Les producteurs de fruits et légumes portent plainte contre Julien Bayou
Le 18 novembre 2022, l’Association Nationale Pommes Poires (ANPP), la Fédération Française de la Coopération Fruitière, Légumière et Horticole (FELCOOP), la Fédération Nationale des Producteurs de Fruits (FNPF) et l’Association d’Organisation de Producteurs « Tomates et Concombres de France » annoncent porter plainte contre Monsieur Julien Bayou pour provocation suivie ou non d’effet à commettre un délit, infractions réprimées par la loi sur la presse du 29 juillet 1881. Les associations dénoncent l’écolo-terrorisme :
En effet, le 23 août, lors d’un entretien sur BFM-TV, Julien Bayou, député Europe Ecologie les Vert (EELV), a explicitement encouragé les actes de destruction contre les réserves d’eau agricoles, et assuré qu’il soutiendrait devant les tribunaux toute personne commettant de tels actes.
Les 29 et 30 octobre, répondant à cet appel à la destruction des réserves d’eau agricoles, plusieurs manifestations particulièrement violentes ont eu lieu contre le projet de construction de réserves d’eau à Sainte-Soline, provoquant des dizaines de blessés, et la dégradation du matériel et des propriétés privées des agriculteurs. Ces réserves d’eau ont pourtant fait l’objet d’autorisations administratives, toutes confirmées en justice.
Ces réserves d’eau nécessaires à l’agriculture française, confrontée à des périodes de sécheresse, permettent de stocker de l’eau pendant la période hivernale de hautes eaux afin de disposer de réserves pour l’agriculture pendant les périodes de sécheresse. Cette pratique permet ainsi de diminuer les prélèvements dans les nappes phréatiques l’été et donc de diminuer le stress hydrique au moment où la ressource en eau est la plus exposée et la plus fragile. Les retenues d’eau sabotées bénéficient à des centaines de paysans qui travaillent dans des exploitations familiales de petites surfaces (entre 2,5 et 18 hectares), engagées dans des démarches écologiques vertueuses (pratiques raisonnées, bio…). Les destructions opérées par des militants environnementalistes vont à l’encontre du besoin de nourrir la population et l’objectif de souveraineté alimentaire du pays.
En appelant à la destruction de ces réserves d’eau, Julien Bayou a directement encouragé et provoqué, mais aussi légitimé la commission des évènements de Sainte-Soline. Les propos de Monsieur Bayou s’inscrivent dans un contexte d’une violence importante et motivée, commise tant à l’encontre des agriculteurs que de leurs installations : plusieurs rapports parlementaires ont récemment confirmé la surmortalité par suicide des agriculteurs, notamment en raison du sentiment de dénigrement dû à l’agribashing permanent qu’ils subissent.
Petit guide de la prière
Après le Livret de prière, le Guide pratique de la confession, « Rachetés à grand prix » et le Chemin de carême, la Fraternité Saint-Pierre propose une nouvelle publication gratuite : le Petit guide de prière, disponible sur son site.
Ce petit guide a pour ambition de proposer en quelques pages un résumé de l’enseignement de l’Écriture, de l’Évangile et des saints sur la prière, ainsi que des conseils pour prier adaptés aux différents états de vie et aux familles.
« Il est souhaitable que la prière personnelle comprenne une part de spontanéité, pour autant, si on veut lui donner une vraie place dans notre vie, l’approfondir et la consolider, la soustraire à l’inconstance de notre nature et aux caprices de nos humeurs, alors il faut aussi, pour une part, accepter d’apprendre à prier. Car la prière est un art et, à ce titre, possède ses lois et ses exigences, demande du temps et de la persévérance. Aucun grand artiste, aucun génie n’en est resté à la seule inspiration : pour progresser dans un art, il faut du temps et de la détermination, souvent du labeur. Il en est de même pour la prière : on ne peut approfondir et intensifier ce cœur à cœur avec Dieu qu’est la prière sans un authentique investissement, et de la régularité. » (abbé Benoît Paul-Joseph)
Pour vous aider dans cette voie , en ce temps de l’Avent, la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre propose un Guide pratique de la prière. 100 pages de conseils pratiques pour progresser dans la prière à trouver gratuitement dans les églises desservies par les prêtres de la Fraternité Saint-Pierre ou à commander sur le site boutique.fssp.fr.
Le Jour du Seigneur
Lettre de Rémi Fontaine à l’attention du Fr. Thierry Hubert, o.p., producteur du CRTF/Le Jour du Seigneur.
Mon Père,
Je reçois (ce 22 novembre par courrier), une nouvelle fois, votre appel aux dons. J’y réponds à chaud.
Sachez que mes défunts parents, qui recevaient les mêmes appels, retenus chez eux, ont aussi longtemps attendu un signe de votre part. Un “geste” de bienveillance ou de communion fraternelle, de “réconfort spirituel”, dans l’esprit du Motu proprio de 2007 du pape Benoît XVI.
En vain. Malgré leurs courriers. Or ils représentaient une part non négligeable de ces catholiques à part entière qui auraient pu souhaiter voir Le Jour du Seigneur (“au service de tous”) leur offrir la messe de leur enfance (sinon à parité avec la “forme ordinaire”, du moins une fois par mois, voire une fois par an !), comme le suggérait ce Motu proprio de 2007 si attendu.
Vous parlez de “toucher de plus larges et jeunes audiences”, vous “tourner résolument vers l’avenir et les générations futures”. Mais, justement, une part non négligeable également de la jeunesse, “en quête de sens ou en recherche de Dieu et d’une vie spirituelle”, demande cette même liturgie (je suis bien placé pour le savoir). Non seulement pour connaître “la richesse de notre patrimoine religieux, culturel et artistique”, que vous vous vantez de montrer dans vos documentaires “en amont de la célébration”. Mais surtout parce qu’ils sont plus “connectés” (comme on dit) avec ce rite tourné vers le Seigneur, dont le sens du sacré ne leur échappe pas.
Voilà un “signe des temps” ou “un nouveau défi”, comme vous dîtes, que des frères prêcheurs pourraient bien écouter et “affronter” ! “A la lumière de l’Evangile.”
Alors, sachez aussi, que – comme sans doute beaucoup de destinataires de votre lettre – nous entendons subordonner le geste financier, que vous nous demandez d’avoir en votre faveur, à la sollicitude paternelle que vous voudrez bien manifester à toute cette population non négligeable de l’Eglise qui souffre d’être ainsi méprisée et rejetée. Sollicitude pastorale que demande d’ailleurs d’avoir le pape François en dépit son malheureux Motu proprio du 16 juillet 2021.
Dans l’espérance de votre compréhension, bien fraternellement votre in Christo per Mariam,
Rémi Fontaine
PS : Pour info, j’avais formulé oralement (il y a quelques années) la même supplique à votre prédécesseur, le Fr. Yves Combeau, o.p.
Messe : un évêque parle
Philippe Maxence reçoit Mgr Schneider à l’occasion de la sortie de son livre : La messe catholique (Contretemps). Pour s’entretenir avec lui : les abbés de Tanouärn et Laurans, le père Thomas et Jean-Pierre Maugendre.
Non à la constitutionnalisation de l’avortement
Les 24 et 28 novembre, l’Assemblée nationale va débattre sur deux propositions de loi visant à insérer un « droit à l’avortement » dans la Constitution française. En cas d’adoption d’une de ces propositions, le texte sera ensuite adressé au Sénat, puis, en cas de vote du Sénat, soumis à référendum.
Par ce message, l’ECLJ présente en quelques mots le contenu de ces propositions de loi, ainsi qu’une réponse en vidéo ; enfin, nous vous invitons à écrire à votre député pour lui demander de voter contre.
Ces propositions de lois prétendent placer l’avortement au-dessus des autres droits fondamentaux, en en faisant un droit intouchable, absolu, auquel « nul ne peut porter atteinte » et dont « nul ne peut être privé ». Lorsqu’un droit fondamental est absolu, cela signifie qu’il ne peut pas être limité, ni par les droits ou besoins d’autrui, ni par l’intérêt général. Les droits absolus sont très peu nombreux et sont en lien direct avec la dignité humaine. Ainsi, il existe un droit absolu de ne pas être soumis à la torture.
