“En se séparant du christianisme, et au nom de vertus devenues folles on oppose l’individu au droit humain le plus élémentaire: celui de vivre”
Marc Eynaud, auteur de Qui en veut aux catholiques?, est interrogé dans Le Figaro. Extrait :
Vous pointez l’une des grandes contradictions de la laïcité républicaine poussée à l’extrême: si la République ne reconnaît certes aucun culte, elle s’appuie sur deux mille ans d’histoire et de tradition catholique. Peut-on, en France, dissocier religion catholique et histoire ?
On ne peut pas à moins d’amputer gravement la seconde. Comment évoquer l’avènement de Clovis, 1500 ans de monarchie et même la République laïque sans prendre en compte le christianisme ? Comment parler du rayonnement de la France sans le corréler à l’essor du catholicisme ? Comment comprendre l’Histoire de France en omettant celle de l’Église Catholique ? C’est tout bonnement impossible. Si un courant au sein de l’Éducation nationale tend à faire croire que l’Histoire de notre pays a commencé en 1789 et qu’avant nos ancêtres étaient analphabètes et subissaient famine continuelle et injustice latente, tout démontre qu’au contraire nous sommes le fruit d’une Histoire longue et riche.
Vous écrivez qu’à «l’ère de la postmodernité et de l’individu roi, le message catholique est chaque jour un peu plus marginalisé».Le catholicisme, dont la pensée s’inscrit dans la durée, peut-il être en paix avec le monde moderne ?
Le philosophe Nicolas Gomez Davila disait : «Le monde moderne tourne le dos aux catholiques qui eux ne le lui tournent pas». Le problème étant que le monde moderne ne le leur pardonne pas. Le «problème» du catholicisme est d’être une sorte de modèle contre-révolutionnaire universel. Contre le mondialisme, le wokisme, l’islamisme… Ces dernières années, chaque «avancée» sociétale a été un coup porté à l’anthropologie chrétienne, la question n’est en fait pas de savoir si un catholique peut être en paix, la question étant a-t-il conscience qu’il ne vit plus dans une civilisation chrétienne et admet-il que les choix sociétaux posés sont en inadéquation avec la vision de la religion dont il se réclame ? On pourrait couper court à ce débat en constitutionnalisant les racines chrétiennes de la France mais cela reviendrait à faire opérer à la société un virage à 180 degrés. Ce qui serait aujourd’hui presque utopique.
Vous écrivez comme première phrase de conclusion «Tuer le père». Cette sentence résume-t-elle le malaise profond engendré par la haine du catholicisme ?
Il faudrait tuer le père symboliquement pour s’émanciper et devenir adulte. Cette vieille théorie psychanalytique prend tout son sens tant on assiste aux balbutiements d’une société adolescente en proie à une véritable frénésie. Au fond, la France a tué son roi, et essaye de tuer son Dieu. Mais pour arriver à ce dernier point, il faudrait en finir avec le catholicisme dans ce qu’il a de spirituel et d’intellectuel mais aussi et surtout parce qu’il est lié à une Histoire devenue impossible à assumer, un joug perçu comme trop lourd, un frein, un ancrage, etc. Autant de concepts que la société moderne voudrait détruire car à l’ère du liquide, il faut absolument abattre tout ce qui enracine. La Foi n’est pas qu’une croyance à une vie éternelle comme un bouddhiste croirait en la réincarnation. Elle est une identité qui résiste aux modes du temps, une liberté intérieure, un modèle social basé sur la famille… En bref tout ce que hait la modernité.
En quoi l’universalisme des droits de l’Homme, qui a remplacé l’universalisme chrétien, puise-t-il paradoxalement ses valeurs dans le christianisme ?
Lorsque la Révolution décapite le Roi, lieutenant du Christ sur Terre, donc de Dieu, il faut trouver un nouveau centre sur laquelle fonder une morale et l’Homme y revêt une importance toute particulière. Aujourd’hui, l’universalisme des Droits de l’Homme a pris une dimension presque «religieuse». Beaucoup connaissent cette citation de Chesterton : «Le monde moderne est plein d’anciennes vertus chrétiennes devenues folles» mais peu savent que cette citation a été amputée de sa partie la plus importante : «Elles sont devenues folles, parce qu’isolées l’une de l’autre et parce qu’elles vagabondent toutes seules». C’est le drame du monde moderne qui, en s’amputant de la transcendance, en voulant sortir de la chrétienté en tant que civilisation, s’est vaguement raccroché aux «Droits de l’Homme». Or, et c’est tout le paradoxe, en évacuant de ce concept la dimension chrétienne, cet universalisme des Droits de l’Homme est réduit à une vision purement occidentale et idéologique mais surtout boiteuse. Ainsi, la Ligue des Droits de l’Homme milite pour le droit à l’avortement et à l’euthanasie alors même que ces actes contreviennent au premier des droits qui est de vivre. Nous ne sommes plus sur une protection de l’homme de sa conception à sa mort naturelle mais sur la promotion des droits individuels au détriment de l’Homme. En se séparant du christianisme, et au nom de vertus devenues folles on oppose l’individu au droit humain le plus élémentaire: celui de vivre.
Vente d’enfants : le gouvernement et la Justice se couchent devant les associations LGBT
Ludovine de La Rochère est interrogée dans Boulevard Voltaire à propos du marché de la GPA. Extraits :
Futurs parents, mères porteuses et donneurs de gamètes, tous ceux qui interviennent dans le processus d’une GPA sont consentants. Pourquoi, dans ces conditions, continuer à dénoncer un « trafic d’êtres humains » ?
Dans toute forme de traite humaine, des victimes se disent consentantes. Le plus souvent parce qu’elles dépendent de ceux qui les exploitent, qui exploitent leur détresse. Et si la vulnérabilité de ces personnes est le plus souvent économique, elle peut être aussi psychologique, sociale… En Californie, par exemple, des mères porteuses se disent « consentantes ». Elles veulent être « altruistes ». Voilà des femmes qui sont manipulées, soumises à la pression sociale. Elles ne voient plus que la maternité, comme les relations amoureuses d’ailleurs, ne peuvent être mises à disposition d’autrui.
Par ailleurs, il ne faut pas se laisser piéger par les témoignages de femmes exploitées comme mères porteuses par des agences : elles sont payées, bien sûr, pour dire qu’elles en sont heureuses. À ce sujet, regardez notre enquête. Vous verrez comment ces agences parlent de ces femmes… À propos du consentement, la loi est faite pour protéger chacun, y compris de soi-même : en France, par exemple, il est interdit de vendre ses propres organes, même lorsque nous en avons deux, comme les reins. Il est aussi interdit de vendre ses gamètes. C’est ce qu’on appelle en droit la « non-patrimonialité du corps humain et des produits du corps humain ». Et justement, en ce qui concerne les « donneurs de gamètes » auxquels recourent ces agences de GPA, attention aux termes : ces « donneurs » sont en réalité payés.
En effet, très peu de personnes acceptent de donner leurs cellules sexuelles, dont chacun sait qu’elles sont le support de la filiation : c’est par elles que nous donnons la vie et c’est par elles que parents et enfants se ressemblent. Et, au-delà, c’est ce qui situe chacun dans la succession des générations d’une famille. Nous ne sommes pas une page blanche comme nous ne sommes pas seul au monde. Ainsi, les gamètes sont d’une importance humaine – vitale, charnelle et psychique – immense. Et donc, comme très peu veulent bien donner leurs gamètes, le business de la procréation a obtenu dans certains pays de pouvoir payer ceux qui fournissent leurs gamètes. C’est là aussi une forme d’exploitation, qui utilise la pauvreté de certains pour obtenir ce que ces hommes et ces femmes ne voulaient pas faire, à savoir fournir leurs gamètes à des tiers. Là aussi, c’est une violence qui leur est faite.
Des associations s’activent pour dénoncer ces pratiques interdites, des juristes portent plainte et alertent les autorités, mais personne ne réagit. Comment expliquer ce silence : complicité, incurie ou volonté de petit à petit banaliser la GPA avant sa légalisation ?
Oui, nous sommes plusieurs associations à avoir porté plainte, à avoir alerté le gouvernement, les parlementaires, mais aussi le maire du 17e arrondissement où se tient ce salon « Désir d’enfant ». Du côté du gouvernement, le ministre de la Justice a renvoyé la balle au ministre de l’Intérieur, qui lui-même l’a renvoyée au ministre de la Santé. Et ce dernier, interrogé aussi par des parlementaires, a répondu qu’il n’avait pas d’avis sur ce salon et que c’était à voir avec la Justice… laquelle n’a même pas accusé réception de nos plaintes ! Et pourtant, la Manif pour tous a transmis à la Justice, par son avocat, toutes les preuves : plaquettes publicitaires d’agences de GPA, tarifs des prestations de GPA, constat d’huissier, etc.
