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Les “scouts” wokes

Lu dans VA :

Comme tous les ans, les Scouts et Guides de France (SGDF) vendent leur calendrier entre octobre et décembre. Mais, comme le fait savoir le Parisien du 8 octobre, la version 2023 fait déjà polémique. Certains l’accusent de sombrer « dans le “wokisme”, le LGBT » à travers des visuels et citations controversés. « Les derniers flyers et prises de parole lors des rassemblements sont à vomir », a déploré un ancien scout. Un internaute a même qualifié l’agenda de « monument du “wokisme” » qui aurait « tout pour faire de parfaits militants écoféministes ». Parmi les choix éditoriaux du calendrier qui ont fait grand bruit, on retrouve des messages de la militante écologiste Greta Thunberg, de l’écrivain américaine défenseur des minorités Angela Davis ou encore de l’ex-président sud-africain Nelson Mandela. Tous militent pour l’ouverture à la différence. Chaque année, 100 000 jeunes vont frapper aux portes pour vendre plus de 360 000 calendriers, et ainsi récolter 1 million d’euros pour financer les activités des SGDF. La polémique autour de ce calendrier divise au sein de l’association. Certains regrettent un buzz qui pourrait affecter les ventes. « Dommage, car ces calendriers partent habituellement comme des petits pains », a expliqué un trésorier et chef scout. Le calendrier avait « notamment vocation à balayer les clichés sur nos jeunes, souvent vus comme des petits Blancs bourgeois et déconnectés », a tenu à rappeler une scoute. « Chacun a son point de vue, même si l’on déplore la polémique, d’autant qu’il n’y a pas de volonté de provoquer », a précisé une responsable SGDF. Avant de conclure : « Notre objectif n’est pas de provoquer [mais] d’être connecté aux jeunes d’aujourd’hui, pas à ceux d’hier. »

Disney renonce à un spectacle sataniste

Disney, qui n’en loupe décidément pas une en faveur de l’agenda LGBT, de la culture de mort, et même du satanisme, avait annoncé fin août un dessin animé intitulé “Little Demon” évoquant une femme fécondée par Satan et donc la fille est violemment anti-chrétienne. Devant la fronde des familles chrétiennes scandalisées par cette apologie du satanisme (et devant les grosses pertes financières que le boycott commençait à coûter à la chaîne FX, filiale de Disney, qui diffusait le dessin animé), Disney a finalement annoncé son retrait.

Une nouvelle preuve que la mobilisation (et notamment la mobilisation qui frappe au portefeuille), cela fonctionne!

Vous pouvez signer notre pétition contre l’activisme “woke” de Disney en cliquant ici.

Le médecin la déclare en « fin de vie », elle se réveille et le poursuit en justice

Cinq ans après les faits, le Conseil d’État vient de rejeter une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par la famille de Linage. Elle poursuit le médecin chef du service de réanimation de l’hôpital de la Roche-sur-Yon pour « faute déontologique » suite à la façon dont il a traité Amélie de Linage, mère de cinq enfants.

En 2014, Amélie de Linage fait un arrêt cardiaque après s’être étouffée avec un aliment. Elle est placée sous respiration artificielle. Son médecin juge que son cerveau est « détruit ». « Son projet de vie, c’est de mourir », estime-t-il.

Cinq jours plus tard, Amélie n’est plus alimentée du tout, et hydratée « au minimum ». Malgré les supplications de son mari, l’hôpital supprime également sa ventilation artificielle une semaine plus tard. Mais Amélie respire seule. Ce qui ne remet pas en cause le diagnostic des médecins qui jugent toujours la quadragénaire en « fin de vie ». Finalement, après être restée 15 jours sans être alimentée, Amélie parvient à dire : « j’ai faim ».

La mère de famille a retrouvé son domicile en décembre 2015. Elle souffre de « lésions » mais parle et peut marcher avec une aide. Son mari Cédric est parvenue à obtenir son dossier médical au bout de trois ans. Me Jean Paillot, avocat du couple, dénonce une « mauvaise application de la loi Leonetti ».

« On a oublié toutes les garanties, on n’a pas demandé son avis à la famille, ni obtenu l’avis d’un médecin tiers, ni écrit la décision d’arrêt des soins. »

Malgré la réponse du Conseil d’Etat, la procédure judiciaire doit poursuivre son cours.

« Il nous semble important de tirer quelques leçons déontologiques et médicales des erreurs commises, pour qu’Amélie ne soit pas une victime inutile », explique Cédric de Linage.

Squat et vol dans une église de Bretagne

Lu ici :

Quatre jeunes de 19 à 26 ans, deux garçons et deux filles, ont été interpellés par les gendarmes, dimanche, à leur descente du bateau, à Vannes, alors qu’ils revenaient de l’Île d’Arz. La veille, ils avaient pénétré dans l’église de l’île en fracturant la porte, puis ont passé la nuit dans le lieu de culte. Ils en sont repartis en volant deux nappes liturgiques. Aucun autre dégât n’a été constaté par les deux enquêteurs transportés sur l’île par des sapeurs-pompiers. L’objet du vol a été récupéré. Placés en garde à vue, les quatre jeunes ont fait l’objet d’un rappel à la loi. Le curé de l’Île d’Arz a porté plainte.

Les étudiants de Sciences Coco votent Mélenchon

Rien d’étonnant mais c’est toujours bon de le souligner. Selon une enquête du Cevipof, voici le vote des étudiants de Sciences Po :

Donnez du sens à votre épargne en investissant au profit de l’école Saint Joseph des Lys

Fondé en 2011, Saint Joseph des Lys est un établissement privé, tout en étant reconnu par l’Académie de Versailles. Situé en plein centre de Versailles, Saint Joseph des Lys est composé d’une école maternelle et primaire mixte ainsi que d’un collège de garçons et de filles : 21 classes au total, 204 familles et 439 élèves.

« L’école veut ouvrir les enfants qui lui sont confiés au Beau, au Bien et au Vrai en mettant un accent particulier sur la charité entre les enfants. »

Dans un esprit familial et avec l’éclairage de la Foi, Saint Joseph des Lys s’appuie sur des méthodes qui ont fait leurs preuves (syllabique pour la lecture, Singapour pour les mathématiques, …) et s’implique dans le choix des manuels, du recrutement (76 salariés) ou de la formation des enseignants, mais aussi celui du rythme scolaire. Sous le regard de Dieu et en continuité avec la maison, les élèves vivent chrétiennement leur journée. Un prêtre assure une présence régulière auprès des élèves. Il leur offre une formation catéchétique et spirituelle.

Parce que chaque enfant est unique, Saint Joseph des Lys s’attache à encourager, à valoriser et à approfondir les compétences individuelles de chacun en veillant à sa progression et à son épanouissement propre. L’école veille au développement de la personnalité par la prise de responsabilités, la méthode et l’autonomie dans le travail, la vie en équipe ainsi que l’esprit de service et de dévouement. L’accent est mis sur le goût du travail fini.

Son ambition générale est de permettre à chacun de se construire harmonieusement et intégralement pour devenir un homme équilibré, solide et droit, rayonnant, soucieux de répondre au mieux à sa vocation et d’apporter son témoignage de chrétien dans le monde d’aujourd’hui.

Le fort développement de l’école amène à cette présente levée de fonds (650 000 €) qui consiste à co-financer un nouveau bien immobilier et sa reconfiguration afin d’y déménager 4 classes du collège dès novembre puis 4 autres classes en septembre 2023 pour permettre d’y localiser à moyen terme l’ensemble du collège (200 élèves). Ce prêt obligataire ouvert désormais à la souscription sera remboursé par les ressources financières de l’école (frais de scolarité principalement).

Il est à noter que le développement de l’école et sa gestion en bon père de famille ont permis de dégager à l’établissement chaque année un résultat excédentaire depuis son lancement en 2011.

Souhaitez-vous contribuer au développement de Saint Joseph des Lys en donnant du sens à votre épargne ?

Pour toute information et contribuer à cette œuvre éducative, cliquez ici.

La Croix-LGBT

Ils salissent tout :

C’est une première en France, votée le 20 septembre à l’unanimité, et sous les applaudissements du conseil municipal de Lyon, majorité et oppositions comprises. Une maison de retraite destinée aux seniors LGBT+ (lesbienne, gay, bisexuel, transgenre, intersexe) va être construite dans le 4e arrondissement.

Lancée et gérée par une association, construite par la Croix-Rouge, cette maison de retraite d’un genre nouveau doit ouvrir ses portes en décembre 2024. […]

La jeunesse catholique est en colère et c’est compréhensible

Homélie de Dom Louis-Marie, père abbé du Barroux, samedi 8 octobre en la paroisse Saint-Roch de Paris :

 

Révérends Pères Abbés,

Monsieur l’Aumônier,

Monsieur le Président,

Chers Amis de Notre-Dame de Chrétienté,

 

La Providence a bien voulu qu’un père abbé bénédictin célèbre la sainte messe pour solenniser les quarante ans de l’association Notre-Dame de Chrétienté. Permettez-moi donc de saluer, de loin par la distance mais de très près par le cœur, son Éminence le cardinal Robert Sarah, qui a préféré renoncer à célébrer cette messe pour des raisons diplomatiques.

