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Euthanasie, suicide assisté : Dé-piégeons le débat

Communiqué d’Alliance Vita ;:

Porte-parole d’Alliance VITA et auteur de l’essai récemment publié « Docteur, ai-je le droit de vivre encore un peu ? L’euthanasie et le suicide assisté démasqués », Tugdual Derville entame un tour de France le 27 février pour dé-piéger le débat sur la fin de vie.

A la fois témoignage personnel et manifeste solidement argumenté, cet ouvrage déconstruit la pseudo-liberté mise en avant par les défenseurs d’un prétendu « droit de choisir sa mort », droit qui en réalité menace la place des plus vulnérables dans la société.

Face aux revendications de plus en pressantes en faveur d’une aide active à mourir, autrement dit l’euthanasie et le suicide assisté, Alliance VITA propose cette tournée de conférences pour :

  • comprendre les enjeux de ce débat à hauts risques autour de la fin de vie,
  • décrypter les arguments piégés de l’euthanasie et du suicide assisté,
  • proposer des réponses respectueuses de l’humanité.

Acteur reconnu du débat public sur la fin de vie, engagé depuis quarante ans auprès de personnes porteuses de handicap et de personnes âgées et initiateur du service d’écoute SOS fin de vie, Tugdual Derville interviendra dans une vingtaine de villes en France.

Inscription gratuite et obligatoire sur : www.alliancevita.org

Urgence humanitaire en Syrie : SOS Chrétiens d’Orient demande la levée des sanctions

Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :

A Alep, ravagée par le séisme du 6 février dernier, des dizaines de milliers de Syriens sont à la rue en plein hiver, sans aucune ressource, entassés dans des centres d’accueil improvisés. Malgré ce contexte d’urgence humanitaire, l’aide internationale peine à arriver à cause des sanctions appliquées à ce pays par les Etats-Unis et l’Europe. Si les Etats-Unis ont annoncé une levée des sanctions pour 180 jours, ce n’est pas le cas de l’Union européenne. SOS Chrétiens d’Orient appelle à une levée urgente de ces sanctions et l’envoi par la France d’aide humanitaire non seulement à la Turquie mais aussi à la Syrie.  

A Alep, en Syrie, les équipes de SOS Chrétiens d’Orient font face à une situation d’urgence humanitaire sans précédents : alors qu’une vingtaine d’immeubles se sont effondrés, et que plusieurs centaines d’autres menacent de s’écrouler, des dizaines de milliers de familles se retrouvent parfaitement démunies. Les centres d’accueil sont débordés, les églises, les mosquées et les quelques associations présentent sur place peinent à prendre en charge ces personnes qui se présentent parfaitement démunies.  

Malgré cette situation d’urgence, qui survient après plus de 10 ans de guerre, de montée de la pauvreté et de pénuries en série, les sanctions internationales empêchent l’aide humanitaire de se tourner vers la population syrienne. Par ailleurs, SOS Chrétiens d’Orient regrette fortement que la France, à la différence de la Hongrie, la Grèce, l’Italie et la Croatie n’ait envoyé aucune aide en Syrie.  

Le 9 février dernier, un communiqué du Trésor américain annonçait une levée des sanctions sur la Syrie pour les acteurs humanitaires, pour une durée de 180 jours. Aujourd’hui, il est urgent que l’Union européenne et la France lèvent à leur tour ou suspendent ces mesures de sanctions, afin de permettre aux humanitaires de travailler et venir en aide aux populations syriennes.  

SOS Chrétiens d’Orient, qui est l’une des rares associations françaises à être présente sur le terrain à Alep témoigne des difficultés considérables que représente ces sanctions pour les humanitaires, et appelle les pouvoirs publics à prendre la mesure de la gravité des conséquences de ces sanctions dans un tel moment.   

Une pétition a été mise en ligne ici pour soutenir cet appel

Une page de don permet de participer au travail des équipes de SOS Chrétiens d’Orient qui viennent en aide aux habitants d’Alep victimes du séisme

Création du Bulletin d’Histoire du Traditionalisme

Lu dans Una Voce :

Vous pouvez commander ou vous abonner à Una Voce ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

Recours pour interdire l’avortement médicamenteux aux Etats-Unis

Le groupe Alliance Defending Freedom (ADF) a intenté une action en justice contre la Food and Drug Administration (FDA) pour demander l’annulation de l’autorisation du recours à la mifépristone, accordée depuis 2000.

Le groupe pro-vie soutient que la FDA a outrepassé son autorité en l’approuvant de manière accélérée malgré le fait que ce processus soit réservé aux médicaments destinés à traiter des « maladies graves ou potentiellement mortelles ». Une accusation rejetée par l’agence qui affirme avoir respecté un délai de quatre ans entre la première demande de commercialisation et l’approbation.

La décision du juge de district Matthew Kacsmaryk, qui avait été nommé par Donald Trump, sera rendue prochainement sans qu’aucune date n’ait été fixée. Cependant, la limite de dépôt est le 24 février. Si le juge donne raison au groupe ADF, cela pourrait mettre un terme à la fourniture de la mifépristone dans tous les Etats, y compris ceux qui autorisent l’avortement. Or, les avortements médicamenteux représentent, aux Etats-Unis, plus de la moitié des avortements selon une étude réalisée par l’Institut Guttmacher avant l’annulation de l’arrêt Roe v. Wade. Ils sont autorisés jusqu’à 10 semaines de grossesse. En plus de la mifépristone qui dilate le col de l’utérus et bloque les effets de la progestérone, le misoprostol, pris 24 ou 48 heures après, provoque des contractions.

En rendant sa décision, le juge pourrait également rétablir les restrictions relatives à la fourniture de la pilule abortive. En effet, en 2021, la FDA a supprimé l’obligation pour les femmes de se procurer la substance en personne. De plus, depuis janvier dernier, les pharmacies peuvent la délivrer.

Italie : Giorgia Meloni renforcée par deux victoires lors d’élections régionales partielles

La coalition de droite au gouvernement (Fratelli d’Italia, la Ligue, Forza Italia) a remporté les élections organisées dans deux régions importantes, la Lombardie et le Latium.

Le président sortant de la Lombardie, Attilio Fontana, membre de la Ligue, est réélu avec plus de 50 % des voix.

Résultat identique pour Francesco Rocca, qui triomphe dans le Latium, jusqu’ici gouverné par la gauche.

Giorgia Meloni a réagi sur « un résultat qui consolide l’unité de la droite et renforce l’action du gouvernement. »

Avec ces deux victoires, la coalition des droites est à la tête de 15 des 20 régions italiennes, en plus du gouvernement central. Elle dirige surtout les deux régions les plus importantes du pays : la Lombardie, avec sa capitale économique Milan, et le Latium avec Rome.

Juristes pour l’Enfance demande le retrait à la CAF d’une page militante sur la transidentité chez les enfants

Communiqué des Juristes pour l’Enfance :

En effet, cet article manque aux principes de neutralité, d’impartialité et d’indépendance du service public :

  • Sous-couvert d’apporter une aide aux parents confrontés aux difficultés de leurs enfants, cet article se fait le porte-parole d’associations militant pour banaliser et encourager la « transidentité » chez les enfants, sans faire référence au débat contradictoire qui existe sur ces questions. Il donne la parole à trois intervenantes appartenant toutes les 3 aux associations militantes GRANDIR TRANS et OUTRANS .
  • En outre, l’article renvoie immédiatement aux sites de ces associations militantes dont la CAF se fait ainsi le “relais” :

Juristes pour l’Enfance interroge sur les motivations voire les intérêts (financiers ? Lobbying ?) en jeu : quels ont été les critères de choix des intervenants et des associations vers lesquelles les parents sont dirigés ? Ce parti-pris de la CAF est d’autant plus inacceptable à l’heure où la transparence de l’action publique est une préoccupation importante des Français.

  • Enfin, cet article donne aux parents une information partisane et biaisée, de nature à les induire en erreur et à priver les enfants des soins adéquats et appropriés auxquels ils ont droit.

Juristes pour l’Enfance met par conséquent la CAF en demeure de retirer, sans délai, cette page de son site internet.

A défaut, « l’association Juristes pour l’Enfance envisage une suite judiciaire », conclut Maître Charlotte Balique, avocate de l’association, membre du Collectif Justitia de l’Institut Thomas More.

Suite à l’accident commis par Pierre Palmade, elle perd son bébé : homicide ou non ?

Suite à l’accident de voiture causé par Pierre Palmade, une femme enceinte de sept mois a perdu son bébé. Le Parquet de Melun a ouvert une enquête pour

« homicide et blessures involontaires par conducteur sous l’emprise de stupéfiants ».

Mais l’homicide pourrait ne pas être retenu. En effet, comme l’a affirmé à plusieurs reprises la Cour de cassation, « en droit pénal, le fœtus n’est pas une personne ». Dans son arrêt à ce propos, en 2002, elle précise que

« la non-application de la loi pénale au décès du fœtus, même si celui-ci intervient quelques secondes avant l’accouchement, alors qu’elle sera applicable à l’enfant qui décède quelques secondes après l’accouchement aboutit à des incohérences et à des inéquités ». « Seule une intervention du législateur pourra y mettre fin ».

Malgré ces arrêts, un automobiliste avait été condamné en 2014 « pour homicide involontaire sur un fœtus ». Il était décédé car il avait renversé la mère enceinte. La décision s’était fondée sur

« des expertises médicales, considérant que le fœtus était “viable” et qu’il n’était “mort que du fait de l’accident”, à cause “du choc du fœtus contre la paroi utérine” ».

L’automobiliste avait choisi de ne pas invoquer la jurisprudence de la Cour de cassation « pour que la victime puisse faire son deuil ».

