’arrêtera ce jeudi 27 octobre. Le numéro 27, en librairies cette semaine, restera donc comme le dernier. Ces 7 années passées comme directeur de la rédaction ont été les plus belles de ma jeune vie. Il est l’heure pour moi de dresser quelques bilans et de vous dire merci.

C’est une décision que nous avons prise en commun il y a plusieurs mois, constatant la baisse de nos abonnés et un certain épuisement lié à une structure fragile, associative, reposant en partie sur le bénévolat. A l’origine, en 2015, nous pensions sortir un fanzine presque étudiant – puisque c’est ce que nous étions encore un peu- mais notre volonté d’offrir au public un objet de qualité a très tôt fait basculer Limite dans le monde institutionnel des revues françaises. Au moment de mettre un terme à cette histoire, je suis fier d’avoir été l’initiateur d’un journal qui a eu plus de 5000 abonnés différents et vendu près de 80 000 exemplaires.

Limite a suscité la curiosité en dehors de ses propres cercles. C’est peu dire que la presse en a parlé, souvent pour n’en rien dire de très pertinent. Cela tient autant de la paresse que de la singularité de notre histoire. La paresse intellectuelle, nous l’avons combattue dans nos colonnes en ne sacrifiant jamais la complexité des sujets au coup d’éclat. Nous avons constamment attiré l’attention sur l’écologie intégrale telle que nous la définissions. Notre histoire, quant à elle, témoigne des tensions qui structurent le catholicisme français. Nous voyons qu’aujourd’hui, à l’intérieur d’une même famille, une génération « Manif Pour Tous » soucieuse d’identités fait face à une génération « pape François », attentive à la justice sociale et à la conversion écologique. Dès le départ de Limite, c’est la seconde que nous avons voulu incarner. Elle est au reste plus une « contre génération » tant elle apparaît à l’état embryonnaire et porteuse de signaux faibles. 7 ans plus tard, nous savons que la liaison entre ces deux mouvements est brouillée, même si des dialogues fraternels se tissent ponctuellement. Il reste que nous avons essayé, autant que possible, de tenir les deux ensembles, malgré les difficultés que cela entraînerait. […]

Addendum : ce texte a été modifié a posteriori et donc celui en lien présente quelques divergences.

La tentative d’éradication de la liturgie d’avant Vatican II par Traditionis custodes semble se fonder sur le fait que la doctrine de l’Eglise a changé

Paix Liturgique était encore devant la nonciature à Paris samedi midi :

Ce samedi 22 octobre, nous étions devant la nonciature apostolique, 14bis avenue du Président-Wilson, de 12h à 12h 30.

Nous avons commenté la ridicule lettre que Mgr Roland, évêque de Bellay-Ars, a publiée le 11 octobre pour les prêtres et diacres de son diocèse sur la mise en application des décisions romaines contre la liturgie traditionnelle. 61 ans, évêque plutôt « classique » proche du cardinal Barbarin, Mgr Roland se découvre aujourd’hui une vocation d’extirpation de la liturgie traditionelle.

Dans une lettre ouverte adressée à cet évêque (Lettre ouverte à Mgr Roland – Riposte-catholique), Cyril Farret d’Astiès pose les bonnes questions, ou plutôt LA bonne question : la lex orandi ancienne, que véhicule la liturgie traditionnelle, est-elle frappée de péremption par la lex orandi nouvelle, celle de la liturgie de Vatican II ? Nous nous contentions jusqu’ici, pour notre part, d’affirmer que la doctrine traditionnelle apparaissait comme affaiblie dans la liturgie nouvelle. Mais la tentative d’éradication de la liturgie d’avant Vatican II par Traditionis custodes semble expressément se fonder sur le fait que la doctrine de l’Eglise a changé.

Notre action de protestation contre les suppressions, restrictions, mesures répressives, n’en prend que plus d’importance : c’est une question de Foi catholique que nous posons à nos pasteurs. La nôtre n’a pas changé et ne changera pas.

C’est donc soutenus par l’instinct de la foi que, continuant à pratiquer l’ancienne liturgie, nous interpellons respectueusement le Saint-Père devant la porte de son représentant à Paris, de même que les fidèles parisiens priant à Saint-Georges de La Villette, à N.D. du Travail, comme les fidèles faisant célébrer une messe à Saint-Germain-en-Laye, interpellent l’archevêque de Paris et l’évêque de Versailles.

Le succès du « Feiz e Breizh », symbiose entre la tradition liturgique et la dimension d’enracinement dans un territoire

Bertrand de Tinténiac, président du « Feiz e Breizh », pèlerinage breton s’étant déroulé début septembre et qui a connu un vrai succès, a été interrogé dans L’Homme Nouveau. Extrait :

À quoi est dû selon vous le succès d’un tel pèlerinage ?

Je pense que le succès vient de cette symbiose entre la tradition liturgique, par laquelle nous continuons à faire ce que faisaient nos aînés, et la dimension d’enracinement dans un territoire ayant une histoire, une identité extrêmement forte. La Bretagne a longtemps été un royaume, elle est encore une nation à part entière pour beaucoup de Bretons, sans qu’ils soient pourtant indépendantistes. Cette dimension n’est pas morte : il n’y a qu’à voir le nombre de bannières noir et blanc. Cet ensemble de traditions millénaires et de la foi, de la liturgie traditionnelle qui ne dénature pas l’histoire d’une Bretagne liée à cette liturgie immuable attire et donne du sens. Nous racontons une histoire vraie.

Inconscience ? Bêtise ? Trahison ? Pourriture ? Les mots manquent

On se méfie parfois de soi-même, par hygiène mentale. Ainsi en va-t-il du sujet Macron qu’on voudrait pouvoir examiner factuellement, sans parti pris.

Bien sûr, on a en tête la vente des turbines nucléaires d’Alstom, avec les brevets qui les accompagnaient, à GE.

Bien sûr, on a en tête les pressions exercées sur Dassault Aviation pour que dans le cadre du grand projet de l’avion du futur franco-allemand, l’entreprise française brade tout à la fois son capital intellectuel et ses connaissances techniques et de management de projet à son partenaire allemand. Que voulez-vous, il faut bien agir « en Européens » comme il dit.

Bien sûr, on a en tête la fermeture de Fessenheim ; que voulez-vous, c’est si près de l’Allemagne (« Elle était à la frontière de l’Allemagne qui n’est pas alignée avec nous sur le nucléaire ») et on aime tellement Angela (« Merci d’avoir accepté ce jeune président impétueux qui voulait tout bousculer, merci de cette patience et de cette indulgence à mon égard», lui dit M.Macron en novembre 2021 au moment de décorer Angela de la Grand’Croix de la Légion d’honneur).

Bien sûr, on a en tête ces primes à la voiture électrique qui servent si bien à subventionner les productions industrielles chinoises et creusent notre déficit de la balance commerciale.

Bien sûr, on a en tête ces visites algéroises, autant de ministres déployés pour permettre encore l’accroissement, si c’est possible, de l’immigration arabo-musulmane (en moins d’une semaine, assassinat de Lola par une algérienne sous OQTF, agression d’un magistrat à Créteil par un algérien sous OQTF et menaces dans la mosquée de Drancy par un algérien sous OQTF).

Bien sûr, on a en tête le suivisme fayotteur à l’égard de Mme Von der Leyen et de M.Biden dans la gestion de l’agression de l’Ukraine par la Russie.

Bien sûr, on se rappelle même la délégation de décision accordée aux cabinets de conseil américains dans la gestion de la situation sanitaire liée à l’épidémie de Covid.

On croyait donc que la coupe était pleine.

Eh bien, on trouve toujours plus avec M.Macron : dans le numéro 1336 de Marianne (20 octobre 2022), on tombe sur les deux informations suivantes :

  • Page 24, dans un article sur la « Mainmise étrangère sur le nucléaire français», entrefilet :

« Déterminé. En 2016, Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, a fait pression sur EDF pour que des groupes du nucléaire chinois entrent au capital d’Areva. Ce sera chose faite à quelques mois de la présidentielle ».

  • Page 38, dans un article sur la « Vente d’Alcatel à Nokia. Un mariage et peu d’engagement » sous-titré ainsi :

« L’accord signé par Nokia avec l’Etat français pour mettre la main sur Alcatel-Lucent en 2015 ne comportait aucune obligation quantitative relative au maintien de l’emploi sur le territoire. Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, a donné son feu vert à ce rachat en échange de vagues promesses ».

Et l’article de rappeler les propos de M.Macron ministre : « Il n’y aura aucune destruction d’emplois en France, le nombre d’emplois total sera le même et même davantage…Nous avons eu tous les engagements aujourd’hui et aussi dans le temps », alors que, sept ans plus tard, les syndicats constatent que 1800 emplois ont été supprimés. Précisons que le secrétaire d’Etat chargé encore en 2019 du suivi du dossier était… la brillante Mme Pannier-Runacher.

Peut-être y a-t-il quelque chose de pourri au royaume de Danemark. Mais alors, ce n’est certainement pas le seul endroit.