C’est donc un bénédictin qui est là, à double titre : comme supérieur d’une communauté fondée, il y a un demi-siècle, sur la célébration de la sainte liturgie selon les livres liturgiques anciens, et comme successeur de Dom Gérard qui vous salue du haut du Ciel. Le fondateur de l’abbaye de Sainte-Madeleine a été dès le début un ardent soutien du pèlerinage, encourageant les laïques qui furent à l’origine de cette œuvre audacieuse, et, il faut le dire, en réaction contre l’apostasie généralisée d’une société devenue folle.

Après quarante années de fidélité, de combat, d’épreuves, de déchirures, quarante ans de générosité admirable de la part de tant de catholiques, de tant de laïques et de prêtres, après quarante années de labeur, de croix, mais aussi de joie et d’espérance, quel bilan pouvons-nous faire ?

Permettez-moi, en tant que moine bénédictin, de vous transmettre quelques exhortations de saint Benoît à l’adresse du père abbé.

Pourquoi le père abbé ? Parce que tous, ici, qui avez une certaine responsabilité dans le pèlerinage, vous prenez une part à la grâce du Christ Tête.

Oui, vous, Monsieur le Président, et vous tous, ses collaborateurs, jusqu’aux chefs de chapitres et à tous les “officiers”[1], comme les appelle saint Benoît. Oui, vous tous, chacun à sa place, sans cléricalisme et sans aucun anticléricalisme, vous êtes partie prenante de cette grande œuvre au service de la gloire de Dieu et du salut des âmes.

La première exhortation est de vous souvenir du nom que vous portez.[2]

Pour saint Benoît, c’est très important. Parce que pour cet homme imbibé d’écriture sainte, le nom, c’est une identité claire. Le nom c’est aussi un mission. “Notre-Dame de Chrétienté” : voilà quel est votre nom. Notre-Dame, celle qui fut choisie par Dieu. Un nom, c’est une vocation, un appel, un amour de préférence. Oui ! Soyez assurés que Dieu a pointé son doigt sur vous, et il a dit : « Toi ! Viens et suis-moi sur ce chemin. Viens après moi dans une proximité intérieure faite de grâce, de don du Saint-Esprit et d’habitation intérieure. »

Notre-Dame de Chrétienté : voilà votre mission. Mission qui peut apparaître au-delà de tout espoir humain et qui dans une certaine mesure est vouée à l’échec tant le rapport de force est inégal. Mais que puis-je vous dire ? Sinon que c’est votre nom, c’est votre mission, c’est donc votre raison d’être : travailler à instaurer de lit temporel du fleuve spirituel. N’ayez pas peur et surtout ne vous découragez jamais. Il a fallu six siècles à saint Benoît pour couvrir l’Europe d’un blanc manteau de monastères de moines et de moniales. Ce n’était d’ailleurs pas son projet. Mais, en cherchant réellement Dieu, il a “initié un processus”, comme dit le pape François.

Notre-Dame de Chrétienté, c’est un nom, c’est une mission, c’est un début. Après 40 ans d’existence, votre mission ne fait que commencer.

La deuxième exhortation de saint Benoît à l’abbé que je vous transmets, est d’enseigner ses fils par la saine doctrine et l’exemple[3]. Plus par l’exemple encore que par la doctrine, certes, mais jamais sans elle.

Cette exhortation, vous la recevez avec fierté, parce que depuis 40 ans, quels que soient les présidents, les aumôniers, ce souci doctrinal a toujours été crucial. Avec un souci évident d’adaptation mais sans atténuation ni faiblesse.

Certains ont pu se demander si un pèlerinage est le lieu idéal d’un enseignement. L’abbé Coiffet s’était posé la question et la réponse était tombée naturellement : oui, et surtout à notre époque qui voit une crise majeure de la foi. Et ce qui est en jeu, particulièrement aujourd’hui, ce n’est pas seulement les connaissances. Il est vrai que les chrétiens eux-mêmes sont ignorants des mystères les plus basiques de la foi ; la divinité de notre Seigneur Jésus-Christ, la présence réelle dans l’hostie, la nature sacrificielle de la sainte messe.

Mais le mal n’est-il pas plus profond ? Sainte Bernadette de Lourdes ignorait beaucoup de points de doctrine, mais elle avait la foi, elle avait cette vertu surnaturelle de l’obéissance de l’intelligence à une révélation, à une vérité transcendante, qui vient de Dieu et qui est transmise par Dieu à travers l’Église. Le drame va jusque là car, non seulement les âmes ne savent plus où trouver la lumière, mais elles vont jusqu’à penser qu’il n’y a pas de lumière authentique qui vienne d’en-haut. Le monde moderne n’est pas seulement une apostasie de la vie intérieure, c’est aussi un refus de la transcendance. Les synthèses synodales montrent à quel point même des chrétiens engagés ont perdu, non seulement la foi, mais le sens de la foi.

Alors, oui, il est important et urgent de donner, lors de ces rassemblements de jeunes, le goût de la doctrine, le sens de la foi. Oui, il est de la plus haute importance de leur donner une chance d’élever les yeux vers la vérité et – pardonnez-moi l’expression – de leur fourrer le museau dans le vrai. Compelle intrare, « poussez-les à entrer »[4]. Il suffit parfois d’une expérience, d’un choc ressenti grâce à la splendeur de la vérité pour ouvrir à l’âme un chemin de conversion et d’engagement au service du Seigneur.

Saint Benoît ajoute que le bon exemple est décisif, et je tiens à saluer aujourd’hui tous les laïques qui ont montré une générosité édifiante pour préparer, organiser, accompagner, parfois adapter, le déroulement du pèlerinage. Et je tiens à saluer tous les prêtres qui, courageusement, marchent chaque année au milieu du troupeau pour confesser, enseigner, éclairer, adapter à chaque situation. Mais je tiens surtout à vous encourager, si cela est nécessaire, à soigner la sainte liturgie. Car, quel est le meilleur exemple, le signe le plus parlant de la splendeur de la vérité qu’une sainte liturgie. Si nous aimons la liturgie célébrée selon le missel de saint Pie V, c’est surtout en raison de son sens du sacré et du respect dû à Dieu.

C’est indéniable que de nombreux jeunes ont découvert cet univers qui, pour eux, n’est pas une vieillerie mais une totale nouveauté. La liturgie traditionnelle n’est pas une nostalgie du passé, c’est l’entrée dans un nouveau monde. Mais j’arrête là parce que je sens que je suis en train de prêcher à des convertis.

Il me reste une troisième consigne à vous transmettre de la part de saint Benoît, et que je relis deux fois par an au chapitre du matin avec tremblement.

Saint Benoît exhorte l’abbé à se souvenir souvent qu’il aura des comptes à rendre au Seigneur au jour du jugement, non seulement de ses propres actions, mais aussi de celles de son troupeau.[5]

Oui, le Seigneur nous confie des âmes. Et si chacun a la responsabilité ultime de ses mérites et de ses fautes, nous avons aussi la mission de porter les fardeaux les uns des autres[6]. Nous avons donc une part de responsabilité sur le salut des âmes. C’est d’ailleurs une mission générale que tout chrétien reçoit au baptême : celle de participer, de prendre part à la gloire de Dieu et au salut des âmes.

Saint Benoît parle très souvent des fins dernières et des comptes que chacun devra rendre au Seigneur de ce qu’il a fait et de ce qu’il n’a pas fait. C’est un appel à la responsabilité et, pour nous, de prendre conscience que ce royaume de Dieu pour lequel nous œuvrons n’est pas de ce monde. Notre-Dame de Chrétienté, si elle a été fondée pour travailler à l’enracinement des vérités chrétiennes dans la société, ne doit jamais oublier l’horizon éternel qui est le sommet de l’histoire.

Saint Benoît précise deux points particuliers sur lesquels le père abbé sera jugé quant à son ministère : la doctrine de ses frères et leur obéissance.[7]

J’ai déjà parlé de la doctrine.

Et c’est avec quelques pincettes que j’aborde celui de l’obéissance.

Pincettes parce que la jeunesse catholique en général est en colère. Certains évêques s’en émeuvent et s’en étonnent. Eh bien, je veux dire à la jeunesse catholique, à cette jeunesse qui reste fidèle à la foi, à la liturgie traditionnelle et à l’Église catholique, que cette colère est compréhensible. Parce que la colère est cette passion que Dieu a créée pour nous aider à affronter le mal. Et Dieu sait combien vous êtes agressés.

Mais accrochez-vous à l’appel du Seigneur : « Mettez-vous en colère mais ne péchez pas. Irascimini et nolite peccare. »[8] Aidons la jeunesse à tenir la ligne de crête. J’ai encore, dans l’oreille et le cœur, le grand cri de l’abbé Alexis Garnier : « double fidélité ». Je le fais mien aujourd’hui. C’est un défi. Mais le pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté ne porte-t-il pas le nom de “Pèlerinage de Pentecôte”, et donc du Saint-Esprit, et donc des dons du Saint-Esprit qui nous donnent la force de garder le droit chemin dans des conditions extrêmes ?

Il me faut achever cette homélie et je le ferai en vous glissant à l’oreille un dernier conseil bénédictin. Saint Benoît dit à l’abbé : « Ne t’inquiète pas trop, mon bonhomme, sinon tu n’auras jamais de repos. »[9]

Non, ne t’inquiète pas trop car tu es trop petit pour être responsable de tout. Ne t’inquiète pas trop parce que le Seigneur est plus grand que toi, et qu’il est le vrai Roi des nations, et qu’il sait.