La création d’un tel « droit à l’avortement » aurait des conséquences potentiellement désastreuses. Cela mettrait directement en danger la clause de conscience des professions médicales, mais aussi la liberté d’expression et d’action de toutes les personnes et associations qui œuvrent pour éviter le recours à l’avortement. Cela rendrait illégitime les conditions qui encadrent encore cette pratique, etc.
D’après ses promoteurs, une constitutionnalisation pallierait la « fragilité » de l’avortement, face à des « associations » qui s’y attaquent. En réalité, si l’avortement est « fragile », ce n’est pas en raison des associations pro-vie, mais parce qu’elle est un mal : une pratique sanglante dont la légalité repose sur la négation de l’existence et de la vie des enfants avant leur naissance.
L’avortement est « fragilisé » à chaque fois que l’on ose parler de l’enfant.
Faire de l’avortement un « droit constitutionnel » ne change rien à la réalité de l’avortement.
Activisme woke : le PDG de Disney a été limogé
Notre pétition, toujours en ligne, semble porter ses fruits.
Bob Chapek a été limogé de son poste de directeur général de Disney dimanche 20 novembre. Il cède sa place à Bob Iger, l’ancien DG qui avait dirigé l’entreprise de 2005 à 2020.
L’économie en berne de l’entreprise (suite au Covid et à la concurrence des plateformes de diffusion) n’est peut-être pas la seule raison du départ de Chapek. Au début de l’année 2022, une nouvelle loi a fait polémique en Floride, où se situe le parc d’attractions Walt Disney World. Le texte interdit d’enseigner des sujets en lien avec l’orientation sexuelle ou l’identité de genre à l’école primaire. Plusieurs employés du groupe Disney poussent Bob Chapek à prendre position. Finalement, Chapek téléphone au gouverneur républicain de la Floride, Ron DeSantis, pour lui faire part de sa désapprobation. Une initiative qui vaudra au groupe Disney de perdre son privilège administratif. En avril, Ron DeSantis signe une loi supprimant le statut spécial de Disney. Elle devrait devenir effective en juin 2023.
Chapek avait été reconduit pour trois ans le même mois par le conseil d’administration de Disney, mais le vent a tourné en sa défaveur.
Ce ne sera pas notre dernier Noël
Chronique cinéma de Bruno de Seguins Pazzis :
Alors qu’il est au bord de la rupture, un couple part en vacances avec ses 3 enfants dans leur maison de famille. Ils ont décidé de divorcer après Noël sans prévenir leurs enfants pour ne pas gâcher la fête. Mais ces derniers découvrent leur projet et décident d’enfermer leurs parents tant qu’ils ne se sont pas réconciliés…
Avec : Mamen Garcia (Abuela), Teresa Ferrer (Maman), Carlos Aguillo (Papa), Ana Bravo (Irina), Eva Bravo (Belen), Juan Sanchez (Angel), Miguel Alejandro Serrano Chusmari, Juan Manuel Cotelo (le patron)
Faisons la fête en paix… Telle est la traduction originale du titre espagnol, un titre qui fait moins référence au caractère ouvertement chrétien du film au contraire du titre choisi par le distributeur pour la France, Saje Distribution. Le producteur, réalisateur, scénariste et acteur Juan Manuel Cotelo est résolument engagé dans le cinéma chrétien. Après avoir réalisé Le dernier Pic (2010), un documentaire sur un prêtre espagnol décédé accidentellement en montagne à l’âge de 42 ans, Terre de Marie (2013), un « docu-fiction » sur des personnes, certaines célèbres, ayant vécu une expérience de rencontre avec la Sainte Vierge, Footprints (2016) sur l’expérience spirituelle du pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, il réalise Le plus beau cadeau (2018) un long métrage sur le pardon dans lequel il mêle fiction et témoignages réels de réconciliation à travers le monde. Avec Ce ne sera pas notre dernier Noël il passe à la fiction cinématographique totale sur le mode de la comédie familiale musicale autour de la fête religieuse de Noël.
Maman et papa se disputent, se disputent, se confrontent et récriminent différentes situations. Les enfants, qui souffrent de ces bagarres, cherchent un moyen pour que les parents se parlent autrement, puissent résoudre leur différend et redécouvrir l’amour qui semble avoir disparu. Si le film ne raconte pas l’histoire de toutes les familles, il raconte une histoire que de nombreuses familles connaissent et des situations que des parents et des enfants peuvent avoir à affronter dont certaines concernent d’ailleurs presque toutes les familles (un père happé par sa profession au détriment de son épouse et des enfants, l’intrusion de l’informatique et du téléphone perturbateurs de l’équilibre familial…). L’ensemble est traité sur le ton de la comédie musicale alternant scènes dialoguées et chansons. Ces dernières sont incontestablement celles qui accrochent le mieux le spectateur. La deuxième de ces séquences musicales mérite d’être signalée car filmée en un plan-séquence plutôt virtuose. La mise en scène multiplie les allégories visuelles en rapport avec le récit qui lui-même fait en permanence référence à la religion catholique. Les personnages sont attachants même si parfois caricaturaux et Juan Manuel Cotelo fait une composition amusante du personnage du méchant aux allures de Mephisto. Une mise en image soignée de cette histoire qui montre des enfants qui se comportent mal, mais finalement moins mal que leurs parents, et qui pour le bien de ces derniers doivent les punir, finit de faire de ce film qui véhicule des valeurs chrétiennes un film à regarder en famille à l’approche et au moment de la fête de Noël.
Bruno de Seguins Pazzis
Avortement : L’exemple de Giorgia Meloni devrait donner un peu de courage à Marine Le Pen
Communiqué de Yann BALY, Président de Chrétienté-Solidarité :
La presse annonce que, par un amendement déposé ce lundi 21 novembre par Marine Le Pen, le groupe RN à l’Assemblée nationale propose d’inscrire le “droit à l’avortement” dans la Constitution, sous le prétexte alambiqué de figer les délais et de mieux encadrer le recours à l’élimination d’un enfant à naître.
Le RN avait, il est vrai, déjà renié la ligne qui avait celle du FN durant 30 ans. D’abandon en abandon, il rejoint désormais la position démagogique libéral-macronienne de constitutionnaliser le “droit à l’avortement”, contribuant ainsi à légitimer et à sanctuariser une des principales composantes du génocide français.
L’exemple de Giorgia Meloni, devenue Présidente du Conseil italien sans renier ses convictions, devrait pourtant donner un peu de courage à Marine Le Pen et aux dirigeants du RN.
Mayotte au bord de la guerre civile selon le député Estelle Youssouffa
Le gouvernement a annoncé le renfort d’une unité du RAID après une série d’agressions très violentes commises ces derniers jours à Mayotte.
“On est au bord de la guerre civile”, estime face à la journaliste de franceinfo, visiblement dépassée par le propos, le député de Mayotte Estelle Youssouffa. Après dix jours de violences sur l’île, elle décrit “l’horreur”, “la barbarie” et “la terreur” :
“Des maisons ont été incendiées, des personnes ont été agressées et certaines amputées à la machette, alerte la députée. On découpe des gens qu’on dépose en morceaux sur les routes pour effrayer la population. Et ça marche ! La population veut prendre les armes pour se défendre.”
Tout a commencé “après l’assassinat d’un jeune homme et son village d’origine s’est lancé dans une vendetta”.
“On a l’impression d’être abandonné par les autorités parce que ça fait des années que Mayotte appelle à l’aide. Est-ce qu’on est des Français comme les autres ? Des familles entières quittent l’île, les investisseurs, les fonctionnaires. On est en train de tuer Mayotte dans l’indifférence générale.”
Elle dénonce “la passivité du gouvernement, c’est de la non-assistance à population française en danger.” Elle estime même que l’
“immigration clandestine est totalement liée à la violence”
A Mayotte, “plus de 50% de la population est étrangère et en grande majorité en situation irrégulière”. Elle explique que ces barbares sont des mineurs (12 ans parfois) isolés commoriens en situation irrégulière. Ils sont libres 24h après leur arrestation.
“Plus on reçoit la misère comorienne, plus on est dépassé. Tous nos services publics sont saturés. On a des milliers d’enfants, des mineurs étrangers isolés inexpulsables, d’adultes et qui sont en train de former des bandes qui sèment la terreur. Ils ont 12 ou 13 ans, se promènent avec des machettes, et tuent.”
