« Je révise avec toi » ne plait pas à Libération mais plaira aux parents soucieux de l’éducation de leurs enfants
Une série de vidéos portant sur le programme scolaire d’histoire mais également de français s’attire les foudres de Libération. Autant le dire tout de suite, ces vidéos ont l’air remarquable et représentent une excellente alternative au grand endoctrinnement que subissent nos enfants. A regarder sans modération :
Voici le lien de leur chaîne You Tube où vous trouverez des dizaines de vidéos pour vos enfants :
Pour Michel Goya, la loi de programmation militaire (LPM) ne tient pas compte des enseignements de la guerre en Ukraine
Malgré un montant présenté comme énorme (413 milliards d’euros sur 7 ans), la Loi de Programmation militaire (LPM) dite de « transformation » des armées cache bien des défaillances. Ce sont surtout les industries de l’armement qui vont bénéficier de ces 413 milliards au détriment des combattants. A lire sur le blog de l’ancien colonel des troupes de marine, Michel Goya :
Cet effort louable se poursuit puisque 413 milliards d’euros sont annoncés dans la nouvelle Loi de programmation militaire 2024-2030, soit 50 milliards de plus de ce que souhaitait Bercy. On rappellera que les LPM respectées sont l’exception, mais comme celle qui se termine en est déjà une, faisons confiance pour la suivante. Faisons aussi confiance à l’inflation, désormais plus élevée, pour ronger au moins 20 % de la somme mais cela reste quand même un effort important. Est-ce le plus important depuis les années 1960 et la création de la force nucléaire, comme on l’entend parfois ? Nullement. Si on faisait le même effort qu’à la fin des années 1980 en termes de % de PIB, cette LPM 2024-2030 représenterait plus de 480 milliards d’euros (…)
Est-ce une LPM de « transformation » comme cela est annoncé ? Pas vraiment non plus puisqu’elle est assez largement dans la continuité de la précédente, comme si la guerre en Ukraine n’avait pas lieu. Cela peut se comprendre, on ne sort pas de 25 ans de crise en quelques années et on se trouve toujours dans la réparation des dégâts (…)
Il faut bien comprendre dans quelle situation on se trouvait en 2015 après 25 ans de crise. Faisons simple. La force de frappe nucléaire a été réduite (4 SNLE au lieu de 6, moins de 300 têtes nucléaires au lieu de 600), mais les sous-marins et missiles sont modernes et l’ensemble remplit toujours parfaitement sa mission. Il faudra juste y consacrer une part croissante du budget pour, en particulier, financer le remplacement des SNLE.
Au total, en 25 ans la Marine nationale s’est contractée de 40 % de ses effectifs, a perdu un peu de tonnage avec un seul porte-avions au lieu de deux, six sous-marins nucléaires d’attaque au lieu de 12, a conservé sensiblement le même nombre de frégates de premier rang (15) et trois porte-hélicoptères d’attaque au lieu de quatre grands navires amphibies. Le déficit le plus important réside plutôt dans les navires de second rang. Cette réduction de volume a été compensée par des moyens plus modernes qui autorisent au bout du compte une puissance de feu (une « projection de puissance » en termes plus technocratiques) plus importante. La Marine nationale peut toujours assurer toutes ses missions mais a perdu une certaine capacité de présence.
L’Armée de l’Air et de l’Espace a perdu la moitié de ses effectifs et la moitié de ses avions de combat. L’excellence et la polyvalence de l’avion Rafale a compensé en grande partie cette perte de volume mais si les Rafale peuvent faire beaucoup de choses et même à longue distance, ils ne peuvent être partout (…)
Le véritable effondrement a touché l’armée de Terre. Plus exactement, on a détruit son corps de bataille (…).
Le nucléaire, c’est très bien pour dissuader du nucléaire (…) Mais si l’ennemi ne dispose pas d’armes de destruction massive susceptibles de nous frapper, que faisons-nous ? Nous utilisons nos armes nucléaires en premier ? Si cet ennemi menace nos intérêts vitaux – par une invasion par exemple – et qu’il n’est pas doté de l’arme nucléaire, cela se justifie pleinement. S’il ne menace pas nos intérêts vitaux et qui plus est si la guerre se déroule hors du territoire français, c’est plus compliqué voire impossible tant la réprobation internationale, et peut-être même intérieure, serait forte. Des pays « dotés » ont ainsi subi des échecs parfois lourds face à des pays non dotés sans oser utiliser l’arme nucléaire. Les États unis en 1950 en Corée ou plus gravement au Vietnam, la Chine contre le Vietnam en 1979. Si les enjeux vitaux sont menacés par une puissance nucléaire, frapper en premier en étant certain d’une riposte de même nature est également très délicat (…)
C’est essentiellement pour éviter autant que possible d’être placé devant le dilemme de l’emploi en premier ou du renoncement que l’on a formé aussi à côté de la force nucléaire un corps de bataille constitué de la 1ère armée française et de la Force aérienne tactique (…) En 1989, la 1ère Armée et la FAR regroupent ensemble 82 régiments de mêlée (infanterie/cavalerie) ou d’hélicoptères d’attaque, prêts à entrer en action en quelques jours au complet à nos frontières. En arrière, la Défense opérationnelle du territoire dispose en plus de 55 régiments de mêlée, pour l’immense majorité composé de réservistes (…).
À l’extrême fin des années 1980, la présence soviétique que l’on pensait immuable en Europe orientale disparaît devant la volonté des peuples et l’Union soviétique elle-même se décompose rapidement. La guerre froide se termine. Le Conseil de sécurité peut à nouveau prendre des décisions, comme par exemple condamner l’invasion du Koweit par l’Irak en août 1990 (…) on réussit à regrouper péniblement 16 000 hommes pour constituer la division Daguet associée à une petite force aérienne de 42 avions de combat. Au bout du compte, nos soldats au sol et en l’air font le travail mais relégués à une mission secondaire avec des moyens très inférieurs à ceux de nos alliés, l’expérience est un peu humiliante (…) Jacques Chirac conclut que pour redonner une capacité de haute intensité lointaine, il faut professionnaliser complètement les forces et les regrouper dans une nouvelle FAR. On envisage de pouvoir déployer en 2015 plus de 60 000 hommes et un peu plus d’une centaine d’avions de combat n’importe où dans les trois cercles stratégiques, France, Europe, Monde.
Et c’est là qu’interviennent les « dividendes de la paix ». Ces économies, on l’a vu, ont surtout porté sur l’armée de Terre qui a perdu presque 70 % de ses effectifs et à peu près autant de tous ses équipements majeurs, en conservant des échantillons : une petite artillerie sol-sol, une toute petite artillerie sol-air, une petite force de chars de bataille, etc. A titre de comparaison, on représente entre 10 et 20 % de la capacité de déploiement de l’armée ukrainienne au début de 2022 alors que le budget de cette armée ukrainienne représentait 10 % du notre (…)
Soyons clairs, il n’y a pas eu beaucoup de réflexions approfondies derrière cette destruction transformée en « transformation ». On considère rapidement dans les années 1990 qu’il n’y a plus de menace sur nos intérêts vitaux hors la menace nucléaire, et qu’on ne saura donc plus jamais placés devant le dilemme du « tout au rien » (…)
Et puis, il y a la révolution à faire dans nos équipements (…) Il faut faire exploser les normes et contraintes, les soldats réguliers meurent autant que ceux du Commandement des opérations spéciales qui bénéficient de dérogations. On n’est pas obligé d’attendre neuf ans, entre la décision et l’achat sur étagère, pour remplacer un fusil d’assaut. Il faut sortir de l’artisanat de luxe pour retrouver un centre de gravité coût-efficacité, c’est-à-dire sophistication-masse, plus rationnel que l’achat de missiles antichars 17 fois plus chers que ceux qu’ils remplacent. Sur notre incapacité à produire des drones armés qui ne soient pas aussi chers et complexes que des avions de chasse. On n’a visiblement fait aucun retour d’expérience de la guerre en Ukraine pour cette LPM, sinon on aurait découvert que c’est le rétrofit qui a permis aux deux adversaires de combattre à cette échelle et à cette durée (…). Peut-être qu’un jour à apprendra aussi à en faire. Il parait qu’on se penche enfin sérieusement sur toutes ces questions, c’est la meilleure nouvelle du moment.
En résumé, une armée n’est pas qu’une accumulation de programmes d’équipements, mais un ensemble de forces destinées à faire face aux scénarios d’emploi les plus probables et/ou les plus graves pour la France. Le plus probable, c’est la confrontation sous le seuil de la guerre ouverte et nous n’y sommes pas préparés correctement, oubliant les leçons du passé et ne constituant même pas les stocks et réserves pour remonter en puissance très vite ou aider militairement à grande échelle un pays allié. Le plus grave, c’est la guerre à haute intensité contre un État, et là nous sommes encore moins prêts.
Pap Ndiaye récupère honteusement l’affaire du suicide du jeune Lucas pour lancer une campagne de propagande LGBT à l’école.
Extrait d‘une tribune de Nicolas Bay dans Valeurs actuelles :
Profitant du dramatique suicide du jeune Lucas, énième démonstration de l’incapacité de l’Éducation nationale à assurer la sécurité de nos enfants dans les établissements scolaires, Pap Ndiaye récupère honteusement l’affaire pour faire avancer un agenda nocif et idéologique. Il vient en effet d’annoncer, dans une interview accordée au magazine communautaire Têtu, le lancement, dès le mois de mai prochain, d’une campagne de propagande pour défendre les « élèves LGBT » à l’école.
Alors que les enseignements sont astreints à la neutralité politique et religieuse depuis 1905, voilà qu’aujourd’hui la religion du progrès se donne pour mission d’évangéliser nos têtes blondes. Nous aurons ainsi devant nous une armée de jeunes en difficulté pour lire et écrire, impréparés aux devoirs de la vie, mais capables de proclamer leur “genre” du moment. Au registre des prétentions de l’école, l’orientation sexuelle s’est substituée à l’orientation professionnelle. Les parents se sont vus dépouillés de l’éducation au profit de l’école qui devrait pourtant se cantonner à l’instruction. (…)
On observe aussi tous les jours, grâce notamment au réseau de parents vigilants initié par Éric Zemmour, que l’école subit une double offensive à la fois islamique et “wokiste” (…) , l’école de M. Ndiaye se livre à une fuite en avant aussi dangereuse que risible. La conception républicaine de l’école voulait une instruction publique dévouée à l’efficacité, à la méritocratie et à la neutralité. Nous assistons aujourd’hui aux derniers instants d’un système dévoyé par l’idéologie ultra-minoritaire d’une gauche elle-même minoritaire électoralement mais préservant son hégémonie culturelle et intellectuelle grâce aux positions acquises depuis des décennies dans le monde syndical, associatif, médiatique, universitaire et éducatif.
