Vaincre ou mourir : le nouveau film réalisé par Le Puy du Fou
Alors que le long-métrage sur Charette, le grand héros des Guerres de Vendée, est entré en phase finale de post-production, Puy du Fou Films dévoile un premier teaser de VAINCRE OU MOURIR.
La sortie de ce film est prévue en salles pour le 25 janvier 2023. Elle sera précédée d’une avant-première nationale, partout en France, le jeudi 8 décembre prochain, pour permettre aux fans du parc préféré des Français d’être parmi les premiers à découvrir cette épopée – inspirée du spectacle « Le Dernier Panache », qui a déjà conquis 12 millions de spectateurs au Puy du Fou.
Pour cette avant-première 150 salles de cinéma ont d’ores et déjà ouvert leur billetterie et plus de 10 000 billets ont déjà été vendus à 2 mois de l’événement. D’autres salles devraient encore ouvrir leurs portes pour cette occasion inédite.
Synopsis
1793. Voilà trois ans que Charette, ancien officier de la Marine Royale, s’est retiré́ chez lui en Vendée. Dans le pays, la colère des paysans gronde : ils font appel au jeune retraité pour prendre le commandement de la rébellion. En quelques mois, le marin désœuvré devient un chef charismatique et un fin stratège, entrainant à sa suite paysans, femmes, vieillards et enfants, dont il fait une armée redoutable car insaisissable. Le combat pour la liberté ne fait que commencer…
Vaincre ou Mourir, un film de Vincent Mottez et Paul Mignot
Avec Hugo Becker (dans le rôle de Charette), Rod Paradot, Gilles Cohen, Grégory Fitoussi, Constance Gay, Anne Serra, Francis Renaud, Dorcas Coppens, Olivier Barthelemy, Damien Jouillerot et avec la participation de Jean-Hugues Anglade.
Le film est co-distribué par Studiocanal et Saje
La chrétienté n’est pas un état idéal, objet d’utopie ou de nostalgie
De Thibaud Collin dans L’Appel de Chartres :
[…] La nature du pèlerinage de chrétienté est inscrite dans son nom. La chrétienté n’est pas un état idéal, objet d’utopie ou de nostalgie. C’est le fruit « naturel » de l’évangélisation de personnes insérées dans une culture et une société. La chrétienté, c’est la grâce divine qui pénètre l’épaisseur du monde humain. Partout où il y a une communauté, il peut avoir une chrétienté. Qu’est-ce qu’une famille chrétienne si ce n’est une micro-chrétienté ? Et une école chrétienne ? Une troupe scoute ? La chrétienté se forme lorsque les vertus théologales rayonnent sur et dans des institutions qui disposent les membres de cette communauté à suivre le Christ.
C’est un monde où les hommes blessés par le péché originel et souillés par leurs propres péchés vivent malgré tout des sacrements et reçoivent la force divine leur permettant d’assumer leur condition humaine dans son amplitude. La maturité désigne aussi « l’état de ce qui a atteint son plein développement ». Loin de moi l’idée que le pèlerinage ne peut plus croître !
Le plein développement d’un vivant n’est pas synonyme d’immobilisme. Le plein développement est « l’état qui confère à l’être humain la plénitude de ses moyens physiques et intellectuels. » Vivre à plein régime est donc faire preuve de créativité, d’initiative et, derechef, d’une fécondité renouvelée. A l’aune de quelle finalité peut-on mesurer la plénitude de moyens dont le pèlerinage dispose ? Pour cela il faut revenir au contexte de sa création. Face à une crise ecclésiale et nationale d’ampleur systémique, certains au début des années 1980 se sont mis en marche vers Notre-Dame de Chartres, à la suite de Péguy qui proclamait : « Il faut que France, il faut que Chrétienté continue. »
Qui peut affirmer que cette crise est finie ? Le cardinal Ratzinger avait affirmé, quelques jours avant son élection, au Colisée lors du Chemin de Croix du Vendredi Saint 2005 que l’Eglise était « une barque prête à couler » et « qui prend l’eau de toutes parts ». Ses mots ne sont-ils plus d’actualité ? Comment, par exemple, recevoir les mots de l’archevêque de Luxembourg, le jésuite Jean-Claude Hollerich, créé cardinal en 2019 par le pape François, président de la COMECE (Commission des conférences épiscopales d’Europe) et nommé rapporteur général du synode sur la synodalité qui aura lieu à Rome en 2023 : « Je crois que le fondement sociologique-scientifique à la base de l’enseignement sur les relations homosexuelles n’est plus adéquat », (entretien du 2 février 2022 à l’agence allemande Katholische nachrichtenagentur) ? L’énormité d’un tel propos n’a manifestement ému personne alors qu’il repose sur des présupposés niant purement et simplement des pans entiers de la foi et de la morale chrétiennes. Et les exemples du même type seraient malheureusement légion. A vouloir être inclusif sans discernement, on promeut l’indétermination, la confusion et le dégoût de la vérité salvifique du Christ.
Nous savons par la foi que Dieu conduit son Eglise. Mais nous savons aussi que sa Providence n’est pas magique et qu’Elle passe par la médiation de nos prières, de nos sacrifices, de nos choix, et de nos combats. Or le pèlerinage dispose des moyens physiques, intellectuels et d’abord spirituels de répondre à l’appel de Dieu au cœur de la tempête. La maturité, c’est de tenir le cap dans la tempête.
Sordide
Les homosexuels sont des couples comme les autres nous disait-on. Là c’est tout de même particulièrement glauque. Une femme doit être jugée à partir de jeudi 27 octobre aux assises de Paris pour l’assassinat de son épouse dont devront également répondre sa maîtresse et un homme de son entourage.
Sylvia G., 36 ans, mère de deux jumeaux en bas âge, avait été découverte le 24 avril 2019 dans un sous-bois à plusieurs kilomètres du domicile qu’elle partageait avec son épouse, Christy Daupin, alors âgée de 38 ans. Les enquêteurs se sont rapidement intéressés aux tensions qui existaient dans ce couple de femmes mariées depuis 2014, qui vivaient sous le même toit mais étaient, dans les faits, séparées depuis un an.
Les enquêteurs ont également découvert que Christy Daupin avait commencé à s’intéresser à la sorcellerie, suspectait son épouse d’avoir été envoûtée et de vouloir vendre les organes de ses jumeaux.
Un des accusés, Iven Webster, cuisinier d’origine haïtienne, l’avait mise en contact avec une «prêtresse vaudoue» qui l’avait convaincue, moyennant finances, que son épouse nourrissait un complot contre elle. L’assassinat s’est produit quand elle a été soumise à une séance de «désenvoûtement» dans le sous-sol de son immeuble.
La résurgence du culte vaudou, nous aurons l’occasion d’y revenir.
Budget de la Sécurité Sociale : le gouvernement Borne ponctionne 2 milliards aux familles
L’article 10 du Projet de Loi de Finances de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2023 vient d’être adopté à l’Assemblée nationale sans débat grâce au 49.3. Il prive la branche famille de 2 milliards d’euros. Il prévoit en effet un transfert du coût des congés maternité et paternité de la branche maladie à la branche famille de la Sécurité Sociale. Pourtant, l’argent qui est prélevé chaque mois sur la feuille de paie de chaque salarié au titre des « indemnités maladie – maternité » continuera à alimenter la branche maladie. La branche famille va donc perdre 2 milliards dans cette opération.