Ne t’inquiète pas trop car Marie est là, elle qui a mis au monde le Sauveur dans une crèche misérable, elle qui a vu le vrai Roi mourir sur une croix, elle qui l’a vu ressuscité, elle qui a vu de pauvres hommes partir prêcher aux nations.

Elle est encore là.

Elle est toujours là.

 

Amen.

[1]    Cf. Règle, ch. 21.

[2]    Cf Règle, ch. 2, 1-2.

[3]    Règle, ch. 2, 11-12.

[4]    Lc 14, 23.

[5]    Règle, ch. 2 et 64.

[6]    Gal 6, 2.

[7]    Règle, ch. 2, 6.

[8]    Eph 4, 26, citant Ps 4, 5.

[9]    Règle, ch. 64, 16.

La Russie contre l’Occident?

D’Olivier Pichon, historien, pour le Salon beige:

Huntington contre Fukuyama ?Les choses sont plus compliquées mais le discours de Vladimir Poutine à l’occasion de l’annexion des 4 régions orientales de l’Ukraine a été moins géopolitique que culturel, sa violente diatribe contre l’Occident est d’ordre civilisationnel.

La question est: Qu’est- ce que l’Occident ?  Le mot est équivoque  car, dans son extension maximale, il désigne aussi la Russie et les USA, deux  pays de “Manifest Destiny”,  calviniste pour les USA, avec la première formulation de John O ’Sullivan en 1845, et, orthodoxe et slavophile, pour la Russie. Moscou serait la troisième Rome après l’effacement de Constantinople.  Tout cela issu de la matrice chrétienne.

Au milieu, l’Europe, entre ces deux messianismes, dans ses institutions, refuse ses racines chrétiennes, et se divise entre l’Est et l’Ouest, entre illibéralisme et libertarisme. L’Est refuse la culture LGBT, woke, et autres  forgeries idéologiques  des USA, mais ne rêve que de la protection militaire de ces derniers. L’Europe occidentale  entre ces  deux messianismes penche plutôt du côté atlantique comme résidu de la guerre froide, mais ne sait plus où elle est et ne s’aime plus, ne se connaît plus.

L’Antiquité nous fournit, en la matière, d’abondantes réflexions. Thucydide  l’historien grec sur la guerre du Péloponnèse, a vécu l’affrontement entre Athènes et Sparte. Selon lui, cette guerre du Péloponnèse (431) signifie la fin d’une civilisation. Comme celle de 1914-1918, scellant la chute de la civilisation européenne. Il faut lire aussi L’Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain rédigée par l’historien britannique Edward Gibbon (XVIIIe siècle). Les analogies sont flagrantes.  Esclaves barbares remplaçant la plèbe, celle-ci gratifiée du pain et des jeux, traduisez ubérisation, football, télévision et RSA, enrôlement des envahisseurs dans les armées, incertitudes sur le Limes et impuissance de l’espace Schengen, la déclinaison est longue…

Pour l’heure, la Russie a choisi, poussée largement par l’Etat profond américain, le camp des puissances montantes et rejoint donc le  camp anti-occidental.  Celui-ci ne représente pas une adhésion idéologique commune.Qu’y- a-t-il de commun entre la Russie, l’Inde ,l’Iran et la Chine, hormis le rejet de l’Occident ? Mais cette adhésion se fait en termes de rapports de force. Ils s’expriment par la montée en puissance (les BRICS et d’autres qui s’y agrègeront fatalement), par  le rejet de la mondialisation en ce qu’elle est américaine. L’histoire est déjà écrite en  termes de puissance économique. Les BRICS pèsent 45 % de la population de la planète, près du quart de sa richesse et les deux tiers de sa croissance.

Mais une guerre peut en cacher une autre, et l’on peut s’interroger sur l’acharnement de l’Etat profond américain à combattre la Russie. C’est, potentiellement, le piège de Thucydide qui est  pourtant pertinent. Ce concept polémologique théorisé par  Graham Allison (2010) fait  encore référence à la Guerre du Péloponnèse, Sparte contre Athènes, causée, selon lui, par la perception de la montée en puissance de la cité-État rivale. Dans cette guerre, l’île de Melos qui voulut rester neutre fut anéantie par Athènes – une leçon à retenir ?

 Allison considère que les États-Unis et la Chine, du fait du développement de cette dernière, sont engagés dans une pente presque inéluctable qui les mènera à se mesurer militairement. Que fera alors la Russie? (La Chine et l’Amérique dans le piège de Thucydide  2019)

Couper internet pour faire des économies d’énergie

C’est ce que propose Jean-Noël Barrot, ministre de la Transition numérique (sic: la transition vers l’écran noir!), sur Europe 1 – naturellement pour notre bien et pour nous éviter des efforts! Gageons que, dans quelques semaines, le gouvernement que le monde entier nous envie “proposera” de couper internet à ceux qui auront été trop souvent sur des sites “mal pensants”, sous prétexte de “sobriété énergétique”. Quand on vous dit que l’on peut être “en même temps” libertaire et liberticide!

Philippe de Villiers : Macron est en train de remplacer le peuple français

Colonisation, déplacement de population, remplacement du peuple français par Emmanuel Macron, confidences… Philippe de Villiers se livre et confie tout à Gabrielle Cluzel :

Macron aménage le basculement démographique qu’il croit inéluctable. Ils sont en train de faire disparaître le peuple français.”

Ils ne pensent qu’à ça

Selon Vincent Trémolet de Villers dans Le Figaro :

[…] Le gouvernement va présenter devant une Assemblée fragmentée un budget qui ne satisfait personne. On sait déjà que le 49-3 mettra fin au débat. La seule interrogation qui subsiste est de savoir quand. À courte vue, il s’agit donc d’un épisode parlementaire dont tout le monde connaît déjà l’issue. Mais ce moment de vérité devrait surtout être un révélateur politique et social pour toute la suite du quinquennat. Derrière le budget 2023, c’est bien la présidentielle de 2027 qui est déjà dans toutes les têtes. Elle est dans l’esprit de Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Laurent Wauquiez. Elle l’est aussi, et c’est plus problématique, dans chacune des composantes de la majorité. Édouard Philippe a crevé l’abcès en s’affichant franchement comme candidat à la succession d’Emmanuel Macron. Héritier de son esprit de réforme, il fait monter les enchères sur les retraites comme il le fit il y a trois ans à Matignon. Si l’âge légal de départ est inférieur à 65 ans, il a son motif de rupture. Bruno Le Maire, lui, est décidé à plier, mais sans rompre. Il essaye d’écrire clair malgré les lignes courbes du chef de l’État pour apparaître comme son dauphin naturel. Gérald Darmanin se donne le temps de voir laquelle des deux stratégies est la plus favorable. François Bayrou, qui n’a renoncé à rien, se rêve en homme du consensus après le temps des fractures… Ces différentes ambitions brouillent un peu plus la geste d’Emmanuel Macron, indéchiffrable depuis sa réélection. S’ajoutent à cette perte d’autorité politique une situation internationale inquiétante, une situation économique préoccupante, une situation sociale abrasive. C’est dans ce mauvais climat que l’obstacle du budget devrait être franchi, sans parvenir à dissiper l’impression d’un pouvoir affaibli qui gère les affaires courantes.

Pendant ce temps, les Français cherchent du carburant pour aller travailler et subissent les conséquences quotidiennes d’une immigration galopante…

Législative partielle dans les Yvelines : 22% des électeurs se déplacent

Jean-Noël Barrot, ministre délégué à la Transition numérique, a été réélu dimanche avec 71,67 % des voix au second tour de l’élection législative partielle dans la 2e circonscription des Yvelines, convoquée après la démission en août de sa suppléante. Il était opposé à la candidate Nupes Maïté Carrive-Bedouani, qui obtient 28,33 % des suffrages. Les candidats LR, R! et RN, partis divisés, avaient été éliminés dès le 1er tour.

Seulement 22,17 % des électeurs se sont déplacés, contre 55 % en juin dernier.

M. Barrot a pris pour suppléante Anne Bergantz, élue municipale à Lévis-Saint-Nom. C’est cette dernière qui sera amenée à siéger au Palais Bourbon, M. Barrot restant ministre.

Les associations LGBT, anti-racistes et pro-migrants n’ont rien à faire à l’école

Eric Zemmour était l’invité de CNews et Europe 1 hier :

Voici l’intégralité de son entretien avec Sonia Mabrouk, Mathieu Bock-Côté et Nicolas Barré, sur la guerre en Ukraine, la crise énergétique, l’offensive islamique à l’école, l’insécurité liée aux francocides et sur l’avenir de Reconquête :

Quelques photos de la messe du 40e anniversaire de Notre-Dame de Chrétienté

La messe était célébrée par le père abbé de Sainte Madeleine du Barroux, en l’église Saint-Roch à Paris :

D’autres photos ici.

Pendant 30 ans dans le même état que Vincent Lambert, elle milite aujourd’hui contre l’euthanasie

Une patiente en état pauci-relationnel (comme Vincent Lambert, assassiné par la justice française) pendant trente ans a été sortie de son mutisme imposé par des techniques thérapeutiques de haut niveau en Suisse. Elle peut désormais s’exprimer et milite contre l’euthanasie.