Que l’État prenne en main la jeunesse dès la plus tendre enfance, afin de la façonner idéologiquement, voilà une caractéristique de régime à visée totalitaire. Une fois qu’on aura bourré le crâne de nos enfants avec l’idéologie LGBT, sans doute leur demandera-t-on de dénoncer leurs parents récalcitrants à emboîter le pas lorsqu’ils rentreront à la maison…
L’anéantissement de l’ordre et de l’autorité, préalables pourtant indispensables à la discipline et à la transmission sereine des savoirs fondamentaux, permet dorénavant la mise en œuvre d’une dictature des minorités qu’elles soient raciales ou sexuelles, dont Pap Ndiaye est le bras armé conscient ou du moins l’idiot utile. Alors que la France compte parmi les pays au monde où elles sont le mieux protégées, lesdites minorités revendiquent toujours davantage et bruyamment en culpabilisant la majorité dans une vaste entreprise de subversion et de déconstruction.
L’accepter, c’est subir le grand endoctrinement qui n’est pas moins dangereux pour notre civilisation que le grand remplacement !
La ministre de la culture fait pression sur CNews et C8 et menace de ne pas renouveler leurs fréquences en 2025
Rima Abdul Malak, ministre de la culture, s’est exprimée sur France Inter pour reprocher, entre autres, à CNews et C8, leur manque de pluralisme. Sur France Inter qui n’invite quasiment jamais des représentants de la droite et dont tous les journalistes sont de gauche…Cela serait drôle si la menace que brandit cette nouvelle adepte de la censure n’était pas tout simplement la suppression des fréquences gratuites de ces deux chaînes. Et elle s’exprime avec un sourire narquois qui en dit long sur la haine qui l’habite :
Sur France Inter, ce jeudi, la ministre de la Culture Rima Abdul Malak avait tenu à rappeler les obligations des chaînes du groupe, après des entorses à répétition. « Je suis dans mon rôle quand je rappelle le cadre existant », a-t-elle souligné. « Il y a des obligations à respecter. Il y a déjà eu une vingtaine d’interventions de l’Arcom, depuis 2019, pour C8 et CNews. Au bout de combien d’interventions l’Arcom pourra-t-elle dire à quel degré les obligations ne sont pas respectées ? C’est le rôle de l’Arcom », a également questionné la ministre.
C8 et Cnews privées de fréquences ? "Il y a eu une vingtaine d'interventions de l'Arcom depuis 2019", note la ministre de la Culture.
"Je rappelle juste les obligations" à respecter pour "les chaînes qui ont accès à des fréquences gratuites", dit @RimaAbdulMalak.#le7930inter pic.twitter.com/aX3sIgFMGk
— France Inter (@franceinter) February 9, 2023
Le groupe Canal+, à qui appartient CNews et C8, a immédiatement réagi par ce communiqué :

Canada : un lycéen arrêté pour avoir dénoncé l’idéologie du genre
Josh Alexander, 16 ans, a osé dire :
« J’ai dit qu’il n’y avait que deux sexes et que vous étiez né soit un homme soit une femme, et cela m’a causé des ennuis. »
Au lycée Saint-Joseph, établissement catholique à Renfrew, en Ontario, a osé remettre en cause l’idéologie du genre en classe. Il a défendu sa position en argumentant qu’en accord avec l’enseignement catholique et la Bible, il n’y a que deux genres, masculin et féminin — et que, par conséquent, les hommes biologiques ne devraient pas être autorisés à entrer dans les toilettes des femmes.
Fin novembre, l’école a décidé d’interdire son accès. Le 6 février, celui-ci a voulu retourner en classe et a été accueilli par le directeur adjoint de l’établissement assisté de deux policiers locaux, qui ont interpellé le jeune homme pour pénétration illégale dans l’enceinte d’un lycée dont il ne faisait plus partie. Il a été escorté, sans menottes, jusqu’au véhicule de police.
Un avocat représentant le lycéen a déclaré que l’école ne le laissera plus assister aux cours tant qu’il n’acceptera pas
« de cesser d’utiliser l’ancien prénom d’un étudiant transgenre, et de ne plus participer à deux cours de l’après-midi car ces cours sont suivis par deux étudiants transgenres qui désapprouvent les croyances religieuses de Josh ».
Josh Alexander a déclaré au National Post que les étudiants transgenres qui rejettent ses opinions devraient peut-être réfléchir au fait qu’ils fréquentent une école catholique, ou du moins une école qui se dit catholique.
I-Média – Stérilisation : le blitzkrieg médiatique
L’image de la semaine
Vous est-il déjà arrivé d’être bloqué dans un débat dans lequel vous étiez isolé et entouré d’adversaires malveillants ? C’était le cas de Marion Maréchal lors de son passage sur le plateau de « Quelle époque » (France 2) samedi dernier.
Stérilisation : le blitzkrieg médiatique ?
Les médias, Konbini en tête, poussent plus loin la déconstruction et prônent avec régularité la dénatalité européenne et les contraceptions définitives. Analyse d’une entourloupe transformée en véritable offensive médiatique.
La revue de presse
Jean-Yves le Gallou revient sur ce que la presse vous a dit cette semaine, comment elle l’a dit et ce qu’elle a omis !
Les retraites : des médias tiraillés
Jules Blaiseau et Jean-Yves Le Gallou reviennent ensemble sur le traitement récent de la réforme des retraites par les médias, partagés entre servilité au pouvoir macroniste et convictions de gauche.
Un bobard qui fait florès depuis 10 ans: le sapin de Noël de Bruxelles
Une lectrice nous envoie le texte suivant.
Le site américain LifeSite News s’est fait récemment l’écho d’une interview donnée à Noël par un archevêque hongrois retraité, Mgr Márfi, ancien ordinaire de Veszprém, à l’hebdomadaire Magyar Jelen. Le prélat hongrois y parle abondamment des dangers qui guettent l’âme de l’Europe, en particulier la franc-maçonnerie, la culture LGBT et l’islam. Jusque là, pas grand-chose à redire, mais un passage contient une grosse erreur de fait, une erreur pure et simple. LifeSite News fait dire à l’archevêque, en style indirect, que « la ville de Bruxelles, la capitale de l’UE, a refusé d’ériger en 2012 un arbre de Noël par peur de froisser sa population musulmane« . Dans l’original, Mgr Márfi va en fait plus loin, puisqu’il affirme que « l’arbre de Noël [qui se trouve d’habitude] devant l’hôtel de ville de Bruxelles a disparu il y a déjà 8 ou 10 ans, pour éviter de froisser la sensibilité des musulmans« . En réalité, qu’il s’agisse de la substance de la version hongroise ou anglaise, c’est tout simplement faux.
Ayant de la famille en Belgique, je connais cette affaire de façon circonstanciée mais il est à noter que les faits sont facilement vérifiables à distance – du moins pour toute personne sérieuse (a fortiori pour des blogueurs et journalistes) et soucieuse de la vérité. Les faits, les voici:
– Il est exact que la Ville de Bruxelles érige chaque année un grand arbre de Noël pour décorer sa magnifique grand-place (dont Victor Hugo, qui y a habité, disait qu’elle est « le plus beau théâtre du monde »).
– L’exactitude des propos de Mgr Márfi s’arrête là, puisqu’à l’Avent 2012 Bruxelles a bel et bien accueilli un sapin sur sa grand-place, comme chaque année, et que cette tradition perdure à ce jour et ne donne aucun signe de toucher à sa fin. S’il s’était donné la peine de faire une vérification toute simple, Mgr Márfi se serait rendu compte que, le jour même où il tenait ces propos, à la Noël 2022, il y avait encore et toujours un arbre de Noël devant l’hôtel de ville de la capitale belge. Le voici, lors de son installation en novembre 2022.
– Notons que c’est LifeSite News qui ajoute aux propos de l’évêque la mention explicite de 2012. Cette date n’est pas dans l’interview originale: d’où vient-elle? Le média américain se sera certainement souvenu des articles parus en décembre 2012 et janvier 2013 dans toute la blogosphère tradi-identitaire au sujet d’un prétendu retrait du traditionnel sapin de Noël bruxellois pour ne pas offenser les musulmans (très nombreux dans la ville). Seul hic, cette « information » était – et est toujours – un bobard pur et simple.
– Ce qui s’est passé à l’Avent 2012 est que le bourgmestre (maire) de Bruxelles a décidé d’installer, à la place de l’habituel sapin naturel, une espèce de « sapin » hightech à l’esthétique plus que douteuse. Mal lui en prit, puisque cette « création artistique » fut très peu appréciée de la population:
À la polémique sur le mauvais goût de ce « sapin électronique » vint s’en ajouter une autre, de nature religieuse. C’est là que les Romains s’empoignèrent: beaucoup de Belges, qui n’avaient probablement pas mis les pieds sur la grand-place de leur capitale, se mirent à supputer que ce « geste artistique » audacieux avait été motivé par une volonté d’effacer le caractère chrétien de Noël et, pour faire bonne mesure, ils y virent une volonté de ménager la sensibilité des musulmans (très nombreux à Bruxelles, il est vrai).
– Seul problème: cette interprétation religieuse relevait de la spéculation pure et simple. D’ailleurs, même un enfant de 5 ans comprend que le sapin n’est pas le plus chrétien des symboles liés à Noël. Or, justement – et j’ai gardé le meilleur pour la fin – la grand-place de Bruxelles s’orne chaque année à la même époque d’une magnifique crèche grandeur nature: voir la photo d’illustration de cet article mais aussi cette vidéo.
– En 2012, même avec ce hideux « sapin », la crèche était bel et bien là. Dire que la ville de Bruxelles a déchristianisé le Noël de sa grand-place pour ne pas choquer les musulmans est donc une ânerie monumentale. Déchristianiser Noël en installant une splendide crèche, j’ai du mal à comprendre… Chez nous, en France, ceux qui se battent – à raison – pour que nos crèches puissent rester dans les lieux publics se sont ridiculisés jusqu’au cou en reproduisant au sujet de Bruxelles leur discours sur la déchristianisation de la fête de Noël, alors que la capitale belge installait comme à son habitude sa représentation grandeur nature de la Nativité.