En même temps, il n’y a pas de ministre de la famille dans ce gouvernement borné.
Un marocain sous le coup d’une OQTF perturbe une église
D’Amaury Bucco, journaliste sur CNews :
Hier, vers 14h, un homme a pénétré dans l’église Saint-Jean-Baptiste, à Mantes la Jolie, pour effectuer de bruyantes prières islamiques. Le curé de la paroisse a été contraint d’appeler la police pour l’évacuer et permettre de rétablir le calme. L’homme, manifestement “déséquilibré”, selon le prêtre, a été placé en GAV. De nationalité marocaine, âgé de 27ans, il était sous le coup d’une OQTF et d’une assignation à résidence décidée par la préfecture du Calvados. A l’issue de sa garde à vue, il a été placé aujourd’hui dans un centre de rétention administrative (CRA), en vue de son expulsion vers le Maroc (soumise à de multiples conditions). A noter que la même église avait été victime d’une tentative d’incendie en février dernier, de la part d’un homme souffrant de troubles psychiatriques.
Ils ont tous des troubles psychiatriques…
La Communauté Sant’Egidio, une ONG financée par l’UE pour promouvoir l’immigration
A propos de la de la Communauté Sant’Egidio, où Macron est récemment intervenu, un lecteur me signale cette question posée par un député allemand au Parlement européen, Maximilian Krah (groupe ID), posée en février 2022 à la Commission européenne :
L’article A du traité sur l’Union européenne de 1992 stipule que l’Union « a pour mission d’organiser de façon cohérente et solidaire les relations entre les États membres et entre leurs peuples ». Les États membres doivent donc agir comme des partenaires loyaux.
Il semble toutefois que certains États membres souffrent de l’ingérence d’autres États membres, ces derniers finançant des organisations qui mènent des activités au profit de l’opposition politique des premiers.
C’est le cas, par exemple, de l’ONG Communauté de Sant’Egidio, qui promeut l’immigration en Pologne et qui est, selon son rapport d’activité 2020, financée par l’Agence italienne de coopération au développement et par les ministères des affaires étrangères de Belgique et d’Allemagne. Selon le même document, l’ONG est également financée par l’Union européenne. Les montants en question n’apparaissent pas dans le système de transparence financière de la Commission.
Une telle ingérence de l’État nuit à la société civile et viole les principes fondateurs de l’Union européenne.
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Quelles mesures la Commission compte-t-elle prendre pour prévenir ce type d’ingérence étatique et garantir le respect des principes fondateurs de l’Union européenne ?
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La Commission peut-elle confirmer les paiements que cette ONG aurait reçus de l’Union européenne ?
Réponse en mai par la commissaire suédoise aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, chargée des migrations, de l’asile et de la sécurité intérieure:
Trois projets ont été mis en œuvre par la « Communauté de Sant’Egidio » dans le cadre du programme national italien mettant en œuvre le Fonds d’asile, de migration et d’intégration (FAMI) au cours de la période 2014-2020, pour une contribution totale estimée de l’UE à 507 125,17 EUR.
Lorsque des organisations non gouvernementales (ONG) mettent en œuvre des projets dans le cadre des programmes nationaux des États membres, la Commission n’est pas directement impliquée. L’autorité responsable de chaque État membre est chargée de la gestion du financement au titre du programme national. De plus, l’ONG Communauté de Sant’Egidio fait partie du consortium mettant en œuvre le projet « Parcours d’intégration des corridors humanitaires – HUMCORE » sous la gestion directe de l’AMIF. Il s’agit d’un projet transfrontalier intervenant dans neuf pays de l’UE avec une contribution totale estimée de l’UE à 1 703 811,83 EUR, qui est partagée entre les 11 cobénéficiaires. Le financement de ce projet n’est pas encore dans le système de transparence financière. Les projets sont publiés dans le Système de Transparence Financière annuellement au plus tard le 30 juin N+1. Le projet est cependant déjà inclus dans le portail des opportunités de financement et d’appels d’offres.
La Commission a l’intention de continuer à soutenir les actions mises en œuvre par les acteurs et les organisations de la société civile susceptibles d’opérer dans l’ensemble de l’Union. Les subventions publiques accordées à ces acteurs, y compris les fonds de l’UE, constituent un soutien normal et bienvenu à la vie démocratique au sein de l’Union et ne constituent pas une ingérence dans les affaires intérieures des États membres.
Emmanuel Macron nous appelle à lui résister
En visite deux jours à Rome à l’invitation de la Communauté Sant’Egidio, Emmanuel Macron a réaffirmé le rôle essentiel des religions face au « retour de la violence » dans la société, « des colères et des grandes peurs », au « doute des vérités qui permettent de construire un commun », et à l’explosion des situations de solitude.
« J’ai besoin de vous », « Les responsables religieux ont un rôle de résistance face à la folie des temps. »
Folie de l’avortement, folie de la fabrication d’enfants par PMA et GPA, folie de l’extermination des personnes âgées, folie de l’interdiction du culte public, folie macronienne…
Piégés
Mercredi 19 octobre, des militants se croyant écologistes, du groupe «Scientist Rebellion», se sont collés au sol du musée Porsche à Wolfsbourg, en Allemagne. Ils voulaient réclamer la décarbonation du secteur automobile allemand, mais leur action n’a pas eu l’effet escompté.
Après avoir ignoré leur présence, le propriétaire des lieux a quitté le musée, les laissant englués pendant près de 42h.
Alors maintenant ils se plaignent.
Un site nouveau pour l’Homme Nouveau
L’Homme nouveau vient de mettre en ligne son nouveau site internet.
Outre quelques articles, on y trouve les vidéos du club des Hommes en noir, la boutique, quelques dossiers thématiques…
Malades, handicapées, vie parfois brisée : les victimes de la contraception témoignent
France 3 enquête sur les drames qu’ont vécu les femmes qui ont été bernées par les implants contraceptifs :
Présentés comme l’avenir de la contraception définitive, les implants Essure ont été posés à près de 200.000 femmes en France entre 2002 et 2017. Très vite des voix de femmes s’élèvent. Malades, handicapées, leur vie parfois brisée, les victimes de l’affaire des implants Essure mènent leurs propres recherches. En Bretagne, deux femmes sont allées jusqu’à bousculer les autorités sanitaires. Voici le premier volet de l’enquête menée par Splann.
[…] Au bout de quelques mois, Isabelle rencontre de légers problèmes respiratoires. La dégradation de son état de santé est ensuite brutale : pneumonie, difficultés cognitives, perte d’énergie croissante jusqu’à la chute et des douleurs musculaires qui la handicapent à tel point qu’elle doit utiliser un fauteuil roulant. Isabelle en est convaincue : « Essure a pris dix ans de ma vie, c’était l’horreur. Je me sentais dans un corps de vieille dame, avec des douleurs partout et l’impossibilité de me déplacer. Mon mari m’amenait aux toilettes », confie-t-elle, depuis son cabinet de thérapeute à Langueux. Une période de souffrance extrême qui a été aggravée par une errance médicale insupportable. […]
Sophie, 57 ans, habitant à Larmor-Plage (56) a souffert d’atroces migraines et d’incontinence urinaire qui sont apparues à compter de la pose de l’implant Essure. Elle se voit implanter un neuro-stimulateur pour réguler ses envies d’uriner, qui va, finalement, aggraver sa situation.