Un montage plus vrai que nature

En tout cas il est bien fait :

Journalistes agressés

Pas d’inquiétude, aucun journaliste de Quotidien ni de Libé n’a été attaqué : vous ne devriez pas en entendre parler.

Le journaliste de Livre Noir Georges Matharan a été tabassé par une quinzaine de militants d’extrême gauche après la manifestation pour les victimes organisée par l’Institut pour la justice.

Un autre journaliste a été agressé et roué de coups par une quinzaine de personnes alors qu’il couvrait un nouvel épisode de violences urbaines à Alençon, dans la nuit du vendredi 21 au samedi 22 octobre. Agressé par un groupe d’une quinzaine de personnes, blessé, il a réussi à s’échapper et à trouver refuge. Son matériel et sa carte bancaire lui ont été volés.

Charles 1er, un destin bousculé

Aymeric Pourbaix a reçu  le père Jean-François Thomas, jésuite :

 

Pénurie de carburants : derrière le conflit social, une lutte de pouvoirs à la CGT

Lu dans Valeurs Actuelles :

Le jusqu’au-boutisme des troupes de Philippe Martinez aurait une autre explication : le 53e congrès de la CGT, qui se tiendra du 27 au 31 mars 2023. Marie Buisson, secrétaire générale de la Ferc-CGT, que l’actuel secrétaire général avait choisie pour lui succéder à la tête de la centrale, n’est plus du tout sûre d’y parvenir. Face à elle, la puissante et surtout très musclée Fédération de la chimie (qui regroupe justement les activités pétrolières). Certains voient, en fait, dans l’entêtement de Philippe Martinez une manière de donner des gages à ses opposants sur sa combativité retrouvée.

La Fec-CGT est la Fédération de l’éducation de la recherche et de la culture de la CGT.

Meurtre de Lola: l’irresponsabilité de l’Etat

De Philippe Fontana, avocat, dans le JDD:

L’indignation légitime causée par le meurtre de Lola masque la question de l’irresponsabilité de l’État en matière d’éloignement d’un étranger en séjour irrégulier. Le gouvernement a beau jeu de rappeler que la suspecterépondra de ses actes, sans doute devant la Cour d’assises. Se drapant dans le principe de la séparation des pouvoirs, il souligne qu’il ne peut interférer avec l’autorité judicaire. Il faudra donc attendre quelques longues années avant que la famille de Lola obtienne la condamnation de la mise en cause, étrangère en situation irrégulière. En attendant, ce « fait divers » sera chassé par un autre. La défense, si elle est politiquement discutable, est juridiquement exacte. En effet, l’absence d’exécution d’une OQTF n’entraîne aucune sanction ni pour l’étranger ni pour l’autorité administrative.

Lire la suite.

Les miracles sont-ils crédibles ?

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent

  • le Père Hubert LELIÈVRE, prêtre du diocèse d’Avignon
  • Jacques ROUËSSÉ, cancérologue et membre du comité médical international de Lourdes
  • Matthieu LAVAGNA, philosophe

Suite au massacre de Lola, quelques éléments de réponse

Interrogé dans Valeurs Actuelles sur l’horrible assassinat de Lola, François-Xavier Bellamy esquisse quelques réponses :

Les réponses sont multiples ; mais la plus importante, c’est qu’il faudra enfin du courage.

D’abord pour reconstruire notre justice… La meilleure prévention, c’est la certitude de la sanction. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on vit plutôt l’inverse… Je vous parlais de ce jeune fleuriste, qui a failli mourir poignardé, pour rien. Les coupables étaient deux multirécidivistes, dont l’un connu pour plus de trente délits. Ils ont été condamnés à moins de deux ans de prison, dont il est probable qu’ils n’exécuteront qu’une partie…

Il faut redonner à nos forces de l’ordre les moyens de leur mission – et quand on voit que ce gouvernement démantèle la PJ, il y a de quoi s’inquiéter.

Il faut refonder toute notre politique migratoire avec une exigence absolue, celle de maîtriser nos frontières, et de garantir enfin ce principe simple : tout individu qui entre illégalement sur le sol français n’a aucune chance d’y rester.

Cela suppose de changer la politique européenne en la matière, c’était notre engagement il y a trois ans et nous menons ce combat sans relâche, avec de vrais résultats. Cela supposera aussi de nous affranchir de la CEDH si elle prétend nous empêcher d’y parvenir.

Reste un dernier point, qui me paraît essentiel : si nous ne voulons pas que cet ensauvagement se poursuive, nous devons reconstruire notre école. C’est aussi notre faillite éducative qui laisse se propager cette violence gratuite, anomique, qui est la marque du vide de la pensée, de l’effondrement intérieur, de l’abandon de tout repère moral. Partout où nous avons accepté de négocier notre civilisation, la violence a trouvé son avantage. La réponse décisive est donc éducative, par l’enseignement retrouvée de la parole, de la raison, par le réveil des intelligences et des cœurs, par la transmission de notre civilisation.

Peut-on concilier universalisme catholique et identité nationale ?

Programme de l’émission Terres de Mission :

Eglise universelle : Rome ou Babel ? Pour un christianisme universaliste et enraciné

Laurent Dandrieu s’est attaché dans un ouvrage très argumenté et très riche, “Rome ou Babel – Pour un christianisme universaliste et enraciné”, à articuler la vocation universelle du catholicisme et, néanmoins, son respect des nations et des cultures particulières. Il dénonce ici l’erreur fondamentale qui consiste à confondre la grâce et la nature, le surnaturel et le naturel.

Eglise en France : Méditations quotidiennes

Jésuite, le père Jean-François Thomas renoue avec un genre qui eut son heure de gloire, celui des méditations quotidiennes au rythme de l’année liturgique. Il publie aujourd’hui un premier volume “Méditations quotidiennes – Automne” et nous présente les auteurs ecclésiastiques, mais aussi profanes, dont il s’est inspiré pour composer ce précieux opuscule.

Eglise en Marche : Bénédiction de l’oratoire Saint-Michel et Saint-Georges

Le 29 septembre a eu lieu la bénédiction de l’oratoire Saint-Michel et Saint-Georges dans les nouveaux locaux de SOS Chrétiens d’Orient. L’occasion pour son directeur général, Benjamin Blanchard, de dresser un bilan des actions menées depuis 9 ans et de présenter les actions en cours.

Vingtième dimanche après la Pentecôte

Comme ceux du dimanche précédent, les chants du propre de la messe du vingtième dimanche après la Pentecôte sont tirés des psaumes, à l’exception de l’Introït qui est pris cette fois dans un autre livre de l’Ancien Testament, le livre de Daniel, et plus précisément dans la grande prière des trois jeunes hébreux dans la fournaise qui est souvent utilisée dans la liturgie. Nous l’avons trouvée en particulier dans le chant d’Offertoire du septième dimanche après la Pentecôte, et nous avions signalé que le prêtre en récitait également un passage dans les prières de l’Offertoire de la messe. Nous y retrouvons aujourd’hui le thème de la justice et de la miséricorde qu’exposait déjà de façon très concise l’Introït Justus est du dix-septième dimanche, et qui revient souvent en cette fin de l’année liturgique dans la perspective du jugement dernier.

Omnia quæ fecisti nobis, Domine, in vero judicio fecisti, quia peccavimus tibi, et miandatis tuis non obedivimus : sed da gloriam nomini tuo, et fac nobiscum, secundum multitudinem misericordiæ tuæ.

Tout ce que Vous nous avez fait, Seigneur, c’est par un juste jugement que Vous l’avez fait, car nous avons péché contre Vous et nous n’avons pas obéi à vos commandements. Mais glorifiez Votre nom et agissez avec nous selon l’abondance de Votre miséricorde.

On voit que ce texte comprend deux parties : l’humble aveu de nos fautes qui nous ont mérité les châtiments que nous avons subis, puis l’appel suppliant au Seigneur pour qu’il nous sauve en sa miséricorde.

Cela s’applique évidemment à chacun de nous qui sommes tous pécheurs, mais nous pouvons l’appliquer aussi au peuple de Dieu, l’Église et à notre pays la France, pour lesquels cet Introït nous invite à prier avec insistance. La mélodie exprime parfaitement les sentiments de ces deux parties. D’abord une prière humble et contrite, même si le début s’élève vers l’aigu avec une certaine assurance, puis une grande supplication à partir des mots da gloriam, sur lesquels on remarquera les deux montées successives très appuyées. Enfin après un dernier élan très fervent sur le mot misericordiæ, elle s’achève dans la paix. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 118, d’où était tiré l’Introït du dix-septième dimanche dont celui-ci développe le thème et qui revient souvent en cette période de l’année, notamment dans les Communions :

Beati immaculati in via : qui ambulant in lege Domini.

Heureux ceux dont la conduite est sans tache et qui marchent selon la loi du Seigneur.