Un fil Twitter partage son histoire :

Le Jour du Seigneur

François Ruffin, député Nupes, plutôt proche du marxisme que de la doctrine sociale de l’Eglise, s’en est pris au gouvernement qui fait travailler des caissières le dimanche :

Un souvenir de sa scolarité (de la 6ème à la terminale) dans un établissement catholique tenu par la congrégation des jésuites, au Lycée La Providence, à Amiens ?

Mgr Ivan Brient nommé évêque auxiliaire de Rennes

Suite à la nomination de Mgr Alexandre Joly à Troyes, en décembre 2021, le pape François a nommé vendredi 7 octobre, le père Ivan Brient, jusqu’à présent Vicaire général du diocèse de Vannes, nouvel évêque auxiliaire de Rennes.

D’une famille originaire du pays de Pontivy, le père Brient a effectué des études de chimie, avant d’entrer au séminaire de Vannes. Il a effectué deux années de coopération au Burkina Faso avant d’être ordonné prêtre, en 2001, puis de partir à Rome et à Jérusalem pour préparer une licence canonique en écriture sainte. Rentré en France, il a été vicaire à Malestroit à plein-temps pendant deux ans, puis membre de l’équipe animatrice du séminaire de Rennes pendant sept ans, ensuite curé de Ploemeur pendant trois ans et curé de Pontivy avant de devenir vicaire général du diocèse de Vannes.

En quête d’esprit : Les chrétiens de Chine

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :

  • l’abbé Amaury Cariot recteur de la basilique d’Argenteuil et exorciste du diocèse de Pontoise
  • Yves Chiron spécialiste Histoire de l’Église
  • Claude Meyer spécialiste de la Chine
  • le Père Etienne Frécon, vicaire général des Missions étrangères de Paris

Ils reviennent aussi sur la polémique sur les « forces du mal », suite à l’émission de la semaine dernière.

A noter aussi au début, un reportage sur le vin produit par les moines du Barroux.

On n’arrête pas le progrès…

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Publié par Mathieu Bock-Côté…

Tout est dans l’image !

Terres de Mission : Une dérive idolâtrique au sein de l’Eglise ?

Terres de mission reçoit Françoise Breynaert, théologienne et oblate séculière, qui vient parler de son livre “La venue glorieuse du Christ”, sur ce fameux “règne de mille ans” du Christ dont parle l’Apocalypse et qui a donné lieu à tant de débats.

Puis Alban d’Arguin, auteur du livre “Réchauffement climatique – Enquête sur une manipulation mondiale”, évoque le dossier religieux de la question écologiste et notamment les dessous ambigus du label “Eglise verte” et, plus grave encore, le caractère idolâtrique de l’hommage à la “Terre-mère”.

Enfin, Guillaume de Thieulloy présente l’excellent livre de Laurent Dandrieu, “Rome ou Babel”, qui invite à repenser l’enracinement comme condition de l’universel chrétien.

 

De la promotion de la perversion dans l’Eglise

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J’apprends d’un jeune catholique belge la tenue d’une exposition de photographies intitulée « Famille aux mille visages » en laquelle sont présentées des « familles homoparentales » en la cathédrale de son diocèse, Liège, du 21 septembre au 13 octobre « dans le sillage d’Amoris Laetitia ». C’est pourtant en ce lieu plus qu’en tout autre de cette région que devrait se manifester la vie des saints chez qui, selon saint Paul, ne sont pas même nommées « la fornication et l’impureté sous toutes ses formes (Ep 5.3) ».

L’événement consonne cependant avec la récente publication par le primat de Belgique et de quelques autres évêques belges d’un rituel de bénédiction de « couples homosexuels ». Ce jeune homme écrit : « À présent, nos évêques font la promotion de l’homoparentalité. Il n’y a pas si longtemps, les églises étaient taguées avec des slogans LGBT. Maintenant, les autorités ecclésiastiques dénoncent des “vandalismes homophobes”1 . J’ai de plus en plus de mal à me reconnaître dans cette frange moderniste de l’Église. Je me demande parfois si les sacrements, particulièrement celui de l’absolution, donnés par de tels clercs sont encore valides. » La question se pose effectivement parce qu’il ne faut « point avoir de relations avec celui qui, portant le nom de frère, est impudique (…) et de ne point même manger avec lui. (1 Co 5.11) », en sorte qu’il est encore plus impossible de partager les sacrements avec qui cautionne les péchés d’impureté, mais encore, parce qu’un sacrement n’est valide, entre autres conditions, que célébré selon l’intention de l’Église. Or, si l’officiant appartient à une « Église » qui bénit les couples homosexuels, comment pourrait-il appartenir à l’Église catholique, dont la Congrégation pour la Doctrine de la Foi vient encore récemment de rappeler (21.02.2021) le caractère peccamineux des relations homosexuelles ? « Quand l’Église célèbre les sacrements, elle confesse la foi reçue des Apôtres (CEC 1124) », et les Apôtres ont toujours condamné la pratique de l’homosexualité.

Outre le fait qu’en utilisant les catégories homosexuel/hétérosexuel ces évêques valident la vision de l’humanité propre au lobby LGBTQ, et détruisent ainsi l’ordre naturel fondé sur la distinction homme/femme, je ne sais pas s’ils ont perçu toutes les conséquences de leur initiative, dont l’une d’elles est de rendre désormais impossible la condamnation de l’adultère et de la fornication … À moins de considérer la relation homosexuelle comme relevant d’un autre ordre que celui de la morale commune, et ses adeptes, d’une génération supérieure, au-delà du bien et du mal … Il faut dire que l’exhortation apostolique Amoris laetitia leur a ouvert la voie en permettant à des couples vivant dans « une situation objective de péché » de recevoir « l’aide des sacrements » (n°305 & note 351) … Saint Jean-Baptiste, priez pour nous ! Mais il est vrai que si tout le monde va au Paradis, comme l’a affirmé le Pape François (15 septembre 2021), rien n’est finalement si grave qu’il faille prendre la peine de se mettre le monde à dos en s’opposant au péché pour sauver les âmes. Les jeunes gens qui voudront désormais devenir prêtre, sachant qu’il leur faudra bénir des couples homosexuels, vont-ils persévérer dans leur vocation, ou bien s’enfuir à toutes jambes du séminaire pour sauver leur âme ?

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Abbé Pagès

Dix-huitième dimanche après la Pentecôte

Le paralytique portant son lit forme le sujet de l’Évangile du jour, et donne son nom au dix-huitième dimanche après la Pentecôte. L’épisode de la guérison du paralytique, qui fut pour Jésus l’occasion d’affirmer son pouvoir de remettre les péchés en tant que Fils de l’homme, a toujours été particulièrement cher à l’Église. Les fresques des catacombes, parvenues jusqu’à nous, attestent encore la prédilection qu’elle inspira pour ce sujet aux artistes chrétiens des premiers âges.

Introït : Da pacem

En ces derniers dimanches après la Pentecôte, nous allons trouver de plus en plus de chants du propre de la messe tirés, non du livre des psaumes, mais d’autres livres de l’ancien testament ; ce sera le cas en ce dix-huitième dimanche de l’Introït et de l’Offertoire. De plus ce dimanche figure au missel à la suite des Quatre-Temps de septembre, dont il est toujours proche même si une ou deux semaines l’en séparent. Nous avons déjà parlé du samedi des Quatre-Temps à propos du quatrième dimanche de l’Avent et de l’Alléluia de la fête de la Sainte Trinité ; ce samedi était dans l’Église primitive le jour des ordinations sacerdotales, dont la cérémonie durait toute la nuit et servait de messe du dimanche. Lorsqu’elle fut avancée au samedi matin, il fallait une autre messe pour le dimanche, qui était le plus souvent le dix-huitième après la Pentecôte. On choisit celle de la dédicace de la basilique de Saint-Michel à Rome, qui était célébrée le 29 septembre (nous en reparlerons à propos de cette fête), date également proche de ce dimanche. Seul l’Alléluia actuel y fut introduit plus tardivement.

Ces considérations historiques étaient nécessaires pour comprendre pourquoi les chants de cette messe se rapportent spécialement au sacerdoce des prêtres, et à la consécration des églises, deux éléments directement ordonnés au culte divin.

Le texte de l’Introït s’inspire d’un passage du livre de l’Ecclésiastique, mais en le modifiant un peu :

Da pacem, Domine, sustinentibus te, ut prophetæ tui fideles inveniantur : exaudi preces servi tui, et plebis tuæ Israel.

Donnez la paix, Seigneur, à ceux qui se confient en Vous, que vos prophètes soient trouvés fidèles : exaucez les prières de votre serviteur et de votre peuple Israël.

En réalité le texte biblique ne parle pas de paix. Il demande seulement au Seigneur d’exaucer les prières de ses serviteurs, en étant fidèle à ses promesses transmises par les prophètes, et en sauvant son peuple : c’est intentionnellement que la liturgie a rajouté à ce texte l’idée de la paix, en relation d’ailleurs avec le psaume 121, dont le début est chanté comme verset de cet Introït et qu’on va retrouver au Graduel :

Lætatus sum in his quæ dicta sunt mihi : in domum Domini ibimus.

Je me suis réjoui de ce qu’il m’a été dit : Nous irons dans la maison du Seigneur.