Ou encore, Nathalie, 44 ans, habitant à Marcillé-Raoul (35), qui a vu le vieillissement de son corps s’accélérer en quelques mois, avec des migraines, des hémorragies monstrueuses et une fatigue permanente qui l’empêchaient de s’occuper de ses enfants en bas âge.
Victimes de violences gynécologiques à plusieurs niveaux, certaines se sont aperçues que leur implant avait migré dans l’utérus, voire leur avait perforé les trompes. […]
Les implants Essure ont été portés à bras-le-corps par une partie des gynécologues, dont certains entretiennent des liens d’intérêt forts avec le géant pharmaceutique Bayer. […] En France, Bayer HealthCare SA a ainsi versé 176 millions d’euros à des médecins entre 2012 et 2021, selon les sites Transparence Santé et Euro for docs. […]
Humanae vitae reste toujours une encyclique d’actualité…
Lettre de Monseigneur Raymond Centène à l’occasion des veillées pour la vie
A l’occasion des veillées de prière pour la vie naissante et de l’entrée dans le temps de l’Avent, le 26 novembre 2022
Dans une catéchèse prononcée lors de l’audience du 9 février 2022, le Pape François disait : « Chers frères et sœurs, ce n’est que par la foi en la résurrection que nous pouvons regarder l’abîme de la mort sans être submergés par la peur. Non seulement cela, mais nous pouvons redonner un rôle positif à la mort. En effet, la réflexion sur la mort, éclairée par le mystère du Christ, nous aide à regarder d’un œil nouveau toute la vie. Je n’ai jamais vu un camion de déménagement derrière un corbillard ! Derrière un corbillard : jamais vu. Nous irons seuls, sans rien dans les poches du linceul : rien. Parce que le linceul n’a pas de poches. Cette solitude de la mort : c’est vrai, je n’ai jamais vu un camion de déménagement derrière un corbillard. Il ne sert à rien d’accumuler si un jour nous mourrons. Ce que nous devons accumuler, c’est la charité, la capacité de partager, la capacité de ne pas rester indifférent aux besoins des autres ».
En cette nouvelle mobilisation des Veillées pour la Vie, nous sommes invités à devenir des témoins ardents de la charité que Dieu met en nous en prenant une part active à la défense de la vie, dont nous sommes responsables de par notre humanité et de par notre baptême. En ces temps d’épreuves et de crises, alors qu’un discours continu d’urgence ne cesse de nous être assené sur tout et son contraire, la seule urgence véritable pour chaque baptisé n’est-elle pas d’adopter pleinement le point de vue de Dieu ?
Par l’incarnation du Fils, Dieu entre dans notre temps : ainsi, de notre conception à notre mort, Dieu est présent au plus intime de nous-même. Nous aussi, habités par l’Espérance, nous sommes conduits par l’Esprit Saint à devenir présent à Dieu à chaque instant de notre vie et à devenir présence de Dieu auprès de tous ; nous sommes appelés par l’Esprit Saint à devenir témoins de l’amour du Père pour toute personne, amour qui donne à chacun une dignité admirable et inaliénable, de sa conception à sa fin ultime.
« La vie est un droit, non la mort, celle-ci doit être accueillie, non administrée. Et ce principe éthique concerne tout le monde, pas seulement les chrétiens ou les croyants » disait encore le Pape François dans sa catéchèse. Alors que, à nouveau, ceux qui nous gouvernent voudraient tenter de promouvoir l’euthanasie dans notre société avec un nouveau projet de loi, rappelons-nous l’appel qui nous est adressé. Quelle civilisation voulons-nous : celle fondée sur le Christ ou celle basée sur la confiance en nous-même, en nos facultés, en nos techniques, en notre génie ?
Eric Angier de Lohéac, fondateur des Veillées pour la Vie, n’a eu de cesse de promouvoir la vie, ne ménageant jamais ses efforts : il désirait plus que tout essaimer lesveillées pour la Vie au reste de l’Europe et du monde. « Lorsque Benoît XVI a demandé d’organiser ce type de veillées, j’ai trouvé formidable l’élan que cela a suscité partout en France, expliquait-il à Famille Chrétienne en 2015. Or, en 2011, voyant que le mouvement ne semblait pas se perpétuer, j’ai décidé de m’investir pour mieux promouvoir cette initiative. J’ai alors créé, avec un séminariste et un jeune couple, un blog tout simple visant à renouveler la culture de la vie en France. Peu à peu, il est devenu une vraie plateforme pour recenser les veillées et partager du contenu. Pour moi, ce mouvement est un peu comme un bébé que j’ai récupéré malgré moi, mais c’est très beau de le voir grandir ! ».
Comme lui, osons témoigner en actes et en vérité de la vie que Dieu nous donne. Sachons aller relever le faible, consoler l’affligé, secourir le désespéré, défendre l’opprimé, particulièrement ceux qui, parmi nous, n’ont pas la possibilité de faire entendre leur voix.
Veillons et prions : laissons la grâce sanctifiante de Dieu pénétrer nos cœurs, nous permettant d’accueillir la vie, notre vie comme celle de notre prochain, puisons en Dieu foi et espérance pour faire grandir en nous et autour de nous la civilisation de l’amour appelée avec force par saint Jean-Paul II tout au long de son pontificat.
+Raymond Centène
Evêque de Vannes
Le retour de la guerre en Europe ?
Docteur en histoire économique (Sorbonne-Université), professeur de géopolitique et d’économie politique à l’Université catholique de l’Ouest (Angers) et à l’Institut Albert le Grand (Lyon), rédacteur en chef de Conflits, Jean-Baptiste Noé vient de publier un ouvrage passionnant sur Le Déclin d’un monde. Géopolitique des affrontements et des rivalités en 2023.
A l’heure de la guerre en Ukraine, la plupart des ouvrages se focalisent soit sur les conflits inter-étatiques soit sur les conflits asymétriques, or il existe beaucoup d´autres conflits : guerre économique (rivalités pour l’approvisionnement en minerais rares, cobalt, nickel, lithium ), terrorisme, guerre du droit, guerre du soft power (entre pôles de l’islam sunnite et chiite), disputes autour des grandes routes maritimes de la mondialisation, guerre de l’espace et des armes de rupture (missiles hypersoniques), câblages sous-marins, etc..