Graduel : Oculi omnium

Ce Graduel du vingtième dimanche après la Pentecôte a été repris par saint Thomas d’Aquin pour la messe de la fête du Saint Sacrement. Le texte est tiré du psaume 144, encore un chant d’action de grâces pour tous les bienfaits dont le Seigneur nous a comblés, et en particulier la nourriture qu’il nous accorde tous les jours, notre pain quotidien où nous voyons aujourd’hui une figure de l’Eucharistie. Ajoutons qu’en cette période finale de l’année liturgique nous adressons ce chant avec confiance au Seigneur qui nous a tout donné et continue de répandre sur nous ses bénédictions.

Oculi omnium in te sperant, Domine, et tu das illis escam in tempore opportuno. Aperis tu manum tuam, et imples omne animal benedictione.

Les yeux de tous espèrent en vous, Seigneur, et vous leur donnez la nourriture en temps opportun. Vous ouvrez la main et vous comblez tout être vivant de vos bénédictions.

Le mot ” animal “ en latin désigne toutes les créatures vivantes, et en premier lieu les hommes. La mélodie comme c’est généralement le cas dans les Graduels est faite en grande partie de formules que l’on rencontre dans d’autres pièces, avec de grandes vocalises. C’est en particulier la même qui conclut la première et la deuxième partie. Cette mélodie est ample et enthousiaste avec des montées et des descentes bien équilibrées embrassant toute l’étendue de l’octave.

Allelúia : Paratum cor meum

Nous retrouvons dans l’alléluia du vingtième dimanche après la Pentecôte le premier verset d’un psaume, le psaume 107. Mais ce verset figure aussi dans un autre psaume, le psaume 56.

Paratum cor meum, Deus, paratum cor meum : cantabo et psallam tibi, gloria mea.

Mon cœur est prêt, mon Dieu, mon cœur est prêt, je chanterai et jouerai pour Vous dans ma gloire.

Le texte du psautier dit in gloria mea et nous pensons que c’est ainsi qu’il faut l’entendre. C’est un chant d’action de grâces de David après avoir été délivré des embûches de ses ennemis : telle est sa gloire. Et après cette victoire son cœur est affermi dans l’espérance, et il est donc prêt à chanter et jouer de la harpe pour glorifier le Seigneur. En cette fin des temps, si nous avons été fidèles, notre cœur se tient ferme dans la foi et l’espérance, dans l’attente du jugement. Et nous pouvons chanter à pleine voix pour le Seigneur dont les grâces nous ont permis de triompher des embûches de l’ennemi infernal.

Mélodiquement cet Alléluia présente une particularité assez curieuse, c’est que le mot Alleluia et le verset sont très différents et n’ont pas l’air faits l’un pour l’autre. Or l’on retrouve l’assemblage de ces deux mélodies plusieurs fois dans le répertoire, en particulier dans l’alléluia du quatrième dimanche de l’Avent. La mélodie du mot Alléluia est très chantante, ample et lyrique. La première phrase du verset commence dans le grave, puis s’élève progressivement jusqu’à l’aigu en une grande montée, qui pourrait être très suppliante mais qui exprime ici la grande espérance qui soulève notre cœur. La deuxième phrase est marquée par deux vocalises très développées sur les mots gloria et mea, chantant éperdument et d’une façon qui semble ne pas vouloir finir, toutes les victoires que le Seigneur nous a accordées. La dernière vocalise, celle de mea est une formule habituelle de Graduel ample et solennelle, s’enfonçant dans le grave pour s’achever dans la paix. Il faut avouer qu’après cela la reprise du mot Alléluia dans un mode tout à fait différent surprend quelque peu.

Offertoire : Super flumina Babylonis

Le texte de cet offertoire du vingtième dimanche après la Pentecôte est le début du psaume 136, un des plus célèbres du psautier, qui exprime d’une façon poignante la tristesse de l’exil et la nostalgie de la Patrie.

Super flumina Babylonis, illic sedimus, et flevimus, dum recordaremur tui, Sion.

Au bord des fleuves de Babylone, nous sommes assis et nous pleurons en nous souvenant de toi, Sion.

Babylone, la grande ville, la prostituée, est la figure de ce monde de péché où nous sommes exilés, la vallée de larmes dont parle le Salve Regina, et Sion, où est bâti le temple de Jérusalem, est la figure de la patrie céleste à laquelle nous aspirons, plus particulièrement en cette fin des temps où nous sommes à l’approche du grand jugement qui nous fera enfin accéder à la vision béatifique si nous l’avons méritée. D’ailleurs la liturgie nous rappelle sans cesse que notre véritable patrie n’est pas ici-bas et que nous sommes faits pour un monde meilleur. La mélodie de cet Offertoire est une des plus expressives qui soit. Elle exprime la nostalgie et la souffrance de l’exil par de grandes courbes très liées unissant des montées ardentes et des descentes accablées. Les accents des mots sedimus et flevimus sont particulièrement soulignés. A la fin la grande vocalise du mot Sion exprime le désir par une montée qui se répète deux fois, et, avant de s’achever, elle reste suspendue sur deux mots en un balancement expressif comme un sanglot.

Communion : Memento

Comme celle du dimanche précédent et celle du suivant, l’antienne de Communion du vingtième dimanche après la Pentecôte est tirée du psaume 118, longue méditation sur la loi de Dieu et sa volonté désignée par une dizaine de substantifs à peu près synonymes qui reviennent les uns après les autres. Aujourd’hui c’est sur la parole de Dieu qui nous fait connaître sa volonté que porte notre méditation.

Memento verbi tui servo tuo, Domine, in quo mihi spem dedisti : hæc me consolata est in humilitate mea.

Souvenez-vous Seigneur, de votre parole à votre serviteur par laquelle Vous m’avez donné l’espérance : c’est elle qui m’a consolé dans mon humiliation.

Nous sommes humiliés par nos péchés, mais la parole de Dieu nous redonne espérance. Si nous lui sommes fidèles, nous n’aurons rien à craindre au jour du jugement qui approche. La mélodie est légère et joyeuse et en même temps douce et contemplative. Peu ornée, elle met bien en valeur les accents du texte.

Appel pour la liberté de l’instruction en famille

Tribune publiée dans le JDD signée par de nombreux acteurs de l’enfance et de l’éducation, psychologues, éducateurs et professionnels de l’enfance, pour la liberté d’instruire son enfant, dans le cadre de l’instruction en famille.

« Alors qu’elle était jusque-là soumise à un régime déclaratif et, de l’avis même de l’ex-ministre de l’Éducation nationale, J.-M. Blanquer [1], à un encadrement juridique suffisant et équilibré, l’instruction en famille (IEF) est, depuis la rentrée 2022, accessible uniquement sur autorisation de l’administration académique. C’est sous couvert d’un amalgame dénué de fondement entre IEF et séparatisme religieux que le gouvernement a lancé sa première charge contre le principe de la liberté d’enseignement pourtant garanti par la Constitution. Puis il a brandi en épouvantail l’argument tout aussi peu probant du « séparatisme social ».

Malheureusement, toute lutte, tout contre-argumentaire était voué à l’échec face à l’opiniâtreté gouvernementale, sa mauvaise foi (il faut le dire) et son désir d’autorité ; le sort des familles pratiquant l’IEF était joué d’avance et, un an plus tard, la liberté d’instruire soi-même ses enfants s’est retrouvée tributaire du bon vouloir administratif. En effet, pour obtenir le sésame, il faut dorénavant justifier d’un impératif de santé ou de handicap, d’une pratique artistique ou sportive intensive, d’une itinérance des parents ou d’un éloignement géographique de tout établissement scolaire public ou encore de l’existence d’une « situation propre à l’enfant » (sans qu’on s’embarrasse d’expliciter ce que l’on entend précisément par « situation propre à l’enfant »).

Il est à noter que le projet éducatif familial, celui des parents et de l’enfant lui-même (les parents qui choisissent l’IEF impliquant souvent leurs enfants dans les décisions qui les concernent au premier chef), n’a pas été explicitement retenu comme motif pertinent pour justifier son choix de satisfaire par ses propres moyens au droit de l’enfant à une instruction. En lieu et place d’accepter une telle prérogative des parents ou, pire semble-t-il, d’accorder un tel droit aux enfants eux-mêmes qui ne sauraient, en tant que « sujets mineurs » dans une société adultiste [2], décider pour eux-mêmes, le législateur a produit un cas de « situation propre à l’enfant » susceptible de toutes les interprétations et, ainsi, soumis à tous les arbitraires mais, surtout, qui lui a permis de contourner effrontément le garde-fou constitutionnel.

Et c’est ce dernier motif qu’un nombre non négligeable de familles, pour qui l’IEF est un véritable mode de vie, ont avancé pour justifier leur demande d’autorisation, projet pédagogique détaillé à l’appui. Malheureusement, près de la moitié de ces familles ont dû essuyer un refus [3].