C’est dans la maison du Seigneur, figure de l’Église, que les fidèles trouvent la paix, ainsi que le chante un autre verset du même psaume, que nous retrouverons également au Graduel, et où les prophètes, ceux qui annoncent les paroles de Dieu, rappellent les promesses du Seigneur qui s’accomplissent avec fidélité. C’est là enfin que sont exaucées les prières du peuple chrétien, l’Église des âmes, avec à sa tête le serviteur, le prêtre, que la liturgie met ici au singulier (servi tui). La mélodie de cet Introït est très suppliante et pleine de ferveur, avec un grand élan dès le début. Mais elle est également très douce et comme le dit Dom Gajard : “Ce chant qui est destiné à demander la paix, finit par nous donner la paix”.

Graduel : Lætatus sum

Nous retrouvons dans la première partie du Graduel du dix-huitième dimanche après la Pentecôte le premier verset qui était déjà celui de l’Introït du psaume 121 ; le texte de la deuxième partie est également tiré de ce psaume, et on y retrouve l’idée de paix qui figurait aussi dans l’Introït.

Lætatus sum in his quæ dicta sunt mihi : in domum Domini ibimus. Fiat pax in virtute tua : et abundantia in turribus tuis.

Je me suis réjoui de ce qui m’a été dit : Nous irons dans la maison du Seigneur. Que la paix soit dans tes remparts et l’abondance dans tes greniers.

” La maison du Seigneur ” c’est le Temple de Jérusalem, vers lequel les hébreux montaient en chantant ce psaume, et qui est comme toujours la figure de l’Église où nous trouvons la paix et l’abondance spirituelle. Ce Graduel était déjà celui du quatrième dimanche de Carême, messe où il était beaucoup question de Jérusalem, figure de la Sainte Église, notre mère, se réjouissant par avance des nouveaux enfants qui allaient lui arriver ou lui revenir à Pâques. Mais le Temple de Jérusalem c’est aussi la figure de la Jérusalem céleste à laquelle nous aspirons. Nous sommes maintenant dans les derniers dimanches de l’année liturgique, et la pensée de l’Église se fixe de plus en plus sur la récompense éternelle que nous nous efforçons d’obtenir, le ciel où nous jouirons enfin de la paix parfaite. La mélodie de ce Graduel est très légère et très enthousiaste, s’élevant sans cesse dans les hauteurs, mais s’abaissant aussi dans le grave à la fin de la première partie pour vénérer le nom du Seigneur.

Alléluia : Timebunt gentes

L’Alléluia du dix-huitième dimanche après la Pentecôte ne vient pas comme les autres chants de cette messe de celle de la dédicace de la basilique Saint-Michel, mais y a été ajouté plus tardivement. Le texte n’est pas le premier verset d’un psaume, comme c’est le plus souvent le cas en ce temps liturgique ; il est tiré du psaume 101, dont le premier verset était chanté à l’Alléluia du dimanche précédent, et le texte de celui-ci figurait déjà au Graduel du seizième dimanche. L’Église insiste sur ce texte qui annonce le retour glorieux du Seigneur à la fin des temps pour juger tous les peuples.

Timebunt gentes nomen tuum, Domine : et omnes reges terræ gloriam tuam.

Les nations révéreront Votre nom, Seigneur, et tous les rois de la terre Votre gloire.

Ce texte se situe donc bien dans l’ambiance générale des derniers dimanches après la Pentecôte La mélodie est assez ample, faite de grandes vocalises très souples, s’élevant à l’aigu et redescendant au grave en calmes ondulations progressives sans grands intervalles, donnant à l’ensemble une ambiance très paisible.

Offertoire : Sanctificavit

Nous retrouvons dans l’Offertoire du dix-huitième dimanche après la Pentecôte le thème de la consécration de l’église, lieu où est offert le sacrifice. Le texte est tiré de l’Ancien Testament au livre de l’Exode et raconte le premier sacrifice offert par Moïse au Sinaï, quand fut conclue l’alliance entre Dieu et son peuple.

Sanctificavit Moyses altare Domino, offerens super illud holocausta, et immolans victimas : fecit sacrificium vespertinum in odorem suavitatis Domino Deo, in conspectu filiorum Israël.

Moïse consacra un autel au Seigneur, offrant sur lui des holocaustes et immolant des victimes. Il fit ainsi en présence des enfants d’Israël le sacrifice du soir d’une agréable odeur au Seigneur Dieu.

Ce premier sacrifice de l’ancienne alliance était évidemment la figure du sacrifice de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui se renouvelle maintenant sur les autels de nos églises, et ce chant convient particulièrement au moment de l’Offertoire de la messe, où ce sacrifice est offert à Dieu par le prêtre et où nous nous offrons nous-mêmes en union avec lui.
La mélodie de ce récit mémorable est très solennelle, joyeuse et affirmative. Elle forme un long récitatif très orné qui culmine sur le mot victimas puis elle s’apaise progressivement, descendant même dans le grave avant la conclusion très calme.

Communion : Tollite hostias

Le texte de l’antienne de Communion du dix-huitième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 95, chant de louange invitant tous les peuples à venir rendre grâce au Seigneur, juge souverain. Comme celui de l’Offertoire de ce dimanche, le verset que nous trouvons ici se réfère directement au sacrifice qui est offert sur l’autel.

Tollite hostias, et introite in atria ejus : adorate Dominum in aula sancta ejus.

Apportez des offrandes et entrez dans ses parvis : adorez le Seigneur dans son temple saint.

Nous aussi, nous venons dans l’Église pour remercier le Seigneur, l’adorer profondément et nous offrir nous-mêmes en union avec le sacrifice du Christ qui se renouvelle sur l’autel. La mélodie de cette antienne est dans l’ensemble légère et assez douce, mais on remarquera sur les mots adorate Dominumune descente au grave un peu retenue exprimant une profonde adoration.

Sainte Claire d’Assise, une femme passionnée

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent l’abbé Vincent de Mello pour évoquer sainte Claire :

Venez dîner avec le Club des Hommes en Noir

Ce dîner est organisé pour que les personnes puissent rencontrer les “acteurs” du club, parmi lesquels Guillaume de Thieulloy, ainsi que pour lever des fonds destinés à professionnaliser le studio d’enregistrement, l’émission connaissant un succès croissant. Inscriptions en ligne.

Père Louis-Marie de Blignières : la beauté du pèlerinage de Chrétienté

Environ 900 personnes ont assisté ce matin à la messe pontificale célébrée par Dom Louis-Marie, père abbé du Barroux, en l’église Saint-Roch à Paris, à l’occasion du 40e anniversaire de l’association Notre-Dame de Chrétienté. En attendant la diffusion de l’homélie, voici le mot prononcé par le père de Blignières, supérieur de la Fraternité Saint-Vincent Ferrier, lors du dîner anniversaire, qui s’est déroulé vendredi soir :

Chers amis,

Pour évoquer ces 40 ans d’aventures, il m’est venu un mot : celui de beauté.

1° Notre-Dame de Chrétienté, c’est d’abord la beauté d’un défi. Il y a un côté chevaleresque dans ce qu’ont fait depuis quatre décennies les fondateurs, les organisateurs et les aumôniers de NDC. À contre-courant du doute universel, ambiant dans la société et hélas dans de larges secteurs de l’Église, proposer de fortes certitudes, c’est bien un défi courageux. Fonder, en 1982, un pèlerinage reposant sur le triptyque « chrétienté, tradition et mission » c’était une belle provocation. Elle était le fait d’une juste rébellion contre la médiocrité de la civilisation de consommation, contre la déconstruction sociétale, contre l’apostasie immanente. Je dirais que le pèlerinage est un acte de foi posé par de jeunes catholiques contre la médiocrité de l’hédonisme technocratique et contre la veulerie de la démission progressiste. C’est l’une des facettes de cette « insurrection des hommes libres », qui refusent d’abdiquer la dignité de leur nature humaine, la grandeur de leur héritage historique, la noblesse de leur condition de Fils de Dieu. Le pèlerinage, c’est une équation étonnante : l’approfondissement de la doctrine, l’exigence de l’effort, la splendeur de la liturgie… joints au professionnalisme inventif de l’organisation ! Il n’était pas évident du tout que cela réussisse à motiver des centaines de dévouement inlassables de cadres et de prêtres, des dizaines de milliers de courageux pèlerins durant 40 ans. En fait ce défi a été relevé. C’est là une première beauté, celle d’un sage anticonformisme, à l’école de Charles Péguy et d’André Charlier, qui disait : « Il faut accepter d’être seul, et lorsque l’on a accepté, on s’aperçoit qu’on ne l’était pas ».