Il s’agit ici de comprendre les rivalités actuelles mais aussi de tenter une prospective sur les cinq années à venir : quels sont les conflits qui vont s’aggraver et quels sont ceux qui risquent de se déclencher ? L’une des clés de cette prospective, c’est la démographie :
La géopolitique est au service d’une vision de la puissance. Pour bâtir la puissance, il y a l’espace, mais aussi la démographie et la ressource. Le mot est presque banni, voire tabou. La puissance a mauvaise presse car elle est confondue avec l’expansionnisme et l’impérialisme. Pourtant, elle est une condition de la liberté des peuples et des Etats. Plus que jamais, la puissance demeure l’épée du monde. La puissance est à la fois potestas, c’est-à-dire le pouvoir imposé et l’auctoritas, c’est-à-dire l’autorité, la puissance qui émane de la compétence. La puissance, c’est aussi la grandeur et la volonté de jouer un rôle sur la scène mondiale : rôle qui nous serait donné par l’histoire, la géographie, le destin. Non pas seulement une puissance pour soi, mais aussi pour les autres.
La puissance n’est pourtant pas automatique et l’Europe ferait bien de s’en souvenir :
L’Europe se croyait en paix, protégée par le cordon de l’universalisme. Puisqu’elle voulait la paix, les autres devaient la vouloir aussi. Parce qu’elle n’était pas une puissance belligérante, les autres ne devaient pas l’attaquer. L’universalisme croyait en la paix perpétuelle. Bien sûr il fallait de temps en temps intervenir, comme en Libye ou en Syrie, mais c’était pour protéger les populations civiles : c’était, parfois, avec l’aval de l’ONU, donc ce n’était pas vraiment une guerre. Ainsi est né le mythe de l’Europe en paix depuis 1945. Un mythe profondément enraciné qui est surtout un aveuglement. La guerre est effacée de l’ordre mental, à tel point que les Européens sont frappés d’une amnésie collective qui leur fait refuser de voir la réalité de la guerre, même quand elle est là. Certes, depuis 1945, l’Allemagne n’a pas envahi la France, ce qui est un progrès notable. Mais depuis cette date, les pays d’Europe ont connu un nombre majeur de guerres. Guerres coloniales […] Guerre froide […] Guerre civile au Royaume-Uni et en Espagne avec les séparatistes irlandais et basques. Guerres idéologiques aboutissant à l’usage massif du terrorisme […] Guerre des Balkans […] Guerre d’Ukraine, débutant en 2014 […] Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Europe n’a cessé d’être en guerre […]
Changement de ligne à Valeurs Actuelles : l’appel de Geoffroy Lejeune
Suite à l’information évoquant une possible éviction de Geoffroy Lejeune de Valeurs Actuelles, celui-ci réagit :
À Valeurs actuelles, nous avons pris l’habitude, ces dernières années, d’avancer sous la mitraille. Quand nous ne sommes pas insultés, attaqués, caricaturés par la presse, la gauche, certains politiques, nous sommes combattus sur les plateaux de télévision, dans les journaux, parfois même dans la rue ou jusque dans nos propres bureaux, “visités” un jour d’août 2020 par les violents militants de la Ligue de défense noire africaine…
Nous avons connu les manifestations devant le journal, les menaces de mort, les gens qui venaient nous promettre qu’ils nous arracheraient les bras, puisqu’ils sont notre outil de travail. Nous avons été harcelés par les Sleeping Giants, qui veulent faire disparaître nos recettes publicitaires pour nous voir disparaître tout court. Nous avons été traînés devant les tribunaux, insultés des heures durant, sans pouvoir répondre, par des avocats de parties civiles peu attachés à la vérité et trop heureux de pouvoir enfin se “payer” Valeurs actuelles. Nous avons connu les gardes du corps… Notre crime ? Dire des vérités dérangeantes, sans esprit de concession, sans petits arrangements, sans renoncements… Ce qu’ils détestent, c’est notre liberté, notre indépendance, nos convictions, notre passion pour la France, notre combat pour sa survie. Ce qu’ils veulent, c’est notre affaiblissement, notre renoncement, notre extinction. Notre mort.
Ils ont cru l’obtenir maintes fois. Aujourd’hui encore, ils pensent toucher au but. Ils annoncent des changements de direction, des changements de ligne, des recentrages : autant de manières de nommer la fin d’un journal qui décidément les obsède. Cette énième tentative de déstabilisation a conduit un grand nombre d’entre vous à nous écrire pour manifester votre inquiétude, votre écœurement ou votre incompréhension. Rassurez-vous ! Une fois encore, ils ont perdu. À Valeurs actuelles, nous n’avons pas l’esprit démissionnaire et nous ne céderons jamais à leurs injonctions. La solidarité de toute l’équipe est admirable, exemplaire, déterminante.
Mais l’heure est grave. La crise de la presse est réelle, accentuée cette année par l’augmentation du prix des matières premières qui nous frappe de plein fouet. Comme tous les autres titres, Valeurs actuelles est en difficulté. Nous sommes peut-être les plus menacés parce que les plus combattus, et les moins soutenus. Subventions à la presse, aides de l’État ? Ce champ sémantique relève pour nous de la science-fiction : nous avons appris à nous en passer. C’est aussi notre force, car nous devons notre existence au soutien de nos lecteurs, et à eux seuls. C’est grâce à vous que nous pouvons rester indépendants de tout pouvoir et de tous intérêts, c’est à vous que nous devons notre liberté de ton et notre quête de la vérité.
Aujourd’hui donc, solennellement, nous vous demandons de renforcer ce soutien.
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Geoffroy Lejeune, directeur de la rédaction de Valeurs actuelles
Euthanasie : vers un recul de Macron ?
Au terme de l’entretien de près d’une heure lundi matin au Vatican, Macron a confié au pape :
« Je n’aime pas que l’on parle d’euthanasie. Pour moi, la mort n’est pas une question technique. Ce qui est en jeu, c’est la dignité de la vie ».
Alors qu’il avait promis à Line Renaud une loi sur l’aide active à mourir, le président tente maintenant de rassurer : il affirme avoir résisté pendant tout son premier quinquennat à la pression émanant de sa majorité :
« Je n’ai jamais parlé d’euthanasie. Mais il y a des cas de conscience qui se posent, quand il n’y a plus d’espérance, de la douleur et de la déchéance. On n’offre pas à ces familles de cadre. Il faut leur offrir les moyens d’un colloque intime et singulier.»
Favorable au « modèle belge » en avril dernier, il est aujourd’hui plus nuancé.
« Il y a deux dérives dans le modèle belge: les mineurs, et ceux qui n’ont plus de jugement »
C’est la dérive naturelle de l’euthanasie : une fois qu’on a franchi la frontière, il n’y a plus de limite…
Ira-t-on forcément vers une nouvelle loi ? Macron reconnaît le risque d’une « forme d’hubris parlementaire » et laisse entendre que sur le principe même d’une loi, c’est lui qui, in fine, décidera « d’y aller ou pas ». Il davantage « d’adaptations » à la loi actuelle. Il insiste sur la nécessité de prendre le temps nécessaire, alors qu’il avait mentionné la fin 2023 comme date butoir.
Accord libano-Israélien : un marché de dupes ?