En l’état actuel des choses, l’Éducation nationale faillit à sa vocation et à ses engagement

Les associations dénoncent dès lors une volonté gouvernementale de mettre peu à peu fin à ce choix éducatif [4], d’empêcher les divers modes de vie qui l’accompagnent et, partant, de limiter la diversité éducative et culturelle de notre société, en imposant un modèle éducatif unique, celui de l’école, privée et élitiste pour les plus riches ou pour les enfants de membres du gouvernement tel l’actuel ministre de l’Éducation Pap Ndiaye, publique et déclinante pour la majorité des Français.

Harcèlements et violences entre élèves ou entre personnel et élèves, phobie, échec et décrochage scolaires, troubles anxieux et dépressions, suicides, violences éducatives ordinaires (VEO), manque d’effectifs et, par conséquent, d’accompagnement, classes surchargées… En l’état actuel des choses, l’Éducation nationale faillit à sa vocation et à ses engagements, et « force est de constater que tout ne va pas bien dans le meilleur des mondes » d’après le président Emmanuel Macron lui-même qui, le 25 août 2022, détaille ainsi ce constat : « beaucoup trop d’élèves malheureux, trop de parents d’élèves anxieux […], de professeurs désabusés ou qui ont le sentiment d’avoir perdu le sens de la mission ».

Alors que les dysfonctionnements de l’École de la République sont de plus en plus évidents, documentés par les chercheurs, reconnus par l’institution elle-même, dénoncés par ses usagers et ses observateurs, même les plus complaisants, que son niveau de dégradation est tel qu’on peut légitimement douter de sa capacité à offrir à chaque enfant la meilleure instruction possible dans les meilleures des conditions, on interdit au même moment aux parents, qui en ont la volonté et la possibilité, d’y remédier par eux-mêmes afin d’offrir à leurs enfants des conditions de vie et d’apprentissages meilleures. Pourtant, l’IEF, désirée, réfléchie, assumée, ne peut être que préférable à ce que propose l’Éducation nationale actuellement [5].

En effet, la grande majorité des parents qui choisissent l’IEF ne lésinent pas sur les moyens (qu’ils soient matériels ou organisationnels, mais surtout d’investissement humain) pour offrir à leur enfant les conditions les plus adaptées et les plus favorables à son développement selon ses besoins et sa sensibilité.

Dans la patrie des Droits de l’Homme où « les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants » (Déclaration universelle des Droits de l’Homme, 1948, article 26-3) et où « l’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales», parents et enfants, ensemble, devraient pouvoir mettre en place librement, en fonction de leurs sensibilités et de leurs projets de vie, les conditions de leur développement et de leur bien-être. Car les enfants et leurs parents forment un écosystème et il est absurde de penser leurs développements respectifs de manière séparée. C’est ce co-développement harmonieux qu’un État authentiquement au service, comme il se doit, de ses citoyens devrait garantir, au lieu de, comme il le fait actuellement, déchirer des projets familiaux émancipateurs, en invoquant « l’intérêt supérieur de l’enfant » de façon presqu’incantatoire mais souvent creuse et manipulatoire, afin de parer les critiques de ceux qui, à juste titre, verraient dans cette volonté d’absolu contrôle sur le corps et l’esprit des enfants plus qu’une dérive autoritaire, une tentation totalitaire.

Voient-ils vraiment les enfants d’abord comme des personnes qui ont une conscience, une sensibilité, une volonté, une dignité ?

Car si les préférences et les projets des parents sont ici méprisés (et leur compétence(s) parentale(s), notamment celle des mères, programmatiquement disqualifiée [6]), ceux des enfants, nous préférons dire « les jeunes personnes », tout aussi légitimes, sont tout simplement ignorés. L’enfant, cet être qui « ne parle pas », n’a jamais voix au chapitre. Qui parmi les décideurs a réellement entendu et tenu compte de ces points de vue de centaines d’enfants qui leur ont été adressés par courrier pendant toute la durée des débats parlementaires ? Ont-ils réellement en vue l’intérêt supérieur de l’enfant ceux qui ne sont pas même capables de l’impliquer dans les décisions qui le concernent et les projets qu’ils conçoivent pour lui, sans lui et à sa place ? Voient-ils vraiment les enfants d’abord comme des personnes qui ont une conscience, une sensibilité, une volonté, une dignité ? En leur refusant d’être d’authentiques acteurs de leur éducation, ne les traitent-ils pas plutôt comme des « sujets mineurs », aux droits tronqués ou émoussés ? Or si les enfants peuvent avoir plus de droits que les « sujets majeurs », ils ne peuvent certainement pas en avoir moins ! Et un droit à l’instruction ne peut en aucun cas être contorsionné, perverti en refus d’autorisation à s’instruire de la façon qu’on a choisie, en accord avec ses parents ; il s’agirait là, en réalité, d’un retrait de droit. Quant à l’obligation d’instruction, elle s’impose à l’État et aux responsables légaux qui ont une obligation de mise en œuvre des moyens du développement des jeunes. C’est justement de cette obligation que les parents qui choisissent l’IEF prennent la pleine responsabilité. Ils le font en étendant le champ des droits des enfants, non en le réduisant.

Car chaque enfant a le droit d’étendre le champ de son expérience, de diversifier son environnement, au-delà des murs de l’école, et ses rencontres, au-delà des enfants de son âge.

Chaque enfant a le droit d’apprendre dans la joie et non sous la contrainte, de développer sa curiosité et son sens critique [7].

Chaque enfant a le droit au respect de son individualité, de ses envies et de ses élans, de son corps et de ses besoins.

Chaque enfant a le droit de vivre selon ses rythmes biologiques et d’apprentissage, et de bénéficier de relations humaines variées et de qualité, au lieu de subir une collectivisation forcée et artificielle, considérée à tort comme de la socialisation.

Aucune raison d’État, aucune raison d’adulte ne devrait avoir la précédence sur les droits de l’enfant

Chaque enfant a le droit à une attention et un soin particuliers portés à ses émotions, ce qui permettra le développement d’une bonne conscience de soi, racine d’une suffisante confiance en soi et en les autres qui peinerait à se déployer dans un univers hostile, nécrosé par l’évaluation et la compétition.

Chaque enfant a le droit de ne pas endurer le stress généré par des systèmes de notations et de sanction dont la nocivité est aujourd’hui démontrée.

Et nous, adultes, que nous soyons parents ou éducateurs, nous avons le devoir de leur permettre d’exercer ces droits humains les plus élémentaires. Aucune raison d’État, aucune raison d’adulte ne devrait avoir la précédence sur ces droits.

Ainsi, les droits des enfants, et notamment celui de bénéficier d’une instruction adaptée et personnalisée, notamment si l’offre de l’État en matière de diversité pédagogique est limitée ou inadaptée (ce dont seules les familles devraient être juges !), ne peuvent et ne doivent pas être subordonnés à une décision administrative, de toute façon illégitime à accorder ou refuser un droit humain fondamental.

Pour toutes ces raisons, nous réclamons que le régime déclaratif soit réintroduit, comme seul compatible avec les droits humains et à même de garantir le respect et la dignité des jeunes personnes et de leurs parents. Nous demandons que l’IEF soit réellement reconnue par les pouvoirs publics comme une option éducative libre, un mode d’instruction à part entière, dont la force est de respecter les besoins réels de l’enfant (plutôt que ceux, extrinsèques, des adultes, d’une institution ou d’un gouvernement) et de favoriser ses apprentissages, son autonomie, sa motivation, sa joie, son bien-être au quotidien.

La diversité éducative relève de la diversité culturelle ; elle est indispensable à la bonne santé et à la résilience des écosystèmes que sont les sociétés humaines ; elle constitue un garde-fou contre les totalitarismes. En tant que telle, elle est un enjeu civilisationnel. »

La liste des signataires :