Mais le gouvernement et la Justice se couchent devant les associations LGBT. Ils préfèrent regarder ailleurs plutôt que de gêner ceux qui veulent pouvoir faire une GPA. Certes, ce sont aussi bien des couples homme-femme que des couples d’hommes et des hommes seuls qui recourent à la GPA. Mais le fait est que la revendication de sa légalisation est portée par les associations LGBT. Certains, comme Olivier Véran, par idéologie progressiste, sont porteurs des mêmes objectifs. Et d’autres, tout simplement, ont peur de déranger. […]
Le ministre Caroline Cayeux, cible du lobby LGBT
Cette affaire montre, une fois de plus, que se coucher et s’excuser ne sert à rien sinon à s’attirer, en plus du mépris de son propre camp, les attaques renouvelées de l’adversaire qui aurait bien tort de ne pas pousser son avantage !
Une centaine de personnalités de tous horizons, y compris de la majorité présidentielle, ont dénoncé les propos de Caroline Cayeux dans une tribune parue dans le Journal du Dimanche.
Même les derniers résidus LR, comme Patrick Karam, vice-président de la région Île-de-France, ou le maire du 6e arrondissement Jean-Pierre Lecoq demandent sa démission. Evidemment, après avoir trahi LR pour rallier Macron, il fallait s’y attendre.
Plus de 100 000 personnes participent à la marche pro-vie à Madrid
Lu sur IFN :
Selon les organisateurs plus de 100 000 personnes ont manifesté leur soutien à la protection de la vie humaine lors d’une marche pour la vie organisée dans la capitale espagnole, Madrid, à la fin du mois de juin. La manifestation était axée sur la réforme et la libéralisation de la législation sur l’avortement prévues par le gouvernement.
Plus de 200 groupes de la société civile ont participé à la manifestation du 26 juin pour souligner les dangers de la réforme de l’avortement. Jaime Mayor Oreja, l’un des organisateurs, a déclaré que “l’abrogation de l’avortement aux États-Unis nous montre que le débat sur la culture de la vie est loin d’être terminé.”
“Il est important de recruter et de défendre les fondements chrétiens de notre société face à une agitation sociale incessante. Nous ne sommes pas ici aujourd’hui pour discuter du passé, mais pour sensibiliser et préparer le débat à l’avenir”, a-t-il ajouté.
En vertu du projet de loi, qui a été approuvé par le Conseil des ministres et sera ensuite examiné par la Chambre Basse du Parlement, les jeunes filles dès l’âge de 16 ans seront autorisées à se faire avorter sans le consentement de leurs parents.
En Espagne, l’avortement a été légalisé en 1985. À ce jour, plus de 2,5 millions d’enfants ont été tuées dans des avortements à cause de cette loi.
Terres de mission : Saint Thomas d’Aquin – Un médiéval très actuel
Eglise universelle : Saint Thomas d’Aquin – Un médiéval très actuel
Les années qui viennent commémoreront plusieurs événements de la vie de Saint Thomas d’Aquin (1225 – 1274), canonisation (1323). A cette occasion, les Editions de l’Homme Nouveau publient un hors-série très documenté : Saint Thomas d’Aquin – Un médiéval très actuel. Marie Piloquet, coordonnatrice de ce travail, nous rappelle l’actualité de celui qui est le “docteur commun” de l’Eglise catholique et nous présente le sommaire de ce numéro.
Eglise en France : la vie humaine innocente mieux protégée aux Etats-Unis qu’en France
La Cour suprême américaine ayant aboli l’arrêt Roe vs Wade, il revient désormais à chaque Etat de légiférer sur la légalisation ou non de l’avortement ce qui, somme toute, apparaît comme un processus très démocratique. Porte-parole de la Marche pour la vie, Aliette Espieux, analyse les raisons de ce succès des défenseurs de la vie aux Etats-Unis et analyse la situation française.
Eglise en Marche : Reportage pour les ordinations sacerdotales à Ecône
Notre envoyé spécial à Ecône, Géraud du Fayet, a interrogé le directeur du séminaire saint Pie X, l’abbé Bernard de Lacoste à l’occasion des ordinations par Mgr de Galaretta, le 29 juin, de 8 prêtres et 5 diacres pour la FSSPX. L’abbé de Lacoste présente le cursus des études au séminaire, la raison des ordinations le 29 juin ainsi que le rôle et la vocation propres d’un prêtre de la fraternité Saint Pie X.
Retraite pour les couples
L’abbé Raffray (Institut du Bon Pasteur) organise une retraite pour couples au château des Termelles, près de Châtellerault, du vendredi 5 au dimanche 7 aout 2022. Nous l’avons interrogé:

- Pourquoi organiser une retraite spécialement conçue pour les couples ?
Les couples sont le fondement de toutes les familles, qui sont elles-mêmes la base de la société. Et dans notre monde déconstruit et dissocié, les couples sont peut-être les premières victimes. Un couple chrétien solide sera une référence et un appui inébranlable pour ses enfants, tandis qu’un couple distendu ou malheureux n’aura pas le même rayonnement. Or beaucoup de catholiques, qui se sont engagés avec générosité et foi dans un beau mariage chrétien, ressentent au fil des années la nécessité de retrouver cette flamme du début qui les rendait l’un et l’autre forts et confiants. L’esprit du monde, avec ses égoïsmes, ses tentations, ses mensonges et ses illusions, a abîmé progressivement la confiance mutuelle, la joie partagée, l’admiration que les jeunes mariés se portaient l’un envers l’autre. Si vous êtes dans ce cas, il est urgent de faire une pause spirituelle, de prendre le temps pour vous retrouver l’un l’autre sous le regard de Jésus-Christ.
2. Il s’agit donc d’une recette pour retrouver l’amour ?
Il n’y a pas de recette miracle, évidemment. Pas de formule magique. Et il ne s’agit surtout pas de se refaire les illusions de ses vingt ans. Au contraire, il s’agit plutôt de réaliser que l’amour conjugal s’entretient, grandi, mûrit, et qu’il est toujours temps, surtout au moment des épreuves, de le recentrer sur l’essentiel, de lui donner un sens nouveau et plus profond, plus chrétien, et donc plus surnaturel. Souvent, des couples avec 5 ou 10 ans de mariage semblent être devenus comme étrangers l’un à l’autre. Ils ne se parlent presque plus des choses fondamentales, ils n’arrivent plus à communiquer, mais ils ne savent même pas pourquoi. Ils se font des reproches superficiels, mais sans vraiment y croire, car le problème est plus profond. Il leur faut retrouver le sens de leur engagement, de leur don mutuel, c’est-à-dire l’esprit de sacrifice qui les a animés (avec un peu d’innocence ou d’inconscience) au moment de leur mariage. Et cet esprit de sacrifice s’apprend, se réapprend, au pied de la croix, donc au pied de l’autel… et parfois avec un prêtre qui saura les écouter, parfois crever les abcès, et les aiguiller pour qu’ils reconquièrent leur engagement en lui donnant une nouvelle dimension.
3. Quelle est la spécificité de cette retraite, sur un week-end ?
Les enfants sont pris en charge pendant le week-end ! Des jeunes filles s’occupent d’eux pendant les conférences, les entretiens et les moments de silence, ce qui permet au couple de se retrouver véritablement. Le samedi soir et le dimanche, par contre les activités communes et conviviales (barbecue, veillée, grand’messe) ont lieu en famille. Cela est plus pratique pour les parents qui ne peuvent pas laisser leurs enfants, et cela a aussi, me semble-t-il, plus de sens : les couples mariés doivent résoudre leurs difficultés avec et en tenant compte des enfants que Dieu leur a donnés !