Dans l’affaire de l’accident impliquant Pierre Palmade, une autopsie va être menée. Me Rémy Josseaume, avocat spécialiste en droit routier, explique :

« Les médecins vont vérifier si, lorsque l’enfant a été extrait, celui-ci respirait. S’il est né vivant, la qualification juridique d’homicide involontaire pourra éventuellement prospérer. » « En revanche, s’il est mort-né, il n’a pas le statut de personne, donc la qualification juridique d’homicide involontaire ne sera pas possible ».

Pierre Palmade et les autres victimes de l’accident se retrouvent ainsi bien malgré eux au cœur d’une controverse qui anime le droit pénal depuis 25 ans, celle de savoir si le fait de tuer un enfant dans le ventre de sa mère peut être considéré comme un homicide.

Guillaume Bernard confirme cette lecture ubuesque pour ne pas toucher au sacro-saint droit à l’avortement :

Les passagers de Pierre Palmade et qui ont pris la fuite seraient des escort-boys « certainement en situation irrégulière ». Pierre Palmade était sous cocaïne. La 3008 de Pierre Palmade n’était pas assurée … La mère du bébé est toujours dans un état très grave, son frère doit connaître une 6 ème opération, son enfant de 6 ans est plongé dans le coma suite à un traumatisme crânien important. La maison de Pierre Palmade a été « nettoyée » avant le passage des enquêteurs. Ni son téléphone ni de trace de stupéfiant ont été retrouvés à son domicile.

Toutes les victimes musulmanes d’attentats terroristes n’ont pas la même importance pour l’Organisation de la Coopération islamique

Beaucoup de monde se souvient des attentats de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, perpétrés le 15 mars 2019 par un néo-zélandais contre deux mosquées et ayant fait 51 morts et 49 blessés. Ils ont été en particulier l’occasion pour certains de vouloir impliquer M.Renaud Camus (il faut lire dans le dernier ouvrage de celui-ci, La Dépossession Ou du remplacisme global, les pages 249 à 254 que M. Camus consacre à décortiquer l’absurdité de ce dénigrement).

Dans les actualités publiées sur le site internet de l’Organisation de la Coopération Islamique (« La voix collective du monde musulman »), entrer le mot « Christchurch » sur le moteur de recherche, fait apparaître une liste de 12 articles.

Le premier de ces articles a été publié le jour même des attentats et s’intitulait : « L’OCI condamne fermement les attentats terroristes perpétrés dans deux mosquées de Nouvelle-Zélande ». Le dernier est du 15 mars 2022, le 15 mars étant devenu jour de commémoration, et s’intitulait : « À l’occasion de la commémoration de l’attaque terroriste du 15 mars 2019 en Nouvelle-Zélande Le Secrétaire général de l’OCI réitère ses appels à la solidarité internationale contre l’islamophobie ».

Le plus long était un communiqué final de la « Réunion Extraordinaire A Composition Non Limitée Du Comité Exécutif De L’OCI Tenue Au Niveau Des Ministres Des Affaires Etrangères Istanbul, République De Turquie », le 22/03/2019, soit une semaine après l’attentat. Il faisait 1858 mots et avait donc été publié à l’occasion de l’organisation d’une réunion extraordinaire consacrée à l’attentat.

Maintenant, vous souvenez-vous qu’il y a eu, le 30 janvier 2023 (c’était il y a seulement une quinzaine de jours), un attentat dans une mosquée de Peshawar au Pakistan ? Non ? Pourtant, cet attentat a fait, selon les derniers décomptes, environ 100 morts et plus de deux cents blessés. Et ce n’était pas le premier puisqu’un autre attentat également dans une mosquée dans la même ville avait eu lieu en mars 2022 faisant 64 morts. Peshawar n’est qu’à une cinquantaine de kilomètres de la frontière avec l’Afghanistan.

Le site de l’OCI n’a [jusqu’à présent] consacré qu’un seul communiqué à cet attentat, publié le jour même et s’intitulant : « Le Secrétariat général de l’OCI condamne fermement l’attentat-suicide à la bombe perpétré à l’intérieur d’une mosquée à Peshawar, au Pakistan ». Il fait 145 mots. Le service minimum standard en quelque sorte. Et pas [jusqu’à présent] de réunion extraordinaire. Rappelons que l’attentat de mars 2022 à Peshawar n’avait aussi provoqué l’émission immédiate que de deux courts communiqués.

Pourtant, autre exemple récent, après les actes publics d’autodafé du Coran en Suède, au Danemark et aux Pays-Bas, l’OIC a également provoqué « une réunion extraordinaire à composition non limitée du Comité exécutif de l’OCI à son siège à Djeddah le mardi 31 janvier 2023 » et publié un communiqué final le 1er février (1483 mots).

Pourquoi si peu de mots en comparaison pour les morts de Peshawar ? Serait-ce parce que, si les commanditaires de l’attentat de Pashawar ne sont pas clairement désignés [les regards se portent avec insistance vers des mouvements talibans, branche afghane ou branche pakistanaise, ou bien encore vers une branche régionale du groupe jihadiste Etat islamique], ils sont néanmoins certainement musulmans ?

Et puis, après tout, l’imam Ismail de Marseille, dans une vidéo récente comparait le fait de n’avoir pas fait sa première prière à l’heure avec le fait (d’importance apparemment moindre) d’avoir tué une centaine de personnes [pile-poil le nombre à Peshawar…] :

« Quand tu ne t’es pas levé ce matin pour la prière du Fajr, tu as dit : c’est bon, je me lève à 8h, 9h. Quand je me lève, je fais la prière à ce moment-là. Dis-toi que ce péché-là, les sahabas se sont posé la question : « Est-ce que c’est le plus grand péché qui ne fait pas sortir de l’islam ? Plus grave que d’avoir tué une centaine de personnes ? ». »

L’OCI aurait-elle supposé, de façon quasi-certaine,  que les auteurs de l’attentat de Peshawar, eux, ont ensuite continué de faire leurs prières aux heures dites. Comme de bons musulmans, en fait.

Et puis, après tout, n’y a-t-il pas ce hadith connu « de l’homme qui a tué 99 personnes », rapporté par Al Boukhari (considéré comme la source de hadiths la plus fiable). C’est un petit récit fait par Mahomet et censé démontrer qu’il ne faut jamais désespérer de la miséricorde d’Allah. Un tueur en série (99 meurtres à son actif quand même…) veut savoir s’il peut se repentir. Sa démarche nous paraît curieuse mais c’est certainement dû à un biais culturel (« il y avait un homme qui avait tué 99 personnes. Un jour, il chercha à rencontrer le plus grand savant sur terre. On lui indiqua un moine. Il se rendit auprès de lui et lui dit: J’ai tué 99 personnes. Est-ce que je peux me repentir? Le moine dit: Non. Alors, l’homme le tua et porta ainsi le nombre de ses victimes à 100… » ). Puis le tueur meurt en chemin et on apprend qu’il ira quand même au paradis. Sans doute n’avait-il pas oublié l’heure de ses prières de bon musulman ?

Bon, ceci étant, le communiqué de l’OCI après l’attentat de Christchurch nous rappelait opportunément l’un des mantras islamiques (l’autre étant la religion de paix et de bienveillance) : « réitérant la position de l’OCI selon laquelle le terrorisme n’a pas de religion »… Mais il y a quand même des situations dans lesquelles la Voix collective du monde musulman tonne plus que pour d’autres.

Un royaume sous le manteau de Notre-Dame

Après le COVID et l’Ukraine, tous aux  abris !  Et quel meilleur abri que le manteau de Notre-Dame ?!

Après deux siècles de désorientation révolutionnaire, les catholiques, y compris les plus fervents, « ne savent plus où ils habitent » !  Nous ignorons – pour la plupart d’entre nous – toute la richesse léguée par nos aïeux à deux pas de chez nous, et spécialement autour des 500 Vierges miraculeuses qui tapissent notre territoire !  500 « petits Lourdes » dans lesquels notre Mère du Ciel nous a comblés dès son vivant[1] et pendant 2 000 ans, bien avant Lourdes (1858) et l’invention du chemin de fer avec les millions de malades transportés depuis.

La carte Royaume de Marie (www.RoyaumeDeMarie.fr) a justement pour but de vous montrer le chemin vers les Vierges miraculeuses les plus proches de chez vous, au Nord, au Sud, à l’Est et à l’Ouest sur votre écran d’ordinateur et lors de vos promenades sur votre ordiphone.  C’est autour de ces Vierges miraculeuses que Mgr Léonard de Trappes avait organisé l’archidiocèse d’Auch au XVIème siècle et c’est ainsi que Notre-Dame, bien avant ce saint évêque, a littéralement « quadrillé » notre territoire de ses innombrables bienfaits avec toute l’assemblée des saints[2] qui l’ont honorée en ces lieux.  « Cette terre était sainte parce que le corps de [saint] Exupère[3] y était ».  Les Français retrouveront « où ils habitent », s’ils redécouvrent et méditent combien notre terre est sacrée.

Ma maison sera appelée une maison de prière, dit le Seigneur.  Quiconque y demande reçoit ; et celui qui cherche trouve ; et on y ouvre à celui qui frappe[4].  Ceux qui désireront aller plus loin dans cette redécouverte et cette méditation verront combien ce texte de la liturgie s’applique non seulement aux Maisons* de ces Vierges miraculeuses, mais à la France tout entière que nous pouvons comparer au manteau bleu de Notre-Dame parsemé de fleurs de lys et d’étoiles.