Daliborka Milovanovic Rignault Éditrice, philosophe
Chloé Oudin-Gasquet Psychologue-psychothérapeute
Isabelle Adjani Actrice
Isabelle Filliozat Psychothérapeute
François Bégaudeau Écrivain
Audrey Vernon Comédienne
Matthieu Bellard Journaliste
Olivier Maurel Professeur retraité Éducation nationale
Clara Bellar Réalisatrice
Catherine Dumonteil Kremer Autrice, conférencière, formatrice
Fanny Vella Autrice, Illustratrice
Yazid Arifi Fondateur de l’École démocratique de Paris
Thierry Pardo Docteur en éducation
Ramin Farhangi Association Enfance Libre
Sophie Rabhi-Bouquet Éducatrice
Bernard Collot, Pédagogue
Dr Ian Cunningham, Chair of Governors Self Managed Learning College
Naomi Fisher, autrice et psychologue clinicienne
Gabriel Groiss, Directeur pédagogique PlayaEscuela El Médano
Brigitte Oriol, Psychothérapeute
Je’anna Clements, Young people’s rights advocate, South Africa
Richard Fransham, Young people’s rights advocate, Canada
Bertrand Stern, Philosophe
Clémentine Hegele, Doula
Florie Berrehar, Réalisatrice
Virginie Maillard, Illustratrice pédagogique
Natacha Butzbach, Psychologue
Marc-André Cotton, Professeur d’histoire
Prune Helfter-Noah, Conseillère métropolitaine (Aix-Marseille-Provence)
Virginie Amen, Psychologue
Laure Lesourd, Professeure des écoles
Agnès Vigouroux, Psychologue
Yoanna Micoud, Psychologue
Gwenaelle Persiaux, Psychologue
Anna Nano, Psychologue
Hélène Dumont, Professeure des écoles
Séverine Peigneguy, Ergothérapeute
Céline Christol, Enseignante
Adina Leroy, Psychologue
Delphine Baron, Orthophoniste
Sophie Baron, Orthophoniste
Matilde Menival, Enseignante agrégée
Cécile Cuir, Professeur des écoles
Marie Gonnot, Psychologue
Jessica Agard, Infirmière
Véronique Froquet, Professeur des écoles
Laure Mollet, Psychothérapeute
Magdalena Monier, Professeure agrégée, docteure en sciences
Anne-Sophie Cuq, Psychologue
Laura Cerrère, Psychologue du développement, professeure des écoles
Amélie Villain, Psychologue
Ondine Bigot, Infirmière
Inès Odry, Psychologue
Annabelle Loquen, Médiatrice culturelle, chargée de patrimoine
Catherine Silvestre, Chargée de recherche au CNRS
Emmanuel Chantréau
Karine Bricout, Éducatrice de jeunes enfants
Célia Grincourt, Comédienne et animatrice radio
Catherine Malherbe, Infirmière Éducation nationale
Gabriel Allegret, Étudiant
Eliosée Benoist, Psychologue
Aubrée David, Enseignante-chercheuse en histoire
Claudia Renau, Éditrice, directrice de l’École démocratique de Paris
Victorine Meyers, Éditrice, directrice financière et RH
Mélissa Plavis, Autrice, philosophe
Cécile Kovacshazy, Maîtresse de conférence habilitée
Janis, Éducatrice de jeunes enfants
Valérie Josse, Direction de Choeur CRR VGP UVSQY Sorbonne Université
Alexia Arifi, Neuropsychologue
Caroline Terrenoir, Médecin
Aurélie Pitrel, Psychomotricienne
Coline Gineste, Philosophe
Lissel Quirroz, Professeure à l’université
Emmanuelle Araujo Calçada, Docteur en biologie-écologie, psychopraticienne, enfantiste
Sophie Baudry, Psychologue et militante pour les droits des enfants
Flore Louis, Psychomotricienne
Arnaud Deroo, Psychothérapeute
Manuèle Lang, Journaliste
Sophie Blum, Graphiste
Association Les Enfants d’abord
Katy Zago, Fondatrice de Full Human Rights Education
Marine Cordier, Infirmière puéricultrice
Jean-Paul Boulet, Association Laia
Ana De la Vega, Psychologue
Dr Pauline Mercier, Médecin
Bartoli, Professeur des écoles, formatrice pédagogique
Domitille Dumortier-Servent Orthophoniste
Noélie Simon Infirmière
Katia Marlot, Danseuse
Sabine Menaoum, Professeure d’anglais
Josué Rauscher, Enseignant et artiste
Sandy Riva-Pommarede, Médecin
Blandine Berthet-Dellac, Psychologue
Solène Janton, Orthophoniste
Emilie Kaufmann-Quéméneur, Éducatrice spécialisée
Stéphanie Hecklen, Psychologue
Elise Terazza, Infirmière
Amandine Thomasset, Psychiatre
Charlotte Clément, Orthophoniste
Nolwenn Gauriaud, Psychologue
Murielle Giraud, Éducatrice spécialisée
Catherine Mémin, Infirmière
Angélique Le Moal, Infirmière en psychiatrie
Bertrand Le Moal, Médecin praticien hospitalier
Anne-Lise Pellat, Enseignante dans le second degré
Laurence Imbert Germain Formatrice parentalité, arts et petite enfance
Elfi Reboulleau, Autrice
Association Instruire en Famille Pays de Loire
Martine Canat Dhuicq, Médecin retraité
Marie Rocher, Orthophoniste
Clémence Beirnaert, Orthophoniste
Mickaël Decottignies, Enseignant mathématiques et sciences

1 – Selon Jean-Michel Blanquer, auditionné le 18 juin 2020 au Sénat , cet arsenal législatif, encore renforcé par la « loi sur l’école de la confiance » et ses contrôles inopinés, permet d’atteindre un « bon équilibre juridique » : « On ne peut pas être dans une liberté absolue, sans cadre. Cette liberté d’instruction à domicile a un fondement constitutionnel puissant mais qui doit s’équilibrer avec d’autres principes, notamment les droits de l’enfant. C’est pourquoi j’ai pu dire à l’Assemblée nationale et au Sénat qu’il fallait encadrer davantage, et c’est ce que nous avons fait. À l’heure actuelle, je pense qu’il faut appliquer les règles que nous avons établies dans la loi de 2019. La mise en œuvre débute ; nous sommes en phase ascendante, mais l’objectif de 100 % de contrôles réalisés n’a pas été atteint ni cette coopération bien comprise avec les familles ; il y a donc encore des progrès concrets à faire. Mais sur le plan juridique, je crois que nous sommes parvenus à un bon équilibre. »

2 – L’adultisme est un système de valeurs dans lequel les enfants occupent une place inférieure à celle des adultes dans la hiérarchie ontologique et juridique qui structure la société. Dans une société adultiste, l’état adulte (entre 25 et 65 ans environ) est érigé en état de perfection, de complétude, d’achèvement et d’autonomie de l’être humain, ontologiquement supérieur à l’état d’enfant caractérisé par son insuffisance et par la nécessité ontologique de son hétéronomie. Les sociétés adultistes distinguent ainsi un statut mineur (l’enfant) et un statut majeur (l’adulte) plutôt que d’admettre le principe égalitaire du statut unique de la personne qui met tout être humain, quelle que soit sa condition d’âge, au même niveau de dignité et de droit.

3 – “Le scandale de l’instruction en famille sous autorisation”, Les Enfants d’abord . On note de grandes différences de traitement selon les académies (près de 100 % d’acceptations pour certaines et 100 % de refus pour d’autres).

4 – Ce qui est contraire aux déclarations, et aux promesses, de J.-M. Blanquer qui deux ans auparavant, annonçait que « l’instruction en famille bien faite pourra continuer ». Dans le même temps, la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur en charge de la citoyenneté, Marlène Schiappa avouait dans les médias le projet gouvernemental d’en finir avec l’IEF, auquel cas ces nouvelles dispositions légales, tout à fait transitoires, ne seraient qu’un jalon d’une stratégie plus globale d’interdiction pure et simple, ce qui permet au pouvoir en place d’éviter l’affrontement brutal en rognant une liberté petit à petit, dans l’indifférence des non concernés.

5 – Nous insistons toutefois sur le fait que l’IEF ne doit, en aucun cas, être exclusivement comprise comme une « remédiation » aux insuffisances de l’école publique (ce qu’elle est parfois). Même dans le cas d’une école publique de qualité (ce que doivent viser avant tout les décideurs politiques), l’IEF doit rester un choix légitime.

6 – Il nous semble percevoir dans le programme éducatif gouvernemental, non seulement une attaque globale contre la liberté pédagogique et les pédagogies dites alternatives, mais également une restriction matérielle grandissante, adossée à une disqualification idéologique, des compétences parentales voire de la compétence parentale au sens juridique du terme (autorité parentale), en particulier quand celle-ci rechigne à se faire le relais de l’autorité de l’État et de ses institutions auprès de l’enfant.

7 – Les recherches en neurosciences ont montré l’importance de l’enthousiasme dans les processus d’encodage des informations dans la mémoire.

L’invention du patriotisme dans la Grèce antique

L’idée de patrie, aujourd’hui tant décriée, n’est cependant pas nouvelle. Elle naît au Vème siècle avant Jésus-Christ à l’occasion des guerres médiques, contre les Perses, puis de la guerre du Péloponnèse qui oppose Athènes aux autres cités grecques. Le récit frémissant de cette apogée de la civilisation hellénique se révèle d’une brûlante actualité tant les cas de conscience, les dilemmes, les conflits inhérents à l’idée de patrie traversent le temps et l’espace.

Michel de Jaeghere est interrogé par Jean-Pierre Maugendre à propos de son dernier ouvrage, La Mélancolie d’Athéna.

La formation de la conscience

De Gabrielle Vialla, au sujet de son prochain ouvrage sur l’éducation de la conscience dans la famille, à paraître début 2023 :

Qu’est-ce que la conscience ? Pourquoi écrire sur ce sujet ?