4. Si l’on est intéressé, mais que son conjoint ne l’est pas, comment faire ?
Cette mini-retraite, qui se veut aussi un temps de repos chrétien et convivial, est donc sans aucun doute urgente pour votre couple… Il faut donc tenter de convaincre votre conjoint, qui se rend aussi certainement compte des tensions existantes, mais a peur de devoir les affronter. Comment faire ? Il faut prier pour lui, d’abord ! Et tentez d’argumenter en disant que le cadre du Château des Termelles (près de Châtellerault) est magnifique, que les dernières éditions ont été très appréciées par les couples qui y ont participé… et contactez l’un des prêtres qui saura vous donner des conseils personnalisés ([email protected])
Sixième dimanche après la Pentecôte
Comme c’est le cas pour la plupart des dimanches de ce temps, tous les textes des chants du propre de la messe du sixième dimanche après la Pentecôte, dimanche de la multiplication des pains, sont tirés des psaumes, expression inépuisable des sentiments qui doivent animer l’âme chrétienne durant son séjour sur la terre. Nous retrouverons en particulier à la Communion le psaume 26 qui avait été déjà largement utilisé dans les chants des deux précédents dimanches.
Le texte de l’Introït est tiré, non du psaume 26, mais du psaume 27, qui lui fait suite dans le psautier, et qui est encore une prière suppliante, mais pleine de confiance, que David adresse au Seigneur après avoir reçu l’onction royale. Ce sont les deux derniers versets du psaume, où il élargit l’intention de sa prière à tout le peuple dont il a maintenant la charge :
Dominus fortitudo plebis suæ, et protector salutarium Christi sui est : salvum fac populum tuum, Domine, et benedic hæreditati tuæ, et rege eos usque in sæculum.
Le Seigneur est la force de son peuple et le protecteur qui donne le salut à son oint ; sauvez votre peuple Seigneur et bénissez ceux qui sont votre héritage et dirigez-les à jamais.
On aura peut-être reconnu dans la deuxième partie de cet Introït, à partir des mots salvum fac un texte que l’on retrouve dans le Te Deum, dont toute la fin, qui est une prière du matin, est formée de versets empruntés à différents psaumes. Ici l’oint du Seigneur, le roi d’Israël, est la figure du Christ, chef de l’Église, le peuple de Dieu, pour laquelle nous prions le Seigneur avec confiance, sachant qu’il ne l’abandonnera jamais. Cette prière confiante est exprimée par une mélodie calme et assurée assez peu étendue mais emprunte d’une certaine solennité. Si l’intonation est la même que celle de l’Introït du quatrième dimanche, la suite est différente, s’élevant beaucoup moins dans l’aigu. Cet Introït est accompagné bien entendu par le premier verset du psaume 27 :
Ad te Domine clamabo, Deus meus ne sileas a me : nequando taceas a me, et assimilabor descendentibus in lacum.
Vers vous Seigneur je crie, ne soyez pas sourd à ma voix. Si vous ne me répondez pas je serai semblable à ceux qui descendent dans la fosse.
La France est devenue un coupe-gorge
#Angers après Metz, Amiens et Loriol-sur-Drôme : 4 attaques au couteau et 6 morts en 48h : la France est devenue, hélas, un coupe-gorge habituel !
Src : Ouest Francehttps://t.co/TgVRq4zZpy— Gilbert Collard (@GilbertCollard) July 16, 2022
Angers : Trois personnes, dont un mineur, tuées à l'arme blanche dans la nuit (MàJ : Le suspect interpellé est un Soudanais)https://t.co/kSCsfAC8hM pic.twitter.com/54urNdnEb8
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) July 16, 2022
De mémoire, ce n’était pas arrivé à Toulouse depuis le 15 juillet. pic.twitter.com/gffOF8175x
— Villehardouin (@deGeoffroi2) July 16, 2022
“Nous sommes en guerre énergétique avec l’Allemagne !”
Expert en politique énergétique et auteur d’ouvrages remarqués comme : “Eoliennes, la face noire de la transition écologique” et “Nucléaire, les vérités cachées”, Fabien Bouglé poursuit son travail de lanceur d’alerte en affirmant que le modèle énergétique allemand (Energiewende) est un échec. Le mix charbon-éoliennes se heurte au mur de la réalité. De plus, pour Fabien Bouglé, les sanctions prises contre la Russie vont faire exploser la facture d’électricité des Allemands et des Européens, les coupures d’électricité vont se multiplier. L’expert va au-delà des analyses économiques pour révéler que le lobby des éoliennes allemand a infiltré le ministère français de l’écologie. Pour Fabien Bouglé, il ne fait aucun doute que la France est dorénavant en guerre énergétique avec l’Allemagne.
17 juillet : jour de libération fiscale
Selon Le Figaro :
Ce n’est qu’à partir de dimanche 17 juillet que les salariés français vont enfin pouvoir faire ce qu’ils veulent de leur argent. En effet, cette année, un salarié moyen et célibataire doit d’abord travailler jusqu’à cette date pour verser à l’État l’impôt sur le revenu, la TVA et les cotisations sociales dus, selon l’étude annuelle de l’Institut économique Molinari (IEM), que dévoile en avant-première Le Figaro. Certes, après être arrivé en tête de liste des membres de l’Union européenne durant six années consécutives, l’Hexagone a finalement été détrôné par l’Autriche dont le jour de libération intervient un jour plus tard, le 18 juillet. Mais, il n’y a évidemment pas lieu de crier victoire. La France reste en deuxième position suivie de près par la Belgique.
Bruxelles saisit la justice européenne contre une loi hongroise qui interdit la propagande LGBT
La Hongrie a adopté, en juin 2021, une loi interdisant « la représentation ou la promotion » de l’homosexualité et du changement de sexe auprès des mineurs.
La Commission européenne a saisi la Cour de Justice de l’UE d’un recours contre la loi hongroise qui interdit de faire auprès des moins de 18 ans de la propagande à propos des
« divergences par rapport à l’identité personnelle correspondant au sexe à la naissance, un changement de sexe ou l’homosexualité ».
Selon la Commission européenne, cette loi « viole les droits fondamentaux des personnes LGBT ».
Le droit des pervers de profiter des fragilités de l’adolescence pour se procurer de la chair fraîche…
Réaction d’un eurodéputé LREM :
« C’est historique. Pour la toute première fois, une procédure d’infraction sur les sujets LGBT est portée devant la Cour. C’est le signe que la Commission prend les valeurs européennes au sérieux, on ne peut que s’en réjouir. »
Les valeurs européennes, ce n’est pas seulement promouvoir la fierté des relations sexuelles contre nature, c’est aussi garantir leur promotion auprès des enfants et des adolescents.
Avant d’avorter, surtout ne pas réfléchir
La Première Chambre du Parlement néerlandais a approuvé un projet de loi qui supprime la période d’attente obligatoire de cinq jours entre le conseil et le recours à l’avortement. Auparavant, le projet de loi avait déjà été approuvé par la Deuxième Chambre, la Chambre des représentants proprement dite (dont iFamNews a rendu compte).
La décision a fait l’objet de votes dissidents de la part des partis conservateurs et chrétiens.
L’amendement devrait prendre effet en janvier 2023.
Menacée par son compagnon, une femme se résout à avorter
Le JSL vante les mérites du Planning familial, qui a aidé cette femme, victime de violences, à éliminer son bébé. Alors que c’est le compagnon qui aurait du être puni…
À cette occasion, on découvre que le nombre d’avortements dans le département de Saône et Loire est en augmentation :

Traditionis Custodes : pétition pour la liturgie traditionnelle
L’Union Lex Orandi, qui représente les associations de fidèles attachés à la liturgie traditionnelle, lance, à l’occasion du premier anniversaire du Motu Propio Traditionis Custodes du Pape François, une pétition nationale. Elle demande le retrait des dispositions prises dans plusieurs diocèses à l’encontre des fidèles désireux de se sanctifier grâce aux trésors de la liturgie non réformée.
Monseigneur le Président de la Conférence Episcopale,
Alors que deux diocèses de France, Grenoble et Le Mans, sont vacants depuis la nomination de leur titulaire sur un autre siège épiscopal, des décrets ont été pris par les Evêques sortant pour imposer dans les diocèses qu’ils ont quittés une application du Motu Proprio Traditionis Custodes qui manifeste le plus profond mépris des biens spirituels des fidèles qui leur sont confiés.
Dans le diocèse de Grenoble, le décret frappe les fidèles de Vienne et de la Collégiale Saint André de Grenoble à compter de septembre prochain. La célébration de la messe traditionnelle sera supprimée à Vienne, et la messe selon le missel réformé sera imposée aux fidèles le premier dimanche de chaque mois à Grenoble. Il est évident que les fidèles ne fréquentent pas cette église pour une liturgie célébrée dans toutes les autres paroisses du diocèse. Ils ont choisi de vivre leur foi à la Collégiale Saint André, avec les célébrations liturgiques et sacramentelles qui la nourrissent, pour bénéficier des trésors spirituels que l’Eglise dispense précisément au moyen de la liturgie traditionnelle. Quel mal font-ils là ?
