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Offrons un reliquaire au crâne de saint Thomas d’Aquin

Le crâne de saint Thomas d’Aquin est depuis 1974 dans l’ancien couvent des Jacobins à Toulouse. Conservée dans une boite, cette exceptionnelle relique ne bénéficie pas de la châsse qui permette aux visiteurs et pèlerins de voir, de vénérer et de prier celui que l’on désigne du titre de Docteur commun de l’Église.

A l’occasion des 800 ans de sa naissance, et 700 ans de sa canonisation, l’Association pour le Centenaire Saint-Thomas d’Aquin, portée par les Dominicains de la Province de Toulouse, a fait réaliser un reliquaire digne de ce nom. Elle a confié ce travail à Augustin Frison-Roche, jeune artiste formé dans l’atelier de François Pelletier. Il a travaillé avec un orfèvre, un lapidaire et un ébéniste.

Le crâne va pouvoir circuler en France et en Europe et être vénéré pendant trois dans son nouvel écrin : un reliquaire vitré et couvert de feuilles d’or. Du 28 janvier 2023 au 28 janvier 2024, à l’occasion du jubilé, les fidèles catholiques peuvent bénéficier du don de l’indulgence plénière pour la rémission de la peine des péchés pardonnés.

Ce reliquaire représente un coût de 25 000 euros : conception, réalisation, bois noble, pierres fines et matières précieuses. 15 000 euros restent à financer. Une campagne Credofunding a été lancée.

Pourquoi le carême n’a rien à voir avec le ramadan

De l’abbé Danziec dans Valeurs Actuelles :

Dans un collège privé, la catéchiste interroge les élèves présents au cours (non obligatoire) d’instruction religieuse : « qu’est-ce que le carême ? ». Une main hésitante se lève pour une réponse incertaine : « Le carême, c’est pas un peu le ramadan des catholiques madame ? ». Voilà donc l’ignorance crasse en matière religieuse à laquelle ont abouti cinquante ans de prédication hasardeuse et de logique d’enfouissement de l’Eglise en France. Non seulement, une quantité non-négligeable de personnes – de baptisés même – ignore aujourd’hui la signification profonde du carême, mais ils sont de plus en plus nombreux à le définir en référence à un islam plus visible, plus affirmatif et plus décomplexé.

Les rigueurs de circonstance que s’imposent catholiques et musulmans en ces périodes ne sont pas seulement différentes dans leurs contours. Elles divergent également quant à leur but. Le chrétien est appelé à se comporter aux yeux du monde comme s’il ne jeûnait pas « pour que ton jeûne soit connu, non des hommes, mais de ton Père qui est là dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret te le rendra » (Mt 6, 16-18). A l’inverse, le Ramadan s’accompagne d’une surveillance étroite de chaque musulman dans la “communauté des croyants”. Le courageux maire de Montfermeil, Xavier Lemoine, rapportait son expérience du ramadan dans sa ville, évoquant la police des poubelles effectuée entre voisins pour s’enquérir de la stricte observance des prescriptions coraniques dans le quartier ou encore le piétinement des goûters des élèves chrétiens ou sans confession par les élèves musulmans dans les cours d’école de sa ville.

Lors du Ramadan, dès le coucher du soleil, tous les interdits cessent pour le musulman. Pour le chrétien, il ne s’agit pas de compenser le soir ce dont on s’est privé durant la journée mais de faire œuvre de sacrifices discrets et de renoncements joyeux. De s’exercer patiemment à toutes les privations que sa conscience lui indique devant Dieu : l’alimentation, les écrans, les dépenses futiles. Cette grande retraite annuelle des fidèles vise à renouveler les cœurs, par un soin plus diligent porté à la vie de prière, au dépouillement, au travail des vertus, le tout couronné par une confession sincère de ses fautes.

Comme le souligne Annie Laurent, spécialiste de l’Islam, alors que dans le Ramadan l’accent est mis sur l’exercice de la volonté et l’obéissance à Allah qui en a commandé l’observance, le carême est une réalité avant tout spirituelle et personnelle. Tandis que le ramadan relève d’un pilier injonctif dépourvu de toute signification autre que la soumission (qui est le sens même du mot « islam »), le carême relève d’une invitation à se convertir au Christ. Un combat intérieur à la mesure d’un Dieu aimé, qui rappelle la haute valeur civilisatrice du sacrifice offert gratuitement.

Pour Hélie de Saint-Marc « si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu ». La leçon chrétienne du carême appartient à cette veine. Dans la société du moindre effort, elle a même la valeur d’une leçon de survie.

A la fin d’une guerre, chaque belligérant doit gagner au moins un petit peu

Jean-Baptiste Noé, rédacteur en chef de la revue Conflits et auteur d’un ouvrage que nous avons évoqué ici, ici et là, a été interrogé dans Permanences, qui consacre un dossier à la guerre. Extrait :

Vous pouvez commander ou vous abonner à Permanences ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

Chartreuse Verte : redécouvrez ce produit monastique mythique

En route pour la vallée de la Chartreuse pour découvrir la Chartreuse verte et ses nombreuses vertus ! Cette liqueur alcoolisée à 55% vol., est composée de 130 plantes et soigneusement réalisée par les moines du Monastère de la Grande Chartreuse depuis 1764.

La recette se base sur la formule d’un recueil datant de 1605, dont personne ne connaît l’origine… Et les frères ont mis 132 ans à déchiffrer la recette ! Incroyable, non ? Mais quels sont les effets et les vertus de la chartreuse verte ? Quelle est sa composition et ses arômes ? Quand et comment boire la chartreuse verte ? C’est parti, Divine Box vous dit tout sur cette liqueur en trois minutes top chrono !

Une recette précieusement conservée

La recette de la Chartreuse verte est quasiment inaccessible. N’essayez pas de la voler, vous n’y parviendrez pas ! Les chartreux conservent précieusement leur savoir-faire ancestral. D’autant que celui-ci est très prisé par les curieux !

Voyez par exemple :

  • Le parchemin de 1605, à l’origine de l’élixir végétal puis de la chartreuse verte, est conservé dans un coffre fermé à double tour, au fond du monastère.
  • Ce coffre est caché dans le monastère, mais personne ne sait où !
  • La clé de ce coffre est détenue par le Supérieur du monastère seulement.
  • Seuls deux moines du monastère ont l’autorisation de consulter le parchemin, sur demande.

Autant vous dire qu’il n’est pas né celui qui parviendra à s’emparer du précieux recueil de la Chartreuse verte. C’est bien pour toutes ces raisons que personne aujourd’hui n’est capable de lister exactement les plantes que contient la Chartreuse. Difficile donc d’en connaître toutes les vertus…

À ce sujet, dom Benoît, le responsable des caves du monastère de la Grande Chartreuse, aussi appelé maître de chai, nous confie : « Étant donné le nombre de plantes, on dit qu’il y en a toujours une qui va vous faire du bien. Mais les proportions sont telles qu’aucune ne peut vous faire du mal ! ». Ce n’est pas beaucoup plus clair, mais enfin la formulation est amusante !

La Chartreuse verte est conservée dans les caves que possède le monastère © Monastère de la Grande Chartreuse

Les différentes manières de déguster la Chartreuse verte

Ce qui est super avec la Chartreuse verte c’est que vous pouvez la consommer de mille et une façons, mais toujours avec modération (car elle titre à 55%). En digestif, en cocktails ou bien en cuisine, tout est possible et envisageable !

En digestif

Un petit verre (≈ 3cL) de chartreuse verte pur stimule la digestion. Si vous ajoutez quelques glaçons, vous profiterez d’autant plus de ses arômes ! Vous pourrez ainsi découvrir un goût herbacé et quelques notes d’anis, de gingembre, de menthe, de citron et de poivre !

En cocktail

Pour l’apéritif, la Chartreuse verte mélangée dans un cocktail fait un tabac ! Vous pourrez essayer par exemple :

  • le « Chartreuse Tonic » (1/5 de chartreuse verte + 4/5 d’eau tonic + beaucoup de glaçons)
  • le Chartreuse Mule (3cL de chartreuse verte + 1cL de jus de citron + 10cL de Ginger Beer + quelques glaçons)
  • ou bien, l’un des 24 cocktails à base de chartreuse verte !

En recette

Il est possible de cuisiner avec de la Chartreuse verte ! Vous pouvez l’utiliser en sauce pour agrémenter du poisson, ou bien cuisinée, aussi bien dans une recette sucrée que salée. Il y en a pour tous les goûts ! Voici trois exemples qui vous ouvriront l’appétit :

  • Mousse au chocolat et à la chartreuse verte,
  • Crêpes à la chartreuse verte,
  • Soufflé à la chartreuse verte.