– Rien n’y fit: la polémique était lancée, elle était virulente et l’indignation esthétique, bien compréhensible, devint bientôt indissociable d’un ressentiment religieux qui était en l’occurrence totalement erroné. La bêtise humaine faisant, cette querelle fit boule de neige, en Belgique et à l’étranger. Elle fut reprise d’innombrables fois par les médias identitaires d’une foule de pays de l’ancien et du nouveau monde. Ce fut le cas entre autres de publications orbanistes en Hongrie (je m’en souviens, puisque je voyage souvent en Hongrie et y entretiens des contacts). À partir de ce moment-là, le bobard était impossible à rattraper, le génie impossible à remettre dans la boîte.
N.B.: depuis 2013, la ville de Bruxelles, échaudée par la polémique, a renoncé à son horreur électronique et installe de nouveau un « vrai » sapin.
– À présent, 10 ans plus tard, Mgr Márfi reprend la fausse nouvelle lancée en 2012 et la voilà qui, telle une boucle, repart vers sa région d’origine, l’Europe occidentale, et même l’Amérique du Nord. Voilà ce qui arrive quand on se dispense d’un travail élémentaire de vérification des sources, voire des simples faits. À défaut de contacts sur place comme c’est mon cas, n’importe qui peut vérifier les faits en quelques minutes d’une recherche web élémentaire. Il constatera qu’en 2012 la sapin de Noël de Bruxelles n’avait pas été supprimé mais avait « seulement » été remplacé par une horreur d’art contemporain et que le symbole de Noël par excellence, la crèche, était présente sur la grand-place cette année-là comme chaque fois.
Il y a suffisamment de faits réels de déchristianisation de l’Europe occidentale (chez nos voisins belges et ailleurs), sous influence de l’islam et/ou de la maçonnerie, pour qu’on n’aille pas en inventer là où trône une crèche!
Le plus confondant est que cette fausse information ait été reprise (forcément sans vérification) par des blogueurs et journalistes qui se disent professionnels de l’information (ou de la réinformation, comme ils disent). Comme on voit, ce bobard qui fait florès depuis 10 ans a été avalé et recraché « tout cru » par des gens censés être sérieux et professionnels.
Il serait bon de comprendre que, à colporter de fausses informations, on risque de discréditer tout son propos. L’esprit humain est ainsi fait que, face à ce genre de travail bâclé, le contradicteur tendance à jeter le bébé avec l’eau du bain et à réagir de façon moqueuse la prochaine fois que ces « professionnels de l’information » et officines de réinformation publieront une nouvelle inquiétante en matière de déchristianisation: « C’est sans doute encore comme le coup du sapin de Bruxelles ». C’est ce qui s’appelle scier la branche sur laquelle on est assis ou encore se tirer une balle dans le pied. Les Hongrois, peuple de cavaliers, ont une tournure plus imagée: c’est « tomber de l’autre côté du cheval » (kiesik a ló másik oldalára). C’est un navrant gâchis parce que dénoncer la déchristianisation de l’Europe de l’Ouest sous l’effet conjugué de l’islam et de la franc-maçonnerie est une nécessité mais encore faut-il veiller à ne pas saper sa propre crédibilité. Critiquer la grande presse (« fake news media », comme l’appelle le peroxydé de Mar a Lago), c’est bien beau et il y a évidemment matière à le faire sur le fond comme sur la forme, mais commencer par balayer devant sa porte est encore mieux.
Addendum de la rédaction :
Il y a bien eu une affaire du sapin de Noël à Bruxelles, mais il s’agissait de celui du Palais de justice, retiré suite à une plainte de musulmans. L’affaire date de 2007 : voir ici et là.
Liberté religieuse et instrumentalisation des Eglises
L’universitaire Raphaëlle Auclert a traduit ce texte de l’historien américain orthodoxe Matthew Heimbach. Bien sûr, nous, catholiques, ne sommes pas directement concernés par les débats internes à l’orthodoxie, et bien sûr certains jugeront ce point de vue trop unilatéralement favorable à l’orthodoxie russe, mais ce texte mérite d’être lu pour mesurer la complexité de ces débats ecclésiologiques d’un côté et politiques de l’autre – et à quel point la revendication de liberté religieuse peut faire l’objet de manipulation politique (il n’est d’ailleurs pas insignifiant que la Russie et les Etats-Unis se présentent tour à tour, ou simultanément, en champions de la liberté religieuse dans le monde…)!
On sent que l’atmosphère s’électrise. L’opinion publique mondiale a les yeux rivés sur le front de l’est, dans l’attente fébrile d’une percée décisive. Les chancelleries s’agitent et le ballet des soutiens à Kiev s’accélère. Pour s’en convaincre, penchons-nous un instant sur l’agenda international. Outre-atlantique, du 31 janvier au 4 février s’est tenue à Washington une « semaine ukrainienne » qui a rassemblé divers intervenants : soldats ukrainiens blessés et membres de la diaspora ukrainienne, alors même que des officiels américains avaient annoncé le 31 janvier une enveloppe de 2 milliards d’aide à l’Ukraine incluant pour la première fois des missiles de longue portée.
A Kiev s’est ouvert le vendredi 3 février un sommet UE-Ukraine pour « permettre à l’Europe de croire en la victoire ukrainienne », ainsi que l’a déclaré le premier ministre de Zelensky Denys Chmygal. Il intervient quelques jours après que les Européens ont accepté de livrer à l’armée ukrainienne une centaine de chars lourds extraits de leur arsenal. En outre, ces derniers jours ont été marqués par la visite surprise du président ukrainien à Londres, Paris et Bruxelles pour appuyer cette demande.
Dans ce contexte, la tenue les 31 janvier et 1er février du premier Sommet international pour la liberté religieuse (International Religious Freedom Summit), orchestré par la crème de l’establishment américain et accueillant l’Ukraine en invité d’honneur, ne doit rien au hasard. Et force est de constater que ces débats religieux ne sont que la continuation de la politique étrangère américaine par d’autres moyens. Reportage en immersion par Matthew Heimbach, jeune historien et enseignant américain de confession orthodoxe.
Le sommet international 2023 pour la liberté religieuse s’est ouvert à Washington
Les premiers jours du Sommet international sur la liberté religieuse ont clairement indiqué que le but de ce sommet n’était autre que la poursuite des politiques belliqueuses de Washington et de sa propagande d’État. Pour preuve, des Ukrainiens liés au gouvernement de Kiev devaient « [participer] à des événements majeurs tels que le Sommet international sur la liberté religieuse et le petit-déjeuner de prière ukrainienne à Washington ».[1] Les autorités ukrainiennes ont bénéficié d’un traitement VIP par les organisateurs de la conférence et des législateurs de premier plan. Le procureur général ukrainien Andriy Kostin était à Washington pour rencontrer le secrétaire d’État Antony Blinken et le procureur général Merrick Garland alors que l’Ukraine avait « renouvelé ses efforts pour obtenir des avions de chasse modernes ».[2] Karen Donfried, la plus haute responsable du département d’État pour l’Europe, est actuellement en visite en Ukraine « pour souligner le soutien indéfectible et durable des États-Unis à l’Ukraine ».[3]
Le secrétaire d’État Antony Blinken a soutenu la liberté religieuse, déclarant dans sa présentation au sommet que « les gens de foi – comme tout le monde – méritaient de vivre à l’abri de la peur et de la répression… Le Département d’État et l’ensemble du gouvernement des États-Unis continueront à défendre fermement le droit de chaque personne de pratiquer son culte comme elle l’entend. » [4]Alors que les habitants de la République populaire de Donetsk et de la République populaire de Lougansk ont fait l’objet de persécutions et de tortures par des forces soutenues par les États-Unis pendant près de neuf ans, Blinken ne s’est jamais exprimé en leur faveur ni celle de leur liberté de culte. Blinken est allé jusqu’à comparer la junte de Kiev au Christ, déclarant lors d’une visite dans une église catholique ukrainienne à Washington D.C. que « ce que vivait l’Ukraine » [5] était comparable à la crucifixion de Jésus-Christ. Bien que les fonctionnaires de Kiev ne se soucient guère du Christ, cette déclaration est très révélatrice de la façon dont les politiciens américains voient la crise en Ukraine. Si l’Ukraine est le Christ à leurs yeux, a contrario cela apparente à une force maléfique non seulement les soldats russes et membres des milices de la République populaire, mais aussi toute la population russophone d’Ukraine, et cela justifie le soutien des États-Unis à la persécution religieuse de l’Église orthodoxe russe.
Partant, rien d’étonnant à ce que Rashad Hussain, l’ambassadeur pour la liberté religieuse, soit allé jusqu’à affirmer l’année dernière que « la Russie, suite à sa désignation comme pays « particulièrement préoccupant » pour la première fois l’année dernière, loin d’amoindrir le nombre de violations de la liberté religieuse, l’a doublé. » Alors que la Russie prône la tolérance religieuse parmi sa population multiethnique et défend la liberté religieuse, les forces américaines ont ouvertement soutenu le schisme parmi les croyants et les actions hostiles de l’État ukrainien contre les chrétiens orthodoxes russes, alléguant que « l’Église orthodoxe ukrainienne… cherche l’autonomie de son homologue russe ». [6]
Le schisme en Ukraine n’est pas une chose promue par le personnel ecclésiastique, mais plutôt par des politiciens qui cherchent à affaiblir l’Église orthodoxe dans son ensemble. Les États-Unis ont, dès le début, été profondément impliqués dans la promotion de ce schisme. « Le Département d’État et les politiciens des deux partis ont promu la nouvelle Eglise. Deux mois avant la création de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine (OCU) en 2018, Filaret et Epifani avaient rencontré Joe Biden aux États-Unis, qui leur a déclaré sa gratitude pour leur travail. L’ambassadeur du département d’État pour la liberté religieuse Samuel Brownback, le secrétaire d’État Mike Pompeo et le représentant spécial pour l’Ukraine l’ambassadeur Kurt Volker ont eux aussi affiché leur soutien à ce projet ».[7] Il n’est pas exagéré de dire que l’Église orthodoxe d’Ukraine est une création américaine, et ce depuis le début (ndt voir ici)
Alors que les forces ukrainiennes emprisonnent des membres du clergé et enquêtent sur des personnes pour promotion présumée d’une « idéologie hostile » auprès de leurs paroissiens pour avoir simplement reconnu l’histoire commune entre les peuples ukrainien et russe, le président Zelensky s’apprête à interdire toutes les églises orthodoxes russes en Ukraine. Un conférencier du sommet, Sam Brownback, qui a été ambassadeur des États-Unis pour la liberté religieuse internationale de 2018 à 2021, non seulement ne s’est pas prononcé contre ces violations de la liberté religieuse, mais il a déclaré que l’opération militaire spéciale « était motivée par la volonté de l’Ukraine de former sa propre Église orthodoxe… [et qu’] ils ont parfaitement le droit de le faire. Ils devraient avoir la possibilité de le faire. » [8] Zelensky, dont l’Occident n’a de cesse de chanter les louanges, a récemment proposé de « rendre impossible aux organisations religieuses affiliées à des centres d’influence de la Fédération de Russie d’opérer en Ukraine… et, si nécessaire, de prendre les mesures prévues par la loi » [9] pour réprimer les croyants orthodoxes russes.