Dans le diocèse du Mans, le décret privera les fidèles de la paroisse de Montmirail des mêmes bienfaits à compter du mois d’août prochain. Les fidèles de cette paroisse ont pourtant bénéficié sans interruption des livres liturgiques de 1962, d’abord avec l’abbé Rouxel de 1959 à 1995, puis avec des prêtres de la Fraternité Saint Pierre, et depuis 2011 avec des prêtres de l’Institut du Bon Pasteur. Quel mal font-ils là ?
Je vous demande, Monseigneur, de pourvoir aux futures nominations épiscopales sur les sièges de Grenoble et du Mans par des Evêques qui prendront l’engagement de faire cesser immédiatement les mesures discriminatoires, vexatoires et abusives dont les fidèles de ces deux diocèses sont victimes, et d’annuler les décrets pris par les deux Evêques sortants. Je vous demande en particulier que soient reconnues les aspirations légitimes des fidèles de Saint André de Grenoble, de Notre-Dame de l’Isle de Vienne et de Notre-Dame de l’Assomption de Montmirail à bénéficier de la liturgie traditionnelle qui est pour eux un bien spirituel inestimable et essentiel, et ce pour tous les sacrements et en tout temps.
Je vous demande, Monseigneur, de veiller auprès de l’ensemble des Evêques de France au respect des biens spirituels des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle, et à l’assurance pour eux de bénéficier de toute la vie sacramentelle par laquelle ils se sanctifient, grâce au libre usage par tous les prêtres qui leur sont assignés de tous les livres liturgiques de 1962.
Je vous demande, Monseigneur, de veiller en particulier à ce que les confirmations puissent être conférées partout selon le missel de 1962 pour les fidèles qui le demandent, sans aucune restriction.
Dans l’espérance que nos prières seront entendues par ceux à qui elles s’adressent, je vous assure, Monseigneur, de ma prière pour l’Eglise qui est en France.
Le calvaire des chrétiens en pays devenus musulmans
“C’est pas ça l’islam !” ; “Pas d’amalgame !” Imams et responsables d’associations islamiques font beaucoup d’efforts pour nous persuader que l’islam a le plus grand respect pour les chrétiens et de façon générale pour tous les non-musulmans, même si Allah leur enseigne que les chrétiens sont “les pires des créatures (Coran 98.6)”, coupables du seul péché qu’il ne peut pas pardonner (Coran 4.48). Alors, pourquoi les chrétiens sont-ils discriminés, persécutés, assassinés dans les pays musulmans ? Quel rapport y a-t-il avec l’islam ? Dans quel pays musulman la liberté religieuse est-elle respectée ? Les dirigeants occidentaux sont-ils aveugles, hypocrites, criminels d’importer l’islam ? Partout les condamnations pleuvent pour « offense à la religion », « insulte à l’islam » « outrage au prophète », et il faudrait croire qu’ils défendent à la liberté de conscience ?
Dans des pays proches comme l’Algérie ou le Maroc, la haine des non-musulmans enseignée par la charia, et des chrétiens en particulier, demeure sous la forme de discriminations : prison ferme pour «prosélytisme et offense au prophète de l’islam», poursuites judiciaires pour s’être trouvé en possession de Bibles, pour s’être réunis dans un lieu afin de pratiquer son culte. La police oblige les chrétiens à s’enfermer dans des lieux obscurs pour pratiquer leur culte et refuse l’entrée des églises aux autochtones. Comme ailleurs, sauf récemment en Tunisie, les musulmanes ne peuvent se marier avec des non-musulmans. Impossible de disposer d’une Bible en arabe, de la transporter sans craindre la menace de fouilles et un procès pour prosélytisme en conséquence. Impossible de donner des prénoms chrétiens à ses enfants. L’enseignement de l’islam est obligatoire, qui interdit celui du christianisme. Les convertis – comme les apostats en général — ne peuvent hériter et vivent sous la menace de mort que fait peser sur eux Allah et son prophète, et tous les criminels qu’ils engendrent.
Jamais nous n’avons vu sortir des mosquées ou associations musulmanes en France le moindre mouvement de protestation, la moindre pétition (par exemple contre la condamnation d’Asia Bibi) réclamant en pays devenus musulmans la réciprocité en matière de liberté religieuse dont ils jouissent cependant eux-mêmes en nos pays de mécréants …
Depuis le début de l’islam, les armées musulmanes ont envahi et détruit des civilisations chrétiennes. Des communautés ont survécu, tels les coptes, malgré une insécurité et des discriminations permanentes, comme en témoigne Jean-Pierre Péroncel-Hugoz («Le radeau de Mahomet») qui cite même cette ancienne comptine toujours entendue dans la bouche de petits musulmans égyptiens : « Demain c’est notre fête, les chrétiens seront nos chiens ! »
Ce rejet des non musulmans est omniprésent dans le Coran et les Hadiths. Le premier instaure un impôt de « protection » des juifs et des chrétiens, à verser « dans l’humiliation » (Coran 9.29). Mais protection contre qui en pays devenu musulman ? Contre les musulmans eux-mêmes ! Car Allah leur a déjà promis de “tuer les chrétiens sans relâche (Coran 3.151-152)” … Ainsi sont légitimées extorsions, rackets, menaces, et injustices de toute sorte en échange du droit de survivre …
Vous, imams et responsables d’associations musulmanes, et vous responsables politiques français en charge des relations avec l’islam, essayez de faire quelques efforts de plus pour nous persuader que l’islam a le plus grand respect pour les chrétiens ! Comment enseignez-vous la « tolérance » de votre religion qu’elle ne pratique nulle part ? Comment conciliez-vous l’enseignement de la haine d’Allah pour les non-musulmans avec l’islam religion de paix et d’amour que vous nous prêchez ? Qui peut venir après le Christ, sinon l’Antichrist ? Pourrions-nous ouvrir le débat ?
Fête nationale de la délinquance
Selon Valeurs Actuelles :
Dans la nuit du 13 au 14 juillet, les feux d’artifice illuminent le ciel français. Mais à Stains en Seine-Saint-Denis la liesse populaire est aux abonnées absente. Les tirs de mortiers retentissent dans les rues du quartier de la cité du Moulin-Neuf. Les habitants se terrent dans leur domicile. L’effroi se produit lorsqu’un projectile heurte un appartement. Une femme enceinte se retrouve bloquée à l’intérieur. Au risque de sa vie, un policier parvient à la sauver des flammes.
Ces attaques aux mortiers ont sévi aux quatre coins du pays. Plusieurs commissariats ont été la cible d’assauts comme à Trappes (Yvelines), Tourcoing (Nord), Garges-lès-Gonesse ou Saint-Mandé (Val-de-Marne). « La fête nationale s’est transformée dans ces quartiers en fête des voyous », déplore Matthieu Valet, secrétaire national adjoint du syndicat indépendant des commissaires de police. En l’espace d’une nuit, cinquante poubelles et quarante-cinq véhicules ont été incendiés dans les Yvelines ainsi que dans les Hauts-de-Seine. Plusieurs policiers ont été agressés dont au moins une dizaine ont été hospitalisés. « En discutant avec les anciens, c’était plus violent que les autres années », glisse une source policière à Valeurs actuelles. Une autre source précise : « C’est moins pire que l’année dernière, parce que le bled est rouvert », permettant aux délinquants d’origine immigrée de passer leurs vacances loin de la France. Une chose est sûre, pour les voyous, toutes les excuses sont bonnes pour “faire la fête”.
Les sages-femmes réclament la fin du passeport sanitaire et de l’obligation vaccinale des soignants
Elles écrivent aux parlementaires :
Madame, Monsieur,
Par la présente, nous, Sages-femmes, demandons à tous les Députés et Sénateurs de rétablir de toute urgence le libre accès aux soins pour tous.
Le pass sanitaire doit être immédiatement supprimé car des patients, notamment des femmes enceintes, sont encore laissés à la porte des hôpitaux ou renoncent à des soins faute de pouvoir se faire tester, alors que des soignants vaccinés contre le Covid 19 mais pourtant positifs exercent à l’hôpital. Le port du masque par un soignant positif étant censé protéger le patient, pourquoi l’inverse ne serait-il pas vrai ?
Nous, Sages-femmes, demandons également à tous les Députés et Sénateurs de supprimer l’obligation vaccinale des soignants contre le Covid 19.