J’aime penser que la Providence m’a conduit avec délicatesse à ce sujet. Tout d’abord, comme mère de famille, comment ne pas être sensible à la grande responsabilité de l’éducation ? Choisir le Bien pour nos enfants, s’émerveiller du Beau en famille, former chacun à la recherche du Vrai en respectant la personnalité merveilleusement unique de chacun de nos enfants est une aventure qui implique à la fois notre conscience d’éducateur et la formation de leur conscience. À chaque étape de la croissance de nos enfants, nous rencontrons de nouveaux défis. Mon livre contient de nombreuses histoires concrètes qui illustrent cela. En parallèle de ma vie de maman, l’apostolat de la régulation naturelle des naissances m’a préparée à ce sujet. Les époux ont de redoutables cas de conscience à affronter ensemble, ou malheureusement dans la solitude. Ces sujets sont souvent traités indépendamment de l’éducation de la jeunesse, alors que l’expérience m’a montré les implications de nos choix personnels dans notre progéniture. Enfin dans ma vie personnelle et mon histoire familiale, j’ai désiré purifier en moi l’héritage spirituel reçu dans mon enfance, mon adolescence et mon jeune âge adulte. Tout bon éducateur se retrouve à un certain moment face à cette question plus ou moins difficile à résoudre de ce qu’il convient ou non de transmettre. Relire son histoire dans l’amour de la vérité c’est aussi pour moi entendre l’impératif du Christ à Le préférer à tout (Matthieu 10,37). Il est douloureux mais indispensable de lâcher les éventuelles erreurs des schémas éducatifs, afin de grandir en liberté et d’aider autrui à s’élever. Car éduquer c’est élever ! Ensuite, seulement, les parents peuvent s’effacer devant la conscience éduquée qui doit continuer à se former elle-même avec persévérance. Il n’y a véritablement qu’au terme de notre vie, du long processus que vit notre conscience, que nous pourrons vérifier notre assentiment plénier à notre Créateur, à Celui pour lequel notre cœur est fait. Notre conscience nous y prépare. Tel est son rôle ! Voici ma définition de la conscience : elle est ce qui, caché en nous, lorsqu’elle est droite et bien formée, nous prépare à connaître Dieu. Nos générations, qui sont face à une longue déchristianisation de notre pays, comme à de douloureuses révélations, doivent à mon avis redécouvrir et aspirer à la beauté de la conscience droite et bien formée. L’enjeu est essentiel autant pour la persévérance dans la foi des adultes que pour l’éducation de la jeunesse qui se construit dans un climat social souvent peu enthousiasmant. Ne craignons pas la conscience mais recevons-la comme une merveille étonnante !

Comment la formation de la conscience est-elle indispensable à l’éducation intégrale de la personne humaine ?

La conscience nous unifie en quelque sorte, dans ce lieu et ce travail silencieux plus intime à nous-même que nous-même. La conscience est ce que la Bible désigne comme le cœur. Le saint cardinal Newman avait d’ailleurs comme devise la phrase de saint François de Sales « le Cœur parle au cœur ». On peut comprendre l’éducation intégrale comme le don gratuit de l’exemple et de la parole d’une conscience formée vis-à-vis d’une conscience qui se laisse former. Sainte Teresa de Calcutta enseignait aux supérieurs que l’on obtient plus par la douceur que par le rappel à l’obéissance. Elle était pourtant bien exigeante dans le service de la charité, mais elle savait que le meilleur moteur pour la croissance dans la vertu c’est l’amour. Aux sœurs fatiguées, elle conseillait plus de prière. Je ne pense pas que cela soit le seul conseil à donner aux parents éducateurs fatigués, mais c’est certainement un bon début. Il s’agit de commencer à ajuster sa propre conscience à celui qui seul sait Aimer.

Quelle différence entre le sens moral et la conscience ? Quels sont les liens entre conscience et foi ?

Le sens moral, discernement et choix du bien et du mal, n’est qu’une partie restreinte de la conscience, laquelle parcourt en fait le vaste champ de toute notre existence. Réduire la conscience au seul sens moral, dans le contexte sécularisé qui est le nôtre, risque fort de mener au subjectivisme et au volontarisme, et de faire percevoir la conscience comme totalement autonome, comme une simple recherche du bien, mais en dehors de la relation de l’être avec Dieu.

Lorsqu’on choisit d’écouter sa conscience et de la former, on vit de fait un chemin de purification dans la foi – pour ceux qui ont reçu ce don – ou une préparation à ce don par une vie droite. L’Auteur de la nature est aussi celui de la grâce. Il nous a créé corps, âme et esprit, doué d’intelligence et de volonté. Comment il a tout prévu dans Son Amour, sa pédagogie : voilà ce qui me passionne. Au cœur de cette pédagogie, il a placé en nous, un lieu, un temple où Il nous parle, quand nous apprenons à L’écouter. Dans l’intime de la conscience, chacun est face à son Créateur. Pour certains il reste le grand Inconnu, pour d’autres il est caché derrière le voile de cette vie présente, mais il est là !

Comment réveiller notre conscience ? Pourquoi n’est-ce pas inné ?

Dieu n’a pas voulu pour nous une conscience prête à l’emploi. C’est un fait ! De même qu’il a permis que nous vivions une croissance corporelle de notre conception à notre taille adulte, à notre maturité cérébrale qui intervient plus tardivement encore, il a permis que notre vie morale et spirituelle nécessite aussi une éducation. Rien n’est uniforme. Nous pouvons vivre des progrès, des régressions, des lassitudes, des endurcissements aussi. Notre éducation, ou son absence, a comporté des forces mais aussi d’inévitables déformations. Nous avons la possibilité de refuser le bien, de ne pas rechercher la vérité. Mais Dieu nous a aussi donné de grands secours avec l’Église, ses sacrements, ses témoins, Sa Parole qui nous nourrit. Nous pouvons contempler comment tout ceci s’articule et se conjugue pour notre bien.

Devons-nous redécouvrir la puissance de l’examen de conscience dans notre croissance personnelle ?

L’examen de conscience est une tradition précieuse et belle de l’Église. Il est un prélude indispensable à la réception du sacrement de la réconciliation puisque nous y allons pour confesser nos péchés. Les moines, moniales et religieux le pratiquent chaque jour. Il serait bon qu’il soit redécouvert dans les familles. Mais il nous faut aussi admettre que certains usages rigides ont pu décourager voire repousser certaines personnes. Nous devons toujours bien rappeler à nos enfants que l’examen de conscience se vit dans une relation d’amour et de confiance en la bonté du Père Céleste, en l’assistance de l’Esprit Saint, le regard fixé sur la personne de Jésus. C’est une rencontre personnelle de la conscience avec Dieu, qui se nourrit de la lecture assidue des évangiles. Les éducateurs ou parents ne doivent jamais profiter de l’examen de conscience pour chercher à obtenir tel ou tel comportement d’un enfant.

Comment accompagner les jeunes qui sont surexposés aux images et aux vidéos qui déforment et détruisent la conscience ?

J’aborde ce sujet dans mon ouvrage, mais je commence la formation de la conscience dès la toute petite enfance. La formation de la conscience doit commencer au berceau, et nous ne devons pas nous-même y renoncer à l’âge adulte, ni nous relâcher sous prétexte d’une certaine fidélité acquise. L’écoute persévérante de sa conscience est contagieuse pour autrui. Les jeunes sont sensibles aux éducateurs qui se convertissent eux-mêmes, en particulier – puisque telle est la question – dans leurs rapports aux écrans, à la chasteté.

L’ avortement, un combat mondial

Cette conférence sur « L’ avortement, un combat mondial » a été donnée le 5 octobre 2022, à l’invitation du Réseau Vie, fondé par Patrick Récipon. Nicolas Bauer est chercheur associé au European Centre for Law and Justice (ECLJ). Introduit par Aude Mirkovic (Juristes pour l’enfance), Nicolas Bauer a traité des résistances face aux tentatives d’imposer un « droit à l’avortement » : États-Unis, Pologne, France, Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), Organisation des Nations unies (ONU), Organisation mondiale de la Santé (OMS)…

Près de 80 000 Artsakhiotes, qui avaient trouvé refuge en Arménie durant l’agression militaire, ont regagné l’Artsakh

Hovhannès Guevorkian, représentant de la République d’Artsakh (Haut-Karabakh) en France, a été interrogé dans La Nef. Extrait :

Quelle est la situation de la République d’Artsakh aujourd’hui ?

Après la signature du cessez-le-feu du 9 novembre 2020, grâce au déploiement et la présence rassurante des forces de maintien de la paix russes, près de 80 000 Artsakhiotes, qui avaient trouvé refuge en Arménie durant l’agression militaire, ont regagné l’Artsakh pour s’installer dans la zone libre – non occupée par l’Azerbaïdjan. Quelque 23 000 Artsakhiotes n’ont pas pu revenir : il s’agit des habitants des territoires sous contrôle azéri qui en ont été chassés et qui seraient assassinés par le régime de Bakou s’ils tentaient de rentrer chez eux ne peuvent plus retourner dans leurs maisons.

Les travaux de rétablissement des infrastructures civiles délibérément ciblées par l’armée azerbaïdjanaise durant la guerre – routes, hôpitaux, écoles et habitations – sont pratiquement terminés. Un ambitieux programme de construction de logements est en cours.