Les États-Unis ont désormais élaboré une politique officielle de promotion mondiale des « droits humains des personnes LGBTQI+ ». [10] Il n’est pas surprenant que les élites occidentales veuillent affaiblir l’Église orthodoxe afin de faciliter cette politique. Ces idées, considérées comme importantes pour la sécurité nationale, consistent notamment à obliger les nations à redéfinir la définition du mariage traditionnel, à soutenir le droit d’assassiner l’enfant à naître, à autoriser la mutilation physique et chimique des enfants au nom de l’idéologie transgenre et non seulement à tolérer mais à encourager divers comportements antisociaux. L’orthodoxie est un rempart contre les idéologies homosexuelle et transgenre et, par conséquent, les États-Unis et leur régime fantoche de Kiev s’efforcent de saper la foi et les valeurs chrétiennes.
Le président Joe Biden a récemment signé un décret pour faciliter la disponibilité des chirurgies transgenres pour les enfants et « interdire les thérapies de conversion » [11] dans toute l’Amérique. Ainsi, les chrétiens traditionnels ne pourront plus, sans contrevenir à la loi, prodiguer leurs conseils à ceux qui auraient des pulsions contre nature ou des problèmes psychologiques ni les dissuader de mutiler leur corps. En vertu de cette loi et d’autres lois et décrets similaires, les idéologies homosexuelle et transgenre sont promues auprès des enfants dans toutes les écoles et dans la société américaine, appuyées par une « nouvelle formation destinée aux écoles élaborée en concertation avec des experts et des chefs d’établissement », [12] pour s’assurer que les éducateurs endoctrinent correctement nos enfants. La politique étrangère américaine appelle à étendre ces idéologies à toutes les nations du globe.
Alors que la majorité du peuple ukrainien s’oppose à cet agenda homosexuel, le président Zelensky a manifesté son soutien à l’extension des politiques de Washington à son propre pays, déclarant que « dans le monde moderne, le niveau de démocratie se mesure, entre autres, à la politique mise en place par l’Etat visant à garantir l’égalité des droits pour tous les citoyens ». [13] Pour Zelensky et ses maîtres, imposer l’agenda homosexuel à la société ukrainienne et, à terme, à ses enfants, est une étape cruciale pour devenir une « société démocratique » qui défend les « valeurs occidentales » et ce, quelle que soit la volonté démocratique du peuple sur cette question. La promotion de cet axe de la politique étrangère américaine est la raison pour laquelle les responsables de Washington restent silencieux quant à la persécution des croyants russes, les autorités ukrainiennes travaillant activement à démanteler les croyances traditionnelles de l’Église orthodoxe en Ukraine. L’objectif est clairement d’intégrer l’Ukraine, et le reste du monde dans l’idéologie antichrétienne de la laïcité, de la démocratie libérale et de la perversion sexuelle.
Hélas, le Sommet international sur la liberté religieuse ne semble que renforcer le soutien aux persécutions de l’Église orthodoxe russe et de ses fidèles. Toutefois, dans un sommet parrainé par la société mère de Facebook Meta, par l’organisation américaine des athéistes ainsi que par des groupes pro-infanticides et pro-homosexuels comme le Centre d’action religieuse du judaïsme réformé, on ne s’étonnera pas que l’Eglise orthodoxe russe et son peuple soient non seulement ignorés mais méprisés. Pour autant, dans ce rejet, les croyants doivent trouver du réconfort dans les paroles de Jésus-Christ qui a dit dans Jean 15 :19 : « Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait. » Être haï par les forces du mal ne peut être que flatteur et, en tant que chrétiens orthodoxes, nous devons simplement continuer à nous accrocher à notre foi et à faire avancer le Royaume de notre Seigneur en luttant pour ce qui est juste, sans nous soucier aucunement de l’avis des experts du sommet international sur la liberté religieuse.
[1] https://twitter.com/Feher_Junior/status/1619814161466421248
[2]https://thehill.com/policy/3837737-tanks-jets-and-justice-ukraines-top-prosecutor-tries-to-rally-us-on-legal-battle/
[3] https://www.state.gov/assistant-secretary-donfrieds-travel-to-ukraine/
[4] https://www.youtube.com/watch?v=5R_XCZUrCE4
[5]https://ukrarcheparchy.us/archeparchy-news/secretary-of-state-antony-blinken-met-with-the-ukrainian-community-of-washington?print=print
[6]https://premierchristian.news/en/news/article/us-state-department-backs-independence-for-ukrainian-orthodox-church
[7] https://www.theamericanconservative.com/zelensky-vs-the-ukrainian-orthodox-church/
[8]https://www.deseret.com/faith/2023/1/31/23579963/heres-who-is-saying-its-time-to-take-religious-freedom-movement-to-a-super-bowl-level
[9] https://www.nytimes.com/2022/12/02/world/europe/zelensky-ukraine-orthodox-church.html
[10]https://www.state.gov/advancing-the-human-rights-of-lesbian-gay-bisexual-transgender-queer-and-intersex-persons-around-the-world/
[11] https://www.texastribune.org/2022/06/15/joe-biden-texas-transgender-care/
[12]https://www.whitehouse.gov/briefing-room/statements-releases/2022/03/31/fact-sheet-biden-harris-administration-advances-equality-and-visibility-for-transgender-americans/
[13] https://www.cnn.com/2022/08/03/europe/ukraine-zelensky-same-sex-partnerships-intl/index.html
Ils veulent nous refourguer une marchandise périmée fabriquée à une autre époque
Le dominicain Jean-Thomas de Beauregard a publié une tribune dans La Croix pour dénoncer les médecins de tout poil qui s’agitent autour du malade de l’Eglise en Occident et rappelle qu’il y a, au fond, un problème de foi :
[…] Le bataillon des médecins patentés tient de la farce : des théologiens qui se veulent subversifs mais ne sont que subventionnés par l’institution chantent le vieux refrain du progressisme en imitant les derniers marxistes ou ultralibéraux : « Si nos remèdes ne guérissent pas encore, c’est qu’il faut doubler la dose » ; des religieux de congrégations qui n’ont pas accueilli une vocation depuis trente ans claironnent leurs recettes infaillibles pour retrouver une vie religieuse authentique et des effectifs pléthoriques ; des sociologues ou historiens qui assortissent un diagnostic souvent correct de remèdes hors de leur champ de compétence. La liste des remèdes prescrits vaut la peine d’être examinée.
L’ordination des hommes mariés ou bien des femmes pour relancer les vocations ? Un regard même superficiel sur l’état du protestantisme libéral suffit à en dénoncer l’inanité, comme d’ailleurs pour l’alignement de la foi ou de la morale sur les idées du monde contemporain.
Plus de femmes et de laïcs dans le gouvernement de l’Église ? Le pape François y exhorte. C’est en effet mieux fondé. Mais l’effet de cette évolution souhaitable sera limité, comme l’illustre la situation des paroisses – où les femmes et les laïcs tiennent le manche – et celle des congrégations féminines – où les abus spirituels et les problèmes de gouvernance existent aussi.
Plus de démocratie dans la gouvernance ? Oui, bien sûr. L’autorité a besoin d’être éclairée. Mais gare à la manipulation des processus démocratiques par des minorités agissantes, comme on le voit dans le chemin synodal allemand.
Il y a d’ailleurs quelque indécence à instrumentaliser le drame terrible vécu par tant de victimes d’abus pour refourguer une marchandise périmée fabriquée à une autre époque où les problèmes étaient tout différents. Le médecin qui prétend guérir toutes les maladies de tous les temps avec le même remède se dénonce comme charlatan. En réalité, on ressort le même vieil agenda idéologique en l’habillant des oripeaux de l’urgence et de la compassion. Un rideau de fumée pour mieux camoufler l’abandon de la substance de la foi et de la morale. […]
Dans l’Évangile, on parle d’une femme hémorroïsse « qui avait beaucoup souffert du fait de nombreux médecins et avait dépensé tout son avoir sans aucun profit, mais allait plutôt de mal en pis » (Mc 5, 25). L’Église est cette femme-là. Le seul qui peut la guérir est Jésus lui-même. Et les remèdes sont connus, efficaces parce qu’ils viennent de Dieu et non pas de l’expertise humaine gonflée au vent de l’époque : les sacrements, l’Écriture sainte, la prière, et la conversion personnelle. Et le courage des décideurs. Sans cela, les ajustements institutionnels, s’il y en a de légitimes, sont voués à l’échec.
L’Église est une communauté unie par la foi en vue de la sainteté. Toute maladie grave qui l’atteint porte donc sur la foi et la sainteté. Les médecins qui ne croient plus à la gravité du péché ni à la puissance de la grâce, encore moins à un Jugement au terme duquel deux issues sont réellement possibles – le Ciel et l’Enfer –, se rendent incapables de comprendre l’importance de la sanction, de la pénitence et de la conversion. […]
Le Sénat vote une proposition de résolution invitant le gouvernement à reconnaître le génocide des Assyro-Chaldéens
Le Sénat a voté hier une proposition de résolution invitant le gouvernement à reconnaître le génocide des Assyro-Chaldéens de 1915-1918 et à faire du 24 avril la date de commémoration des génocides arménien et assyro-chaldéen.
Le texte porté par la sénatrice (LR) Valérie Boyer a été cosigné notamment par les présidents des groupes LR Bruno Retailleau et centriste Hervé Marseille. Il a été adopté par 300 voix contre 2.
En attendant la reconnaissance du génocide vendéen ?
Manifestations contre l’immigration en Irlande
L’Irlande s’est longtemps enorgueillie d’accueillir les immigrés, se qualifiant elle-même de pays des “cent mille accueils”, mais il existe désormais un nouveau slogan : #IrelandIsFull. Il apparaît sur des pancartes et sur les réseaux sociaux, et est scandé lors de rassemblements aux côtés d’autres exhortations telles que #IrelandForTheIrish et #IrishLivesMatter. Ils sont le cri d’une réaction contre l’immigration qui s’est répandue à Dublin et dans d’autres villes ces dernières semaines.
“Il ne s’agit pas de racisme. Il n’y a pas de place pour ces migrants”
“Pourquoi les migrants devraient-ils passer devant les Irlandais sur la liste des logements ? Je ne l’accepterai pas.”