Pour découvrir les 7 meilleures recettes à base de chartreuse verte, c’est par ici !

La Chartreuse verte peut être utilisée pour parfumer une pâte à crêpes © Divine Box

Des ingrédients aux nombreux bienfaits

Même si on ne connaît pas la liste exacte des ingrédients de la Chartreuse verte, certains ont été portés à notre connaissance par des ethnobotanistes curieux. Ils affirment avoir pu lire la première page de la formule de 1605, à partir de laquelle est élaborée la Chartreuse verte. D’après eux, ils ont donc pu voir le nom de 13 plantes, comme par exemple :

  • La mélisse. Habituellement, cette plante permet de soulager l’anxiété, l’agitation, la nervosité, les troubles du sommeil, l’irritabilité et les spasmes gastro-intestinaux mineurs.
  • La sauge, connue pour atténuer les bouffées de chaleur, favoriser l’hygiène bucco-dentaire et soulager les maux de gorge.
  • La lavande, elle, atténue les insomnies en soulageant l’agitation, traite les symptômes de la dépression, ainsi que les douleurs névralgiques, spasmodiques et rhumatismales.
  • Quant à la marjolaine, c’est une source de vitamine K qui permet notamment d’assurer la bonne circulation du sang.

Dom Benoît surplombant la vallée et le monastère de la Grande Chartreuse © Zeppelin – Tous droits réservés

Où trouver la Chartreuse verte ?

La Chartreuse verte est un produit rare et recherché, et il existe de nombreuses contrefaçons ! Pour trouver la seule, la vraie et l’unique, on vous recommande d’aller  directement sur place : Caves de la Grande Chartreuse, 10 boulevard Edgar-Kofler, 38500 Voiron. Et si vous ne pouvez pas vous déplacer, vous pouvez retrouver en ligne la Chartreuse Verte et tous les autres produits du monastère de la Grande Chartreuse chez Divine Box !

Les inscriptions sont ouvertes pour la rentrée 2023-2024 à l’Institut CAP Sud Méditerranée

L’institut CAP Sud Méditerranée propose aux jeunes entre 18 et 25 ans une année d’immersion à Toulon pour suivre la scolarité du CAP à raison de 15 heures de cours par semaine (philosophie, histoire, humanités), pour vivre une vie fraternelle dans une colocation étudiante et pour évangéliser en lien avec les Missionnaires de la Miséricorde et la paroisse Saint-François-de-Paule.

Le CAP est à mi-chemin entre une école de vie et une formation universitaire et s’adresse prioritairement aux étudiants qui veulent faire une année de césure dans leurs études supérieures, ou bien se reconvertir professionnellement, ou encore désirent se former en parallèle de leurs études ou de leur vie professionnelle. En effet, il est possible de cumuler la scolarité du CAP avec une autre activité à mi-temps.

L’institut CAP Sud Méditerranée propose aux jeunes entre 18 et 25 ans une année d’immersion à Toulon pour :

  • suivre la scolarité du CAP à raison de 15 heures de cours par semaine qui couvrent le spectre global des humanités classiques (philosophie thomiste, histoire, littérature, sciences politiques, géopolitique, arts libéraux) enracinées dans une vision chrétienne de l’homme et de la société,
  • vivre une vie fraternelle dans une colocation étudiante (une colocation de garçons et une colocation de filles),
  • évangéliser en lien avec les Missionnaires de la Miséricorde et la paroisse Saint-François-de-Paule de Toulon.

Pour la somme totale de 2 500 € / an, les jeunes seront hébergés, nourris et inscrits au CAP, moyennant leur investissement au service de la mission.

Merci d’adresser votre candidature à [email protected]

Saint Thomas d’Aquin donne encore aujourd’hui à ses disciples de comprendre les mystères de la foi

Entretien avec le fr. Philippe-Marie Margelidon, o.p., Directeur de la Revue thomiste et Président de l’association pour les centenaires Saint Thomas d’Aquin (ACTA), à propos du triple jubilé de saint Thomas d’Aquin :

Nous sommes entrés dans le grand Jubilé de saint Thomas d’Aquin, de quoi s’agit-il exactement?

D’abord de célébrer la sainteté de Thomas d’Aquin, comme sainteté de l’intelligence au service de la foi, et son résultat doctrinal dans ses oeuvres, comme l’a dit le pape Jean XIII en 1323. Saint Thomas est saint par ses moeurs, sa vie et sa doctrine. Il a donné naissance à une tradition intellectuelle chrétienne qui ne s’est jamais démentie. Saint Thomas est depuis 1923 (Pie XI) Doctor commmunis Ecclesiae, il est le seul docteur en lequel toute l’Église se reconnaît au point d’en faire un guide et un maître (cf. Paul VI, Lumen Ecclesiae)

En quoi ce saint du Moyen Age peut il éclairer encore notre siècle ?

Il l’éclaire comme il a éclairé tous les siècles précédents avec la hauteur et la profondeur de se ses vues. il n’est pas seulement une source vive d’inspiration, il donne aujourd’hui à ses disciples de comprendre les mystères de la foi, de les revoir avec piété et profondeur, d’en manifester la vérité, la cohérence et la pertinence.

Pourquoi réaliser un nouveau reliquaire pour son crâne?

Parce qu’il n’en avait plus depuis 1974, qu’il était impossible de le vénérer et de le prier comme on peut le faire lorsque l’on fait « l’ostension » de ses reliques. Le corps des saints est un corps saint, que l’Esprit de vie a sanctifié, promis à la résurrection bienheureuse, que l’on peut voir et toucher, que l’on peut prier dans l’espérance de sa glorification corporelle dans la communion des saints qu’est l’Église.

L’esclavage des écrans

En ce début de carême, L’Homme Nouveau consacre un dossier aux écrans et alerte sur certains dangers :

A noter que c’est le père Danziec, grand utilisateur de Twitter, qui signe l’éditorial de ce numéro.

Vous pouvez retrouver l’Homme nouveau sur le Club de la presse.

Des échanges avec beaucoup de franchise

Marguerite Aubry a interrogé pour L’Homme Nouveau Philippe Darantière, l’un des deux laïcs qui a participé à la rencontre avec deux évêques de la Conférence épiscopale. Extrait :

[…] Il faut d’abord souligner que c’est une première : les représentants des fidèles attachés à la messe traditionnelle écrivent au président de la Conférence des évêques de France. Il répond favorablement. La rencontre s’organise et se tient, c’est déjà un événement. Elle a été officialisée le soir même par un texte commun. C’est une première et donc un point important.

C’est peut-être surtout l’amorce d’un processus. Nous avons sollicité le fait que cette rencontre devienne plus régulière avec des représentants de l’épiscopat, pour parler de tous ces sujets, et pour avancer dans une meilleure compréhension mutuelle. Les deux évêques ont répondu qu’ils allaient rendre compte de notre demande à Mgr de Moulin Beaufort, afin de trouver un prolongement possible à ces échanges sous une forme de périodicité qu’il voudra bien décider.

Les trois points soulevés comme étant des obstacles à la communion méritent une réflexion, à laquelle nous sommes ouverts. Il serait utile d’expliciter cette notion d’un point de vue théologique ou canonique. Mais il serait surtout utile de chercher ensemble la manière de s’adresser mutuellement des signes de communion. On ne pourra pas changer le lectionnaire (cela ne relève pas de notre faculté de laïcs), mais nous pourrions donner d’autre témoignages de notre souci d’unité, comme la participation à des célébrations communes, des événements diocésains, des pèlerinages ou, par exemple, en veillant à une meilleure information de l’Evêque sur un projet de création d’école.

Pour terminer, je voudrais souligner qu’il y a eu dans nos échanges beaucoup de franchise. Nos interlocuteurs ont pris beaucoup de temps à nous écouter, sans chercher à nous interrompre. Nous avons senti que de l’attention nous étaient consacrée. Ce n’était pas une formalité : nous avons eu un véritable échange, et cette volonté d’un débat respectueux est appréciable.

À leur initiative, nous avons terminé notre rencontre en priant ensemble le Notre Père récité en latin.

Vous pouvez retrouver l’Homme nouveau sur le Club de la presse.

Messe traditionnelle : le Pape renforce son contrôle

Que change le nouveau rescrit du pape François ? Pourquoi préférer la messe traditionnelle à la nouvelle messe ? Les réponses du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence, les abbés Barthe et Guelfucci, le père Thomas et Jean-Pierre Maugendre.