Dénonçant “l’impunité totale pour la pour les barbares en culotte courte qui sèment la terreur à Mayotte”, elle demande “un choc de souveraineté” et de “sécurité”.
Ce qui n’empêche pas la CIMADE de poursuivre, au même moment, sa propagande immigrationniste :
À dérouler ⤵️⤵️⤵️ 1/4 pic.twitter.com/c3ffOrgAVL
— La Cimade Mayotte (@cimade_mayotte) November 21, 2022
Marine Le Pen propose de constitutionnaliser l’avortement [Addendum]
Alors que le RN refusait de déposer un amendement sur la proposition de loi sur la constitutionnalisation de l’avortement, car l’amender ce serait laisser croire que c’est améliorable nous avait-on confié, Marine Le Pen a finalement déposé un amendement :
Le premier alinéa du préambule de la Constitution est complété par les mots : ” et aux dispositions du titre Ier du livre II de la deuxième partie du Code de la Santé Publique”
Exposé sommaire
Cet amendement vise à réécrire l’article unique en inscrivant dans le préambule de la Constitution le droit actuel en vigueur concernant l’interruption volontaire de grossesse.
Cette rédaction permet de répondre à ceux qui s’inquiéteraient d’une remise en cause de l’accès l’IVG dans notre pays mais également à ceux qui s’inquièteraient des conséquences de la rédaction proposée (allongement supplémentaire voire disparition de la notion de délai et risque sur la clause de conscience qui existe aujourd’hui pour les personnels de santé).
Selon RTL, le RN a choisi ce virage pour échapper “au piège politique qui nous pendait au nez” explique un poids-lourds du parti. “Au moins, cela évitera à nos adversaires de ressasser leurs vieilles critiques à notre égard sur l’IVG”, se félicite un cadre. Le RN espère surtout forcer les autres groupes politiques à se positionner sur une proposition très consensuelle. “Personne ne peut vous dire qu’il est en désaccord avec la loi Veil”, analyse un élu. Et pourquoi donc ?
Voici ce que dit le titre 1er du livre II de la deuxième partie du Code de la Santé Publique :
Article L2211-1
Comme il est dit à l’article 16 du code civil ci-après reproduit :
” La loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie “.
Article L2211-2
Il ne saurait être porté atteinte au principe mentionné à l’article L. 2211-1 qu’en cas de nécessité et selon les conditions définies par le présent titre.
L’enseignement de ce principe et de ses conséquences, l’information sur les problèmes de la vie et de la démographie nationale et internationale, l’éducation à la responsabilité, l’accueil de l’enfant dans la société et la politique familiale sont des obligations nationales. L’Etat, avec le concours des collectivités territoriales, exécute ces obligations et soutient les initiatives qui y contribuent.
Chapitre II : Interruption pratiquée avant la fin de la quatorzième semaine de grossesse. (Articles L2212-1 à L2212-11)
Article L2212-1
La femme enceinte qui ne veut pas poursuivre une grossesse peut demander à un médecin ou à une sage-femme l’interruption de sa grossesse. Cette interruption ne peut être pratiquée qu’avant la fin de la quatorzième semaine de grossesse.
Toute personne doit être informée sur les méthodes abortives et a le droit d’en choisir une librement.
Cette information incombe à tout professionnel de santé dans le cadre de ses compétences et dans le respect des règles professionnelles qui lui sont applicables.
Article L2212-2
L’interruption volontaire d’une grossesse ne peut être pratiquée que par un médecin ou par une sage-femme, profession médicale à part entière, quel que soit le lieu où elle exerce. Lorsqu’une sage-femme la réalise par voie chirurgicale, cette interruption ne peut avoir lieu que dans un établissement de santé.
Elle ne peut avoir lieu que dans un établissement de santé, public ou privé, dans le cadre de consultations, le cas échéant réalisées à distance, ou dans le cadre d’une convention conclue entre le praticien ou la sage-femme ou un centre de planification ou d’éducation familiale ou un centre de santé et un tel établissement, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’Etat. Lorsque l’interruption volontaire de grossesse est pratiquée par voie médicamenteuse dans le cadre d’une telle convention, elle peut être réalisée jusqu’à la fin de la septième semaine de grossesse.
Etc.
Le RN a aussi déposé des amendements pour définir… la nationalité française (n°222), la ratification des traités (n°227), la souveraineté nationale (n°230), la transposition des directives européennes (n°223), le droit des étrangers (n°217), la modulation de la fiscalité (n°252)… Autant de sujets qui permettront de faire durer les débats, à aborder des sujets politiquement incorrects et de ralentir voire d’empêcher l’adoption de cette proposition.
Emmanuelle Ménard, qui n’appartient pas au groupe RN, a déposé de nombreux amendements pour rediscuter un certain nombre d’éléments sur l’avortement. Exemples d’amendements:
- n°181 : Rédiger ainsi l’alinéa 2 : « Art. 66‑2. – Nul embryon génétiquement modifié ne peut être implanté dans le corps de la femme. »
- n°182 : Rédiger ainsi l’alinéa 2 : « Art. 66‑2. – Nul ne peut ignorer que l’embryon et le fœtus sont des enfants à naître. »
- n°183 : Rédiger ainsi l’alinéa 2 : Nul ne peut pratiquer des manipulations sur des embryons humains non autorisées par l’Agence de Biomédecine.
- n°184 : Rédiger ainsi l’alinéa 2 : “Les protocoles de recherche conduits sur les cellules souches embryonnaires sont interdits.”
- n°210 : A la fin de la 2ème phrase de l’alinéa 2, la phrase suivante : “La loi garantit que les dispositions relatives au délit d’entrave prévoient la pluralité des sources d’information.”
- …
[Addendum] :
Communiqué de Presse de Marine Le Pen :
Les propositions de modification de la Constitution proposées par la France Insoumise ou par les macronistes de Renaissance pour inscrire un droit à l’avortement dans la Constitution viennent clairement rompre l’équilibre qui existait sur cette question.
Bien qu’opposée à l’allongement du délai pour recourir à une IVG à 14 semaines tel que voté il y a quelques mois, Marine Le Pen considère qu’il faut préserver l’équilibre actuel et non graver dans notre texte suprême une disposition qui aboutirait à une augmentation voire à une disparition des délais et qui pourrait également remettre en cause la clause de conscience existant pour le personnel médical.
Ainsi Marine Le Pen propose de monter au niveau constitutionnel les dispositions actuelles sur l’avortement inscrites dans le code de santé publique.
Ces dispositions ne seraient plus modifiables, dans un sens ou un autre, que par une réforme constitutionnelle, qui devra, pour Marine Le Pen, passer par un référendum.
À l’heure où les Français sont touchés par de multiples crises et au moment où toutes les forces politiques devraient être focalisées sur la recherche de solutions pour améliorer le quotidien de nos compatriotes, il apparaît tout à fait décalé d’ouvrir un débat qui, s’il existe aux États-Unis, n’existe pas en France, aucune force politique n’envisageant de remettre en cause l’accès à l’IVG.
En outre, une jurisprudence de 2001 avait déjà considéré l’accès à l’IVG comme constitutionnel.
Marine Le Pen votera-t-elle contre le texte final de la révision, dont tout indique qu’il ne sera pas acceptable ?
L’avortement est un acte sanglant
Courrier envoyé par l’ECLJ aux députés :

“Marraine de la Francophonie”
La chanteuse Yseult sera la marraine de la prochaine édition du Sommet de la Francophonie, qui se tiendra en France en 2024, a annoncé samedi Emmanuel Macron.
Yseult a quitté la France l’année dernière pour s’exiler fiscalement en Belgique tout en crachant sur la France, qui n’assumerait pas son passé colonial…
Un choix wokiste et antifrançais :
Donc Macron est fier d'avoir Yseult pour marraine de la Francophonie…
Yseult en 2021:
""Mais on doit quoi à la France ?… j'ai l'impression que l'on ne voit pas ce que l'on nous a pris ou ce que l'on a pris à nos parents" https://t.co/CstvpKOIrr pic.twitter.com/5dDbFpkbPs
— David Dobsky (@dobsky33) November 19, 2022
Le cas d’#Yseult expliqué par @ChdOrnellas ! J’adore 😂 #macron a t’il tord d’avoir choisi cette personne ? #faceALinfo ! Elle crache sur le pays ! Qu’allons nous chercher chez elle ? pic.twitter.com/mnhJGIN7Pb
— Sista Léa ⓩ🥇ن 🇫🇷 🇬🇵 💤🌿 (@sistadunet) November 21, 2022
📢Macron nomme #Yseult marraine de la francophonie alors qu'elle avait critiqué la France
🗣️@andrebercoff : "On est dans cette merveilleuse démarche de repentance et de culpabilité qui sont devenues les deux mamelles de la France alors qu'avant, c'était labourage et pâturage." pic.twitter.com/7GFGTkbCxo
— Sud Radio (@SudRadio) November 21, 2022
"Jusqu' a quel point Macron déteste la France pour nommer Yseult marraine de la francophonie ?"
