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Déprédations de crèche à la Noël 2022

Au moins 14 crèches ont été vandalisées avant et après les fêtes de Noël 2022: l’Observatoire de la christianophobie vient d’en faire une recension (et il ne s’agit que de celles dont la presse locale a parlé: peut-être avez-vous connaissance d’autres faits, n’hésitez pas, alors, à les signaler à support[at]christianophobie.fr). Vous pouvez consulter cette recension ici.

Les belles figures de l’Histoire : Saint Grégoire l’Illuminateur

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent Philippe SUKIASYAN, Historien et Diacre de l’Eglise apostolique arménienne :

 

Deux députés européens interpellés pour corruption

Il ne s’agit pas d’élus de la strème-droâte…

Marc Tarabella, député belge privé de son immunité parlementaire depuis le 2 février, a été interpellé vendredi, tout comme le député européen italien Andrea Cozzolino.

Marc Tarabella a été placé en garde en vue vendredi dans l’enquête sur des soupçons de corruption au sein du Parlement européen impliquant le Qatar et le Maroc.

Andrea Cozzolino a également été arrêté alors qu’il sortait d’une clinique où il suivait des examens.

Parallèlement, plusieurs bureaux de la mairie d’Anthisnes – où Marc Tarabella est bourgmestre – ont été perquisitionnés. Une autre perquisition a ciblé « un coffre bancaire situé à Liège » lui appartenant.

Andrea Cozzolino est soupçonné d’avoir participé à un accord avec d’autres personnes qui prévoyait une collaboration afin de protéger les intérêts d’États étrangers au Parlement européen.

Avortement : combattre sur le bon terrain

De Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur de l’ECLJ, sur L’Homme Nouveau :

Il ne suffit pas de mener un bon combat, encore faut-il combattre sur le bon terrain. Les soldats et les politiciens le savent bien, le choix du terrain confère un avantage stratégique, qui peut se révéler déterminant. Cela est vrai aussi du combat sur l’avortement. Plutôt que d’accepter le combat sur le terrain idéologique des droits de l’homme, nous devrions le ramener sur celui, humain, de la politique sociale.

A lire ici.

Un climat de guerre civile règne sur l’Amérique

Article d’Antoine de Lacoste publié par la Revue d’Histoire Européenne :

La démocratie américaine connaît une crise majeure. Un climat de guerre civile y règne sur fond de vague woke terrorisant ses adversaires. Le système électoral, totalement archaïque et opaque, autorise toutes les suspicions. Les électeurs trumpistes, des « gens déplorables », refusent de voir mourir leur Amérique tandis que les élites ont adopté une nouvelle religion qui doit remplacer le vieux socle protestant.

Depuis l’élection de Donald Trump en 2016, l’Amérique s’est divisée en deux camps qui s’invectivent, se haïssent et ne se côtoient plus. D’un côté, il y a le parti du bien : les intellectuels, les journalistes, les universités, les libéraux et libertaires des « côtes », est et ouest. De l’autre, le petit peuple blanc du centre complété par des bastions conservateurs comme le Texas, moins blanc celui-là. Clairement, l’appartenance à un camp a remplacé l’appartenance à un pays, ce qui est l’exact contraire de toute l’histoire américaine.

Les médias, presque totalement acquis au premier camp, ont fait de Trump le responsable de cette situation qui fracture l’Amérique comme elle ne l’a jamais été. Chacun sait qu’il n’en n’est rien : l’élection de Donald Trump n’a été que le révélateur d’une situation qui couvait depuis bien longtemps. La désindustrialisation, la crise financière de 2008, l’invasion fulgurante du wokisme et des théories du genre ont mis de côté une Amérique qui, en 2016, a trouvé son champion, celui qui la défendait et la comprenait.

Ce phénomène fondamental n’a pas été perçu par les élites, trop occupées à s’enrichir grâce à la marche triomphale de la mondialisation et à la suprématie totale de l’Empire américain. La rancœur couvait pourtant. Obama et son administration ont déployé une énergie considérable pour sauver Wall Street en 2008 mais ont laissé des millions d’Américains se faire saisir leurs maisons et entrer dans l’ère de la pauvreté. L’immigration massive venant d’Amérique centrale ou latine a engendré une inquiétude grandissante chez ceux qui sont le socle historique de l’Amérique. Marqués par un protestantisme souvent rigoureux, persuadés de « la destinée manifeste » dont ils sont les héritiers, ces petits blancs exècrent ces vents nouveaux qui leur semblent diaboliques et ne veulent pas disparaître dans les poubelles de l’histoire.

Assommés par l’élection surprise de Trump, les élites ont déclenché pendant quatre ans une guerre qui n’a laissé aucune place au compromis, y compris parlementaire ce qui est tout à fait nouveau. Elles étaient encouragées par le mépris abyssal dont les dirigeants démocrates faisaient preuve à l’égard de leurs adversaires : les gens qui soutiennent Trump sont « déplorables » n’a pas craint d’affirmer la délicieuse Hillary Clinton.

Les médias ont été les chefs de file de cette croisade du bien : « Certains jours, le Washington Post publia plus de douze articles sur Trump contre seulement un ou deux sur le reste du pays » (Le Monde Diplomatique, mars 2021). Une sorte de « fureur idéologique » s’est emparée de l’Amérique  (Le Figaro, 25/09/2020).

FUREUR IDEOLOGIQUE ET WOKISME TRIOMPHANT

Cette fureur s’est, aussitôt après l’élection de Trump, traduite par la non-reconnaissance de la légitimité de sa victoire. Trop prudents pour remettre en cause le décompte des votes (il ne faut surtout pas ouvrir la boîte de Pandore), les démocrates se sont activement lancés dans des tentatives de procédures d’impeachment qui n’ont jamais eu l’ombre d’une chance d’aboutir. Le principal grief était la supposée interférence de Moscou dans la campagne électorale, le « Russiegate ». Pendant des années les médias ont alimenté le feuilleton et la montagne a finalement accouché d’une souris : le Rapport Mueller a conclu qu’il n’y avait rien. Cela n’a pas empêché certains journalistes de décrocher le Prix Pulitzer pour des enquêtes finalement erronées : comme le Goncourt ou le Nobel, le Pulitzer est depuis longtemps la marque du néant accaparée par la bien-pensance.

Dans ce contexte, la vague woke a pris une ampleur incroyable et a submergé la plupart des universités américaines. Des professeurs ont été renvoyés (Evergreen, Georgetown) pour des motifs surréalistes, d’autres ont été harcelés et ont préféré démissionner, tous doivent suivre des cours de remise à niveau idéologique. Les injonctions les plus baroques se sont multipliées, l’auto-censure bride toute parole publique. Un parlementaire a même conclu une prière publique par Amen et Awomen. Il fallait y penser…

Tout cela a évidemment été accompagnée de violences multiples, surtout après l’affaire George Floyd, ce noir tué par un policier blanc, et le développement du mouvement Black Lives Mater. Des groupes de militants ont chassé des étudiants coupables de ne pas baisser la tête ou de ne pas plier le genou, d’autres ont envahi des restaurants (comme à Washington) obligeant les clients blancs à lever le poing. Le paroxysme a été atteint à Portland, dont le centre-ville a été occupé pendant des semaines par des militants anti-racistes et wokistes. La terreur a régné sur la ville en toute impunité.

Cette « polarisation de l’opinion » est telle que des Américains quittent leur région pour s’installer sur des terres plus hospitalières. De nombreux électeurs trumpistes quittent la Californie, devenue étouffante, pour s’installer en Idaho ou plus loin au Texas. Changer de vie pour changer de voisins, cela en dit long sur la volonté de ne plus vivre ensemble.

Pour accompagner tout cela, les médias se sont mis en ordre de marche comme jamais. Ce n’est pas une surprise : 95% de la presse et de la télévision ont soutenu Clinton puis Biden contre Trump. Mais ils sont allés très loin, la palme revenant au New-York Times qui a publié en 2019 un manifeste (le projet 1619) dans lequel il affirme que l’histoire américaine est fondée sur la racisme et l’esclavagisme. Cette vision est aujourd’hui enseignée dans de très nombreuses écoles à travers tout le pays.

L’élection de Biden, censée apaiser l’ambiance selon les médias américains et européens, n’a rien changé, bien au contraire. Le doux Biden, dans une de ses phases de lucidité, a déclaré en janvier 2022 : « Choisissons-nous la démocratie plutôt que l’autocratie, la lumière plutôt que les ombres, , la justice plutôt que l’injustice ? ». Nous sommes bien loin d’un Président « de tous les Américains ». Il est vrai que pour le camp du bien, ceux d’en face sont « déplorables ».