Lu ici :
Le Liban a annoncé, jeudi 13 octobre, approuver le texte final de l’accord visant à la démarcation la frontière maritime entre les deux pays, soumis au Liban et à Israël par le médiateur américain, le lobbyiste Amos Hochstein qui est un ancien de l’équipe Obama. Cet accord prévoit notamment de lever les obstacles à l’exploitation de gisements gaziers en Méditerranée orientale. Joe Biden a salué une « avancée historique » sous l’égide de Washington. Emmanuel Macron prétend aussi avoir joué un rôle dans cet accord qui « contribuera à la stabilité du Proche-Orient et à la sécurité d’Israël ». Il en est de même pour les nombreux affiliés au lobby israélien qui ont tous applaudi à l’unisson. Bien entendu le premier ministre de l’Etat sioniste, Yair Lapid, s’est félicité puisque l’obsession des Israéliens est de « sécuriser » leur frontière septentrionale où ils continuent d’ailleurs l’occupation des territoires libanais des Fermes de Chebaa. Quant au Liban, la classe politique (notamment le président sortant Aoun et l’inamovible président du parlement Berri) a préféré fermer les yeux sur le fait que le pays est en faillite pour insister sur la « portée historique » de l’accord qui se traduira surtout par un vote en faveur de la guerre des Etats-Unis contre la Russie. En effet si l’on voit bien ce que gagne l’Etat d’Israël, les choses sont beaucoup plus compliquées pour le Liban qui se voit reconnaitre son territoire maritime et rien d’autre. Surtout, on ne voit pas actuellement comment le peuple libanais pourrait bénéficier des éventuelles retombées de l’exploitation future compte tenu de l’immense corruption sévissant au pays du Cèdre tant sur le plan politique que sur le plan économique. Dans ce contexte, on peut douter que d’éventuelles découvertes gazières changent quoi que ce soit pour les Libanais.
Redécouvrir Bossuet
Un lecteur attire mon attention sur la seconde partie de l’émission de Thierry Delcourt dimanche 23 octobre sur Radio Courtoisie, seconde partie lors de laquelle il recevait le Père Renaud Silly, o.p., pour parler de Jacques-Bénigne Bossuet.
Grâce aux réponses du Père Silly cette émission nous offre l’occasion de découvrir ou de redécouvrir un apôtre, un docteur, un évêque de la réforme catholiques dans le sillage de Charles Borromée et de François de Sales, et l’un des plus grands écrivains français. Bossuet est resté trop longtemps enfermé dans l’image des “oraisons funèbres”.
Consacrez 90 minutes à écouter la clarté de cette émission, vous ne le regretterez pas.
Cette émission est en libre accès pendant 15 jours. Elle peut ensuite être écoutée (et téléchargée) en cotisant à Radio Courtoisie (cotisation minimum de 5 € valable un an).
Philippe de Villiers : “Face aux inconscients, il faut faire taire le parti de la guerre”
Le dernier roman de Philippe de Villiers “La valse de l’adieu” est un livre-événement qui nous transporte de la Vendée, à peine sortie de la Grande guerre, à la Russie où la neige fait un linceul à la grande armée de Napoléon. Philippe de Villiers qui est un passionné d’Histoire nous offre, à travers son héros Jean Rogronille dit le Jean-Foutre, un récit haletant, fascinant où le souffle lyrique traverse la grande et la petite histoire.
Au-delà de la présentation de l’ouvrage, l’auteur évoque, pour TVL, l’actualité politique et internationale avec toujours la même acuité. Interrogé sur la Russie, il se prononce contre les sanctions et appelle à faire taire “le parti de la guerre” en refusant, notamment, d’être au service exclusif de l’Amérique. Philippe de Villiers, dont l’œuvre permet de retisser le roman national, s’adresse aussi aux nouvelles générations en leur disant avec vigueur : “Regardez la France parce qu’elle est belle ! Oui, la France est avant tout un acte d’amour”.
L’accord sino-Vatican prolongé jusqu’en 2024
L’accord provisoire signé une première fois en 2018 entre la Chine et le Saint-Siège, et concernant la nomination des évêques, vient d’être renouvelé pour deux années supplémentaires après la première reconduction de 2020. Une nouvelle qui intervient quelques jours avant la reprise annoncée du procès du cardinal Joseph Zen Ze-Kiun, persécuté par le régime chinois.
En substance, le texte de l’accord – dont les termes exacts demeurent confidentiels à ce jour, ce qui n’est pas de nature à rassurer – se limiterait au plan « ecclésial et religieux » : on sait qu’il prévoit que, pour la nomination des évêques, Rome propose un candidat que Pékin se réserve le droit de confirmer. Ou l’inverse : Pékin propose des candidats que Rome doit confirmer…
La diplomatie romaine veut croire aux effets bénéfiques de sa politique et rappelle qu’au cours des quatre années d’entrée en vigueur de l’accord, il n’y a plus eu de sacres épiscopaux célébrés en Chine sans un certain consentement du Souverain pontife.
Ainsi, six évêques choisis par le pape François ont reçu l’agrément des autorités chinoises. Mieux, six autres évêques de l’Eglise dite « souterraine » ont également été reconnus par Pékin : une première depuis la rupture formelle des relations diplomatiques avec le Saint-Siège, le 5 septembre 1951.
De maigres résultats au regard des quatre-vingt dix-huit diocèses que compte le pays – dont trente-six restent encore vacants à ce jour – mais qui permettent à Gianni Valente, directeur de l’agence d’informations Fides, de rappeler que désormais « tous les évêques catholiques en poste en Chine sont « officiellement en pleine communion » avec le successeur de Pierre, mettant fin à un schisme de près de soixante-dix ans.
Cependant, cet accord n’a pas mis fin à la politique d’abattage des croix d’églises, ni à la prohibition faite aux mineurs de fréquenter leurs églises. Sans parler des professions de socialisme à la chinoise que les ministres du culte catholique sont censés signer au nom de la sinisation des religions.
Et surtout, les évêques « officiels » sont toujours membres de l’Association patriotique des catholiques chinois, qui reste une église schismatique, ces évêques prenant d’abord leurs ordres de Pékin, et transmettant ces ordres aux catholiques sans s’occuper de ce que pense Rome.
Carlos Ghosn, abandonné par la France ?
Quelques jours avant la sortie du documentaire Netflix «L’Évadé : L’étrange affaire Carlos Ghosn» qui s’annonce à charge contre l’ancien homme d’affaire, VA + publie un entretien exceptionnel réalisé au Liban avec Carole et Carlos Ghosn. Au cours de cet entretien, tourné dans l’université Kaslik située à Jounieh au Liban, Carlos Ghosn revient notamment sur les conditions de son évasion rocambolesque du Japon, et le “complot” dont il affirme avoir été victime de la part du système judiciaire japonais. Il s’exprime aussi sur le manque de soutien de la part de la France dont il estime avoir été victime, mais aussi sur les grandes difficultés rencontrées par son pays d’exil, le Liban.
Le film sur la conversion de Gad Elmaleh, un hommage à Marie
Dans son film, Gad Elmaleh raconte son chemin vers le baptême. Pour France 3
“Gad Elmaleh réalise “Reste un peu”, “une déclaration d’amour” à ses parents”
Il vaut mieux lire cet article de RCF :
C’est l’un des films qui a marqué le festival du film international de la Roche-sur-Yon “Reste un peu” réalisé par Gad Elmaleh. Il sortira le mercredi 16 novembre 2022. Entre l’autobiographie et la fiction, l’humoriste aborde le sujet de la foi. À travers son propre chemin vers le baptême catholique, alors qu’il est issu d’une famille juive, Gad Elmaleh nous interroge sur le dialogue interreligieux et la force de la conversion.