Jean Messiha #SoirInfoWE pic.twitter.com/s5tL67xWGS
— Aubrac (@Ludoriann) November 20, 2022
Féministes islamistes : les islamo-gauchistes piégés
Lors d’une manifestation féministe samedi à Paris, le collectif Némésis s’est infiltré dans le cortège en niqab. Pour ces militantes identitaires, l’objectif était de dénoncer
« l’incohérence du néoféminisme vis-à-vis de l’islam politique ».
Vêtues de voiles, de tenues amples et de masques noirs dans le but d’imiter les niqab, tenues interdites en France depuis 2011, elles ont brandit des pancartes aux slogans provocateurs :
« Féministe et islamiste »,
« ma burqa, mon choix »
« mon coran, mes lois ».
Personne dans la manifestation ne semble avoir été choqué. Personne ne leur a demandé de retirer leur voile ni de baisser leurs pancartes.
Alice Cordier constate :
« Dénoncer l’incohérence du néoféminisme vis-à-vis de l’islam politique, le fait qu’aujourd’hui, elles tolèrent davantage les slogans islamistes que contre l’immigration ».
La page Instagram féministe et antiraciste « Tapage » a même pris une photo des pancartes dans un post « vantant le top 10 des plus belles pancartes ». Un contenu supprimé depuis.
Rendez-vous à Paris le 24 novembre pour dire NON au projet européen sur la GPA
Tandis que certains catholiques regardant leur nombril daubent sur La Manif Pour Tous pour tenter de normaliser les relations contre-nature, La Manif Pour Tous poursuit son militantisme pour dénoncer et s’opposer à la vente d’enfants et la location de femmes.
A l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes qui se tient comme chaque année le 25 novembre, La Manif Pour Tous se mobilise pour alerter sur le « Projet de reconnaissance mutuelle de la parentalité » de la Commission européenne : en effet, celui-ci obligerait tous les États membres de l’Union européenne à reconnaître de facto la GPA.
En facilitant le recours à une mère porteuse, ce texte ferait exploser le nombre de femmes exploitées dans le monde. Qu’elles soient européennes ou non européennes, les femmes doivent être toutes protégées de l’exploitation reproductive. La dignité des femmes et des enfants n’a pas de frontières : la seule solution, c’est l’abolition !
Un rassemblement est organisé jeudi à Paris. Le lieu exact est encore en cours de discussion avec la Préfecture, mais on s’oriente vers le VIIe arrondissement.
❓ Pourquoi on manifeste à Paris le 24 novembre ?
Parce que l'🇪🇺 veut faire passer un projet de "reconnaissance mutuelle" pour obliger les Etats-membres dont la France à reconnaître la #GPA.✊ NON au projet européen sur la GPA, NON au trafic d’êtres humains ! pic.twitter.com/uKA0RU6ElX
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) November 17, 2022
La reconnaissance mutuelle de parentalité voulue par l'UE effacerait la mère des actes de naissance. Non à cette proposition qui fait disparaître les mères !
Rendez-vous à Paris le 24 novembre pour défendre la femme et la famille !
Toutes les informations sur le site. pic.twitter.com/fBug6Mznhv— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) November 17, 2022
Les mères n'ont pas à disparaître. Leur vie a de l'importance.
🛑Non à la GPA ! Non au projet de l'UE !
✊ Rendez-vous à Paris le 24 novembre ! pic.twitter.com/cd5Za8Wj37— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) November 18, 2022
La #GPA est un trafic d'êtres humains. Nous voulons une Europe qui protège les mères et les enfants.
📢 RDV jeudi 24 novembre à 19h à Paris pour manifester contre les projets de l'UE. pic.twitter.com/yWCIErcWFR
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) November 19, 2022
#Montpellier
Les mères n'ont pas à disparaître. Leur vie a de l'importance. #NOGPA#NOPMA #NOwokisme#ONLR🛑Non à la GPA ! Non au projet de l'UE !
✊ Rendez-vous à Paris le 24 novembre ! pic.twitter.com/ovA5IQfSrs— La Manif Pour Tous Occitanie (@lmptlr) November 19, 2022
#toulouse informe
NON à la reconnaissance mutuelle de parentalité, voulue par l'UE, qui effacerait la mère des actes de naissance!#NOGPA#NOPMA #NOwookisme #ONLR
Rendez-vous à Paris le 24 novembre pour défendre la femme et la famille pic.twitter.com/0RYht26fGy— La Manif Pour Tous Occitanie (@lmptlr) November 19, 2022
Le corps des femmes n'est pas un produit de consommation !
NON au marché de la #GPA que l'Europe veut nous imposer !
OUI à une Europe qui protège les femmes et les enfants ! pic.twitter.com/On3PmwudiG— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) November 21, 2022
Le militant LMPT ne lâche rien et il le prouve !
Nous dénonçons le projet inique de #GPA que trame la @EU_Commission et @vonderleyen. RDV à Paris le 24 Novembre à 19h. Plus d'infos à venir ! pic.twitter.com/zr02Zs1G6i
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) November 21, 2022
Candentibus ou cantantibus organis? Pensées sur Sainte Cécile
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain italien, pour le Salon beige:
Chaque 22 novembre, il est possible de commémorer Sainte Cécile, une vierge romaine du IIIe siècle qui fut martyrisée sous l’empereur romain Alexandre Sévère. À Rome, il y a la basilique de Santa Cecilia, construite selon la tradition au-dessus de sa maison et dans laquelle la sainte a été enterrée. Il y a la célèbre statue de Stefano Maderno (1576-1636), qui représente le corps de Sainte Cécile tel qu’il a été retrouvé lors des travaux de rénovation en 1599.
Santa Cecilia est la patronne de la musique. Selon certains, cela était dû à l’antienne en son honneur : « Cantantibus organis, Cecilia virgo in corde suo soli Domino decantabat dicens : fiat Domine cor meum et corpus meum inmaculatum ut non confundar » (Pendant qu’ils jouaient des instruments de musique, la vierge Cécile a chanté dans son cœur uniquement pour le Seigneur, disant : Seigneur, mon cœur et mon corps soient sans tache, afin que je ne sois pas confondue). Ainsi, les instruments accompagneraient Cecilia pendant qu’elle priait le Seigneur. Cependant, certains ont contesté cette interprétation, car il semble que dans certains versions les mots étaient candentibus organis, c’est-à-dire que les instruments (à incandescence) auxquels il est fait référence n’étaient pas des instruments de musique, mais ceux avec lesquels la sainte a été torturée pendant son martyre. Le musicologue et organiste Domenico Morgante, auteur d’un roman consacré à sainte Cécile, aurait démenti cette dernière thèse avec un précieux article de lui (“Cantantibus” o “Candentibus” organis?, in “Musica”, n. 324 , mars 2021, 50-54) dans laquelle il démontre la solidité de la version que tout le monde connaît, c’est-à-dire celle qui fait référence aux instruments de musique. Pourtant, il y en a encore qui défendent la thèse faisant référence aux instruments de torture. Rappelons aussi comment sainte Cécile a inspiré les sociétés céciliennes du monde entier, associations nées en Allemagne en 1868, grâce à l’initiative du prêtre et compositeur Franz Xavier Witt (1834-1888). C’est pourquoi le nom de sainte Cécile est particulièrement cher aux musiciens.