Enceinte et incarcérée pour meurtre, elle réclame d’être libérée au motif que son fœtus est une personne

En juillet 2022 aux Etats-Unis, Natalia Harrell, 24 ans et enceinte de six semaines, avait été arrêtée et inculpée pour meurtre après avoir mortellement tiré sur une femme alors qu’elles se trouvaient toutes les deux dans un véhicule Uber. Natalia Harrell avait une arme dans son sac à main et « craignait pour sa vie et celle de son enfant à naître ».

Incarcérée en Floride, elle réclame d’être libérée au motif que son fœtus est une personne, qu’il n’est accusé de rien et qu’il a par conséquent droit à la liberté. Son avocat précise :

« L’enfant n’avait pas voix au chapitre lorsque la décision d’incarcérer la mère a été prise ». « L’enfant à naître n’a été inculpé d’aucun crime par le procureur » et est « incarcéré de manière illégale »

Des fidèles attachés à la messe traditionnelle reçus à la Conférence des évêques de France

Lu sur la page Facebook de Renaissance catholique :

Au nom de quelques fidèles actifs dans les communautés célébrant selon le Vetus Ordo, M. Philippe Darantière et Mme Marie-Amélie Brocard ont été reçus par Mgr Vincent Jordy, vice-président de la Conférence des évêques de France, Mgr Dominique Lebrun, membre du conseil permanent ainsi que par Mme Bernadette Mélois, directrice du Service national de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle, au siège de la CEF le mardi 21 février 2023. Ils ont pu exprimer leur souffrance et leur incompréhension devant les décisions du Saint-Père tout en reconnaissant l’attention portée par les évêques aux diverses situations. Les évêques et Mme Mélois ont essayé d’expliquer ce qui peut blesser la communion. M. Darantière et Mme Brocard ont souhaité que le dialogue se poursuive. Mgr Jordy a dit qu’il rendrait compte au Président de la CEF en soulignant que le dialogue et les décisions appartiennent en premier aux Evêques diocésains.

C’est par ce communiqué que les représentants de la Commission Permanente des Evêques de France ont clôturé une heure et demi d’échanges avec deux laïcs représentatifs des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle.

Préparée depuis le mois de juillet 2022, cette rencontre a été l’occasion pour les représentants de l’épiscopat d’écouter la souffrance exprimée par les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle depuis le Motu Proprio Traditionis Custodes. Ironie du sort, le jour même de cette réunion, on apprenait que le Pape avait retiré aux Evêques toute latitude pour gérer les requêtes des « Tradis ». Par un rescrit du 20 février 2023, François confie au Dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements la faculté d’examiner toutes les demandes concernant les lieux de cultes, le droit de célébrer selon l’ancien rite pour les nouveaux prêtres et les autres mesures vexatoires compilées par ce dicastère sous la forme des « Responsa ad Dubia » publiées le 4 décembre 2021.

Le deux représentants des fidèles ont pu cependant exprimer à la fois leurs sentiments et leurs vœux. Ils ont décrit comme discriminantes les mesures du Motu Proprio, qui constituent une forme de punition collective appliquée aux fidèles attachés à la liturgie célébrée selon le Missel de 1962, punition infligée pour des motifs dont les fidèles contestent le bien fondé. La mesure d’exclusion des églises paroissiales imposée, d’une gravité sans précédent à l’égard de laïcs non fautifs, ainsi que les autres mesures d’apartheid qui l’accompagnent (délimitation des jours de célébration, limitation de l’accès aux autres sacrements, voire interdiction de la publication des horaires des messes tridentines dans les bulletins paroissiaux…), constituent en elles-mêmes une rupture de l’unité ecclésiale que le Motu Proprio prétend pourtant défendre.

Les abus financiers, sexuels, spirituels, qui conduisent beaucoup de nos contemporains à rejeter tout lien avec l’Eglise Catholique, s’ajoutent à une crise de la Foi qui se traduit dans les chiffres. Moins de 2% des baptisés vont à la messe tous les dimanches. Parmi ceux-là, un quart des pratiquants de moins de 40 ans a rejoint les communautés de rite traditionnel. Le pèlerinage de Chartres organisé à la Pentecôte par Notre-Dame de Chrétienté attire jusqu’à 15.000 personnes. Mais, d’un diocèse à l’autre, des centaines d’adolescents et d’adultes attendent le bon vouloir d’un évêque pour être confirmés selon le rite traditionnel. Il faut une autorisation pour se marier dans la forme extraordinaire, des diocèses refusent la célébration des obsèques selon l’ancien Ordo. Les Evêques considèrent que les quelque 300 écoles hors contrat qui scolarisent entre 30.000 et 40.000 petits baptisés ne peuvent pas se prévaloir du titre d’écoles catholiques tant qu’ils ne sont pas impliqués dans leur conception. Pendant que la collecte nationale des synthèses synodales françaises envoyée à Rome en juin 2022 prône la remise en cause du célibat des prêtres, l’accès des femmes aux ordres sacrés, la mise en place de « contre-pouvoirs » laïcs dans les diocèses ou l’accès aux sacrements des divorcés-remariés, les catéchismes organisés dans les communautés liées à l’ancien Ordo accueillent des milliers d’enfants, parmi lesquels ceux des familles « non tradies » sont de plus en plus nombreux.

Ce sont ces expressions multiformes de la vitalité d’un catholicisme traditionnel que les deux représentants laïcs ont défendu auprès des délégués de la conférence épiscopale. Ils ont résumé leurs attentes en cinq points :

  • l’accès des fidèles à tous les sacrements de l’initiation chrétienne (baptême, confirmation, eucharistie) selon le rite liturgique par lequel ils veulent pouvoir se sanctifier ;
  • le bénéfice pour les fidèles de la célébration du mariage et des obsèques selon le rite traditionnel dans tous les diocèses ;
  • la garantie pour les fidèles de pouvoir disposer d’un enseignement du catéchisme catholique dans une forme respectueuse de leur attachement à la liturgie traditionnelle ;
  • l’assurance pour les fidèles de pouvoir bénéficier de l’apostolat de prêtres dont le droit propre à célébrer selon l’ancien Ordo ne sera pas remis en cause, contrairement à plusieurs cas récents qui ont causé de profondes blessures ;
  • l’accueil bienveillant par les autorités diocésaines des initiatives de fidèles laïcs de créer des écoles indépendantes, en leur octroyant sans discrimination l’accès à l’instruction religieuse inscrite dans leurs programmes, et la messe selon le rite traditionnel ou les confessions à l’école pour les élèves et le corps enseignant.

Un mémorandum a été remis à l’attention du Président de la Conférence des Evêques de France, Monseigneur de Moulin-Beaufort, proposant que cette rencontre puisse se renouveler pour approfondir une réflexion sur la manière de renforcer la communion ecclésiale entre les fidèles et leurs pasteurs diocésains.

Ermonia sur Radio Courtoisie

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

L’association Ermonia était présente mardi midi sur Radio Courtoisie dans « Le libre journal de la musique et de la culture » présenté par Didier Rochard.

Ambroise Boulangé, réalisateur, et François d’Arjac, compositeur, présentaient le court-métrage « Le Vœu de l’épée » et sa musique originale, ainsi que l’association et son prochain projet, déjà tourné: « Remissio ».

Pour réécouter l’émission:

Libre journal de la musique et de la culture du 21 février 2023 : “Le film « Le vœu de l’épée » ; Raconte-moi la musique : Maria Callas (suite)”

Le film:

Les musiques de François d’Arjac:


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Contrairement à ce que pense le ministre, ce n’est pas CNews qui désinforme

Roch-Olivier Maistre, le président de l’Arcom, l’autorité de régulation des médias, était jeudi 23 février devant les étudiants de l’École de journalisme de Sciences Po. Lors de la séance de questions-réponses, il a été interrogé sur CNews. Il a déclaré :

« Nous avons le débat (de régulation) sur une chaîne comme CNews qui est devenu dans notre paysage médiatique un événement un peu nouveau, qui se rapproche d’une chaîne d’opinion comme on le connaît dans d’autres pays. C’est notamment le cas des USA, on parle souvent de la Fox News française. C’est un cas intéressant ». « La chaîne respecte strictement le pluralisme politique, ils communiquent tous les mois les temps de parole des personnalités politiques, on vérifie à la seconde près et ils sont parfaitement dans les clous des équilibres des forces politiques en France ».

Les autres chaînes respectent-elles ce strict équilibre ?

Dans le même temps, on apprend que Rachid M’Barki a été licencié par le groupe Altice, propriétaire de BFMTV et RMC ce même jeudi 23 février. Après 17 ans de service, le journaliste est mis en cause pour avoir diffusé dans son JT de la nuit des sujets liés à une vaste entreprise de désinformation pilotée par une officine israélienne. Les brèves diffusées à l’antenne avaient trait aux oligarques russes, au Qatar, au Soudan, au Cameroun, ou encore au Sahara occidental et auraient été « fournies clés en main pour le compte de clients étrangers ».