2° Un autre aspect est celui de la beauté sensible comme reflet de l’ordre et de la vérité. Le pèlerinage est organisé de belle façon, avec des services divers et prudemment coordonnés. C’est une belle édification de le voir fonctionner, au prix de tant de sacrifices et dans une discipline consentie. Les aumôniers, les responsables, les chefs de chapitre, se soutiennent (sans laïcisme et sans cléricalisme…) dans leurs tâches respectives… La beauté de cette harmonie est visible dans l’ordonnance de la colonne et l’organisation des bivouacs. Le pèlerinage marche de belle façon, par régions et chapitres organisés, sous de belles bannières flottant au vent. Il traverse les belles régions du cœur de notre pays, l’Ile de France. Les pèlerins chantent, souvent juste et toujours unanimement, ce qui est bouleversant dans une société dépressive où le chant populaire est devenu très rare. Et ils chantent de beaux cantiques. Ils marchent vers l’un des plus beaux bâtiments du monde, la cathédrale de Chartres. Ils y déploient une liturgie somptueuse et émouvante. Le rite, c’est « ce qui rend sensible la vérité ». La beauté de la liturgie de la tradition latine est de mettre sensiblement sous les yeux des participants, de façon éloquente, un triple aspect de la vérité. La vérité sur Dieu, par le sens aigu du sacré, manifesté notamment dans l’orientation et la langue sacrée. La vérité sur l’homme, par l’attitude des assistants durant la célébration des mystères et à la communion. La vérité sur le Christ par la dimension sacrificielle, véhiculée de façon incomparable par le plus ancien des rites catholiques. Les témoignages de conversion sont innombrables. L’ordonnancement joyeux de cette belle marche sacrée dispose les âmes à découvrir qu’il existe un monde au-delà de la triste banalité matérialiste. La beauté du rite est pour elles le Porche qui introduit à la beauté du mystère divin.

3°. Il y a une troisième facette de la beauté qu’évoque pour moi le pèlerinage de Chartres : c’est la beauté morale et spirituelle. Faire marcher ensemble 15 000 jeunes et moins jeunes de tous les horizons ; faire travailler ensemble dans l’organisation des adultes aux forts tempéraments ; former doctrinalement des chefs de chapitre et des adjoints souvent de « sensibilités » différentes ; donner à des prêtres de divers Instituts et de diocèses variés la possibilité d’exercer ensemble leur ministère. Tout cela dans le respect des « pédagogies traditionnelles de la foi » : voilà qui suppose de beaux renoncements et une belle charité ! Oui, le pèlerinage est un lieu de vraie catholicité. Il est beau notamment qu’il ait mis en œuvre sans faillir depuis quarante ans deux aspects de cette catholicité. La fidélité à la messe grégorienne qui constitue la colonne vertébrale de la catholicité latine et qui fait partie de son patrimoine inamissible et indisponible. La pratique de la communion hiérarchique avec les Pasteurs (si déficients ou irritants soient-ils parfois) qui appartient de droit divin à la profession catholique. Le rite des messes matinales célébrées par les aumôniers souligne le premier aspect. La célébration ou la prédication des messes principales par des évêques ou des cardinaux met en lumière le second.

J’ajoute une note plus intime. Il a la beauté des confessions. J’ai fait une dizaine de pèlerinages et c’est ce qui m’a le plus ému. Comme le disait Pierre Vaquié, nous avons, au pèlerinage, des « confessionnaux » ambulants. Entre deux chapitres, dans un espace vide sur la route, le prêtre est isolé du monde et du bruit par la grâce sacerdotale comme dans un invisible cristal. Il écoute, conseille, absout durant des heures. Les confessions, préparées par les topos des chapitres, semble facilitées par l’émulation de la ferveur et par la marche, comme la pensée des aristotéliciens au Lycée l’était par la camaraderie intellectuelle et la déambulation. Elles sont magnifiques. Lorsque la main se lève sur un visage baigné de larmes pour absoudre un pèlerin qui ne s’est jamais confessé ou ne l’a pas fait depuis trente ans, il est difficile de retenir ses larmes devant la beauté spirituelle de cette renaissance !

Mes chers amis, disons merci à Dieu, par Notre-Dame du Rosaire. Merci pour la beauté du défi relevé par le pèlerinage ; merci pour la beauté sensible qui y véhicule la vérité ; merci pour la beauté morale d’une démarche profondément catholique.

L.-M. de Blignières

Prieur FSVF

L’édito ARLV : La Ve République survivra-t-elle à la chute de l’Empire Européen ?

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L’empire, une histoire d’amour qui finit toujours mal
Il y a 30 ans, le 20 septembre 1992, par référendum avec 51 % des voix les Français ratifiaient le traité de Maastricht instituant la « Communauté européenne », remplaçant la « Communauté économique européenne ». Ce traité marque la fondation de l’Union européenne. Nous assistons depuis à une extension sans fin, annexion de territoires autant qu’emprise politique et morale sur les peuples conquis. Un peu comme un vélo qui non seulement doit toujours rouler pour rester debout, mais devrait aussi rouler de plus en plus vite. Toutefois cette Union peut-elle continuer éternellement sa course effrénée ? Et en cas de chute que restera-t-il de nos institutions nationales ?

Le premier empire napoléonien, mû par une mystique de conquêtes, s’est définitivement effondré à Waterloo en 1815. L’empire a duré 11 ans. Napoléon III prend le contre-pied de son oncle en déclarant en 1852, pour préparer son coup d’état : « l’Empire c’est la paix ». Cela ne l’empêche pas de s’effondrer dans la guerre et la défaite de Sedan en 1870. L’empire a duré 18 ans. L’empire soviétique, mû par son utopie communiste, est tombé en 1991 rongé par sa propre idéologie. D’abord conquérant intellectuellement et militairement, il devient au fil des générations passant une immense bureaucratie irresponsable, colosse aux pieds d’argile qui s’effondre sur lui-même. L’empire a duré 69 ans.

Le troisième Reich, empire construit pour durer 1000 ans, mû par une mystique de supériorité de race, se perd dans les lointaines steppes d’Europe orientale pour finir par s’effondrer en 1945 dans les ruines de Berlin. L’empire a duré 12 ans. Il succédait au deuxième Reich, fondé en 1870 dans notre prestigieuse Galerie des Glaces de Versailles, pour marquer une revanche historique face à nos rois catholiques qui ont mis plus de 1000 ans pour construire prudemment l’unité Française, et mû par une mystique romantique d’unité germanique et de force guerrière prussienne protestante. L’empire a duré 48 ans. Il en est de même des empires coloniaux des puissances occidentales, bâtis de manière complexe sur des intérêts économiques, des rivalités de domination, mais aussi pour certains sur un véritable souci de répandre la civilisation chrétienne. Ils se sont tous effondrés.

Jean Tulard, grand historien, caractérise l’empire par cinq traits : une volonté expansionniste, une organisation centralisée, des peuples encadrés par une armature politique et fiscale, la croyance en une supériorité d’essence, un début et une fin clairement identifiés. Pour l’Empire européen tous ces aspects sont présents, ou se développent. Un seul point n’est pas encore clairement identifié, le dernier, sa fin !

L’historien Jacques Bainville, véritable maître de la philosophie de l’histoire, formant avec Charles Maurras le penseur politique et Léon Daudet le polémiste un trio à la une du quotidien l’Action Française, enseigne que « la seule chose qu’on ne puisse déterminer (…), c’est la vitesse des événements, même quand l’arrivée de ces événements est d’une certitude absolue » (cf. « Réflexions sur la politique » par J. Bainville).

L’empire peut dans un premier temps fédérer des peuples et des nations qui y trouvent sécurité et prospérité. En particulier, au lendemain de deux guerres mondiales, le souci premier de notre peuple meurtri a été la reconstruction, le développement économique, et surtout la paix. François Mitterrand en 1995 déclarait « le nationalisme c’est la guerre », tant les deux « guerres civiles » entre nations européennes ont pu traumatiser des générations. Toutefois, si une entente et une coopération sont nécessaires entre pays de vieille civilisation chrétienne, vouloir dans une course effrénée tout effacer au profit d’un individualisme sans frontière, d’un mondialisme marchand et de valeurs sociétales débridées, est le plus sûr moyen d’entraîner des conséquences funestes qui provoqueront la colère des peuples et le réveil des nations.

L’Union européenne, un empire sournois qui se craquèle

Philippe de Villiers dans son livre magistral « J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu », présente avec clarté la démarche de l’Empire européen, en particulier dans son chapitre « Le voleur chinois ». L’ancien ministre de la justice Jean Foyer décrit la méthode :

« Pour s’emparer d’un vase précieux placé au centre d’un grand comptoir, le voleur chinois vient chaque jour le déplacer d’un centimètre jusqu’à ce qu’il se trouve au bord et hors de portée de vue du marchand. Il peut alors le faire tomber dans son sac, ni vu ni connu ».

Leur Empire est une construction sans fin, qui se définit par son propre mouvement. Les traités ont été pensés et écrits pour faire coulisser un nœud coulant invisible, il suffit que les commissaires et les juristes le resserrent chaque jour. L’objectif final :

« dépouiller les démocraties, empêcher quiconque de prendre la mesure des transferts furtifs de pans successifs de souveraineté ».

Mais alors, qu’en est-il de la volonté des peuples ? Finiront-ils par le comprendre, et continueront-ils à l’accepter ?

Les idées mènent le monde, certes, mais pour la grande majorité des citoyens c’est uniquement leur quotidien qui les mène, qui les fait réagir. Et là l’ardoise du quotidien s’alourdit chaque jour, de plus en plus vite. Les crises les touchant personnellement n’en sont qu’à leur début, immigration et insécurité, énergie et pouvoir d’achat, bouleversements anthropologiques avec les lois touchant la nature même de l’homme…

Assistons-nous aujourd’hui à la fissuration des pieds d’argile du colosse Empire européen ? On en voit certainement les prémisses, tant il apparaît que l’entraînement de nos nations vers ses folles utopies contredit toute loi naturelle. « Dieu pardonne toujours, l’homme pardonne parfois, mais la nature ne pardonne jamais » (proverbe espagnol).