L’obligation vaccinale des soignants n’empêche ni contamination par le SARS Cov2, ni transmission au patient, mais contribue largement à l’effondrement du système de santé, en privant de façon scandaleuse, en ville comme à l’hôpital, de nombreux patients de soins, et bafoue le droit de nombreux soignants à disposer de leur corps, de leur liberté d’entreprendre, et de leurs revenus.
Enfin nous demandons des réponses immédiates à nos questions légitimes concernant la vaccination des femmes enceintes, auxquelles nous devons une information claire, loyale et transparente sur la balance bénéfices risques pour elles et pour leurs enfants à naitre. Pourquoi l’étude COVACPREG, étude française prospective censée étudier les effets de la vaccination Covid 19 sur les issues de grossesse des femmes enceintes vaccinées, annoncée partout dans les médias en juillet 2021, a t elle été bloquée administrativement près de 9 mois, ne démarrant que fin novembre 2021, et n’a disposé d’aucun budget pour sa diffusion ? Comment M Olivier Véran a-t-il pu inciter à la vaccination des femmes enceintes contre le Covid 19 dès le 1er trimestre de la grossesse en juillet 2021, en l’absence à l’époque de données scientifiques montrant son innocuité à ce terme là ? Dans le rapport de l Office Parlementaire des Choix Scientifiques et Techniques (OPCST) du 9 juin 2022 sur les effets secondaires de la vaccination contre le Covid 19, il a été reconnu la nécessité de réévaluer la balance bénéfice-risque de cette vaccination pour différentes catégories de la population, dont les femmes enceintes. Qu’est il prévu à ce sujet ?
Enfin, quelles actions les autorités sanitaires vont-elles mettre en place pour la prise en charge des femmes victimes de troubles graves du cycle menstruel post vaccination ? Elles sont des dizaines de milliers en souffrance et méritent reconnaissance et soins.
Nous attendons vos réponses rapides car il en va de la santé des femmes, des nouveaux nés et des enfants de notre pays. Nous sommes à votre disposition pour vous rencontrer et vous apporter toutes les informations factuelles en notre possession, notamment concernant l’étude COVACPREG.
Crise gouvernementale en Italie
Analyse de Marie d’Armagnac sur Boulevard Voltaire :
Né en février 2021 en réponse à la crise sanitaire et pour organiser le Plan de relance européen, ce gouvernement regroupait tous les partis politiques à l’exception notable du parti Frères d’Italie de Giorgia Meloni. Le parti 5 étoiles est en pleines turbulences depuis la scission opérée par Luigi Di Maio, ancien chef du parti, fondateur du tout nouveau parti IPF, (Insieme per il futuro, Ensemble pour le futur) et actuel ministre des Affaires étrangères. Le parti, dont Giuseppe Conte a pris la direction a refusé d’accorder sa confiance à Mario Draghi jeudi lors d’un vote au Sénat : le Mouvement 5 étoiles a en effet quitté l’hémicycle en signe de protestation. Même Stefano Patuanelli, pourtant ministre de l’Agriculture de Mario Darghi, s’est absenté lors du vote.
Après avoir convoqué un conseil des ministres extraordinaire, Draghi a donc présenté sa démission le 14 juillet. Celle-ci a été refusée par le président de la République, Sergio Mattarella, qui lui a enjoint de se présenter mercredi prochain devant le Parlement pour vérifier, in situ, de quelle majorité il disposerait encore. Il est clair pour tous les observateurs politiques en Italie que Sergio Mattarella usera de tous les moyens constitutionnels possibles pour ne pas avancer les élections législatives prévues au printemps 2023. Y compris la constitution d’un énième gouvernement technique, pour passer l’automne et le redouté vote du budget ? Draghi avait affirmé il y a quelques jours qu’il ne voulait pas gouverner sans les 5 étoiles, mais qu’il ne désirait pas non plus un gouvernement Draghi-bis. On évaluera dans quelques jours si ce n’était qu’un voeu pieux et si Matteralla a pu user de toute sa force de persuasion pour le convaincre de poursuivre l’aventure.
Réactions politiques et tractations
On imagine sans peine l’ambiance électrique et surchauffée des coursives du parlement : tractations entre les partis, plans, stratégies devenues obsolètes en l’espace d’une demi-journée, tout est aujourd’hui imaginable pour sortir de la crise, mais la perspective des élections renforce l’individualisme partisan.
Les réactions des différents leaders politiques ne se sont pas fait attendre.
Matteo Salvini est dans une situation inconfortable. La Ligue votera-t-elle mercredi sa confiance renouvelée à Mario Draghi ? Giancarlo Giorgetti (Ligue) est, selon le Corriere della Sera, d’avis de jouer les prolongations si c’est encore possible. Il a derrière lui l’aile « gouvernementale » du parti, ministres en exercice et présidents de région. Mais la base – députés, conseillers régionaux et territoriaux – qui perçoit le mécontentement des militants et de l’électorat, et auquel Salvini est sensible, souhaiterait retourner aux urnes avant la fin de la législature. Plus souvent qu’à son tour, Draghi a traité la Ligue comme la cinquième roue du carrosse, et le Carroccio (surnom de la Ligue) a dû bien souvent avaler des couleuvres, comme l’explique le quotidien La Verità.
Ainsi Salvini sent bien que la Ligue paie l’usure du pouvoir et son alliance de gouvernement, même de circonstance, avec une partie de la gauche, quand Giorgia Meloni et son parti Frères d’Italie, unique parti d’opposition, caracole en tête des sondages. Une partie de son électorat – mais aussi de l’électorat Cinq étoiles – est passée chez Giorgia Meloni. Cette dernière a bien sûr réclamé tout de suite le retour aux urnes.
Si Salvini a commenté ainsi la sortie de route de Giuseppe Conte : « Jusqu’à aujourd’hui, j’ai accusé Conte et les 5 étoiles d’être irresponsables. Et moi je me mettrais à jouer l’irresponsable ? » en contribuant à la chute de ce gouvernement, il a également demandé que « la parole soit restituée aux Italiens », par le vote.
Le troisième parti de la coalition, minoritaire mais indispensable est le parti Forza Italia de Silvio Berlusconi : travaillé par des tensions contraires, le parti voit s’affronter une aile centriste qui entend continuer l’expérience Draghi, invoquant crise économique et guerre en Ukraine, et une aile plus droitière.
On voit que dans cette crise Matteo Salvini est à la croisée des chemins : soit il penche vers son alliée Giorgia Meloni, soit il consolide l’alliance de centre-droit avec Forza Italia, au détriment d’une coalition qui serait alors fragilisée lors des élections prochaines. Quelques mois supplémentaires qui profiteraient indubitablement à Giorgia Meloni.
On peut également se demander si le mécontentement des Italiens face au gouvernement Draghi et à sa gestion de la crise ukrainienne, notamment la mise en place de sanctions lourdes contre la Russie, n’est pas une des vraies raisons de cette crise politique. Clairement, l’économie italienne, la troisième de la zone euro, en subit de plein fouet l’effet boomerang. Depuis le début de la guerre, l’électricité, déjà chère en Italie par faute d’énergie nucléaire, a augmenté de 91 %, le prix du gaz de 70 %. Lors d’une conférence de presse mardi dernier à Paris, Carlo Bonomi, chef des organisations patronales italiennes Cofindustria et Geoffroy Roux de Bézieux patron du Medef, ont appelé leur gouvernements respectifs à « opérer des choix difficiles », et à « faire le choix du producteur avant de faire celui du consommateur ». Autrement dit à augmenter significativement le prix de l’énergie en raison de la pénurie – organisée – de gaz russe (Le Figaro).
À se demander si la crise politique italienne, qui a des racines profondes et multiples, n’a pas été alimentée par cette crise énergétique, qui a joué ici le rôle de détonateur.
Energie : le retour du “en même temps”
Début juin 2022 :
#EmmanuelMacron : Il n'y a aucun risque de coupure" d'électricité l'hiver prochain Malgré la mise à l'arrêt de nombreux réacteurs nucléaires, #Macron assure qu'il n'y a pas de risque de coupure car "quand il y a des besoins, on s'approvisionne sur le marché européen". pic.twitter.com/Jc5pHZQqPk
— France actualité (@FraActualite) June 6, 2022
Mi-juillet 2022 :
La rentrée s’annonce sous le signe de la « chasse au gaspillage d’énergie ».