Que vos tabernacles sont aimables, ô Dieu des armées !  Mon âme soupire et languit après les parvis du Seigneur.[5]

Le Royaume de Marie vous souhaite à tous pour cette nouvelle année une découverte vivifiante dans l’admiration du plan de Dieu sur la France et dans la gratitude demandée par Notre-Dame à Garaison : Oh qu’c’est beau !  Oh qu’c’est beau ! disait en sautant de joie et en battant des mains le petit Joseph Barbedette, voyant de Pontmain ; Ave Maria ! disait le jeune mendiant Salaün en faisant des pirouettes sur son arbre, ce « fou du bois » (Folgoët) qu’on retrouva avec un lys blanc d’une beauté merveilleuse et d’une odeur excellente sortant de sa bouche quelques années après sa mort, lys qui dura plus de six semaines et sur lequel était marqué en lettres d’or : Ave Maria !… Admiration et gratitude, moyens remarquables s’il en est de faire revivre en nous les scènes du Saint Évangile depuis l’émerveillement du ravi de la crèche jusqu’à la compassion de Notre-Dame au pied de la Croix !

« Ici je répandrai mes dons », dit Notre-Dame à Anglèze, la bergère de Garaison.  À bientôt avec tous nos amis sur les chemins qui mènent vers ces lieux bénis, choisis par notre Mère[6] pour nous protéger sous son manteau : https://t.me/RoyaumeDeMarie/151 (abonnez-vous à ce canal Télégram, sur lequel vos meilleurs témoignages seront diffusés).

Le Royaume de Marie vous accompagnera régulièrement au long de cette année 2023 pour vous entrouvrir la porte sur ces marches du Paradis !

St Jean Bosco, intercédez pour la jeunesse de France !

Ipsa conteret (Gen.3,15)
⚜ ️www.RoyaumeDeMarie.fr ⚜️

Pour aller plus loin

  1. Résumés, documents, photos, témoignages, soutien: le lien Yandex se trouvant sur chaque endroit vous donnera un petit résumé sur l’histoire locale, des photos, des prières et des livres entiers à votre libre disposition.  Ce qui ne figure pas encore sur la carte du Royaume de Marie ou dans le contenu de ces dossiers y sera ajouté avec votre participation, avec pour priorité les Vierges (très) anciennes et miraculeuses : [email protected] (la couronne de la statue originale de Notre-Dame de Fatima comporte pas moins de 313 perles et 2679 pierres précieuses !)
  2. Vous pouvez faire cette découverte avec vos amis ou bien avec les petits groupes de La France Prie qui vous aideront bien volontiers à rendre l’hommage dû à notre Mère : LaFrancePrie.org.
  3. * Vous souhaitez obtenir des informations sur les Maisons du Royaume de Marie, envoyez vos coordonnées à [email protected]
  4. Vous avez du mal à consulter la carte, parce que votre ordinateur est lent ou pollué d’indésirables ? Vous faites partie de ces « malgré-nous » qui utilisent ces outils modernes à contre-cœur ?  Informatique Notre-Dame se fera une joie de vous aider à les mettre d’aplomb sur le plan technique de façon durable et pourquoi pas à les mettre entre les mains de Notre-Dame : [email protected], 07 68 48 21 05 (laisser un message).

[1] Notre-Dame du Pilier à Saragosse (an 39), Notre-Dame de Bethléem près de Montargis (an 44), Notre-Dame du Puy-en-Velay (an 46), etc…

[2] Dans les premiers siècles, on qualifiait de « saints » tous ceux qui demeuraient dans l’état d’amitié avec Dieu accordé par le Saint Baptême.

[3] Évêque de Toulouse au début du Vème siècle.

[4] Communion de la messe de la Dédicace des basiliques St Pierre et St Paul (19 nov.).

[5] Introït de la même messe.

[6] « Eh ! douce Mère des chrétiens ! reine des anges et de tout ce qu’il y a de saints dans les cieux, notre curiosité s’en ira-t-elle vous demander maintenant pourquoi il vous a plu d’ouvrir en tel lieu plutôt qu’en tel autre le trésor inépuisable de vos bienfaits ?  Non, vous aimez qu’on vous implore, vous nous le prouvez par mille bontés répandues sur nos douleurs, c’est bien assez que nous sachions cela. » Les pèlerinages de Suisse, Louis VEUILLOT, 1839, p.380.

L’association des Amis de la Terre et des subventions

Suite à cet article sur Extinction rébellion, penchons-nous sur l’association des Amis de la Terre.

Les Amis de la Terre ou en anglais Friends of the Earth International désigne une organisation non gouvernementale créée en 1969 à San Francisco par l’écologiste américain David Brower. Il s’agit d’un groupe écolo qui estime notamment que la terre est surpeuplée.

«  Cette conception de la surpopulation émerge au sein de l’ONG, avec la préface rédigée par David Brower du livre de Paul Ehrlich Demographic Bomb. Dans ce livre, il évoque le fait que réduire le nombre de personnes n’est pas suffisant, l’impact des populations est trop élevé. Il préconise notamment d’utiliser des moyens létaux, en ayant recours à la force et la coercition pour réduire significativement la population mondiale. Ainsi le fondateur de multiples ONG de défense de la nature pour le bien de la planète soutien de telles thèses, qui font aujourd’hui écho dans l’opinion publique pour que des médias français affirment que ne pas avoir d’enfant serait l’acte le plus écologique que peut faire un homme dans les pays développés. »

La Charte des amis de la Terre déploie dans son préambule un détournement de la Genèse, et le programme mondialiste. Ainsi que la notion « d’espace environnemental » scientifiquement défendu qui avance tous les arguments pour conclure à la nécessité d’une réduction de la population sans jamais en parler.

Mais si cette association n’aime pas la population, elle aime bien l’argent et les contribuables, comme le montre la cartographie des subventions :

Constitutionnalisation de l’avortement : Macron pourrait reprendre le sujet

Près de deux semaines après le vote favorable du Sénat, la proposition de loi sur la constitutionnalisation de l’avortement est censée suivre son parcours parlementaire en retournant à l’Assemblée avant, éventuellement, de faire l’objet d’un référendum.

Or il semble qu’Emmanuel Macron souhaite s’emparer du sujet et aurait dans l’idée de s’exprimer avant la fin mars.

La PPLC n’a pas encore été réinscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée afin de laisser le temps au président de mûrir sa réflexion. Pour remettre le texte à l’agenda parlementaire, la majorité et la gauche (la PPLC initialement adoptée était portée par l’insoumise Mathilde Panot) ont dans le viseur les fameuses “semaines de l’Assemblée”, moments dévolus aux initiatives des députés. Le mois de mars en compte deux :  entre le 6 et le 12 mars et une seconde semaine à partir du 27 mars.

Deux solutions s’offrent à l’exécutif.

  • Après un vote conforme des deux chambres, le gouvernement se saisit du texte et dépose en son nom un projet de loi constitutionnelle qui devra être adopté à la majorité des trois cinquièmes du Parlement réuni en Congrès. Cette option permet d’éviter d’organiser un référendum.
  • Après un vote conforme des deux chambres, le chef de l’Etat donne son feu vert pour que le texte soit soumis au référendum.

Une dernière option consiste à inclure la constitutionnalisation dans une réforme institutionnelle plus vaste.

Basses manoeuvres au ministère de la justice, entre vols d’organes et franc-maçons

Valeurs Actuelles dévoile dans une enquête accablante et surréaliste le drame subi par Frédérique Martin-Plé, substitute du procureur à Bordeaux, qui dénonce le harcèlement moral, les représailles et les abus de pouvoir commis contre elle par sa hiérarchie depuis des années.

Avocate, Frédérique Martin-Plé suscite des jalousies dans le petit monde judiciaire local, bourgeois et franc-maçon. Des confrères, soutenus par le bâtonnier, tentent de l’évincer.

Elle poursuit l’hôpital de la ville pour homicide involontaire par imprudence après la mort de son bébé laissé sans surveillance en 2009. Devenue magistrate, Mme Martin-Plé fait condamner l’établissement en 2015, puis en appel en 2016. Ajoutant à l’horreur, elle et son mari découvrent que les organes de leur fille ont été prélevés (certains ont disparu) sans leur autorisation. L’autorité judiciaire fait tout pour étouffer l’affaire. En 2017, un blâme lui est infligée sur avis du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour avoir « mis en cause » le procureur de Saintes dans la gestion du décès de sa fille.

Olivier Le Mailloux, avocat au barreau, membre du conseil de l’ordre et franc-maçon (grade de “prince Rose-Croix”) la met gravement en cause. Elle alerte sa hiérarchie et dépose plainte le 7 décembre 2019 pour diffamation, menace et appels malveillants. Mais le procureur général ignore sa situation puis rédige contre elle, seul et dans son dos, un rapport à charge de 14 pages, transmis à la direction des services judiciaires (DSJ) du ministère, sans jamais l’avoir entendue. ​

Le 27 avril 2021, le garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti saisit l’inspection générale de la Justice contre la substitute, qui est enfin entendue, vingt-deux mois après son premier signalement. L’enquête est menée à charge. Le 24 janvier 2022, elle est renvoyée devant le CSM par saisine du ministre. Elle est placée en arrêt durant trois mois, période choisie par sa hiérarchie pour inspecter son service, la contraignant à travailler plus de soixante-dix heures par semaine et aggravant ainsi son état de stress peu après la naissance de sa seconde fille. La convocation par le procureur général en vue d’un avertissement, à laquelle la substitute en congé maladie ne peut se rendre, finit de l’achever.

En congé longue maladie pour burn-out depuis le 5 mars 2022, la substitute, effondrée moralement et physiquement, a fait une déclaration de maladie professionnelle. La DSJ a rejeté ses trois demandes de protection fonctionnelle et refusé toute médiation. Le CSM a diligenté une “expertise psychiatrique”, déclinée par la magistrate.