A la chute de l’Union soviétique, la Pologne et la Hongrie se sont tournés vers l’Occident en adhérant en 2004 à l’Union européenne, pensant quitter la nuit pour trouver le jour. Malheureusement les jours s’assombrissent, la lune de miel tourne à un cauchemar qui veut ronger leur civilisation. Dans le prolongement d’une religion populaire restée vivante, avec la République Tchèque et la Slovaquie dans le groupe de Visegrád, ils ont conscience que leur nation reste un rempart pour leur civilisation.

« La nature d’une civilisation, c’est ce qui s’agrège autour d’une religion. Notre civilisation (…) sera contrainte de trouver sa valeur fondamentale, ou elle se décomposera », déclarait André Malraux.

Le Royaume Uni a largué les amarres en quittant l’Empire européen en 2020. Ce peuple a gardé une fierté à l’ombre de sa couronne qui lui assure une continuité séculaire. La reine est morte, vive le roi ! En Suède le peuple a élu une assemblée à majorité de droite comprenant la droite nationale en tête. En Italie c’est fait ce 25 septembre avec Fratelli d’Italia en tête. En France les partis de droite nationale ont enregistré une forte poussée. Ils ne réclament pas une sortie immédiate de l’Empire, mais au moins prônent des idées qui s’écartent de ses valeurs les plus perverses. Le mieux est l’ennemi du bien. L’action politique n’est pas la morale, l’exigence immédiate de la perfection, mais l’art du possible, la recherche d’une progression.

La République, 5ème du nom, s’en remettra-t-elle ?

La Vè République comporte trois piliers fondamentaux, un système juridique régissant le fonctionnement du pays par un texte, la constitution de 1958, des valeurs censées lui donner un souffle, une raison d’être supérieure, et un peuple donnant vie à ce système, tout au moins une partie suffisante du peuple pour jouer le jeu prévu par l’article 2 « Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Retirez au moins un de ces piliers, et, comme chaque pied d’un trépied est indispensable pour tenir debout, le régime actuel pourra-t-il subsister à la chute de l’Empire européen, tant ce monstre semble être devenu la corde soutenant le pendu ?
L’article 3 de la constitution déclare : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie de référendum », l’article 5 : « (le président de la république) est le garant de l’indépendance nationale ». Qu’en est-il alors de notre souveraineté ainsi « garantie » ? En prolongeant la lecture nous arrivons à l’article 88 qui précise : « La République peut conclure des accords avec des États qui désirent s’associer à elle pour développer leurs civilisations ». Développer les civilisations, j’imagine là une généreuse perspective dans l’esprit des rédacteurs, en vue de collaborations intellectuelles, artistiques, morales même, afin d’accroître ce beau capital immatériel de la civilisation.

En 1992, après la signature du traité de Maastricht, un Titre XV « De l’Union européenne » est ajouté à la suite de cet article 88, le développant par des articles 88-1 à 88-7 relatifs à la construction de l’Union européenne. Ils comprennent en particulier l’exercice en commun de certaines de leurs compétences, des droits de vote et d’éligibilité des citoyens de l’Union, l’enregistrement par nos assemblées des actes et des résolutions de l’Union… Torture invraisemblable d’un 88ème article marginal comprenant deux lignes consacrées à la civilisation, pour intégrer là un développement de la souveraineté de l’Empire, en violant de manière flagrante les premiers articles fondamentaux qui affirment notre souveraineté nationale tant défendue par l’inspirateur de cette constitution, C. de Gaulle. Telle des métastases galopantes parties d’un organe périphérique, cette infection gagne le corps complet pour l’étouffer et se substituer à lui. La constitution de la Ve République entièrement dénaturée, premier pied du trépied, survivra-t-elle à la chute de l’Empire ?

Les « Valeurs de la République » sont censées lui donner un esprit, une valeur morale supérieure à celle de tout autre régime, devant définitivement faire le bonheur du peuple, un peu comme une conclusion définitive de l’histoire après monarchies et empires, la « Raison » ayant enfin supplantée l’obscurantisme. Il n’empêche que la colère gronde de plus en plus dans ce peuple touché dans sa chair même par des impératifs quotidiens criants, de sécurité plus que de « Liberté », de pouvoir d’achat suffisant pour faire vivre dignement sa famille plus que d’ « Egalité », et d’inquiétude grandissante face à la substitution de population et de civilisation plus que de « Fraternité ». Le deuxième pied du régime est évanescent.
Il en résulte un détournement grandissant du peuple vis-à-vis des élites qui ont bradé le pouvoir à l’Empire, caractérisé par une abstention croissante aux élections, et pour ceux qui votent encore par un rejet important de leurs partis. Le troisième pied est vermoulu. L’Empire européen exacerbe toutes ces inquiétudes, sapant les piliers supportant notre République. La chute de l’Empire, couvé dans le sein même de la République, pourrait bien entraîner la perte de ce régime. « La foule croit toujours que ce qui est sera éternellement. Le don de découverte et d’anticipation n’appartient qu’à un tout petit nombre d’hommes » (Bainville).

L’appel au roi, nature profonde de la France
En 1814, voyant la fin de l’empire arriver, Napoléon déclarait « Au point où les choses sont venues, il n’y a qu’un Bourbon qui me puisse succéder ». La république, en France tout au moins, est le fruit d’une pensée philosophique qui imagine le monde. La monarchie est le fruit d’une expérience multiséculaire qui s’est adaptée à la géographie, à l’histoire, aux peuples et à leur civilisation, elle est le fruit d’une nature telle que la Création nous l’a laissée.

Le Prince Louis de Bourbon déclare au journal « Une France Un Roy », septembre 2022 : « Un capétien ne peut être que pour l’Europe qui a été le creuset de la civilisation occidentale à laquelle le monde entier doit tant. L’Europe a toujours eu le souci de transmettre sur les cinq continents ses valeurs inspirées par sa foi chrétienne et l’héritage gréco-romain. Qu’a-t-elle à transmettre actuellement si ce n’est des idéologies délétères. Avec l’Union européenne ce qui était un projet de civilisation rayonnant sur le monde, est devenu un mauvais modèle économique et financier technocratique menant à une mondialisation dangereuse puisqu’ordonnée à rien d’autre que l’esprit de profits à court terme. (…) La France doit reprendre conscience de sa vocation d’éducatrice des nations ». « Le roi sous-entend une volonté de partager un destin commun, un grand dessein dans lequel tous se retrouvent, heureuse alchimie entre les désirs individuels et la volonté de garantir ce que les anciens appelaient la chose publique. Les Français n’ont jamais totalement oublié le roi. Mais d’un certain sentiment en faveur de la royauté il conviendrait de passer à une volonté ».
« Les hommes, pour le plus grand nombre, n’imaginent rien. Ils acceptent et ils subissent les événements sans savoir et sans concevoir ce que ceux-ci ont de fortuit, de contingent et, dans cette mesure de libre » (Bainville). Cette liberté face aux événements ne pourra être mise à profit que dans la mesure où suffisamment de Français auront acquis cette volonté réclamée par le Prince. L’histoire nous enseigne que les grands changements viennent d’un état d’esprit général favorable, ou tout au moins pas opposé, des circonstances, et d’une poignée d’hommes formés. S’ajoutent là-dessus les desseins de la Providence…

Pascal Théry – président Association Royaliste Légitimiste de Vendée

L’importance du “parent non-allaitant” !

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Vu dans une salle d’attente d’une maison médicale où se trouve plusieurs praticiens, y compris obstétriques.

Le mot père devient un gros mot et disparait donc, petit à petit…

Qu’est-ce que ces gens mettent exactement dans la catégorie « parent non-allaitant », dans leur monde dystopique, les possibilités sont infinies ! On se consolera en constatant que, pour le moment, le mot parent est au singulier…

Le médecin à qui je fis part de cette nouvelle, et étrange, classification, eut l’air dépité me disant qu’il ne savait pas ce que ses collègues affichaient, et que malheureusement, « eu égard la connerie ambiante » (sic), plus grand-chose ne l’étonnait !

Quand un député courageux se fait scandaleusement couper le micro…

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En ripoublique, tu peux tout dire, sauf la vérité.

En république hexagonale («hexagonale», car dire république «française», serait insulter nos ancêtres…), le président a le droit de faire la promotion du mariage de déconstruction « contre nature » auprès des enfants dans une école de la république.

En république hexagonale, les lesbiennes ont le droit, sans être censurées, de conseiller l’élimination de tous les hommes sur terre.

Elles ont aussi le droit d’insinuer que tout être humain de sexe masculin est nécessairement un porc qui viole les femmes.

En république hexagonale, nous avons le droit de refaire l’histoire et de piétiner l’honneur de la France en insinuant que la France aurait été pro nazie, oubliant au passage, non seulement tous ces résistants morts pour la patrie mais aussi que le pays était alors occupé…

En république hexagonale, un ministre peut en toute impunité inviter (d’une façon à peine voilée) au meurtre des catholiques. Rappelons-nous la phrase de Vincent Peillon: «Tant qu’il y aura des catholiques, la France ne pourra pas être un pays libre». Soit dit en passant, il faut remonter au troisième Reich allemand pour entendre un ministre tenir de tels propos (à l’époque il s’agissait de Goebbels et c’était dirigé, certes, non pas contre les catholiques mais contre les Juifs. On connait la suite…).