Afin de « se passer du gaz russe », Emmanuel Macron prépare les esprits à la sobriété énergétique https://t.co/wnqUPhyld0
— Le Monde (@lemondefr) July 15, 2022
I-Média : Gangs pakistanais, viols, censure : ça continue
L’image de la semaine
Les images de la prise du palais présidentiel sri-lankais par des manifestants remontés ont fait le tour du monde. Et si les médias vous dissimulaient certaines causes de la crise économique qui bouleverse ce pays ? Jean-Yves Le Gallou revient sur un tabou médiatique français.
Gangs pakistanais, VIOLS, censure : ça continue en Angleterre !
Samantha Smith, journaliste conservatrice britannique, s’est exprimée à la télévision anglaise vendredi dernier. Elle-même violée lorsqu’elle était plus jeune dans sa ville natale (Telford), elle affirme que le phénomène des viols collectifs de mineures par des gangs de Pakistanais subsiste toujours dans la commune. La réaction des policiers anglais va certainement en scandaliser plus d’un.
Revue de presse
Coupure du gaz russe, Clémentine Autain assume mentir aux Français, Musk livre bataille à Twitter, les médias seraient infestés par l’extrême-droite
Uber Files : une affaire louche
Qui est le lanceur d’alerte à l’origine des “Uber Files” ? Les médias français posent-ils les bonnes questions dans cette affaire ? Jean-Yves Le Gallou vous explique ce qui est reproché à Uber et à Emmanuel Macron et ne mâche pas ses mots envers la caste médiatique.
Mgr Bruno Valentin nommé évêque coadjuteur à Carcassonne
L’évêque auxiliaire de Versailles, Mgr Bruno Valentin, vient d’être nommé pour succéder à Mgr Planet à Carcassonne. Ce dernier, évêque de Carcassonne depuis 2004, aura 75 ans en novembre 2023. L’évêque coadjuteur est nommé aux côtés de l’évêque diocésain avec droit immédiat de succession. Lorsque survient la démission ou le décès de l’évêque titulaire, le coadjuteur prend immédiatement sa place sur le siège épiscopal.
Les problèmes les plus graves systématiquement masqués par des sujets de « diversion »
De François Billot de Lochner, Président de Liberté politique :
Bruno Le Maire est donc intervenu devant le très puissant Cercle des économistes, instance qui se veut sérieuse et qui prétend proposer des remèdes à la débâcle économique que connaît actuellement notre pays.
En invitant le tout-puissant ministre de Bercy, ledit Cercle pouvaient espérer que son invité parlerait clair et vrai, en faisant tout d’abord son mea culpa pour la situation économique et financière catastrophique qu’il a laissé prospérer pendant cinq ans, dans une inconscience totale et sans doute par un manque complet de formation économique et financière. Nous aurions donc pu imaginer que Lemaire reconnaîtrait très simplement qu’en quelques années, et sous son autorité, la quasi-totalité des indicateurs macro-économiques sont passés au rouge vif et semblent désormais hors de tout contrôle.
C’est ainsi que la dette publique est désormais de l’ordre de 3000 milliards d’euros, que l’inflation explose et atteindra très vite 10 %, que le commerce extérieur est maintenant déficitaire d’environ 120 milliards d’euros en rythme annuel, ce qui ne s’était jusqu’ici jamais vu dans l’histoire de France, que le déficit budgétaire tourne désormais autour de 150 milliards d’euros par an etc. Pour résumer cette situation en une seule phrase : la France vit une situation économique et financière au-delà de la catastrophe.
Dans une telle situation, le Cercle des économistes, ayant la chance d’avoir sous la main le responsable de ce désastre, pouvait espérer que Bruno Le Maire allait donner des clés permettant peut-être un redressement. Au lieu de cela, celui-ci a cru devoir s’auto-transformer en intellectuel de pacotille, sur le mode Macron, indiquant, dès le début de son intervention, que le sujet fondamental était d’inscrire dans la constitution le droit à l’avortement. Le Cercle des économistes s’est donc trouvé dans la situation où un général, invité pour parler de la guerre en Ukraine, pérorerait sur la saleté légendaire de Marseille, ou celle d’un évêque, invité pour parler de la messe traditionnelle, pérorerait sur la protection du loup des Carpates.
Cette triste anecdote est révélatrice de ce qui attend les Français pendant les cinq ans à venir : les problèmes les plus graves que connaît notre pays seront systématiquement masqués par des sujets de « diversion » (diversion à la mode Macron), permettant de ne prendre aucune réelle mesure de redressement dont notre pays a tant besoin. Bruno Le Maire, ministre d’une rare incompétence, s’est donc cru obligé de montrer son attachement prioritaire à la culture de mort. Les Français, qui, de mois en mois, semblent se réveiller, ne laisseront probablement pas le macronisme continuer son œuvre de destruction de la France pendant encore cinq ans.
La Commission européenne finance des ateliers « drag queen » pour les jeunes
Communiqué de Nicolas Bay :
Le député européen allemand Nicolaus Fest vient de révéler que la Commission européenne finance de nombreux ateliers « drag queen » pour les jeunes, via le programme Erasmus+ dédié au soutien à l’éducation. Ce n’est pas tant une surprise, venant de la Commission qui pavoise en permanence des drapeaux arc-en-ciel sur ses bâtiments ou ses réseaux sociaux, et a lancé le 1er juin dernier – avec la bénédiction de sa présidente Ursula von der Leyen – une campagne « Le futur est queer ».
Rien qu’en 2021, au moins 220 000 euros de subventions ont été accordés à « TransYouth », « Au-delà du genre » ou encore « Drag it up », afin d’apprendre à des jeunes « la marche en talons hauts et d’autres méthodes pour brouiller les rôles de genre binaires traditionnels ». Certains projets sont régulièrement reconduits, tel « Dragtivism » qui a reçu plus de 105 000 euros pour organiser, entre 2018 et 2022, quatre sessions de dix jours pour une trentaine de personnes « à partir de seize ans »…
Cela n’est qu’une minuscule partie de la galaxie militante LGBT, financée par notre argent grâce à quelques fonctionnaires européens complaisants. Au total, ce sont plusieurs millions voire dizaines de millions d’euros qui ont été dilapidés ainsi, faisant vivre une myriade de groupuscules propagandistes comme l’International Lesbian and Gay Association, au service de l’idéologie du genre et de la transidentité expliquées aux enfants.
La Commission européenne se veut à la pointe de ce combat supposé « progressiste », qui vise en réalité à tout déconstruire, des modèles familiaux naturels au sexe des individus, et à pousser des enfants à questionner leur « genre ». Il est grand temps que Bruxelles et les activistes LGBT cessent d’interférer avec l’éducation, notamment sexuelle, qui doit rester la prérogative des parents : pas touche à nos enfants !
Plaidoyer du Pr Hirsch pour la réintégration des soignants non-vaccinés
Dans le très sérieux Quotidien du médecin :
[…] Rétablir dans leurs droits les professionnels non vaccinés est une éventualité envisageable aujourd’hui. Elle relève d’une capacité de faire confiance à l’écoute, à la concertation ainsi qu’à l’esprit de responsabilité. Elle ne consiste pas à relativiser l’impératif de l’obligation vaccinale des professionnels au titre de règle de bonne pratique, de même que toute autre mesure de protections avérée.
Au-delà d’une abrogation, cette démarche politique devrait être accompagnée de l’initiative d’une convention citoyenne portant sur l’obligation vaccinale et plus largement sur les mesures contraignantes en situation de crise sanitaire. Car il nous faut être en capacité d’anticiper le futur dans le cadre d’une concertation. Il est évident que des mesures contraignantes, appliquées sans esprit de discernement et en suscitant des discriminations ne seront plus acceptables. En témoigne la difficulté des instances publiques à imposer des mesures de prudence probablement justifiées actuellement (ne serait-ce comme le port du masque dans les transports). Elles ont épuisé une capacité d’adhésion de la société à la rigueur de dispositifs non concertés et aux justifications parfois discutables.
Cette abrogation de l’interdiction d’exercer pourrait contribuer à restaurer un esprit de confiance, y compris de la part des personnes en situation de vulnérabilité qui exigent à juste titre d’être préservées de tout risque nosocomial. De ce point de vue rien n’atteste de l’efficacité de la mise à pied prolongée de professionnels dont la présence fait défaut dans des établissements. Au point d’inciter parfois des soignants à poursuivre leur activité alors qu’ils sont infectés par le SARS-CoV-2… Il leur est seulement préconisé de prévenir par les moyens en vigueur les risques de transmission.