C’est un film extrêmement intime que vous nous présentez ?
D’abord, je trouve que c’est un formidable sujet de film avant tout en tant qu’artiste et j’ai toujours eu envie de faire des choses autobiographiques dans mes spectacles plus difficilement dans les films parce que ce n’est pas moi qui écrivais des scénarios. Pour cette histoire-là, il y a un mélange dans le film entre la fiction et la réalité. La conversion est un sujet qui me bouleverse. Ces gens qui à un moment donné de leur vie décident de tout bouleverser et d’interroger leur propre identité et de changer leur chemin de vie. Je lis beaucoup de livres là-dessus. Il y a d’ailleurs un genre littéraire qui existe qui est devenu le récit de conversion.
Le point de départ le c’est un hommage à Marie et je pense que ça, c’est important de le dire. Il y a eu dans mon enfance l’interdiction de rentrer dans les églises à cause d’une sorte de superstition juive. Sauf que quand tu as six ans et qu’on t’interdit de faire un truc tu n’ as qu’une envie c’est de rentrer. Un jour je suis rentré dans cette église, je me suis dit pourquoi on m’interdit de rentrer dans cet endroit où c’est tellement agréable de passer du temps, de s’asseoir , de se recueillir ?
Ensuite je vais raconter mon chemin vers le baptême, le catéchuménat, avec l’interrogation portée par ma famille, mais aussi il faut le dire l’aspect comique. C’est donc une comédie sur une famille juive séfarade méditerranéenne qui est complètement dépassée par les événements. Pourquoi cet enfant se tourne-t-il vers le christianisme ? C’est une catastrophe ! J’ai bien conscience que je joue avec le feu dans le sens où c’est vrai que ce sont des choses délicates.
À un moment du film, vous comparez les religions juives, musulmanes et catholiques et vous parlez de la beauté des sépultures dans les églises.
C’est un peu tabou, les obsèques, la mort, les funérailles, les rites funéraires. Si je le traite sur le ton de la comédie, c’est parce que les traditions sont tellement différentes. Quand on a un œil extérieur, on se retrouve tout à coup confronté à une forme de solennité qu’on ne connaissait pas. Je trouve qu’il y a une beauté, il y a un culte, il y a une forme de choses tellement organisée. J’ai raconté qu’en assistant à des obsèques cathos j’avais envie d’être celui qui est dans le cercueil. C’est une blague, mais en même temps ça raconte quelque chose d’une forme de beauté. Je dis même en rigolant que vos églises sont belles, mais elles sont vides ! Donnez-les-nous et on vous les gère !
À travers votre film transparaît une grande connaissance de la théologie.
Quand j’ai commencé à m’intéresser aux messes, j’ai été surpris de voir qu’il y avait la lecture de l’Ancien Testament. Après il y a les Évangiles et entre ça il y a un livre qu’on partage dont on ne parle pas assez, ce sont les Psaumes, les Tehilim en hébreu. J’en parle peu dans le film, mais je m’y intéresse de plus en plus. Quand j’étais dans l’école talmudique, c’était de choses très importantes. Et quand j’ai commencé à côtoyer des catholiques pratiquants qui lisent les psaumes, j’ai vu à quel point on était proche avec ce livre. Il n’y a même pas une adaptation, même pas une appropriation et ce sont les mêmes textes et ça il faut qu’on le partage, qu’on lise ensemble, ça nous rapproche c’est très très beau les psaumes !
La victoire du professeur Perronne
Ivan Rioufol s’indigne de l’omerta médiatique:
La presse n’a pas cru bon de rendre compte de la victoire du professeur Christian Perronne, accusé de charlatanisme pour avoir douté de la politique hygiéniste du gouvernement, avalisée par les médias. La chambre disciplinaire de première instance d’Ile-de-France du Conseil de l’Ordre des médecins l’a en effet blanchi, vendredi, des accusations dont le médecin était la cible. Les lyncheurs, qui avaient décrété son bannissement (L’Express en tête), ont choisi l’omerta plutôt que de s’excuser d’avoir alimenté unilatéralement un procès en dissidence. Voici un extrait des conclusions de la chambre, rendues publiques par Me Thomas Benages avocat du proscrit :
« Le Dr Perronne, spécialiste internationalement reconnu comme un expert dans le domaine de l’infectiologie, était le mieux à même de comprendre les enjeux de santé publique. S’il s’est exprimé dans la presse sur l’action du gouvernement et sur l’industrie pharmaceutique, ainsi qu’il était légitime à le faire et en avait même l’obligation dans ce domaine qui relevait de sa compétence, il s’est borné à porter publiquement mais sans invectives une voix discordante sur un sujet d’intérêt général ».
La chambre disciplinaire a également considéré que ses critiques à l’encontre d’Agnès Buzyn et Olivier Véran
« concernaient ces personnes uniquement en tant qu’autorités sanitaires détenant un poste politique. Ainsi, alors même que ces autorités avaient également la qualité de médecins, le Dr Perronne ne saurait être regardé comme ayant méconnu, par les critiques dirigées à leur encontre, les dispositions précitées du code de la santé publique ».
Le silence médiatique sur ce revers s’ajoute à la chape de plomb qui étouffe les révélations sur les insuffisances des vaccins et les inutilités du confinement. Les « fact-checkers » – ces gardiens du récit officiel – s’étaient précipités dernièrement pour relativiser le fait que Pfizer n’avait jamais testé la capacité de son vaccin anti-Covid à prévenir la transmission du virus (blog du 14 octobre), en arguant que cette omission n’était pas une découverte. Il n’en reste pas moins que ces pseudos vérificateurs n’ont jamais cru bon de dénoncer comme une « fake news » cette affirmation de la Haute autorité de la santé du 3 juin 2021 qui assurait que les vaccins à ARN messager (Pfizer, BioNTech et Moderna) réduisaient de 80 à 90 % le risque de transmission du virus. Les slogans gouvernementaux du genre : « Je me protège, je protège autrui, je me vaccine » n’ont jamais été clairement dénoncés comme des désinformations et des mensonges. Invité le 19 octobre devant le parlement de Strasbourg par la députée (RN) Virginie Joron (Identité et Démocratie), Perronne a redit que les vaccins anti-Covid s’étaient révélés être « totalement inutiles », mais également « dangereux ». Il a réaffirmé que l’épidémie avait en réalité engendré « une mortalité très basse », les chiffres officiels mêlant indifféremment les morts du Covid et les morts avec le Covid. Les mensonges d’Etat, protégés par une presse servile, commencent à être lentement mis au jour. Il est vrai que les faits sont têtus.
Les Bienheureuses martyres d’Orange en cinq mots
- La prière et plus particulièrement l’adoration eucharistique pour les sœurs du Saint Sacrement, rythme leur vie comme toutes les religieuses du monde entier, d’hier, d’aujourd’hui et de demain.