LE VOTE SOUS LE SIGNE DU DESORDRE ET DE L’OPACITE

Bien évidemment, les doutes autour de la véracité des comptages du scrutin de 2020 qui a vu la victoire de Biden d’une courte tête, ont terriblement envenimé les choses. La fameuse invasion du Capitole le 6 janvier 2021, loin d’être une tentative de coup d’Etat, n’est autre que le symbole de l’exaspération d’un peuple (la moitié de l’Amérique), persuadé de s’être fait voler la victoire.

Les arguments ne manquent certes pas pour mettre en cause le résultat du vote. Le système électoral américain est en effet d’un invraisemblable archaïsme désordonné, sans parler de son opacité. Chaque Etat a sa propre procédure, voire plusieurs car cela peut changer d’un comté à l’autre. On peut voter par anticipation ou non, plusieurs jours après, le nombre de jours étant extrêmement variable, par correspondance avec autorisation pour des militants de parcourir les immeubles à la recherche de bulletins (qui les remplit ?). Les machines électroniques ne sont pas toujours les mêmes et, dans bien des cas, l’électeur ne peut lire le résultat de son vote après avoir appuyé sur le bouton. Certains ont affirmé avoir lu Biden après avoir appuyé sur le bouton Trump. Et que dire de ces bulletins perforés, plus ou moins bien, autorisant toutes les interprétations. La cerise sur le gâteau étant l’absence de contrôle d’identité dans bien des votes par correspondance.

Lorsqu’on sait que Trump avait partie gagnée avant le décompte des votes par correspondance qui ont, dans certains bureaux, donné 90% des voix à Biden, la suspicion est bien légitime.

Tout cela n’est pas nouveau certes. Certains spécialistes de l’Amérique affirment que Kennedy avait déjà volé son élection en 1960… Dans son livre Un homme, un vote ? (Edition du Rocher, 2007), Jacques Heers raconte l’élection de 2000 :

« On a compté et recompté. Pendant des jours, les journaux ont publié des photos où l’on voyait un scrutateur, perplexe et circonspect, occupé à examiner très soigneusement un bulletin, tenu délicatement entre ses doigts, face à la lumière, pour dire si un confetti à demi-détaché devait compter ou non pour une perforation. On n’en sortait pas. Chaque jour les chiffres changeaient. Les juges de la Cour suprême eurent le dernier mot et, par cinq voix contre quatre, déclarèrent que Bush l’emportait en Floride. »

La différence avec l’époque actuelle, c’est que personne ne contesta ensuite la légitimité de Kennedy ou de Bush. Ce ne fut pas le cas pour Donald Trump, et c’est la grande nouveauté. Biden est aujourd’hui dans le même sac pour l’électeur trumpiste.

Aujourd’hui les Américains n’ont plus confiance et ils ne sont plus que 50% à être fiers de la façon dont fonctionne leur démocratie contre 90% en 2002.

Les réseaux sociaux de leur côté ont joué leur partition guerrière avec Twitter comme symbole qui expulsa Trump. Son rachat par Elon Musk et le renvoi de la moitié de ses employés marque un tournant important et les théories du genre ont perdu un fidèle relais.

Malgré la victoire des progressistes, la haine est toujours là. La revue Forbes par exemple a demandé aux entreprises, sous peine de dénonciation, de ne pas embaucher d’anciens membres de l’administration Trump après leur éviction conforme au spoil system.

UNE NOUVELLE RELIGION

Mais d’où vient ce vent de folie qui a fait d’une grande partie de la jeunesse américaine des propagandistes acharnés du wokisme ou du Black Lives Mater ?

Interrogé par le Figaro (25/09/2020) Joseph Bottum, professeur d’université, avance une grille d’analyse intéressante. Pour lui l’effondrement du protestantisme, notamment dans les zones urbaines, a laissé la place à un post-protestantisme dont les adeptes sont des nouveaux puritains sans Dieu qui pratiquent la religion de la culture woke. Une partie des fidèles de ces églises protestantes qui furent le socle de l’Amérique ont rejoint les évangéliques ou les catholiques, mais la plupart sont devenus des post-protestants qui ont inventé des nouveaux péchés : le racisme, l’intolérance, les atteintes à l’environnement, l’oppression. Et de conclure joliment : « Nous avons maintenant une église du Christ sans le Christ. Cela veut dire qu’il n’y a pas de pardon possible. » D’où cette ambiance de guerre civile « à feux doux ».

Dans leur aveuglement idéologique, presque religieux donc, les progressistes veulent réduire leurs adversaires à de petits blancs racistes et aigris. La réalité est toute autre : en 2020, Trump a perdu des électeurs blancs mais en a gagné dans les communautés noires et surtout hispaniques. Ainsi, Juan Ciscomani, fils d’immigrés mexicains et candidat républicain victorieux en Arizona a bâti sa campagne sur la destruction du rêve américain par Biden et Pelosi, coupables de laisser entrer une immigration excessive et de permettre aux écoles de ne plus enseigner « les bons côtés de l’Amérique ».

Cette crise identitaire et religieuse se conjugue toujours avec une crise sociale. Certes, elle a commencé il y a bien longtemps mais elle prend une tournure inattendue depuis le covid. Ce n’est pas un hasard si les Américains ont eu un nombre important de morts, et Trump n’y est pour rien même si cela lui a sans doute coûté l’élection.

Les Américains sont en mauvaise santé. De 2014 à 2022, ils ont perdu trois ans d’espérance de vie : les overdoses d’opioïdes et l’obésité font des ravages. On estime que 40% des adultes américains sont obèses et beaucoup, affaiblis, sont morts du covid. Mais le débat est impossible : la peur d’être taxé de grossophobe empêche la parole. La situation est si grave que l’armée a averti que 2021 avait été l’année la plus difficile de son histoire pour le recrutement des marines : les jeunes ne réussissent plus les tests physiques.

Ainsi, comme dit le New York Times, qui y a largement contribué, les Américains « vivent dans une nation cassée ». Le consensus, provisoire, sur l’Ukraine n’y change rien : c’est à l’intérieur que le ver est dans le fruit.

L’Amérique vit un climat de guerre civile, « à feu doux » certes, mais la haine est palpable.

Antoine de Lacoste

L’éternel complexe de la droite

Lu dans France catholique à propos du vote du Sénat à majorité LR sur la constitutionnalisation de l’avortement :

Le diable existe-t-il vraiment ?

L’abbé Pagès réagit contre ceux qui croient que les démons ont été chassés de l’enseignement de l’Eglise :

La merveilleuse revue chrétienne des personnes malades ou handicapées, Ombres et Lumière, écrivait récemment, au détour d’un article, que les personnes présentées par la Bible comme possédées étaient en fait des « malades psychiques(n°251, p.35) ». Ce propos m’a rappelé celui, il y a plus de vingt ans, d’un prêtre diocésain ayant moult responsabilités, à qui je demandai s’il pouvait toutes parfaitement les assumer, notamment celle d’exorciste, et qui me répondit que lorsqu’il était sollicité à ce titre, il assurait que tout allait bien et que la personne repartait en pensant que tout allait bien, car cela était « une affaire de psychologie ». Comme je lui faisais remarquer que Jésus avait Lui-même accompli des exorcismes, il me fit valoir que Jésus « parlait avec la culture de son temps ». Autrement dit, Jésus avait beau être Dieu né de Dieu, LA Vérité en personne (Jn 14.6), nous connaissions mieux que Lui aujourd’hui la réalité, et cela grâce à ? La science ! Et comme je rapportais ensuite à l’évêque cette conversation, celui-ci soupira : « Que voulez-vous … Il nous faut attendre que ces prêtres meurent … » Je crus percevoir dans sa voix la peine immense de l’impuissance jointe à une affreuse solitude existentielle, triste fardeau que j’attribuais à son apathie, sa mission d’évêque ne consistant certainement pas à attendre que meure le clergé infidèle et que disparaissent les scandales qu’il cause, sans user du pouvoir qu’il a reçu pour faire que les choses soient ce qu’elles doivent être. Est-il possible d’être appelé « père » et de rester insensible aux souffrances des âmes torturées par les démons ? Car les démons existent bel et bien, et on ne peut nier, enseignait saint Jean-Paul II, que « l’esprit malin parvienne à exercer son influence non seulement sur les choses matérielles, mais aussi sur le corps de l’homme(Audience générale 13 août 1986) », et on peut ajouter : sur son psychisme. Pour autant, un évêque comme celui de Coire, Mgr Bonnemain, n’a pas rougi de supprimer le service de l’exorcisme en son diocèse, pour le remplacer par ? « des solutions classiques: médicales, psychologiques, psychothérapeutiques »… scientifiques !