Dès lors en quoi pérenniser une mesure d’interdiction d’exercice motivée par le risque de contaminer un tiers est-elle exemplaire si elle contraint à des adaptations de nature à mettre en cause les strictes règles de sécurité sanitaire ?
Le fait que Djokovic ne puisse pas se rendre aux États‐Unis pour jouer l’US Open est une moquerie absolue de la science
Exclu d’Australie en janvier à cause de son statut de non‐vacciné, Novak Djokovic (alias Novax Nocovid), qui vient de remporter le tournoi de tennis de Wimbledon, ne pourra pas se rendre aux États‐Unis pour participer à la tournée nord‐américaine ainsi qu’à l’US Open.
Néanmoins, il reçoit de plus en plus de soutien de l’autre côté de l’Atlantique. Le dernier en date est Clay Travis, célèbre journaliste sportif et fondateur du site spécialisé dans le sport, Outkick.
« Il ne devrait y avoir aucune restriction COVID à l’heure actuelle pour tout athlète jouant n’importe quel sport n’importe où dans le pays, et, je crois, n’importe où dans le monde. Le fait que Djokovic ne puisse pas se rendre aux États‐Unis pour jouer l’US Open est une moquerie absolue de la science, et c’est indéfendable. Nous savons, sur la base d’une étude récente – nous avons écrit à ce sujet dans OutKick – que les deux premières injections de COVID offrent une protection de 5 % contre l’infection. Nous allons donc exiger que Novak Djokovic ou toute autre personne qui entre dans ce pays fasse un vaccin qui n’offre aucune protection contre la propagation du COVID et aucune protection contre le fait de contracter le COVID. »
Congrès Mondial des Familles du 30 septembre au 2 octobre à Mexico
Lu sur IFN :
Dans un monde où la famille fait l’objet d’une hostilité croissante, le Congrès Mondial des Familles – projet phare de l’Organisation Internationale pour la Famille – reste un bastion.
“Les défenseurs de la famille du monde entier, a déclaré le président Dallin H. Oaks, membre honoraire du conseil d’administration de l’OIF, doivent se réunir au Congrès Mondial des Familles pour restaurer la famille comme première institution sociale et comme centre de la civilisation en tous lieux.”
Que la famille ait besoin d’être défendue est un fait remarquable qui aurait choqué les rédacteurs avisés de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, qui ont expressément reconnu que “la famille est l’élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l’État”. Plus d’une centaine de pays ont suivi le mouvement en incluant des dispositions similaires dans leurs constitutions nationales.
Alors que ces documents continuent de témoigner de la vérité immuable sur la famille, la société se trouve aujourd’hui dans une bataille rangée pour défendre cette vérité. “Le mariage et la famille sont en crise”, a déclaré le pape François.
“Cette révolution des mœurs et de la morale a souvent brandi le drapeau de la liberté, mais en fait elle a apporté la dévastation spirituelle et matérielle à d’innombrables êtres humains.”
Selon les mots du président Russell M. Nelson, “De toutes parts, la famille est attaquée. Beaucoup se demandent si l’institution n’est plus nécessaire. Notre réponse est certaine. S’il y a un espoir pour l’avenir des nations, cet espoir réside dans la famille.” Il s’exprimait lors de notre Congrès Mondial des Familles, de loin le rassemblement pro-famille le plus important et le plus influent de la planète.
Organisé pour la première fois à Prague en 1997, le Congrès Mondial des Familles s’est depuis réuni à Genève, Mexico, Varsovie, Amsterdam, Madrid, Sydney, Salt Lake City, Tbilissi, Budapest, Chisinau et Vérone. Après une brève interruption due à la pandémie, il est prévu qu’il revienne à Mexico cet automne, offrant une occasion unique d’apprendre, de partager, de créer des réseaux et de planifier.
Des collègues éminents du monde entier considèrent le Congrès Mondial des Familles comme “le principal rassemblement mondial d’universitaires, de décideurs et de militants qui se soucient de la famille naturelle” (Austin Ruse, président de l’Institut catholique de la famille et des droits de l’homme) et “une résurgence de la bataille mondiale pour la défense de la famille naturelle” (Errol Naidoo, directeur général de l’Institut de politique familiale d’Afrique du Sud). “L’occasion offerte par le Congrès Mondial des Familles de nouer des contacts avec les principaux responsables des activités pro-famille dans le monde est très enrichissante” (Christine de Marcellus Vollmer, présidente de l’Alliance latino-américaine pour la famille).
À notre Congrès mondial de Tbilissi, en Géorgie, le président américain George W. Bush a envoyé ce message : “Je salue vos efforts pour reconnaître l’importance des familles dans la construction des nations. Votre travail améliore de nombreuses vies et rend le monde meilleur.” Il n’est pas étonnant que certaines nations aient même parrainé le Congrès mondial, comme la Moldavie et la Hongrie, dont Katalin Novák – qui est aujourd’hui La présidente a expliqué pourquoi :
“La famille est le berceau et le soutien de la vie, et il est de notre devoir de la protéger et de la renforcer….. Pour le gouvernement hongrois, la famille est la pierre angulaire de notre choix de valeurs et la ligne directrice de nos décisions politiques.”
Jamais le monde n’a eu besoin du Congrès Mondial des Familles de manière aussi urgente qu’aujourd’hui. Nous vous invitons cordialement à vous joindre à nous du 30 septembre au 2 octobre à Mexico pour défendre ce que l’historien Will Durant appelait “le fondement ultime de toute civilisation connue dans l’histoire” – la famille. Pour plus d’informations et pour vous inscrire, veuillez consulter le site https://wcfmexico.org/
La communion ne se décrète pas
Quelques réflexions de Paix Liturgique sur la dernière lettre apostolique du pape :
« Abandonnons nos polémiques pour écouter ensemble ce que l’Esprit dit à l’Église, sauvegardons notre communion » : ces mots de la conclusion de Desiderio desideravi (n. 61) sont en fait la principale – et vaine – préoccupation de cette Lettre, comme d’ailleurs du pontificat : refaire, on pourrait dire replâtrer, une communion brisée dans le peuple chrétien, brisure dont témoigne la guerre liturgique.
De simples réflexions…
Ce long texte se présente comme une sorte de méditation (n. 31), le souverain pontife précisant dès le premier article qu’il souhaite « partager des réflexions »,. Il répète cette intention vers la fin du texte au n° 61 : « j’ai voulu simplement partager quelques réflexions ». Ce n’est donc absolument pas un texte à portée juridique et normative. Pour autant la volonté de réduire tout le monde à la liturgie nouvelle est claire, de manière plus enveloppée, plus positive, que dans Traditionis custodes, texte dont il est cependant rappelé qu’il demeure pour le moment celui de référence.
Le principal rédacteur du texte est à l’évidence un professeur de l’université romaine Saint-Anselme consacrée à l’enseignement de la liturgie, ou bien un membre de la Congrégation pour le Culte divin, ce qui revient au même, car les cadres de la Congrégation sont désormais issus de Saint-Anselme, et forment, avec d’autres clercs italiens de même profil, un unique creuset d’activistes intellectuels.
Ça et là cependant jaillissent des jugements autoritaires et péremptoires dans un style très pape François, auquel le ou les rédacteurs se sont conformés, selon ce qui est de règle chez les « nègres » qui préparent des discours ou textes de hauts responsables, ou bien qui ont été rajoutés par le pape François lui-même : sont ainsi pourfendus pêle-mêle la mondanité spirituelle, l’élitisme narcissique et autoritaire qui classe et contrôle les autres, l’autoréférentialité, le néo-pélagianisme qui nous enivre de présomption, le moralisme ascétique, la formalité extérieure et les scrupuleuses observances…
Au total, a été confectionné un long pavé à la fois moderne et jargonneux, comme ses longues introductions aux cours de liturgie ou de théologie sacramentaire qu’on sert à Saint-Anselme ou dans les séminaires italiens, dont les thèmes – beauté et richesse retrouvées de la liturgie ; émerveillement ; ars celebrandi ; formation nécessaire ; etc. – sont repris par les chroniqueurs progressistes zélés ou par les conservateurs qui veulent faire du zèle à peu de frais.