Mais essayons de réfléchir un peu plus sur l’interprétation des paroles de l’antienne. Naturellement, je fais confiance au jugement de M. Morgante que je connais et respecte. Cependant, abandonnant un instant la vérité textuelle, il ne semble pas plus approprié de nos jours qu’au moment de notre prière liturgique, ce n’est pas le son pieux dévot des instruments de musique que nous entendons, mais qu’ils servent d’instruments de torture ? En effet, quoi de plus inconvenant que d’utiliser la musique dans l’église non pas pour glorifier Dieu et édifier les fidèles, mais pour glorifier les fidèles et profaner la majesté de Dieu ? Il y a quelques années, j’ai pu parler avec un prêtre déjà assez âgé, missionnaire depuis de nombreuses années, et il m’a assuré que la musique dans l’église est principalement pour les fidèles, qu’elle doit être pour leur divertissement. À ce stade, quelle est l’utilité de l’exécuter à l’église ? Si c’est pour les fidèles, tout le monde l’écoute où il veut, car ce n’est pas très différent de la musique commerciale qu’on peut écouter où l’on veut. Mais est-ce de la musique sacrée ? Bien sûr que non. Parce que la vraie musique sacrée est celle qui nous communique la Présence (comme dirait le grand mystique italien Divo Barsotti), c’est celle qui sert à nous élever à la majesté de Dieu et non à en faire un simple homme. Nous sommes déjà trop immergés dans l’humanité pour que nous n’en ayons pas besoin quand nous allons à l’église, là nous avons besoin d’entendre ce que nous dit Saint Paul (Actes des Apôtres, 24-26) : « le Dieu qui a fait le monde et tout qui contient, qui est le seigneur du ciel et de la terre, n’habite pas dans des temples construits par des mains humaines ni ne se laisse servir par des mains humaines comme s’il avait besoin de quoi que ce soit, car c’est lui qui donne vie et souffle à tout et à tout “. La musique sacrée ne peut naître de l’homme mais doit toujours être la sublimation en Dieu de ses sentiments et de ses aspirations. C’est pourquoi il est important de se rappeler qu’il n’y a de vraie musique sacrée que lorsqu’on rend d’abord gloire à Dieu, la gloire qui lui est due en tant que Seigneur et Créateur de tout. Si nous n’y croyons plus, si nous ne croyons plus en Dieu, alors nous chantons des chansons joyeuses pour nous distraire, parce que si nous pensions à ce que serait la tragédie d’une vie sans sens, alors nous aurions vraiment de quoi désespérer.
Prions Sainte Cécile de transformer les instruments incandescents en instruments chantants. Prions sainte Cécile pour que le sacré ne soit pas constamment profané avec l’idée folle que cela fera retourner les gens à l’église, alors que cela ne fait qu’élargir la porte à ceux qui en sortent. Prions sainte Cécile pour qu’elle inspire les prélats, les évêques, les cardinaux, les papes, et leur fasse vraiment comprendre que, comme l’avait bien dit saint Paul, Dieu n’a pas besoin de nous, mais nous avons certainement besoin de Lui.
Le diocèse de Saint-Dié aurait-il sanctionné les papes ?
Alors que le père Matthieu peut tranquillement proférer des hérésies sans être sanctionné, le diocèse de Saint-Dié vient de sanctionner un prêtre pour ses propos sur l’avortement tenus le 11 novembre (« L’avortement a fait plus de morts dans le monde que la Grande Guerre »). Il est donc interdit d’évoquer l’avortement le 11 novembre ? Serait-ce inopportun ? Si le nombre de morts de la Grande Guerre mérite une cérémonie, combien plus le nombre de morts par avortement mérite-t-il une cérémonie au moins annuelle (c’est un peu le sens des veillées pour la vie).
Le 4 juin 1991, le pape Jean-Paul II se trouvait à Radom en Pologne. Devant une foule immense, il a comparé l’avortement au “génocide nazi” :
“S’appuyant sur le 5e commandement “tu ne tueras point”, le Pape a affirmé que le parlement polonais n’est pas habilité à légaliser l’interruption volontaire de grossesse… en condamnant le génocide des Juifs et des Gitans en Pologne, Jean-Paul II a parlé d’un nouveau cimetière des victimes de la cruauté humaine de ce siècle, le cimetière des enfants non nés”.
Le pape François a repris cette comparaison :
“Au siècle dernier, tout le monde était scandalisé par ce que faisaient les nazis pour veiller à la pureté de la race. Aujourd’hui nous faisons la même chose”
Quant au Concile Vatican II, il rappelait que “l’avortement, comme l’infanticide, sont des crimes abominables” (Gaudium et Spes).
Et sainte Mère Térésa :
Le plus grand destructeur de la paix dans le monde aujourd’hui est l’avortement. Si une mère peut tuer son propre enfant, qu’est-ce qui pourra nous empêcher vous et moi de nous entre-tuer ? Toutes les guerres commencent quand l’enfant devient un ennemi.
Black Friday : la frénésie consommatrice
Communiqué des Associations Familiales Catholiques :
Alors que le Black Friday est annoncé pour le vendredi 25 novembre, de plus en plus d’enseignes appellent à une consommation plus responsable, à l’instar d’eBay qui va boycotter l’édition 2022 – et ne plus faire la promotion du neuf pour les fêtes de Noël – ou d’autres marques qui vont fermer leur e-shop ce jour-là.
La Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques, association de consommateurs agréée, se réjouit de cette prise de conscience à laquelle elle avait déjà appelé en 2021.
On ne présente plus ce vendredi noir, tirant son nom des foules immenses se ruant dans les magasins américains au lendemain de Thanksgiving pour réaliser le maximum de bonnes affaires pendant 24 heures, 24 heures qui bien souvent s’étalent désormais sur une semaine…
La pratique du Black Friday s’est installée en France depuis quelques années et représente un concentré de la société de consommation. Simple opération de promotion commerciale parmi les autres, elle a tendance à prendre l’aspect des soldes alors qu’elle ne permet pas les ventes à perte autorisées seulement pendant ces dernières. Il s’agit souvent de fausses promotions qui ont été précédées par une augmentation du prix de base permettant d’afficher des rabais très importants et de lancer ainsi la consommation liée à Noël.
Ces rabais agressifs poussent à l’achat irréfléchi de produits. Lorsque ceux-ci sont vendus en ligne, les achats compulsifs exposent à tous les risques de déconvenue occasionnés par le manque de réflexion et de discernement.
Pourtant, la nécessité écologique de rompre avec les pratiques de surconsommation et de gaspillage s’impose avec raison… et tout particulièrement cette année ! D’autant plus que bonheur et la joie de Noël ne se mesurent pas à la dépense consentie mais à la qualité d’attentions mutuelles manifestée à l’occasion de cette fête familiale.
Les Associations Familiales Catholiques encouragent les familles à une consommation responsable et rappellent les objectifs de sobriété affichés dans les différentes politiques publiques et notamment récemment avec l’annonce de la nouvelle prime à la réparation qui sera mise en place mi-décembre.
Sinon, il y a un autre “Black Friday” :

Des sénateurs LR et UDI appellent à supprimer les subventions aux associations dont les membres ont commis des violence vis-à-vis des agriculteurs
Les acteurs du monde rural sont souvent la cible des militants antispécistes. Les attaques récentes contre la bassine de Sainte-Soline ne sont qu’une illustration parmi tant d’autres.
À chaque fois, la même passivité de l’État se manifeste à l’encontre de ces nervis d’extrême-gauche, comme L214. Les poursuites judiciaires et les réponses pénales ne mettent pas fin au climat de terreur installé par certains activistes. Aucune sanction pénale n’est à la hauteur des enjeux. Aucune condamnation n’est de nature à calmer les ardeurs destructrices des extrémistes qui se prétendent écologistes.
L’OQTF du jour
Un homme âgé de 25 ans, ressortissant tunisien, a été arrêté par les policiers quimpérois vendredi en fin d’après-midi alors qu’il circulait à pied dans les rues de la ville en état d’ébriété.
Au cours du contrôle, les policiers ont constaté que le jeune homme faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) depuis 2021. Placé en garde à vue au commissariat de Quimper après son contrôle, il a été présenté au parquet ce dimanche matin et placé en détention. Il sera jugé en comparution immédiate mardi.