L’obstination de l’administration est d’autant plus frappante que Mme Martin-Plé est irréprochable professionnellement et ses notations “excellentes”. Le 15 décembre, la magistrate reçoit une convocation pour ouverture d’une information judiciaire devant le juge d’instruction de Saintes.

Avortement en Espagne

Jeudi, le Tribunal constitutionnel espagnol a rejeté à la majorité un recours pour inconstitutionnalité déposé contre la loi qui a légalisé l’avortement en 2010. L’avortement a été dépénalisé en Espagne en 1985, puis légalisé avec la loi de 2010.

En juillet 2010, peu de temps après l’entrée en vigueur de la loi qui avait autorisé l’avortement pour toutes les femmes jusqu’à 14 semaines de grossesse et jusqu’à 22 semaines en cas de malformation du fœtus, le Parti Populaire avait saisi le Tribunal constitutionnel. Le dossier n’avait pas été étudié jusqu’ici.

Récemment, plusieurs réformes ont été votées pour « garantir le droit à l’avortement ». Les manifestations anti-avortement devant les cliniques ont notamment été interdites. Mercredi, un projet de loi a aussi été adopté par le Sénat afin de renforcer l’accès à l’avortement dans les hôpitaux publics, où beaucoup de médecins font valoir leur droit à l’objection de conscience. Il autorise aussi les mineures de seize à dix-sept ans à avorter sans le consentement de leurs parents. Il doit encore être voté par les députés.

En Castille-et-Léon, une proposition a été déposée pour demander aux médecins de proposer aux femmes souhaitant avorter d’écouter le rythme cardiaque et de voir « une vidéo » du fœtus. La mesure a finalement été écartée.

Des élus PCF détournent l’argent public pour faire grève

Selon Omerta :

Alors que les syndicats, les partis politiques de gauche et les grévistes indépendants mobilisent des moyens pour manifester, plusieurs élus de gauche, majoritairement issus du PCF, mobilisent l’argent public pour manifester leur opposition au gouvernement.

Des pratiques répandues

Visiblement, un procès en détournement de fonds publics n’est pas pour effrayer les élus de gauche : ils vont même jusqu’à communiquer sur leurs pratiques illégales. Pour exemple, le maire PCF de Noisy-Le-Sec (93) Olivier Sarrabeyrouse va jusqu’à tweeter pour communiquer sur l’horaire de départ des cars. Il en est de même pour Christian Métairie, maire EELV d’Arcueil (94).

Pourtant, affréter des cars est loin d’être la seule pratique mise en œuvre. En effet, des élus, plus nombreux encore, ont décidé de la fermeture de leur mairie lors des jours de grève. Il en a été ainsi de l’inénarrable Anne Hidalgo. La maire de Paris, qui s’est récemment félicité des nombreux départs des Parisiens chaque année, a visiblement agi à nouveau pour conforter cette dynamique : déployant de grandes banderoles « mairie solidaire avec le mouvement social » en-dessous des drapeaux ukrainiens, devant l’Hôtel de ville, elle a décidé de la fermeture de la mairie le 31 janvier, jour où les manifestations ont atteint leur pic.

Pierre Garzon, maire PCF de Villejuif (94), a également rejoint cette ingénieuse idée : le 31 janvier, les services publics de la ville étaient en grève et les cars étaient disponibles. Il en avait été de même d’Olivier Sarrabeyrouse ce même jour. Encore au PCF, ce sont Philippe Bouyssou, maire d’Ivry sur Seine et Pierre Bell-Loch maire de Vitry-sur-Seine qui ont décidé de la mise en grève des services publics de leur ville le 31 janvier. On pourrait égrener longtemps ces mairies grévistes, mais toutes ont un point commun : elles sont tenues par la gauche, et sont dans l’illégalité.

Des poursuites judiciaires possibles, mais improbables

Si ces pratiques sont illégales, c’est notamment grâce à la décision du Conseil d’État du 19 novembre 1990 qui stipule qu’elles ne présentent pas « un caractère d’utilité communale », appuyé en cela par le principe de neutralité du service public. En théorie, des procédures judiciaires pourraient tout à fait être engagées pour non-respect de ce principe et pour détournements de fonds : après tout, qui sait combien on coûté les banderoles de la mairie de Paris ? Pourtant, il reste peu probable que ces élus soient un jour poursuivis, et ce pour deux raisons. De façon pragmatique, parce que cela exacerberait sans aucun doute les tensions sociales que le gouvernement souhaite atténuer, de façon juridique, parce que le tribunal administratif chargé de ces affaires ne peut statuer dessus en si peu de temps.

Tentative d’incendie de l’église St Roch, à Chanteloup les Vignes

Débats sur le covid et la guerre en Ukraine, qu’ont-ils en commun ?

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Qu’est ce qui rapproche le débat sur le Covid du débat sur l’Ukraine ? A priori, les deux sujets n’ont rien voir : quoi de commun entre une épidémie ou un vaccin et celle de la nouvelle forme prise par le conflit entre la Russie et l’Occident ?

Ce caractère commun vient simplement de l’utilisation du langage de la propagande et de la peur par les gouvernements et mass-médias en Occident. Le débat authentique est banni, remplacé par des injonctions à s’engager pour un camp ou l’autre avec une vision manichéenne du monde.

Concernant le Covid, on était soit pour le vaccin et « la Science » avec un grand S ou un antivax contre les progrès de la médecine, complotiste et infréquentable avec qui il n’était pas nécessaire de dialoguer et qu’il fallait éliminer du débat public, des cafés et restaurants et surtout des grands mass médias comme Elon Musk l’a révélé avec la publication des « Twitter files » concernant la pandémie.

Concernant la guerre en Ukraine, on est soit pour le camp du bien, de la démocratie et de la liberté derrière J. Biden ou E. Macron ou pour le camp du mal, de la dictature derrière V. Poutine, le nouvel Hitler qu’il faut renverser selon V. Zelenski et compagnie, certains jouant même avec l’idée de la fin de la République de Russie qui serait dépecée en divers Etats indépendants.

Concernant le Covid, on nous a expliqué que le vaccin protégeait à 90% contre la transmission de la maladie du temps du slogan « tous vaccinés, tous protégés » puis 80% puis 60% puis 40% puis pas du tout, chaque nouveau mensonge remplaçant le précédent avec quelques mois ou quelques semaines d’intervalle. De même les affirmations sur la protection contre l’infection ou les formes graves ont subi une dérive semblable. Malgré tous ces retournements qui auraient dû amener un peu d’humilité de la part des journalistes véhiculant la doxa officielle, l’humanité selon ces derniers continuait à se diviser en deux camps, celui de la lumière, des bons citoyens, de la vérité vaccinale et celui de l’obscurantisme, des mauvais citoyens qui refusaient de se laisser injecter, objets de « l’envie d’emmerder » du président ou des mauvais soignants qui ne seront pas réintégrés.

De même, on peut penser ce que l’on veut sur la guerre en Ukraine mais résumer ce conflit à « C’est Poutine qui est le responsable car il a commencé la guerre en agressant militairement l’Ukraine, un pays démocratique » et donc, il faut le punir jusqu’à la défaite totale de la Russie ou jusqu’à « provoquer l’effondrement de l’économie russe » par des sanctions selon Bruno Le Maire, correspond à une approche grossièrement simpliste du conflit et de ses causes et des façons d’y remédier.

Une première évidence que cette propagande est mensongère, est l’inefficacité des sanctions alors que selon la Banque Mondiale, les perspectives de croissance économique pour 2024 après un an de guerre sont meilleures en Russie que dans l’UE avec l’Allemagne, centre économique de l’UE qui voit son industrie faiblir et ses grandes entreprises se mettre à délocaliser vers des pays où l’énergie est moins chère.

Ces évènements peuvent paraître sortis d’un livre d’Orwell ou d’Huxley et pourtant, c’est ce que nous avons vécu et vivons toujours sans tenir compte des leçons de l’histoire. On pourrait rappeler que dans le passé, les politiques de sanctions économiques ont rarement conduit à la paix, depuis le blocus continental napoléonien qui a conduit, suite au refus de la Russie entre autres de le respecter, à Waterloo.

Une petite remarque, pour certains, les sanctions économiques ont l’air plus humaines ou civilisées et donc plus acceptables que la guerre violente mais en fait, les sanctions mènent souvent à la guerre et dans les deux cas, il y a de nombreux morts. Ainsi on peut rappeler la déclaration de Madeleine Albright du gouvernement US assumant sans sourciller la mort de centaines de milliers d’enfants Irakiens comme un prix à payer suite aux sanctions US, déclaration qui avait au moins le mérite de la franchise.

« L’agression militaire russe » n’a pas eu lieu parce qu’un beau matin, le président Poutine a décidé sur un coup de tête d’envahir son voisin. Il faut la placer dans le contexte des relations est-ouest sur au moins une décennie, ce qui est rarement fait par les jusqu’au-boutistes de la guerre en Ukraine.

Il faut mentionner que cette intervention russe venait après l’échec des accords de Minsk 2 après Minsk 1, accords qui devaient amener la paix au sein de l’Ukraine entre les régions du Donbass russophones et le gouvernement de Kiev, accords qui ont été violés par Kiev par des bombardements et explosions au Donbass causant plus de 14.000 morts et des mesures gouvernementales vexatoires à l’égard des populations russophones.