La nouvelle géographie de l’Artsakh issue de la guerre pose un problème fondamental : l’approvisionnement en eau : une partie des sources alimentant le pays se retrouvant depuis 2020 sous le contrôle de l’Azerbaïdjan. D’autre part, l’alimentation en énergie et en ressources vitales se trouve fortement fragilisée et dépend entièrement du mince corridor de Latchine qui relie encore l’Artsakh à l’Arménie. Par des incursions régulières, l’Azerbaïdjan tente de fragiliser davantage ce lien avec l’Arménie en y grignotant de nouvelles parcelles afin de resserrer ce passage jusqu’à son étranglement total. L’Artsakh se trouverait alors intégralement enclavé en territoire azerbaïdjanais. Les conséquences en sont facilement imaginables.

Quelles sont les raisons d’espérer pour l’Artsakh ?

La première raison est d’ordre politique. Trois grandes puissances, la Russie qui protège aujourd’hui de fait l’Artsakh, la France et les États-Unis d’Amérique, fortement engagées dans la médiation pour le règlement politique du conflit dans le cadre de la coprésidence du Groupe de Minsk de l’OSCE, ont déclaré que le problème du Haut-Karabakh devait recevoir une solution politique. Déclaration qui contredit celles de l’Azerbaïdjan selon lesquelles le problème est déjà résolu et ne peut faire l’objet de quelque négociation que ce soit.

La deuxième raison réside dans la réalité indéniable de l’existence de l’Artsakh dont la preuve est la viabilité de son État qui fonctionne malgré son extrême fragilité actuelle. Le fait que les habitants d’Artsakh y soient retournés en masse et soient déterminés à y vivre traduit à lui seul la foi qu’ils ont en l’avenir. […]

On a tué Lola

Lu sur Réflexions cathodines :

On a tué Lola.

On avait tué le Père Hamel.

On avait tué Arnaud Beltrame.

On avait tué aussi Samuel Paty.

On avait tué l’homme de prières.

On tua l’homme qui défend et qui sauve.

On tua celui qui enseigne.

Il restait l’innocence.

Il ne suffisait pas de perpétrer des meurtres de masse. Ceux-là effraient, mais leur excès aveugle. Les yeux se ferment et la pensée s’enfuit. Quoi ? Revivre des Oradour ou des Katyn ? Les voir de nos yeux voir ? Nul ne le peut. Ils appartiennent à l’Histoire et, bien que présents dans nos souvenirs, sortent de notre âme.

Alors on s’en prît aux symboles, la prière en premier, car c’est notre essentiel. La protection ensuite, celle qui rassure. L’enseignement enfin, celui qui ouvre nos intelligences.

Il en fallait un autre pour marquer les esprits. L’innocence. Il fallait tuer sans motif sinon l’existence. On s’y prit à deux fois. L’innocence de ce que l’on est ; on tua Sarah Halimi. Puis celle de n’être rien. Une enfant. Un avenir.

Où que vous soyez, qui que vous soyez, quoi que vous fassiez… Tout peut advenir.

Nul d’entre nous ne connaît ni le jour ni l’heure de sa mort. Mais à Dieu qui la sait, il faut ajouter les criminels, ils la savent aussi, eux qui la donnent.

Bienheureux ces gens morts. Bienheureux tous ces morts. Ils ont trouvé la Paix. Mais à ceux qui sont là il n’est que de partir, ou s’offrir en victime.

Sanguis martyrum, semen christianorum…

On a tué l’innocence de la prière,

On a tué celle qui nous protège,

On a tué celle qui nous enseigne,

On a tué celle de ce que l’on est,

On a tué celle de ce que l’on deviendra.

On a tué l’innocence absolue.

“Rassemblement pour les victimes” : quand s’arrêtera l’horreur ?

Lors du “Rassemblement pour les victimes” du 20 octobre organisé par l’Institut pour la Justice, plusieurs victimes et familles de victimes ont demandé une seule chose à nos gouvernants : quand s’arrêtera l’horreur ?

9 jours pour se préparer à la Toussaint

Pendant cette neuvaine

Chaque jour, vous recevrez :

  • Une intention de prière
  • Une prière
  • Un court extrait vidéo du film Entre Ciel et Terre (au cinéma le 2 novembre)

Il vous est également proposé de prier 1 Notre Père + 1 Je Vous Salue Marie + 1 Gloire au Père, puis de conclure avec la prière de la Neuvaine qui est la prière récitée quotidiennement à Notre-Dame de Montligeon, le sanctuaire français dédié aux âmes du purgatoire.

A quelles intentions ? 

Jour 1 – Pour les personnes qui viennent de perdre un proche

Jour 2 – Pour les âmes du purgatoire pour qui personne ne prie

Jour 3 – Pour ceux qui veulent mettre fin à leur jour

Jour 4 – Pour les personnes attirés ou tombés dans le spiritisme

Jour 5 – Pour les personnes qui n’arrivent pas à pardonner à leur bourreau

Jour 6 – Pour les personnes qui ont avortés et qui ne se le pardonnent pas

Jour 7 – Pour faire naitre en nous le désir du Paradis

Jour 8 – Pour que nous puissions avoir une bonne mort

Jour 9 – Pour que nous allions directement au Ciel et devenions saint

De quoi parle le film Entre Ciel et Terre ?   

Que se passe-t-il lorsque l’on quitte ce monde ? Depuis la nuit des temps, les hommes se demandent ce qui les attend après la mort. Et bien que nul n’ait réussi à percer ce secret, quelques personnes à travers les âges semblent en avoir découvert davantage – comme Sainte Faustine Kowalska, Saint Padre Pio ou encore Stanislas Papczyński. Inspiré de témoignages de différents mystiques ainsi que d’analyses de théologiens et d’éminents scientifiques, Entre Ciel et Terre apporte un éclairage inédit sur ce qui s’avère être l’un des plus grands mystères de la foi : la vie après la mort.

 

Universalisme chrétien ou mondialisme ?

L’Eglise est-elle complice du mondialisme ? Qu’est-ce que le véritable universalisme chrétien ?

Le Club des Hommes en noir reçoit Laurent Dandrieu, auteur de Rome ou Babel (Artège) et rédacteur en chef à Valeurs Actuelles, pour répondre aux questions de Philippe Maxence et débattre avec les abbés de Tanouärn et Célier, le père Danziec et Guillaume de Thieulloy.

La suite de l’humiliation de Gérald Darmanin

La justice belge refuse la remise à la France de l’imam marocain Hassan Iquioussen.

Cela dit, que les Belges le gardent.

“Get woke, go broke”. Devenez woke, faites faillite

Le wokisme ne fait pas recette (et c’est tant mieux) :

L’éditeur des bandes dessinées de Batman et Superman, DC Comics, arrête la publication de Superman : Son of Kal-El, parce que les ventes du tome 1 ont été très décevantes.

Dans cette nouvelle histoire de Superman, le héros était « bisexuel », il militait pour le climat et pour les migrants.

Mais ce n’est pas ce que veulent les lecteurs habituels…

L’affaire renforce un dicton qui devient de plus en plus populaire aux Etats-Unis (pourvu que ça dure) : “Get woke, go broke”. Devenez woke, faites faillite. (Il me paraît impossible de garder la rime.)

Un lecteur propose de traduire : le woke, c’est du toc.

Entretien avec Thaïs d’Escufon, ancienne porte-parole de Génération Identitaire

Les militants de Génération Identitaire ont été condamné pour l’occupation pacifique des locaux de l’association immigrationniste SOS Méditerranée. Nous avons interrogé Thaïs d’Escufon (qui écope d’une peine de prison avec sursis, tandis que d’autres militants sont même condamnés à la prison ferme!):

 

1) Vous venez d’être condamnée à une peine de prison pour avoir occupé pacifiquement les locaux de SOS Méditerranée. Que vous inspire ce jugement?

Ce jugement est grotesque, d’une part parce qu’aucune preuve n’atteste des prétendues “violences” dont ils nous accusent. Pire, il existe des faits tenaces qui démontrent que notre action s’était déroulée sans incident et qu’aucun coup n’avait été porté, ni reçu. D’autre part, les salariés de l’ONG eux-mêmes se contredisent. Je rappelle que Sophie Beau, porte-parole de SOS Méditerranée, s’était exprimée sur France Info le jour de l’action pour réfuter tout acte de violence de notre part. Elle n’avait curieusement pas l’air bien traumatisée…

Les associations “humanitaires” comme SOS Méditerranée assument rarement leur dimension politique. Or il est pourtant factuel que cette ONG ne fait pas de “sauvetage en mer” comme elle le prétend, mais davantage le taxi pour les clandestins depuis les côtes libyennes pour les emmener en Europe. Et donc, dans leur logique immigrationniste, nous sommes pour cette ONG des ennemis idéologiques directs. Le procès était donc purement politique, tout comme son délibéré délirant : 8 mois de sursis pour ma part, du ferme pour deux ex-militants, 91 426€ d’amende. Tout ça pour avoir déployé une banderole “SOS MEDITERRANÉE, COMPLICE DU TRAFIC D’ÊTRES HUMAINS” et exigé un contrôle aux frontières strict.