Pourtant, c’est bien CNews que le ministre e la censure a visé.

 Viktor Orbán défend l’indépendance et la souveraineté de la Hongrie

Viktor Orbán s’est adressé aux membres du groupe parlementaire Fidesz-KDNP mercredi à Balatonfüred. Il a rappelé, à propos de la guerre entre la Russie et l’Ukraine :

Nous ne fournirons pas d’armes, nous ne rejoindrons aucune coalition de guerre.

Nous n’acclamons personne, car il ne peut y avoir de vainqueur dans cette guerre. La Russie ne peut pas gagner, car l’ensemble du monde occidental s’est rangé derrière l’Ukraine. Et la Russie est une puissance nucléaire, et une puissance nucléaire ne peut être acculée, car elle pourrait déclencher une guerre nucléaire. La seule position moralement correcte dans cette guerre est la position Fidesz-KDNP, car des vies ne peuvent être sauvées que par un cessez-le-feu et la paix, et donc un cessez-le-feu et des négociations de paix sont nécessaires immédiatement.

L’Europe a été affaiblie au cours de l’année écoulée parce que l’administration Biden fait valoir ses intérêts à Bruxelles au détriment des intérêts européens. Les réponses à la guerre et le tsunami de sanctions ont commencé à affaiblir l’économie européenne, tandis que l’Amérique, riche en énergie bon marché, n’est pas affectée.

La force militaire de l’Europe a également commencé à s’affaiblir, car la guerre a réduit les stocks des armées européennes, mais aucune disposition n’a été prise pour les remplacer. Au total, l’Europe a perdu son indépendance, sa force économique et militaire en moins d’un an. Dans cette situation, la Hongrie doit défendre ses propres intérêts, car ce n’est qu’ainsi qu’elle pourra sortir indemne et plus forte de la guerre.

    • L’indépendance de la Hongrie doit être défendue, ce qui signifie défendre la position pro-paix contre l’administration Biden et Bruxelles.
    • Le deuxième point est de préserver la force de l’économie hongroise, ce qui signifie faire la guerre à l’inflation, protéger les emplois, protéger les familles et les personnes âgées et celles qui travaillent.
    • Et enfin, nous devons renforcer la puissance militaire de la Hongrie, car la paix exige la force.

Sur le plan politique, il a nommé les adversaires du Fidesz-KDNP, répartis en trois groupes :

  • les groupes d’intérêts internationaux pro-guerre composés de l’administration Biden, des bureaucrates bruxellois pro-guerre et des politiciens pro-guerre,
  • la gauche dollar dirigée par Gyurcsány
  • Comme troisième groupe, il a nommé les spéculateurs internationaux qui veulent profiter des temps de guerre. Ils financent la gauche dollar, leur figure emblématique étant George Soros, qui a écrit il y a des années que les pays d’Europe centrale devraient être utilisés pour une guerre par procuration contre la Russie, parce que les Européens centraux sont plus tolérants que l’Occident vis-à-vis des sacrifices humains qui accompagnent la guerre.

Mgr Aillet : « Il n’est pas indifférent que ce drame absolu se soit déroulé le mercredi des Cendres »

Lettre de Mgr Aillet aux diocésains de Bayonne, Lescar et Oloron à propos du drame de Saint-Jean-de-Luz :

Chers frères et sœurs,

Nous nous sommes réveillés ce matin comme d’un cauchemar, après la journée d’intense émotion que nous avons vécue hier, mercredi 22 février : l’assassinat d’Agnès Lassale, professeur d’espagnol au lycée St Thomas d’Aquin de Saint-Jean de Luz, en plein exercice de sa belle mission d’enseignante, a mis toute une communauté éducative en état de choc et suscité un grand émoi national. Le ministre de l’Education nationale, accompagné du ministre de la fonction publique, s’est rendu dans l’Etablissement, pour faire part du soutien du gouvernement et de la solidarité de la nation tout entière. M. Philippe Delorme, Secrétaire général de l’Enseignement catholique avait fait le déplacement et j’étais moi-même sur les lieux hier après-midi, avec M. Vincent Destais, Directeur diocésain de l’Enseignement Catholique, pour manifester la compassion et la prière de l’Eglise catholique.

Notre pensée va d’abord vers cette enseignante appréciée de tous, très engagée dans sa mission, très investie auprès de ses élèves qui saluent son dynamisme et sa proximité. Nous pensons à son conjoint et à sa famille, si brutalement plongés dans la douleur de la séparation. Nous pensons au chef d’établissement et aux enseignants qui pleurent une collègue présente dans ce lycée depuis 1997 et dont c’était comme la seconde famille : ils ont été remarquables de sang-froid et de réactivité, en particulier dans le soin apporté à leurs élèves ; c’est l’ADN de l’enseignement catholique que de privilégier un accompagnement de proximité et de constituer, au nom du Christ et de l’Evangile, une vraie communauté, soudée pour le meilleur et pour le pire. De même, M. Vincent Destais, Directeur diocésain, et ses adjoints, apportent sur place le soutien de leur présence et de leur accompagnement. Notre pensée va aussi vers les élèves, ceux qui ont été directement témoins de cette scène horrible, comme ceux qui ont été indirectement impactés par ce drame : je salue le professionnalisme des équipes spécialisées qui assurent un accompagnement médico-psychologique attentif pour prévenir ou atténuer le traumatisme.

C’est toute la communauté catholique de notre diocèse, et bien au-delà, qui est profondément affectée par ce drame incompréhensible et que rien ne semblait présager dans un établissement si paisible de notre côte basque. J’ai reçu personnellement de nombreux témoignages de mes confrères évêques qui manifestent leur soutien et leur prière pour la victime, sa famille et toute la communauté éducative de Saint Thomas d’Aquin.

Ma pensée va encore vers ce jeune adolescent dont la vie a basculé, en commettant un acte irréparable, et vers sa famille aujourd’hui particulièrement dévastée. Comment est-ce possible ? L’enquête déterminera les motifs d’un tel passage à l’acte. Pour l’heure, nous ne pouvons que le confier à la miséricorde de Dieu.

Il n’est pas indifférent que ce drame absolu se soit déroulé le mercredi des Cendres, alors que les catholiques entrent dans le temps du Carême, ce temps d’épreuve et de combat spirituel contre l’esprit du mal. Comme nous le disons dans l’invitatoire de la liturgie des heures, en ces jours : « Les yeux fixés sur Jésus-Christ, entrons dans le combat de Dieu ». C’est dans le mystère pascal de la mort et de la Résurrection de Jésus, que nous célébrerons au terme de la sainte quarantaine, que nous pouvons puiser la force et le courage de l’Espérance. Lui seul, en assumant notre mort, dans les conditions si tragiques de la croix, peut remplir nos épreuves, aussi déroutantes soient-elles, de sa présence. En lui seul, nous pourrons discerner le sens de ce qui nous arrache bien légitimement des pourquoi déchirants !

Par sa mort, le Christ a vaincu la mort et vaincu le péché qui conduit à la mort ! C’est en lui que nous pouvons trouver la consolation. Nous sommes aussi mis au défi du pardon, un pardon qui ne saurait être arraché de force, qui nécessitera un long processus et qui ne peut être qu’un don de grâce. Mais nous savons, nous chrétiens, que c’est dans le pardon que nous trouverons apaisement et guérison de nos cœurs meurtris.

Ne négligeons pas les instructions du Seigneur en ce début du Carême :

« Revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour » (Jl, 2, 12).

C’est le sens de notre Carême que de revenir à Dieu que nous pourrions être tentés d’oublier ou de négliger dans nos vies. Nous ne pouvons pas nier que l’oubli de Dieu dans notre société – entendez : « pas n’importe quel Dieu, mais le Dieu qui a parlé sur le Mont Sinaï, le Dieu dont nous reconnaissons le visage dans l’amour jusqu’au bout du Christ crucifié et ressuscité » –, puisse avoir des conséquences jusque dans les drames et les injustices qui blessent notre humanité en manque cruel d’orientation.

Je vous invite donc, non seulement à manifester votre compassion et votre solidarité concrète, mais encore à prier le Seigneur de toute consolation pour la victime et pour tous ceux qui sont impactés par ce drame.

Enfin, je propose aux curés et aux prêtres du diocèse de prier et de faire prier les fidèles lors de nos assemblées dominicales de dimanche prochain, 1er dimanche de Carême, en particulier dans la prière universelle.

« Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui » (1 Co 12, 26). Par notre prière commune, nous manifesterons ainsi la communion de notre Eglise particulière de Bayonne, Lescar et Oloron.