Plus grave pour nous, les deux pays garants de Minsk 2 selon ce que l’on a appelé le Format Normandie, la France et l’Allemagne, devaient s’assurer de l’application de l’accord Minsk 2 en promouvant au dialogue entre les parties, or loin d’y veiller, ils ont soutenu unilatéralement le gouvernement ukrainien, la Chancelière allemande Angela Merkel reconnaissant sans aucune honte dans une interview à die Zeit du 7/12/2022 que « Les accords de Minsk devaient donner du temps à l’Ukraine » pour se renforcer militairement en vue d’une confrontation avec Moscou, déclaration confirmée par François Hollande, l’autre représentant de l’Occident, dans un entretien au Kiev Independent.

Ce genre de mensonge, même s’il peut être qualifié de mensonge diplomatique, n’a pas dû être apprécié par V Poutine qui a déjà qualifié l’Occident d’Empire du Mensonge. Cette notion d’empire du mensonge faisait écho à une déclaration du prix Nobel Alexandre Soljenitsyne selon lequel le totalitarisme se maintient par « le mensonge et la violence’ ». Soljenitsyne insistait sur le fait que la violence seule était tout à fait insuffisante, n’aboutissant qu’à une dictature de durée limitée, mais avec la combinaison de la violence avec le mensonge par la propagande à tous les niveaux, on pouvait aboutir à une société totalitaire.

Bien sûr, pour expliquer l’attitude russe, on pourrait aussi remonter à la fin du communisme et la destruction du mur de Berlin. A l’époque, les Occidentaux avaient promis aux Russes représentés par Mikhail Gorbatchev, que suite au démantèlement du Pacte de Varsovie, ils n’étendraient pas l’Otan à l’Est, promesse qui a été confirmé par James Baker, Secrétaire d’Etat de W Bush et Roland Dumas, ministre des affaires étrangères de F Mitterrand et autres diplomates occidentaux, engagement qu’ils se sont empressés de violer un peu à la façon de Merkel et Hollande concernant Minsk 2.

On pourrait aussi rappeler la crise des missiles de Cuba en 1962 au cours de laquelle les USA ont brandi la menace atomique si les Russes installaient des missiles à moyenne portés à Cuba, ou l’action de la CIA en Amérique latine, or l’Ukraine est un pays limitrophe de la Russie de Moscou qui représenterait, s’il joignait l’OTAN, une menace pour la sécurité de la Russie plus élevée que Cuba au moment de la crise des missiles ou bien sûr qu’un gouvernement procubain au Chili du temps du président Salvador Allende pour les Etats-Unis. Il ne s’agit pas là de critiquer la politique étrangère américaine mais de mettre en perspective la défense de ce que les Etats Unis considéraient comme des intérêts vitaux avec la défense des intérêts que le président de la Russie considère comme vitaux.

Une chose frappante dans ce conflit, c’est le peu de place laissée à la diplomatie classique, aux négociations et recherches de solutions pacifiques. Le manichéisme ambiant n’aime pas les négociations une fois qu’il a défini le camp du bien et celui du mal.

Il y aurait bien d’autres choses à dire sur le conflit en Ukraine comme sur le Covid mais la première urgence est de rétablir une atmosphère de dialogue et d’ouverture, aussi bien au niveau diplomatique que dans les mass-médias, sur ces deux sujets sensibles comme pour d’autres, et de sortir de la situation actuelle guidée par ce que la psychologue Marie-Estelle Dupont qualifie de contrôle des masses par la peur. Sinon, on aura droit régulièrement à des campagnes de propagande visant à formater l’opinion publique dans un sens ou un autre.

Bien sûr quand on parle d’atmosphère de dialogue, il ne peut s’agir simplement de bons sentiments mais il est d’abord nécessaire de débusquer les mensonges qui se cachent derrière la propagande. Concernant le Covid, on a rapidement compris qu’il y avait des intérêts économiques puissants derrière l’obligation vaccinale, intérêts de ce que l’on a appelé Big Pharma, au premier rang desquels se trouvait l’entreprise Pfizer. Mais il y avait aussi des intérêts politiques.

De même, pour la guerre en Ukraine, les intérêts économiques, politiques ou géopolitiques représentent les obstacles les plus importants à la recherche de la paix. Récemment, le journaliste américain lauréat du prix Pulitzer Seymour Hersh a attribué le sabotage de Nord Stream2 au président américain J. Biden dans sa volonté d’empêcher un rapprochement entre la Russie et l’Allemagne. Cette théorie semble fondée avec entre autres les menaces de Victoria Nuland du gouvernement américain et de J. Biden avant le sabotage.

Une guerre au niveau international pour ne pas dire mondial avec tout son cortège de tragédie n’est pas déclenchée sans que beaucoup de gens y aient un intérêt.

Aussi la recherche de dialogue et coopération doit s’accompagner d’une recherche de vérité, de ne pas se contenter des narratifs officiels pour permettre de bien saisir les obstacles à la paix.
Comme nous le rappelle l’évangile « La vérité vous rendra libres » Jean 8 :32.

Le vœu de Louis XIII à l’écran : Le vœu de l’épée, dernière production d’Ermonia

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On parle beaucoup de cinéma ces temps-ci, notamment avec la sortie remarquée de Vaincre ou mourir, le film du Puy du Fou.

A une toute autre échelle, celle des amateurs, la jeune association Ermonia vient de diffuser début février sur YouTube son troisième film : Le Vœu de l’épée.

Ermonia est une association de jeunes catholiques passionnés par le cinéma, l’histoire, la musique et les lettres. Leur but est de mettre le cinéma au service de l’histoire de France, de la vérité et du beau.

Après la Première Guerre mondiale avec La lettre du poilu (2021), les guerres de Vendée avec Monsieur Henri, le pardon de la Rochejaquelein (2022), Ermonia a voulu mettre à l’écran le XVIIe siècle.

Le film s’ouvre ainsi sur l’année 1638, année de troubles et d’angoisses pour le royaume de France. Parmi les intrigues qui se nouent au sommet de l’Etat, Louis XIII et Richelieu, servis par quelques fidèles, travaillent pour les intérêts de la France et tentent de déjouer les complots. Le propre frère du roi, Gaston d’Orléans, conspire en effet pour s’emparer du pouvoir.

En point d’orgue de ce film, culmine le vœu de Louis XIII, l’acte de consécration de la France à Notre-Dame, à perpétuité :

« Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut. Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l’esprit qu’il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d’effets merveilleux de sa bonté que d’accidents qui nous menaçaient […]

A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la Très Sainte et Très Glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre état, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l’effort de tous ses ennemis, que, soit qu’il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire ».

C’est ainsi l’un des plus beaux épisodes de l’histoire de la France chrétienne qui est mis à l’honneur : celui où la fille aînée de l’Eglise s’est volontairement offerte et consacrée à la Mère de Dieu, par la voix de son souverain.

Servi par une musique originale de François d’Arjac, ce court-métrage d’une demi-heure est d’une belle qualité pour des amateurs qui n’en sont qu’à leur troisième essai : les acteurs jouant Louis XIII et de Richelieu tiennent fort bien leurs rôles ; le spectateur a droit à de beaux plans ainsi qu’à une BO remarquable d’un jeune compositeur ; quelques plaisantes scènes de batailles entre mousquetaires viennent agrémenter le tout pour donner au film un parfum « de cape et d’épée ».

Bien sûr, les défauts ne manquent pas : le son est par moments de qualité médiocre, certains acteurs ne jouent pas suffisamment naturellement, et quelques passages de l’histoire peuvent manquer de clarté…et sans doute bien d’autres choses encore.

Mais la critique est facile, et l’art est difficile…

On n’oubliera pas qu’il s’agit d’un cinéma d’amateurs et de bénévoles, qu’il faut savoir apprécier à sa juste valeur. L’association Ermonia n’a que deux ans, il ne s’agit que de leur troisième production, la plupart des acteurs ou membres de l’association ont autour de la vingtaine d’années… Qui plus est, une telle production d’une demi-heure (ce qui en fait, si je puis dire, un « moyen-métrage ») avec costumes, châteaux, chevaux, plan drones, musique originale…a été réalisée pour un budget d’à peine 4000 euros…

La performance est donc à saluer. Si, avec aussi peu d’expérience et d’argent, Ermonia peut nous offrir ce Vœu de l’épée, que pourront-ils dans quelque années avec plus de moyens matériels et plus de savoir-faire ? L’avenir est prometteur… « Il faut voir dans une jeune de vingt ans non ce qu’il donne, mais ce qu’il promet » (Mgr Louis Besson).

Voilà tout autant de raisons pour les aider, d’abord en allant visionner le Vœu de l’épée sur YouTube, et vous abonner à la chaîne d’Ermonia :

Vous pouvez aussi aider financièrement pour soutenir les projets futurs d’Ermonia :

Apportez votre pierre à l’édifice pour faire vivre l’histoire au cinéma et transmettre notre belle culture ! Le prochain projet d’Ermonia, en cours de montage, vous emmènera au XIXe siècle…

Un cadeau pour la saint Valentin

Pour la saint Valentin, il est coutume de faire un cadeau à son mari, sa femme, son amoureux ou son amoureuse. Et si cette année, nous prenions le temps d’offrir un cadeau personnalisé et précieux : une neuvaine de prière pour celui ou celle que l’on aime ? Pendant 9 jours, chaque matin ou chaque soir, nous pouvons confier celui / celle que l’on aime à Dieu.