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L’avortement les rend fous : le Sénat ne joue absolument pas son rôle de garant de la Constitution

Extrait d’une tribune de Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin et vice-président du Groupe Les Républicains dans Famille chrétienne suite au vote du Sénat en faveur de l’inscription de la « liberté d’avorter » dans la Constitution :

[…] Autre aspect qui est très troublant dans ce qui vient de se passer, c’est que non seulement le Sénat prend, avec ce vote, une décision strictement orthogonale à un vote précédent pourtant effectué il y a simplement quelques semaines, mais on ne reconnait pas dans cette décision l’« ADN » du Sénat. En effet, habituellement le Sénat prend ses distances par rapport aux tumultes et aux fracas médiatiques, pour se concentrer sur l’essentiel. Habituellement, les sénateurs, plus encore que les députés, savent que l’on ne doit toucher à la Constitution que d’une main tremblante, pour reprendre cette formule chère à Montesquieu. Dans le cas présent, force est de constater que le Sénat ne joue absolument pas son rôle de garant de la Constitution puisque, comme nous l’avons mentionné plus haut, avec sa décision, il contribue même à significativement l’affaiblir. Habituellement, les sénateurs sont très attachés à la rigueur juridique et ils cherchent à légiférer de façon rationnelle et raisonnable, sans être sous la pression de telle ou telle opinion publique. Or ce qui vient de se passer là, est le strict opposé de tout cela : ce n’est ni rationnel ni raisonnable. Si l’on tire les fils de cette décision, allons-nous demain voir apparaître dans la Constitution française tous les sujets sociétaux ? Franchement, tout ceci n’est pas très sérieux et je formule des vœux pour que la Chambre Haute se ressaisisse car si elle n’est plus capable de faire preuve de tempérance et de mesure alors on peut même se demander si le bicamérisme a encore un sens dans nos institutions françaises.

La diversité c’est bien, mais sans la droite

Tugdual Denis, Directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, analyse l’amende hors norme contre C8 et les propos délirants du ministre de la Culture :

“T’es une merde”. On ne va pas se mentir, il y a des moyens plus courtois de s’adresser à un député de la République. En s’enguirlandant en novembre avec le lui-même souvent discourtois Louis Boyard, de la France insoumise, Cyril Hanouna a transformé son plateau de télévision en loge. Les deux hommes ont en effet eu une explication qu’on a habituellement en coulisses. L’animateur ne s’encombrant pas du langage châtié qu’on use à l’écran. En même temps, c’est le principe de ses émissions, et la quintessence de son style. Qu’on aime, ou pas.

L’Arcom, l’ancien CSA, a décidé qu’on ne parlait pas comme ça devant des enfants ou autres téléspectateurs. Soit. Et vient d’infliger 3,5 millions d’euros d’amende à la chaîne C8 pour non maîtrise de son antenne. Pardon ? 3,5 millions d’euros ?

Si seulement l’Etat et ses organismes se montraient sévères en toutes circonstances, on ne s’étonnerait pas. Mais il y a dans le traitement de défaveur sur tout ce qui touche de près ou de loin à Vincent Bolloré quelque chose de profondément ridicule, et, in fine, d’anormal.

Quel était l’objet de la dispute entre le LFI Louis Boyard et l’animateur de Touche pas à mon poste ? Une digression hors sujet du premier sur l’actionnaire du second. Ce soir-là, Louis Boyard a absolument voulu parler de Vincent Bolloré, de ses activités en Afrique, des accusations dont il fait régulièrement l’objet.

Le 16 janvier, la même ministre de la Culture a donné une interview hallucinante dans Le Monde. Une interview qui aurait dû faire bondir plus d’un démocrate. Répondant à une question sur l’annulation par le groupe Indochine d’un concert à Perpignan, ville dirigée par le RN Louis Aliot, Rima Abdul Malak a d’abord affirmé que ce n’était pas forcément une bonne manière de montrer ses désaccords idéologiques. Nous étions agréablement surpris par cette tempérance. La suite allait nous donner tort:

“C’est un combat politique, que je porte notamment au Parlement. J’essaie de sensibiliser le milieu de la culture, qui, parfois, ne voit pas arriver cette vague de l’extrême droite. (…) Cette vague du populisme sera très violente pour la culture, si on ne lutte pas contre elle sur le terrain et politiquement.”

Oui, bien sûr, le milieu de la Culture lutte sous les assauts de l’extrême droite. Il est d’ailleurs déjà infiltré par les tenants d’une France réactionnaire. Quand on sait le monolithisme politique qui émane des milieux culturels, on se pince en lisant la paranoïa et la mauvaise foi de la ministre…

Cela, c’était la première salve, finalement assez politique même si malhonnête intellectuellement, de l’entretien. Quelques lignes plus bas, en revanche, la ministre se montrait plus précise dans son sectarisme. Au sujet du droit de C8 et CNews à pouvoir être diffusées gratuitement sur la TNT, elle brandissait sa menace, avec la gourmandise de celle qui pense pouvoir appuyer sur un bouton rouge:

“Lorsqu’on arrivera, en 2025, au moment de l’analyse de leur bilan pour la reconduction de leurs autorisations de diffusion, l’Arcom saura regarder comment elles ont respecté leurs obligations.”

Dans le même journal, Le Monde, qui se gargarise de ces oukases, l’écrivain Erik Orsenna a détaillé le 7 février le contenu de son prochain livre consacré à Vincent Bolloré. “Histoire d’un ogre” paraîtra chez Gallimard et s’attaquera, détaille Le Monde, “avec férocité, mais, sans le nommer, à l’homme d’affaires qu’il accuse de vouloir régner sur les médias et l’édition”. L’académicien Erik Orsenna, à l’oeuvre qualitativement sinusoïdale, trace là une ligne droite vers sa cible:

“La particularité de Vincent Bolloré, c’est son interventionnisme extrêmement brutal dans les médias et les maisons d’édition et ce, au service d’une cause politique qui en fait pour moi un adversaire. (…) Il met son pouvoir au service d’une parole de haine. C’est unique à ce niveau dans le capitalisme français. Vincent Bolloré est dangereux pour la démocratie.”

Faut-il que ces gens soient aveugles pour ne pas se rendre compte qu’il s’agit a maxima d’un simple rééquilibrage ? Que la presse n’est que très minoritairement de droite, que les écoles de journalisme sont peuplées d’apprentis qui se disent ouvertement opposés à la droite, que la publicité n’est pas de droite, que le monde du cinéma n’est pas de droite, que le monde de l’édition n’est pas de droite, que le monde de la chanson ne penche pas à droite. Et que pour tous ceux qui dominent ces mondes, il ne peut en être autrement.

Les progressistes proclamés sont incapables de deux choses : légitimer d’autres gens qu’eux, et proclamer la liberté comme principe.

Nous sommes pour que Jean-Luc Mélenchon puisse défendre comme ce fut le cas jeudi 9 février sur BFM TV, avec la ferveur d’un ami et le talent d’un ténor, son camarade Adrien Quatennens.

Nous sommes pour que le journal L’Humanité paraisse, vende et rayonne. Nous sommes pour que la télé soit de droite et de gauche, pour que des chanteurs de droite puissent chanter dans des villes d’extrême gauche, pour que les Français aient le choix entre Arte et Hanouna, pour que des milliardaires macronistes possèdent des journaux et qu’un autre, breton, puisse se lancer dans l’édition. Nous sommes pour que ceux qui n’ont que le mot diversité à la bouche cessent d’étouffer dans leur entre-soi.

L’idéologie du genre s’invite chez les Anglicans

Après la dénaturation du mariage, les Anglicans se penchent non sur le sexe des anges mais sur le genre de Dieu. Ils viennent de créer une nouvelle commission pour mener une réflexion sur la désignation de Dieu par le genre masculin ou celui féminin. Selon le Rt Rev Dr Michael Ipgrave, évêque de Lichfield et vice-président de la commission liturgique responsable de la question, la communion anglicane avait « exploré l’utilisation d’un langage du genre par rapport à Dieu depuis plusieurs années ».