Avec mes sentiments dévoués et fraternels et ma communion dans la prière et l’Espérance

+ Marc Aillet
Evêque de Bayonne, Lescar et Oloron
Bayonne, le 23 février 2023

Accident Pierre Palmade : quelles suites judiciaires après la mort du fœtus ?

Aude Mirkovic a été interrogée sur Radio courtoisie, suite au terrible accident causé par Pierre Palmade dans lequel un fœtus de six mois a été tué dans le ventre de sa mère.

Le point juridique réalisé par Aude Mirkovic montre à quel point notre système juridique est plein de contradictions. Espérons que ce drame affreux puisse contribuer à faire reconnaître l’enfant dans le ventre de sa Mère !

I-Média – Match Russie/USA : les médias supporters de Biden

Au programme de cette semaine, un dossier du jour consacré à la fracture entre les Etats-Unis et la Russie. Rideau de fer et ambiance de guerre : comment les médias ont repris ces discours ainsi que ce qu’ils en ont retenu.

L’image du jour revient elle sur une banderole des supporters de Liverpool qui ont visiblement bien aimé le prix spécial, le Gérald d’or, décerné lors de la 14ème cérémonie des bobards d’or qui est désormais en ligne juste ici.

Centralisme romain

Les analyses sur le dernier rescrit du pape restreignant le pouvoir des évêques sur la messe traditionnelle fleurissent sur internet. Voici des extraits. L’Union Lex Orandi estime que ce nouveau texte vient contredire les analyses formulées par des canonistes :

[…] Les canonistes avaient quasi unanimement considéré que ce Motu Proprio dérogeait à la tradition juridique de l’Eglise et que, surtout, les Responsa ad Dubia publiées le 18 décembre 2021 par le dicastère pour le Culte divin et la discipline des sacrements ne comportaient aucune valeur d’obligation. Le Père Reginald-Marie Rivoire, de la Fraternité Saint Vincent Ferrier, a ainsi décompté que les Responsa violaient le canons 87.1 sur le droit de l’évêque à dispenser d’une loi universelle de l’Eglise pour des raisons pastorales, le canon 902 sur le droit d’un prêtre de ne pas concélébrer, le canon 905.2 sur la possibilité de tout prêtre de célébrer deux messes par jour (« biner ») avec l’autorisation de l’évêque du lieu, et les canons 213 et 214 qui garantissent les droits des fidèles à recevoir de leurs pasteurs les biens spirituels que sont la parole de Dieu et les sacrements, ou de rendre le culte à Dieu selon leur rite propre et à suivre leur propre forme de vie spirituelle (Le Motu Proprio Traditionis Custodes à l’épreuve de la rationalité juridique, in Mélanges offerts en l’honneur de l’Abbé Bernard Lucien, DMM 2022).

Le Père Réginald-Marie observait que la consultation du Siège apostolique renvoyée au dicastère pour le Culte divin attribuait abusivement à cette congrégation un pouvoir législatif (énoncer une loi) sans qu’il dispose d’une délégation du législateur (le Pape). Par ailleurs, les évêques ne pouvaient pas être canoniquement privés de la dispense d’une demande d’autorisation à Rome, en vertu du canon 87.1 :

« Chaque fois qu’il le jugera profitable pour leur bien spirituel, l’évêque diocésain a le pouvoir de dispenser les fidèles des lois disciplinaires tant universelles que particulières… ».

Ce sont ces deux failles de Traditionis Custodes que le Rescrit du Pape viennent de verrouiller. L’Evêque diocésain ne peut plus concéder l’usage d’une église paroissiale pour la célébration de la liturgie traditionnelle sans autorisation du Culte Divin. Il ne peut pas non plus autoriser un prêtre ordonné depuis le 16 juillet 2021 à célébrer selon l’ancien Ordo sans l’autorisation express du Cardinal Roche, dont on connait l’hostilité à la tradition. […]

En revanche, un article du Wanderer, traduit par Benoît-et-moi, juge que ce texte est une claque pour le cardinal Roche qui en voulait beaucoup plus :

[…] En bref, il s’agit du document de rang le plus bas dans l’arsenal complexe dont dispose le Pontife Romain, qui peut être modifié demain par lui-même ou par son successeur. […]

Ma reconstitution est la suivante : hier, 20 février, le cardinal Roche a eu une audience avec François, comme le rapporte le Saint-Siège lui-même. Il venait chercher une constitution apostolique et en est sorti avec un rescrit. Le Saint Père lui a dit qu’il ne signerait aucun nouveau document restreignant la liturgie traditionnelle et lui a accordé un petit ajustement supplémentaire aux dispositions de TC qui ne changera rien ou presque à ce qui a déjà été légiféré. […]

Il serait très étrange que, comme certains le pensent, en l’espace de quelques semaines – le 3 avril, dit-on – le document féroce apparaisse enfin et que le rescript ne soit qu’un amuse-gueule. Bergoglio est peut-être très moderniste, ou ce qu’on veut d’autre, mais c’est un bon politicien, et pour cette raison même, il est impensable, à mon avis, qu’il publie continuellement des documents restrictifs sur le même sujet. Ce serait un signe évident de faiblesse qu’il ne se permettra jamais, encore moins sur un sujet qui ne l’intéresse pas du tout, et encore moins si la personne qui le lui propose est Roche, dont tout le monde dit qu’il le déteste, et il ne serait pas étrange qu’à tout moment il finisse comme premier archevêque de l’île de Sainte-Hélène. […]

Et cette autre analyse, moins optimiste :

[…] Le rescriptum révèle également, en marge, une hypocrisie considérable des milieux ecclésiastiques progressistes qui, sous Jean-Paul II et Benoît XVI, s’insurgeaient de manière infondée contre un prétendu « centralisme romain ». Ce n’est que sous le pape François que ce centralisme a connu une radicalisation et concentre aujourd’hui à Rome des compétences exclusives d’une ampleur jusqu’ici insoupçonnée. Il suffit de penser à l’érection canonique de nouvelles communautés et de nouveaux ordres, et en particulier, bien sûr, en rapport avec le rite traditionnel. Il ne faut pas s’attendre à ce que ces milieux, qui ont polémiqué pendant des décennies contre les papes polonais et allemand, qui ont sapé l’autorité de ces deux successeurs de Pierre et qui les ont parfois discrédités personnellement, expriment un mot de critique contre les nouveaux excès centralisateurs.

Le rescrit d’aujourd’hui fournit une preuve supplémentaire que le pape François est mû par un profond élan idéologique lorsqu’il s’agit du rite traditionnel. Dans les nombreuses interventions et gestes de son pontificat de bientôt dix ans en rapport avec la liturgie, le rite traditionnel et la tradition, on ne trouve aucune indication d’une quelconque appréciation.

Une prétendue « générosité », telle qu’il l’a montrée au début de l’année 2022 envers les communautés Ecclesia Dei (concrètement la Fraternité Saint-Pierre), devrait plutôt être lue comme une mesure tactique, car François, comme on le sait déjà depuis son époque à Buenos Aires, ne veut si possible pas se créer trop d’ennemis, car il y voit une limitation de sa marge de manœuvre.

Un chasseur ne peut pas abattre un troupeau entier d’un seul coup. En revanche, il peut le décimer jour après jour.

Ce journaliste de France Inter trouverait-il ses témoins au sein même de Radio France ? [Add]

Saurez-vous retrouver qui se cache derrière le couple de retraités que France Inter nous présente comme des paroissiens lambda très déçus de leur évêque, dans un article à charge contre Mgr Rey ?

Un lecteur du Forum catholique a donné une réponse très probable. Il s’agit visiblement de la « fameuse » Anne Soupa, mariée à Philippe Soupa…

Autrement dit, France Inter n’a pas eu à se donner trop de mal pour constituer cet « échantillon représentatif », Anne Soupa étant intervenante régulière sur Radio France.

Par ailleurs, le compte twitter du « journaliste » laisse apparaitre une certaine vision de l’Eglise. On devine tout le bien qu’il en pense.

 

Addendum :

On me signale que le couple interrogé est bien distinct des personnes citées ci-dessus.

La synodalité est à la mode, sauf pour les traditionalistes, qui n’ont droit qu’à la souffrance dans le silence

De Christophe Dickès dans Le Figaro :

Le carême des catholiques traditionalistes commence dans la peine. En charge des questions liturgiques au Vatican, le cardinal Roche qui, dans les faits, n’a jamais caché son opposition à l’œuvre de Benoît XVI, vient de publier un nouveau texte validé par le pape François sur la pratique de l’ancien rite. Contrairement à l’esprit même que le pape a souhaité donner à son pontificat, il réduit drastiquement la liberté des évêques et leur autonomie en la matière. Mais qui sont donc ces catholiques traditionalistes? […]

Aujourd’hui, ces gens sont pointés du doigt. On aurait pu se demander pourquoi ils remplissent leurs églises quand bien d’autres se vident. On aurait pu aussi se demander si ces gens ne font pas partie de ce que Benoît XVI a appelé les minorités créatives: écoles, groupes de scouts, chorales, assistance aux personnes âgées, œuvres missionnaires, médias et surtout… conversions et vocations. Les tradis font fleurir leur figuier, mais il semble que cela n’ait pas d’importance.