“Qu’elles sont belles, tes amours, ma sœur fiancée ! Qu’elles sont bonnes, tes amours : meilleures que le vin ! L’odeur de tes parfums, une exquise senteur !” (Cantique des cantiques 4,10)

Voici quelques exemples de grâces que nous pouvons demander au Seigneur pour notre couple :

  • Développer une meilleure écoute dans le couple. Quand on se connaît bien, depuis longtemps, on peut avoir l’impression de tout savoir de l’autre, de se comprendre sans se parler. Et pourtant l’autre reste l’Autre ; un vaste continent à découvrir, à redécouvrir, à explorer. Savoir garder son cœur ouvert aux complexités, aux ambivalences de son conjoint, c’est aussi accepter de se laisser toucher, de se laisser séduire à nouveau.
  • Voir son valentin / sa valentine avec les yeux de Dieu. Retrouver nos yeux d’amoureux du premier jour, ceux qui ne veulent voir que la beauté de l’autre. C’est avec ce regard plein d’amour que Dieu nous voit.
  • Confier le cheminement et l’épanouissement de son conjoint à Dieu. En couple, nous avons nos propres projets à deux, qui nous font avancer et partager de belles choses. Mais Dieu a aussi un projet d’amour, unique pour chacun de nous. Nous pouvons demander au Seigneur de nous aider à respecter, à ne pas craindre et à encourager ce qui permet à l’autre de devenir pleinement ce qu’il est appelé à être.
  • Comprendre en quoi il est / elle est un véritable don pour moi, aujourd’hui dans ma vie. Voir l’autre comme un don de Dieu signifie que l’on sait qu’il ou elle fait partie du plan de Dieu pour nous. L’Esprit-Saint peut nous aider à discerner comment – à travers tel ou tel comportement, telle parole ou tel silence – Dieu nous interpelle aujourd’hui. Qu’est ce qu’il nous invite à changer, à affirmer, à partager, à développer chez nous grâce à notre mari ou notre femme ?

« Que ta fontaine soit bénie, qu’elle soit ta joie, la femme de ta jeunesse, biche de tes amours, gracieuse gazelle ! Laisse-toi toujours enivrer de ses charmes, reste éperdu d’amour pour elle ! » (Proverbes 5 ; 18-19)

Alice Ollivier pour Hozana.org

L’OQTF du jour

Vendredi soir, à Chatou (Yvelines), un chauffeur-livreur a aspergé d’essence un individu et lui a mis le feu, alors qu’ils s’étaient arrêtés sur la route après avoir failli se percuter.

Alors que le livreur, au guidon d’un scooter, venait de griller un stop, le conducteur de la voiture dans laquelle il avait manqué de rentrer est sorti, accompagné de son passager. Les deux individus, Slimane D. et Jonathan S., connus pour être des trafiquants de drogue, s’en sont alors pris à Ali S. Violenté, ce dernier s’est saisi d’une bouteille d’essence et en a aspergé Slimane D. Avec un briquet, il a ensuite mis le feu à son agresseur. Tandis que celui-ci se débattait, son ami a continué de frapper le livreur.

Arrivées sur place, les forces de l’ordre ont interpellé les deux hommes. Celui qui avait été incendié se trouvait dans un état grave. Lors des vérifications d’identité, les enquêteurs se sont aperçus que le livreur, de nationalité bangladaise, se trouve en situation irrégulière sur le territoire français et qu’une OQTF lui avait été notifiée en février 2022. Il était par ailleurs visé par un mandat d’arrêt émis par les autorités espagnoles, pour une peine de prison de trois ans liée à une condamnation pour des violences avec arme.

En quête d’esprit – Handicapés : rendons-leur leur dignité

Véronique Jacquier reçoit :

  • Louis BOUFFARD, Auteur
  • Chantal DANG, Maman d’une petite fille trisomique
  • Steven GUNNELL, Réalisateur
  • Dom Philippe PIRON, Prieur du monastère bénédictin de Vezin-le-Coquet

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Nicaragua: un évêque condamné à 26 ans de prison

Au Nicaragua, Monseigneur Rolando Alvarez, critique du régime dictatorial du président Daniel Ortega, vient d’être condamné à 26 ans de prison. L’évêque de Matagalpa, dans le nord du pays, avait refusé de monter à bord de l’avion qui a amené 222 prisonniers politiques aux États-Unis. Il a refusé l’exil forcé aux États-Unis.

L’année dernière sa résidence épiscopale avait été assiégée par la police pendant trois semaines avant qu’il ne se fasse arrêter. Depuis août 2021, le prélat était assigné à résidence.

Immédiatement après son refus de monter dans l’avion, Mgr Rolando Alvarez, âgé de 56 ans, a été mis en prison. Le lendemain, il y a été condamné à 26 années de prison ferme pour conspiration. En outre, l’évêque a été privé de sa nationalité nicaraguayenne et de ses droits civiques à perpétuité et condamné à une amende de 1600 dollars.

L’évêque de Matagalpa est accusé de «conspiration visant à porter atteinte à l’intégrité nationale et propagation de fausses nouvelles par le biais des technologies de l’information et de la communication au détriment de l’État et de la société nicaraguayenne». Le procès devait s’ouvrir le 15 février mais le verdict est tombé plus tôt. Outre l’évêque, deux autres prêtres, Manuel García et José Urbina, appartenant au clergé du diocèse de Grenade, sont toujours détenus dans les prisons nicaraguayennes.

Le christianisme se meurt à Bethléem

Le 21 novembre, le magazine en ligne israel3365news faisait état d’« une nette augmentation des attaques à caractère religieux de chrétiens à Bethléem par des musulmans palestiniens ». Et le média de citer quelques exemples :

« Il y a un peu plus de deux semaines, un musulman a été accusé d’avoir harcelé de jeunes chrétiennes dans l’église orthodoxe des Ancêtres à Beit Sahour, près de Bethléem. Peu après, l’église a été attaquée par une foule de Palestiniens qui ont caillassé le bâtiment tandis que les fidèles se terraient à l’intérieur. Plusieurs fidèles ont été blessés pendant l’attaque.

L’Autorité palestinienne, responsable de la sécurité dans la zone, n’a pas levé le petit doigt.

En octobre, des hommes armés non identifiés ont tiré à balles sur l’hôtel Bethléem après qu’une vidéo sur les réseaux sociaux ait associé cet établissement appartenant à des chrétiens à l’exposition de découpes en carton d’une étoile de David et d’une menora (chandelier de prière juif). …

Aucune arrestation en lien avec la fusillade n’a été effectuée.

En avril, la communauté sa subi son plus grand choc avec l’arrestation par les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne du pasteur évangélique palestinien, Johnny Shahwan. Il était accusé de « promouvoir la normalisation » avec Israël. …

En janvier, un fort groupe d’hommes masqués a attaqué à coups de bâtons et de barres de fer la ferme des frères chrétiens, Daoud et Daher Nassar, près de Bethléem. Les tribunaux palestiniens ont déployé tous leurs efforts pour confisquer la ferme qui est dans le patrimoine de la famille Nassar depuis l’Empire ottoman. »

La persécution des chrétiens palestiniens ne date pas d’hier affirme le rabbin Pesach Wolicki, directeur du Centre pour la compréhension et la coopération judéo-chrétienne :

« Malheureusement, ces attaques d’églises n’ont rien de bien original. Les agressions de chrétiens existent à Bethléem depuis de très, très nombreuses années. Il y a eu des attentats à la bombe. Et les attaques physiques ont été constantes même après que l’Autorité palestinienne a pris le pouvoir. »

Kamal Tarazi, un chrétien qui a fui Gaza, affirme qu’au premier jour de leur prise de pouvoir en 2007, le Hamas, « a mis en place un régime de persécutions des chrétiens, ruinant nos églises et nous forçant à nous convertir à l’islam ». Avant de fuir Gaza, Tarazi a tenté de résister et a appelé les musulmans et les chrétiens à s’unir contre les islamistes du Hamas. Mais son unique résultat, « a été d’être emprisonné plusieurs fois ». « Savez-vous ce qu’est une prison du Hamas ? C’est de la pure torture ».

La démographie confirme les mauvais traitements infligés aux chrétiens dans les territoires sous contrôle de l’Autorité Palestinienne (AP). En 1947, les chrétiens représentaient 85 % de la population, ce qui faisait de Bethléem un authentique bastion chrétien. En 2016, les chrétiens ne sont plus que 16% de la population.

Source

Terres de Mission : Actualité du Suaire de Turin

Eglise universelle : L’Eglise dans tous ses états de Mgr André Léonard

Ancien évêque de Namur, puis archevêque de Malines-Bruxelles, Mgr Léonard, aujourd’hui à la retraite, vient de publier un ouvrage remarquable qui est aussi un témoignage sur 50 années d’histoire de l’Eglise : « L’Eglise dans tous ses états – Cinquante ans de débat autour de la foi ». Il s’exprime ici librement sur la crise de la foi, le rôle des évêques, les suites du Concile Vatican II, ses rencontres avec Benoît XVI, les questions que lui inspire le pontificat du pape François, etc.

Eglise en France : Création d’un tribunal canonique national

Le 1er janvier 2023 a été mis en place, par la conférence des évêques de France, un Tribunal canonique national. Docteur en droit civil et doctorant en droit canonique, l’abbé Guelfucci nous expose les raisons de la création de ce nouveau tribunal et nous précise ses compétences.

Eglise en Marche : Actualité du Suaire de Turin

En prévision du colloque sur le linceul de Turin qui aura lieu le 9 mars prochain à l’église saint Roch puis à la salle de l’ASIEM (Paris VII), de nombreuses publications paraissent sur ce sujet : Cahiers Saint Raphaël No 149, Revue internationale sur le linceul de Turin, etc. Président du CIELT (Centre International d’Etudes sur le Linceul de Turin), Laurent Touchagues présente l’état des recherches, ces publications ainsi que le programme du colloque du 9 mars.