« Après un dialogue entre les deux commissions dans ce domaine, un nouveau projet conjoint sur le langage du genre débutera ce printemps ». « Comme pour d’autres modifications potentielles des dispositions liturgiques autorisées, la modification du libellé et du nombre de formes d’absolution autorisées nécessiterait un processus synodique complet pour approbation. ».

L’intervention de ce responsable fait suite à la question soulevée par la révérende Joanna Stobart, vicaire d’Ilminster et de Whitelacington dans le Somerset, sur les progrès réalisés dans le développement d’un « langage plus inclusif » dans les services.

La branche conservatrice n’est pas allée par quatre chemins pour réagir face à cette déclaration. Selon des confidences qui ont été faites par le révérend Dr Ian Paul au Telegraph, tout ceci serait l’abandon de la doctrine.

« Le fait que Dieu soit appelé ‘Père’ ne peut être remplacé par ‘Mère’ sans changer de sens, ni ne peut être neutralisé en tant que ‘Parent’ sans perte de sens ». « Ce n’est pas nouveau. Les chrétiens ont reconnu depuis les temps anciens que Dieu n’est ni un homme ni une femme, mais la variété des façons d’aborder et de décrire Dieu trouvée dans les Écritures n’a pas toujours été reflétée dans notre culte ».

Vatican II : fruits en germes ou fruits gâtés ?

De Côme de Prévigny sur Renaissance catholique :

Jean XXIII voulait « faire entrer un peu d’air frais dans l’Église » et, il y a soixante ans, les esprits les plus échauffés promettaient au monde catholique un véritable « printemps », un renouveau inespéré qui allait indubitablement redonner espérance et jeunesse à la vénérable institution. Les foules devaient investir les sanctuaires tandis que les ouvriers devaient retrouver, nous promettait-on, le chemin des baptistères. Évidemment, les décennies ont passé et les promesses n’ont pas été tenues. Dans les grandes nefs, on ne respire plus que les odeurs de fiente des pigeons et les moisissures des champignons favorisées par l’humidité. Les églises ont été désertées, les séminaires ont fermé et les rêves ont été déçus. Avec le temps, les prophètes de bonne aventure ont terriblement courbé le front et ils masquent leurs rides pour suggérer chaque jour d’attendre encore une année pour voir une aube nouvelle luire sur la Chrétienté. Il y a encore quelques temps, quelques observateurs bien avisés s’aventuraient à nous dire qu’il fallait bien cinquante ans pour escompter recevoir les fruits du fameux Concile. Désormais, il faudrait attendre cent ans. « Il est vrai qu’il faut un siècle pour qu’un Concile prenne racine. Nous avons encore quarante ans pour le faire prendre racine ! » prévenait sans se décourager le pape François[1]. Qu’en est-il vraiment ? Faut-il garder patience ou bien l’essentiel du message de l’aggiornamento a-t-il été reçu ?

La comparaison avec le Concile de Trente

Le grand argument invitant les chrétiens à la pondération en attendant le renouveau de l’Église après Vatican II consiste à recourir à l’histoire du concile de Trente qui s’est tenu pendant deux décennies, de 1545 à 1563, mobilisant l’énergie de cinq papes successifs. Répondant au grand bouleversement de la Réforme protestante, cet évènement majeur du monde catholique recentra le clergé sur sa mission, précisa la foi sur plusieurs points de la doctrine du salut et de la Sainte Eucharistie, produisit un catéchisme rénové et améliora considérablement la vie de l’Église. Les secousses qu’il produisit dans l’Institution furent telles que, à la fin du XVIIe siècle, les saints vivaient encore du souffle qu’avait lancé la Contre-Réforme pour revivifier le christianisme moderne. D’ailleurs, en France, le fameux Concile de Trente n’était-il pas encore appliqué en 1610 alors même que Louis XIII montait sur le trône ? Les premiers grands séminaires favorisés par les pères conciliaires n’ont-ils pas attendu de voir le jour des décennies plus tard, à la faveur des grandes intuitions de saint Vincent de Paul ou de Messieurs Ollier et Bourdoise ?

Voilà bien un raccourci. Sans doute n’avions-nous ni presse, ni radio, encore moins internet au XVIe siècle. Pour autant, les canons et décrets du Concile n’ont pas tardé à être mis en pratique. Il suffit de constater la fougue de saint Charles Borromée pour s’en persuader. Dès la clôture du Concile, il demanda à être déchargé de ses mandats romains pour être pleinement consacré à ses prêtres. Il regagna Milan pour multiplier les tournées diocésaines, y fonder un séminaire et combattre partout les dérives du clergé peu assidu. Une bonne partie des évêques de son temps imitèrent ce grand confesseur de la foi dès la fin du XVIesiècle. Non seulement aucun ne fit obstacle aux points doctrinaux qu’avaient précisés les Pères réunis à Trente mais ils en adoptèrent rapidement les recommandations pastorales pour solidifier la spiritualité catholique. L’un des modèles de cet épiscopat particulièrement entreprenant fut saint François de Sales qui sillonna la Savoie au cours des deux premières décennies du XVIIesiècle.

Cependant, il est de coutume d’affirmer que les canons du Concile ont rencontré une forte résistance en France et, à vrai dire, les parlements ne l’ont finalement jamais complètement agréé de façon officielle. La raison ne provient pas d’une opposition doctrinale de notre pays, loin de là, mais plutôt de la fierté gallicane désireuse de conserver une tutelle temporelle sur les hôpitaux. Ce point de détail, joint au souci des rois de France de ne pas trop contrister les partisans huguenots au cœur d’un pays meurtri par les Guerres de religion fit que les parlements rechignèrent très longtemps à entériner les canons du Concile de Trente tandis que légats et nonces s’évertuèrent à faire approuver les décisions romaines. Mais, dans les faits, les décrets du Concile avaient été adoptés par les évêques français dès la décennie 1580. Par ailleurs, une bonne partie des nouvelles mesures avaient été reprises à son compte par le roi Charles IX lors de l’ordonnance de Blois en 1579 puis lors de l’édit de Melun en 1580. Aussi peut-on affirmer que le Concile de Trente a été appliqué dès le xvie siècle à travers le monde, à commencer par l’Italie ou l’Espagne. Même dans la France gallicane, la contre-réforme avait été instaurée dans les diocèses. Les fruits s’en faisaient ressentir et, cinquante ans après la clôture des sessions, la pratique religieuse avait été considérablement solidifiée.

Le Concile aurait-il été mal interprété ?

On ne peut imaginer que Vatican II ne fût pas appliqué dans la foulée des sessions qui réunirent deux mille cinq cent pères entre 1962 et 1965. La mobilité des évêques traversant le monde en quelques heures et les moyens de communication avertissant la catholicité toute entière des grandes décisions facilitèrent largement la pénétration des esprits. D’ailleurs, les mesures prises ne tardèrent pas. La plus emblématique, touchant à la liturgie, fut la promulgation d’un nouveau missel qui fut diffusé dans les diocèses du monde entier cinq ans seulement après la clôture du Concile. Sur ce point, l’application de Vatican II fut tellement violente qu’à partir de cette date, les prêtres qui refusaient de célébrer les saints mystères selon la forme rénovée étaient condamnés les uns après les autres, à moins de pouvoir revendiquer un âge avancé. De même, les catéchismes anciens étaient interdits pour laisser place aux livres rénovés. Le Droit Canon fut également réformé. Tous les aspects de l’Église furent touchés, depuis l’habit religieux jusqu’aux chants sacrés, en passant par les relations avec les États, le dialogue avec les autres religions ou l’organisation des communautés religieuses. En quelques années, le Concile avait changé le visage de l’Église.

Devant les bouleversements provoqués, nombreux furent ceux qui constatèrent des erreurs de transmission. Paul VI avouait qu’il avait le sentiment « que, par quelque fissure, la fumée de Satan, était entrée dans le peuple de Dieu » à l’occasion de ce grand évènement. Dans un discours devenu célèbre, Benoît XVI chercha à distinguer le vrai Concile, dont les principaux acteurs étaient les évêques, du faux Concile, celui que les médias avaient fantasmé et qu’ils auraient, d’une certaine manière, imposé au monde entier : « Il y avait le Concile des Pères – le vrai Concile – mais il y avait aussi le Concile des médias. C’était presqu’un Concile en soi, et le monde a perçu le Concile à travers eux, à travers les médias. Donc le Concile immédiatement efficace, qui est arrivé au peuple, a été celui des médias, non celui des Pères. » Pourtant, si Vatican II a été mis en application dans les séminaires immédiatement à la fin des débats, ce n’était pas du fait des médias. Si des textes ont été promulgués pour réformer la liturgie en un temps record, si la mise à jour de la vie des congrégations a été actée dès les années 1960, c’est bien du fait des prélats de Curie et des évêques diocésains qui portaient la plume et non des journalistes.