Surtout, comme saint Paul appelé à Jérusalem par les colonnes de l’Église (Galates 2), on aurait pu essayer de recevoir les chefs des instituts et des fraternités concernées pour les entendre. On aurait même pu leur demander de faire des efforts en travaillant sur certains points. Au même titre que la Fraternité saint Pie X ou les anglicans furent engagés à travailler avec Rome sur une réintégration, toujours sous le pontificat de Benoît XVI. On aurait pu, en cas de mauvaise volonté, faire une correction fraternelle, voire une réprimande et même faire preuve de sollicitude pastorale. Ce qui est œuvre de justice dans le droit canon (C. 1 341). Mieux, comme la parole est aujourd’hui aux laïcs, on aurait pu aussi inviter quelques-uns de ces fidèles de la base, représentatifs de ce courant si singulier de l’Église.

Il n’en fut rien: seul le supérieur de la Fraternité saint Pierre a été reçu. Il a eu gain de cause. Quant aux laïcs, des mères de prêtres âgées de 50 à 65 ans, qui ont fait 1500 km à pied de Paris à Rome afin de déposer au pied du vicaire de Pierre une supplique, ont été reçues à peine trois minutes. 1500 kilomètres pour une poignée de secondes… Dans ce groupe, goutte d’eau d’espérance dans un océan d’indifférence, il y avait même une fidèle de la communauté de l’Emmanuel qui, prise de compassion, avait souhaité faire un bout de chemin avec ce petit monde étrange. Cette femme avait créé un pont. Elle fut accueillie par des larmes et aimée selon les mots de Tertullien: « Voyez comme ils s’aiment» (Apologétique, n. 39 § 7).

Aujourd’hui, on donne à ces tradis des noms pour mieux les disqualifier. Ils sont nihilistes nous explique-t-on ou bien encore restaurationnistes. Un critique anglais les considère même comme des nouveaux jansénistes! On leur dit de reconnaître le concile Vatican II alors que l’écrasante majorité d’entre eux n’a lu et ne lira jamais le concile Vatican II. Pas plus quela plupart des fidèles qui assistent à la messe Paul VI. On leur reproche leur ecclésiologie sans se demander si les 96 % des catholiques qui ne pratiquent pas en ont une. On souhaite au fond les rééduquer. De gré ou de force. La synodalité est semble-t-il à la mode, mais «eux» n’ont qu’un seul droit: celui de la souffrance dans le silence.

Ostension des reliques de saint Thomas d’Aquin

Déplacé hors de Toulouse pour la première fois depuis 1369 à l’occasion du triple jubilé de saint Thomas d’Aquin, le coffre contenant les reliques de son crâne a été rénové et confié aux Dominicains de Bordeaux jusqu’au 27 février.

Dominicain, saint Thomas d’Aquin, né le 28 janvier 1225, est mort d’épuisement intellectuel en odeur de sainteté le 7 mars 1274. Il a été canonisé par le pape Jean XXII le 18 juillet 1323. Cette année 2023 marque l’entrée dans un triple jubilé :

  • 700 ans de sa canonisation
  • 750 ans de sa mort, en 2024,
  • 800 ans de sa naissance, en 2025.

Le 23 janvier, le crâne du saint a été placé dans un nouveau reliquaire qui permet de le présenter aux fidèles. À l’occasion de ce triple anniversaire, la pénitencerie apostolique, sur décret du pape François, a accordé une indulgence plénière aux fidèles qui vénèrent ses reliques. Une indulgence à quatre conditions :

  • le demander d’un cœur pur et sincère,
  • se confesser dans un temps proche de la vénération,
  • recevoir la communion eucharistique avant ou après
  • prier pour les intentions du pape.

Les supporters de Liverpool n’oublient pas

Les supporteurs de Liverpool n’ont rien oublié du fiasco sécuritaire en marge de la finale de la Ligue des champions, le 28 mai dernier au Stade de France.

Pour le remake de cette affiche contre le Real Madrid mardi, certains supporters se sont payé le gouvernement français, en particulier Gérald Darmanin et Amélie Oudéa-Castéra.

Un rapport d’experts indépendants a pointé il y a une semaine la responsabilité des autorités (et de l’UEFA) dans le chaos à Saint-Denis. Et en particulier les mensonges de Gérald Darmanin et du préfet de police de Paris d’alors, Didier Lallement, qui avaient voulu rejeter la faute sur les supporteurs britanniques, accusés à l’époque d’avoir présenté des faux billets par dizaines de milliers. Ce que le rapport a démenti… Le ministre de l’Intérieur avait ensuite esquissé des excuses à l’égard des anglais.

Le président veut des «mesures urgentes» contre l’immigration subsaharienne

Le président tunisien Kais Saied a demandé mardi 21 février des «mesures urgentes» contre l’immigration clandestine d’Africains subsahariens dans son pays, affirmant que leur présence était source de «violence et de crimes». Sic.

Kais Saied a présidé une réunion du Conseil de sécurité nationale

«consacrée aux mesures urgentes qui doivent être prises pour faire face à l’arrivée en Tunisie d’un grand nombre de migrants clandestins en provenance d’Afrique subsaharienne».

Lors de cette réunion Kais Saied a dénoncé l’arrivée de «hordes des migrants clandestins» dont la présence en Tunisie est source de «violence, de crimes et d’actes inacceptables», insistant sur «la nécessité de mettre rapidement fin» à cette immigration. Il a soutenu que cette immigration relevait d’une

«entreprise criminelle ourdie à l’orée de ce siècle pour changer la composition démographique de la Tunisie».

Du Zemmour dans le texte ?

«Ceux qui sont à l’origine de ce phénomène font de la traite d’êtres humains tout en prétendant défendre les droits humains».

Qu’en pense SOS Méditerranée ?

Une vingtaine d’ONG tunisiennes ont dénoncé la montée d’un «discours haineux» et du racisme à leur égard ; les ONG ont appelé les autorités tunisiennes

«à lutter contre les discours de haine, la discrimination et le racisme envers eux et à intervenir en cas d’urgence pour garantir la dignité et les droits des migrants».

Le Maroc connaît également une vague de violences en raison de l’immigration subsaharienne, comme le montre cet hebdomadaire du mois de janvier :

Assassinat de Saint-Jean-de-Luz et le satanisme dans une civilisation post-chrétienne

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

C’est donc en ce mercredi des cendres de l’année 2023, premier jour du carême, qu’une enseignante est décédée poignardée dans le lycée Saint-Thomas-d’Aquin de Saint-Jean-de-Luz. Que le Seigneur l’accueille dans Son infinie miséricorde et qu’Il réconforte les proches de la victime. C’est par et avec Jésus, mort sur la croix, qu’elle ressuscitera : là réside notre foi.

L’élève soupçonné a été aussitôt interpellé. Selon le journal Le Monde, le motif terroriste n’est pas retenu à ce stade de l’enquête, qui s’oriente vers la prise en compte d’éventuels troubles psychiatriques de l’auteur des faits. L’élève en question était suivi sur le plan psychologique. Selon la chaîne BFM, il aurait affirmé « être possédé » juste après son passage à l’acte.

Qu’une personne s’identifie comme possédée devrait retenir notre attention, et ce d’autant plus à l’époque où n’importe qui peut imposer son identité ressentie au reste de la société et criminaliser tout doute émis à son encontre. « Je te crois », pourrait-on proclamer à l’instar du slogan d’extrême gauche que l’on retrouve désormais placardé sur les murs. Il y a fort à parier que la piste de la possession sera balayée d’un revers de main par la plupart des spécialistes autoproclamés. On risque aussi de lire des commentaires sur « les délires mystiques » suscités par la religion, catholique bien sûr, et l’on regrettera que d’autres religions ne fassent pas l’objet des mêmes questionnements lorsque leurs « loups solitaires » viennent jusque dans nos bras, égorger nos fils et nos compagnes, non pas forcés par le diable mais au nom de leur dieu. Le discernement d’un exorciste sur cette affaire demeure nécessaire. Une chose est sûre : une possession diabolique peut se traduire par des troubles psychiatriques et identifier la présence de ces derniers d’invalide pas l’hypothèse de la possession.