- Cependant, quelle que soit leur congrégation d’origine, chacune a reçu le don d’intelligence qui lui donne la lumière de comprendre les choses comme Dieu les comprends avec une appréciation « transcendantale » qui dépasse la compréhension humaine. Le cœur brûlant, elles ont une juste appréciation de la situation.
- Alors qu’il suffisait d’un mot apparemment anodin, chacune fait le choix héroïque de la fidélité au Christ « quoi qu’il en coûte » … Vraiment ! L’abandon du couvent d’abord, l’inconfort matériel et la misère, la persécution enfin. Elles persévèrent à la suite du Christ malgré les épreuves et accomplissent leur devoir d’état dans le quotidien. La grâce surabonde dans le don de Force.
- La communauté est aussi leur force. Au fil des arrivées dans la prison d’Orange, elles reforment une communauté de circonstance qui au fond du cachot a repris la règle conventuelle avec pour ultime but se préparer ensemble à la sainte mort.
- Ainsi préparées et ayant acceptées la volonté de Dieu dans un total abandon, leur Fiat se transforme en une extrême charité qui les conduit au pardon de leurs juges et de leurs bourreaux au pied de l’échafaud. Ce témoignage divin consterne les spectateurs édifiés.
Dans un monde troublé et sans Dieu, les bienheureuses martyres d’Orange ont radicalement fait le choix de l’Amour. Elles nous montrent le chemin ….
« Je vous le dis : quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le fils de Dieu aussi se déclarera pour lui devant les anges » (Luc, 12,8).

Des archéologues ont retrouvé l’emplacement exact de la tombe de Saint Nicolas
En Turquie :
Le site Géo rapporte que des archéologues ont retrouvé l’emplacement exact de la tombe de Saint Nicolas, ainsi qu’une fresque représentant Jésus-Christ tenant la Bible dans une main, et datant du IIIe ou du IVe siècle.
L’église Saint-Nicolas, un bâtiment de style byzantin, situé près de la ville d’Antalya, au sud de la Turquie, est attentivement explorée par une équipe d’archéologues depuis plusieurs années. Récemment, les fouilles ont révélé l’emplacement exact de la tombe de saint Nicolas de Myre, ainsi qu’une fresque de Jésus-Christ, le mardi 11 octobre 2022.
« L’église originelle a été submergée de près de huit mètres avec la montée de la mer Méditerranée, et quelques siècles plus tard, une nouvelle église a été construite au-dessus », explique Osman Eravşar, responsable du conseil régional turc en charge de la préservation du patrimoine culturel.
Les archéologues cherchaient depuis des mois à atteindre les vestiges de la première église, ce qui est maintenant réalisé. Le carrelage, sur lequel saint Nicolas a marché, a été mis au jour. Il sera exposé après avoir été recouvert.
Les reliques emportées en Italie au XIVe siècle
Les archéologues ont retrouvé l’emplacement exact de la tombe du saint, ornée d’inscriptions grecques. Les reliques ont été emportées par des chrétiens à Bari, en Italie, lors de la conquête de l’Empire romain d’Orient par les Ottomans.
« A cette époque, l’église a été endommagée », explique Osman Eravşar. « La tombe a probablement été ouverte, ses ossements ont été retirés et le sarcophage a été placé dans une niche sur le côté de la chapelle de l’église », a-t-il expliqué.
Mise au jour d’une fresque du Christ
La restauration de la coupole a permis la découverte d’un autre élément. Dans les années 80, un toit en béton avait été construit au-dessus de l’église historique pour empêcher les pluies d’inonder les fondations. En le retirant, les archéologues sont tombés sur une fresque représentant le Christ, tenant l’évangile dans sa main gauche, et bénissant de sa main droite.
Saint Nicolas serait mort à l’âge de 65 ans, le 6 décembre. La ville de Bari, en Italie, possède une partie de ses reliques, et de nombreux miracles sont attribués à l’intercession du saint. Son culte devint extrêmement populaire dans toute l’Europe.
Ceux qui tirent sur la Hongrie depuis les miradors de Bruxelles
Viktor Orbán a prononcé un discours pour l’anniversaire du soulèvement hongrois de 1956, dans lequel il n’a pas hésité à assimiler l’UE à l’URSS :
« Ne nous préoccupons pas de ceux qui tirent sur la Hongrie cachés dans l’ombre, ou quelque part depuis les miradors de Bruxelles. Ils finiront là où leurs prédécesseurs ont fini. »
Viktor Orbán fit l’éloge du cardinal Mindszenty, qui a assumé la tâche de direction spirituelle du pays :
« Tout en servant Dieu, Mindszenty a toujours accompli son devoir pour son pays, il n’était pas n’importe quel dirigeant parmi nous, il a ouvert la voie avec la résistance imparable d’une colonne de feu. En 1956, il nous a montré la voie, et nous, Hongrois, n’oublierons jamais le service qu’il nous a rendu ; même dans un vent contraire, il s’est accroché à la vérité du peuple hongrois. »
Cette année-là, l’Occident a « trahi les Hongrois pour la deuxième fois depuis 1945 » en ne leur apportant aucun soutien.
« À l’époque, ils nous ont mis en couverture du magazine Time, puis nous ont laissés sous la coupe des Soviétiques pendant quarante ans, pensant que les Soviétiques auraient au moins à se préoccuper de quelque chose en plus. »
« Nous nous soumettons quand il le faut, et nous nous défendons quand nous le pouvons. Si vous êtes hongrois, vous devez avoir le courage du lion, la ruse du serpent et le caractère pacifique de la colombe. Cela sera particulièrement vrai l’année prochaine : une invasion migratoire au sud, une guerre à l’est et une crise économique à l’ouest. »
Mais le gouvernement est fort, et « nous sommes capables de défendre les intérêts de la Hongrie tant à l’intérieur qu’à l’extérieur »
C’est alors que vient la fameuse phrase : nous ne devons pas avoir peur de ceux qui tirent sur la Hongrie par les sanctions contre le pays, ou les sanctions contre la Russie qui sont des « bombes sur notre économie », car l’empire de l’UE finira comme l’empire soviétique.
Les persécutions en Inde
Louis-Marie Bonneau, chercheur associé à l’ECLJ, intervenait à l’ONU pour dénoncer les persécutions des chrétiens en Inde.
La vidéo en anglais :
La traduction :
L’Inde est le 10e pire pays où vivre pour les chrétiens. Malgré les appels de la société civile en faveur de la justice et de la protection des chrétiens et des autres minorités, le gouvernement indien continue non seulement à permettre mais à laisser faire les attaques contre les chrétiens.
La police arrête fréquemment les chrétiens sous de fausses accusations comme celle de “conversion frauduleuse ou forcée”. Ces accusations découlent de l’utilisation abusive des lois interdisant la conversion, qui ont été établies pour garantir que les personnes issues des castes inférieures, dont la plupart sont des chrétiens, restent socialement et économiquement faibles.
Outre le gouvernement, les chrétiens sont persécutés par les extrémistes hindous. Ces extrémistes cherchent à nettoyer le pays de la présence et de l’influence des chrétiens. En 2021, au moins 761 cas de persécution de chrétiens ont été enregistrés. Au cours des 5 premiers mois de 2022, 207 attaques contre des chrétiens ont été signalées.