À l’objection selon laquelle le Concile aurait été mal interprété et qu’il faudrait en connaître le véritable esprit, Jean Madiran objectait que, dans le cas de Vatican II, il ne pouvait justement pas exister d’équivoque dans la mesure où le législateur et l’exécutif étaient un seul et même corps. Ce sont les évêques catholiques qui ont à la fois décidé des changements et qui les ont mis en pratique. Par conséquent, ils pouvaient bien être certains de la façon dont il fallait appliquer le fameux Concile dont ils étaient à la fois les auteurs et les interprètes.

La déchristianisation à marches forcées

Lors du Concile de Trente, l’Europe chrétienne a connu un regain de ferveur, comme l’a analysé l’historien Alain Tallon, spécialiste de la question. À partir du XVIIe siècle, l’assiduité du clergé, l’élan des nouvelles congrégations comme les Jésuites, les Lazaristes, les Oratoriens puis les Montfortains ont véritablement rechristianisé des régions entières puis évangélisé le monde alors que des secteurs avaient commencé à connaître une déchristianisation marquée à l’occasion des Guerres de religion. Or, on peine à remarquer l’élan de ferveur qui aurait suivi Vatican II. Dans son livre publié en 2018, Guillaume Cuchet a analysé la chute de la pratique en France et expliqué « Comment notre monde a cessé d’être chrétien ». Or, pour lui, l’année de cassure fut précisément 1965, au cours de laquelle la pratique s’est effondrée pour ne jamais retrouver ses niveaux d’antan. Inutile d’épiloguer sur le sujet, l’époque post-conciliaire est dramatique pour le catholicisme. Dans notre pays, les vocations se tarissent désormais et les églises d’Europe sont vouées, tôt ou tard, à la reconversion profane ou à la destruction.

Avec l’internationalisation de l’Église, les cœurs tentent un instant de ne pas se laisser gagner par le désespoir et ils considèrent les foules provenant de l’autre bout du monde. Désormais l’hémisphère sud vient à la rescousse du Vieux Continent essoufflé et le pape ne nous arrive plus de nos latitudes désabusées. Mais gardons-nous des mirages des promesses conciliaires. Depuis soixante ans, le catholicisme d’Amérique latine est en terrible perte de vitesse. Pas un seul de ces pays n’a augmenté sa proportion de catholiques depuis le Concile. Par exemple, la Colombie qui l’avait vue augmenter de 15 % entre 1910 et 1970 a perdu tous ces gains entre 1970 et 2014. L’Église romaine ne revendique même plus deux tiers des Brésiliens alors qu’ils étaient quasiment tous catholiques à la veille de Vatican II. Un pays comme le Honduras où la part avoisinait les 100 % a vu ce chiffre dégringoler sous la barre des cinquante ces dernières années. Les évangéliques et les agnostiques y sont devenus majoritaires. C’est dire à quel point nous devrions être particulièrement circonspects à l’égard du catholicisme d’Amérique latine qui vit des feux que les siècles missionnaires lui avaient jadis conférés.

Samuel Beckett avait écrit sa plus célèbre pièce au tout début des Trente Glorieuses, au cours desquelles les pères conciliaires avaient promis monts et merveilles sur cette terre. Sans doute était-ce dans l’air du temps. Après les années de guerre, les hommes de ce siècle, enivrés par un irénisme sans faille, ont souhaité nous garantir le paradis ici-bas par de pieuses intentions. Mais tout cet esprit s’est évanoui et les défenseurs invétérés de Vatican II ressemblent, soixante ans plus tard, aux personnages de En attendant Godot qui tout au long de la pièce guettent l’arrivée d’un personnage qui ne vient jamais. Les jours passent, les années aussi et nos amis continuent à nier les faits en croyant dur comme fer à l’éclosion de fruits qui ne germeront raisonnablement plus. Recourir aux comparaisons historiques douteuses ou aux promesses qui n’engagent à rien pour sauver un texte daté n’est plus de saison. Sans doute la riche histoire de l’Église nous apprend-t-elle à tenir des attitudes autrement plus courageuses.

Pape François : l’anticolonialiste ?

Quel est le bilan du voyage pontifical en Afrique ? Quel a été le rôle de l’Eglise dans la colonisation ? Les réponses du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence les abbés Célier et Benoît, le père Thomas et Guillaume de Thieulloy.

Actes anti-chrétiens en Belgique au premier semestre 2022

Au cours du premier semestre 2022, la Belgique, et notamment la Wallonie, ont connu de nombreux actes de vandalisme anti-chrétiens. En voici une recension (non exhaustive) de nos amis de l’Observatoire de la christianophobie.

Une ancienne responsable de Twitter doit s’expliquer sur la censure concernant le Covid

La représentante républicaine Nancy Mace a critiqué l’ancien responsable de Twitter, Vijaya Gadde, lors d’une audition mercredi, pour avoir censuré des analyses médicales alternatives. Mme Gadde, ancienne avocate générale et responsable des questions juridiques, de la politique et de la confiance chez Twitter, a admis lors de l’interrogatoire que personne au sein de l’entreprise n’avait le statut médical nécessaire pour évaluer les affirmations concernant les stratégies d’atténuation du Covid et les vaccins :

Où avez-vous fait vos études de médecine ?

Je n’ai pas fait d’études de médecine

Vous n’êtes pas médecin, n’est-ce pas, Mme Gadde ?

Non, je ne le suis pas

Qu’est-ce qui vous fait penser que vous ou n’importe qui d’autre chez Twitter a l’expertise médicale pour censurer des données réelles, précises, du CDC ?

Je ne suis pas familier avec ces situations particulières

Je suis sûr que vous ne l’êtes pas

Mace a accusé Gadde et les dirigeants de Twitter d’avoir fait taire Jay Bhattacharya, un professeur de médecine de Stanford, qui critiquait le verrouillage lié au Covid-19 :

Vous avez censuré des médecins formés à Harvard, des médecins formés à Stanford, des médecins formés dans les meilleurs endroits du monde, et vous avez réduit ces voix au silence.

Bhattacharya fait partie des personnes ciblées par Twitter sur une « liste noire ». Bhattacharya est l’un des professionnels de la santé qui ont rédigé la Déclaration de Great Barrington, un document qui condamne les stratégies de confinement. Bhattacharya avait préconisé de protéger les communautés les plus vulnérables (par exemple les personnes âgées et les personnes atteintes de maladies auto-immunes) tout en permettant à la grande majorité du grand public vivre normalement.

Quand leurs professions se féminisent, les hommes ont tendance à s’en aller

Libération se désole que la parité puisse faire fuir les hommes…

Une récente étude de l’université de Zurich, publiée dans la revue spécialisée Social Networks, le confirme. A partir de données britanniques, le professeur en sociologie Per Block démontre que la ségrégation genrée du marché du travail ne s’explique pas seulement par des intérêts individuels prétendument différenciés entre homme et femmes, c’est-à-dire un attrait plus fort des femmes pour les métiers du care ou encore une affinité des hommes pour les professions techniques. «Les résultats montrent une tendance substantielle et claire des hommes à quitter leur emploi lorsque davantage de femmes y entrent», confirme l’étude, sans que cela puisse être imputé à d’autres caractéristiques professionnelles, à des changements de profils de compétences ou de conditions d’entrée. Ainsi, lorsque la proportion de femmes dans un emploi augmente de 10 %, la probabilité des hommes d’y rester chute d’environ 12 %. Les hommes ont deux fois moins de chance de rester dans une profession où l’afflux de femmes s’élève à 75 %.

Y aurait-il donc une différence entre les hommes et les femmes ?