Dans notre société post-chrétienne, les médias et les enquêteurs se font davantage l’écho de la marque du diable dans les esprits.

En fin d’année 2022, le drame de la torture et de la mort de la petite Lola dans le nord de Paris avait mis la France en émoi. L’évolution récente de Dahbia B, la principale suspecte, avait retenu l’attention. Le magistrat Georges Fenech, ancien chef de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (la Miviludes) avait évoqué dans l’émission TPMP l’hypothèse d’un « sacrifice satanique sur le modèle des enfants zouhris en Algérie ». Né en Tunisie en 1954, le magistrat précisait que ces enfants « sont considérés comme ayant des pouvoirs ». « Actuellement, il y a plein d’affaires qui sont jugées en Algérie. Ils sont kidnappés, sacrifiés. On boit leur sang. Il y a des rites sataniques (…) Sur cette fillette, il y avait le chiffre 1 sur la plante de son pied gauche et le chiffre 0. La meurtrière présumée a dit, semble-t-il en garde à vue, qu’elle avait bu son sang. C’est exactement le rite satanique des zouhris que l’on trouve en Afrique du Nord. J’ai besoin de savoir qu’est-ce qui a inspiré cette femme. Il faut comprendre ». L’avocat de la principale suspecte aura fait son travail en niant et en qualifiant ces analyses d’absurdes sans apporter plus de précisions.

Un jeune homme étant « sorti » avec elle peu de temps avant le passage à l’acte, interrogé par BFMTV, assurait que la principale suspecte dans l’affaire Lola se serait intéressée à des croyances ou religions comme l’évangélisme ou le satanisme peu avant de commettre les faits dont elle est soupçonnée. « Je l’ai vu dessiner au style un triangle avec un œil », a-t-il déclaré. Si BFMTV a analysé qu’il s’agissait d’un symbole pouvant être interprété comme la représentation de l’œil de Dieu sur l’Homme, on peut ajouter que le fameux « oeil de la providence », parfois appelé « delta lumineux » est également un symbole de la franc-maçonnerie présent sur le Grand sceau des États-Unis d’Amérique. Cet oeil de la providence est également visible sur la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, dont on comprend qu’elle n’avait pas vocation à être illustrée par des symboles chrétiens. Sur internet, vous trouverez ce symbole en cherchant « oeil de Lucifer ».

En 2020, la chaine d’information Euronews diffusait un reportage dont le titre était « Rite satanique ? Secte ? De plus en plus de chevaux sont sauvagement mutilés et tués en France. » « Cela ressemble au début d’un polar de série noire qui se déroulerait dans la campagne française… Mais si les éleveurs, les propriétaires particuliers, les responsables de clubs et même les gendarmes font des cauchemars, c’est bien à cause de véritables et horribles faits qui se multiplient au fil des mois : désormais, il ne se passe pas un jour, ou presque, sans qu’on retrouve un cheval mort, atrocement mutilé, voire vidé de son sang, quelque part en France. Une vingtaine de départements sont déjà victimes de ces « actes de cruauté envers les animaux », délits pour lesquels des enquêtes judiciaires sont ouvertes un peu partout en France. »

Se demandant qui sont les « bouchers », la chaine se demande comment « peut-on imaginer qu’il y ait autant d’êtres maléfiques sur le territoire, prêts à aller jusqu’à ces extrêmes ? » « S’agit-il de rites sataniques, de pratiques de sorcellerie en lien avec le sang, la puissance sexuelle puisque les organes génitaux des chevaux sont souvent tailladés ou prélevés ? » Jacky Cordonnier, historien des religions et membre de la Miviludes qui épaule les enquêteurs estime au micro d’Euronews que le sang pouvait être utilisé pour de la « magie rouge ». Selon lui, il pourrait s’agir de commandes, les adeptes de sorcellerie n’étant pas ceux qui tuent forcément les chevaux, n’en ayant probablement pas les capacités. En France, la sorcellerie intéresse jusqu’aux plus hautes sphères, mais d’une manière surprenante. En 2020, la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa s’est confiée dans une interview au magazine féminin Elle, dans laquelle elle évoquait son goût pour la sorcellerie, assurant que « ces croyances [lui] donnent confiance ». Cette prise de parole intervenait dans le sillage de la publication du livre « Sorcières : la puissance invaincue des femmes » de Mona Chollet.

Aux États-Unis, « en avance sur nous », la présence de Satan dans la société est de plus en plus remarquable, et font passer les provocations passées de Madonna ou de Lady Gaga pour des enfantillages. Un article de Slate relate comment le Temple satanique défend bec et ongles la laïcité. « Fondé par deux amis en 2013, le Temple satanique a initialement été conçu comme une blague, un doigt d’honneur fait au conservatisme chrétien américain. » Une statue de Baphomet réalisée par ce fameux Temple satanique a été installée devant le capitole de Little Rock en Arkansas. Plus récemment, le Temple satanique défendait les « droits reproductifs religieux » sur son site et propose des rituels d’avortement religieux. Lors de la cérémonie des Grammy awards cette année, le chanteurs Sam Smith, habillé en Satan, entouré de danseurs executant des rituels d’adorations sataniques, a évidemment retenu l’attention avec son titre hypnotique et blasphémateur « Unholy », signifiant « impie ». Le responsable d’une certaine « Église de Satan » avait commenté qu’il ne s’agissait pas de quoi que ce soit de particulièrement remarquable, si ce n’est de sympathiques costumes.

Le pape François, comme tous les autres papes avant lui, est clair : « Le diable existe vraiment ! Et nous devons le combattre ! » Le Saint-Père n’avait pas hésité à qualifier le meurtre du père Jacques Hamel, à Rouen, mort en 2016, égorgé devant l’autel où il célébrait la messe par un musulman fanatique, de satanique. Les derniers mots du père Hamel, comme l’a rapporté l’évêque de Rouen, avaient été « Va t’en, Satan ! » Le souverain pontife avait invité, le 29 septembre 2018, les fidèles du monde entier à prier chaque jour le rosaire en octobre, afin de « protéger l’Église contre le diable ». À cette occasion, la Croix rappellait que « L’existence de l’ange diabolos (celui qui divise, le calomniateur) fait partie des vérités de foi enseignées par l’Église (voir Catéchisme de l’Église catholique, § 328, 391 à 395). Au VIe siècle, le concile de Braga a condamné ceux qui refusaient de croire aux démons comme à des anges déchus. En 1215, Latran IV a affirmé que le diable est devenu mauvais par un choix personnel. Au XVIe siècle, le concile de Trente a rappelé que c’est le démon qui a entraîné l’homme à commettre le péché. » Le diable n’est que refus orgueilleux et révolte contre son créateur, Dieu. Tel un forcené terriblement intelligent, sournois et manipulateur, il donne le change et fait de l’esbroufe. Il « singe Dieu », a-t-on dit, et revendique d’être « prince de ce monde ». Dans une homélie célèbre datant du 29 juin 1972, le pape Paul VI avait prononcé la phrase suivante : « Devant la situation de l’Église d’aujourd’hui, nous avons le sentiment que par quelque fissure la fumée de Satan est entrée dans le peuple de Dieu. »

Le terrible drame de ce jour ayant eu lieu dans un lycée nommé d’après Saint Thomas d’Aquin, peut-être faut-il mentionner que le docteur angélique (le surnom du saint), dans son Traité sur le Mal (« De malo ») en 1272 rappelait que « le diable est un hérétique ». Dans cet ouvrage, la question XVI est un véritable traité de démonologie.

Ces quelques réflexions devraient nous questionner, et ce à l’heure où certains n’ont d’autres priorités que de déboulonner des statues de la Sainte Vierge ou de l’Archange Saint-Michel. Dans notre société devenue post-chrétienne, « la nature a horreur du vide » et Satan et les esprits mauvais marquent de leur empreinte notre quotidien.

Le Christ, lors de Sa retraite dans le désert, fut tenté par Satan. Puissions nous, à l’occasion de ce carême, être renforcés dans notre foi en la victoire finale de Jésus Christ au matin de Pâques et prenons la résolution de mieux prier le chapelet, la meilleur arme contre le mal personnifié. Vierge Marie, terreur des démons, priez pour nous !

Quelles lectures proposer à nos enfants ? Les conseils de Valérie d’Aubigny

A l’occasion de sa venue à Angers pour une conférence organisée par l’école Louis et Zélie Martin, Valérie d’Aubigny, responsable du site internet 123Loisirs.com, recensant des centaines de livres pour enfants et ados, délivre quelques conseils. Entretien avec Thomas Cauchebrais sur RCF :

Cap Quentin : un semi-marathon avec un jeune atteint de trisomie pour la fondation Jérôme Lejeune

Nous avons interrogé Philippine Farges, sur cet évènement organisé par et pour la Fondation Jérôme Lejeune :

Qu’est-ce que le projet Cap Quentin ?