Portrait de pèlerin
Extrait du témoignage d’un nouveau pèlerin dans l’Appel de Chartres :
[L]e point de départ qui m’a amené à ce premier pèlerinage est d’abord mon retour à l’Eglise depuis maintenant un petit peu plus d’un an (chose pour laquelle je remercie Marc, Sharbel et Arnaud qui je l’espère, liront ces lignes), en effet c’est d’abord en reprenant une vie spirituelle au sein de la belle paroisse de Saint-Roch à Paris que j’ai pu être amené à me voir proposer de participer à ce pèlerinage. Bien que j’ai toujours eu un cœur chrétien (origine Polonaise oblige), je me privais à la fois de la messe et d’une façon plus générale d’une communauté spirituelle avec laquelle pratiquer et partager mon amour de Dieu, sûrement d’abord par paresse d’en chercher une. Suite à cette arrivée très marquante pour moi dans une paroisse, j’ai donc naturellement appris de nouveau à vivre en communauté ma foi, ce qui a assurément revitalisé cette dernière et c’est pourquoi lorsqu’il m’a été simplement proposé de participer à ce pèlerinage, ma réponse n’a même pas fait l’objet d’une réflexion, je devais en être et peu importaient les difficultés qui se présenteraient.
Qu’est-ce qui vous a marqué durant ce 40ème pèlerinage de Chrétienté ?
Bien des choses, dans la mesure où c’était une première pour moi, tout était nouveau ! L’ambiance amicale de notre chapitre (Notre Dame d’Orient et d’Occident que je salue chaleureusement), certains topos très intéressants en cours de chemin, la météo agitée du premier jour qui n’aura pas manqué de me faire douter mais qui en fin de compte était une belle métaphore, le courage et la ténacité des enfants avec nous, de Ghassan qui était en fauteuil roulant et ceux qui l’ont bravement poussé peu importe les obstacles, le dévouement de ceux qui géraient le chapitre et je dirais surtout, l’arrivée à Notre Dame de Chartres qui a été une gifle monumentale émotionnellement et spirituellement. […]
Deux nouveaux parcours de l’Avent sur Meditatio
Lancée en octobre 2021, Meditatio est une application francophone de méditation chrétienne et a pour ambition de permettre à chacun de redécouvrir les pratiques méditatives et contemplatives que propose le christianisme.
- Un parcours de l’Avent, du dimanche 27 novembre au dimanche 25 décembre : nous nous mettrons en marche vers Bethléem et sur notre route, nous ferons grandir en nous la foi avec Marie, l’espérance avec Joseph et la charité avec Jésus. Puis à la suite des bergers, nous nous approcherons de la crèche pour venir adorer le Messie. Un parcours en quatre temps pour accueillir le Très-Haut qui se fait tout petit enfant. Un parcours avec la sainte famille pour accepter l’inattendu dans nos vies. Un parcours à la suite des bergers pour faire silence et laisser Dieu nous parler. Une méditation guidée quotidienne de 10 ou 15 minutes sous format audio.,
- L’histoire de la naissance de Jean-Baptiste, avec un nouvel épisode chaque dimanche de l’Avent : Cette série audio en quatre épisodes pour les adultes nous fera voyager à travers les temps et avec tous les villageois, nous assisterons aux événements extraordinaires qui
entourent la naissance de Jean-Baptiste et découvrirons combien cette naissance nous prépare à l’avènement de Jésus. Grâce à son format unique et peu commun, ce parcours nous aidera à nous immerger dans la joie de Noël et à préparer notre coeur à la venue du Christ. Un conte original et unique raconté par Daniel Facerias sous format audio.
Avec ces deux parcours de l’Avent, Meditatio poursuit son désir le plus cher : permettre à chacun de s’arrêter le temps de quelques minutes pour faire silence et ouvrir son cœur à la présence du Christ.
Disponible sur iOS et Android, l’application est téléchargeable ici.
Evangéliser par nos intérieurs, entretien avec Aurélie Debaecker
Bonjour Aurélie, vous êtes fondatrice d’une marque de décoration catholique dont le slogan est “faire rayonner notre foi à travers les objets du quotidien”. Des objets pour parler de Dieu en sorte ?
Oui, en effet ! Nous sommes deux mères de famille nombreuse, un peu hyper-actives mais surtout engagées. Avec nos conjoints, nous avons eu pendant plusieurs années l’occasion de préparer des couples au mariage. Pendant ces parcours, nous recevions les fiancés chez nous, et il y a deux ans, nous avons réalisé à quel point nos intérieurs disaient quelque chose de nous. Evidemment, on pense à avoir une maison soignée, propre, rangée, décorée, mais notre maison est-elle spirituelle ? Il faut arriver à “donner une âme à sa maison” comme nous y invite Olivia de Fournas dans son livre éponyme tout récemment paru (éditions Mame). Souvent, la spiritualité de notre maison s’incarne par des objets cultuels “explicites”, des croix, des icônes. Mais pourquoi nos objets du quotidien (vase, bougie, luminaire…) ne nous rappelleraient-ils pas cette spiritualité ? C’est notre ambition et celle de Haut les Coeurs Collection : se rappeler Dieu dans des objets en ne sacrifiant rien à la dimension esthétique.
Car l’esthétique c’est important ?
C’est primordial ! l’éducation à Dieu c’est l’éducation au beau. En tant que catholiques, nous devons rechercher le beau dans tout : la musique, la liturgie… et aussi la déco ! Jusqu’ici, imaginer un “mug catho”, c’était imaginer une tasse industrielle en porcelaine blanche produite en chine floquée d’un logo mal imprimé avec des couleurs criardes… C’était en somme un objet publicitaire et non décoratif. J’ai eu la chance de travailler 12 ans chez Hermès, précisément dans le département “Maison”. Cela a été une école formidable sur l’esthétique, mais aussi sur le développement des savoir-faire incroyables de nos artisans. Dans une plus humble mesure, c’est ce que nous appliquons chez Haut les Coeurs : une vision artistique et esthétique assumée, et une collaboration étroite avec des artisans locaux : le privilège de la proximité. Des objets évangélisateurs, fruit du travail des hommes“.
Justement : On n’a pas encore réellement parlé d’évangélisation là… Alors. On peut vraiment évangéliser avec les objets ?
Pour être plus précis, il y a l’évangélisation de nos prochains, mais aussi notre propre évangélisation, c’est à dire notre propre conversion. Certains d’entre nous portent le scapulaire ou une médaille, les chrétiens de Jérusalem se font tatouer une croix sur l’intérieur du poignet. Ces signes là sont pour nous-mêmes. Pour que 100 fois dans la journée en les voyant, nous ayons une pensée pour le Dieu. Et bien notre tasse à café, notre transat, ou notre vase sur la table d’entrée peuvent désormais eux-aussi nous faire des “clins Dieu”, comme on aime à le dire : des invitations à ce que l’on avait l’usage d’appeler des “oraisons jaculatoires” de petites prières très brèves et intenses insérées dans nos journées très occupées.
Et donc en effet, il y a l’évangélisation de nos prochains : nos objets suscitent souvent des conversations, d’abord par leur esthétique réellement attirante. Les messages ou symboles sont subtils, mais ouvrent au questionnement. Nous cherchons à faire en sorte que la plupart des objets chez Haut Les Coeurs puissent être offerts par un catholique à n’importe qui, sans que cela crée un malaise, mais peut-être pour donner l’occasion de raconter leur histoire ou d’entamer une discussion.
Veillées pour la vie
La liste des veillées pour la vie naissante est en ligne sur le site dédié. S’il n’y a pas de veillée près de chez vous, il est encore possible d’en organiser une.

La pénurie de carburants a servi de répétition générale à ce qui va arriver dans les mois à venir
Directeur de la rédaction d’Économie Matin, écrivain, auteur avec Jacques Bichot de Dernière crise avant l’Apocalypse (Ring), Jean-Baptiste Giraud est interrogé dans l’Homme Nouveau. Extrait :
[…] À l’échelle européenne, nous avons 46 jours de réserves de gaz et en France deux mois et demi, si on arrête l’approvisionnement. C’est le stock, que tout le monde confond avec le flux. Une grande partie de l’année, nous consommons une partie du flux, quand le reste est stocké. En hiver, nous consommons et le flux et le stock. Il est facile de comprendre que si le flux baisse trop, ce qui est le cas, le stock ne suffira pas. C’est ce qui nous pend au nez cet hiver et, ce qui est certain, pour l’hiver 2023.