« Allez-vous réagir face à cette baisse historique et faire de la natalité votre priorité ? »

Le député LR Xavier Breton a interrogé le gouvernement sur la crise de la natalité :

Madame la Première ministre, jamais la natalité française n’a été aussi basse depuis 1946, avec 723 000 naissances en 2022. C’est le chiffre le plus bas depuis soixante-quinze ans. Le pic de 800 000 naissances enregistré entre 2006 et 2012 paraît bien lointain. Autre chiffre inquiétant, le taux de fécondité, qui mesure la moyenne du nombre d’enfants par femme est tombé à 1,8, nous plaçant bien loin du taux de 2,1, qui permet de stabiliser la population. Il manque chaque année 40 à 50 000 naissances pour assurer le renouvellement des générations. Ces chiffres doivent nous alerter, mais ils ne sont pas étonnants. Depuis dix ans, les choix effectués ont délibérément, et par idéologie, rompu avec la politique familiale de notre pays, qui faisait pourtant l’objet d’un consensus politique très large. Depuis dix ans, lors du mandat de François Hollande d’abord, puis lors de celui d’Emmanuel Macron, tout objectif de soutien à la natalité a été systématiquement écarté et les atteintes portées aux allocations familiales, au congé parental et au quotient familial pénalisent tout particulièrement les familles des classes moyennes et défavorisées. Allez-vous réagir face à cette baisse historique de la natalité ? Le soutien à la natalité va-t-il être à nouveau une véritable priorité ?

Mme la présidente : La parole est à M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et des personnes handicapées.

M. Pierre Cordier : Et des assistantes maternelles !

M. Jean-Christophe Combe, ministre des solidarités, de l’autonomie et des personnes handicapées : Comme vous, nous nous inquiétons des statistiques relatives à la natalité dans notre pays.

M. Jean-Pierre Vigier : Alors agissez ! Vous êtes au pouvoir depuis cinq ans !

M. Jean-Christophe Combe, ministre : Avec 723 000 naissances, la France connaît son plus bas historique. Toutefois, avec un taux de 1,8 enfant par femme, notre pays reste l’un des plus féconds d’Europe.

M. Grégoire de Fournas : Vous le dites à chaque fois !

M. Jean-Christophe Combe, ministre : En tant que ministre des familles, mon rôle est de favoriser le rapprochement de cette fécondité avec le nombre idéal d’enfants souhaité, dit désir d’enfant – d’environ 2,4 par femme dans notre pays. Le différentiel, on le sait, s’explique principalement par les possibilités de conciliation entre vie personnelle et vie professionnelle. C’est pourquoi, lors de la campagne présidentielle, le Président de la République a promis de créer un service public de la petite enfance afin de favoriser la natalité, et de réduire l’écart entre la fécondité et le désir d’enfant. Dans le cadre du Conseil national de la refondation, j’ai lancé un débat avec les associations d’élus, les associations familiales et la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf). Nous allons créer ce service public de la petite enfance et, d’ici à 2030, 200 000 places d’accueil.

M. Sébastien Chenu : Allez, on recommence…

M. Jean-Christophe Combe, ministre : Nous allons accompagner les collectivités afin qu’elles développent l’offre. Il s’agit de mieux équilibrer vie familiale et vie professionnelle, de renforcer l’égalité entre les femmes et les hommes et, surtout, de lutter contre les inégalités de destin, dans la continuité de la politique des 1 000 premiers jours, afin d’accompagner les enfants dans leurs trois premières années de vie.

Mme la présidente : La parole est à M. Xavier Breton.

M. Xavier Breton : Les collectivités locales ne vous ont pas attendus pour mettre en place des services de la petite enfance ! Ils les gèrent déjà ! Mais vous avez des responsabilités en matière fiscale – avec le plafonnement du quotient familial – et en ce qui concerne le budget des familles. Il faut rétablir l’universalité des allocations familiales. Il faut imaginer un congé parental en adéquation avec la réalité des familles, et non idéologique ! C’est là où l’on vous attend, et l’on attend que vous preniez vos responsabilités.

Le « pieux catholique » Joe Biden lâche le FBI contre les catholiques qui prient le rosaire et pratiquent la liturgie latine [Addendum]

Un analyste du renseignement au sein du FBI a publié, le 23 janvier, une information concernant les extrémistes « catholiques radicaux-traditionalistes » (RTC).

Cet acronyme, nouveau pour beaucoup de personnes travaillant dans le domaine du contre-terrorisme intérieur, est accompagné d’une note de bas de page de l’auteur expliquant que les RTC sont « typiquement caractérisés par le rejet du Concile Vatican II ». La préférence pour la messe en latin plutôt qu’en langue vernaculaire et un certain nombre de points de vue traditionnels sur les autres religions du monde peuvent équivaloir à une « adhésion à une idéologie antisémite, anti-immigrés, anti-LGBTQ et suprémaciste blanche ».

La description indique que les RTC « pourraient constituer le plus grand groupe d’antisémites sérieux en Amérique ». En outre, les RTC « embrassent des idéaux sociaux extrêmement conservateurs en ce qui concerne les femmes ».

L’auteur fait une fixation sur l’avortement, via l’utilisation répétée de l’expression « droit à l’avortement ». Alors que plus de 100 cas d’attaques contre des centres pro-vie ont eu lieu en 2022, le document fait état de 200 « attentats à la bombe ou incendies criminels » non corroborés contre des cliniques d’avortement au cours des 20 dernières années. Cette énorme disparité statistique aurait normalement conduit les forces de l’ordre fédérales à se concentrer sur la menace la plus élevée, mais la tendance de plus en plus gauchiste des actions de mise en application du FBI semble avoir ignoré cette tendance. Le document se termine par l’incroyable affirmation selon laquelle les RTC représentent une menace visant à utiliser « les lieux de culte comme plateformes pour promouvoir la violence. »

Addendum samedi 11 février :

L’affaire fait scandale dans les médias américains, au point que le FBI a déclaré qu’il retirait ce document car « il ne répond pas à nos normes rigoureuses ». Le bureau de presse du FBI a confirmé que le document provenait du bureau de Richmond, mais qu’il allait « retirer le document des systèmes du FBI ».

« Bien que notre pratique habituelle soit de ne pas commenter des produits de renseignement spécifiques, ce produit particulier de terrain – diffusé uniquement au sein du FBI – concernant l’extrémisme violent à motivation raciale ou ethnique ne répond pas aux normes exigeantes du FBI ».

« Dès qu’il a eu connaissance de ce document, le siège du FBI a rapidement pris des mesures pour le retirer des systèmes du FBI et procéder à un examen des fondements du document. Le FBI s’engage à mettre en œuvre des techniques d’analyse rigoureuses, à enquêter sur les actes de violence et autres crimes et à les prévenir, tout en respectant les droits constitutionnels de tous les Américains, et ne mènera jamais d’activités d’enquête ni n’ouvrira d’enquête sur la seule base d’une activité protégée par le premier amendement ».

Les républicains de la Chambre des représentants vont entamer une enquête sur la prétendue « militarisation » du gouvernement fédéral contre les militants pro-vie et les chrétiens. Ils examineront les allégations visant le FBI et le ministère de la Justice.

José Luis Sanchez del Rio, héros des Cristeros, patron des JMJ

Mort martyr à 14 ans, le bienheureux José Luis Sanchez del Rio est la grande figure de la bataille des Cristeros pour la liberté religieuse.

L’Église a fait de ce jeune héros de la foi le saint patron des JMJ. Il est fêté le 10 février. Il offre une belle leçon de courage face à la haine antichrétienne d’un gouvernement socialo-maçonnique. C’est une figure d’actualité pour la jeunesse d’aujourd’hui. Le président Calles avait fait fermer les églises interdites au culte, chasser les prêtres, pourchasser et massacrer ceux qui ont tenté de passer dans la clandestinité afin d’assurer à tout prix les sacrements aux fidèles.

Des Cristeros également abandonnés par Rome, malgré leur foi, leur intrépidité et leur bravoure, leur défense du clergé catholique, sans compromis.

Qui sont les Pères de L’Église ?

Retrouvez chaque semaine une vidéo de L’Homme nouveau présentée par l’abbé Benoît, vous emmenant sur les traces des premiers martyrs et des premiers grands saints de l’Église. Cette saison, nous suivrons les traces des Pères de l’Église de l’Orient avec notamment Saint Athanase, Saint Basile, Saint Grégoire de Nazianze et Saint Jean Chrysostome. Nous nous pencherons aussi sur l’histoire des Pères de l’Église d’Occident avec Saint Ambroise, Saint Jérôme, Saint Augustin et Saint Grégoire le Grand.

La France, cet Etat fédéral des Etats-Unis

Dans Valeurs Actuelles, Guillaume Bigot dénonce l’américanisation de la vie politique française :

[…] Pendant que le Parlement s’écharpe sur l’opportunité de constitutionnaliser le droit à l’avortement… le pays est entraîné dans une guerre par procuration contre une puissance nucléaire sans débat parlementaire et l’on envisage de réformer les retraites au moyen d’un 49.3.