Une crise de logement des sans-abri fait face à la volonté de l’État de loger les demandeurs d’asile. Les manifestants affirment également que les centres accueillant de jeunes réfugiés masculins “non contrôlés” leur donnent un sentiment d’insécurité. “J’ai cinq filles et deux garçons et les filles ont peur de sortir le soir”.
Angleterre : face au terrorisme, le vice-président du parti conservateur demande le retour de la peine de mort
En Grande-Bretagne, Lee Anderson, nouveau vice-président du Parti conservateur, a demandé le retour de la peine de mort. Il a affirmé que la peine capitale a un « taux de réussite de 100 % » et a déclaré que les tueurs de Lee Rigby, fusilier du Royal Regiment of Fusiliers tué en 2013 par deux terroristes islamistes à Londres, auraient dû être « éliminés la même semaine ».
« Personne n’a jamais commis de crime après avoir été exécuté. »
Et à ceux qui avertissent que cela peut conduire à des exécutions injustifiées, il a répondu :
« Et bien, vous pouvez le prouver s’ils l’ont filmé et sont filmés – comme les tueurs de Lee Rigby. Je veux dire : ils auraient dû être exécutés, la même semaine. »
La dernière exécution au Royaume-Uni a eu lieu en 1964.
60e anniversaire de l’exécution de Jean Bastien-Thiry
Jean Bastien-Thiry organisa l’attentat du Petit-Clamart du 22 août 1962 contre le président de la République Charles de Gaulle. Jugé par un tribunal d’exception, il se fit pourfendeur d’un pouvoir politique qu’il qualifia de tyrannique et parjure. Il fut exécuté le 11 mars 1963.
Quels étaient les mobiles de cet attentat ? Légitime défense des pieds-noirs et musulmans francophiles d’Algérie, respect de la parole donnée, défense de l’État de droit républicain… Ce documentaire nous replonge dans le contexte historique de cet événement, et présente des extraits d’enregistrement de l’accusé en procès. Un membre de l’organisation de l’attentat y livre son témoignage, et un ancien haut magistrat présente le caractère arbitraire du procès des conjurés.
Alors que la tragédie de la guerre d’Algérie résonne encore actuellement dans la société française, il est temps de comprendre ce qui a conduit cet officier catholique, père de famille de 35 ans, à organiser une telle action, au nom de la fraternité et de la parole donnée.
Informations sur les propositions du cercle Jean BASTIEN-THIRY à l’occasion du soixantième anniversaire de son exécution (messes et journée souvenir).
Les dangers d’un « certificat européen de parentalité » : la Commission européenne aimerait connaître votre point de vue
Communiqué de presse de la FAFCE :
« Un enfant n’est pas un privilège et la parentalité n’est pas un droit ; au contraire, un enfant est un don et la parentalité une responsabilité ». Ce sont les mots du Président de la FAFCE, Vincenzo Bassi, dans une lettre ouverte suite à l’annonce d’une initiative législative européenne pour créer un certificat européen de parentalité.
En 2020, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait déclaré que « si vous êtes parent dans un pays, vous êtes parent dans tous les pays ».
En décembre dernier, la Commission européenne a publié une proposition législative sur le sujet, proposition sur laquelle les citoyens européens sont invités à exprimer leur opinion dans le cadre d’une consultation publique jusqu’au 13 février.
Cette initiative inclue une reconnaissance automatique transfrontalière de la “parentalité”, un terme créant confusion avec le terme juridique et biologique habituel de “filiation”. Selon la Commission européenne, cette initiative ne modifiera pas le droit du mariage des États membres de l’UE, puisque le droit de la famille relève de leur compétence exclusive.
« Pourtant – a commenté le Président de la FAFCE – l’introduction d’une nouvelle catégorie juridique, la “parentalité”, qui va au-delà de la terminologie actuelle de la ‘filiation’, a un impact sur le droit interne de la famille ». En effet, l’initiative de la Commission européenne, si elle est approuvée, étendrait automatiquement les effets juridiques de la filiation à tous les types de « parentalité » légalement acquis dans un État membre, y compris par GPA, dans tous les États membres de l’UE de manière uniforme.
« Au-delà de l’intention déclarée de ne pas interférer avec le droit familial des États membres, ce scénario mettrait la proposition de la Commission en contradiction avec l’art. 9 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE, qui mentionne que “le droit de se marier et le droit de fonder une famille sont garantis conformément aux lois nationales régissant l’exercice de ces droits” », a-t-il conclu.
Tout en saluant l’attention portée par la Commission européenne à la protection des enfants, la FAFCE invite les législateurs européens à respecter à la fois le principe de subsidiarité et le principe de proportionnalité. Aborder cette question suppose en effet que l’UE respecte l’équilibre entre la compétence exclusive des Etats membres en matière de droit de la famille et la compétence de l’UE pour adopter des mesures concernant le droit de la famille ayant des implications transfrontalières (TFUE 81 (3)).
La FAFCE encourage les institutions de l’UE à faire le choix de mesures non-législatives, au cas par cas, appliquées par le biais du mécanisme de coopération judiciaire, suffisantes pour faire face aux situations familiales transfrontalières.
La FAFCE exprime également de sérieuses inquiétudes quant à la reconnaissance de facto de la pratique de la GPA au sein de l’initiative. En 2021, le Parlement européen a déclaré que « l’exploitation sexuelle à des fins de gestation pour autrui et de reproduction […] est inacceptable et constitue une violation de la dignité humaine et des droits de l’hommes ».
Ce n’est pas sans raison que la plupart des pays de l’UE interdisent la GPA. Parmi eux : l’Allemagne, l’Autriche, la Bulgarie, la Croatie, le Danemark, l’Espagne, l’Estonie, la Finlande, la France, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, la Slovaquie, la Slovénie et la Suède. La GPA viole non seulement les droits fondamentaux et l’intégrité corporelle des femmes exploitées, mais aussi des enfants qui deviennent victimes de la traite des êtres humains.
Cette pratique est en totale opposition avec l’intérêt supérieur de l’enfant, pourtant présenté comme le piliers de la proposition de la Commission européenne.
Pour entrer en vigueur, la proposition de la Commission doit être adoptée à l’unanimité par le Conseil de l’UE, après consultation du Parlement européen. Une audition publique avait eu lieu au Parlement européen le 9 janvier 2023, au cours de laquelle la Commission a annoncé qu’elle ferait tout son possible pour aboutir à un règlement, c’est-à-dire à des effets juridiques directs, et non seulement à une coopération renforcée entre les États membres. Or, pour l’instant, la Pologne et la Hongrie ont déclaré qu’elles opposeraient leur veto à une telle initiative au sein du Conseil de l’UE, que l’on peut donc s’attendre à voir bloqué.
La Commission européenne a également lancé une consultation publique pour récolter les avis de la société civile et des citoyens européens, consultation ouverte jusqu’au 13 février 2023. Le FAFCE encourage tout le monde à y participer.
Pour donner votre avis, c’est ici.
3 projets de loi votés par la Chambre en Virginie
Trois projets de loi visant à protéger les femmes, les jeunes filles enceintes et les bébés qui survivent à un avortement, ont été adoptés par la Chambre des délégués de Virginie aujourd’hui. Il s’agit des projets de loi suivants :
- HB 1795 Projet de loi sur les survivants de l’avortement nés vivants
- HB 2270 Consentement éclairé
- HB 2476 Création d’un site web pour fournir des informations sur les services d’aide à la grossesse
Ces trois projets de loi ont été adoptés par la Chambre des délégués par 52 voix contre 47.
Ces projets de loi doivent maintenant être soumis au Sénat de Virginie pour être votés en commission. S’ils sont adoptés par le Sénat, ils seront promulgués par le gouverneur pro-vie de Virginie, Glen Youngkin.
Chacun de ces projets de loi fait avancer les objectifs du mouvement pro-vie en fournissant des informations d’une importance vitale aux femmes et aux adolescents avant qu’ils ne prennent une décision de vie ou de mort concernant une grossesse, et respecte la vie des bébés qui survivent parfois aux horreurs d’une tentative d’avortement dans les dernières semaines de la grossesse. Aucun de ces projets de loi n’empêche quiconque de se faire avorter. Une écrasante majorité de l’opinion publique soutient des lois rationnelles comme celles-ci.
L’extrémisme de la majorité pro-avortement du Sénat contre des projets de loi comme ceux-ci est réelle. Il y a quelques semaines, le sénateur Louise Lucas s’est vanté d’avoir rejeté le projet de loi du gouverneur visant à protéger les bébés qui peuvent ressentir la douleur dans l’utérus. Il est probable que ces trois projets de loi se heurtent à la même hostilité.
Surf transgenre
La World Surf League a annoncé qu’elle allait adopter en matière de transexualité, la politique de l’International Surfing Association (ISA) pour tous ses circuits. Une politique qui devrait entrer en vigueur immédiatement.
Ainsi, les surfeurs nés hommes qui se prennent pour des femmes, peuvent participer à des compétitions féminines.
La surfeuse Bethany Hamilton, qui a survécu à une attaque de requin et continue de surfer malgré la perte de son bras gauche, a menacé de boycotter les événements de la World Surf League si cette décision n’était pas annulée :
« La World Surf League a officiellement établi la règle selon laquelle les individus à corps masculin connus comme des athlètes transgenres peuvent officiellement concourir dans la division féminine ». « La World Surf League dit qu’elle suit les directives olympiques (…) mais cela me concerne en tant qu’athlète professionnelle qui participe à des compétitions depuis plus de 15 ans (…) Personnellement, je ne participerai pas à des compétitions de la World Surf League et ne la soutiendrai pas si cette règle est maintenue (…) Je sens que je dois prendre la parole et me tenir debout pour les autres qui ne peuvent ou ne veulent pas s’exprimer à ce sujet par peur d’être ostracisé. A-t-on demandé à l’un des surfeurs actuels de la World Surf League ce qu’il pensait de cette nouvelle règle avant qu’elle ne soit adoptée ou annoncée ? Ne devrait-il pas y avoir avoir un débat ? Un taux d’hormones est-il une représentation honnête et précise que quelqu’un est effectivement un homme ou une femme ? Est-ce aussi simple que cela ? Qui fait pression pour cet énorme changement ? Est-ce que c’est mieux pour le surf ? Est-ce que c’est mieux pour les femmes dans le surf ? Si oui, comment ? »
Comment l’Amérique a mis fin au gazoduc Nord Stream
Seymour Hersh est l’un des plus brillants journalistes d’investigation américain. Il publie rarement des choses sans avoir quelques biscuits. Il est à l’origine de nombreuses révélations, comme d’actes de torture à Abou Ghraib ou encore le massacre de Mỹ Lai au Viêt Nam, révélation pour laquelle il obtient un prix Pulitzer.