L’attentat de Nice en octobre 2020 était le fait d’un migrant clandestin qui était rentré en France en se mêlant aux flux d’immigration illégale passant par Lampedusa ; qui peut garantir avec certitude que le prochain Salah Abdeslam ne sera pas recueilli et rapatrié en France par l’Ocean Viking, bâteau de cette ONG ? Personne. Nos ennemis refusent d’entendre cette vérité mais elle n’en demeure pas moins vraie.

2) Ce jugement tombe au moment même où, avec l’assassinat sauvage de la petite Lola, les Français découvrent que l’immense majorité des obligations de quitter le territoire ne sont pas exécutées. Y a-t-il un deux poids, deux mesures dans la justice française ?

Au moment où éclate l’affaire Lola, dont l’ignoble meurtrière est une Algérienne sans-papier, je ne peux que penser que nous avions raison d’agir le 5 octobre 2022 pour dénoncer l’immigration clandestine. Si on nous avait écoutés, Lola serait en vie.

À l’heure où des milliers d’OQTF ne sont pas exécutées, où des violeurs et criminels multi-récidivistes extra-européens sont relâchés avec des aménagements de peine, la priorité de la Justice et du gouvernement n’est pas d’assurer la sécurité des Français, mais de traquer les patriotes sincères soucieux des leurs.

Mais peu importe qu’ils cherchent à nous détruire. peu importe qu’ils utilisent les médias pour nous salir, peu importe qu’ils mentent partout et à tous.

Nous savons que nous battons pour une cause juste, celle de notre peuple.

3) Ferez-vous appel?

C’est ce que nous comptons faire, même si les procédures sont longues et coûteuses. Nous ne pouvons accepter un délibéré injuste et injustifié. Mais je ne me leurre pas : c’est la première fois que des militants de Génération identitaire se voient condamner à une peine aussi lourde. Nous ne seront probablement pas relaxés, car ils cherchent à souiller la mémoire de notre association, aujourd’hui dissoute.

4) Comment peut-on vous soutenir?

Suite à la dissolution de Génération Identitaire, j’ai ouvert ma propre chaîne youtube, où je partage du contenu politique sur l’actualité et des phénomènes de société. J’ai également ouvert depuis peu mon site internet, où je publie régulièrement des éditoriaux. Les lecteurs qui souhaiteraient me soutenir, et que je remercie du fond du coeur, peuvent le faire via l’onglet “me soutenir” ici : https://www.thaisdescufon.com.

J’aimerais terminer en vous assurant que les intimidations diverses, judiciaires, médiatiques, ne me feront jamais grand effet. Je continuerai de défendre les nôtres envers et contre tout.  Comptez sur moi. Je ne lâcherai rien.

“Juges-Soros” à la CEDH : le combat continue

En février 2020, Valeurs actuelles révélait l’emprise de George Soros sur la CEDH, sur la base d’une enquête de l’ECLJ. Cette révélation a fait le tour du monde et a convaincu les États européens de constituer un groupe d’experts pour réviser le mode de sélection des juges et pour identifier des « garanties supplémentaires pour préserver leur indépendance et leur impartialité ». Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, fait le point sur les derniers développements :

[…] Pour rappel, ce rapport a révélé que, sur dix ans, 22 des 100 juges de la CEDH sont d’anciens membres ou dirigeants de l’Open Society Foundations ou d’organisations financées par celle-ci, tels des comités Helsinki et Human Rights Watch. Plus grave encore : à plus de 88 reprises en dix ans, 18 de ces juges ont tranché des affaires dans lesquelles “leur” propre ONG était directement impliquée. Par exemple, le Bulgare Grozev, de l’Open Society, a jugé des affaires introduites par l’ONG qu’il a lui-même fondée et dirigée ! Ce sont des cas manifestes de conflits d’intérêts exigeant, dans un système judiciaire normal, l’annulation des jugements en cause. Une nouvelle version du rapport paraîtra en 2023, démontrant que ces conflits d’intérêts n’ont pas cessé, même si certains gouvernements ont commencé à les dénoncer.

Des coups et des obstacles, l’ECLJ en a eu son compte ces derniers jours, lors du dépôt d’une pétition officielle signée par 60 000 personnes demandant de « mettre fin aux conflits d’intérêts à la CEDH ». Le président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, le député socialiste Tiny Kox, en a tout simplement interdit la présentation aux députés dans une salle publique de l’institution au motif que la pétition « paraît remettre en cause l’indépendance et l’impartialité de la Cour européenne des droits de l’homme, pourrait être perçue comme portant atteinte à l’autorité de la Cour ou interférer avec sa compétence souveraine dans la détermination de ses procédures et méthodes de travail ».C’est un comble, mais Tiny Kox est lui-même un ancien dirigeant de l’une des fondations incriminées. Cette entrave s’ajoute à celles que Tiny Kox impose déjà à des députés, en s’abstenant de transmettre aux représentants des États membres du Conseil de l’Europe les « questions écrites » relatives aux dysfonctionnements de la CEDH.

La pétition a tout de même été déposée à l’Assemblée, suivant le règlement, et présentée à quelques députés qui ont bravé l’interdiction de leur président. Ces députés ont ensuite introduit un projet de résolution sur « le grave problème des conflits d’intérêts à la CEDH ». La pétition est, elle-aussi, inscrite à l’agenda du bureau de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Le sujet est donc introduit simultanément par deux voies différentes ; il y a toutefois très peu de chances que ces procédures aboutissent, tant la résistance des députés de gauche et du centre est forte. Il demeure qu’elles sont bien visibles à l’agenda de l’Assemblée, ce qui est déjà un succès.

Une autre représaille, plus grave, subie par l’ECLJ le jour même du dépôt de la pétition, fut le refus par la secrétaire générale du Conseil de l’Europe de lui accorder le statut d’ONG accréditée auprès de l’organisation. Ce statut ouvre l’accès à l’institution et facilite le travail en son sein. Selon la décision, rarissime, l’ONG ne respecterait pas « les valeurs et les principes du Conseil de l’Europe ». Il n’y a qu’un seul précédent, en 2018, avec le refus d’une autre ONG conservatrice d’inspiration chrétienne. Mais que sont devenues ces valeurs ? Alors que des organisations woke et islamistes sont acceptées, telles que le Femyso, le faux-nez des Frères musulmans, et les composantes du lobby mondial de l’avortement. C’est le Femyso qui, avec le soutien politique et financier européen, mène des campagnes pour le port du voile, entre autres. On est bien loin du projet des États fondateurs du Conseil de l’Europe qui déclaraient, dans les statuts, porter les « valeurs spirituelles et morales qui sont le patrimoine commun de leurs peuples ». Ainsi, le caractère idéologique et bassement politique du rejet de l’ECLJ est patent. Il est aussi arbitraire, car la secrétaire générale se garde bien de préciser en quoi l’action de l’ECLJ serait contraire aux valeurs du Conseil de l’Europe. Le préciser, ce serait s’accuser elle-même.

Mais le fruit le plus important du rapport les ONG et les Juges de la CEDH, et qui lui donne définitivement raison, est la décision prise par les gouvernements des 46 États membres du Conseil de l’Europe de préparer un rapport « évaluant l’efficacité du système de sélection et d’élection des juges de la Cour et des moyens […] offrant des garanties supplémentaires pour préserver leur indépendance et leur impartialité ». Oui, plusieurs gouvernements européens — conscients des problèmes dénoncés par le rapport — ont insisté pour que cette question de l’indépendance et de l’impartialité des juges soit ouverte au plus haut niveau. Le processus diplomatique de discussion et de négociation devrait durer deux ans et aboutir à la recommandation d’une série de mesures, complétant en profondeur la révision récente de la résolution sur l’éthique judiciaire de la CEDH, qui fut déjà une conséquence du rapport de l’ECLJ en juillet 2021.

Cela étant, il ne faut pas se faire d’illusions. Ces mesures peuvent limiter, mais non pas supprimer la politisation inhérente au système des droits de l’homme. Conçu initialement pour protéger les personnes de l’État, ce système sert de plus en plus à exporter et à imposer une idéologie par-dessus les États. Il est devenu un instrument de domination idéologique, ultralibéral, globaliste et individualiste. Les grandes puissances postmodernes, telles que les fondations Gates et Soros, en sont en partie responsables, et ont bien compris l’usage qu’elles peuvent en faire en investissant massivement dans ce système de gouvernance post-démocratique.

Après la Seconde Guerre mondiale, il fallait défendre la démocratie contre les dictatures ; aujourd’hui, il faut la défendre contre ces grandes puissances privées, à la fois financières et idéologiques, qui veulent imposer à tous leur conception matérialiste de l’humanité et leur pourvoir.

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