Mais n’est-ce pas car le droit à l’avortement a été contesté Outre-Atlantique que certains redoutent qu’il soit demain en cause chez nous ?

Si et c’est justement le deuxième symptôme de ce vote. Il s’agit d’un énième épisode de l’américanisation de notre vie politique.

Les traces de ce mimétisme sont partout.

Du wokisme de Pap Ndiaye contracté lors de son séjour outre-Atlantique, en passant par cette mode des primaires ou de l’idée d’un discours annuel du président français devant le Congrès ou encore par la volonté d’importer la guerre des races comme après l’affaire Floyd, les preuves de ce mimétisme abondent.

L’envie d’imiter la métropole est si irrésistible que nous ne sommes pas à l’abri qu’un parlementaire français américanouillard propose une loi visant à prohiber le port d’armes en France alors qu’il est déjà interdit.

Notre pays a beau ne pas être un État fédéral, nous avons beau ne pas avoir de droite chrétienne ultra réactionnaire qui pèse électoralement, l’envie de faire comme aux States est trop forte.

Cette volonté d’accorder une protection constitutionnelle au droit à l’avortement est d’ailleurs caractéristique d’une volonté, typiquement américaine, d’encadrer et de limiter la marge de manœuvre du pouvoir politique (législatif ou exécutif) par le pouvoir judiciaire.

Ce n’est que tardivement et progressivement que le Conseil Constitutionnel a vu ses prérogatives s’étendre et étendre les droits individuels dans notre pays.

Au départ, notre loi Fondamentale n’était qu’une règle du jeu institutionnel et certainement pas un catalogue de droits individuels.

À l’origine, il n’y a pas de cour suprême en France. Notre cour suprême disait de Gaulle, c’est le peuple.

Dans la tradition française, les juges d’ailleurs ne font pas de politique, ils ne sont pas un pouvoir mais une autorité et doivent être la bouche de la loi comme dit Montesquieu.

Cette juridicisation de la vie politique grignote constamment les droits du citoyen.

La clé de voute de la constitution, c’est la souveraineté du peuple, autrement dit la démocratie.

C’est vraiment une marque de défiance à l’égard de la démocratie de ne pas faire confiance au peuple et de vouloir le ligoter juridiquement.

Or, la construction européenne a déjà amputé la démocratie française. Mais pour certains, le peu de latitude qui reste aux législateurs et aux gouvernants, c’est encore trop. Ce droit à l’avortement n’apporte rien de plus aux femmes de notre pays mais réduit une fois de plus les droits du citoyen à décider de ses lois.

Quand les Français décideront tel Gulliver entrâvé de se libérer ?

Retraites et natalité

Intervention de Gabrielle Cluzel dans l’émission Face à l’info sur Cnews :

GPA : exploitation en Ukraine et utilisation des femmes en état de mort cérébrale

Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour Tous, dénonce sur Radio courtoisie de graves dérives et pointe une inhumanité :

Avortement : le Texas a intenté une action en justice contre l’administration Biden

Le 7 février, le Texas a intenté une action en justice devant le tribunal de district des Etats-Unis pour le district ouest du Texas, contre l’administration Biden, en réaction à une directive du 13 juillet 2022 exigeant des pharmacies, « en vertu des lois fédérales sur les droits civils », qu’elles fournissent des pilules abortives sous peine de perdre les fonds Medicaid et Medicare.

Cette directive concerne environ 60 000 pharmacies aux Etats-Unis.

Cette tentative du ministère américain de la santé et des services sociaux (HHS) « d’imposer par décret un droit fédéral à l’avortement » a été déclarée illégale par le procureur général du Texas, Ken Paxton. Il rappelle que les

« protections antidiscriminatoires du titre IX n’obligent pas les entreprises à fournir des avortements, mais protègent au contraire toute personne ou entité contre l’obligation de contribuer à la fourniture d’avortements ».

Il souligne le fait que, désormais, ce sont les Etats qui ont le pouvoir décider de la loi sur l’avortement. La directive irait donc à l’encontre de la décision Dobbs en imposant au niveau fédéral la fourniture de produits provoquant l’avortement.

De son côté, Joe Biden a annoncé le même jour qu’il opposerait son veto à « toute interdiction fédérale du droit à l’avortement ».

Prier pour les malades

Le samedi 11 février, l’Eglise célébrera Notre de Dame de Lourdes. Le sanctuaire marial reçoit chaque année des milliers de pélerins et est le lieu de nombreuses prières demandant la guérison et le réconfort devant l’épreuve de la maladie. La Vierge Marie y a accordé grâces et miracles. Nous pouvons profiter de cette fête pour prier pour les malades et pour tous ceux qui les accompagnent dans leur quotidien : proches, aidants, soignants …

Tout spécialement, en ce mois de février, nous pouvons confier à l’intercession de la Vierge Marie nos prières de guérison. A travers une neuvaine à Notre Dame de Lourdes, ou en s’associant à la prière du chapelet, récité tous les jours à 15h30 à Lourdes.

Et tout au long de l’année, face à la maladie, appuyons-nous sur Dieu et sa Parole de Vie :

  • Méditons et gardons dans nos coeurs certains versets bibliques, pour nous apporter réconfort, apaisement et courage face à la souffrance physique et psychique qu’entraîne la maladie. Car comme le disait Jésus dans l’évangile de Matthieu, au chapitre 11 : “Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos” (Matthieu 11, 28)

  • Exprimons nos peurs, notre colère, notre impuissance mais aussi notre espérance au Seigneur à travers les psaumes, comme avec le psaume 26 (27). Ces textes nous rappellent combien Dieu n’est pas éloigné de ce que nous vivons, combien il connaît nos épreuves et souhaite nous y rejoindre pour nous les faire traverser. « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. » (Psaume 26 (27), 14)

Alice Ollivier pour Hozana.org

Légaliser l’euthanasie, pour fournir des organes

D’après les données de Transplant Québec, « près de 15% » des donneurs d’organes « ont préalablement eu recours à l’aide médicale à mourir » en 2022.

Outre le Québec, la Belgique, les Pays-Bas, le Canada et l’Espagne autorisent le don d’organes après une euthanasie ou un suicide assisté.

Ainsi, de même que le nombre d’euthanasies est en croissance, le nombre de donneurs d’organes a triplé au cours des cinq dernières années. L’année dernière, Transplant Québec a recensé un « nombre record » de demandes. 483 Québecois ont reçu un don d’organes. Martine Bouchard, la nouvelle directrice générale de Transplant Québec, ne cache pas son intérêt :

« Il s’agit non seulement d’une occasion d’augmenter le nombre de donneurs d’organes au Québec, mais aussi d’une opportunité incroyable de permettre à un plus grand nombre de personnes de bénéficier d’une greffe » .

Synode anglican

Le synode général de la communion anglicane d’Angleterre a voté jeudi, malgré ses divisions, en faveur d’une bénédiction des unions entre personnes de même sexe, tout en confirmant son opposition à la célébration de mariages.

A l’issue de huit heures de débats tendus sur deux jours, les près de 500 membres de cet organe élu chargé de trancher sur les questions de doctrine, ont voté à 250 pour, 181 contre et 10 abstentions. Cette décision est le résultat de six années de consultations, qui ont révélé au grand jour les divisions profondes qui traversent la communion anglicane et ses 85 millions de croyants. Si les croyants d’Angleterre sont globalement plus libéraux, ce n’est pas le cas de ceux d’Afrique.

Cette crise sera-t-elle l’occasion pour certains Anglicans de rejoindre l’Eglise catholique ?

Idéologie woke : Disney continue de souffrir

Entre 2020 et 2022, Disney a été dirigé par un PDG woke, pro LGBT. Il a été limogé au bout de 2 ans tant les résultats étaient catastrophiques. Disney a dû rappeler en urgence son ancien PDG de 2005 à 2020.

Mais le mal est fait. Les familles se sont massivement désabonnées de Disney. La plate-forme Disney + a perdu 2,4 millions d’abonnés pendant les trois derniers mois de l’année 2022. Résultat : le groupe licencie 7 000 employés.

C’est la première fois depuis le lancement du service de streaming, fin 2019, que Disney + ne gagne pas de nouveaux spectateurs. Celui-ci compte désormais 161,8 millions d’abonnés dans le monde.

Selon son rapport annuel 2021, le groupe employait 190 000 personnes dans le monde au 2 octobre de cette année-là, dont 80 % à temps plein.