Il vient de révéler (traduction intégrale ici) que les États-Unis sont à l’origine du sabotage des gazoducs Nord Stream survenu le 26 septembre 2022. Et qu’ils avaient prémédité leur affaire avant l’offensive russe en Ukraine.
Quand les Américains ont fini par céder, en mai 2021, sur la prochaine mise en activité du nouveau tronçon Nord Stream, c’est simplement qu’ils savaient qu’ils le détruiraient, disant à Zelensky de ne pas s’en faire. Les Français et les Allemands parlaient d’autonomie. Après la chute de l’Afghanistan, Scholtz, chancelier allemand, avait publiquement soutenu l’appel d’Emmanuel Macron en faveur d’une politique étrangère européenne plus autonome, suggérant clairement une moindre dépendance à l’égard de Washington. En décembre 2021, deux mois avant que les premiers chars russes n’entrent en Ukraine, Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale, a convoqué une réunion pour réfléchir à la façon de répondre à l’invasion imminente de Poutine. Selon Hersh, Sullivan avait l’intention que ce groupe élabore un plan pour la destruction des deux pipelines Nord Stream. Ce sabotage avait été annoncé des mois à l’avance par Biden lui-même, mais aussi mais aussi par Victoria Nuland, diplomate sous-secrétaire d’État pour les Affaires politiques depuis 2021. Après le sabotage, elle a déclaré :
« Comme vous, je le suis, et je pense que l’administration est très heureuse de savoir que Nord Stream 2 est maintenant, comme vous aimez le dire, un morceau de métal au fond de la mer. »
Avortement en appel
Communiqué de l’ACPERVie-SOS-Maternité. Association des Chrétiens Protestants et Evangéliques pour le Respect de la Vie :
Les Chrétiens Protestants et Evangéliques relèvent que les sénateurs, par leur vote du 1erfévrier 2023, ont confirmé le vote de l’Assemblée Nationale programmant l’abandon par la nation française du respect de la vie humaine tel que reçu depuis des millénaires dans la crainte et la reconnaissance au Dieu Créateur et Sauveur. Ce respect est demandé à l’homme et à la femme, ce que dénie l’actuel projet de loi constitutionnelle.
Nous espérons que le peuple français, s’’il doit être consulté par référendum, ne se laissera pas abuser et saura réaffirmer comment il ressent avec admiration et espérance la conception et le devenir d’un enfant dès le ventre de sa mère.
Le Président, Pasteur Jean pira.
Vaccination anti-Covid : effets secondaires
Arte, chaîne bien connue pour son complotisme, diffuse un reportage sur les effets secondaires des « vaccins » contre le Covid…
Depuis le début de la pandémie, plus de 900 millions de doses de vaccins anti-Covid ont été administrées en Europe. Si ce vaccin est globalement bien toléré, il provoque parfois des effets secondaires sévères. L’absence de points d’accueil et de traitements renforce le sentiment d’abandon chez de nombreuses personnes présentant de graves symptômes après la vaccination. Elles se battent désormais pour être reconnues.
« Vaincre ou Mourir », la République aux abois
D’un lecteur:
Le réveil est difficile en ce mercredi 25 janvier pour les larbins de l’industrie du prêt à penser.
Malgré ce qu’ont pu en dire les chiens de garde de la vulgate idéologique, tels que Le Monde, Libération, Écran Large, le film Vaincre ou Mourir est un chef-d’oeuvre audiovisuel.
Très mauvaise langue et révélant ses lacunes en histoire, Le Monde déclare : « Un film historique de droite : après tout, pourquoi pas ? C’était sans compter le résultat, une bouillie audiovisuelle qui égrène tous les poncifs les plus éculés du film historique, remuant son imagerie christique et viriliste à coups d’effets visuels d’un autre âge. »
Libération s’autorise une référence affligeante à la pédophilie qu’ils connaissent bien, eux qui en faisaient les louanges dans une tribune de 1977. « Scène de conscription sur la place du village : on n’en veut pas de votre liberté, rendez-nous nos bons prêtres ! – Et ils sont où, d’ailleurs, les bons prêtres ? Emprisonnés pour pédophilie ? »
En roue libre dans l’abominable, Écran Large sort définitivement du cadre du journalisme en éructant tranquillement : « À la vue de Vaincre ou mourir, on espérerait presque que l’enfer existe réellement pour y voir ses responsables prosélytes et réactionnaires y brûler avec délectation »
Voilà le niveau d’outrage de certains médias.
Pourtant, le film produit par Puy du Fou Films, moqué pour son petit budget et ses relents réactionnaires d’une France caduque, donne une leçon à l’industrie du cinéma.
Sur le plan commercial, il bat des records au box-office avec 107 762 entrées la première semaine plus avant-première, rejoignant ainsi le top 3. Il a dépassé des blockbusters tels qu’Avatar en termes de moyenne d’entrée par copie : 3451. Il poursuit sur sa lancée avec un total de plus de 167 000 entrées à l’issue du 2e week-end !
#VaincreOuMourir se maintient bien avec un total 2ème Week-End à 56.693 entrées France sur une combinaison élargie de 239 copies. Le nouveau cumul est de 167.031 entrées. cc @sajedistrib @PuyduFou @Hug0Becker @FrancisRenaud1 @GregoryFitoussi pic.twitter.com/2Vk78KNBN5
— Le Box-Office des films en France et dans le Monde (@boxofficefr) February 6, 2023
Il est fascinant de voir le décalage entre la critique de la presse et celle du public. Cela montre la déconnexion des pseudo-journalistes avec la population. C’est à se demander qui les lit et à quel point les subventions les maintiennent en vie.
Sur le plan artistique, et malgré des défauts, on est loin de la bouillie audiovisuelle présentée par Le Monde. C’est un film rythmé, gorgé de nuances de lumière, à la musique exaltante, aux tirades retentissantes et profondes, au décorum impeccable et aux acteurs authentiques, les uns, incarnant la noble cause, les autres transpirant l’idéologie mortifère de la République.
Habité par la foi, la bravoure et le panache, Charrette est un héros qui ne se fait plus dans le cinéma, qui, à la vertu, préfère le vice.
Accusé de présenter une version manichéenne ou erronée de l’histoire, le film est pourtant fidèle aux faits historiques, n’en déplaise à ses contempteurs.
Les 200 000 morts de la Révolution, comptant 117 000 Vendéens (hommes, femmes, enfants, vieillards), les 12 colonnes infernales, la prose républicaine égrenée, ponctuée de
« Exterminez. », « Exterminez les brigands. », la « race impure » des Vendéens, « Il faut que la France soit république, ou qu’elle soit un vaste cimetière », de la commission administrative du Morbihan, « Il n’y a plus de Vendée, elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais et les bois de Savenay, suivant les ordres que vous m’avez donnés. J’ai écrasé les enfants sous les pieds de mes chevaux, massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé… (…) Les routes sont semées de cadavres (…) Kléber et Marceau sont là : nous ne faisons pas de prisonniers, car il faudrait leur donner le pain de la liberté et la pitié n’es pas révolutionnaire » ! du général Westerman, ont simplement été traduits à l’écran. (Reynald Secher, Livre « Vendée, du génocide au mémoricide », 8 octobre 2011)
Mais, ce film est la version Disneyland de la réalité, dans le sens où il est pudique sur les scènes d’abominations qui ont existé : viols, femmes enceintes éventrées, et décapitations… Le film ne balaye pas les autres ignominies, telles que la liquidation des prêtres et religieuses ligotés nus en binômes, la déportation des prêtres réfractaires, « les Pontons de Rochefort », et les camps de concentration – car il se polarise sur l’épopée du héros Charette.
Vaincre ou Mourir à l’affiche est un moment douloureux pour la gauche mainstream, qui n’a plus tellement l’habitude d’être contredite dans son sempiternel mensonge – celui qui infuse dans les manuels scolaires et l’industrie du divertissement.
La gauche progressiste au pouvoir depuis 40 ans boit la tasse avec ce récital qui vient rendre justice aux victimes d’une effroyable boucherie humaine, tue par le pouvoir après avoir tant tué.
Vaincre ou Mourir vient sonner le tocsin de la révolte. Celle de la France authentique, de la majorité silencieuse, face à une mafia hors-sol qui, depuis des décennies, essaie de culpabiliser le peuple français devant ses hauts faits.
Mais c’est surtout la République qui est poussée dans ses retranchements.
Si les historiens tels que Jean Sevilla, Jean-Christian Petitfils, et le spécialiste Reynald Secher ont prouvé que la République était porteuse d’une idéologie totalitaire destructrice, et même coupable de génocide et de mémoricide – malgré les belles choses qu’elle a pu apporter – une traduction à l’écran avec une forte audience en est une autre. C’est ce qui se passe aujourd’hui et qui fait tant grincer des dents.
La République cruelle et fourbe est dévoilée au grand jour, démasquée.
Que l’on se garde de lui trouver des excuses en affirmant que ce sont les aléas et la rébellion d’irréductibles qui l’ont amenée à cela. Dès le départ, menée par une coterie de bourgeois, elle était fausse, et n’a pas tenu ses promesses.
Intrinsèquement, elle est anticatholique, donc antifrançaise.
Le massacre et le génocide sont programmés par la Convention et le Comité du Salut public. La Révolution française est même la matrice de toutes les idéologies totalitaires qui ont suivi, comme le communisme et le nazisme, dont les tyrans ont avoué s’être inspiré.
On peut dire que la République française du XXIe siècle est digne de ses origines: hier, les oripeaux de la liberté et de l’égalité, aujourd’hui on invoque en plus la sécurité sanitaire. « Mon corps, mon choix, tolérance et non-discrimination, inclusion » sont scandés à qui mieux mieux.
Aujourd’hui, elle partage les mêmes principes. Elle entend réduire au silence ceux qui pensent différemment pour le bien du pays, de manière aussi sanguinaire, mais plus sournoise grâce à ses éléments de langage aseptisés. C’est ainsi qu’elle vote et applique des lois mortifères et liberticides (avortement et passeport sanitaire), répression policière et médiatique implacable, sentence judiciaire intraitable avec les innocents ou les dissidents.
Elle confirme ses aînés en occultant les faits de la Terreur, en honorant les bourreaux dont les noms quadrillent le paysage urbain, et en laissant les victimes aux oubliettes de l’Histoire.