Des propositions spirituelles pour le Carême 2023 sur Hozana

Pour ceux qui, durant le Carême, ne comptent pas se passer d’écran, Hozana a plusieurs propositions spirituelles :

1 pincée de paix, 2 cuillères de bonheur !

Vous en rêviez, la voici : la recette du bonheur ! Recevez chaque jour un contenu audio et texte, du mercredi des cendres au lundi de Pâques, pour apprendre à ne plus avoir peur, à se laisser aimer par l’Amour et à progresser dans sa foi !

Un Carême main dans la main !

On s’aime et on aime le Christ, mais c’est parfois difficile de prier ensemble, de se renouveler dans la prière. L’Instagrameuse Diane_cbt propose à tous les couples de cheminer ensemble vers l’amour véritable. Tout ce qu’on vous souhaite, c’est de vous élever ensemble et de voir le Christ en votre conjoint !

Mamans, écoutez Dieu qui vous parle !

La vie de maman c’est de la folie, tout va à mille à l’heure et on a toujours peur de ne pas être à la hauteur. Saviez-vous que la Bible est pleine de tips pour des mamans qui veulent devenir saintes ? Dieu parle aux mamans ! Marie Bancel vous accompagne pendant tout le Carême pour vous centrer sur l’Essentiel !

Conversio, une application pour suivre le Carême

Pour le Carême 2023, toute l’équipe Conversio est heureuse de vous proposer un nouveau parcours spirituel original. Au programme de cette montée vers Pâques : des propositions d’efforts concrets à vivre en groupe ou en binôme, des méditations sur les vertus pour tous, une série de podcasts inédits avec Famille Chrétienne pour les pères et mères de famille, et un partenariat avec le sanctuaire Notre-Dame de Grâces de Cotignac.

  • Téléchargez les applications sur les Apple et Google stores.
  • Ecoutez les bandes annonce des podcasts de Famille Chrétienne ici et là
  • Visitez le site du sanctuaire Notre-Dame de Grâces de Cotignac

CARÊME40 2023 – votre carême avec le message de Fatima

Inscrivez-vous gratuitement à CARÊME40 sur www.careme40.org pour vivre le carême avec les moines de la Fraternité Saint-Vincent Ferrier.

Chaque jour du carême, à 5 heures du matin (pour ceux qui doivent se lever tôt…) vous allez recevoir un courriel avec la vidéo du jour.

Chaque vidéo restera accessible pendant 72 heures. Il faut donc s’accrocher pour ne pas perdre le fil ! C’est pour cela que les vidéos ne dépasseront pas une durée de 10 minutes.

Tout cela se passe sur www.careme40.org

Le traditionalisme : une fidélité, une résistance, une œuvre d’Église

Conférence de Jean-Pierre Maugendre, directeur général de Renaissance Catholique, prononcée le 24 septembre dernier :

« Cène » et « Eucharistie » : Le sens de la communion de Benoît XVI

Des quinze textes rédigés par Benoît XVI après sa renonciation à la papauté et dont il a souhaité la publication après sa mort, dans le volume édité chez Mondadori « Che cos’è il cristianesimo. Quasi un testamento spirituale », quatre sont inédits et l’un d’entre eux se distingue de tous les autres. Il se compose de 17 pages et s’intitule « Il significato della communione ». Il a été achevé le 28 juin 2018, au moment même où un conflit faisait rage entre l’Église allemande et celle de Rome sur la question de donner ou pas la communion eucharistique aux époux protestants, dans le cas de mariages interconfessionnels.

Sandro Magister a publié la première partie de l’essai du Pape Benoît. Extraits :

Au cours des derniers siècles, la célébration de la Cène n’a pas vraiment occupé une place centrale dans la vie ecclésiale des Églises protestantes. Dans bon nombre de communautés, la Sainte Cène n’était célébrée qu’une fois par an, le Vendredi saint. […] Il est évident que, face à une pratique de ce genre, la question de l’intercommunion n’a aucune pertinence. Seul un conformisme sensible à la forme actuelle de vie en commun catholique est susceptible de rendre cette question humainement urgente.

Dans l’Église antique, étonnamment, la célébration quotidienne de la Sainte Messe fut très tôt considérée comme étant évidente. Pour ce que j’en sais, il n’y eut aucune discussion autour de cette pratique, qui s’est imposée pacifiquement. Ce n’est qu’ainsi que l’on peut comprendre la raison pour laquelle [dans le « Notre Père »] le mystérieux adjectif « epiousion » ait été presque naturellement traduit par « quotidianus ». Pour le chrétien, le « supersubstantiel » est le quotidiennement nécessaire. La célébration eucharistique quotidienne s’est révélée nécessaire surtout pour les presbytres et les évêques en tant que « prêtres » de la Nouvelle Alliance. En cela, l’état de vie célibataire a joué un rôle important. Le contact direct, « corporel » avec les mystères de Dieu déjà à l’époque de l’Ancien Testament jouait un rôle significatif dans l’exclusion de la pratique conjugale les jours où le prêtre préposé exerçait sa charge. Toutefois, étant donné que le prêtre chrétien traitait avec les saints mystères non plus seulement de manière temporaire, mais qu’il était responsable pour toujours du corps du Seigneur, du pain « quotidien », s’offrir complètement à lui devint une nécessité.

En ce qui concerne les laïcs, la pratique de la réception de la Communion fut toutefois soumise à des évolutions notables. Certes, le précepte dominical exigeait que tous les catholiques participent à la célébration des mystères le jour du Seigneur, mais la conception catholique de l’Eucharistie n’incluait pas nécessairement la réception hebdomadaire de la Communion.

Je me souviens qu’à l’époque qui a suivi les années Vingt, il y avait, pour les différents états de vie dans l’Église, des jours de Communion qui, comme tels, coïncidaient presque toujours avec les jours de la Confession et qui de ce fait occupaient une place importante même dans la vie de famille. Il était de précepte de se confesser au moins une fois l’an et de communier au Temps pascal. […] Quand le fermier, le chef de famille, s’était confessé, il régnait à la ferme une atmosphère particulière : chacun évitait de faire quoi que ce soit qui aurait pu le contrarier et mettre de la sorte en péril sa condition de pureté en vue des saints mystères. En ce temps-là, la Sainte Communion n’était pas distribuée durant la Sainte Messe mais à part, avant ou après la célébration eucharistique. […]

Mais il a toujours également existé des courants orientés vers une Communion plus fréquente, davantage liée à la liturgie, qui ont gagné en puissance avec le début du mouvement liturgique. […] Le Concile Vatican II en a reconnu le bien-fondé et a par conséquent cherché à mettre en évidence l’unité interne entre célébration communautaire de l’Eucharistie et réception personnelle de la Communion. […]

En ce qui concerne la situation actuelle de la vie eucharistique dans l’Église catholique, quelques éléments peuvent suffire. Un processus lourd de conséquence est la disparition quasi complète du sacrement de la Pénitence qui, à la suite de la controverse sur la sacramentalité ou pas de l’absolution collective, a en pratique disparu dans de larges parties de l’Église, ne réussissant à trouver refuge que dans les sanctuaires. […] Avec la disparition du sacrement de Pénitence, une conception fonctionnelle de l’Eucharistie s’est répandue. […] Celui qui assiste à une Eucharistie considérée purement et simplement comme repas reçoit tout naturellement le don de l’Eucharistie dans la foulée. Dans une telle situation de protestantisation très avancée de la compréhension de l’Eucharistie, l’intercommunion apparaît naturelle. Mais d’un autre côté, la compréhension catholique de l’Eucharistie n’a pas totalement disparu et les Journées mondiales de la jeunesse ont entraîné une redécouverte de l’adoration eucharistique et donc également de la présence du Seigneur dans le sacrement.

[…] célébrer l’Eucharistie dans l’Église antique a depuis le début été associée à la communauté des croyants et de ce fait à de rigoureuses conditions d’accès, comme on peut le constater dans les sources les plus anciennes : la « Didachè », Justin Martyr, etc. Cela n’a rien à voir avec un slogan du type « Église ouverte » ou « Église fermée ». Plutôt, le profond devenir de l’Église vers une chose unique, un corps unique avec le Seigneur, est une condition pour qu’elle puisse porter sa vie et sa lumière avec force dans le monde.

Dans les communautés ecclésiales issues de la Réforme, les célébrations du sacrement s’appellent « Cène ». Dans l’Église catholique, la célébration du sacrement du corps et du sang du Christ s’appelle « l’Eucharistie ». Il ne s’agit pas d’une simple différence anodine, purement linguistique. La distinction des appellations manifeste au contraire une profonde différence liée à la compréhension du sacrement lui-même. […]

Il n’est pas nécessaire de discuter ici ce qui depuis lors est une donnée acquise, c’est-à-dire que d’une perspective purement historique, même la Cène de Jésus a été très différente d’une célébration de la Cène luthérienne. Il est juste en revanche d’observer que déjà l’Église primitive n’avait pas phénoménologiquement répété la Cène mais avait, à la place de la Cène du soir, célébré consciemment le matin la rencontre avec le Seigneur qui dans les tout premiers temps ne s’appelait déjà plus Cène mais Eucharistie. Ce n’est que dans la rencontre avec le Ressuscité au matin du premier jour que l’institution de l’Eucharistie est complète, parce que ce n’est qu’avec le Christ que l’on peut célébrer les mystères sacrés.