Les relations entre le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, et Disney se sont dégradées quand l’ancien PDG s’est prononcé publiquement contre une loi promue par le gouverneur, qui interdit d’enseigner en Floride des sujets en lien avec l’orientation sexuelle à l’école primaire.

Amende record contre C8

Sur la radio d’Etat France Inter, Rima Abdul Malak, ministre de la culture, a menacé le groupe Canal+. En même temps, l’ARCOM, l’Autorité de surveillance des médias a sanctionné C8 d’une pénalité financière de 3,5 millions d’euros, en raison des insultes proférées par Cyril Hanouna, animateur de l’émission « Touche pas à mon poste », à l’encontre du député (LFI) Louis Boyard, le 10 novembre 2022.

Au-delà du caractère mérité d’une sanction, en raison des insultes proférées à l’antenne par l’animateur de l’émission, il s’agit de la plus forte amende jamais infligée à un opérateur de télévision. A la suite des recommandations de sanctions formulées par le rapporteur le 17 janvier, des représentants de la chaîne ont été entendus mercredi 8 février. C’est au terme de ces échanges qu’en réunion plénière, l’Autorité a arrêté cette sanction, au motif que les propos tenus par l’animateur (« abruti », « tocard », « merde », etc.) « ont porté atteinte aux droits de l’invité, au respect de son honneur et de sa réputation ».

Une mise en demeure a aussi été prononcée à l’encontre de la chaîne, pour ne pas avoir respecté ses obligations en matière d’honnêteté et d’indépendance de l’information.

En début de soirée, le Groupe Canal+ a indiqué qu’il allait « mettre en œuvre les voies de recours possibles dans les plus brefs délais ».

Le 27 septembre 2018, dans l’émission 5/7 animée par Mathilde Munos sur France Inter, Daniel Morin s’en st pris à Charlotte d’Ornellas, journaliste à Valeurs actuelles et intervenante sur CNews. Ses propos n’ont pas ému les petits fonctionnaires de la police politique de l’Arcom :

« Les petites cathos d’extrême-droite, ça me plait, ça me fait chavirer, ça me transporte, ça m’excite. Tu me plais, Charlotte, oui, tu me plais au-delà du raisonnable […] J’ai envie qu’on fasse des petits jeux coquins, des jeux de rôle où tu serais déguisée en Jeanne d’Arc et moi en Mélenchon, tu me coincerais derrière le canapé, tu me mettrais des fessées bien méritées, et moi je crierais « oh oui, aille, ça fait mal mais je l’ai mérité » […] puis ton enlèveras ton armure et tu me diras : « viens, viens, mon cochon, viens voir Tatie Jeanne d’Arc » ; et là je deviendrais fou, fou de désir, et ce sera à mon tour de t’humilier en te disant des choses infâmes, des choses du style : « tais-toi souillon fasciste, viens avec moi dans le salon  » […] et là, tu convulseras et tu beugleras : « j’en appelle à Saint-Philippe Pétain, protège-moi, va de retro morinus » [… ] et nous ferons l’amour bestialement comme deux bergers allemands rongés par le stupre, la luxure et la passion ».

Un poids deux mesures ?

Rapport sur la christianophobie en France en juin 2022

Nos amis de l’Observatoire de la christianophobie ont mis en ligne le rapport sur la christianophobie en France en juin dernier. Vous pouvez le télécharger ici.

Le général (2S) Bertrand de la Chesnais dénonce les manque d’ambition et la faiblesse des effectifs de la transformation des armées

Dans une tribune publiée par valeurs actuelles, le général (2S) Bertrand de la Chesnais, ancien directeur de la campagne présidentielle d’Éric Zemmour, estime que les les 413 milliards d’euros de la loi de programmation militaire (2024-2030) sont un trompe-l’oeil. Le général de la Chesnais était n°2 de l’armée de terre lorsqu’il a quitté ses fonctions en 2017:

« (…) Que penser, alors, des 413 milliards d’euros promis par Emmanuel Macron pour nos armées pour les sept années à venir ?

Reconquête !, par la voix de son Président Éric Zemmour, est vigoureusement intervenu pendant la campagne présidentielle sur ce sujet essentiel pour l’avenir de la Nation. Le 20 février 2022, ce dernier considérait, prenant en compte les besoins des trois armées et notre situation économique, qu’il faudrait y consacrer au moins 490 milliards sur la période… Or, c’était avant les nouveaux records d’inflation que nous avons connus depuis lors. La différence est de plus de 20 % !

De toute évidence, l’effort promis n’est pas suffisant, pour quatre raisons fondamentales : notre sécurité, menacée par le réveil des Etats-puissances ; nos équipements, usés par trois décennies d’engagements ; nos effectifs très insuffisants, minés par les réorganisations successives ; notre place et notre influence dans le monde, qui dépendent de notre capacité à protéger nos intérêts (…)

Nos équipements. Rappelons que nous sortons de près de 30 ans de disette budgétaire, de fermetures d’unités, de désarmements de navires, d’externalisation de nos approvisionnements et de notre soutien. Simultanément, l’armée française s’est engagée dans un grand nombre d’opérations extérieures dans les Balkans, en Asie centrale et en Afrique. Nos équipements sont échantillonnaires, et dans bien des domaines de petits pays sont mieux équipés que la France. Pourtant, nous n’hésitons pas à envoyer des armements aux Ukrainiens. Après les canons Caesar, il est désormais question de donner des chars Leclerc, alors même que nous en possédons si peu et dont le coût unitaire se compte en dizaines de millions. Notre industrie de défense saura-t-elle faire face à la demande pour combler ces dons ? Pourra-t-elle augmenter et renouveler les armements dont nos armées ont besoin ? La mobilisation de notre industrie et la reconstitution de pans entiers de savoir-faire disparus (munitions, porte-avions, etc.) en vue d’une « économie de guerre » relèvent, très largement, d’un effet d’annonce. Malgré la promesse d’augmentation du budget des armées, l’engagement de l’Etat suscite en effet des interrogations. Le Président Macron laisse entendre lui-même que des étalements de programmes, pourtant en cours de livraison, et des décisions difficiles vont être annoncées !

De même, les effectifs ne suivent pas ! Alors que les militaires étaient 340 000 en 2002 (hors gendarmerie), ils ne sont plus que 200.000. Les armées ont toutes les peines du monde à recruter. Faute de politique cohérente de l’Etat, le retour des « forces morales », que souhaitait Emmanuel Macron le 14 juillet dernier, est resté lettre morte dans une population de moins en moins avertie des questions de Défense. Pas de masse dans la première armée d’Europe, tandis que l’armée russe ambitionne d’atteindre les 1,5 million de combattants (…)

Enfin, notre place dans le monde. Tandis que les seules dépenses garanties en France sont les dépenses sociales, dont la croissance moyenne sur la dernière période a été de plus de 4% par an, il est peu probable que ce rythme soit tenu pour les dépenses militaires, ne serait-ce que compte tenu du niveau de l’inflation qu’elles subissent de plein fouet – la Défense est consommatrice d’énergie et de matières premières – mais sur laquelle elles ne sont pas indexées.

Pendant ce temps, les dépenses militaires s’accroissent dans le monde entier. La France ne fait ni partie des cinq plus grands budgets militaires au monde (Etats-Unis et Russie qui y consacrent autour de 3,5% de leur PIB, Chine, Inde, Royaume-Uni), ni ne témoigne de la plus forte croissance, tandis que l’Allemagne vise progressivement, avec son plan à 100 milliards d’euros, les 2% du PIB. La future loi de programmation militaire devra garantir notre capacité à tenir notre rang et à protéger nos intérêts. L’influence de la France dans le monde est l’un des enjeux de cette loi de programmation, à l’heure où nos armées se voient renvoyées comme des malpropres d’Afrique pays après pays. Aujourd’hui le Burkina Faso, après le Mali et la République de Centre-Afrique. Alors que nos soldats y ont valeureusement et généreusement versé le prix du sang !

L’influence de la France dans le monde passe par la crédibilité de son armée. La loi de programmation militaire doit être à la hauteur de la puissance française pour défendre ses intérêts. Mais sans un budget conséquent sur une trajectoire rectiligne, ce ne sont que vaines promesses, c’est pourquoi nous devons viser un niveau de dépenses approchant 3,5% du PIB. Cet effort nécessite la mobilisation de l’ensemble de la Nation, dans le cadre d’une grande politique de Défense et de sécurité. Car le jour où la France se rendra compte de son état insuffisant de préparation militaire et morale, il sera trop tard.