En somme, Vaincre ou Mourir est un film majuscule encore d’actualité, à voir sans attendre. Plus encore qu’un moment vibrant et exaltant, c’est un acte de mémoire et de résistance.
Les Etats-Unis tentent de contraindre le Bénin à adopter la culture de mort
Au cours d’une session des Nations Unies du 23 janvier au 3 février, les Etats-Unis ont demandé au gouvernement du Bénin qu’il s’engage « à mettre en œuvre le programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement de 1994 », qu’il « s’efforce d’atteindre les cibles des objectifs de développement durable liées à la santé et au genre », et par conséquent qu’il se retire « d’initiatives conjointes contradictoires comme la Déclaration du Consensus de Genève ».
Cette Déclaration, lancée par Donald Trump en 2020 et qui est signée par une trentaine de pays, désavoue l’avortement, qui « ne devrait pas être promu comme une méthode de planification familiale » et ajoute que « l’enfant a besoin d’une protection et de soins spéciaux avant et après la naissance ». Le texte souligne également que « le droit à la vie est inhérent à la personne humaine », tandis qu’il n’existe « aucun droit international à l’avortement ».
Le texte insiste également sur le « rôle de la famille comme base de la société », ajoutant que « les femmes jouent un rôle fondamental dans la famille » et qu’ « un partenariat harmonieux entre les hommes et les femmes est fondamental pour leur bien-être et celui de leurs familles ».
« Il est inexcusable d’utiliser l’influence du gouvernement américain pour promouvoir des programmes idéologiques sous le faux prétexte de promouvoir les droits de l’homme. »
Voilà comment les Etats-Unis poussent les pays africains dans les bras de la Russie, signataire de la Déclaration du Consensus de Genève.
Arrestation d’un OQTF pour menaces de mort envers plusieurs prêtres
Mardi, à Paris, la police a interpellé un individu soupçonné d’avoir menacé de mort plusieurs prêtres du diocèse de Paris. L’alerte a été donnée par l’église Saint-Sulpice. L’homme y a été repéré à deux reprises, le 26 janvier et le 6 février.
Il avait déjà proféré des menaces de mort et des injures à l’encontre d’un prêtre de la paroisse Saint-Germain-des-Prés.
L’individu en question fait l’objet d’une fiche S pour “activité liée au terrorisme” et d’une fiche de recherche pour une interdiction temporaire sur le territoire français. Il a été placé en garde à vue. Les victimes ont porté plainte.
La légitimation de l’avortement détruit l’autorité du politique
De Thibaud Collin, sur le site de la Neuvaine à sainte Jeanne d’Arc :
Le Sénat a validé le 1er février un texte visant à compléter l’article 34 de la Constitution avec cette formule : «La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté de la femme de mettre fin à sa grossesse». Ainsi la voie est ouverte pour que la Constitution de la République française considère la mise à mort d’un enfant à naître comme une liberté fondamentale. A tous ceux qui seraient tentés par le défaitisme (cf. texte ci-dessous du Père Doncoeur), le cardinal Ratzinger dans une conférence intitulée « Le droit à la vie en Europe »[L’Europe de Benoît dans la crise des cultures, Parole et Silence, 2007] exhorte à « ne pas se résigner ». Il convient aujourd’hui de relire ces lignes prophétiques pour nourrir notre espérance et notre prière.
Il commence en posant les objections que beaucoup de catholiques engagés dans les combats pro-vie se formulent à eux-mêmes : « Pourquoi ne pas nous résigner à avoir perdu cette bataille et ne pas mettre nos énergies au service d’initiatives qui puissent recevoir la faveur d’un plus grand consentement ? » (p. 51) Tant que la liberté de conscience est préservée, « pourquoi continuer à mettre ce drame sur la place publique ? » (p. 52)
Le cardinal-préfet répond en repartant de la Parole de Dieu, en l’occurrence le passage de la Genèse où Dieu s’adresse à Noé et à ses fils. « A chacun je demanderai compte de la vie de son frère. Qui verse le sang de l’homme, par l’homme verra son sang versé ; car à l’image de Dieu, Dieu a fait l’homme. » (Gn 9, 5-6). Et Joseph Ratzinger de commenter : « Par ces paroles, Dieu revendique la vie de l’homme comme lui appartenant de manière particulière : elle reste sous son immédiate et directe protection. C’est une chose ‘’sacrée’’ ». (p. 53) L’autorité de la société est instituée par Dieu en vue de la garantir. Cela signifie que la question de l’avortement n’est pas périphérique dans nos sociétés. Elle est centrale. « Il n’existe pas de ‘’petits homicides’’ : le respect de toute vie humaine est la condition essentielle pour que soit possible une vie sociale digne de ce nom. » (p.54)
Il n’existe pas de ‘’petits homicides’’ : le respect de toute vie humaine est la condition essentielle pour que soit possible une vie sociale digne de ce nom.
Dès lors, on peut affirmer que la République française depuis 1975 et a fortiori si cette « liberté » est inscrite dans la Constitution nie le fondement même de son autorité. Affirmer que tuer un enfant à naître est une « liberté » revient à affirmer que « c’est la force qui fonde le droit » (p. 56). L’État en effet s’arroge le droit de conférer ou de retirer le droit à la vie à tel être humain, tout simplement parce qu’il est faible et ne peut revendiquer un tel droit. Personne pas même l’État ne peut revendiquer un tel pouvoir. D’où la contradiction qui mine notre régime politique prétendument fondé sur le respect de l’être humain : « On comprend alors combien un Etat, qui s’arroge la prérogative de définir celui qui est ou celui qui n’est pas sujet de droits, reconnaissant par conséquent à certains le pouvoir de violer le droit fondamental à la vie des autres à la vie, contredit l’idéal démocratique, duquel il continue pourtant à se réclamer, et sape les bases mêmes sur lesquelles il s’appuie. En acceptant en effet que l’on viole les droits du plus faible, il accepte du même coup que le droit de la force prévale sur la force du droit. » (p. 57)
Le regard que je porte sur l’autre décide de mon humanité.
C’est donc bien à une catastrophe du politique que nous assistons, c’est-à-dire à un effondrement même du fondement de sa légitimité. En effet, la finalité du politique est le bien commun dont l’âme est la justice. Introduire dans la Constitution la liberté de tuer un innocent parce qu’il n’est pas capable de se défendre et qu’il est nié dans son humanité est un acte d’une très grande violence symbolique. Il est urgent comme le rappelle le cardinal Ratzinger de convertir notre regard sur l’enfant à naître. « Le drame moral, la décision de choisir le bien ou le mal commence par le regard, par le choix de regarder ou non le visage de l’autre » (p. 59). L’avortement est la plus radicale des exclusions et elle commence dans le refus de voir celui qui est là. Il en va du devenir eschatologique de chacun d’entre nous et de notre société qui doit se souvenir que nous sommes comptables devant Dieu de la vie de notre frère.
« Si je peux accepter de réduire l’autre à une chose, de l’utiliser et de le détruire, je dois en même temps accepter les conséquences de ma manière de regarder, conséquences qui ont des répercussions sur moi : ‘’C’est la mesure dont vous vous servez qui servira de mesure pour vous’’. Le regard que je porte sur l’autre décide de mon humanité. Je peux le traiter simplement comme une chose dans l’oubli de sa dignité et de la mienne, sans considérer que lui et moi sommes à l’image et à la ressemblance de Dieu. L’autre est le gardien de ma dignité. » (p. 63).
Il est urgent que la France retrouve son âme, c’est-à-dire honore les promesses de son baptême pour que la justice redevienne la clef de voûte d’un Etat digne de son nom, ordonné au bien commun. « Le christianisme est cette mémoire du regard d’amour du Seigneur sur l’homme, en qui sont assurés sa pleine vérité et la garantie de sa dignité. » (p. 64)
Thibaud Collin
L’esprit français avec Gabrielle Cluzel & Elisabeth Levy
Voici la soirée avec Gabrielle Cluzel et Elisabeth Levy, organisée par Les Veilleurs. Elles sont revenues sur trois grands chapitres de l’actualité récente :
- la campagne présidentielle de 2022 pleine de désillusions,
- le climat social en France explosif,
- le contexte géopolitique international autour de la guerre en Ukraine.
A la fois juste et profond, parfois cruel, souvent truculent, le dialogue entre les deux invitées est pleinement habité par cet esprit français, mélange détonant d’élégance, d’arrogance, d’humour, de goût de la contestation et d’amour de la liberté.
Le temps de la Septuagésime
De l’abbé de Massia, FSSP, sur Claves :
Le temps de la Septuagésime couvre les trois semaines qui précèdent l’entrée en Carême. Période liturgique méconnue et même supprimée du nouveau calendrier, elle fait cependant partie de la tradition liturgique de l’Église, tant en Orient qu’en Occident[1], et appelle le chrétien à méditer sur les grandes vérités du Salut pour se préparer au Carême.
D’où vient le nom « Septuagésime » ?
Les trois dimanches de ce temps sont appelés dimanches de la Septuagésime (70), de la Sexagésime (60) et de la Quinquagésime (50). Si le Carême (quadragesima en latin) évoque bien les 40 jours qui précèdent Pâques, en souvenir des 40 jours de jeûne du Christ au désert, il n’est pas besoin d’être un grand mathématicien pour savoir qu’une semaine dure 7 jours et non 10, et qu’ainsi le dimanche de la Septuagésime ne tombe pas 70 jours avant Pâques. Alors, pourquoi ce nom ?
Pour le comprendre il faut se référer à l’habitude qu’avait nos anciens de compter les « dizaines » de jours ou décades. Si le dimanche de Septuagésime ne tombe pas 70 jours mais bien 63 jours avant Pâques (9 semaines), il est cependant toujours dans la 7edécade avant la fête de la Résurrection ; celui de la Sexagésime est 56 jours avant Pâques, soit dans la 6e décade ; celui de Quinquagésime est 49 jours avant Pâques, soit dans la 5edécade. Ainsi, plutôt que de parler du dimanche de la Septuagésime, il faudrait dire – comme d’ailleurs le fait le missel romain – dimanche dans la Septuagésime (in Septuagesima), et de même pour les autres dimanches.