[…] Le plus ancien récit de la célébration de l’Eucharistie dont nous disposons – celui qui nous est parvenu vers l’an 155 par Justin Martyr – montre déjà que s’était formée une nouvelle unité comprenant deux parties fondamentales : la rencontre avec la Parole de Dieu dans une liturgie de la Parole et ensuite « l’Eucharistie » en tant que « logiké latreia ». « Eucharistie » est la traduction du mot hébreu « berakah », remerciement, et désigne le noyau central de la foi et de la prière juive à l’époque de Jésus. […]

Quand on appelle Eucharistie la célébration de l’institution de Jésus qui s’est déroulée dans le cadre de la Dernière Cène, on exprime validement par ce terme tant l’obéissance à l’institution de Jésus que la nouvelle forme du sacrement qui s’est développée dans la rencontre avec le Ressuscité. Il ne s’agit pas d’une reproduction de la Dernière Cène de Jésus, mais du nouvel avènement de la rencontre avec le Ressuscité : nouveauté et fidélité s’embrassent. La différence entre les dénominations « Cène » et « Eucharistie » n’est donc pas superficielle ni anodine, elle désigne au contraire une différence fondamentale dans le mandat de Jésus.

Euthanasie, soins palliatifs et sens de la souffrance

L’Homme nouveau consacre un dossier à l’euthanasie et sur la façon de mieux vivre la mort, avec bien entendu le développement nécessaire des soins palliatifs, mais aussi le sens de la souffrance, cette souffrance qu’il est vain de vouloir évacuer absolument. Soulager la souffrance autant que possible est un devoir pour une société civilisée et chrétienne, mais elle restera malgré tout présente. Il convient alors de lui donner un sens et une valeur.

Dimanche de la Sexagésime

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Le semeur sortit pour semer sa semence. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin : elle fut piétinée, et les oiseaux du ciel la mangèrent. … (Saint Luc 8)

Ce dimanche est le deuxième du temps de la Septuagésime, et l’on y retrouve les sentiments de ce temps : conscience de la gravité de nos péchés et du besoin que nous avons du Rédempteur. Mais les chants de ce dimanche de la Sexagésime expriment notre misère d’une façon intense, presque angoissée, particulièrement les trois premiers chants : Introït, Graduel et Trait, qui sont de grandes supplications collectives.

► Introït : Exsúrge

Le texte de l’Introït de ce dimanche de la sexagésime est extrait du psaume 44, dans lequel le peuple d’Israël commence par rappeler tous les bienfaits dont le Seigneur l’a comblé dans le passé, puis il y oppose la triste situation dans laquelle il se trouve présentement, se demandant si Dieu a oublié son peuple ou l’a rejeté à cause de ses fautes, et il se termine par cet appel suppliant :

Exsúrge, quare obdórmis Dómine
Levez-vous, pourquoi dormez-vous Seigneur ?

Exsúrge, et ne repéllas in finem.
Levez-vous, et ne nous repoussez pas à jamais.

L’on songe bien sûr à l’Évangile de la tempête apaisée. Dieu semble dormir quand sa providence permet pour quelque temps que ses ennemis triomphent.

Puis le texte du psaume poursuit :

Quare fáciem tuam avértis, oblivísceris tribulatiónem nostram ?
Pourquoi détourner votre visage ? Oubliez-vous notre détresse ?

Adhǽsit in terra venter noster exsúrge.
Notre ventre est collé à terre.

Dómine, adjúva nos, et líbera nos.
Levez-vous Seigneur, secourez-nous et délivrez-nous.

La première phrase fait évidemment penser à l’Évangile de la tempête apaisée et à l’appel angoissé des apôtres à Notre Seigneur dormant dans la barque.

Il n’est pas besoin de souligner à quel point ce texte est d’actualité. La mélodie le suit pas à pas, en exprimant toutes les inflexions avec sobriété mais intensité. La première phrase monte progressivement du premier encore timide jusqu’au deuxième, plus appuyé, avant de redescendre avec une sorte d’accablement. Même courbe dans la deuxième phrase qui s’achève au grave avec le sombre : Nous sommes prostrés et ne pouvons nous relever. Puis le dernier s’élève, très dépouillé mais suppliant. Le verset est le début du psaume qui rappelle au Seigneur ses bienfaits passés.

Le verset est le début du psaume qui rappelle au Seigneur ses bienfaits passés.

Deus, áuribus nostris audívimus : patres nostri annuntiavérunt nobis.
Ô Dieu nous l’avons entendu de nos oreilles, nos pères nous l’ont raconté.

► Graduel : Sciant gentes

Comme celui de l’Introït, le texte du Graduel du dimanche de la Sexagésime est encore une prière collective. Il est tiré, ici, du psaume 82, dans lequel le peuple d’Israël lance un appel à la toute puissance divine pour qu’elle le délivre de ses ennemis, ceux qui refusent de reconnaître le seul vrai Dieu et de se soumettre à lui, ceux que le texte appelle, les nations païennes.

Sciant gentes quóniam nomen tibi Deus : tu solus Altíssimus super omnem terram.
Que les nations sachent que votre nom est Dieu, vous seul êtes le Très-Haut sur toute la terre

Deus meus, pone illos ut rotam, et sicut stípulam ante fáciem venti.
Mon Dieu, faites-les tourner comme une roue, qu’ils soient emportés par le vent comme un fétu de paille.

Ces paroles s’appliquent particulièrement aujourd’hui à tous ceux qui veulent bâtir un monde sans Dieu et s’opposer à sa loi. Mais en ce temps de la Septuagésime, elles s’appliquent aussi aux ennemis de notre âme qui nous tiennent captifs du péché. Nous demandons au souffle de l’Esprit Saint de les balayer et de les emporter au loin. La mélodie est ample et solennelle avec de grandes vocalises. On remarquera surtout dans la deuxième partie, celle du mot qui s’élève dans l’aigu d’une façon exceptionnelle.

► Trait : Commovísti

Comme dimanche dernier, et comme il en sera ainsi jusqu’à Pâques, le Graduel du dimanche de la Sexagésime n’est pas suivi d’un Alléluia, mais d’un Trait, composé de plusieurs versets sur une psalmodie très ornée. Celui de ce dimanche comporte trois versets tirés du psaume 59. Comme ceux de l’Introït et du Graduel c’est une prière suppliante du peuple d’Israël envahi et persécuté par ses ennemis.

Commovísti, Dómine, terram, et conturbásti eam.
Seigneur, vous avez ébranlé la terre et vous l’avez bouleversée.

Sana contritiónes ejus, quia mota est.
Guérissez ses blessures car elle est ébranlée.

Ut fugiant a facie arcus, ut liberéntur elécti tui.
Que vos élus échappent aux traits de l’arc qu’ils soient délivrés !

Lorsque le texte de ce psaume parle de la terre, il s’agit du pays d’Israël et surtout de ses habitants. On peut dire de cette prière, comme de celle du Graduel, qu’elle s’applique tout à fait à la situation de l’Église et de notre pays, mais elle s’applique aussi à notre âme blessée par le péché dont nous supplions le Seigneur de nous délivrer. La mélodie est faite de formules habituelles aux Traits ; on en retrouve quelques-unes unes qui figuraient déjà dans celui de dimanche dernier, mais d’autres ont été choisies les plus développées et aussi, spécialement dans le deuxième verset, parmi les plus tourmentées.

► Offertoire : Pérfice

Les deux derniers chants du propre de la messe du dimanche de la Sexagésime, l’Offertoire et l’antienne de Communion, sont nettement différents des trois premiers. Nous n’y retrouverons plus les appels suppliants du peuple de Dieu dans sa détresse, ce sont au contraire des prières personnelles pleines de confiance.

Le texte de l’Offertoire est tiré du psaume 16, prière du juste, celui qui accomplit fidèlement la volonté de Dieu et fait valoir cette qualité pour obtenir d’être exaucé. En ce temps de la Septuagésime, même si nous nous efforçons d’être fidèles, nous prenons conscience de la fragilité de notre démarche et demandons au Seigneur qu’il nous soutienne dans cette voie.

Pérfice gressus meos in sémitis tuis, ut non moveántur vestígia mea
Affermissez mes pas dans vos sentiers afin que ma démarche ne soit pas ébranlée.

Inclína aurem tuam, et exáudi verba mea : mirífica misericórdias tuas, qui salvos facis sperántes in te, Dómine.

Cette demande s’exprime par une mélodie très calme et contemplative, comme c’est souvent le cas des Offertoires, avec de nombreuses notes longues qui lui donnent un certain caractère d’immobilité marquant l’assurance du juste dans l’observation de la Loi de Dieu, mais elle est en même temps très expressive avec des accents bien soulignés.

► Communion : Introíbo

Comme l’Offertoire, l’antienne de Communion du dimanche de la Sexagésime est une prière personnelle, et non seulement on n’y retrouve pas la supplication et l’angoisse des premières pièces de la messe, mais cette petite antienne est même plutôt joyeuse. Le texte est bien connu puisqu’il est tiré du psaume 42 que le prêtre récite au début de la messe.

Introíbo ad altáre Dei, ad Deum qui lætíficat juventútem meam.
Je m’avancerai vers l’autel de Dieu, vers Dieu qui réjouit ma jeunesse.

Cependant, il ne faut pas s’y tromper, ce psaume 42, qui n’est d’ailleurs que la suite du psaume 41, est la prière d’un malheureux exilé au milieu d’un peuple impie. Il se souvient de Jérusalem et des magnifiques cérémonies du Temple qui faisaient sa joie dans sa jeunesse, et il aspire à les retrouver. De même en ce temps de la Septuagésime, et de façon générale au milieu du monde impie où nous nous trouvons, et du péché qui nous enserre, nous aspirons à retrouver la jeunesse spirituelle dans la patrie céleste. C’est cet espoir qu’exprime la mélodie de cette antienne, joyeuse et affirmative. Ainsi s’achève la belle progression des chants de ce dimanche, depuis les appels angoissés de l’Introït jusqu’à la confiance et l’espérance finale.