Il s’agit du défi un peu fou, que nous nous sommes lancé avec 6 amis, de courir le 5 mars prochain le semi-marathon de Paris en tirant Quentin, frère trisomique d’un des membres, pour la Fondation Jérôme Lejeune ! Plus qu’un défi sportif, cette course est avant tout un engagement pour une cause qui nous est chère. Nous voulons, en effet, porter haut et fiers les couleurs de la Fondation Lejeune lors du semi, et consacrer cet effort au combat qu’elle mène pour les personnes trisomiques. C’est pourquoi, en parallèle de notre entraînement, l’équipe a mis en place une cagnotte et entamé une campagne de dons, sur les réseaux, radios et journaux. L’objectif est de récolter un maximum de fonds pour permettre à la Fondation de poursuivre son incroyable travail !

Pourquoi avoir mis Quentin, atteint de trisomie 21, au cœur de la course ?

S’il est vrai que Quentin ne courra pas, nous le porterons en joëlette, et il sera pour nous au cœur de la course.

Alors que les lois bioéthiques ne cessent d’avancer de plus en plus vers un eugénisme, disons-le ! Mais que parallèlement on ne cesse de prôner la « différence », rappeler que le handicap n’est pas un frein à une vie épanouie nous paraissait essentiel. Nous souhaitons montrer que malgré la maladie, Quentin apporte joie et bonheur à sa famille ! Qu’il est capable d’être le moteur d’initiatives comme la nôtre ! Que sa vie vaut la peine d’être vécue !

Venir avec Quentin, au milieu de ces sportifs, permettra, nous l’espérons, de toucher les cœurs.

Concrètement comment cela va-t-il se passer ?

Pour ce qui est de la communication, le but est de faire connaître notre action. Voilà pourquoi en janvier nous avons tourné, dans la campagne lilloise avec les coureurs, Quentin et sa famille, un clip promo destiné aux réseaux sociaux. Après la mise en ligne du clip, beaucoup ont été touchés et aujourd’hui nous passons la barre des 1000 euros. Mais il reste encore du chemin avant d’atteindre l’objectif de 10 000 euros !

Du côté entraînement physique, les quais parisiens sont devenus un lieu que nous fréquentons tous les jours ! 21 km demandent de l’entraînement !

Le Jour J nous aurons donc notre joëlette, nous partirons dans les derniers afin de ne pas déranger les premiers coureurs. Nous sommes plus d’une dizaine à courir autour de Quentin pour pouvoir se relayer. C’est un vrai défi mais nous savons qu’avec la bonne humeur de Quentin, la joie d’être réunis entre amis, et un peu l’adrénaline aussi, nous arriverons à bon port !

Comment peut-on vous aider ?

Vous l’avez compris, un de notre but est de récolter 10 000 euros pour la Fondation Jérôme Lejeune. Voici le lien pour la cagnotte, soyez généreux ! Tout est directement reversé !

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Session  » 24h pour soigner son couple  » : « Venez au Seigneur, vous qui peinez et ployez sous le fardeau, il refera vos forces »

L’abbé Alexis Garnier prêchera « les 24 heures du couple » les 25 et 26 février à l’abbaye de Fontgombault. Il répond à quelques questions :

Qu’est-ce que vous avez envie de dire aux couples pour leur donner envie de venir à la session  » 24h pour soigner son couple  » ?

« Venez et voyez ».

« Venez au Seigneur, vous qui peinez et ployez sous le fardeau, il refera vos forces ».

Selon vous y a-t-il des situations désespérées dans la vie conjugale ?

« L’espérance est le désespoir surmonté ». Cette vérité dite par Bernanos laisse de la marge. A ma connaissance, le seul moment où l’espérance s’arrête complètement, c’est la mort et la sortie de cette vie. Bien sûr, il faut un peu de bonne volonté et une disponibilité. D’autre part, on ne peut ni sous estimer les épreuves très dures que traversent les couples, ni leur promettre une solution toute faite et instantanée. Mais leur dire qu’ils sont aimés, aidés, attendus par Dieu là où ils en sont… Ça, on peut et on doit le dire.

La routine dans le mariage est-elle un signal à prendre en considération ?

Oui, parce que la routine est une habitude qui perd son âme. Et une rupture ne vient jamais d’un coup. Il peut y avoir des signaux faibles auxquels demeurer attentifs, des choix à faire, des résolutions à reprendre. Marie guérit les couples, oui. Mais elle nous suggère aussi selon la formule connue, qu’il vaut mieux prévenir que guérir.

Un dernier mot ?

L’Espérance s’appuie sur Dieu, sur sa toute puissance, sa miséricorde secourable. Et Marie est la vie, la douceur, l’espérance des époux, même et peut être surtout au pied de leurs croix.

Pour voir le programme et s’inscrire : Les 24h du couple à Fontgombault (36) avec l’Abbé Alexis Garnier (weezevent.com)

Grande neuvaine pour l’Ukraine, un an jour pour jour après le début du conflit

Hozana lance une neuvaine internationale pour la paix en Ukraine le 24 février, un an jour pour jour après le début de la guerre :

Cette neuvaine internationale vous propose d’implorer Dieu pour qu’il accorde sa Paix dans ce conflit européen.

Le contenu de la neuvaine

Pendant neuf jours, nous demandons l’intercession des saints martyres d’Ukraine, la protection de Marie et la défense de Saint Michel Archange. Chaque soir, les mêmes prières seront récitées par des croyants dans le monde entier. Le dernier jour de la neuvaine vous propose de prier avec le Pape François qui a consacré, il y a un an, la Russie et l’Ukraine au Cœur immaculé de Marie.

La neuvaine est disponible en contenu audio et texte.

Une neuvaine accompagnée d’un jeûne

Un jeûne est proposé les 6 et 8ème jours de la neuvaine. Une prière accompagnée de jeûne est bien plus efficace. Elle peut protéger, arrêter des guerres et défier les lois de la nature. Il peut s’agir d’alléger un ou plusieurs repas, d’offrir un effort en secret (1 café de moins, pas de télévision, pardonner…).

Qui est l’église Ukrainienne de Paris ?

Cette église fait partie d’un diocèse européen qui  recouvre la France, la Suisse, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Les prêtres qui ont créé cette neuvaine célèbrent en rite byzantin à la cathédrale Saint-Volodymyr-le-Grand à Paris. Ils accueillent de nombreuses familles, issues de la diaspora ukrainienne habituelle, mais aussi des réfugiés depuis un an. Ils sont au cœur de l’information et ont un retour direct des choses terribles qui se passent sur le front.

Un documentaire sur le bienheureux Marcel Callo en tournage

Ce documentaire sur ce jeune catholique rennais, envoyé en Allemagne le 19 mars 1943 pour le service du travail obligatoire et décédé au camp de Mauthausen le 19 mars 1945, sera diffusé pendant plusieurs jours du 1er au 6 août 2023, à l’occasion des journées mondiales de la jeunesse (JMJ) à Lisbonne.

Jusqu’au 24 février 2023 une équipe de tournage coproduit par Landry Productio, le CFRT-Le Jour du Seigneur, Candela et les Productions de Regard, tourne à Rennes certains plans de ce documentaire de 52 minutes dédié au bienheureux Marcel Callo. D’autres séquences ont été tournées au musée de l’imprimerie ancienne de Blain (Loire-Atlantique), dans l’église Saint-Aubin-de-Rennes, certaines sont prévues dans les sous-sols de la maison diocésaine où une geôle allemande a été reconstituée.

Membre de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC), en Bretagne, il est réquisitionné, en 1943, par l’occupant allemand pour le Service du travail obligatoire. Il décide de s’y comporter ‘en missionnaire, pour aider ses frères jocistes’. Marcel entraîne avec lui à la messe des camarades français qui ne sont guère familiers de l’Eglise. Un groupe chaleureux se forme ainsi autour de lui, ce qui attire aussitôt l’attention de la Gestapo. Arrêté, il est déporté à Mathausen. Soumis à la soif, la faim, battu, il doit travailler tout le jour dans une usine souterraine. Sa foi ne cesse de grandir en espérance et en charité. Il la partage avec d’autres prisonniers. Bientôt, à bout de forces, il est envoyé à l’infirmerie. Là, il continue de soutenir ses compagnons de misère, jusqu’au bout, alors que lui-même se meurt de dénutrition, de tuberculose et de dysenterie.

Le pape François l’a retenu comme l’un des treize saints patrons des JMJ.