Pour l’électricité, il n’y a pas de stock. Le soir du 8 janvier 2003, la France a consommé plus de 80 mégawatts/heure, pendant plusieurs heures, à cause du froid. Or notre capacité de production actuelle oscille entre 50 et 60 MWh, à cause des nombreux réacteurs à l’arrêt. Il est aisé de comprendre que s’il fait froid cet hiver, cela ne passera pas.
La pénurie de carburants aura servi de répétition générale à ce qui va arriver dans les mois à venir mais qui va être chronique. Tant que nous n’aurons pas eu au moins trois jours de froid intense, pour mesurer la consommation maximale réelle des Français, on ne pourra pas appréhender ce qui nous menace. En réalité, le problème est que ceux qui nous dirigent, et les cadres des géants de l’énergie, ne sont pas préparés à la gestion de la pénurie, habitués pendant des années à l’abondance. […]
Le problème est que la France des villes est prise au piège, avec peu de solutions envisageables pour faire face, quand la France des champs est en réalité habituée à la débrouille, depuis toujours. Une chose est sûre, il faut désormais prendre son destin énergétique en main, en espérant qu’il ne faudra pas aussi reprendre tous en main notre destin alimentaire, si la défaillance du système se généralise. […]
La menace islamiste n’est pas prise au sérieux
L’ancienne principale du collège de Conflans-Sainte-Honorine, où enseignant Samuel Paty, décapité par un musulman, retrace les multiples alertes qu’elle a lancées dans les jours qui ont précédé l’attentat du 16 octobre 2020.
Le 7 octobre, elle alerte le renseignement territorial. Le lendemain, Brahim Chnina, le père de Z., vient devant le collège avec Abdelhakim Sefrioui, qui se présente comme « le représentant des imams de France ».
« En entrant dans mon bureau, M. Sefrioui me dit que s’ils avaient été juifs, on ne les aurait pas laissés attendre dans le froid ». « Ce sont des gens agressifs dans leurs propos. (…) Ils attaquent tout de suite sur ce qu’il s’est passé avec M. Paty. Ils le traitent de voyou à plusieurs reprises. (…) Je sentais le collège menacé et je me sentais en première ligne. »
Dès la fin du rendez-vous, elle fait remonter l’information au « directeur académique adjoint via son portable ». Elle lance aussi un signalement « Fait établissement », un dispositif rare qui permet aux chefs d’établissement de faire remonter au ministère des faits graves portant atteinte aux valeurs de la République.
« J’ai aussi prévenu le référent police au commissariat de Conflans pour demander une sécurisation du collège ».
Le 9 octobre, une réunion avec des parents d’élèves est encadrée par les forces de l’ordre :
« J’ai au moins un policier en tenue qui est entré dans le hall. »
Le lundi, la pression ne retombe pas. Le collège a reçu
« un message audio de la part d’une personne de Montpellier qui dit que, si l’on ne fait pas quelque chose avec notre Paty, ils vont monter s’occuper de nous. Il dit qu’il va en prendre plein la gueule et le collège aussi, en nous traitant de racistes. »
À cet instant, la principale découvre des enseignants en larmes dans la salle des profs. Certains veulent exercer leur droit de retrait. Après une assemblée générale, le professeur et la principale déposent plainte le mardi. La seule mesure du commissariat local sera de dire à Samuel Paty « de prendre son véhicule personnel pour se rendre au collège ». Le vendredi qui suit cette plainte, Samuel Paty est assassiné par Abdoullakh Anzorov.
Décès de François Triomphe, RIP
Nous apprenons avec tristesse le décès à 83 ans de François Triomphe ce dimanche 20 novembre à Perpignan. Il était pleinement conscient et avait reçu l’extrême-onction et le Saint Viatique. Il est parti tranquillement et avec la paix de ceux qui ont combattu le bon combat. Nous le recommandons à vos prières ainsi que son épouse Maria.
François Triomphe avait un temps travaillé aux Editions de la table ronde.
Poète délicat et parfois engagé, sa plume était tour à tour sensible, vive et drôle.
Ceux qui l’ont connu appréciaient ses convictions, sa force inébranlable, une foi à déplacer les montagnes et un humour permanent dont il ne se départira pas même sur son lit de mort.
Il se moquait du prêt-à-penser et du qu’en dira-t-on.
Il fera partie de l’inoubliable équipe de l’anti-89 avec notamment l’abbé Aulagnier et François Brigneau.
C’est lui qui sera en tant que Président de l’ANCRE (Association Noiséenne pour la Continuité du Rite dans l’Eglise) le maître d’œuvre de l’église Saint-Martin-des-Gaules à Noisy le Grand qu’il achètera à un marchand de matériaux des Deux-Sèvres, qu’il fera acheminer avec 7 semi-remorques et reconstruire pierre par pierre 10 rue Jules Ferry à Noisy-le-Grand dans l’un des départements les plus déchristiannisés de France, faisant de cette église la petite sœur de Saint-Nicolas-du-Chardonnet dont les prêtres la desservent chaque dimanche. Il se consacrera pendant de nombreuses années à cette œuvre qu’il accomplira avec une équipe dévouée et enthousiaste, dans la discrétion et l’humilité des tâches. Les paroissiens de Saint-Nicolas-du-Chardonnet se souviennent que, dans les années 90, François Triomphe tenait, avec son épouse Maria, un comptoir (il aurait détesté qu’on parlât de stand) sur le parvis de l’église dimanche après dimanche pour collecter les fonds nécessaires. Nombreux se souviendront de la pose de la première pierre, de l’inauguration de l’église entre les agressions et dégradations gauchistes et les contre-manifestations qui justifieront pendant plusieurs années des tours de garde de nuit pour protéger l’édifice. L’église Saint-Martin-des-Gaules a ainsi été reconstruite et rendue au culte le 11 novembre 1997. 25 ans plus tard, le même 11 novembre, en 2022, François Triomphe entrait à l’hôpital.
On dit que la foi déplace les montagnes. Pour François Triomphe, elle déplace les églises.
Une fois cette œuvre accomplie, il cèdera gracieusement l’église Saint-Martin-des-Gaules à la Fraternité Saint Pie X avant de se retirer discrètement avec son épouse à Orange puis à Perpignan.
Le moyen-âge chrétien aura vu bâtir les cathédrales.
Notre 20ème siècle finissant et déchristianisé aura nécessité de reconstruire de simples églises et aura suscité de nouveaux bâtisseurs de chrétienté comme François Triomphe qui restera indissociable de son épouse Maria.
Il était un homme généreux, de foi et de combat.
Avec lui, c’est une génération qui s’en va.
Ses obsèques seront célébrées samedi à Perpignan. Des précisions seront données ultérieurement.
Nota : François Triomphe est l’oncle de notre ami Jérôme Triomphe.
Le wokisme est une religion fanatique et totalitaire
Eric Zemmour était l’invité de Mathieu Bock-Côté sur CNEWS le samedi 19 novembre.
Éric Zemmour réagit à l’hébergement des 234 migrants de l’Ocean Viking à Giens et à leur possible libération après une décision de justice. Il rappelle également que nous devons changer notre conception dévoyée de l’Etat de droit qui nous empêche d’avoir une vraie fermeté face à l’invasion migratoire.
Dans une seconde partie, Eric Zemmour dénonce l’offensive woke dans nos écoles et à l’Education nationale, et rappelle qu’il prendra la tête de ce combat pour protéger nos enfants.
Pour finir, Eric Zemmour parle de l’importance du christianisme en Europe et du catholicisme en France.
Jean-Luc Mélenchon appelle à la violence
Assumé et revendiqué, lundi 14 novembre à Clermont-Ferrand :
« Vous autres, les militants, va falloir commencer à vous organiser camarades, parce que nous, à Marseille, on a dû y aller avec des méthodes impactantes ».
Jean-Luc Mélenchon appelle ses militants à répondre par la violence à l'extrême-droitepic.twitter.com/9ImiHDH4zh
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) November 14, 2022
Raphaël Stainville commente dans Valeurs Actuelles :
[…] Imaginez maintenant le tollé politique, le scandale médiatique, les Unes assassines, les pétitions enflammées des intellectuels de Saint-Germain-des-Près, si Marine Le Pen ou Éric Zemmour s’étaient laissés à de pareils emportements… Tout sourire, bras dessus, bras dessous, Jean-Luc Mélenchon s’affiche avec Raphaël Arnault, le porte-parole de la jeune garde, un groupuscule antifasciste qui se vante de faire la chasse aux droitards ?