Un temps pour contempler les grandes vérités du salut
Le chiffre 70 peut être rattaché aux prophéties de Jérémie, qui annonçaient un exil d’une durée de 70 ans pour le peuple hébreu, dans un pays étranger, à la suite de ses fautes ; un temps de pénitence et de conversion :
Nabuchodonosor déporta à Babylone ceux qui avaient échappé au massacre ; ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils jusqu’au temps de la domination des Perses. Ainsi s’accomplit la parole du Seigneur proclamée par Jérémie : « La terre sera dévastée et elle se reposera durant soixante-dix ans, jusqu’à ce qu’elle ait compensé par ce repos tous les sabbats profanés.”[2]
Mais voici ce que dit l’Éternel : Dès que soixante-dix ans seront écoulés pour Babylone, je me souviendrai de vous, et j’accomplirai à votre égard ma bonne parole, en vous ramenant dans ce lieu. Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. Vous m’invoquerez, et vous partirez ; vous me prierez, et je vous exaucerai. Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur. Je me laisserai trouver par vous, dit l’Éternel, et je ramènerai vos captifs ; je vous rassemblerai de toutes les nations et de tous les lieux où je vous ai chassés, dit l’Éternel, et je vous ramènerai dans le lieu d’où je vous ai fait aller en captivité. [3]
Ainsi, c’est toute notre vie terrestre, vie d’exil dans l’attente du retour à Dieu, qui est symbolisée par le temps de la Septuagésime. Nous sommes donc invités pendant ce temps à méditer avec attention et gravité sur les grandes vérités du salut : notre destinée éternelle, le drame du péché, la confiance dans la miséricorde de Dieu qui vient nous sauver.
L’âme chrétienne est appelée à prendre conscience de sa précarité et de sa condition de pécheur, non pour s’en décourager mais pour s’élancer avec plus d’ardeur vers Dieu par la prière, la pénitence et la charité, lorsque viendra le temps du carême.
Particularités liturgiques de ce temps
Ainsi, dans l’office des matines, l’Église nous fait revenir aux origines même de l’histoire humaine, et nous fait contempler les trois grandes figures de l’Ancien Testament (Adam, Noé, Abraham), qui annoncent toutes le Christ.
Les textes de la messe de la Septuagésime sont également emprunts de cette gravité, comme en témoigne l’Introït (“Les gémissements de la mort m’ont environné”), la Collecte (« afin que, justement affligés pour nos péchés, nous soyons miséricordieusement délivrés pour la gloire de votre nom »), ou le Trait (« Du fond de l’abîme, j’ai crié vers vous, Seigneur »)…
Si le jeûne n’est pas encore de rigueur, certains éléments liturgiques manifestent le “changement d’esprit” de ce temps :
- La couleur violette sert à l’Office et à la Messe du Temps pour tous les vêtements et ornements liturgiques.
- L’Alléluia est supprimé jusqu’au jour de Pâques. (En savoir plus sur la signification de cette tradition liturgique)
- À l’Office, l’Alléluia qui accompagne le Deus, in adjutorium du début, est remplacé par Laus tibi, Domine, Rex aeternae gloriae. À la fin de Matines, le Te Deum est remplacé par un répons à l’Office du Temps.
- À la Messe du Temps, même le dimanche, le Gloria in excelsis est toujours omis.
- En semaine, le graduel est dit seul ; le dimanche et les jours de fête, il est suivi d’un trait qui remplace l’Alléluia.
- L’usage de l’orgue est autorisé et l’autel peut être orné de fleurs.
Media Vita, “au milieu de la vie”
Cette époque liturgique est donc un prélude du Temps du Carême et une préparation éloignée à la fête de Pâques. Elle sert de transition à l’âme qui doit passer des joies du cycle de Noël à l’austère pénitence du Carême. Entre Noël et Pâques, elle caractérise bien le “milieu de la vie”, comme l’indique le magnifique répons grégorien du Media Vita:
℟. Au milieu de la vie, nous sommes dans la mort : quel secours chercher, sinon toi, Seigneur ? toi qui à bon droit es irrité de nos péchés : * Saint Dieu, Saint fort, Saint Sauveur miséricordieux, ne nous livre pas à la mort amère. ℣. En toi ont espéré nos pères: ils ont espéré et tu les as libéré. ℣. Vers toi ont crié nos pères: ils ont crié et ne furent pas confondus. ℣. Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit.
L’idée d’une éradication de toute souffrance est irréaliste
Porte-parole d’Alliance Vita, Tugdual Derville a été interrogé dans Valeurs Actuelles sur l’euthanasie, les soins palliatifs, le suicide assisté, la souffrance. Extraits :

[…]

Patrick Hetzel interroge le Gouvernement sur l’exemplarité
Ma question s’adresse à Madame la Première ministre.
Madame la Première Ministre, vous parlez souvent de République exemplaire. C’est pourquoi, je voudrais vous interroger au sujet d’une situation qui est loin d’être exemplaire. En effet, il s’agit de quelqu’un qui est champion de France des mises en examen et qui pourtant continue d’être membre du cabinet et conseiller du Président de la République. Monsieur Solère pour ne pas le nommer. Si je vous interroge c’est que nous savons désormais qu’en cette qualité de conseiller du Président, il a eu accès à des informations pourtant censées rester secrètes en provenance du ministère de la justice sur une enquête en cours. Or ces informations ont été transmises ensuite par Monsieur Solère à celui qui était visé par l’enquête. Résultat : cette interférence a permis de protéger un réseau de trafiquants de drogue depuis la Présidence de la République avec l’appui de l’un de vos ministères. Madame la Première ministre, que comptez-vous faire pour que l’exemplarité que vous revendiquez ne soit pas qu’un discours mais aussi des actes ?
De nouvelles salles pour Vaincre ou mourir
VAINCRE OU MOURIR cumule désormais plus de 175 000 entrées.
Le film est programmé en 3e semaine dans 297salles, dont certaines nouvelles villes comme : Agde, Arcachon, Asnières-sur-Seine, Autun, Caen, Chantilly, Châteaudun, Deauville, Ile d’Yeu, Langres, Les Andelys, Libourne, L’Isle-Adam, Mantes-La-Jolie, Montauban, Neuilly-sur-Seine, Noirmoutier, Rodez, Royan, Sainte-Maxime, Sainte Jean-de-Luz, Sarlat, Senlis, Tarascon, Tourcoing, etc.
Aménagement aux conventions internationales
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Compte tenu de l’évolution des mœurs, il apparait nécessaire de rajouter quelques notes en « bas de page » aux conventions actuelles :
Déclaration universelle des droits de l’homme
« Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression » :
…et considérant qu’il est, de ce fait, nécessaire d’adapter certaines formulations des droits de l’Homme ou de l’Enfant pour rendre compte du droit de toute association d’adultes consentants à avoir un « projet parental », sans distinction de genre ou de nombre ;
Art. 1 : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »
…cependant les enfants revendiqués pour un « projet parental » par adoption, procréation par tiers donneur ou gestation pour autrui ne pourront en aucun cas revendiquer ni même rechercher un quelconque lien avec leur parent biologique ou fournisseur de gamètes. Ils ne pourront formuler aucun recours contre leurs « parents » ou le législateur sur le fait d’avoir été volontairement privé d’origine biologique.
Art. 4 : « Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes »
…cependant les enfants faisant l’objet d’un contrat d’acquisition visant à satisfaire un « projet parental », par adoption ou gestation pour autrui, pourront être considérés comme biens commerciaux, et pourront à cette fin faire l’objet de transactions et de garanties.
Art. 15 : « Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité »
…cependant le droit de la nationalité (qu’il soit du sang ou du sol) ne s’appliquera pas aux enfants faisant l’objet d’un « projet parental » par des tiers sans liens biologiques, et vendus à cette fin pour adoption.
Art. 16-3 : « La famille est l’élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l’État »
…cependant le contenu légal de la notion de famille doit être compris comme s’étendant à toute forme d’association entre adultes consentants, sans discrimination de genre ou de nombre. Une telle association doit en effet être juridiquement traitée sur le même plan qu’une famille fondée sur un couple hétérosexuel, notamment en ce qui concerne le droit de se procurer des enfants, si nécessaire contre rémunération, afin de lutter contre l’inégalité et le handicap que représente l’impossibilité pour lesdites « familles », du fait de leur nature biologique, d’obtenir par des voies biologiques un objet propre à satisfaire leur droit à « projet parental ».
Art. 25-2 : « La maternité et l’enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu’ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale »
…cependant les enfants faisant l’objet d’un « projet parental » par une personne seule, ou par deux ou plusieurs parents homosexuels, devront subir le handicap psychologique que représente leur développement en l’absence d’une référence à l’image d’un père et d’une mère.
Art. 30 : « Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un État, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés »
…cependant les dispositions de la présente déclaration profitant aux enfants, ainsi que celles de la déclaration universelle des droits de l’enfant, pourront si nécessaire être ignorées afin de favoriser les revendications de groupements revendiquant la légitimité de tout « projet parental » et l’interdiction de toute discrimination fondée sur le genre et le nombre d’une « famille » ayant un tel projet.
Convention internationale des droits de l’enfant
Art. 3-1 : « Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu’elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale »
…cependant le « droit de l’enfant » devra s’effacer devant le « droit à l’enfant », l’intérêt d’une « famille » ayant un « projet parental » étant seul considéré dans ce cas, et ceci sans que puisse être admis aucune discrimination fondée sur le genre et le nombre de la « famille » ayant un tel projet.
Art. 7-1 : « L’enfant est enregistré aussitôt sa naissance et a dès celle-ci le droit à un nom, le droit d’acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et être élevé par eux »
…cependant, pour les enfants faisant l’objet d’un contrat visant à satisfaire un « projet parental » par adoption ou gestation pour autrui, la « naissance » ne doit pas être entendue comme l’achèvement du processus biologique ayant permis leur développement fœtal, mais comme l’achèvement du processus légal conduisant à la réalisation du « projet parental » tel qu’il avait été contractualisé, lequel seul conduira à acquérir un nom et une nationalité.
Art. 17 : « Les États parties reconnaissent l’importance de la fonction remplie par les médias et veillent à ce que l’enfant ait accès à une information et à des matériels provenant de sources nationales et internationales diverses, notamment ceux qui visent à promouvoir son bien-être social, spirituel et moral ainsi que sa santé physique et mentale »
…cependant, afin d’assurer la tranquillité des esprits et maintenir un ordre public favorable, pourront être poursuivies et condamnées comme infraction à la législation sur la discrimination et l’homophobie toute information du public relative au fait que les enfants des couples homoparentaux subissent dix fois plus de relations pédophiles (23% contre 2%) et sont victimes de quatre fois plus de viols (31% contre 8%) que ceux élevés par des parents hétérosexuels [Regnerus, Social Science Research 41 (2012) 752–770].
Rapport sur la christianophobie en France en mai 2022
Nos confrères de l’Observatoire de la christianophobie viennent de mettre en ligne leur rapport mensuel sur les actes anti-chrétiens perpétrés en France en mai 2022.
Vous pouvez le télécharger ici.