Il est vrai qu’un certain nombre de réflexions sont assez traditionnelles. Le cardinal Sarah aurait pu les signer. La Lettre rejette l’idée, sans trop approfondir, que la messe serait un simple mémorial. Elle explique que la liturgie n’est pas le résultat d’une recherche personnelle. Que la liturgie est d’abord une louange, qu’elle rend gloire à Dieu. Le pape insiste sur l’importance du silence liturgique (mais un silence moderne qui n’est pas le silence liturgique, simple pause méditative au cours du rituel, ce qui est bien différent). Il constate la grande difficulté de l’homme moderne à saisir les symboles. Il rappelle que les normes rituelles sont au service de réalités supérieures et que l’art de la célébration ne s’improvise pas. Il met en garde les prêtres afin qu’ils ne « détournent pas l’attention de la centralité de l’autel ». Il rappelle enfin cette profonde vérité que la liturgie est la première source de la spiritualité chrétienne.
Une seconde lecture plus attentive laisse entrevoir des idées problématiques, en particulier en ce qui concerne la nature du sacerdoce et du renouvellement sacrificiel, de l’importance et du rôle de l’assemblée. Le pape oppose bien curieusement adoration et mystère qu’il se réjouit de voir disparaître avec la réforme liturgique (n° 25). Par certains aspects, on peut redouter de retrouver quelques réminiscences du fameux article 7 première mouture de la présentation générale du missel romain de 1969, qui semblait fort définir le sacrifice eucharistique comme un « rassemblement du peuple de Dieu se réunissant sous la présidence du prêtre pour célébrer le mémorial du Seigneur. ».
Qui, dans le peuple chrétien invité à se former liturgiquement (« il est important aujourd’hui de diffuser cette connaissance au-delà du milieu universitaire », n. 35), lira ce pavé professoral ? Il servira assurément d’incitation à former des groupes de formation pour conforter les retraités, hommes et femmes qui, dans les paroisses, animent avec les diacres permanents, hommes et pas encore femmes, les assemblées dominicales ? Bref, on est dans l’entre soi.
Et comme le… – on ose pas dire le diable, s’agissant d’une Lettre apostolique – est dans les détails, on notera que tous, absolument tous, sont invités au festin eucharistique, pour lequel « il suffit de porter l’habit de noces de la foi, qui vient de l’écoute de sa Parole « (n. 5). La foi suffit, pas la grâce.
Une seule liturgie, celle de Vatican II
Le n. 61 s’achève par une sorte de sophisme, une conclusion que n’appellent pas les prémisses : « Dans cette lettre, j’ai voulu simplement partager quelques réflexions qui n’épuisent certainement pas l’immense trésor de la célébration des saints mystères. Je demande à tous (de) puiser dans ce qui est la première source de la spiritualité chrétienne. […] C’est pourquoi nous ne pouvons pas revenir à cette forme rituelle que les Pères du Concile, cum Petro et sub Petro, ont senti la nécessité de réformer ». Nous ne pouvons pas ne pas revenir à la messe nouvelle.
Le passage fondamental, dont tout le positif du texte forme en réalité le réceptacle est le n. 31, dans lequel le ton se fait plus précis : « Il serait banal [trop superficiel] de lire les tensions, malheureusement présentes autour de la célébration, comme une simple divergence entre différentes sensibilités envers une forme rituelle. La problématique est avant tout ecclésiologique. Je ne vois pas comment on peut dire que l’on reconnaît la validité du Concile – bien que je m’étonne qu’un catholique puisse prétendre ne pas le faire – et ne pas accepter la réforme liturgique née de Sacrosanctum Concilium, un document qui exprime la réalité de la liturgie en lien intime avec la vision de l’Église admirablement décrite par Lumen Gentium. Pour cette raison – comme je l’ai expliqué dans la lettre envoyée à tous les évêques – j’ai estimé qu’il était de mon devoir d’affirmer que “les livres liturgiques promulgués par les Saints Pontifes Paul VI et Jean-Paul II, conformément aux décrets du Concile Vatican II, sont l’unique expression de la lex orandi du Rite romain” (Traditionis custodes, n. 1).
La pointe polémique vise ceux qui assurent qu’ils reconnaissent la validité du Concile (serait-il possible qu’il en soit autrement, se demande le pape ?), tout en refusant la nouvelle liturgie. Le fond de l’affirmation est alors la reprise du n. 1 de Traditionis custodes : il n’y a dans l’Église postconciliaire qu’une seule loi liturgique, qui exprime la seule loi de la foi.
Du sel sur la plaie
Tenir de tels propos n’est évidemment pas favoriser la paix liturgique. Mais le Pape argentin assume clairement cette posture : il veut la disparition d’une liturgie « non conforme », ou au moins, pour un temps, sa relégation aux marges : lefebvrisme ou ecclésiadéisme ghettoïsé. Volontairement, le souverain pontife et ses collaborateurs jettent ainsi du sel sur la plaie ouverte.
En vain. On ne peut imaginer que l’usus antiquior, dont la pratique dure depuis soixante ans malgré les interdictions, les persécutions, les restrictions, qui remplit malgré tout les églises et chapelles où il se célèbre d’un public jeune et familial, qui engendre des vocations en nombre, qui provoque des conversions, va soudain disparaître parce qu’un pape aux humeurs autoritaires et les petits professeurs bugniniens de Saint-Anselme qui l’entourent l’ont décidé ?
Il est vrai que la tentative de Benoît XVI pour restaurer l’unité autour d’une « herméneutique de la réforme dans la continuité », avec un assagissement du Concile, avait échoué. Mais il clair que la maximalisation du Concile par le Pape François n’est pas en meilleure forme. L’hémorragie de pratiquants, de prêtres, de séminaristes, se poursuit inexorablement. L’individualisme de la croyance est devenu la règle pour les catholiques. Et la déchirure du corps catholique s’est accentuée comme jamais, comme le prouve la fièvre synodale germanique ou gallicane.
Tous ceux qui réfléchissent à cette situation en vue de la surmonter savent qu’il faudra en venir tôt ou tard, et le plus vite sera le mieux, à un recentrement doctrinal, spirituel et bien entendu liturgique. Mais auparavant on peut imaginer, après que sera tournée cette page de bruit et de fureur contre les formes traditionnelles (non seulement celle des traditionalistes, mais aussi des « restaurationnistes » – cf l’entretien du pape avec les représentants de revues jésuites européennes, 15 juin 2022), une période où, bon gré mal gré, sera laissée une saine liberté à toutes les forces vives, celles qui produisent des fruits de transmission de la foi, de vocations et de mission. Au cœur desquelles se trouve celle qui cultive la messe romaine ancienne, lex orandi pure de toute erreur.
Près de 4 millions de personnes ont acquis la nationalité française entre 1982 et 2019
Il n’y a pas de grand remplacement…
🔍LE SAVIEZ-VOUS ❓
📈4 millions de personnes ont acquis la nationalité française entre 1982 et 2019.
🤓Comme ils ne sont alors plus étrangers, cela conduit certains à dire que « le nb d'étrangers est globalement stable » !
📢Faites-le savoir : PARTAGEZ. L'OID vous remercie. pic.twitter.com/n2VtqkTpW0
— Observatoire de l'immigration et de la démographie (@ObservatoireID) July 13, 2022
Chute de 9100 à 4000 des nouveaux enfants instruits en famille
Conséquence de la restriction de cette liberté scolaire par le gouvernement Macron :
📉Pour la #rentrée 2022-2023, chute de 9100 à 4000 à nouveaux enfants instruits en famille : c'est la première inflexion depuis plus de 15 ans, alors que l'école à la maison était en augmentation constante !
🟥 On supprime une #liberté des parents. #IEF #Educationnationale pic.twitter.com/SAhg1gcB8v
— Liberté éducation 🇨🇵 (@Liberteducation) July 15, 2022
Bonjour X, vous avez un contrôle fiscal
Dans une note de service interne, la direction générale des finances publiques (DGFIP) invite ses agents à ne plus mentionner la civilité des contribuables dans leurs courriers. Finis les «Bonjour Monsieur» et «Bonjour Madame» en préambule, les contrôleurs fiscaux se contenteront d’un simple «Bonjour», tout court.

La note est adressée à “Mesdames et Messieurs les directeurs”. Une note de bas de page qui justifie cette décision fait référence… à la loi Taubira, dont les partisans répétaient pourtant que la théorie du genre était un fantasme et n’avait rien à voir avec cette loi.
Amusant aussi, la note de bas de page qui justifie cette décision fait référence… à la loi sur le mariage pour tous.
Loi dont les partisans répétaient pourtant à qui voulait l'entendre que la théorie du genre était un fantasme et n'avait rien à voir avec cette loi d'égalité. pic.twitter.com/I0dW1tlh4Z
— Paul Sugy (@PaulSugy) July 13, 2022