Après tout, il y a une logique à cela. N’est-ce pas Jean-Luc Mélenchon, alors que le siège de la France insoumise était perquisitionné, qui proclamait : « La République, c’est moi » ? Une manière de dire que la violence légitime, c’est lui. Et les médias d’acquiescer sans broncher. Comme si cela relevait de l’évidence. Quand les antifas vandalisent un restaurant à Marseille parce qu’Éric Zemmour s’y est arrêté, quand des colleurs d’affiche du RN ou de Reconquête sont brutalisés par des milices d’extrême-gauche, se trouve-t-il un responsable politique de gauche pour dénoncer cette violence ? Se trouve-t-il un ministre de l’Intérieur pour dissoudre ces groupuscules antifascistes qui sèment la terreur et revendiquent de le faire quand Gérald Darmanin – pour ne pas le nommer – s’empresse à l’inverse de dissoudre Génération identitaire dont les actions médiatiques, inspirées entre-autre de celles de Greenpeace, n’avaient rien de violentes ?
La macronie est toujours prompte à souscrire aux fables de Jean-Luc Mélenchon dès lors que ses délires permettent de disqualifier la droite. Jean-Luc Mélenchon explique ainsi qu’à Lille et Lyon « des milices » d’extrême droite contrôleraient des gens qui passent dans la rue. Idem dans les bus. « Ils foutent la trouille à la trouille à tout le monde, en tabassant des gens » , argumente-t-il ? On croît rêver. La réalité qu’il décrit ressemble pourtant à s’y méprendre à ce qui se passe dans nombre de cités et de quartiers conquis par l’islamisme. Mais de cette réalité, Jean-Luc Mélenchon ne souffle mots.
À une extrême-droite fantasmée, l’extrême-gauche répond par une violence assumée. Vingt ans que « le théâtre de l’antifascisme » prospère, prend de l’ampleur, se décline à l’infini sur tous les tons, tous les combats. Un antifascisme sans fascisme. Un antifascisme devenu, pour reprendre l’expression de Gilles-William Goldnadel, « un fascisme d’extrême-gauche ». L’extrême-gauche n’en finit plus d’étendre ses méthodes impactantes pour museler, interdire, disqualifier ceux qu’elle désigne comme ses ennemis. C’est Ariel Weil, le maire du 3e arrondissement de Paris qui annule un colloque sur l’enfance après avoir reçu des menaces de militants et d’activistes trans qui s’opposent à la présence de deux intervenants suspectés de ne pas souscrire suffisamment à l’idéologie trans. Ce sont les écologistes eux-mêmes qui actent la fin des manifs de bisounours et militent pour « une écologie de combat ». La violence d’extrême gauche est légitime. C’est le sacre des Blacks blocs. Jean-Luc Mélenchon a compris qu’il ne sera jamais « élu Premier ministre ». Il ne lui reste que la violence pour espérer accéder au pouvoir.
Affaire Obono : Geoffroy Lejeune relaxé
Depuis le lancement de leur campagne #JesuisLàpourVA, l’hebdomadaire a gagné 5000 abonnés. Le journal compte désormais 15 500 abonnés sur le site et 50 000 abonnés au magazine papier.
Geoffroy Lejeune, Directeur de la rédaction de Valeurs actuelles, revient sur le feuilleton judiciaire qu’est l’affaire Obono :
Tout a commencé un jour d’août 2020. Retour de vacances, fin de confinement. Douceur de l’été, lecture d’une excellente fiction de notre série plongeant la députée insoumise dans l’horreur de l’esclavage intra-africain au XVIIIème siècle. L’idée ? Dans le contexte des insurrections menées par le clan Traoré après l’affaire George Floyd, mettre la députée Obono (présente dans les manifestations interdites protestant contre le prétendu racisme systémique entretenu par les institutions françaises) face aux contradictions de son discours, et montrer que les africains ont été davantage martyrisés par les arabes que par l’Occident au cours de l’histoire.
Maladroit ? Salutaire, plutôt. A l’époque, le discours indigéniste est si puissant que le ministre de l’Intérieur, l’irremplaçable – mais facilement remplacé – Christophe Castaner envisage de s’agenouiller dans la cour de l’hôtel de la place Beauvau, en gage d’extrême docilité adressé aux séides de la famille Traoré.
Je vous passe le récit complet de cette affaire, ainsi résumée: tollé sur les réseaux sociaux, tollé médiatique, condamnation unanime de la classe politique à l’exception des rares élus ayant pu lire le texte incriminé, coups de fil larmoyant du président de la République à la députée prétendument outragée, tweet compassionnel du Premier ministre de l’époque, désormais chargé de gérer les retards des métros – mieux vaut utiliser les gens à leur bonne place.
Oukase généralisé, chasse à l’homme, ou plutôt chasse au journal qui dérange, gardes du corps, guérilla judiciaire. Nous nous retrouvons donc un beau matin de l’été 2021 au palais de justice de la porte de Clichy, attendus par une cohorte d’ « insoumis », pour écouter treize heures de réquisitoire contre votre journal. Il faut savoir que l’enceinte d’un tribunal protège ceux qui y profèrent des horreurs, qui ne peuvent être tenus pour responsables de leurs injures. On y entend les explications confuses d’un Lilian Thuram peu habitué à être confronté à son racialisme, les saillies infectes des avocats des parties civiles, leurs allusions gênantes, leur manière de compter les noirs et les blancs dans la salle, leur obsession pour la race, la couleur de peau, etc.
Bis repetita en septembre dernier, devant la cour d’appel. Entre temps, votre journal a écopé d’une condamnation qu’il n’entend pas laisser passer, et défend à nouveau son honneur au tribunal. Tout y passe : le texte de la fiction, le dessin prétendument raciste (en réalité, il s’agit d’une photo, ce qui gênera un des témoins cité contre nous). Mais surtout : Valeurs actuelles. Leurs interrogations trahissent une obsession réelle contre votre journal. Ils passent au peigne nos articles, nos couvertures, questionnent nos idées, traquent nos arrières pensées, croient nous débusquer…
Les choses seraient infiniment plus simples s’ils nous lisaient, nous écoutaient, tentaient de nous comprendre. Mais tout ce jeu de dupes ne ressemble qu’à une énième instrumentalisation de la justice à des fins politiciennes servant, in fine, la propagande indigéniste de la France insoumise.
Sauf que, cette fois, ça n’a pas aussi bien marché que prévu. Le verdict est tombé hier, le 17 novembre. Sachez pour comprendre la claque que cela représente pour eux qu’il est rarissime qu’un directeur de journal soit trainé au tribunal avec l’auteur de l’article incriminé et le directeur de la publication. N’étant ni l’un ni l’autre à l’époque des « faits », ma modeste personne n’aurait jamais dû siéger sur les bancs de la XVIIème chambre ni de la cour d’appel, mais en me visant ainsi, les parties civiles avouaient leur volonté de liquider un journal plutôt que d’éventuellement faire condamner un simple article. Nous sommes donc condamnés en appel. A quoi ? A rien. 1000 euros avec sursis. Condamnés pour le principe, comme si le jugement était une relaxe qui ne s’assume pas. Mais le pire, c’est que ma petite personne est relaxée. Pour un motif purement juridique, parce que la justice française a estimé que le cas de Valeurs ne justifiait pas de créer un précédent qui permettrait que des quidams embarquent dans les prétoires tous les directeurs de journaux que compte notre beau pays.
C’est donc une défaite pour eux, mais pas encore une victoire pour nous. Valeurs se pourvoit évidemment en cassation, et défendra son honneur jusqu’au bout, car nous comptons bien faire triompher la vérité. Nous serons aux côtés de Laurent Dandrieu pour faire taire définitivement l’idée qu’une quelconque arrière pensée raciste ait pu se nicher dans son texte. Ils pensaient nous faire taire. Ils ont décuplé nos forces. Grâce à vous, grâce à votre soutien, nous sommes toujours là. Nous serons toujours là pour défendre vos idées. Nous ne céderons jamais. Vous êtes des milliers à avoir rejoint le mouvement #JesuisLapourVA et à nous renforcer par votre abonnement. Continuez ainsi, et convainquez vos proches, ce n’est qu’ainsi que nous gagnerons vraiment. Merci à vous, et à très vite pour d’autres victoires.