En juillet, des extrémistes ont attaqué une fête d’anniversaire. Au lieu d’arrêter les assaillants, la police a arrêté six femmes chrétiennes. En mai, une foule d’hindous a attaqué la maison d’un pasteur, l’a battu, puis l’a remis à la police.
Une fois de plus, le pasteur a été arrêté, et les agresseurs n’ont subi aucune sanction. Les extrémistes hindous demandent également l’interdiction des missionnaires chrétiens et des aumôniers de prison. Les extrémistes hindous se sont déchaînés contre l’accès des prisonniers à la Bible, tout en autorisant l’accès à d’autres textes religieux.
L’ECLJ demande au Conseil des droits de l’homme de l’ONU d’appeler l’Inde à cesser d’encourager cette violence.
Les maternités vont-elles craquer ?
Un pays ne peut pas à la fois avoir une politique de mort (avortements) et une politique de vie (naissances).
France Info s’inquiète d’une pénurie de sages-femmes.
Cet été, de nombreuses maternités ont été contraintes de fermer, faute de personnel pour assurer les soins. Depuis la rentrée, la situation est loin d’être revenue à la normale et pourrait de nouveau empirer avec l’arrivée des congés d’automne.
Ce que france info ne dit pas : de plus en plus de sages-femmes quittent l’hôpital depuis qu’on leur demande de pratiquer des avortements :
Désormais, les sages–femmes œuvrent au quotidien pour garantir l’accès à l’IVG. Depuis la loi santé de janvier 2016, les sages–femmes peuvent prescrire et pratiquer des IVGmédicamenteuses.
Devoir de mémoire franco-libanais
De Yann BALY, Président de Chrétienté-Solidarité :
Ce dimanche, en l’église Notre Dame du Liban de Lyon, avec Youmna et Nadim Gemayel et aux côtés de nos amis parachutistes et anciens OPEX, je représentais Chrétienté-Solidarité pour la commémoration du 39e anniversaire de l’attentat du poste Drakkar, où 58 paras français ont perdu la vie, à Beyrouth, le 23 octobre 1983, pour que vive le Liban.
La messe était célébrée par le père Yannick Lallemand (qui officiait pour la première fois dans le rite maronite), aumônier de légende des troupes aéroportées. Cette messe était également dite pour le repos de l’âme du président Béchir Gemayel, assassiné il y a 40 ans.
La veille, avec Emmanuel Pezé, nous présentions notre livre sur Béchir Gemayel à la communauté libanaise de Lyon, en présence de Mgr Maroun Nasser Gemayel, évêque maronite pour la France et visiteur apostolique des Maronites pour l’Europe septentrionale et occidentale.

Calendrier 2023 Kroaz ar Vretoned
Kroaz ar Vretoned annonce la publication d’un Calendrier catholique bilingue breton/français 2023, avec :
- Le calendrier breton des saints
- Chaque mois un nouveau cantique breton
- Chaque mois de nouvelles chapelles, calvaires et églises bretonnes
La diffusion de ce calendrier vise en premier lieu à faire découvrir au maximum de personnes la beauté du patrimoine catholique breton, soutenir et développer la connaissance de nos cantiques bretons, mais également remettre au goût du jour le calendrier des saints bretons. Le calendrier peut être découvert ici et précommandé sur notre boutique au prix de 5€, pour toute commande avant le 15/11/2022.
Le dernier évangile, un résumé de toute la messe
De Claves à propos du du dernier élément faisant partie de la structure de la messe selon le rite romain traditionnel, c’est-à-dire : le « dernier évangile » :
Un évangile, mais pas n’importe lequel…
Le dernier évangile désigne le Prologue de saint Jean (1, 1-14), qui est lu par le prêtre à la conclusion de la messe, comme on lit l’Évangile pendant la première partie de la messe (avant-messe ou messe des catéchumènes). C’est pourquoi tout le monde se tient debout, tourné vers la proclamation de l’Évangile ; après que le prêtre a dit : « Dominus vobiscum », on répond « Et cum spiritu tuo », et on se signe des trois petits signes de croix, sur le front, la bouche et le cœur. Le fait que nous fassions la même chose que pour l’évangile de la messe nous montre déjà qu’il ne s’agit pas ici d’un élément accidentel ou négligeable de la liturgie …
Une coutume liturgique antique
D’où vient le dernier évangile ?[1] L’usage de lire le prologue de saint Jean à la fin de la messe est attesté dans un missel dominicain en 1256, selon lequel le prêtre devait réciter le texte en silence, tandis qu’il enlevait ses ornements après la messe. La dévotion envers le prologue de saint Jean se répandant parmi les fidèles aux XIIIe et XIVe siècle[2], ils demandèrent à entendre eux aussi le texte évangélique à l’issue de la messe. C’est ainsi que la coutume de lire à haute voix le prologue de saint Jean en conclusion de la messe se développa. Le pape saint Pie V, en l’ajoutant dans le Missel Romain en 1570, ne fit ainsi que sanctionner une coutume existante.
Pourquoi lire le Prologue de saint Jean ?
Quel est le but du dernier évangile ?
« L’Évangile de saint Jean », commente Dom Vandeur, « dans son adorable profondeur, est comme un résumé des principaux mystères de notre foi [3]».
Il rappelle en particulier le mystère de l’Incarnation, qui est en quelque sorte répété à chaque messe :
« Comme le divin Logos est descendu dans le sein de la Vierge Marie, le Christ descend sur l’autel par les paroles de la consécration [prononcées par] le prêtre »[4].
Le dernier évangile nous rappelle les bienfaits reçus pendant la sainte messe, en particulier celui de la sainte communion : « le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous ». Il est venu jusqu’à nous, jusqu’à s’unir à nous dans la réception de l’hostie consacrée.
Le dernier évangile est également une expression de gratitude : « Et vidimus gloriam ejus, nous avons vu sa gloire ». En effet, la sainte Messe est l’occasion de voir – sous les apparences des espèces eucharistiques – la gloire du Verbe Incarné, Agneau de Dieu debout et immolé, montrant à son Père ses plaies sacrées pour intercéder pour nous ; nous y voyons aussi – particulièrement dans les cérémonies de la messe solennelle ou pontificale – la gloire du Verbe incarné, exerçant son sacerdoce éternel par son Église, par les ministres ordonnés en particulier, et les fidèles (en vertu de leur sacerdoce baptismal[5]).
Conclusion : un résumé de toute la messe
Comme le dit très bien Michael Fiedrowicz,
« le dernier évangile, le commencement de l’Évangile de Jean, constitue un magnifique résumé de toute la messe, une summa eucharistica (…) »[6].
Ne passons donc pas, par négligence ou distraction, à côté du dernier évangile : il nous révélera ses secrets, qui sont ceux de Dieu.
La vie après la mort et l’au-delà
Vidéo avec le Frère Paul-Adrien et l’abbé Raffray sur l’enfer, le purgatoire, le paradis, le jugement individuel, la fin du monde … :