Mais en république hexagonale, en revanche, un député courageux qui dénonce les cumuls de salaire et de retraite odieux d’un ancien ministre, lui, sera immédiatement réduit au silence en se faisant couper le micro par la politicienne d’origine arabo-algérienne de service, Madame Fadila Khattabi.

Ainsi, comme nous le voyons dans ce bref extrait, le député Frédéric Mathieu, alors qu’il intervenait dans le cadre de la Commission des affaires sociales à l’Assemblée nationale, se fait scandaleusement couper le micro (et le plus grave, c’est que personne ne semble s’en offusquer…).

Voici le texte de son «crime» (le crime étant de dire simplement la vérité sur le cumul des retraites d’un ancien ministre, en l’occurrence, Pierre Moscovici…)

“… concernant votre cumul retraite-indemnités, représentant 14 500 € de rétribution, 2 700 € de retraite de député, 600 € de retraite de député européen, 8 500 € liés à votre ancien mandat, à la Commission européenne, un total de 26 300 € par mois, soit 14 fois le salaire médian, qui est d’environ 1 790 € par mois…”.

De la Start-up Nation au col roulé…

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Comment en sommes-nous arrivés là ?

Comment est-ce que la France est passée d’une nation qui compte, une nation d’ingénieurs (Airbus, Arianne Espace, Dassault, TGV, Nucléaire, Automobile, Marine, MAS, …), une nation culturelle, une nation du luxe, une nation connue pour son art culinaire et son art de vivre, une nation respectée pour son armée (la France est le pays au monde qui compte historiquement le plus de victoires militaires). A la pénurie énergétique, au remplacement de sa culture, et pire, à une mentalité fragile baignée de Wokisme, de véganisme et de défaitisme ?

Sans honte aucune, notre gouvernement sonne trompettes et carnyx pour, dans une grande messe républicaine, nous expliquer comment nous devons nous chauffer, nous laver, nous déplacer, nous habiller. A la seule fin de réaliser des putatives économies énergétiques ! Notre civilisation en est donc là ? Comme au Liban, nous allons droit vers un rationnement et des coupures énergétiques. Comme les pays sous-développés, nous disposons maintenant d’une énergie rare et chère. En 50 ans, notre civilisation, à force de travail, de sacrifices, et d’ingénierie est passée du cheval à la voiture, de la voiture à l’avion, du rebouteux à l’IRM, de la famine à l’abondance. Et maintenant, nous avons ces gens, qui depuis 30 ans n’ont à aucun moment fait la fierté de la France, qui nous emmènent, l’air béat, sur une pente avec pour horizon le vélo et l’énergie intermittente ! Contraindre nos vies pour cacher les résultats de leurs choix politiques.

Nous avions eu les prémices de cette main mise sur nos vies à travers les épisodes Covid, où, face à un virus très peu létal, nous nous sommes retrouvés privés de liberté et infantilisés au possible. Le gouvernement ayant réussi l’incroyable manipulation mentale visant à nous faire faire nos propres autorisations de sortie. Nous sommes devenus nos propres kapos ! De l’incompétence totale ou de la panique, peu importe, là encore cet état ne fut que le résultat d’une politique inconsistante et brouillonne. Je n’ose penser « volontaire »… Mais, qui a réagi ? Pas grand monde ! Notre population est devenue faible et peureuse. Aujourd’hui, une partie de nos compatriotes est de nouveau en état de sidération, la France tremble à la vue des restrictions qui s’annoncent. Et surtout au sentiment de plus en plus réel de notre déclassement…

Un certain Bruno Le Maire, ministre de son état, nous promettait, il n’y a pas si longtemps, « mettre à genoux la Russie », et voilà que six mois après c’est la France qui met un genou à terre. Ce ministre d’Etat est à l’image de tous les gouvernements qui œuvrent à la destinée de la France depuis trop longtemps, et dont les visions stratégiques s’appuient sur des augures et des mantras sans aucune prise en compte de la réalité.

Nous payons et élisons des politiques afin qu’ils travaillent aux enjeux et intérêts de notre Nation. Mais, au lieu de cela, nous avons, non pas des serviteurs de l’Etat, pragmatiques, mais des idéologues au service d’organismes supra-étatiques. Ces gens défendent et imposent leurs convictions, indépendamment de la nécessaire trajectoire efficiente du pays !

Où situer le début de cette déchéance ? Pour certains, il faut remonter aux années 70, qui ont vu, et la montée d’un courant idéologique hors-sol dont la manifestation première fut les événements de mai 1968, et un peu plus tard l’instauration d’un système d’immigration incontrôlable avec le regroupement familial. Concernant à proprement parler l’énergie, il faut alors se tourner vers 1992 et le gouvernement de cohabitation Jospin. A partir de cette date, le lobby international-socialo-écolo va mettre en œuvre son idéologie anti-nucléaire, anti-France, et d’une façon plus malthusienne, anti-humains. Le culte rendu à la Terre mère Gaïa, née dans les années 70, devenait alors religion d’Etat. Tout est lié.

S’en suit un enchaînement de décisions à l’encontre des intérêts de la France. La décision de l’UE, acceptée sans broncher, amenant d’une part à démanteler notre champion énergétique EDF et d’autre part à lui faire vendre sa production à un prix inférieur à son coût de revient, en est un exemple. Plus récemment, le plan de fermeture de notre parc nucléaire, afin de favoriser le business des productions intermittentes et non pilotables que sont l’éolien et le solaire, sont également de dociles acceptations du « Green new deal » imposé par l’ONU (GIEC) et l’UE !

C’est bien la « transition énergétique » imposée à nos nations qui est la responsable de notre Libanisation actuelle. Les écologistes et tous leurs alliés rouges, nous emmènent droit dans le mur. Une éolienne a un rendement productif de 25%, un panneau solaire de 15%, et ces deux systèmes nécessitent de la matière première principalement extraite et raffinée par la Chine. Comment espérer faire une grande nation avec de tels outils ? Ces systèmes sont subventionnés à coût de milliard d’Euros, autant d’argent perdu pour la recherche, les soins, la défense, et plus prosaïquement les retraites. Milliards que nous n’avons pas, et qui donc gonflent la dette. Et maintenant, après nous avoir expliqué que cette voie était l’avenir, nous voyons que le coût énergétique explose (ce qui est normal avec des outils de production très chers et non rentables), et qu’en plus, nous ne sommes pas en mesure d’avoir un niveau de fourniture correspondant à nos besoins (ce qui est normal eu égard les rendements des Energies dites renouvelables). En face, la réaction gouvernementale de la 5ème ou 6ème puissance mondiale, pose de vrais choix, une stratégie à la hauteur de notre grandeur : porter un col roulé, se laver le mains à l’eau froide, faire se lessive la nuit, éteindre les ampoules,…

De qui se moque-t-on ?

Dans les mois qui viennent, nous allons être assaillis de slogans aussi stupides que futiles sur la base du triptyque : « Je baisse, j’éteins, je décale ». Décidément nos républicains sont dans de slogan creux, c’est une constante historique… Tout a commencé par le « Liberté, égalité, fraternité » issu des loges maçonniques, puis, bien plus tard, nous avons eu des conseils nutritifs à travers le « éviter de manger gras, salé, sucré », puis il y a peu le « Dedans avec les miens, dehors en citoyen ». Nos gouvernants ne sont que des communicants, qu’ils aillent donc vendre de la lessive !

Après avoir sali notre Histoire afin de la faire oublier, après avoir retiré la transcendance catholique qui portait et unissait la France, après avoir favorisé une religion violente et inhumaine qui s’est construite sur la haine des Croisés, après avoir nié la culture française qui selon le président n’existe pas, après avoir imposé partout le laid pour faire du beau un relativisme, après avoir vendu notre souveraineté, après avoir abandonné notre monnaie, nos frontières, nos industries. La place a été faite pour la montée de nouvelles idoles déviantes à commencer par l’écologisme et le wokisme. Notre pays est malade, les mauvaises cellules se multiplient de façon chaotique.

Un traitement s’impose !

Il n’y a plus rien à attendre des dirigeants politiques, leurs mensonges et leur incompétence parlent pour eux. Un jour, il faudra bien que le peuple sorte de sa torpeur, que les plus courageux, les patriotes, les aristocrates, redonnent un destin, et pour cela qu’ils boutent loin de la nation du Lys les forces rouges qui le corrompent depuis trop longtemps. La crise énergétique n’étant qu’une manifestation d’un déclassement plus profond. Qu’une résultante du grand remplacement non seulement civilisationnel, mais aussi, culturel, intellectuelle et technique.

Jean Raspail, qui a été rappelé à Dieu, a dit il y a quelques années : « Le dernier carré de fidèles et de combattants est composé de patriotes, attachés à l’identité et au terroir. Ils s’insurgent contre la fraternité générale et le métissage… », il pourrait rajouter aujourd’hui « Ils se lèvent contre l’incurie de nos dirigeants, pour les chasser de leur poste, et préparer le chemin à celui qui s’avérera légitime pour redonner à la France sa grandeur, et à son peuple fierté et honneur ! »

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